FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
1. Introduction
Posons z = x + iy, z̄ = x − iy |z|2 = x2 + y 2 . Alors z = |z|eiθ avec
θ = arg(z). Soit D un ouvert de C et f : D → C, z 7−→ f (z). Alors
f (z) = f (x + iy) = P (x, y) + iQ(x, y) = (P + iQ)(x, y).
Exemples :
(1) ez = ∞ zn
P
n=0 n! ;
(2) sin(z) = ∞ n z 2n+1
P
n=0 (−1) 2n+1! ;
(3) cos(z) = ∞ n z 2n
P
n=0 (−1) 2n! ;
(4) Avec ces notations on a :
eiz = cos(z) + isin(z) et e−iz = cos(z) − isin(z).
Alors
eiz + e−iz eiz − e−iz
cos(z) = et sin(z) = .
2 2
Donc
sin(z) cos(z)
tg(z) = , cotg(z) = ,
cos(z) sin(z)
ez + e−z
sh(z) = −isin(iz) et ch(z) = ;
2
(5) On peut aussi définir les fonctions trigonométriques arcsinz, arccosz, arctgz
et arccotgz comme fonctions réciproques des fonctions sin(w), cos(w), tg(w)
et cotg(w).
(6) La fonction logarithmique Ln(z), où z 6= 0 est définie comme
étant la fonction réciproque de la fonction exponotielle :
Ln(z) = ln|z|+iarg(z) = ln|z|+Arg(z) + 2kπ, k ∈ Z,
La détermination principal est :
Ln(z) = Ln|z|+iArg(z).
Il est facile d’établir que
Ln(z1 z2 ) = Ln(z1 ) + Ln(z2 ).
(7) La fonction exponotielle généralisée w = az , est définie par légalité
az = ezlna .
1
2 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
2. Holomorphie
On dit que f : D → C est holomorphe au point z ∈ D si
f (z + h) − f (z)
Limh→0 = f 0 (z)
h
existe.
Si z = x + iy et f (z) = P (x, y) + iQ(x, y), alors en chaque point de
différentiabilité de la fonction f (z), la dérivée f 0 (z) existe si et seule-
ment si on a :
∂P ∂Q ∂P ∂Q
(x, y) = (x, y) et (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂y ∂x
Se sont les équations de Cauchy-Riemann.
Théorème 1. La fonction f est holomorphe au point z = x + iy si et
seulement si les équations de Cauchy-Riemann sont vérifiées en z. De
plus on a dans ce cas :
∂P ∂Q ∂Q ∂P
f 0 (z) = +i = −i .
∂x ∂x ∂y ∂y
Exemple 2. (1) ez est holomorphe sur C;
(2) z 7−→ z est holomorphe en z si est seulement si z = 0.
3. Homotopie
Soit D un ouvert de C. Soit C une courbe (I = [a, b], φ) dans D,
continûment dérivable par morceaux i.e ∃ t0 = a < t1 ... < tn = b tel
que φ/]ti , ti+1 [ de classe C 1 (on dit un contour ou un contour lisse par
morceaux).
On dit que C est homotope à un point α ∈ D s’il existe [c, d] est une
fonction
h : [a, b] × [c, d] → D
continue telle que :
∀t ∈ [a, b] h(t, c) = φ(t) et h(t, d) = α.
On dit que D est un domaine simplement connexe si D est un ouvert
et tout contour fermé (φ(a) = φ(b)) dans D est homotope à un point
de D.
Exemple 3. Tout convexe est simplement connexe.
La couronne
A = {z ∈ C : 0 < |z|< 1}
n’est pas simplement connexe.
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 3
4. Intégration des fonctions complexes
Soit C une courbe simple dans D. Soit f une fonction continue
sur D. Pour R f (z) = (PR + iQ)(x, y) et dz = dx + idy. Le calcul de
l’intégrale C f (z)dz = C (P + iQ)(x, y)(dx + idy), se ramène au calcul
des intégrales curvilignes habituelles :
Z Z Z
f (z)dz = P dx − Qdy + i( Qdx + P dy).
