Méthodes alternatives en prothèse dentaire
Méthodes alternatives en prothèse dentaire
THÈSE
Examinateurs de la thèse :
Ainsi, de nombreux auteurs ont au fil des ans proposés des nouvelles techniques reposant sur
le principe de l’adhésion pour la réalisation de prothèses fixes collées. Sont alors apparues les
restaurations partielles collées antérieures et postérieures.
Le fait que ces restaurations soient collées et non plus scellées a permis de réaliser des
préparations beaucoup plus réduites, beaucoup plus conservatrices au niveau de la structure
dentaire, tout en assurant une fonction et une esthétique optimales.
Le but de ce travail est de présenter les grandes lignes de ces alternatives à la prothèse fixe
scellée traditionnelle, leurs principales indications, leurs divers avantages et inconvénients, au
travers d’une recherche bibliographie et en s’appuyant sur des cas cliniques.
1
2. La Préparation Coronaire Périphérique (PCP)
2.1 Définitions
La préparation coronaire périphérique est la forme de la dent après avoir été taillée pour
laisser la place à la restauration prothétique totale. Le design de la préparation dépend :
- du matériau duquel sera constituée la couronne
- des obturations présentes sur la dent
- des fractures possibles
- du traitement canalaire de la racine effectué sur la dent
Cette préparation devra essayer de maintenir suffisamment de structure dentaire afin d’assurer
la pérennité de la couronne [1].
Une prothèse dentaire a pour but de remplacer une ou plusieurs dents, ou bien de restaurer une
perte de substance dentaire. Il existe 3 grandes familles de prothèses dentaires :
- La prothèse amovible
- La prothèse fixe
- La prothèse implantaire
Nous nous intéresserons essentiellement à la prothèse fixée, qui correspond aux restaurations
prothétiques fixes tel que les couronnes, les bridges, les inlays, les onlays, les overlays…
Une couronne est un élément prothétique scellé ou collé qui vient restaurer la couronne de la
dent préalablement préparée selon des critères précis, et qui a pour but de rétablir la fonction
ainsi que l’esthétique, tout en préservant les structures parodontales et en assurant la stabilité
de l’organe dento-prothétique sur l’arcade [2]. La couronne peut être métallique, céramique
ou céramo-métallique.
Figure 1 : Coiffes totales sur une molaire (A), une prémolaire (B) et une incisive (C)
2
Un inlay est un bloc s’incrustant exactement dans une cavité dentaire préalablement nettoyée
et taillée (zone cariée par exemple) afin de reconstituer la forme anatomique de la dent [3].
Un onlay est un bloc s’incrustant exactement dans une cavité dentaire préalablement nettoyée
et taillée (zone cariée par exemple) et recouvrant, en outre, une partie de la dent afin de lui
rendre sa forme anatomique [3].
L’onlay, ou couronne partielle, est une couronne qui ne couvre que quelques-unes des
cuspides de la dent. Lorsque les conditions le permettent, c’est une restauration de choix car
sa préparation permet de préserver le plus possible de structure dentaire [1].
3
Pour résumer, on peut simplifier en rappelant la terminologie définie par EXBRAYAT et
coll [4] :
- Inlay = incrustations uniquement cavitaires
- Onlay = incrustations comportant un ou plusieurs recouvrements cuspidiens
- Overlay = pièces prothétiques de recouvrement cuspidien, non cavitaires,
généralement collées sur des préparations à minima de l’émail
Le bridge est un élément prothétique fixe remplaçant une ou plusieurs dents absentes qui est
soutenu bilatéralement par des dents supports dites dents piliers. Il est généralement composé
d’un ou plusieurs intermédiaires, de connexions et de moyens d’ancrage [2].
4
2.2 Principe
La préparation coronaire périphérique est dictée par cinq grands principes [5] :
1. La préservation de la structure dentaire
2. La rétention et la résistance
3. La durabilité de la structure dentaire
4. L’intégrité marginale
5. La préservation du parodonte
La préparation doit conserver le plus possible de tissu dentaire sain, sans pour autant
conserver des parois trop fragiles pouvant amener à une fracture. Il faut donc trouver le bon
équilibre entre préserver un maximum de parois et assurer leur résistance.
La rétention est ce qui va en grande partie assurer la pérennité de la restauration. En effet, lors
du scellement d’une prothèse fixée, le ciment utilisé ne peut en aucun cas assurer à lui seul le
maintien de la restauration, pour la simple et bonne raison qu’il ne possède pas les propriétés
adhésives suffisantes. Pour qu’il puisse assurer une bonne rétention, le ciment doit être en
compression entre l’intrados de la prothèse et la surface dentaire. La rétention est la force qui
va s’opposer au retrait de la prothèse le long de l’axe d’insertion.
5
[Link] Convergence
Ces dernières années, les valeurs de l’angle d’inclinaison recommandé ont bien augmenté,
passant des 2 à 5° irréalisables en bouche aux 10 à 22° beaucoup plus réalistes [7].
En raison de son effet inverse sur la rétention, l’angle d’inclinaison de la préparation devrait
être le plus faible possible, mais Mack avait estimé qu’un minimum de 12° était nécessaire
afin de s’assurer de l’absence de contre-dépouilles [8].
La tendance à sur-préparer les préparations doit être à éviter en permanence afin de produire
des préparations avec l’inclinaison la plus faible possible et la plus grande rétention possible.
Une inclinaison ou une convergence totale de 16° a été proposée comme étant réalisable sur le
plan clinique tout en offrant une rétention adéquate [9].
L’angle d’inclinaison peut être de seulement 10° au niveau des préparations des dents
antérieures, et atteindre les 22° au niveau des molaires.
6
[Link] Liberté de mouvement
[Link] Hauteur
La hauteur d’une préparation est aussi un facteur important dans la rétention et la résistance.
En effet, plus les parois de la préparation seront hautes, plus grande sera la surface et donc
meilleure sera la rétention. La hauteur et l’inclinaison des parois dentaires sont des facteurs de
résistance aux forces de basculement, grâce au principe de l’opposition des parois. Pour
assurer le succès de la restauration, la hauteur doit être suffisante pour interférer avec l’axe de
rotation de la couronne autour d’un point sur le bord opposé de la préparation [11].
7
Plus les parois sont courtes, plus l’inclinaison est importante, et donc plus faible est la
résistance. Ainsi, pour une préparation de faible hauteur, les parois devraient avoir la plus
faible inclinaison possible afin d’améliorer la résistance.
En plaçant des rainures au niveau des parois, on peut améliorer la résistance d’une préparation
courte sur une grande dent.
8
[Link] Artifices de rétention internes
Comme énoncé précédemment, la présence de deux parois verticales opposées avec une
inclinaison minimale est l’unité de base de la rétention pour une restauration scellée. Or, une
préparation ne présente pas toujours deux murs opposés utilisables : l’un peut avoir été
préalablement délabré (fracture, carie…) ou volontairement taillé s’il était trop fin, ou bien on
peut choisir de ne pas préparer un mur dans le cas de restaurations partielles (par exemple
type onlay de Klaffenbach ou coiffe ¾). Il est aussi possible que les deux murs soient présents
mais avec une trop grande inclinaison.
Ainsi, les artifices de rétention internes comme les rainures, la boîte, les cannelures ou bien
les puits dentinaires peuvent être choisis pour telle ou telle paroi axiale selon la situation
clinique, ceux-ci concourent à augmenter la rétention en augmentant la surface de contact
dent-prothèse. Cela est capital car les conditions empêchent souvent de faire une préparation
idéale.
Kent et al ont rapporté une différence significative entre le degré d’inclinaison des
préparations (18,4 à 22,2°) et celui des boites et rainures elles-mêmes (7,3°) [13]. En effet,
l’inclinaison de ces artifices de rétention est sensiblement le même que celle des instruments
utilisés pour les préparer (4 à 6°). L’augmentation de l’angle d’inclinaison des parois serait
due aux difficultés d’accès, de visibilité, ou des deux.
Les puits dentinaires sont des cavités cylindriques taillées dans la dentine assurant une très
bonne rétention et stabilisation compte tenu de leur profondeur.
9
Les rainures sont des encoches à angles vifs réalisées au niveau des parois verticales
augmentant la rétention et surtout la stabilisation.
Les cannelures sont des gorges semi-cylindriques de petit diamètre (0,5mm maximum)
réalisées au niveau des parois verticales augmentant beaucoup la rétention mais qui
nécessitent une paroi résistante.
L’axe d’insertion est une ligne imaginaire le long de laquelle la restauration sera placée sur ou
retirée de la préparation et qui suit l’axe de la dent. Il est prévisualisé mentalement par le
dentiste avant de commencer la préparation. C’est d’une importance majeure lors de la
préparation de dents piliers de bridge car tous les axes d’insertion des préparations doivent
être parallèles entre eux.
Pour contrôler visuellement une préparation, il faut regarder le centre de la face occlusale de
la préparation avec un œil à une distance d’environ 30cm. Si l’on regarde avec les deux yeux
ouverts, une contre-dépouille de 8° au niveau des parois axiales peut passer inaperçue en
raison de la distance qui sépare nos yeux. Il est donc capital que les préparations soient
observées d’un seul œil.
10
2.2.3 La durabilité de la structure dentaire
Une restauration doit présenter un volume de matériau suffisant pour résister aux forces
occlusales. Ce volume doit se limiter à l’espace créé par la préparation de la dent. C’est
seulement de cette manière que l’occlusion au niveau de la restauration peut être
harmonieuse, prévenant les problèmes parodontaux autour de la dent restaurée.
Une des caractéristiques les plus importantes pour obtenir un volume adéquat de matériau et
donc une résistance optimale de la restauration est la réduction occlusale.
Pour les alliages d’or, une réduction de 1,5 mm est nécessaire au niveau des cuspides
fonctionnelles et de 1mm seulement au niveau des cuspides non fonctionnelles.
