Hapitre Ourbes Planes: Plan Du Chapitre
Hapitre Ourbes Planes: Plan Du Chapitre
Plan du chapitre
2 Courbes du plan 6
2.A Modes de représentations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.B Passage d’un mode de représentation à l’autre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5 Enveloppe et développée 25
5.A Enveloppe d’une famille de droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
5.B Développée d’une courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Exemple
p
— Si p = 1, ||x|| = ||(x1 )|| = x21 = |x1 |.
— Si p = 2,
q
||x|| = ||(x1 , x2 )|| = x21 + x22 = |x1 + ix2 |
p
et ||x − y|| = (x1 − y1 )2 + (x2 − y2 )2 .
Remarques
— Pour p = 2, en notant z = x1 + ix2 , on retrouve les inégalités |Re(z)| 6 |z|, |Im(z)| 6 |z|.
— La norme de ||x − y|| représente la distance entre les points x et y.
Proposition 5
Une boule ouverte est une partie ouverte de Rp et une boule fermée est une partie fermée de Rp .
Démonstration.
Remarques
— Une partie peut-être ni ouverte, ni fermée : par exemple ] − 1; 1], [0; +∞[ dans R.
Dans R2 {(x, y) ∈ R2 : 1 < x2 + y 2 ≤ 2} n’est ni ouverte, ni fermée.
— ∅ et Rp sont des parties à la fois ouvertes et fermées de Rp (ce sont les seules).
Exemple
Exercice 6
Représenter les quatre parties
de R2 suivantes et dire si elles sont ouvertes ou fermées :
−1 < x < 1, −1 6 x 6 1,
— A = (x, y) ∈ R2 : — C = (x, y) ∈ R2 :
−1 < y < 1. −1 < y < 1.
−1 6 x 6 1, −1 < x 6 1,
— B = (x, y) ∈ R2 : — D = (x, y) ∈ R2 :
−1 6 y 6 1. −1 6 y < 1.
√
Toutes ces parties sont contenue dans Bf (0, 2). On dit qu’elles sont bornées :
Définition 7: Partie bornée de Rp
Une partie A de Rp est bornée si elle est contenue dans une certaine boule.
Autrement dit, A est bornée si : ∃R ≥ 0, ∀x ∈ A, ||x|| ≤ R.
y
Sur le schéma ci-contre : x
— Le point x est intérieur.
— Le point y est extérieur.
— Le point z est adhérent.
z
Définition 9: Frontière
Soit A une partie de Rp . La frontière de A est l’ensemble des points x tels que toute boule ouverte centrée en x
rencontre à la fois A et son complémentaire.
Autrement dit, c’est l’ensemble {x ∈ Rp : ∀r ∈ R∗+ : B(a, r) ∩ A 6= ∅ et B(a, r) ∩ (Rp \ A) 6= ∅}.
La frontière est donc l’ensemble des points adhérents qui ne sont pas intérieurs.
Les ensembles de l’Exercice 6 ont tous la même adhérence, le même intérieur et la même frontière.
f : I −→ Rp
t 7−→ (f1 (t), . . . , fp (t)).
Démonstration.
=⇒ On suppose que lim f (t) = `.
t→t0
On fixe i ∈ [[1, p]] et on montre que lim fi (t) = `i .
t→t0
Soit ε > 0 quelconque. Par hypothèse, il existe un réel α > 0 tel que pour tout t ∈ I :
|t − t0 | < α =⇒ ||f (t) − `||, < ε qui implique |fi (t) − `i | ≤ ||f (t) − `|| < ε.
⇐= On suppose que pour tout i ∈ [[1, p]], lim fi (t) = `i . Montrons que lim f (t) = `.
t→t0 t→t0
Pour cela on fixe ε > 0 quelconque. Par hypothèse pour tout i ∈ [[1, p]] :
∃αi > 0, ∀t ∈ I, (|t − t0 | < α =⇒ |fi (t) − `i | < ε). On pose α = min αi > 0.
i∈[[1,p]]
Exemple
√
sin(t) 1+t−1
La fonction t 7→ t , t admet en 0 la limite (1, 12 ).
