Histoire de La RDC
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Cet article présente un résumé de l'histoire de la république démocratique du Congo. Le pays qui porte
aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplé depuis au moins 200 000 ans av.
J.-C. environ. Il y eut des grands États centralisés sur ce territoire comme les Kongo, les Basongyes de la
province de Lomami Kuba, Garengaze, Lunda et l'Empire luba. Les Européens ne reconnaissent la région
qu'en 1482-1483 avec la découverte de l'embouchure du fleuve Congo par le marin portugais Diogo Cão
(1450-1490). Le royaume du Kongo est alors à son apogée. À partir de 1879, l'explorateur Henry Morton
Stanley (1841-1904) explore l'intérieur du futur pays pour le compte du roi des Belges Léopold II. Au
cours de la conférence de Berlin (1884-1885), ce dernier parvient à faire reconnaître aux autres
puissances européennes sa prise de possession du Congo. C'est le début de la colonisation. Le secteur
contrôlé prend le nom d'État indépendant du Congo bien qu'il soit en fait la propriété personnelle de
Léopold. En 1908, le Parlement belge reprend, par legs du roi Léopold II, la tutelle sur le territoire,
nouvellement dénommé Congo belge.
Le 30 juin 1960 le Congo arrache son indépendance à la Belgique. Patrice Lumumba (1925-1961) joue un
rôle capital dans cette émancipation. Chargée d'espoir, l'indépendance bascule le pays dans le chaos : le
Katanga puis le Kasaï font sécession ; craignant pour leur vie, les Belges s'enfuient ; la Belgique puis les
Nations unies envoient des troupes ; les gouvernements congolais se succèdent après l'assassinat de
Lumumba (janvier 1961).
En 1965, Joseph-Désiré Mobutu (1930-1997), chef d'état major de l'armée, renverse par un coup d’État
le président Joseph Kasa-Vubu. Le Congo retrouve une certaine stabilité au prix d'un régime autoritaire.
Mobutu, qui a renommé Zaïre en 1971, se maintient au pouvoir pendant trente deux ans. En 1997,
l'avancée de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), une force armée
rebelle, l'oblige à fuir Kinshasa. Le régime tombe, affaibli par la crise économique, discrédité par la
corruption, et abandonné par les puissances occidentales. Le porte-parole de l'AFDL, Laurent-Désiré
Kabila, se proclame chef d'État en mai 1997. Le pays change encore une fois de nom devenant la
république démocratique du Congo (RDC). Kabila conduit le pays d'une manière aussi autocratique que
son prédécesseur et le plonge dans la guerre (Deuxième guerre du Congo). Depuis l'assassinat de Kabila
(2001) et la fin du conflit, le Congo est entré dans une phase de démocratisation, marquée notamment
par la tenue d'élections libres en 2006, 2011, 2018. Le président Félix Tshisekedi, succède à Joseph
Kabila en janvier 2019, Cette succession représente la première alternance pacifique dans l'histoire
politique de la RDC. Lors des élections de 2023, dans un contexte de recrudescence de violence dans
l'est du pays, Félix Tshisekedi est réélu à la présidence de la république.
Préhistoire
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La zone qui porte aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplée depuis au
moins 200 000 ans environ d'après les découvertes de pierres taillées sur les sites de Mulundwa
(Katanga), Katanda et Senga (Kivu)1. Des vestiges archéologiques de l'Homo sapiens (os, pointes de
harpons, outils en quartz) ont été découverts à Ishango (une localité située à proximité de l’Ouganda, au
sud-est du pays et au nord du lac Édouard) dans le parc national des Virunga et datées entre 25 000 et
20 000 ans. Les os découverts à Ishango sont restés notoires par les encoches qu’ils comportent. Ces
encoches ont donné lieu à des interprétations controversées2. Des peuples bantous venus d'une zone
comprise entre l'Est du Nigeria et les Grassfields du Cameroun viennent s'installer dès 2 600 ans av. J.-
C.3.
La culture Urewe] désigne l'âge du fer ancien, dans la région des Grands Lacs, dont le Kivu.
Royaumes africains
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Les grands royaumes (Luba, Lunda, Kongo) se forment entre les premiers siècles après Jésus-Christ et
ava(nt le XVe siècle, époque de l'arrivée des premiers Portugais sur le littoral atlantique. Mais de
nombreuses populations vivaient alors dans des chefferies, c’est-à-dire de petites principautés plus ou
moins autosuffisantes. À partir de cette époque, on voit ces royaumes éclater sous l’impulsion de la
traite et l’émergence de nouveaux rapports de force qui déboucheront sur la colonisation. Des jésuites
portugais christianisent les rois et les peuples du Kongo3.
