0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
87 vues5 pages

Topologie sur R : Concepts Clés

Ce document présente les concepts fondamentaux de la topologie sur R, y compris les notions de voisinages, d'ensembles ouverts et fermés, ainsi que les propriétés des intersections et des unions. Il aborde également les notions de compacité, d'intérieur et d'adhérence, en fournissant des exemples et des définitions précises. Enfin, il souligne les relations entre ouverts et fermés, ainsi que les caractéristiques des ensembles dans le contexte topologique.

Transféré par

basmaelmoujahed59
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
87 vues5 pages

Topologie sur R : Concepts Clés

Ce document présente les concepts fondamentaux de la topologie sur R, y compris les notions de voisinages, d'ensembles ouverts et fermés, ainsi que les propriétés des intersections et des unions. Il aborde également les notions de compacité, d'intérieur et d'adhérence, en fournissant des exemples et des définitions précises. Enfin, il souligne les relations entre ouverts et fermés, ainsi que les caractéristiques des ensembles dans le contexte topologique.

Transféré par

basmaelmoujahed59
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Vocabulaire de la topologie sur R.

La topologie, c'est la description des lieux. Et des parties de R. C'est le langage naturel de l'analyse (conti-
nuité, limites, fonctions), un peu plus n que le langage des ε et des η .
ce qui va être fait ici est une présentation sur R, avec des  petits intervalles [a − α, a + α] . On pourra
dans sa tête généraliser à C avec des disques {z ∈ C | |a − a| 6 α}, ou dans R3 avec des Sucri pleins ; voire
dans des espaces de fonctions.

Quant on parlera de parties de R, on pourra voir par facilité les intervalles ouverts, fermés, semi-ouverts,
semi-fermés, bornés ou non 1 , mais aussi des réunions de quelques intervalles, des ensembles comme Q et
R − Q, ou des intersections comme [0, 1] ∩ Q, des réunions comme ([0, 1] ∩ Q) ∪ Z, ou même des choses que
vous n'imaginez pas.

Attention, pour les intersections ou réunions, on prendra soin de distinguer  intersection nie A ∩ B  et
 intersection innie i∈I Ai == {x | ∀i ∈ I, x ∈ Ai }.
T
Par
\exemple, méez vous
]0, 2−n [=]0, 2−N [ est toujours de cardinal inni tandis que ]0, 2−n [= ∅ est vide
\

n6N n∈N
est toujours borné tandis que est non borné
[ [
]n, n + 1] =]0, N + 1] ]n, n + 1] =]0, +∞[
n6N n∈N

Voisinages

Un ensemble A est un voisinage de a si


intuitif le point a est non seulement dans A, mais il lui reste un peu de place
autour
dénition ∃α > 0, [a − α, a + α] ⊂ A
certains livres ∃ε > 0, ]a − ε, a + ε[⊂ A
Les deux dernières dénition sont équivalentes. Dans un sens : prendre ε = α, dans l'autre prendre α = ε/2. Il sut
d'écarter un peu moins les bras.
Au fait, pourquoi ne prend on pas ∃α > 0, [a − α, a + α] ⊂ A (avec α > 0 au lieu de α > 0) ?
Exemple : • [0, 1] est un voisinage de 0, 2 : prendre α = 0, 1 par exemple (ou un peu plus, ou moins).
• [0, 1] est un voisinage de 0, 98 : prendre α = 0, 01 par exemple (ou un peu plus, ou moins).
• [0, 1] n'est pas un voisinage de 1 : pour tout α > 0 [1 − α, 1 + α] déborde à droite.
1
• [0, 1] est voisinage de toute réel a vériant 0 < a < 1 : prendre α = .M in(a, 1 − a) ou
2
ε = M in(a, 1 − a).
• Q n'est voisinage d'aucun point, car [r−α, r+α] contient toujours au moins un irrationnel.
Stabilités : • quand on agrandit un voisinage de A, c'est encore un voisinage de A : (garder le même α
et écrire [−α, a + α] ⊂ A ⊂ A0 ).
• quand on réduit un voisinage de a, ce n'en est peut être plus un (déjà, si on enlève a lui
même !)
• l'intersection de deux
voisinages de a est encore un voisinage de A
[a − α1 , a + α1 ] ⊂ A1 [a − β, a + β] ⊂ A ∩ B
( ⇒ avec )
[a − α2 , a + α2 ] ⊂ A2 β = M in(α1 , α2 )
• l'intersection d'un nombre ni de voisinages de a en est encore un (prendre le plus petit
des αk )
• la réunion de deux voisinages de a est encore un voisinage de A (normal : A1 ⊂ A1 ∪ A2 ).
• la diérence symétrique... euh non, a n'est plus dans A∆B !
L'intersection d'une innité de voisinages de a n'est plus forcément un voisinage de a : prenez des [a−2−n , a+
2−n ].