Exemple
La fonction définie sur I = [−1; +∞[ comme suit est continue sur I :
√
sin(t) 1+t−1
; si t 6= 0
f (t) = t t
1
1; si t = 0
2
Remarques
f (t) − f (t0 )
— On appelle vecteur dérivée à droite la limite : lim+ si elle existe.
t→t0 t − t0
f (t) − f (t0 )
— On appelle vecteur dérivée à gauche la limite : lim− si elle existe.
t→t0 t − t0
— La fonction f est dérivable en t0 si et seulement si et seulement si elle est dérivable à gauche et à droite en
t0 et que ces dérivées sont égales.
f (t) − f (t0 ) f1 (t) − f1 (t0 ) fp (t) − fp (t0 )
— Pour tout t 6= t0 , = ,..., .
t − t0 t − t0 t − t0
0 0
Ainsi, f est dérivable en t0 de vecteur dérivée (`1 , . . . , `p ) si et seulement chaque fonction fi , i ∈ [[1, p]] est
dérivable en t0 de nombre dérivée `0i .
(f |g)0 = (f 0 |g) + (f |g 0 ).
Démonstration.
1. αf + g = (αf1 + g1 , . . . , αfp + gp ). La formule suit du cas des fonctions numériques d’une variable réelle
appliqué à chacune des composantes et de la caractérisation de la dérivabilité d’une fonction vectorielle par les
fonctions coordonnées.
2. λf = (λf1 , . . . , λfp ). Même conclusion.
3. f ◦ λ = (f1 ◦ λ, . . . , fp ◦ λ). Même conclusion.
Pp Pp Pp Pp
4. (f |g) = i=1 fi gi . Ainsi, (f |g)0 = i=1 (fi0 gi + fi gi0 ) = i=1 fi0 gi + i=1 fi gi0 = (f 0 |g) + (f |g 0 ).
f1 g1 f2 g3 − f3 g2
5. f ∧ g = f2 ∧ g2 = f3 g1 − g3 f1 . Ainsi,
f3 g3 f1 g2 − f2 g1
(3t)2
3
1 − 2! + o(t )
3
o(t3 )
cos(3t) 1 2 −2 3 0
f (t) = = 3 = +t +t + .
sin3 (t) t3 o(t3 )
t→0 t→0 0 0 1
(t − + o(t3 )
3!
Exercice 20
√ t2 + 9 t(t2 + 9)
Déterminer le DL3 ( 3) de f (t) = ; .
t2 + 1 t2 + 1
√
Solution. On commence par déterminer le DL3 (0) de x(t), pose t = 3 + h:
√ √ √
t2 + 9 ( 3 + h)2 + 9 12 + 2 3h + h2 12 + 2 3h + h2 1
x(t) =√ = √ = √ = √
2 2
t→ 3 t + 1 h→0 ( 3 + h) + 1 h→0 4 + 2 3h + h
2 h→0 4 2 3h+h2
1+
4
√
√ √ 2 √ 3 √
3 h2 2 3h + h2 2 3h + h2 2 3h + h2 2 3h + h2
= 3+ h+ 1− + − +o
h→0 2 4 4 4 4 4
√ √ √ √
3 h2 2 3h + h2 12h2 + 4 3h3 24 3h3 3
= 3+ h+ 1− + − +o h
h→0 2 4 4 16 64
√ √ √ √ √ √ √
3 h2 3 2 1 3 3 3 3 3 3 3 h2 3 h2 3h3 3
= 3+ h+ 1− h+h − + +h − + o(h ) = 3+ h+ 1− h+ − + o(h )
h→0 2 4 2 4 4 4 8 h→0 2 4 2 2 8
√ √ √ √ √ √
3 3 3 2 3 3 1 3 3 3 3 3 3 √ 2 3 3 3
= 3+h − + +h − + +h − + − + o(h ) = 3− 3h + h − h + o(h )
h→0 2 2 2 4 4 8 4 8 h→0 4
√
√ √
√ 3
√ 3
√ 1
√ − 3 o((t − 3)3 )
Alors y(t) =√ tx(t) = = 3 3+ 1 h3 +o(h3 ) et f (t) =√ √ −(t− 3) +(t− 3)2 +(t− 3)3 4 + √ .
t→ 3 h→0
4
t→ 3
3 3 0 0 1 o((t − 3)3 )
4
2- Courbes du plan
2.A - Modes de représentations
Trois modes de représentations possibles : équation cartésienne, paramétrage, équation implicite.
