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Complexe

Le document traite des fonctions d'une variable complexe, en introduisant des concepts tels que l'holomorphie, l'intégration des fonctions complexes, et les séries de Taylor et de Laurent. Il présente également des théorèmes clés comme la formule intégrale de Cauchy et le théorème des résidus, tout en fournissant des exemples illustratifs. Enfin, il aborde les notions de zéros et de points singuliers des fonctions complexes.

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Le document traite des fonctions d'une variable complexe, en introduisant des concepts tels que l'holomorphie, l'intégration des fonctions complexes, et les séries de Taylor et de Laurent. Il présente également des théorèmes clés comme la formule intégrale de Cauchy et le théorème des résidus, tout en fournissant des exemples illustratifs. Enfin, il aborde les notions de zéros et de points singuliers des fonctions complexes.

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FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

1. Introduction
Posons z = x + iy, z̄ = x − iy |z|2 = x2 + y 2 . Alors z = |z|eiθ avec
θ = arg(z). Soit D un ouvert de C et f : D → C, z 7−→ f (z). Alors
f (z) = f (x + iy) = P (x, y) + iQ(x, y) = (P + iQ)(x, y).
Exemples :
(1) ez = ∞ zn
P
n=0 n! ;
(2) sin(z) = ∞ n z 2n+1
P
n=0 (−1) 2n+1! ;

(3) cos(z) = ∞ n z 2n
P
n=0 (−1) 2n! ;
(4) Avec ces notations on a :
eiz = cos(z) + isin(z) et e−iz = cos(z) − isin(z).
Alors
eiz + e−iz eiz − e−iz
cos(z) = et sin(z) = .
2 2
Donc
sin(z) cos(z)
tg(z) = , cotg(z) = ,
cos(z) sin(z)
ez + e−z
sh(z) = −isin(iz) et ch(z) = ;
2
(5) On peut aussi définir les fonctions trigonométriques arcsinz, arccosz, arctgz
et arccotgz comme fonctions réciproques des fonctions sin(w), cos(w), tg(w)
et cotg(w).
(6) La fonction logarithmique Ln(z), où z 6= 0 est définie comme
étant la fonction réciproque de la fonction exponotielle :
Ln(z) = ln|z|+iarg(z) = ln|z|+Arg(z) + 2kπ, k ∈ Z,
La détermination principal est :
Ln(z) = Ln|z|+iArg(z).
Il est facile d’établir que
Ln(z1 z2 ) = Ln(z1 ) + Ln(z2 ).
(7) La fonction exponotielle généralisée w = az , est définie par légalité
az = ezlna .
1
2 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

2. Holomorphie
On dit que f : D → C est holomorphe au point z ∈ D si
f (z + h) − f (z)
Limh→0 = f 0 (z)
h
existe.
Si z = x + iy et f (z) = P (x, y) + iQ(x, y), alors en chaque point de
différentiabilité de la fonction f (z), la dérivée f 0 (z) existe si et seule-
ment si on a :
∂P ∂Q ∂P ∂Q
(x, y) = (x, y) et (x, y) = − (x, y).
∂x ∂y ∂y ∂x
Se sont les équations de Cauchy-Riemann.
Théorème 1. La fonction f est holomorphe au point z = x + iy si et
seulement si les équations de Cauchy-Riemann sont vérifiées en z. De
plus on a dans ce cas :
∂P ∂Q ∂Q ∂P
f 0 (z) = +i = −i .
∂x ∂x ∂y ∂y
Exemple 2. (1) ez est holomorphe sur C;
(2) z 7−→ z est holomorphe en z si est seulement si z = 0.

3. Homotopie
Soit D un ouvert de C. Soit C une courbe (I = [a, b], φ) dans D,
continûment dérivable par morceaux i.e ∃ t0 = a < t1 ... < tn = b tel
que φ/]ti , ti+1 [ de classe C 1 (on dit un contour ou un contour lisse par
morceaux).
On dit que C est homotope à un point α ∈ D s’il existe [c, d] est une
fonction
h : [a, b] × [c, d] → D
continue telle que :
∀t ∈ [a, b] h(t, c) = φ(t) et h(t, d) = α.
On dit que D est un domaine simplement connexe si D est un ouvert
et tout contour fermé (φ(a) = φ(b)) dans D est homotope à un point
de D.
Exemple 3. Tout convexe est simplement connexe.
La couronne
A = {z ∈ C : 0 < |z|< 1}
n’est pas simplement connexe.
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 3

