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Cours Analyse

Le document présente des définitions et théorèmes concernant les fonctions mathématiques, notamment les classes de dérivabilité, les extrema, et les fonctions réciproques. Il aborde également les propriétés des fonctions convexes et concaves, ainsi que les fonctions circulaires et hyperboliques. Des exemples et propositions illustrent ces concepts, notamment les fonctions Arccosinus, Arcsinus et Arctangente.

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Ahmed Klai
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Le document présente des définitions et théorèmes concernant les fonctions mathématiques, notamment les classes de dérivabilité, les extrema, et les fonctions réciproques. Il aborde également les propriétés des fonctions convexes et concaves, ainsi que les fonctions circulaires et hyperboliques. Des exemples et propositions illustrent ces concepts, notamment les fonctions Arccosinus, Arcsinus et Arctangente.

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Définitions 0.0.1.

1. f est dite de classe C 1 sur I si f est dérivable sur I et sa fonction dérivé est continue sur I.

2. f est dite de classe C n (n ∈ N) sur I si f est n-fois dérivable sur I. et f (n) est continue sur I.

3. f est dite de classe C ∞ sur I si f est n-fois dérivable ∀n ∈ N∗ sur I (autrement dit f est
infiniment dérivable sur I ).

Exemple 0.0.1. La fonction exp(x) est de classe C ∞ sur R.

Exercice 0.0.1. Montrer que la fonction f : R −→ R définie par



 x3 sin( 1 ) si x ̸= 0,
x
f (x) =
 0 sinon

est de C 1 sur R.

Définitions 0.0.2. (Extrema d’une fonction)

1. f admet un maximum (resp. minimum) global, ou dit absolu, au point a sur I si : ∀x ∈


I\{a}, f (x) ≤ f (a) (resp. f (x) ≥ f (a) ).

2. f admet un maximum (resp. minimum) local au point a sur I s’il existe un ouvert J
contenant a tel que : ∀x ∈ I ∩ J\{a}, f (x) ≤ f (a) (resp. f (x) ≥ f (a) ).

3. Si f admet au point a un maximum ou un minimum, on dit que f admet un extremum


en a.

Remarque : Un extremum global est un extremum local.

Théorème 0.0.1. (Théorème de bijection)


Si f est une fonction continue et strictement croissante (resp. strictement décroissante) sur un
intervalle [a, b], alors f admet une fonction réciproque f −1 continue et strictement croissante
(resp. strictement décroissante) sur [f (a); f (b)] (resp. [f (b); f (a)]) vers [a; b].

Exemple 0.0.2. La fonction f : x ∈ R 7−→ ex ∈ R+ est une fonction continue et strictement


croissante de R dans R+ . La fonction réciproque est par définition la fonction ln x définie de
R+ dans R.

Théorème 0.0.2. Soit f une fonction définie sur I à valeurs dans J = f (I). f est continue,
strictement monotone et dérivable en a ∈ I tel que f ′ (a) ̸= 0. Alors, f −1 est dérivable en
′ 1
b = f (a) et (f −1 ) (b) = ′ .
f (a)

1

Exemple 0.0.3. Si ∀x ∈ R∗+ , f (x) = x2 alors f −1 (y) = y est la fonction réciproque de
f (x) = x2 . Pour y0 = f (x0 )

( )′ 1 1
f ′ (x0 ) = 2x0 ⇒ f −1 (y0 ) = = √ .
f′ (f − 1 (y0 )) 2 y0

Corollaire 0.0.1. Soit f une fonction continue, strictement monotone et dérivable sur un

intervalle I tel que pour tout x ∈ I, f ′ (x) ̸= 0. Alors, f −1 est dérivable sur f (I) et (f −1 ) (y) =
1

où y = f (x).
f (x)
Définition 0.0.1. • Une fonction f : I −→ R est convexe sur I si et seulement si ∀(a, b) ∈ I 2 ,
∀t ∈ [0, 1], f (ta + (1 − t)b) ≤ tf (a) + (1 − t)f (b).