Il est possible de passer d’un mode de représentation à l’autre plus ou moins simplement.
Définition 21: Courbe définie par une équation cartésienne
Soit f : I → R une application définie sur un intervalle I. La courbe définie par l’équation cartésienne y = f (x)
est l’ensemble des points du plan
Exemple
√
Soit f : [−1; 1] → R, x 7→ 1 − x2 .
On représente ci-contre la courbe
n p o
C = (x, 1 − x2 : x ∈ [−1; 1] .
Remarques
L’application x ∈ I 7→ (x, f (x)) est injective. Autrement dit, la courbe C ne possède pas de points doubles ; si M
est un point du plan, la courbe C passe au plus une fois par M .
Une équation implicite du cercle de centre Ω(x0 ; y0 ) dans le plan R2 muni de sa structure euclidienne usuelle :
(x − x0 )2 + (y − y0 )2 − R2 = 0.
√ √
Par exemple, l’équation C : x2 + y 2 = R2 donne deux équations cartésiennes y = + 1 − x2 et y = − 1 − x2 .
Les demi-cercles possèdent donc de telles équations cartésiennes réduites mais pas le cercle entier.
— Si C est définie par une représentation paramétrique, il n’est pas toujours possible d’obtenir une équation carté-
sienne (notamment si C possède des points doubles).
En revanche, on peut éliminer le paramètre pour obtenir une équation implicite comme dans l’exemple ci-dessous :
Exemple
t2 + 9
x= 2 (1),
t +1
C :
t3 + 9t On a y = tx et on obtient, en injectant t = xy (x > 0) dans (1) :
y=
(2).
t2 + 1
y2
2 + 9 y 2 + 9x2
x = xy2 ⇔x− 2 = 0 (∗).
2 + 1
y + x2
x
— Si C est donnée par une équation implicite, on peut parfois avoir recours à un faisceau de droites pour en déduire
un paramétrage :
Exemple
On considère l’ellipse E : 4x2 + y 2 = 4 et le faisceau de droites (Dt )t∈R passant par le point (1; 0) :
Dt : y = t(x − 1).
• Toute droite Dt coupe l’ellipse en deux points (1; 0) et un autre point.
En effet, on injecte y = t(x − 1) dans l’équation de E et on obtient l’équation du second degré d’inconnue
x possédant deux solutions réelles :
t2 − 4
x2 (4 + t2 ) − 2t2 x + (t2 − 4) = 0, ∆ = 64, x = 1 ou x = .
t2 + 4
Les ordonnées correspondantes y = t(x − 1) permettent alors d’obtenir les deux points d’intersection
2
t − 4 −8t
Dt ∩ E = (1; 0), 2 ; 2 = {(1; 0), At }.
t +4 t +4
• Réciproquement, tout point M (x; y) de l’ellipse est l’intersection de E et d’une droite Dt : y = t(x − 1).
y
En effet, M (x, y) vérifie 4x2 + y 2 = 4. Si (x; y) 6= (1; 0) on pose t = x−1 et on obtient comme ci-dessus
2
t −4 −8t
(x; y) = t2 +4 ; t2 +4 ∈ E ∩ Dt avec Dt : y = t(x − 1).
t2 − 4
x =
t2 + 4
,t ∈ R
y = −
8t
t2 + 4
Un autre paramétrage de l’ellipse (com-
plète) :
x = cos(t)
,t ∈ R .
y = 2 sin(t)
Dans le reste du chapitre f : I → R2 désigne une fonction de classe C 1 sur un intervalle I ⊂ R à valeurs dans R2 .
On distinguera bien la notion de courbe paramétrée et celle de support ; de même qu’on distingue la notion de fonction
numérique de son expression f (x) ; ou en physique la notion de mouvement de celle de trajectoire.
Exemple
— L’ellipse E 0 : 4x2 + y 2 = 4 privée du point (1; 0) admet deux paramétrages (au moins)
t2 − 4
x =
x = cos(θ)
t2 + 4
, avec t ∈ R et , avec θ ∈]0; 2π[
y = −
8t
y = 2 sin(θ)
t2 + 4
— Le cercle privé du point (−1; 0) admet deux paramétrages(au moins) :
1 − u2
x =
1 + u2
x = cos(t)
f : t 7→ , avec t ∈] − π; π[ et g : u 7→ , avec u ∈ R
y = sin(t)
2u
y =
1 + u2
On obtient le second paramétrage à partir du premier en posant :
t −−→ −−→
t = 2 arctan(u) = ϕ(u) ⇐⇒ u = tan alors : OM (t) = f (t) = f (ϕ(u)) = g(u) = OM (u).