Pour les couronnes céramo-métalliques, 1,5 à 2 mm seront nécessaires pour les cuspides
fonctionnelles, et 1 à 1,5 mm pour les cuspides non fonctionnelles.
Les couronnes « tout céramique » quant à elles requièrent 2 mm de réduction sur l’ensemble
de la préparation.
En antérieur, une réduction occlusale insuffisante ne permettra pas de créer une restauration
esthétique adéquate si l’espace ménagé est insuffisant pour que l’artisan prothésiste puisse
s’exprimer.
De nombreux problèmes peuvent survenir s’il n’y a pas de biseau large au niveau de la
cuspide fonctionnelle. En effet si la couronne est réalisée suivant les contours normaux,
l’épaisseur de matériau sera extrêmement fine au niveau de la zone recouvrant la jonction
entre les réductions occlusale et axiale. Cela entrainera une restauration en surcontour et un
point de contact défectueux. Par ailleurs, si l’on essaie d’obtenir l’espace suffisant pour une
épaisseur de matériau adéquate sans biseau, on obtiendra une paroi axiale trop inclinée. Or, en
plus de la destruction non nécessaire de structure dentaire saine, l’inclinaison trop importante
de la paroi la rend inutilisable pour la rétention.
La réduction axiale joue également un rôle important dans l’obtention de l’espace pour une
épaisseur suffisante de matériau. Si la préparation présente une réduction axiale insuffisante,
la restauration aura des parois minces qui seront soumises à la distorsion. Pour s’opposer à
cette distorsion, le prothésiste n’aura d’autres choix que de créer un surcontour au niveau des
surfaces axiales, ce qui aura un effet désastreux sur le parodonte.
11
2.2.4 L’intégrité marginale
Figure 14 : Différentes lignes de finition : chanfrein (A), chanfrein lourd avec biseau (B),
épaulement avec biseau (C), et épaulement (D)
12
[Link] Les configurations de la ligne de finition
La ligne de finition idéale pour les restaurations métalliques est le chanfrein. Cette ligne de
finition a été expérimentalement démontrée comme présentant le moins de stress, de sorte que
le ciment sous-jacent aura moins de risques de se fissurer [15].
Un chanfrein lourd est utilisé pour obtenir un angle de 90° avec un angle interne arrondi. Il
offre un meilleur support pour une couronne céramique qu’un chanfrein conventionnel, mais
pas autant qu’un épaulement. Un biseau peut être ajouté au chanfrein lourd dans le cas d’une
restauration métallique.
L’épaulement a longtemps été la ligne de finition de choix pour les couronnes tout céramique.
Le bord large offre une résistance aux forces occlusales et minimise les contraintes qui
pourraient mener à la fracture de la céramique. Il permet d’obtenir l’espace suffisant pour des
contours de restauration sains et esthétiques.
L’épaulement radial est une forme modifiée de l’épaulement classique. L’angle est de 90° et
la largeur de l’épaulement est légèrement atténuée par l’angle interne arrondi. La
concentration des contraintes est moins importante au niveau de la dent que dans l’épaulement
classique, et le soutien de la restauration céramique reste bon. La destruction de structure
dentaire nécessaire pour cette configuration n’est cependant pas significativement moindre
que celle requise pour l’épaulement classique.
L’épaulement avec biseau est utilisé comme ligne de finition dans de nombreuses situations.
Il est utilisé comme ligne de finition gingivale au niveau de la boîte proximale des
inlays/onlays, et pour l’épaulement occlusal des onlays et des couronnes ¾ mandibulaires.
Cette configuration peut aussi être utilisée comme ligne de finition vestibulaire pour les
restaurations céramo-métalliques où l’esthétique gingivale n’est pas critique. Elle peut aussi
être utilisée dans les situations où un épaulement est déjà présent, soit à cause d’une lésion
carieuse soit à cause d’anciennes restaurations. C’est également une bonne ligne de finition
pour les préparations avec des murs très courts, puisqu’elle est adaptée aux parois axiales qui
sont presque parallèles [16].
14
En ajoutant un biseau à un épaulement existant, il est possible de créer un bord aigu de métal.
L’épaulement avec biseau ne devrait pas être utilisé pour des restaurations complètes car la
réduction axiale requise pour l’obtenir est inutilement destructrice pour la structure dentaire.
L’épaulement, avec ou sans biseau, s’est avéré produire moins de déformation au niveau des
bords de la restauration lors de la cuisson de la céramique que le chanfrein, avec ou sans
biseau [17].
La plus adéquate des lignes de finition permettant d’obtenir un bord aigu de métal est l’arête
en lame de couteau (knife edge). Malheureusement, son utilisation peut créer des problèmes.
A moins d’être soigneusement taillée, la réduction axiale peut disparaitre au lieu de se
terminer en ligne de finition bien définie. Elle est également plus sensible à la déformation en
bouche lorsque la pièce coulée est soumise aux forces occlusales.
Malgré ses inconvénients, il est parfois nécessaire d’utiliser le knife edge. Cette ligne de
finition peut être utilisée sur la face linguale des dents postérieures mandibulaires, sur des
dents avec des surfaces axiales très convexes, et sur la surface vers laquelle une dent peut
s’être versée.
15
2.2.5 La préservation du parodonte
La ligne de finition a une incidence directe sur la facilité de fabrication d’une restauration et
sur son succès final. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les bords sont aussi lisses
que possible et accessibles au nettoyage [18]. Tant que possible, la ligne de finition devrait
être placée dans une zone où les bords de la restauration sont accessibles à la finition par le
dentiste et à l’hygiène par le patient. En outre, les lignes de finition doivent être placées de
sorte qu’elles puissent être facilement enregistrées par les empreintes, sans déchirer ou
déformer ces dernières lors de leur retrait.
Les lignes de finition doivent être au niveau de l'émail si possible. Dans le passé, le principe
traditionnel était de placer les bords le plus sous-gingival possible, d’après le concept erroné
que le sillon gingival est exempt de caries. De nos jours cette pratique n’est plus acceptable.
Les restaurations sous-gingivales ont été décrites comme étant un facteur étiologique majeur
dans les parodontites, plus important encore que le surcontour [19-20]. Même pour une
restauration parfaitement adaptée, si les bords de la préparation s’étendent à plus de 0,5 mm
du bord gingival, cela violera l’espace biologique et entrainera une réponse inflammatoire,
particulièrement s’il y a peu de gencive attachée.
16
Il faut être particulièrement prudent lorsque les conditions exigent que la ligne de finition soit
placée à moins de 2 mm de la crête alvéolaire, car c’est dans cette zone que se font les
attachements tissulaires épithéliaux et conjonctifs [23]. Le placement du bord de la
restauration dans cette zone qui enfreint l’espace biologique risque d’entrainer une
inflammation gingivale, une perte de hauteur de la crête alvéolaire, et la formation d’une
poche parodontale [24]. Un allongement coronaire doit être réalisé pour déplacer
chirurgicalement la crête alvéolaire à 3 mm de l’emplacement de la ligne de finition proposée
pour garantir l’espace biologique et prévenir des pathologies parodontales.
2.4 Evolution
En effet, le praticien peut par exemple prendre une empreinte optique et l’envoyer à son
prothésiste, comme il peut tout aussi bien réaliser son propre usinage au cabinet. De la même
manière, quand le laboratoire reçoit l’empreinte numérique, il peut soit créer un modèle à
partir de cette dernière et poursuivre la réalisation de la restauration avec les techniques
traditionnelles, soit il peut scanner de nouveau le modèle pour l’usinage, ou encore il peut
réaliser l’ensemble du travail par ordinateur à partir des images reçues.
18
[Link] Avantages
3. Qualité : La qualité des restaurations par CAD/CAM est très élevée grâce à la
précision des mesures et de la fabrication. Dans une étude menée par Henkel sur 117
sujets [30], chaque patient s’est vu posé deux couronnes. Une couronne était réalisée à
partir d’une empreinte traditionnelle (avec un matériau d’empreinte), et une autre était
réalisée à partir d’une empreinte électronique. En aveugle, les dentistes ont préféré la
couronne réalisée à partir de l’empreinte électronique à 68%. Cette différence ne
devrait pas être si surprenante, compte tenu de la grande variabilité de la qualité des
empreintes traditionnelles.
En effet, les empreintes traditionnelles sont sujettes à de nombreux problèmes, tels que
les bulles et les tirages dans le matériau d’empreinte, des résidus et autres débris pris
dans le matériau d’impression, et même des dents manquantes [31].
Les restaurations CAD/CAM ont une apparence naturelle parce que les blocs de
céramique ont une translucidité qui reproduit l’émail, et sont disponibles dans un large
éventail de nuances [28].
Enfin, la qualité des restaurations CAD/CAM tient aussi du fait que les blocs de
céramique préfabriqués sont exempts de défauts internes et que les logiciels sont
conçus pour produire des formes résistantes à l’usure.
5. Coût : Bien que le prix d’achat d’un tel équipement reste un véritable investissement,
le gain en rapidité de conception et de fabrication permet aux praticiens de pouvoir
réaliser un profit passé un certain nombre de restaurations. Le Dr Parag Kachalia a
estimé que les dentistes qui passent à des systèmes CAD/CAM au cabinet peuvent
réduire leur facture de laboratoire de 60 à 70% [32]. Néanmoins, le coût peut tout
aussi bien être considéré comme un inconvénients comme nous le verrons par la suite.
19
[Link] Inconvénients
1. Coût : En effet, le coût initial de l’équipement et du logiciel est encore très élevé, et le
praticien a besoin à la fois de temps et d’argent pour s’entrainer [28]. Les dentistes qui
n’ont pas la possibilité de réaliser un volume suffisant de restaurations risquent de
mettre beaucoup de temps à rentabiliser leur investissement.
