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Adaptation des fonds propres en entreprise

Le chapitre 2 traite des opérations d'adaptation des fonds propres aux besoins de l'entreprise, en se concentrant sur l'augmentation et la réduction du capital social. Il décrit les modalités d'augmentation de capital par apports en numéraire et en nature, ainsi que les formalités requises et le droit préférentiel de souscription des actionnaires. Enfin, il aborde l'incorporation de réserves et les obligations d'évaluation des apports en nature.

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Adaptation des fonds propres en entreprise

Le chapitre 2 traite des opérations d'adaptation des fonds propres aux besoins de l'entreprise, en se concentrant sur l'augmentation et la réduction du capital social. Il décrit les modalités d'augmentation de capital par apports en numéraire et en nature, ainsi que les formalités requises et le droit préférentiel de souscription des actionnaires. Enfin, il aborde l'incorporation de réserves et les obligations d'évaluation des apports en nature.

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CHAPITRE 2: LES OPERATIONS D'ADAPTATION DES FONDS PROPRES AUX

BESOINS DE L'ENTREPRISE
Elles portent essentiellement sur les titres de capital et sont nombreuses et
variées. Elles traduisent le fait que ces titres de financement en fonds propres
sont des sources de richesse à mobiliser ou le fait qu'ils sont des sources de
pouvoir à préserver''.
Ces opérations sont nombreuses mais elles peuvent être regroupées selon qu'elles
portent sur la modification du capital, c'est-à-dire l'augmentation (section 1) ou
la réduction (section 2) ou non (section 3).
Section 1 : L'augmentation du capital social
En effet, il est fréquent que le capital d'une société, fixé lors de sa
constitution, soit restructuré ou modifié au cours de la vie sociale. En effet, les
associés peuvent notamment majorer leurs engagements en augmentant le capital de la
société, en contrepartic d'actions ou des parts nouvelles.
La décision prise par l'A.G. extraordinaire sur proposition du CAlou des gérants-
et dans les conditions de quorum et de majorité prévues par la loi entraîne une
modification des statuts.
Elle doit donc faire l'objet de formalités de publicité semblables à celles
réalisées à la constitution (insertion dans un journal d'annonces légales, dépôt de
pièces au greffe du tribunal compétent et inscription modificative au registre du
commerce et du crédit mobilier).
Différentes formes, parfois d'ailleurs combinées peuvent se rencontrer :
⁃ des apports nouveaux sont faits pour compléter les mises initiales et
accroître le potentiel financier de l'entreprise;
⁃ des créances sur la société sont converties en actions ce qui
permettra à la société de neplus les rembourser;
-des réscrves sont incorporées au capital pour accroître la garantie des tiers ou
faciliter certaines opérations financières.
C'est dans le cadre des S.A que ces opérations parfois complexes, sont fréquentes.
Nous analyserons respectivement les modalités d'augmentation par apports nouveaux
(parag.1) et la procédure d'augmentation de capital par incorporation (parag. 2).
Parag. 1: Les modalités d'augmentation de capital par apports nouveaux
L'augmentation de capital peut se réaliser par le biais d'apport en numéraire (I)
ou d'apport en nature (II).

1. L'augmentation de capital par apport en numéraire


réservé aux associés (B).
Nous verrons respectivement les formalités requises (A) et le droit préférentiel de
souscription
A. Les formalités requises
Le capital social d'une SA peut faire l'objet d'une augmentation soit par une
émission d'actions nouvelles soit par la majoration du montant nominal des actions
existantes. Tel est le sens des dispositions de l'article 562 AUSC-GIE. Les actions
nouvelles peuvent êtro liber numéraire.
Elles sont en outre émises soit à leur montant nominal, soit à ce montant majore
d/ung pripie d'émission lorsque la valeur de la société nécessite de valoriser la
différonec entre la valcur de droits conférés aux actionnaires par les actions à
différentes périodes delson existence.
Le législateur exige avant toute émission d'actions nouvelles devant être libérées
en numéraire que le capital social soit intégralement libéré.
L'augmentation de capital emporte une modification des statuts de la,société. C'est
la raison pour laquelle seule l'AGE demeure compétente pour en décider après
présentation, d'une part, des rapports du conseil d'administration ou de
l'administrateur général et, d'autre part, du commissaire aux comptes!6
Il convient toutefois d'opérer une distinction relativement aux modalités
d'augmentation de capital. En effet, lorsqu'elle est réalisée par incorporation de
réserves, bénéfices ou de primes d'apport, d'émission ou de fusion, l'assemblée
statue aux conditions de quorum et de majorité prévues aux articles 549 et 550
AUDSC-GIE. L'augmentation doit être réalisée dans le délai de 3 ans à compter de 1
AG qui l'a décidée ou autorisée (art. 571 AUDSC-GIE). Elle est réputée réalisée à
compter du jour de l'établissement de la déclaration notariée de souscription et de
versement.
Les associes conservent la possibilité de déléguer au conseil d'administration ou à
l'administrateur général leurs pouvoirs en vue de réaliser l'augmentation de
capital. C'est ainsi qu'ils fixent à cet effet la durée et le plafond global du
montant de l'augmentation.
Après avoir analysé les formalités requises pour l'augmentation de capital, nous
nous intéresserons à l'étude du droit préférentiel de souscription conféré aux
associés.
B. Le droit préférentiel de souscription
Dans le souci de protéger les droits des actionnaires anciens, deux dispositions
sont prévues : Un prix d'émission des actions nouvelles est fixé selon la loi :
soit à leur montant nominal, les actions sont dites émises au pair soit à ce
montant majoré d'une prime d'émission: prix d'émission = valeur nominale + prime
d'émission.
En effet, l'activité de l'entreprise engendre fréquemment des bénéfices mis en
réserve et des plus-values qui conduisent à calculer pour les actions une valeur
réelle supérieure à leur valeur nominale.
La fixation d'un prix d'émission égal à la valeur nominale entraînerait alors une
baisse de lã-valeur de l'action, ce que l'existence d'une prime permet de réduire
ou di éviter Aussi, les associés disposent d'un droit préférentiel de souscription
pour toute augmentation de capital. Ce droit est proportionnel au montant des
actions détenues et présente un caractère irréductible. Ce droit leur permet de
compenser la perte sur leurs actions anciennes par le gain réalisé :
- soit par la souscription d'actions nouvelles soit par la vente de ce droit à des
personnes qui en ont besoin pour être autorisées à souscrire des actions nouvelles.
Dans ce dernier cas une valeur théorique du droit (ds) peut être calculée en
examinant les conséquences de l'opération :
-soit pour l'actionnaire ancien : ds = perte sur une action ancienne ;
- soit pour l'actionnaite nouveau : ds = complément pour équilibrer l'opération
La valeur réelle du droit à la suite d'une négociation peut être différente.
Pour faciliter la réalisation totale de l'augmentation de capital, des
souscriptions complémentaires réductibles peuvent être proposées :
la loi réservant l'augmentation de capital aux actionnaires anciens, le nombre
d'actions souscrites correspondant au nombre de droits présentes ne peut être
réduit. Ces souscriptions sont effectuées à titre irréductible ;
- mais l'augmentation de capital sera incomplète si tous les droits ne sont pas
exercés, ce qui peut se rencontrer surtout si les actions ne sont pas cotées. Pour
éviter cela, l'AG des actionnaires peut prévoir des souscriptions complémentaires,
à titre réductible.
Ces souscriptions peuvent ne pas être satisfaites si tous les droits ont été
présentés. Elles peuvent être réduites par un partage entre les actionnaires
demandeurs proportionnellement à leurs droits et dans la limite de leur demande.

