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Digestion ED L2S3
Série A
1 Compléments multiples
Lors du temps pharyngé de la déglutition :
A. la respiration est amplifiée Faux, elle est bloquée
B. le palais mou s’abaisse- Faux élévation du palais (et du larynx permet d’arrêter la respiration par fermeture de l’épiglotte)
C. le larynx s’élève Vrai : comme c’est dit en B
D. l’épiglotte replie en arrière- faux L’épiglotte se rabat en auvent et les cordes vocales se ferment.: voir schéma (carrefour aérodigestif)
E. il est possible d’interrompre volontairement la déglutition- faux on est au temps pharyngé
2. Cause à effet
Le réflexe de salivation ne fait intervenir que le système sympathique faux sympathique et parasympathique activent tous les 2 la sécrétion salivaire
PARCE QUE
Parasympathique et sympathique ont des effets opposés dans la sécrétion salivaire. Vrai : tous les 2 stimulent la sécrétion salivaire mais le sympathique active
une salive épaisse et pauvre et parasympathique une salive fluide et riche en enzymes
3. Cause à effet
Le plexus de Meissner commande essentiellement la motilité gastro-intestinale- Faux, il contrôle les glandes digestives donc la sécrétion
Parce que
Ses fibres nerveuses se distribuent surtout aux tuniques musculaires du tractus digestif- faux, cible= glandes digestives
4. Compléments groupés
L’évacuation de l’estomac :
1. est accélérée par l’augmentation du volume d’aliments dans l’estomac V
2. est ralentie si le contenu de l’estomac est isotonique Faux
3. est accélérée par la CCK PZ V
4. est accélérée si le contenu de l’estomac est hypertonique Faux= hypertonie ralentit
5. Compléments groupés
Les cellules pariétales de l’estomac (secrètent H+ et facteur intrinsèque):
1. sécrètent H+ et cl- dans la lumière de l’estomac vrai
2
2. rejettent HCO3- dans le sang veineux Vrai (L’ion OH- (dans le cas de la dissociation de l’eau) est neutralisé dans la cellule
pariétale par les bicarbonates formés à partir du C02 sanguin qui, sous l’action de l’anhydrase carbonique, forment
des ions HCO3- rejetés dans le plasma au pôle séreux de la cellule pariétale)
3. secrètent H+ sous l’effet de l’histamine Vrai
4. sécrètent HCL et absorbent HCO3- grâce à l’échangeur HCL/HCO3- membranaire Faux
6. Cause à effet
Les mouvements péristaltiques de l'intestin disparaissent après section des nerfs splanchniques ( = nerf sympathique abdominal) faux, comme le
sympathique ralentit, si on sectionne on devrait avoir une accélération
PARCE QUE
La stimulation de ces nerfs détermine un ralentissement du péristaltisme vrai le sympathique imbibe le péristaltisme
7. Compléments multiples
La sécrétion de gastrine (sécrétée par les cellules endocrines):
A. est assurée par les cellules bordantes(synonyme de cellules pariétales) faux
B. disparaît dans la poche de Heindenhain Vrai : la section provoque une diminution du nombre de cellules endocrines voir annexe
C. est en grande partie d’origine nerveuse – faux (Le stimulus le plus puissant de la sécrétion de gastrine est
la présence de protéines alimentaires dans l’estomac)
D. est favorisée par l’hypersécrétion acide de l’estomac (sécrétion de gastrine est inhibée quand le pH de l’antre est trop acide) cf annexe 3
E. survient après excitation du splanchnique = nerf sympathique abdominal donc FAUX
8. Association
Parmi les substances suivantes :
1. sécrétine = (Responsable de la sécrétion HCO3 des cellules canalaires)
2. CCK - PZ = (Stimule la sécrétion pancréatique exocrine)
3. entérokinase = (cholécystokinine CCK, peptide vasoactif VIP, peptide inhibiteur gastrique GIP) qui inhibent la sécrétion acide gastrique.)
4. gastrine = augmente sécrétion H+ et pepsinoène
5. sels biliaires = CCK PZ
Quelle(s) est(sont) celle(s) qui entraîne(nt) :
A. la vidange vésiculaire
B. la sécrétion de bile par le foie
C. la sécrétion de Hcl
3
D. la transformation du trypsinogène en trypsine (l’entérokinase qui st une endopeptidase qui hydrolyse à pH alcalin certains acides aminés basiques comme la
lysine, l’arginine.