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L' exploration européenne de l'Afrique subsaharienne est tardive. Les mappemondes anciennes
attestent de l'ignorance générale, sauf pour ce qui serait à l'Est la côte swahili. Le commerce
transsaharien reste méconnu. L'École majorquine de cartographie accompagne les efforts de navigation
exploratoire des puissances maritimes. La circumnavigation du continent africain s'amorce au XIIIe
siècle.
L'arrivée des Portugais (navigateurs, commerçants, militaires, missionnaires), à commencer par Diogo
Cão (1450c-1490c) ouvre les populations (de la partie occidentale) à d'autres formes de commerce
international, concernant principalement l'or, l'ivoire et les esclaves. Le commerce triangulaire,
portugais, néerlandais, français, britannique, ou autre, vient compléter et amplifier des réalités
d'esclavage en Afrique, la traite orientale concernant uniquement les sultanats des régions orientales.
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L'idée de partage de l'Afrique se propage dans les années 1850-1880, bien avant la conférence de Berlin
(1884-1885). L'exploration intérieure de l'Afrique reste en 1800 limitée aux grands fleuves : source du
Nil.
Entre 1874 et 1877, Henry Morton Stanley (1841-1904), explorateur britannique, pénètre l'Afrique
équatoriale, jusqu'alors terra incognita pour les Européens. Sur son bateau à vapeur, il descend le fleuve
Congo, principale voie de pénétration, et cartographie la zone, pour un journal. Entre 1879 et 1884,
l'explorateur effectue un deuxième voyage à travers le Congo, mais cette fois en remontant le fleuve. Sa
mission est de créer des postes pour le compte de l'Association Internationale Africaine (AIA), que
préside le roi des Belges Léopold II4. L'Association a officiellement un objectif scientifique et
philanthropique : il s'agit de continuer à cartographier la région et à lutter contre l'esclavage, en
rachetant notamment les esclaves aux marchands afro-arabes. Elle s'avère surtout un moyen
d'expansion et d'acquisition d'un nouveau territoire pour le roi de Belges4. Stanley et ses compagnons
négocient avec les chefs locaux pour s'approprier les terres et exploiter les richesses du pays4. Des
missionnaires protestants débarquent4.
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La colonisation du Congo se réfère à la période comprise entre la prise de possession par le roi Léopold II
de Belgique en 1885 et l'indépendance en 1960.
Colonisation du Congo
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Le roi Léopold II prend possession du territoire en son nom propre sous le nom d’État Indépendant du
Congo. Des expéditions d'exploration sont lancées, et les voies de communication développées. La
maîtrise du territoire s'achève en 1894 pour l'essentiel avec la fin de la guerre contre les Arabo-
Swahilis5.
L'exploitation intensive du territoire commence alors, où se côtoient tant les missionnaires que les
aventuriers à la recherche de fortune facile par tous les moyens. La population locale doit notamment
récolter par le travail forcé pour le compte du Domaine royal ou de compagnies privées du caoutchouc.
Le marché de ce matériau est alors en pleine expansion en raison de la demande mondiale en pneus. À
la fin du XIXe siècle, on commence à découvrir les richesses minières du Congo : le cuivre, l'or, le
diamant... Après avoir servi à rembourser les emprunts, la vente du caoutchouc et des produits miniers,
facilitée par la toute nouvelle ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville, fait la fortune de Léopold II,
qui fait construire de nombreux bâtiments à Bruxelles et Ostende5.
Au cours de la période 1885-1908, la population eut à souffrir de cette exploitation forcée, de façon
directe ou indirecte. De très nombreuses exactions (meurtres, mutilations, tortures…) sont commises, et
la population décroît5. Il y a cependant des protestations contre ces traitements , notamment de la part
de l’écrivain Mark Twain5, du diplomate britannique Roger Casement, dont le rapport de 1904
condamne les pratiques en vigueur au Congo5 et surtout du journaliste anglais du West Africain mail
Edmund Dene Morel5. Il y a également les photographies d'une britannique, Alice Seeley Harris6. À la
suite de ces dénonciations, Léopold II est contraint de laisser sa colonie à l’État belge5.