3. Temps : Les systèmes d’empreintes digitales actuels peuvent ne pas faire gagner
autant de temps que prévu de par la nécessité de passer par de multiples étapes. Par
exemple, les dentistes qui utilisent certains scanners doivent d’abord envoyer les
images pour qu’elles soient traitées, puis s’en suit le réglage des bords de la
préparation par un technicien dentaire. Ces images sont alors renvoyées au praticien
pour examen puis de nouveau au prothésiste pour la confection du modèle. La
restauration peut alors enfin être réalisée [30].
[Link] Préparation
La préparation d’une dent en vue de la réalisation d’un restauration CAD/CAM doit elle aussi
répondre à certaines obligations.
Pour obtenir un enregistrement optimal, les bords de la préparation devront être continus pour
être clairement reconnaissables au scanner. Pour cette même raison, les préparations sans
épaulement ou avec des parois parallèles sont à éviter, l’angle d’inclinaison recommandé étant
de 4 à 10°.
La ligne de finition pour les restaurations tout céramique produites par CAD/CAM serait
idéalement un épaulement de 360°, ou un chanfrein [33].
La préparation de la dent en vue de la réalisation d’un restauration CAD/CAM est une
préparation classique pour une couronne céramo-céramique. Les valeurs de réductions seront
les suivantes :
- 2 mm de réduction occlusale
- 1,2 à 1,6 mm de réduction vestibulo-linguale
- 1 à 1,4 mm de réduction mésio-distale
Figure 25 : Les valeurs de réduction d’une préparation pour une couronne CAD/CAM
La couronne Vprep est une préparation pour les reconstructions tout céramique des faces
occlusales des dents cuspidées vitales. Elle doit son nom à sa géométrie particulière en forme
de « V » successifs convexes et concaves. La céramique recouvre la totalité de la surface
occlusale et présente un joint dento-prothétique de type « crocodile ».
Indications
- Atteintes carieuses
- Reprises d’anciens traitements
- Erosion
- Dent vivante ou dévitalisée
21
Contre-indications
- Collage impossible
- Délabrement trop important
Avantages
- Conservation de la vitalité pulpaire
- Augmentation de la surface de collage
- Réduction a minima
- Accommodation des contraintes
- Calage de la restauration grâce à la succession de « V » inversés
Figure 26 : Une Vprep sur une molaire (A) et une prémolaire (B)
L’endocouronne est une préparation occlusale avec une coupe coronale de la dent au
voisinage de sa ligne de plus grand contour. Uniquement verticale, sans réduction
périphérique, elle se caractérise par une préparation de type tenon-mortaise et par un trottoir
cervical périphérique parallèle au plan d’occlusion.
Elle est mieux située dans le gradient thérapeutique que la couronne périphérique classique
car la géométrie de sa préparation permet de respecter le plancher caméral et de conserver
dans la mesure du possible la dentine camérale péripulpaire.
Indications
- Molaires traitées endodontiquement
- Lésions de stade 4 (classification SiSta)
- Lésions n’atteignant pas les zones cervicales
22
Avantages
- Préparation facile et rapide
- Limites supra-gingivales
- Permet la conservation de l’émail périphérique
- Répartition des forces occlusales sur le bandeau périphérique limitant les contraintes
au niveau de la furcation
- Technique « invasive optima » (sans invasion des canaux)
Lors de la préparation d’une dent en vue de la réalisation d’une prothèse fixée, le chirurgien-
dentiste a le choix entre plusieurs lignes de finition présentant chacune ses avantages et
inconvénients. Cependant, la littérature rapporte que plusieurs complications résultent des
techniques de préparation des dents, notamment la récession gingivale [37].
La préparation verticale sans ligne de finition est une technique dans laquelle la préparation
de la dent est réalisée par l’introduction d’un instrument rotatif diamanté dans le sulcus dans
le but d’éliminer la jonction amélo-cémentaire anatomique et d’en créer une nouvelle
prothétique déterminée par le bord prothétique de la restauration.
Cette technique de préparation augmente l’épaisseur des tissus mous, favorise leur stabilité et
leur bonne santé, tout en permettant d’obtenir de bons résultats esthétiques [38]. Aucune
complication mécanique n’a été observée en utilisant ce procédé pour des restaurations
céramiques, néanmoins des études cliniques seront nécessaires pour confirmer ces résultats et
valider cette technique.
L’un des inconvénients majeur d’une prothèse partielle fixe classique est la destruction de la
structure dentaire nécessaire aux préparations des dents piliers sur lesquelles les dispositifs de
retenue seront placés, que ce soient des coiffes totales ou des éléments de retenue partiels
comme les ailettes.
La perspective de préparer une dent qui est le plus souvent intacte peut ainsi amener le patient
à questionner le chirurgien-dentiste sur la nécessité de mutiler autant de tissu sain.
Au fil des ans, diverses solutions ont été tentées pour essayer de résoudre ce problème. Par
exemple, des inlays ont été utilisés comme moyens de rétention, en partie pour préserver la
structure de la dent, mais aussi pour gagner du temps avant l’avènement des turbines à air.
Certains dentistes ont aussi essayé de minimiser le problème en ne préparant qu’une seule
dent pilier et en réalisant ainsi un bridge en extension ou bridge cantilever.
Bien que ce type de restauration ait sa place dans des situations bien précises, son utilisation
abusive peut entrainer des échecs qui sont couteux aussi bien économiquement en cas de
remplacement ultérieur, qu’au niveau du support parodontal.
D’autres praticiens se sont tournés vers des prothèses partielles amovibles unilatérales (type
Valplast®) pour éviter la destruction indésirable de la structure dentaire, mais ces
restaurations manquaient généralement à la fois de rétention et de stabilité. En outre, elles
présentent le risque majeur d’être inhalées par le patient.
Une couronne requiert en moyenne l’élimination de 4,3 fois plus de tissu dentaire qu’une
facette sur une dent antérieure, le recours à des techniques adhésives semble donc
incontournable [39].
24
3.2 Le bridge collé
3.2.1 Définition
Le bridge collé est une restauration composée d’une ou deux ailettes collées sur les faces
palatines ou linguales des dents bordant l’édentement et reliées à un intermédiaire. Il peut être
réalisé aussi bien en composite (renforcé en fibres) qu’en céramique [92].
3.2.2 Principe
Le bridge de Rochette, comme il est ainsi appelé, est donc un bridge collé dont les moyens
d’ancrage sont des ailettes métalliques perforées. La ligne de finition de la préparation est
supra-gingivale et consiste en un congé ovale peu marqué. Sur la face linguale au niveau des
crêtes marginales, des surfaces planes et horizontales peuvent être taillées pour servir d’appui,
rappelant la forme d’un épaulement droit.
L’ailette perforée est alors devenue le modèle standard d’élément de retenue pendant
plusieurs années, étant utilisée à la fois pour les restaurations partielles fixes antérieures [46]
et postérieures [47].
Néanmoins, cette technique présentait un point faible au niveau du système de collage. En
effet, la liaison entre la résine et le métal supportait alors très mal les forces de cisaillement,
aboutissant ainsi à des décollements à répétition. [48]
Le bridge de Maryland est un bridge collé dont les éléments de retenue sont aussi des ailettes
métalliques mais qui ne présentent plus de perforations rétentives. La surface interne des
ailettes, ou intrados, est mordancée avant d’être collée sur les dents préparées.
La ligne de finition, que ce soit en proximal, en cervical ou en occlusal, est un congé en quart
de rond. La profondeur de ce congé varie en fonction de sa localisation et de la quantité
d’émail disponible. Ainsi, les limites proximales et incisales pourront atteindre 1 mm de
profondeur, alors que la limite cervicale sera peu profonde et supra-gingivale.
Comme pour le bridge de Rochette, des petites logettes planes et horizontales type
épaulement droit peuvent être creusées au niveau des crêtes marginales. Ces appuis ont pour
but principal de limiter l’enfoncement vertical du bridge, et par là même de participer à la
rétention.
Livaditis et Thompson ont postulé que les “rivets” de résine dépassant de l’infrastructure
perforée du bridge de Rochette étaient exposés à des contraintes diminuant leur longévité,
comme l’abrasion et la perte d’étanchéité [49]. Ils ont alors adapté une technique de corrosion
électrochimique utilisée par Dunn et Reisbick pour la liaison de la céramique aux alliages
base métal [50].
Livaditis et Thompson ont donc utilisé une solution de 3 à 5% d’acide nitrique, parcourue par
un courant de 250 mA/cm2 pendant 5 min, suivi d’une immersion dans une solution d’acide
chlorhydrique à 18% dans un bac à ultrasons pendant 10min, pour mordancer les surfaces
internes des ailettes métalliques [49].
Ce type de prothèse en métal mordancé est fréquemment appelé bridge de Maryland, qui a
ensuite été popularisé par Alain Brabant [51].
L’alliage utilisé dans cette technique était un alliage de nickel-chrome sans béryllium. Par la
suite, Thompson et al ont rapporté que l’acide sulfurique à 10% à 300 mA /cm2, suivie par les
mêmes procédés de nettoyage, produirait des résultats similaires avec un alliage de nickel-
chrome contenant du béryllium [52].
McLaughlin a proposé une technique beaucoup plus rapide pour les ailettes mordancées en les
plongeant dans une solution combinée d’acide sulfurique et d’acide chlorhydrique dans un
nettoyeur à ultrasons pendant 90 secondes, traversé par un courant électrique [53].
Livaditis a rapporté des résultats acceptables avec une technique non électrolytique qui
nécessite un alliage nickel-chrome-béryllium placé dans une solution de mordançage pendant
une heure dans un bain-marie à 70°C [54].
Des techniques qui permettent de créer une rugosité de surface avant que l’alliage ne soit
coulé, ou bien qui utilisent une méthode sans mordançage après la coulée, ont également été
utilisées.