4. Intégration des fonctions complexes


Soit C une courbe simple dans D. Soit f une fonction continue
sur D. Pour R f (z) = (PR + iQ)(x, y) et dz = dx + idy. Le calcul de
l’intégrale C f (z)dz = C (P + iQ)(x, y)(dx + idy), se ramène au calcul
des intégrales curvilignes habituelles :
Z Z Z
f (z)dz = P dx − Qdy + i( Qdx + P dy).
C C C

Proposition 4. Si f est holomorphe dans un domaine simplement


connexe D, l’intégrale ne dépend pas du chemin d’intégration. En par-
ticulier si L représente un contour fermé lisse par morceaux dans D
alors : Z
f (z)dz = 0.
L

Si la courbe C est donnée par les équations paramétriques


x = x(t), y = y(t),
et si le point de départ de C correspond à t = t0 et le point final à
t = t1 , alors en posant z(t) = x(t) + iy(t) on a :
Z Z t1
f (z)dz = f (z(t))z 0 (t)dt.
C t0

Si F (z) est une primitive quelconque de f (F 0 (z) = f (z)) et z1 , z2 ∈


D alors : Z z2
f (z)dz = F (z2 ) − F (z1 ).
z1
C’est la formule de Newton-Liebniz.
n+1
Exemple : f (z) = z n alors F (z) = z n . Donc
Z i
1 in+1
z n dz = − .
1 n n
La formule d’intégration par partie :
Z z2 Z z2
0 z2
f (z)g (z)dz = [f (z)g(z)]z1 − g(z)f 0 (z)dz.
z1 z1

Si z = ψ(w) avec ψ holomorphe biunivoque de C vers C1 . Alors


Z Z
f (z)dz = f (ψ(w))ψ 0 (w)dw.
C C1
Exemple
Z i Z i
1
zcoszdz = [zsinz]i0 − sinzdz = isini+cosi−1 = (e−1 −e)(i+1)−1.
0 0 2
4 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

5. Formule Intégrale de Cauchy


Soit D un domaine borné par un contour C fermé simple (sans point
double), alors
Z
1 f (z)
f (z0 ) = dz, (z0 ∈ D),
2πi C z − z0
où le contour C est parcouru de manière que le domaine D se trouve
constamment à gauche.
Exemple 5. Calculons l’intégrale
Z
1 ch(iz)
I= 2
dz.
2πi |z|=2 z + 4z + 3
On a z 2 + 4z + 3 = (z + 1)(z + 3). Donc z0 = −1 est à l’intérieur du
cerce |z|= 2. D’où : Z
f (z)
I=
|z|=2 z − (−1)
ch(iz)
avec f (z) = z+3
. Par la formule Intégrale de Cauchy
ch(−i)
I = 2πif (−1) = 2πi = πichi = πicos1.
2
Plus généralement, pour tout n ∈ N, on a les formules intégrales
suivantes :
Z
n n! f (z)
f (z0 ) = dz, (z0 ∈ D).
2πi C (z − z0 )n+1
Exercice 6. Calculer
Z
sin(πz)
dz.
|z|=1 (z 2 − 1)2

6. Zéros d’une fonction


Définition 7. On dit que z0 est un zéro d’ordre n d’une fonction f si
f (z0 ) = f 0 (z0 ) = ...f n−1 (z0 ) = 0, et f n (z0 ) = 0.
Si n = 1 on dit que c’est un zéro simple et si n = 2 on dit zéro double.
Proposition 8. Le point z0 est un zéro d’ordre n d’une fonction f
holomorphe en z0 si est seulement s’il existe une fonction φ holomorphe
en z0 avec φ(z0 ) 6= 0 et f (z) = (z − z0 )n φ(z).
Démonstration. Par le développement de Taylor au voisinage de z0 à
l’ordre n. 
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 5

Exemple 9. Touver les zéros de f (z) = 1 + cos(z) et déterminer leur


ordre.
eiz +e−iz
On peut utiliser : cos(z) = 2
.