C C C
Proposition 4. Si f est holomorphe dans un domaine simplement
connexe D, l’intégrale ne dépend pas du chemin d’intégration. En par-
ticulier si L représente un contour fermé lisse par morceaux dans D
alors : Z
f (z)dz = 0.
L
Si la courbe C est donnée par les équations paramétriques
x = x(t), y = y(t),
et si le point de départ de C correspond à t = t0 et le point final à
t = t1 , alors en posant z(t) = x(t) + iy(t) on a :
Z Z t1
f (z)dz = f (z(t))z 0 (t)dt.
C t0
Si F (z) est une primitive quelconque de f (F 0 (z) = f (z)) et z1 , z2 ∈
D alors : Z z2
f (z)dz = F (z2 ) − F (z1 ).
z1
C’est la formule de Newton-Liebniz.
n+1
Exemple : f (z) = z n alors F (z) = z n . Donc
Z i
1 in+1
z n dz = − .
1 n n
La formule d’intégration par partie :
Z z2 Z z2
0 z2
f (z)g (z)dz = [f (z)g(z)]z1 − g(z)f 0 (z)dz.
z1 z1
Si z = ψ(w) avec ψ holomorphe biunivoque de C vers C1 . Alors
Z Z
f (z)dz = f (ψ(w))ψ 0 (w)dw.
C C1
Exemple
Z i Z i
1
zcoszdz = [zsinz]i0 − sinzdz = isini+cosi−1 = (e−1 −e)(i+1)−1.
0 0 2
4 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
5. Formule Intégrale de Cauchy
Soit D un domaine borné par un contour C fermé simple (sans point
double), alors
Z
1 f (z)
f (z0 ) = dz, (z0 ∈ D),
2πi C z − z0
où le contour C est parcouru de manière que le domaine D se trouve
constamment à gauche.
Exemple 5. Calculons l’intégrale
Z
1 ch(iz)
I= 2
dz.
2πi |z|=2 z + 4z + 3
On a z 2 + 4z + 3 = (z + 1)(z + 3). Donc z0 = −1 est à l’intérieur du
cerce |z|= 2. D’où : Z
f (z)
I=
|z|=2 z − (−1)
ch(iz)
avec f (z) = z+3
. Par la formule Intégrale de Cauchy
ch(−i)
I = 2πif (−1) = 2πi = πichi = πicos1.
2
Plus généralement, pour tout n ∈ N, on a les formules intégrales
suivantes :
Z
n n! f (z)
f (z0 ) = dz, (z0 ∈ D).
2πi C (z − z0 )n+1
Exercice 6. Calculer
Z
sin(πz)
dz.
|z|=1 (z 2 − 1)2
6. Zéros d’une fonction
Définition 7. On dit que z0 est un zéro d’ordre n d’une fonction f si
f (z0 ) = f 0 (z0 ) = ...f n−1 (z0 ) = 0, et f n (z0 ) = 0.
Si n = 1 on dit que c’est un zéro simple et si n = 2 on dit zéro double.
Proposition 8. Le point z0 est un zéro d’ordre n d’une fonction f
holomorphe en z0 si est seulement s’il existe une fonction φ holomorphe
en z0 avec φ(z0 ) 6= 0 et f (z) = (z − z0 )n φ(z).
Démonstration. Par le développement de Taylor au voisinage de z0 à
l’ordre n.
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 5
Exemple 9. Touver les zéros de f (z) = 1 + cos(z) et déterminer leur
ordre.
eiz +e−iz
On peut utiliser : cos(z) = 2
.
7. Les points singuliers isolés
Définition 10. (1) On dit que z0 est un point singulier isolé d’une
fonction f s’il existe un voisinage de ce point dans lequel f est
holomorphe sauf au point z0 .
(2) Le point z0 est dit point singulier éliminable de f si cette fonction
admet une limite finie en ce point.
1
(3) Si Limz→z0 f (z) est infinie ( ou encore Limz→z0 f (z) = 0), on dit
que z0 est un pôle de f. Le point z0 est un pôle de f d’ordre n
1
s’il est zéro d’ordre n de f (z) .
(4) Le point z0 est dit point singulier essentiel de f si f n’admet
aucune limite, ni finie ni infinie au point z0 .