Dans la technique « cast mesh », un filet de nylon est placé sur les surfaces linguales des dents
piliers sur le modèle de travail. Il est ensuite recouvert de cire et incorporé dans le modèle,
donnant un aspect de filet à la face interne du dispositif de retenue lorsque ce dernier est
coulé. Cette technique élimine la nécessité de mordancer, et permet l’utilisation d’alliage de
métaux nobles [58].
Le matériau a cependant tendance à être un peu raide, ce qui le rend plus difficile à adapter
aux détails de la dent pilier. De plus, si la cire fuse trop librement dans les mailles du filet, elle
risque de combler les contre-dépouilles, compromettant alors la rétention.
Moon et Hudgins ont obtenu une rugosité des surfaces internes des ailettes par incorporation
de cristaux de sels (NaCl) [59]. Dans cette technique, également connue sous le nom de
technique de sel perdu, l’ailette est délimitée avec un crayon sur le modèle, ce dernier étant
revêtu d’abord d’un spray pour modèle puis d’un lubrifiant. Les cristaux de sel cubiques
tamisés, dont la taille varie de 150 à 250 Pm, sont ensuite saupoudrés sur l’aire délimitée, en
laissant un bord sans cristaux de 0,5 à 1 mm de largeur autour de cette dernière. Les cristaux
de sel de cette dimension produisent une bien meilleure rétention que les cristaux de taille
inférieure [60].
Les modèles d’ailette sont fabriqués en résine calcinable. Lorsque cette dernière est
polymérisée, les ailettes sont retirées du modèle, nettoyées avec un solvant, puis placées dans
de l’eau dans un bac à ultrasons pour dissoudre les cristaux de sel. Cela laisse des vides
cubiques au niveau de l’intrados de l’ailette, assurant la rétention du bridge.
Une enquête ultérieure a montré que les ailettes fabriquées par cette technique pouvaient être
30 à 150% plus rétentives que les ailettes préparées par la technique électrochimique, en
fonction de la résine utilisée [61].
L’air abrasion avec des particules d’oxyde d’aluminium a aussi été utilisée comme seul
moyen de traitement de surface. Tanaka et al l’ont utilisée avec des particules de 50 Pm pour
préparer des pièces coulées en chrome-cobalt pour la liaison avec une résine 4-META [62].
Les alliages de nickel-chrome ont nécessité une oxydation avec une solution diluée d’acide
sulfurique et aussi de permanganate de potassium.
Tanaka et al ont également été en mesure de créer une surface appropriée pour la liaison avec
la même résine 4-META en induisant un dépôt d’oxyde de cuivre sur les alliages de métaux
nobles, en conjonction avec une air abrasion de particules d’oxyde d’aluminium de 50 Pm
[63].
28
3.2.7 Avantages / Inconvénients
[Link] Avantages
x Préparation à minima des dents : Cette technique nécessite très peu de destruction
de structure dentaire, la rendant donc plus conservatrice et moins à même d’engendrer
des problèmes au niveau des dents piliers saines que les bridges conventionnels.
x Recollage possible : Les prothèses partielles fixes collées peuvent être recollées si les
ailettes n’ont pas été fracturées ou courbées lors du décollement de la restauration.
Généralement, une seule ailette lâche sur les deux. Si cela passe inaperçu pendant un
laps de temps significatif, des caries peuvent se développer sur la dent pilier sous
l’ailette et une nouvelle prothèse partielle fixe conventionnelle cette fois peut être à
réaliser. Toutefois, si le décollement est détecté suffisamment tôt, l’ailette qui est
restée attachée doit être déposée sans endommager la dent ou la restauration. Cela peut
être très difficile si la dent a été bien préparée. Il existe des pointes ultrasoniques
conçues spécialement pour la dépose de restaurations collées [64]. Le KJS, un ciseau
droit, est utilisé pour développer une fracture dans la résine le long du bord incisif et le
KJC, un ciseau courbe, est utilisé au niveau du bord gingival.
Figure 33 : Les pointes ultrasoniques pour la dépose de restaurations collées : le KJS (A) et le
KJC (B)
[Link] Indications
x Dents piliers saines (sans lésion carieuse) : Si l’espace édenté n’est pas trop long, la
prothèse partielle fixe collée permet le remplacement de la dent avec une destruction
minimale de la structure dentaire sur les dents piliers saines.
30
x Remplacement d’une dent postérieure unitaire : Le remplacement de plusieurs
dents est possible mais comporte un risque important. Les bridges collés de plus de 3
unités présentent un taux d’échec 10% plus élevé que pour un bridge de seulement 3
unités [67]. Ces bridges de longue portée devraient être utilisés uniquement si les
contraintes occlusales sont atténuées, par exemple s’il y a une prothèse partielle
amovible comme antagoniste.
x Solution transitoire : Le bridge collé peut aussi être utilisé en tant que solution
transitoire dans le but d’assurer le rétablissement de la fonction et de l’esthétique
d’une dent manquante, dans l’attente d’une solution définitive comme la pose d’un
implant par exemple [68].
[Link] Contre-indications
x Caries étendues : Etant donné que le bridge collé recouvre relativement peu de
surface et repose sur la liaison à l’émail pour sa rétention, la présence de caries
multiples ou profondes, ainsi qu’une mauvaise hygiène bucco-dentaire nécessitera
l’utilisation d’une prothèse plus conventionnelle. De même, les dents dépulpées,
présentant une destruction trop importante ou offrant une quantité d’émail insuffisante
(faible hauteur coronaire, restauration volumineuse) sont contre-indiquées.
x Sensibilité au nickel : Bien que les premières prothèses partielles fixées étaient
réalisées en or puis plus tard en alliage chrome-cobalt, certaines prothèses peuvent
encore être réalisées avec un alliage de nickel-chrome. Il faudra donc s’assurer que le
patient ne présente aucune allergie à ce matériau.
31
3.2.9 Préparation des dents
Figure 34 : Préparations pour un bridge collé sur une incisive centrale (A), une incisive
latérale (B) et une canine (C)
A ses débuts, le bridge collé après mordançage acide était réalisé sans préparation au niveau
des dents piliers afin de préserver sa réversibilité [46]. Cependant, des techniques de
préparation ont été utilisées par beaucoup pour améliorer la résistance des bridges collés.
La préparation de la dent comprend alors la réduction axiale ainsi que les plans guides sur les
faces proximales avec une légère extension vers la face vestibulaire pour obtenir un
verrouillage vestibulo-lingual [69]. Afin d’améliorer la résistance de l’élément de retenue, la
préparation devrait englober au moins 180° de la dent [70].
Figure 35 : Un bridge collé dont les ailettes englobent 180° des dents piliers
32
Figure 36 : Des préparations comprenant 2 rainures et englobant 180° de la dent pilier
Barrack a suggéré une variation qui comprend un recouvrement axial des faces proximales et
deux appuis occlusaux situés au niveau des fossettes proximales. Ce modèle présente une
meilleure résistance au déplacement sous les forces occlusales [71].
La préparation doit être étendue le plus possible pour fournir une superficie maximale de
collage. Cela a été source de nombreux problèmes par le passé. Les premières restaurations
qui ont échoué couvraient trop peu de surface pour obtenir la force nécessaire pour résister au
déplacement [72].
Une ligne de finition est souhaitable même si ce n’est qu’un chanfrein très léger pour les
restaurations métalliques, et elle devrait être placée environ 1 mm en supragingival [73]. De
nos jours, avec le développement des matériaux esthétiques, un congé en ligne de finition sera
adéquat (ou un épaulement à angle interne arrondi) tout en restant amélaire et supragingival.
33
Le choix de la ligne de finition varie en fonction de la position de cette dernière. On pourra
alors discerner les lignes de finitions proximale, cervicale et incisale.
La réduction occlusale nécessaire est très faible, de 0,5 mm sur les incisives maxillaires au
niveau de la face linguale [73]. En raison de la faible épaisseur d’émail près de la jonction
émail-cément, ce type de restauration ne peut pas être envisagé sur des patients présentant une
classe II sévère ou un chevauchement trop important.
Des stops verticaux sont placés sur toutes les préparations. Ils consistent en deux ou trois
appuis à plat sur la surface linguale d’une incisive, un appui cingulaire sur une canine, et un
appui occlusal sur une prémolaire ou une molaire.
Au niveau de l’incisive, les appuis sont des surfaces planes horizontales qui rappellent
l’épaulement droit.
Figure 38 : Des appuis sur la surface linguale d’une incisive (A), un appui cingulaire sur une
canine (B) et un appui occlusal sur une prémolaire (C)
Wilkes a trouvé que les appuis sont la caractéristique dominante dans une préparation,
contribuant à la fois à la résistance et à la rigidité [74]. L’appui occlusal oriente les forces
appliquées au pontique vers les piliers. Barrack recommande fortement l’utilisation de deux
appuis [71].
34
Des exemples de préparations utilisées sur différentes dents comprennent tous une rainure
proximale proche de l’angle vestibulo-proximal adjacent à l’espace édenté. Une deuxième
rainure est réalisée sur le côté opposé du cingulum ou de la cuspide linguale de la dent, afin de
créer un effet enveloppant dans l’élément de rétention, ce qui permet d’assurer la résistance.
Les deux rainures doivent être placées dans l’émail.
Figure 39 : Préparations pour un bridge collé sur une prémolaire mandibulaire (A) et une
prémolaire maxillaire (B)
La préparation pour une première prémolaire mandibulaire est légèrement différente de celle
des autres prémolaires. En effet, la réalisation d’un appui occlusal fragiliserait beaucoup trop
la cuspide linguale. Il est donc recommandé de recouvrir l’ensemble de cette dernière. Ce
recouvrement, quand il n’interfère pas avec l’occlusion, est un excellent moyen d’augmenter
la surface de collage et de renforcer l’ailette [75].