7. Les points singuliers isolés


Définition 10. (1) On dit que z0 est un point singulier isolé d’une
fonction f s’il existe un voisinage de ce point dans lequel f est
holomorphe sauf au point z0 .
(2) Le point z0 est dit point singulier éliminable de f si cette fonction
admet une limite finie en ce point.
1
(3) Si Limz→z0 f (z) est infinie ( ou encore Limz→z0 f (z) = 0), on dit
que z0 est un pôle de f. Le point z0 est un pôle de f d’ordre n
1
s’il est zéro d’ordre n de f (z) .
(4) Le point z0 est dit point singulier essentiel de f si f n’admet
aucune limite, ni finie ni infinie au point z0 .
1
Exemple 11. La fonction e z2 admet un point singulier essentiel en 0.

8. Séries de Taylor et de Laurent


Proposition 12. Si f est une fonction holomorphe dans D et z0 ∈ D
alors f est développable dans un voisinage de z0 en série entière de
Taylor :

X
f (z) = cn (z − z0 )n ,
n=0
avec
f n (z0 )
Z
1 f (z)dz
cn = =
2πi Γ (z − z0 )n+1 n!
et Γ un cercle de centre z0 , Γ ⊂ V (z0 ) ⊂ D.
Le rayon de convergence de cette série est égal à la distance qui sépare
le point z0 du point singulier le plus proche de f.
Exemple 13.
z2 z3 zn
Ln(1 + z) = z − + ... + (−1)n + ...
2 3 n
Ici le rayon de convergence est R = 1.
Proposition 14. Si f est une fonction holomorphe dans une couronne
ω = {z/r < |z − z0 |< R}(r > 0 et R ≤ +∞).
6 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

Alors f est développable dans ω en série entière de Laurent :



X −1
X ∞
X
n n
f (z) = cn (z − z0 ) = cn (z − z0 ) + cn (z − z0 )n .
n=−∞ n=−∞ n=0
avec
f n (z0 )
Z
1 f (z)dz
cn = = (n ∈ Z),
2πi Γ (z − z0 )n+1 n!
P∞ de centre nz0 , Γ ⊂ ω.
et Γ un cercle
La partie n=0 cn (z−z0 ) est dite la partie régulière alors que −1
P
n=−∞ cn (z−
z0 )n est dite principale.

9. Théorème des résidus de Cauchy


Soit z0 un piont singulier isolé d’une fonction f. On appelle résidu
de f en z0 le nombre :
Z
1
Resf (z0 ) = f (z)dz.
2πi γ
Avec γ un cercle centré en z0 et de rayon suffisamment petit pour qu’il
ne dépasse pas les frontières du domaine d’holomorphie de f et ne
contient pas dans son intérieur d’autres points singuliers de f.
On a
Resf (z0 ) = c−1 ,
1
le coéfficient de z−z0 dans le développement de Laurent de f au point
z0 .
Si z0 est un point singulier éliminable alors Resf (z0 ) = 0.
Si z0 est un pôle d’ordre n de f alors
1 dn−1
Resf (z0 ) = Limz→z0 n−1 {f (z)(z − z0 )n }.
(n − 1)! dz
Pour un pôle simple Resf (z0 ) = Limz→z0 (z − z0 )f (z).
P (z)
Cas particulier si f (z) = Q(z) avec P (z0 ) 6= 0 ,et Q(z0 ) = 0 alors que
0
Q (z0 ) 6= 0
P (z0 )
Resf (z0 ) = 0 .
Q (z0 )
Exemple 15. Calcul du développement de Laurent :
1
f (z) = 2 et ω = {z/0 < |z − 1|< 2}.
(z − 1)2
On a :
Z Z
1 f (z)dz 1 dz
cn = n+1
= .
2πi Γ (z − z0 ) 2πi Γ (z − 1) (z + 1)2
n+3
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 7

Γ = C(1, R) cercle de centre 1 est de rayon R < 2.