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En 1908, le Parlement belge reprend la tutelle sur le territoire désormais appelé Congo belge7. Une
colonisation plus « classique » se met en place. Un ministre des Colonies est institué tandis qu'un
gouverneur général est installé sur place, à Boma7. Un réseau d'établissements sanitaires permet de
faire reculer les maladies et la malnutrition. L'enseignement est développé notamment par les
missionnaires protestants et catholiques. Mais le pays est mis en exploitation, avec notamment la
découverte des ressources minières du Katanga7. Le travail forcé, en particulier dans les mines, persiste
sous diverses formes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)7. S'agissant de l'éducation,
comme l'explique un recueil destiné aux fonctionnaires de la colonie, l'objectif consiste à « toucher [...]
la personnalité intime de l'indigène, à transformer sa mentalité, à le rallier dans son for intérieur à
l'ordre social nouveau »8.
Les Congolais s'acculturent à l'Europe par l'intermédiaire des missions qui établissent des écoles et des
chapelles à travers le pays, par l'incorporation dans l'armée (la Force publique) ou par le travail de boy
(serviteur) pour les Blancs7. En travaillant dans les mines, sur les chantiers de chemin de fer ou dans les
plantations, ils découvrent le salariat alors que l'économie domestique était principalement fondée sur
le troc7.
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Les Belges pensent avoir trouvé le système parfait : une présence permanente tout en gardant l'estime
des Africains. L'amélioration lente mais continue du niveau de vie semble justifier les vertus de la
colonisation belge. Mais sous cet ordre en surface se développent des revendications venant de sectes
religieuses, des tribus et des intellectuels. Vers 1920, Simon Kimbangu (1887-1951) prêche une forme
originale de christianisme9 ; les autorités belges jugeant son enseignement subversif le condamnent à
mort puis à la détention perpétuelle9.
Cependant, la prise de conscience politique des Congolais se manifeste tardivement. En 1956, sont
publiés trois manifestes, Conscience Africaine, la Déclaration de l'épiscopat du Congo belge et le Contre-
Manifeste. Dans le premier texte, les signataires notamment Joseph Malula (1917-1989, futur cardinal
de Kinshasa), Joseph Ileo (1921-1994) et d'autres élèves des "Pères de Scheut" (Congrégation du Cœur
Immaculé de Marie), revendiquent « l'émancipation politique complète dans un délai de trente ans »10.
Dans le second texte, l'Église prend ses distances avec l’État colonial en insistant sur le fait que les
Congolais « ont le droit de prendre part à la conduite des affaires publiques »11. Le Contre Manifeste
rédigé par l'Alliance des Bakongo (ABAKO) de Joseph Kasa-Vubu est encore plus radical en exigeant
l'émancipation immédiate12. En 1957, la Belgique accepte l'organisation d'élections locales. Les
Congolais votent pour la première fois. L'annulation d'un meeting de l'ABAKO provoque le 4 janvier 1959
des émeutes à Léopoldville que la répression militaire noie dans le sang (quelques centaines de morts,
tous Congolais)13. En octobre, les gendarmes ouvrent le feu lors d'une manifestation du MNC, faisant
30 morts et des centaines de blessés. Au début de l'année 1960, au cours d'une table ronde réunissant à
Bruxelles des indépendantistes congolais et des délégués du Parlement et du gouvernement belges,
l'indépendance du Congo est fixée au 30 juin de la même année. Une partie significative de la population
européenne commence à quitter le pays14,15. La Belgique précipite l'événement car elle craint une
rébellion du Congo (car au même moment, les Algériens se battent pour leur indépendance) et un
isolement international dans un contexte où les grandes puissances (Royaume-Uni et France
principalement) se séparent une à une leurs colonies en Afrique Noire. Enfin, la métropole espère
conserver finalement la mainmise sur son ex-colonie : les grandes entreprises et les officiers de l'armée
congolais resteront belges tandis que les futurs dirigeants solliciteront l'aide de conseillers belges. La
Belgique organise des élections législatives pour élire les membres du parlement à qui elle signerait et
remettrait les documents signifiant l'indépendance de la république démocratique du Congo Patrice
Lumumba joue un rôle crucial, mettant en avant une vision nationale du Congo et non fédérale comme
le voulaient les Belges et des Congolais opportunistes. Le MNC de Lumumba et ses alliés remportent les
élections nationales avec 65 % de sièges au Parlement. L'État indépendant sera sous régime
parlementaire, le Premier Ministre étant le chef du gouvernement, le président n'ayant qu'un rôle
symbolique. À l'occasion de la nomination du président, Lumumba convainc ses amis et alliés d'offrir ce
poste à son adversaire Joseph Kasa-Vubu16 car estime-t-il la victoire contre les colons est d'abord celle
de tous les Congolais.
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Articles détaillés : République du Congo (Léopoldville), Crise congolaise, Joseph Kasa-Vubu et Patrice
Lumumba.
