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Cage Execices Module 4

Le document traite de l'analyse des coûts des biens économiques, en abordant l'évaluation des biens et services produits, ainsi que la classification des immobilisations. Il présente des cas pratiques d'évaluation des coûts de production et de vente, ainsi que des méthodes de reclassement des charges. Enfin, il décrit les différentes catégories de stocks et leur évaluation dans le cadre de la comptabilité analytique.

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Cage Execices Module 4

Le document traite de l'analyse des coûts des biens économiques, en abordant l'évaluation des biens et services produits, ainsi que la classification des immobilisations. Il présente des cas pratiques d'évaluation des coûts de production et de vente, ainsi que des méthodes de reclassement des charges. Enfin, il décrit les différentes catégories de stocks et leur évaluation dans le cadre de la comptabilité analytique.

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1

THEME II. ANALYSE DES COUTS DES BIENS ECONOMIQUES

ACTIVITE 1. EVALUATION DES BIENS ET SERVICES ECONOMIQUES PRODUITS ET VENDUS

Application

1) L’industriel Laurraine SA consomme pour la production de 1 400 articles, des matières


premières pour 480 000 FC. les charges de transformations et celles inhérentes à la
livraison se montrent respectivement à 340 000 FC et 80 000 FC. si l’agent économique
veut réaliser un rendement économique de 40%.

Travail demandé :
Quel sera le prix de vente global.

2) Le commerçant EK achète, en octobre 2012, 5 000 Kg de marchandises à 20 FC /kg, avec


rabais de 8%. Les frais de transport, douane et manutention se montent à 28 000 FC.
stocks vendus : 3 000 Kg de mses. Les frais de distribution se montent à 60 000 FC.

Travail demandé :
Déterminer le prix de vente unitaire, le résultat unitaire si le taux de rendement économique
est de 5%, les frais administratifs et financiers de 58 000 FC.

3. EVALUATION DES CERTAINS ELEMENTS D’ACTIF

Ces éléments sont subdivisés en deux catégories :


- Les immobilisations ;
- Les stocks.
Les valeurs immobilisées ne se consomment pas par le premier usage, leur durée est de plus
d'un an.

3.1. Différentes immobilisations

Selon la nature, on distingue les :

 Immobilisations Corporelles : biens détenus par une entité soit pour être utilisés dans la
production de biens et services soit pour être loués à des tiers, soit à des fins
administratives. Ces biens doivent aussi être utilisés sur plusieurs exercices. Ils regroupent
ceux acquis en pleine propriété, en nue-propriété, en usufruit, en location, vente et en
crédit-bail.
2

 Immobilisations Financières : catégorie d'immobilisations constituées par les titres de


participations, les autres titres immobilisés, les créances liées à ces participations, les
prêts, ...
 Immobilisations Incorporelles : Actif non monétaire identifiable sans substance physique,
contrôlé par l’entité qui a le pouvoir d’obtenir des avantages économiques futurs.

3.2. Evaluation des immobilisations

Traitement comptable

a) Charges engagées et consommées


D C LIBELLE D C
605 Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
445 Etat, TVA récupérables X
401 à Fournisseurs X

b) Achats
D C LIBELLE D C
602 Achats de matières premières et fourn X
604 Achats stockés des matières et fourn. consom. X
445 Etat, TVA récupérables X
401 à Fournisseurs X

c) Mise en stocks des achats


D C LIBELLE D C
32 Matières premières et fournitures liées X
33 Autres approvisionnements X
6032 à Variation des stocks matières prem. et Fourn liées X
6033 Variation des stocks d’autres Approv. X

d) Sortie des stocks pour la consommation


D C LIBELLE D C
6032 Variation des stocks matières premières et Fourn X
6033 Variation des stocks d’autres approvisionnements X
32 à Matières premières et fournitures liées X
33 Autres approvisionnements X

e) Constatation de l’immobilisation
D C LIBELLE D C
23 Bâtiments, Installations Techn. et Agencement X
24 Matériel, Mobiliers et Actifs Biologiques X
3

445 Etat, TVA récupérable X


722 à Production Immobilisée X
443 Etat, TVA facturée X

Application

L’entité constituée par LUKOLANDJA et PLACIDE en sigle « LOMBOS » SNC engage les
charges suivantes pour la construction d’un bureau :

05/06/2018 : Achat ciment : 9 280 000 FC TTC


Transport sur achat : 139 200 FC TTC
Sable : 278 400 FC TTC
09/10/2018 : Consommation ciment et sable achetés
- Consommation d’eau : 480 000 FC HT
- Main d’œuvre personnel : 3 000 000 FC
25/11/2018 : Main d’œuvre extérieur : 2 400 000 FC et
Matières achetées et cons 1 044 000 FC TTC

Travail demandé :
a) Journaliser
b) Présenter le compte « bâtiments »

Solution :
a) Journal
N° D C LIBELLE D C
05/06/2018
604 Achats stocks des matières et Fourn. cons. 8 240 000
6045 Frais sur achats des matières et fourn. 120 000
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 1 318 400
1
4453 Etat, TVA récupérable sur transport 19 200
40110 à Fournisseurs matières 9 558 400
40111 Fournisseurs transport 139 200
Achats matières facture n° 623
Dito
33 Autres Approvisionnements 8 360 000
2
6033 à Variations des stocks d’autres Appr. 8 360 000
Mise en Stock, Bon d’entrée stock n° 44
09/10/2018
6033 Variations des stocks d’autres Appr. 8 360 000
3
33 à Autres Approvisionnements 8 360 000
Bon de sortie stock n° 15
4

Dito
6051 Fournitures non stockables – eau 480 000
445 Etat, TVA récupérable 76 800
40112 à Fourn. REGIDESO 556 800
4 Facture REGIDESO d’octobre
Dito
6611 Appointements salaires et commissions 3 000 000
422 à Personnel, rémunérations dues 3 000 000
Feuille de paie d’octobre
25/11/2018
604 Achats des matières stockées et Fourn. cons. 900 000
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 144 000
40113 à Fournisseurs matières 1 044 000
Achats matières facture n° 520
Dito
33 Autres Approvisionnements 900 000
5
6033 à Variations des stocks d’autres Appr. 900 000
Mise en Stock, Bon d’entrée stock n° 54
6033 Variations des stocks d’autres Appr. 900 000
6 33 à Autres Approvisionnements 900 000
Bon de sortie stock n° 23
Dito
6327 Rémunérations des autres prestat. Des services 2 400 000
7
40114 à Fournisseurs 2 400 000
Feuille de paie d’octobre
23 Bâtiments, Installations Techn. et 15 114 000
445 Etat, TVA récupérable 2 422 400
8 722 à Production Immobilisée 15 114 000
443 Etat, TVA facturée 2 422 400
Mise en service de l’immob.

b). Compte « 23 Bâtiments, Install. Techniques et agencement

Débit 23 Bâtiments, Installations Techniques et agencement crédit

15 114 000 SD 15 114 000

15 114 000
15 114 000

N.B : Le coût des immobilisations qui apparait au Bilan à l’Actif, est le « coût de production »,
lorsqu’elles sont « produites par l’entité pour elle-même» ou au « coût d’acquisition»
lorsqu’elles sont achetées.
5

4. EVALUATION DES BIENS ET SERVICES

4.1. Différentes catégories des stocks

Les stocks proprement dits peuvent être distingués des encours. Les stocks proprement dits
comprennent :

 les approvisionnements : matières premières et fournitures, matières consommables


et fournitures ;
 les produits : produits intermédiaires, produits finis, produits résiduels ;
 les marchandises.

4.2. Evaluation des stocks


Les entités commerciales achètent les marchandises pour revendre ainsi que les autres
Approvisionnements à l’état ou après une légère transformation. De même les entités
industrielles achètent les matières premières qu’elles transforment en produits finis.

4.3. Application

La situation de l’entité « ANAPAO » SNC réalise les opérations suivantes :


Le 27/09/2018: Achat des matières premières : 4 000 000 FC HT
Achat d’Emballage : 1 300 000 FC HT
Transport matières : 900 000 FC HT
Transport Emballage : 250 000 FC HT

Le 04/10/2018 : Sortie de MP pour la fabrication : 1 500 000 FC


Emballage : 400 000 FC
Frais de production : 1 200 000 FC

Le 07/10/2018 : Sortie de 2/5 des produits finis pour vente.

Travail demandé :

1. Présenter le « compte produits finis ».


6

ACTIVITE 2: CONTROLE DES CONDITIONS INTERNES D’EXPLOITATION

1. Schéma synthétique de l’affectation et de la ventilation des charges

Ce processus peut être schématisé comme suit :

Charges Affectation

Coûts et coût de revient


Charges incorporables

directes

Charges Centres
indirectes Répartition d’analyse Imputation

2. LE TABLEAU DE RECLASSEMENT DES CHARGES

2.1. NOTIONS
Il y a deux sortes de répartition des charges à savoir :
- La répartition primaire ; et
- La répartition secondaire
Le regroupement des charges par nature entre les divers centres d’analyse de l’entité
constitue la répartition primaire des frais communs ou frais indirects. La répartition
secondaire ; c’est la répartition progressive des frais auxiliaires dans les sections principales.

2.2. Présentation du tableau de reclassement des charges


 Cas des entités commerciales
Fonctions auxiliaires Fonctions principales
Charges par nature Montants
Adm. Finances Approv. Distrib.
605 Autres Achats A A1 A2 A3 A4
61 transport B B1 B2 B3 B4
62 Services extérieurs C C1 C2 C3 C4
63 Autres services Ext. D D1 D2 D3 D4
64 Impôts et taxes E E1 E2 E3 E4
65 Autres charges F F1 F2 F3 F4
66 charges de personnel G G1 G2 G3 G4
67 frais financiers H H1 H2 H3 H4
68 Dot. aux Amort. I I1 I2 I3 I4
69 Dot. aux prov. J J1 J2 J3 J4
Total primaire X X1 X2 X3 X4

Comptabilité Générale Comptabilité Analytique

Charge par nature = X Charge par fonction


X == » X1 + X2 + X3 + X4
7

 Cas des entités industrielles


Fonctions auxiliaires Fonction Principales
Charges par nature Montants
Adm. Finances Approv. Production Distrib.
605 Autres Achats A A1 A2 A3 A4 A5
61 transports B B1 B2 B3 B4 B5
62 Services extérieurs C C1 C2 C3 C4 C5
63 Autres services Ext. D D1 D2 D3 D4 D5
64 Impôts et taxes E E1 E2 E3 E4 E5
65 Autres charges F F1 F2 F3 F4 F5
66 charges de personnel G G1 G2 G3 G4 G5
67 frais financiers H H1 H2 H3 H4 H5
68 Dot. aux Amort. I I1 I2 I3 I4 I5
69 Dot. aux prov. J J1 J2 J3 J4 J5
Total primaire X X1 X2 X3 X4 X5

Comptabilité Générale Comptabilité Analytique


=X charge par nature = X charge par fonction
1. METHODE DE  X1 + X2 + X3 + X4+ X5

2.3. Méthodes de reclassement des charges


Parmi les méthodes de reclassement de charges, nous allons aborder 3 méthodes :
- Méthode d’imputation proportionnelle
- Méthode de sections homogène
- Méthode d’imputation rationnelle

2.3.1. Méthode d’imputation proportionnelle


Selon cette méthode, la répartition des charges indirectes incorporable (infra) se fait
suivant certaines clés de répartition fixées parfois arbitrairement. Ces clés peuvent
s’exprimer en pourcentage, nombre entier (indice), fraction, nombre décimal, etc.

Application 1 :
On extrait de la comptabilité générale de l’entité « MERVIE KINANO SARL », les éléments
comptables suivants :
- Consommation des fournitures non stockables – Electricité 15 00 FC
- Transports sur ventes 8 000 FC
- Location et charges locatives 20 000 FC
- Frais bancaires 35 000 FC
- Impôts fonciers 40 000 FC
- Charges de personnel 100 000 FC
- Dons 6 000 FC
- Intérêts des emprunts obligatoires 10 000 FC
- Amortissements des immobilisations corporelles 12 000 FC
- Dotations aux dépréciations des immobilisations Financières 4 000 FC
8

Après analyse des conditions internes d’activités, on remarque que l’entité est constituée des
fonctions suivantes : Administration, Finance, Approvisionnement, été commercialisation.

Les critères de répartition des charges engagées au cours de la période sont les suivants :
- Electricité à répartir entre toutes les fonctions respectivement 15 %, 15 %, 10 %, 30 %,
30%
- Locations et charges locatives entre approvisionnement, transformation et distribution
selon : 0,15, 0,6 et 0,25
- Frais bancaires entre Adm, Fin, Approv. et distribution à concurrence de 1/10, 1/10, 4/10
et 4/10
- Impôts fonciers : 10 % à l’Adm, 5 % aux finances et 85% à la Distribution
- Transports sur ventes : la totalité à la fonction distr.
- Charges de personnel entre toutes les fonctions : 1, 3, 1, 3 et 2
- Dons à répartir par parts égales entre Adm et Fin.
- Intérêts des emprunts 100 % finances
- Amortissements des immobilisations : 2/5 à la fonction production, le reste à répartir par
parts égales entre les autres fonctions.
- Dotations aux dépréciations des immobilisations financières 100 % finances

 Les fonctions auxiliaires sont réparties comme suit :


- Administration entre toutes les fonctions principales proportionnellement 2, 5 et 3
- Finances à répartir par parts égales entre toutes les fonctions principales.

Travail demandé :
Elaborer TRC par fonctions

Solution
Fonctions auxiliaires Fonction Principales
Charges par nature Montants
Adm. Finances Approv. Product° Distrib.
605 Autres Achats 15 000 2 250 2 250 1 500 4 500 4 500
61 transports 8 000 - - - - 8 000
62 Services extérieurs 20 000 - - 3 000 12 000 5 000
63 Autres services Ext. 35 000 3 500 3 500 14 000 - 14 000
64 Impôts et taxes 40 000 4 000 2 000 - - 34 000
65 Autres charges 6 000 3 000 3 000 - - -
66 charges de personnel 100 000 10 000 30 000 10 000 30 000 20 000
67 frais financiers 10 000 - 10 000 - - -
68 Dot. aux Amort. 12 000 1 800 1 800 1 800 4 800 1 800
69 Dot. aux prov. 4 000 - 4 000 - - -
Total primaire 250 000 24 550 56 550 30 300 51 300 87 300
Répartition secondaire
 Administration - 24 550 - + 4910 + 12 275 + 7 365
9

 Finances - - 56 550 +18 850 + 18 850 + 18 850


Total Secondaire 250 000 0 0 54 060 82 425 113 515

2.3.2. Méthode des sections homogènes


a) Etapes des sections homogènes
Ces étapes sont les suivantes :
- Découpage de l’entité en centres d’analyse
- Ventilation des charges incorporables en charges indirectes et charges directes Cfr.
Méthode proportionnelle : répartition primaire).
- Répartition secondaire
- Imputation des frais de section (centres) aux coûts

 Transfert en escalier

Les centres auxiliaires situés en amont fournissent des prestations à ceux situés en aval sans
en recevoir.