2
dg d(f ◦ ϕ) df df
(u0 ) = (u0 ) = ϕ0 (u0 ) (t0 ) = ϕ0 (u0 ) (ϕ(u0 ))
du du dt dt
ϕ(u) = t IO
f
/ R2 g(u) = f (ϕ(u)) = f (t)
?
ϕ
g=f ◦ϕ
u J
— Si x est paire et y impaire, on restreint l’étude à Df ∩ R+ et on complète par réflexion d’axe (Ox ).
Exemple : Le cercle : f (t) = (cos(t); sin(t)).
— Il existe encore d’autres possibilités afin réduire l’intervalle d’étude que nous rencontrerons en TD. Il faut être
capable de les retrouver sur un schéma rapide.
Définition 25
Soit f : I → R2 une courbe paramétrée ; f de classe C 1 sur I. Soit t0 ∈ I.
— On appelle demi-tangente à droite en M (t0 ) la demi-droite issue de M (t0 ) et dirigée par le vecteur, s’il
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
existe, lim+ −−−−−−−→ .
t→t0 M (t0 )M (t)
— On appelle demi-tangente à gauche en M (t0 ) la demi-droite issue de M (t0 ) et dirigée par le vecteur, s’il
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
existe, lim− −−−−−−−→ .
t→t0 M (t0 )M (t)
— On appelle tangente en M (t0 ) la droite passant par et M (t0 ), et dirigée par le vecteur, s’il existe,
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
lim −−−−−−−→ .
t→t0
M (t0 )M (t)
Remarques
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
— lim −−−−−−−→ existe si et seulement si les limites à droite et à gauche existent et sont égales.
t→t0
M (t0 )M (t)
— La tangente (Tt0 ), si elle existe, apparaît donc comme la droite limite des droites sécantes Dt lorsque t → t0 .
Interprétation cinématique.
Le mouvement d’un point dans le plan est modélisé en mécanique par une
application
−−−−→
t ∈ I 7→ f (t) = OM (t) = (x(t); y(t)) ∈ R2 ,
où t représente le temps.
La trajectoire de ce mouvement est l’ensemble décrit par les points M (t) :
c’est le support de la courbe paramétrée par f .
La vitesse moyenne du point entre les instants t0 et t est la distance
−−−−−−−→
M (t0 )M (t) = ||f (t) − f (t0 )|| divisée par t − t0 .
Proposition 27
Soit M (t0 ) un point régulier.
La courbe paramétrée par f possède une tangente au point M (t0 ) dirigée par le vecteur dérivé :
−−→
dOM
f 0 (t0 ) = (t0 ).
dt
Démonstration. Le point M (t0 ) est régulier donc le vecteur dérivé f 0 (t0 ) est non nul. Alors :
x(t) − x(t0 )
s 2 2
f (t) − f (t0 ) x(t) − x(t0 ) y(t) − y(t0
lim = lim y(t)t − t0 = lim +
t→t0 t − t0 t→t0 − y(t0 )
t→t0 t − t0 t − t0
t − t0
||f (t) − f (t0 )|| p 0
lim = x (t0 )2 + y 0 (t0 )2 = ||f 0 (t0 )||.
t→t0 |t − t0 |
Ainsi,
f 0 (t0 )
−−−−−−−→
−→+ 0
,
M (t0 )M (t) f (t) − f (t0 ) f (t) − f (t0 ) t − t0 t→t0 ||f (t0 )||
−−−−−−−→ = = × f 0 (t0 )
M (t0 )M (t) ||f (t) − f (t0 )|| t − t0 ||f (t) − f (t0 )||
−→− − 0
.
t→t0 ||f (t0 )||
Remarques
−−→
dOM α
Si M (t0 ) est régulier alors le vecteur dérivé en M (t0 ) est non nul et (t0 ) = 6 (0, 0)
avec (α, β) =
dt β
dirige la tangente en M (t0 ).
→
− −β
Un vecteur normal est n = et une équation cartésienne de la tangente (Tt0 ) est −βx + αy − c = 0 (avec
α
c = −βx(t0 ) + αy(t0 ) car M (t0 ) ∈ (Tt0 )).
