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DM 02

Le document présente deux démonstrations du théorème de Morley, qui établit que dans un triangle non plat, les points d'intersection des trisectrices forment un triangle équilatéral. La première démonstration, datée de 1996, utilise la relation des sinus et des relations angulaires, tandis que la seconde, de 1998, s'appuie sur des transformations géométriques et des propriétés des points symétriques. Le devoir est structuré en deux parties, chacune détaillant les étapes nécessaires pour prouver le théorème.

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Le document présente deux démonstrations du théorème de Morley, qui établit que dans un triangle non plat, les points d'intersection des trisectrices forment un triangle équilatéral. La première démonstration, datée de 1996, utilise la relation des sinus et des relations angulaires, tandis que la seconde, de 1998, s'appuie sur des transformations géométriques et des propriétés des points symétriques. Le devoir est structuré en deux parties, chacune détaillant les étapes nécessaires pour prouver le théorème.

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Stanislas Devoir à la Maison MPSI 1

DM n°02 Deux démonstration du théorème de Morley 2h


Non relevé
  

Le théorème de Morley a été démontré par Frank Morley en 1898, et on peut l'énoncer comme
ceci : Dans un triangle non plat, trois points pris parmi les points d'intersection des trisectrices
issues des sommets du triangle forment un triangle équilatéral.

Notations.
On travaille dans le plan ane euclidien rapporté à un repère orthonormé direct (O, → −u,→
−v ).
Si O, A et B sont trois points du plan (avec A et B distincts de O), on note AOB \ l'angle
géométrique saillant (mesuré dans [0, π]) délimité par les demi-droites [OA) et [OB). Par abus
de notation, on note encore AOB
\ la mesure en radians de l'angle AOB \.
Soit D une droite du plan passant par O. On dira que D est une trisectrice de l'angle
géométrique AOB
\ si et seulement s'il existe un point M de D , distinct de O, tel que AOM \ =
3 AOB ou BOM = 3 AOB (de sorte que tout angle géométrique de mesure non nulle admet
1\ \ 1\

exactement deux trisectrices). La distance entre deux points A et B est notée AB . Les angles de
vecteurs sont orientés. On appelle mesure principale d'un angle de deux vecteurs non nul, celle
2iπ
qui appartient à l'intervalle ] − π, π]. Le complexe égal à e 3 est noté j .
On considère un triangle non plat ABC que l'on suppose direct c'est-à-dire tel que la mesure
−−→ −→
principale de l'angle orienté (AB, AC) soit comprise strictement entre 0 et π . On note 3α, 3β, 3γ
−−→ −→ −−→ −−→ −→ −−→
les mesures principales respectives des angles orientés (AB, AC), (BC, BA) et (CA, CB) ; elles
appartiennent donc toutes à l'intervalle ]0; π[.
On note P, Q, R les points d'intersection des trisectrices issues respectivement des sommets
adjacents B et C , C et A, A et B , tels que dénis par la gure ci-dessous.
A

R Q

B C

Partie I : Partie A : Une démonstration (datant de 1996) de D. J. Newman

1. La relation des sinus. Soient Ω le centre du cercle circonscrit et r le rayon du cercle circonscrit
au triangle ABC . On note a = BC , b = AC , c = AB . On admettra dans la suite la relation dite
des sinus : sina3α = sinb3β = sinc3γ = 2r.
a) En appliquant la relation des sinus aux triangles ABR et ABC , montrer que AR =
sin(α+β) .
2r sin β sin(3α+3β)
b) Soit θ un nombre réel. Exprimer sin(3θ) en fonction de cos θ et sin θ.
sin(α+β) .
c) Montrer que 4 sin γ sin π3 + γ = sin(3α+3β)


d) Montrer que AR = 8r sin β sin γ sin π3 + γ .




e) En déduire que AQ = 8r sin β sin γ sin π3 + β .




2. Relations angulaires. On considère le point M de la demi-droite [AQ) vériant ARM


\ = π
3 + β.
a) Calculer AM
\ R.
b) En appliquant la relation des sinus dans le triangle ARM , montrer que AM = AQ.
c) En déduire les valeurs des angles ARQ
[ et AQR [.
3. Montrer que RQ = 8r sin α sin β sin γ .
4. Conclure.

Partie II : Partie B : Une démonstration (datant de 1998) d’Alain Connes


On note P 0 , Q0 et R0 les symétriques des points P, Q et R respectivement par rapport aux
droites (BC), (AC) et (AB), et A0 le symétrique de A par rapport à la droite (BC).
On appelle f la rotation de centre A et d'angle 2α, g la rotation de centre B et d'angle 2β et h
la rotation de centre C et d'angle 2γ .
5. On considère trois points A1 , A2 , A3 du plan complexe d'axes respectifs a1 , a2 , a3 . Prouver
−−−→ −−−→
que le triangle A1 A2 A3 est équilatéral, avec l'angle orienté (A1 A2 , A1 A3 ) de mesure principale
égale à π3 , si et seulement si a1 + ja2 + j 2 a3 = 0.
6. Remarques préliminaires.
−−→ −−→
a) Calculer la mesure de l'angle (CP , CP 0 ).
b) Montrer que P est un point xe de la transformation g ◦ h, c'es-à-dire que g (h(P )) = P .
7. Quelques calculs numériques.
Soit M un point du plan d'axe z et ϕ une transformation du plan. Par abus de langage on
note encore ϕ(z) l'axe du point ϕ(M ).
a) Justier l'existence de six nombres complexes a1 , a2 , a3 , b1 , b2 , b3 tels que, pour tout nombre
complexe z : f (z) = a1 z + b1 , g(z) = a2 z + b2 et h(z) = a3 z + b3 .
b) Calculer le produit a1 a2 a3 .
c) Exprimer les nombres complexes p, q, r en fonction des nombres complexes
(a1 , a2 , a3 , b1 , b2 , b3 ).
8. On note f 3 (resp. g 3 , h3 ) l'application f ◦ f ◦ f (resp. g ◦ g ◦ g, h ◦ h ◦ h).
a) Prouver que f 3 ◦ g 3 ◦ h3 est une translation notée τ .
b) Déterminer géométriquement l'image du point A par la translation τ .
9. On admet que des calculs simples donnent

f 3 ◦ g 3 ◦ h3 (0) = (a21 + a1 + 1)b1 + a31 (a22 + a2 + 1)b2 + a31 a32 (a23 + a3 + 1)b3 .
 2 3 2 3 3 2

2 2 a3 (a1 + a1 + 1)b1 + a1 (a2 + a2 + 1)b2 + a1 a2 (a3 + a3 + 1)b3
p + jq + j r = −j .
a1 (1 − a2 a3 )(1 − a3 a1 )(1 − a1 a2 )

Démontrer le théorème de Morley dans le cas d'un triangle ABC direct.

Sˆta’nˆiŒs„laŒš 2/2 A. C€a’m€a’n€eš

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