Joseph Kasa-Vubu (1917-1969) est président de la république du Congo tandis que Patrice Lumumba
(1925-1961) occupe les postes de Premier ministre et ministre de la Défense. Très rapidement, les
relations avec la Belgique se tendent. Quelques jours après l'indépendance, les soldats de la Force
publique, foyer de la ségrégation raciale, se mutinent à la suite de la provocation de son commandant
en chef, le général belge Émile Janssens17. Les mutins pillent les propriétés des Européens, s'en
prennent aux officiers et aux civils européens. Le gouvernement belge envoie des troupes pour protéger
ses ressortissants. La révolte militaire s'éteint après le limogeage de Janssens par Lumumba et la
promotion immédiate de Congolais comme officiers de la Force publique18. L'ami de Lumumba, Joseph
Mobutu, est nommé chef d'État major avec le grade de colonel.
Dans le même temps, le 11 juillet, Moïse Tshombé, d’origine lunda, déclare l'indépendance de la riche
province minière du Katanga (représentant 70 % des devises) sous le nom d'État du Katanga, avec le
soutien de la Belgique. Le 14 juillet, Kasa-Vubu et Lumumba rompent leur relation diplomatique avec
l'ancienne métropole. À son tour, la province du Sud-Kasaï fait sécession sous l’égide d’Albert Kalonji.
Lumumba s'adresse à l’ONU pour être aidé à reprendre le contrôle du Katanga ; si le secrétaire général
des Nations unies Dag Hammarskjöld envoie bien des casques bleus, il ne leur donne pas l'ordre
d'attaquer les sécessionnistes du Katanga. L'ONU ordonne à la Belgique de retirer ses troupes, mais,
après plusieurs résolutions contradictoires, rejette l'option militaire et qualifie le conflit au Katanga de «
conflit intérieur ». Le 12 août, la Belgique signe un accord avec Tshombé, reconnaissant de facto
l'indépendance du Katanga. Alors que Lumumba décide de réagir en envoyant des troupes reprendre la
région, l'ONU revient sur sa position initiale et impose militairement un cessez-le-feu, empêchant
l'entrée des troupes congolaises. Dans un télégramme en date du 26 aout, le directeur de la CIA Allen
Dulles indique à ses agents à Léopoldville au sujet de Lumumba : « Nous avons décidé que son
éloignement est notre objectif le plus important et que, dans les circonstances actuelles, il mérite
grande priorité dans notre action secrète »19.
Lumumba demande alors l’aide de l’URSS qui répond favorablement en lui envoyant notamment des
techniciens, des avions et véhicules militaires20. Pour le président des États-Unis, Dwight D. Eisenhower,
il est évident que Lumumba est un communiste. Craignant qu'un bastion communiste se créé au centre
de l’Afrique, le président américain donne l'ordre à la CIA d'éliminer Lumumba mais la tentative
d’empoisonnement échoue. Voyant que son premier ministre n'arrête pas de se faire des ennemis, le
président Kasa-Vubu le démet de ses fonctions. Soutenu par le Parlement, Lumumba, à son tour, démet
le président de ses fonctions.
Partagée entre les deux hommes, l'ONU vote finalement la confiance à Kasa-Vubu. À la suite de ce qui
est connu comme le premier coup d'état, Joseph Mobutu est nommé premier ministre pendant que
Lumumba est placé en résidence surveillée à Kinshasa le 10 octobre 1960. Ce dernier s’enfuit et tente de
rejoindre ses partisans à Kisangani (Stanleyville) mais des soldats de Mobutu le capturent. Kasa-Vubu et
son nouveau premier ministre l'envoient par avion à son ennemi, Moïse Tshombé, leader du Katanga
indépendant. Le 17 janvier 1961, il est exécuté par un peloton sous les yeux de ministres katangais et
d'officiers belges21. La radio préfère annoncer que Lumumba a été victime de villageois.
Suit une période de grande instabilité où, avec l'aide de l'ONU, le gouvernement de Kinshasa reprend
peu a peu le contrôle de la totalité du pays (cf en particulier la fin de la Sécession du Katanga et de la
Rébellion Simba). Les premiers ministres, dont Moïse Tshombé, se succèdent jusqu'à ce que Mobutu
mène le 24 novembre 1965 un deuxième coup d’État militaire qui, cette fois, renverse le président Kasa-
Vubu.
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La police politique recherche, intimide ou torture les opposants politiques. À la suite de voyages en
Chine et en Corée du Nord, Mobutu met en place le culte de sa personnalité. Son portrait apparaît à la
télévision juste avant le journal du soir. Des panneaux dans les rues vantent sa politique ; des chants
célèbrent ses vertus22.
