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Comprendre la complexité de la fiscalité

Le document traite de la fiscalité, en soulignant sa complexité juridique et ses liens avec les aspects humains, politiques, économiques et juridiques. Il aborde la notion d'impôt, ses objectifs, ainsi que la distinction entre impôt, taxe et redevance. Enfin, il évoque l'autonomie du droit fiscal et la théorie générale de l'impôt, en insistant sur la légalité fiscale et les différents éléments qui la composent.

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Comprendre la complexité de la fiscalité

Le document traite de la fiscalité, en soulignant sa complexité juridique et ses liens avec les aspects humains, politiques, économiques et juridiques. Il aborde la notion d'impôt, ses objectifs, ainsi que la distinction entre impôt, taxe et redevance. Enfin, il évoque l'autonomie du droit fiscal et la théorie générale de l'impôt, en insistant sur la légalité fiscale et les différents éléments qui la composent.

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DROIT

FISCAL
INTODRODUCTION : les clés de la fiscalité, comprendre la fiscalité.

La fiscalité est une matière profondément juridique ouverte sur les autres branches du droit mais aussi sur les
composantes économiques et politiques de la société humaine.

Le terme fiscalité tire son origine de ‘’fiscus’’, le panier que les romains employaient pour recevoir l’argent.
Il a donné également le fisc, qui désigne couramment l’ensemble des administrations publiques qui ont en
charge l’impôt.

L’impôt est le moyen normal de répartir les charges publiques entre les individus. En effet, l’étude des finances
publiques en 2e année de licence en droit montre que la science des finances a essentiellement pour objet, dans
le cadre du budget, de déterminer chaque année les charges publiques et d’assurer la répartition de ces charges :
les dépenses une fois décidées, il faut les payer. L’état doit alors se procurer l’argent nécessaire pour couvrir
les charges publiques en recourant à l’impôt. IL constitue la part la plus importante des recettes de l’état.

Quant au droit fiscal, il est un droit technique, complexe, parfois hermétique. Car l’impôt auquel il s’applique,
est lui-même une notion complexe.

PARAGRAPHE 1ER : la notion d’impôt, une notion complexe

La notion d’impôt est particulièrement complexe parce qu’elle met en cause des problèmes très divers. Ici
nous présentons les problèmes les plus importants qui tiennent aux aspects humains, politiques, économique
juridiques de l’impôt.

A / LES ASPECTS HUMAINS DE L’IMPOT.

Tout individu paye des impôts ou supporte indirectement le poids des impôts tout au long de sa vie. L’impôt
étant une charge servitude il est souvent considéré comme une frustration. Il sera plus facilement accepté si le
contribuant en perçoit l’utilité, en admet le principe et participe à la fixation de son montant, au moins par
l’intermédiaire de ses représentants. Payer l’impôt est un devoir qui est affirmé par l’article 27 de la
constitution. Enfin le contribuable doit avoir le sentiment que l’impôt est reparti équitablement. Cette idée de
justice fiscale est très importante, même si souvent elle n’est qu’une façade.

B/ Les aspects politiques de l’impôt

Il n’y a pas d’Etat véritable sans impôt et pas d’impôt sans Etat. L’histoire de l’impôt nous apprend que la
forme et la puissance d’un Etat, sont très souvent étroitement liés à l’impôt.

IL excite également des liens entre l’impôt et les régimes politiques. Le droit de consentir à l’impôt est à
l’origine du régime parlementaire britannique.

IL excite également des liens entre l’impôt et certains évènements politiques, par exemple entre l’impôt et les
guerres, l’impôt est parfois la sanction des vaincus (appelé parfois tribut), c’est ainsi un moyen de financer la
guerre.

Mais tout en étant générateur d’un ordre politique l’impôt subit en retour l’influence, du milieu politique
auquel il s’applique. Ce milieu conditionne le système fiscal. On ne peut jamais faire abstraction même à
l’égard des questions les plus techniques, comme les questions de taux par exemple des causes et des incidents
politiques. Car l’impôt est l’expression du rapport de forces politiques et sociales qui s’affrontent à un
moment donné.

Mais il ne faut pas oublier surtout la liaison de l’impôt et de la liberté politique des citoyens qui s’exprime à
travers le principe de la légalité de l’impôt.

C/ LES ASPECTS ECONOMIQUES DE L’IMPOT

Créé pour financer les échanges publiques, l’impôt a avant tout une finalité financière, mais il est déterminé
par la situation économique.

En effet, il est n’y a pas d’impôt sans richesse impossible c’est-à-dire sans valeur économique ajoutée. Le
niveau de développement d’un pays, le type d’économie ont une influence sur le système fiscal. En effet tant
au point de vue de la production de la richesse que de leur circulation et leur consommation, l’impôt produit
des effets stimulateurs ou au contraire restrictifs. Il peut peser lourdement sur telle ou telle branche d’activité
ou soulager et favoriser au contraire une autre activité et ces effets différents sont un facteur important de la
vie économique.

D/ LES ASPECTS JURIDIQUES DE L’IMPOT

Enfin, l’impôt soulève des problèmes juridiques que la science fiscale doit permettre de résoudre.

D’abord, il faut préciser que la fiscalité est une matière juridique. A ce titre, elle est une branche du droit public.
C’est donc conformément aux règles du droit public qu’il faudra construire la théorie de l’impôt et résoudre
les divers problèmes juridiques que suscitera son élaboration et son application.
C’est d’ailleurs sur cet aspect juridique que l’étude portera plus particulièrement car cet aspect prépondérant
dans toute études fiscalité.

(VOIR : la notion d’impôt, une notion en évolution)

PARAGEAPHE 2 : l’autonomie du droit fiscal

Le droit fiscal est la branche du droit public, qui réglemente les droits du fisc et ses prérogatives d’exercices,
car il se rapporte à des situations mettant en cause des personnes morales de droit public. Usant dans leurs
relations avec les contribuables, de leurs prérogatives de puissance publique.

Le droit fiscal s’applique à des liens ou à des situations. Il s’adresse à des sujets de droit, faisant partie d’un
ensemble juridique, dont les notions ont été définies par d’autres disciplines. Le problème est donc de savoir
si le droit fiscal est autonome par rapport à ces disciplines ou s’il est lié par les dispositions définies par ces
disciplines. L’autonomie du droit fiscal est controversée par certains auteurs mais pour d’autres
particulièrement le doyen est une trotabas, l’autonomie du droit fiscal est liée au réalisme du droit fiscal. Pour
exemple le domicile fiscal est différent du domicile au sens du, droit civil, la loi fiscale appelle commerçant
des personnes qui n’ont pas cette qualité selon le droit commercial. L’administration des impôts a le droit de
restituer à une opération juridique, son véritable caractère pour déterminer la base de l’impôt. Ainsi le fiscal
peut-il imposer des revenus malgré le caractère illicite des professions ayant procuré ces revenus.

PREMIERE PARTIE : la théorie générale de l’impôt

La théorie générale de l’impôt analyse un certain nombre de problèmes que doit résoudre la législation
lorsqu’il élabore un système fiscal.

TITRE 1ER : LA LEGALITE FISCALE

Chapitre 1er : la définition de l’impôt

Si l’impôt existe depuis l’Antiquité, c’est surtout à partir du 16e siècle qu’il constitue pour les Etats, l’essentiel
de leurs ressources servant à financer les dépenses publiques. C’est donc par rapport au budget que les auteurs
ont continué de définir l’impôt

L’impôt est une prestation pécuniaire requise des personnes physiques ou morales de droit privé et éventuelle

PREMIERE PARTIE : LA THEORIE GENERALE DE L’IMPOT

La théorie générale de l’impôt analyse un certain nombre de problèmes, que doit résoudre le législateur lorsqu’i
l élabore un système fiscal.
TITRE PREMIER : LA LEGALITE FISCALE

CHAPITRE 1 : LA DEFINITION DE L’IMPOT

Si l’impôt existe depuis l’antiquité, c’est surtout à partir du 16éme siècle, qu’il constitu les Etats, l’essentiel de
leurs ressources servant à financer les dépenses publiques. C’est donc par rapport au budget que les auteurs on
t coutume de définir l’impôt.

L’impôt est une prestation pécuniaire requise des personnes physiques ou morales de droit privé et éventuelle
ment de droit public d’après leur faculté contributive par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie d
éterminée, en vue de la couverture des charges publiques de l’Etat et des autres collectivités territoriales ou de
l’interventionnisme de la puissance publique (Monsieur MEHL, Sciences et techniques fiscales).
SECTION 1 : Les différents éléments de l’impôt

Paragraphe 1 : L’impôt une prestation pécuniaire requise par la contrainte sans contrepartie

A. Une prestation pécuniaire

Pour se procurer les biens et services, nécessaires à sa mission l’Etat à le choix entre plusieurs procédés ; il pe
ut choisir la réquisition des biens et des personnes : c’est le système des corvées ou du travail forcé ; par rappo
rt à ces techniques le prélèvement en argent apparaît comme un progrès, car il permet au contribuable, de disp
oser de sa personne et de ses biens, de s’organiser comme il l’entend à charge de payer l’impôt c’est pourquoi
on parle souvent du caractère libérale de l’impôt. Exceptionnellement, l’impôt peut être payé en nature.

B. Une prestation requise par la contrainte

Le consentement à l’impôt par le contribuable est un des fondements de l’impôt, mais ce consentement n’est p
as donné individuellement par chaque contribuable, mais par ses représentants c’est-à-dire par les députés vota
nt la loi fiscale. L’impôt est imposé unilatéralement par l’Etat, les contrats fiscaux ne sont pas de véritables co
ntrats (quasi-contrats) ; l’administration peut recourir à la contrainte, en cas de refus de payer ses impôts, cet é
lément de contrainte permet de distinguer de l’impôt tout autre prélèvement non forcé, par exemple l’impôt est
différent d’un fond de concours ; l’impôt est également différent de l’emprunt, lequel suppose l’accord de deu
x volonté le souscripteur étant libre d’accepter ou non le contrat ; et enfin l’impôt est différent d’une cotisation
syndicale retenue à la source, tant que l’adhésion au syndicat reste libre.

C. Une prestation sans contrepartie

L’absence de contrepartie directe permet de distinguer l’impôt de l’emprunt pour ce dernier la contrepartie est
constitué par le remboursement du capital et le versement des intérêts

Paragraphe 2 : Impôt moyen de couverture des dépenses publiques

A. L’objectif financier de l’impôt

Le premier objectif de l’impôt est de couvrir les dépenses de l’Etat. Cet objectif est affirmé depuis l’article 13
de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, cette obligation est reprise par l’article 28alinéa 6 de la
charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui prévoit le devoir de s’acquitter des contributions fix
ées par la loi pour la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la société.

B. Les autres objectifs de l’impôt

L’impôt a d’abord des objectifs économiques : il permet la transformation des structures économiques, en favo
risant les investissements. L’impôt peut également agir sur la conjecture économique

L’impôt peut avoir des objectifs sociaux. En effet, il permet de réaliser une redistribution de la richesse entre l
es particuliers et assurer un certain nivellement des revenus et fortunes ;

C’est aussi un moyen de santé publique, par exemple avec la taxation du tabac.

C. Les conflits entre les différents objectifs de l’impôt

L’interventionnisme fiscal va à l’encontre de l’objectif

financier, c’est-à-dire le rendement de l’impôt. En effet les exonérations fiscales constituent un manque à gagn
er pour l’Etat. A la limite, les objectifs économiques et sociaux peuvent faire disparaitre l’impôt c’est le cas pa
r exemple des impôts dissuasifs, qui sont conçus pour ne pas être perçus.

L’interventionnisme fiscal porte également0 atteinte au principe de l’égalité devant l’impôt, et à la juste répart
ition des charges entre les contribuables.

Paragraphe 3 : L’impôt, moyen de répartition des charges publiques en fonction des facultéscontributives des
citoyens

Le principe de l’égalité de tous devant les charges publiques a été affirmé par l’article 13 de la DDHC ; de ce
principe découle le principe de l’égalité devant l’impôt. La contribution est commune, ce qui exclut l’exempt
ion de l’impôt d’une certaine catégorie de la population. La détermination des facultés contributives des citoy
ens pose en pratique un certains nombres de problèmes (Voir chapitre la liquidation de l’impôt)

SECTION 2 : Impôt et notions voisines

Paragraphe 1 : Impôt, taxe et redevance

A. Impôt et taxe

B. ;

Ces deux prélèvements ont des caractères communs ; les taxes comme les impôts sont perçues au profit de l’
Etat, des CL et des EPA ; Ils sont institués par le législateur selon l’article 71 de la constitution la loi fixe les r
ègles concernant le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature. Les deux prélèveme
nts doivent faire l’objet d’une autorisation annuelle donnée par la loi de finances. Enfin taxe et impôts sont sou
mis au même régime juridique et au même contentieux.
Le premier critère de distinction est la qualification légale c’est-à-dire le nom donné par le législateur, ce critèr
e n’est pas fiable parce que le législateur qualifie d’impôt un certain nombre d’impôts notamment la TVA. Le
véritable critère de distinction est le fondement de la taxe à savoir l’existence d’un service rendu, l’impôt est p
erçu sans contrepartie directe. Par contre la taxe est perçue à l’occasion d’un service rendu, c’est-à-dire pour u
ne prestation offerte par l’administration à l’usager. Celui qui utilise le service paie la taxe, par exemple les dr
oits d’inscription dans les universités publiques. Toutefois, il arrive que la taxe soit perçue pour un service sim
plement offert, même si l’usager ne recourt pas à ce service, par exemple la taxe d’enlèvement des ordures mé
nagères. Le dernier critère est le montant de la taxe, il n’est pas en rapport avec le prix réel du service rendu, el
le est le plus souvent inférieur au prix du service rendu, mais la taxe peut être supérieur au service rendu quand
l’usager est tenu de la payer sans recourir au service.

C. Taxe et redevance

Comme la taxe, la redevance est perçue à l’occasion d’un service rendu, contrairement à la taxe le montant de
la redevance est équivalent à la valeur du service rendu, c’est cette équivalence qui constitue le critère de disti
nction ; Cette distinction est importante car les deux prélèvements ne sont pas soumis au même régime juridiq
ue. La redevance relève de la compétence du gouvernement, sa perception n’est pas soumise à l’autorisation a
nnuelle de la LF, et enfin la redevance n’est due que lorsque le service est effectivement rendu.