β y 0 (t0 )
Le coefficient directeur de la tangente est donnée par = 0 ∈ R = R ∪ {±∞}.
α x (t0 )
Exemple
cos(t)
La courbe t 7→ f (t) = est régu-
sin(t)
lière car
−−→
dOM − sin(t)
(t) =
dt cos(t)
La tangente rend compte du comportement local de la courbe : dans le cas d’un point régulier M (t0 ) le vecteur dérivée
−−→
dOM o(t − t0 )
(t0 ) fournit une approximation locale : f (t) = f (t0 ) + (t − t0 )f 0 (t0 ) +
dt o(t − t0 )
cos(t)
f ∈ C (R) avec ∀t ∈ R, f (t) =
1 0
.
2 cos(2t))
√
1 2 0
f 0 (0) = ; f 0 π4 = ; f 0 π2 =
2 .
2 0 −2
π π
t 0 4 2
x0 (t) + + 0
√ 1
2
x(t) 2
0
y 0 (t) + 0 −
1
y(t)
0 0
En un point singulier, le vecteur dérivé n’apporte pas d’information. Il faut poursuivre le DL.
−
→ −
→
Tq Tq
X −
→ X −
→
Tp Tp
Y Y
−
→ −
→
Tq Tq
X −
→ X −
→
Tp Tp
Y Y
2 4 3 2 4 t4
cos3 (t) = 1 − t + t + o(t4 ) = 1+3 −t + t +3 + o(t4 ) = 1 − 3 t2 + 7 t4 + o(t4 )
2! 4! 2 24 4 2 8
t→0 t→0 t→0
3
2 4
sin2 (t) = t − t + o(t4 ) = t2 − 2t + o(t4 ) = t2 − 1 t4 + o(t4 )
3! 6 3
t→0 t→0 t→0
3 3
cos3 (h + π ) = − sin3 (h) = − h − h + o(h3 ) = −h3 + o(h3 )
2 3!
h→0 h→0
2 2
2
sin2 (h + π ) = 1 − h + o(h3 ) = 1 − 2 h + o(h3 ) = 1 − h2 + o(h3 )
2 2! 2
h→0 t→0 h→0
y(t)
3. Si x et y tendent vers l’infini on étudie le comportement du quotient .
x(t)
y
(a) Si lim = 0 : la courbe présente une branche parabolique horizontale.
x
t0
y
(b) Si lim = +∞ : la courbe présente une branche parabolique verticale.
t0 x
y
(c) Si lim = a ∈ R∗ alors :
t0 x
−2sh3 (t)
Exemple : f (t) = .
2ch3 (t)
On écrit x(t) = −2 sh3 (t) et y(t) = 2 ch3 (t) ce qui définit deux fonctions de classe C ∞ sur R.
La fonction x est impaire et la fonction y est paire.
Il suffit donc d’étudier la courbe sur R+ et de compléter par réflexion d’axe (Oy).
On a pour tout t ∈ R, x0 (t) = −6 cosh(t) sinh2 (t) et y 0 (t) = 6 sinh(t) cosh2 (t).
On en déduit le tableau de variations ci-dessous.
On fait une étude locale au voisinage de t = 0 au point M (0) =
t 0 +∞ (0, 2) :
0
x (t) 0 − 3
3
x(t) =
−2 t + t6 + o(t3 ) = −2t3 + o(t3 )
0 t→0 3
2
x(t) y(t) = 2 1 + t2 + o(t3 ) = 2 + 3t2 + o(t3 ).
t→0
−∞
y 0 (t) 0 + Le point (0, 2) est donc un point de rebroussement de première
espèce : la courbe traverse sa tangente au point M (0) :
+∞
y(t)
o(t3 )
2 0 0 −2
f (t) = + t2 + t3 + .
2 3 0 o(t3 )
Étude asymptotique : on a
• lim x = −∞ et lim y = +∞.
+∞ +∞
y(t) 3t
• ∼
x(t) t→+∞ − 22 ee3t = −1.
• y(t) − (−1)x(t)
3t
h 3 3 i
= 2e8 1 + e−2t − 1 − e−2t
3t
donc y(t) + x(t) = e4 6e−2t + o(e−2t )
t→+∞
3et
puis y(t) + x(t) ∼ −→
2 t→+∞ +∞.
t→+∞
Ainsi la courbe présente une branche parabolique
de direction y = −x pour t au voisinage de +∞.
