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Boussole Math 1re D

Ce manuel scolaire de mathématiques pour la classe de première D au Burkina Faso est conçu pour aider les élèves à s'exercer efficacement avec un cours détaillé, des exercices variés et des corrigés. Il couvre des sujets tels que les fonctions, les équations, la trigonométrie et la statistique, tout en respectant le programme officiel. L'auteur encourage les retours constructifs pour améliorer le contenu de l'ouvrage.

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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Sawous2007@yahoo.

fr maths 1èreD LDD

Avant -Propos
Cet manuel scolaire de la collection LA BOUSSOLE a été conçu pour répondre aux besoins,
maintes fois exprimés par les apprenants de disposer d’un outil pratique et performant à moindre
coût, pour s’exercer de manière très efficace. Il est strictement conforme au nouveau programme
officiel de mathématiques de la classe de première D en vigueur au BURKINA FASO.
Ce manuel scolaire est structuré de la façon suivante :
 Le cours détaillé par chapitre
 Des exercices et problèmes gradués et variés pour réinvestir le cours dans des situations
données
 Les corrigés de bon nombre d’exercices du présent document
 Un recueil de sujets de devoir surveillé suivi de leurs corrigés

La meilleure façon d’utiliser cet ouvrage est de lire d’abord le cours, traiter ensuite les exercices
proposés puis de confronter les résultats obtenus à ceux proposés par l’auteur.
Je souhaite que cet ouvrage apporte aux utilisateurs toute l’aide qu’ils souhaitent et les conduise
à faire les mathématiques avec plaisir.
Afin d’améliorer à l’avenir le contenu de ce document et en faire un outil incontournable pour la
réussite aux devoirs et compositions de mathématiques, je remercie d’avance tous ceux qui auront
l’amabilité de me faire part de leurs remarques, critiques et suggestions constructives.

Bon usage à tous

L’auteur
Issaka SAVADOGO (Professeur certifié)
Tél :70514283
76072920
78981409
e-mail :savadogo87@[Link]

Toute reproduction, même partielle de cet ouvrage par quelque procédé que ce soit,et notamment par photocopie ou microfilm, est
strictement interdite sans l’autorisation explicite des ayants droit .Tout contrevenant s’expose à des poursuites judiciaires

²
Merci à sakso
Sawous2007@[Link] maths 1èreD LDD

sommaire
Titres Pages
Chapitre 1 :Généralité sur les fonctions numériques réelles 3
Chapitre 2 :Problèmes algébriques et numériques 7
Chapitre 3 :Equations-Inéquations-Systèmes 14
Chapitre 4 :Limites d’une fonction 26
Chapitre 5 :Dérivabilité 30
Chapitre 6 :Fonctions rationnelles-Asymptotes 41
Chapitre 7 :Etude de quelques fonctions 49
Chapitre 8 :Fonctions associées 57
Chapitre 9 :Trigonométrie 60
Chapitre 10 :Suites numériques réelles 87
Chapitre 11 :Dénombrement 101
Chapitre 12 :Rappels sur les vecteurs 119
Chapitre 13 :Transformations du plan 124
Chapitre 14 :Statistique 134

Devoir n°1 de Mathématiques :……………………………………………………………140


Corrigé :……………………………………………………………………………………145
Devoir n°2 de Mathématiques :……………………………………………………………141
Corrigé :……………………………………………………………………………………147
Devoir n°3 de Mathématiques :……………………………………………………………141
Corrigé :…………………………………………………………………………………....149
Devoir n°4 de Mathématiques :……………………………………………………………142
Corrigé :……………………………………………………………………………………150
Devoir n°5 de Mathématiques :……………………………………………………………143
Corrigé :……………………………………………………………………………………152
Devoir n°6 de Mathématiques :……………………………………………………………144
Corrigé :…………………………………………………………………………………....154

²
Merci à sakso
Sawous2007@[Link] maths 1èreD LDD

Chapitre1 :GENERALITES SUR LES FONCTIONS NUMERIQUES REELLES

I)Fonctions numériques réels

1.- Définitions :

On appelle fonction numérique réelle toute application f d’une partie D de R dans


R. L’ensemble D est appelé ensemble de définition de f. D est donc l’ensemble
des réels x tels que f(x) existe

Exemples : Soient P et Q deux polynômes


-Si f(x)  P(x); D  IR
P(x)
-Si f(x)  ; D  x  R / Q(x)  0
Q(x)
P(x)  P(x) 
-Si f(x)  ; D  x  R /  0 et Q(x)  0
Q(x)  Q(x) 
P(x)
-Si f(x)  ; D  x  R / P(x)  0 , Q(x)  0
Q(x)
-Si f(x)  P(x)  Q(x); D  x  R / P(x)  0 et Q(x)  0

2.- Opérations sur les fonctions


Soient f et g deux fonctions.
f
On définit les fonctions f  g ; f  g ; ; et fog par :
g
o (f  g)(x)  f(x)  g(x)
o (f  g)(x)  f(x)  g(x)
f f(x)
o (x) 
g g(x)
o fog(x)  f g(x)

3.- Courbe représentative d'une fonction


 
L’ensemble des points M (x ; y ) du plan rapporté à un repère ( O; i , j) , tels que
x  D f et y = f(x) est appelé courbe représentative de f.

On le note en général (C f ) ou (C ) .
C f   M(x; y) / x  D f et y  f(x)    M (x, f(x) / x  Df 
Exemple : Soit f(x)  x  x et (C ) la courbe représentative de f.
D f  x  IR / x  0   0 ;   
Considérons les points M1(0 ; 0), M2(1 ; 2), M3(-1 ; 0)
f(1)= 0donc M1  (C) f(1)  2 donc M2  (C)
1  D f donc M3  (C)

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La relation y= f (x) est appelée équation de la courbe (C) dans le repère


 
(O ; i , j ) .

4.- Parité
 Une fonction f est paire si quel que soit x  Df , on a
et f(x)  f(x)
 x  Df
 La courbe représentative d’une fonction paire est symétrique par rapport
à l’axe des ordonnées

 f est dite impaire si quel que soit x  D f ,  x  D f et f(x)  f(x)


 La courbe représentative d’une fonction impaire est symétrique par
rapport à l’origine O du repère

5.- Symétrie :

Soient M(x ; y), M’ (x’ ; y’) deux points du plan. M et M’ sont symétriques
par rapport à la droite d’équation x  a si et seulement si y  y' et
x  x' 2a , donc si y  y' et x'  2a  x
La courbe représentative (C f ) d’une fonction f est symétrique par rapport à la
droite d’équation x  a si et seulement si quel que soit M(x; y) (Cf ) , son
symétrique M’(2a-x ;y) appartient aussi à (C f )
Comme M (Cf ) , on a y =f(x), donc y= f(2a-x) pour tout x  D f
Ainsi :
(C f ) est symétrique par rapport à la droite d’équation x  a si et
seulement si quel que soit x  D f , f(2a-x)=f(x)
En remplaçant x par x+a, l’égalité s’écrit f(a-x) = f(a+x)

Cas particulier :
Si a  0 , on a f(-x)=f(-x), donc la fonction est paire et ( ) est symétrique, par
rapport à l’axe des ordonnées (droite d’équation x=0)

o Considérons deux points M(x ; y), M’ (x’ ; y’) et un point S(a ;b).
 
M et M’ sont symétriques par rapport à S si et seulement si MS  SM' .
M et M’ sont donc symétriques par rapport à S si et seulement si
 a  x   x'a 
    
 b  y   y 'b 
a  x  x'a x'  2a  x
Donc si et seulement si  , ou 
b  y  y 'b y'  2b  y
La courbe représentative d’une fonction f est donc symétrique par rapport à
S(a,b) si quel que soit M(x,y) de cette courbe, son symétrique M’(x’ ;y’)
appartient aussi à la courbe.
Donc si M  ( f ) alors M ' ( f )
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y  f(x) y'  f(x' )


C'est-à-dire si  alors 
x  Df x'  Df
Or y'  2b  y et x'  2a  x
y'  f(x' )  2b  y  f(2a  x)

Comme y = f(x), on a,
( f ) est symétrique par rapport à S(a,b), si et seulement si quel que soit x  D f ,
(2a  x)  Df et f(2a  x)  f(x)  2b

En remplacent x par a+x, cette égalité s’écrit : f(a  x)  f(a  x)  2b


Si a = b = 0, S(0 ;0),et f(-x)+f(x)=0 c’est-à-dire f(-x)=-f(x) ; on a une
fonction impaire.

6.- Périodicité :
Une fonction f est dite périodique s’il existe un réel p tel que quelque soit x  D f ,
( x  p)  D f et f(x  p)  f(x) . Le plus petit réel p strictement positif vérifiant cette
propriété est appelé la période de la fonction f

On a, quel que soit k   , f(x  kp)  f(x)

Si on a une courbe représentative de f dans un intervalle


 de longueur p toute la
courbe est obtenue par translation de vecteur k . p. i

7.- Variation d’une fonction :

Soit f une fonction définie sur un intervalle I, on appelle taux de variation de f


f(x)  f(x' )
entre x et x’ de I, le réel xx' 
x  x'

 On dit que f est croissante (respectivement strictement croissante) sur I si


quels que soient x et x’ de I tels que x  x' , on a f(x)  f(x' ) (respectivement
f(x)  f(x' ) )

 f est croissante sur I, si et seulement si quels que soient x et x’ de I


 xx'  0 (strictemen t croissante si  xx'  0)

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 f est dite décroissante sur I (respectivement strictement décroissante sur I) si


et seulement quels que soient x et x’ de I tels que x  x' on a f(x)  f(x' )
(respectivement f(x)  f(x' )

 f est décroissante si et seulement si quels que soient x et x’ de I


 xx'  0 ( strictement décroissante si  xx '  0 )

 f est dite monotone sur I si elle est soit décroissante sur I, soit croissante sur I.

Etudier les variations d’une fonction f, c’est subdiviser son domaine de définition,
lorsque c’est possible, en un nombre fini d’intervalles sur chacun desquels f est
monotone.

8.- Extremum local (ou relatif) :


Soit f une fonction définie sur I et x0  I . On dit que :
 f admet un minimum local en x0 s’il existe un intervalle ouvert J contenu
dans I et contenant x0 tel que quel que soit x  J, f(x)  f(x0 )
 f admet un maximum local en x0 s’il existe un intervalle ouvert J contenu
dans I et contenant x0 tel que quel que soit x  J, f ( x)  f ( x0 )

9.- Changement de repère :


On rappelle que l'équation d’une courbe (C ) est la relation que vérifient les
coordonnées des points de (C ).
Soit (C ) la courbe représentative d’une fonction f. y  f (x) est donc l’équation de (C )
 
dans le repère (O; i; j)
 a   c   
Si M(x ;y) un point de (C ), alors y  f(x) . Soient  (x0; y0 ) , u  , v  (où u et v sont des
b   d
 
 
vecteurs non colinéaires) et soit (X; Y) les coordonnées du point M dans le repère (, u, v) .
Nous avons

:

u  a i  bj
  
v  c i  dj
 
OM  x i  y j
 
M  X i  Y j
 
O  x 0 i  y 0 j

OM  O  M (relation de Chasles )
 
OM  x i  y j
     
x i  y j  x0 i  y0 j  Xu  Yv
       
x i  y j  x0 i  y0 j  X(a i  b j)  Y(c i  d j)
   
x i  y j  (x0  Xa  Yc) i  (y0  Xb  Yd) j

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x  x0  aX  cY
d’où  ( formule de changement de repère)
y  y0  bX  dY
   
Dans le cas où u  i ou v  j ( c'est-à-dire a=1, b=0, c =0, d =1) les formules s’écrivent
x  x0  X
 . On a seulement un changement d’origine ou translation d’axes
y  y0  Y
 
Pour avoir l’équation de (C ) dans le repère (, u , v ) on porte les expressions X
et Y dans l’équation y  f (x)
 
Soit Y  F (X ) l’équation de (C ) dans le repère (, u , v )
 Si F est paire l’axe des Y est un axe de symétrie et
 Si F est impaire,  est un centre de symétrie

1
Exemple : f(x)  x  1 
x 1
 
Soit ( f ) la courbe représentative de f dans (O; i ; j )
    
Trouver l’équation de ( f ) dans (, u , v ) où(1,2) u (1,1) v  j
   
Soit M  ( f ) dont les coordonnées dans (O; i ; j ) sont (x,y) et dans (, u , v ) ,
(X ;Y)
x  1  1X  0Y
La formule de changement de repère s’écrit  ou
y  2  1X  1Y
x  1  X   1
 L’équation de ( f ) dans (O; i ; j ) est y  x  1 
y  2  X  Y x 1
1
2  X  Y  1 X 1
1 X 1
1
2 X Y  X  2
X
1  
Y est l’équation de ( f ) dans (, u , v ) .
X

Chapitre 2 :Problèmes algébriques et numériques


I)Application injective,surjective et bijective
1)Définitions

²
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 Une application injective d’un ensemble (E) ( F) est une relation dans laquelle tout
élément de l’ensemble d’arrivée ( F) a au plus un antécédent dans l’ensemble de départ (E).

 Une application d’un ensemble (E) ( F) est surjective si chaque élément de l’ensemble
d’arrivée ( F) a au moins un antécédent dans l’ensemble de départ (E ).

 Une application est bijective si elle est injective et surjective

Exemple1 :f :
x
Vérifier si f est une application injective.
Correction
 x1 ,x2 (E) ;si f(x1) f(x2) alors x1 x2 et si f(x1)=f(x2) alors x1 x2
Soient x1 ,x2 tel que f(x1)=f(x2)
f(x1)=f(x2) 4x1-1=4x2-1 4x1=4x2 x1=x2 d’où f est une application injective
Exemple 2 :Soit g :
x
g est-elle injective ?
Soient x1 ,x2 tel que f(x1)=f(x2)
f(x1)=f(x2) = = = - =0
(x1-x2)(x1+x2)=0 x1-x2=0 ou x1+x2 =0 x1=x2 ou x1=-x2 d’où g n’est pas injective
Exemple 3 :f :
x
Vérifier si f est une application surjective
Soit y
Résolvons f(x)=y
f(x) =y 4x-1=y x=
Quelque soit y ;l’équation f(x)=y admet au moins une solution x= donc f est une application
surjective.

Exemple 4:g :

²
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x
Vérifier si g est une application surjective.
Résolvons g(x)=y
√ √
g(x) =y 4x2-1=y x= ou x=
√ √
Quelque soit y + ;l’équation g(x)=y admet deux solutions x= et x= donc g est une
application surjective.

II)Polynômes

1. Définitions :
On appelle monôme toute expression de la forme a n x n , où an  R et n  N
Un polynôme est la somme de plusieurs monômes, c’est donc une expression de la
forme an x n  an1 x n1    a1 x  a0 avec an ,, a2 , a1 , a0  R, n  N

On peut définir un polynôme toute application P de IR dans IR qui peut s'écrire sous
la forme P(x)  anxn  an 1xn 1    a1x  a0 avec an ,, a2 , a1 , a0  R, n  N

Soit P(x)  anxn  an 1xn 1    a1x  a0


Les réels a0 , a1 , a2 ,, an sont les coefficients de P(x) ; et si an  0 , on dit que P(x) est
de degré n, et on note d P  n

Exemple :
- P(x)  ( x²  1)²  x²  1 P(x) est un polynôme de degré 2
- P( x)  x n’est pas un polynôme
- P( x)  x n’est pas un polynôme

   R est racine de P(x) si et seulement si P()  0

 On appelle polynôme nul le polynôme qui est égal à 0 quel que soit x.

Si P(x)  anxn  an 1xn 1    a1x  a0 , P(x) est le polynôme nul si et seulement si


a0  a1    an  0

 Deux polynômes P(x)  anxn  an 1xn 1    a1x  a0 et


Q(x)  bnxn  bn 1xn 1    b1x  b0 sont égaux si quel que soit x, P( x)  Q( x)
P(x)  Q(x)  P(x)  Q(x)  0  (an  bn)xn  (an 1  bn 1)xn 1    (a1  b1)x  (a0  b0)  0
donc P( x)  Q( x) quel que soit x si an  bn, an 1  bn 1,  , a1  b1; a0  b0

²
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Exemple :
Déterminer les réels a, b et c de telle sorte que quel que soit x n’annulant pas le
2x²  x  1 c
dénominateur, on ait  ax  b 
x 1 x 1
Quel que soit x  1
c ax(x  1)  b(x  1)  c
ax  b  
x 1 x 1
ax²  ax  bx  b  c

x 1
ax²  x(b  a)  b  c

x 1
ax²  (b  a)x  b  c

x 1
Par identification on a : a  2 , b  2  1 , et  b  c  1 . D’où a= 2, b =3 et c = 4

2. Factorisation :
Factoriser P(x) c’est l’écrire sous la forme de produit de facteurs de degrés aussi
faibles que possible.
Factoriser P(x) par Q(x) c’est trouver un autre polynôme A(x) tel que P(x)  Q(x).A(x)

Si A(x) existe, on dit que P(x) est factorisable (ou divisible) par Q(x)
Remarque :

Si dP  n et dQ  p (p  n)  dA  n  p

Théorème 1:

o P(x) est factorisable par x   (où   R) si et seulement si  est racine de P(x) .


o P(x) est facrorisable par x   si et seulement s’il existe A(x) tel que
P( x)  ( x   ) A( x)  P( )  0
Soit P(x) un polynôme et   R
Posons h(x)  P(x)  P(), h(x) est un polynôme
h()  P()  P()  0
 est racine de h(x) donc h(x) est factorisable par x   : il existe
A(x) tel que h(x)  A(x).(x  ) ou P(x)  P()  A(x).(x  )
Donc quels que soient le polynôme P(x) et le réel  , il existe un polynôme A(x)
tel que P(x)  (x  )A(x)  P()
Ce résultat peut se généraliser ainsi :

Théorème 2

Quels que soient les polynômes P( x) et Q( x) tels que dP(x)  dQ(x) , il existe 2
polynômes A( x) et R( x) tels que P(x)  A(x).Q(x)  R(x) .

P(x) est le dividende, Q(x) le diviseur, A(x) le quotient et R(x) le reste de la division

²
Merci à sakso
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Conséquences
o P(x) est factorisable par Q(x) si et seulement si R( x)  0

Méthodes de factorisation
1er méthode :Méthode des coefficients indéterminés (identification)
Exemple : factoriser P(x)  x4  x3  2x²  x  1 par Q(x)  x²  1
On doit chercher le polynôme A(x) vérifiant P( x)  A( x).Q( x)
dP  4, dQ  2, dA(x)  2
Posons A(x)  ax²  bx  c
On a P( x)  A( x).Q( x) si et seulement si x4  x3  2x²  x  1  (x²  1)(ax²  bx  c)
x4  x3  2x²  x  1  ax 4  bx3  cx²  ax²  bx  c
 ax 4  bx3  (a  c)x2  bx  c

Par identification des coeeficients des termes de même degré, on a


a =1, b =1, a + c = 2 et c = 1
A(x)  x²  x  1
d'où
P(x)  (x²  1)(x²  x  1)
2e méthode : Division euclidienne
Exemple : Factoriser
 P( x)  2x 5  x 4  5x 3  3x²  2x  2 par Q( x)  x²  2

 P( x)  x5  2 x3  x 2  x  1 par Q( x)  x²  1

P( x)  ( x²  1)(x 3  x  1)
Remarque :
²
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Si le reste de la division n’est pas nul, P(x) n’est pas factorisable par Q(x)

3e méthode : Algorithme de Horner :


Ceci n'est, à proprment parler, une méthode de factorisation. C'est plutôt une
disposition pratique de calcul. Elle utilise en fait la méthode des coefficients
indéterminés.
Soit à factoriser P(x) par Q(x)
Si Q(x) est de la forme ( x   ) , la méthode la plus simple est la suivante :
Soit P( x)  a3 x 3  a 2 x 2  a1 x  a0 et  un nombre réel. On veut factoriser P(x) par
x   . On doit donc trouver un polynôme A(x) tel que : P(x)  (x  )A(x) , dA(x)  2

Posons A(x)  b2x2  b1x  b0


P(x)  (x  )(b2x2  b1x  b0 )  P(x)  (x  ).A(x)
 P(x)  b2x3  (b1  b2 )x2  (b0  b1)x  b0
 b2  a3

 b1  b2  a2

 b0  b1  a1
  b  a
 0 0
 b2  a3; b1  a2  b2; b0  a1  b1; b0  a1  b1 et
a0  b0  0 (si  est racine )

Disposition pratique :

Exemples
P( x)  5 x 3  16 x 2  17 x  6
o
 1

A(x)  5x²  11x  6 et P(x)  (x  1)(5x2  11x  6)


²
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Cette méthode, décrite pour n = 3, est valable pour tout polynôme de degré n  2
P( x)  2 x 5  7 x 4  6 x 3  2 x ²  3
o
 1

A(x)  2x4  5x3  x2  3x  3 et P(x)  (x  1)(2x4  5x3  x2  3x  3)

Remarque :
Si  n’est pas racine de P(x), P(x) n’est pas divisible par x  
P(x)  (x  )A(x)  R , R  0 , R est le reste de la division de P(x) par x  
Par identification, on a R  a0  b0
Dans ce cas P()  R  a0  b0
Cette méthode permet donc de calculer très rapidement P( )

P( x)  x 7  7 x 5  3x 3  12x 2  1
Exemple :
P(3)  ?