Dès 1971, Mobutu prend une série de mesures pour se détacher de tout ce qui peut rappeler l'Occident.
Le pays est renommé « république du Zaïre ». Les Congolais doivent adopter des noms africains
(suppression des prénoms occidentaux, et rajout d'un « postnom ») à l'image de Mobutu qui se fait
appeler Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga. La tenue vestimentaire abacost est imposée aux
hommes en lieu et place du costume-cravate. Une nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta
(singulier likuta) - remplace le franc congolais. De nombreuses villes sont rebaptisées : Stanleyville
devient Kisangani, Elisabethville Lubumbashi.
Décidée par Mobutu en novembre 1973, la « zaïrianisation » a constitué l'un des événements des plus
importants de la politique menée par le régime mobutiste, à savoir la nationalisation progressive des
biens commerciaux et des propriétés foncières qui appartenaient à des ressortissants ou groupes
financiers étrangers. En réalité, si cette mesure s'inscrivait officiellement dans un effort visant à la
réappropriation nationale de l'économie ainsi qu'à la redistribution des richesses acquises pendant la
colonisation, elle constitue surtout un échec.
Le 25 janvier 1978, au moins 500 personnes au moins sont exécutées par le régime près de la ville
d'Idiofa, à la suite de la rébellion d'un mouvement religieux. Les supposés chefs de ce mouvement sont
pendus en public. En 1979, des centaines de chercheurs de diamants qui avaient organisé un trafic sont
massacrés par les troupes d'élite à Mbujimayi24
Économie
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Après la première guerre du Congo, Joseph Mobutu, nouveau chef d’État s’est engagé à regagner la
confiance des milieux d’affaires étrangers. En 1966, les puissantes industries minières du Kasaï et du
Katanga ont été nationalisées. C'est alors l’âge d’or du Congo, maintenant indépendant : en 1967 1 franc
congolais vaut alors 2 dollars américains, les écoles publiques se développent et l’exode rural
s’accélère ; les prix du café, du cuivre ou d’autres minerais sont florissants. La réalisation de grands
travaux (le barrage hydroélectrique d’Inga sur le Congo), le financement d'un programme spatial
donnent l'impression que le Zaïre, à l'image de certains pays asiatiques émergents, est un dragon
africain. Cependant l’économie du pays est encore, comme à l’époque coloniale, trop tournée vers
l’exportation et donc fragile.
À partir de 1973, le pays est touché par une crise économique aiguë, causée par la baisse des prix du
cuivre et à l’augmentation de ceux du pétrole. La corruption se généralise et l'inflation devient
galopante tandis que Mobutu privatise de nombreuses entreprises à son nom ou aux noms de ses
proches (« Zaïrianisation »)25. Le pays produit d’importantes quantités de café pour l’exportation mais
ne couvre pas ses besoins alimentaires, Mobutu fait importer des céréales et de la viande d’Afrique du
Sud et de Rhodésie au lieu de moderniser l’agriculture du pays qui, vu son climat, pourrait facilement
subvenir à ses besoins. Dans les années 1980, l'économie congolaise tourne au marasme : le PIB croît
faiblement alors que la croissance démographique explose.
Le FMI accorde en 1981 au Zaïre un crédit de 1,2 milliard de dollars pour faciliter la phase de "relance"
de l'économie. Le gouvernement licencie alors 35 000 fonctionnaires. Plus d'une trentaine d'entreprises
publiques sont privatisées. En septembre 1983, la monnaie est dévaluée de 99,5 %. Au début des années
1980, un enfant sur deux meurt avant l'âge de cinq ans. Le salaire moyen mensuel d'un ouvrier
représente un peu plus de 10 dollars, alors qu'un sac de manioc de 45 kg coûte 52 dollars. L'agriculture
d'autosubsistance s'est de ce fait largement développée pour représenter 20 % du PIB en 1979, contre
12 % en 197624.
De manière générale, les nouveaux propriétaires de biens économiques et financiers ne sont pas
suffisamment préparés pour assurer une gestion de moyen et de long terme de l'outil de production.
Ceux qui n’ont pas fait faillite ont placé d’immenses investissements en Occident. Mobutu détourne les
devises d’État de telle façon qu'en 1984, il est un des hommes les plus riches de la planète avec 4
milliards de dollars, l’équivalent de la dette extérieure du pays. La dette s’accroît encore plus avec la
construction pharaonique du barrage hydroélectrique d’Inga, chantier légué par la Belgique coloniale et
dont le Zaïre n’avait pas besoin. Si le barrage d’Inga a rapporté de l’argent aux entreprises françaises
(EDF) ou italiennes, celui-ci, tout comme l'aciérie de Maluku fonctionnent à capacité réduite, faute de
maintenance et de personnel compétent26,27.