Application 2

Achever le tableau de répartition secondaire des charges indirectes


Charges indirectes Section auxiliaires Sections Principales
incorporables Adm. Transp. Approv. Production Distrib.
Total primaire 12 000 9 600 27 400 43 400 10 200

- La section Adm. est répartie entre les centres transport, appro., production et distribution
respectivement 20 %, 25 %, 30 % et 25 %
- Les frais de transport sont à répartir entre les sections principales comme suit : 33%
Appro ; 55% production et 12 % Distribution.

Solution
Charges indirectes Section auxiliaires Sections Principales
incorporables Adm. Transp Approv. Production Distrib.
Total primaire 12 000 9 600 27 400 43 400 10 200
Répartition secondaire
 Administration - 12 000 + 2 400 + 3 600 + 3 600 + 3 000
 Transport - - 12 000 + 3 960 + 6 600 + 1 440
Total Secondaire 0 0 34 360 53600 14640
10

 Transferts croisés

Dans ce cas le total d’un centre auxiliaire à répartir dépend de la valeur de prestation reçue
et celle fournie. Ce problème peut être transformé en un système d’équation à n inconnus
(n : nombre de centre se livrant des prestations réciproques).

Application 3

Achever le tableau de répartition des charges indirectes suivant :

Charges indirectes Section auxiliaires Sections Principales


incorporables Adm. Entretien Approv. At1 At2 Dist.
Total primaire 25 000 9 750 27 500 5 000 60 750 33 350
Répartition secondaire
 Administration - 10% 15% 30% 30% 15%
 Entretien 20% - 10% 30% 30% 10%

Charges indirectes Section auxiliaires Sections Principales


incorporables Adm. Entretien Approv. At1 Atr2 Dist.
Total primaire 25 000 9 750 27 500 5 000 60 750 33 350
Répartition secondaire
 Administration - 27 500 + 2 750 + 4 125 + 8 250 + 8 250 + 4 125
 Entretien + 2 500 - 12 500 + 1 250 + 3 750 + 3 750 + 1 250
Total Secondaire 0 0 32 875 68 000 72 750 38 725

2.3.3. Imputation des frais des sections (centres) aux coûts

Une unité d’œuvre se définit comme étant l’unité permettant de mesurer l’activité d’une
section et l’on impute les frais aux coûts et coût de revient.

Recherche et choix de l’unité d’œuvre

Ce choix se fait par une analyse de corrélation entre l’unité d’œuvre et le coût de la section
considérée.

Pour la section principale : Approvisionnement ; le choix d’unité d’œuvre peut être :

 Kgs des matières premières achetées


 CDF des achats (10 CDF, 100 CDF ou 1 000 CDF des achats).
 Production ; le choix X peut porter sur :
- Les heures main d’œuvre directe (MOD)
- Heures de fonctionnement machine de production
- Quantité produite

Pour le centre vente : l’unité d’œuvre à choisir :


11

 10 CDF, 100 CDF, 1 000 CDF du chiffre d’affaires


 Qté vendue

Calcul d’unité d’œuvre

 Coût de l’unité d’œuvre =

 Nombre d’unités d’œuvre de la section =

 Imputation au coût et coût de revient = coût d’unité d’œuvre x Nombre d’unités d’œuvre
consommés par l’élément étudié.

Application

La comptabilité de l’Entité industrielle ELVIN KINANO SARL utilise les frais des sections :
administration, finance, approvisionnement, production et distribution. Les charges
indirectes incorporables se résument comme suit : fournitures non stockables - eau 28.000
FC à répartir à égales entre toutes les sections ; voyages et déplacements 45.000 FC dont
10% à la section Adm. ; 20% à la section finance ; 30% à la section Appro. ; et 40% à la
section Distrib. ; Redevances de location acquisition 60.000 FC à répartir entre Adm. ;
Finances et Production dans l’ordre de 2 ; 5 et 8 ; Charges de personnel 120.000 FC réparties
équitablement entre toutes les sections ; Impôts & taxes 50.000 FC concernent en totalité
l’adm ; un véhicule utilisé par la section Appro a une mensualité d’amortissement de 30.000
FC et les machines de production ont été amorties annuellement pour 720.000 FC. La
répartition secondaire s'effectue de la manière suivante :

Administration : selon 50% ; 10 %, 15 %, et 25% entre finance, approvisionnement,


production, et distribution.

Finance : selon 20% ; 25 %, 30 %, et 25 % entre Administration, approvisionnement,


production, et distribution. L’entité a acheté 4 000 kgs de MP à 36 000 FC les 300 kgs en
payant la manutention de 67 000 FC ; la production de 2 500 kgs de PF dont 1 200 kgs de PF1
a nécessité 500 heures de fonctionnement machines ; 650 heures de main d’œuvres directes
pour PF2 et 350 heures pour PF1 rémunérées à 60 FC l’heure.

Les unités d’œuvres choisies sont respectivement 10 kgs de MP achetées ; 50 heures de


main d’œuvres directes et 1 000 FC du chiffre d’affaires. Toute la production du mois est
vendue à 500 FC le Kg pour PF1 et à 700 FC pour PF2.

Travail demandé :
- Etablir le tableau de reclassement des charges par nature ;
- calculer le nombre et les coûts d’unités d’œuvre et ;
- imputer les frais indirects aux coûts et coût de revient.
12

Solution

TRC

Charges montants Adm Fin Appro prod distrib.


605 Autres Achats 28 000 5 600 5 600 5 600 5 600 5 600
61 Transports 45 000 4 500 9 000 13 500 --------- 18 000
62Services Extérieurs 60 000 8 000 20 000 32 000
64 Impôts & Taxes 50 000 50 000 …………… ……….. ……… …….
66 Charges de
120 000 24 000 24 000 24 000 24 000 24 000
Personnel
68 Dot. Aux Amort. 90 000 ------------- ------------- 30 000 60 000 ----------
TOTAUX Prim. 393 000 92 100 58 600 73 100 121 600 47 600
Répartition Adm. -115 356 +57 678 +115 36 +17 303 +28 839
Secondaire Fin. + 23 256 - 116 278 + 29 070 + 34 883 + 29 070
Tot. Sécondair. 393 000 0 0 113 706 173 786 105 509
1 000 FC
Unité d'œuvre choisie 10 kgs MP 50 HMD
Chiffres d’Af.
N.U. Œuvres 400 20 1 510
Ct d'unité d’œuvre 284,265 8 689,3 69,873

Critique de la méthode des sections homogènes

a. Avantages
* Résoudre d’une manière plus précise que par les méthodes des répartitions proportionnelles, le problème de
l’imputation des charges indirectes
* Contrôler la gestion et faciliter ainsi la prise des décisions qui s’imposent pour la bonne marche de l’entité.

b. Inconvénients
* Bien que le danger soit moins grand que le cas des répartitions proportionnelles, il est cependant possible que les
divisions et les clés de répartition soient fixées arbitrairement.
* La feuille de répartition ne présentant que les charges indirectes, les responsables pourraient être induits en erreur quant
à l’analyse de la gestion puisqu’ils risquent, soit de ne pas tenir compte des charges directes et semi-directes, soit de
considérer toutes les charges comme étant des charges indirectes.

* L’application rigoureuse de la méthode peut alourdir le travail du bureau comptable et peut aussi conduire à fournir des
renseignements qui ne sont plus très utiles parce qu’arrivés en retard.
13

3. TABLEAU D’EXPLOITATION FONCTIONNEL (TEF)

Ce tableau permet, partant du chiffre d’affaires, de calculer non seulement les différents
coûts (par fonction ou par étape du processus de fabrication des produits) mais aussi, de
faire apparaitre les différentes marges obtenues à chacune de ces étapes, ainsi que le
résultat analytique.
3.1. PRESENTATION
3.1.1. Le TEF dans une entité commerciale

N° LIBELLES VELEURS ABSOLUES %


 Chiffre d’affaires brut hors taxes XX
(-) RRR accordés -X
= Chiffre d’affaires Net = XXX 100%
1  Prix d’achat brut des Mses achetées XX
(-) Rabais, remises et ristournes obtenus -X
= Prix d’achat Net des Mses achetées XXX
(+) Frais accessoires d’achat directs +X
(+) Frais de la fonction Achat ou +X
approvisionnement indirects (TRC)

= Coût d’achat Mses achetées XXX


(+) stock initial net des Mses +XX
(-) stock final net des Mses -XX
2  Coût d’achat Mses vendues XXX -XXX
3 Marge commerciale =XXX
Frais directs de distribution XXX
+ Frais de fonction distribution (TRC) +XX
+ Coût des emballages utilisés +XX
4 Coût de distribution - XXX
5 Marge sur coût de distr. = (3) – (4) XXX
Frais de fonction administrative X
Frais de fonction financière +X
Frais de fonction sécurité +X
Frais de fonction relations sociales, … +X
6 Coût autres fonctions (CAS) XXX -XXX …………..%
7 Résultat analytique d’exploitation (5) – (6) XXX …………..%

N.B : Lorsque le coût des autres sections (fonctions auxiliaires) a fait l’objet d’une répartition
secondaire, le tableau d’exploitation fonctionnel d’une entité commerciale se présente
comme dans le tableau ci-après :

N° LIBELLES VELEURS ABSOLUES %


 Chiffre d’affaires brut hors taxes XX
(-) RRR accordés -X
14

= Chiffre d’affaires Net = XXX 100%


1  Prix d’achat brut des Mses achetées XX
(-) Rabais, remises et ristournes obtenus -X
= Prix d’achat Net XXX
(+) Frais accessoires d’achat +X
(+) Frais de la fonction Achat ou +X
approvisionnement
(+) Eventuellement, une quote part des +X
frais administratifs, financiers se
rapportant aux achats
= Coût d’achat Mses achetés
(+) stock initial Mses XXX
(-) stock final Mses +XX
-XX
2  Coût d’achat Mses vendue XXX -XXX
3 Marge commerciale =XXX
Frais directs de distribution XXX
+ Frais de fonction distribution +XX
+ Coût des emballages utilisés +XX
+ éventuellement, une quote – part des frais +XX
adm et financiers.
4 Coût de distribution - XXX
5 Marge sur coût de distr. = (3) – (4) XXX
Coût de la fonction administrative X
Coût de la fonction financière +X
Coût de la fonction sécurité +X
Coût de la fonction relations sociales +X
6 Résultat analytique d’exploitation (5) – (6) XXX …………..%

Application
La société Minga & Frère nous présente les renseignements comptables suivants :
a) Venant de la comptabilité générale :
- Achat marchandise 8 000 000 FC, vente marchandise 10 000 000 FC. S.I March.
500 000 ; SF marchandises 600 000, réductions accordées 10%, remise obtenue 5%,
frais de transport sur achat 100 000.

b) Venant du tableau de reclassement des charges


- Frais section : approvisionnement 50 000 distribution 80 000 administration 80 000 et
finance 40 000, sécurité 20 000 relations sociales 10 000.

LIBELLES VELEURS ABSOLUES %


Chiffre d’affaires brut hors taxes 10 000 000
(-) RRR accordés - 1 000 000
Chiffre d’affaires net 9 000 000 100
15

 Prix d’achat brut des Mses achetées 8 000 000


(-) Rabais, remises et ristournes obtenus - 400 000
 Prix d’achat Net 7 600 000
(+) Frais accessoires d’achat + 100 000
(+) Frais de la fonction Achat ou + 50 000
approvisionnement
(+) Eventuellement, une quote-part des frais +0
administratifs, financiers se rapportant aux
achats
 Coût d’achat Mses achetés 7 750 000
(+) stock initial Mses 500 000
(-) stock final Mses 600 000
 Coût d’achat Mses vendues - 7 650 000 - 85
Marge commerciale 1 350 000 15
Coût de distr =
Frais direct de vente ou dist 0
 + frais indirects de vente ou charges de la 80 000
fonction distribution
 Eventuellement, une quote-part des frais 0
administratifs et financiers et autres frais de
section imputables à la distribution
 Coût Emballages commerciaux consommés ou 0
utilisés pour la livraison
Coût de distribution global - 80 000 - 0,88
Marge sur coût de distr. 1 270 000 4,11
Coût de la fonction administrative 80 000
Coût de la fonction financière 40 000
Coût de la fonction sécurité 20 000
Coût de la fonction relations sociales 10 000
Coût autres fonction 150 000
Résultat analytique d’exploitation = marge finale 1 120 000 12,4

3.1.2. Le tableau d’exploitation fonctionnel dans une entité industrielle

N° ELEMENTS CONSTITUTIFS CALCULS CALCULS DES %


ACCESSOIRES MARGES
Chiffre d’affaires brut P.F. hors taxes XXX 100%
- Rabais, remises et ristournes accordés -XX
(1) Chiffre d’affaires net hors taxes XXX XXX
Prix d’achat brut des matières achetées
- RRR obtenus des fournisseurs -XX
= Prix d’achat net des matières achetées XXX
+ Frais directs d’achat XX
+ Frais de la fonction appro. (TRC) XX
+ Q/part des frais des autres sections XX
= COUT D’ACHAT DE MATIERES XXXX
16

PREMIERES ACHETEES
+ Stock initial net matières premières XX
- stock final net matières premières XX
= COUT D’ACHAT DES M.P. UTILISEES XXXX
+ charges directes de production XX
+ charges de la fonction production (Frais XX
indirects) (TRC)
+ En cours initial de production XX
- Encours final de production XX
+ Quote-part de frais administratifs et XX
financiers
+ Empaquetage XX
COUT DE PRODUCTION DES P.F XXXX
FABRIQUES
+ S initial produits finis +XX
- S Final produits finis -XX
(2) = COUT DE PRODUCTION DES P.F VENDUS XXXX

-XXXX
(3)  MARGE SUR COUT DE PRODUCTION =XXXX ……%
- COUT DE DISTRIBUTION -XX
(4) = MARGE SUR COUT DE DISTRIBUTION =XXXX
(-) COUTS DES AUTRES CENTRES OU (-) X X …….%
SECTIONS AUXILIAIRES
(5) Résultat analytique d’exploitation =XXX …….%

Application
Une société industrielle spécialisée dans la fabrication d’un seul produit fini X fournit les
données comptables suivantes :
- Achat matières premières 3 700 000 ; chiffre d’affaires 8 300 000. Réductions
obtenues 400 000. Réductions accordées 300 000.
Stocks initial :
 MP : 1 000 000
 PF : 1 600 000

Stock final
 MP : 1 120 000
 PF : 1 800 000
En cours initial 160 000 et en cours finals 240 000
Salaire de production 300 000. Charges indirectes de production 800 000
Frais de distribution 600 000. Frais d’achat 200 000 ; frais administratifs et financiers 100 000
17

Travail demandé :
Présenter le tableau d’exploitation fonctionnel

N° ELEMENTS CONSTITUTIFS CALCULS CALCULS DES %


ACCESSOIRES MARGES
Ventes brutes produits finis hors taxes 8 300 000
- Rabais, remises et ristournes accordés - 300 000
(1) PRODUCTION VENDUE (chiffre d’affaires net) 8 000 000
Prix d’achat brut des matières achetées 3 700 000
- RRR obtenus des fournisseurs 400 000
= Prix d’achat net des matières 3 300 000
+ Frais directs d’achat + 200 000
+ Frais de la fonction approvisionnement ou +0
achats
+ Q/part des frais administratifs et financiers +0
sur approvisionnement ou achats
= COUT D’ACHAT DE MATIERES 3 500 000
PREMIERES ACHETES
+ Stock initial matières premières 1 000 000
- stock final matières premières 1 120 000
= COUT D’ACHAT DES M.P. UTILISEES 3 380 000
+ charges directes de production 300 000
+ charges de la fonction production 800 000
+ Empaquetage 0
+ En cours initial de production 160 000
- Encours final de production -240 000
+ Quote-part de frais administratifs et 0
financiers imputables à la production
= COUT DE PRODUCTION DES P.F 4 400 000
FABRIQUES
+ S initial produits finis 1 600 000
- S Final produits finis -1 800 000
(2) = COUT DE PRODUCTION DES P.F VENDUS - 4 200 000
(3) = MARGE SUR COUT DE PRODUCTION 3 800 000
- COUT DE DISTRIBUTION - 600 000
(4) = MARGE SUR COUT DE DISTRIBUTION 3 200 000
(-) COUTS DES AUTRES CENTRES OU SECTIONS - 100 000
AUXILIAIRES
(5) Résultat analytique d’exploitation 3 100 000
18

4. TABLEAU D’EXPLOITATION GENERAL (Compte d’exploitation général)

Le compte d’exploitation général, est un tableau de gestion courante qui permet de


déterminer de manière simple le résultat.