Paragraphe 2 : Les taxes parafiscales

A Définition

La taxe parafiscale est un prélèvement obligatoire doublement affecte. Elle est affectée à une pers autre que l'é
tat les collectivités territoriales et les établissements pub administratif. Elle peut être affectée aux établissemen
ts publics industriels commerciales ou à une entreprise publics. Elles sont perçues dans un intérêt économique
ou social au profit d’une personne morale de droit public ou privé, autre que l’Etat, les CT et leurs EPA. Elles
sont éventuellement établies autorisées par une loi de finances. C’est la définition donnée par la loi 59-249 du
31 décembre 1959 relative aux lois de finances. Le critère la taxe parafiscale est donc sa double affectation. El
le est affectée à un but d’intérêt économique ou social, c’est un but spécialisé mais à caractère collectif, par ex
emple l’organisation de certaines professions, la formation professionnelle la recherche scientifique, l’environ
nement. La taxe est affecté à un organisme autre que l’Etat, les CT et les EPA ; ainsi elle est affectée à de EPI
C, à des sociétés d’Etat et dans certains cas à des sociétés à participation financière publique. L’intérêt général
poursuivi par la taxe, justifie son caractère obligatoire, elle peut constituée un moyen d’intervention de l’admi
nistration dans le domaine économique et social, elle peut être créée par le législateur ou le gouvernement, mai
s sa perception doit être autorisée chaque année par la loi de finances.

B la finalité des taxes parafiscales

Ces taxes constituent un des moyens d'intervention de l'Etat dans le domaine économique et social. Ex : elle pe
rmet d'associer les professionnels à l'organisation d'une profession. Elle est généralement intégrée dans le prix
des produits vendus et sa charge se trouve ainsi répercuté sur le consommateur.

CHAPITRE 2 : LES SOURCE DU DROIT FISCAL

Elles vont dépendre du fondement de l’impôt, si l’impôt est l’expression de la souveraineté de l’Etat, le détent
eur de cette souveraineté sera compétent pour établir l’impôt ; si l’impôt a pour base le consentement du contri
buable, seuls les représentants de ces derniers pourront définir l’impôt. D'autre part Tous les problèmes de droi
t fiscal ne peuvent être réglés dans le seul cadre national, la frontière fiscale est devenue perméable, ainsi appa
raissent les sources internationales de l’impôt.

SECTION 1 : Fondement de l’impôt

Dans les temps anciens, l’impôt était considéré comme un tribut imposé au vaincus, ou comme une offrande a
ux dieux. A partir du 16ieme siècle Avec le développement de l’Etat, l’impôt fut considéré comme une sorte d
e prime d’assurance(thèse de Montesquieu),rémunérant la sécurité procurée par l’Etat (thèse de Bodin) . pour
certains auteurs l'impôt est le prix de tout les services rendus par l'état mais il n'y a pas de correspondance au p
lan individuel entre les impôts payés et les services rendus On retrouve cette idée au XVIème et XVIIIème siè
cle. L’impôt est un devoir pour tous (Article 27 Constitution). Today la doctrine de l'impôt repose sur deux fon
dements : la souveraineté de l’Etat et le consentement des contribuables . Les deux peuvent être d'ailleurs liés .

Paragraphe 1 : Premier fondement de l’impôt : la souveraineté

Le fondement régalien de l’impôt est retenu par la plupart des [Link] fiscal et pouvoir politique vo
nt de paire. Il a toujours été un aspect essentiels de la souveraineté de l’Etat. L’impôt est établi unilatéralement
, et met en jeu le pouvoir de contrainte ; maitriser l’impôt c’est conquérir l’[Link] : en Grande Bretagne le Par
lement a assuré son autorité par le consentement de l'impôt.

La contrainte peut être très utilisé pour percevoir l'impôt et il donne aux souverains les moyens de renforcer la
contrainte . On peut se demander si la souveraineté est le seul fondement de l’impôt. Cette thèse a été contesté
e par le professeur Jean-Claude Martinez dans son ouvrage « Le statut du contribuable », cet auteur relève un c
ertain nombre d’atteintes à la souveraineté fiscale de l’Etat, tout d’abord des atteintes internes, les taxes parafis
caux sont prélevés en faveur d'autre organismes que l’Etat pour ses [Link] constituent égaleme
nt des atteintes à l’autonomie de la souveraineté fiscale. Les traités d’intégrations régionales obligent les Etats
membres à harmoniser leur fiscalité. L’auteur note des atteintes à la plénitude du doit fiscal, le souverain ne pe
ut pas tout faire en matière d’impôt, il doit tenir compte de la puissance des intérêts, des réactions de l’opinion
, des besoins de l’Etat, des objectifs économiques [Link] peut citer Martiniere « la souveraineté fiscale ne pe
ut s'exercer que sur des marchés étroitement délimité par la puissance des intérêts . Les réactions de l'opinion,
les besoins de l'état, les exigences de l'économie et les possibilités des sciences financière. » En d’autres mots
on peut dire qu'il existe une sociologie de la fiscalité qui oppose un certain nombre de barrière à la pression de
l'impôt

Paragraphe 2 : Deuxième fondement :le consentement à l’impôt

La notion de contrainte peut paraitre exclusive de la notion de consentement à l’impôt. En fait, ces deux notion
s sont conciliables. Sur le plan historique, on constate qu’un système fiscal trop lourd et arbitraire, est à l’origi
ne de réactions violentes tels que les révoltes ... si bien que les souverains ont recherché eux même, l’assentim
ent des contribuables pour facilite la levée et la rentrée des impots. On peut dire que l’impôt est consenti par l
e contribuable quand le pouvoir est considéré comme légitime. Car reconnaître la légitimité de l'impôt c'est lu
i reconnaître les moyens assortis à son service. Ceci est encore plus vrai, quand le peuple lui-même est souvera
in, le droit de lever l’impôt est alors confié au représentant du peuple. C’est la principe de la légalité de l’impô
t. L'impôt relève du domaine de la loi . Tant que le parlement n’excède pas ses pouvoirs, tant qu’il reste légiti
me, il représente le consentement des citoyens à l’impôt. En effet, bien qu’élaboré unilatéralement, recouvert é
ventuellement par la contrainte, l’impôt n’est pas arbitraire. Cependant, il faut noter que le consentement à l’i
mpôt est global, pas individuels y tacite . A l’heure actuelle, le consentement à l’impôt prend une nouvelle for
me dans certains pays on constate des interventions réelles et souvent efficaces de certaines catégories de cont
ribuables, auprès des pouvoirs publics, pour participer à l’élaboration des textes fiscaux (négociations entre l’E
tat et certaines associations).

En conclusion,l’impôt est un attribut de la souveraineté de l’Etat, mais il doit recueillir le consentement des cit
oyens. C st le principe de la légalité de l’impôt.

SECTION 2 : Les sources internes du droit fiscal

On assiste à un déclin de la légalité de l’impôt et à une extension de l'activité normative de l'administration fis
cale

Paragraphe 1 : La loi fiscale

A. Le principe de la légalité de l’impôt

La loi fiscale déterminé l'assiette la liquidation et les modalités de recouvrement de l’impôt. Ceci résulte de l'a
rticle 79 de la constitution ivoirienne. Ce principe connaît toute fois certaines limites . L'assemblée nationale v
ote presque exclusivement dès projets de loi sans pratiquement aucune modification ce qui confère une prépon
dérance à l'administration dans l'élaboration des lois fiscales. @Ces limites résultent de deux facteurs . Un fact
eur technique à savoir lexoterisme d l'impôt moderne . Un facteur d'ordre constitutionnel l'article 78 alinéa 2 d
e la constitution interdit tout diminution de recettes et toutes augmentation de dépenses lors de l'adoption des l
ois par les députés. Cette disposition réduit voir paralysé le droit d'amendements des députés . Le vote du budg
et et des lois de finance se traduit par l'approbation qu'à si automatique Dû projets gouvernementale par l'asse
mblé nationale L’impôt est institué par la loi, selon l’article 61 de la constitution, l’assemblée nationale vote l
a loi et consent l’impôt, selon l’article 71 la loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de
recouvrement des impositions de toute nature. En d’autre termes, une loi est nécessaire pour créer ou supprime
r l’impôt, ou pour modifier les règles relatives au champ d’application, à l’établissement des montants etc.

B. Les limites du principe de légalité

L’assemblée nationale vote presqu’exclusivement les projets de loi sans pratiquement aucune modification. Ce
qui montre la prépondérance de l’administration dans l’élaboration des lois fiscales. Cet état de fait résulte de
plusieurs facteurs :

Facteur technique : ésotérisme de l’impôt, la fiscalité est devenue savante

Facteur constitutionnel : l’article 78 alinéa 2 interdit la réduction des recettes de l’Etat et


l’augmentation des dépenses publiques par les parlementaires, limitant voir paralysant ainsi le droit
d’amendement des députés. Il en résulte que le vote du budget et des lois fiscales consistent en une
approbation quasi-automatique du projet gouvernemental par le parlement. Le PR dispose du pouvoir
d’ordonnance qui constitue une autre limité au principe de la légalité de l’impôt dans le cadre de
l’article 75 de la constitution, le PR peut prendre des mesures relevant du domaine de la loi, pendant
une période déterminée à charge de déposer dans les délais fixés par la loi d’habilitation, un projet de
ratification des ordonnances. Chaque année dans la loi de finances, une habilitation permanente et
générale permet au PR, de prendre des mesures qui relève de la loi ; cette disposition est très utilisée
en ce qui concerne les impôts indirects et les droits de douane, pour des raisons de rapidité.
Généralement, ces ordonnances sont ratifiées par l’AS et deviennent des lois à part entière.

C. La portée du principe de la légalité

La loi fixe les règles, mais elle est complétée par de nombreux règlements d’application .
L'autorisation de l'impôt est périodique

L’impôt n’est pas voté une fois pour toute, sa perception doit être autorisée chaque année par la loi
de finances de l’année.

La loi fiscale s’impose aux contribuables, qui sont obligés de payer l’impôt

La loi fiscale s’impose à l’administration fiscale,l'administration ne peut percevoir que l'impôt


autorise. Tout contribution directe ou indirectes autres que celles autorisé par la loi de finances sont
formellement interdites . Les agents qui confectionneraient des rôles ou des tarifs non autorisé
peuvent être poursuivis Comme concussionnaire. ( la perception d’impôt non autorisé constitue un
crime de concussion.) L’administration doit percevoir tout l’impôt, elle ne peut accorder que les
exonérations ou réductions d’impôt prévues par la loi fiscale.

Paragraphe 2 : Le règlement et la doctrine fiscale

A. Les règlements

Il s’agit de règlements d’application des lois, puisque l’impôt relève du domaine l2gislatif. Ils sont subordonné
s à la loi qu’ils appliquent mais quand celle–ci est générale et floue, ils peuvent sous couvert d’application, la
modifier la loi en partie.

B. La doctrine fiscale

Elle est élaborée par la direction générale des impôts sous forme de circulaires, de notes parmi lesquelles il co
nvient de retenir les tolérances fiscales.

1. Les circulaires

Les lois fiscales sont souvent complexes , obscures, d’où la nécessité de circulaires, expliquant au fonctionnair
e comment les appliquer. Cependant La frontière strictement conforme et la frontière exactement contraire à la
loi, n’est pas toujours très nette ; il existe de nombreuses nuances entre l’ interprétation et la modification. Le
nombre de circulaires fiscales est considérable. La circulaire s’impose aux agents d’exécution, en vertu du pou
voir hiérarchique.

En cas de conflit, entre la loi et la circulaire, l’agent appliquera la circulaire ; par contre les contribuables ne p
euvent pas invoquer la circulaire qui est une mesure d’ordre intérieur, ce qui rend difficile le contrôle juridictio
nnelle d’application des circulaires.
2. Les tolérances fiscales

Nb : à l'encontre dû principes de la légalité

La tolérance fiscale estune dérogation administrative, à une règle expresse ou tacite de source législative ou ad
ministrative, prise par voie d’instruction au profit d’une catégorie de contribuable.

La tolérance administrative est une dérogation non prévue par la loi ou le règlement. C’est une dérogation du f
ait de l’administration, le supérieur hiérarchique le ministre des finances ou le directeur des impôts donne instr
uction à ses subordonnés de ne pas percevoir tel droit ou tel impôt. Cette dérogation concerne une catégorie de
contribuable et non un contribuable en [Link] Côte d’Ivoire il existe une tolérance fiscale selon laquell
e l'impôt foncier sur les propriétés bâtis n'est pas perçus sur les constructions modernes situés dans les villages
. De telles tolérances peuvent être justifiées par des raisons pratiques, par exemple l’application du texte entra
inerait des complications pour l’administration, Elles peuvent se justifier par des raisons économiques et socia
les, par exemple il existe une tolérance, concernant l’imposition des maisons bâties en dur dans les villages. C
es pratiques sont souvent critiquée non pas par les contribuables bénéficiaires , mais par les juristes, car présen
tant certains dangers, elle présente un risque d’arbitraire, si le texte est difficile à appliquer ou inopportun, il v
aut mieux le modifier. Les tolérances présentent un danger d’insécurité pour le contribuable, puisque l’adminis
tration peut à tout moment changer d’avis, et appliquer le texte toujours en vigueur. Toutefois, le code général
des impôts, que dans certains cas l’administration ne peut revenir sur sa décision prise en vertu d’une tolérance
, pour imposer après coût, quelqu’un qui aurait été auparavant exonéré.

SECTION 3 : Les sources internationales du droit fiscal

L’Etat souverain, à l’intérieur de ses frontières,mais il n’a aucun pouvoir fiscal à l’extérieur. On constate à l’he
ure actuelle un double phénomène, d’une part un accroissement du nombre des sources internationales du droi
t fiscal, suite au développement des conventions fiscales, et d’autre part une modification du droit interne pou
r tenir compte des engagements internationaux d’où une certaine harmonisation des systèmes fiscaux.

Paragraphe 1 : Les conventions bilatérales ou multilatérales en matière fiscale

Les permettes d corriger les effets néfastes du principe de la territorialité

A. Principe de la territorialité des lois fiscales

1. Signification du principe

La loi fiscale est exécutoire sur le territoire national, elle s’applique à toutes les personnes qui habitent le pays
et régit tous les biens meubles et immeubles situés sur ce territoire.

2. L’exception au principe

Le principe de la territorialité doit s’effacer devant la supériorité des traités et accord internationaux, ce qui
résulte de l’article 86 de la constitution. Article 123 Constitution 2016
Les zones franches

Il s’agit de zones délimitées souvent dans les ports à l’intérieur desquelles, certaines marchandises sont impo
rtées en franchise de douane, puis réexportés après traitement éventuel.

Les immunités diplomatiques

La pratique internationale admet à titre de réciprocité, l’exonération fiscale des résidences et agents diplomat
iques, ainsi que l’octroi de franchises personnelles et réelles, en matière de droit de douane. C’est ce qu'on ap
pelle la valise diplomatique.

3. Les inconvénients du principe de la territorialité des lois fiscales

Certains pays appliquent le principe de la personnalité des lois fiscales, c’est-à-dire que leurs nationaux sont
soumis aux lois de leurs pays d’origine, même s’ils vivent à l’étranger. Le droit personnel de certains impôts
(impôts sur le revenu) combiné sur le principe de la territorialité peut avoir pour conséquence q’une même pe
rsonne, ou une même richesse soit soumises à deux impositions : l’imposition locale et l’imposition nationale
. A l’inverse, la rigidité de l’imposition territoriale risque de faciliter l’évasion fiscale en amenant le contribu
able à localiser ailleurs ses biens imposables dans un autre pays .