P(3)  460 et P(x)  (x  3) (x6  3x5  2x46x3  21x2  51x  153)  460

Chapitre 3 :EQUATIONS-INEQUATIONS-SYSTEMES

I) RAPPELS ET COMPLEMENTS SUR LES EQUATIONS ET INEQUATIONS

QUELQUES PROPRIETES DES NOMBRES REELS :


Soient a et b deux réels. On a :
 a  b  0  (a  0 ou b  0)
a
  0  a  0 (b  0)
b
 a  b  0  a et b sont de même signe

²
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a
  0  (a et b sont de même signe et b  0)
b
 Quel que soit le réel c, a b  ac bc
 Quels que soient les réels c et d
o a  b et c  d  a  c  b  d
o si a  b et c  d alors a  c  b  d
o si a  b et c  d alors a  d  b  c
o Si c  0 , a  b  ac  bc
o Si c  0, a  b  ac  bc
a b
o Si c  0, a  b  
c c
1 1
 Si a et b sont strictement positifs a  b  
a b
a  a si a  0
 a  a si a  0
a  Sup(a, a)  le plus grand de a et  a
 a²  b²  ( a  b )  a  b ou a  b)
 x ²  x quel que soit x  R
 Si m et n sont des entiers naturels
am  n  am  an
(am)n  amn
1
a n 
an
a0  1 si a  0
a1  a
(ab)m  am  an
m
 a am
  
b  bm

Identités remarquables :

Remarque :
Toutes ces propriétés sont encore valables pour des expressions contenant des
variables.
Exemples :
 (x  a)(x  b)  0  (x  a et x  b sont de même signe)
²
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 (x  2)²  (y  3)²  x  2  y  3x  2  y  3  x  y  1x  y  5

II. TRINOMES ET EQUATIONS DU SECOND DEGRE

1. Définitions

Un trinôme du second degré est une expression de la forme ax²  bx  c où a,b et c


sont des réels et a  0 .

Soit f ( x)  ax²  bx  c , on dit que  est une racine de f (x) si f ( )  0 .

Factoriser f (x) c’est l’écrire, lorsque cela est possible, sous forme de produit de
facteur de degré 0 ou 1,c’est-à-dire sous la forme f(x)  a(x  x' )(x  x" ) .
On a alors f ( x)  0  a( x  x' )(x  x")  0  x  x' ou x  x" .
Factoriser un trinôme revient donc à chercher les racines de ce trinôme.

Si x' et x" sont les racines du trinôme f ( x)  ax²  bx  c , alors x' et x" sont les
solutions de l’équations f ( x)  0 , et S  x' , x"

2. Factorisation :
Soit à factoriser f ( x)  ax²  bx  c, a  0
 b c   b  c
f ( x)  a  x ²  x    a  x ²  2 x   
 a a   2a  a 
 b
2
 b   b 
2
c  b  b²  4ac 
2

 a  x ²  2 x          a  x    
 2a  2a   2a  a   2a  4a ² 
 2 2
b  b²  4ac   b   
Posons   b²  4ac , f(x)  a x     a x   


2a  4a² 



2a  4a2 

 est appelé discriminant du trinôme.

1er cas :   0
 2
 b     
  0 donc    0  x       0 .
 2a   4a² 

Et comme a  0, f ( x) ne peut pas s’annuler, donc f(x) n’admet pas de racine.

b 2
2e cas :   0, f(x)  a(x  )
2a
b
f (x) admet une racine double x  x'  x' '   .
2a
b 2
La forme factoriséé de f(x) est f(x)  a(x  )
2a

²
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3e cas :   0

 b 2  2  b  b  
f(x)  a(x  ) ( )   a(x   )(x   )
 2a 2a   2a 2a 2a 2a 
f(x)  a(x  x' )(x  x' ' )
b  b 
avec x'  et x' ' 
2a 2a
f(x)  0  (x  x' ou x  x' ' )
f (x) admet donc deux racines distinctes x’ et x’’.
La forme factorisée de f(x) est f(x)  a(x  x' )(x  x" ) avec
b   b  
x'  et x' ' 
2a 2a

Remarque :
Si b est pair, il existe b' Z tel que b  2b'

  (2b' )²  4ac  4b'²  4ac  4(b'²  ac)

'  b'²  ac
Posons
  4'

 2b' 4'  b' '  2b' 4'  b' '


x'   et x' '  
2a a 2a a

' est appelé discriminant réduit

²
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3. Résolution d’une équation du 2nd degré :


Soit à résoudre l’équation ax²  bx  c  0, (a  0)
- Si   0 , S  
 b
- Si   0 , S   
 2a 
 b    b   
- Si   0 , S   ,



 2a 2a 

4. Somme et produit des racines


On considère le trinôme ax²  bx  c, (a  0)
b   b  
Si   0 , on a deux racines distinctes x'  et x' ' 
2a 2a
 b    b    2b
On a alors x' x' '   
2a 2a 2a
 b    b   (b)   b 2  b 2  4ac
2
Et x'.x' '  .  
2a 2a 4a 2 4a 2
b
S  x'x' '  
a
Ainsi
c
P  x' x' ' 
a

Remarque : Racines évidentes


Soit f ( x)  ax²  bx  c (a  0)
- Si f (1)  a  b  c  0
c c
alors x' 1 est racine, l’autre racine est x' '  
ax' a
- Si f (1)  a  b  c  0
c c
alors x'  1 est racine, l’autre racine est x' '  
ax' a

Exemples :
 Résoudre 5x²  4 x  1  0
1  1 
x'  1 et x' '   S   , 1
5  5 
 23x²  117x  94x  0
94  94 
23 - 117 + 94 = 0 donc x' 1 est racine, x' '  S  1 , 
23  23 
On peut aussi essayer 2 et -2

5. Signe d’un trinôme – inéquation du second degré


Soit f ( x)  ax²  bx  c (a  0)

²
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 2
b   
f(x)  a x   
 2a  4a² 
 
o Si   0, (  0) :
b 2 ()
et (x  )  0
2a 4a²

Donc si   0 , f (x) est du signe de a

o Si   0
b
f(x)  a(x  )²
2a
b
(x  )²  0 ,
2a
Donc si   0 , f (x) est du signe de a.

o Si   0 le trinôme a deux racines distinctes x’ et x’’


f(x)  a(x  x' )(x  x' ' )
x  x'  0  x  x'

C'est-à-dire que : si x   ; x'  x' ' , , f (x) est du signe de a


Si x  x' ; x' ' , f (x) est du signe de –a
Si x  x' ou x  x' ' , f ( x)  0
La réciproque est aussi vraie, c'est-à-dire que si f (x) et a sont de même signe alors
x   ; x'   x' '; et si f (x) et a sont de signe contraire x  x' ; x' '
Donc pour étudier la position d’un réel  par rapport aux racines x' et x' ' d’un
trinôme f ( x)  ax²  bx  c (a  0) , on calcule a  f (x)
- Si a. f ( )  0,  est une racine
- Si a.f()  0, alors   x' ; x' '
- Si a.f()  0, alors    ; x'  x' ' ; :
x'x' ' b
on compare  à  :
2 2a
b
oSi    alors   x' '
2a

²
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b
oSi    , alors   x'
2a

III) SYSTEMES D’ EQUATIONS


SYSTEMES LINEAIRES :
Un système est linéaire si les inconnues sont toutes du 1 er degré.
2 x  3 y  z  1
Exemple : 
3x  4 y  z  5
1. Une équation à deux inconnues :
C’est une équation de la forme ax  by  c où x et y sont les inconnues

Résoudre une telle équation c’est chercher tous les couples (x ;y) de réels vérifiant
cette égalité
Pour résoudre l’équation, on prend l’une des inconnues comme paramètre et on
exprime l’autre en fonction de ce paramètre.

Exemple : Résoudre l’équation 2 x  y  3


Posons x  
y  2  3
Les solutions de l’équation sont les couples (;2  3)   R
S   ;2  3,   R
L’équation admet donc une infinité de solution (mais l’ensemble des solutions n’est
pas R²)
Géométriquement, les solutions de telle équation sont les coordonnées des points de
x  
la droite d’ équation cartésienne y  2 x  3 et le système  est une équation
 y  2  3
paramétrique de cette droite
2. Système de deux équations à deux inconnues :
ax  by  c
C’est un système de la forme 
a' x  b' y  c'

Méthode de résolution :
1er méthode : Déterminant
Soit à résoudre le système :
ax  by  c (1)

a' x  b' y  c' (2)
b' (1) donne ab' x  bb' y  cb'
b  (2) donne a' bx  bb' y  c' b
Par soustraction membre à membre on a :
(ab'a' b) x  cb'bc'
a' (1) donne aa' x  ba' y  ca'

²
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a  (2) donne a' ax  ab' y  c' a


Par soustraction membre à membre on a :
(ab'a' b) y  a' c  ac'
cb'bc'
- Si a' b  ab'  0 on a une solution unique (x ;y) avec x  et
ab'a' b
a' c  ac'
y
ab'ba'
- Si a' b  ab'  0
o Si a' c  ac'  0 ou cb'c' b  0  S  
o Si a' c  ac'  0 et cb'c' b  0
Le système admet une infinité de solution car il est équivalent à l’une des 2
équations (qui sont proportionnelles), et on revient au cas a)
Récapitulation :
a b
On pose    ab'a' b
a ' b'
c b a c
x   cb'c' b et  y   ac'a' c
c ' b' a' c'

  y 
- Si   0, S   x ; 
  
- Si   0,  x  0 ou  y  0 S   Si   0,  x   y  0 le système est
équivalent à ax  by  c
c  a  c  a  
En posant x   , ( si b  0)  y  S    ;    R
b  b  

Interprétation géométrique :
Les solutions d’un tel système sont les coordonnées des points d’intersection des
deux droites (D) et (D’) d’équations respectives ax  by  c et a' x  b' y  c
- Si   0 les 2 droites se coupent en un point de coordonnées (x ;y ) solution
du système
- Si ,   0,  x  0 ou  y  0 (D) et (D’) sont parallèles non confondues
- Si   0,  x   y  0 les 2 droites sont confondues
e
2 méthode : Substitution
On isole l’une des inconnues dans l’une des équations et on la « porte » dans l’autre
équation

3e méthode : Elimination
ax  by  c ( L1 )
Soit à résoudre le système 
a ' x  b ' y  c ' ( L2 )
a'  L1 donne aa' x  a' by  a' c
a L2 donne aa' x  ab' y  ac'
Par soustraction on a (a' b  ab' ) y  a' c  ac' ( L' 2 )

²
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ax  by  c ( L1 )
Le système est équivalent à 
(a' b  ab' ) y  a' c  ac' ( L' 2 )
x  y  3

x  y  1
Exemple : Résoudre le système (S)

En remplaçant la deuxième équation par la somme des deux équations , nous


x  y  3
obtenons le système :  équivalent à (S). Ce qui donne, en simplifiant
 2 x  4
x  y  3

x  2
On a alors : S  ( 2;1)
ax  by  c
- Si la méthode aboutit à un système de la forme  , le système
 0 x  0
 c   
est équivalent à (L1) et on a une infinité de solution S    ; 
 a 
ax  by  c 
- Si on a  avec c' '  0  S  
0  x  c' '
[Link]ème de 3 équations à 3 inconnues :
Soit à résoudre le système :
ax  by  cz  d ( L1 )

(S1) a' x  b' y  c' z  d ' ( L2 )
a' ' x  b' ' y  c' ' z  d ' ' ( L )
 3
La meilleure méthode ( et c’est celle du programme) est celle dite de Pivot de Gauss.

Description (simplifiée) de la méthode :


1ère étape : Elimination
On élimine à l’aide de (L1) une des inconnues, par exemple x dans L2 et L3
On obtient alors un système (S2) équivalent à (S1), de la forme
ax  by  cz  d (L 1 )
 ' y  c '  d' (L' )
 b1 1 1 2
 ' ' '' ' '
 b1y  c1z  d1 (L'3 )

2e étape :
A l’aide de (L’2) on élimine dans (L’3) l’une des inconnues. On obtient alors un
système de la forme :
ax  by  cz  d

 ' y  c '  d'
 b1 1 1 équivalent à (S1)


 c 2 z  d'2'
' ' (L"3 )
e
3 étape : substitution remontante

²
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On détermine z à partir de (L"3), puis on substitue dans (L"2)


On refait les mêmes opérations pour y et x.

Exemple : Résoudre
 x  y  z  3 ( L1 )

 x  y  2 z  2 ( L2 )
 x  2 y  z  2 ( L )
 3
( L1 )  x  y  z  3

( L1  L2 )   2 y  z  1 ( L'2 )
( L1  L3 )  
 3 y  2 z  5 ( L'3 )
x  y  z  3

 2y  z  1
( 2 L' 2  L' 3 )  
 7y  7
y 1
2 z 1

ce qui donne  d ' où S  1 ,1 ,1
 z  1

 x 1

Remarques :
ax  by  cz  d

o Si la méthode conduit à un système de la forme  b'1 y  c'1 z  d1 avec
 0  z  d ' '2

d " 2  0, alors S  
ax  by  cz  d

o Et si on obtient un système de la forme  b'1 y  c'1 z  d1 , le système
 0 z 0

admet une infinité de solutions ; on prend l’une des inconnues comme paramètre
et on exprime les autre en fonctions de ce paramètre. Un tel système est dit lié,
l’une des équations est une combinaison linéaire des 2 autres.

IV. EQUATIONS ET INEQUATIONS IRRATIONNELLES


1. Equations irrationnelles :
Une équation est dite irrationnelle si l'inconnue figure sous au moins un radical.
Exemples : 2 x  1  2  x est une équation irrationnelle.

²
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mais x 2  3  0 ne l'est pas.


On rappelle que si a et b sont positifs, a²  b²  a  b
a. Equation du type f ( x)  g ( x)
 f ( x)  g ( x)²
f ( x)  g ( x)  
et g ( x)  0
 f ( x)  g ( x)2

Démonstration :si f ( x)  g ( x) alors  (Car sinon, on n’aurait

 g ( x )  0
pas l’égalité)
Réciproquement, si f(x)  g(x)² et g(x)  0 alors f ( x)  0 et f(x)  g(x)²  g(x)
Exemple : Résoudre (E) : 8  x  x  2  0
8 x  x 2  0  8 x  x2
8  x  ( x  2)²

x  2  0
8  x  x ²  4 x  4

x  2
 x ²  3x  4  0

x  2
( x  1)( x  4)  0

x  2
 S  4 car  1  2

b. Equation du type f(x)  g(x)


f(x)  g(x)
f(x)  g(x)  
f(x)  0
f(x)  g(x)
 
g(x)  0

Exemple : ( E ) x²  x  14  1  x
 x ²  x  14  1  x
(E)  
1  x  0

1 4 1 3
x'  x" 
1 1
x'  5 x"  3
x  1 S   5
2. Inéquations irrationnelles :
On rappelle que si a et b sont positifs, a  b  a ²  b ²

²
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Considérons une équation f ( x)  g ( x) et soient Df l’ensemble de définition de f,


Dg l’ensemble de définition de g et D  D f  Dg

 si D1 est la partie de D sur laquelle f(x)  0 et g(x)  0 on a sur D1 et D1


seulement , f(x)  g(x)  f(x)²  g(x)²
 sur D2, complémentaire de D1 dans D, il suffit de voir si l’inégalité est vérifiée
ou non.
Exemple : Résoudre l’inéquation,
2(x  1)  x  2
D  x  R / 2(x  1)  0   1;

2( x  1)  0 sur D
x  2  0  x  2 ;  
D   1 ; 2  2 ;  

 Sur  1; 2  l’inégalité est toujours vérifiée car x  2  0 et 2(x  1)  0


Donc, tous les réels de cet intervalle sont solutions S '   1; 2 
 Sur 2 ;   2(x  1)  0 x  2  0
Donc ;2(x+1) (x-2)2
x²  6x  2  0
'  3²  2  7
x'  2  7 et x"  3  7

x²  6x  2  0  x  3  7 ; 3  7 
  
S"  2 ;    3  7 ; 3  7  2 ; 3  7 

S  S'S"  1 ; 2  2 ; 3  7 

S  1 ; 3  7 

EXERCICES
Exercice 1 Exercice 2

²
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Exercice 3

CORRIGE
Exercice 1 Exercice 3

Exercice 2

Chapitre 4 :LIMITES D’UNE FONCTION


1. Limite en un point :
Soit I un intervalle, x0  I , f une fonction définie sur I sauf peut être en x0 et l  R .
 On dit que f admet l comme limite en x0 , ou que f (x) tend vers l quand x tend vers
x0 , si, lorsque x prend des valeurs très proches de x0, les nombres f (x) deviennent
très proches de l ( ils finissent par appartenir à l'intervalle  l   ;l   , aussi petit
que soit le réel positif  )
On écrit : lim f(x)  l ou lim f  l
x  x0 x0

 On dit que la limite de f en x0 est   et on écrit lim f(x)   ou lim f(x)   si


x0 x x 0

lorsqu’on donne à x des valeurs de plus en plus proches de x0 , f (x) prend des

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valeurs indéfiniment grandes. ( f(x) peut être plus grand que n'importe quel nombre
M, aussi grand soit-il, pourvu que x soit assez proche de x0 )

1
Exemple : f(x) 
x
x 10-1 10-2 10-10 10-100
f(x) 10 100 1010 10100

Quand x prend des valeurs très proches de 0, f(x) devient indéfiniment


grande donc lim f ( x)  
x 0

On dit que la limite de f en x0 est   si lim  f(x)   et on écrit


x0
lim f(x)  
x x0

2. Limite à l’infini :
On dit que f a pour limite l en   si lorsqu’on donne à x des valeurs de plus en plus
grandes, f (x) devient très proche de l .

On écrit lim f(x)  l


x  
1
Exemple : f(x) 
x
lim f(x)  0
x  
On dit que f a pour limite   en   si lorsque x prend des valeurs de plus en plus
grandes, f (x) devient indéfiniment grand
On écrit lim f(x)  
x  
On dit que f a pour limite   en   si lim (f(x))  
x  

3. Fonctions de référence :
 f ( x)  x
lim f(x)  
x  
lim f(x)  
x  
lim f(x)  x0 (x0  R)
x x0

 f(x)  a (a  R)
lim f(x)  a
x  
lim f(x)  a
x  
lim f(x)  a
x x0

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1
 f(x) 
x
D f   ;0  0;
lim f(x)  0
x  
lim f(x)  0
x  

4. Limite à gauche – limite à droite :


 Soit une fonction définie sur x0, x0     R* ; on dit que l est la limite de f à droite
en x0 si l est la limite de f(x) quand x tend vers x0 par valeurs supérieurs, c'est-à-dire
quand x tend vers x0 et x  x0 .
On écrit l  lim f(x)

x  x0
 Si f est définie sur x0  ; x0  , on dit que l est la limite de f à gauche de x0 si l est la
limite de f (x) quand x tend vers x0 par valeurs inférieurs, c'est-à-dire quand x tend
vers x0 et x  x0 .
On écrit l  lim f(x)

x x 0
1
Exemple : f(x) 
x
lim f(x)  
x 0 
lim f(x)  
x 0 
5. Opérations sur les limites
 Limite d’une somme :
lim f lim g lim (f+g)
l l’ l+l’
  
  
  Forme indéterminée
l  

 Limite d’un produit :

lim f lim g lim (f.g)


l l’ l.l’
  
  
  
l0  
0  Forme indéterminée

 Limite d’un quotient :


lim f lim g lim (f/g)
l l ' 0 l/l’
  Forme indéterminée

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l  0
0 0 Forme indéterminée
l 0 0 
l 0 0 
 0 

Exemples :
 x 2  1  12  1
o lim   2
x 1 x  1
1 
o lim   x   
x  x 
 x 1 
o lim  2   
x2  x  x  2 

Remarques :
l
Lorsque la limite d’une fonction est de la forme où l  0 , alors le résultat est
0
 . Pour savoir si c’est   ou   , on étudie le signe du dénominateur.
 x 
Exemple : lim    

x 1  x  1
Limite d’une fonction irrationnelle :
o Si f(x)  0 dans un intervalle ouvert contenant x0 et lim f(x)  l alors
x x0

lim f(x)  l
x x0

o Si lim f(x)   alors lim f(x)  


x x 0 x x0

 Les formes indéterminées :


o Limite d’un polynôme :
La limite d’une fonction polynôme quand x tend vers l’infini, est égale à la limite
de son terme du plus haut degré.