Remarques :
Animateur : D. NZOUABETH, Agrégé de Droit privé, Professeur Titulaire-UCAD-
En vertu de l'article 586 AUDSC-GIE, l'AG qui décide ou autorise une augmentation
de capital peut, en faveur d'un ou plusieurs bénéficiaires nommément désignés,
supprimer le DPS pour la totalité de l'augmentation de capital ou pour une ou
plusieurs tranches de cefte augmentation. De même, la décision relative à la
conversion des ADP emporte renonciation des actionnaires au DPS aux actions issues
de la conversion. Il en est de même de la décision d'émission de valeurs mobilières
donnant accès au capital (elle emporte renonciation des actionnaires à leur DPS aux
titres de capital auxquels les valeurs mobilières mises donnent droit). Par
ailleurs, les actionnaires peuvent renoncer à titre individuela leur DiRS au pro
fit de personnes dénommées ou non (art. 593 AUDSC-GIE). L'acte de renonciation doit
iespecter un certain formalisme pour être valable. C'est ainsi que la renonciation
doit être adressée par écrit à la société avant la fin de la période de
souscription, soit par lettre au porteur contre récépissé, soit par lettre
recommandée avec accusé de réception.
Lorsque les bénéficiaires sont actionnaires, ils ne prennent pas partau vote ni
pour eux-mêmes, ni comme mandataires (art. 587 AUDSC-GIE):
En outre durant la période de souscription, les droits préférentiels de
souscription sont librement négociables lorsqu'ils sont détachés d'aclions elles-
mêmes négociables. Le prix d'émission des actions nouvelles ou les conditions de
fixation de ce prix doivent être déterminés et décidés par l'assemblée générale
extraordinaire sur présentation de deux rapports. Le contenu de ces derniers varie
en fonction de l'organe compétent dans la procédure d'augmentation de capital.
Le premier rapport est présenté par le conseil d'administration ou l'administrateur
général et indique le montant maximum de l'augmentation de capital, les raisons de
cette augmentation entre autres.
Le second rapport est présenté par le commissaire aux comptes qui donne un avis sur
la suppression du droit préférentiel de souscription, les éléments de calcul du
prix d'émission et son montant, et sur l'incidence de l'émission sur la situation
des actionnaires appréciés par rapport aux capitaux. L'élaboration d'un rapport
complémentaire est exigée lorsqu'il s'agit d'une délégation de l'assemblée.
Illustration : Une société a un capital de 10 000 000F divisé en 1000 actions de 10
000F. Les réserves constituées sont évaluées à 500 000F.
- la valeur vénale de chaque action avant l'augmentation sera de : (10 000 000F +
500 000F)/1000 = 10500F

l'augmentation du capital est de 10 000 000 F, celle-ci correspondrait à 1000


actions de 10 000F
la valeur vénale de chaque action après augmentation sera de : (10 000 000F + 500
000F
+ 10 000 000F)/2000 = 10250F
Dans ce cas de figure, les anciens actionnaires perdraient 250F par action.
Le versement d'une prime d'émission de 500F permettra d'égaliser les droits des
actionnaires, car la valeur théorique des actions après augmentation sera de : (10
000 000F 500:00 0F7
10 000 000F + (1000 x 500))/2000 = 10500F.
La prime d'émission doit être intégralement payée dès la souscription: Cette prime
n'est niun bénéfice ni une réserve mais constitue un supplément d'apport'
La nature juridique de la prime d'émission entraîne comme conséquence la liberté
d'aflectation!8 :
⁃ répartition entre actionnaires ;
⁃ incorporation au capital ;
⁃ intégration aux réserves.
La décision sera prise par l'assemblée générale ordinaire ou extraordinaire suivant
qu'il y aura ou non modification de statuts.
C. Comptabilisation de l'augmentation
Deux phases successives sont en principe à enregistrer.
1. le dépôt des fonds en banque ou chez un notaire (il représente au
minimum 1/4 de la valeur nominalc ct la totalité de la prime d'émission). En
contrepartie est créditée une subdivision du compte 461, c'est-à-dire le compte
4615 actionnaires, versements reçus sur augmentation de capital.
2. l'opération sur le capital (les comptes correspondant aux fractions
appelés et éventuellement non appelées sont utilisés comme à la constitution).
La prime d'émission est mise en évidence dans les capitaux propres, (compte 1051
primes d'émission)
En cas d'apport fractionné, l'appel et les libérations ultérieurs sont
comptabilisés comme dans les constitutions. Des frais d'augmentation de capital
sont toujours à constater, le droit d'enregistrement, les frais d'actes et de
publicité légale sont inscrits dans des comptes de charges par nature et participe
à la formation du résultat de cet exercice. On peut également imputer ces frais sur
la prime d'émission.
Leur présence au bilan n'interdit pas les distributions de dividendes à la
différence des frais de constitution.
Il. L'augmentation de capital par apport en nature et/ou stipulation d'avantages
particuliers
L'augmentation de capital peut se réaliser par le biais d'apports en nature. Nous
traiteron respectivement de l'obligation d'évaluation de l'apport (A) et de
l'obligation d'élaboration d' rapport par le conseil d'administration (B).
A. L'obligation d'évaluation de l'apport
De tels apports peuvent être effectués même si le capital ancien n'est pas
intégralement libéré, mais comme à la constitution :
- les actions d'apports doivent être totalement et imediatement libertes :
- les apports sont l'objet d'un rapport d'un commissajre aux apports.
Les apports en nature servant à une augmentation de capital doivent faire l'objet
d'une évaluation par un commissaire aux apports désigné à l'unanimité par les
actionnaires ou, à défaut, par le tribunal compétent du siege socialea la requête
du PCA, du D.G. ou de l'administrateur général''. Les modalités de son intervention
sont régies par les articles 621 et suivants AUDSC-GIE. Le commissaire aux apports
peut être assisté par un ou plusieurs experts dont les honoraires seront à la
charge de la société.
Le législateur assimile les règles applicables à l'augmentation de capital par
apports en nature à l'apport en nature lors de constitution de la société.
Contrairement à l'augmentation de capital par apport en numéraire, il n'existe pas
de droit préférentiel de souscription s'agissant d'un apport en nature et les
actions sont généralement émises à leur valeur réelle, dont l'excédent sur la
valeur nominale représente une prime d'apport comptabilisée comme une prime
d'émission. C'est parce que l'on considère que cet apport concerne un bien
particulier que seul le propriétaire est susceptible d'apporter.
Cetto prime d'émission, appelé prime d'apport, pourra être imposé au nouvel
arrivant.
B. L'obligation pour le conseil d'administration d'élaborer un rapport
Le Conseil d'Administration devra procéder, en cas d'augmentation de capital par
apport en nature, à l'élaboration d'un rapport qui sera déposé au siège social de
la société huit jours avant la tenue de l'assemblée générale extraordinaire (AGE)
appelée à se prononcer sur l'approbalion d'un apport en nature.
Une fois l'évaluation des apports en nature approuvée, l'AG constate la réalisation
de l'augmentation du capital.
Si l'assemblée générale décide de réduire l'évaluation des apports, il est exigé
apporteurs donnent leur approbation expresse de cette réduction sans laquelle
l'augmentation de capital ne saurait être effective.
Parag. 2: L'augmentation de capital par la technique d'incorporation
Nous étudierons respectivement l'incorporation de réserves (§. 1) et kincorporation
créances (§. 2).
I. L'incorporation de réserves
La société ne recevant aucun apport le total des capitaux propres insents au bilan
n'est pas accru, mais la ventilation interne en est modifiée.
Nous nous intéresserons à la notion de réserves (A) et des modalités
d'incorporation (B).
A. La notion de réserves
La société, contrairement à l'association est mise sur pied pour un but lucratif. A
cet effet elle est créée pour réaliser des bénéfices. Ces derniers ont vocation à
être distribués en fin d'exercice aux associés.
Dans le souci d'assurer son autofinancement et, partant de réduire au maximum le
recours aux mécanismes externes de financement, la société peut décider de
constituer des réserves, en sus de se doter obligatoirement certains types de
réserves. Ces dernières traduisent la politique d'épargne de l'entreprise.
Il y a lieu de faire la distinction entre les différentes catégories de réserves
que sont les réserves légales, les réserves statutaires et les réserves ordinaires
ou facultatives.
La réserve légale découle d'une prescription?°
°. La réserve statutaire est la résultante d'une
obligation des statuts de la société. En effet il est possible, pour les associés,
de s'imposer une obligation de dotation d'une réserve, indépendamment de la
constitution d'une réserve légale21
Quant a la reserve ordinaire, elle a un caractère facultatif dans la mesure où sa
dotation est laissée à l'appréciation de l'AGO chargée de statuer sur l'affectation
du résultat en fin d'exercice.