4.1. Présentation
1. Entité commerciale

TABLEAU D’EXPLOITATION GENERAL (TEG)


CHARGES PRODUITS
- stocks d’ouverture ou initial des - stocks de clôture ou final des marchandises,
marchandises, des emballages, des emballages,
- les achats de marchandises; - les ventes (des marchandises, d’emballages
- les autres achats ; commerciaux…) ;
- les frais accessoires d’achat - les dépréciations sur SI ;
- les charges des activités ordinaires - RRR obtenus ;
incorporables autres que les achats ; - les produits liés aux activités
- les dépréciations sur SF ; ordinaires autres que les ventes ;
- RRR accordés ; - le résultat analytique d’exploitation (solde
- le résultat analytique d’exploitation (solde débiteur).
créditeur)
TOTAL TOTAL

2. Entité industrielle
TABLEAU D’EXPLOITATION GENERAL (TEG)
CHARGES PRODUITS
- stock d’ouverture ou initial des - stock de clôture ou final des matières, des
Matières, des emballages comm., des emballages comm., des produits finis,
produits finis, encours ; … encours,…
- les achats de marchandises; - les ventes (des produits finis et services ;
- les autres achats ; des produits accessoires, d’emballages
- les frais accessoires d’achat commerciaux…) ;
- les charges des activités ordinaires - les dépréciations sur SI ;
incorporables autres que les achats ; - RRR obtenus ;
- les dépréciations sur SF ; - les produits liés aux activités
- RRR accordés ; Ordinaires autres que les ventes ;
- le résultat analytique d’exploitation (solde - le résultat analytique d’exploitation (solde
créditeur) débiteur).

TOTAL TOTAL

4.2. Application
Les informations ci-dessous sont communiquées pour déterminer le résultat de l’entité
"BASOSA"
- ventes de marchandise 300 000 dont remises de 100 000
- stock initial de marchandises 80 000
19

- stock initial d’emballages commerciaux 10 000


- stock de fin de période :
 marchandises 110 000
 emballages commerciaux 70 000
- achats de la période :
 marchandises 82 000
 emballages commerciaux 30 000
- ports, emballages perdus et autres frais facturés : 50 000
- produits financiers (escomptes obtenue) : 20 000
- autres produits (indemnités d’assurances reçues) : 78 000
- charges (61 à 68) ;
 fonction "approvisionnement" 30 000
 fonction "distribution" 25 000
 fonction "finances" 15 000
 fonction "administration" 10 000

Travail demandé :
Présenter le tableau d’exploitation général

Solution
Tableau d’exploitation général
CHARGES PRODUITS
ELEMENTS MONTANT ELEMENTS MONTANT
Stock initial de marchandises 80 000 Stock final de marchandises 110 000

Stock initial d’emballages 10 000 Stock final d’emballages commerciaux 70 000


commerciaux * Vente de marchandises 300 000
* Achats de marchandises 82 000 * Autres produits 78 000
* Achats d’emballages commerciaux 30 000 * Revenus financiers 20 000
* RRR accordés 100 000 * Ports, emballages perdus et autres 50 000
Charges liées aux activités frais facturés
Ordinaires :
- Fonction Approvisionnement 30 000
- Fonction Distribution 25 000
- Fonction Administration 10 000
- Fonction Financière 15 000
Résultat analytique d’exploitation 246 000
TOTAL 628 000 TOTAL 628 000

N.B : Les ventes, les achats et les stocks peuvent être pris à leur valeur nette, càd en prenant
les valeurs brutes diminuées de RRR et dépréciation.
20

1. VALEUR AJOUTEE
A) Modes de calcul

La valeur ajoutée se calcule de deux manières :

 Valeur ajoutée par soustraction


 Valeur ajoutée par addition

1) Calcul de la Valeur ajoutée par soustraction


a) Entité commerciale
Valeur ajoutée = Marge commerciale + (AUTRES PROD. D’EXPLOI) - Conso. de biens et
services

701 TA Ventes de marchandises Net A A


601 RA Achats de marchandises b
Variations des stocks de
6031 RB ± c
marchandises (+ ou -)
Coût d’achat de March vendues b ± c - B
Marge commerciale ( A) – (B) C
707 TD Produits accessoires d
71 TG Subvention d’exploitation e
75 TH Autres produits f
781 TI Transferts de charges d’exploitation g
AUTRES PRODUITS D’EXPLOITATION (d+e+f+g) +D
Achats stockés de matières et
604 RE h
fournitures consommables
605 RE Autres achats i
608 RE Achats d'emballages j
Variations des stocks d'autres
6033 RF k
approvisionnements (+ ou -)
61 RG Transports l
62 RH Services Extérieurs m
63 RH Autres Services Extérieurs n
64 RI Impôts et taxes o
65 RJ Autres charges p
Consommation de biens et services (h+….+P) - E
Valeur ajoutée F = C+D-E

b) Entité industrielle
Valeur ajoutée = Production - Consommation de biens et services

702 TB Ventes de produits finis ………...


703 TB Ventes de produits intermédiaires ………...
21

704 TB Ventes de produits résiduels ………...


705 TC Travaux facturés ………...
706 TC Services vendus ………...
707 TD Produits accessoires ………...
Variations des stocks de biens et de services
73 TE ………...
produits (+ ou -)
72 TF Production immobilisée ………...
71 TG Subvention d’exploitation ………...
75 TH Autres produits ………...
781 TI Transferts de charges d’exploitation ………...
A Production X
Achats de matières premières et
602 RC ………...
fournitures liées
Variations des stocks de matières premières
6032 RD ………...
et fournitures liées (+ ou -)
Achats stockes de matières et fournitures
604 RE ………...
consommables
605 RE Autres achats ………...
608 RE Achats d'emballages ………...
Variations des stocks d'autres
6033 RF ………...
approvisionnements (+ ou -)
61 RG Transports ………...
62 RH Services Extérieurs ………...
63 RH Autres Services Extérieurs ………...
64 RI Impôts et taxes ………...
65 RJ Autres charges
B Consommation de biens et services -Y
133 VALEUR AJOUTEE Z

2) Calcul de la valeur Ajoutée par la méthode additive

Dans l'entité commerciale tout comme dans l'entité industrielle, la valeur ajoutée par
addition égale :

VA = consommations internes +RAO+ Eléments supplétifs

VA = (66, 67, 68, 69) +(137) + (972)

Applications

La SNC DIENA & Les fils KINANO vous fournit l’extrait de sa balance :

- 602 Achats de matières premières et fournitures liées 10 000 000 FC :


- 702 ventes de produits fins 40 000 000 FC ;
- 65 Autres charges 1 700 000 FC ;
22

- 75 Autres Produits 2 000 0000 FC ;


- Stocks initial produits finis 1 800 000 FC ;
- Stock final Produits finis 2 000 000 FC ;
- Stock initial matières Premières 2 500 000 FC ;
- Stock final matières Premières 500 000 FC ;
- 604 Achats stockes de matières et fournitures consommables 400 000 FC ;
- 605 Autres achats 300 000 FC ;
- 61 Transports 4 000 000 FC ;
- 62 Services Extérieurs 1 500 000 FC :
- 63 Autres services extérieurs 1 400 000 FC ;
- 64 Impôts et taxes 8 000 000 FC ;
- 681 Dotations aux amortissements d’exploitation 2 400 000 FC ;
- 691 Dotations aux provisions d’exploitation 950 000 FC ;
- 697 Dotations aux provisions financières 800 000 FC ;
- 706 Services vendus 8 200 000 FC ;
- 72 Production immobilisée 900 000 FC ;
- 71 Subventions d’exploitation 2 500 000 FC ;
- 66 Charges du personnel 12 000 000 FC

Sur base de ces informations calculer la valeur ajoutée.

5. NOTIONS DE COUTS ET COUT DE REVIENT


Le coût d’un objet, d’une opération, d’une prestation de service, d’un groupe d’objet ou de
présentation de service est le total des charges correspondant à un moment donné à cet
objet, cette opération, cette prestation de service pris à un stade autre que le stade final de
la livraison au client.

En d’autres termes, un coût correspond à l’accumulation de charges sur un produit, une


fonction, une présentation de service à un stade autre que le stade final

A. Classification des coûts


1. Les coûts réels (coûts constatés ou historiques) : Ce sont des coûts déterminés sur base
des charges réelles inhérentes à une période déjà passée. Ils englobent les charges
d’exploitation effectivement engagées ou constatées au cours d’une période donnée.
2. Coûts préétablis ou coûts standards : Ce sont des coûts prévisionnels calculés sur base
des charges estimées pour une période future. Ils sont déterminés à priori sur base d’une
approche « ex ante ».

3. Coût fonctionnel : C’est l’ensemble des charges engagées pour assurer la marche d’une
fonction ou d’un service de l’entité.

Exemple
- Coût de la fonction approvisionnement
- Coût de la fonction production
23

- Coût de distribution

Dans les entités industrielles, on distingue :


- Le coût d’achat des matières premières achetées (CAMPA);
- Le coût d’achat des matières premières utilisées (CAMPU) ;
- Le coût de production de produits finis fabriqués (CPPFF) ;
- Le coût de production des produits finis vendus (CPPFV) ;
- Le coût de distribution (CD).

La Comptabilité Analytique de Gestion distingue les charges :


- Selon le degré de variabilité des charges (2) ;
- Selon l’importance de la production (2) ;
- Selon d’autres critères (3)
.
Selon le degré de variabilité des charges, on distingue :

1. Les coûts fixes ou coûts de structures


Ce sont des coûts liés à la structure de l’entité il s’agit notamment : du loyer des immeubles,
les amortissements, certains impôts (impôts fonciers), les primes d’assurance des véhicules,
les charges d’encadrement, les éléments supplétifs (rémunération fictive)…
N.B : Ces charges ne varient pas quel que soit le niveau du volume d’activité.
2. Les coûts variables ou proportionnels
C’est l’ensemble des charges d’exploitation liées au niveau d’activité de l’entité ou de la
section. Ils sont donc proportionnels au volume de production ou de vente réalisé par
l’entité.
Il s’agit principalement de la consommation de : Matières premières, Eau, électricité,
téléphone et salaires, Publicité, Transport sur achat etc…

Selon l’importance de la production on distingue :

1. Le coût global
C’est l’ensemble des charges incorporées pour produire, ou vendre une quantité donnée des
biens économique.

2. Le coût unitaire
C’est le coût de production d’une unité de bien économique.

Selon d’autres critères on distingue :

a. Le coût lié au temps


Ce sont des coûts engagés pour des produits à fabrication continue et pour lesquels l’entité
a pris l’option d’en déterminer la valeur après une période de temps bien déterminée.

Ex : - Coût de production de pain dans une boulangerie


- Coût de fabrication de la bière dans une brasserie, ou des savons sans une savonnerie.

b. Le coût non lié au temps


24

C’est le coût calculé en fonction de la commande des clients : ex – Coût de fabrication d’un
avion, navire, bateau, coût de construction d’une maison etc…

c. Le coût différentiel
C’est le coût de la dernière série produite, il prend en compte les variations des charges liées
à l’activité et à la structure de l’entité réellement engagées. Il s’agit de coût – réel – constaté
– historique.

5.2. Coût de revient


Le coût de revient d’un objet, d’une prestation de services, d’un groupe d’objets ou de
prestations de services est l’ensemble de coûts exposés pour produire et livrer ce bien ou
le service dans l’état ou il se trouve au stade final de la livraison aux clients.

5.3. Incorporation des coûts


A. Système de détermination des coûts et coût de revient
Il existe de nombreux systèmes de détermination de coûts et coût de revient en
comptabilité analytique. Parmi les plus utilisées on peut citer :

1) Le système des coûts réels ou constatés


2) Le système des coûts préétablis ou coûts standards
3) Le système des coûts proportionnels ou « direct costing »
4) Le système des coûts basés sur l’imputation rationnelle des charges fixes.

1. Système des coûts réels


Il s’agit des coûts calculés à postériori c’est-à-dire lorsque toutes les charges incorporables
sont engagées et connues de l’entité.

2. Système des coûts proportionnels ou direct costing


Dans cette méthode seules les charges variables sont incorporées dans les coûts hiérarchisés
des produits fabriquées et vendus par l’entité.

Le but de ce système est de :


- Déterminer les marges de bénéfices réalisées sur chaque type de produit en tenant compte exclusivement
des coûts proportionnels des coûts variables.
- Surveiller la couverture des charges de structure par la marge sur coût variable globale

B. Détermination des coûts hiérarchisés dans les entités commerciales


Le mécanisme de détermination des coûts hiérarchisés est décrit comme suit :

1. Calcul du coût d’achat de marchandises achet es (CAMA)


La fonction approvisionnement qui est chargée d’organiser et gérer les achats des
marchandises, c’est elle qui organise les achats et qui gère les stocks / magasins,
mouvements des stocks, entretiens etc.
Les composantes du coût d’achat des marchandises achetées sont :
 Le prix d’achat net hors taxes
 Les frais accessoires d’acquisition comprenant :
- Les frais accessoires d’achat
Ce sont des frais directement liés à l’achat des marchandises et qui sont généralement :
25

- Frais de transport, de commission sur achat, des assurances, droits de douane


(à l’entrée)
- Frais de manutention, les impôts et taxes non récupérables.
- Les frais d’approvisionnement
La formule de détermination du coût d’achat des marchandises achetées : CAMA est la
suivante :

1) Prix d’achat brut des marchandises achetées


- Rabais, remises et ristournes obtenus
2) = Prix d’achat net des marchandises achetées
3) + Frais accessoires d’achat
+ Frais de la fonction achat ou approvisionnement
N.B : Pour déterminer le coût d’achat unitaire des marchandises achetées on divise le CAMA
+ Eventuellement une quote-part des frais administratifs et financiers se rapportant aux achats
(total) par la quantité de marchandises achetées.
= Coût d’achat des marchandises achetées CAMA

2. Coût d’achat des marchandises vendues (CAMV)


Le coût d’achat des marchandises = coût d’achat des marchandises achetées + le stock initial
– le stock final.