B. L’objet des conventions fiscales bilatérales et multilatérales

1. La lutte contre les doubles impositions

Il y a double imposition quand une même faculté contributive, donne lieu à la perception de deux impôts.,Commenté
ell [Memo1]: Gina est trop folle �
e est permise en droit interne : une même richesse peut être assujettie à plusieurs impôts par exemple en CI l
es revenus des salariés sont frappés par l'impôt et le traitement sur le salaire , l'impôt général sur le revenu. E
n droit international, la double imposition résulte du heurt de plusieurs souverainetés fiscales. Plusieurs facte
urs sont à l’origine de la double imposition : la nationalité, le séjour d’un individu dans plusieurs pays, la par
ticipation d’un individu à des activités situées dans un autre pays. La double imposition peut être insupportab
le pour le contribuable. Elle est également néfaste pour les Etas, car la surcharge du contribuable compromet
le rendement de l’impôt.

Les conventions bilatérales, vont donc partager le pouvoir d’imposition entre les deux États signataires pour
éviter les doubles impositions.

2. La lutte contre l’évasion fiscale

C’est le fait des contribuables qui essaient d’échapper à l’impôt. La lutte contre l’évasion fiscale est très diffi
cile au plan interne et encore plus au plan international. Les conventions fiscales visent à éviter, que le contri
buable ne localise irrégulièrement ses bases d’impositions dans un pays où l’impôt est moins lourd (paradis f
iscaux), ou ne quitte un pays sans avoir payé ses impôts.

Paragraphe 2 : L’harmonisation des systèmes fiscaux

On assiste à une certaine harmonisation des systèmes fiscaux dû l’intégration économique des Etats au plan r
égional et le mimétisme fiscal.

A. Dans le cadre des communautés économiques régionales

L’intégration économique de différents états dans une communauté régionale suppose la facilité des échange
s et la réduction voir la suppression des droits de douane entre les états membres. Elle suppose aussi la libre
concurrence entre les producteurs de biens ou de services . Cette libre concurrence est faussée dans le cadre
de la communauté car la liberté des échanges permettra d'acheter ou de faire produire les biens dans ce pays.
, certains pays prélèvent moins d’impôt que d’autres. Les traités d’intégration économiques prévoient souven
t des dispositions en vue d’harmoniser progressivement les systèmes fiscaux des différents Etas membres, c’
est ainsi que la TVA a été généralisée dans tous les pays membres de l’UEMOA.

B. Le mimétisme fiscal

L'étude de l’histoire et de la biographie de l’impôt, permet de constater un certain mimétisme fiscal. Certains
impôts on débordé les frontières des pays dans lequel ils étaient nés . Il existe des modes fiscales. Certains t
ypes d’impôt apparaissent à la même époque dans plusieurs pays puis disparaissent ensuite . Ce mimétisme e
st dû à l'histoire . Ia plupart des pays colonisés ont adopté le système fiscal de l'ancienne métropole . Ce mim
étisme est parfois influencé par les organismes inter intervenant comme conseillers, et qui préconisent l’adop
tion de nouveaux systèmes fiscaux. Le professeur Martinez qualifie le FMI de « chaine de prêt-à-porter fisca

Conclusion : le statut du contribuable

Le contribuable est dans une situation générale et impersonnelle, définie par les différents textes fiscaux à sa
voir la

- loi fiscale laquelle détermine les facultés contributives soumises à l'impôt ainsi que les modalités de calcul
et et de recouvrement mais la loi en elle MM ne peut être automatiquement appliqué .

la LF de l’années qui entraîne la perception de l'impôt mais nacrée pas une situation juridique
national . C'est un acte condition qui autorise et oblige l'administration fiscale a percevoir les
impôts .

et certains actes administratifs qui complètes le statut du contribuable en matière d'impôts direct le
rôle déterminé l'assiette le montant de l'impôt dû pR le contribuable . En conséquence Le statut du
contribuable est légal et règlementaire, . Les rapports entre le contribuable et le fisc n'ont jamais un
caractères contractuel. Le fisc peut réformer une impositions déjà admise . Le contribuable dispose
de recours contentieux . « Les contrats fiscaux qui accordent des avantages à des entreprises nés ont
pas de véritables contrats , le contribuant est toujours dans une situation objective car le régime
fiscale de faveur ainsi que les conditions de son obtention sont définis préalablement par la loi
fiscale .
TITRE 2 / LA TECHNIQUE FISCALE

CHAPITRE 1 : L’ASSIETTE DE L’IMPOT

Assoir l’impôt consiste à déterminer la matière imposable, c'est-à-dire à définir les richesses qui seront impos
ées et à en évaluer le montant.

SECTION 1 : la détermination des richesses imposable

Le législateur a le choix entre plusieurs catégories d’impôtsIl sera guidé par des contraintes économiques et
même psychologiques

Paragraphe 1 : Impôt réel et impôt personnel

La distinction entre impôts réel et impôts personnelle est très ancienne . Cependant l'évolution de la techniqu
e fiscal atténue cette opposition

A. La distinction entre impôt réel et impôt personnel

L’impôt réel frappe les biens du contribuable. Ex : l’impôt foncier sur les propriétés immobilières , l’impôt s
ur les salaires, la vignettes automobile. L’impôt personnel est établi sur la personne même du contribuable. E
x : la taille personnelle sous l’ancien régime en France, l’impôt de capitation était payé par tout adulte en âge
d’être productif, quelque soit ses biens personnels. Cet impôt avait été choisi en raison de sa simplicité et de
son efficacité, en effet il était très difficile dans une société non monétarisée, d’estimer les revenus de chacun
. Par contre, il était plus facile de recenser la population . cet impôt de capitation avait été conçu pour inciter
les populations locales, à commercialiser leur surplus de production, pour être en mesure de payer l’impôt, il
a eu pour conséquence de développer les cultures de rente(exportations) parfois au détriment des cultures viv
rières et de monétariste prêtres s'inventent le secteur rural traditionnel . Cet impôt a été supprimé en CI en 19
60 pour des raisons politiques. Il a subcite dans d'autres pays pendant de nombreuses années .

B. De l’impôt personnel à la personnalisation de l’impôt

Si les impôts personnels ont disparus la fiscalité moderne tient compte dans certains cas de la personnalité du
contribuable et pratique un aménagement intuiti persanae de l'impôt afin de réaliser une plus grande justice f
iscale . L'appréciation des facultés contributives du contribuable doit tenir compte de ses biens mais égaleme
nt de sa situation de famille.

C. De l’impôt universel à l’impôt à L’IMPOT personnelle .

Les anciens fiscalistes insistaient sur le caractère universel de l’impôt ; en ce sens qu’il devait être payé par t
ous, l’universalité de l’impôt s’opposait à l’octroi de privilège. Ce caractère universel de l’impôt réapparait a
ctuellement, avec certains impôts tels que l’impôt général sur le revenu IGR, qui taxe l’ensemble des revenu
s d’un contribuable, permettant ainsi de mieux cerner les facultés contributives de l’individu, tout en tenant c
ompte par ailleurs de ses charges familiales. Le caractère global de cet impôt personnel s'oppose au caractère
personnalisé de L’IMPÔT réel .

Paragraphe 2 : Impôt unique et impots multiples


L’impôt unique répond à un souci de simplification, souci souvent exprimé par les contribuables, au XIXème
siècle les physiocrates proposaient un impôt sur la terre la rente foncière. Cet impôt n'a jamais été intégralem
ent applique mais à cet impôt la terre était surtaxe effectivement. au XXème siècle fut proposé un impôt sur
l’énergie. Mais en pratique, l’impôt unique est irréalisable, car il est impossible de trouver un seul impôt, qui
permettrait de taxer effectivement tous les individus, et qui serait trop élevé, favorisant ainsi la fraude fiscale
. Aujourd'hui Tout système fiscal est basé sur plusieurs impôts, cernant mieux les facultés contributives de ch
acun (impôts cédulaires frappant chaque catégorie de revenus) ces impôts permettent d'imposer toutes les cat
égories de richesses selon des règles propres à chaque catégorie.

Paragraphe 3 : Impôt sur le capital, impôt sur le revenu et impôt sur la dépense

A. Impôt sur le capital

Il frappe la richesse acquise, c’est-à-dire le patrimoine du contribuable par exemple les bien imm
obiliers (terres, maisons, plantations) ou les biens mobiliers (actions, œuvres d’art). Du point de vu
e fiscale la définition juridique du capital importe peu . Le droit fiscal tient compte des faits . Cet i
mpôt est privilégié par certaines tendances politiques. Il(impots capital) présente certains inconvé
nients, s’il est trop élevé, il tend à détruire le capital familiale, la transformation de la société peut
être bénéfique. La transformation de la société peut être bénéfique mais elle risque de diminuer les
citoyens, qui n’ont pas d’espoir de transmettre le fruit de leurs efforts à leur enfants. Il tend égale
ment à détruire le capital économique, ce qui est encore plus grave, car ce capital est la base de la
richesse du pays. Dans un Etat libéral, la taille de l’entreprise est parfois un facteur de productivité
, et donc de puissance économique nationale voir international . L’impôt sur le capital n’est pas to
ujours très juste, car certains éléments du capital, peuvent être aisément dissimulés. L’impôt sur le
capital revêt deux modalités, il peut être perçu à l’occasion des déplacements du capital c’est le ca
s d’enregistrement sur les vente et donations et les droits de succession et des gains de fortunes, qu
i atteignent les augmentations de capital. Il y a aussi l’impôt en capital, l’impôt peut porter sur l’en
semble du capital, et être relevé chaque année, obligeant ainsi éventuellement le contribuable à réd
uire son capital pour appliquer l’impôt. (N’existe pas en CI)

B. L’impôt sur le revenu

Il frappe la richesse en voie d’acquisition, il est perçu sur les revenus du contribuable ou du capital, c’est-à-di
re sur les valeurs mobilières et les loyers des immeubles, il est perçu également sur les revenus du travail, sur
les bénéfices industriels et commerciaux les bénéfices agricoles, les bénéfices non commerciaux. Chacun de
ces revenus est taxé à des prix différents, selon leur objet ;

La distinction entre revenu du capital et celui du travail permet d'appliquer des modalités et tes taux différen
ts selon le régime des revenus.

C. Les impôts sur la dépense ou la consommation

Ils sont perçus selon plusieurs modalités, il peut s’agir d’impôt particulier portant sur un produit déterminé,
c’est le cas des taxes sur le carburant ,tabac. Il existe également un impôt général sur la dépense qui frappe to
us les produits et service, il s’agit de la TVA. Les impôts sur la dépense sont considérés comme moins juste q
ue les impôts sur les revenus, en effet certaines dépenses ont un caractère obligatoire, et ne dépendent pas tou
jours des richesses du contribuable. Mais il est possible de rétablir, une certaine justice fiscale en détaxant les
produits de première nécessité et en taxant progressivement les produits selon leur utilité ou leur caractère lu
xueux.

SECTION 2 : L’évaluation des richesses imposables

La bonne connaissance de la richesse imposable est indispensable, pour maintenir un minimum de justice fis
cale et pour obtenir le meilleur rendement de l’impôt. Il existe deux façons de taxer la manière imposable sou
s forme d'impôts ou sous forme d'impôts ad valorem

Paragraphe : La distinction entre impôt spécifique et impôt ad valorem

A. L’impôt spécifique

Cet impôt est perçu sur l’unité matérielle du produit taxé, cette unité peut être le poids, le volume, la surface,
ou le nombre. Pour cet impôt, la définition de la matière imposable entraine en même temps le choix des bas
es d’imposition et la connaissance de ces bases. Ce système présente l’avantage de la simplicité, qui est une q
ualité importante en matière fiscale. La pesée et le calcul de la superficie suffisent pour déterminer le montan
t de l’impôt sans discussion [Link] n'y a pas de pb de détermination de la matière imposable . Ce système
présente des avantages de simplicité ce qui est une qualité en fiscalité : la superficie , le dénombrement , ... S
uffisent pour le calcul de l'impôt .

Ce système présente des inconvénients, il est inapplicable pour les matières qui requièrent une évaluation en
argent (le revenu professionnel ou mobilier). Le tarif de l’impôt peut être mal adapté au mouvement de prix,
d’où les modifications fréquentes du tarif, enfin il peut être injuste, car il ne permet de proportionner la char
ge fiscale à la valeur des biens acquis par le consommateur, ce système est aujourd’hui utilisé pour les droits
de douane et certains impôts indirects

B. L’impôt ad valorem

Il est fonction de la valeur, de la richesse imposée, qui sera égal à un certain pourcentage de cette richesse, ce
t impôt est plus juste, mais il pose le problème de l’évaluation de la valeur réel du bien imposable.

Paragraphe 2 : Les évaluations automatiques

L’administration fixe automatiquement la valeur de la matière imposable, en se référant à un signe, ou à une


valeur connue, cette évaluation automatique permet de connaitre quantitativement, la matière imposable sans
avoir à la saisir elle-même, elle évite au maximum les contacts entre le fisc et la matière imposable pour le c
ontribuable. Ces méthodes ne mesurent pas exactement la valeur de la matière imposable, elle aboutit généra
lement à une évaluation moyenne, elle déplace également l’assiette de l’impôt sur un des signes ou la valeur
retenu pour imposer le bien.

A. La technique de l’indice

Elle repose sur un signe apparent, c’est-à-dire sur l’idée de présomption. Le législateur peut retenir un seul in
dice ou un faisceau d’indice convergent, cette technique de l’indice présente l’avantage d’être facile à établir.
Mais cette méthode sacrifie l’égalité fiscale à la tranquillité du contribuable, et peut être injuste.
B. La technique du forfait

Comme l’indice, elle a un caractère automatiques , mais contrairement à l’indice le forfait ne retient pas un si
gne extérieurmaisun ou plusieurs éléments propres à la matière imposable, û

1. Les différents types de forfait

a) Le forfait légal ou collectif

L’impôt est calculé à partir d’éléments fixés par le législateur, par exemple l’exploitation agricole est fonctio
n de sa superficie, .l’administration établit seul le forfait. Certaines négociations sont possibles, mais unique
ment au niveau de la profession.

Généralement, ce forfait est sommaire et approximatif.

b) Le forfait conventionnel ou individuel

Le contribuable fournit à l’administration certains renseignements personnels et professionnels. L’administra


tion consulte des documents concernant l’activité du contribuable (monographie personnelle) à titre de comp
araison. Elle fixe ensuite le forfait applicable à ce contribuable, celui-ci a la possibilité de contester ce forfait.
en

2. Avantages et inconvénients du forfait

Au titre des avantages, il faut noter le de ces avantages, la commodité et la simplicité de ce système. Concern
ant le contribuable, le forfait diminue ses obligations fiscales et comptables, ce qui est important pour les con
tribuables illettrés. Forfait établi pour deux ans avec possibilité de tacite reconduction. Ainsi le contribuable
connait à l’avance le contenu de son impôt. Concernant, l’administration, ce système simplifie son contrôle e
t réduit les risques de conflits avec le contribuable. Ce système assure également des richesses stables pour d
eux années, et même si la richesse est sous évaluée.