B. Les modalités d'incorporation


Il convient à ce niveau d'opérer une distinction entre la décision de mise en
réserve des bénéfices et celle d'incorporation des réserves dans le capital social.
La décision d'incorporation des réserves, en ce sens qu'elle entraine une incidence
quant à 1a structuration du capital, relève de la compétence de l'assemblée
générale extraordinaire, En droit français, les conditions de quorum. et de maorité
sont identiques à celles des assem blées générales ordinaires.
Le capital social se trouve augmenté au profit de tous les associés à la suite de
la décision d'augmentation.

Toutes les réserves comptabilisées, et les primes liées au capital peuvent eue
incorporées au capital. Il n'est pas nécessaire que le capital ancien soit
intégralement libéré.
L'opération décidée par l'AGE est traduite par un simple virement complable. Les
frais d'augmentation sont constatés comme dans les autres cas
L'augmentation du capital doit sauvegarder les inetets des actionnalfes. Le capital
social nominal étant modifié, sa représentation par des actions doit être modifiée
dans le maintien des droits des actionnaires.
C. Incidences sur les actions de la société
L'assemblée peut retenir l'une ou lautre des deux (02) modalités suivantes :
Augmentation de la valeur nominale des actions
Cette solution est maintenant simple (autrefois on devait échanger les actions
réimprimées).
Elle laisse inchangée le nombre d'actions et leur valeur réelle.
Création d'actions gratuites: Io droit d'attribution
Des actions gratuites sont attribuées aux actionnaires anciens. La valeur nominale
des actions est maintenue, leur nombre est accru par la création d'actions
gratuites distribués aux actionnaires proportionnellement au nombre d'actions
anciennes qu'ils possèdent 2
. La valeur
réelle des actions est réduite puisque l'actif net de la société est inchangé, mais
correspond à un plus grand nombre d'actions.
A chaque action ancienne est attaché un droit d'attribution. Ce droit permet de
compenser la perte de valeur sur ces actions par le gain réalisé :
- soit pour l'actionnaire ancien : da = perte sur une action ancienne

• Boit pour l'actionnaire nouveau : da = montant permettant d'équilibrer


l'opération.
La valeur réelle du droit à la suite d'une négociation peut être différente, Il.
Augmentation par conversion des créances
La société réalise une augmentation de capital en numéraire, mais ce sont des
créanciers gửs acceptent de devenir actionnaires, les actions émises étant libérées
par compensation avec les sommes que la société leur doit. Il peut s'agir notamment
des comptes courants ouverts aux noms d'actionnaires ou de créances de fournisseurs
lorsque la sociéte des difficultes de
trésorerie. Te commissaire aux comptes doit certifier que ces créances son liquides
et exigibles.
Il est fréquent que les actionnaires anciens renoncent à leur droit préférentie de
nouscription.
Exemple : La société « MADEX » décide, après accord du fouisseur MBOD), une
augmentation de capital réalisée par conversion en action d'une fraction de Ga
créance sur la société, M. MBODJ recevra 2.500 actions de 10.000 Fcfa, émises a
14:000 Fcfa.
La créance apportée s'élève à 14.000 Fefa x 2:5002= 35.000.000 Ecfa, ce qui
entraîne la constatation de l'engagement de l'actionnaire: Les SA utiliseht
fréquemment cette modalité
d'augmentation du capital dans le cadre de la conversion d'obligations en actions.
III. Les augmentations combinées
Une société peut procéder à une même date à une double augmentation de capital :
⁃ par émission d'action en numéraire ;
⁃ par distribulion d'aclions gratuites.
L'incorporation des rescrves favorise la souscription car elle traduit la bonne
santé de la société et n'entraîne pas une bajese de la valeur des titres. Divers
cas peuvent se rencontrer.
A. Opérations successiyes
Bien que réalisées à la même date les deux opérations sont distinctes et les droits
sont calcules successivement à l
Casion de chacune d'elles, l'ordre de leur réalisation est important.
B.
Opérations simultanées
Seuls les détenteurs de droits attachés aux actions anciennes peuvent,
simultanément- souscrire à des actions nouvelles - recevoir des actions gratuites.
Une diminution globale de la valeur des actions peut être calculée sans étape
intermédiaire. Elle correspond à la valeur cumulée du droit de souscription et du
droit d'attribution mais chacun d'eux doit être évalué dans l'optique de
l’acquéreur.