Formule
Coût d’achat des marchandises achetées

+ Stock initial marchandises

- Stock final marchandises

= Coût d’achat des marchandises vendues (CAMV)

3. Calcul du coût de distribution (CD)

Formule

Le Coût de distribution (global) =

Frais directs de distribution ou de vente

+ Frais de la fonction distribution

+ Eventuellement une quote-part des frais administratifs et financiers se rapportant à la


distribution
4. Coût des autres fonctions
+ Coût d’emballages commerciaux utilisés

[Link]ût des autres sections (fonctions)

Ce sont des coûts engagés pour assurer le fonctionnement des services annexes ou « centres
auxiliaires ». Les autres fonctions ou fonctions auxiliaires sont qualifiées de fonctions
d’appoint ou d’aide aux fonctions principales.
26

Elles comprennent notamment : la fonction administrative, la fonction financière, la fonction


sécurité, la fonction relations sociales, …

Le coût des autres fonctions est déterminé par la formule suivante :

Coût des autres fonctions =


Frais fonction administrative
+ Frais fonction financière
+ Frais fonction sécurité ;
+ Frais fonction relations sociales, …
N.B : Lorsqu’on procède à la répartition secondaire càd la répartition des frais de fonctions
auxiliaires vers les fonctions principales, deux situations peuvent se passer :
- si la répartition secondaire est totale, le coût des autres fonctions s’annule pour impacter
les coûts des fonctions principales (coût d’achat des marchandises achetées et coût de
distribution) ;
- si la répartition secondaire est partielle, la part de coût des autres fonctions non réparties
aux fonctions principales va impacter le coût de revient.

5. Coût de revient des marchandises vendues

Il est égal à la somme du coût d’achat des marchandises vendues, du coût de distribution et
des coûts des autres sections.
D’où Coût de revient = CAMV + CD + CAS

Schéma hiérarchique de la détermination des coûts hiérarchisés dans une


entité commerciale

CAMA

CAMV

CD

CAS

CR
27

Application

1) voici les renseignements extraits de la comptabilité de la société commerciale LWESO et


frères :
 Achat de 100 chemises à 15 000 FC la chemise avec une remise obtenue du fournisseur
de 10%. Les frais directs ont été les suivants.
- Transport sur achat 50 000 FC
- Droit de douane à l’imputation 80 000 FC
- Commission sur achat 10 000 FC
 Charges indirectes :
- fonction approvisionnement : 40 000 FC
- fonction distribution : 50 000 FC
- fonction administration : 25 000 FC
- fonction financement : 20 000 FC
 Stocks en magasin à la fin du mois :
Stocks marchandises : 12 chemises x 15 000 = 180 000 FC
Stocks emballages commerciaux 12 000 FC
 Stocks au début du mois :
- Stocks marchandises 30 chemises à 10 000 /chemise
- Stocks emballages commerciaux 13 000 FC
 Données complémentaires :
- Achat d’emballages commerciaux non récupérables 15 000 FC
- Frais accessoires d’achat sur acquisition d’emballages 7 500 FC
- Produits financiers 3 000 FC

Travail demandé :
Déterminer :
a) Le coût d’achat des marchandises achetées ;
b) Le coût d’achat des marchandises vendues ;
c) Le coût de distribution des marchandises vendues ;
d) Le coût des autres fonctions ;
e) Le coût de revient des marchandises vendues.

A. Détermination des couts hiérarchisés dans les entités industrielles


a) Rappel des phases d’exploitation

Dans une entité industrielle, le cycle d’exploitation comprend trois phases fondamentales
qui sont :
- La phase d’approvisionnement ;
- La phase de production ou transformation;
- La phase de distribution ou de vente.
28

b) Hiérarchisation des coûts

Le processus de calcul des coûts hiérarchisés dans une entité de fabrication comprend les
étapes essentielles suivantes :

1) Coût d’achat des matières premières achetées

Il est calculé dès l’entrée des matières en magasin

2) Le coût d’achat des matières premières utilisées ou consommées ou mise en œuvre


3) Le coût de production globale des produits finis fabriqués
Il est calculé sur base des fiches d’entrées des produits finis en magasin.

4) Coût de production des produits finis vendus ou destinés à être vendus (CPPFV)
5) Coût d distribution
6) Coût des autres sections
7) Coût de revient des produits finis vendus

Comme il sied de constater, la détermination du coût de revient dans une entité industrielle
se fait de manière hiérarchisée :

A. Schéma de formation des couts hiérarchisés dans les entités industrielles

CAMPA

CAMPU

CPPFF

CPPFV

CD

CAS

CR
29

Application
 Une société qui fabrique un seul produit B, fournit les données comptables suivantes :
 Stock initial matière 1ère 200 Kg à 3 000 FC /Kg
 Stock initial produits finis 100 pièces à 40 000 FC / Pièce
 Achat des matières premières 300 Kg à 3 500 FC / Kg : remise 5% ; escompte de
règlement 2 %.
 Frais administratifs et financiers 250 000 FC
 Frais d’entretien 150 000 FC
 Frais des centres principaux
- approvisionnement 100 000 FC
- fabrication 300 000 FC
- distribution 200 000 FC

 Les frais administratifs et financiers sont imputables aux coûts des fonctions
"approvisionnements et fabrication dans les proportions de 2 et 3.
 Les frais de fonction entretien sont à répartie entre les fonctions principales à raison de :

- 50 % production
- 30 % approvisionnement
- 20 % distribution.

 Stock final matière 50 Kg : méthode de sortie : FIFO


50 Kg X 3 500 = 175 000 FC

 Quantité produite : 350 pièces


 Stock final produits finis fabriqués 20 000 FC
 Encours initial de production 70 000 FC
 Encours final de production 45 000 FC

Travail demandé :
Déterminer :
- le coût d’achat global des matières achetées ;
- le coût d’achat global des matières utilisées ;
- le coût de production global des produits finis fabriqués ;
- le coût de production global des produits finis vendus ;
- le coût de distribution des produits finis vendus ;
- le coût de revient global des PFV.
30

B. Eléments intervenants dans le calcul des couts et cout de revient

Généralités
Le processus de retraitement pour permettre le calcul des coûts dans l'entité consiste en
trois (3) étapes à savoir :
- classer parmi les charges de la firme, celles qui seront exclues ou au contraire incluses
dans les coûts des fonctions et des produits (ou services).
- mettre en œuvre toute méthode de calcul, consiste à préciser la manière dont seront
traitées certaines charges tels que les amortissements, les charges à répartir, les
charges dont la périodicité est différente du moment de calcul, etc.
- identifier les charges au sein du processus de production de l'entité.

Les composants des coûts.

Les charges qui constituent les coûts sont issues de la comptabilité générale (classe 6), en
tenant compte des différences d’incorporation sur charges :
- Charges non incorporables,
- charges incorporables et
- charges supplétives.

1. Les charges incorporables

Il s’agit des charges courantes qui sont communiquées par la comptabilité générale ou
Financière et qui doivent être incorporées aux coûts c’est–à-dire : les charges d’exploitation
et charges financières (charges directes et charges indirectes) enregistrées dans les
comptes de la classe 6. Les charges exceptionnelles ne sont pas à prendre en compte, ni
l’impôt sur les bénéfices.

1.1. Les charges directes


Charges qu'il est possible d'affecter “immédiatement”, c'est-à-dire sans calcul intermédiaire,
au coût d'un bien, d'une activité ou d'un service déterminé.
Il s’agit le plus souvent :
 des matières premières utilisées pour la fabrication ;
 des fournitures utilisées ;
 des charges de personnel (main d’œuvre directe) : salaires et charges sociales des
personnes participant directement à la fabrication (ouvrier, technicien, ...).
Ces charges sont propres à un seul produit et sont affectées directement aux coûts.
Exemples :
- Prix d’achat des matières premières et fournitures qui entrent dans la composition d’un
produit, Main d’œuvre directe…
1.2. Les charges indirectes
Charges qu'il n'est pas possible d'affecter “immédiatement”. Elles nécessitent un calcul
intermédiaire de répartition pour être imputées au coût d'un bien déterminé.
31

En d’autres termes, les charges indirectes concernent plusieurs produits et donc plusieurs
coûts. Leur montant est fourni par la comptabilité générale. Elles doivent être réparties,
selon certains critères, entre des « centres d’analyse ».
Exemples :
- consommation d’électricité et d’eau;
- charges du personnel administratif,
- assurances, impôts ;
- les dotations aux amortissements ;
- frais de nettoyage des locaux, d’entretien des matériels…

 Traitement des charges indirectes


Le calcul des coûts complets respecte les étapes suivantes :
:
Affectation
Charges directes Coût des produits
Incorporables

et
Charges

Charges indirectes Répartition Imputat° des services


Centre d’analyse
(Traitement)
Ventilation

Ventilation
On distingue 3 phases dans l’analyse des charges indirectes :

 Répartition primaire : répartition des charges indirectes dans les centres d’analyse.
Autrement dit, les montants des charges par nature incorporées dans les coûts sont
répartis à l’aide des clés de répartition dans les différents « centres d’analyse ».
 Répartition secondaire : la cession des charges des centres auxiliaires aux centres
d’analyse principaux.
Autrement dit, les totaux obtenus pour les différents « centres auxiliaires » sont répartis à
leur tour dans les « centres principaux » à l’aide des clés de répartition, en fonction des
prestations fournies.
 L’imputation aux coûts des charges réparties dans les centres principaux.

2. LES CHARGES NON INCORPORABLES


Les charges non incorporables sont celles qui ont un caractère non récurrent (non
habituel) et/ou qui ne se rapportent pas à l’activité normale et courante de l’entité.
Bien que enregistrées régulièrement en comptabilité générale (classe 8), les charges non
incorporables ne sont pas retenues dans le calcul des coûts car elles sont considérées
comme n’étant pas pertinentes.

Il sied de signaler que ces charges sont enregistrées dans le compte « 971 charges non
incorporables » et affectent négativement le résultat analytique, c’est-à-dire ces charges
ont une incidence négative sur le résultat analytique.
32

Exemple : Abonnement trimestriel 6000 FC, la charge incorporable étant de 6000 FC mais
la partie incorporée est de 6000 FC /3mois = 2000 FC/mois et la partie non incorporée est
de 6000 FC – 2000 FC = 4000 FC.

Les éléments suivants sont considérés comme charges non incorporables :


 Les frais d’augmentation du capital social ;
 Les frais d’émission d’obligations ;
 Les frais de constitution ;
 Les charges imputables à de tiers, les charges à étaler, les charges à transférer ;
 Les frais d’acquisition et de cession d’actifs immobilisés ;
 Les frais de liquidation, d’absorption ou de fusion ;
 Les pertes exceptionnelles ou hors activités ordinaires ;
 Les dotations aux provisions pour pertes, litiges ou risques hors activités ordinaires ;
 Les taxes qui, en vertu des lois officielles, ne sont pas en charges de l’entité ;
 Les primes d’assurance-vie ou d’assurance-crédit contractée par l’entité au profit de
l’entrepreneur ;
 Les charges équilibrées par produits (comme l’amortissement des subventions
d’équipement) ;
 Les impôts sur les revenus professionnels et locatifs inscrits dans le compte 89 ;
 Les vols, dons aux tiers destructions….
 Les appointements et charges sociales engagées pour le personnel temporairement
détachés dans une société affiliée ;
 La valeur nette comptable des immobilisations cédées (compte 81) ;
 Les charges diverses hors activités ordinaires ;
 Les charges non liées à la période de calcul des coûts.
.
3. LES CHARGES SUPPLETIVES (ou éléments supplétifs)
Les charges supplétives ou éléments supplétifs sont des charges non enregistrées en
comptabilité générale mais saisies et imputées dans un compte de la classe 9 (972
éléments supplétifs).
Elles doivent être incorporées dans les calculs de coûts. Il s’agit de :
 la rémunération théorique de l’entrepreneur individuel c’est à dire le montant de salaire
qu’il percevrait s’il était salarié (rémunération du travail de l’exploitant non salarié);
 la rémunération des capitaux propres investis c’est à dire la rentabilité des fonds
propres utilisés dans l’entité qui serait obtenu s’ils étaient placés (les dividendes versés
aux associés lors de la répartition du bénéfice)
Elles sont incorporées aux coûts, bien qu’elles ne soient pas considérées comme des
charges en comptabilité générale.
Rémunération
Rémunération==Capitaux propres
Capitaux (C)xxTaux
propres Tauxd’intérêt
d’intérêtx(r)temps
x Prorata éventuel (Prorata
de placement du temps de
des capitaux investis éventuel)
33

Exemple
L’entité individuelle MARIBENI est dirigée par BENIMMA (entrepreneur) qui assure lui-
même les activités commerciales de l’entité. Voici les informations concernant le mois de
septembre :
le salaire mensuel à payer à l’entrepreneur 100.000 FC ;
le fils de BENIMMA perçoit une rémunération mensuelle de 30.000 FC, bien
que n’exerçant aucune activité réelle pour l’entité ;
l’entité finance en partie ses activités par des emprunts, les intérêts versés annuellement
sont de 48.000 FC ;
Le capital de l’entité est 400.000 FC. On estime que ses fonds propres pourraient être
rémunérés aux taux annuel de 6 % auprès des établissements financiers.
Travail demandé : calculez les charges non incorporables, incorporables et supplétives
pour le mois de septembre.

Le schéma ci-dessous illustre l’incorporation des charges dans les coûts :

CHARGES
SUPPLETIVES
S

COMPT CHARGES Charges


E DE INCORPORABL
Incorporable
LA ES
s aux coûts
CLASS
E 6 et 8
CHARGES
NON
INCORPORABLES

N.B. Le critère distinctif entre éléments incorporables et éléments non incorporables se


fonde essentiellement sur :

 Le principe d’exploitation normale et courante de l’entité (càd la distinction entre


charges liées aux activités ordinaires et charges hors activités ordinaires) ;
 La période de calcul des coûts concernés.

2. abonnement
L’abonnement est une technique qui consiste à diviser une charge réglée périodiquement
par sa durée de consommation. Les charges qui découlent de cette technique sont
appelées charges de substitution.

Parmi les charges abonnées, nous citons : loyer, abonnement transport, frais bancaires,
primes d’assurance, impôts et taxes, amortissement…
34

Exemple : un amortissement annuel de 24 000 sera par exemple réparti par cette
procédure en une charge d'abonnement mensuel de 2.000 FC.

Lorsqu’on recourt à l’abonnement pour tout élément de charge constatée ou calculée


périodiquement, il se dégage des différences traduisant :
 Soit, une anticipation des charges incorporées aux coûts par rapport à celles de
comptabilité générale ;
 Soit, un élément des charges déjà enregistrées en comptabilité générale sur
plusieurs périodes de calcul des coûts en comptabilité analytique.
Note
Il sied de noter qu’il ne faut pas confondre les notions des charges incorporables et
charges incorporées.
 Les charges incorporables sont celles qui sont liées à l’activité normale et habituelle de
l’entité. Elles sont susceptibles d’être incorporées dans les coûts lorsqu’elles se
rapportent à la période de calcul des coûts adoptée par l’entité ;
 Les charges incorporées sont celles relatives à l’exploitation normale et courante de
l’entité d’une part, et qui se rapportent effectivement à la période de calcul des coûts
hiérarchisés des biens produits d’autre part, il s’agir des charges effectivement
intégrées dans le processus de détermination des coûts d’exploitation.
Ainsi, les charges incorporables comprennent :
 Les charges incorporées dans les coûts ;
 Les charges non incorporées dans les coûts ;
Pour le cas des charges abonnées :

Charges incorporées = charges incorporables - charges non incorporées

 Avec charges incorporables : charges issues de la comptabilité générale ;


 Charges non incorporées : charges se rapportant à une période d’au moins un
mois ;
 Charges incorporées : charges se rapportant à un mois (abonnement mensuel).