• Une fonction f : I −→ R est concave sur I si et seulement si ∀(a, b) ∈ I 2 , ∀t ∈ [0, 1],


f (ta + (1 − t)b) ≥ tf (a) + (1 − t)f (b).

Définition 0.0.2. Une fonction dérivable sur un intervalle I est dite :

• convexe sur cet intervalle si sa courbe représentative est entièrement située au-dessus de
chacune de ses tangentes.

• concave sur cet intervalle si sa courbe représentative est entièrement située en dessous de
chacune de ses tangentes.

Proposition 0.0.1. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I, de dérivée f ′ . Alors :

• f est convexe sur I si, et seulement si, f ′ est croissante sur I ;

• f est concave sur I si, et seulement si, f ′ est décroissante sur I.

Proposition 0.0.2. Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I. Alors :

• Si la dérivée seconde est positive, alors la fonction f est convexe ;

• si la dérivée seconde est négative, alors la fonction f est concave.

Remarque 0.0.1. Si la fonction f est convexe alors −f est concave.

f : R −→ R
Exemple 0.0.4. 1. est convexe
x 7−→ x4 + 2

g : R∗+ −→ R
2. est concave.
x 7−→ ln x

2
0.1 Fonctions circulaires réciproques

0.1.1 Fonction Arccosinus

La fonction cosinus est continue et dérivable sur R. Si x ∈]0, π[ alors la dérivée


cos′ (x) = − sin x < 0. La fonction cosinus est donc strictement décroissante sur [0, π]. La
fonction cosinus définit une bijection de [0, π] sur [−1, 1].

Définition 1. La bijection réciproque de cosinus s’appelle la fonction continue Arccosinus. On


la note Arccos : [−1, 1] → [0, π].
On a donc par définition cos(Arccos x) = x ∀x ∈ [−1, 1] et Arccos(cos x) = x ∀x ∈ [0, π].

Exemple 0.1.1.
√ √ √ √
x -1 − 2
3
− 2
2
− 12 0 1 1
2 2
2
2
3

5π 3π 2π π π π π
arccos x π 6 4 3 2
0 3 4 6

Proposition 0.1.1. Arccos est une fonction dérivable sur ] - 1,1[ et


−1
Arccos′ (x) = √ ∀x ∈] − 1, 1[.
1 − x2
Démonstration. La fonction cos est continue sur [0, π] et dérivable sur ]0, π[ de dérivée
cos′ x = − sin x ̸= 0 ∀x ∈] 0, π[. Alors l’application réciproque Arccos est dérivable et
1 1
Arccos′ (x) = Arccos′ (cos y) = = .
− sin y − sin(Arccos x)
√ ]
On sait que sin2 α = 1 − cos2 α ∀α ∈ R. Donc, sin(Arccos x) = 1 − x2 ∀x ∈ − 1, 1[.

0.1.2 Fonction Arcsinus


[ ]
L’application sin : − π2 , π2 → [−1, 1] est continue, strictement croissante.
( ) ( )
En effet, sin′ x = cos x > 0 ∀x ∈] − π2 , π2 [ et sin − π2 = −1 et sin π2 = 1. Elle définit alors
[ ]
une bijection continue, strictement croissante de − π2 , π2 vers [−1, 1].

Définition 2. La bijection réciproque de sinus s’appelle la fonction continue Arcsinus. On la


[ ]
note Arcsin : [−1, 1] → − π2 , π2 .
[ ]
On a donc par définition sin(Arcsin x) = x ∀x ∈ [−1, 1] et Arcsin(sin x) = x ∀x ∈ − π2 , π2 .

