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Hapitre Ourbes Planes: Plan Du Chapitre

Le chapitre 8 traite des courbes planes et des fonctions vectorielles d'une variable réelle, en abordant des notions de topologie, de limites, de continuité et de dérivabilité. Il explore également les différentes représentations des courbes, les courbes paramétrées et leurs propriétés métriques, ainsi que les concepts d'enveloppe et de développée. Enfin, il aborde les tangentes des courbes définies par une équation implicite.

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Le chapitre 8 traite des courbes planes et des fonctions vectorielles d'une variable réelle, en abordant des notions de topologie, de limites, de continuité et de dérivabilité. Il explore également les différentes représentations des courbes, les courbes paramétrées et leurs propriétés métriques, ainsi que les concepts d'enveloppe et de développée. Enfin, il aborde les tangentes des courbes définies par une équation implicite.

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C HAPITRE 8 : C OURBES PLANES

Plan du chapitre

1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle 1


1.A Notions de topologies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.A.1 Norme euclidienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.A.2 Parties ouvertes, fermées, bornées de Rp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.B Limites, continuité, dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Courbes du plan 6
2.A Modes de représentations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.B Passage d’un mode de représentation à l’autre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Courbes paramétrées du plan 10


3.A Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.B Etude d’une courbe paramétrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.B.1 Domaine de définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.B.2 Réduction de l’intervalle d’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.B.3 Etude des variations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.B.4 Tangente, points réguliers et stationnaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.B.5 Etude locale : développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.B.6 Etude des branches infinies : développements asymptotiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

4 Propriétés métriques des courbes paramétrées 18


4.A Longueur d’une courbe et abscisse curviligne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.B Repère de Frenet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.C Etude en un point birégulier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

5 Enveloppe et développée 25
5.A Enveloppe d’une famille de droites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
5.B Développée d’une courbe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

6 Tangente des courbes définies par une équation implicite 30


1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle

1- Fonctions vectorielles d’une variable réelle


1.A - Notions de topologies
1.A.1 ) Norme euclidienne

Définition 1: Norme euclidienne sur Rp


Soit x = (x1 , . . . , xp ) ∈ Rp . On appelle norme du vecteur x le nombre réel positif ou nul :
v
q u p
uX
2 2
||x|| = x1 + · · · + xp = t x2k .
k=1

Exemple
p
— Si p = 1, ||x|| = ||(x1 )|| = x21 = |x1 |.
— Si p = 2,
q
||x|| = ||(x1 , x2 )|| = x21 + x22 = |x1 + ix2 |
p
et ||x − y|| = (x1 − y1 )2 + (x2 − y2 )2 .

Proposition 2: Propriétés de la norme


Pour tous x, y ∈ Rp et tout λ ∈ R,
• ||x|| > 0 et ||x|| = 0 ⇐⇒ x = 0Rp .
• ||λx|| = |λ| ||x||.
• | ||x|| − ||y|| | 6 ||x − y|| 6 ||x|| + ||y||.

Remarques

— Soit x = (x1 , . . . , xp ) ∈ Rp . La norme de x majore la valeur absolue de chaque composante :


q q
∀k ∈ [[1, p]], ||x|| = x21 + · · · + x2p > 02 + · · · + 02 + x2k + 02 + · · · + 02 = |xk |.

— Pour p = 2, en notant z = x1 + ix2 , on retrouve les inégalités |Re(z)| 6 |z|, |Im(z)| 6 |z|.
— La norme de ||x − y|| représente la distance entre les points x et y.

1.A.2 ) Parties ouvertes, fermées, bornées de Rp

Définition 3: Boules ouvertes et boules fermées de Rp


Soit a ∈ Rp et r > 0 un nombre réel strictement positif. On appelle :
— boule ouverte de centre a et de rayon r, l’ensemble B(a, r) = {x ∈ Rp : ||x − a|| < r}.
— boule fermée de centre a et de rayon r, l’ensemble Bf (a, r) = {x ∈ Rp : ||x − a|| 6 r}.

Lycée Jules Dumont d’Urville - PT Courbes planes 1


1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle

Exemple : Boules unités de R, R2 , R3

— Si p = 1, B(0, 1) = {x ∈ R : |x| < 1} =] − 1; 1[ et Bf (0, 1) = [−1; 1].


— Si p = 2, la boule ouverte B(0, 1) = {(x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 < 1} est l’intérieur du disque unité et la boule
fermée Bf (0, 1) = {(x, y) ∈ R3 : x2 + y 2 6 1} est le disque unité.
— Si p = 3, B(0, 1) est l’intérieur de la boule de centre O et de rayon 1, et Bf (0, 1) est la boule de centre O
et de rayon 1.

Définition 4: Ouverts et fermés de Rp


— On dit qu’une partie A de Rp est ouverte si : ∀x ∈ A, ∃r > 0, B(x, r) ⊂ A.
— On dit qu’une partie A de Rp est fermée si son complémentaire Rp \ A est ouvert.

Proposition 5
Une boule ouverte est une partie ouverte de Rp et une boule fermée est une partie fermée de Rp .

Démonstration.

— Soit B(a, r) une boule ouverte et x ∈ B(a, r). On pose


ρ = r−||x−a||
2 > 0 et on considère la boule ouverte B(x, ρ).
Vérifions que B(x, ρ) ⊂ B(a, r).
Soit y ∈ B(x, ρ). On obtient par l’inégalité triangulaire :

||y−a|| = ||y−x+x−a|| 6 ||y−x||+||x−a|| < ρ+||x−a||.

Ainsi, ||y − a|| < r−||x−a||


2 + ||x − a|| = 2r + ||x−a||
2 < r i.e.
y ∈ B(a, r).
— On procède de manière analogue pour démontrer que la boule
Bf (a, r) est fermée : son complémentaire {x ∈ Rp : ||x −
a|| > r} est ouvert.

Remarques

— Une partie peut-être ni ouverte, ni fermée : par exemple ] − 1; 1], [0; +∞[ dans R.
Dans R2 {(x, y) ∈ R2 : 1 < x2 + y 2 ≤ 2} n’est ni ouverte, ni fermée.
— ∅ et Rp sont des parties à la fois ouvertes et fermées de Rp (ce sont les seules).

Exemple

Si f : Ω → R est une fonction continue sur Ω ⊂ Rn et a ∈ R alors :


— L’ensemble {x ∈ Ω : f (x) < a} est un ouvert de Ω.
— L’ensemble {x ∈ Ω : f (x) ≤ a} est un fermé de Ω.

Exercice 6
Représenter les quatre parties
 de R2 suivantes et dire si elles sont ouvertes ou fermées :
−1 < x < 1, −1 6 x 6 1,
— A = (x, y) ∈ R2 : — C = (x, y) ∈ R2 :
−1 < y < 1. −1 < y < 1.
     
−1 6 x 6 1, −1 < x 6 1,
— B = (x, y) ∈ R2 : — D = (x, y) ∈ R2 :
−1 6 y 6 1. −1 6 y < 1.

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1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle


Toutes ces parties sont contenue dans Bf (0, 2). On dit qu’elles sont bornées :
Définition 7: Partie bornée de Rp
Une partie A de Rp est bornée si elle est contenue dans une certaine boule.
Autrement dit, A est bornée si : ∃R ≥ 0, ∀x ∈ A, ||x|| ≤ R.

Définition 8: Point intérieur, adhérent, extérieur


Soit A une partie de Rp et x ∈ Rp .
— On dit que x est un point intérieur de A s’il existe r ∈ R∗+ tel que B(x, r) ⊂ A.
— On dit que x est un point extérieur de A s’il existe r ∈ R∗+ tel que B(x, r) ∩ A = ∅.
— On dit que x est un point adhérent à A si pour tout r ∈ R∗+ , B(x, r) ∩ A 6= ∅.

y
Sur le schéma ci-contre : x
— Le point x est intérieur.
— Le point y est extérieur.
— Le point z est adhérent.
z

Définition 9: Frontière
Soit A une partie de Rp . La frontière de A est l’ensemble des points x tels que toute boule ouverte centrée en x
rencontre à la fois A et son complémentaire.
Autrement dit, c’est l’ensemble {x ∈ Rp : ∀r ∈ R∗+ : B(a, r) ∩ A 6= ∅ et B(a, r) ∩ (Rp \ A) 6= ∅}.

La frontière est donc l’ensemble des points adhérents qui ne sont pas intérieurs.

Ensemble A Adhérence Intérieur Frontière


Exemple

Les ensembles de l’Exercice 6 ont tous la même adhérence, le même intérieur et la même frontière.

1.B - Limites, continuité et dérivabilité des fonctions vectorielles


Soit f une fonction définie sur un intervalle I ⊂ R, à valeurs dans Rp (ou sur R \ {t0 }). On note

f : I −→ Rp
t 7−→ (f1 (t), . . . , fp (t)).

Les p fonctions fi sont appelées les fonctions coordonnées.