Le plus grand inconvénient est la sous évaluation de la matière fiscale, cette sous évaluation est intéressant p
our le contribuable, mais pas pour l’Etat ni pour les autres contribuables, qui ne bénéficient pas de cet avanta
ge

Paragraphe 3 : Les évaluations directes

Cette méthode appréhende directement, la matière imposable elle suppose donc des possibilités d‘accès des
moyens d’investigations et d’appréciation de cette matière imposable. Elle compromet aussi la tranquillité du
contribuable car il est le seul à connaitre l’étendue de sa richesse.

A. La déclaration

Elle repose sur la bonne volonté, la sincérité et le civisme des contribuables. Elle porte non seulement sur les
éléments de la vie professionnelle du contribuable, mais également pour certains impôts sur des éléments de
sa vie privée, elle concerne la plupart des impôts (les impôts sur les revenus, les droits de succession et cert
ains impôts indirects). Le système fiscal ivoirien est un système déclaratif.
Ce système déclaratif fait l’objet d’un aménagement pour certains revenus, il s’agit de l’aménagement contrô
lé. La personne ou l’organisme qui verse les revenus au contribuable, doit également les déclarer au fisc qui
pourra comparer les deux déclarations, cette déclaration par un tiers sera encore plus efficace si les somme d
éclarées par ce dernier, viennent en déduction de son propre revenu.

Cette technique présente des avantages, elle donne une vision globale de la situation financière du contribuab
le, elle est accompagnée de certaines pièces justificatives, qui peuvent constituer vis-à-vis du fisc, une preuve
opposable au contribuable .La déclaration peut constituer une preuve pouvant être être opposés par le contri
buable par le fisc .

Elle présente aussi des inconvénients, elle constitue une tâche contraignante pour le contribuable, et suppose
un minimum de connaissances techniques et comptables. -La qualité essentielle de la déclaration est d’être e
xact ; d’où la nécessité d’un contrôle suffisant or tous les contribuables ne sont pas dans la même condition
au regard du contrôle. Ceux dont les revenus sont déclarés par les tiers, ne peuvent pas frauder. Tandis que,
les autres ont la possibilité de sous estimer leur richesse.

B. L’évaluation administrative

C’est le procédé normal d’évaluation pour certains impôts, ainsi les bénéfices non commerciaux des professi
ons libérales, sont évalués par l’administration, à partir d’éléments fournis par le contribuable, cette évaluatio
n peut être discutée après par le contribuable, il existe également une évaluation autoritaire des revenus du co
ntribuable, à défaut de déclaration faite par le contribuable, elle intervient à titre de sanction et débouche sur
une taxation d’office

CHAPITRE 2 : LA LIQUIDATION DE L’IMPOT

Elle consiste à déterminer la dette de chaque contribuable. Cette opération pose un problème préalable, celui
du choix entre l’impôt de répartition et l’impôt de quotité. Avec l’impôt de répartition, le législateur fixe le p
roduit global de l’impôt, la somme à recouvrer est ensuite répartie entre les différents contribuables. La répa
rtition se fait le plus souvent, au plan géographique. Ce système à l’avantage d’assurer un rendement certain
de l’impôt dont le produit est connu à l’avance, la fraude d’un contribuable est sans effet, à l’égard de l’Etat.
Ce système présente des inconvénients, il manque de souplesse, l’Etat ne peut bénéficier immédiatement de
l’essor économique, et il est souvent injuste par suite d’erreur dans la répartition. Ave l’impôt de quotité, le l
égislateur détermine le tarif à appliquer à chaque contribuable et prévoit éventuellement la personnalisation d
e l’impôt ou aménagement familiale.

SECTION 1 : Application du tarif

Paragraphe 1 : Le tarif

Le tarif de l’impôt est l’ensemble des règles déterminant les opérations à effectuer, sur la matière imposable
pour obtenir le montant de l’impôt.

Le tarif se distingue du taux, lequel est le pourcentage du prélèvement sur un élément de la matière imposabl
e, le taux peut être proportionnel ou progressif,
A. Distinction entre impôt proportionnel et impôt progressif

L’impôt proportionnel est un impôt dont le taux est constant quelques soit le montant de la matière imposabl
e,L’impôt progressif est un impôt dont le taux s’élève au fur et à mesure que croit la matière imposable.

La progressivité de l’impôt répond à un souci de justice fiscale. Pendant longtemps, on a considéré que l’égal
ité devant l’impôt était résolu par l’impôt proportionnel appliquant le principe du MM taux pour tous. or le ta
ux portant sur le minimum vital, peut être plus important que le même taux prélevé sur le surplus. La progres
sivité instaure l’égalité de tous dans les sacrifices. Elle peut être un frein à l’épargne et aux investissements.
Elle peut être aussi un moyen de lutte contre l’accumulation des richesses.

Au plan économique la progressivité permet à l'état d'instaurer des taux plus élevé à des revenus plus élevé ,
mais il existe un taux unique sinon on aboutit à la confiscation de la matière imposable . Son avantage dépen
d de la répartition de la richesse à l'intérieur de l'état. (...)

B. Les modalités de la progressivité

1. La progressivité directe ou progressivité par classe

Avec la progressivité directe, le taux de l’impôt augmente de façon continue, avec la croissance de la matière
imposable jusqu’à une limite fixé par la loi, le calcul est difficile puisque le taux varie de façon continue. Av
ec la progressivité, par classe la matière imposable est divisée par classe d’après son importance et on appliq
ue un taux de plus en plus élevé. Ce système est Très brutal lorsque le revenu change de classe.

2. La progressivité par tranche

Un même revenu est divisé en plusieurs tranches taxées à des taux différents. C’est le système utilisé en CI p
our l’impôt sur le revenu

3. L’impôt dégressif

Le taux de l’impôt décroit au fur et à mesure que décroit le montant de la matière imposable. Ce système met
en vedette le taux unique, et peut être dépassé.

4. La progressivité par abattement à la base des taux constants

Le système de l’abattement à la base est en fait un système sans le déclarer de façon expresse

Paragraphe 2 : Tarifs discriminatoires ARRETS ICI

Ils sont contraires au principe de l’égalité devant l’impôt, ils peuvent également fausser le je de la libre concu
rrence, ils sont parfois instaurés pour corriger certaines imperfections dans l’assiette de l’impôt. Par exemple,
les revenus des salariés, sont déclarés par l’employeur, ce qui exclut toute possibilité de fraude. Par contre le
forfait, ou la déclaration non contrôlé aboutit souvent à une sous évaluation de la matière imposable, pour co
rriger cette inégalité, il est prévu un abattement à la base sur les revenus salariés. Avec les systèmes de ola re
tenue à la source et pour certaines catégories d’impôts, l’impôt n’est pas liquidée par l’administration, mais p
ar le contribuable ou l’entreprise. L’auto-liquidation devient la règle en matière d’impôts sur les BIC, les sala
ires et sur les impôts indirects. Cette auto-liquidation est intéressante pour l’administration puisqu’elle réduit
ses charges. Au contraire, lac charge est répercutée suer l’employeur et elle n’est possible que les entreprises
dotées d’un comptable

SECTION 2 : L’aménagement familiale de l’impôt

Deux contribuables ayant le même revenu n’ont pas les mêmes facultés contributive, si l’un est célibataire et
l’autre marié avec plusieurs enfants à charge. En principe, l’impôt générale sue le revenu était du par foyer, i
ls sont imposés séparément.

Paragraphe 1 : La notion de personnes à charge

Sont considérées comme personnes à charge, les enfants mineurs. Les enfants majeures qui poursuivent des é
tudes, et qui sont infirmes, les enfants mineurs disposant de revenus propres peuvent être imposés séparémen
t. Peuvent les ascendants collatéraux et petits enfants à titre exceptionnel. En CI, est pris en compte comme e
nfant à charge, l’enfant légitime ou non, mais le maximum est de 6 enfants par foyer

Paragraphe 2 : Le calcul du quotient familial

On applique à chaque contribuable le nombre de parts correspondant à peu près au nombre de personnes à ch
arge dans le foyer. Chaque conjoint bénéficie d’une part et chaque enfant une demi part. Le revenu globale d
u foyer est divisé par le nombre de parts c’est le quotient familiale et on applique à ce quotient, le barème pr
ogressif de l’impôt, enfin on multiplie ce dernier résultat par le nombre de part, pour avoir l’impôt du par le c
ontribuable

CHAPITRE 3 : Le recouvrement de l’impôt

Il consiste à faire rentrer dans les caisses du trésor, les sommes dues au titre de l’impôt. Les modalités de rec
ouvrement varient selon qu’il s’agit d’impôt directe ou d’impôt indirect et d’autres par le trésor dispose de ce
rtaine garanties pour assurer l’effectivité de ce recouvrement

Paragraphe 1 : Distinction entre impôt direct et impôt indirect

Cette distinction a perdu une grande partie de sa pertinence depuis l’instauration de la DG ; le critère de disti
nction entre ces deux catégories d’impôts est l’établissement du rôle administratif, le rôle est un acte adminis
tratif par lequel l’autorité locale décide des éléments d’assiette et de liquidation de l’impôt pour un contribua
ble nommément désigné, indique le montant de l’impôt et les délais de paiement. Les impôts directs sont les
impôts perçues par de voire de rôle les impôts indirects sont perçus sans établissement de rôle nominatif. To
ute fois il existe certaines exceptions tenant à la retenue à la source de certains impôts indirects. Mais pour c
es impôts, le rôle est toujours possible.

SECTION 1 : Les modalités de recouvrement de l’impôt


Paragraphe 1 : Distinction entre contribuable et redevable

Le contribuable est celui au nom duquel la dette d’impôt a été juridiquement établi, le contribuable est celui
désigné par le rôle nominatif ; C’est le commerçant pour la taxe sur la valeur ajoutée, mais ce n’est pas néces
sairement, le contribuable légal qui supporte la charge économique de l’impôt. Parfois, l’impôt est payé par u
ne autre personne qu’on appelle le redevable ; en principe c’est le contribuable légale qui doit payer personne
llement l’impôt mais il existe deux exceptions, où l’impôt est payé par le redevable, c’est le cas de la solidari
té fiscale, d’une part et le cas de la retenue à la source d’autre part.

A. Le cas de la solidarité fiscale

La loi de stipuler qu’une solidarité fiscale, de sorte que l’impôt est exécutoire, non seulement contre le contri
buable, mais encore contre ses représentants et ayant causes. Il existe une solidarité familiale, ainsi chacun de
s époux habitant ensemble est solidairement responsable du paiement de l’impôt général sur le revenu IGR, l
es héritiers sont redevables des impôts dus par le décugus. En matière de société l’impôt de la société peut êtr
e perçu sur les gérants administrateurs, directeurs et liquidateurs. Il, existe également une solidarité en cas d
e solidarité pour fraude fiscale. Il existe également une solidarité en matière d’impôt foncier, le locataire est s
olidairement responsable du paiement de l’impôt foncier du par le propriétaire. Enfin, il existe la solidarité d
u comptable public, il est solidairement responsable du recouvrement des impôts à l’expiration d’un délai de
4 ans à compter du 1er janvier de l’année suivant celle de la mise en recouvrement des impôts dont il est char
gé.

B. La retenue à la source

Le débiteur du revenu, par rapport l’employeur, est tenu de retenir et de verser lui-même au trésor, l’impôt d
u par le bénéficiaire de ce revenu par exemple le salarié. Le payeur est le redevable alors que le bénéficiaire
du revenu est le contribuable. Ce système est utilisé en matière d’impôt sur les salaires, sur les revenues des
matières mobilières. Il est également utilisé par les vacataires dans les établissements d’enseignement ou sani
taires. Ce système est difficile à concilier avec la personnalisation de l’impôt.

Toutefois ce système présente des avantages,

D’abord pour l’Etat il assure une régularité des rentrées fiscales et facilite les problèmes de trésorerie ; il dim
inue le travail de l’administration, qui n’a pas à calculer le montant de l’impôt. Il instaure une certaine anesth
ésie de l’impôt, ce qui permet d’augmenter le taux de l’impôt.

Il présente également des avantages pour le contribuable, l’impôt est en rapport avec les moyens présents du
contribuable. Il n’y a pas de contact entre le contribuable et le trésor.

Paragraphe 2 : La date du recouvrement de l’impôt

3 dates sont à prendre en compte :

La date à laquelle le contribuable peut payer l’impôt, c’est la date du recouvrement du rôle pour les
impôts directs
La date d’exigibilité de l’impôt, c’est la date à laquelle le comptable public a la possibilité mais
l’obligation, de contraindre le contribuable au paiement de l’impôt, c’est-à-dire de mettre en œuvre
la procédure de recouvrement forcé

La date limite de paiement, a partir de laquelle les pénalités de retard seront appliquées

Selon le moment, ou est acquitté de l’impôt on distingue le paiement comptant le paiement différé et le paie
ment anticipé.

A. Le paiement comptant

Le contribuable doit payer l’impôt au moment où survient le fait générateur de l’impôt dans ce cas, l’assiette
la liquidation et le paiement de l’impôt sont simultané. C’est le cas pour la plupart des droits de douane. En
matière de TVA le fait générateur de l’impôt a savoir l’importation de la marchandise, est déclarée au fisc pa
r le contribuable, il dispose d »’un délai illimité pour faire cette déclaration. Mais l’impôt est exigible au mo
ment du dépôt de la déclaration et au plus tard à l’expiration du délai de la déclaration.

B. Le paiement en différé

1. Les droits constatés

Le fisc peut renoncer au paiement comptant de l’impôt, en fractionnant, ou en différant l’acquittement de l’i
mpôt. Par exemple en matière de droits de succession le paiement peut être fractionné en plusieurs verseme
nts égaux pour une durée maximum de un an.

2. L’établissement de l’impôt par voie de rôle

Il y a décalage entre la déclaration du contribuable, qui est le fait générale de l’impôt et le recouvrement, c’es
t le cas des Impôt sur le revenu non retenu à la source et des impôts fonciers. Après avoir liquidé l’impôt, l’a
dministration fixe la date du recouvrement des pénalités et de l’exigibilité de l’impôt.

3. Le sursis de paiement

En cas de contestation du contribuable, par la voie contentieuse du bien fondé de son imposition. Le contrib
uable peut demander à l’administration de sursoir au paiement des sommes litigieuses, jusqu’à la décision du
tribunal. Le contribuable doit en faire la demande et présenter des garanties et présenter des garanties, en cas
de refus du percepteur il peut saisir le juge par référé.

C. Le paiement anticipé

1. droits de timbre

L’achat du timbre précède son utilisation.