1
Si n + 3 ≤ 0 ; g(z) = (z−1)n+3 (z+1)2
est holomorphe dans D contenant
Γ ∪ {0} donc cn = 0 pour tout n ≤ −3.
Si n > −3 alors
1 dn+2
Z
1 dz 1 n+3
cn = n+3 2
= n+2
( 2
)z=1 = (−1)n n+4 .
2πi Γ (z − 1) (z + 1) n + 2! dz (z + 1) 2
D’ où

1 X (−1)n n + 3
= (z − 1)n .
(z 2 − 1)2 n=−2 2n+4

Théorème 16. Si f est holomorphe sur la frontière C d’un domaine D


et partout à l’intérieur de D, sauf en un nombre fini de points singuliers
z1 , z2 , ..., zn , alors
Z n
X
f (z)dz = 2πi Resf (zk ).
C k=0

Calculer les intégrales suivantes :


Z Z
1 1
I= tgzdz et J = sin dz.
|z|=2 |z|=2 z−1 z

Dans D = {z/|z| = 2}, la fonction tgz est holomorphe sauf aux


points z1 = π2 et z2 = − π2 . On a Res(tg)( π2 ) = cos sinz π
0 z ( 2 ) = −1 et
π sinz π
Res(tg)(− 2 ) = cos0 z (− 2 ) = −1. Donc I = −4πi.
1
De même dans D = {z/|z| = 2}, la fonction z−1 sin z1 est holomorphe
1
sauf aux points z1 = 1 et z2 = 0. On a Res( z−1 sin z1 )(1) = sin1 car 1
est pôle simple. Pour déterminer le caractère du point singulier z = 0,
on calcul le Dl de Laurent :
1 1 1 1 1
sin( ) = −(1 + z + z 2 + ...)( − 3
+ − ...)
z−1 z z 3!z 5!z 5

1 1 1 c2 c3
= −(1 − + ....) + 2 + 3 + ... + R(z)
3! 5! z z z
Ici R(z) est la partie régulière. Comme Ck 6= 0 pour k = 2, 3, ..., alors
z = 0 est un point singulier essentiel. Donc le résidu en ce point est
1
z−1
sin( z1 )(0) = c−1 = −(1 − 3!1 + 5!1 − ....) = −sin1. Par conéquent :

J = 2πi(sin1 − sin1) = 0.
8 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

10. Application des résidus au calcul des intégrales


définies
Premier Cas.
P (x)
f (x) = Q(x) avec P et Q des polynômes. Si f est continue sur R,
Q(x) 6= 0 pour tout x ∈ R et degP ≥ degQ + 2 alors
Z +∞
f (x)dx = 2πiσ (1)
−∞

avec σ = la somme des résidus de f en tous les pôles situés dans le


demi-plan supérier.
Exemple : Soit pour a > 0 Calculons l’intégrale :
Z +∞
x2
dx.
0 (x2 + a2 )2
z2
La fonction f (z) = (z 2 +a2 )2
possède un pôle double z = ai dans le demi
plan supérieur.
d d z2 1
Resf (ai) = limz→ai [f (z)(z − ai)2 ] = limz→ai [ 2
]= .
dz dz (z + ai) aπi
En utilisant la parité de f et la formule (1), on obtient :
+∞
x2
Z
π
2 2 2
dx = .
0 (x + a ) 4a
Deuxième cas :
Z ∞ Z ∞
R(x)sinλxdx; R(x)cosλxdx
0 0
où R(x) est une fraction rationnelle et λ > 0.
Lemme 17 (Lemme de Jordan). . Si g(z) est holomorphe dans un
domaine P + (y ≥ 0) sauf en un nombre fini de points singuliers, et si
lim|z|→+∞ g(z) = 0. Alors
Z
limR→+∞ g(z)eiλz dz = 0.
CR

Avec CR le demi-cercle de centre 0 est de rayon R situé dans P + .


R +∞
Calculons I = 0 cosx2 dx.
2
[ = π.
f (z) = eiz et le contour OA = OB et BOA
4
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 9

D’après le théorème de Cauchy :


Z Z R Z Z
iz 2 ix2 iz 2 2
e dz = e dx + e dz + eiz dz.
OBAO 0 CR AO
R 2
Montrons que limR→+∞ CR
eiz dz = 0. On pose z 2 = w on obtient
dz = 2dw
√ . Donc
w

eiw
Z Z
iz 2
e dz = √ dw = .
CR γR2 2 w
Par le lemme de Jordan
Z
2
LimR→+∞ eiz dz = 0
CR

(car lim|w|→0 g(w) = 0.)