1
Exemple 11. La fonction e z2 admet un point singulier essentiel en 0.
8. Séries de Taylor et de Laurent
Proposition 12. Si f est une fonction holomorphe dans D et z0 ∈ D
alors f est développable dans un voisinage de z0 en série entière de
Taylor :
∞
X
f (z) = cn (z − z0 )n ,
n=0
avec
f n (z0 )
Z
1 f (z)dz
cn = =
2πi Γ (z − z0 )n+1 n!
et Γ un cercle de centre z0 , Γ ⊂ V (z0 ) ⊂ D.
Le rayon de convergence de cette série est égal à la distance qui sépare
le point z0 du point singulier le plus proche de f.
Exemple 13.
z2 z3 zn
Ln(1 + z) = z − + ... + (−1)n + ...
2 3 n
Ici le rayon de convergence est R = 1.
Proposition 14. Si f est une fonction holomorphe dans une couronne
ω = {z/r < |z − z0 |< R}(r > 0 et R ≤ +∞).
6 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
Alors f est développable dans ω en série entière de Laurent :
∞
X −1
X ∞
X
n n
f (z) = cn (z − z0 ) = cn (z − z0 ) + cn (z − z0 )n .
n=−∞ n=−∞ n=0
avec
f n (z0 )
Z
1 f (z)dz
cn = = (n ∈ Z),
2πi Γ (z − z0 )n+1 n!
P∞ de centre nz0 , Γ ⊂ ω.
et Γ un cercle
La partie n=0 cn (z−z0 ) est dite la partie régulière alors que −1
P
n=−∞ cn (z−
z0 )n est dite principale.
9. Théorème des résidus de Cauchy
Soit z0 un piont singulier isolé d’une fonction f. On appelle résidu
de f en z0 le nombre :
Z
1
Resf (z0 ) = f (z)dz.
2πi γ
Avec γ un cercle centré en z0 et de rayon suffisamment petit pour qu’il
ne dépasse pas les frontières du domaine d’holomorphie de f et ne
contient pas dans son intérieur d’autres points singuliers de f.
On a
Resf (z0 ) = c−1 ,
1
le coéfficient de z−z0 dans le développement de Laurent de f au point
z0 .
Si z0 est un point singulier éliminable alors Resf (z0 ) = 0.
Si z0 est un pôle d’ordre n de f alors
1 dn−1
Resf (z0 ) = Limz→z0 n−1 {f (z)(z − z0 )n }.
(n − 1)! dz
Pour un pôle simple Resf (z0 ) = Limz→z0 (z − z0 )f (z).
P (z)
Cas particulier si f (z) = Q(z) avec P (z0 ) 6= 0 ,et Q(z0 ) = 0 alors que
0
Q (z0 ) 6= 0
P (z0 )
Resf (z0 ) = 0 .
Q (z0 )
Exemple 15. Calcul du développement de Laurent :
1
f (z) = 2 et ω = {z/0 < |z − 1|< 2}.
(z − 1)2
On a :
Z Z
1 f (z)dz 1 dz
cn = n+1
= .
2πi Γ (z − z0 ) 2πi Γ (z − 1) (z + 1)2
n+3
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 7
Γ = C(1, R) cercle de centre 1 est de rayon R < 2.
1
Si n + 3 ≤ 0 ; g(z) = (z−1)n+3 (z+1)2
est holomorphe dans D contenant
Γ ∪ {0} donc cn = 0 pour tout n ≤ −3.
Si n > −3 alors
1 dn+2
Z
1 dz 1 n+3
cn = n+3 2
= n+2
( 2
)z=1 = (−1)n n+4 .
2πi Γ (z − 1) (z + 1) n + 2! dz (z + 1) 2
D’ où
∞
1 X (−1)n n + 3
= (z − 1)n .
(z 2 − 1)2 n=−2 2n+4
Théorème 16. Si f est holomorphe sur la frontière C d’un domaine D
et partout à l’intérieur de D, sauf en un nombre fini de points singuliers
z1 , z2 , ..., zn , alors
Z n
X
f (z)dz = 2πi Resf (zk ).