Figure 40 : Préparation pour un bridge collé sur une première prémolaire mandibulaire avec
recouvrement cuspidien
La préparation pour une molaire, que ce soit au maxillaire ou à la mandibule, est très similaire
à la préparation d’une prémolaire. En effet, la structure peut être renforcée en coiffant les
cuspides linguales comme décrit pour les premières prémolaires mandibulaires.
35
Figure 41 : Préparations pour un bridge collé sur une molaire mandibulaire (A) et une molaire
maxillaire (B)
36
Figure 44 : Essayage de l’armature métallique
Figure 49 : Préparation des dents piliers et mise en place de cordonnets rétracteurs en vue de
la prise d’empreinte
39
Figure 55 : Essayage de l’armature métallique
Figure 56 : Résultat final, après collage sous champ opératoire étanche, élimination des excès
et contrôle de l’occlusion
3.3.1 Définition
3.3.2 Principe
Rappel : [77]
Les préparations des dents en vue de la réalisation d’un inlay/onlay doit répondre à des
critères précis :
x Une réduction occlusale d’au moins 1,5 mm à l'aplomb du sillon principal de la dent
x Une dépouille marquée de 15 à 20°
x Des angles internes arrondis
x Une réduction cuspidienne supérieure à 2 mm
x Pas de biseau au niveau de l'angle cavosuperficiel
x Un isthme d’au moins 1,5 mm de largeur
x Des limites cervicales sous la forme d'un congé (de préférence, sinon possibilité de
réaliser un butt margin)
x Des parois résiduelles d’au moins 2 mm d’épaisseur, sinon recouvrement
41
Figure 60 : Critères de préparation pour inlay/onlay
Les principes de préparation pour inlays/onlays moyens d’ancrage de bridge (IMAB) et pour
inlays/onlays classiques sont semblables en de nombreux points [78]. Ce qui va différer est le
fait que pour les MAB, il est impératif d’obtenir des axes d’insertion parallèles entre eux, ce
qui peut nécessiter de modifier la géométrie habituelle des préparations et demande ainsi une
plus grande exigence dans la conception et la réalisation de ces préparations.
Néanmoins, même si les facteurs cliniques qui influencent les préparations sont sensiblement
identiques pour les inlays/onlays MAB et les inlays/onlays classiques, les facteurs mécaniques
sont en revanche beaucoup plus exigeants. En effet, il sera contre-indiqué de réaliser un
inlay/onlay MAB si la dent ne répond pas à des critères précis :
x Qu’elle soit intacte, ou du moins que les pertes de substance ou les restaurations
présentes puissent être de taille suffisamment réduite pour pouvoir servir de rétention
annexe
x Qu’elle soit en normoposition sur l’arcade
x Que la chambre pulpaire soit suffisamment éloignée de la préparation pour ne pas
risquer une atteinte pulpaire
x Que son indice de Le Huche soit faible
42
3.3.3 Onlay de Klaffenbach [80]
Figure 61 : Onlay de Klaffenbach : Rainure (1), Axe de la dent (2) et Axe d’insertion (3)
[Link] Principe
L’onlay de Klaffenbach est un ancrage coronaire partiel réalisé sur une dent postérieure
pulpée. Il s’agit d’une demi-couronne dont la préparation n’intéresse que la face mésiale de la
dent. Elle rappelle la couronne 4/5 utilisée comme ancrage de bridge sur une molaire
mandibulaire versée.
Ce type de restauration permet de rattraper la version d’une dent cuspidée et ainsi de rétablir
un parallélisme entre les axes des dents piliers. La préparation reste peu mutilante car ne
touche pas la face distale de la dent support de l’onlay.
43
[Link] Indications / Contre-indications
Indications :
Contre-indications :
Avantages :
Inconvénients :
44
[Link] Préparation
Les faces concernées lors de la préparation sont les faces mésiale, vestibulaire, linguale et
occlusale. En effet, comme vu précédemment, la face distale de la dent est préservée.
La mise de dépouille des cuspides mésiales est réalisée en prenant comme référence la
direction générale de l’axe d’insertion de la prothèse. La limite cervicale est un congé situé à
distance du collet anatomique. Deux rainures sont placées en vestibulaire et en lingual,
parallèles à l’axe d’insertion et réunies par une cannelure occlusale.
Enfin, la boîte mésiale peut être réalisée. La largeur de cette dernière est fonction de
l’ouverture mésiale de la rainure occlusale, et la hauteur de son plancher doit se situer au-
dessus de la limite réalisée auparavant. La réduction occlusale n’est pas systématique : elle
n’est indiquée qu’afin de ménager l’espace nécessaire au matériau de reconstitution. Si besoin
est, elle consistera en la réalisation de rainures occlusales, joignant les rainures vestibulaire et
linguale.
Il s’agit d’un onlay moyen d’ancrage de bridge qui peut néanmoins être utilisé en unitaire. Cet
onlay se discerne des autres par le fait qu’au moins une pointe cuspidienne est préservée.
Cette particularité a pour but de permettre l’intégration de la restauration prothétique dans un
contexte occlusal existant sans le modifier.
45
3.3.5 Onlay de Lakermance [82]
L’onlay de Lakermance a été conçu à la base pour être utilisé comme attelle conjointe de
contention. Cet onlay peut toutefois être utilisé comme moyen d’ancrage de bridge dans des
bridges de courte étendue (trois éléments) pour le remplacement d’une incisive latérale par
exemple. Il présente une forme caractéristique en Y.
Il s’agit d’un onlay moyen d’ancrage de bridge avec un recouvrement totale de la cuspide
linguale et une tranchée large occlusale, et respectant les zones de visibilité.
Il s’agit d’un onlay moyen d’ancrage de bridge qui peut lui aussi être indiqué en tant que
restauration unitaire. Le but de cette préparation est de permettre une mutilation minimale de
la dent et de préserver le cosmétique de la face vestibulaire.
46
3.3.8 Cas cliniques
Figure 68 : Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination des excès
et contrôle de l’occlusion
47
[Link] Cas clinique n° 2 : Onlay de Mac Boyle sur 24
48
Figure 72 : Résultat final après scellement, élimination des excès et contrôle de l’occlusion
Figure 73 : Situation initiale, absence des incisives centrales et latérales et de la canine 11-12-
13
49
Figure 75 : Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination des excès
et contrôle de l’occlusion
50
Figure 78 : Pièce prothétique final après montage de la céramique
Figure 80 : Résultat final après collage, élimination des excès et contrôle de l’occlusion
51
3.4 Le bridge Cantilever
3.4.1 Définition
Une prothèse partielle fixe cantilever est une prothèse qui a un ou plusieurs piliers à une seule
extrémité, l’autre extrémité de l’intermédiaire étant non attachée [5].
3.4.2 Principe
Cette conception est potentiellement destructrice de par le bras de levier créé par le pontique,
les forces appliquées au pontique étant distribuées également aux dents piliers.
Le pontique agit comme un levier qui tend à être enfoncé sous des forces occlusales fortes.
Les dents piliers potentielles pour un bridge cantilever devraient donc être évaluées en
recherchant de longues racines avec une configuration favorable, de longues couronnes
cliniques, de bons ratios couronne-racine, et un parodonte sain [85]. Généralement, les
bridges cantilevers ne devraient remplacer qu’une seule dent et avoir au moins deux piliers
[86].
Un cantilever peut être utilisé pour remplacer une incisive latérale maxillaire. Il ne devrait pas
y avoir de contact occlusal sur le pontique ni en propulsion ni en diduction [87]. La canine
doit être utilisée comme pilier, et elle peut servir le rôle de pilier unique seulement si elle a
une longue racine et un bon support osseux.
La configuration de la racine d’une incisive centrale ne la rend pas souhaitable comme pilier
de cantilever dès lors que c’est une restauration périphérique totale.
Un cantilever peut également être utilisé pour remplacer une première prémolaire. Ce système
fonctionnera mieux si le contact occlusal est limité à la fosse distale. Des coiffes totales sont
nécessaires à la fois sur la deuxième prémolaire et sur la première molaire. Ces dents doivent
présenter un excellent support osseux. Ce modèle est intéressant si la canine est saine et si une
couronne est de toute façon nécessaire sur la première molaire.
52
Un bridge cantilever peut aussi être utilisé pour remplacer les molaires quand il n’y a pas de
dent pilier distale, permettant d’éviter la prothèse partielle amovible unilatérale [85]. Le plus
souvent, ce type de restauration est utilisé pour remplacer la première molaire, bien que
parfois il soit utilisé pour remplacer une deuxième molaire afin d’empêcher l’égression des
dents antagonistes.
Pour réduire l’effet de levier, le pontique doit être le plus petit possible, ayant alors plus un
aspect d’une prémolaire que d’une molaire. Les contacts doivent être légers en occlusal et
inexistants en diduction et propulsion. Afin d’assurer une bonne rigidité, la hauteur du
pontique doit être maximale.
Bien que le bridge cantilever semble être une solution conservatrice, les dommages qu’il peut
causer aux dents piliers exige qu’il soit utilisé avec parcimonie.
Comme nous l’avons vu précédemment, un bridge collé traditionnel présente deux ailettes
métalliques collées sur les faces linguales des dents bordant l’édentement dites dents piliers,
et un intermédiaire. Le bridge collé cantilever, quant à lui, ne présente qu’une seule dent pilier
avec donc une seule ailette et un intermédiaire qui est alors en extension, solidarisés par une
connexion.