2. Le paiement des acomptes


Il y a aussi le cas des acomptes, ce système est de plus en plus utilisé en Côte-d’Ivoire,

a) Moyen d’accélérer le recouvrement de l’impôt

Le système des acomptes repose sur l’idée selon laquelle le contribuable est supposée devoir payer la mê
me somme d’impôts que l’année précédente. Pour éviter qu’il n’ait à faire face à des décaissements impor
tants et pour échelonner les recettes de l’Etat dans le temps, il est prévu un système d’acompte qui consis
te à effectuer des versements anticipés calculés d’après le montant de l’impôt payé au titre de l’année pré
cédente, avant même la liquidation et l’établissement du rôle de l’impôt par l’administration, c’est le cas
par exemple des acomptes provisionnels en matière d’impôt pour les sociétés, les BIC, les patentes des tr
ansporteurs publics

b) Les acomptes moyen de recouvrer une portion minimum d’impôt

Le système d’acompte permet de recouvrer au moins une partie de l’impôt du, dans la mesure où l’acomp
te est payé par un redevable autre que le contribuable. C’est le système de l’ASDI acompte sur différents
impôts mis en place par la loi 64 ; Ce système prévoit un prélèvement de 5 % sur les importation
s et la vente à toutes personnes physiques et morales passible sur les BIC, les bénéfices agricoles et les bé
néfices non commerciaux. Cet impôt est facturé par l’importateur ou le grossiste il est le redevable, le con
tribuable réel est le commerçant qui bénéficiera d’un crédit d’impôt.

3. Les précomptes

Il s’agit d’un prélèvement à la source de certains impôts c’est le cas par exemple des précomptes sur les impô
ts fonciers. D’abord retenus sur les baux administratifs par le trésor il a été étendu par les loyers payés aux a
gences immobilières. C’est le Cas des prélèvements de fisc des marchés publics.

Paragraphe 3 : La forme du paiement

Le principe est le paiement de l’impôt en argent soit en espèce soit par chèque ou virements. En matière de d
oits de douane sont acceptés également les obligations cautionnées, sont aussi acceptés les chèques du trésor
c’est-à-dire les chèques délivrés par le trésor pour le paiement des marchandises. La dette du contribuable en
vers le contribuable n’est pas à confondre avec les dettes de l’Etat envers le même contribuable, la compensa
tion au profit du contribuable est impossible mais le fisc peut compenser un dégrèvement, c’est-à-dire une ré
duction une annulation de l’impôt par son droit de reprise, suite à un redressement de l’impôt.

SECTION 2 : Le recouvrement forcé et les procédures simplifiées

Le principe est que le contribuable paie de lui-même ses impôts, le tésor dispose des moyens de garanties, p
our assurer l’effectivité de ce recouvrement.

Paragraphe 1 : Le recouvrement forcé

Il existe plusieurs procédures

A. La procédure ordinaire
Elle regroupe 4 étapes : elle-même regroupée en phase administrative et phase judiciaire

1. La phase administrative

Dans une première étape, le contribuable a le choix de payer volontairement l’impôt, ou de subir les poursuit
es pour les impôts directs, le contribuable a connaissance de son retard par un avertissement (extrait du rôle)
qui invite le contribuable à payer son impôt dans un délai déterminé. Quand le délai de recouvrement est pass
é, il reçoit un deuxième avertissement appelé sommation sans frais. Les impôts indirects sont payés spontané
ment lors de la déclaration à l’administration, en cas de retard le fisc envoie un avis de mise en recouvremen
t ; qui est également exécutoire.

En cas de non paiement de l’impôt à ce niveau on passe à la deuxième étape, lors de cette 2ème étape, le comp
table chargé des poursuites en recouvrement délivre un commandement c’est un titre exécutoire, c’es-à-dire s
ans avoir au juge le comptable peut contraindre le contribuable à payer son impôt, c’est ce qu’on appelle le v
éritable pouvoir fiscale. Si le contribuable refuse toujours de payer son impôts ou s’il ne signe pas avec le co
mptable, un protocole d’accord, pour échelonner le paiement des impôt intervient alors la troisième étape qui
fait partie de la phase judiciaire

2. La phase judiciaire

3ème étape : Malgré son nom elle ne nécessité pas le recours au juge mais à certains auxiliaires de justice nota
mment les huissiers, toutefois la régularité des actes est soumise au contrôle du juge, par contre l’opportunité
des procédure est discrétionnairement appréciée par le fisc. Cette étape est la saisie-exécution, elle est effect
uée par le comptable ou un huissier ou un huissier du trésor. L’huissier dresse un PV de saisie indiquant tous
les objets saisis ou les incidents intervenus au cours de la saisie, il fait signer le PV par le contribuable. La sa
isie ne peut être faite ni de nuit ni les jours fériés elle ne peut porter sur les biens de premières nécessité. Apr
ès la saisie de ses biens le contribuable peut encore payer ses impôts.

4ème étape : c’est la vente des biens saisis, ils sont vendus aux enchères et le prix de la vente servir à payer les
impôts, le surplus éventuel revient au contribuable, cette procédure est souvent longue et couteuse c’est pour
quoi on a recours le plus souvent à des procédures simplifiés

B. Les procédures simplifiées

1. L’avis a tiers-détenteur

Il permet au trésor de recouvrer les sommes détenues par un tiers au profit du contribuable, par exemple on d
emande au locataire de payer directement au trésor, le montant des loyers dus au propriétaire qui n’a pas pay
é l’impôt. L’ATD peut être adressé à la banque qui devra verser au trésor les créances payés au contribuable
défaillant jusqu'à un certain montant dans un délai précis, sous peine de sanction pour la banque

2. La saisie-arrêt

Elle permet d’appréhender les biens des contribuables, qui se trouvent entre les mains d’un tiers

Paragraphe 2 : les garanties du trésor


En plus des moyens déjà évoqués et de la possibilité

A. Le privilège

Il est prévu par le code général des impôts et défini par toutes grande catégorie fiscale, ce privilège s’exerce
avant tout autre il porte sur les meubles et effets mobiliers en quelques lieux qu’il se trouvent la liquidation d
es biens ou le règlement jdiciaire ne font pas obstavle au recouvrement de la créance priviliègiés du trésor m
ais elle doit être puubliée pour être opposé à la masse des créanciers en tant que créance privilégiés

B. L’hypothèque légale

Elle couvre les impositions de toute nature te les amendes perçues par le trésor elle pporte sur tous les immeu
bles des contribuables et prend rand à la date de son inscription au bureau des hypothèques, elle ne peu interv
enir avant que le contribuable est encouru une majoration ou des pénalités pour défaut de paiement,

TITRE 3 : Les réactions du contribuable devant l’impôt

L’impôt peut changer le comportement des contribuables, mais les effets ne sont pas toujours prévisibles, par
exemple il peut décourager l’effort productif, ou au contraire stimulé cet effort. Ces réactions du contribuabl
e dépendent autant du dynamisme propre des personnes que de l’impôt lui-même. Certains effets dissuasifs s
ont recherchés par l’Etat. Le contribuable peut réagir dans le cadre de la loi ou en dehors du cadre légal

CHAPITRE 1 : LES REACTIONS DU CONTRIBUABLE DANS LE CADRE DE LA LOI

Le contribuable peut utiliser les lacunes de la loi pour échapper à l’impôt ou en réduire son montant, pour ess
ayer de répercuter le poids de l’impôt sur d’autres personnes. En cas de contestation sur le montant de l’impô
t le contribuable peut porter sa réclamation devant l’administration ou devant le juge

SECTION 1 : L’évasion fiscale et la répercussion de l’impôt

Paragraphe 1 : L’évasion fiscale

Entendue au sens large, elle peut revêtir plusieurs formes,

A. L’abstention du contribuable

Pour échapper à l’impôt il suffit de ne pas accomplir l’acte imposé. En principe ces effets sont assez limités.
(tabac , voiture)

B. L’utilisation de la législation fiscale par le contribuable

L’évasion fiscale est parfois organisé par le législateur par exemple la méthode du forfait aboutit le plus souv
ent, à une sous évaluation de la matière imposable. Certains privilèges fiscaux sont accordés par le législateu
r lors du lancement de certains emprunts d’Etat. L’emprunt est exonéré par des droits de prescriptions si bien
que des fortunes entières avaient été converties en emprunt pour échapper à l’impôt ;
Le contribuable peut aussi utilisée certaines dispositions de la législation fiscale, laquelle est très complexe et
offre le choix entre 2 ou plusieurs statuts fiscaux le contribuable choisira le plus intéressant pour lui. Cepend
ant entre la volonté de payer le moins d’impôt possible et l’abus de droit n’est pas toujours facile à tracer,

L’évasion fiscale internationale est souvent facilité par l’absence de conventions fiscales internationales. Le
contribuable pour faire passer ses biens voir sa personnes dans un pays étranger à faible fiscalité au moyen d
’une localisation fictive de ses revenus dans ce pays,, c’est le système des paradis fiscaux.

Paragraphe 2 : La répercussion de l’impôt

C’est un phénomène essentiellement économique très difficile à accepter. Les intentions du législateur sont f
aussées par la répercussion de l’impôt. Si certaines catégorie de contribuables peuvent reporter sur d’autres, l
e poids de leur impôt, si un impôt destiné à frapper les propriétaires d’immeubles est incorporé dans les loyer
s payés par les locataires. La répercussion est possible, en fonction de la conjoncture économique ; elle est pl
us facile en période d’inflation, certains facteurs favorisent la répercussion, ces facteurs peuvent tenir de l’im
pôt lui-même. Ainsi les impôts dus à l’occasion des échanges et règlements financiers sont plus facilement tr
ansférés. Les impôts anciens sont plus facilement répercutés que les impôts nouveaux. La répercussion est p
lus facile pour un impôt dont le montant est connu à l’avance. Certains agents économiques peuvent agir sur
les pouvoirs publics et les organisations professionnels les plus fortes, peuvent obtenir une réduction ou une
augmentation d’impôts plus facilement répercutable. La répercussion est plus facile sur les biens dont la dem
ande est élastique.

SECTION 2 : Le contentieux fiscale

Le développement de la législation fiscale complexe et mouvante entraine certaines difficultés d’action de la


loi fiscale. L’administration obéit à des directives (circulaires) précises, dont la valeur juridique est parfois c
ontestable. Les contribuables eux même ignorent souvent leurs droits et obligations d’où la naissance de no
mbreux différends et réclamations, dont certains réglés par le juge, c’est le recours contentieux d’une part et l
e recours administratif gracieux d’autre part.

Paragraphe 1 : Le recours contentieux

Le contentieux est l’ensemble des réclamations par lesquelles le contribuable conteste une imposition, dont il
fait objet. Il demande réparation de cette erreur ou le bénéfice d’un droit résultant d’une disposition légale o
u règlementaire.

A. L’organisation du contentieux

1. Les juridictions compétentes


En CI, il n’y a pas de juge fiscal : Arrêt CACS, 16 mars 1966 Arrêt Dame Mailland contre Ministre des Fina
nces : « Seul le TPI est compétent pour recevoir réclamations des contribuables en matière contentieux fisca

2. La distinction entre le contentieux de l’assiette et du recours

Le contentieux de l’assiette porte sur la matière imposable et oppose les contribuables au service de l’assiette
. C’est par exemple la contestation sur le calcul du revenue du contribuable ou contestation du forfait.

Le contentieux du recouvrement oppose le contribuable au comptable chargé du recouvrement de l’impôt (co


mptable assignataire). Ex : Le contribuable a acheté des acomptes au titre des impôts sur les BIC et le receve
ur (comptable) lui réclame la totalité de l’impôt au montant du solde. Le contribuable conteste la régularité d
es poursuites lors du recouvrement forcé de l’impôt.

B. La procédure du recours contentieux

Avant de saisir le juge, le contribuable a l’obligation de faire un recours administratif préalable.

1. Le recours administratif préalable

Les réclamations doivent être présenter à l’administration au plus tard le 31 décembre de la deuxième année
suivant celle soit de la mise en recouvrement du rôle (date d’exigibilité) ou de la notification d’un avis de re
couvrement. Par exemple en mai 2011, le dernier délai pour faire réclamation sera le 31 décembre 2013, soit
du dernier versement de l’impôt contesté, soit de la réalisation de l’évènement qui motive la réclamation.

La requête doit être adressée au DGI par le contribuable ou ses ayants-droits , elle doit indiquer la nature de l
’impôt, son montant, les références du Code Général des Impôts, la date du rôle ou du versement de l’impôt.
Elle doit indiquer également l’exposé des moyens de justice et les conclusions du contribuable. La requête d
oit être datée et signée par le contribuable ou son ayant droit.

Chaque réclamation ne vise qu’un seul impôt, une seule côte (une seule année). Ainsi si les erreurs portent su
r plusieurs impôts ou plusieurs années, il faudra rédiger autant de requête que d’impôt contesté o que d’année
contestée.

Le recours contentieux n’est pas suspensif du paiement de l’impôt contesté, sauf possibilité pour le contribua
ble de demander au receveur un sursis de paiement. Le comptable peut refuser ou accepter ce sursis, en génér
al il exige des garanties du contribuable.

Les réclamations suspendent les délais de prescription. Les requêtes sont instruites par les services de la DGI
, qui doit notifier sa décision dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la réclamation en cas de re
fus ou de silence de la DGI, le contribuable peut saisir le juge. Dans la plupart des cas, il y a un accord entre
DGI et contribuable.

2. La saisine du juge

Le juge en instance, ou en cassation la chambre administrative de la Cour Suprême statuera sur le litige.
Paragraphe 2 : Le recours gracieux et le dégrèvement d’office

A. Le recours gracieux

C’est un recours, dans lequel le contribuable ne conteste pas l’exigibilité de l’impôt, mais demande une fave
ur. Par exemple la remise totale ou partielle d’impôt régulièrement établi, mais que le contribuable est dans l’
impossibilité matérielle de payer. Il peut aussi demander la remise partielle ou totale de pénalité.

Le recours gracieux n’a de chance d’aboutir qui les revenus sont réellement limités. Les requêtes sont présen
tées de la même façon que les réclamations contentieuses, mais il n’y a pas de délai. Le contribuable peut éga
lement demander une transaction avec l’administration.

B. Le dégrevement d’office

De même que le contribuable dispose de droits de réclamation , l’administration peut de sa propre initiative o
u du fait de démarche officieuse ou effectuée à titre gracieux, réparer les erreurs ou omissions comises dans l
’assiette ou le calcul de l’impôt , ou accorder un droit résultant d’une disposition législative ou réglementair
e.

La dégrèvement est une sorte de procédé de retrait qui apparait comme la contrepartie du pouvoir de l’Admin
istration de rechercher les erreurs commises par le contribuables (le droit de reprise)

Cette procédure est mise en œuvre par les agents d’assiette de la DGI, aboutit à la remise partielle ou totale d
es impôts en cause. Il n’y a pas de délai.

Par contre, l’Administration fiscale dispose d’un pouvoir discrétionnaire : l’inscription sur un état de dégrève
ment est entièrement facultative pour l’administration ; Elle dépend de sa seule appréciation et ne peut faire l
’objet d’aucun recours contentieux.

