Formulaire THM
February 3, 2023
Ouvrages de référence, accessibles en ligne :
• Taine, J., Enguehard, F., & Iacona, E. (2021). Transferts thermiques-6e
éd.: Introduction aux transferts d’énergie. Dunod. lien web
• Battaglia, J. L., Kusiak, A., & Pradère, C. (2020). Mécanique des fluides.
Dunod. lien web
1 Mécanique des fluides
1.1 Hydrostatique
• Force de pression
⃗ 1→2 = −(p2 − p1 )⃗n1→2 dS
dF (1)
• Centre poussée : Le centre de poussée d’une surface S est le point P pour
lequel le moment des forces de pression est nul.
¨
P⃗M ∧ dF ⃗ = ⃗0 (2)
M ∈S
• Loi fondamentale hydrostatique
⃗ = ρ⃗g + f⃗
∇p (3)
• Théorème Archimède : Tout corps plongé dans un liquide est soumis à la
résultante des forces de pression, également appelée poussée d’Archimède,
dirigée du bas vers le haut et d’intensité égale au poids du volume de
liquide déplacé.
1.2 Bilan de masse
• Débit massique à travers la surface S - unité [kg/s]
¨
Qm = ρ⃗v .⃗ndS (4)
S
1
• Débit volumique à travers la surface S - unité m3 /s
¨
Q= ⃗v .⃗ndS (5)
S
• Vitesse moyenne débitante dans S - unité m/ s
¨
Q 1
v̄ = = ⃗v .⃗ndS (6)
S S S
• Conservation de la masse : En écoulement permanent, le débit massique
entrant est égal au débit massique sortant
1.3 Relation de Bernoulli
• Relation de Bernoulli : Pour un écoulement de fluide parfait, isovolume,
permanent pour lequel toutes les forces dérivent d’un potentiel, alors la
relation suivante est vraie pour tout point appartenant à une même ligne
de courant. La relation de Bernoulli exprime la conservation de l’énergie
mécanique totale.
ρv 2
+ p + ρgz = K (7)
2
⃗ u = ⃗0, alors
Si l’écoulement est en plus irrotationnel (donc tel que rot⃗
constante K est unique.
• Définition charge H - unité [m]:
v2 p
+ +z =H (8)
2g ρg
La relation de Bernoulli assure que la charge reste constante sur une ligne
de courant
• Variation de la pression dans un écoulement contenant des lignes de courant
rectilignes : dans un écoulement contenant des lignes de courant rec-
tilignes, la pression varie de façon hydrostatique dans la direction trans-
verse aux lignes de courant.
1.4 Théorème global des quantité de mouvement
• En régime permanent, le théorème global ddes quantités de mouvement
pour la résultante appliqué à un volume de fluide D de surface S s’écrit :
‹ ˚ ‹
ρ⃗v (⃗v .⃗n) dS = ρ⃗g dV + ¯.⃗n) dS
(−p⃗n + σ̄ (9)
S D S
2
• En régime permanent, le théorème global des quantités de mouvement
pour les moments résultants appliqué à un volume de fluide D de surface
S s’écrit :
‹ ˚ ‹
⃗
P M ∧ρ⃗u (⃗u.⃗n) dS = ⃗
P M ∧ρ⃗g dV + P⃗M ∧(−p⃗n + σ̄
¯.⃗n) dS (10)
S D S
1.5 Bernoulli généralisé
• L’expression de Bernoulli généralisée doit être utilisée à la place de Bernoulli
sur une ligne de courant lorsque les pertes doivent être prises en compte
et/ou en présence d’une turbomachine et/ou lorsqu’il y a plusieurs entrées
et sorties dans le circuit étudié.
¨
ρv 2
p + ρgz + ⃗v .⃗ndS = ±ρgQHm − ρgQHf (11)
Se ∪Ss 2
1.6 Pertes de charge
• Pertes de charges
v̄ 2
Hf = ξ = Rh Q2 (12)
2g
• Pertes de charge régulières
λL
ξ= (13)
Dh
2 Thermique
2.1 Définitions et notations
• T : Température
• Conversion Kelvin - Celsius : T (K) = T (C◦ ) + 273.5
• Q : chaleur émise ou reçue (en J)
• ρ : la masse volumique (kg/m3 )
• Q : chaleur émise ou reçue (en J)
• Flux de chaleur Φ = Q/∆t (en W)
⃗ à
• Relation entre le flux de chaleur Φ et la densité de flux de chaleur ϕ
travers une surface S ¨
Φ=− ⃗ ndS
ϕ.⃗ (14)
S
⃗ est orienté du
avec ⃗n la normale extérieure à la surface. Par convention, ϕ
chaud vers le froid. Φ > 0, le système reçoit de la puissance, Fig. 1.