Définition 28
Soient a, b ∈ I avec a 6 b. La longueur de la courbe entre les points M (a) et M (b) est :
Z b Z b −−→ Z bp
0 dOM (t)
L= ||f (t)||dt = dt = x0 (t)2 + y 0 (t)2 dt (L ∈ R+ ).
a a dt a
M (a)
M (a) M (a)
M (a + h)
M (a + h)
−−−−−−−→ −−−−−−−−−−−→ P2 −−−−−−−−−−−−−−−−−−−−→
L1 = ||M (a)M (b)|| L2 = ||M (a)M (a + h)||+ L3 = i=0 ||M (a + ih)M (a + (i + 1)h)||
−−−−−−−−−−→
+||M (a + h)M (b)||
Exemple
R cos(t)
La courbe paramétrée par t 7→ f (t) = est le cercle de centre O et de rayon R > 0. Cette courbe est
R sin(t)
régulière et sa longueur vaut
Z 2π Z 2 p
0
||f (t)||dt = (−R sin(t))2 + (R cos(t))2 dt = 2πR.
0 0
1 − u2
Une courbe peut admettre plusieurs paramétrages :
x =
1 + u2
x = cos(t)
Le cercle C (O; 1) privé de (−1; 0) : f (t) = , t ∈] − π; π[ et g(u) = , u ∈ R.
y = sin(t)
2u
y
=
1 + u2
t t
Avec u = tan : g(u) = g tan = f (t) ⇐⇒ g(u) = f (2 arctan(u)) = f (t)
2 2
⇐⇒ g(u) = f (ϕ(u)) = f (t) ⇐⇒ g(u) = g(ϕ−1 (t)) = f (t)
u c d
Z b Z d
||f 0 (t)||dt = ||f 0 (ϕ(u))|| ϕ0 (u) du
b a c | {z }
>0
ϕ Z d Z d
a = 0 0
||f (ϕ(u))ϕ (u)||du = ||g 0 (u)||du.
c c
— Cas ϕ strictement décroissant. Preuve analogue en notant que |ϕ0 (u)| = −ϕ0 (u)
L’abscisse curviligne correspond à la longueur algébrique de la courbe entre les points M (t0 ) et M (t) la courbe étant
parcourue dans le sens donné par le paramètre t croissant. On dit que la courbe est orientée par le sens de parcours, lui
même fixé par le choix du paramétrage C 1 bijectif.
Exemple : Abscisse curviligne sur le cercle
Exercice 31
cos(−u)
Soit u ∈ [−π; π] 7→ g(u) = .
sin(−u)
— Quel est le support de la courbe paramétrée par g ?
— Quel est le sens de parcours ?
π
— Déterminer l’abscisse curviligne d’origine 0 aux points de paramètre t = 4 et t = − π4 .
ψ −1 : J −→ I On a : t = ψ −1 (s) ⇐⇒ s = ψ(t) et
1 1 1
s 7−→ ψ −1 (s) = t. on a (ψ −1 )0 (s) = 0 −1 = = 0 −1
.
ψ (ψ (s)) dψ ||f (ψ (s))||
(t)
dt
g : J −→ R2
f 0 (ψ −1 (s))
s 7−→ f ◦ ψ −1 (s) a le même support que f et g 0 (s) = (ψ −1 )0 (s) × f 0 (ψ −1 (s)) =
||f 0 (ψ −1 (s))||
Ainsi comme annoncé ∀s ∈ J, ||g 0 (s)|| = 1. On écrit s = ψ(t) et on obtient les formules plus suggestives :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
dOM 1 dOM dOM dt dOM dOM 1 dOM
(s) = (t) i.e. = et on retrouve = −−→ = 1.
ds ds dt ds ds dt ds dOM dt
(t)
dt dt
Si ϕ : J → I est une application strictement croissante telle que f (t) = f (ϕ(u)) = g(u), on a
Le vecteur T est donc invariant via ce type de re-paramétrage (notamment par l’abscisse curviligne).
→
− →
− →
− → − →
− →
−
On notera indifféremment T (t), T (u), T et N (t), N (u), N .