CHAPITRE 2 : LES REACTIONS DU CONTRIBUABLE EN DEHORS DU CADRE DE LA LOI

La fraude fiscale est doublement condamnable, elle a des conséquences néfastes pour l’Etat qui ne perçoit pa
s les sommes dues au titre des impôts et elle réduit considérablent la portée du principe d’égalité de tous deva
nt les charges publiques. La fraude déplace la charge de l’impôt sur les autres contribuables, entrainant une i
négalité entre les contribuables honnêtes et fraudeurs.

En outre au plan économique, la fraude fiscale fausse le jeu de la concurrence. L’entreprise, qui échappe en p
artie à l’impôt pourra diminuer ses prix de revient et ses produits ou services seron alors plus compétitifs sur
le marché

L’ampleur de la fraude est difficile à déterminer mais elle atteint des proportions importantes voir inquiétante
s surtout dans les pays en développement.

Paragraphe 1 : Les cause de la fraue fiscale

La fraud est à l’impôt ce que l’ombre à l’homme « tout impôt comporte en lui-même une incitation à la frau
de »

A. Les cauuses psychologiques ou morales


Causes psycologiques : la fuite devat l’impôt est la réaction envers la contrainte inhérante a tout impôt L’imp
ôt est un acte de soumission. Il est fixé autoritairemnt et unilatéralement par la puissance publique. Il est reco
uvré évetuellement par la contrainte d’où un sentiement de puissance qui touche le contribuable au plus prof
ond de lui-même.

En Afrique, la lutte contre l’impôt a pendant longtemps été assimilée à la lutte contre la colonisation

Causes morales : la conscience fiscale est moins développéà la conscinece morale. Les nombreuses personne
sexcusent la fraude même si elle ne la pratique pas. Cette diminution dela consience fiscale peut elle-même s
’expliquer de plusieurs façon, il y aun mythe quant à l’utilisation des impôts. Le contribuable a l’impression
de ne rien recevoir en échange de sa contribution ou de recevoir moins que ce qu’il ne donne. Pour lui l’Eta e
st un gouffre.

Le contribable n’a pas la connaissance ses impôts payés par chacun et il a le sentiemnt de payer plus que ses
voiseiins certains impôts sont particulièemnt irritants

La loi fiscale est très complexe et mouvante ; elle gfait beaucoup l’obejt d’exonération ou de privilège si bie
n qu’elle perd de son prestige

B ;les cause eco et technique

Le contribuable compare le bénéficee qu’il tire de la fraude avec le risque qu’elle crèe et tranche sur la plus
économique des deux. Il faut noter aussi que l’administration fiscale n’a pas toujours les moyens sufffisants
pour effectuer les contrôles , pas assez de technicité pour déceler les fraudes ou pas assez d’autorité pour ena
ger les poursuites à l’encontre des personnalités qui fraude

P2 / Les manifestations de la fraude

A. Elément constitutif de la fraude s

B. JJN

La fraude fiscale est à la fois un délit pénal et une infraction fiscale. La fraude est constituée d’un :

Elément légal : Toute violation frauduleuse c’est-à-dire contraire à la loi constitue une fraude

Elément matériel : un fait extérieur à son auteur, il peut s’agir d’une fraude d’action ou d’une fraude
d’omission, on distingue la fraude simple constituée d’une simple abstention, par ex le commerçant
qui omet de déclarer des achats qui dissimule des recettes. Les fraudes complexes, qui supposent
une certaine manœuvre (fausse écriture, opération fictive facture sans vente …)

Elément intentionnel : la fraude a un caractère volontaire, ce qui la distingue de l’erreur ; ainsi le


contribuable, qui à la suite d’une erreur ou d’un oubli omet de bonne foi de déclarer un élément
opposable, commet une erreur. L’administration redresse sa déclaration et lui impose des pénalités
de retard ; mais il n’aura ni majoration, ni amende pour fraude fiscale.
C. Le polymorphisme de la fraude fiscale

Après avoir distingué la fraude simple de la fraude complexe on oppose la fraude classique artisanale de la fr
aude moderne industrielle.

1. La dissimulation matérielle et comptable

On peut ranger sous cette rubrique le défaut de déclaration de certains revenus.

On peut signaler également la dissimulation des produits soumis à imposition (contrebande). Il existe une pré
somption légale de fraude, par exemple sont présumés faire partie de la succession les titres boursiers, sur les
quels le défunt a effectué des opérations dans les 12 mois précédent son décès, sauf preuve contraire apport
ées par les héritiers. De même les marchandises trouvées dans les zones frontalières sont présumées entées p
ar fraude, sauf si leur détenteur prouve avoir payé les droits de douane

On peut coter également la dissimulation comptable, qui consiste souvent à majorer les charges ; par exempl
e en mettant des dépenses personnelles dans les frais généraux de l’entreprise. Elle peut consister également
à minorer des recettes par le système des ventes sans factures ou sous facturées

2. La dissimulation juridique

Elle suppose des manœuvres plus élaborées. Le contribuable crée une situation juridique apparente différente
de la situation juridique véritable. Par exemple le fraudeur fait établir de fausses factures par une entreprise
de façade, il en déduit le montant de la TVA, revend ses ventes, la TVA fictive qui figure sur ses factures fic
tives ;

On peut citer également les fausses qualifications, qui consistent à dissimuler les situations ou un acte norma
lement imposable, sous le couvert d’une situation ou d’un acte exonéré d’impôts ou moins imposés.

Le fisc n’est jamais lié par la qualification juridique de l’acte. Il peut rechercher la situation réelle derrière la
situation apparente

SECTION 2 : La lutte contre la fraude fiscale

Elle revêt deux aspects . Le contrôle de l'administration et les sanctions

Paragraphe 1 : Le contrôle fiscal

Il est défini et régi par la loi 97-244 du 27 avril 1997, portant livre des procédures fiscales.

A. Les pouvoirs généraux de l’administration fiscale

L’administration peut procéder à différents types de contrôles :

Le contrôle sur pièces : à l’intérieur du service administratif, des contrôles sont effectués pour
détecter des erreurs matérielles évidentes. L’administration peut demander des renseignements
complémentaires au contribuable, il peut s’agir de simples renseignements ou de demandes
d’éclaircissement. Dans ce cas l’absence ou l’insuffisance réponses peut entraîner une taxation
d’office. Les demandes d’éclaircissement sont prévus pour les impôts sur le revenu et droits de
succession. L’administration peut également demander des justifications, elles sont contraignantes,
car le contribuable doit fournir des preuves, elles ne sont utilisées, que dans des cas très précis
prévus par le livre des procédures fiscales.

Contrôle sur place : les contrôles sur place comprennent les vérifications de comptabilité. Chez les
contribuables astreints à la tenue d’une comptabilité. Ils comprennent également les contrôles
matériels effectués dans le cadre de contrôle de comptabilité, ou en vertu de textes particuliers. Les
vérifications se font dans les locaux professionnels et exceptionnellement dans les locaux
d’habitation avec autorisation du juge.

Le droit de communication : il permet à l’administration fiscale de rassembler des informations sur


la situation des contribuables, elle peut s’abaisser à des entreprises autres que celles du contribuable,
pour obtenir des documents professionnelles. Elle peut aussi s’adresser aux banques aux organismes
de prévention fiscales aux officiers de prévention publique, aux notaires. L’administration peut faire
faire à ses frais des photocopies des documents demandés. Les établissements bancaires et les
compagnies d’assurance ne peuvent pas opposer le secret professionnel, ou refuser de communiquer
au fisc les documents demandés.

B. Les procédures de contrôles particulières

1. La vérification de comptabilité

Elle concerne les contribuables, astreints à la tenue d’une comptabilité et permet aux agents des impôts d’exa
miner sur place les documents comptables, les pièces justificatives et autres documents professionnels. Elle v
ise à vérifier l’exactitude et la sincérité des déclarations faites par les contribuables, en cas d’erreur, elle perm
et à l’administration de procéder à des redressements ou à des corrections nécessaires en faveur ou contre le
contribuable, qui a omis de déclarer certains éléments ou qui a fraudé délibérément. Le code général des imp
ôts prévoit certaines garanties pour le contribuable, l’administration doit l’informer de ses droits, de la possib
ilité de se faire assisté par un conseil, de la durée de la procédure. Toujours au titre des garanties, l’administr
ation doit l’informer du résultat de des vérifications et du droit de discuter avec le vérificateur du montant de
ses droits et pénalités résultant des paiements notifiés

2. La vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble des personnesphysiques

Elle concerne l’impôt général sur le revenu, elle vise à contrôler la cohérence entre d’une part les revenus dé
clarés et d’autre part les biens les éléments du train de vie de la famille et les comptes bancaires

3. Les perquisitions
L’administration fiscale peut procéder à des perquisitions, en matière d’impôts indirects de droits de douane
et de taxe sur la valeur ajoutée. Ces perquisitions, doivent être autorisées par le juge.

C. Le droit de reprise et les procédures de redressement

1. Le droit de reprise

Le droit pour l’administration de procéder à des redressements ou de réclamer des impôts ne peut être exercé
que dans des délais limités. Ce délai est de 3 ans pour les impôts sur le revenue et l’IGR. Pour les impôts fon
ciers, pour les patentes et licences, l’impôt synthétiques, la TVA. Ce délai peut être interrompu par une notifi
cation de redressement, par la notification d’un avis de mise en recouvrement, par une action en justice, un c
ommandement etc.

2. Les procédures de redressement

La procédure de redressement est contradictoire, elle s’applique à pratiquement tous les impôts. L’administra
tion adresse au contribuable une notification de redressement, indiquant la nature et les motifs du redressem
ent. L’intéressé a un délai de 30 jours pour faire ses observations, il peut éventuellement demander l’avis d’u
ne commission mixte paritaire, composée de représentants des contribuables et de l’administration fiscale.

L’administration fixe les bases d’imposition et le montant définitif de l’impôt

3. L’imposition d’office

Dans ce cas les bases d’imposition sont déterminées uniquement par l’administration. Cette procédure est ut
ilisée en cas de défaut ou dépôt tardif d’une déclaration obligatoire. Cela peut concerner. Cette procédure est
également utilisée en cas d’absence ou

Elle est également utilisée en cas d’opposition à un contrôle fiscal.

Paragraphe 2 : Les sanctions

On distingue les sanctions administratives et les sanctions pénales

A. Les sanctions administratives

1. Les pénalités de retard

Ce ne sont pas vraiment des sanctions, mais elles visent à dédommager le trésor de la perte subie du fait du r
etard dans le paiement de l’impôt. Il s’agit des intérêts de retard de 5%, 10 % pour les impôts retenus à la sou
rce + 0,5 % par mois de retard. Il s’agit également de majorations forfaitaires de 10 % pour les impôts non a
cquittés le dernier jour du mois suivant celui de la mise en recouvrement.

2. Les sanctions proprement dites

Elle s’applique en plus des intérêts de retard. Elles sont variées


Les majorations variables : pour défaut de production ou production tardive de déclaration

Les majorations de 100 % : pour les chèques, les billets a ordre et traitre impayés

Les amendes : sanctionnent l’absence de production ou la production tardive de documents, elles


sanctionnent les omissions, inexactitudes et dissimulation, les fausses factures ou factures de
complaisance etc. Ces amendes sont soit forfaitaires ou proportionnelles. Elles sont très élevées

B. Les sanctions pénales

Elles s’ajoutent aux sanctions administratives, elles sont prononcés par les juridictions pénales et frappe les a
uteurs et les complices de fraude. Elles consistent en des amendes et a à des peines d’emprisonnement selon l
a gravité de la fraude. Les amendes sont très lourdes pour avoir des effets dissuasifs. Elles vont de 500 000 F
à 60 000 000 F ; et 1 500 000 à 100 000 000 F en cas de récidives ; L’emprisonnement peut aller 1 mois à 5
ans.

Le juge peut prononcer des peines accessoires telles que l’interdiction soumissionner au marché public, la ra
diation des listes électorales, la publication et l’affichage du jugement, l’interdiction d’exercer certaines prof
essions, la suspension du permis de conduire, la confiscation du véhicule

Afin d’éviter de telles sanctions, le contribuable peut accepter en matière d’impôt indirect et de droit de doua
ne, une transaction avec l’administration, les contribuables reconnait le montant des droits à payer et s’engag
e à acquitter ces droits selon un échéancier. L’administration peut réduire les droits ou les pénalités. Les PV
peuvent être signés par les 2 parties le non respect des dispositions de la transaction, permet à l’administratio
n de reprendre aussitôt les poursuites.

SECTION 3 : Les révoltes fiscales

Paragraphe 1 : Les manifestations

A. Les révoltes proprement dites

Elles ont été très fréquentes dans l’histoire (ex : la révoltes de 1789)

B. La grève de l’impôt

Elle est interdite, elle est réprimée pénalement, mais en pratique la répression est rare. Elles sont souvent org
anisées par des groupes professionnels

Paragraphe 2 : Les remèdes

Les reformes fiscales

Améliorer les impôts contestés


Faire participer les organisations professionnelles les plus puissantes ou certains groupes de pression
de façon au moins indirect à l’élaboration des lois fiscales

Améliorer les relations entre le fisc et les contribuables : l’Etat doit informer les contribuables du
bien fondé et des modalités des impôts. En CI, la DGI a initié certains petits films pour expliquer.

2éme PARTIE : LE SYSTEME FISCALE IVOIRIEN

Ce système est caractérisé premièrement par l’héritage colonial des Impôts

Il est caractérisé également par la faiblesse du rendement de l’impôt, conséquence de la faiblesse du revenu d
’une grande partie de la population, de la fraude, des exonérations accordées au titre du code des investissem
ents et de l’absence ou de l’insuffisance des cadastres en ce qui concerne les impôts fonciers

Enfin, le système ivoirien est caractérisé par la prédominance des impôts indirects et des droits de douanes, c
aractéristique des pays en voie de développement.

CHAPITRE 1 : LES IMPOTS DIRECTS

Ils sont perçus par voie de rôle à l’exception des impôts retenus à la source. il s'agit principalement des impôt
s sur le revenu et ensuite des impôts fonciers

SECTION 1 : Les impôts sur les revenus

Chaque catégorie de revenu ou cédule est imposée séparément par un impôt cédulaire à un taux spécifique. E
n outre, les personnes physiques sont assujetties à l’impôt général sur le revenu (IGR)

Paragraphe 1 : Les impôts cédulaires

A. L’impôt sur BIC et BA

1. Les personnes assujettis au BIC

L’impôt sur les BIC frappe les entreprises individuelles ou les sociétés ayant une activité commerciale (achat
de materiels et de marchandises en vue de la revente en l’état ou après transformation, achat d’objet en vue d
e les louer), ayant une activité industrielle (industrie de transformation ou extractive), ces impots frappent les
industries ayant une activité industrielle, une activite artisanale et pour certaines activité particulière,et enfin
l’activité agricole pour les bénéfices agricoles

Sont imposés les revenus perçus en CI sur la base des déclarations de revenus faites par le contribuable en fin
d’exercice.

