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Zones UTM et procédures minières en CI

Le document décrit la structure des zones UTM en Côte d'Ivoire, avec des bandes verticales et horizontales définies par des intervalles de longitude et de latitude. Il explique également le processus d'obtention des titres miniers, incluant les étapes administratives et techniques nécessaires. Enfin, il aborde la télédétection et la photo-interprétation comme techniques d'exploration minière, en détaillant les principes de fonctionnement et les effets de l'atmosphère sur les données recueillies.

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Zones UTM et procédures minières en CI

Le document décrit la structure des zones UTM en Côte d'Ivoire, avec des bandes verticales et horizontales définies par des intervalles de longitude et de latitude. Il explique également le processus d'obtention des titres miniers, incluant les étapes administratives et techniques nécessaires. Enfin, il aborde la télédétection et la photo-interprétation comme techniques d'exploration minière, en détaillant les principes de fonctionnement et les effets de l'atmosphère sur les données recueillies.

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Les bandes verticales

Chaque bande verticale est délimitée par une subdivision de l’axe des Easting en intervalles
de 6° de longitude à partir du Méridien de GREENWICH. On dénombre ainsi 60 bandes
verticales numérotées par des nombres numériques allant de 1 à 60 de la gauche vers la droite.
La CI se situe dans les bandes 29 et 30, séparées par la longitude 6°W. L’intervalle de la
bande 660.000m (0m –
660.000m).

Les bandes horizontales


Chaque bande horizontale est délimitée par une subdivision de l’axe des Northing en
intervalles de 8° de latitude à partir de l’EQUATEUR. La numérotation de ces bandes se fait
dans un ordre alphabétique avec des lettres écrites en majuscule du bas vers le haut. Les
lettres A et B sont réservées à UPS sud alors que les lettres Y et Z à l’UPS nord. Les bandes O
et I n’existent pas. Le reste de l’alphabet est utilisé pour désigner les 20 autres bandes
horizontales. La CI appartient aux bandes horizontales N et P, séparées par la latitude 8°N.
L’intervalle mesure 880.000m (0m –
880.000m).
Numérotation d’une zone UTM
Pour numéroter une zone UTM, on associe respectivement une bande verticale à une bande
horizontale, ce qui met en évidence l’autonomie de chaque zone UTM.
Exemple : détermination des zones UTM de la CI avec ses coordonnées géographiques.

Figure 4 : Zones UTM couvrant la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est couverte par les zones UTM 29N, 30N, 29P et 30P dont les coordonnées
géographiques sont :
La représentation des coordonnées UTM sur une carte d’un point, nécessite que les
coordonnées géographiques soient traduites en coordonnées UTM, c'est-à-dire les longitudes
en Easting et les latitudes en Northing. Cette conversion est donnée par le GPS pendant les
opérations de terrain. Pour la théorie, on aura :

2) EXERCICE A RENDRE

Soit un permis de recherche délimité par les points A, B, C et D exprimés en coordonnées


UTM suivantes : A (110.000E / 660.000N) ; B (165.000E / 550.000N) ; C (220.000E /
605.000N) et D (192.000E / 770.000N).
a) Représenter ce permis dans une grille de dimensions 10 cm x 10 cm en coordonnées UTM.
b) Sachant que ce permis se trouve dans la zone UTM 30N, déterminer le nombre de degrés
carrés qui couvrent ce permis. A l’aide de la carte de découpage de la CI en degré carré,
identifier le ou les degrés carrés dans le (ou lesquels) se trouve(nt) chaque borne du permis.
En déduire les degrés carrés qui couvrent le permis.