3
(a) Le solide donne de la chaleur (b) Le solide reçoit de la chaleur
𝑛 𝑛
Φ = $ −𝜙. 𝑛 < 0
S S Φ = $ −𝜙. 𝑛 > 0
Figure 1: Convention de signe pour le flux de chaleur Φ et la densité de flux de
⃗
chaleur ϕ.
• Chaleur spécifique cp (J/Kg/K), Q = mcp ∆T
• Chaleur latente (J/Kg) : énergie nécessaire pour changer d’état 1kg d’un
corps par fusion, vaporisation, sublimation.
• Conductivité thermique (W/m/K) : λ
• Diffusivité thermique thermique (m2 /s) : α = λ/ρcp
2.2 Conduction
2.2.1 Loi de Fourier
⃗
La loi de Fourier est une relation linéaire entre la densité de flux de chaleur ϕ
⃗ ,
et le gradient de température ∇T
⃗ = −λ∇T
ϕ ⃗ (15)
ou λ la conductivité thermique (W/m/K) est supposée constante. Attention au
signe négatif, car le flux de chaleur (qui va du chaud vers le froid) est opposé
au gradient de température.
2.2.2 Équation de la chaleur I
Un bilan de chaleur à un instant t sur un volume V (t) de surface d’échange avec
l’extérieur S(t) et de normale sortante ⃗n permet d’établir l’équation globale de
la chaleur qui relie
˝
(i) la chaleur stockée, V (t) ρcp ∂t T dv,
˜ ˜
(ii) les échanges par conduction avec l’extérieur ⃗ nds
λ∇T.⃗ ⃗ nds =
−ϕ.⃗
S(t) S(t)
˝
(iii) la production (P r > 0) et dissipation (Di < 0) volumique interne V (t) (P r+
Di)dv
soit
˚ ¨ ˚
ρcp ∂t T dv = ⃗ nds +
−ϕ.⃗ (Dis + So)dv (16)
V (t) S(t) V (t)
4
La résolution de ces équations nécessitent une condition initiale et des conditions
aux limites entre le solide de surface S et le milieu ambiant (noté a) qui peuvent
être de la forme :
• Température imposée : Ts = Ta
⃗ n = −λ(∂⃗n T )S = ϕa
• Densité de flux imposée : ϕ.⃗
⃗ n = −λ(∂⃗n T )S = h(TS − Ta ),
• Échange par convection avec l’extérieur : ϕ.⃗
avec h le coefficient d’échange qui est une fonction de l’écoulement externe
(cf. partie convection).
La forme locale de l’équation de la chaleur en l’absence d’advection interne au
volume V , s’obtient en faisant intervenir la loi de Fourrier (Eq. 15) dans Eq. 27
˚ ¨ ˚
ρcp ∂t T dv = ⃗ nds +
λ∇T.⃗ (Dis + So)dv (17)
V (t) S(t) V (t)
˜ ˝
Le théorème de la divergence, S
f⃗.⃗nds = V
∇.f⃗dv, permet d’écrire la forme
locale
⃗ ) = Dis + So
ρcp ∂t T − ∇.(λ∇T (18)
⃗ ) = λ∇2 T si λ ne dépend pas de l’espace.
avec ∇.(λ∇T
2.2.3 Conduction stationnaire
Résistance thermique Rth = ∆T /Φ. Fig. 2 donne les expressions de Rth
pour différentes géométries usuelles.
Ailettes On pose :
• T (x) la température le long de l’ailette
• Ta la température du liquide ambiant
• T0 la température de la base de l’ailette
• θ(x) = T (x) − Ta la température réduite
• θ0 = T0 − Ta
• Une ailette est dite parfaite, si sa température est uniforme, θ(x) = θ0
quelque soit x
• S la section de l’ailette
• P le périmètre de la section S de l’ailette
• L la longueur de l’ailette
5
q
• m= hP
λS
• ηa = flux évacué par l’ailette
flux évacué si l’ailette était parfaite , le rendement de l’ailette.