π
Sur AO on a z = ρei 4 donc z 2 = ρ2 i. D’où :
Z Z 0
π
iz 2 2
e dz = e−ρ ei 4 dρ.
AO R

Si R → +∞, on obtient :
Z +∞ Z +∞ √
2 2 ix2 π
i π4
cosx + isinx dx = e dx = e .
0 0 2
Troisième cas :
Z 2π
I= R(cosx, sinx)dx
0
où R est une fonction rationnelle d’arguments cosx et sinx, bornée à
l’intérieur de l’intervalle d’intégration.
2 z 2 −1
On Pose eix = z alors dx = dz iz
et cosx) = z 2z+1 , sinx
R = 2iz
avec
|z| = 1 et 0| 6 x 6 2π. Dans ce cas I prend la forme C F (z)dz où C
est le cercle de centre 0 est de rayon 1. Donc I = 2πiσ avec σ la somme
des résidus des pôles situés à l’intérieur de C.
Exemple 18. Calculer
Z π
dx
I=
0 (a + bcosx)2
dz 2
Par eix = z, dx = iz
et cosx) = z 2z+1 , on obtient
Z
4 zdz
I= .
i C (bz + 2az + b)2
2
10 FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE

z
La fonction (bz 2 +2az+b)2 √
possède un seul pôle de multiplicité 2 à
2 2
l’intérieur de C : z1 = −a+ ba −b . Donc le résidu est donné par
d z(z − z1 )2 a −3
ResF (z1 ) = limz→z1 ( 2 2 2
) = (a2 − b2 ) 2 .
dz b (z − z1 ) (z − z2 ) 4
D’où
2aπ
I= 3 .
(a2 − b2 ) 2
Exercice 19. (1) En utilisant les conditions de Cauchy-Riemann,
trouver une fonction holomorphe f sur C telle que
Re(f (z)) = 2ex cosy et f (0) = 2.
Posons f (z) = u+iv avec u = Re(f (z)). Les conditions de Cauchy
donnent : ∂u
∂x
∂v
= 2ex cosy = ∂y donc par intégration :
Z
v(x, y) = 2ex cosydy = 2ex siny + φ(x)
∂v
∂x
= − ∂u
∂y
donc 2ex siny+φ0 (x) = 2ex siny. Ce qui implique φ(x) =
constante = c et v(x, y) = 2ex siny + c.
Maintenant f (z) = 2ex (cosy + isiny) + ic et f (0) = 2. On déduit
alors :
f (z) = 2ez .
(2) Trouver les zéros de la fonction f (z) = (z 2 + 1)shz et déterminer
leur ordre.

f (z) = 0 ⇔ (z 2 + 1)shz = 0 ⇔ (z = i ou z = −i ou shz = 0).


Or [shz = 0 ⇔ z = kiπ, k ∈ Z]. Les zéros de f sont donc
i, −i, kiπ pour k ∈ Z.
La dérivée de f est f 0 (z) = 2zsh(z) + (z 2 + 1)ch(z). Donc f 0 (i) =
2isin(1) = f 0 (−i) 6= 0 et f 0 (kiπ) = ((kiπ)2 + 1)cos(kπ) 6= 0. Les
zéros de f sont simples.
(3) Déterminer le caractère du point singulier z0 = 0 de la fonction
1 − cosz
f (z) = .
z7
On a
1 − cosz 1 1 1 z z3
= − + − + ....
z7 2!z 5 4!z 3 6!z 8! 10!
Donc z = 0 est pôle d’ordre 5.
FONCTION D’UNE VARIABLE COMPLEXE 11

(4) Soit
eiz
f (z) = .
(z − i)2
En posant t = z − i, donner un développement de Laurent de f
en t. En déduire le résidu de f en i.
On a
∞ ∞
1 X (it)n 1 i X (it)n−2
f (z) = 2 = 2+ + .
et n=0 n! et et n=2 n!
Donc Res(f, i) = ei .
R 2π dt
(5) Calculer I1 = 0 2+cos(t) .
On pose z = eiθ , cosθ = 21 (z + z1 ) et dz = izdθ. Alors
Z
dz
I = −2i 2
C z + 4z + 1
Il y’a un seul pôle qui se trouve à l’intérieur du disque unité
1
z1 = −2 + 3 2 .
D’où I = 2π1 .
32
Ri
(6) Calculer I2 = 0 zcos(z)dz. Par une intégration par partie on
obtient I2 = isini + cosi − 1 = −sh1 + ch1 − 1 = 1−e e
.

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