Exemple :
f(x)  x²  x  1
lim f(x)    
x 
 1 1
lim f(x)  lim x²1    lim x²  
x  x   x x²  x 
o Limite d’une fonction rationnelle
La limite d’une fonction rationnelle est égale à la limite du quotient des termes du
plus haut degré du numérateur et du dénominateur (quand x tend vers l’infini)

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2x²  1
Exemple : f(x) 
x3  1
2x²  1 
lim f(x)  lim   F.I
x  x x3  1 
Levons l’indétermination :
1
x²(2  )
lim f(x)  lim x²  lim 2x²  lim 2  0
x   x   3 1 3 x   x
x (1  ) x   x
x 3

0
Si la limite d’une fonction rationnelle en x0 est de la forme , on met x  x0 en
0
facteur et on simplifie

x²  1
Exemple : f(x) 
x 1
0
lim f(x)   F.I
x 1 0
x2  1 (x  1)(x  1)
lim f(x)  lim  lim  lim (x  1)  2
x 1 x 1 x  1 x 1 x 1 x 1

o Limite d’une fonction irrationnelle


0
Si la limite d’une fonction irrationnelle est de la forme ou     , on lève
0
l’indétermination en utilisant l’expression conjuguée..

Si elle est de la forme , on met les termes de plus hauts degrés en facteur

Exemples :
 f(x)  x  x²  1
lim f(x)    () F.I
x  
(x  x²  1)(x  x²  1)
lim f(x)  lim
x   x   (x  x²  1)
x²  x²  1
 lim  0
x   x  x²  1

x  x2  1
 f(x) 
x
1
x  x2(1  )
x2
lim f(x)  lim
x   x   x
1
x  x 1
x2
 lim
x   x

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1
x(1  1  2
)
 lim x
x   x
lim f(x)  2
x  

Chapitre 5 :DERIVABILITE
1. Dérivabilité en un point –Nombre dérivé :
a. Définitions
Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I contenant x0. On dit que f est
f(x)  f(x 0 )
dérivable en x0 si la fonction x  admet une limite finie en x0. Cette
x  x0
limite, lorsqu’elle existe, est appelée nombre dérivé de f en x0 ; on la note f' (x 0 )
f(x)  f(x 0 )
On a donc f' (x 0 )  lim ou, en posant x=x0+h,
x  x0 x  x0
f(x 0  h)  f(x 0 )
f' (x 0 )  lim
h0 h

Exemple : f(x)  x²  x  1
f est-elle dérivable en x0=1 ?
f(x)  f(1) (x²  x  1)  (1  1  1)
lim  lim
x 1 x  1 x 1 x 1
x2  x  2
 lim
x 1 x 1
(x  1)(x  2)
 lim
x 1 x 1
 lim (x  2)
x 1
f(x)  f(1)
lim 3
x 1 x 1
On a une limite finie, donc f est dérivable en 1 et f' (1)  3

b. Dérivabilité à gauche – dérivabilité à droite

On dit que f est dérivable à droite en x0 (respectivement à gauche) si la fonction


f(x)  f(x 0 )
x admet une limite finie quand x tend vers x0+( respectivement vers
x  x0
-)
x0
Les limites lorsqu'elles existent, sont appelées respectivement nombre dérivé à
gauche et nombre dérivé à droite de x0, et notés f ' g ( x0 ) et f ' d ( x0 )

f(x)  f(x0 ) f(x)  f(x0 )


fd' (x0 )  lim et fg' (x0 )  lim , lorsqu'elles sont
x x0
 x  x0 x x0
 x  x0
finies

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Théorème :
Pour qu’une fonction f soit dérivable en x0 ; il faut et il suffit que les nombres
dérivés à gauche et à droite soient finis et égaux, c'est-à-dire si :
f(x)  f(x0 ) f(x)  f(x0 )
lim  lim (finie)
x x 0
 x  x0 x x 0
 x  x0

2. Dérivabilité sur un intervalle :


f est dérivable sur a, b si elle est dérivable en chaque point de cet intervalle.
f est dérivable sur a, b  si elle est dérivable sur a, b , dérivable à gauche en b et
dérivable à droite en a.

Théorème :
Si f est dérivable en x0, elle est continue en x0.
Démonstration : f est dérivable en x0 donc
f(x)  f(x 0 )
lim est un réel l
x  x0
 x  x0

 f(x)  f(x0 )
f(x)  lim  l si x  x0
Posons  x x 0 x  x0
f(x )  0
 0
On a f(x)  [f(x)  l](x  x0 )  f(x0)

Donc
lim f(x)  lim [f(x0 )  f(x)(x  x0 )  l(x  x0 )]
x x 0 x x 0
 lim f(x0 )  lim f(x)(x  x0 )  lim l(x  x0 )
x x 0 x x 0 x x 0

Or lim f(x0 )  f(x0 ) , lim f(x)(x  x0 )  0 et lim l(x  x0 )  0


x x 0 x x 0 x x0

donc lim f(x)  f(x 0 ) .


x x0

d’où la continuité de f en 0
3. Fonction dérivée :
a. Définition :
Soit f une fonction définie et dérivable sur un intervalle I. On appelle fonction
dérivée de f (ou dérivée de f) sur I la fonction notée f’, qui à tout x de I associe le
nombre dérivé de f en x.
f(x  h)  f(x)
f': x  f ' (x)  lim
x x 0
 h

b. Dérivée des fonctions usuelles

f(x) f' (x)

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a ( R) 0
x 1
x² 2x
xn ( n  IN * ) nxn 1
1 1

x x²

x 1
2 x

Démonstration :
 Si f(x)=a quel que soit x  R .
f(x  h)  f(x) a  a
f est constante  0
h h
f(x  h)  f(x)
donc f' (x)  lim 0
x 0  h

 Si f(x)=x
f(x  h)  f(x) xhx
f' (x)  lim  lim 1
h0 h h0 h

 Si f(x)  x²
f(x  h)  f(x) (x  h)²  (x²) x²  2hx  h²  x²
f' (x)  lim  lim  lim
h0  h h0  h h0  h
h(2x  h)
 lim  lim 2x  h  2x
h0  h h0

 Si f(x)  xn

f ' ( x)  lim
h 0
f ( x  h)  f ( x )
h
1

 lim C n0 x n h 0    C nn1 xh n1  C nn h n  x n
h 0 h

 lim
h 0 h

1 1 n1

C n x h    C nn h n  lim (C n1 x n1  C n2 x n2 h    C nn h n1 )
h 0
1 n 1 n 1
 C n x  nx
1
 Si f(x) 
x
1 1 x x h h

x(x  h) x(x  h) 1 1
f' (x)  lim x  h a  lim  lim  lim  
h0 h h0 h h0 h h 0 x(x  h) x²

 Si f(x)  x
xh  x xhx 1 1
f' (x)  lim  lim  lim 
h0 h h0 h( x  h  x ) h0 x  h  x 2 x

Exemple : Calculer le nombre dérivé de f : x  x 3 en 2

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f(x)  x3 , f ' (x)  3x², f' (2)  12

c. Opérations sur les fonctions dérivées :

Théorème :
Si u et v sont des fonctions dérivables sur I alors u  v, u  v et u (  R) sont
u
dérivables sur I. Si de plus, v ne s’annule pas sur I alors est dérivable sur I.
v
Et on a :
(u  v)'  u'v'
(u  v)'  vu'u' v
(u)'    u'
'
u u' v  v' u
  
v v²
'
1  u'
En particulier   
u u²

Si u est dérivable et strictement positive sur I, alors u est dérivable et


u'
( u)' 
2 u

Démonstration :
 u et v sont dérivables sur I, donc quel que soit x 0  I ,
u(x)  u(x0 ) v(x)  v(x0 )
lim et lim sont finies
x  x0 x  x0 x  x0 x  x0
(u  v)(x)  (u  v)(x 0 ) u(x)  u(x 0 )  u(x 0 )  v(x 0 )
lim  lim
x  x0 x  x0 x  x0 x  x0
u(x)  u(x 0 ) v(x)  v(x 0 )
 lim 
x  x0 x  x0 x  x0

= lim u' (x 0 )  v' (x 0 )


x x0

D’où
(u  v)' (x 0 )  u' (x 0 )  v' (x 0 )
(u  v)'  u'v'

(u.v)(x)  (u.v)(x0 ) u(x)v(x)  u(x0 )v(x0 )


 lim  lim
x x 0 x  x0 x x 0 x  x0

u(x).v(x)  u(x)v(x0 )  u(x)v(x0 )  u(x0 )v(x0 )


 lim
x  x0 x  x0
 u(x)v(x)  v(x0 )  v(x0 )u(x)  u(x0 )
 lim  
x  x0  x  x0 

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 v(x)  v(x 0 )   u(x)  u(x 0 ) 


 lim u(x)   lim v(x 0 ) 
x x0  x  x0  x x0  x  x0 
Puisque u et v sont dérivables, elles sont continues en x0 . Donc
lim u(x)  u(x 0 ) et lim v(x)  v(x 0 )
x  x0 x  x0

D’où (uv)’(x0)=u’(x0).v(x0) +u(x0).v’(x0)

 Si v est constante, v(x)   quel que soit x,


(u.v)'  (u)'  ' u  u
or '  0
(u)'  .u'

1 1 1 1
(x)  (x 0 ) 
u(x ) u(x 0)
 lim u u  lim
x  x0 x  x0 x  x0 x  x0

u(x 0 )  u(x) 1
 lim 
x  x0 x  x0 u(x).u(x 0 )
 u' (x 0 )

u(x 0 )2
1 u'
d' ou    
u u²

' ' '


u  1 1 1  1    v'  u'v  v'u u' v  v' u
    u    u'      u  u'     u  
v  v v v  v   v²  v² v²

u(x)  u(x 0 ) u(x)  u(x 0 )


lim  lim
x  x0 x  x0 x  x0 (x  x 0 )( u(x)  u(x 0 ))

 u(x)  u(x ) 1 
0
 lim   
x  x0  x  x0 u(x)  u(x )
0 


u(x)  u(x 0 ) 1
 lim  lim
x  x0 x  x0 x  x0 u(x)  u(x 0 )
1
 u' (x 0 ).
2 u(x 0 )

Conséquences :

 Si u est dérivable, u² est dérivable ( u²  u  u ) et (u2 )'  2uu '


Plus généralement, un(n  N) est dérivable et (un )'  [Link]1u'

 Toute fonction polynôme est dérivable sur R

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 Toute fonction rationnelle est dérivable sur son domaine de définition.


 Si u est une fonction dérivable sur I, et tel que u(x)  0 pour tout x  J ,
1
alors est dérivable sur J
u

Exercices
'
 
a) Montrer que  1    nu' , n  N *
 un  un1
a b
ax  b c d
b) Soit f ( x)  , avec ad  bc  0 . Montrer que f' (x) 
cx  d (cx  d)²

Réponses
a) u(x)  0
' n 1.u'
 1 
    n.u  [Link] 1.u'  nu'
 
 n
u  (un )² u2n u2n.u n 1
'
 1 
    nu'
 n
u  un 1
ax  b
b) f(x) 
cx  d
a(cx  d)  c(ax  b)
f' (x) 
(cx  d)²
acx  ad  acx  bc
f' (x) 
(cx  d)²
a b
ad  bc c d
f' (x)  
(cx  d)² (cx  d)²

Théorème :
Quel que soit n  Z * , (un )'  [Link] 1.u'

d. Dérivée seconde d’une fonction :


Si f est dérivable sur I et sa dérivée f’ est, elle aussi dérivable sur I, on dit que f
est 2 fois dérivable sur I et la dérivée de f ’, notée f’’, est appelée dérivée
seconde de f.

4. Application à la dérivée.
a. Tangente à la courbe :

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Soit ( f ) la courbe représentative d’une fonction f et A(x 0 ; f(x 0 )) et


M ( x, f ( x)) deux points de ( f ) .Considérons la droite (AM) ; elle a pour pente
f(x)  f(x 0 )
(ou coefficient directeur)
x  x0

Si on fait tendre M vers A, x va tendre vers x0 et la droite (AM) va tendre vers


une position limite (T) appelé droite tangente à la courbe au point A, et sa
f(x)  f(x 0 )
pente tend vers lim  f' (x) (pente de (T)) : c’est la tangente de
x x0 x  x0
l’angle que fait la droite (T) avec l’axe des abscisses.
Considérons un point M(x,y) de (T), on doit avoir :
y  f(x0 )
tan   f' (x0 ) 
x  x0
ou y  f ' (x 0 )(x  x0 )  f(x 0 )
(équation de la tangente (T) à la courbe ( f ) au point A(x0 ;f(x0))

Remarques :
p
 Si f' (x0 )  , alors
q

 Si f' (x 0 )  0 , on a une tangente parallèle à l’axe des abscisses(tangente


horizontale).

²
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f(x)  f(x 0 )
 Si lim   , f n’est pas dérivable en x0, on a une tangente
x  x0 x  x0
parallèle à l’axe des ordonnées
 Si f 'd (x0 )  f'g (x0 ) , (f n’est pas dérivable en x0) on a deux demi tangentes à
gauche et à droite de M0, de pentes respectives f'g (x 0 ) et f'd (x 0 ) . On dit que
l’on a un point anguleux.

b. Sens de variation :

Théorème :
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I.
 Si quel que soit x  I , f' (x)  0 alors f est croissante sur I
 Si quelque soit x  I , f' (x)  0 alors f est décroissante sur I
 Si quel que soit x  I , f' (x)  0 alors f est constante sur I

Si l' inégalité est stricte. f est strictement croissante (respectivement


décroissante)

c. Extremums relatifs
Théorème :
Si f est dérivable sur I ouvert, et x 0  I , et si f admet un extremum en x0, alors
f' (x)  0

La réciproque n’est pas vraie


Exemple :
f(x)  x 3
f' (x)  3x²
f' (0)  0 mais on n’a ni maximum, ni minimum en 0

Théorème :

f admet un extremum en x0 si et seulement si f’ s’annule et change de signe en x0

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5. Plan d’étude d’une fonction :


 Domaine de définition
 Etude de la parité –Périodicité
o Si f est une fonction paire ou impaire, on fait l’étude sur
De  D f  0 ;   ou D f    ; 0 et on complète par symétrie

o Si f est périodique de période T, on fait l’étude sur un intervalle de



longueur T puis on complète par translation de vecteur k T i , avec k  Z
 Limites aux bornes de De
 Dérivée
 Tableau de variation
 Courbe

EXERCICES

²
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CORRIGE
Exercice 1

Exercice 2

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Exercice 3

Chapitre 6 :FONCTIONS RATIONNELLES-ASYMPTOTES


1. Asymptotes
a. Branches infinies:
La courbe représentative d’une fonction f admet une branche infinie si l’une des
coordonnées d’un point M(x,y) de cette courbe peut tendre vers l’infini. C'est-à-dire
si on a l’un des cas suivants
lim y  lim f(x)  l , lim f(x)   et lim f(x)  
x  x  x x0 x 
b. Asymptotes :
i. Définition :
Une droite (D) est une asymptote à la courbe ( ) si la distance d’un point M(x ;y) de
la courbe à la droite (D ) tend vers 0 quand M s’éloigne indéfiniment sur la branche
infinie.

ii. Asymptote horizontale ( parallèle à l’axe des abscisses):


Si lim f(x)  l alors la droite d’équation. y = l est une asymptote horizontale
x 
Figure :
y

1
y=1
-2 -1 0 1 2 3 4 x

x=1

iii. Asymptote verticale (parallèle à l’axe des ordonnées):

²
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Si lim f(x)   , alors la droite d’ équation x  x0 est une asymptote verticale à


x x0
la courbe représentative de f
Figure :
y
6

1 y=1

-2 -1 0 1 2 3 4 x

iv. Asymptote oblique :


La courbe ( f ) admet une asymptote oblique si lim f(x)   et s’il existe
x 
deux réels a et b tels que lim [f(x)  (ax  b)]  0 ; l’équation de l’asymptote est alors
x
y= a x + b
y
5

2
y=x

-2 -1 0 1 2 3 4 x
-1

Détermination de a et b :
Si f est une fonction telle que lim f(x)   et s’il existe deux réels a et b tel que
x 
lim [f(x)  (ax  b)]  0 alors
x
 f(x)  (ax  b)  f(x) b f(x)
lim    lim a  lim  a  0,
x   x  x   x x x   x
f(x)
Donc, a  lim lorsque cette limite existe.
x x
lim [f(x)  (ax  b)]  0 donc lim [f(x)  ax]  b si cette limite existe.
x x

Remarques
 Si f(x) est de la forme f(x)  x  b  (x) ou  est telle que lim (x)  0 , alors
x
la droite d’équation y  x   est une asymptote à la courbe.

²
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f(x)
 Si lim  a mais lim [f(x)  ax]   , la courbe admet une branche infinie
x x x 
parabolique de direction asymptotique y = ax

Figure
y
4

2
y=x

-2 -1 0 1 2 3 4 x
-1

f(x)
 Si lim f(x)   mais lim  0 la courbe n’admet pas d’asymptotemais
x  x  x
une branche infinie parabolique de direction asymptotique l’axe des
abscisses.

Figure :
y
3

-2 -1 0 1 2 3 4 x

-1

f(x)
 Si lim   , la courbe n’admet pas d’asymptote mais une
x  x
brancheparabolique de direction asymptotique l’axe des ordonnées.

Figure :

²
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y
6

-2 -1 0 1 2 x
-1

2. Fonctions homographiques
( f(x)  ax  b avec c  0 et ad  bc  0 )
cx  d
1
1e exemple : f(x) 
x
 D    ;0    0 ;    .
 Comme f est impaire, on peut réduire le domaine d’étude à De   0 ;    .
 lim f(x)   donc la droite d’équation x = 0 est une asymptote parallèle à
x 0 
(y’Oy)
lim f(x)  0 donc la droite d’équation y = 0 est une asymptote parallèle à
x  
(x’Ox)
1
 f' (x)  
x2

y
3

-3 -2 -1 0 1 2 3 x
-1

-2

-3

²
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2x  1
2e exemple : f(x) 
x 1

0 1 x

ax 2  bx  c
3. Fonctions du type f(x)  avec a'  0
a' x2  b' x  c'
1
1e exemple f(x) 
x2
 D    ;0    0 ;    .
 Comme f est paire, on peut réduire le domaine d’étude à
De   0 ;    .
 lim f(x)   donc la droite d’équation x = 0 est une asymptote parallèle à
x 0 
(y’Oy)
lim f(x)  0 donc la droite d’équation y = 0 est une asymptote parallèle
x  
à (x’Ox)
2
 f' (x)  
x3

²
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0 1 x

1
2e exemple : f(x) 
x2  2x
 Df    ;0    0 ;2    2;   
 f n’est ni paire ni impaire
 lim f(x)  0 et lim f(x)  0 . Donc la droite d’équation y = 0
x   x  
est une asymptote horizontale (parallèle) à (x’Ox) en   et en  
lim f(x)   et lim f(x)   . Donc la droite d’équation x=0
x 0  x 0 
est une asymptote verticale (parallèle à (y’Oy)
lim f(x)   et lim f(x)   . Donc la droite d’équation x = 2 est une
x 2  x 2 
asymptote verticale (parallèle à (y’Oy)
2(x  1)
 f' (x)  
(x2  2x)2

Courbe

²
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-2 -1 0 1 2 3 4 x
-1

-2

1
3e exemple : f(x) 
x2  1 y

0 1 x

ax 2  bx  c
4. Fonctions du type f(x)  avec a  0 et d  0
dx  e
x2  x  4
1e exemple : f(x) 
x
 D f ]  ;0[]0;[
x2  x  1 x2  x  4
 f(x)  et  f(x) 
x x
f n’est ni paire ni impaire.