Définition 10: Limite en t0 ∈ I
On dit que f admet ` ∈ Rp pour limite en t0 ∈ I si lim ||f (t) − `|| = 0 :
t→t0

∀ε > 0, ∃α > 0, ∀t ∈ I, (|t − t0 | < α =⇒ ||f (t) − `|| < ε).

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1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle

Proposition 11: Caractérisation par les fonctions coordonnées


Soit ` = (`1 , . . . , `p ) ∈ Rp . On a l’équivalence :

lim f (t) = ` ⇐⇒ ∀i ∈ [[1, p]], lim fi (t) = `i .


t→t0 t→t0

Démonstration.
=⇒ On suppose que lim f (t) = `.
t→t0
On fixe i ∈ [[1, p]] et on montre que lim fi (t) = `i .
t→t0
Soit ε > 0 quelconque. Par hypothèse, il existe un réel α > 0 tel que pour tout t ∈ I :
|t − t0 | < α =⇒ ||f (t) − `||, < ε qui implique |fi (t) − `i | ≤ ||f (t) − `|| < ε.
⇐= On suppose que pour tout i ∈ [[1, p]], lim fi (t) = `i . Montrons que lim f (t) = `.
t→t0 t→t0
Pour cela on fixe ε > 0 quelconque. Par hypothèse pour tout i ∈ [[1, p]] :
∃αi > 0, ∀t ∈ I, (|t − t0 | < α =⇒ |fi (t) − `i | < ε). On pose α = min αi > 0.
i∈[[1,p]]

Alors pour tout t ∈ I :


v
u p
uX p √
|t − t0 | < α =⇒ ||f (t) − `|| = t (fi (t) − `i )2 < pε2 = p.
i=1

Exemple
 √ 
sin(t) 1+t−1
La fonction t 7→ t , t admet en 0 la limite (1, 12 ).

Définition 12: Continuité en t0 ∈ I, continuité sur I.


— On dit que f est continue en t0 si lim f (t) = f (t0 ).
t→t0
— On dit que f est continue sur I si f est continue en tout point t0 ∈ I.

Proposition 13: Caractérisation par les fonctions coordonnées


La fonction f est continue en t0 si et seulement si chaque fonction fi , i ∈ [[1, p]] est continue en t0 .

Exemple

La fonction définie sur I = [−1; +∞[ comme suit est continue sur I :
  √ 
sin(t) 1+t−1
; si t 6= 0



f (t) = t  t
1
1; si t = 0



2

Définition 14: Dérivabilité en t0 ∈ I, fonction dérivée


f (t) − f (t0 )
— On dit que f est dérivable en t0 ∈ I si la limite lim existe et est finie.
t − t0
t→t0
f (t) − f (t0 )
On appelle alors vecteur dérivé le vecteur noté f 0 (t0 ) = lim .
t→t0 t − t0
— On dit que f est dérivable sur I si f est dérivable en tout point t0 ∈ I et on appelle fonction dérivée la
fonction notée f 0 , définie sur I : t 7→ f 0 (t).

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1 Fonctions vectorielles d’une variable réelle

Remarques

f (t) − f (t0 )
— On appelle vecteur dérivée à droite la limite : lim+ si elle existe.
t→t0 t − t0
f (t) − f (t0 )
— On appelle vecteur dérivée à gauche la limite : lim− si elle existe.
t→t0 t − t0
— La fonction f est dérivable en t0 si et seulement si et seulement si elle est dérivable à gauche et à droite en
t0 et que ces dérivées sont égales.  
f (t) − f (t0 ) f1 (t) − f1 (t0 ) fp (t) − fp (t0 )
— Pour tout t 6= t0 , = ,..., .
t − t0 t − t0 t − t0
0 0
Ainsi, f est dérivable en t0 de vecteur dérivée (`1 , . . . , `p ) si et seulement chaque fonction fi , i ∈ [[1, p]] est
dérivable en t0 de nombre dérivée `0i .

Proposition 15: Opération sur les dérivées


Soient f : I → Rp deux fonctions dérivables sur I.
1. Pour tout réel α ∈ R, αf + g est dérivable sur I et (αf + g)0 = αf 0 + g 0 .
2. Pour toute fonction λ : I → R, dérivable sur I, λ × f est dérivable sur I.
De plus, (λ × f )0 = λ0 × f + λ × f 0 .
3. Pour toute fonction λ : R → I, dérivable sur R, f ◦ λ est dérivable sur R.
De plus, (f ◦ λ)0 = λ0 × f 0 ◦ λ.
4. On note (·|·) le produit scalaire usuel sur Rp . Alors (f |g) est dérivable sur I et

(f |g)0 = (f 0 |g) + (f |g 0 ).

5. Si p = 3, alors f ∧ g est dérivable sur I et (f ∧ g)0 = f 0 ∧ g + f ∧ g 0 .

Démonstration.
1. αf + g = (αf1 + g1 , . . . , αfp + gp ). La formule suit du cas des fonctions numériques d’une variable réelle
appliqué à chacune des composantes et de la caractérisation de la dérivabilité d’une fonction vectorielle par les
fonctions coordonnées.
2. λf = (λf1 , . . . , λfp ). Même conclusion.
3. f ◦ λ = (f1 ◦ λ, . . . , fp ◦ λ). Même conclusion.
Pp Pp Pp Pp
4. (f |g) = i=1 fi gi . Ainsi, (f |g)0 = i=1 (fi0 gi + fi gi0 ) = i=1 fi0 gi + i=1 fi gi0 = (f 0 |g) + (f |g 0 ).
     
f1 g1 f2 g3 − f3 g2
5. f ∧ g =  f2  ∧  g2  =  f3 g1 − g3 f1  . Ainsi,
f3 g3 f1 g2 − f2 g1

f20 g3 + f2 g30 − f30 g2 − f3 g20


  0
f2 g3 − f30 g2 f2 g30 − f3 g20
   

(f ∧ g)0 =  f30 g1 + f3 g10 − g30 f1 − g3 f10  =  f30 g1 − g3 f10  +  f3 g10 − g30 f1  = f 0 ∧ g + f ∧ g 0 .


f10 g2 + f1 g20 − f20 g1 − f2 g10 f10 g2 − f20 g1 f1 g20 − f2 g10

Définition 16: Dérivées successives, classe C k


— On définit la n-ième dérivée f (n) de la fonction f par récurrence : f (0) = f et si f (n) est dérivable sur I,
f (n+1) = (f (n) )0 .
— On dit que f est de classe C n sur I si f est n fois dérivable sur I et f (n) est continue sur I.

Par récurrence, on obtient le résultat suivant :

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2 Courbes du plan

Proposition 17: Dérivées successives d’une combinaison linéaire, d’un produit


— Si f, g ∈ C n (I) et α ∈ R alors αf + g ∈ C n (I) et (αf + g)(n) = αf (n) + g (n) .
— Si f : I → Rp et λ : I → R sont de classe C n sur I alors λ × f est de classe C n sur I et
n  
X n (k)
(λ × f )(n) = λ × f (n−k) .
k
k=0

Définition 18: Développement limité en t0 ∈ I


On dit que f admet un développement limité en t0 à l’ordre n si ses fonctions coordonnées admettent chacune un
développement limité en t0 à l’ordre n.

A partir du cas des fonctions numériques d’une variable réelle, on obtient :


Théorème 19
Soit f une fonction de classe C n sur I et t0 ∈ I. Alors,
 
(k)
o((t − t0 )n )
 
f (t)
X (t − t0 )k  1 .
n
  ..
f (t) =  .. +
.

k!

t→t0  
k=0 (k) n
fp (t) o((t − t0 ) )

Exemple : DL3 (0)

(3t)2
 
3
 1 − 2! + o(t ) 
 3 
o(t3 )
       
cos(3t) 1 2 −2 3 0
f (t) = =  3  = +t +t + .
sin3 (t) t3 o(t3 )
 
t→0   t→0 0 0 1
(t − + o(t3 )
3!

Exercice 20
√ t2 + 9 t(t2 + 9)
 
Déterminer le DL3 ( 3) de f (t) = ; .
t2 + 1 t2 + 1

Solution. On commence par déterminer le DL3 (0) de x(t), pose t = 3 + h:

√ √ √
t2 + 9 ( 3 + h)2 + 9 12 + 2 3h + h2 12 + 2 3h + h2 1
x(t) =√ = √ = √ = √
2 2
t→ 3 t + 1 h→0 ( 3 + h) + 1 h→0 4 + 2 3h + h
2 h→0 4 2 3h+h2
1+
4

 √  √ 2 √ 3  √     
3 h2 2 3h + h2 2 3h + h2 2 3h + h2 2 3h + h2
= 3+ h+ 1− + − +o
h→0 2 4 4 4 4 4
 √  √  √   √  
3 h2 2 3h + h2 12h2 + 4 3h3 24 3h3 3
= 3+ h+ 1− + − +o h
h→0 2 4 4 16 64
 √  √ √ √    √  √ √ 
3 h2 3 2 1 3  3 3 3 3 3 3 h2 3 h2 3h3 3
= 3+ h+ 1− h+h − + +h − + o(h ) = 3+ h+ 1− h+ − + o(h )
h→0 2 4 2 4 4 4 8 h→0 2 4 2 2 8
 √ √   √ √ √  √
3 3 3 2 3 3 1  3 3 3 3 3 3 √ 2 3 3 3
= 3+h − + +h − + +h − + − + o(h ) = 3− 3h + h − h + o(h )
h→0 2 2 2 4 4 8 4 8 h→0 4


 √   √

√ 3
 √ 3
 √ 1
 √ − 3 o((t − 3)3 )
Alors y(t) =√ tx(t) = = 3 3+ 1 h3 +o(h3 ) et f (t) =√ √ −(t− 3) +(t− 3)2 +(t− 3)3 4 + √ .
t→ 3 h→0
4
t→ 3
3 3 0 0 1 o((t − 3)3 )
4

2- Courbes du plan
2.A - Modes de représentations
Trois modes de représentations possibles : équation cartésienne, paramétrage, équation implicite.