1. [a, b], ]a, b[, ]a, b], ]a, +∞[, ] − ∞, b]...

1
Ouverts

Un ensemble  ouvert  est un voisinage de tous ses points.


intuitif tous les points de A ont un peu de place autour d'eux
dénition ∀a ∈ A, ∃α > 0, [a − α, a + α] ⊂ A
certains livres ∀a ∈ A, ∃ε > 0, ]a − ε, a + ε[⊂ A
Remarque : • l'ensemble vide est ouvert, puisqu'il n'y a même pas de point a à tester, c'est donc tout
bon.
• un ensemble de cardinal ni ne peut pas être ouvert (dès qu'il y a un point a dans A, il y
alors dans A un intervalle entier [a − α, a + α]).
• évidemment, ce n'est pas le même α pour tous les ponts a de A (d'ailleurs la quantication
∀a ∈ A, ∃α > 0, [a − α, a + α] ⊂ A conduit à A = ∅ ou A = R).
• des ensembles comme N et Z ne sont pas ouverts : leurs points sont isolés.
Exemples : • tout intervalle ouvert ]b, c[ est ouvert ! (pour a vériant b < a < c, on peut prendre
M in(a − b, c − a)/2)
• R est ouvert
Stabilités : • un intersection de deux ouverts A et B est encore un ouvert : si a est à la fois dans A et
b, il existe α et β vériant [a − α, a + α] ⊂ A et [a − β, a + β] ⊂ B ; il ne reste qu'à prendre
M in(α, β).
• une intersection d'un nombre ni d'ouverts reste un ouvert, par récurrence sur le raison-
nement précédent ou avec le minimum de tous les αi .
• une réunion d'ouverts est un ouvert : on prend a dans la réunion, il est dans l'un des Ak ,
on a alors [a − α a + α] ⊂ Ak ⊂ i∈I Ak .
S
• rien de joli sur la diérence symétrique, et encore moins sur le complémentaire.
Exemples : • toute réunion d'intervalles ouverts ]b, c[ est ouverte.
Vous pouvez d'ailleurs voir les ouverts comme ça : des réunions d'intervallesouverts.
Un résultat étonnant juste pour les futur-étoiles : on peut enfermer Q dans un ouvert de longueur totale 1. Prendre
une énumération de Q sous la forme n 7→ un , et considérer ]un − 2−n , un + 2−n [.
[

n∈N

Fermés

Un ensemble fermé est un ensemble  stable par passage à la iimite 


Intuitif Si une suite (an ) de points de a converge, alors sa limite est dans A.
Dénition ∀(an ) ∈ An , an → b ⇒ b ∈ A
Exemples : • l'ensemble vide est fermé, puisque là, il n'y a même pas de suite à étudier.
• R est fermé, puisque quand une suite de réels converge... sa limite est réelle.
•[λ, µ] est fermé, puisque si une suite convergente vérie ∀n, λ 6 an 6 µ alors par passage
à la limite, celle ci est encoore entreλ et µ. 
n.λ + µ
• ]λ, µ] n'est pas fermé, car la suite reste strictement dans ]λ, µ[, sa limite λ n'y
n+1
est pas.
•Q n'est pas fermé, puisque une suite de rationnels peut converger vers un irrationnel.
• R − Q n'est pas fermé, des irrationnels peuvent converger vers un rationnel ;
• l'ensemble Z est fermé, car quand une suite d'entiers converge, elle est stationnaire et sa
limite est unnentier. o
1
•l'ensemble | n ∈ N n'est pas fermé, car il contient une suite qui tend vers 0, alors que
n
0 n'est pas dans l'ensemble.
Sn1 o
•l'ensemble {0} | n ∈ N est fermé, si une suite à valeurs dans cet ensemble converge,
n
elle est soit stationnaire (et sa limite est donc un des 1/n), soit convergente vers 0, et
justement on a pris 0.
L'exemple le plus naturel à avoir à l'esprit est  segment , associé au théorème de passage à la limite.
Notez quand même que [λ, +∞[ est aussi fermé, en dépit de son écriture  à droite . En eet, si une suite
2
(an ) converge vers b et vérie λ 6 an pour tout n, alors le passage à la limite donne encore λ 6 b.
On pourra envisager des réunions de quelques segments.
Stabilités : • la réunion de deux fermés est un fermé : si une suite (an ) est à valeurs dans A ∪ B , alors
l'un des deux ensembles (voire les deux) contient une innité de termes de la suite ; si en
plus la suite converge, alors sa limite est dans cet ensemble.
• la réunion d'un nombre ni de fermés est un fermé : par récurrence sur le résultat précédent.
• l'intersection de deux fermés est un fermé : si la suite convergente (an ) est à valeurs dans
A ∪ B , alors elle est à valeurs dans A, dont sa limite est dans le fermé A, elle est à valeurs
dans B , donc sa limite est aussi dans le fermé B .
• l'intersection d'une famille (même innie) de feres est un fermé : même raisonnement, avec
∀i ∈ I, ∀n ∈ N, an ∈ Ai .
En revanche, la réunion d'une innité de fermés n'est plus forcément un fermé. Prenez [2−n , 1] =]0, 1].
[