Exemple
Le tableau ci-dessous reprend les charges courantes abonnées engagées par l’entité JMK
Nature de la charge Périodicité Montant
Abonnement transports Trimestre 120.000 FC
Loyer bâtiment Semestre 600.000 FC
Frais bancaires Quadrimestre 40.000 FC
Primes d’assurances Année 720.000 FC
Impôts et taxes Bimestre 50.000 FC
Dotations aux Amortissements Année 960.000 FC
TOTAL GENERAL 2.490.000 FC

Travail demandé : calculer les montants des charges incorporées et charges non
incorporées
35

 METHODE DE DETERMINATION DES CHARGES INCORPOREES

Pour déterminer le montant des charges incorporées, on procède comme suit :


 Supprimer les charges non incorporables.
 Recenser les charges incorporables.
 Eventuellement :
 évaluer les charges de substitution,
 calculer les différences d’incorporation pour certaines charges,
 corriger, modifier éventuellement les charges incorporables.
 Puis :
 ajouter les charges supplétives,
 évaluer le montant des charges incorporées.
Ainsi la différence entre charges constatées en comptabilité générale et les charges
incorporées aux coûts s’appelle « différence d’incorporation ».

 DEMARCHE
Charges DE CALCUL
incorporables DES COUTS
= charges de la comptabilité financière - charges non incorporables
 Identification et traitement dessupplétives
+ charges charges à incorporer
Charges incorporées = charges incorporables ± différences d’incorporation (sur matières,
 identifier les charges à incorporer
abonnement dans lescharges
de charges, coûts ;usages ou charges étalées)
 dissocier les charges directes et indirectes : ventiler les charges directes par type
de coûts et répartir les charges indirectes par “fonction / activité” d’exploitation
et de soutien de l’entité ;
 définir des clés de répartition pour l’imputation des charges indirectes.
 Calcul des coûts
Notons que l’enchaînement du calcul des coûts est fondé sur le cycle d’exploitation de
l’entité.

Pour l’entité industrielle, on calcule :

 Calcul des coûts d’achat : prix d’achat + charges directes et indirectes liées à
l’approvisionnement ;
 Mise en inventaire permanent (IP) des matières et détermination de la valeur des
sorties de stock de matières (et des stocks finaux) ;
 Calcul des coûts de production (produits intermédiaires ou produits finis) : coût
d’achat des matières (ou produits) utilisés + charges directes et indirectes liées à la
fabrication ;
 Mise en inventaire permanent (IP) des produits fabriqués et détermination de la
valeur des sorties de stock de produits (et des stocks finaux) ;
 Calcul des coûts de revient (des produits vendus) : coût de production des produits
vendus + charges directes et indirectes liées à la distribution ;
 Calcul du résultat analytique d’exploitation et de chaque produit vendu : chiffre
d’affaires du produit – coût de revient des ventes du produit.
Pour l’entité commerciale, on calcule :
 Calcul des coûts d’achat : prix d’achat + charges directes et indirectes liées à
l’approvisionnement ;
 Mise en inventaire permanent (IP) des marchandises et détermination de la valeur
36

des sorties de stock de marchandises (et des stocks finaux) ;


 Calcul des coûts de revient (des marchandises vendus) : coût d’achat des
marchandises vendues + charges directes et indirectes liées à la distribution ;
 Calcul du résultat analytique d’exploitation et de chaque produit vendu : chiffre
d’affaires des marchandises – coût de revient des ventes des marchandises.

 Calcul des résultats analytiques
 Calcul des résultats analytiques des produits par différence entre leur chiffre d’affaires
net (total et unitaire) et leur coût de revient (total et unitaire) ;
 Calcul du résultat analytique d’exploitation global (somme des résultats analytiques) .

SCHEMA SYNTHESE DU TRAITEMENT DES CHARGES EN COMPTABILITE ANALYTIQUE

Charges supplétives Charges de la comptabilité générale (clase 6 et 8)

Retraitement Charges non incorporables

Charges incorporables

Charges incorporables (charges prises en compte comptabilité analytique)

Charges indirectes
Charges directes

APPLICATION
1. Le comptable de l'entité MARIBENI vous communique les informations suivantes
relatives aux charges engagées :
 Frais de télécommunication : 150.000 FC pour 3 mois ;
 Loyer bâtiment 900.000 FC (trimestre) ;
 Frais d’assurances 600.000 FC (annuelle) ;
 Matières consommables : 240.000 FC ;
 Frais du personnel 1.500.000 FC ;
 Dotations aux amortissements 1.800.000 FC (annuelle)
 Frais financiers 720.000 FC (trimestriel)
 Charges exceptionnelles : 70.000 FC
 Participation des salariés : 115.000 FC
 Impôts sur les bénéfices : 90.000 FC
Informations complémentaires :
 la rémunération fictive de l'exploitant : 480.000 FC annuelle ;
 La rémunération (au taux de 6 %) des capitaux propres qui s'élèvent à
37

900.000 FC

Travail demandé :
 Calculez le montant des charges non incorporables ;
 Calculez le montant des charges incorporables.

2. Mêmes données que l’application n°1, les charges incorporables sont réparties entre
les centres approvisionnement, production, distribution, administration et finances
dans les proportions de 3, 4, 1, 1 et 1.

Travail demandé :
 Calculer le montant des charges non incorporées ;
Calculer le montant des charges incorporées.
3. En vous référant aux données de l’application n°2 et aux données complémentaires
ci-après, calculez les différents coûts et coût de revient.
Données complémentaires :
 Stocks initiaux :
 MP : 440.000 FC ;
 PF : 320.000 FC.
 Stocks finals :
 MP : 500.000 FC ;
 PF : 150.000 FC.
 Achat du mois :
MP : 2.500.000 FC
 Charges directes :
 Transport sur achat : 70.000 FC ;
 Commission sur achat : 30.000 FC ;
 Transport sur ventes : 90.000 FC ;
 Main d’œuvre personnel de production : 180.000 FC ;
 Publicité : 80.000 FC
 Ventes du mois : 5.928.700 FC
38

ACTIVITE 3: ETUDES DES COMPTES DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

GENERALITES

Schémas de fonctionnement des comptes


Le fonctionnement des comptes de la comptabilité analytique de gestion se fait selon l’ordre
croissant des numéros des comptes.

1. Comptes réfléchis
Les comptes réfléchis sont des comptes synthétiques, c'est-à-dire ils ne comprennent qu’un
seul chiffre correspondant à plusieurs valeurs issues de certain nombre des comptes de la
comptabilité générale.

DEBIT 92 COMPTES REFLECHIS CREDIT


DEBIT 921 Stocks initiaux réfléchis CREDIT
Jamais débité Stocks initiaux réfléchis de 31 à 38 ;
DEBIT 922 Achat réfléchis Crédit
Jamais débité Achats réfléchis : 60 Achats (601, 602, 604, 608) ;

DEBIT 924 Consommation intermédiaires réfléchis CREDIT


Jamais débité Consommations intermédiaires réfléchies (605, 61,
62, 63, 64, 65) ;
DEBIT 926 Autres charges des activités ordinaires réfléchies CREDIT
Jamais débité Autres charges des activités ordinaires réfléchies
(66, 67, 68, 69 …) ;
DEBIT 927 Produits d’exploitation réfléchis CREDIT
Produits d’exploitation réfléchis (70, 71, 72, 73, Jamais crédité
75,77, 78, 79) ;

2.3.2. Comptes de coûts


DEBIT 94 COMPTES DE COUTS CREDIT
940 Coût d’Achat
- Prix d’achat net (605, 601 , 602 & 604/ou 921 Coût d’achat marchandises ou matières
- Frais directs d’achat (61 à 68 / ou 924 & 926) achetées par le débit des comptes (951, 952,
- Frais indirects d’achat (932) 953)
DEBIT 941 COUT DE PRODUCTION CREDIT
- Coût d’achat de matières premières utilisées
(952) Coût de production produits finis fabriqués par
- Frais directs de production (605, 61 à 68 / ou débit du compte 956 stock de produits finis, 954 ;
924 & 926 957.
- Frais indirects de production (933)
- Coût de production des produits
intermédiaires utilisés (954)
39

- Empaquetage
DEBIT 942 COUT DE DISTRIBUTION CREDIT
- Frais directs de distribution (61 à 68 / ou 924
& 926 Coût de distribution par le débit du compte 943
- Frais indirects de distribution (937) coût de revient
- Coût d’achat des emballages utilisés (953)

DEBIT 943 COUT DE REVIENT CREDIT


- Coût de production des produits finis vendus Coût de revient par le débit du compte 983
(956) ou 951 CAMV
- Coût de distribution (942)
- Coût des autres sections

1.3.3. Comptes de résultats analytiques


DEBIT 98 à 983 RESULTATS ANALYTIQUES CREDIT
Transfert de coût de revient par le crédit du Saisie du chiffre d’affaires par le débit du
compte 943. compte 971.

2.3.4. Comptes des charges non- incorporables


DEBIT 971 Charges non-incorporables CREDIT

Saisie des charges non-incorporables par le Transfert des charges non-incorporables par le
crédit de comptes 61 à 68 ou 924/926 débit du compte 98 Résultat analytique

DEBIT 972 Elements supplétifs CREDIT


Transfert de charges supplétives par le crédit du Incorporation des charges supplétives dans les
compte de résultat analytique (98) comptes de reclassement des charges par le débit
de compte 93.

2. TYPOLOGIE DE SAISIE

Les données comptables de l’entité peuvent être saisies soit en Comptabilité analytique
intégrée, soit en Comptabilité analytique autonome selon le type d’entité. Deux catégories
d’entité se dégagent :

- Entité commerciale ;
- Entité industrielle.

2.4.1. Comptabilité analytique intégrée


La Comptabilité analytique intégrée permet de fournir, au moyen d'une seule comptabilité,
à la fois les informations financières de la comptabilité analytique de gestion et les comptes
de la comptabilité générale par l’intermédiaire du compte « 92 comptes réfléchis » qui sert
de trait d’union entre les deux comptabilités.
40

Les comptes réfléchis fonctionnent en inverse des comptes de la Comptabilité générale


c’est-à-dire d’une manière « réfléchie », comme « le miroir », gauche (débit) devient droit
(crédit) et, droite (crédit) devient gauche (débit).

Nous retiendrons :

921 : Stocks initiaux réfléchis (comptes 31 à 38);


922 : Achats réfléchis (comptes 601, 602, 604 et 608);
924 : Consommations intermédiaires réfléchies (comptes 605, 61, 62, 63, 64 et 65);
926 : Autres charges des activités ordinaires réfléchies (comptes 66, 67, 68 et 69);
927 : Produits d’exploitation réfléchis (comptes 70, 71, 72, 73, 75, 76, 77, 78 et 79);

2.4.2. Entité Commerciale

1. Schéma de Comptabilisation
Croquis voir annexe 1

2. Journalisation
1. Saisie du stock initial

D C LIBELLE D C
951 Stock de marchandises X
953 Stock d’autres approvisionnements X
31 à Marchandises X
33 Autres approvisionnement X
Saisie des stocks d’ouverture

2. Saisie des achats


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
60 à achats X

3. Saisie et affectation des charges directes


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
942 Coût de distribution X
605 à Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de personnel X
67 Frais Financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations X
41

4. Saisie des charges indirectes


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X

605 à Autres achats X


61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de personnel X
67 Frais Financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations X

5. Incorporation des éléments supplétifs


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
972 à Eléments supplétifs X

6. Saisie des charges non incorporables


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
605 à Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de personnel X
67 Frais Financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations X

7. Répartition et imputation des charges indirectes


D C LIBELLE D C
42

940 Coût d’achat X


942 Coût de distribution X
930 à Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X

8. Mise en stock de marchandises et autres approvisionnements


D C LIBELLE D C
951 Stocks marchandises X
953 Stocks autres approvisionnements X
940 à Coût d’achat X

9. Sortie des marchandises


D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
951 à Stocks marchandises X

10. Sortie des emballages et autres approvisionnements pour le coût de distribution


D C LIBELLE D C
942 Coût de distribution X
953 à Stock des autres appro. X

11. Transfert du coût de distribution dans le coût de revient


D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
942 à Coût de distribution X

12. Transfert du coût de revient au résultat analytique d’exploitation


D C LIBELLE D C
983 Résultat Analytique d’exploitation X
943 à Coût de revient X

13. Saisie du chiffre d’affaires de vente de marchandises


D C LIBELLE D C
701 Ventes marchandises X
983 à résultat analytique d’exploitation X

14. Transfert des Eléments supplétifs au résultat


D C LIBELLE D C
972 Eléments supplétifs X
98 à Résultat analytique X
43

15. Transfert des éléments non incorporables au résultat analyt.


D C LIBELLE D C
98 Résultat analytique X
971 à Charges non incorporables X

16. Transfert de résultat analytique d’exploitation au résultat analytique


D C LIBELLE D C
983 Résultat Analytique d’exploitation X
98 à résultat analytique X

Application
La Société SAM UTSHUDI SNC commercialise les téléphones en RDC, Id. Nat. 4587,
NRC 2015-B-25 présente sa situation du mois de Mars 2018 comme renseigne les données
de la comptabilité générale :

61 Transport : 1 900 000 FC dont 100 000 FC transport pour livraison HAO, Appro 20% ; Distr.
30% ; Adm. 40% et finance 10%.

62 Services extérieures : 5 800 000 FC ; 400 000 Fc concernent Appro. 1/6 ; Distr. 2/6 ; Adm
2/6 et Finance reste.

63 Autres services extérieures : 6 000 000 Fc Appro. 1/5 ; Distr. 1/5 et Adm. Reste

64 Impôts et taxes : 8 000 000Fc ; 1 000 000Fc relatifs Appro. 50% et Distr. 50%

65 Autres charges : 6 000 000 FC pour lesquels 1 000 000 FC concernent HAO, Appro. 10% ;
Distr. 10% ; Adm 40% et Finance 40%.

66 Charges le personnel : 8 400 000 FC selon le nombre de travailleurs, Appro. 600 agents ;
Distr. 400 agents ; Adm 300 agents et Finance 100 agents.

67 Frais financiers et charges assimilées : 1 500 000 FC ; Appro. 20% ; Distr. 30% ; Adm 40%
et Finance 10%

68 dotation aux amortissements annuels : 36 000 000 FC ; Appro. 1/3 ; Distr. 1/3 et Adm
1/3.

69 Dotations aux provisions : 9 000 000 FC ; Appro. 2/6 ; Distr 2/6 et Adm reste.

Eléments supplétifs : 2 000 000 FC ; Appro. 3/5 et Distr 4/10.