Exemple 0.1.2.
√ √ √ √
x -1 − 2
3
− 2
2
− 12 0 1 1
2 2
2
2
3

arcsin x − π2 − π3 − π4 − π6 0 π
2
π
6
π
4
π
3

3
Proposition 0.1.2. Arcsin est une fonction dérivable sur ] - 1, 1 [ et
1
Arcsin′ (x) = √ ∀x ∈] − 1, 1[.
1 − x2
Démonstration. sin est dérivable sur ] − π2 , π2 [ et sin′ x = cos x ̸= 0 ∀x ∈] − π2 , π2 [ alors
l’application réciproque Arcsin est dérivable sur ] - 1,1 [ et
1 1 1
∀x ∈] − 1, 1[ Arcsin′ (x) = ′ = =√ .
sin (Arcsin x) cos(Arcsin x) 1 − x2
[ ]
La fonction arcsinus est la bijection réciproque de la fonction sin : − π2 , π2 −→ [−1, 1], elle est
définie sur [−1, 1] par :
( [ ])
(∀x ∈ [−1, 1]) ∀y ∈ − π2 , π2 arcsin(x) = y ⇐⇒ x = sin(y).
(π)
Soit x ∈] − 1, 1[, il existe un unique y ∈] − π2 , π2 [ tel que x = sin(y) (car sin 2
= 1 et
( ) )
sin − π2 = −1 . Et comme la fonction sin est dérivable sur ] − π2 , π2 [ ,
∀y ∈] − π2 , π2 [, sin′ (y) = cos(y) et sin′ (y) ̸= 0 (car y ∈] − π2 , π2 [), alors la fonction arcsin est
1 1
dérivable sur ] − 1, 1[ et on a : ∀x ∈] − 1, 1[; arcsin′ (x) = ′ = .
sin
√ (y) cos(y)
Or cos2 (y) + sin2 (y) = 1 et y ∈] − π2 , π2 [ , d’où cos(y) = 1 − sin2 (y). Donc
1 1 1
arcsin′ (x) = =√ =√ .
cos(y) 1 − sin (y)
2 1 − x2
Propriété 0.1.1. La fonction Arcsinus est une fonction impaire.

0.1.3 Fonction Arctangente

L’application tan ou tg :] − π2 , π2 [→ R est continue, strictement croissante.


]
En effet, tan′ x = cos12 x = 1 + tan2 x > 0 ∀x ∈ − π2 , π2 [ et limπ + tan x = −∞ et
x→(− 2 )
lim tan x = +∞. Elle définit alors une bijection continue, strictement croissante de ] − π2 , π2 [
x→( π2 )−
vers R.

Définition 3. La bijection réciproque de tangente s’appelle la fonction continue Arctangente.


On la note arctan : R →] − π2 , π2 [.
] [
On a donc par définition tan(arctan x) = x ∀x ∈ R et arctan(tan x) = x ∀x ∈ − π2 , π2 .

Exemple 0.1.3.

x 0 1 3 √1
3
π π π
arctan x 0 4 3 6

Proposition 0.1.3. arctan est une fonction dérivable sur R et


1
arctan′ (x) = ∀x ∈ R.
1 + x2

4
Démonstration. tan est une fonction dérivable sur ] − π2 , π2 [ et ∀x ∈] − π2 , π2 [ on a tan′ x =
1 + tan2 x > 0. Alors l’application réciproque arctan est dérivable sur R et

1 1
∀x ∈ R arctan′ (x) = ′
= .
tan (arctan x) 1 + x2

Propriété 0.1.2. La fonction Arctangente est une fonction impaire.

0.2 Fonctions hyperboliques directes


Définitions 0.2.1. 1. On appelle sinus hyperbolique l’application sh : R → R tel que

ex − e−x
sh(x) = .
2

2. On appelle cosinus hyperbolique l’application ch : R → R tel que

ex + e−x
ch(x) = .
2

3. On appelle tangente hyperbolique l’application th : R → R tel que

sh(x) e2x − 1
th(x) = = 2x .
ch(x) e +1

Proposition 0.2.1. 1. ∀x ∈ R sh(−x) = − sh(x); ch(−x) = ch(x);

ch(x) + sh(x) = ex ; ch(x) − sh(x) = e−x ; ch2 (x) − sh2 (x) = 1.