La dictature, les persécutions et la paupérisation font fuir les diplômés en Occident (Belgique et France
en tête).
Structures politiques
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Diplomatie
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Bien que le régime mobutiste se soit inscrit dès le départ dans le sillage de la guerre froide, en
privilégiant des liens étroits avec l'ancienne puissance coloniale belge, les États-Unis et la France, on
peut néanmoins parler de manière générale de schéma politique particulier.
24 novembre 1965 : Le coup d'État orchestré à Kinshasa n'aurait pas pu avoir lieu sans appuis
occidentaux, qui craignent un basculement du géant africain dans la sphère de l'Union soviétique. Le
colonel Mobutu représente à leurs yeux la seule alternative face à la politique prônée jadis par le
panafricaniste Lumumba et à l'incapacité du président Joseph Kasa-Vubu de stabiliser son
gouvernement.
De 1970 à 1980, le Zaïre constitue une forme de rempart anti-communiste en Afrique, une situation
d'autant plus attrayante pour les pays occidentaux que l'endiguement de la sphère soviétique (ex.
Congo-Brazzaville), s'accompagne d'un accès au très important sous-sol minier (cuivre, uranium, cobalt,
etc.).
Ainsi, en parallèle de la coopération militaire avec des pays comme la Belgique et la France, le Zaïre a
également servi de principale base arrière d'approvisionnement en armes de la rébellion du Front
national de libération de l'Angola FNLA de Holden Roberto et l’UNITA de Jonas Savimbi, soutenue par les
États-Unis et l'Afrique du Sud, contre le régime marxiste angolais. Un élément clé du conflit dans le Sud-
Ouest africain transite ainsi par le canal du régime zaïrois et ce, en échange d'un soutien politique
externe mais aussi interne.
1977 : des rebelles « katangais » venus d’Angola envahissent le Katanga (Shaba), les troupes de Mobutu
sont impuissantes, les rebelles sont repoussés par des troupes marocaines acheminées par l’aviation
française28
mai 1978 : à nouveau, 4 000 rebelles venus d’Angola, « les gendarmes katangais », attaquent la ville
minière de Kolwezi, comme on les accuse d’avoir massacré des Européens, la Légion étrangère française
et des soldats belges interviennent pour mater la rébellion29.
Dans ces deux opérations, certains ont pu voir une tentative des marxistes angolais d’affaiblir Mobutu
qui soutient l’UNITA et le FNLA. Les rebelles en tout cas en noyant les mines de Kolwezi, font aussi fuir
pour de bon les ingénieurs, ce qui affaiblit l’économie zaïroise à long terme. Cette guerre interposée
entre Luanda et Kinshasa montre aussi l’importance du Zaïre aux yeux des Occidentaux. Pour autant, en
dépit des liens étroits entretenus avec les capitales occidentales, le président Mobutu ne ferme à aucun
moment véritablement la porte aux pays situés dans l'orbite soviétique et à la Chine. En réalité, il
s'agissait plus d'affinités du régime zaïrois pour les oripeaux des différents systèmes communistes que
pour l'idéologie de base. Ainsi, le modèle de la révolution culturelle de Mao inspire le dirigeant zaïrois,
qui en reprend certains symboles :
publication du petit livre vert (1968), recueil des citations de Mobutu, équivalent du petit livre rouge de
Mao
Bien que largement inférieurs à l'aide occidentale, les appuis issus des pays du bloc de l'Est n'en sont pas
moins existants à l'instar de la mise à disposition de coopérants dans l'enseignement ou le financement
de micro-projets de développement.
En juillet 1983, Mobutu envoie au Tchad une force de 2 700 soldats pour soutenir le régime d'Hissène
Habré menacé par des rebelles, qui sont de leur côté soutenus par la Libye. Ayant ainsi donné des gages
d'"anti-kadhafisme", Mobutu se rend à Washington, où il obtint la prise en charge des frais de
l'expédition zaïroise par le budget américain, mais aussi un rééchelonnement de la dette du Zaïre à
l'égard des États-Unis et la garantie de nouveaux investissements américains dans le pays. Les tensions
sont fortes avec la Ligue arabe du fait de ses bonnes relations avec Israël (qui prend notamment en main
l'encadrement de sa garde personnelle, dont il doutait de la loyauté)24.