Autres informations :

1. Achats : 1 000 téléphones, coût unitaire 22 000 FC


R3 obtenus 1% et TVA 16%
500 pièces d’emballage ; prix unitaire 300 FC et TVA 16%

2. Stocks initiaux :
44

400 Téléphones, coût unitaire 20 000 FC


200 pièces d’emballage, coût unitaire 300 FC

3. Stocks finaux :
800 Téléphones, coût unitaire 20 000 FC
300 pièces d’emballages, coût unitaire 300 FC

4. Dépréciations :
Stock initial : téléphone 2% et emballage 3%
Stock final : téléphone 3% et emballage 1%

5. Frais accessoires d’achat (Transport) 1 900 000 FC HT

6. Vente de téléphone 1 600 pièces à 45 000 FC HT, R3 accordés 5% et emballage 400


pièces à 245,5 FC la pièce HT.

7. Produits financiers : 2 000 000 FC

Travail demandé :
1) Présenter le tableau de reclassement des charges (TRC)
2) Présenter le tableau d’exploitation fonctionnel (TEF)
3) dresser le tableau d’exploitation général
4) Calculer le coût de revient et le résultat analytique d’exploitation
5) Présenter le schéma de comptabilisation
6) Comptabiliser
45

2.1.2. Entité Industrielle

1. Schéma de Comptabilisation
Voir Annexe 3

1. Journalisation

1. Saisie des stocks initiaux


D C LIBELLE D C
952 Stocks matières premières et fournitures liées X
953 Stocks autres approvisionnements X
32 à Matières premières et fournitures liées X
33 Autres appro. X
34 Produits en cours X
36 Produits finis X
37 Produits intermédiaires et résiduels X

2. Saisie des achats


D C LIBELLE D C
940 Coût X
60 à Achats X

3. Saisie et affectations des charges directes


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
941 Coût de distribution X
942 Coût de revient X
605 à Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de personnel X
67 Frais Financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations X

4. Saisie des charges indirectes


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
46

.
605 à Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de personnel X
67 Frais financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotation aux provisions et aux dépr. X

5. Incorporation des éléments supplétifs dans les frais sections


D C LIBELLE D C
930 Fonction d’administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
972 à Eléments supplétifs X

6. Saisie des charges non Incorporables


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
605 à Autres achats X
61 Transports X
62 Services extérieurs X
63 Autres services extérieurs X
64 Impôts et taxes X
65 Autres charges X
66 Charges de Personnel X
67 Frais financiers et charges assimilées X
68 Dotations aux amortissements X
69 Dotations aux provisions et aux dépr.

7. Répartition et imputation des charges indirectes aux coûts


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
941 Coût de production X
942 Coût de distribution X
930 à Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
47

934 Fonctions auxiliaires X


937 Fonction distribution X

8. Mise en stocks de matières et autres approvisionnement


D C LIBELLE D C
952 Stocks Matières premières et fournitures liées X
953 Stocks autres approvisionnements X
940 à Coût d’achat X

9. Sortie des matières premières, consommables et autres pour la production


D C LIBELLE D C
941 Coût de production X
952 à Stock de matières premières et fournitures liées X
953 Stock d’autres approvisionnements X
954 Stock de produits en cours X
955 Services en cours X
957 Stock de produits intermédiaires et résiduels X

10. Sortie des Emballages et autres approvisionnements pour la consommation


D C LIBELLE D C
941 Coût de production X
942 Coût de distribution X
953 à Stocks autres approvisionnements X

11. Mise en stock des produits finis et semi œuvrés


D C LIBELLE D C
954 Stock de produits en cours X
955 Services en cours X
956 Stock de produits finis X
957 Produits intermédiaires et résiduels X
941 à Coût de production X

12. Sortie des produits finis et produits intermédiaires et résiduels pour vente
D C LIBELLE D C
943 Coût d revient X
956 à Stock de produits finis X
957 Stocks produits intermédiaires et résiduels X

13. Transfert du coût de distribution au coût de revient


D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
942 à Coût de distribution X

14. Transfert du coût de revient au résultat analytique d’exploitation


48

D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
943 à Coût de revient X

15. Saisie du chiffre d’affaires


D C LIBELLE D C
70 Produits d’exploitation X
983 à Résultat analytique d’exploitation X

16. Transfert des éléments supplétifs au résultat analytique


D C LIBELLE D C
972 Eléments supplétifs X
98 à résultat analytique X

17. Transfert du résultat analytique d’exploitation au résultat analytique (bénéfice)


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
98 à Résultat analytique X

18. Transfert des charges non incorporables au résultat analytique


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
98 à résultat analytique X

3. Application
L’entité « FEDEKA » SNC en sigle « KAKA » SNC est constituée par MAKENGO MBESA Fédé,
Célestin KAPINGA et Alain KAJINGU spécialisée à la fabrication de jus « INSPECTA » en RDC,
donne les informations relatives à ses activités de Juin 2018, en provenance de la
comptabilité générale :

61 Transport : 1 900 000 Fc dont 100 000 Fc transport pour livraison HAO, Appro 20% ; Distr.
30% ; Adm. 40% et finance 10%.

62 Services extérieures : 5 800 000 Fc dont 400 000 Fc charges non incorporables,
concernent Appro. 1/6 ; Distr. 2/6 ; Adm 2/6 et Finance reste.

63 Autres services extérieures : 6 000 000 FcAppro. 1/5 ; Distr. 1/5 et Adm. Reste

64 Impôts et taxes : 8 000 000Fc ; 1 000 000Fc relatifs Appro. 50% et Distr. 50%

65 Autres charges : 6 000 000 Fc pour lesquels 1 000 000 Fc concernent HAO, Appro. 10% ;
Distr. 10% ; Adm 40% et Finance 40%.

66 Charges e personnel : 8 400 000 Fc selon le nombre de travailleurs, Appro. 600 agents ;
Distr. 400 agents ; Adm 300 agents et Finance 100 agents.
49

67 Frais financiers et charges assimilées : 1 500 000 Fc ; Appro. 20% ; Distr. 30% ; Adm 40%
et Finance 10%

68 dotation aux amortissements annuel 36 000 000 Fc dont 33 000 000 charges non
incorporables, Appro. 1/3 ; Distr. 1/3 et Adm 1/3.

69 Dotations aux provisions et dépréciation : 9 000 000 Fc ; Appro. 2/6 ; Distr 2/6 et Adm reste.

Eléments supplétifs : 2 000 000 Fc ; Appro. 3/5 et Distr 4/10.

Autres informations :

 Achats : Matières premières : 22 000 000


Matières consom. : 0
Emballages cons : 250 000
Autres achats : 0
 Vente :
Produits finis : 72 000 000
Emballage com. : 140 000
Produits intermédiaires : 0

 Stocks initiaux :
Matières premières : 8 000 000
Matières consom. : 0
Emballages com. : 60 000
Produits finis : 4 000 000
Produits intermed. : 2 000 000
En cours : 1 500 000

 Stocks finaux :
Matières premières : 16 000 000
Matières cons. : 0
Emballages cons. : 90 000
Produits finis : 3 000 000
Produits intermed. : 1 400 000
En cours : 1 000 000

 Dépréciations Stocks finaux :


Matières premières : 160 000
Matières cons. : 0
Emballage : 1 800
Produits finis : 0
Produits intermédiaires : 0
Autres produits : 0
50

 Dépréciations du stock final


Matières premières : 480 000
Matières cons. : 0
Emballages : 900
Produits finis : 0
Produits Intermed. : 0
Autres produits : 0
 R3 accordés
Produits finis : 3 600 000
Emballages cons. : 0
Produits interm : 0

 R3 obtenus
Matières premières 2 200 000
Matières consom. : 0
Emballages con. : 0
Autres Achats : 0
 Frais accessoires d’achat (Transport) 1 000 000 FC HT
 Frais de production 900 000 FC HT
 Répartition secondaire :
Adm : 10 % fin., appro. 50%, prod. 25% et distri. 15%
Fin. : appro. 40%, prod. 15% , distri. 20% et adm 25%.
 Emballages consommés concernent la fonction distribution

Travail demandé :
1. Présenter le tableau de reclassement des charges (TRC)
2. Présenter le tableau d’exploitation fonctionnel (TEF)
3. Dresser le compte d’exploitation général (Tableau d’exploitation générale)
4. Calculer le coût de revient et le résultat analytique d’exploitation
5. Présenter le schéma de comptabilisation
6. Passer les écritures comptables en comptabilité analytique intégrée.

2.3. Comptabilité analytique autonome


La comptabilité Analytique d’exploitation autonome utilise seulement les comptes de la
comptabilité analytique pour enregistrer les informations financières de l’entité.
2.2.1. Entité Commerciale
1. Schéma de Comptabilisation

Voir schéma de la comptabilité analytique intégrée


51

2. Journalisation
1. Saisie du stock initial
D C LIBELLE D C
951 Stock de marchandises X
953 Stock d’autres approvisionnements X
921 à Stocks réfléchis X
Saisie des stocks d’ouverture X

2. Saisie des achats


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
922 à achats réfléchis X

3. Saisie et affectation des charges directes


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
942 Coût de distribution X
924 à Consommation intermédiaires réfléchis X
926 charges par nature réfléchis X

4. Saisie des charges indirectes


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
924 à Consommation intermédiaires réfléchis X
926 Autres charges d’activités ordinaires réfléchies X

5. Incorporation des éléments supplétifs dans les frais de sections


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
972 à Eléments supplétifs X

6. Saisie des charges non incorporables


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
924 à Consommation intermédiaires réfléchis X
52

926 Autres charges des activités ordinaires réfléchies X

7. Répartition et imputation des charges indirectes


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
942 Coût de distribution X
930 à Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X

8. Mise en stock des marchandises et autres (CAMA)


D C LIBELLE D C
951 Stock Marchandises X
952 Stock de matières et fourniture liées
953 Stock d’autres approvisionnements
940 à Coût d’achat X

9. Sortie des marchandises et autres approv.


D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
951 à Stock de marchandises X
953 Stock de matières et fourniture liées X
953 Stock d’autres approvisionnements X

10. Sortie de l’autre approvisionnement pour les coûts


D C LIBELLE D C
942 Coût de distribution X
952 à Stock de matières et fourniture liées
953 Stock d’autres approvisionnements X

11. Transfert du coût de distribution dans le coût de revient


D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
942 à coût e distribution X

12. Transfert du coût de revient au résultat analytique d’exploitation


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
943 à coût de revient X
53

13. Saisie du chiffre d’affaires de vente de Mses


D C LIBELLE D C
927 Produits d’exploitations réfléchis X
983 à Résultat analytique d’exploitation X

14. Transfert des éléments supplétifs au résultat


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
972 à Eléments supplétifs X

15. Transfert des charges non incorporables au résultat


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
98 à Résultat analytique X

16. Transfert du résultat analytique d’exploitation au résultat analytique


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
988 à Résultat analytique X

3. Application
L’entité « ANNIE NSIALA - EFOTO» SNC, est constituée par ANNIE NSIALA & EFOTO Patient,
Id. Nat. 561, RCCM 2016-B-251, commercialise le lait NUTRIAS à Kinshasa. Elle présente la
situation de mois d’Octobre 2018 comme indique les informations données par la
comptabilité générale :

61 Transport : 1 900 000 FC dont 100 000 FC transport pour livraison HAO, Appro 20% ; Distr.
30% ; Adm. 40% et finance 10%.
62 Services extérieures : 5 800 000 FC ; 400 000 FC HAO, concernent Appro. 1/6 ; Distr. 2/6 ;
Adm 2/6 et Finance reste.
63 Autres services extérieures : 6 000 000 FC Appro. 1/5 ; Distr. 1/5 et Adm. Reste
64 Impôts et taxes : 8 000 000Fc ; 1 000 000Fc relatifs HAO, Appro. 50% et Distr. 50%
65 Autres charges : 6 000 000 FC pour lesquels 1 000 000 FC concernent HAO, Appro. 10% ;
Distr. 10% ; Adm 40% et Finance 40%.
66 Charges e personnel : 8 400 000 Fc selon le nombre de travailleurs, Appro. 600 agents ;
Distr. 400 agents ; Adm 300 agents et Finance 100 agents.
67 Frais financiers et charges assimilées : 1 500 000 FC ; Appro. 20% ; Distr. 30% ; Adm 40%
et Finance 10%
68 dotation aux amortissements annuel 36 000 000 FC ; Appro. 1/3 ; Distr. 1/3 et Adm 1/3.
69 Dotations aux provisions : 9 000 000 FC ; Appro. 2/6 ; Distr 2/6 et Adm reste.
Eléments supplétifs : 2 000 000 FC ; Appro. 3/5 et Distr 4/10.

Autres informations :
54

1. Achats : 1 000 téléphones, coût unitaire 22 000 FC


R3 obtenus 1% et TVA 16%
500 pièces d’emballage ; prix unitaire 300 FC et TVA 16%

2. Stocks initiaux :
400 Téléphones, coût unitaire 20 000 FC
200 pièces d’emballage, coût unitaire 300 FC

3. Stocks finaux :
800 Téléphones, coût unitaire 20 000 FC
300 Pièces d’emballages, coût unitaire 300 Fc
4. Dépréciations :
Stock initial : téléphone 2% et emballage 3%
Stock final : téléphone 3% et emballage 1%

5. Frais accessoires d’achat (Transport) 1 900 000 FC HT

6. Vente de téléphone 1 600 pièces à 45 000 FC HT, R3 accordés 5% et emballage 400


pièces à 245,5 FC la pièce HT.