Section 2 : La réduction du capital


La réduction de capital peut jouer plusieurs rôles selon la situation économique et
financière de la société. Elle peut être ou non motivée par des pertes sociales.
Elle est done une mesure d'assainissement financier ou de réorganisation financière
de la société.
La réduction de capital est généralement motivée par les pertes sociales aussi
importantes gue leur amortissement par les bénéfices des exercices ultérieurs
apparaît lointain voire impossible.
La réduction de capital peut se justifier par l'existence d'un bilan déficitaire ou
deseguillo persistant au cours de plusieurs exercices successifs. Elle devient
obligatoire sous peine do dissolution anticipée de la société lorsque, du fait des
pertes constatées dans les chis, imanciers de la société, les capitaux propres sont
inférieurs à la moitié du capital social Cart. G64 et 665
AUDSC-GIE).
La réduction de capital peut cependant ne pas être motivée par des pertes: En
effet, elle peut être décidée en vue d'assainir les éléments financiers de la
société notamment en cas de surestimation des apports en nature, la société devant
ramener, dans ce cas, les apports à leur juste valeur.
Elle peut également être un moyen pour assurer le succès d'une augmentation de
capital : c'est le « coup d'accordéon ». De même, dans son rôle de réorganisation
financière de la société, elle peut être réalisée dans le but de favoriser une
cession de contrôle. Par ailleurs, la réduction de capital peut intervenir en cas
de surliquidité de la société pour permettre aux actionnaires de récupérer une
partie de leurs avoirs et un allégement du service des dividendes de la société.
L'acte uniforme ne comporte aucune disposition spécifique relative à la réduction
de capital des sociétés faisant appel public à l'épargne. En conséquence, elle est
régie par les dispositions générales gouvernant la réduction de capital dans les
sociétés anonymes (art. 823 AUDSC-
GIE)
Amortissement du capital
L'amortissement du capital est réalisé par vene de remboursement égal pour chaque
action d'une même catégorie et n'entraîne pas de réduction de capital (art. 654
AUDSC-GIE).
Montant minimum du capital social
La réduction du capital social ne peut cependant être décidée sans tenir compte du
montant du capital minimum fixé par l'Acte uniforme pour les SA.
En effet, les SA ne peuvent avoir un capital inférieur 10.000.000 de francs CFA si
elles ne font appel public à l'épargne (art. 387, al. 1 AUDSC-GIE) et, 100. 000.
000 de francs CFA si elles font appel public à l'épargne (art. 824, al. 1 AUDSC-
GIE). Le capital social ne saurait être réduit à un montant inférieur à celui du
minimum légal. Si tel est le cas, elle ne peut être va lable que si elle est
décidée sous la condition suspensive d'une augmentation corrélative de capital
destinée à amener celui-ci à un montant au moins égal au montant de ce minimum, à
moins que la société ne se transforme en société d'une autre forme. En cas
d'inobservation de cette règle, tout intéressé peut demander en justice la
dissolution de la société. Cette dissolution ne peut-être prononcée si, au jour où
le juge statue sur le fond, la régularisation est intervenue.
Réduction du capital à zéro
L'acte uniforme reste silencieux sur la question mais rien ne semble s'opposer à ce
que le capital social soit réduit à zéro. Il en est ainsi lorsque les pertes
sociales sont très importantes, Cetté réduction de capital ne peut se faire que
sous la condition suspensive d'une augmentation de capital concomitante tendant à
la reconstitution du capital social Dans ce cas, les actionnaires doivent effectuer
un nouvel apport sous peine d'être écartés de Paginenaion de capital, Il ne leur
est pas exigé de souscrire à l'augmentation de capital et cette opération ne
saurait constituer une augmentation de leurs engagements.
Ce coup d'accordéon n'est pas illicite dès lors qu'il est justifié. par la
situation financière difficile de la société et si les actionnaires de la société
antérieurs à la réduction du capital se voient reconnaître un droit préférentiel de
souscription à l'augmentation de capital concomitante.
Le coup d'accordéon est un procédé qui consiste à réduire le capital et de procéder
immédiatement à une augmentation réservée à certains actionnaires. Cola permet de
préparer l'arrivée d'un nouvel actionnaire qui reprend l'entreprise en difficulté
en consentant à lui apporter de l'argent frais Elle réduit alors la part des
anciens actionnaires.
Dans un premier temps, les pertes sont imputées sur le capital; la réduction du
capital à zéro ou à un montant déterminé va entraîner unc annulation des actions
existantes ou d'un certain nombre d'entre-elles
Dans un second temps, le capital est augmenté par émission d'actions nouvelles en
numéraire réservées à un nouveau partenaire.
Illustration: S.A. au capital de 50 000 000F. Du fait des pertes, l'actif net est
réduit à 30.000 000F. A détient 60% ; B: 30% et C : 10%.
Le capital est réduit à 30 000 000F et augmenté à 60 000 000F au profit de C.
Quelle est la nouvelle répartition ?
Solution
Calcul de la réduction :

• 30 000 000F x 60% = 18 000 000F


• 30 000 000F x 30% = 9 000 000F
• 30 000 000F x 10% = 3 000 000F
30 000 000F
Calcul des actions après réduction
Puisque c'est C qui a tiré profit de l'augmentation, il aura : 30 000 000F + 3 000
000
33 000 000F
• 18 000 000F/ 60 000 000F x 100 = 30%
• 9000 000F/ 60 000 000F x 100 = 15%
• 33 000 000F/ 60 000 000F x 100 = 55%
Pertes sociales entamant les capitaux propres de la société
La réduction de capital peut être un moyen de continuer le contrat de société.
Enfoffet, lorsque du fait des pertes constatées dans les états financiers de la
société, les capitaux propres de celle-
BÊT
ci deviennent inférieurs à la moitié du capital social. le conseil d'administration
ou l'administrateur général, selon le cas, est tenu, dans les quatre (04) mois qui
suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître ces pertes de conyoquer
l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider si la dissolution
anticipée de la société a lieu (art. 664 AUDSC-GIE). La continuation du conträt de
société ne peut alors passer que par une reconstitution des capitaux propres ou une
réduction du capital du montant des pertes non apurées. A défaut, la société doit
être dissoute par anticipation.
En effet, si la dissolution n'est pas prononcée; la société est tenue, au plus tard
à la clôture du deuxième exercice suivant celui au cours duquel la constatation des
pertes est intervenue, de. réduire son capital d'un montant au moins égal à celui
des pertes qui n'ont pu être imputées sur les réserves si, dans ce délai, les
capitaux propres n'ont pas été reconstituer à concurrence d'une valeur au moins
égale à la moitié du capital social (art. 665 AUDSC-GIE).
La décision de l'assemblée générale extraordinaire est déposée au greffe du
tribunal chargé des affaires commerciales du lieu du siège social et inscrite au
registre du commerce et du crédit mobilier Par ailleurs, elle est publiée dans un
journal habilité à recevoir les annonces légales du lieu du siège social de la
société (art 666 AUDSC-GIE). Cette publicité assure l'information des tiers sur la
situation financière réelle de la société.
Lorsque l'assemblée ne s'est pas réunie ou n'a pas délibéré valablement, ou encore
lorsque la réduction de capital ou la reconstitution des capitaux propres n'a pu
être réalisée, tout intéressé peut demander au juge compétent de prononcer la
dissolution de la société (art. 667 AUDSC-GIE). La juridiction compétente peut
accorder un délai de régularisation de six mois maximum la société. Cette
régularisation doit intervenir au plus tard le jour où la juridiction statuer sur
le fond (art. 668 AUDSC-GIE).
Les exigences ci-dessus ne sont pas applicables à la société lorsqu'elle est en
redressement judiciaire ou en liquidation des biens (art. 669 AUDSC-GIE).
Distribution de dividendes lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs au
capital®
Sauf en cas de réduction de capital, aucune distribution ne peut être faite aux
actionnaires lorsque les capitaux propres sont ou deviendraient, à la suite de
cette distribution, inférieurs. montant du capital augmenté des réserves que la loi
ou les statuts ne permettent pas de distribuer (art. 143, al. 3 AUDSC-GIE).
Parag. 1: Modalités de réduction du capital
La réduction de capital peut être réalisée par la diminution de la valeur nominale
des actions ou par la diminution du nombre des actions (art. 627 AUDSC-GIE). Ces
deux formes de réduction de capital ne sont pas exclusives. En effet, la société
peut les utiliser de façon concomitante.
Elle opère alors à la fois à une diminution du nombre, des actions et à une
diminution de la valeur nominale des actions. En pratique, cette combinaison.n'est
pas rare.
Dans tous les cas, le capital social est réduit soit par remboursement aux
actionnaires d'une partie de leurs apports, soit par imputation des pertes de la
société (art. 69 AUDSC-GIE).
Remboursement aux associés d'une partie de leurs apports
Lorsque l'acte uniforme autorise que le capital social soit réduit par
remboursement aux actionnaires d'une partie de leurs apports, celle-ci peut être
effectuée, soit par remboursement en numéraire, soit par attribution d'actifs (art.
70 AUDSC-GIE).
Imputation des pertes de la société
Lorsque les pertes sociales sont si importantes que la situation nécessite une
réduction de capital, la réalisation de celle-ci pcut passer par l'imputation du
montant des pertes sur le capital social (art. 69 AUDSC-GIE). Ce mode de
réalisation de la réduction du capital ne peut être utilisé que si la réduction de
capital est motivée par des pertes.
I. Réduction de capital par diminution de la valeur nominale des actions
La réduction de capital peut intervenir que le capital social soit ou non
entièrement libéré.
Lorsque le capital social est intégralement libéré, aucun problème ne se pose quant
à la réalisation de l'opération. Celle-ci s'effectue par le biais d'un échange des
actions existantes contre des actions nouvelles dont le montant nominal est réduit.
En revanche, lorsque le capital social n'est pas intégralement libéré, il est
possible de dispenser les actionnaires du solde dès lors que le minimum légal est
atteint. Par ailleurs, les actionnaires qui ont libéré une somme supérieure à celle
représentant la nouvelle valeur doivent être remboursés du surplus. Par contre, les
actionnaires qui ont versé un montant inférieur au 4ad
montant nominal réduit, doivent s'acquitter du solde.
II. Réduction de capital par diminution du nombre d'actions
Lorsque la société veut réaliser une réduction de capital par diminution du nombre
d'actions