2. Le bénéfice imposable
Le bénéfice brut est la différence entre le total des ventes, auquel s’ajoute la valeur du stock à la fin de l’exer
cice et le total des achats.

Le bénéfice imposable est égal au bénéfice brut dont on retranche les charges déductibles à savoir les frais gé
néraux, les amortissements et provisions en tenant compte éventuellement des plus ou moins value

Selon le montant du chiffre d’affaire de l’entreprise si le chiffre d'affaires est superieure a 150000 fcfa il est c
alcule sur la base du benefice reel simplifiee si le chiffre d'affaires est superieure a 50000000 milions et infer
ieure a 150000000, le bénéfice imposable est calculé sur la base du bénéfice réel, ou du bénéfice réel simplifi
é, ou forfaitairement lorsque le chiffres d'affaires est inférieure à 50000000

3- Le taux d'imposition

Le taux d’imposition est de 25 % pour les sociétés et 22% pour les personnes physiques.

4. L’impôt minimum forfaitaire

Partant du principe qu’une entreprise ne pouvait pas être en déficit plusieurs années de suite sans disparaitre
et pour éviter toutes fraudes dans les déclarations des contribuables, le législateur a institué l’impôt minimum
forfaitaire( L'IMF). Cet impôt s’applique à toute entreprise quelque soit le résulta de l’exercice. Le taux de l'
impot est de 0,5% du chiffre d’affaire annuel toute taxe comprise avec un minimum de 2 millions de francs.
Cet impôt est déductible des sommes dues au titre de l’impôt dur les BIC. Si le montant de l’IMF ( L' impôt
minimum forfaitaire) est supérieur au montant des de l'impôt sur les BIC la différence est acquise au trésor et
considéré comme une charge déductible par l’entreprise pour l’exercice suivant.

Comme l’impôt sur les BIC, l’impôt minimum forfaitaire est perçu en cours d’année sous forme d’acompte e
t soldé en fin d’année

5 . L’impôt synthétique

Il est payé par les commerçants et artisans dont le chiffre d’affaire annuelle est inferieure a 50 millions de Fr
ancs et superieure a 5 millions . Le taux varie en fonction du chiffre d’affaire chaque année après une évaluat
ion forfaitaire du revenu. Cet impôt réalise la synthèse entre l’impôt sur les BIC, la patente, l’IGR et la TVA.
Il diminue au maximum les obligations du contribuable ; il suffit de declarer simplement le chiffre d'affaires
et non le revenu . Toutefois les contribuables ne peuvent pas diminuer la TVA payée en amont, ni les préco
mptes payés au titre des différents impôts.

Une partie de l'impôt synthétique revient à l' État et une partie au commune

B. L’impôt sur les BNC

1. Les personnes assujetties

Ce sont les professions libérales, les titulaires de charges ou d'offices. Les assujeties doivent declares leur rev
enus à l’administration dans les deux mois suivant la perception ; la déclaration portent sur les recettes brutes
desquelles ont retranchent les depenses professionelles auxquels on ajoute les bénéfices net de l'année précé
dente .
Le taux d’imposition est le même que pour les BIC.

25%pour les personnes morale et 25% pour les mersonnesnphysiques

Pour les assujetties, l’IMF est évalué à 5% des recettes bruts tout taxe comprises

L’IMF et l’impôt sur BNC est payé en 3 fractions, la retenue à la source est possible pour les contribuables n
’ayant d’installation professionnelle en CI. La personne, qui verse le revenu doit déduire 25% sur les 20 % d
es encaissements bruts.

C. Les Impôts sur les salaires

Ils concernent les salariés domiciliés en CI, pour les salaires perçues en CI ; ils concernent également non do
micilié en CI pour les salaires percus en CI si l'employeur est domicilié en CI. Les salaires versés en CI font l
’objet de deux impositions : une supportée par les salariés et une supportée par les employeurs

3. L’impôt sur les traitements et salaires (ITS)

Cet impôt est perçu sur les revenus salariés auxquels on ajoute les indemnités et les avantages en nature. L’IT
S est perçu également sur les pensions et rentres viagères ( rentres perçues à vie ) sur les indemnités, quand il
existe un contrat de louage de service c’est-à-dire un lien de subordination entre celui qui verse les indemnit
és et celui qui les perçoit. Sont déduits du revenu les allocations familiales, les cotisations sociales, un abatte
ment de 60 000 f pour les salariés agricoles, un abattement de 40 % pour les pensions et rentes viagères dont
le montant est compris entre 100 et 300 milles francs par mois.

4. La contribution employeur

Elle comporte plusieurs contribution, nous avons tout d’abord la contribution employeur
proprement dite, qui n’est perçu que pour le personnel expatrié. Le taux est de 11,5 % du salaire de
chaque salarié

La contribution nationale, qui été instauré pour financer le développement économique, sociale et
culturelle

La taxe d’apprentissage, le taux 0,5% du salaire

La taxe additionnelle pour la formation professionnelle continue taux 1,5 %

Ces deux dernières taxes sont affectées à un fond spécial géré par la BNI.

5. La contribution pour la reconstruction nationale

A l’origine cet impôt de solidarité, avait un caractère d’impôts provisoire. Cet impôt est payé par les salariés,
par les personnes assujetties par les impôts sur les BIC, les BNC et l’impôt synthétique, il a un taux progress
if (1 à 2,5% suivant le revenu)

D. Les impôts sur les revnus mobiliers et les créances

L’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM) et l’impôt sur le revenu des créances (IRCC) sont per
çus sur les dividendes distribués et les intérêts des obligations.

Ils sont généralement retenus à la source par le distributeur des revenus. Le taux est de 15%

Paragraphe 2 : L’Impôt Général sur le Revenu (IGR)

E. Les personnes assujetties à l’IGR

Sont assujetties toutes les personnes ayant en CI une résidence habituelle c’est-à-dire son domicile ou lieu de
séjour habituelle, toute personne ayant des revenus en CI, mais à raison seulement des revenus perçus en CI.
Le bénéficiaire du revenu est imposé à titre individuel, mais le contribuable peut opter pour une imposition p
ar foyer. Seront alors imposés globalement les revenus du chef de famille , les revenus du conjoint ou de la c
onjointe, les revenus des enfants mineurs, sauf possibilité d’être imposés séparément.

Sont exemptés les personnes de plus de 70 ans et le personnel diplomatique s'il y'à réciprocité

B . Les revenus imposables

Le revenu imposable est le revenu annuel c’es-à-dire les BIC, les revenus fonciers et les salaires, les dividend
es, ect. Sont déduits les intérêts des emprunts et dettes à la charge du contribuable ; sont déduits également le
s rentes payées par lui à titre obligatoire ou gratuit, les versements pour organismes de retraite et les assuranc
es et retraites dans certaines limites, et enfin les dons dans la limite de 10 millions par an à condition d’en ap
porter la preuve. Le contribuable à l’obligation de déclarer l'ensemble de ses revenus chaque année auf si le c
ontribuable n’a que des revenus salariés

C. La liquidation de l’IGR

C’est un impôt progressif, pratiquant la progressivité par tranche dont le taux varie de 4 à 36 % selon la prog
ressivité par tranche. Cet impôt prend en compte les personnes à charge selon la technique du quotient famili
ale jusqu’à la limite maximum de 5 parts par foyer.

SECTION 2 : Les autres des impôts directs

Paragraphe 1 : Les impôts fonciers

A. L’impôt sur le revenu foncier

1. Les propriétés imposables

Ce sont les maisons, les fabriques, les manifactures et les usines. Ce sont les immeubles battus en dur et fixés
au sol à demeure. Sont imposés également les terrains non cultivés employés à l’usage commercial ou indus
triel qu’ils soient occupés ou non par les propriétaires ou locataires ou mar des occupants a titre gratuit. Sont
exemptés les immeubles appartenant à des personnes publiques, affectés à un service public, ou d’utilité géné
rale et improductifs de revenus, et aussi les installations dans les ports et aéroports, les édifices servant à l’ex
ercice du culte, les immeubles à usage social, scolaires et caritatif, les cases en paille

2. Les modalités d’imposition

Les immeubles sont imposes sur la base de la valeur locative c'est-à-dire le prix que le propriétaire retire de s
es immeubles, lorsqu’il les donne à bail ou s’il les occupe lui-même le prix qu’il pourrait en tirer en cas de l
ocation. Le taux d’imposition est de 11% de la valeur locative, et l’impôt est payé en deux fois par le propriét
aire. Le contribuable doit obligatoirement déclaré ses immeubles chaque année. En fin lorsque la gestion des
immeubles est confiée à des agences immobilières ou que les maisons sont baillées aux agents de l’Administ
ration, un précompte de 15% des loyers est retenu à la source par le trésor ou l’agence immobilière.

B. L’impôt sur le patrimoine foncier

Il porte à la fois sur les propriétés bâties et propriétés non bâties

1. L’impôt sur le patrimoine des propriétés bâties

Sont imposés les mêmes immeubles, que pour l'impot sur le revenu foncier, le taux d’imposition est de 4% d
e la valeur locative des immeubles bâtis et des immeubles non bâties productifs de revenus. Le taux de 4% co
ncerne l’habitation principal occupé par le propriétaire, et pour une seule résidence secondaire. Le taux est de
15% pour les immeubles, appartenant aux personnes morales et entreprises et affectés à leurs activités.

6. L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties

Il frappe les terrains d’urbain, ou en voie d’urbanisation et les terrains destinés à l’établissement de maison d
’occupation d'usine ou de fabrique. Ne sont pas opposables les terrains ruraux. La base d’imposition est la va
leur vénale des terrains au moment de l’année d’imposition. L’impôt est payé par le propriétaire à partir de la
2ème année apres l'année d’acquisition. Le taux est de 1,5 % de la valeur vénale du terrain au moment de l’im
position. il est prevu une taxe d'habitation payes par les proprietaireset les locataires d'un montant de 20000 f
cfa. Les impots fonciers ont un rendement limite compte tenu du patrimoine immobilier existant faute de cad
rastes fiscales ( la geographie des immeubles. Les propriétaires ommettent souvent de declarer leur immeubl
es et l'administration reste inerte a ce niveau . Les arriérés de l’impôt foncier, peuvent etre recuperer en partie
lors du changement de proprietaire des immeubles .

Paragraphe 2 : La patente et la licence (impôtss professionnelles)

A. La patente

1. Les personnes imposables

Paie la patente toutes personnes physiques ou morales, ivoiriennes ou étrangères qui exerce une activité en C
I.

2. Les modalités de la patente

La patente est composée de deux éléments. D’abord un droit sur le chiffre d’affaire, il est de 0,5% du chiffre
d’affaire ou des recettes brutes de l’année précédente ; avec un minimum de 300 000F. Pour les entreprises d
e transport, le taux est de 0, 7 pour led entreprises de telephonie , la poste, les ports, les concessions de distrib
ution deau , et les entreprises d'ordures menageres , le taux minimum est de 300000 fcfa et le taux maximum
varie selon le chiffres d'affaires , pour les entreprises de transport ce droit fixe est fOnction du nombre de pla
ces ou de tonnes transportées.

Le droit sur la valeur locative des locaux : le taux est 18 ;5% de la valeur locative du local professionnel. Son
t exemptés les écoles, la presse , les journaux, les mines, ect. … là patente est payables en deux fois. La paten
te des transporteurs en quatre ou cinq fois

B. Les licences

Sont imposables les personnes, qui se livrent à la vente en gros, ou en détail de boissons alcoolisées. Le tarif
est determine par l'administration et varie de 36 000 à 320 000F. le produit des licences est affectés au fond d
e la culture, qui est géré par la BNI.

CHAPITRE 2 : LES IMPOTS INDIRECTS ET LES DROIT D’ENREGISTREMENT ET DETIMBR


ES

La fiscalité indirecte frappe les dépenses de consommation, elle est très importante en CI, quant au nombre d
es impôts et à leur rendement.

Les droits d’enregistrement et de timbres frappent certains actes juridiques.

SECTION 1 : Les impôts indirects

Paragraphe 1 : Les taxes sur le chiffre d’affaire

La taxe sur le chiffre d’affaire est une sorte d’impôt général de consommation, qui porte en principe sur tous
les biens et certains services consommés ou utilisés en CI. Nous avons deux taxes sur le chiffre d'affaires en
CI : la taxe sur la valeur ajoutée TVA et la taxe sur les prestations de service TPS

A. La TVA

C’est un impôt général, neutre et complexe. La charge réelle et définitive de la TVA est supportée par le cons
ommateur final, car elle est incluse dans le prix du vente du produit ou du service.

1. Les opérations imposables

Nous avons la livraison des biens, c’est-à-dire la remise d'un biens meuble corporel en vertu d’un contrat de
vente ou de location, les prestations de service, les importations, les opérations réalisées par les lotisseurs, les
transports spécialisés et par assimilation les livraisons faites à soi même.

Sont exonérées de la TVA certaines opérations telles que la vente de timbres ou papiers timbré, la vente de li
vre, les opérations des compagnies d’assurance, les produits alimentaires naturels destinés à la consommatio
n ; les honoraires du corps médical et paramédicales, les enseignants…

En pratique le taux légal est différent du taux réel car la TvA est percu sur le prix du produit toutes taxes com
prises c'est à dire TVA comprise.

2. Les personnes assujetties

Sont assujettis de plein droit les importateurs, les producteurs les entrepreneurs de travaux immobiliers, les c
ommerçants en gros ou en détail, les stations d’hydrocarbure, les professions libérales ou assimilées, l’Etat et
les CL pour leurs activités à caractère industriel ou commercial. L'impot est exigible des la livraison des ve
ntes en prestation de service lors de l'importation d la marchandise

3- Les deductions

Le redevable de la TVA facture au client impute sur cette base le montant de la tva qui a grve sur ce montant
le prix de revient et ne verse au tresor que

Certains bien et services sont exclus du droit à deduction c'est le cas des immeubles , des vehicules, des frais
d'hotels et de restaurant, ect . Quand la tva supporte est superieure a la tva facturee le redevable beneficie d'u
n credit d'impot. Celui ci peut lui etre remboursee en cas d'exportation ou de disposition prise par le code d'in
vestissement . La personne doit faife apparaitre le montant de celle ci sur la factures elle doit utilisee les factu
res normalises, et declarer la tva a l'administration et payer son impot.

B. La TPS

Depuis 1992, les prestataires de service sont assujettis à la TVA, mais demeurent assujetties à la TPS les opé
rations rattachées aux activités bancaires et financières

Sont exonérés certaines banques BCEAO et certains prêts. Le taux est de 10 % sur la base hors taxe du servic
e.

Paragraphe 2 : Les autres taxes indirectes

A. Les droits d’accise

1. La taxe des consommations sur les produits pétroliers

Elle frappe toutes les importations et cessions des produits pétroliers à titre onéreux réalisées en CI, à partir d
e la mise à disposition pour les produits importés et la livraison pour les cessions, le montant de la taxes est
dans le prix des ventes.