Lycée Jules Dumont d’Urville - PT Courbes planes 6


2 Courbes du plan

Il est possible de passer d’un mode de représentation à l’autre plus ou moins simplement.
Définition 21: Courbe définie par une équation cartésienne
Soit f : I → R une application définie sur un intervalle I. La courbe définie par l’équation cartésienne y = f (x)
est l’ensemble des points du plan

C = {(x, f (x)) : x ∈ I} = {(x, y) ∈ R2 : x ∈ I, y = f (x)}.

Exemple

Soit f : [−1; 1] → R, x 7→ 1 − x2 .
On représente ci-contre la courbe
n p o
C = (x, 1 − x2 : x ∈ [−1; 1] .

Remarques
L’application x ∈ I 7→ (x, f (x)) est injective. Autrement dit, la courbe C ne possède pas de points doubles ; si M
est un point du plan, la courbe C passe au plus une fois par M .

Définition 22: Courbe définie par un paramétrage


Soient
 x, y : I → R deux applications définies sur un intervalle I. La courbe définie par le paramétrage
x = x(t)
décrit dans le plan l’ensemble C = {(x(t) ; y(t)) : t ∈ I} des points de coordonnées (x(t); y(t)).
y = y(t)

Exemple : Paramétrage d’une droite

Soit Dla droite


 passant par le point M0 (x0 ; y0 ) et de vecteur directeur

− α −−−→ −
u = . Alors M (x; y) ∈ D si et seulement si M0 M et → u sont
β
colinéaires :
   
x − x0 α
M ∈ D ⇐⇒ ∃t ∈ R, =t
y − y0 β

x = x0 + tα
⇐⇒ ∃t ∈ R,
y = y0 + tβ

Lycée Jules Dumont d’Urville - PT Courbes planes 7


2 Courbes du plan

Exemple : Paramétrage d’un cercle

Soit C le cercle de centre Ω(x0 ; y0 ) et de


rayon R.
Alors M (x; y) ∈ C si et seulement si ΩM =
R c’est à dire
−−→ 2 2
||ΩM || = R ⇔ x−x R
0
+ y−y
R
0
= 1.
Ainsi,
 x−x
0
 = cos(t)
M (x; y) ∈ C ⇐⇒ ∃t ∈ R, R
 y − y0 = sin(t)
 R
x = x0 + R cos(t)
⇐⇒ ∃t ∈ R,
y = y0 + R sin(t)

Avec le mode de représentation paramétrique, la courbe C possède d’éventuels points multiples.


Définition 23: Courbe définie par une équation implicite
Soit F : R2 → R une application définie sur un intervalle I.
La courbe d’équation F (x, y) = 0 est l’ensemble C = {(x, y) ∈ R3 : F (x, y) = 0}.

Exemple : Équation de droite du plan


 
a
— Si →
−n = est un vecteur normal à la droite D alors ax + by − c = 0 est une équation cartésienne de
b
D. En effet, si M (x0 ; y0 ) et M (x; y) appartiennent à D, alors en notant (·|·) le produit scalaire euclidien sur
le plan directement orienté R2 alors
−−−→    
x − x0 a
M0 M → −

n = 0 ⇐⇒ = 0 ⇐⇒ ax + by − (ax0 + by0 ) = 0.
y − y0 b
 
−b
— Un vecteur directeur →−u de D est donc orthogonal à → −
n :→
−u = convient : (→−
u |→

n ) = 0.
a
−−−→
On le vérifie, encore, en exploitant la colinéarité de →

u et M0 M via la nullité du déterminant :
−−−→  x − x0 −b
0 = det M0 M , →

u = ⇐⇒ 0 = a(x − x0 ) + b(y − y0 ) ⇐⇒ ax + by − (ax0 + by0 ) = 0.
y − y0 a

Exemple : Équation implicite de cercle

Une équation implicite du cercle de centre Ω(x0 ; y0 ) dans le plan R2 muni de sa structure euclidienne usuelle :
(x − x0 )2 + (y − y0 )2 − R2 = 0.

2.B - Passage d’un mode de représentation à l’autre


 C est définie par une équation cartésienne y = f (x), on obtient aisément une représentation paramétrique :
— Si
x=t
. Le paramètre est simplement la coordonnée x.
y = f (t)
— Si C est définie par une équation cartésienne y = f (x), on a également aisément une équation implicite : F (x, y) =
y − f (x) = 0.
— Si C est définie par une équation implicite, il n’est pas toujours possible d’obtenir une équation cartésienne.

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2 Courbes du plan

√ √
Par exemple, l’équation C : x2 + y 2 = R2 donne deux équations cartésiennes y = + 1 − x2 et y = − 1 − x2 .
Les demi-cercles possèdent donc de telles équations cartésiennes réduites mais pas le cercle entier.
— Si C est définie par une représentation paramétrique, il n’est pas toujours possible d’obtenir une équation carté-
sienne (notamment si C possède des points doubles).
En revanche, on peut éliminer le paramètre pour obtenir une équation implicite comme dans l’exemple ci-dessous :
Exemple

t2 + 9

 x= 2 (1),


t +1
C :
 t3 + 9t On a y = tx et on obtient, en injectant t = xy (x > 0) dans (1) :
 y=
 (2).
t2 + 1
y2
2 + 9 y 2 + 9x2
x = xy2 ⇔x− 2 = 0 (∗).
2 + 1
y + x2
x

Attention : L’équation y 2 (x − 1) + x2 (x − 9) = 0 est vérifiée au point


(x, y) = (0, 0) qui n’appartient pas à la courbe.
Réciproquement, si (x, y) vérifie (∗) on pose t = xy (x > 0) et on retrouve
le paramétrage de x(t) et y(t) initial.

— Si C est donnée par une équation implicite, on peut parfois avoir recours à un faisceau de droites pour en déduire
un paramétrage :
Exemple

On considère l’ellipse E : 4x2 + y 2 = 4 et le faisceau de droites (Dt )t∈R passant par le point (1; 0) :
Dt : y = t(x − 1).
• Toute droite Dt coupe l’ellipse en deux points (1; 0) et un autre point.
En effet, on injecte y = t(x − 1) dans l’équation de E et on obtient l’équation du second degré d’inconnue
x possédant deux solutions réelles :
t2 − 4
x2 (4 + t2 ) − 2t2 x + (t2 − 4) = 0, ∆ = 64, x = 1 ou x = .
t2 + 4
Les ordonnées correspondantes y = t(x − 1) permettent alors d’obtenir les deux points d’intersection
  2 
t − 4 −8t
Dt ∩ E = (1; 0), 2 ; 2 = {(1; 0), At }.
t +4 t +4
• Réciproquement, tout point M (x; y) de l’ellipse est l’intersection de E et d’une droite Dt : y = t(x − 1).
y
En effet, M (x, y) vérifie 4x2 + y 2 = 4. Si (x; y) 6= (1; 0) on pose t = x−1 et on obtient comme ci-dessus
 2 
t −4 −8t
(x; y) = t2 +4 ; t2 +4 ∈ E ∩ Dt avec Dt : y = t(x − 1).

On obtient un paramétrage de l’ellipse E


(privée du point (1; 0)) :

t2 − 4

 x =

t2 + 4


,t ∈ R


 y = −
 8t
t2 + 4
Un autre paramétrage de l’ellipse (com-
plète) :

x = cos(t)
,t ∈ R .
y = 2 sin(t)

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3 Courbes paramétrées du plan

3- Courbes paramétrées du plan


3.A - Définition
Définition 24
— On appelle courbe paramétrée toute application f : I → R2 de classe C 1 sur un intervalle de R à valeurs
dans R2 .
— On appelle support de la courbe paramétrée par f l’ensemble des points M (t) de coordonnées
(x(t); y(t)), t ∈ I du plan.