émises, elle procède, soit à l'échange d'un certain nombre d'actions anciennes
contré une Action nouvelle, soit au rachat d'un certain nombre d'actions.
Echange des actions
Lout échange peut faire apparaître des rompus. C'est là où se trouve la dittie ulté
de la réducion
de capital par réduction du nombre des actions réalisées par échange d'actions En
effet il peut arriver - et c'est en pratique très fréquent - que certains
actionnaites ne possèdent pas le nombre d'actions leur permettant d'obtenir une
action nouvelle parce que leur nombr est insuffisant
pour atteindre le rapport arithmétique prévu entre actions anciennes et actions
nouvelles. Les actionnaires sont alors obligés de vendre les actions dont le nombre
est insuffisant pour l'échange ou d'acheter des actions pour atteindre le nombre
nécessaire d'actions.
Dans tous les cas, une parité d'échange doit être établie. Ce mode de réduction du
capital ne doit pas cependant porter atteinte à l'égalité des actionnaires, mais
également au droit pour tout
Liulaire d'actions de rester actionnaire de ta sobicle Aussi, la reduction du
capital ni est-olle
admise que dans la limite des pertes sociales et lorsqu'elle porte sur toutes les
actions indépendamment de leur catégorie.
Toutes les actions qui pione pas été remplacées par les actions nouvelles doivent
être remboursées en tout ou partie aux actionnaires dès lors que la réduction de
capital n'est pas motivée par des pertes ou excède le montant de ces pertes.
Rachat par la société de ses propres actions
L'achat par la société de ses propres actions, soit directement, soit par une
personne agissant en son nom propre mais pour le compte de la société, est
interdite (art. 639, al. 1 AUDSC-GIE).
Toutefois, l'assemblée générale extraordinaire qui a décidé une réduction de
capital non motivée par des pertes peut autoriser le conseil d'administration ou
l'administrateur général, selon le cas, à acquérir un nombre déterminé d'actions
pour les annuler (art. 639, al. 2 AUDSC-GIE). Aussi, lorsque la réduction de
capital est motivée par des pertes, la société ne peut-elle pas la réaliser en
procédant à un rachat de ses propres actions qu'elle annulerait par la suite.
Toute opération réalisée en violation de cette règle est réputée nulle. En outre,
l'assemblée générale extraordinaire peut autoriser le conseil d'administration ou
l'administrateur général, selon le cas, à acquérir un nombre déterminé d'actions en
vue de les attribuer aux salariés de la société. Dans ce cas, les actions doivent
être attribuées aux salariés dans le délai d'un an à compter de leur acquisition
(art. 640, al. 1 AUDSC-GIE).
Offre d'achat
Lorsque la société décide de procéder à l'achat de ses propres actions en vue de
les annuler et de réduire son capital social à due concurrence, elle doit
présenter, afin de respecter le principe de l'égalité des actionnaires, cette offre
d'achat à tous les actionnaires (art. 643, al, 1 AUDSC-GIE).
Elle doit les informer par un avis inséré dans un journal habilité à recevoir les
annonces lé gales du lieu du siège social de la société et, si la société fait
appel public a l'épargne, de tout Etat partie dont le public a été sollicité. Cet
avis doit comporter les indications suivantes :
⁃ la dénomination sociale ;
⁃ la forme de la société ;
⁃ l'adresse du siège social ;
⁃ le montant du capital social ;
⁃ le nombre d'actions dont l'achat est envisage
⁃ le prix offert par actions;
⁃ le mode de paiement ;
⁃ le délai pendant lequel l'offra sora maintenue. Co délai ne peut être
inférieur à trento jours à compter de l'insertion de l'avis ;
⁃ le lieu où l'offre peut être acceptée.
Lorsque par contre toutes les actions émises par la société sont nominatives,
l'avis ci-dessus cxigé pcut être remplacé par une notification contenant les mêmes
mentions faites à chaque actionnaire par lettre au porteur contre récépissé ou par
lettre recommandée avec demande d'avis de réception. Cette notification incombe à
la société (art. 644 AUDSC-GLE).
Modalités du rachat
Si le nombre d'actions présentées à l'achat est égal au nombre d'actions à acheter,
aucun problème ne se pose.
En revanche, si les actions présentées à l'achat excèdent le nombre d'actions à
acheter, il est procéder pour chaque actionnaire vendeur, à une réduction
proportionnelle au nombre d'actions dont il justifie être propriétaire ou titulaire
(art. 645 AUDSC-GIE). La réduction proportionnelle ainsi exigée se justifie par le
respect du principe de l'égalité des actionnaires qui ne saurait être enfreint par
la réalisation d'une réduction de capital.
Si, par contre, les actions présentées à l'achat n'atteignent pas le nombre
d'actions à acheter, le capital social est réduit à due concurrence des actions
achetées étant entendu qu'il ne peut être imposé à un actionnaire le rachat de ses
actions par la société. Le conseil d'administration ous l'administrateur général,
selon le cas, peut toutefois décider de renouveler l'opératión dans mêmes
conditions jusqu'à complet achat du nombre d'actions initialement fixe
renouvellement de l'offre doit, le cas échéant, intervenir dans le délai indiqué
par la délibération de l'assemblée générale extraordinaire autorisant la réduction
de capital. Cart, 646 AUDSC-GIE).
Actions grevées d'usufruit
Lorsque les actions sont grevées d'usufruit, l'offre d'achat est faite au nu-
propriétaire.
Toutefois, le rachat des actions n'est définitif que si l'usufruitier a
expressément consenti à l'opération (art. 648, al: 1 AUDSC-GIE).
Le prix de rachat des actions est réparti entre le nu-propriétaire et l'usufruitier
à concurrence de la valeur de leurs droits respectifs sur les actions, à moins
queles modalités de cette répartition aient été déjà tixées par une convention
conclue entre eux (art. 648, al. 2 AUDSC-GIE).
Dispense de procédure de rachat:
Lorsque l'assemblée générale extraordinaire, pour faciliter une augmentation de
capital, une fusion ou unc scission, a autorisé le conseil d'administration ou
l'administrateur général, selon le cas, à acheter un grand nombre d'actions
représentant au plus 1% du montant du capital social en vue de les annuler, la
procédure de l'offre d'achat n'a pas besoin d'être respectée (art. 647, al. 1
AUDSC-GIE). Il en est ainsi également en cas de rachat par la société des actions
dont le cessionnaire n'a pas été agréé (art. 647, al. 2 AUDSC-GIE).
Dans tous lesicas, le commissaire aux comptes doit donner, dans son rapport sur
l'opération projetée, son avis sur l'opportunité et les modalités de l'achat
d'actions envisagé (art. 647, al.
3 AUDSC-GIE).
Annulation corrélative des actions achetées par la société
Les actions achetées par la société qui les a émises en vue d'une réduction du
capital doivent être annulées dans les quinze (15) jours qui suivent l'expiration
du délai de maintien de l'offre d'achat (art. 649, al. 1 AUDSC-GIE). Le délai de
maintien de l'offre, comme le précise l'acte uniforme, ne peut être inférieur à
vingt jours et commence à courir à compter de la date d'insertion de l'avis au
journal habilité à recevoir les annonces légales ou de la réception de la lettre au
porteur ou de la lettre recommandée informant de l'offre d'achat.
Lorsque le rachat est effectué en vue de faciliter une augmentation de capital, une
fusion ou une scission, le délai de quinze jours prévu pour l'annulation des
actions court du jour où les actions: ont été rachetées (art. 649, al. 2 AUDSC-
GIE).
Les actions détenues ou acquises par la société en violation de l'interdiction
faite à une société de racheter ses propres actions doivent être annulées dans le
délai de quinze jours à compter de leur acquisition ou, le cas échéant, de
l'expiration du délai d'un an si les actions étaient destinées à être attribuées
aux salariés de la société (art. 649, al. 3 AUDSC-GIE
L'annulation des titres au porteur est constatée par apposition de la mention
annulé » sur le titre. Quant à l'annulation des actions nominatives, elle est
constatée par la même mention apposée sur le registre des actions nominatives de la
société ainsi que, le cas échéant, sur le certificat nominatif et sur la souche du
registre dont il a été extrait (art, 650 AUDSC-GIE).
Parag. 2: Décision de réduction du capital
Comme l'augmentation de capital, la réduction, de capital est autorisée ou décidée
par l'assemblée générale extraordinaire (art. 628, al. 1 AUDSC-GIE). Cette demière
peut cependant déléguer au conseil d'administration ou à l'administrateur général,
selon le cas, tous
les pouvoirs nicessaires a la realisation de la reduction de capital.
Lorsque la réduction de capital est réalisée par l'assemblée générale
extraordinaire des actionnaires, la délibération de celle-ci est soumise à
publicité. Par ailleurs, l'assemblée doit procéder à la modification corrélative
des statuts. Toutefois, ces dernières obligations peuvent être satisfaites par le
conseil d'administration ou l'administrateur général, selon le cas, sur délégation
de l'assemblée générale extraordinaire.
Toute clause contraire des statuts est réputée non écrite.
I. Projet de réduction du capital
La réduction de capital est proposée à l'assemblée générale extraordinaire des
actionnaires par les dirigeants de la société. Un projet de réduction de capital
doit en effet être établi par le conseil dadministration ou l'administrateur
général, selon le cas. Ce projet doit contenir toutes les indications sur
l'opération envisagée. Il doit contenir notamment toutes les informations utiles
sur les motifs de la réduction de capital (exemples : pertes, réorganisation
financière de la société, surestimation des apports en nature, activité sociale
insuffisante, préparation d'une augmentation de capital ou d'une cession de
contrôle...), sur la marche des affaires sociales depuis le début de l'exercice en
cours et, si l'assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes n'a
pas encore été tenue, pendant l'exercice précédent. Le projet doit également
contenir les principales options à proposer relativement aux modalités de
réalisation de la réduction de capital. Il en est ainsi de la diminution de la
valeur nominale des actions ou de la diminution du nombre des actions. Le projet
doit, en outre mentionner le montant de 1a réduction de capital ainsi que
l'incidence de la réalisation de l'opération sur la situation des actionnaires et
des créanciers.
II. Rapport spécial du commissaire aux comptes sur la réduction de capital
Ce projet de réduction du capital doit être communiqué au commissaire aux comptes
quarant viny (45) jours avant la réunion de l'assemblée générale extraordinaire qui
déciderou autorise la réduction de capital (art. 629 AUDSC-GIE). Le commissaire aux
comptes doit procéder aux investigations et vérifications nécessaires et établir un
rapport spécial dans lequel il fait connaitre son appréciation sur les causes et
les conditions de la réduction de capital. Ce rapport spécial est ensuite présenté
par le commissaire aux comptest à l'assemblée générale extraordinaire qui décide ou
autorise la réduction de capital.
I. Délégation des pouvoirs de réalisation de la réduction de capital
L'assemblée générale extraordinaire des actionnaires est seule compétente pour
décider ou autoriser une réduction de capital. Cependant, elle peut déléguer tous
les pouvoirs nécessaires pour la réalisation de la réduction de capital au conseil
d'administration ou à l'administrateur général, selon le cas (art. 628, al. 1
AUUSC-GLE). Dans ce cas, le conseil d'administration ou l'administrateur gónéral,
selon le cas, qui réalise la réduction de capital sur délégation de l'assemblée
générale extraordinaire doit en dresser un procès-verbal soumis à publicité et
procéder à la modification corrélative des statuts (art. 631 AUDSC-GIE).
IV. Publicité de la réduction de capital
La réduction de capital est une modification des statuts et, comme toute
modification des statuts, elle doit faire l'objet des formalités de publicité
prévues pour la modification des statuts (art.
638 AUDSC-CLE).
Aussi, la réduction de capital doit-elle faire l'objet d'un avis inséré dans un
journal habilité à recevoir les annonces légales dans l'Etat du siège social. Cct
avis doit être signé par le notaire qui a reçu ou dressé l'acte modifiant les
statuts ou par l'actionnaire unique ou les actionnaires et contenir les
énonciations suivantes (art. 263 AUDSC-GIE) :
⁃ la raison ou la dénomination sociale de la société suivie, le cas
échéant, de son sigle ;
⁃ la forme de la société ;
⁃ le montant du capital secial ;