53
Indications
x Edentement unitaire antérieur lorsqu’une dent adjacente peu ou pas délabrée est
présente (présentant une épaisseur d’émail suffisante en lingual)
x L’ailette nécessite un espace prothétique d’au moins 0,8 mm. Cependant, il ne faut pas
pour autant supprimer 0,8 mm d’émail, mais au contraire chercher une zone
d’inocclusion [89]
Avantages
Dès le début des années 1980, la question du collage d’un bridge sur une seule dent pilier était
déjà soulevée [90]. A l’époque, les bridges collés, réalisés alors en métal, pouvaient parfois
présenter un décollement partiel. Ils étaient alors transformés en bridge cantilever tout
bonnement en sectionnant l’ailette décollée, et la fonctionnalité du bridge n’était pas remise
en cause [91]. Plus tard, les bridges collés en céramique ont fait face au même problème, et la
solution de les transformer en bridge cantilever était tout autant viable [92].
En 1991, Olin et al ont mis en évidence que les bridges collés comprenant plus de 2 ailettes
avaient un risque deux fois plus élevé de présenter un échec [93]. Cela s’explique par le fait
que les dents piliers bordant l’édentement présentent des mobilités différentes, ce qui entraine
des contraintes au niveau des ailettes et peut donc amener au décollement de l’une d’entre
elles [94]. Dans les bridges avec une seule ailette, deux éléments ont tendance à limiter les
contraintes : la mobilité de la dent et la proprioception fine du patient [95-96].
Dans une étude de 2005, Kern a évalué la survie à long terme des bridges collés antérieurs
avec une seule et deux ailettes [92]. Sur une période de 5 ans, il a trouvé que les bridges collés
à deux ailettes avaient un taux de survie de 73,9%, contre 92,3% pour les bridges collés
cantilevers. Les bridges collés cantilevers offrent donc une alternative très prometteuse aux
bridges collés à deux ailettes.
Ainsi, les bridges collés s’orientent de plus en plus vers une géométrie en cantilever, qui
permet de réduire les contraintes favorisant le décollement, évite le risque de décollement
partiel pouvant mener à l’apparition de caries sur la dent pilier, tout en offrant des propriétés
mécanique et esthétique aux moins équivalentes aux bridges collés classiques.
54
3.4.5 Localisation [97]
Lorsque la solution du bridge cantilever est choisie pour restaurer un édentement, il reste à
déterminer s’il sera en extension mésiale ou distale. Il est bien entendu évident que les dents
piliers seront en priorité celles qui nécessitent une restauration prothétique avant celles qui
sont saines. Mais lorsque les dents adjacentes à l’édentement sont toutes exemptes d’atteinte,
le choix des dents piliers est alors moins évident. En 1957, Erwing a établi des critères
influençant la pérennité de la restauration : un bon support parodontal, des longueurs et
formes de racine favorable, une hauteur de couronne favorable, et une occlusion favorable
[98].
La loi d’Ante est aussi très importante à garder à l’esprit lors du choix des dents piliers : « La
surface radiculaire totale des dents piliers doit être égale ou supérieure à celle présumée des
dents à remplacer » [99].
En appliquant cette loi aux surfaces radiculaires calculées par Tylman [100], il est alors
indiqué que :
- Les prémolaires présentent un support suffisant pour remplacer une canine mais pas
une première molaire
- La deuxième prémolaire et la première molaire peuvent supporter une deuxième
molaire
- La canine présente un meilleur support que l’incisive centrale pour le remplacement
de l’incisive latérale
Ainsi, les bridges cantilevers auront plus tendance à présenter une extension mésiale dans le
cas où les dents bordant l’édentement sont intactes.
55
Figure 84 : Dents piliers, avant et après préparation sous champ opératoire étanche
56
[Link] Cas clinique n°2 : Remplacement des deux incisives latérales
Figure 93 : Situation initiale, bridge collé remplaçant l’incisive centrale mandibulaire avec
tout le bloc antérieur comme dents piliers
Figure 96 : Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination des excès
et contrôle de l’occlusion
59
3.5 Avantages / Inconvénients
D’autre part, il ne faut pas oublier que grâce à l’implantologie, ces techniques conservatrices
représentent un excellent moyen de temporisation en attendant de pouvoir poser un pilier
implantaire, avec un taux de survie largement suffisant pour soit attendre une cicatrisation
osseuse, ou bien la fin de la croissance osseuse chez les patients jeunes.
De nos jours, grâce au développement des céramiques vitreuses, ces prothèses « a minima »
ont la possibilité d’être réalisées en matériau céramique, et présentent donc des propriétés
mécaniques et surtout esthétiques très satisfaisantes pour le patient, lui permettant bien
souvent de transformer une prothèse indiquée à la base en temporisation en une solution
définitive.
Concernant le praticien, la réalisation de ces préparations très peu mutilantes lui offre un gain
de temps considérable par rapport aux préparations périphériques totales traditionnelles, à
condition qu’elles soient réalisées selon les règles établies et validées scientifiquement. A ce
gain de temps viennent s’ajouter les avantages de la technologie CAD/CAM, qui, par la
précision et la rapidité des empreintes numériques et de l’usinage de la pièce prothétique,
permettent bien souvent au patient de recevoir sa restauration en une seule séance, évitant la
temporisation pour des restaurations collées toujours difficiles.
De plus, la présence d’un joint de collage entraîne un taux de survie à long terme qui reste
encore, de nos jours, inférieur au taux de survie des méthodes traditionnelles, avec des échecs
dus à des décollements ou bien des reprises de caries [102].
60
3.6 La dentisterie adhésive en prothèse fixée, une solution
contemporaine
3.6.1 Temporisation
Grâce aux principes de l’adhésion, il est désormais possible de proposer des prothèses
nécessitant très peu de préparation des dents piliers en tant que prothèse transitoire, par
exemple dans l’attente de la pose d’un implant ostéointégré, ou bien chez des patients jeunes
(croissance osseuse).
Le principal intérêt de ces prothèses utilisées en temporisation est d’offrir une solution
fonctionnelle et esthétique avec une durée de vie très satisfaisante. En effet, bien qu’indiquées
comme solution transitoire, ces prothèses collées présentent un taux de survie plus que
convenable de 88% à 10ans [105], ce qui est largement suffisant pour attendre que les
conditions soient favorables à la réalisation de la prothèse définitive.
Cependant, le taux de survie à long terme reste encore inférieur aux prothèses plus
traditionnelles (66% après 20 ans) [105], ce qui explique pourquoi cette dentisterie adhésive
est encore utilisée la plupart du temps en temporisation.
Néanmoins leur utilisation reste fastidieuse en temporisation car il faut trouver la bonne
adéquation pour obtenir un assemblage provisoire pérenne et une facilité de dépose rendant
fragile la restauration à moyen terme.
61
4. Synthèse
Les prothèses scellées ont par définition besoin de préparations précises et géométriques des
dents piliers afin d’assurer un maximum de rétention mécanique grâce à la préparation. Ces
préparations étaient en conséquence très mutilantes pour les dents supports et diminuaient
ainsi la pérennité de ces derniers à long terme. Il était donc primordial de trouver des solutions
permettant de répondre à la fois aux impératifs biologiques, fonctionnels et esthétiques mais à
la fois aussi au principe de préservation tissulaire de plus en plus important.
De nos jours, grâce au développement de l’adhésion et des modes d’assemblage, les prothèses
sont maintenant assemblées par collage et permettent donc des préparations beaucoup plus
conservatrices, et présentant une durée de vie relativement comparable aux traitements plus
conventionnels [102].
De plus, les causes d’échec sont principalement des décollements, dans la majorité des cas au
niveau du joint collé, et dont 75% ont pu être recollées avec succès [106], ne compromettant
en aucun cas l’intégrité des dents supports.
Néanmoins, les préparations mécanistes de l’époque restent toujours d’actualité, d’une part
car leur taux de survie reste encore supérieur aux restaurations collées, et d’autre part tout
simplement lorsque les prothèses collées sont contre-indiquées. En revanche ces techniques
« plus anciennes » ont quand même évolué : les coiffes trois-quarts ont été transformées en
overlays, les préparations périphériques totales des bridges conventionnels sont le plus
possible évitées pour réaliser des inlays/onlays moyens d’ancrage de bridge ou bien des
bridges collés. De même, le concept de la couronne totale traditionnelle est lui aussi modifié
grâce aux nouvelles techniques de préparations et aux nouvelles propriétés des endo-
couronnes et couronnes Vprep. [34]
L’implantologie a elle aussi eu une influence primordiale sur les traitements prothétiques,
dans le sens où l’implant offre à la fois la possibilité de restaurer un édentement unitaire sans
répercussion sur les dents adjacentes, et à la fois la possibilité de transformer des traitements
pluraux de grande étendue en des restaurations unitaires plus simples aux niveaux de la
réalisation et surtout de la réintervention.
L’intérêt principal de cette dentisterie adhésive est de proposer aux patients des solutions très
conservatrices, qui présentent tout de même des propriétés fonctionnelles et esthétiques plus
que satisfaisantes, tout en gardant la possibilité en cas d’échec de réaliser dans un second
temps des prothèses scellées classiques. De plus, les patients ont montré un fort taux de
satisfaction face à cette nouvelle dentisterie, même en cas d’échec [107].
La dentisterie adhésive peut aussi être utilisée en temporisation mais s’est avérée être dans de
nombreux cas une solution définitive très satisfaisante, à condition qu’elle soit réalisée selon
un protocole opératoire parfaitement rigoureux.
62
5. Conclusion
La dentisterie adhésive offre des solutions répondant aux impératifs esthétiques, fonctionnels
et biologiques, tout en présentant un très bon taux de survie et un haut degré de satisfaction
auprès des patients.