Dans le reste du chapitre f : I → R2 désigne une fonction de classe C 1 sur un intervalle I ⊂ R à valeurs dans R2 .
On distinguera bien la notion de courbe paramétrée et celle de support ; de même qu’on distingue la notion de fonction
numérique de son expression f (x) ; ou en physique la notion de mouvement de celle de trajectoire.
Exemple

— L’ellipse E 0 : 4x2 + y 2 = 4 privée du point (1; 0) admet deux paramétrages (au moins)
t2 − 4

x =
 
 x = cos(θ)

t2 + 4


, avec t ∈ R et , avec θ ∈]0; 2π[


 y = −
 8t 
y = 2 sin(θ)
t2 + 4
— Le cercle privé du point (−1; 0) admet deux paramétrages(au moins) :
1 − u2
x =


1 + u2
 
x = cos(t)

f : t 7→ , avec t ∈] − π; π[ et g : u 7→ , avec u ∈ R
y = sin(t) 
 2u
 y =

1 + u2
On obtient le second paramétrage à partir du premier en posant :
 
t −−→ −−→
t = 2 arctan(u) = ϕ(u) ⇐⇒ u = tan alors : OM (t) = f (t) = f (ϕ(u)) = g(u) = OM (u).
2

Remarques : Changement de paramétrage

Soit ϕ : J → I, u 7→ ϕ(u) = t une bijection de classe C 1 .


La courbe paramétrée par f a le même support que celle paramétrée par g(u) = f (ϕ(u)) = f (t).
On note au passage qu’au point de paramètre t0 = ϕ(u0 ) ⇐⇒ u0 = ϕ−1 (t0 ), on a :

dg d(f ◦ ϕ) df df
(u0 ) = (u0 ) = ϕ0 (u0 ) (t0 ) = ϕ0 (u0 ) (ϕ(u0 ))
du du dt dt

ϕ(u) = t IO
f
/ R2 g(u) = f (ϕ(u)) = f (t)
?
ϕ
g=f ◦ϕ

u J

3.B - Etude d’une courbe paramétrée


On considère f : I → R2 une courbe paramétrée c’est à dire une fonction de classe C 1 sur I.
−−−−→ x(t)
 
Suivant la situation, f (t) désigne : le point M (t) de coordonnées (x(t); (y(t)) ou le vecteur OM (t) .
y(t)

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3 Courbes paramétrées du plan

3.B.1 ) Domaine de définition


On détermine les domaines des fonctions x et y. Le domaine de définition Df de f est leur intersection.
Exemple Exemple
t2
 
t
t 7→ f (t) = 2 ; . Df = R \ {−1; 1} t 7→ f (t) = −2 sh3 (t); 2 ch3 (t) . Df = R.

t −1 t−1

3.B.2 ) Réduction de l’intervalle d’étude


Périodicités et symétries permettent de limiter l’étude à des parties du domaine de définition :
— Si x et y sont T -périodiques, on les étudie sur un intervalle de longueur T .
Exemple : f (t) = (cos(t); sin(t)).
Il suffit d’étudier la courbe sur [−π; π] (ou [0; 2π], etc.).

— Si x et y sont paires : il suffit d’étudier la courbe sur Df ∩ R+ .


Exemple : f (t) = (cos3 (t); sin2 (t)).

Les fonctions x et y sont 2π-périodiques : on res-


treint l’étude à [−π; π].
Les fonctions x et y sont paires, il suffit donc
d’étudier la courbe sur [0; π].

— Si x est paire et y impaire, on restreint l’étude à Df ∩ R+ et on complète par réflexion d’axe (Ox ).
Exemple : Le cercle : f (t) = (cos(t); sin(t)).

Les fonctions x et y sont 2π-périodiques : on


restreint l’étude à [−π; π].

La fonction x est paire, y impaire : on restreint


l’étude à [0; π] et on complète par réflexion d’axe
(Ox ).
Remarques

π x(π − t) = −x(t)
∀t ∈ [0; 2 ],
y(π − t) = y(t).
On peut encore réduire l’intervalle
d’étude à [0; π2 ] et compléter par les
réflexions d’axe (Ox ) et (Oy ).

— Si x et y sont impaires : on restreint l’étude à R+ ∩ Df et on complète par symétrie centrale de centre O.

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3 Courbes paramétrées du plan

Exemple : Lemniscate de Bernoulli

f (t) = (sin(t); sin(2t)).

Les fonctions x et y sont 2π-pérdiodiques : on restreint l’étude à


[−π; π].

Les fonctions x et y sont impaires : on travaille sur [0; π] et on


complète par symétrie centrale de centre O.
Remarques

x(π − t) = x(t)
On a
y(π − t) = −y(t).
On peut encore réduire l’intervalle l’étude à [0; π2 ] et com-
pléter par les deux réflexions d’axe (Ox ) et (Oy ).

— Il existe encore d’autres possibilités afin réduire l’intervalle d’étude que nous rencontrerons en TD. Il faut être
capable de les retrouver sur un schéma rapide.

3.B.3 ) Etude des variations


On superpose les tableaux de variations des fonctions x et y sur I afin d’étudier leur évolution conjointe et d’en déduire
la trajectoire des points (x(t); y(t)) pour t ∈ I.
Exemple

t 7→ f (t) = (cos3 (t); sin2 (t)).


La fonction f est de classe C 1 sur R.
Les fonctions coordonnées définies par x(t) = cos3 (t) et y(t) = sin2 (t) sont 2π-périodiques, on étudie la courbe
sur [−π; π].
Le fonctions x et ysont paires, on restreint l’étude à [0; π] : l’étude est complète sur cet intervalle.
x(π − t) = −x(t)
Enfin, ∀t ∈ [0; π2 ],
y(π − t) = y(t).
On peut encore restreindre l’intervalle d’étude à [0; π2 ] et compléter par réflexion d’axe (Oy ).
π
t 0 2
x0 (t) 0 − 0 — Pour tout t ∈ [0; π2 ] x0 (t) = −3 sin(t) cos2 (t) 6 0 et s’annule
en 0 et π2 .
1
x — Pour tout t ∈ [0; π2 ], y 0 (t) = 2 cos(t) sin(t) > 0 et s’annule
en 0 et π2 .
0
— Le seul tableau de variation ne permet pas de dessiner le sup-
y 0 (t) 0 + 0 port de la courbe. Il faut notamment pouvoir caractériser les
1 points de paramètres t = 0 et t = π2 : le vecteur dérivé est nul
y en ces deux points.
0

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3 Courbes paramétrées du plan

3.B.4 ) Tangente, points réguliers et stationnaires.

Définition 25
Soit f : I → R2 une courbe paramétrée ; f de classe C 1 sur I. Soit t0 ∈ I.
— On appelle demi-tangente à droite en M (t0 ) la demi-droite issue de M (t0 ) et dirigée par le vecteur, s’il
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
existe, lim+ −−−−−−−→ .
t→t0 M (t0 )M (t)
— On appelle demi-tangente à gauche en M (t0 ) la demi-droite issue de M (t0 ) et dirigée par le vecteur, s’il
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
existe, lim− −−−−−−−→ .
t→t0 M (t0 )M (t)
— On appelle tangente en M (t0 ) la droite passant par et M (t0 ), et dirigée par le vecteur, s’il existe,
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
lim −−−−−−−→ .
t→t0
M (t0 )M (t)

Remarques
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
— lim −−−−−−−→ existe si et seulement si les limites à droite et à gauche existent et sont égales.
t→t0
M (t0 )M (t)
— La tangente (Tt0 ), si elle existe, apparaît donc comme la droite limite des droites sécantes Dt lorsque t → t0 .

Interprétation cinématique.
Le mouvement d’un point dans le plan est modélisé en mécanique par une
application
−−−−→
t ∈ I 7→ f (t) = OM (t) = (x(t); y(t)) ∈ R2 ,

où t représente le temps.
La trajectoire de ce mouvement est l’ensemble décrit par les points M (t) :
c’est le support de la courbe paramétrée par f .
La vitesse moyenne du point entre les instants t0 et t est la distance
−−−−−−−→
M (t0 )M (t) = ||f (t) − f (t0 )|| divisée par t − t0 .

||f (t) − f (t0 )||


Si t → t0 , on obtient la vitesse instantanée vt0 = lim .
t→t0 t − t0
Si cette quantité est non nulle, on va faire le lien entre :
−−−−−−−→
M (t0 )M (t)
— le vecteur unitaire tangent −−−−−−−→ à la courbe au point t0 ,
M (t0 )M (t)
−−→  0 
dOM x (t)
— et le vecteur dérivé f (t) = (t) = .
dt y 0 (t)
Définition 26: Points réguliers, singuliers
−−→  0 
dOM x (t0 )
— Le point M (t0 ) est dit régulier si le vecteur dérivé (t0 ) = est non nul.
dt y 0 (t0 )
−−→  0 
dOM x (t0 )
— Le point M (t0 ) est dit stationnaire (ou singulier) si le vecteur dérivé (t0 ) = est nul.
dt y 0 (t0 )
— Une courbe est dite régulière si elle ne possède aucun point singulier, c’est-à-dire si les points M (t), t ∈ I
sont tous réguliers.