⁃ l'adresse du siège social
⁃ le numéro d'immatriculation au registre du commerce et du crédit
mobilier ;
⁃ le titre, la date, le numéro de parution et lieu de publication du
journal dans lequel a été publié l'avis informant de la constitution de la
société ;
⁃ l'indication de la réduction du capital, de son montant, de ses
modalités et de ses motifs.
⁃ En outre, la copie certifiée conforme de la délibération de l'assemblée
générale qui a décidé ou autorisé la réduction de capital doit être déposée au
greffe du tribunal chargé des affaires commerciales dans le ressort duquel se situe
le siège social de la société Co dépôt doit êtro effectué dans le délai d'un mois à
compter de la tenue de cette assemblée générale extraordinaire (art. 264-1° AUDSC-
GIE).
⁃ En sus, lorsque le pouvoir de réalisation de la réduction de capital
est délégué au conseil d'administration ou à l'administrateur général, selon
lefcas, la décision de réalisation de la réduction de capital doit également être
déposée dans les mêmes conditions que la délibération de l'assemblée générale
extraordinaire (art. 264-2° AUDSC-GIE).
⁃ Parag. 3: Protection des créanciers et actionnaires
⁃ I. Egalité des actionnaires
⁃ La réduction de capital ne peut en aucun porter atteinte à l'égalité
entre les actionnaires de la société sauf consentement exprès des actionnaires
défavorisés (art. 628, al. 2 AUDSC-GIE).
⁃ La réduction de capital ne peut pas constituer un abus de droit; à
défaut, elle peut être annulée sur demande des actionnaires minoritaires, sur la
base de l'abus de majorité (art. 131 AUDSC-
⁃ CIE).
⁃ Ainsi, n'est-il pas possible de faire porter la réduction de capital
sur certaines actions et non sur les autres. Est considéré comme atteinte à
l'égalité des actionnaires la réduction de capital effectuée par voie d'attribution
d'éléments d'actifs à certains actionnaires dont les actions serajent
corrélativement annulées. Si la réduction de capital est réalisée par diminution du
nombre des actions, cette diminution doit être proportionnelle au nombre des droits
détenus par chaque actionnaire.
⁃ Par ailleurs, la réalisation de l'opération de réduction de capital ne
saurait augmenter de quelque façon que ce soit les engagements de certains
actionnaires, à moins que la décision ait été prise avec le consentement des
actionnaires concernés.
⁃ II. Droit d'opposition des créanciers
⁃ Les créanciers de la société dont le capital est réduit sont les
premiers à voir leurs intérêts menacés. En effet, le capital est vu comme une
garantie de paiement de leurs créances et toute réduction de ce capital entraîne
réduction de la protection de leurs intérêts. En effet, la réduction de capital
s'accompagne d'une sortie de liquidités qui entraîne la diminution de la garantie
des créanciers.
⁃ Aussi, les créanciers de la société disposent-ils d'un droit
d'opposition en cas de réduction de capital. Ce droit n'existe pas dans tous les
cas de réduction de capital. En effet, les créanciers ne peuvent s'opposer à une
réduction de capital motivée par des pertes (art. 632 AUDSC-GIE).
⁃ Dans tous les autres cas, le droit d'opposition peut être exercé contre
la réduction de capital.
⁃ Il faut préciser que la réduction de capital peut constituer une fraude
aux doits des créanciers
⁃ Il en est ainsi de la réduction de capital effectuée par attribution de
l'essenficl des actifs sociaux aux actionnaires qui connaissent la situation
difficile de la société. Les créanciers peuvent dans ce cas exercer l'action
paulienne (régie par les dispositions nationales des Etats parties relatives aux
contrats; exemple : COCC du Sénégal) qui peut leur permettre que l'attribution des
actifs sociaux leur soit déclarée inopposable.
⁃ A. Exercice du droit d'opposition-créanciers titulaires du droit
d'opposition
⁃ Tous les créanciers ne peuvent pas s'opposer à la réduction de capital.
Seuls les créanciers de la société dont les créances sont antérieures au dépôt au
grefte du tribunal chargé des affaires commerciales du procès-verbal de la
délibération de l'assemblée générale qui a décidé ou autorisé la réduction de
capital peuvet s'opposera la réduction de capital lorsque celle-ci n'est pas
motivée par des pertes (art. 633 AUDSC-GIE). En dehors, de ces créanciers, tous les
obligataires disposent du droit d'opposition a la réduction de capital.
⁃ B. Délibération de l'assemblée extraordinaire des obligataires
⁃ L'assemblée extraordinaire des obligataires délibère sur toute
proposition de nature à modifier le contrat d'emprunt (art. 804 AUDSC-GIE). L'acte
uniforme reste silencieux sur la possible délibération de l'assemblée
extraordinaire des obligataires sur le projet de réduction du capital mais fait
usage de l'adverbe « notamment » qui permet d'interpréter largo sensu la notion
«proposition tendant à la modification du contrat d'emprunt ». C'est ainsi qu'à
notre sens, la réduction de capital réduisant la garantie constituée par le capital
social, elle doit faire l'objet d'une délibération de l'assemblée générale
extraordinaire des obligataires. Cette situation pourrait même être rattachée à la
« modification totale ou partielle des garanties » (art. 804-4°
⁃ AUDSC-GIE).
⁃ Cette solution se justifie encore lorsque l'on sait que la scission, et
l'apport partiel d'actifs (l'apport partiel d'actif étant soumis au régime de la
scission (art. 195 AUDSC-GIE), sont soumis à l'AGE des obligataires (art. 804 2º
AUDSC-GIE).