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Démocratisation du régime
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Avec la fin de la Guerre froide, symbolisée par la chute du mur de Berlin en novembre 1989, le régime
de Mobutu perd la plupart de ses soutiens occidentaux. L'arrestation puis l'exécution de son ami Nicolae
Ceaușescu en Roumanie semble avoir ébranlé le dictateur. Des manifestations, des grèves, des marches
de protestation agitent Kinshasa et d'autres centres urbains. Le 24 avril 1990, dans le « Discours de la
démocratisation », Mobutu annonce une série de réformes politiques pour son pays : abandon de la
présidence du MPR, multipartisme, des élections d'ici deux ans30. Un premier ministre est nommé fin
avril. Porté par ce revirement, l'épiscopat zaïrois propose l'organisation d'une Conférence Nationale
Souveraine pour soutenir la transition démocratique. Mobutu accepte. Pendant environ un an et demi
(août 1991-décembre 1992), la Conférence, réunie à Kinshasa, discute d'une nouvelle constitution pour
remplacer celle de Luluabourg (1964) mais ne débouche sur rien. Une « marche de l'espoir » organisée
par les chrétiens de Kinshasa est réprimée dans le sang le 16 février 199231. Contrairement au vœu de
la rue, Mobutu ne compte pas abandonner le pouvoir. L'élection d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba,
principal leader de l'opposition radicale, comme premier ministre par les Conférenciers32 n'apporte pas
de changement. Mobutu le démet de son poste le 5 février 1993.
Les tentatives de libéralisation du régime ne résolvent pas la crise économique. Dans les années 1990, le
PIB diminue. Le pays n'arrive plus à assumer le service de la dette. Les services publics s'effondrent,
l'inflation galopante ruine le pouvoir d'achat (+ 9769 % en 199433). Le 21 septembre 1991, des soldats,
impayés, pillent les magasins de Kinshasa et d'autres villes. Nouvelles scènes de pillage, du 28 au 30
janvier 1993, dans la capitale, beaucoup plus violent : on compte environ un millier de morts dont
l'ambassadeur de France33.
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Articles détaillés : Génocide des Tutsis au Rwanda, Opération Turquoise, Crise des réfugiés en Afrique
des Grands Lacs, Première guerre du Congo et Prise de Kinshasa.
Le génocide des Tutsis au Rwanda redonne une crédibilité internationale au maréchal Mobutu. Il
accepte d'accueillir en Ituri, les réfugiés rwandais, majoritairement Hutu, fuyant les forces armées du
Front patriotique rwandais (FPR), mouvement à prédominance tutsi, par peur de représailles. Le Zaïre
accueille 1,5 million de personnes qui traversent la frontière par la « zone humanitaire sûre » mise en
place par l’opération Turquoise. Au Rwanda, le FPR ont pris le pouvoir mais s’inquiète de la présence à la
frontière zaïroise de ces camps de réfugiés, parmi lesquels se trouvent les milices et les forces armées
ayant pris part au génocide, les interahamwe et les ex-Forces armées rwandaises (FAR), et qui se servent
des camps pour faire des incursions meurtrières au Rwanda34 et attaquent la communauté Tutsi du
Zaïre35. En 1996, le président rwandais Paul Kagame excite les tensions[Quoi ?].
Physiquement, Mobutu est malade : il souffre d’un cancer de la prostate. Son premier ministre Kengo
Wa Dondo exerce de plus en plus de pouvoir. L’armée du Zaïre est déliquescente. Seule la Division
spéciale présidentielle maintient le régime.
Le Rwanda de Paul Kagame, l’Ouganda de Yoweri Museveni et des Zaïrois se coalise dans un mouvement
hétéroclite appelé Alliance des forces démocratiques de libération du Congo (AFDL). Cette rébellion
armée, soutenue par les États-Unis de Bill Clinton et l’Angola de Dos Santos, vise officiellement à
renverser Mobutu mais sert aussi de couverture à la pénétration par le Rwanda et l'Ouganda du Zaïre
pour traquer les réfugiés hutus et accéder aux richesses du sous-sol36. Un ancien marxiste congolais,
Laurent-Désiré Kabila s'impose à sa tête. Muluba, né à Moba au Katanga, il a milité pour l’indépendance
du Congo belge, a fui la guerre civile de 1960-1965 en Tanzanie, devenu là-bas trafiquant d’ivoire et d’or.
L'AFDL reçoit le financement de lobbys miniers américains et canadiens. Kabila signera en effet des
accords concernant l'exploitation minière avec les sociétés American mineral fields (le futur Adastra),
Barrick Gold, First American Diamond, Horsham Corporation, Anglo Gold ashanti.