Définition 33: Courbure
→
−
dT →
−
En tout point de la courbe, les vecteurs et N sont colinéaires.
ds →
−
dT →
−
On appelle courbure la fonction γ définie par = γN .
ds
→
− → − →− → − →
− →
− →
− →
−
Démonstration. ( T | T ) = 1 donc en dérivant : 2 ddsT | T = 0. Ainsi, dT
ds ⊥ T i.e. dT
ds et N sont colinéaires.
On retrouvera la formule sur chaque exemple de calcul de courbure avec les notations suggestives :
→
− →
− →
−
dT →
− dT ds d T ds →− ds
= ΓN , et = = γN avec = s0 (t) = ||f 0 (t)||.
dt dt dt ds dt dt
√
t 1
Soit t 7→ f (t) = t 2 ∈ C 1
(R) : ∀t ∈ R, f 0
(t) = 6= 0 et ||f 0 (t)|| = 1 + t2 .
2
t
→
− →
−
Le repère de Frenet (M (t), T (t), N (t)) :
→
− 1 1 →
− 1 −t
T (t) = √ et N (t) = √ .
1 + t2 t 1 + t2 1
−t
→
− →
− →
−
dT (1 + t2 ) 32 1 → − dT ds d T 0 →
−
On a (t) = 1 = 1 + t2 N (t) et dt = dt ds = ||f (t)||γ(t) N (t).
dt
3
(1 + t2 ) 2
1
Ainsi, γ(t) = 2
3 .
(1+t ) 2
−−→ −−→
→
− f 0 (t) 1 dOM dOM
→
−
j T (t) = = −−→ (t) = (s) = g 0 (s)
||f 0 (t)|| dOM dt ds
(t)
dt
α(t)
→
−
i
M (t)
−−→
OM (t)
→
−
i
O
Théorème 34: Théorème de relèvement (admis)
On suppose que f : I → R2 est de classe C 2 sur I.
Il existe une fonction α : I → R de classe C 1 sur I telle que
→
− →
− →
− cos α(t)
∀t ∈ I, T (t) = cos α(t) i + sin α(t) j = .
sin α(t)
→
− − sin α(t)
On obtient alors ∀t ∈ I, N (t) = et par conséquent :
cos α(t)
→
− →
− →
− →
−
dT dα d T dα − sin α dα →
− dN dα d N dα − cos α dα →
−
= = = N et = = =− T.
ds ds dα ds cos α ds ds ds dα ds − sin α ds
(s − s0 )2 00 o((s − s0 )2 )
g(s) = g(s0 ) + (s − s0 )g 0 (s0 ) + g (s0 ) +
s→s0 2 o((s − s0 )2 )
(s − s0 )2 → o((s − s0 )2 )
→
− −
= g(s0 ) + (s − s0 ) T + γN + .
s→s0 2 o((s − s0 )2 )
→
−
La tangente, portée par le vecteur dérivé T , fournit une approximation locale de l’allure de la courbe autours de M (s0 ).
→
−
Le terme d’ordre 2 dans le développement limité décrit le virage que prend la courbe suivant le second vecteur N du repère
de Frenet.
Plus la courbure γ = dαds est importante, plus les variations de l’angle α sont importantes : le virage pris par la courbe
est d’autant plus serré que la courbure est importante.
Dans le cas d’une courbure nulle, au contraire, l’angle α ne varie par au voisinage de s0 . Dans ce cas la courbe présente
un point d’inflexion en M (s0 ).
→
−
N
→
−
N →
−
T
→
− →
−
N T
→
−
T
α(t)
α(t) α(t) →
−
→
− →
− i
i i
Dans les dessins ci-dessus, la courbure est positive et la courbe est attirée (plus ou moins vite) dans le sens du vecteur
→
− →
−
N . Si la courbure est négative au contraire, la courbe prend un virage en s’éloignant du sens du vecteur N .
si et seulement si
(1) Il existe un t ∈ I, tel que B ∈ Dt
(2) La droite Dt est tangente à Γ en B
Puisque (→
−
u (t); →
−
u 0 (t)) est une famille libre, on obtient :
On considère pour tout t ∈]0; 2π[, les points A1 (t) = (cos(t); sin(t)) et A2 (t) = (cos(2t); sin(2t)) .