C. Exercice du droit d'opposition - délai et forme


Les créanciers doivent s'opposer à la réduction de capital dans le délai de trente
(30) jours à compter de la date de dépôt du procès-verbal de la délibération de
l'assemblée qui a décidé ou autorisé la réduction de capital au greffe du tribunal
chargé des affaires commerciales dans le ressort duquel se situe le siège social de
la société (art. 634 AUDSC-GIE). En dehors de ce délai, ils sont déclarés forclos.
L'opposition est formée par acte extrajudiciaire et portée devant la juridiction
chargée des affaires commerciales dans le ressort de laquelle se situe le siège
social de la société statu antra bref délai (art. 635 AUDSC-GIE).
L'acte uniforme ne dit rien sur la signification de l'opposition à la société dont
le capital est réduit. Mais, il est recommandé aux créanciers de signifier à la
société eur opposition à la réduction du capital par acte extrajudiciaire afin
qu'elle prévoit le reas échéant, le
remboursement sinon les garanties à constituer.
Effets de l'opposition
L'opposition produit un effet suspensif sur la réduction de capital En effet, les
opérations de réduction de capital ne peuvent pas commencer dans le délai
d'opposition ni, le cas échéant, avant qu'il n'ait été statué en première instance
sur cette opposition (art. 636 AUDSC-GIE).
Lorsque l'opposition est reeté, la réductión de capital peut être réalisée.
Cependant, lorsque l'opposition est accueillie, la juridiction compétente ordonne,
soit le remboursement des créances, soit la constitution de garanties, sila société
en offre et si elles sont jugées suffisantes
(art. 637 AUDSC GIE)
Parag. 4: Nullités et responsabilités en matière de réduction de capital
I. Nullité de la réduction de capital
A. Nullité de la réduction du capital - principe
La nullité d'une décision ou d'une délibération réalisant ou autorisant la
réduction du capital dune SA ne peut résulter que d'une disposition expresse de
l'acte uniforme sur les sociétés commerciales et les GIE ou encore des textes
régissant la nullité des contrats en général et du
contrat de société en particulier (art. 242, al. 1 AUDSC-GIE).
La réduction de capital peut donc être nulle pour une cause de droit commun viciant
l'un de ses actes essentiels notamment la nullité de l'assemblée générale
extraordinaire pour abus de droit, incapacité, vices du consentement, illicéité,
fraude, dol ou erreur. Pour une étude approfondie de ces causes de nullité, voir
étude « Nullités des sociétés ». La réduction de capital peut également, et ce sont
les cas les plus fréquents, être nulle pour des causes de nullités particulières
expressément prévues par l'acte uniforme.
B. Causes de nullité
La réduction de capital peut être annulée notamment lorsque :
⁃ elle est décidée par le conseil d'administration ou l'administrateur
général, selon le ca sans autorisation ou délégation de la part de l'assemblée
générale extraordinaire;
⁃ le projet de réduction de capital n'a pas été établi et communiqué au
commissaire aux comptes de la société quarante-cing jours avant la tenue de
l'assemblée générale extraordinaire appelée à statuer sur la réduction de capital ;
⁃ elle porte atteinte à l'égalité des actionnaircs.
Action en nullité
L'action en nullité de la réduction de capital se prescrit par trois ans à compter
du jour où la nullité est encourue (art. 251, al. 2 AUDSC-GIE). Elle est ouverte à
toute personne intéressée.
Elle ne porte pas atteinte à la société elle-même mais n'affècte que la
délibération de l'assemblée générale extraordinaire ou, par délégation du conseil
d'administration ou de l'administrateur général, selon le cas, qui a décidé ou
autorisé l'opération dont la validité est contestée.
Régularisation
Le tribunal saisi d'une action en nullité peut, même d'office, fixer un délai pour
permettre de couvrir la nullité. Il ne peut pas prononcer la nullité moins de deux
mois après la date de l'exploit introductif d, instance (art: 247, al. 1 AUDSC-
GIE). Si pour couvrir une nullité, une assemblée doit être convoquée et s'il est
justifié d'une convocation régulière de cette assemblée, le tribunal accorde, par
un jugement, le délai nécessaire pour que les actionnaires puissent prendre une
décision (art. 247, al. 2 AUDSC-GIE).
Votor enulite
éteinte lorsque la cause de nullité a cessé d'exister le jour où le tribunal
statue, sur le fond en première instance (art. 246 AUDSC-GIE).
L'acion aux ins de régularisation se preserit par trois ans à compter de la
publication de l'augmentation ou de la réduction de capital (art. 77 AUDSC-GIE).
II. Responsabilité en matière de modification de capital
Responsabilité civile
En cas de réduction du capital irrégulière, les membres des organes de gestion,
d'administration ou de direction de la société alors en fonction sont solidairement
responsables du préjudice causé par l'inégularité qui affecte l'opération (art. 79
AUDSC-GIE). Les administrateurs ou l'administrateur général, selon le cas, sont
responsables individuellement ou solidairement envers la société ou envers les
tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires
applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des dispositions des
statuts, soit des fautes commises dans leur gestion (art. 740 AUDSC-GIE).
Action en responsabilité - prescription
L'action en responsabilité contre les dirigeants sociaux, tant sociale
qu'individuelle, se prescrit par cinq ans à compter du jour de la publication de la
réduction de capital irrégulière (art 80 et 743 AUDSC-GIE).
Responsabilité pénale
Les administrateurs, le président-directeur général, le directeur général,
l'administrateur général ou l'administrateur général adjoint encourent une sanction
pénale lorsqu'ils procèdent à une réduction du capital sans respecter l'égalité des
actionnaires ou sans avoir communiqué le projet de réduction de capital aux
commissaires aux comptes quarante-cinq jours au moins avant la tenue de l'assemblée
générale extraordinaire appelée a statuer sur la réduction de capital (art. 896
AUDSC-GIE).
Section 3: Les opérations ne modifiant pas le capital
Parag. 1: L'amortissement du capital:
Selon l'article 651 AUDSC-GT, ils'agit de l'opération par laquelle la suciété
rembourse aux actionnaires tout ou partie du montant nominal de leurs actions à
titre d'avance sur le produit de la liquidation future de la société. Il y a donc