Détermination des cartes à différentes échelles


Après avoir représenté la permis minier sur la carte topographique ou géologique, il est
important voir nécessaire de déterminer les différentes cartes à différentes échelles utilisables
sur le terrain pour l’exécution des travaux de recherche d’indices ou d’anomalies. Les étapes
suivantes sont des préalables à cet exercice.
- subdiviser la grille ou carte en degré carré ;
- subdiviser chaque degré en feuilles ou coupures ;
- numéroter les cartes obtenues (numérique et alphabétique) ;
- nommer les différentes cartes à différentes échelles.
Subdivision d’une carte ou grille en degrés carrés
Dans le découpage de la CI, une carte d’un degré carré a une échelle 1/200.000.
Subdivision de chaque degré carré en feuilles ou coupures
Une carte 1/200.000 peut être subdivisée en quatre feuilles ou coupures de 30’ de côté.
Chaque carte obtenue a une échelle de 1/100.000. De même, une carte à 1/100.000 peut être
subdivisée en 4 feuilles ou coupures de 15’ de côté. Chaque carte a une échelle de 1/50.000.
Conclusion : un degré carré contient 4 cartes à l’échelle de 1/100.000 et 16 cartes à 1/50.000.
5 : Subdivision d’une carte de 1/200.000 en cartes à 1/100.000 (1, 2, 3 et 4) et en cartes à
1/50.000 (a, b, c et d)
Nomination d’une carte à différente échelle
Pour nommer une carte à l’échelle de 1/100.000, on associe respectivement le nom du degré
carré dans lequel se trouve la carte et son numéro correspondant dans le degré carré. Ex :
Gagnoa 4.
Pour nommer une carte à l’échelle de 1/50.000, on associe respectivement le nom de la carte à
1 /100.000 dans laquelle elle se trouve et sa lettre alphabétique correspondante dans cette
carte. Ex : Gagnoa 4a.
Conclusion :
on a Gagnoa à 1/200.000, Gagnoa 4 à 1/100.000 et Gagnoa 4c à 1/50.000. Une carte à
1/200.000 a un côté de 1° = 110 km = 110.000m = 60’, soit 12100km2.
Une carte à 1/100.000 a un côté de 30’ = 55km = 55000m = 0,5°, soit 3025km2 (12100/4).
Une carte à 1/50.000 a un côté de 15’ = 0,25° = 27500m = 27,5km, soit 756,25km2 (3025/4).
4. Procédures d’obtention des titres miniers
Etape 1 : Dépôt du dossier à la Direction des Mines
Cet organe vérifie la complémentarité du dossier et procède à son positionnement au cadastre
minier, le tout assorti d’un quitus attestant de la recevabilité du dossier dans sa forme et dans
son fond.
Etape 2 : Transmission du dossier au CEPICI
Le CEPICI enregistre et délivre un récépissé attestant la réception du dossier et la date à partir
de laquelle, court le délai d’instruction de la demande. Le CEPICI retransmet le dossier
enregistré au Directeur des Mines qui procédera à son instruction technique dans les délais
prescrits. Celle-ci est effectuée par une visite de site pour vérifier la réalité du terrain.
Etape 3 : Examen de la recevabilité du dossier
Après la réception du dossier en provenance du CEPICI, il sera soumis à un examen de sa
recevabilité par la Commission minière interministériel (COMINE) pour une étude des
documents produits et de leur crédibilité.
Cette commission a pour mission de procéder à l’examen technique des demandes de PR, de
répondre à toute saisine du Gouvernement relative à l’application du Code minier en ce qui
concerne les problèmes fiscaux ou monétaires et les questions environnementales. La
COMINE est aussi chargée d’agréer les équipements miniers en exonération conformément à
la réglementation minière. En ce qui concerne le PE, des instructions technique et
administrative (enquête de commodo et incommodo) précèdent sa soumission à la COMINE
pour avis favorable avant sa proposition au Conseil des Ministres pour attribution définitive
du PE.
Etape 4 : Attribution définitive des titres miniers
La décision d’octroi des titres miniers lorsqu’elle est adoptée par la COMINE, est proposée au
Gouvernement. En définitive, c’est le Conseil des Ministres qui va attribuer ou non les Permis
de Recherche ou d’exploitation au demandeur.
A la Direction des infrastructures économiques, l’instruction se poursuit avec la vérification
de la position du site par rapport à d’éventuels projets de développement. Elle est sanctionnée
par avis sur la faisabilité du projet.
Partie administrative
Un exemplaire du dossier est transmis à Monsieur le Préfet de la localité abritant le site pour
avis. Celui-ci le transmet au Sous-préfet ou au Maire selon la position du site en vue d’une
enquête administrative appelée "enquête de commodo et incommodo". Elle est sanctionnée
par un procès verbal qui détermine l’avis du Préfet sur la faisabilité du projet. L’ensemble des
avis favorables est joint au dossier et permettent à l’administration des mines, de préparer et
de soumettre à la signature de Monsieur le Ministre chargé des Mines, le projet d’Arrêté
portant sur l’activité sollicitée.
CHAPITRE III : TELEDETECTION EN EXPLORATION MINIERE
INTRODUCTION
Les éléments constitutifs de l’écorce terrestre (lithosphère, hydrosphère, biosphère et
atmosphère) absorbent, réfléchissent ou émettent de l’énergie sous forme électromagnétique.
La quantité de celle-ci dépend de la longueur d’onde, de l’intensité du rayonnement incident,
des caractéristiques optiques intrinsèques aux objets et de leur orientation par rapport aux
rayons incidents des sources naturelles (soleil, lune) ou artificielles (éclairement par
projecteur lumineux des satellites). Ces divers objets sont détectables et identifiables sur les
photos aériennes grâce à leur signature propre et unique. Cependant, la télédétection au sens
strict obéit aux conditions suivantes :
- l’utilisation des radiations comprises entre UV (0.4μ) et les micro-ondes
(visibles+infrarouge) ;
- les caractéristiques optiques captées sont celles émanant de la surface ou de la presque
surface ;
- les films numériques obtenus par enregistrement ne sont rien d’autres que les résultats de
cette détection.
III.1. Définition
La photo interprétation est la technique qui consiste à faire un décryptage ou décodage visuel