Le profil de température θ(x) et le rendement ηa de l’ailette sont définis par :
• Ailette infinie,
θ(x)
= e−mx (19)
θ0
1
ηa = (20)
mL
• Ailette dont l’extrémité est isolée,
θ(x) ch(m(L − x))
= (21)
θ0 ch(mL)
th(mL)
ηa = (22)
mL
• Ailette avec échange convectif à l’extrémité,
h
θ(x) ch(m(L − x)) + λm sh(m(L − x))
= h
(23)
θ0 ch(mL) + λm sh(mL)
h
1 sh(mL) + λm ch(mL)
ηa = h
(24)
mL ch(mL) + λm sh(mL)
• Pour des ailettes commerciales, on se réfère à des abaques (Fig. 4) qui
font intervenir dans la formule du rendement ηa , une longueur corrigée Lc
th(mLc )
ηa = (25)
mLc
2.2.4 Conduction instationnaire
Nombre de Biot : ratio des temps caractéristiques des transferts internes par
conduction sur les transferts externes par convection,
hL
Bi = (26)
λ
avec L une longueur caractéristique du système.
6
Re Ri
T1 Ti S h Te
T2 Ts
e
Φ S Φ Te Te Φ
Φ H Φ
(a) Surface plane : (b) Cylindre creux : (c) Convection sur une surface plane :
𝑒 𝑇# − 𝑇$ %& () ! /) " )
𝑅!" = ,#-"
! .!
, Φ = )! " 1 𝑇/ − 𝑇0
𝑅!" = ,Φ = #$ 𝑅!" = ,Φ =
𝜆𝑆 𝑅!" ℎ𝑆 𝑅!"
Figure 2: Résistances thermiques pour différentes géométries.
2.3 Convection forcée
2.3.1 Equation de la chaleur II
Au
˜ bilan global de la chaleur, on ajoute les échanges par convection avec l’extérieur,
S(t)
ρcp T (⃗u.⃗nds), soit
˚ ¨ ¨ ˚
ρcp ∂t T dv + ρcp T (⃗u.⃗nds)ds = ⃗ nds +
−ϕ.⃗ (Dis + So)dv
V (t) S(t) S(t) V (t)
(27)
La forme locale de l’équation de la chaleur devient
⃗ − ∇.(λ∇T
ρcp ∂t T + ρcp ⃗u.∇T ⃗ ) = Dis + So (28)
˜ ˝
car ⃗ udv
T ⃗uds = V ∇T.⃗
S
2.3.2 Corrélations en nombre sans dimension
Nombres sans dimension utilisés par les corrélations en convection forcée avec
Lc et Uc une longueur et vitesse caractéristique du système, µ la viscosité dy-
namique du fluide :
• le nombre de Reynolds
ρUc L
Re = (29)
µ
• le nombre de Nusselt, ratio des temps caractéristiques des transferts in-
ternes par conduction sur les transferts internes par convection :
hLc
Nu = (30)
λ
7
Figure 3: qExemple d’abaque donnant le rendement d’ailettes commerciales ηh
3/2 h
selon Lc kAp avec k la conductivité thermique.
• le nombre de Prandtl, ratio de la diffusivité par quantité de mouvement,
sur la diffusivité de la chaleur.
µCp
Pr = (31)
λ
Re A n m
Re < 103 3,66 0 0
103 < Re < 2.2103 1,86 1/3 1/3
Re > 104 0,023 0.8 0.4 si Tf < Tp ou 0.3 si Tf > Tp
Table 1: Corrélations pour la convection forcée dans une conduite : N u =
ARen P rm avec Lc le diamètre hydraulique de la conduite.
2.4 Convection naturelle
2.4.1 Hypothèse de Boussinesq
L’hypothèse de Boussinesq linéraise les variations de masse volumique du fluide
avec la température autour d’une température de référence T0 :
ρ(T ) = ρ0 (1 + β∆T ) (32)
avec DeltaT = T − T0 , ρ0 = ρ(T0 ) etβ la dilatation thermique.
8
2.4.2 Corrélations en nombre sans dimension
En convection libre, nous devons en plus considérer les nombres sans sans di-
mension suivant :
• le nombre de Grashof, rapport des forces de gravité sur les forces visqueuses
gβ∆T ρ20 L3c
Gr = (33)
µ2
• le nombre de Richardson, ratio entre l’énergie potentielle gravitationnelle
d’une parcelle de fluide et son énergie cinétique
gβ∆T Lc Gr
Ri = = (34)
Uc2 Re2
• le nombre de Rayleigh, rapport des phénomènes moteurs de la convection
libre (poussée d’Archimède), et des phénomènes résistants ( diffusion de
la chaleur et frottements visqueux)
gρ0 β∆T L3c
Ra = = P rGr (35)
µα
9
Figure
q 4: Corrélations donnant le rendement d’ailettes commerciales ηh selon
3/2 h 10
Lc kAp avec k la conductivité thermique.