7. Produits financiers : 2 000 000 FC

Travail demandé :
1. Présenter le tableau de reclassement des charges (TRC)
2. Présenter le schéma de comptabilisation
3. Comptabiliser

2.2.2. Entité Industrielle

1. Schéma de Comptabilisation
Voir schéma de la comptabilité analytique intégrée

2. Journalisation
1. Saisie des stocks initiaux
D C LIBELLE D C
952 Stocks de M.P et fourn. liées X
953 Stocks autres appro. X
954 Stocks en cours X
956 Stocks produits finis X
957 Stocks produits interm. et résiduels X
921 à Stocks réfléchis X
55

2. Saisie des achats


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
922 à Achats réfléchis X

3. Saisie et affectations des charges directes


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
941 Coût de distribution X
942 Coût de revient X
924 à Consommations intermédiaire réfléchies X
926 Autres charges des acti. Ordi. réfléchies X

4. Saisie des charges indirectes


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
924 à Consommations intermédiaires réfléchies X
926 Autres charges des acti. Ordi. réfléchies X

5. Incorporation des éléments supplétifs dans les fonctions


D C LIBELLE D C
930 Fonction administration X
931 Fonction financière X
932 Fonction approvisionnement X
933 Fonction production X
934 Fonctions auxiliaires X
937 Fonction distribution X
972 à Eléments supplétifs X

6. Saisie des charges non Incorporables


D C LIBELLE D C
971 Charges non incorporables X
924 à Consommations intermédiaire réfléchies X
926 Autres charges des acti. Ordi. réfléchies X

7. Répartition et imputation des charges indirectes aux coûts


D C LIBELLE D C
940 Coût d’achat X
941 Coût de production X
56

942 Coût de distribution X


930 à Fonction Adm X
931 Fonction financière X
932 Fonction Approv. X
933 Fonction Production X
934 Fonctions Auxiliaires X
937 Fonction Distribution. X

8. Mise en stocks de matières et autres approvisionnement


D C LIBELLE D C
952 Stock des matières premières et fournitures liées X
953 Stock d'autres approvisionnements X
940 à Coût d’achat X

9. Sortie des matières premières, consommables et autres pour la production


D C LIBELLE D C
941 Coût de production X
952 à Stock de matières prem. et fournitures liées X
953 Stock d’autres approvisionnements X
954 Stock de produits en cours X
955 Services en cours X
957 Stock de produits intermédiaires et résiduels X
10. Sortie des Emballages et autres approvisionnements pour la consommation
D C LIBELLE D C
941 Coût de production X
942 Coût de distribution X
953 à Stocks autres approvisionnements réfléchis X

11. Mise en stock des produits finis et semi œuvrés


D C LIBELLE D C
954 Stocks de produits en cours X
955 Services en cours X
956 Stocks de produits finis X
957 Stocks Produits intermédiaires et résiduels X
941 à Coût de production X

12. Sortie des produits finis et produits intermédiaires et résiduels pour vente
D C LIBELLE D C
943 Coût de revient X
956 à Stocks de produits finis X
957 Stocks Produits intermédiaires et résiduels X

13. Transfert du coût de distribution au coût de revient


D C LIBELLE D C
57

943 Coût de revient X


942 à Coût de distribution X

14. Transfert du coût de revient au résultat analytique d’exploitation


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
943 à Coût de revient X

15. Saisie des produits d’exploitation


D C LIBELLE D C
927 Produits d’exploitation X
983 à Résultat Analytique d’exploitation X

16. Transfert des éléments supplétifs au résultat analytique


D C LIBELLE D C
972 Eléments supplétifs X
98 à Résultat Analytique X

17. Transfert du résultat analytique d’exploitation au résultat analytique


D C LIBELLE D C
983 Résultat analytique d’exploitation X
98 à Résultat analytique X

18. Transfert des charges non incorporables au résultat analytique


D C LIBELLE D C
98 Résultat analytique X
971 à Charges non incorporables X

3. Application

La société « MALENGO-ELECTRO» SNC, Id. Nat. 872, RCCM2017-B-148 est constituée par
EMILIE MALENGO et MONIQUE ALOSA spécialisée dans la fabrication des appareils Electro-
Ménagers, donne les informations relatives à ses activités de Septembre 2018, en
provenance de la comptabilité générale :

61 Transport : 1 900 000 Fc dont 100 000 Fc transport pour livraison dans Appro 20% ; Distr.
30% ; Adm. 40% et finance 10%.
62 Services extérieures : 5 800 000 Fc ; 400 000 Fc concernent HAO, Appro. 1/6 ; Distr. 2/6 ;
Adm 2/6 et Finance reste.
63 Autres services extérieurs : 6 000 000 Fc
Appro. 1/5 ; Distr. 1/5 et Adm. Reste
64 Impôts et taxes : 8 000 000Fc ; 1 000 000Fc relatifs HAO, Appro. 50% et Distr. 50%
58

65 Autres charges : 6 000 000 Fc pour lesquels 1 000 000 Fc concernent Appro. 10% ;
Distr. 10% ; Adm 40% et Finance 40%.
66 Charges de personnel : 8 400 000 Fc selon le nombre de travailleurs, Appro. 600 agents ;
Distr. 400 agents ; Adm 300 agents et Finance 100 agents.
67 Frais financiers et charges assimilées : 1 500 000 Fc ; Appro. 20% ; Distr. 30% ;
Adm 40% et Finance 10%
68 dotation aux amortissements annuels 36 000 000 Fc Appro. 1/3 ; Distr. 1/3 et Adm 1/3.
69 Dotations aux provisions : 9 000 000 Fc Appro. 2/6 ; Distr 2/6 et Adm reste.
Eléments supplétifs : 2 000 000 Fc Appro. 3/5 et Distr 4/10.

Autres informations :

 Achats : Matières premières 22 000 000


Matières consom. 0
Emballages cons 250 000
Autres achats 0

 Vente :
Produits finis 72 000 000
Emballage com. 140 000
Produits intermédiaires 0

 Stocks initiaux :
Matières premières 8 000 000
Matières consom. 0
Emballages com. 250 000
Produits finis 4 000 000
Produits intermed. 2 000 000
En cours 1 500 000

 Stocks finaux :
Matières premières 6 000 000
Matières cons. 0
Emballages cons. 90 000
Produits finis 3 000 000
Produits intermed. 1 400 000
En cours 1 000 000
 Dépréciations Stocks finaux :
Matières premières 160 000
Matières cons. 0
Emballage 1 800
Produits finis 0
Produits intermédiaires 0
Autres produits 0
59

 Dépréciations des stocks finaux


Matières premières 480 000
Matières cons. 0
Emballages 900
Produits finis 0
Produits Intermed. 0
Autres produits 0

 R3 accordés :
Produits finis 3 600 000
Emballages cons. 0
Produits interm 0

 R3 obtenus
Matières premières 2 200 000
Matières consom. 0
Emballages con. 0
Autres Achats 0

 Frais accessoires d’achat (Transport) 1 900 000 Fc HT


 Frais de production 900 000 Fc HT
Adm : 10 % fin., appro. 50%, prod. 25% et distri. 15%
Fin. : appro. 40%, prod. 15% , distri. 20% et adm 25%.

 Emballages consommés concernent la fonction distribution

Travail demandé :
1. Présenter le tableau de reclassement des charges (TRC)
2. Comptabiliser
60

3. ENTITES PRODUCTRICES DE PLUSIEURS PRODUITS


Une entité à production multiple est une unité économique produisant plusieurs types de
produit ou fournissant une diversité de services. On y regroupe aussi les entités ayant
plusieurs branches d’activités à caractère primaire, secondaire et tertiaire.

En principe, les entités peuvent produire plusieurs types des produits finis soient :

 A partir d’une seule matière sur laquelle il est appliqué des procédés divers de
transformation (cas de l’huile de palme qui permet d’obtenir des savons, de l’huile
SIMBA, des bougies….)
 A partir de plusieurs matières premières différentes sur lesquelles il est appliqué, soit le
même procédé de fabrication, soit des procédés multiples de transformation (c’est le
cas des brasseries où, à partir de nombreuses matière comme l’eau, le malt, le houblon,
le sucre, les succédanés, il est fabriqué des bières claires, des bières de table, des
boissons sucrées….).

Dans la pratique des affaires, il est fréquent d’être en présence des entités à production
multiple, c’est le cas:
- De la firme « MARSAVCO » qui produit : l’huile Livio, l’huile Simba, le savon Le Coq,
brillant, Omo bleu….
- De la brasserie « BRACONGO » produisant : la bière Scol, Djino, XXL.
- De la firme « UTES » avec les produits comme : draps, wax, couverture, couche pour
bébés…

Dans ces entités l’analyse des coûts hiérarchisés et des résultats analytiques se faits par
branches d’activités, il s’agit d’une analyse horizontal qui a l’avantage de comparer et
d’étudier les activités diverses de production et les divisions de l’entité. Aussi, non
seulement que cette analyse permet de déterminer, d’analyser et de comparer la rentabilité
par branche d’activités, mais elle peut encore être poussée plus lois si l’on est amené à
comparer les coûts des marges, les coûts de revient et la rentabilité constaté sur chaque
division, période à une autre ou au cours de la même période.

Les coûts d’exploitation et coûts de revient des produits et services fournis sur le marché
sont déterminés en tenant compte du système avec imputation ou intégration globale des
charges indirectes dans les coûts. En effet, la méthode d’imputation globale est
essentiellement basée sur la distinction des charges d’exploitation en charges directes et
indirectes.

Les charges directes sont intégrées immédiatement dans les coûts concernés tandis que les
charges indirectes, sont soumises à un traitement particulier. Elles sont d’abord réparties
entre les différentes fonctions ou centre d’analyse de l’entité en tenant compte des clés de
répartition ou des bases de répartition communes avant d’être incorporées dans les coûts.

N.B : l’analyse des charges incorporables seront traités dans un autre chapitre
61

I. Principes

II existe des branches multiples de fabrication par traitement différent des matières.

MP S MAG MPS Atelier P MAG P F Fr DIST CLIENT


MAG P F Fr DIST
MP T MAG MPIT Atelier Q MAG P F Fr DIST Fr DIST
CLIENT
MAG P F MAG P F MAG PF
Fr DIST
MP R MAG MPIR Atelier V MAG
MAG PPFF Fr DIST CLIENT
Fr DIST
MAG MPIT MAG P F MAG P F MAG PF
Fr DIST
MP U MAG MPIU MAG P F Fr DIST
MAG MPIT MAG P F

Coûts d’achats des matières

Coûts d’achats

Coûts de production de P fini Fabrique

Coûts de production de P fini vendu

Coûts de distribution

Prix de revient

Ce schéma fait observer qu’il y a quatre matières premières mis en œuvres.

Qu’il y a trois (3) procédés de fabrication


Qu’il y a production de (3) trois produits finis
Qu’il y a vente de (3) produits finis

Les sens des flèches à la tête à droite indiquent les mouvements de valeur et les coûts, prix
de revient et prix de vente.

L’entité en question aura à calculer les :

1. Coûts d’achat de matières achetées


2. Coûts d’achat de matières utilisées
3. Coûts de production de produit finis fabriqués
4. Coûts de production de produit finis vendus
5. Coûts de distribution
6. Prix de revient
7. Résultats.
62

II. L’ORGANISATION INDUSTRIELLE

Les cycles de fabrication sont généralement, plus complexes. Nous vous présentons
quelques-uns.

1) Trois matières premières, trois fabrications, trois produits finis

Stocks MAT.

Coltan Prod P.F Pochette Client

Caoutchou Prod P.F Téléphone Client

Charbon Prod P.F Chargeur Client

2) Plusieurs matières premières, production de produits semi-ouvrés puis production


des produits finis (fabrication par phase).

STOCK M.P STOCK PRODUITS STOCK P.F


SEMI OUVRES
Porte et
- Barre de Fer Production Porte Prod. à Distribution
fenêtre
- Cornière à l’atelier Métallique brut l’atelier 2 à
- Charnière vendre
- Vitre
- Mastic
Finissage Client
- Garniture
- Peinture Montage Assemblage
Après avoir

A chaque niveau d’achat, de stockage, de production et de vente, on peut calculer les


différents coûts, le prix de revient et le résultat, globaux et unitaires des différents éléments
entrant en ligne.
63

3) Une seule matière première, deux divisions de fabrication (fabrication divisionnaire)

STOCK [Link] STOCKS PRODUITS STOCK P. FINIS


Div 1 SEMI OUVRES Div 2
Distr
Betterave Sirop lourde Sucre Client

(Consommation)
Broyage Transformation
lavage Sirop Client

(Usine e pdt
pharmaceutique)

Distr.
Engrais Client

(Agriculteur)
De ce fait on peut obtenir des renseignements sur :

- Le coût de production sirop lourds fabriquées ;


- coût de production du sucre, produit et vendu ;
- coût de production de sirop liquide, produits et vendus ;
- coût de production des engrais, produits et vendus
- coût de distribution de ces trois produits ;
- les prix de revient par branche ;
- les bénéfices, par branche, globaux et unitaires.

4) Calcul des coûts par branches et des résultats analytiques par branches

a) L’analyse des coûts hiérarchisés est une analyse VERTICALE qui procure beaucoup de
renseignement et qui permet d’organiser, de coordonner, de contrôler et de réagir,
en vue d’un meilleur ordonnancement des travaux.
b) L’analyse des coûts par branches est une analyse HORIZONTALE qui compare les
activités multiples de fabrication et des divisions. Elle permet de connaître et de
comparer la rentabilité par branche.

Illustration

Elément du résultat Sucre Sirop liq. Engrais


Chiffre d’affaires 1 200 000 680 000 920 000
P.R. produit vendu 1 140 000 580 000 950 000
Résultat analytiques + 60 000 100 000 - 3% mauvaise
Rentabilité (taux résultat par 5% Acceptable 15% très bonne
rapport chiffre d’affaire)
64

c) A cause de cette mauvaise rentabilité, faudra-t-on arrêter la production de l’engrais ?


La réponse n’est pas si simple, étant donné que la complexité de problème est
évidente en première vue. Faudra-t-on augmenter le prix de vente de l’engrais ? pour
augmenter sa rentabilité ?
Mais, à ce moment on doit se poser la question de savoir si l’on trouverait encore des
clients – agriculteurs. Les responsables d’entité doivent se pencher sérieusement sur
ce problème et prendre des mesures adéquates. Il se pourrait même qu’ils décident
de continuer à produire, bien que la rentabilité soit négative, parce que, dans
l’ensemble de l’entité.
La suppression de cette production pourrait causer des pertes plus considérables.

d) Par contre, l’analyse horizontale des branches peut encore être poussée plus loin si
l’on compare les :
Coûts, marges, P R, rentabilité d’une période à :
- La période précédente ;
- La même période d’un exercice antérieur (mai 2001 –mai 2012 par exemple) ;
- La prévision de la période même.

Application 1

La Bracongo de Kinshasa fournit trois types des produits distincts : Djino, Doppel, Nkoy à
partir de trois matières premières sucre et colorant, Houblon, malt traitées dans diverses
usines. Voici le schéma de fabrication.
Le houblon entre en usine A pour être transformé en produit fini Skol, la matière première 2
sucre est traitée en usine B pour être transformée en semi-ouvré Doppel puis ce produit
semi fini passe en usine C où, après incorporation de la Malt, il est extrait les produits fini
Doppel et Nkoy. Ce produit fini Doppel résulte du produit semi-ouvré de la Doppel après
travaux de finissage en usine C.

Au début du mois, les stocks de produit finis, existant au dépôt ont été les suivants :

- Stocks de produits « DJINO » 14 tonnes valant 700 000


- Stocks de produits « NKOY » 4 tonnes valant 240 000

Les consommations de la matière première 3 (Malt) se répartissent entre les produits finis
Doppel et Nkoy selon 4 et 5. Les charges indirectes d’activité ont été les suivantes au cours
du mois charges supplétives comprises).

Charges Charges de production Charges de


Comptes Montants
administrative Usine A Usine B Usine C commercialisation
Autres achats 20 000 50 000 40 000 70 000 30 000 30 000
Transports 175 000 50 000 40 000 40 000 20 000 25 000
Services 430 000 30 000 190 000 90 000 20 000 100 000
extérieur 350 000 170 000 70 000 - 70 000 40 000
65

Autres charges 1 590 000 150 000 390 000 310 000 440 000 300 000
Charges de 630 000 30 000 200 000 240 000 100 000 60 000
pers. 170 000 150 000 - - - 20 000
Amortissement
Eléments suppl.
3 565 000 630 000 930 000 750 000 680 000 575 000
Il convient de noter que les charges non incorporables représentent 4% des charges
indirectes d’exploitation figurant dans le tableau ci-avant présenté.