63
Table des illustrations
64
34 Préparations pour un bridge collé sur une incisive centrale (A), une 32
incisive latérale (B) et une canine (C) [5]
35 Un bridge collé dont les ailettes englobent 180° des dents piliers [65] 32
36 Des préparations comprenant 2 rainures et englobant 180° de la dent 33
pilier [5]
37 Une variation des préparations proposée par Barrack comprenant un 33
recouvrement axial des faces proximales et deux appuis occlusaux [5]
38 Des appuis sur la surface linguale d’une incisive (A), un appui 34
cingulaire sur une canine (B) et un appui occlusal sur une prémolaire
(C) [5]
39 Préparations pour un bridge collé sur une prémolaire mandibulaire (A) 35
et une prémolaire maxillaire (B) [5]
40 Préparation pour un bridge collé sur une première prémolaire 35
mandibulaire avec recouvrement cuspidien [5]
41 Préparations pour un bridge collé sur une molaire mandibulaire (A) et 36
une molaire maxillaire (B) [5]
42 Situation initiale, absence de l’incisive latérale maxillaire 12 36
43 Préparation des dents piliers 36
44 Essayage de l’armature métallique 37
45 Pièce prothétique sur modèle après montage de la céramique 37
46 Collage de la pièce prothétique sous champ opératoire étanche 37
47 Résultat final après élimination des excès et contrôle de l’occlusion 37
48 Situation initiale, absence de l’incisive centrale maxillaire 11 38
49 Préparation des dents piliers et mise en place de cordonnets rétracteurs 38
en vue de la prise d’empreinte
50 Essayage de l’armature métallique 38
51 Pièce prothétique après montage de la céramique 38
52 Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination 39
des excès et contrôle de l’occlusion
53 Situation initiale, absence de l’incisive centrale maxillaire 21 39
54 Préparation des dents piliers sous champ opératoire étanche 39
55 Essayage de l’armature métallique 40
56 Résultat final, après collage sous champ opératoire étanche, 40
élimination des excès et contrôle de l’occlusion
57 Préparation des dents piliers 40
58 Pièce prothétique finale 40
59 Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination 41
des excès et contrôle de l’occlusion
60 Critères de préparation pour inlay/onlay 42
[D’Incau E, Bartala M, Dos-Santos A. Traitement de la dent dépulpée
postérieure. La stratégie de la préservation. Réalités cliniques 2011 ;
22(1):273-280]
61 Onlay de Klaffenbach : Rainure (1), Axe de la dent (2) et Axe 43
d’insertion (3)
[Derrien G, Jardel V, Bois D. Ancrages fixes ou conjoints. Encyclop.
Med. Chir. 2000 ; 23-275-A-10]
62 Onlay de Klaffenbach moyen d’ancrage de bridge [5] 43
63 Onlay de Mac Boyle [80] 45
64 Onlay de Lakermance [81] 46
65 Onlay de Kabnick [83] 46
66 Préparation des dents piliers 47
65
67 Modèle de travail après empreinte des préparations 47
68 Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination 47
des excès et contrôle de l’occlusion
69 Préparation des dents piliers 48
70 Modèle de travail après empreinte des préparations 48
71 Pièce prothétique finale sur modèle après montage de la céramique 48
72 Résultat final après scellement, élimination des excès et contrôle de 49
l’occlusion
73 Situation initiale, absence des incisives centrales et latérales et de la 49
canine 11-12-13
74 Préparation des dents piliers 49
75 Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination 50
des excès et contrôle de l’occlusion
76 Situation initiale, absence de la deuxième prémolaire mandibulaire 45 50
77 Préparation des dents piliers 50
78 Pièce prothétique final après montage de la céramique 51
79 Essayage de la pièce prothétique 51
80 Résultat final après collage, élimination des excès et contrôle de 51
l’occlusion
81 Applications des forces sur un bridge cantilever [5] 52
82 Bridge cantilever distal [5] 53
83 Situation initiale, absence des deux incisives latérales maxillaires 12 et
22
84 Dents piliers, avant et après préparation sous champ opératoire étanche 55
85 Essayage de l’armature métallique 56
86 Collage de la pièce prothétique sous champ opératoire étanche 56
87 Résultat final après élimination des excès et contrôle de l’occlusion 56
88 Situation initiale, absence des deux incisives latérales maxillaires 12 et 57
22
89 Préparation des dents piliers sous champ opératoire étanche 57
90 Essayage de l’armature métallique 57
91 Collage de la pièce prothétique sous champ opératoire étanche 57
92 Résultat final après élimination des excès et contrôle de l’occlusion 58
93 Situation initiale, bridge collé remplaçant l’incisive centrale 58
mandibulaire avec tout le bloc antérieur comme dents piliers
94 Situation après dépose du bridge 58
95 Pièce prothétique finale en matériau esthétique 59
96 Résultat final après collage sous champ opératoire étanche, élimination 59
des excès et contrôle de l’occlusion
66
Bibliographie
67
25) Tirlet G, Attal JP. Le Gradient thérapeutique, un concept médical pour les traitements
esthétiques. L’information dentaire. 2009 ; 41/42:2561-2568
26) Davidowitz G, Kotick P.G. The use of CAD/CAM in Dentistry. Dent Clin N Am. 2011
; 55:559-570
27) Duret F, Blouin JL, Duret B. CAD-CAM in dentistry. J Am Dent Assoc. 1988 ;
117(6):715-20
28) Mormann WH, Brandestini M, Lutz F, Barbakow F. Chairside computer-aided direct
ceramic inlays. Quintessence Int. 1989 ; 20(5):329–39
29) CEREC AC : CAD/CAM for everyone (brochure). Charlotte (NC) : Sirona
30) Henkel GL. A comparison of fixed prostheses generated from conventional vs digitally
scanned dental impressions. Compend Contin Educ Dent 2007;28(8): 422–4, 426–8,
430–1
31) Christensen GJ. The state of fixed prosthodontic impressions: room for improvement. J
Am Dent Assoc. 2005 ; 136(3):343–6
32) Kachalia PR, Geissberger MJ. Dentistry a la carte: in-office CAD/CAM technology. J
Calif Dent Assoc. 2010 ; 38(5):323–30
33) Beuer F, Schweiger J, Edelhoff D. Digital dentistry : an overview of recent
developments for CAD/CAM generated restorations. Br Dent J. 2008 ; 204(9):505-511
34) Raynal J, Bennasar B. La couronne Vprep prémolaire. Dentoscope. 2015 ; 151 :48-50
35) Raynal J, Bennasar B. L’endocouronne. Dentoscope. 2015
36) Agustin-Panadero R, Sola-Ruiz MF, Chust César, Ferreiroa A. Fixed dental prostheses
with vertical tooth preparations without finish lines : A report of two patients. J Prosth
Dent. 2016 ; 115(5):520-526
37) Silness J. Periodontal conditions in patients treated with dental bridges. III. The
relationship between the location of the crown margin and the periodontal condition. J
Periodontal Res. 1970 ; 5(3):225-229
38) Loi I. Di Felice A. Biologically oriented preparation technique (BOPT) : a new
approach for prosthetic restoration of periodontically healthy teeth. Eur J Esthet Dent.
2013 ; 8(1):10-23
39) Edelhoff D, Sorensen JA. Tooth structure removal associated with various
preparation designs for anterior teeth. J Prosthet Dent. 2002 ; 87:503-509
40) Buonocore MG. A simple method of increasing the adhesion of acrylic filling
materials to enamel surfaces. J Dent Res. 1955 ; 34(6) :849-853
41) Ibsen RL. One-appointment technic using an adhesive composite. Dent Survey 1973 ;
49(2):30-32
42) Lambert PM, Moore DL, Elletson HH. In vitro retentive strength of fixed bridges
constructed with acrylic pontics and an ultraviolet-light-polymerized resin. J Am Dent
Assoc. 1976 ; 92(4):740-743
43) Sweeney EJ, Moore DL, Dooner JJ. Retentive strength of acid-etched anterior fixed
partial dentures: an in vitro comparison of attachment techniques. J Am Dent Assoc.
1980 ; 100(2):198-202
44) Jordan RE, Suzuki M, Sills PS, Gratton DR, Gwinnett JA. Temporary fixed partial
dentures fabricated by means of the acid-etch resin technique : a report of 86 cases
folloed for up to three years. J Am Dent Assoc. 1978 ; 96(6):994-1001
45) Rochette AL. Attachment of a splint to enamel of lower anterior teeth. J Prosthet Dent.
1973 ; 30(4):418-423
46) Howe DF, Denehy GE. Anterior fixed partial dentures utilizing the acid-etch
technique and a cast metal framework. J Prosthet Dent. 1977 ; 37(1):28-31
47) Livaditis GJ. Cast metal resin-bonded retainers for posterior teeth. J Am Dent Assoc.
1980 ; 101(6):926-929
48) Johnson DL, Stratton RJ. Fundamentals of removable prosthodontics. Chicago :
Quintessence Publ Co. 1980 ; 219
68
49) Livaditis GJ, Thompson VP. Etched castings : an improved retentive mechanism for
resin-bonded retainers. J Prosthet Dent. 1982 ; 47(1):52-58
50) Dunn B, Reisbick MH. Adherence of ceramic coatings on chromium-cobalt structures.
J Dent Res. 1976 ; 55(3):328-332
51) Brabant A. Méthodologie clinique des préparations pour bridges collés. Réal Cliniq.