La faible motivation des soldats zaïrois à résister, la corruption de leurs officiers, la lassitude de la
population par rapport au mobutisme facilite l'avancée de l'AFDL37. Alors que la rébellion approche de
Kinshasa, Mobutu fuit dans sa ville natale de Gbadolite, puis s'envole pour le Togo puis le Maroc. Sans
combattre, les forces de l'AFDL entrent dans Kinshasa le 17 mai 1997, bientôt rejointes par Laurent-
Désiré Kabila qui s'autoproclame président du pays. L'opposition, historique et non violente, d’Étienne
Tshisekedi est ignorée par le nouveau pouvoir.
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Bien que le Zaïre soit rebaptisé république démocratique du Congo, le régime de Kabila s'avère aussi
autoritaire que du temps de Mobutu. Le multipartisme est supprimé, une nouvelle constitution met le
président à la tête des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaire. Il est aussi le chef du seul parti autorisé
(l'AFLD), de l'armée, de l'administration et de la diplomatie et choisit les ministres.
Le 26 juillet 1998, volte-face de Kabila qui rompt avec ses anciens alliés extérieurs : le Rwanda et
l'Ouganda. Les deux pays déclarent la guerre à la RDC puis l'envahissent. C'est le début de la deuxième
guerre du Congo, parfois appelée la Grande Guerre africaine38, en raison du nombre de pays
belligérants et de morts. Terminé en 2003, c'est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde guerre
mondiale. Il est pourtant peu couvert par les médias, sûrement gênés par la complexité du conflit39. Ne
pouvant pas faire face à l'invasion, Kabila appelle les armées angolaise, zimbabwéenne et namibienne à
l’aide. À Kinshasa, Didier Mumengi, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement, lance le
mot d'ordre de résistance populaire. Il invente le slogan « La Paix se gagne » et organise des « Forces
d'Auto-défense Populaire » (FAP). Les envahisseurs se divisent entre le Mouvement de libération du
Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba soutenu par l’Ouganda et le Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD) soutenu par le Rwanda.
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Joseph Kabila
Le président Laurent-Désiré Kabila est assassiné le 16 janvier 2001. Son fils Joseph Kabila (1971-), 28 ans,
lui succède le 17 janvier40.
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En 2003, Kabila démarre une transition démocratique. Une nouvelle constitution est adoptée par
referendum en 2005. L'année suivante, les premières élections libres depuis 1966 confirment Kabila à la
tête du pays41. Il remporte son deuxième mandat en décembre 2011, les observateurs nationaux et
internationaux des élections jugeant toutefois les élections comme manquant de crédibilité et de
transparence42. Le pays reste troublé à l'est, dans la région du Kivu et en Ituri, par des bandes armées,
des dissidents et des déserteurs.
En 2018, en vue d'une nouvelle élection présidentielle, Kabila est incité par l'Union africaine à respecter
la limite du nombre de mandats présidentiels et le choix des urnes. Il ne se présente pas et soutient la
candidature de Emmanuel Ramazani Shadary43. Le 30 décembre 2018, les élections ont lieu et le 10
janvier 2019, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa
nomme Félix Tshisekedi comme Président de la république démocratique du Congo. Le 20 janvier, Félix
Tshisekedi est proclamé président par la Cour constitutionnelle44. Il prête serment le 24 janvier 2019 au
Palais de la Nation, résidence officielle des présidents congolais.
Félix Tshisekedi a noué une alliance de circonstance pendant la campagne électorale avec le parti de
Joseph Kabila, devenu sénateur à vie et qui conserve ainsi une influence sur le pouvoir. Leur principal
opposant, Martin Fayulu, donné un moment vainqueur de l'élection présidentielle, sur la base d'une
fuite de données de la CENI et par la mission d’observation de l’Église catholique congolaise, est arrivé
deuxième selon les résultats définitifs de la CENI. Il est contraint de s'incliner devant ce résultat,
probablement truqué45, la Cour constitutionnelle rejetant son recours. Par son alliance avec le parti de
Kabila, Félix Tshisekedi joue aussi la stabilité et prépare la suite de son mandat en composant avec
l'assemblée législative où ce parti possède 337 sièges sur 50045,46.
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Félix Tshisekedi
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2006-2008
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2008-2012
2012-2016
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2016-2017
Bruno Tshibala
2017-2019
Sylvestre Ilunga
2019-2021
2021-2024
Judith Suminwa Tuluka
2024-présent
Annexes
Notes et références
Wikipédia
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