E. la sécrétion de bicarbonates par le pancréas = sécrétine – voir annexe
9. Compléments groupés
La sécrétion pancréatique
1. est riche en acide, acidité permettant de potentialiser l’action des enzymes faux (milieu basique)
2. permet de neutraliser le contenu duodénal Vrai
3. est essentiellement contrôlée par le système nerveux parasympathique faux cf annexe
4. est riche en enzyme (protéase, lipase, amylase) vrai
10. Compléments groupés
La bile :
1. est produit par le pancréas endocrine faux
2. est produit par le foie vrai
3. contient de la lipase qui permet la digestion des lipides -vrai
4. est libérée sous l’action de la CCKPZ vrai
11. Compléments multiples
L’absorption des acides aminés :
A. a lieu dans l’estomac faux
B. a lieu dans l’intestin grêle vrai
C. se fait par diffusion passive à travers les cellules intestinales pas forcément
D. se fait sous forme de micelle seulement avec les lipides
E. a lieu dans le colon ascendant faux
12. Compléments multiples
Les contractions péristaltiques de l’intestin grêle :
A. servent à malaxer son contenu faux : faire progresser le bol vers les segments inférieurs
B. nécessitent une contraction des fibres musculaires lisses longitudinales sur le bol alimentaire (faux c’est le muscle circulaire qui se contracte)
C. nécessitent un relâchement des fibres musculaires lisses circulaires en amont du bol alimentaire Vrai
D. assurent les mouvements de va-et-vient nécessaire au malaxage faux ; pas va et vient : progression unidirectionnelle : oral vers anal
E. disparaissent en cas de section des nerfs parasympathiques de l’intestin grêle faux : sont ralentis et mal coordonnées
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13. Compléments groupés
Quelle est, parmi les expériences suivantes, celle qui montre avec le plus de vraisemblance la mise en jeu hormonale de la sécrétion
pancréatique :
1. l'introduction dans l'estomac d'un chien de chyme gastrique prélevé dans l'estomac d'un autre chien en période digestive fait sécréter le
pancréas- vrai
2. un repas fictif n'augmente plus la sécrétion pancréatique chez un animal porteur d'une fistule gastrique- vrai
3. l'injection d'insuline déclenche la sécrétion pancréatique faux
4. un pancréas greffé au cou ayant conservé une vascularisation correcte secrète comme un pancréas normal à la suite de l'instillation de Hcl
dans une anse duodénale dénervée. Faux : c’est une secretion exocrine : le pancreas doit s’aboucher dans le duodénum
Série B
1 Cause à effet
La mise en jeu de l’onde péristaltique ne nécessite nulle part l’intervention du système nerveux extrinsèque- faux : système extrinsèque = adaptation :
augmente après repas, fonction de la composition du bol, de son Ph, ect
PARCE QUE
L’onde péristaltique nécessite une action coordonnée du plexus d’Auerbach. Vrai
2 Compléments groupés
Le temps oesophagien de la déglutition :
1. est une activité coordonnée par tronc cérébral vrai
2. est une activité volontaire faux
3. nécessite une diminution de la tension pariétale à la jonction du pharynx et de l’œsophage. Vrai
4. ne nécessite pas l’innervation motrice vagale de l’œsophage vrai
3 Compléments groupés
La salive :
1. a une forte concentration en acide chlorhydrique faux
2. contient de l’amylase et des défensives vrai
3. est sécrétée par des glandes endocrines faux= sécrétion exocrine libérée dans un canal car endocrine = pas de canal donc libérée dans le sang
4. facilite l’élocution. Vrai
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4 Compléments multiples
La sécrétion d’une salive peu abondante très concentrée est obtenue par une :
A. excitation du bout périphérique du nerf facial faux c’est le système nerveux volontaire qui contrôle les muscles de la face
B. excitation du bout périphérique du nerf trijumeau faux c’est la sensibilité
C. injection d’atropine vrai : inhibition du système para sympathique = indirectement excitation du sympathique
D. excitation du bout périphérique du nerf vague
E. excitation du bout périphérique des fibres sympathiques vrai
5 Compléments groupés
La relaxation de réception (= relâchement couche circulaire de la portion de l’intestin qui reçoit le bola alimentaire) est :
1. est un phénomène réflexe d’origine vagale faux = automatisme de l’intestin
2. est inhibée par la CCK PZ Faux
3. persiste après sympathectomie évident que c’est vrai
4. est inhibée par la gastrine faux, c’est le contraire
6 Compléments groupés voir annex 10
L’évacuation de l’estomac :
1. est accélérée par l’augmentation volume d’aliments dans l’estomac V