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3 Courbes paramétrées du plan

Proposition 27
Soit M (t0 ) un point régulier.
La courbe paramétrée par f possède une tangente au point M (t0 ) dirigée par le vecteur dérivé :
−−→
dOM
f 0 (t0 ) = (t0 ).
dt

Démonstration. Le point M (t0 ) est régulier donc le vecteur dérivé f 0 (t0 ) est non nul. Alors :

x(t) − x(t0 )
  s 2  2
f (t) − f (t0 ) x(t) − x(t0 ) y(t) − y(t0
lim = lim  y(t)t − t0 = lim +
 
t→t0 t − t0 t→t0 − y(t0 ) 
t→t0 t − t0 t − t0
t − t0
||f (t) − f (t0 )|| p 0
lim = x (t0 )2 + y 0 (t0 )2 = ||f 0 (t0 )||.
t→t0 |t − t0 |

Ainsi,
f 0 (t0 )

−−−−−−−→ 
 −→+ 0
,
M (t0 )M (t) f (t) − f (t0 ) f (t) − f (t0 ) t − t0 t→t0 ||f (t0 )||

−−−−−−−→ = = × f 0 (t0 )
M (t0 )M (t) ||f (t) − f (t0 )|| t − t0 ||f (t) − f (t0 )|| 
 −→− − 0
 .
t→t0 ||f (t0 )||

La courbe possède une tangente en M (t0 ) dirigée par le vecteur f 0 (t0 ).

Remarques
−−→  
dOM α
Si M (t0 ) est régulier alors le vecteur dérivé en M (t0 ) est non nul et (t0 ) = 6 (0, 0)
avec (α, β) =
dt β
dirige la tangente en M (t0 ).  

− −β
Un vecteur normal est n = et une équation cartésienne de la tangente (Tt0 ) est −βx + αy − c = 0 (avec
α
c = −βx(t0 ) + αy(t0 ) car M (t0 ) ∈ (Tt0 )).
β y 0 (t0 )
Le coefficient directeur de la tangente est donnée par = 0 ∈ R = R ∪ {±∞}.
α x (t0 )

Exemple

 
cos(t)
La courbe t 7→ f (t) = est régu-
sin(t)
lière car
−−→  
dOM − sin(t)
(t) =
dt cos(t)

n’est pas nul.

La tangente rend compte du comportement local de la courbe : dans le cas d’un point régulier M (t0 ) le vecteur dérivée
−−→  
dOM o(t − t0 )
(t0 ) fournit une approximation locale : f (t) = f (t0 ) + (t − t0 )f 0 (t0 ) +
dt o(t − t0 )

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3 Courbes paramétrées du plan

Exemple : Support du lemniscate de Bernoulli


 
sin(t)
f (t) = .
sin(2t)
On a déjà justifié que l’étude peut-être restreinte à l’intervalle [0; π2 ] et complétée par la réflexion d’axe (Ox ) et
symétrie centrale de centre O.

 
cos(t)
f ∈ C (R) avec ∀t ∈ R, f (t) =
1 0
.
2 cos(2t))
   √   
1 2 0
f 0 (0) = ; f 0 π4 = ; f 0 π2 =
 
2 .
2 0 −2

π π
t 0 4 2

x0 (t) + + 0

√ 1
2
x(t) 2
0

y 0 (t) + 0 −

1
y(t)
0 0

En un point singulier, le vecteur dérivé n’apporte pas d’information. Il faut poursuivre le DL.

3.B.5 ) Etude locale : développements limités


Sous réserve de régularité suffisante, on effectue un développement limité de f au voisinage de t0 :
o((t − t0 )q )
         
x(t) x(t0 ) a c
f (t) = = +(t−t0 )p + .|. {z
. . .}. +(t−t0 )q + ,
t→t0 y(t) t→t0 y(t0 ) b d o((t − t0 )q )
o((t − t )p )
| {z }   | {z }

→ 0 −
→− →
Tp 6=0 o((t − t0 )p ) det(Tq ,Tp )6=0

de telle sorte que


 (s’ils
 existent) :
−→ a
— Tp = soit le premier vecteur non nul du DL (dans le cas singulier p ≥ 2),
 b 

→ c −

— Tq = soit le premier vecteur du développement, non colinéaire à Tp .
d  −
→ −→
On obtient alors un repère local Rt0 = M (t0 ), Tp , Tq dans lequel tout point M (t) de coordonnées (X(t), Y (t)) dans
Rt0 vérifie :
−−−−−−−→
   
x(t) x(t0 ) −
→ −

M (t0 )M (t) = f (t) − f (t0 ) = − = X(t) Tp + Y (t) Tq .
y(t) y(t0 ) t→t0 | {z } |{z}
∼ (t−t0 )p ∼ (t−t0 )q
t0 t0

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3 Courbes paramétrées du plan


→ −

Tq Tq

X −
→ X −

Tp Tp

Y Y

p impaire , q paire p impaire , q impaire


point ordinaire point d’inflexion


→ −

Tq Tq

X −
→ X −

Tp Tp

Y Y

p paire , q impaire p paire , q paire


point de rebroussement de première espèce point de rebroussement de 2de espèce

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3 Courbes paramétrées du plan

Exemple : Support d’une courbe avec études locales

t 7→ f (t) = (cos3 (t); sin2 (t)) est de classe C ∞ sur R.


On a déjà justifié que l’étude est complète sur [0; π] par 2π-périodicité et parité des fonctions coordonnées. On a
également justifié que l’on peut restreindre l’intervalle d’étude à [0; π2 ] et compléter par réflexion d’axe (Oy ).
π
t 0 2 • M (0) est un point de rebroussement de 2de espèce :
x0 (t) 0 − 0  3   7  
o(t4 )
  
1 −2
1 f (t) = + t2 + t4 8 + .
t→0 0 1 − 13 o(t4 )
x
0
y 0 (t) 0 + 0 • M ( π2 ) est un point de rebroussement de première espèce :
1
o(t4 )
         
y 0 π 2 0 π 3 −1
f (t) =π + t− + t− + .
0 t→ 2 1 2 −1 2 0 o(t4 )

 2 4 3 2 4 t4
  
cos3 (t) = 1 − t + t + o(t4 ) = 1+3 −t + t +3 + o(t4 ) = 1 − 3 t2 + 7 t4 + o(t4 )
 2! 4! 2 24 4 2 8
t→0 t→0 t→0

3
2 4
 sin2 (t) = t − t + o(t4 ) = t2 − 2t + o(t4 ) = t2 − 1 t4 + o(t4 )
3! 6 3
t→0 t→0 t→0
 3 3 
cos3 (h + π ) = − sin3 (h) = − h − h + o(h3 ) = −h3 + o(h3 )
 2 3!
h→0 h→0

2 2
 2
 sin2 (h + π ) = 1 − h + o(h3 ) = 1 − 2 h + o(h3 ) = 1 − h2 + o(h3 )
2 2! 2
h→0 t→0 h→0

3.B.6 ) Etude des branches infinies : développements asymptotiques


La courbe présente une banche infinie, si l’une des coordonnées au moins tend vers ±∞ lorsque t → t0 → R.
1. Si lim x = ±∞ et lim y ∈ R alors il y a au voisinage de M (t0 ) une asymptote horizontale.
t0 t0

2. Si lim x ∈ R et lim y = ±∞ alors il y a au voisinage de M (t0 ) une asymptote verticale.


t0 t0

y(t)
3. Si x et y tendent vers l’infini on étudie le comportement du quotient .
x(t)
y
(a) Si lim = 0 : la courbe présente une branche parabolique horizontale.
x
t0
y
(b) Si lim = +∞ : la courbe présente une branche parabolique verticale.
t0 x
y
(c) Si lim = a ∈ R∗ alors :
t0 x

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

i. Si lim(y − ax) = b la droite d’équation y = ax + b est asymptote à la courbe. La position relative de la


t0
courbe et de son asymptote est donnée par le signe de y(t) − (ax(t) + b).
ii. Si lim(y − ax) = ±∞, la courbe présente une branche parabolique de direction y = ax.
t0

−2sh3 (t)
 
Exemple : f (t) = .
2ch3 (t)

On écrit x(t) = −2 sh3 (t) et y(t) = 2 ch3 (t) ce qui définit deux fonctions de classe C ∞ sur R.
La fonction x est impaire et la fonction y est paire.
Il suffit donc d’étudier la courbe sur R+ et de compléter par réflexion d’axe (Oy).
On a pour tout t ∈ R, x0 (t) = −6 cosh(t) sinh2 (t) et y 0 (t) = 6 sinh(t) cosh2 (t).
On en déduit le tableau de variations ci-dessous.
On fait une étude locale au voisinage de t = 0 au point M (0) =
t 0 +∞ (0, 2) :
0
x (t) 0 −   3
3
 x(t) =
 −2 t + t6 + o(t3 ) = −2t3 + o(t3 )
0 t→0  3
2
x(t)  y(t) = 2 1 + t2 + o(t3 ) = 2 + 3t2 + o(t3 ).

t→0
−∞
y 0 (t) 0 + Le point (0, 2) est donc un point de rebroussement de première
espèce : la courbe traverse sa tangente au point M (0) :
+∞
y(t)
o(t3 )
       
2 0 0 −2
f (t) = + t2 + t3 + .
2 3 0 o(t3 )

Étude asymptotique : on a
• lim x = −∞ et lim y = +∞.
+∞ +∞
y(t) 3t
• ∼
x(t) t→+∞ − 22 ee3t = −1.
• y(t) − (−1)x(t)
3t
h 3 3 i
= 2e8 1 + e−2t − 1 − e−2t
3t 
donc y(t) + x(t) = e4 6e−2t + o(e−2t )

t→+∞
3et
puis y(t) + x(t) ∼ −→
2 t→+∞ +∞.
t→+∞
Ainsi la courbe présente une branche parabolique
de direction y = −x pour t au voisinage de +∞.