De  Df ]  ;0[]0;[
 limites
lim f(x)   lim f(x)  
x 0  x 0 
lim f(x)   ; lim f(x)  
x   x  
x2  4
 f' (x) 
x2

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Tangentes horizontales en x0=-2 et x1=2

Courbe :
y

0 1 x

1
2e exemple : f(x)  x 
x
 Df ]  ;0[]0;[
1
f(x)  x 
x
 f est impaire.
1
 f(x)  x 
x
D e ]0;[
 Limites
lim f(x)   et lim f(x)   ; donc la droite d’équation
x 0  x 0 
x = 0 est une asymptote verticale
 lim f(x)  
x  
1
lim (f(x)  x)  lim 0
x  x  x
donc la droite d’équation y = x est une asymptote oblique

1  1
 f' (x)  1     1 
 x²  x²

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Courbe
y

0 1 x

Chapitre 7 :CETUDE DE QUELQUES FONCTIONS

1er exemple : f ( x)  x²
 D f  R   ;
 Parité : f ( x)  ( x) 2  x 2  f ( x)
f est paire De  0;
 limites
lim f ( x)  0
x 0

lim f ( x)  
x 

 Dérivée
f ' ( x)  2 x
 Tableau de variation :
f ' ( x)  0  2 x  0  x  0
f ( x)  x ²

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f ' (0)  0 , donc on a une tangente horizontale


en (0,0)
x 1 2
y 1 4

y
4

-2 -1 0 1 2 x
-1

2e exemple : f ( x)   x 3  3x  1
 Df  R
 Parité :
f ( x)   x 3  3x  1
 f ( x)   x 3  3x  1
Donc f n’est ni paire ni impaire

 Limites :
lim f ( x)  
x  
lim f ( x)  
x  
f ' ( x)  3x ²  3

 Tableau de variation :
f ' ( x)  0  x  1 ou x  1

²
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-2 -1 1 2
3 -1 3 -1

Courbe :
y

-3 -2 -1 0 1 2 3 x
-1

-2

3e exemple : f ( x)  x 4  2 x²  1
 Df  R
 Parité,
f ( x)  x 4  2 x²  1 donc f est paire
De  [0;[
 Limites
lim f ( x)  1 lim f ( x)  
x 0 x  

 Dérivée
f ' ( x)  4x  4x
3

 Tableau de variation :

f ' ( x)  0 si et seulement 4x( x²  1)  0 donc si x  0 ou x  1 ou x  1

²
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La courbe admet des tangentes horizontales aux points d'abscisses 0 et 1,

et par symétrie, en -1

X -1 1 2 -2
Y 0 0 9 9
0 1 x

4e exemple : f ( x)  x 3  x
 Etudier les variations de f
 Montrer que le point M0(0 ;0) est un point d’inflexion
 Donner la droite (T) tangente à la courbe représentative ( ) de f en M0
 
 Tracer dans un repère orthogonal (0, i ; j ) la courbe ( ) et la droite (T)
 Df  R
 Parité : f ( x)   x 3  x  ( x 3  x)   f ( x)
f est donc impaire , De  [0;[
 Limites
o lim f ( x)  0
x 0

o lim f ( x)  
x  

 f ' ( x)  3 x ²  1

 Tableau de variation :
f ' ( x) ne peut pas être égal à 0

 M0(0 ;0) est un point d’inflexion si f ' ' s’annule en x0 et change de signe en
x0
f " ( x)  6 x
f " ( 0)  0
x  0 
f" - +

²
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Donc M0 est un point d’inflexion

 Equation de la tangente (T) en M0 : y  f ' (0)(x  0)  f (0)


ou (T ) : y  x
Courbe :

3 (T)

-3 -2 -1 0 1 2 x
-1

-2

-3

FONCTIONS IRRATIONNELLES

1e exemple : f(x)  x
 D f  [0;[
 f n’est ni paire, ni impaire
lim f(x)  0
 x 0 
lim f(x)  
x  
 Dérivabilité :
 Sur 0 ;   , x > 0, donc f est dérivable sur cet intervalle et
1
f' (x)  pour x >0
2 x
En 0,

²
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f(x)  f(x 0 ) f(x)  f(0)


lim  lim
x 0  x  x0 x 0 x0
f(x)
 lim
x 0 x

x
 lim
x 0  x
1 .
x

 lim
x  0 x
1
 lim
x 0  x²
f(x)  f(x 0 )
lim  
x  0 x  x0
Donc f n’est pas dérivable en 0, et la courbe représentative de f admet
une demi tangente verticale en 0

 Branches infinies :
f(x) 1
lim f(x)   , lim  lim 0
x   x   x x  x
Donc la courbe représentative de f admet une branche parabolique de
direction asymptotique ( x'0 x)
Courbe :

2e exemple : f(x)  x   x
 D f ]  ;0]
 lim f(x)  0 ; lim f(x)  
x 0 x  
1
 Dérivabilité : sur ]  ;0[ , f est dérivable et f' (x)  1 
2 x
en 0 :

²
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f(x)  f(x 0 ) x x
lim  lim
x 0  x  x0 x 0  x
x x
 lim  lim
x  0 x x  0
 x
x
 1  lim
x  0 x  x
1
 1  lim 
x  0 x
f(x)  f(0)
lim  
x 0 x0
Donc f n’est pas dérivable en 0, et la courbe de f admet en 0 une demi
tangente verticale
 branches infinies
f(x) x x   x 
lim  lim  lim 1   1( a)
x   x x   x x   x 

lim f(x)  ax   lim f(x)  x  lim  x  


x   x   x  
La courbe admet donc en   une branche infinie parabolique de direction
asymptotique y=x.

y
1

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 x

-1

3 e exemple f(x)  x2  1 -2
y=x
-3

²
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-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
-1

EXEMPLE DE FONCTION AVEC VALEURS ABSOLUES


f ( x)  x ²  4
 Df  R
 f est paire, De  0;
 lim f ( x)  
x  

lim f ( x)  4
x 0

 Dérivabilité :

X 0 2 
x²-4 - 0 +
|x²-4| 4-x² 0 x²-4

Sur [ 0 ; 2[ , f ( x)   x²  4
Elle est dérivable sur cet intervalle et f ' ( x)  2 x
Sur ] 2 ;  [
f est dérivable et f ' ( x)  2 x
En 2 :
f ( x)  f (2) x²  4
lim  lim  lim ( x  2)  4
x 2 x2 x 2 x  2 x 2

f ( x)  f (2)  x²  4
lim  lim   lim  ( x  2)  4
x 2 x2 x 2 x2 x 2

f n’est pas dérivable en 2 et la courbe représentative de f admet en ce point


deux demi tangentes à gauche et à droite de pentes respectives
-4 et 4

²
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0 1 x

Chapitre 8 : FONCTIONS ASSOCIEES


1.-POSITION RELATIVE DE DEUX COURBES :
Soient f et g deux fonctions définies sur un même intervalle I
Si f ( x)  g ( x) pour tout x  I alors ( f ) est au dessus de ( g ) sur I
Conséquences :
 Si f ( x)  0 quel que soit x  D f la courbe représentative de f est au
dessus de l’axe des abscisses
 Si lim[ f ( x)  (ax  b)]  0  la droite équation y  ax  b est une
x 

asymptote et la courbe représentative de f est au dessus de cette asymptote.

2.- FONCTIONS ASSOCIEES :


Soit une fonction f ;
 Si g ( x)   f ( x) la courbe de g se déduis de celle de f par symétrie par
rapport à ( x'0 x) .
En effet, si x  D f et y  f (x) , on a  y   f ( x)  g ( x)
Donc si M ( x; y )  ( f ) alors M ' ( x, y )  (g )
Figure

²
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y=f(x)

0 1 x

y=-f(x)

 Si h( x)  f ( x )
h( x)  f ( x) si f ( x)  0
et h( x)   f ( x) si f ( x)  0

La courbe représentative de h est la réunion des parties de ( f ) et


( f ) qui se trouvent au dessus de l’axe des abscisses.

Figure
y

0 1 x

 Si j ( x)  f ( x)  b , b  R la courbe représentative de j se déduit de celle



de f par translation de vecteur b j

Figure :

²
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y = f(x) +1

y = f(x)

0 1 x

 Si k ( x)  f ( x  a) la courbe représentative de k se déduit de celle de f



par translation de vecteur a i

Figure :
y

y = f(x) y = f(x-2)
1

0 1 x

 si l ( x)  f ( x  a)  b , la courbe représentative de l se déduit de celle de


 
f par translation de vecteur ai  bj .

Figure :
y

y = f(x-2)+2

1
y = f(x)
0 1 x

²
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CHAPITRE 9 : TRIGONOMETRIE

I - RAPPEL ET DEFINITIONS :
Figure :

AB AB'
cos   
AC AC'
BC B' C'
sin   
AC AC'
BC B' C'
tan   
AB AB'

1. Cercle trigonométrique :

Une unité de longueur étant choisie, on appelle cercle trigonométrique un cercle


centré en un point 0, de rayon 1, et sur lequel on a choisi un point A comme
origine pour la mesure des arcs, On lui associe le repère (O; OA; OB ) avec
OA  OB orienté dans le sens direct.
On prend l’axe (OA) comme origine de la mesure des angles.
Figure :

2. Mesure d’arcs – Mesure d’angles :


Prenons un point M du cercle trigonométrique.
AM désigne un arc orienté.
Le radian est l’arc dont la longueur est égale au rayon.
Un angle de 1 radian est un angle au centre qui intercepte un arc de 1 radian.
La mesure lde la longueur d’un arc est donnée par l  R où R est le rayon et 
la mesure en radian de l’angle correspondant.

²
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3. Angles de deux vecteurs

(OA; OM) désigne un angle orienté des vecteurs OA et OM


Figure :

C’est aussi l’angle des deux demi-droites de même origine O.

4. Quelques propriétés des angles orientés :

 Deux angles orientés (OA; OM) et (OA; ON) sont dits opposés si M et N sont
symétriques par rapport à la droite (OA)
Figure :

 Relation de Chasles :
Soient u et v deux vecteurs
Quel que soit w
(u; w)  (w; v)  (u; v)

5. Fonctions circulaires :
On considère l’application  qui, à tout angle  , fait correspondre le point M(x ;
y) du cercle trigonométrique tel que (OA; OM)  

Figure :

²
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()  M  (OA; OM)  


On a alors
OP
cos    OP  x
OM
PM
sin    PM  OQ  y
OM

 
OM  (cos ) i  (sin ) j
PM AR
tan     AR
OP OA
(  2)  M
(  2k)  M
cos(  2)  cos 
sin(  2)  sin 

En appliquant le théorème de Pythagore au triangle OPM, on a

OM²=OP²+PM²
1  (cos )²  (sin )² ou cos2   sin2   1
et  1  sin   1 et  1  cos   1

6. Angles associés :
i. Angles opposés :
Deux angles  et ' sont opposés si leurs images M et M’ par  sont symétriques
par rapport à l’axe (OA) (on écrit   ' )
Figure :

²
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cos '  cos()  cos 


On a sin '  sin()   sin 
tan   tan()   tan 

ii. Angles supplémentaires :


 et  ' sont supplémentaires si   '   , donc si '    
Figure :

cos '  cos(  )   cos 


sin '  sin(  )  sin 
tan '  tan(  )   tan 

iii. Angles complémentaires :


 
 et  ' sont complémentaires, si   '  , donc si '  
2 2
Figure :

²
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cos '  cos(  )  sin 
2

sin '  sin(  )  cos 
2
 1
tan '  tan(  )   cot an
2 tan 

iv. Angles dont la différence est 


C'est-à-dire   '   ou '    

Figure :

cos '  cos(  )   cos 


sin '  sin(  )   sin 
tan '  tan(  )  tan 


v. Angles dont la différence est
2
 
C'est-à-dire   '  ou '   
2 2

Figure :


cos '  cos(  )   sin 
2

sin '  sin(  )  cos 
2
 1
tan '  tan(  )  
2 tan 

7. Angles remarquables :

²
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II- FORMULES DE TRANSFORMATION :


1. Formules d’addition :
 
Rappel : Soient u et v deux vecteurs.
    
u.v  u . v . cos(u; v)
 x    x'  
Et si u  et v  , u.v  xx'yy'
y  y' 
(OA, OM)  a
Soit M un point du cercle trigonométrique tel que M(cos a, sin a)
 cos a
OM 
 sin a 
Considérons les vecteurs OM et ON tel que (OA, OM)  a et (OA, ON)  b
Figure :
M(cos a, sin a)
N(cos b, sin b)
 cos a  cos b 
OM  ON 
 sin a   sin b 

²
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a  b  (OM, ON)

D’une part , OM .ON  OM ON cos(a  b) (1)


D’autre part, [Link]  cos a cos b  sin a sin b (2)
Comme OM  ON  1 ,
(1) et (2) donnent cos(a  b)  cos a cos b  sin a sin b

, On a donc :
cos(a  b)  cos a cos b  sin a sin b

cos(a  b)  cos[a  (b)]


 cos a cos(b)  sin a sin(b)
d’où

cos(a  b)  cos a cos b  sin a sin b


Puisque sin   cos(  )
2
On a:
   
sin(a  b)  cos(  (a  b))  cos[(  a)  b]  cos(  a) cos b  sin(  a) sin b
2 2 2 2

 sin a cos b  cos a sin b (car sin(  a)  cos a)
2
sin(a  b)  sin a cosb  cosa sin b

sin(a  b)  sin(a  (b))  sin a cos(b)  sin(b) cos a

sin(a  b)  sin a cos b  sin b cos a

Calcul de tan(a+b):
On suppose que cos(a  b)  0 et [Link]  0
sin(a  b) sin a cos b  sin b cos a
tan(a  b)  
cos(a  b) cos a cos b  sin a sin b
Comme [Link]  0

tan a  tan(b)
tan(a  b)  tan[a  (b)] 
1  tan a tan(b)

tan a  tan b
tan(a  b) 
1  tan a tan b

tan a  tan(b)
tan(a  b)  tan[a  (b)] 
1  tan a tan(b)
tan a  tan b
tan(a  b) 
1  tan a tan b

²
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2. Formules de duplication :
cos 2a  cos(a  a)  cos a cos a  sin a sin a  cos ²a  sin ²a
 cos2a  cos²a  sin²a

 sin 2a  sin(a  a)  2 sin a cos a

2 tan a
 tan 2a  tan(a  a) 
1  tan ²a

cos²x  sin ²x  1 d’où cos ²x  1  sin ²x et sin ²x  1  cos ²x


Alors cos 2a  (1  sin ²a)  sin ²a
 cos2a  1  2 sin²a
cos 2a  cos ²a  (1  cos ²a)
 cos2a  2 cos²a  1

Expression de cos2a et de sin2a en fonction de tan a :


2 sin a cos a 2 sin a cos a
sin 2a  2 sin a cos a  
1 cos ²a  sin ²a
En supposant que cosa  0
2 sin a cos a
 sin 2a  cos ²a
cos ²a  sin ²a
cos ²a
2 tan a
sin 2a 
1  tan ²a
cos ²a  sin ²a
cos ²a  sin ²a cos ²a
 cos 2a  cos ²a  sin ²a  
cos ²a  sin ²a cos ²a  sin ²a
cos ²a
1  tan ²a
cos 2a 
1  tan ²a
sin 2a 2 tan a
 tan 2a  
cos 2a 1  tan ²a
a
2 tan
2 tan a 2 a
Comme sin 2a  alors sin a  et si on pose t  tan
1  tan ²a a 2
1  tan ²
2
2t
 sin a 
1  t²

a
1  tan ²
1  tan ²a 2
Comme cos 2a  alors cos a 
1  tan ²a a
1  tan ²
2
1  t²
 cos a 
1  t²
2t
 tan a 
1  t²

²
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Remarque :
sin ²a
tan ²a 
cos ²a
sin ²a sin ²a  cos ²a 1
1  tan ²a  1  
cos ²a cos ²a cos ²a

3. Formules de transformation d’un produit en somme :


On rappelle que :

cos(a  b)  cos a cos b  sin a sin b (1)


cos(a  b)  cos a cos b  sin a sin b (2)
sin(a  b)  sin a cos b  sin b cos a (3)
sin(a  b)  sin a cos b  sin b cos a (4)

(1)  (2) donne cos(a  b)  cos(a  b)  2 cos a cos b


(2)  (1) donne cos(a  b)  cos(a  b)  2 sin a sin b
(3)  (4) sin(a  b)  sin(a  b)  2 sin a cos b
(3)  (4) sin(a  b)  sin(A  b)  2 sin b cos a

1
cos a cos b  [cos(a  b)  cos(a  b)]
2
1
sin a sin b   [cos(a  b)  cos(a  b)]
2
1
sin a cos b  [sin(a  b)  sin(a  b)]
2
1
sin b cos a  [sin(a  b)  sin(a  b)]
2

4. Formules de transformation d’une somme en produit :


Posons p  a  b et q  a  b
pq pq
On a a  et b 
2 2
pq pq
(1) et (2) s' ecrit cos p  cos q  2 cos cos
2 2
pq pq
(2)  (1) cos p  cos q  2 sin sin
2 2
pq pq
(3)  (4) sin p  sin q  2 sin cos
2 2
pq pq
(3)  (4) sin p  sin q  2 cos sin
2 2

III. EQUATIONS TRIGONOMETRIQUES :

²
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cos(x  2k)  cos x


On rappelle que quels que soient x  R et k  Z
sin(x  2k)  sin x
sin(x  )  sin x
tan(x  )    tan x
cos(x  )  cos x
tan(x  )  tan x
tan(x  k)  tan x quel que soit k  Z

1. Equation du type cosx = a, a  R


 Si a  1 , équation n’admet aucune solution
 Si a  1 , on a une infinité de solution. En effet si  est solution, (c'est-à-dire
cos  a ),   est aussi solution (car cos()  cos   a )
Et comme cos(  2k)  cos   a quel que soit k  Z ,   2k est aussi solution,
de même que   2k
En admettant que ce sont les seules solutions, on a

Théorème :
cos x  cos   x    2k ou x    2k (k  Z)
Cas général :
cos f(x)  cos g(x)  f(x)  g(x)  2k ou f(x)  g(x)  2k (k  Z)

Exemple :
 résoudre 2cosx-1=0
1 
cos x   cos
2 3
 
x  2k ou x    2k
3 3

  
S    2k ,   2k  (k  Z )
3 3 

 
 cos ²(2x 
)  2 cos(2x  )  3  0
3 3

Posons X  cos(2x  )
3
X ²  2X  3  0
( X  1)( X  3)  0  X  1; X  3
 
cos(2 x  )  1 ou cos(2 x  )  3
3 3

2k 
 3  k  
2x   0  2k  x 
3 2 6

cos(2k  )  3 n' a pas de solution
3

²
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  
S  k  , k  Z
 6 

2. Equation du type sinx = a :

 Si a  1 pas de solution
 Si a  1 on a une infinité de solution

Si  est solution
Comme sin(  )  sin  ,    est aussi solution, donc     2k (k  Z) aussi
En admettant que ce sont les seules solutions on a :
Théorème :
sin x  sin   x    2k ou x      2k (k  Z)

Plus généralement
sin f(x)  sin g(x)  f(x)  g(x)  2k ou f(x)    g(x)  2k (k  Z)

Exemples :
 
 Résoudre sin(2x  )  cos(x  )
3 4
 2 sin ²x  5 sin x  2  0

 
o sin(2x  )  cos(x  )
3 4

cos   sin(  )
2
  
cos(x  )  sin(  x  )
4 2 4
 
(1) sin(2x  )  sin(  x)
3 4
   
2x    x  2k ou 2x      x  2k
3 4 3 4
   
3x    2k ou x    2k  
4 3 3 4
7
 2k
12 
x ou x   2k  
3 12
7 2k 
x  ou x   2k  
36 3 12

 7 2k 13 
S  ,  2k (k  Z)
 36 3 12 

o 2 sin ² x  5 sin x  2  0
Posons X  sin x

²
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2X ²  5X  2  0
  25  16  9
53 1 8
X '  X "  2
4 2 4
1
sin x  ou sin x  2
2
1   5
sin x   sin  x   2k ou x   2k
2 6 6 6
sin x  2 n' a pas de solution

 5 
S    2k ,  2k (k  Z)
6 6 

3. Equation du type acosx+ bsinx=c


Posons S  a cos x  b sin x (a²  b²  0)
 a b 
S a²  b²  cos x  sin x 
 a²  b² a²  b² 
 
2 2
 a   b  a²  b²
or     1
    a²  b²
 a²  b²   a²  b² 
 a b 
Le point M ,  appartient au cercle trigonométrique
 a²  b² a²  b² 
Soit   (OA;OM)
a b
cos   sin  
a²  b² a²  b²

Théorème :
Si ²  ²  1 , il existe un réel  tel que cos    et sin   

S a²  b²(cos  cos x  sin  sin x)  a²  b² cos(x  )


c
a cos x  b sin x  c  a²  b² cos(x  )  c  cos(x  ) 
a²  b²
Exemple :
Résoudre cos x  sin x  1

²
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a  1 b  1
 1 1   2 2 
cos x  sin x  1²  (1)²  cos x  sin x   2  cos x  sin x 
 2 2   2 2 
2  2 
 sin(  )   cos(  )
2 4 2 4
3
cos x  sin x  2 sin(  x)
4
3 3 1 2 
2 sin( x )  1  sin( x  )    sin
4 4 2 2 4
3  3 3
x   2k x   2k
4 4 4 4

x  2k x  2k
2
  
S    2k , 2k , k , (k  Z)
 2 

4. Equation du type tanx = a


Théorème :
Quel que soit le réel a, l’équation tan x  a admet toujours une infinité de solution.
Si  est solution,   k est aussi solution, quel que soit k  Z
tanx  tan  x    k

Exemple :
tan x  1  0

tan x  1  tan
4

x  k , k  Z
4

5. Images des solutions d’une équation :


L’image d’une solution  d’une équation est le point M du cercle trigonométrique
tel que (OA; OM)  
2k
 Si les solutions sont de la forme x    , n3 les images des
n
solutions forment un polygone régulier à n cotés inscrit dans le cercle
trigonométrique.
Si n = 3, on a un triangle équilatéral
Si n = 4, on a un carré,
Si n = 5 , ona un pentagone régulier
…..
si n = 1, on un seul point
si n = 2, on a deux points symétriques par rapport à l’origine du repère