2. est ralentie si le contenu de l’estomac est isotonique V
3. est accélérée par la CCK PZ Faux c’est un inhibiteur
4. est accélérée si le contenu de l’estomac est hypertonique faux
7 Compléments multiples
La sécrétion gastrique de H+ par les cellules pariétales :
A. est activée par l’action de l’acétylcholine V
B. est stimulée par l’atropine faux anticholinergique ou parasympatholytique (utilisée pour traiter les vomissements)
C. est inhibée par l’histamine faux c’est un stimulateur
D. est inhibée par la gastrine faux c’est un activateur
E. est inhibée par une forte acidité de la lumière de l’estomac faux : si forte acidité, inhibition de la gastrine et de la sécrétine qui a une action anti acide
et qui augmente les bicarbonates
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8 Compléments multiples
Les cellules principales de l’estomac (secrètent pepsinogène et lipase):
A. sécrètent le facteur intrinsèque faux
B. ont leur sécrétion inhibée par la stimulation du nerf vague faux
C. sécrètent des protéases sous forme active faux inactif puis activation sous l’acidité
D. ont leur sécrétion augmentée par la stimulation sympathique faux
E. sécrètent des ions H+ dans la lumière de manière active faux
9 Cause à effet
L’introduction d’aliments dans la bouche entraîne une sécrétion gastrique quelques minutes après vrai = phase céphalique de la digestion par stimulation du
pneumogastrique (possibilité de conditionnement = réflexe de Pavlov)
Parce que
Dans la poche de Heidenhain du suc gastrique est recueilli quelques minutes après l’introduction d’aliment dans la bouche : faux : dans cette condition on ne
peut étudier que les facteurs chimiques
10 Cause à effet
Il existe un mécanisme nerveux de commande des glandes de l’estomac vrai
Parce que
Dans la poche de Heidenhain les sécrétions augmentent quelques minutes après l’introduction d’aliments dans la bouche faux (c est dans la poche de Pavlov)
11. Compléments groupés
La défécation normale implique :
1. la contraction du rectum V
2. la contraction du sphincter lisse F
3. le relâchement du sphincter strié Faux : il doit se contracter et c’est le sphincter lisse qui doit se relâcher
4. l'intégrité du nerf vague. V
12. Question ouverte vrai faux justifiez
En cas de maladie caractérisée par l’absence de sécrétion d’HCL par l’estomac, on note l’apparition de troubles de l’absorption de la vitamine
B12
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Vrai : absence de facteur intrinsèque donc impossible d’absorber la vitamine B12 qui est indispensable à l’hématopoïèse (production de globules
rouges ; la conséquence sera une anémie)
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Le carrefour aéro digestif
Déglutition Respiration
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Annexe 2- Les expériences de section du tube digestif
Pour obtenir du suc gastrique pur, on fait des poches gastriques qui maintiennent la continuité du tube digestif. On isole une fraction de l’estomac, reliée à
l’extérieur : permet de recueillir des sécrétions ou d’introduire des substances.
Les expériences sont faites en chronique.
• les poches de Pavlov gardent l’innervation
• les poches de Heidenhain sont énervées : suppression de l’innervation extrinsèque (gardent la circulation sanguine).
--> On différencie ainsi ce qui est dû au système nerveux et aux systèmes hormonaux
Expériences des poches de Heidenhain : quand on diminue la taille de l'antre, le débit diminue pour devenir à peu près nul en cas de résection totale. La gastrine
antrale est nécessaire à la sécrétion acide.
Annexe 3- Les facteurs qui inhibent la sécrétion acide de l’estomac sont les mêmes que ceux qui inhibent la sécrétion de gastrine ; ce sont surtout
les peptides hormonaux produits par la muqueuse de l’intestin grêle et par le pancréas : sécrétine, glucagon, G.I.P et V.I.P.
Annexe 4 - Le contact des peptiques, acides aminés (récepteur au L-tryptophane), de sucres et surtout de graisses avec la muqueuse duodénale
provoque la libération dans la circulation d’entérogastrones qui inhibent l’évacuation de l’estomac. On a invoqué de nombreux agents : gastrine,
sécrétine, cholécystokinine (CCK). Leur action est cependant complexe et non totalement élucidée.
La gastrine ralentie l’évacuation bien qu’elle augmente l’activité électrique et la force des contractions gastriques.
La CCK sécrétée par la muqueuse jéjunale en réponse au contact des graisses du chyme, agit comme un inhibiteur compétitif qui bloque les
effets de la gastrine sur la motilité de l’estomac.