4- Propriétés métriques des courbes paramétrées


−−→
Soit f : I → R2 , t 7→ OM (t) une application de classe C 1 sur un intervalle I et régulière.

4.A - Longueur d’une courbe et abscisse curviligne

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

Définition 28
Soient a, b ∈ I avec a 6 b. La longueur de la courbe entre les points M (a) et M (b) est :
Z b Z b −−→ Z bp
0 dOM (t)
L= ||f (t)||dt = dt = x0 (t)2 + y 0 (t)2 dt (L ∈ R+ ).
a a dt a

M (a)
M (a) M (a)

M (b) M (b) M (b)


M (a + 2h)

M (a + h)
M (a + h)
−−−−−−−→ −−−−−−−−−−−→ P2 −−−−−−−−−−−−−−−−−−−−→
L1 = ||M (a)M (b)|| L2 = ||M (a)M (a + h)||+ L3 = i=0 ||M (a + ih)M (a + (i + 1)h)||
−−−−−−−−−−→
+||M (a + h)M (b)||
Exemple  
R cos(t)
La courbe paramétrée par t 7→ f (t) = est le cercle de centre O et de rayon R > 0. Cette courbe est
R sin(t)
régulière et sa longueur vaut
Z 2π Z 2 p
0
||f (t)||dt = (−R sin(t))2 + (R cos(t))2 dt = 2πR.
0 0

1 − u2

Une courbe peut admettre plusieurs paramétrages :
 x =


1 + u2
 
x = cos(t)
Le cercle C (O; 1) privé de (−1; 0) : f (t) = , t ∈] − π; π[ et g(u) = , u ∈ R.
y = sin(t) 
 2u
 y
 =
1 + u2

    
t t
Avec u = tan : g(u) = g tan = f (t) ⇐⇒ g(u) = f (2 arctan(u)) = f (t)
2 2
⇐⇒ g(u) = f (ϕ(u)) = f (t) ⇐⇒ g(u) = g(ϕ−1 (t)) = f (t)

Avec les deux paramétrages on trouve bien sûr la même longueur :


Z π Z +∞
0
On a ||f (t)||dt = 2π et un calcul donne la convergence et la valeur de : ||g 0 (u)||du = 2π.
−π −∞
Le changement de variable u = tan(t/2) ⇔ t = 2 arctan(u) permet de déduire une intégrale de l’autre.
Proposition 29
Soit f : I → R2 et g : J → R2 deux paramétrages de la même courbe tels que ϕ : J → I est une application
strictement monotone de classe C 1 sur J vérifiant ∀u ∈ J, g(u) = f ◦ ϕ(u). Alors :
Z Z
0
||f (t)||dt = ||g 0 (u)||du.
I J

Démonstration. Il s’agit de la formule du changement de variable. Notons : g(u) = f ◦ ϕ(u) = f (t).


— Cas ϕ strictement croissant. On effectue le changement de variable t = ϕ(u) :

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

u c d
Z b Z d
||f 0 (t)||dt = ||f 0 (ϕ(u))|| ϕ0 (u) du
b a c | {z }
>0
ϕ Z d Z d
a = 0 0
||f (ϕ(u))ϕ (u)||du = ||g 0 (u)||du.
c c
— Cas ϕ strictement décroissant. Preuve analogue en notant que |ϕ0 (u)| = −ϕ0 (u)

Définition 30: Abscisse curviligne


On appelle abscisse curviligne de f d’origine t0 ∈ I la fonction ψ : I → R définie par
Z t Z t −−→ Z tp
0 dOM (τ )
∀t ∈ I, ψ(t) = ||f (τ )||dτ = dτ = x0 (τ )2 + y 0 (τ )2 dτ.
t0 t0 dτ t0

L’abscisse curviligne correspond à la longueur algébrique de la courbe entre les points M (t0 ) et M (t) la courbe étant
parcourue dans le sens donné par le paramètre t croissant. On dit que la courbe est orientée par le sens de parcours, lui
même fixé par le choix du paramétrage C 1 bijectif.
Exemple : Abscisse curviligne sur le cercle

Soit t0 = 0. Pour tout t ∈ [−π; π],


Z tp
ψ(t) = (− sin(τ ))2 + (cos(τ ))2 dτ = t
0

Ci-contre, les longueurs des arcs reliant M (0)


à M (t) ou M (−t) sont égales mais leurs lon-
gueurs algébriques opposées ; le signe dépen-
dant du sens de parcours imposé par le para-
métrage.
Par exemple s(− π4 ) = − π4 et s( π4 ) = π4 .

Exercice 31
 
cos(−u)
Soit u ∈ [−π; π] 7→ g(u) = .
sin(−u)
— Quel est le support de la courbe paramétrée par g ?
— Quel est le sens de parcours ?
π
— Déterminer l’abscisse curviligne d’origine 0 aux points de paramètre t = 4 et t = − π4 .

L’abscisse curviligne fournit un paramétrage particulièrement intéressant de la courbe.


Avec ce paramétrage, la courbe est parcourue à vitesse constante 1.
On a ψ ∈ C 1 (I) car ψ est une primitive de la fonction t 7→ ||f 0 (t)|| continue (et strictement positive).
Ainsi, ψ est strictement croissante et réalise une bijection de I sur l’intervalle ψ(I) = J.
La fonction ϕ = ψ −1 , bijection réciproque de ψ dérivable sur J car ∀t ∈ I, ψ 0 (t) = ||f 0 (t)|| > 0 :

ψ −1 : J −→ I On a : t = ψ −1 (s) ⇐⇒ s = ψ(t) et
1 1 1
s 7−→ ψ −1 (s) = t. on a (ψ −1 )0 (s) = 0 −1 = = 0 −1
.
ψ (ψ (s)) dψ ||f (ψ (s))||
(t)
dt

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

La courbe paramétrée par

g : J −→ R2
f 0 (ψ −1 (s))
s 7−→ f ◦ ψ −1 (s) a le même support que f et g 0 (s) = (ψ −1 )0 (s) × f 0 (ψ −1 (s)) =
||f 0 (ψ −1 (s))||

Ainsi comme annoncé ∀s ∈ J, ||g 0 (s)|| = 1. On écrit s = ψ(t) et on obtient les formules plus suggestives :
−−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
dOM 1 dOM dOM dt dOM dOM 1 dOM
(s) = (t) i.e. = et on retrouve = −−→ = 1.
ds ds dt ds ds dt ds dOM dt
(t)
dt dt

4.B - Repère de Frenet


On considère une courbe régulière paramétrée par f : I → R2 de classe C 2 .
Définition 32: Repère de Frenet

− →

On appelle repère de Frenet au point M (t) le repère orthonormé direct (M (t), T (t), N (t)) où
−− → −−→

− →
− f 0 (t) 1 dOM dOM
— T (t) est le vecteur tangent unitaire T (t) = = −−→ = = g 0 (s).
||f 0 (t)|| dOM dt ds
dt
 

− 0 −1 → − →

— N (t) = T (t) le vecteur directement orthogonal à T (t), appelé vecteur normal.
1 0

Si ϕ : J → I est une application strictement croissante telle que f (t) = f (ϕ(u)) = g(u), on a

g 0 (u) (f ◦ ϕ(u))0 ϕ0 (u)f 0 (ϕ(u)) f 0 (t)


= = = .
||g 0 (u)|| ||(f ◦ ϕ(u))0 || [ϕ0 (u)>0] ϕ0 (u)||f 0 (ϕ(u)|| ||f 0 (t)||

Le vecteur T est donc invariant via ce type de re-paramétrage (notamment par l’abscisse curviligne).

− →
− →
− → − →
− →

On notera indifféremment T (t), T (u), T et N (t), N (u), N .
Définition 33: Courbure


dT →

En tout point de la courbe, les vecteurs et N sont colinéaires.
ds →

dT →

On appelle courbure la fonction γ définie par = γN .
ds


− → −  →− → − →
− →
− →
− →

Démonstration. ( T | T ) = 1 donc en dérivant : 2 ddsT | T = 0. Ainsi, dT
ds ⊥ T i.e. dT
ds et N sont colinéaires.