²
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6. Exemples d’inéquation trigonométrique :

Exemples :
o résoudre 2 cosx  1  0

1
2 cos x  1  0  cos x 
2

1
cos x   l’image de x appartient à l’arc (orienté) MM'
2
   
S   3  2k ,
3
 2k

kZ

o Résoudre 2 sin x  3  0
3
sin x 
2

L’image de x appartient à l’arc (orienté) MM'


 2 7 
S   3  2k ,
3
 2k

kZ
o tan x  3

tan x  3  tan x  tan
3

²
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  
S   3  2k ,
2
 k

kZ

IV. ETUDE DES FONCTIONS CIRCULAIRES :


1. Définitions :
Soit x  R , on considère l’angle x̂ dont la mesure en radian est x. On pose
sin x
cos x  cos x̂ , sin x  sin x̂ et tan x  lorsqu’elle est définie.
cos x
On appelle fonction cosinus (respectivement sinus, tangente) l’application qui, à
tout réel x, associe cos x (respectivement sin x , tanx)

2. Périodicité :
Soit p  R et f telle que f(x  p)  f(x) pour tout x  Df
On a f(x  kp)  f(x) quel que soit k  Z . Le plus petit réel p strictement positif est
la période de f.
Les fonctions cosinus et sinus sont périodiques de période 2 , et la fonction
tangente est périodique de période 

Remarque : f : x  f(x)  tan x



f(x) n’est pas définie pour x  , donc n’est pas définie pour
2

x  k ( k  Z )
2

3. Continuité :
 
On montre et on admet que, pour x  0; 
2  
PM  AM  AT
sin x  R.x  tan x
sin x  x  tanx

²
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Pour   x  0 on pose x'  x
2
sin x'  x'  tan x'
sin(x)  (x)  tan(x)
 sin x  x   tan x
  
donc sin x  x  tan x quel que soit x    , 
2 2  
Comme 0  sin x  x
lim 0  lim sin x  lim x  0
x 0 x 0 x 0
donc lim sin x  0  sin 0
x 0
lim sin x  sin 0  0
x 0
La fonction sinus est continue en 0.
x
g(x)  cos x  1  2 sin ²
2
x  1 continue
x
x  sin continue
2
x
x  sin ² continue en 0
2
x
donc g : x  1  2 sin2  cos x est continue en 0
2
Soit x 0  R quelconque
Posons f ( x)  sin x
f est continue en x0  lim f(x)  f(x 0 )  lim (f(x)  f(x 0 ))  0
x x0 x x 0
x  x0 x  x0
f(x)  f(x0 )  sin x  sin x0  2 cos sin
2 2
x  x0 x  x0 x  x0
f(x)  f(x0 )  2 cos sin  2 sin
2 2 2
x  x0
car cos 1
2
(x  x0 )
lim f(x)  f(x0 )  lim 2 sin
x x0 x x0 2
or sin est continue en 0
(x  x0 )
lim sin 0
x x0 2
lim (f(x)  f(x0 ))  0 donc f est continue en x0
x x0

Exemple :

lim sin x  sin 1
 2
x
2
lim sin x  sin 100  0
x 100

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La fonction sinus est donc continue sur R

Conséquence :
x
o cos x  1  2 sin ² donc la fonction cosinus est continue sur R
2
o La fonction tangente est le quotient de 2 fonctions continues donc elle est
 
continue sur son domaine de définition R    k k  Z
2 

4. Dérivabilité :
Résultats importants : (limites usuelles)
 
Pour tout x  0; ; 0  sin x  x  tan x
 2
sin x x tan x 1
  
sin x sin x sin x sin x
x 1 sin x
1  1  cos x
sin x cos x x
sin x
lim 1  lim  lim cos x
x 0 x 0 x x 0
sin x
1  lim 1
x 0 x
sin x
lim 1
x 0 x
  
On obtient le même résultat pour x    ;0
2  

cos x  1
Calcul de lim
x 0 x
x x
 2 sin ² sin
cos x  1 2  lim  sin x  2
lim  lim
x 0 x x 0 x x 0 2 x
2
cos x  1
lim 0
x 0 x
En appliquant ces résultats, on montre que
tan x 1  cos x 1
lim  1 et lim 
x 0 x x 0 x2 2
Rappel :
f est dérivable en x0 si et seulement
f(x)  f(x0 ) f(x 0  h)  f(x 0 )
lim est finie ( lim est finie
x 0 x  x0 h0 h
sin( x0  h)  sin( x0 ) sin x0 cos h  sin h cos x0  sin x0
lim  lim
h 0 h h 0 h
  cos h  1 sin h 
 lim sin x0    cos x0   cos x0
h 0
  h  h 

²
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On sait que  1  cos x0  1


donc la fonction sinus est dérivable en tout point x0 de R et (sin x0 )'  cos x0
 cos(x0  h)  cos x0   cos x0 cos h  sin x0 sin h  cos x0 
lim   lim 
h0
 h  h0  h 
  cos h  1  sin h 
 limcos   sin x0    sin x0
h0
  h  h 
La fonction cosinus est dérivable en tout point x0 de R et (cos x0 )'   sin x0
Théorème :
 Les fonctions cosinus et sinus sont dérivables sur R et quel que soit x  R
(cos x)'   sin x
(sin x)'  cos x
 
 La fonction tangente est dérivable sur R    k k  Z car c’est le quotient
2 
de 2 fonctions dérivables et
'
 sin x  (sin x)' cos x  (cos x)' sin x cos ²x  sin ²x 1
(tan x)'        1  tan ²x
 cos x  cos ²x cos ²x cos ²x
1
(tan x)'   1  tan ²x
cos ²x
Théorème :(admis)
Si u est dérivable sur R, alors x  cos u(x) et x  sin u(x) sont dérivables et
cos u(x)'  u' (x) sin u(x)
sin u(x)'  u' (x) cos u(x)

5. Variation et courbes :
f(x)= cosx
 Df  R
 Périodicité, f est périodique de période 2 . On va faire l’étude sur un intervalle de
longueur 2 , par exemple  ; 
 Parité : f est paire De  0; 
lim f(x)  1
x 0

lim f(x)  1
x
 dérivabilité : f est dérivable sur De et f ' ( x)   sin x

Tangentes horizontales en (0,1) et ( ,1)


Intersection avec l’axe des abscisses :

f(x)  0  cos x  0  x 
2

²
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Figure :
y

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 x
-1

f(x)= sinx
 Df  R
 Périodicité, f est périodique de période 2 .
 Parité : f est impaire De  0;  
lim f(x)  0
x 0

lim f(x)  0
x
 dérivabilité : f est dérivable sur De et f ' ( x)  cos x


Tangentes horizontales en ( ,1)
2
Intersection avec l’axe des abscisses :
f(x)  0  sin x  0  x   ou x  0
Figure :
y

-7 -6 -5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 x
-1

-2
f(x)=tanx
 
 Df  R    k k  Z
2 
sin(x) sin x
 f(x)    f(x)
cos(x) cos x

 f est périodique  , De     ;  
 2 2
 
 f est impaire donc on peut encore réduire le domaine d‘étude à De  0; 
 2

²
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lim f(x)  0
 x 0


o lim f(x)   donc la droite d’équation x  est une asymptote verticale
 2
x
2
 f est dérivable sur Df et
 sin x  cos x cos x  sin ²x 1
f' (x)  (tan x)'     
 cos x  cos ²x cos ²x

f '(0)=1, donc on a une tangente de pente 1 à l'origine

Figure :
y

-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 x
-1

-2

EXERCICES
Exercice 1 :

Dans le triangle , rectangle en , on note   ABC
et on définit : ABC A

²
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AB
cos( )  ,
BC
AC
sin( )  ,
BC
sin( )
tan( )   ,
cos( )
1 cos( )
cot an( )   
tan( ) sin( )

1°) Première propriété : Montrer que cos2 ( )  sin 2 ( )  1


 
2°) Soit (C ) , dans le repère orthonormé R(O, i , j ) , le cercle de centre O et de rayon 1 ;
et M ( x M , y M ) , un point de (C ) (Voir figure ci-dessous )

On note   i , OM 
a) Vérifier que cos( )  x M , sin( )  y M et tan( )  t M
b) Redémontrer la propriété dans 1°)

Exercice 2 :
L’unité de mesure pour les angles est le radian (rad)
 rad est la mesure principale de l’angle plat

rad est la mesure principale de l’angle droit
2
1°) ABC est un triangle équilatéral de côté 1, on note H la projeté orthogonal du point
C sur le segment AB 

²
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 
a) Donner la mesure principale de chacun des angles   CAH et   BCH
       
b) Calculer cos  , sin  , cos  et sin 
3 3 6 6

2°) ABCD est un carré de côté 1


a) Donner la mesure principale de l’angle   CAB
   
b) Calculer cos  et sin 
4 4

Exercice 3 :
1°) Soit M un point du cercle trigonométrique (C ) , et notons x la mesure principale de


l’angle   i , OM

²
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Exprimer en fonction de cos(x) , sin(x) ou tan( x) chacune des expressions


suivantes :
cos( x) et sin( x)
 
cos(  x) et sin(  x)
2 2
 
cos(  x) et sin(  x)
2 2
cos(  x) et sin(  x)
cos(x   ) et sin( x   )
cos(x  2 ) et sin( x  2 )
cos(x  8 ) et sin( x  4 )
cos(x  5 ) et sin( x  11 )
cos(x  2k ) et sin( x  2k ) ( k Z )
cos(x  (2k  1) ) et sin( x  (2k  1) ) ( k Z )
tan(  x)
tan( x   )
tan( x  k ) ( k Z )
2°) Discuter suivant les valeurs de k  Z la valeur exacte de chacune des expressions
suivantes :
 
cos(k ) ; sin(k ) ; cos(k ) ; sin(k )
2 2

Exercice 4 :

²
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1°) Reproduire le cercle trigonométrique avec les principaux angles remarquables :


( les multiples de  dans 0;2 

les multiples de dans 0;2 
2

les multiples de dans 0;2 
4

les multiples de dans 0;2 
3

les multiples de dans 0;2  … )
6

2°) Que vaut :


   
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
3 3 6 6
 
cos( ) sin( ) cos(0) sin(0)
4 4
  2 2
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
2 2 3 3
5 5
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
6 6
5 5 3 3
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
4 4 2 2
5 7 11 11
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
3 4 6 6

²
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  3 2
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
4 2 2 3
7 3
cos( ) sin( ) cos(2 ) sin(2 )
4 4
7 11 11  9
cos( ) sin( ) cos( ) sin( )
2 4 3 4
Exercice 5 :
 869   869 
Le but de cet exercice est de calculer cos  et sin 
 6   6 
869  
1°) Trouver les deux entiers a et k tels que  a  2k et    a  
6 6 6
 869
( a est appelée valeur principale de )
6 6
 869   869 
2°) Donner alors cos  et sin 
 6   6 

3°) Déterminer la valeur principale de chacun des angles suivants puis préciser, dans
chaque cas, cos( ) et sin( )
373 224 358 47
 ;  ;  ; 
4 3 6 3
93 222 358 7
  ;  ;   ; 
4 6 4 3

Exercice 6 :
1°) Rappeler les principales formules trigonométriques :
cos(a  b) 
cos(a  b) 
sin(a  b) 
sin(a  b) 
tan( a  b) 
tan( a  b) 
2°) Redémontrer les propriétés donnant :
cos( x) ; sin( x)
 
cos(  x) ; sin(  x)
2 2
 
cos(  x) ; sin(  x)
2 2
cos(  x) ; sin(  x)

²
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cos(x   ) ; sin( x   )
cos(x  2k ) ; sin( x  2k ) ( k Z )
cos(x  (2k  1) ) ; sin( x  (2k  1) ) ( k Z )
Exercice 7 :
1°) a) Exprimer cos(2 x) en fonction de cos(x) seulement
b) Exprimer cos(2 x) en fonction de sin(x) seulement
2°) a) Exprimer cos(3x) en fonction de cos(x) seulement
b) Exprimer sin(3x) en fonction de sin(x) seulement

Exercice 8 :
Démontrer les égalités suivantes :
(sin( x)  cos(x)) 2  1  sin(2 x)
(sin( x)  cos(x))(1  sin( x) cos(x))  sin 3 ( x)  cos3 ( x)
sin 4 ( x)  cos4 ( x)  1  cos2 ( x)
sin( x) 1  cos(x)

1  cos(x) sin( x)
(cos(x)  sin( x)) 2  (cos(x)  sin( x)) 2  2 sin(2 x)

Exercice 9 :
   
a 3  b 4  12
1°) Résoudre le système d’équations d’inconnu (a, b) suivante : 
a   b   5 
 3 12 12

  5 5
2°) Calculer alors cos( ) , sin( ) , cos( ) et sin( )
12 12 12 12

Exercice 10 :
1°) Donner une relation entre cos2 ( x) et sin 2 ( x)
2°) a) Exprimer cos2 ( x) en fonction de cos(2 x)

b) En déduire la valeur de cos( )
8
Exercice 11 :
  2 2
Soit   0;  tel que cos( ) 
 4 2

1°) a) Quel est le signe de sin( ) ?


b) Donner une relation entre cos2 ( ) et sin 2 ( )
c) Trouver alors la valeur de sin( )
2°) a) Exprimer sin(2 x) en fonction de sin(x) et cos(x)

²
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b) Calculer alors sin(2 )


c) Trouver la valeur exacte de 

Exercice 12 :
 6 2
Soit x un nombre réel tel que 0  x  et cos(x) 
2 4
Calculer cos(2 x) et en déduire la valeur de x

Exercice 13 :
 
Soit deux nombres réels x et y éléments de 0;  tels que :
 2
6 2 3
sin( x)  et cos( y ) 
4 2
2
 6 2 2 3
1°) a) Vérifier que   

 4  4
b) Calculer cos(x)
c) Calculer sin( y) ; quelle est la valeur de y ?
2°) a) Calculer cos(x  y) et sin( x  y)
b) Calculer cos(x  y) et sin( x  y) ; en déduire la valeur de x

Exercice 14
Démontrer que dans un triangle ABC rectangle en A, sin2A=sin2B+sin2C.
La réciproque est-elle vraie ?

CHAPITRE 10 :SUITES NUMERIQUES REELLES


I. GENERALITES
1. Définition :
On appelle suite numérique réelle, toute application u d’une partie I de N dans
R. L’image d’un entier n (de I) est notée un
u:I  R
n  u(n)  un
Le terme d’indice n qui est un , est appelé terme général de la suite u. et on
note aussi u  (un ) .
Si u est définie pour tout n  N *
le 1e terme est u1
le 2e terme est u2
le ne terme est un
Si n est définie sur N
le 1e terme est u0

²
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le 2e terme est u1
le ne terme est un-1

Deux façons de définir une suite :


o Une suite peut être définie par la donnée de l’expression de son terme
général en fonction de n
Exemple :
(u n ) est la suite définie par
n x
un  (un  f(n) avec f : x  )
n1 x 1
1 100
u0=0 ; u1= ; u100=
2 101
o On peut aussi définir une suite par la donnée d’un premier terme (u 0 ou
u1 en général) et d’une relation entre deux termes consécutifs quelconques de
la forme un+1= f(un)

Exemple : (un) est la suite définie par :


u0  1

 un
un 1  u  1
 n
1
u0 1 u1 2 1 1
On a: u1   ; u2    ; u3 
u0  1 2 u1  1 1 3 4
1
2
La relation un+1= f(un) est dite relation de récurrence.
 La relation de récurrence peut lier trois termes (ou même plus)
consecutifs.

Exemple : (un) est la suite définie par :


u0  1 ; u1  2

 un  un 1 .
un 1  u  u
 n n 1
u2  u1 2 1 1 u3  u2
On a alors u3    ; u4  …;
u2  u1 21 3 u3  u2

2)Représentation graphique des termes d’une suite


Si la suite est définie par un= f(n). On trace la courbe représentative de f
un= f(n), u1=f(1)

²
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u0
 Si (un) est définie par 
un 1  f(un )
On trace la courbe représentative de f et la droite d’équation y = x

3)Sens de variation d’une suite :


a. définitions :
 Une suite (un) est dite croissante si quel que soit n, un 1  un
 Une suite (un) est dite décroissante si quel que soit n, un 1  un
 (un) est dite constante ou stationnaire si quel que soit n, un 1  un
b. Etude de variation :
1ere méthode :
On étudie le signe de un  1  un : - si un  1  un  0 ; (un) est croissante
 si un1  un  0 ; (un) est décroissante
 si un1  un  0 ; (un) est constante
2e méthode :
un1
Si tous les termes de la suite sont strictement positifs, on peut comparer
un
à1:
un1
 si 1 pour tout n, (un) est croissante
un
un1
 si 1 pour tout n, (un) est décroissante
un
un1
 si  1 pour tout n, (un) est stationnaire (ou constante)
un

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3e méthode :
Si (un)est définie par un= f(n), on étudie la variation de f sur 0 ;  
 si f est croissante, (un) est croissante
 si f est décroissante ; (un) est décroissante
 si f est constante, (un) est constante

II.- SUITES PARTICULIERES


1. Suites arithmétiques :
a. Définition :
Un suite (un) est une suite arithmétique, si quel que soit n, un  1  un est une
constante r.
On a donc pour tout n, un  1  un  r ou un 1  un  r
Le réel r est appelé raison de (un)

On a alors, si u0 est le 1er terme de (un) :


u1  u0  r
u2  u1  r
u3  u2  r
....
un  un1  r
u1  u2  ...  un  u0  u1  ...  un1  nr

un  u0  nr (1)

et si p  N up  u0  pr (2)

(1)-(2) un  up  (n  p)r

un  up  (n  p)r

b. Somme des termes consécutifs d’une suite arithmétique :


Soit (un) une suite arithmétique de 1er terme u0 e de raison r.
Posons Sn  u0  u1  ...  un
Considérons la somme sn  1  2  ...  n
sn  1  2  ....  (n  1)  n
sn  n  (n  1)  ....  2  1

Par addition membre à membre ,


2sn  (n  1)  (n  1)  ...  (n  1)  (n  1)  n(n  1)
n(n  1)
sn 
2

²
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Sn  u0  u1  ...  un
 u0  u0  r  u0  2r  ....  u0  nr
 (n  1)u0  r(1  2  ...  n)

n(n  1) (2u0  nr)(n  1) (u0  u0  nr)(n  1)


Sn  (n  1)u0  r  
2 2 2

(n  1)(u0  un)
Sn  u0  u1  ....  u2 
2
où u0 : le 1er terme de la somme, un : le dernier terme de la somme et
(n+1) : le nombre de termes..
u3  u25
On a, par exemple, u3  u4  ......u25  23
2
2.- Suites géométriques :

a. Définitions :
(un) est une suite géométrique s’il existe q  R tel que quel que soit n,
un1
 q.
un

Le réel q est appelé raison de la suite géométrique (un) et on a un1  q  un


b. Expression de un en fonction de n
Si (un) est une suite géométrique de 1er terme u0 et de raison q, on a :
u1  qu0, u2  qu1, u3  qu2, ......., et un  qun 1
On a alors u1.u2.u3...un  qn.u0u1u2...un1
Et après simplification : un  qnu0 (1)
Si k  N uk  qku0 (2)
(1) un qn
donne   qnk
(2) uk qk

d’où, quels que soient n et k un  qn  k uk


c. Somme de termes consécutifs d’une suite géométrique :
Soit (un) une suite géométrique de raison q et de 1er terme u0
Sn  u0  u1  ...  un
qSn  qu0  qu1  ...  qun  u1  u2  ...  un1
S n  qSn  u 0  u n1  u 0  q n1u 0
1  qn 1
Si q  1, Sn  u0 où u0 : 1er terme de la somme et n+1 :
1q
nombre de termes de la somme

III.- LIMITE D’UNE SUITE :


1.- Définitions :
On dit que (un) admet l pour limite si lorsque n prend les valeurs de plus en
plus grandes, les termes un finissent par s’accumuler autour de l.