1996 ; 7(4):513-521
52) Thompson VP, Del Castillo E, Livaditis GJ. Resin-bonded retainers. Part I : Resin
bond to electrolytically etched nonprecious alloys. J Prosthet Dent. 1983 ; 50(6):771-
779
53) Thompson VP, Del Castillo E, Livaditis GJ. Resin-bonded retainers. Part I : Resin
bond to electrolytically etched nonprecious alloys. J Prosthet Dent. 1983 ; 50(6):771-
779
54) Livaditis GJ. A chemical etching system for creating micromechanical retention in
resin-bonded retainers. J Protsthet Dent. 1986 ; 56(2):181-188
55) Doukoudakis A, Cohen B, Tsoutsos A. A new chemical method for etching metal
frameworks of the acid-etched prosthesis. J Prosthet Dent. 1987 ; 58(4):421-423
56) Saunders WP. Resin bonded bridgework : a review. J Dent. 1989 ; 17(6):255-265
57) Mukai M, Fukui H, Hasegawa J. Relationship between sandblasting and composite
resin-alloy bond strength by a silica coating. J Prosthet Dent. 1995 ; 74(2):151-155
58) Taleghani M, Leinfelder KF, Taleghani AM. An alternative to cast etched retainers. J
Prosthet Dent. 1987 ; 58(4):424-428
59) Hudgins JL, Moon PC, Knap FJ. Particle-roughened resin-bonded retainers. J
Prosthet Dent. 1985 ; 53(4):471-476
60) Moon PC. Bond strengths of the lost salt procedure : a new retention method for
resin-bonded fixed prostheses. J Prosthet Dent. 1987 ; 57(4):435-439
61) El-Sherif MH, El-Messery A, Halhoul MN. The effects of alloy surface treatments and
resins on the retention of resin-bonded retainers. J Prosthet Dent. 1991 ; 65(6):782-
786
62) Tanaka T, Fujiyama E, Shimizu H, Takaki A, Atsuta M. Surface treatment of
nonprecious alloys for adhesion-fixed partial dentures. J Prosthet Dent. 1986 ;
55(4):456-462
63) Tanaka T, Atsuta M, Nakabayashi N, Masuhara E. Surface treatment of gold alloys for
adhesion. J Prosth Dent 1988 ; 60(3):271-279
64) Krell KV, Jordan RD. Ultrasonic debonding of anterior etched-metal resin-bonded
retainers. Gen Dent. 1986 ; 34(5):378-380
65) Barwacz CA, Hernandez M, Husemann RH. Minimally invasive preparation and
design of a cantilevered, all-ceramic, resin-bonded, fixed partial denture in the
esthetic zone : a case report and descriptive review. J Esthet Restor Dent. 2014 ;
26(5):314-23
66) Barrack G. Recent advances in etched cast restorations. J Prosthet Dent. 1984 ;
52(5):619-626
67) Marinello CP, Kerschbaum T, Heinenberg B, Hinz R, Peter S, Pfeiffer P, Reppel PD,
Schwickerath H. First experiences with resin-bonded bridges and splints – a cross-
sectional retrospective study, part II. J Oral Rehabil. 1988 ; 15(3):223-235
68) Hélie P, Prévost AP. The butterfly bridge : advantages, indications and realization.
Actual Odontostomatol. 1984 ; 147:529-549
69) Burgess JO, McCartney JG. Anterior retainer design for resin-bonded acid-etched
fixed partial dentures. J Prosthet Dent. 1989 ; 61(4):433-436
70) Simon JF, Gartrell RG, Grogono A. Improved rention of acid-etched fixed partial
dentures : a longitudinal study. J Prosthet Dent. 1992 ; 68(4):611-615
71) Pegoraro LF, Barrack G. A comparison of bond strengths of adhesive cast restorations
using different designs, bonding agents, and luting resins. J Prosthet Dent. 1987 ;
57(2):133-138
69
72) Eshleman JR, Moon PC, Barnes RF. Clinical evaluation of cast metal resin-bonded
anterior fixed partial dentures. J Prosthet Dent. 1984 ; 51(6):761-764
73) Thompson VP, Livaditis GJ. Etched casting acid etch composite bonded posterior
bridges. Pediatr Dent. 1982 ; 4(1) :38-43
74) Wilkes PW, Shillingburg HT, Johnson DL. Effects of resistance form on attachment
strength of resin-retained castings. J Okla Dent Assoc. 2000 ; 90(3):24-25
75) Murakami I, Barrack GM. Relationship of surface area and design to the bond
strength of etched cast restorations : an in vitro study. J Prosthet Dent. 1986 ;
56(5):539-545
76) Viennot S, Malquarti G, Pirel C. Les onlays, moyens d’ancrage de bridge. Cah
prothèse. 2004 ; 125:7-16
77) Bartala M, Blanchard JP, Soenen A. Prothèse fixée. Guide clinique d’odontologie
2011
78) Harter JC, Sarfati E. Les préparations pour inlays et onlays métalliques scellés
unitaires et moyens d’ancrage de bridge. Réal Clin. 1996 ; 7(4):499-512
79) Le Huche R. Obturations, inlays, onlays, couronnes : en fonction de la forme de la
dent. Prélat 1970
80) Liger F, Knellesen C. L’onlay dit de Klaffenbach. Cah Prothèse 1981 ; 33 :37-46
81) Liger F, Samama Y, Girot G. L’onlay dit de Mac Boyle. Cah Prothèse 1976 ; 16 :167-
172
82) Kondracki T, Machureau M. Prothèse fixée inlays-onlays en « Y » de Lakermance,
ancrages de bridges pour le traitement d’édentements antérieurs. Cah Prothèse 2002 ;
118 :57-63
83) Samara Y, Girot G, Liger F. Onlays de P.K. Thomas moyens d’ancrage de bridge. Cah
Prothèse 1976 ; 16:149-154
84) Knellesen C, Liger F. L’onlay de Kabnik. Cah Prothèse 1976 ;16 :119-125
85) Ewing JE. Re-evaluation of the cantilever principle. 1957 ; 7(1) :78-92
86) Wright KW, Yettram AL. Reactive force distributions for teeth when loaded singly
and when used as fixed partial denture abutments. J Prosthet Dent. 1979 ; 42(4):411-
416
87) Goldfogel MH, Lambert RL. Cantilever fixed prosthesis replacing the maxillary
lateral incisor : design consideration. J Prosthet Dent. 1985 ; 54(4):477-478
88) Attal JP, Tirlet G. Le cantilever : une nouvelle géométrie pour les bridges collés. Réal
Clin 2015 ; 26(1):25-34
89) Sasse M, Kern M. All-ceramic resin-bonded fixed dental prostheses : Treatment
planning, clinical procedures, and outcome. Quintessence Int Berl Ger 1985. 2014 ;
45(4):291-297
90) Hopkins C. An immediate cantilever Rochette bridge. Br Dent J. 1981 ; 151(9):292-
295
91) Shaw MJ, Tay WM. Clinical performance of resin-bonded cast metal bridges
(Rochette bridges). À preliminary report. Br Dent J. 1982 ; 152(11):378-380
92) Kern M. Clinical long-term survival of two-retainer and single-retainer all-ceramic
resin-bonded fixed partial dentures. Quintessence Int. 2005 ; 36(2):141-147
93) Olin PS, Hill EM, Donahue JL. Clinical evaluation of resin-bonded bridges: a
retrospective study. Quintessence Int. 1991 ; 22(11):873-877
94) Sasse M, Kern M. Survival of anterior cantilevered allceramic resin-bonded fixed
dental prostheses made from zirconia ceramic. J Dent. 2014 ; 42(6):660-663
95) Kern M, Sasse M. Ten-year survival of anterior all-ceramic resin-bonded fixed dental
prostheses. J Adhes Dent. 2011 ; 13(5):407-410
96) Botelho MG, Leung KCM, Ng H, Chan K. A retrospective clinical evaluation of two-
unit cantilevered resin-bonded fixed partial dentures. J Am Dent Assoc. 2006 ;
137(6):783-788
70
97) Henderson D, Blevins WR, Wesley RC, Steward T. The cantilever type of posterior
fixed partial dentures : a laboratory study. J Prosthet Dent. 1970 ; 24(1):47-67
98) Erwing JE. Re-evaluation of the cantilever principle. J Pros Dent. 1957 ; 7:78-92
99) Ante, IH. The fundamental principles of abutments. Michigan State D. Soc. Bull.
1926 ; 8:14-23
100) Tylman, SD. Theory and practice of crown and bridge prosthetics. St. Louis 1954,
The C.V. Mosby Company
101) Botelho MG, Ma X, Cheung GJ, Law RK, Tai MT, Lam WY. Long-term clinical
evaluation of 211 two-unit cantilevered resin-bonded fixed partial dentures. J Dent.
2014 ; 42(7):778-784
102) Pjetursson BE, Tan WC, Bragger U, Zwahlen M, Lang NP. A systematic review of the
survival and complication rates of resin-bonded bridges after an observation period of
at least 5 years. Clin Oral Implants Res. 2008 ; 19(2):131-141
103) Prasanna BG, Reddy KK, Harsha TV, Ramesh GC. Clinical evaluation of
conventional cantilever and resin bonded cantilever fixed partial dentures : a
comparative study. J Contemp Dent Pract. 2012 ; 13(6):793-798
104) Miettinen M, Millar BJ. A review of the success and failure characteristics of resin-
bonded bridges. Br Dent J. 2013 ; 215(2):E3
105) Younes F, Raes F, Berghe LV, De Bruyn H. A retrospective cohort study of metal-cast
resin-bonded fixed dental prostheses after at least 16 years. Eur J Oral Implantol.
2013 ; 6(1):61-70
106) Creugers NH, Snoek PA, Van ‘t Hof MA, Käyser AF. Clinical performance of resin-
bonded bridges : a 5-year prospective study. Part III : Failure characteristics and
survival after rebonding. J Oral Rehabil. 1990 ; 17(2):179-186
107) Creugers NH, De Kanter RJ. Patients’ satisfaction in two long-term clinical studies on
resin-bonded bridges. J Oral Rehabil. 2000 ; 27(7):602-607
71
Serment d’Hippocrate
72
Approbation – Improbation
Les opinions émises par les dissertations présentées, doivent être considérées comme propres à
leurs auteurs, sans aucune approbation ou improbation de la Faculté de Chirurgie dentaire (1).
Lu et approuvé, Vu,
Nice, le
(1) Les exemplaires destinés à la bibliothèque doivent être obligatoirement signés par le Doyen
et par le Président du Jury.
73
DOGLIOTTI Mathieu
Résumé :
74