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

Remarques : Calcul pratique de la courbure




dT →
− →
− −

Les vecteurs et N sont colinéaires : g 00 (s) = dds
T
= γ N (∗).
ds
En général le paramètre t est quelconque, différent de l’abscisse curviligne :f (t) = f (ψ −1 (s)) = g(s).


Néanmoins, le vecteur tangent T (t) est unitaire par définition, donc comme dans la preuve ci-dessus, il existe Γ(t)


dT −

tel que = Γ(t) N (∗∗).
dt
Attention le coefficient Γ(t) = Γ(ψ −1 (s)) n’est pas la courbure au point de paramètre t (ou s).

− →

On a g 0 (s) = T (t) = T (ψ −1 (s)) donc :

− −

00 d →
− −1

−1 0 d T −1 1 dT
g (s) = T ◦ψ (s) = (ψ ) (s) (ψ (s)) = (ψ −1 (s))
ds dt ||f 0 (ψ −1 (s))|| dt
On en déduit avec (∗) puis (∗∗) que

− →

dT d T −1 →

(t) = (ψ (s)) = γ(s)||f 0 (ψ −1 (s))|| N donc γ(s)||f 0 (ψ −1 (s))|| = Γ(ψ −1 (s)).
dt dt
On obtient avec le paramètre t :

Γ(ψ −1 (s)) Γ(t)


γ(s) = 0 −1
= = γ(t).
||f (ψ (s))|| ||f 0 (t)||

On retrouvera la formule sur chaque exemple de calcul de courbure avec les notations suggestives :

− →
− →

dT →
− dT ds d T ds →− ds
= ΓN , et = = γN avec = s0 (t) = ||f 0 (t)||.
dt dt dt ds dt dt

Exemple : Courbure de parabole


   
t 1
Soit t 7→ f (t) = t 2 ∈ C 1
(R) : ∀t ∈ R, f 0
(t) = 6= 0 et ||f 0 (t)|| = 1 + t2 .
2
t

− →

Le repère de Frenet (M (t), T (t), N (t)) :
   

− 1 1 →
− 1 −t
T (t) = √ et N (t) = √ .
1 + t2 t 1 + t2 1

−t
 

− →
− →

dT  (1 + t2 ) 32  1 → − dT ds d T 0 →

On a (t) =  1  = 1 + t2 N (t) et dt = dt ds = ||f (t)||γ(t) N (t).
 
dt
3
(1 + t2 ) 2
1
Ainsi, γ(t) = 2
3 .
(1+t ) 2

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

Exemple : Courbure d’une droite


 
α
Soit un vecteur de norme 1, directeur d’une droite passant par le point (x0 ; y0 ).
β  
x0 + tα
Une paramétrisation de cette droite est donnée par la fonction t 7→ f (t) = .
  y0 + tβ
α
f ∈ C 1 (R) : ∀t ∈ R, ||f 0 (t)|| = = 1 6= 0 : la courbe est régulière.
β
−−→    

− dOM α →
− −β
On obtient T (t) = (t) = (ce qui n’est pas surprenant) et N (t) = .
dt β α

− →


− dT ds d T ds →−
Ainsi, 0 N = = = γN .
dt dt ds dt
On en déduit γ = 0.

Exemple : Courbure d’un cercle de rayon R > 0


 
R cos(t)
t 7→ f (t) = ∈ C 1 (R).
R sin(t)    
0 →
− −R sin(t) →
− −R cos(t)
On a ||f (t)|| = R 6= 0 la courbe est régulière et T (t) = ; N (t) = .
R cos(t) −R sin(t)

− →


− →
− dT ds d T →
− 1
On a ddtT (t) = N (t) et = = ||f 0 (t)||γ N donc γ(t) = .
dt dt ds R

Schéma : Repère de Frenet




N (t)

−−→ −−→

− f 0 (t) 1 dOM dOM


j T (t) = = −−→ (t) = (s) = g 0 (s)
||f 0 (t)|| dOM dt ds
(t)
dt
α(t)


i
M (t)
−−→
OM (t)


i
O
Théorème 34: Théorème de relèvement (admis)
On suppose que f : I → R2 est de classe C 2 sur I.
Il existe une fonction α : I → R de classe C 1 sur I telle que
 

− →
− →
− cos α(t)
∀t ∈ I, T (t) = cos α(t) i + sin α(t) j = .
sin α(t)
 

− − sin α(t)
On obtient alors ∀t ∈ I, N (t) = et par conséquent :
cos α(t)

− →
−   →
− →
−  
dT dα d T dα − sin α dα →
− dN dα d N dα − cos α dα →

= = = N et = = =− T.
ds ds dα ds cos α ds ds ds dα ds − sin α ds

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4 Propriétés métriques des courbes paramétrées

Théorème 35: Formules de Frenet


dα dt dα
— La courbure γ vérifie : γ = =
ds ds dt
— Les formules de Frenet sont les suivantes :

− →

dT dα →
− dN dα →

= N et =− T.
ds ds ds ds

Exemple : Courbure d’un cercle de rayon R > 0


 
R cos(t)
t 7→ f (t) = ∈ C 2 (R).
R sin(t)
cos(t + π2 )
   
0 →
− f 0 (t) − sin(t)
On a ||f (t)|| = R > 0 la courbe est régulière et T (t) = = = . Le
||f 0 (t)||cos(t) sin(t + π2 )
π dα dt dα 1 1
relèvement α : t 7→ t + 2 convient. Alors γ = = = 0
×1= .
ds ds dt ||f (t)|| R

Interprétation géométrique de la courbure.


Supposons la courbe paramétrée par une abscisse curviligne : s 7→ g(s) avec g de classe C 2 .
Alors au voisinage du point de paramètre s0 :

(s − s0 )2 00 o((s − s0 )2 )
 
g(s) = g(s0 ) + (s − s0 )g 0 (s0 ) + g (s0 ) +
s→s0 2 o((s − s0 )2 )
(s − s0 )2 → o((s − s0 )2 )
 

− −
= g(s0 ) + (s − s0 ) T + γN + .
s→s0 2 o((s − s0 )2 )


La tangente, portée par le vecteur dérivé T , fournit une approximation locale de l’allure de la courbe autours de M (s0 ).


Le terme d’ordre 2 dans le développement limité décrit le virage que prend la courbe suivant le second vecteur N du repère
de Frenet.
Plus la courbure γ = dαds est importante, plus les variations de l’angle α sont importantes : le virage pris par la courbe
est d’autant plus serré que la courbure est importante.
Dans le cas d’une courbure nulle, au contraire, l’angle α ne varie par au voisinage de s0 . Dans ce cas la courbe présente
un point d’inflexion en M (s0 ).


N


N →

T

− →

N T


T
α(t)
α(t) α(t) →


− →
− i
i i

Dans les dessins ci-dessus, la courbure est positive et la courbe est attirée (plus ou moins vite) dans le sens du vecteur

− →

N . Si la courbure est négative au contraire, la courbe prend un virage en s’éloignant du sens du vecteur N .

4.C - Etude en un point birégulier


On considère une courbe paramétrée régulière par f : I → R2 de classe C 2 .

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5 Enveloppe et développée

Définition 36: Point birégulier



−!

− dT
On dit que le point M est un point birégulier si la famille T, est libre.
ds


dT →
− →
− →

Puisque = γ N et que N ⊥ T , le point M est birégulier si et seulement si γ 6= 0.
ds

Définition 37: Rayon de courbure, centre de courbure, cercle de courbure


Soit M un point birégulier.
1
— On appelle rayon de courbure en M (t), le réel R(t) = .
γ(t)
— On appelle centre de courbure en M (t), le point C(t) défini par :


C(t) = M (t) + R(t) N (t).

— On appelle cercle de courbure en M (t), le cercle de centre C(t) et de rayon |R(t)|.

En un point birégulier γ 6= 0, donc la courbure conserve un signe


constant au voisinage de t.

Ainsi, le rayon de courbure, de même que la courbure, peut-être


positif ou négatif (c’est le cas lorsque la courbe prend un virage en


s’éloignant du sens donné par N ). D’où la valeur absolue dans la
définition du cercle de courbure.

C’est le cercle approchant au mieux la courbure de la courbe au


voisinage de M (t). En particulier le rayon de courbure d’une cercle
de rayon R est γ −1 = R car la courbure vaut γ = R1 .

5- Enveloppe d’une famille de droites et développée d’une courbe


5.A - Enveloppe d’une famille de droites
Définition 38
Soit I un intervalle de R.
On considère une familles de droites (Dt )t∈I telle que Dt passe par le point A(t) et est dirigée par le vecteur →

u (t).


On suppose que les fonctions A et u sont de classe C 2 .
On appelle enveloppe de la famille de droites (Dt ), toute courbe Γ de classe C 1 telle que les droites de la famille
(Dt )t∈I soient exactement les tangentes de Γ :
— Pour tout t ∈ I, Dt est tangente à Γ.
— En tout point de la courbe Γ la tangente est l’une des droites de la famille (Dt )t∈I .