2. ∀x ∈ R ;sh′ (x) = ch(x) et ch′ (x) = sh(x).

3. lim sh(x) = lim ch(x) = +∞; lim sh(x) = −∞ et lim ch(x) = +∞.
x→+∞ x→+∞ x→−∞ x→−∞

4. ∀x ∈ R th′ (x) = 1 − th2 (x).

5. lim th(x) = 1; lim th(x) = −1.


x→+∞ x→−∞

5
6.
∀a, b ∈ R ch(a + b) = ch(a) ch(b) + sh(a) sh(b).
∀a, b ∈ R sh(a + b) = sh(a) ch(b) + ch(a) sh(b).
th(a) + th(b)
∀a, b ∈ R th(a + b) = .
1 + th(a) th(b)
∀a, b ∈ R ch(a) + ch(b) = 2 ch( a+b
2
) ch( a−b
2
).
∀a, b ∈ R ch(a) − ch(b) = 2 sh( a+b
2
) sh( a−b
2
).
∀a, b ∈ R sh(a) + sh(b) = 2 sh( a+b
2
) ch( a−b
2
).
2
1 + th a
∀a ∈ R ch 2a = ch2 a + sh2 a = .
1 − th2 a
2 th a
∀a ∈ R sh2a = 2shacha = .
1 − th2 a
2 th a
∀a ∈ R sh2a = 2shacha = .
1 − th2 a
2th(a)
∀a ∈ R th2a = .
1 + th2 a
Limites classique
sh x − sh 0 sh x
- On a lim = ch 0 = 1 et donc lim = 1.
x→0 x−0 x→0 x
th x
- On en déduit immédiatement lim = 1.
x→0 x
ch x − ch 0 ch x − 1
- De même, limx→0 = sh 0 = 0 et donc limx→0 = 0.
x−0 x
x
e +e −x
1 ( x/2 )2
- D’autre part, ch x − 1 = −1 = e − e−x/2 c’est à dire ch x − 1 = 2 sh2 x
2
et
2 2
ch x − 1 1
donc limx→0 = .
x2 2

6
Série Analyse
Exercice N◦ 1

1. Déterminer les intervalles sur lesquels la fonction f (x) = x3 − 3x2 + 1 est convexe.

2. a) Montrer que la fonction x 7−→ − sin x est convexe sur [0; π2 ].


b) En déduire que
π 2
∀x ∈ [0, ] x ≤ sin x ≤ x
2 π
Exercice N◦ 2

1. Calculer :
( ) ( −2π
) ( ) ( )
arccos cos 2π
3
, arccos cos 3
, arccos cos 4π
3
, arccos sin 17π
5

2. Simplifier les expressions suivantes : sin(arccos x), cos(arctan x)



Exercice N 3

Montrer les relations suivantes :


x
1. tan(arcsin x) = √ ; ∀x ∈] − 1, 1[.
1 − x2

1 − x2
2. tan(arccos x) = ; ∀x ∈ [−1, 1]\{0}.
x

3. arcsin x = arccos 1 − x2 ; ∀x ∈ [0, 1].
Exercice N◦ 4

Montrer que :

1. ∀x ∈ [−1, 1]; arcsin x + arccos x = π2 ;



2. ∀x ∈ [0, 1]; arcsin x + arcsin 1 − x2 = π2 ;
( )
3. ∀x ∈ R∗+ ; arctan(x) + arctan x1 = π2 .
Exercice N◦ 5
(√ ) (√ )
Soit f une fonction définie par : f (x) = arcsin 1 − x2 − arctan 1−x
1+x

1. Déterminer le domaine de définition de f .

2. Calculer f (0) et f (− 12 ).

3. Calculer la derivée de f pour tout x ∈] − 1, 0[

4. En déduire une expression plus simple de f (x) pour tout x ∈] − 1, 0]

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