→
−
On de droites (Dt )t∈]0;2π[ passant par le point A(t) et de vecteur directeur u (t) =
considère la famille
cos(2t) − cos(t)
.
sin(2t) − sin(t)
— Si l’enveloppe Γ de la famille (Dt )t∈]0;2π[ existe alors un point M appartient à Γ si et seulement s’il existe
t ∈]0; 2π[ et λ(t) ∈ R tel que
M (t) = A(t) + λ(t)→ −u (t).
−−→
— Dt est tangente à Γ au point M (t), donc dOM →
−
dt (t) est colinéaire à u (t) :
−−→ !
dOM
det (t), u (t) = 0 ⇐⇒ det(A0 (t) + λ0 (t)→
→
− −u (t) + λ(t)→−
u 0 (t); →
−
u (t)) = 0
dt
det(A0 (t); →
−
u (t))
⇐⇒ λ(t) =
det(u(t); u0 (t))
− sin(t) cos(2t) − cos(t)
cos(t) sin(2t) − sin(t)
⇐⇒ λ(t) =
cos(2t) − cos(t) −2 sin(2t) + sin(t)
sin(2t) − sin(t) 2 cos(2t) − cos(t)
1 − cos(t) 1
⇐⇒ λ(t) = = ( car t ∈]0; 2π[)
3 − 3 cos(t) 3
| {z }
6=0 (∗)
(∗) : la famille (→
−
u (t), →
−
u 0 (t)) est libre, λ est C 1 sur ]0; 2π[.
L’enveloppe des droites (Dt )t∈]0;2π[ existe donc et est donnée par
Théorème 40
La développée d’une courbe régulière est l’enveloppe des normales à la courbe.
Démonstration. – La développée de la courbe régulière paramétrée par f ∈ C 2 (I), est l’ensemble des centres de
courbure de ses points biréguliers, c’est-à-dire l’ensembles des points :
→
−
C(t) = M (t) + R(t) N (t).
−−→
dOM →
−
– On obtient puisque (t) = ||f 0 (t)|| T (t) :
dt
1
λ(t) = = R(t).
γ(t)
→
−
Conclusion la développée Γ paramétrée par : t 7→ M (t) + R(t) N (t) est bien l’enveloppe des normales à la
courbe paramétrée par f .
→
−
Attention : Ici, λ = γ1 car on a choisi N comme vecteur directeur de la normale. On peut choisir un autre
vecteur et obtenir une fonction λ différente.
Exemple : Développée de la parabole
t
On considère la parabole, déjà étudiée, paramétrée par f : t 7→ t2 ∈ C 2 (R). La courbe est régulière et en
2
1
tout point la courbure est égale à γ(t) = 3 6= 0 : la courbe est birégulière.
(1 + t2 ) 2
→
− 1 −t
On obtient comme dans la partie précédente N (t) = √ .
1 + t2 1
– La développée est donc la courbe Γ paramétrée par
−t3
1 →− t 2 23 1 −t
t 7→ C(t) = M (t) + N (t) = 2 + (1 + t ) √ = .
γ(t) t
2 1 + t2 1 1 + 32 t2
| {z }
1+t2
∂f ∂f
(x0 , y0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 )(y − y0 ) = 0.
∂x ∂y
Démonstration. (admise)
On admet que si ∂f∂y (x0 , y0 ) 6= 0, on peut écrire localement au voisinage de (x0 ; y0 ) : y = ϕ(x).
Ainsi, l’équation F (x; y) = 0 devient F (x; ϕ(x)) = 0.
On dérive en chaîne cette expression et on obtient :
∂f
∂f ∂f (x0 , y0 )
(x0 , y0 ) + ϕ (x0 ) (x0 , y0 ) = 0 ⇐⇒ ϕ (x0 ) = − ∂x
0 0
.
∂x ∂y ∂f
(x0 , y0 )
∂y
Localement au voisinage de (x0 ; y0 ) les points de la courbe sont les points vérifiant y = ϕ(x). La tangente au
point M (x0 ; y0 ) admet donc pour équation :
∂f
(x0 , y0 ) ∂f ∂f
y = ϕ (x0 )(x − x0 ) + ϕ(x0 ) = − ∂x
0
(x − x0 ) + y0 ⇐⇒ (x0 , y0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 )(y − y0 ) = 0.
∂f ∂x ∂y
(x0 , y0 )
∂y