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5 Enveloppe et développée

Supposons que la famille (Dt )t∈I admet une enveloppe Γ.


Alors,
B∈Γ

si et seulement si

(1) Il existe un t ∈ I, tel que B ∈ Dt
(2) La droite Dt est tangente à Γ en B

Existence et unicité sous la condition que (→



u (t), →

u 0 (t)) est une famille libre.
Analyse : supposons que Γ existe.
D’une part, (1) ⇐⇒ ∃λ(t) ∈ R, B(t) = A(t) + λ(t)→ −u (t).
D’autre part,
−−→ !
dOB →

(2) ⇐⇒ det (t); u (t) = 0
dt
⇐⇒ det(A0 (t) + λ0 (t)→
−u (t) + λ(t)u0 (t); →

u (t)) = 0
⇐⇒ det(A0 (t); →

u (t)) + λ(t) det(→

u 0 (t); →

u (t)) = 0.
[det(→

u (t),→

u (t))=0]

Puisque (→

u (t); →

u 0 (t)) est une famille libre, on obtient :

det(A0 (t); →−u (t)) det(A0 (t); →



u (t))
λ(t) = − →
− →
− = →
− →
− λ ∈ C 1 (I).
det( u 0 (t); u (t)) det( u (t); u 0 (t))

Dans ce cas, la courbe paramétrée par t 7→ A(t) + λ(t)→−


u (t) vérifie les conditions (1) et (2).

− →

Synthèse. On suppose toujours que la famille ( u (t); u 0 (t)) est libre. Dans ce cas la courbe paramétrée par t 7→ A(t) +
λ(t)→

u (t) avec λ (bien) définie comme ci-dessus vérifie les conditions (1) et (2).

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5 Enveloppe et développée

Exemple : Cardïode vue comme enveloppe des cordes d’un cercle

On considère pour tout t ∈]0; 2π[, les points A1 (t) = (cos(t); sin(t)) et A2 (t) = (cos(2t); sin(2t)) .


On  de droites (Dt )t∈]0;2π[ passant par le point A(t) et de vecteur directeur u (t) =
 considère la famille
cos(2t) − cos(t)
.
sin(2t) − sin(t)
— Si l’enveloppe Γ de la famille (Dt )t∈]0;2π[ existe alors un point M appartient à Γ si et seulement s’il existe
t ∈]0; 2π[ et λ(t) ∈ R tel que
M (t) = A(t) + λ(t)→ −u (t).
−−→
— Dt est tangente à Γ au point M (t), donc dOM →

dt (t) est colinéaire à u (t) :

−−→ !
dOM
det (t), u (t) = 0 ⇐⇒ det(A0 (t) + λ0 (t)→

− −u (t) + λ(t)→−
u 0 (t); →

u (t)) = 0
dt
det(A0 (t); →

u (t))
⇐⇒ λ(t) =
det(u(t); u0 (t))
− sin(t) cos(2t) − cos(t)
cos(t) sin(2t) − sin(t)
⇐⇒ λ(t) =
cos(2t) − cos(t) −2 sin(2t) + sin(t)
sin(2t) − sin(t) 2 cos(2t) − cos(t)
1 − cos(t) 1
⇐⇒ λ(t) = = ( car t ∈]0; 2π[)
3 − 3 cos(t) 3
| {z }
6=0 (∗)

(∗) : la famille (→

u (t), →

u 0 (t)) est libre, λ est C 1 sur ]0; 2π[.
L’enveloppe des droites (Dt )t∈]0;2π[ existe donc et est donnée par

cos(t) + 31 (cos(2t) − cos(t))


 

t ∈]0; 2π[7−→ Γ(t) =  


sin(t) + 31 (sin(2t) − sin(t))
 
2 cos(t) + cos(2t)
1 .
= 
3
2 sin(t) + sin(2t)

5.B - Développée d’une courbe


Définition 39: Développée
La développée d’une courbe régulière est l’ensemble de ses centres de courbure.

Théorème 40
La développée d’une courbe régulière est l’enveloppe des normales à la courbe.

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5 Enveloppe et développée

Démonstration. – La développée de la courbe régulière paramétrée par f ∈ C 2 (I), est l’ensemble des centres de
courbure de ses points biréguliers, c’est-à-dire l’ensembles des points :


C(t) = M (t) + R(t) N (t).

– L’enveloppe Γ des normales est la courbe paramétrée par la fonction de classe C 1 :


−−→ !
dOM →

det (t); N (t)

− dt
t 7→ M (t) + λ(t) N (t), avec λ(t) = →
− →
−  ,
det N (t); N 0 (t)

où M (t) est un point birégulier de la courbe.



− →


− →
−0 dN ds d N →

Notons que la famille ( N (t), N (t)) est libre car = = −γ||f 0 (t)|| T qui donne
dt dt ds
→
− →
−  →
− → −
det N (t), N 0 (t) = −γ||f 0 (t)|| det( N , T ) = γ||f 0 (t)|| =
6 0.
| {z }

− → −
( N , T ): B.O.N indirecte

−−→
dOM →

– On obtient puisque (t) = ||f 0 (t)|| T (t) :
dt
1
λ(t) = = R(t).
γ(t)


Conclusion la développée Γ paramétrée par : t 7→ M (t) + R(t) N (t) est bien l’enveloppe des normales à la
courbe paramétrée par f .


Attention : Ici, λ = γ1 car on a choisi N comme vecteur directeur de la normale. On peut choisir un autre
vecteur et obtenir une fonction λ différente.
Exemple : Développée de la parabole
 
t
On considère la parabole, déjà étudiée, paramétrée par f : t 7→ t2 ∈ C 2 (R). La courbe est régulière et en
2
1
tout point la courbure est égale à γ(t) = 3 6= 0 : la courbe est birégulière.
(1 + t2 ) 2  

− 1 −t
On obtient comme dans la partie précédente N (t) = √ .
1 + t2 1
– La développée est donc la courbe Γ paramétrée par
−t3
     
1 →− t 2 23 1 −t
t 7→ C(t) = M (t) + N (t) = 2 + (1 + t ) √ = .
γ(t) t
2 1 + t2 1 1 + 32 t2
| {z }
1+t2

– Retrouvons cette développée via la caractérisation


 en  termes d’enveloppe des normales.
−t
L’enveloppe des normales, dirigées par →
−n (t) = , est la courbe Γ paramétrée par :
1
 −−→



det dOM (t); n (t)
t 7→ M (t) + λ(t)→ − dt
n (t) avec λ(t) = .
det (→

n (t); →

n 0 (t))
1 −t
t 1
On trouve λ(t) = = 1 + t2 .
−t −1
1 0
On retrouve alors bien la développée via sa caractérisation comme enveloppe des normales.

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5 Enveloppe et développée

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6 Tangente des courbes définies par une équation implicite

6- Tangente des courbes définies par une équation implicite


L’étude des courbes définies par une équation implicite F (x, y) = 0 n’est en général pas aussi balisé que dans le cas
d’une courbe paramétrée.
On tente souvent d’obtenir un paramétrage (par exemple à l’aide d’un faisceau de droites) ou encore d’obtenir, au
moins localement, une équation cartésienne y = ϕ(x) ou x = ψ(y).
On admet le résultat suivant fournissant une équation cartésienne d’une courbe en un point régulier :
Théorème 41
Soit F (x, y) = 0 une équation implicite d’une courbe avec F ∈ C1 (U) avec U ⊂ R2 ouvert. 
Soit M (x0 ; y0 ) un point régulier de la courbe c’est à dire tel que ∂f
∂x (x 0 , y0 ); ∂f
∂y (x 0 , y0 ) 6= (0, 0).
Alors une équation cartésienne de la tangente au point M (x0 ; y0 ) est donnée par :

∂f ∂f
(x0 , y0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 )(y − y0 ) = 0.
∂x ∂y

Démonstration. (admise)
On admet que si ∂f∂y (x0 , y0 ) 6= 0, on peut écrire localement au voisinage de (x0 ; y0 ) : y = ϕ(x).
Ainsi, l’équation F (x; y) = 0 devient F (x; ϕ(x)) = 0.
On dérive en chaîne cette expression et on obtient :

∂f
∂f ∂f (x0 , y0 )
(x0 , y0 ) + ϕ (x0 ) (x0 , y0 ) = 0 ⇐⇒ ϕ (x0 ) = − ∂x
0 0
.
∂x ∂y ∂f
(x0 , y0 )
∂y

Localement au voisinage de (x0 ; y0 ) les points de la courbe sont les points vérifiant y = ϕ(x). La tangente au
point M (x0 ; y0 ) admet donc pour équation :

∂f
(x0 , y0 ) ∂f ∂f
y = ϕ (x0 )(x − x0 ) + ϕ(x0 ) = − ∂x
0
(x − x0 ) + y0 ⇐⇒ (x0 , y0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 )(y − y0 ) = 0.
∂f ∂x ∂y
(x0 , y0 )
∂y

Lycée Jules Dumont d’Urville - PT Courbes planes 30

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