C k=0
Calculer les intégrales suivantes :
Z Z
1 1
I= tgzdz et J = sin dz.
|z|=2 |z|=2 z−1 z
Dans D = {z/|z| = 2}, la fonction tgz est holomorphe sauf aux
points z1 = π2 et z2 = − π2 . On a Res(tg)( π2 ) = cos sinz π
0 z ( 2 ) = −1 et
π sinz π
Res(tg)(− 2 ) = cos0 z (− 2 ) = −1. Donc I = −4πi.
1
De même dans D = {z/|z| = 2}, la fonction z−1 sin z1 est holomorphe
1
sauf aux points z1 = 1 et z2 = 0. On a Res( z−1 sin z1 )(1) = sin1 car 1
est pôle simple. Pour déterminer le caractère du point singulier z = 0,
on calcul le Dl de Laurent :
1 1 1 1 1
sin( ) = −(1 + z + z 2 + ...)( − 3
+ − ...)
z−1 z z 3!z 5!z 5
1 1 1 c2 c3
= −(1 − + ....) + 2 + 3 + ... + R(z)
3! 5! z z z
Ici R(z) est la partie régulière. Comme Ck 6= 0 pour k = 2, 3, ..., alors
z = 0 est un point singulier essentiel. Donc le résidu en ce point est
1
z−1
sin( z1 )(0) = c−1 = −(1 − 3!1 + 5!1 − ....) = −sin1. Par conéquent :
J = 2πi(sin1 − sin1) = 0.
8 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
10. Application des résidus au calcul des intégrales
définies
Premier Cas.
P (x)
f (x) = Q(x) avec P et Q des polynômes. Si f est continue sur R,
Q(x) 6= 0 pour tout x ∈ R et degP ≥ degQ + 2 alors
Z +∞
f (x)dx = 2πiσ (1)
−∞
avec σ = la somme des résidus de f en tous les pôles situés dans le
demi-plan supérier.
Exemple : Soit pour a > 0 Calculons l’intégrale :
Z +∞
x2
dx.
0 (x2 + a2 )2
z2
La fonction f (z) = (z 2 +a2 )2
possède un pôle double z = ai dans le demi
plan supérieur.
d d z2 1
Resf (ai) = limz→ai [f (z)(z − ai)2 ] = limz→ai [ 2
]= .
dz dz (z + ai) aπi
En utilisant la parité de f et la formule (1), on obtient :
+∞
x2
Z
π
2 2 2
dx = .
0 (x + a ) 4a
Deuxième cas :
Z ∞ Z ∞
R(x)sinλxdx; R(x)cosλxdx
0 0
où R(x) est une fraction rationnelle et λ > 0.
Lemme 17 (Lemme de Jordan). . Si g(z) est holomorphe dans un
domaine P + (y ≥ 0) sauf en un nombre fini de points singuliers, et si
lim|z|→+∞ g(z) = 0. Alors
Z
limR→+∞ g(z)eiλz dz = 0.
CR
Avec CR le demi-cercle de centre 0 est de rayon R situé dans P + .
R +∞
Calculons I = 0 cosx2 dx.
2
[ = π.
f (z) = eiz et le contour OA = OB et BOA
4
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 9
D’après le théorème de Cauchy :
Z Z R Z Z
iz 2 ix2 iz 2 2
e dz = e dx + e dz + eiz dz.
OBAO 0 CR AO
R 2
Montrons que limR→+∞ CR
eiz dz = 0. On pose z 2 = w on obtient
dz = 2dw
√ . Donc
w
eiw
Z Z
iz 2
e dz = √ dw = .
CR γR2 2 w
Par le lemme de Jordan
Z
2
LimR→+∞ eiz dz = 0
CR
(car lim|w|→0 g(w) = 0.)
π
Sur AO on a z = ρei 4 donc z 2 = ρ2 i. D’où :
Z Z 0
π
iz 2 2
e dz = e−ρ ei 4 dρ.
AO R
Si R → +∞, on obtient :
Z +∞ Z +∞ √
2 2 ix2 π
i π4
cosx + isinx dx = e dx = e .