n∈N

ouvert intersection nie réunion quelconque


Bilan :
fermé intersection quelconque réunion nie
Pour les futur-étoiles : l'ensemble triadique de Cantor est un fermé. On peut le voir comme l'ensemble des nombres
de [0, 1] dont l'écriture de base 3 (innie) ne contient pas le chire 1. Regardez sa photo de prol sur wikipedia...
Le complémentaire d'un ouvert est un fermé. Le complémentaire d'un fermé est un ouvert.
D'ailleurs, on peut prendre
 comme dénition d'un fermé : complémentaire d'un ouvert.
On montre donc ici : Ω est ouvert si et seulement si Ωc est fermé 
Sens direct. On suppose Ω ouvert.
Pour montrer que Ωc est fermé, on prend une suite (an ) d'éléments de Ωc qui converge vers un réel b (quan-
tier ∀ε > 0, ∃Nε . . .). Il faut montrer que b est dans Ωc .
Sinon, b serait dans Ω. Et comme Ω est ouvert il existe un réel strictement positif α vériant [a−α, a+α] ⊂ Ω.
Mais alors, à partir du rang Nα , tous les termes de la suite (an ) sont dans [a − α, a + α] donc dans Ω, ce qui
contredit l'hypothèse  valeurs dans Ωc .
Par élimination, b est dans Ωc .

Sens indirect. On suppose que Ωc est stable par passage à la limite.


On doit alors montrer que Ω est ouvert. On prend donc a dans Ω. Il faut trouver α vériant [a−α, a+α] ⊂ Ω.
Si ce n'était pas le cas, pour tout α, il y aurait au moins un point de Ωc dans [a − α, a + α].
Pour α = 1/n, on obtient au moins un point cn de Ωc vériant |cn − a| 6 1/n.
Cela fait une suite de points deu fermé Ωc qui converge par encadrement vers a. Sa limite a devrait être dans
Ωc .
On a encore raisonné par l'absurde, ou par contraposée ?

Bilan : le complémentaire d'un ouvert est un fermé et vice versa.

Je n'ai pas dit  la négation de ouvert est fermé  !


Attention, il existe des ensembles à la fois ouverts et fermés. Par exemple R et ∅.
Les phrases du type :  cet ensemble n'est pas ouvert car il est fermé n'a donc aucun sens .
Et bien sûr il existe des ensembles ni ouverts ni fermés, comme [0, 1[, ou même Q et R − Q.
Et on refuse aussi les phrases  comme cet ensemble n'est pas ouvert, il est forcément fermé ...

Compacts

Dans R un compact est un ensemble à la fois fermé et borné.


C'est par exemple le cas des segments [a, b].
Ce sont les ensembles dans lesquels on peut dire  toute suite admet au moins une sous-suite qui converge .
Le triadique de Cantor est un compact.

Intérieur
3
On peut dénir l'intérieur d'un ensemble A, qu'on note Å si on a une bonne vue, et Int(A) si on n'a pas un
tratement de texte évolué.
Intuitif Il est formé des points de A qui sont  à l'aise dans A , qui ont encore un
peu d'espace autour d'eux.
Constructif On part de A mais on doit exclure les points qui sont  sur le bord .
Dénition Å = {a ∈ A | ∃α > 0, [a − α, a + α] ⊂ A}
Ensembliste L'intérieur d'un ensemble A est le plus grand ouvert inclus dans A.
Ce sont les points a de A pour lesquels A est carrément un voisinage.
On a toujours Å ⊂ A. On peut avoir Å ⊂ A, il sut que A soit ouvert. On peut avoir Å = ∅, par exemple
avec Q ou R − Q.
A [0, 1] Z R [0, 1[∪]1, 2]
Exemples :
Å ]0, 1[ ∅ R ]0, 1[∪]1, 2[

Adhérence

L'adhérence de A est le plus petit fermé contenant A.