²
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u:R  R
Si on pose où u est telle que u(n) = un pour tout entier n, on
x  u(x)
peut écrire : lim Un  l  lim u(x)  l
n  x  
On dit dans ce cas que (un) est convergente et qu’elle converge vers l.
Une suite non convergente est dite divergente.
(un) est divergente si elle a pour limite   ou   , ou si elle n’a pas de limite

2.- Suites de référence :


a. Cas d’une suite arithmétique
Soit un  u0  nr
o Si r < 0 lim( un)  
o Si r > 0 lim( un)  
o Si r = 0, lim (un) = u0
b. Suite du type un  n

o Si   0 , lim( un)  
o Si   0, lim( un)  0
c. Cas d’une suite géométrique :
Théorème :
Considérons la suite (un) définie par un= qn

 si q  1 , lim (un )  
n  
 si q  1, (un) est stationnaire et converge vers 1
 si 0  q  1 , lim(un )  0
 si q  1 , (un) n’a pas de limite

Remarque :
Considérons la suite (Sn) définie par Sn  u0  u1  ...  un où (un) est une suite
géométrique de raison q et de 1er terme u0

1  qn1
Si q  1 , Sn  u0
1q
u0
Et si q  1 , lim qn1  0 donc, (Sn) converge et lim( Sn) 
n   1q

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EXERCICES

²
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Exercice 8
Des tuyaux sont rangés comme indiqué sur la figure :

1°) Quel est le nombre total de tuyaux dans un empilement de 5 couches ? 12


couches ?
2°) On a stocké 153 tuyaux, combien y a-t-il de couches ?
3°) Pour ranger 200 tuyaux, combien faut-il de couches ?
Combien reste-t-il de tuyaux ?

Exercice 9:

Dans un placement à intérêt simple, les intérêts ne sont pas pris en compte pour le
calcul des intérêts des années suivantes.
Dans un placement à intérêts composés, les intérêts d’une année s’ajoutent au capital
pour le calcul des intérêts de l’année suivante.
[Link] place un capital de 5 millions .
1.- Calculer la valeur de son capital au bout de 5ans dans le cas où :
a) il fait un placement à intérêts simples avec un taux de 5%
b) il fait un placement à intérêts composés avec un taux de 3,5%.
2.- On note Cn la valeur du capital au bout de n années avec le placement à taux
simple
a) Exprimer en fonction de Cn le capital Cn+1 au bout de (n+1) années.
b) Déterminer le nombre d’années à partir duquel la valeur de son capital est
supérieure à 10 millions
3.- On note Sn la valeur de son capital au bout de n années avec le placement à taux
composés
a) Exprimer en fonction de Sn son capital Sn+1 au bout de (n+1) années.
b) Comparer S10 et C10

Exercice 10 :
L’ entreprise la « BOUSSOLE » prévoit d’augmenter sa production de 500 unités par
an. La production en 2015 est de 2500 unités.

²
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- Quelle sera la production en 2020 ?


- En quelle année la production atteindra-t-elle le double de la production en 2015 ?
- Quelle sera alors le nombre total d’unités produites depuis 2015 ?

Exercice 11 :
u1  5

Soit (u n ) la suite numérique définie par :  n  un  3 ,
u n 1  n  1 pout tout n  1

(vn ) telle que vn  n  un pout tout n  1


1°) a) Calculer u1 , u 2 et u3
b) Calculer v1 , v2 et v3
2°) a) Exprimer vn 1 en fonction de u n
b) Calculer vn 1  vn . Que dire de la suite (vn ) ?
c) Donner alors l’expression explicite de vn
3°) a) Calculer la somme v1  v2    v20
b) Pour quelle valeur de p , v p  92 ?
c) Calculer alors la somme v1  v2    v p

Exercice 12:
 1
u0  3
On considère la suite (u n ) définie par 
un
u n 1  pour tout n  IN
 3u n  1
1°) Calculer u1 et u 2
1
2°) Soit (vn ) telle que v n  pour tout n  IN
un
a) Démontrer que (v n ) est une suite arithmétique dont on déterminera la raison r
b) Donner l’expression explicite de vn . En déduire celle de u n
c) Calculer lim u n
n  

Exercice 13 :
u1  2

On considère la suite (u n ) définie par  n  un , et la suite
u n 1  n  1 pour tout n  IN

(vn ) définie par vn  n(un  1) pour tout n  0


1°) Calculer u 2 , u3 et u 4

²
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2°) Montrer que (vn ) est une suite arithmétique de raison r à déterminer.
3°) Donner l’expression explicite de vn , puis celle de u n
4°) Etudier le signe de un 1  un . Interpréter
5°) Calculer lim u n
n  

Exercice 14:
Chahed est en train de lire un livre. En additionnant les numéros de toutes les pages
qu’il a déjà lues, il obtient 351. En additionnant les numéros de toutes les pages qu’il
lui reste à lire, il obtient 469.
1°) A quelle page en est Chahed ?
2°) Combien de pages comporte ce livre ?
( On suppose que le livre commence à la page n°1 )
4°) a) Exprimer la somme S n  v1  v2    vn
b) En déduire l’expression de S n  u1  u2    un

Exercice 15:
u0  1

On considère la suite (u n ) définie par  4
u n 1  4  u pour tout n  IN
 n
1°) Calculer u1 et u 2
1
2°) Montrer que la suite (vn ) définie par vn  est arithmétique dont on
un  2
déterminera sa raison et son premier terme.
3°) Exprimer vn puis u n en fonction de n
4°) Calculer lim v n , lim u n et la somme S n  v0  v1    vn
n   n  

Exercice 16:
 1
u 
 1
2
On considère la suite (u n ) définie par 
u n 1
   un pour tout n  0
 n 1
2n
1°) Calculer u 2 , u3 et u 4
u
2°) Soit (vn ) la suite numérique définie pour tout n  0 par vn  n
n
a) Montrer que (vn ) est une suite géométrique dont on déterminera la raison q et le
premier terme v1

²
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b) Donner l’expression explicite de vn


c) En déduire l’expression explicite de u n . Calculer u 2 , u3 , u 4 , u50

Exercice 17 :
u0  1
On considère la suite (u n ) définie par 
3u n 1  u n  1 pour tout n  IN
Soit (vn ) la suite définie par vn  2un  1
1°) Calculer u1 , u 2 , v0 , v1 et v2
2°) a) Exprimer vn 1 en fonction de u n puis en fonction de vn
b) En déduire que (vn ) est une suite géométrique, préciser sa raison
c) Exprimer vn , puis u n en fonction de n .
En déduire lim v n et lim u n
n   n  
d) Déterminer S n  v0  v1    vn en fonction de n
En déduire S n  u0  u1    un

Exercice 18:
u0  1

Soit (u n ) la suite définie par  2u n  3
u n 1  pour tout n  IN
 un  4

1°) Calculer les trois premiers termes de la suite (u n )


u 3
2°) On considère la suite (vn ) telle que vn  n pour tout n  IN
un  4
a) Calculer v0 , v1 et v2
b) Montrer que (vn ) est une suite géométrique. Quelle est sa raison ?
c) Exprimer vn , puis u n en fonction de n .
d) Calculer vn 1  vn . En déduire le sens de variation de la suite (vn )
3°) Calculer les limites de (u n ) et (vn )
4°) Calculer S n  v1    vn en fonction de n

Exercice 19:
u0  2

On considère la suite (u n ) définie par :  1 ,
u n 1  2 u n  a pour tout n  IN

²
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où a  IR

5
1°) Sachant que u 2  , calculer a
4
1
2°) Dans cette question, on prend a . Soit (vn ) la suite définie par
2
vn  un  1 pour tout n  IN
a) Montrer que (vn ) est une suite géométrique dont on déterminera la raison q et le
premier terme
b) Exprimer vn , puis u n , en fonction de n
c) Calculer la limite de vn et celle de u n
3°) Exprimer les sommes suivantes en fonction de n :
S n  v0  v1    vn et S n  u0  u1    un

Exercice 20 :
u 0  2

Soit (u n ) la suite numérique définie par  1 5
u n 1  2 u n  6 pour tout n  IN

1°) Calculer u1 , u 2 et u3
2°) Soit (vn ) la suite définie par vn  3un  5 pour tout n  IN
a) Démontrer que la suite (vn ) est géométrique. Préciser la raison q et le premier
terme v0
b) Exprimer vn , puis u n en fonction de n .
c) Calculer lim u n
n  

Exercice 21:
Lors d’une élection, un certain nombre de candidats sont en présence au premier
tour. Chacun d’eux réunit exactement deux fois moins de voix que celui qui lui est
immédiatement supérieur. Un deuxième tour sera-t-il nécessaire ?

Exercice 22 :
On considère la suite (u n ) définie par récurrence par :
u0  1

 1
u n 1  1  u pour tout n  IN
 n

1°) Calculer u1 , u 2 et u3

²
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2°) a) Montrer que si 0  un  1, alors 0  un 1  1


b) Que peut-on dire de u n pour tout n  IN ?

Exercice 23 :
u0  3

On considère la suite (u n ) définie par :  2
u n 1  pour tout n  IN
 1  un

1°) Calculer u1 et u 2 . La suite (u n ) est-elle arithmétique ? Géométrique ? Ni


l’un ni l’autre ?
2°) Démontrer que, par récurrence, que pour tout n  IN , 0  un  3
u 1
3°) On considère la suite (vn ) définie pour tout n  IN par : vn  n
un  2
a) Calculer v0 , v1 et v2 . Démontrer que la suite (vn ) est géométrique.
b) Exprimer vn en fonction de n
c) Exprimer u n en fonction de vn puis de n . Que vaut u10 ?

Exercice 24:
Une balle élastique tombe d’une tour de 63 m de haut. A chaque rebond, la balle
remonte exactement d’un dixième de sa hauteur de chute.
Quelle sera la distance totale parcourue par la balle avant de s’arrêter au sol ?
Exercice 25 :
u0  1

Soit la suite (u n ) telle que : 
u n 1  2  u n
 pour tout n  IN
1°) a) Montrer que pour tout n  IN , un  0
b) Montrer que si un  2 , alors un 1  2 . Que dire de la suite (u n ) ?
2°) a) Remarquer que un 1  un  0 pour tout n  IN ,
et que un 1  un est du même signe que (un 1  un )(un 1  un )
b) Etudier alors dans 0;2 le signe de un 1  un
c) Quelle est la variation de (u n ) ?
3°) En déduire qu’elle est convergente et donner sa limite

²
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Exercice 1
CORRIGE Exercice 2

Exercice 3
Exercice 4

Exercice 5

Exercice 6

Exercice 7

²
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Chapitre 11 :DENOMBREMENT

I.- GENERALITES SUR LES ENSEMBLES


1. Ensemble-Elément
Un ensemble est une collection d’objets appelés éléments de E telle que quel que
soit l’objet a, on peut dire sans ambiguïté que a est ou n’est pas un élément de E
Si a est un élément de E, on écrit a  E si non a  E
Deux ensembles E et F sont égaux, et on écrit E  F , s’ils possèdent les mêmes
éléments.
On dit que E est donné en compréhension s’il est défini par une propriété
caractéristique de ses éléments.
Exemple : E  x, x est un nombre entier inférieur ou égal à 6
On dit que E est donné en extension s’il est défini par la donnée d’une liste de ses
éléments
Exemple : E  a, b, c
L’ensemble vide, noté  , est l’ensemble qui n’a aucun élément.
Un ensemble qui n’a qu’un seul élément est un singleton.

2. Partie d’un ensemble : Inclusion


Soit A et E deux ensembles
On dit que A est une partie de E (ou un sous ensemble de E ou inclus dans E) si
tous les éléments de A sont éléments de E.
On écrit A  E
( A  E )  (si x  A alors x  E )
( A  E )  (  x, x  A et x  E )
A n’est pas inclus dans E s’il existe un élément de A qui n’est pas dans E.
Propriétés :
 Quel que soit l’ensemble E
EE
E
 Soient A, B et C des ensembles
Si A  B et B  C alors A  C
Si A  B et B  A alors A  B

Ensemble des parties :

Les parties d’un ensemble E constituent un ensemble appelé ensemble des parties
de E et noté P(E ) :
P(E)  A, A  E
A  P(E)  A  E

Propriétés :

²
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Quel que soit l’ensemble E


E  P(E),   P(E) donc P(E)  

Si E  

P(E)  

Si E  a

P(E)  , a

E  a, b

P(E)  , a, b, a, b

E  a, b, c

P(E)  , a, b, ca, b, b, c, a, c, a, b, c

Si E a n éléments alors P(E) en a 2n

3. Complémentaire d’une partie


a. Définition
Soient A et E deux ensembles
L’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A est appelé
complémentaire de A dans E et noté CE A ou A

A  CEA  x, x  E et x  A

Si x est un élément de E, on a : x  A  x  A
Et aussi xA  xA

b. Propriétés
Soit E un ensemble, A et B deux parties de E
- E   ;  E

- A  (A)  A ( On dit que A et A sont complémentaires (l’un de l’autre))

- A  B A  B

- A BB A

- A BA B

4. Réunion et intersection de deux ensembles


a. Définitions

Soient A et B deux ensembles, la réunion de A et B notée A  B est l’ensemble des


éléments appartenant à A ou à B
A  B  x, x  A ou x  B

²
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Et l’ensemble des éléments qui sont à la fois dans A et B est l’intersection de A et B


et noté A  B
A  B  x, x  A et x  B

b. Propriétés :

Quels que soient A et B


A  A B A B  A
B  A B A B  B
A A  A A A  A
A B  B  A A B  B  A
A    A   A
A  (B  C)  (A  B)  C A  (B  C)  (A  B)  C
A  (B  C)  (A  B)  (A  C) A  (B  C)  (A  B)  (A  C)

Si A  E
AA E AA 
A  B  A B  A
A  B  A B  B

Si A  B alors A  C  B  C et A  C  B  C quel que soit C


Loi de Morgan :
A B  A B
A B  A B

5. Partition d’un ensemble


Soient E un ensemble et A1 ,A2, …An des parties de E.

A1 , A 2 ,  A n est une partition de E si les Ai sont tous non vides et si quel
que soit x  E il existe un et un seul Ai tel que x  Ai
On montre que A1 , A2 ,  An  est une partition de E si
- Ai   , quel que soit i

- Ai  A j   si i  j

- A1  A 2  ...  A n  E

Exemple : E   ; A  E ; A   et A  E

A, A est- il une partition de E ?


- A   , A  E car A  E

- AA  

- A A  E
²
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A, A est donc une partition de E


6. Ensemble produit
On appelle produit (cartésien) de A et B l’ensemble des couples (x ;y) tels que x  A
et y  B . On le note : A B
A  B  x; y  / x  A et y  B
Remarque :
 (x ; y) = (x’; y’)  x = x’ et y = y’
 (x ; y)  (y ; x) sauf si x = y
 Si A = B , A  B  A  A  A 2

Généralisation :
A1  A 2   A n  x1 , x 2 ,  , xn  / x1  A1 , x 2  A 2 ,  , et xn  A n 

Ses éléments sont appelés des n-uplets, n-uples, n-tuples, ou n-listes


x1 , x2 ,, xn   x'1 , x'2 ,, x'n   x1  x'1 , x2  x'2 ,, xn  x'n
A1  A2    An  A
Si
A1  A2    An  A  A    A  A n

II.-DENOMBREMENT

1. Factorielle
Soit n  N , on appelle « factorielle (de) n » le réel noté n! défini par
 Si n  0, n!  0! 1
 Si n  0, n! n(n  1)3  2 1
4! 4  3  2  1
Exemples :
7! 7  6  5  4  3  2  1  5040
Propriétés :
n! n(n  1)(n  2) 3  2  1
n! n(n  1)!
n! n(n  1)(n  2)!

Exemple : 7! 7  6  51  7  6! 7  6  5!

2. Cardinal d’un ensemble :


Le cardinal d’un ensemble E est le nombre d’éléments de E. On le note cardE .

²
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Propriétés :
 E  , cardE  0
 Si A  B  , card(A  B)  cardA  cardB
 Dans le cas général
card(A  B)  cardA  cardB  card(A  B)

 si A  B, alors cardA  cardB


 card(A  B)  (cardA)(cardB)
 card(A1  A2    An )  (cardA1)(cardA 2 ) (cardA n )
 card(A2 )  (cardA)²
 card(An )  (cardA)n

3. Arrangement
a. Définition :
Soit E un ensemble ayant n éléments et p  n .
Un arrangement de p éléments de E est une suite ordonnée de p éléments de E,
deux à deux distincts.

Exemples :
- E  a, b, c, d

(a, b, c), (a, c, d), (d, b, a) sont des arrangements de 3 éléments de E


(a, b, a) n’est pas un arrangement d’éléments de E
- E  1, 2,  , 6

Un nombre de 3 chiffres différents écrit avec les éléments de E est un arrangement


de 3 éléments de E
- Une urne contient 10 jetons numérotés de 1 à 10
On tire successivement et sans remise 3 jetons de l’urne.
Le résultat peut se représenter par un triplet ( x1 , x2 , x3 ) ou x1 désigne le numéro du
1er jeton, x2 désigne le numéro de 2e jeton, x3 désigne le numéro du 3e jeton
Comme le tirage est sans remise ; x1, x2, x3 sont tous différents
On peut donc assimiler le résultat des tirages à un arrangement de 3 éléments pris
parmi les 10.

Remarque :
Deux arrangements distincts diffèrent soit par la nature soit par l’ordre des
éléments :

²
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(a, b, c)  (a, c, b)
(a, b, c)  (a, c, d)

b. Nombre d’arrangements :

Considérons un ensemble E ayant n éléments et soit p  n . On veut dénombrer tous


les arrangements de p éléments de E.
Pour le premier élément de l’arrangement, on a n possibilités.
Avec chacune de ces n possibilités, on peut former (n-1) arrangements en prenant
un élément parmi les (n-1) éléments restants. On peut donc au total former n(n-1)
arrangements de deux éléments de E.
Avec chacun des ces n(n-1) possibilités on peut former (n-2) arrangements de 3
éléments en lui associant un élément pris parmi les (n-2) autres ; donc au total, on
peut avoir
n(n-1)(n-2) arrangements de 3elements de E.
……………….

Lorsque le (p-1) élément est choisi, on n’a plus que (n-p+1) choix pour le pe élément
pour former les arrangements de p éléments
On a alors n(n  1)(n  2)  (n  p  1) arrangements de p éléments de E possibles.
Théorème :
Le nombre d’arrangements de p éléments d’un ensemble ayant n éléments est :
n!
Ap
n  n(n  1)  (n  p  1) 
(n  p)!

4. Permutation :
E étant un ensemble ayant n éléments. Une permutation des éléments de E est un
arrangement de n éléments de E.
Le nombre de permutation des éléments de E est donc :
n! n!
Pn  An
n    n!
(n  n)! 0!

Théorème :
Le nombre de permutation de n éléments est : Pn  n!

5. Combinaison :
a. Définition
Soit un ensemble ayant n éléments et p  n ; une combinaison de p éléments de E
est une partie de E ayant p éléments
²
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Exemple :
- E  a, b, c

a, b, c, a, c, d, b, c, dsont des combinaisons de 3 éléments de E


- Un sac contient 10 boules.
On extrait simultanément de ce sac 3 boules. On peut assimiler un résultat de cette
extraction à une combinaison de 3 éléments.

b. Nombre de combinaison :
Soit E un ensemble tel que CardE  n , p  n
Posons E  x1 , x 2 ,  , xn  et considérons A  x1 , x2 ,  , xp   E

On peut former p! permutations des éléments de A. Mais comme une permutation


des éléments de A est un arrangement de p éléments de E. on a p! arrangements
des p éléments de E ( formés avec les éléments de A)
On a donc p! arrangements avec une combinaison de p éléments de E.

Si Cpn est le nombre de combinaisons de E, on peut obtenir au total p! Cpn


arrangements. Et on obtient tous les arrangements de cette façon.
Or le nombre d’arrangements de p éléments est Apn , on a l’égalité : p! Cpn  Apn

Théorème :
Le nombre de combinaison de p éléments d’un ensemble à n éléments est :
Anp n! n(n  1)(n  p  1)
Cnp   
p! (n  p)! p! p!

Propriétés :
0 1
Cn
C1
n n

Cn
n 1
p p 1 p 1
Cn  Cn  Cn 1

 Triangle de Pascal :

²
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p 0 1 2 3 p p+1
n
0 C 00
1 C10 C11
2 C20 C 21 C22
3 C 30 C31 C 32 C 33


N C n0 C n1 C np  C np 1
‫װ‬
n+1 C n01 C n11 C np11

Ce qui donne :
1

1 1

1 2 1

1 3 3 1

1 4 6 4 1

1 5 + 10 10 5 1
‫װ‬
1 6 15 20 15 6 1

 Développement de Newton
On montre que quels que soient a, b réels, et n  N
0anb0  C1an1b1  C2an2b2    Cpanpbp    Cna0bn
(a  b)n  Cn n n n n

ou

²
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n
(a  b)n   [Link][Link]
p 0

Exemples :
(1  x)n  Cn
0  C1 x  C2 x 2  C3 x 3    Cnxn
n n n n
(1  1)n  Cn
0  C1  C2    Cn  2n
n n n

Application : Nombre des parties d’un ensemble


Soit E un ensemble à n éléments
Le nombre de parties à 0 élément est Cn0

1 élément est C1n

2 éléments est Cn2


…..
p éléments est Cpn
……
n éléments est Cnn

Le nombre des parties de E est égal à Cn0  C1n    Cnn  2n  cardE

III - DENOMBREMENT D’APPLICATIONS :


Soit f une application d’un ensemble E  a1 , a2 ,, a p  vers un ensemble F.

f est parfaitement définie par la donnée de f (a1), f (a2 ),, f (ap )

A chaque application f de E vers F correspond donc un et un seul p-uplets


( )
f (a1), f (a2 ),, f (ap ) d’éléments de E. Et réciproquement à chaque p-uplets
(b1 , b2 , ..., bp ) d'éléments de F correspond une et une seule application f (qui est
définie par b1 = f (a1) , b2 = f (a2 ), ... , bp = f (ap ) ).