remboursement sans réduction corrélative du capital (cf. art. 651) Lorsque
l'opération est prévue dans les statuts, elle relève de l'AGO. Dans le cas
contraire, il appartient à l'AGE de décider (toute délibération prise en violation
de cette règle est nulle). Les actions peuvent être intégralement ou partiellement
amorties. Dans le premier cas, elles devicnnent des actions de jouissance.
Selon l'article 654 AUDSC-GIE, l'opération est réalisée par voie de remboursement
égal pour chaque action d'une même catégorie. Les sommes utilisées à cet effet sont
prélevées sur les bénéfices ou sur les réserves non obligatoires. Elles ne peuvent
être prélevées sur les réserves statutaires;que sur décision de l'AGE et en aucun
cas sur les réserves légales. L'opération peut avoir lieu tant qu'elle n'a pas pour
effet de faire réduire les capitaux propres à un montant inférieur au montant du
capital social augmenté des réserves statutaires et légales (art. 655 al.
3 AUDSC-GIE).
Aux termes de l'article 656 AUDSC-GIE, les actions amorties partiellement ou
intégralement conservent tous leurs droits, à l'exception du droit au premier
dividende et du remboursement du nominal des actions qu'elles perdent à due
concurrence. De ce fait, l'opération n'a d'effet qu'au sein de la société; pour les
tiers, elle n'entraîne aucune conséquence spécifique.
L'amortissement n'est pas une opération irréversible dans la mesure où l'article
657 AUDSC-GIE permet à l'AGE de décider de reconvertir les actions amorties en
actions de capital, La reconversion est alors réalisée par un prélèvement
obligatoire sur la part des bénéfices d'un ou plusieurs exercices revenant aux
actions à reconvertir après paiement pour les actions partiellement amorties du
premier dividende ou des intérêts auxquels auquel elles peuven
donner droit.
Parag. 2: Le regroupement et la division des actions
1- Le regroupement est l'opération par laquello unc société décide de remplacer
plusieurs actions d'un montant nominal faible par une seule action d'un montant
nominal plus élevé. Elle est généralement utilisée lorsqu'au faible nominal
correspond un nombre tre
§ important de
titres; ce qui entraîne un coût substantiel de gestion
2- La division (ou split) est l'opération par laquelle/e hominal des actions
existantes est divisé.
Donc, elle entraîne l'augmentation du nombre d'actions. Elle vise généralement à
augmenter la liquidité des actions.
En dehors des deux opérations ci-dessus, il convient de signaler d'autres
opérations pouvant affecter les actions :
* Le jumelage d'actions (ou stapling) e technique permettant de lier de manière
indissociable tout ou partie des actions émises par deux sociétés de nationalités
différentes. La liaison a lieu par le biais de clauses statutaires et les actions
liées ne peuvent être ni cédées ni acquises séparément. Les principaux avantages de
l'opération sont :
⁃ Possibilité pour les sociétés concernées d'être cotées conjointement
sur leurs places financières respectives. Elles s'assurent donc une présence
directe sur au moins deux marchés financiers sur lesquels elles ne sont pas
considérées comme des valeurs étrangères et sans être confrontées aux difficultés
liées à une double cotation. Assez souvent, la société qui veut être présente sur
un marché étranger fait admettre les titres de sa filiale étrangère sur ce marché
ou y introduit ses propres titres. Dans le premier cas, l'investisseur peut
redouter d'être loin du centre décisionnel alors que dans le second, la situation
de société étrangère n'offre pas les mêmes avantages que ceux réservés aux
résidents.
⁃ Possibilité pour les investisseurs de s'affranchir des obstacles
fiscaux liés à la détention de titres étrangers puisque ces derniers bénéficient
d'une option quant à la source de leurs dividendes qui proviendraient de la société
avec laquelle ils partagent leur lieu de résidence. - Moyen de défense assez
efficace contre une attaque hostile dans la mesure où le lien indissociable qui est
créée entre les actions des deux sociétés conduit à ne pouvoir céder une action de
l'une des sociétés sans que soit cédée entre les mêmes parties une action de
l'autre société partie au jumelage. Cela contribue à renchérir considérablement la
prise de contrôle d'une des deux sociétés puisque le succès de l'opération est
conditionné par l'acquisition du contrôle concomitant de l'autre société.
⁃ Si en principe les porteurs des titres peuvent normalement exercer les
prérogatives attachées à leur qualité d'actionnaire dans les deux sociétés, il est
souvent convenu qu'ils n'auront de droit de vote que dans leur société d'origine et
un droit préférentiel en terme pécuniaite dans la société avec laquelle leurs
actions sont jumelées.
⁃ La principale difficulté réside dans le fait que si l'une des sociétés
veut réaliser des opérations de capital, l'équilibre du jumelage impose que des
titres de même quantité soient émis dans
⁃ l'autre.
⁃ * La location d'actions. Il s'agit d'une application du louage de
choses qui permet de transférer l'utilisation d'une chose sans en transférer la
propriété puisque dans ce contrat, une personne s'oblige à faire jouir l'autre
d'une chose pendant un certain temps et moyennant un certain prix que celle-ci
s'oblige de lui payer..
⁃ En ce qui concerne la location d'actions, elle permet au propriétaire
de remplacer son revenu variable (dividendes) par un revenu fixe (loyer). Le
locataire quant à lui va jouir des droits sociaux attachés aux actions louées.
⁃ Dans certains cas, la location peut être assortie d'une promesse
unilatérale de vente. Il s'agit alors d'un crédit-bail d'actions:
⁃ Les hypothèses de recours à la location d'actions peuvent être assez
nombreuses. Dans le cas de la transmission d'une entreprise familiale, par exemple,
si un seul des héritiers souhaite reprendre l'affaire que ni l'ascendant ni le
repreneur ne disposent des fonds nécessaires au
⁃ désintéressement des cohéritiers, la location peut permettre au
repreneur de rémunérer ses cohéries qui à terme, lui vendront les actions. De même,
une société qui a besoin de liquidités peut concluré avec un établissement de
crédit une opération de cession-bail au terme de laquelle elle cède les actions de
sa filiale à la banque qui les lui loue avec la promesse de les lui revendre au
terme du contrat.

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