0 0 2
Troisième cas :
Z 2π
I= R(cosx, sinx)dx
0
où R est une fonction rationnelle d’arguments cosx et sinx, bornée à
l’intérieur de l’intervalle d’intégration.
2 z 2 −1
On Pose eix = z alors dx = dz iz
et cosx) = z 2z+1 , sinx
R = 2iz
avec
|z| = 1 et 0| 6 x 6 2π. Dans ce cas I prend la forme C F (z)dz où C
est le cercle de centre 0 est de rayon 1. Donc I = 2πiσ avec σ la somme
des résidus des pôles situés à l’intérieur de C.
Exemple 18. Calculer
Z π
dx
I=
0 (a + bcosx)2
dz 2
Par eix = z, dx = iz
et cosx) = z 2z+1 , on obtient
Z
4 zdz
I= .
i C (bz + 2az + b)2
2
10 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE
z
La fonction (bz 2 +2az+b)2 √
possède un seul pôle de multiplicité 2 à
2 2
l’intérieur de C : z1 = −a+ ba −b . Donc le résidu est donné par
d z(z − z1 )2 a −3
ResF (z1 ) = limz→z1 ( 2 2 2
) = (a2 − b2 ) 2 .
dz b (z − z1 ) (z − z2 ) 4
D’où
2aπ
I= 3 .
(a2 − b2 ) 2
Exercice 19. (1) En utilisant les conditions de Cauchy-Riemann,
trouver une fonction holomorphe f sur C telle que
Re(f (z)) = 2ex cosy et f (0) = 2.
Posons f (z) = u+iv avec u = Re(f (z)). Les conditions de Cauchy
donnent : ∂u
∂x
∂v
= 2ex cosy = ∂y donc par intégration :
Z
v(x, y) = 2ex cosydy = 2ex siny + φ(x)
∂v
∂x
= − ∂u
∂y
donc 2ex siny+φ0 (x) = 2ex siny. Ce qui implique φ(x) =
constante = c et v(x, y) = 2ex siny + c.
Maintenant f (z) = 2ex (cosy + isiny) + ic et f (0) = 2. On déduit
alors :
f (z) = 2ez .
(2) Trouver les zéros de la fonction f (z) = (z 2 + 1)shz et déterminer
leur ordre.
f (z) = 0 ⇔ (z 2 + 1)shz = 0 ⇔ (z = i ou z = −i ou shz = 0).
Or [shz = 0 ⇔ z = kiπ, k ∈ Z]. Les zéros de f sont donc
i, −i, kiπ pour k ∈ Z.
La dérivée de f est f 0 (z) = 2zsh(z) + (z 2 + 1)ch(z). Donc f 0 (i) =
2isin(1) = f 0 (−i) 6= 0 et f 0 (kiπ) = ((kiπ)2 + 1)cos(kπ) 6= 0. Les
zéros de f sont simples.
(3) Déterminer le caractère du point singulier z0 = 0 de la fonction
1 − cosz
f (z) = .
z7
On a
1 − cosz 1 1 1 z z3
= − + − + ....
z7 2!z 5 4!z 3 6!z 8! 10!
Donc z = 0 est pôle d’ordre 5.
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 11
(4) Soit
eiz
f (z) = .
(z − i)2
En posant t = z − i, donner un développement de Laurent de f
en t. En déduire le résidu de f en i.
On a
∞ ∞
1 X (it)n 1 i X (it)n−2
f (z) = 2 = 2+ + .
et n=0 n! et et n=2 n!
Donc Res(f, i) = ei .
R 2π dt
(5) Calculer I1 = 0 2+cos(t) .
On pose z = eiθ , cosθ = 21 (z + z1 ) et dz = izdθ. Alors
Z
dz
I = −2i 2
C z + 4z + 1
Il y’a un seul pôle qui se trouve à l’intérieur du disque unité
1
z1 = −2 + 3 2 .
D’où I = 2π1 .
32
Ri
(6) Calculer I2 = 0 zcos(z)dz. Par une intégration par partie on
obtient I2 = isini + cosi − 1 = −sh1 + ch1 − 1 = 1−e e
.