Le nombre d'applications de E vers F est donc égal au nombre de p-uplets


d'éléments de F
Si CardF  n , le nombre de p-uplets éléments de F est (CardF)p  np . D'où :

Théorème :
Le nombre d’application d’un ensemble à p éléments vers un ensemble à n éléments
est np
Le p-uplets correspondant à une injection est formé de p éléments 2 à 2 distincts
donc c’est un arrangement de p éléments de F

²
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Théorème :
Le nombre d’injection d’un ensemble à p éléments dans un ensemble à n éléments
(avec p  n ) est égal au nombre d’arrangements de p éléments pris parmi n. Ap
n

Puisque si CardE  CardF, et où f : E  F est injective, alors f est bijective, on a, le


nombre de bijection de E vers F avec CardE  CardF
Théorème :
Le nombre du bijections d’un ensemble à n éléments vers un ensemble à n éléments
est égal au nombre d’arrangements de n éléments pris parmi n, donc au nombre de
permutation de n éléments Pn .

EXERCICES DENOMBREMENT
Dénombrement des parties d’un ensemble fini

Exercice 1 :
On considère le diagramme ci-dessous :

1°) Enumérer les éléments de chacun des ensembles suivants et préciser leurs cardinaux
respectifs :
E , A , B
A B , A B
A , B
A B , B A

²
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A B , A B
A B , A B
2°) Rappeler les formules donnant : Card ( A  B) , Card (A) et Card ( A  B)

Exercice 2 :
On désigne par E l’ensemble des nombres entiers naturels plus petits que 16, par I
l’ensemble des nombres impairs de E , par P l’ensemble des nombres pairs de E et par M 3
l’ensemble des nombres multiples de 3 de E .
Représenter les ensembles E , I , P et M 3 dans un même diagramme ; y faire figurer tous
les éléments de E .
Exercice 3 :
Dans une classe de 42 élèves, chaque élève pratique un ou deux sports collectifs :
– le volleyball
– le basketball
– les deux sports
Sachant que 27 élèves pratiquent le Volleyball
et que 18 élèves pratiquent les 2 sports
Combien d’élèves pratiquent le Basketball ?

Exercice 4 :
Les 50 élèves d’une classe de 1ère disposent de deux options culturelles, la musique et la
peinture.
27 élèves pratiquent la musique ; 29 élèves pratiquent la peinture et 5 élèves ne pratiquent
aucune des deux activités.
Chercher le nombre d’élèves qui pratiquent uniquement la musique, ceux qui pratiquent
uniquement la peinture et ceux qui pratiquent les deux activités.

Exercice 5 :
Dans une classe de première, sont étudiées les langues vivantes suivantes : Anglais,
Allemand et Espagnol. Chaque élève étudie au moins une langue.
5 étudient les 3 langues, 7 l’anglais et l’allemand, 8 l’anglais et l’espagnol, 9 l’allemand et l’espagnol
Enfin 20 étudient seulement l’anglais, 15 l’allemand et 18 l’espagnol
1°) Quel est l’effectif de cette classe ?
2°) Représenter cette classe par un diagramme
Exercice 6 :
Sur 8224 voitures vendues par une société commerciale, 5243 sont équipées d’un lecteur
MP3 tandis que 4932 sont équipées d’une climatisation et 1927 voitures ne possèdent ni lecteur MP3
ni climatisation.
Combien de voitures sont à la fois équipées d’un lecteur MP3 et d’une climatisation ?

²
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Exercice 7 :
Dans une classe de 50 élèves ; à la question :
– Qui aiment le Basket-ball ? 20 élèves ont levé la main.
– Qui n’aiment pas le Volley-ball ? 35 élèves ont levé la main.
– Qui aiment à la fois le Basket-ball et le Volley-ball ? 10 élèves ont levé la main.
1°) Combien d’élèves n’ont jamais levé la main ?
2°) Combien d’élèves ont levé la main une seule fois ? Deux fois ? Trois fois ?

– DENOMBREMENT –
Dénombrement d’Arrangements et de Permutations
Exercice 1 :
Une permutation d’un ensemble fini E est une façon d’ordonner les éléments de E
1°) Donner deux permutations de chacun des ensembles suivants :
a, b
1,2,3
a, e, i, u, o
2°) Combien y a-t-il de permutations d’un ensemble à 2 éléments ?d’un ensemble à 3
éléments ?d’un ensemble à 4 éléments ?d’un ensemble à 5 éléments ?d’un ensemble à 6 éléments ?
( On note n ! (factorielle n ) le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments )

Exercice 2 :
1°) De combien de façons différentes peut-t-on ranger 5 boules de couleurs différentes dans 5
cases alignées de tels sortes que chaque case ne contienne qu’une seule boule ?
2°) Combien de sigles de 5 lettres différents peut-t-on former avec les lettres du mot
« MATHS » ?
3°) Combien y-a-t-il d’ordre d’arrivées possibles lors d’une course d’endurance à 8 partants, si
on suppose qu’il n’y a pas d’ex-æquo ?
4°) De combien de façon différentes peut-t-on numéroter de 1 à 9 les 9 chaines télévisées
accessibles à Antananarivo ?

Exercice 3 :
Un arrangement 3 à 3 des éléments d’un ensemble fini E est une façon d’ordonner 3
éléments distincts de E
1°) On pose E  a, b, c, d , e
Donner trois arrangements 2 à 2 des éléments de E
Donner trois arrangements 3 à 3 des éléments de E
Donner trois arrangements 4 à 4 des éléments de E

²
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Donner trois arrangements 5 à 5 des éléments de E . Que remarque-t-on ?


2°) a) Combien y a-t-il d’arrangements 2 à 2 dans un ensemble à 3 éléments ?
b) Combien y a-t-il d’arrangements 2 à 2 dans un ensemble à 4 éléments ?
c) Combien y a-t-il d’arrangements 3 à 3 dans un ensemble à 4 éléments ?
d) Combien y a-t-il d’arrangements 4 à 4 dans un ensemble à 9 éléments ?
e) Combien y a-t-il d’arrangements p à p dans un ensemble à n éléments ?

3°) On note Anp le nombre d’arrangements p à p dans un ensemble à n éléments


p n!
Vérifier que An  ( p  n  IN )
(n  p)!

Exercice 4 :
1°) [Link] dispose de 8 boules de couleurs différentes
De combien de façons différentes peut-t-il remplir 5 cases alignées avec ses boules ? Chaque
case ne peut contenir qu’une seule boule
2°) Combien de sigles de 5 lettres distincts peut-t-il former avec les lettres du mot
« COMBIEN » ?
3°) Combien y a-t-il de résultats possibles en quinté, lors d’une course de chevaux à 10 partants,
si on suppose qu’il n’y a pas d’ex-æquo ?
4°) De combien de façons différentes peut-t-on choisir un président, un vice-président, un
secrétaire et un trésorier dans une classe de 40 élèves ?

Exercice 5 :
Une combinaison 3 à 3 des éléments d’un ensemble fini E est une façon de grouper 3
éléments distincts de E
1°) On considère l’ensemble E  a, b, c, d 
a) Enumérer tous les arrangements 3 à 3 des éléments de E . Combien y en a-t-il ?
b) Enumérer toutes les combinaisons 3 à 3 des éléments de E . Combien y en a-t-il ?
2°) Soit la combinaison a, c, d 
a) Combien d’arrangements 3 à 3 peut-on former avec cette unique combinaison ?
b) Quelle relation lie le nombre d’arrangements 3 à 3 et le nombre de combinaisons 3 à 3 des
éléments de E ?
3°) Soit E un ensemble fini à n éléments, et soit p  n
a) Combien d’arrangements p à p peut-t-on former avec une seule combinaison p à p des
éléments de E ?
b) Quelle relation lie le nombre Anp et le nombre C np , nombres de combinaisons p à p des
éléments de E ?
p n!
c) Montrer que Cn 
p !(n  p)!

²
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Exercice 6 :
1°) On dispose de 8 boules identiques
De combien de façons différentes peut-t-on remplir 5 cases alignées avec des boules ?
Chaque case ne peut contenir qu’une seule boule.
2°) De combien de façons différentes peut-t-on choisir 4 représentants de la classe dans une
classe de 40 élèves ?
3°) Combien de mains de 13 cartes peut-on avoir dans un jeu de 32 cartes ?

Exercice 7 :
A l’arrivée d’une course de chevaux, le quinté gagnant dans l’ordre est le :
2 ; 7 ; 5 ; 9 ; 3
1°) Combien y-a-t-il de quintés gagnants ?
2°) Combien y-a-t-il de quintés gagnants dans le désordre ?

Exercice 8 :
1°) Calculer :
A 83 C 73 2 ! 3 !

6!
3
A 13 12
C 15
3
A 12 4
4 ! A 10
8
C 13
4! 8!

5 ! 4 ! A 94 19 !
6 ! 3 ! A 93 17 !

(n  1) ! ( n  2) ! 1
C 10
n! n!
13  C 11
C 15
0 78 ! 204 ! 15
C 15
80 ! 202 ! 10
C 15
p 3
C n 1 100! 203! A11
4 !
p
Cn 201! 101! 5
C12
4
A 12
59 !  121!
119 !  60 ! 3
4 !  C 11

²
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2°) Résoudre dans IN les équations suivantes :


C n2  7n C n2  21

C x5  C x7 C x3  56

C n3 C n5
 18  17
Cn 2 Cn 4

C n4
 13 C x5  C x7
Cn 2

C n2  C 1n  C n0 C xx15  3  C xx37

2  C n1  2  C n2  2  C n3  7n

Exercice 9 :
Montrer que :
p p p 1 p n p
C n  C n 1  C n 1 C n C n

11  C 10  C 10  C 10
C 13 10 11 12
5 C 4 C 4 C 4 C 4 C 4 C 4
C 10 4 5 6 7 8 9
1  C n2  C n2  C n2
C nn1 n2 n1 n
p n  p 1 p
C n 1  C n C n

1  C nn22  n  C n21  C n3  C n41

Exercice 10 :
Ecrire le plus simplement possible :
C x5  C x41  C x31 x  C x 1  C x  2
C 15 14 14
1  C x 1 y 1 y y 1
C nx  C nx 1 n C x 1  C x 1  C x

C x31  C 4x 1  C xx  3 C 23n 1  C 22nn 3  C 24n 1

Exercice 11 :
Soit T ( N , N ) un tableau carré comportant ( N  1) lignes et ( N  1) colonnes, les lignes et
colonnes sont numérotées de 0 à N .

²
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On remplit ce tableau de tel sorte que la case se trouvant à la n -ème ligne et p -ème

colonne contienne le nombre C np pou tout n , p  N :

C0 C1 C2 C3 C4 … C ( p 1) Cp … CN

L0 C 00

L1 C10 C11

L2 C 20 C12 C 22

L3 C30 C31 C32 C 33

L4 C 40 C1
4 C 42 C43 C 44

      

L(n 1) p 1 p
C n 1 C n 1

p
Ln C n0 C1
n C n2 Cn3 C n4 … Cn

       

0 p
LN CN C1N 2
CN 3
CN 4
CN … CN … N
CN

1°) Montrer les égalités suivantes :


p p 1 p n p p
C n 1  C n 1  C n et Cn Cn

2°) A partir de ces deux égalités, remplir le tableau T (9,9) comportant 10 lignes et
10 colonnes
3°) Trouver sans faire de calcul les valeurs exactes de :
C 64 , C85 , C 93 et C96
Exercice 12 :
1°) Développer suivant les puissances décroissantes de a les expressions suivantes :
(a  b) 0

( a  b)1

(a  b) 2

(a  b) 3

(a  b) 4

²
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2°) Donner le développement de (a  b) n , n  IN (Formule du binôme de Newton)

2°) Donner le développement de ( a  b) n pour n  IN

3°) Développer ( x  1) 3 , ( x  1) 3 , (a  b) 5 , (a  b) 6

( x  1) n , ( x  1) n , (2 x  1) 7 , ( x  2) 5
Exercice 13 :
1°) Démontrer que (a  b) 3  (a  b) 3  2a(a 2  3b 2 )
2°) En déduire une simplification de l’expression :

f ( x)  ( x  1  x 2 ) 3  ( x  1  x 2 ) 3
Exercice 14:
1°) Quel est le coefficient de x 7 dans le développement de (1  x)15 ?

2°) Quel est le coefficient de x 7 dans le développement de ( 2  x )10 ?


Exercice 15 :
1°) Ecrire le développement de ( a  b) 5

2°) Ecrire le développement de (1  x) 5

3°) Ecrire le développement de (1  2 ) 5 sous la forme p  q 2 , ( p , q   )


Exercice 16 :
Une expérience consiste à lancer 5 fois de suite une pièce de pile ou face
1°) Combien y a-t-il de résultats possibles dans cette expérience ?
2°) Parmi ces résultats, combien font apparaître :
a) 0 fois pile b) 1 fois pile
c) 2 fois pile d) 3 fois pile
e) 4 fois pile f) 5 fois pile
n
3°) Montrer que n  IN  Cnk  2 n puis vérifier les résultats trouvés dans 2°)
k 0
Exercice 17 :
Une expérience consiste à lancer 3 fois de suite un dé cubique dont les faces sont numérotées
de 1 à 6
1°) Combien y a-t-il de résultats possibles dans cette expérience ?
2°) Dans combien de cas peut-on faire apparaître :
a) 0 fois la face n°1 b) 1 fois la face n°1
c) 2 fois la face n°1 d) 3 fois la face n°1
n
3°) Montrer que n  IN 6 n   Cnk  5k puis vérifier les résultats trouvés dans 2°)
k 0

²
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Chapitre 12 :RAPPELS SUR LES VECTEURS

1. Bipoints équipollents
Deux bipoints (A, B) et (A', B') sont équipollents si le quadrilatère ABB'A' est un
parallélogramme.
Caractérisation : (A, B) et (A', B') sont équipollents si (A, B') et A', B) ont même
milieu.
2. Vecteurs
a) Définitions :
o On appelle vecteur AB du plan l'ensemble des bipoints équipollents à
(A, B). Tout bipoint équipollent à (A,B) est un représentant du vecteur AB .
La direction de AB est la droite (AB), son sens de A vers B, et sa norme
AB  d( A,B)  AB .
o Deux vecteurs sont égaux s'ils ont la même direction, le même sens et la
même norme.
o Si AB  d( A,B)  0 , AB est le vecteur nul et on écrit AB  0 .
o Un vecteur unitaire est un vecteur dont la norme est égale à 1.
o Si A, B, C et D ne sont pas alignés, ABCD est un parallélogramme si
AB  DC .

b) Vecteurs colinéaires
Deux vecteurs sont colinéaires s'ils ont la même direction.
Théorème :
u et v sont colinéaires s'il existe un réel k tel que u  k v
Théorème
Soit u un vecteur donné.
Pour tout point A, il existe un point unique M tel que AM  u .

3. Produit scalaire
a) définition
Le produit scalaire de deux vecteurs u et v est le réel u .v défini par
u .v  u . v . cos(u, v ) . (forme géométrique)
x  x' 
Et si u  et v  dans un repère orthonormé, alors u .v  x.x' y.y' (Forme
y  y' 
analytique)

Remarque :
(u  v )²  u²  v ²  2u.v
donc u  v ²  u ²  v ²  2.u.v

²
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On a donc u.v 
1
2

uv ² u ² v ² 
b) Propriétés :
o u . v  v . u ( On dit que le produit scalaire est commutatif)
o 0 .u  u. 0  0 .
o (k. u). v  k(u. v )
o u. (v  w )  u. v  u. w

c) Applications :
o Projection orthogonale
Soit A un point du plan, et (D) une droite.
La projection de A sur (D) est le point A' de (D) tel que (AA') soit orthogonale à
(D).
C'est le point de D le plus proche de A.
La distance de A à (D) est d(A,A').

A Si on considère le triangle OA'A


qui est triangle en A' , on a :
OA '
(D) cos( OA ', OA )  .
OA
A' D'où OA '  OA cos( OA ' , OA )

o Relation entre les côtés 'un triangle quelconque

ABC est un triangle quelconque, AB = c, BC = a et AC = b

b
c

C
a
B

D'après la relation de Chasles : BC  AC  AB


2 2 2
Donc BC  ( AC  AB)2  AC  AB  2. [Link]

AC . AB  AC . AB . cos( AC , AB)

²
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Comme cos(BA , CA )  cos  ,on a : a2  b2  c 2  2bc. cos  .

Remarque :
Lorsque le triangle est rectangle en A : cos A = 0, on retrouve le théorème de
Pythagore
De même, on a, pour les deux autres côtés, b2  a2  c 2  2ac. cos B̂
c 2  a2  b2  2ab. cos Ĉ
1
L'aire d'un triangle ABC est égale à S  AB . HC où H est la projection de C sur la
2
1
droite (AB). Donc S  bc . sin Â
2

A B
H

1 1
De même , S  ac . sin B̂ et S  ab . sin Ĉ .
2 2
D'où 2S  ac . sin B̂  ab . sin Ĉ  bc. sin  .
2S sin  sin B̂ sin Ĉ
En divisant par abc, on a    ,
abc a b c
a b c
et en passant à l'inverse,  
sin  sin B̂ sin Ĉ
o Equation d'une droite
Etant donné un point A(x0, y0).
Un point M( x,y) appartient à la droite D passant par A et dont un vecteur normal
est u (a ; b ) si et seulement si AM et u sont orthogonaux, donc si et seulement si
AM . u  0 .
Cette égalité donne l'équation cartésienne de la droite D.

o Equation d'un cercle :


- Un point M(x;y) appartient au cercle de centre A(a,b) et de rayon R siAM = R

²
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M
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Comme AM  ( x  a)2  ( y  b)2 , on a l'équation cartésienne du cercle de


centre A(a,b) et de rayon R : ( x  a)2  ( y  b)2  R 2
- Considérons un cercle de diamètre [AB].
Si M est un point de ce cercle distinct de A et de B, alors les vecteurs
AM et BM sont orthogonaux. Donc AM .BM  0 .
Cette égalité donne une équation cartésienne du cercle de diamètre [AB].

Exemple :
Donner une équation du cercle de diamètre [AB] où A (1 ; 0) et B( 0 ; 2 ).

- Un point M(x ; y ) appartient à ce cercle si et seulement si AM . BM  0


Comme les coordonnées des vecteur AM et BM sont respectivement
(x-1 ; y) et (x ; y-2), cette égalité s'écrit (x-1).x+y.(y-2)=0.
Ce qui donne en développant : x2  y2  x  2y  0 : c'est l'équation du
cercle.
y

I
j

O A x

1
- Le centre de ce cercle est le point I ( ; 1 ) et son rayon est
2
AB 22  12 5
r  
2 2 2
On peut retrouver l'équation en utilisant la première méthode :
Un point M(x ;y) appartient à ce cercle si AM = r; donc si
1 5 1 5
( x  )2  ( y  1)2  ou ( x  )2  ( y  1)2 
2 2 2 4
o Distance d'un point à une droite d'équation donnée

²
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On considère une droite d d'équation ax + by +c = 0 et un point M0(x0 ; y0)


n'appartenant pas à d.
Notons H le projeté orthogonal de M0 sur d.
La distance de M0 à d est la distance de Mo à H

Le vecteur u (a ; b) est normal à d.


Le point M1 défini par M0 M1  u est tel que M0M1  u  a 2  b 2 .
Si xH et yH sont les coordonnées de H, on a, puisque H appartient à d,
axH + byH = c.
D'une part , M0M1 et M0H ont respectivement comme coordonnées
(a ; b) et ( xH  x 0 ; yH  y 0 )
Donc M0M1 .M0H  a( x H  x 0 )  b( y H  y 0 ) ,
Ou M0M1 .M0H   (ax0  by 0  c ) .
D'autre part M0M1 .M0H  M0M1 .M0H. cos(M0M1 ,M0H )
D'où M0M1 .M0H. cos(M0M1 ,M0H )   (ax 0  by 0  c)
 (ax 0  by 0  c )
M0 H 
M0M1 . cos(M0M1 , M0H)
ax 0  by 0  c
Ainsi M0H 
a 2  b 2 . cos(M0M1 ,M0H)

Chapitre 13 :TRANSFORMATIONS DU PLAN

²
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I. GENERALITES :
Une application f de E vers F est bijective si quel que soit y de F, il existe un et un
seul élément x de E tel que f(x) = y.
Une transformation est une bijection du plan dans lui-même.