La sécrétine sécrétée par la muqueuse duodénale au contact de l’acidité du chyme, diminue la motilité gastrique.
La GIP (gastric inhibitory peptide) secrétée par l’intestin grêle en réponse au contact des graisses du chyme diminue la motilité gastrique.
Annexe 5- En post-prandial (après un repas), l’arrivée des lipides et des acides aminés dans le
duodénum déclenche la vidange vésiculaire par l’intermédiaire de la cholécystokinine CCK. La
CCK se fixe sur des récepteurs spécifiques de la cellules musculaire lisse avec apparition d’onde
péristaltique. La relaxation du sphincter d’Oddi est assuré par le VIP .
Annexe 6- SECRETINE :C’est un peptide de 27 acides aminés dont les principales actions sont :
- stimuler la sécrétion de la pepsine gastrique.
- inhiber celle de l’HCl.
- stimuler les sécrétions biliaire et intestinale.
- stimuler la sécrétion pancréatique, surtout celle des bicarbonates mais très peu celle des enzymes
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annexe 7- Phase intestinale- rôle du pancréas :Le chyme gastrique est passé dans le duodénum : présence d’H+ qui stimule la sécrétion de
sécrétine et de CCK de même que les lipides : stimulation de la sécrétion pancréatique.
Annexe 8- onde péristaltique
Zone qui propulse : le muscle circulaire se
contracte et le muscle longitudinal se relâche
Zone qui reçoit : couche circulaire se relâche et
couche longitudinales contracte
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Annexe 9- CHOLECYSTOKININE = PANCREOZYMINE :
On a longtemps pensé qu’il s’agissait de deux hormones différentes, alors que c’est un principe actif unique, un peptide dont les actions sont les
suivantes :
- augmentation de la sécrétion biliaire (action cholagogue),
- potentialise l’action de la sécrétine sur le pancréas,
- augmente la sécrétion du pancréas surtout celle d’enzymes,
- augmente la sécrétion d’HCl et d’enzymes par l’estomac (comme la gastrine).
La CCK a les mêmes facteurs d’activation que la sécrétine.
Annexe 10- Les propriétés physico-chimiques du chyme vont influencer la motricité gastrique et exercer un rétrocontrôle sur le moulin
antral via les voies nerveuses et hormonales.
a – CONTRÔLE NERVEUX
4 types de stimuli :
o Mécaniques : en rapport avec le volume et la distension, ils engendrent une inhibition de la motricité gastrique.
o L’osmolarité du chyme : elle est normalement en rapport avec la valeur énergétique du repas :
Plus le chyme est riche en glucides, en protéines, en lipides qui sont fragmentés et plus l’osmolarité augmente.
Plus le chyme est riche en fibres, en cellulose qui ne seront pas fragmentés, moins l’osmolarité augmente.
Si l’osmolarité augmente, l’inhibition augmente
L’acidité : plus le chyme est acide, plus l’inhibition est importante.
o Les acides gras (à longues chaînes) exercent eux-mêmes un contrôle négatif.
On parle de réflexe gastro-duodénal.
b – CONTRÔLE HUMORAL
Il se fait par deux hormones, la sécrétine et la cholécystokinine (CCK).
L’acidité stimule la production de sécrétine.
Les acides gras à longues chaînes stimulent la production de cholécystokinine.
Ces 2 hormones diffusent par la voie endocrine et ont une action inhibitrice sur l’activité motrice de l’estomac distal.
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, le duodénum exerce un rétrocontrôle négatif sur la motricité gastrique.
Plus un repas est copieux, plus sa valeur énergétique est importante, plus la vidange gastrique sera lente pour laisser le temps aux
enzymes intestinales de digérer le chyme et pour que l’intestin grêle ait le temps d’absorber les nutriments : la régulation gastrique tend à
accélérer la vidange alors que la régulation duodénale tend à la ralentir.
Annexe 11- sécrétine Elle est sécrétée par les cellules argyrophiles duodénales et jéjunales.
Le stimulus à l’origine de sa sécrétion est l’arrivée du suc gastrique acide dans la lumière duodénale, particulièrement quand le pH est compris
entre 3 et 4,5. Quand le pH est supérieur à 4,5, il n’y a pas de sécrétion de sécrétine.
Quand le pH est inférieur à 3, la sécrétion ayant atteint son niveau maximal pour un pH=3, elle n’augmentera plus.
La sécrétine stimule la sécrétion hydrocarbonatée du pancréas : de cette manière elle agit comme un anti-acide.