des photos aériennes par l’identification des objets au moyen de leur signature propre et à leur
donner une signification. Par conséquent, la télédétection est l’ensemble des techniques qui
permettent par l’acquisition d’images, d’obtenir des informations sur la surface de la terre
sans contact direct avec celle-ci. Télé signifiant « à distance » et détection « découvrir, savoir
».
III.2. Principe
Le principe de la télédétection repose sur les propriétés que possède chaque objet de réfléchir
et de diffuser des rayonnements. Un satellite de télédétection capte ces rayonnements dans la
totalité ou dans une partie du spectre électromagnétique de l’IR à l’UV. Ces informations
qu’il recueille sont transmises depuis le sol sous forme de données numériques.
C’est donc l’interaction entre trois éléments fondamentaux :
- une source d’énergie (naturelle ou artificielle) ;
- une cible (lithosphère, biosphère, hydrosphère et atmosphère) ;
- un vecteur (capteur actif ou passif).
La cible est la portion terrestre observée par le satellite. Elle varie de la dizaine de Km2 à
plusieurs milliers.
La source est l’élément qui éclaire la cible en émettant une onde électromagnétique. Il s’agit
du soleil pour la télédétection passive ou d’un émetteur embarqué (infrarouge thermique) sur
satellite pour la télédétection active.
Le vecteur ou plate-forme de télédétection mesure l’énergie solaire (REM) réfléchie par la
cible. La distance vecteur-cible varie de quelques centaines de m à 36000Km.
Au demeurant quatre types de rayonnements sont mis en jeux :
- le rayonnement solaire (naturel, source la plus utilisée en télédétection passive), réfléchi
dans le visible et le PIR (proche infrarouge) ;
- le rayonnement émis et réfléchi par la surface dans le MIR (moyen infrarouge) ;
- le rayonnement émis par la surface terrestre (T. passive) dans le MIR et IRT et les
hyperfréquences passives ;
- le rayonnement d’origine artificiel (radar, laser) réfléchi par la surface (T. active).
III.3. Spectre électromagnétique
Le rayonnement électromagnétique est une forme de propagation de l’énergie dans le vide et
dont la forme qui nous est familière est la lumière visible perçue par l’oeil humain. Qu’il soit
naturel ou artificiel, il existe pour une gamme étendue de fréquences ou longueurs d’ondes
(10-9m à 105m), et constitue le spectre électromagnétique.
Le visible : c’est une infime partie du spectre entre 0,390 μm (390 nm) et 0,7μm (700 nm).
C’est la lumière visible sensible à l’organe de vue humain. Elle est appelée lumière blanche et
se compose du violet (390 à 450 nm), bleu (450 à 490 nm), vert (490 à 580 nm), jaune (580 à
600 nm), orange (600 à 620 nm) et le rouge (620 à 700 nm).
L’ultraviolet : ce sont les longueurs d’ondes en deçà de 390 nm, non perçues par l’oeil
humain. Ce sont les rayonnements ultraviolets plus petits utilisés en télédétection et dont
certains éléments de la surface terrestre (roches, minéraux) n’émettent de façon visible que
lorsqu’ils sont illuminés par ces rayonnements.
L’infrarouge : ce sont les longueurs d’ondes au-delà de 700 nm, non perçues par l’oeil
humain. De 700 nm à 100.000 nm, il est environ 100 fois plus large que le presque visible. On
y a l’IR réfléchi et l’IR émis ou thermique très différent du spectre du visible et l’IR réfléchi
qui ont le même usage en télédétection. Il est émis sous forme de chaleur par la surface
terrestre.
Ces spectres émettent des ondes électromagnétiques qui correspondent à la vibration
simultanée dans l’espace et le temps d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Une
onde électromagnétique est une onde progressive et transversale qui vibre
perpendiculairement à la direction de propagation.
Les grandeurs suivantes la caractérisent : la période, la longueur d’onde, l’amplitude et la
polarisation.
III.4. Effets de l’atmosphère
En télédétection visible et PIR, la source du rayonnement est le soleil. Le rayonnement doit
traverser l’atmosphère au cours de son trajet afin d’atteindre la cible terrestre. De même, les
émissions terrestres doivent traversées l’atmosphère avant d’atteindre le capteur.
Bien que l’absorption soit limitée (longueurs d’ondes se plaçant en dehors des pics
d’absorption
gazeuse), la diffusion a toute de même des effets non négligeables. En effet, une partie du
rayonnement diffusé depuis la source rebrousse chemin vers le capteur sans avoir atteint la
surface. Le capteur reçoit de ce fait la luminance propre de l’atmosphère, qui s’ajoute au
rayonnement réfléchi par la surface terrestre. Ensuite, une partie du rayonnement est perdue
par diffusion au cours des trajets ascendant et descendant et inversement ; la portion de la
surface visée par le radiomètre reçoit en plus du rayonnement direct, un éclairement
supplémentaire dû au rayonnement diffus. Enfin, dans le cas d’une surface hétérogène, la
diffusion à proximité de la surface aboutit à effacer en partie les contrastes de réflectance
entre les surfaces sombres et claires (couverture végétale par exemple).
III.5. Photogéologie ou Photo-interprétation
III.5.1. Principe et mode d’acquisition des images
Elle est basée sur le principe de la reconstitution du relief qui est obtenue en utilisant deux
prises de vue d’une même scène (objet) et ce, depuis deux points de vue différents.
On monte sur un vecteur ou plate-forme (un avion) ayant la capacité de voler correctement à
basse altitude (en dessous des nuages), un capteur RVB. L’avion doit se déplacer suivant une
trajectoire rectiligne, à la même altitude. La vitesse doit être constante. Les photos sont
prises selon un pas (distance) qui est défini par l’angle de vue et la vitesse de l’avion. Ces
paramètres sont ajustés de sorte qu’entre deux photos consécutives, il puisse exister une zone
commune de balayage ou zone de recouvrement. Ceci permet une couverture totale de la
région. Ce couple de photos 1 et 2 s’appelle un stéréogramme. Il permet la perception du
relief en trois dimensions. Les appareils de restitution de ces images (vision stéréoscopique)
sont les stéréoscopes.