Les symétries, les homothéties de rapports non nuls, les rotations, et les translations
sont des transformations du plan.

II. LES TRANSFORMATIONS USUELLES


1. Réflexions (ou symétries orthogonales)

La réflexion par rapport à une droite d associe :


- à chaque point M n'appartenant pas à d, le point M' tel que d soit la
médiatrice du segment [MM'].
- à chaque point M de d, le point M lui-même.

Par une réflexion :


o l'image d'une droite est une droite;
o l'image d'un segment est un segment de même longueur;
o l'image d'un cercle C est un cercle de même rayon (et dont le centre est
l'image du centre de C).

Les réflexions conservent le distance : si M' est l'image de M et N' l'image de N, alors
M'N' = MN

M
c
I

A
I' c'

M'

I' est l'image de I, M' celle de M, la droite (AM') celle de la droite (AM). L'image du
cercle c (de centre I) est le cercle c'( de centre I').

2. Translation

²
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Une translation de vecteur u associe à tout point M du plan le point M' tel que
MM'  u .

Pour tous points M et N d'images respectives M' et N', on a : M' N'  MN .


MNN'M' est donc un parallélogramme.

Les translations conservent donc la distance.

Par une translation,


o l'image d'une droite (AB) est une droite parallèle à (AB)
o l'image d'un segment est un segment de même longueur
o l'image d'un cercle de centre O est un cercle de même rayon et de centre O', image
de O par la translation
o l'image d'un triangle ABC est un triangle semblable à ABC

A'
A

B'

B
u

3. Homothétie
Une homothétie de centre O et de rapport k ( où k  IR * ) associe à tout point M le
point M' tel que OM'  kOM .

Pour tous points M et N d'image respective M' et N', on a M' N'  kMN

²
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On en déduite que M'N' = |k|MN.

Par une homothétie de rapport k,


o l'image d'une droite (AB) est une droite parallèle à (AB)
o l'image d'un segment de longueur l est un segment de longueur |k|.
o l'image d'un cercle de centre I et de rayon R est un cercle de rayon |k|R et de centre
I', image de I par l'homothétie
o l'image d'un triangle ABC est un triangle semblable à ABC

Homothéties particulières :
- Une homothétie de rapport 1 est l'identité du plan
- Une homothétie de centre O et de rapport -1 est une symétrie
centrale, de centre O.

Une homothétie de rapport différent de 1 ne conserve pas les distances

4. Rotation
Une rotation de centre O et d'angle  associe à tout point M le point M' tel que OM'
= OM et (OM, OM')   .
Par une rotation d'angle 
o l'image d'une droite (AB) est une droite faisant un angle  avec (AB)
o l'image d'un segment de longueur l est un segment de même longueur
o l'image d'un cercle de centre I de même rayon et de centre I', image de I par
l'homothétie
o l'image d'un triangle ABC est un triangle semblable à ABC .

²
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I'
c'
M'

c
I

O M

Rotations particulières :
- Une rotation d'angle 0 (ou 2 ) est l'identité.
- Une rotation de centre O d'angle  est une homothétie de centre O et de
rapport -1. C'est aussi une symétrie centrale de centre O.

Quelques propriétés :
- Si ABC est un triangle isocèle en A, alors C est l'image de B par une rotation.
- Si ABC est un triangle isocèle et rectangle en A, alors C est l'image de B par

la rotation de centre A et d'angle .
2
- Si ABC est un triangle équilatéral, alors C est l'image de B par la rotation de

A=45 centre A et d'angle .
3

Les rotations conservent le distance : si M' est l'image de M et N' celle de N,


alors M'N' = MN

II. Composées de transformations usuelles.


1. Rappels
Si f est une application de E vers F et g une application de F vers G, alors
gof est l'application de E dans G qui, à tout élément x de E, associe
l'élément z de G tel que gof(x) = g[f(x)]
On associe d'abord à x son image y par f, puis à y son image z par g.

2. Composée de deux translations

²
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Si t u la translation de vecteur u1 et t u la translation de vecteur u 2 .


1 2

Alors la composée de t u et t u est la translation de vecteur u2  u1


2 1

Donc t o t  t
u 1u 2 u u
2 1

3. Composée de deux homothéties de même centre


Une homothétie de centre O et rapport k se note en général h (O , k)
La composée d'une homothétie de centre O et rapport k1 et d'une homothétie de
centre O et de rapport k2 est l'homothétie de centre O et de rapport k=k1.k2.
Ce qui s'écrit h(O,k1)oh(O,k 2 )  h(O ,k1.k 2 )

4. Composée de deux rotations de même centre


Soit M1 l'image de M par la rotation de centre O et d'angle 1 et M2 l'image de M1
par la rotation de centre O et d'angle 2 .
OM1  OM OM 2  OM1
On a  et 
(OM , OM1)  1 (OM1, OM 2 )  2

OM2  OM
On a donc 
(OM , OM2 )  (OM, OM1)  (OM1, OM2 )  1  2
Théorème :
La composée de deux rotations r1 et r2 de même centre O et d'angle respectifs 1 et
2 est la rotation de centre O et d'angle 1 + 2

5. Composée de deux réflexions d'axes d et d'

²
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Soit d une droite. On va noter s d la réflexion d'axe d


a) Si d et d' sont parallèles.
Notons M1 l'image de M par Sd, et M2 l'image de M1 par Sd'. M2 est donc
l'image de M par lacomposée Sd'oSd de Sd' et [Link] point M1, image de M par
la réflexion d'axe d est tel que MM1  2mM 1 et M2, image de M1 par la réflexion
d'axe d' est tel que M1M2  2M1m' .

En utilisant la relation de Chasles, on a MM 2  MM1  M1M2


m étant le milieu de [MM1] et m' le milieu de [M1M2], on a
MM 2  2 mM 1  M1m'
Or mm '  A 1A 2 ,
D'où MM 2  2A 1A 2 .
Théorème :
La composée de deux réflexion d'axes d et d' parallèles est la translation de vecteur
A 1A 2 où A1 et A2 sont respectivement des points de d et d' avec (A1,A2)
perpendiculaire à d.

b) Si d et d’ sont sécantes d'intersection O

²
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Soient A1 un point de d et A2 un point de d'. On reprend les notations précédentes .

- Si M est en O, il en est de même de M1 et de M2.


- Supposons M distinct de O.
On a OM = OM1 = OM2, et puisque (OA) est la médiatrice de [MM1], on a
(OA 1, OM1 )  (OM, OA 1 )
De même, puisque (OA2) est la médiatrice de [M1 M2],
(OA 2 , OM 2 )  (OM1, OA 2 )
Par la relation de Chasles pour les angles, on a :
(OM, OM 2 )  (OM, OA 1 )  (OA 1, OM1 )  (OM1, OA 2 )  (OA 2 , OM 2 )
 2(OA 1, OM1 )  2(OM1, OA 2 )
 2(OA 1, OA 2 )

OM  OM 2
On a donc 
(OM, OM 2 )  2(OA 1, OA 2 )

Théorème :
La composée de deux réflexion d'axes d et d' sécants en O est la rotation
de centre O et d'angle 2(OA 1, OA 2 ) où A1 et A2 sont respectivement des
points de d et d'.

6. Composée d'une rotation et d'une homothétie de même centre


Soit r la rotation de centre O et d'angle  et h l'homothétie de centre O et de rapport
k. Si M1 est l'image d'un point M par r et M2 l'image de M1 par h, on a :
OM  OM1
 et OM 2  kOM1 .
(OM, OM1)  

²
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Donc OM2 = [Link] et (OM, OM2 )  (OM , kOM1)  

La composée d'une rotation et d'une homothétie de même centre est appelée


similitude plane directe. Le rapport de l'homothétie est le rapport de la similitude,
l'angle de la rotation est l'angle de la similitude et le centre commun est le centre de
la similitude.
Donc si on note S la similitude de centre O, de rapport k et d'angle  , et M' l'image
OM '  [Link]
de M par S, on a : 
(OM, OM ')  

Plus généralement une similitude plane est la composée d'une homothétie


de rapport positif et d'une isométrie. Cette composition est commutative.

C'est une transformation qui multiplie les distances par un réel positif k, : il existe un
réel k > 0, appelé rapport de la similitude, tel que si M et N sont deux points d'images
respectives M' et N', alors M'N' = [Link].
 Si la similitude conserve la mesure des angles orientés, on dit que c'est une
similitude plane directe,
 Si la similitude transforme les angles orientés en leurs opposés, on dit que c'est une
similitude plane indirecte.

III. APPLICATION RECIPROQUE


1. Rappel
Si f est une application de E vers F bijective, alors elle admet une
réciproque, notée f-1, de F vers E, bijective, définie ainsi : si y= f(x) ,
alors x = f-1(y).
fof-1(y) = y pour tout y de F et f-1of(x) = x pour tout x de E
2. Réciproque d'une translation
Une translation de vecteur u associe à tout point M du plan le point M' tel que
MM'  u . Donc M' M   u .Ainsi :

Théorème :

²
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La réciproque d'une translation de vecteur u est la translation de


vecteur  u

3. Réciproque d'une réflexion :


M' est l'image de M par la symétrie d'axe d si d est la médiatrice de [MM'].
Donc :

Théorème :
La réciproque d'une réflexion d'axe d est cette réflexion même

4. Réciproque d'une homothétie


Une homothétie de centre O et de rapport k non nul associe à tout point M' tel que
1
OM'  kOM . Donc OM  OM' . Ainsi :
k
Théorème :
La réciproque d'une homothétie de centre O et de rapport k non nul est l'homothétie
1
de même centre O, et de rapport
k
5. Réciproque d'une rotation
Une rotation de centre O et d'angle  associe à tout point M le point M' tel que OM'
= OM et (OM, OM')   , donc (OM ', OM )  
Théorème :
La réciproque d'une rotation de centre O et d'angle  est la rotation de centre O et
d'angle   .

IV- ISOMETRIES
Lorsqu'une transformation conserve les distances, on dit que c'est une
isométrie.
Une transformation f est donc une isométrie si pour tous points M et N
d'images respectives M' et N' par f, on a M'N' =MN.

Les translations, les symétries, les rotations et les homothéties de rapports 1


sont des isométries.
Une homothétie de rapport différent de 1 n'est pas une isométrie.

La composée de deux isométries est une isométrie.

Chapitre 14 :STATISTIQUE

²
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I- GENERALITES :

- 1.-Vocabulaires :
a.- Population - Variable
Effectuer une étude statistique consiste à collecter, organiser et exploiter des
informations sur un ensemble appelé population, délimité par une propriété
commune.
Cette population est constituée d'individus ou unités statistiques, qui peuvent
être des objets, des idées, des êtres vivants…
La propriété étudiée est appelée variable ou caractère.
Le caractère est qualitatif lorsque les valeurs prises ne sont pas des nombres, et
quantitatif, lorsque les valeurs prises sont des nombres.
Un caractère quantitatif peut être discret si les valeurs prises sont isolées, ou
continu s'il peut prendre toutes les valeurs possibles d'un intervalle.

b.- Effectifs – Fréquence- Classes


L'effectif total est le nombre d'individus de la population.
On note en général x1, x2, …, xn les valeurs prises par la variable étudiée et n i le
nombre d'individus sur lesquels on a observé la valeur xi. ni est appelé effectif de
la valeur xide la variable.
La série statistique ainsi définie se note (xi , ni).
n
L'effectif total est alors N   ni  n1  n2  ...  nn .
i 1
n
Le rapport i  fi est appelé fréquence de xi.
N
On a :
o 0  fi  1 quel que soit i
n

n n  ni

 fi  f1  f2  ..  fn  
ni i 1
o  1
N N
i 1 i 1
o [Link] donne le pourcentage des individus ayant le caractère xi.

Lorsque le caractère est continu, on ne peut pas considérer chaque valeur


séparément, on regroupe alors ces valeurs par classe.
De même lorsque l'effectif est assez important, il est plus commode de regrouper
les valeurs par classe.

Exemple :
La population étudiée est l'ensemble des élèves d'une classe. Le caractère
étudié est la note obtenue lors d'un certain examen.
Les notes obtenues sont :

12 12 14 5 8 8 9 16 15 7 6 10 10 12 9 9 10 7 6 10 11 9 7 9 11

Ecrivons cette série de notes dans l'ordre croissant :


5 6 6 7 7 7 8 8 9 9 9 9 9 10 10 10 10 11 11 12 12 12 14 15 16

²
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On voit que 1 élève a eu 5, deux ont eu 6, …. On peut réécrire cette série sous forme
de tableau :

Notes 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Effectifs 1 2 3 2 5 4 2 3 0 1 1 1

Effectifs cumulés – Fréquences cumulées


Considérons une série à caractère quantitatif xi. On ordonne les valeurs dans l'ordre
croissant : x1 < x2 <…< xk.
Si ni est l'effectif de la valeur xi, on appelle effectif cumulé croissant jusqu'à la ie
valeur le nombre : c'est le nombre des individus présentant une modalité inférieure à
xi .

Notes 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Effectifs 1 2 3 2 5 4 2 3 0 1 1 1
Effectif 1 3 6 8 13 17 19 22 22 23 24 25
cumulé

Ce tableau nous donne le nombre d'élèves qui ont eu une note inférieure à une note
donnée. Par exemple, 6 élèves ont eu une note inférieure ou égale à 7, 13 n'ont pas
eu la moyenne…

On définit de même
i
- la fréquence cumulée croissante :  f j  f1  f2  ...  fi où N est l'effectif total de la
j 1
population

Notes 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
effectifs 1 2 3 2 5 4 2 3 0 1 1 1
Fréquences 0,04 0,08 0,12 0,08 0,2 0,16 0,08 0,12 0 0,04 0,04 0,04
Fréquences
0,04 0,12 0,24 0,32 0,52 0,68 0,76 0,88 0,88 0,92 0,96 1
cumulées

- 2.- Diagrammes
Un diagramme est une représentation graphique de la série. Il permet de visualiser
ensemble les données statistiques.
a) Diagramme à bandes. Diagramme à bâtons
On porte en abscisses les valeurs de la variable x et en ordonnées les effectifs.
Les effectifs sont représentés par des rectangles (bandes) verticales de longueurs
proportionnelles aux effectifs. On peut remplacer les bandes par des segments :
on obtient un diagramme en bâtons.

²
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5
Effectifs

3 effectifs

0
5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

Notes obtenues

b) Diagramme à une seule bande.


La longueur d'une bande est partagée proportionnellement aux effectifs ou aux
fréquences.
Exemple : Voici la production agricole annuelle d'une certaine commune rurale :

Produit Riz Manioc Fruits Légumes Autres


Quantité
85 60 25 40 13
(en tonne)

c) Diagramme à secteur
C'est un diagramme de même type que le diagramme à une seule bande. Le
disque est partagé en secteurs dont les angles sont proportionnels aux effectifs.

Diagramme à une seule bande. Diagramme à secteur

²
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d) Histogrammes: Cas d’une série continue ou série classée.


On porte en abscisses les valeurs de la variable x et en ordonnées les effectifs.
L'effectif est représenté par un rectangle dont la base est égale à l'étendue de la
classe et la hauteur proportionnelle à l'effectif.

Exemple
Dans l'exemple précédent, regroupons les notes en classes d'amplitude 2
On obtient le tableau suivant :
Notes [4 ; 6 ] ]6 ; 8 ] ] 8 ; 10 ] ] 10 ; 12 ] ] 12 ; 14 ] ]14 ; 16 ]
Effectifs 3 5 9 5 1 2

Polygones des effectifs


En reliant les extrémités des bâtons, on obtient le polygone des effectifs.
Dans le cas des histogrammes, on prend les centres des classes.

II- CARACTÉRISTIQUES D'UNE SÉRIE STATISTIQUE

Un caractéristique est une grandeur qu'on utilise pour résumer une série
statistique.
On distingue deux sortes de caractéristique : caractéristiques de position et
caractéristiques de dispersion.
- 1.- Caractéristique de position
a) le mode :
Le mode ( ou dominante) est la valeur la plus fréquente de la variable. C'est la
variable qui a le plus grand effectif.
Le mode est défini même si la variable est qualitative.
Pour une série classée, dont les classes sont d'égal effectif, la classe modale est la
classe qui correspond au plus grand effectif.
Si une série peut posséder un seul mode on dit qu'elle est unimodale. Si elle en
possède plusieurs, on dit qu'elle est plurimodale.

b) la moyenne :
 Définition :

²
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La moyenne arithmétique d'une série statistique est égale à la somme des valeurs
du caractère divisées par leur nombre.

k
x  x 2  ...  x k 1
i- Cas des données énumérées : x 1
N

N  xi
i 1
ii- si la série est donnée par sa distribution d'effectifs, les valeurs x 1, x2, …, xn ayant
respectivement pour effectifs n1, n2, ..,nk , alors :
k

n 1 x 1  n 2 x 2  ...  n k x k
n i x i
x  i 1
N k
n i
i 1
iii- Cas où les valeurs sont regroupées en classes : les n i valeurs de la
i-ème classe sont supposées groupées au centre xi de la classe. On revient ainsi
au cas précédent.

Remarque :
n 1 x 1  n 2 x 2  ...  n k x k n1 n n
x  x1  2 x 2  ...  k x k
N N N N
Donc si fi est la fréquence de la variable xi alors :
k
x  fixi
i1
 propriétés ( à établir en exercice) :
- Soit une série statistique sur une population et une partition de cette
population en deux sous-populations d'effectifs respectifs n1 et n2. Si m1 etm2 sont
les moyennes respectifs des deux sous-populations, alors la moyenne de la
n m  n 2m 2
population est x  1 1
n1  n2
- Si x est la moyenne de la série ( x i ,ni ) ,
 alors la moyenne de la série ( x i  a, ni ) est x  a
 la moyenne de la série ( hx i, ,ni ) est h.x

Donc , si on pose y i  ax i  b alors la moyenne de la série ( y i ,ni ) est


y  a .x  b

c) la médiane :
 définition :

²
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C'est la valeur de la variable qui partage la population en deux parties de même


effectif : c'est donc la valeur M de xi telle que la moitié au plus des valeurs des xi
soient inférieures à M et la moitié au plus des valeurs de xi supérieure à M

 Détermination de la médiane :
o Cas d'une série discrète
On range dans l'ordre croissant les valeurs de la variable, chaque valeur étant
écrite autant de fois qu'elle est prise :
- si le nombre de valeurs est impair, la médiane est la valeur du milieu
- si le nombre de valeurs est pair, on peut prendre comme médiane tout valeur
comprise entre les deux valeurs au centre. Par convention, on prend la demi
x  x i 1
somme de ces deux valeurs : M  i si xi et xi+1 sont les valeurs au centre.
2
Exemple :

5 6 6 7 7 7 8 8 9 9 9 9 9 10 10 10 10 11 11 12 12 12 14 15 16

o Cas d'une série classée :


On trace le polygone des effectifs cumulés croissants et celui des effectifs cumulés
décroissants. La médiane M est le l'abscisse du point d'intersection de ces deux
courbes.
Un autre manière de la déterminer est de tracer le polygone des effectifs cumulés
N
(ou fréquence cumulées) et la droite d'équation y  où N est l'effectif total de la
2
population. La médiane est l'abscisse du point d'intersection de cette droite avec le
polygone.

2.- Caractéristique de dispersion.


Une caractéristique de dispersion est utilisée pour évaluer la dispersion d'une
série. On utilise le plus souvent la variance et l'écart type .

Variance. Ecart type

 Définition
La variance d'une série est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne.

k
 n i x  xi  2
V  n1( x  x1 )2  n 2 ( x  x 2 )2  ...  nk ( x  x k )2  i 1
k
n i
i 1

²
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L'écart type d'une série est la moyenne quadratique des écarts à la moyenne.C'est
la racine carrée de la variance :

 V
 Remarques.
Plus la variance est grande, plus la série est dispersée.
Plus la variance est petite (voisin de 0), pus la série est resserrée autour de la
moyenne.
La variance est une quantité positive ou nulle.

 Méthode de calcul
Même avec des valeurs observées xi très simples, il arrive souvent que la
moyenne x soit un nombre décimal. Dans ce cas, le calcul de la variance V
nécessite des calculs fastidieux.
k
ni xi2
La formule de Koenig : V  i 1  ( x) 2 (que vous allez démontrer en
N
exercice) permet de simplifier les calculs.

 Propriétés ( à établir en exercice):


- La variance et l'écart-type de la série ( x i  a, ni ) sont indépendants de a :
ce sont respectivement la variance et l'écart-type de ( x i ,ni )
- Si la variance et l'écart-type de la série ( x i ,ni ) sont respectivement V et  ,
alors la série (h.x i, ni ) a pour variance V '  h2 V et pour écart-type '  h 

RECUEIL DE DEVOIRS SURVEILLES


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Devoir n°2 de Mathématiques

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Devoir n°3 de Mathématiques

Devoir n°4 de Mathématiques

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Devoir n°5 de Mathématiques

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CORRIGE DES DEVOIRS SURVEILLES


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