Il est formé des points qui, même si ils ne sont pas dans A sont limites d'une suite de points de A.
Le mot adhérent peut se voir comme  collé à l'ensemble, ou même déjà dans l'ensemble . On peut le voir
aussi comme  harcelé par les adhérents du parti qui veulent lui reler leurs tracs... .
Intuitif Il est formé des points de R qui sont collés à A : soit ils en font partie, soit
une suite de points de A converge vers eux.
Constructif On part de A et on ajoute les points qui sont  tout contre .
Dénition A = {b ∈ R | ∀α > 0, [b − α, b + α] ∩ A 6= ∅}
A = {b ∈ R | ∀α > 0, ∃a ∈ A, |b − a| 6 α}
A = {b ∈ R | ∃(an ) ∈ An , lim an = b}
n→+∞
Ensembliste L'adhérence d'un ensemble A est le plus petit fermé contenant A.
On a toujours A ⊂ A. On peut avoir A = A, il sut que A soit fermé. On peut avoir A = R, par exemple
avec Q ou R − Q.
n
[ n
[
Ac = (Å)c A∪B =A∪B Ak = Ak A∩B ⊂A∩B
k=1 k=1
Propriétés : z ˚}| {
˚ {
z }| n
[ [n ˚ {
z }|
(A)c = Åc Å ∪ B̊ ⊂ A ∪ B ˚k ⊂
A Ak Å ∩ B̊ = A ∩ B
k=1 k=1
Formulez ces propriéts avec des mots. Donnez des contre-exemples pour les cas où il n'y a pas égalité, comme
∅ = Q ∩ (Qc ) Q ∩ (Q)c = R.  c  c
Vériez les autres propriétés sur des examples comme ]0, 1]∪]3, +∞[ = [0, 1] ∪ [3, +∞[ =] −
∞, 0[∪]1, 3[
] − ∞, 0]∪]1, 3] a pour intérieur ] − ∞, 0[∪]1, 3[.

On parle aussi des valeurs d'adhérence d'une suite (an ). C'est l'ensemble des limites des sous-suites (aϕ(n) )
quand elles convergent (on ne regarde pas les sous-suites qui divergent, elles n'ont pas de limite).
Exemples : • une suite convergente n'a qu'une valeur d'adhérence : sa limite (toutes ses sous suites ont
la même limite).
• la suite ((−1)n ) a pour valeurs d'adhérence −1 et 1 (sous suites faciles à exhiber, et la suite
elle même ne converge pas).
• une suite qui diverge vers +∞ n'a pas de valeur d'adhérence (aucune de ses sous-suites ne
converge).
• toute suite bornée au au moins une valeur d'adhérence (c'est ce que disent Bolzano et
Weierstrass).
• si une suite bornée n'a qu'un valeur d'adhérence, elle converge (exercice).
Attention les valeurs d'adhérence de (an + bn ) ne sont pas les somme des valeurs de (an ) et des valeurs
4
d'adhérence de (bn ) : ((−1)n ) et ((−1)n+1 ).

quand elles convergent.

Exempl

Frontière

Par dénition, la frontière est formée des points  juste sur le bord  :
Intuitif Elle est formé des points qui sont sur le bord de A : (dans A ou pas).
Dénition F r(A) = A − Å = A ∩ (Ac )
On la note aussi ∂A.
A R ∅ Q [0, 1[ Z
Exemples :
F r(A) ∅ ∅ R {0, 1} Z
Il n'y a pas de formule simple pour la frontière de la réunion, ni pour la frontière de l'intersection.
En revanche, A et son complémentaire ont la même frontière.
Montrez qu'il n'existe pas d'ensemble dont la frontère soit Q.
Déteminez pour les ensembles suivants
˚ ˚ ˚
A A Å F r(A) A Å A Å
[0, 1[
Q
(]0, 1[∩Q)∪]2, 3[
Z
−n
N ∪ {2 | n ∈ N}

Vous aimerez peut-être aussi