III.5.2.Traitement et utilisation des données photographiques


La base de cette méthode thématique est la lecture des photos aériennes. Cette lecture permet
d’analyser les paysages, de délimiter les morphologies et de leur trouver une signification
géologique. L’analyse est basée sur : les tonalités et couleurs, les textures et structures, et les
formes. La tonalité est fonction de l’intensité de la réflectance lumineuse caractéristique des
objets, tandis que la couleur fait appel à la notion de spectre visible.
La texture sur une photo ou une image peut être définie comme étant de petits éléments
homogènes de même Radiométrie. Elle est caractérisée par un contenu homogène, uniforme
dans un environnement spécifique donné. Elle est fonction de l’échelle et de la résolution du
capteur. L’agencement spatial des textures constitue la structure. Lorsque les roches
affleurent, les textures plus fréquentes sont : lisse (dalle, calcaire), grains fins (micro-granite,
grès), grains moyens et grains grossiers.
Le plus souvent, les roches n’affleurent pas, texture et structure dépendent d’un agencement
des objets composant le recouvrement en déterminant des réseaux texturaux. Ils constituent un
élément important de l’interprétation car ils reflètent la lithologie du substratum (tectonique et
pédologie). En effet, la plupart des paysages topographiques sont les fruits d’actions
conjuguées telles la tectonique et l’érosion. Selon leur intensité, les roches auront une certaine
apparence sur les images et peuvent être résistantes ou dégradées, massives ou stratifiées,
schisteuses, tabulaires, inclinées, plissées, fracturées ou non.
Leur interprétation permet de mettre en évidence les limites entre ensemble lithologique, de
déterminer certains traits tectoniques, de mettre en évidence des anomalies et d’étudier
l’évolution du paysage. Ainsi, cette technique permet-elle une approche prévisionnelle
gîtologique, et est d’importance en exploration minière.

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