Cette taxe est affectée 25% aux fonds d’entretien routier ouverts dans les livres de la BECEAO

2. La taxe speciale pour la consommation d’eau

Le tarif est fixé par décret et perçu dans les memes conditions comme la TVA. Le produit de cette taxe est af
fectée à deux comptes spéciaux du trésor, le premier pur les investissements et le second pour le service de la
dette du secteur de l’eau

3. Les taxes spéciales frappant certains produits

Ce sont les taxes sur les boissons alcoolisées


Bière : 8%

Vins : 20 %

Champagnes : 35 %

Il y aussi la taxe sur le tabac et les cigarettes.

Il y aussi une taxe sur les cartouches.

B. La taxe sur la publicité

Elle frappe toutes les publicités quelque soit leur support.

Cette taxe est affecté au fond de soutient et de développement de la presse

C. La taxe sur les contrats d’assurance

Toutes conventions ou de rentes viagères conclus avec un assureur ivoirien ou étranger donne lieu au paieme
nt d’une taxe le taux varie selon les risques assurés (7% pour les risques de navigation, maritime, fluviale et a
ériene, 25% pour l’incendie)

Sont exemptés les contrats d’assurance par les caisses mutelles agricole, les asurances vie

SECTION 2 : Les droits d’enregistrement et de timbres

Paragraphe 1 : Les dispositions générales au doit d’enregistrement

A. L’enregistrement

La formalité de l’enregistrement se réduit le plus souvent à certains actes passés sur des formulaires spéciaux
, et qui sont transcrits sur un registre spécial, tenu par la direction de l’enregistrement du ministère des financ
es

L’enregistrement n’est pas une condition de la validité de l’acte ; mais il donne une date certaine aux actes so
us seing privé et peut constituer un commencement de preuves entre les parties.

Ce droit frappe essentiellement le capital lors de sa transmission ; il frappe les actes notariés, les actes rédigé
s par les marchands de biens, les décisions de justice, les actes d’huissier et d’une façon générale les mutatio
ns de propriété, les testaments et les actes constitutifs des sociétés

B. Les différentes catégories de droit d’enregistrement

1. Classification selon le fait générateur

Certains actes doivent être enregistrés obligatoirement ce sont les actes de mutation ; la mutation du bien est
le fait générateur, plus précisément le fait générateur est la rédaction de l’acte et non l’opération qu’il constat
e
2. Classification selon le tarif applicable

Nous avons

Les droits fixes : le montant des droits est invariable pour tous les actes présentant la même nature
juridique. Pour les actes de société et pour le taux minimum quand le droit à un taux proportionnel
et un taux fixe

Les droits proportionnels : qui correspondent à un pourcentage de la valeur des biens concernés par
les actes ou les mutations. C'est le cas des mutations A titre onéreux d'immeuble ou des apports en
société.

Les droits progressifs : dont le taux varie en fonction de l'augmentation de la valeur du bien taxé et
du lien de parenté (donation, succession, cession d’un fond de commerce…)

Paragraphe 2 : Les différents droits d’enregistrement

A. Les droits de mutation à titre gratuit

Les mutations à titre gratuit ne comporte aucune contrepartie pour les bénéficiaires, ce sont les droits de succ
ession ou les droits de libération à la suite d’une libéralité.

1. Les droits de succession

Sont compatibles tous les biens qui font partie de la succession c’est-à-dire l’actif et le passif. Certains dettes
devant etre payes par les héritiers. Quand le passif est supérieur à l’actif les héritiers peuvent renoncer à la s
uccession.

La succession est imposée à un taux progressif, le taux varie en fonction du montant de la part de chaque héri
tier et en fonction du lien de parenté. Ils peuvent être payés en plusieurs fractions sur une durée pouvant aller
jusqu’à5 ans.

2. Les droits en donation partage et les droits en donation en avance d’hoirie

Ces droits sont calculés de la même façon que les droits de succession.

B. Les droits de mutation à titre onéreux

Ces droits concernent la vente d’immeubles ou de biens meubles, ils sont acquittés en cas de vente parfaite c
ertaine et actuelle, pou les immeubles ils peuvent porter sur la propriété mais également sur l’usufruit le mon
tant des droit est proportionnel au montant de la valeur du bien.

C. Les droits affairant aux actes de la vie des entreprises

Les opérations de création, fusion d'accord ou de cession d’action ou de dissolution sont soumis à des droits
de mutation à un taux proportionnel.

D. Les droits de timbres

Certains actes sur lesquels il convient d'appliquer un timbre fiscale ou droit paye pour l'etablissement d'un pa
sseport , achetés au trésor public, doivent figurer sur certains actes administratifs. Le contribuable acquitte le
montant de ce bien avant ou au moment de la passation de l’acte

CHAPITRE 3 : LES DROITS DE DOUANE

Les droits de douane ou fiscalitéde porte, taxent les marchandises importées sur le territoire national : c’est le
droit d’entrée, et certaines marchandises exportées c’est le droit de sortie.

Dans les pays industrialisés les droits de douane ont pour fonction principale la protection de l’économie du
pays et la surveillance des exportations. Il constitue un instrument de politique econmique. Dans les pays en
développement, la fiscalité est inversé , les droits de douane ont un rôle fiscal important ; là loi 64-271 du 1er
août 1964 portant code des douanes, les droits de douane étantt des impôts le principe est qu''il ne peuvent êt
re établi Que par une loi mais en pratique l'assemblée nationale délègue ces pouvoirs au président de la répub
lique

SECTION 1 : La nature des droits de douane

Paragraphe 1 : Les droits d’entrée

Les marchandises importées en CI, font l’objet de plusieurs impôts ; Nous avons des marchandises qui font l’
objet de droit à vocation économique, ils varient selon l’origine du produit. Ils peuvent varier en fonction des
accords commerciaux passés entre la CI et le pays d’origine

Nous avons également les droits fiscaux qui frappent toutes les marchandises sans égard à leur origine ou leu
r destination, selon un tarif unique

F. Le droit spécial d’entrée

Il est perçu sur la valeur de la marchandise au point d’entrée. La valeur retenue est celle du produit à laquelle
l’on ajoute le prix du transport ou de l’assurance

G. La taxe sur la valeur ajoutée à l’importation

Elle est soumise au même régime juridique que la TVA intérieure.

H. Les taxes spécifiques

Il faut citer :

La taxe additionnelle sur les boissons

La taxe additionnelle sur les produites pétroliers


Paragraphe 2 : Le droit unique de sortie (DUS)

Il est perçu lors de l’exportation des matières premières, c’est une ressource importantes pour l’Etat

SECTION 2 : Les procédures douanières

Le fait générateur des droits de douane, est le passage de la marchandise à la frontière. L’impôt est assis sur l
a déclaration du contribuable.

Paragraphe 1 : Les opérations de dédouanement

I. La déclaration

Les marchandises pénétrant en CI par mer, par terre, ou par air doivent être conduites en douane lors de leur
passage à la frontière et font l’objet de deux sortes de déclaration :

La déclaration sommaire ou manifeste : pour les navires et avions. Cette déclaration est un inventaire général
d e la cargaison indiquant la nature des marchandises, le nombre de colis et leur marque, ainsi que les lieux
de chargement. Cette déclaration est compétée par une déclaration détaillée même en cas d’exemptions des
droits de douane à l’entrée et à la sortie. Les personnes habilité à détailler les marchandises en détail sont les
personnes et services, qui ont reçu l’agrément d’un commissaire en douane (transitaire) et les propriétaires de
s marchandises ; les déclarations doivent être écrite et signée par le déclarant

J. La vérification des marchandises

Le service des douanes vérifie s’il le trouve utile tout ou une partie des marchandises déclarées en présence d
u déclarant ou de son représentant, ou à défaut d’un représentant désigné d’office par le chef du bureau de do
uane

Paragraphe 2 : La liquidation et l’acquittement du dorit de douane

K. La liquidation

Les droits de douane sont liquidés sur 3 bases :

L’espèce : dénomination attribuée à la marchandise par le tarif des douanes. Si une marchandise ne
figure pas à la nomenclature des tarifs, elle est attribuée à la nomenclature la plus proche

Le pays d’origine : est celui où le produit a été récolté extrait du sol ou fabriquée. Cette origine doit
être certaine, pour que la marchandise puisse éventuellement bénéficier de tarifs privilégiés

La valeur de la marchandise : à l’importation, la valeur à déclarer est le prix normal des


marchandises tel qu’il serait fixé lors d’une vente dans des conditions de pleine concurrence. La
déclaration doit être accompagnée d’une facture mais celle-ci ne lie pas le service des douanes. La
valeur à déclarer est le pris de la marchandises plus les frais de transports, l’assurance et l’emballage.

En cas de litiges sur la déclaration, l’exportateur ou l’importateur peut saisir le comité supérieur du tarif de
douane
L. L’acquittement des droits

Une fois les droits liquidés, ils doivent être acquittés avant que les marchandises soient enlevées du territoire
douanier

Le paiement peut se faire au comptant ou l’importateur peut déposer auprès du trésor une soumission de caut
ionnement annuelle

CHAPIRE 4 : L’INTERVENTIONNISME FISCAL ET LE CODE DES INVESTISSEMENT

Pour agir sur le développement économiques = exonérations ou réductions d’impôt

SECTION 1 : L’évolution de la politique fiscale en faveur des investissements

Pour attirer les investissements privés étrangers la CI s’est dotée avant l’indépendance puis ces avantages vo
nt s’appliquer aux nationaux.

Paragraphe 1 : La loi du 3 septembre 59 (premier code)

Elles concernent essentiellement les investissements étrangers et prévoit 3 régimes :

Agrément comme entreprise prioritaire accordant des avantages pour 10 ans

Le régime fiscal de longue durée et la convention d’établissement prévoyant des avantages pour 25
ans

Paragraphe 2 : La loi 84-1230 du 8 novembre 84 (deuxième code)

Ce code instaure une répartition géographique des investissements en créant 3 zones et les avantages sont de
plus importants au fur et à mesure qu’o s’éloigne d’Abidjan. Ce code est une incitation à la création d’emploi
, car il crée une aide liée à la masse salariale versée aux ivoiriens. Ce code prend en compte les investissemen
ts nationaux et les PME

Et enfin, il instaure une dégressivité dans le temps des avantages accordés, de façon à permettre aux entrepris
es des ‘adapter progressivement au régime fiscal de droit commun

Paragraphe 3 : La loi 95-620 du 3 aout 1995

Ce code adapte le régime des investissements aux nouvelles données économiques et internationales, ils s’ap
pliquent de la même façon aux investissements nationaux et internationaux selon le principe du traitement na
tionale. Il prévoit deux régimes la déclaration et l’agrément

Paragraphe 4 : l’ordonnance 2012-487 du 4 juillet 2012

PLUS COMPETITIFS

SECTION 2 : Les dispositions du code des investissements actuel

Le code s’applique à tous les investissements privés réalisée en CI, par une personne physique ou morale, sa
uf si elle bénéficie d’une aide spécifique du code général des impôts ou d’une aide particulière
Paragraphe 1 : Les garanties accordées aux investissements

Elles sont très importantes, car très demandées par les investisseurs étrangers :

Le traitement national : égalité de traitement pour investissements nationaux et étrangers

Une certaines garantie des investissements : en cas de mouvements populaires

La liberté des transferts de capitaux et des bénéfices : encore appelée liberté de change

La protection de droits fondamentaux : notamment des droits de propriété intellectuelle ou la


garantie de non expropriation pour cause

La liberté d’accès aux matières brutes sur le territoire national :

La libre désignation du conseil d’administration

L’Etat facilite l’accès des investissements à des zones industrielles aménagées à des zones agricoles

Le droit à un procès équitable en cas litige pour l’application du code : l’investisseur doit recourir
au règlement amiable avant de saisir une juridiction ivoirienne ou un tribunal arbitral

Paragraphe 2 : Les obligations des investisseurs

Privilégier le recours aux fournisseurs ou sous-traitants locaux

Envoyer la main d’œuvre nationale participer à sa formation et aux transferts de technologies

Garantir les règles du droit du travail à leur personnel

Respecter les normes techniques, sociales, sanitaires, environnementales nationales et


internationales

S’abstenir de tout acte de corruption et blanchissement d’argent sal

Paragraphe 3 : Le régime d’incitation

M. La déclaration

L’investisseur doit déclarer son investissement au sein du CEPICI qui délivre dans les deux jours une attestat
ion de la demande. Les avantages sont subordonnés aux bénéfices de l’investissement

7. Les investissements concernés

Les investissements relatifs à la création d’activité c’est-à-dire à la réalisation d’un projet par une nouvelle en
treprise ou d’un projet d’une entreprise existantes dans un autre secteur d’activité

Sont concernés l’agriculture, les industries extractives


Sont exclus les bâtiments à usage non industriel, le commerce, les établissements banquiers et financiers

8. Les avantages accordés

Ils varient selon le lier d’investissements, qui sont répartis en 3 zones :

Zone A Abidjan : la durée des avantages est 5 ans, ce sont l’exonération des impôts sur les BIC, des
BA, des BNC, des patentes et de la licence

Zone B Sud ouest : La durée est de 8 ans, ce sont les mêmes exonérations avec en plus une réduction
de 80% de la contribution employeur, taxe d’apprentissage …

Zone C le reste du pays : la durée est 15 ans, ce sont les mêmes avantages mais 90% de la
contribution employeur, exonération de l’impôt sur le patrimoine foncier et les droits
d’enregistrement en cas d’augmentation du capital

Les réductions sont de 100%, puis de 50% l’avant dernière année, et de 25% la dernière année

N. L’agrément

L’investisseur adresse sa demande d’agrément au CEPICI, qui donne un vais technique et la décision est pris
e dans un délai de 19 jours, en cas de non réponse l’opérateur peut saisir le premier ministre, qui doit prendre
sa décision dans les 5 jours

9. Les investissements concernés

Ce sont les investissements liés à la création de nouvelles activités ou à leur développement

Sont exclues les activités des bâtiments à usage non industriel les commerce et les établissements banquiers e
t financiers

10. Les avantages

Ils varient selon les montants et les lieux d’investissement. Outre les avantages de la déclaration, l’avantage d
e lieu à une réduction de 50 % sur les équipements et le matériel nécessaire à l’investissement et donne lieu
à l’exonération de la TVA sur le ppremier lot de pièces de rechange

11. Les avantages des PME

Elles bénéficient des mêmes avantages, mais la durée des investissements varient :

Zone A : 5 ans

Zone B : 11 ans
Zone C : 15 ans

Elles bénéficient également des droits d’enregistrement et tarifs préférentiels pour l’achat d’électricité et d’ea
u.

O. Les droits de l’Etat

Droit de communication

Mission de suivi

Peut retirer les avantages après mise en demeure de régulation non pris en considération dans un
délai de 3 mois et en cas de fraude, l’entreprise doit rembourser au trésor la totalité des avantages
accordés

Presque tous les pays ont un code, accordant sensiblement les mêmes avantages, de sorte que la différence po
ur les investisseurs étrangers est la situation géographique du pays, de bonnes infrastructures et enfin la stabil
ité politique et économique

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