En outre les charges administrations sont imputables aux coûts des fonctions suivantes :
commercialisation usine A et usine C proportionnellement à 10, 9 et 11 tandis que les
charges de production, engagées en usine C, sont à incorporer aux coûts de fabrication des
produits finis « Nkoy » et « Doppel » au prorata des charges directes de production ci-après :

ELEMENTS PF "DJINO" PF 90 "DOPPEL" PF "NKOY"


Main d’œuvre directe 142 000 420 000 252 000
Electricité consommé 56 000 150 000 120 000
Charges diverses 40 000 40 000 18 000
238 000 610 000 390 000
1) Tableau synthèse de répartition des charges
Montants Admin Production Distribution
Charges
Usine A Usine B Usine C
Total primaire 3 565 000 630 000 930 000 750 000 680 000 575 000
Répartition secondaire - 630 000 189 000 - 231 000 210 000
TOTAL 3 565 000 0 1 119 000 750 000 911 000 785 000

2) Tableau d’imputation
Montants Production
Charges
Usine A Usine B Usine C
Matières premières (1) 7 800 000 3 000 000 1 600 000 3 200 000
Charges Directes (2) 130 000 280 000 660 000 390 000
Charges indirectes (3) 1 940 000 1 030 500 555 710 355 290
Coût de Prod. (4) = (1) + (2) + (3) 11 071 500 4 310 500 2 815 710 3 945 290

3) Calculs des coûts de PPFV


COUTS MONTANT DJINO DOPPEL NKOY
CPPFF (1) 11 071 500 4 310 500 2 815 710 3 945 290
+ S I (2) 940 000 700 000 +0 240 000
- S F (3) - 1 183 581 - 357 857 - 543 428 - 282 296
CPPFV (4) = (1) – (2) – (3) 10 827 919 4 652 643 2 272 282 3 902 994

4) Coût de revient
Coûts Montant DJINO DOPPEL NKOY
CPPFF (1) 10 827 919 4 652 643 2 272 282 3 902 994
66

Coût de Dist (2) 785 000 219 463 143 494 422 043
CAS (3) - - - -
Coût de revient (4) = (1) + (2) 12 332 918 4 872 105 4 215 776 3 245 037
+ (3)
Prix de vente (5) 13 946 000 4 940 000 4 806 000 4 200 000
Résultat (6) = (5) – (4) 1 613 082 67 895 590 224 954 963

 Calculs des résultats analytiques par l’entité

98 résultat analytique = (résultat analytique d’exploitation + Eléments supplétifs) – charges


non incorporables.

98  (161 308 + 179 000) – 142 600

98  164 048 FC

Production du mois Vente du mois


42 tonnes de DJINO 52 T de PF DJINO à 95 000/tonnes
30 tonnes de DOPPEL 54 T de PF DOPPEL à 89 000/Tonnes
84 tonnes de NKOY 100 Tonnes NKOY à 42 000/tonnes

Travail demandé :
- Calculer les coûts et coûts de revient
- Calculer le résultat
- Journaliser.

Calcul du résultat analytique réalisé par l’entité

= 142 600 FC
67

D 971 charges non incorporable C D 972 charges supplétives C


142 600 142 600 (3) (2) 170 000 170 000 (1)

D 98 Résultat Analytique C
(3) 142 600 1613 08 (1)
SC 1 640 082 170 000 (2)
1 783 082 1 783 082

D 98 Résultat Analytique d’exploitation C

4 872 105 4 940 000


4 215 776 4 806 000
3 245 037 4 200 000
SC 1 613 082
13 946 000 13 946 000
68

THEME III : ENREGISTREMENT DES OPERATIONS LIEES AUX STOCKS ET A LA PAIE

ACTIVITES 1 : COMPTABILISATION DES OPERATIONS LIEES AUX STOCKS (MATIERES)

1. METHODES DE VALORISATION DES SORTIES DES STOCKS


Les méthodes de détermination du coût d'entrée sont fondées sur la nature des biens
concernés :
 biens individualisables ;
 biens interchangeables.

Le système comptable OHADA recommande les méthodes ci-après :


 coût moyen pondéré calculé à chaque entrée ;
 coût moyen pondéré des entrées de la période ;
 premier entré, premier sorti " (PEPS) appelée aussi "first in first out" (FIFO) ;
 coût moyen pondéré sur la durée moyenne de stockage.

Les trois premières méthodes sont utilisées en inventaire permanent et la dernière est
utilisée en inventaire intermittent.

A. Méthode de coût unitaire moyen pondéré après chaque entrée (coût unitaire moyen
pondéré mobile)

Le coût moyen pondéré est un rapport entre le total des coûts d’acquisitions ou de
productions et les quantités acquises ou produites pour une période donnée.

 Formule :

CUMP mobile = coût d’achat ou coût de production en stock à la date


Quantité d’achat ou produits en stock à la date

N.B : Ce coût sert de référence pour évaluer les consommations jusqu’à l’entrée suivante.

Application :

La société pétrolière ELIOP BANA MBONGO SNC commercialise le carburant à Kinshasa.

En juin 2016 dans le dépôt de Ngaba/Kinshasa. Il a été enregistré les opérations ci-après :
- le 30 mai, un stock au dépôt de 50 litres valant 2 000 000 FC
- le 02 juin achat de 150 litres à 38 000 FC/ litre
- le 16 juin achat de 200 litres à 43 000 FC/ litre
- le 25 juin achat de 370 litres à 45 000 FC/ litre

Les opérations liées à la sortie au dépôt sont les suivantes :


- le 11 juin bon de sortie au dépôt : 120 litres
- le 20 juin bon de sortie au dépôt : 250 litres
- le 28 juin bon de sortie au dépôt : 280 litres
69

Travail demandé :
- présenter la fiche de stock ;
- calculer la valeur de sortie ;

 Méthodes du coût moyen pondéré calculé sur la durée moyenne de stockage

a) Principe

L’objectif principal de la méthode consiste à déterminer la valeur du stock final à la fin de la


période. Cette méthode n’est utilisée que lorsque l’entité applique l’inventaire intermittent.

b) Démarche de la méthode

La démarche de la méthode se présente comme suit :

- détermination du stock moyen (SM) par la formule suivante :

Stock initial en quantité + stock final quantité


2

- détermination du stock vendu en quantité :

SI en quantité + Ʃ entrées quantité – SF en quantité

- détermination de la durée d’écoulement moyenne de stock :


Stock moyen X durée
Stock vendu
- détermination du coût moyen de la période (CM)

CM de la période = Sommes en valeurs des 3 derniers mois


Sommes en quantité des 3 derniers mois

Application
L’entité MUNINGA ONGWEL WILLY SNC valorise ses sorties de matières premières « Maïs »
selon le procédé CMP calculé sur la durée moyenne de stockage.
Elle vous fournit les données suivantes :
1/1 stock initial : 400 sacs à 40 FC /sac
Achats
10/02 : réception de 600 sacs à 45 000 FC/sac
10/06 : réception de 500 sacs à 50 000 FC/sac
10/08 : réception de 300 sacs à 60 000 FC/sac
10/10 : réception de 500 sacs à 62 000 FC/sac
20/11 : réception de 600 sacs à 73 000 FC/sac
22/12 : réception de 300 sacs à 75 000 FC/sac
Sortie du mois
70

01/05 : Bon de sortie de 400 sacs


15/07 : Bon de sortie de 600 sacs
25/08 : Bon de sortie de 700 sacs
15/10 : Bon de sortie de 400 sacs
26/12 : Bon de sortie de 300 sacs

Travail demandé :
1. déterminer : - le stock moyen ;
- le stock vendu ;
- la durée d’écoulement moyenne de stock ;
- le coût moyen pondéré de stock sur la durée moyenne de stockage ;
- le stock final en valeur.

B. Méthode First in – first out ou PEPS

Premier entré – premier sorti ou Méthode de l’épuisement du stock

Règles

 Les éléments les plus anciens sortent d’abord et ceux les plus nouvellement achetés
sortent en dernier. Càd les éléments sortent du stock dans l’ordre même où ils y sont
entrés.
 Les éléments sorties de stock sont comptabilisés à la valeur de la quelle on été enregistrés
à l’entrée les plus anciens éléments qui sont actuellement en stock.
 Lorsqu’il s’agit d’évaluer le stock restant, on prend comme base le coût d’entrée des
éléments les plus récemment intégrés au stock.
 En cas de hausse de prix, on sous évalue le coût de revient des ventes et partant on
surévalue le bénéfice d’exploitation et le stock final au bilan, ce qui entraine la baisse des
prix, on surévalue le coût de revient des ventes et on sous-évalue le bénéfice
d’exploitation et le stock final.

Application

L’entité ANNIE TELECOM valorise les sorties des téléphones selon la méthode FIFO pour le
mois de février 2018. Les données ci-après sont fournies :

* 01 février Stock initial 425 téléphones à 32 $ / téléphone


* 08 février bon de réception de 575 téléphones à 30 $ / téléphone
* 18 février bon de réception de 600 téléphones à 27 $ / téléphone
* 22 février bon de réception de 400 téléphones à 26 $ / téléphone

Sorties du mois
71

10 février bon de sortie de 300 téléphones


20 février bon de sortie de 860 téléphones
28 février bon de sortie de 580 téléphones

Travail demandé :
- établir la fiche de stock téléphones

 Méthode comptable de coût théorique de sortie ou coût approché

Parmi les méthodes recommandées par le syscohada , l’utilisation de la coût moyen pondéré
des entrées de la période ne permet pas à l’entité de valoriser en cours de période les
différentes sorties effectuées. Ce qui provoque un retard dans le calcul de couts et cout de
revient des biens produits et vendus. Dès lors que le coût moyen pondéré des entrées de la
période n’est connu qu’à la fin de période.

Ce faisant pour pallier à cet inconvénient l’entité peut utiliser au cours de la période un cout
théorique ou standard des sorties très proche du coût réel lié aussi au coût approché des
sorties.

En fin de période, on procède à la détermination de coût de sortie réel de la période sur


base de la méthode utilisée (généralement la méthode de coût moyen pondéré des entrées
de la période) et au redressement de stock.

Si le coût réel est supérieur au coût approché, le traitement comptable se fait :

COMPTES LIBELLE SOMMES


D C D C
960 Ecarts sur matières X
9531 Stock marchandises X
9532 à Stock matières et fourn. liés X
9533 autres approvisionnement X
Constat d’écart sur matière

Si le coût réel est inférieur au coût approché, le compte de traitement comptable se fait de
la manière suivante.

COMPTES LIBELLE SOMMES


D C D C
9531 Stock marchandises X
9532 Stock matières et fourn. liés X
9533 autres approvisionnement X
960 à Ecarts sur matières X
Constat d’écart sur matière
72

961 écart sur matières assimilés a un produit


à Compte de stock concerné.

Application
L’entité industrielle « MBUYI PRODUCTION » utilise la matière première « X » pour fabriquer
les produits finis P1 et P2. Les sorties des matières du magasin pour l’usine de production, au
mois de mars 2018 l’entité a utilisé le coût unitaire théorique de 500 FC pour valoriser le
sortie mais la méthode habituelle est le coût unitaire moyen pondéré des entrées de la
période.

Voici les mouvements de stocks constatés en mars 2018 :


- stock matière au 1er mars : 125 kgs à 420 FC/kg ;
- 10 mars : Bon de réception de 820 kgs à 480 FC/kg ;
- 16 mars : Bon de sortie de 750 kgs ;
- 21 mars : Bon de réception de 980 kgs à 460 FC/kg ;
- 24 mars : Bon de réception de 2.200 kgs à 520 FC/kg ;
- 27 mars : Bon de sortie de 2.550 kgs.

 Présentez la fiche de stock matière première X


 Comptabilisez l’écart sur matière

 Autres méthodes autorisées

L’OHADA autorise pour des raisons pratiques d’autres méthodes d’évaluation telles que :

 La méthode du coût standard ;


 La méthode du prix de détail.

Dans ce cas on valorise les sorties à un prix forfaitaire, qui ne cherche à correspondre que
d’une manière approximative au prix réel.

3.4. LES DIFFERENCES D’INVENTAIRE DE STOCKS

Les différences ou écarts sont les résultats :


- des mauvaises comptabilisations des entrées en stock ;
- des arrondissements des chiffres obtenus après la virgule ;
- des omissions des certaines entrées en stocks …

Cependant, le remède à ces différences inventaires de stock est obtenu par :

- des contrôles extra comptables fréquents et réguliers des stocks ;


- des enregistrements de différents mouvements des stocks au coût unitaire obtenu (sans
arrondir les chiffres après la virgule).

NB : le stock réel est synonyme de stock physique.


73

Comptabilisation

Principe
 la comptabilisation des différences inventaire de stocks est effective quand il y a le
surplus ou le manquant.
 Cas de surplus : SF réel > SF comptable
 Cas de manquant SF réel < SF comptable

Journal

1er cas : de surplus (excédent) 2e cas : de manquant

N COMPTES LIBELLE SOM N° COMPTES LIBELLE SOM.


° MES
D C D C D C D C
1 9532 Stock MP et four. liées X 1 970 Différences d’inventaire X
970 à Diff .d’inventaire X 9532 à Stock MP et four. liées X
Excédent de stocks Manquant en stocks
2 970 Diff. d’inventaire X 2 981 Repport des [Link]. X
981 à Repp. dif. incorp. X 970 à Différences d’inventaire X
Virement pour solde Virement pour solde
3 981 Repp. [Link]. X 3 98 Résultat analytique X
98 à Résultat analyt X 981 à Repport des [Link]. X
Différences d’incorp. Différences d’incorp.

Schéma cas de surplus D 9532 Stock MP C

D 970 C

* *

D 981 C

* *

D 98 Réel ANAL C
74

Schéma : cas de manquant


D 9532 C

D 970 C

D 98 C

D 981 C

 Première hypothèse : cas d’excédant en stock

Application

L’entité Marie- ANKA spécialisée à la commercialisation des SIM VODACOM, elle fournit les
données comptables ci-après :
- 01 février SI de 450 SIM à 500 FC/ SIM
- 25 février entrées de 550 SIM à 600 FC / SIM
- 27 février sorties de 800 SIM
- 29 février on constate après l’inventaire extracomptable, l’existence d’un stock de 380 SIM.
L’entité utilise la FIFO pour valoriser les sorties.

Travail demandé :
- déterminer la différence d’inventaire ;
- journaliser la différence inventaire et schématiser.
75

* Deuxième hypothèse : Cas de manquant en stock

Le restaurant LANKWAN fournit les données comptables ci-après relatives aux mouvements
des sacs du riz :

- le 05/4 SI 340 sacs du riz à 50.000 FC /sac


- le 15/4 entrées 750 sacs du riz à 70.000 FC /sac
- le 30/4 sortie 800 sacs du riz.
Après inventaire physique au 1er mai 2018, on constate l’existence d’un stock des 129 sacs
du riz. L’entité utilise la méthode FIFO pour valoriser le stock

Travail demandé :
- calculer la différence d’inventaire de stocks ;
- journaliser la différence d’inventaire constatée.
76

ACTIVITE 2 : OPERATIONS LIEES A LA PAIE


1. Eléments constitutifs de la rémunération brute
La rémunération est constituée des éléments suivant :
- la rémunération de base ou salaire de base (6611 / 6621) ;
- la rémunération du personnel extérieur à l’entité (637) ;
- les primes (6612 / 6622) ;
- les heures supplémentaires (6618 / 6628);
- les gratifications (6612 / 6621) ;
- les commissions (6611 / 6621) ;
- les allocations de congé annuel (6613 / 6623) ;
- le salaire pour incapacité de travail (6615 / 6625) ;
- les indemnités de préavis (6614 / 6624) ;
- les indemnités de logement (6631) ;
- les indemnités de transport (6634) ;
- les autres indemnités (6638).

2.1.1. La rémunération de base ou salaire de base.


Elle est calculée à partir des fiches de pointages et des bons de travail. Elle peut être
déterminée :
- au temps ;
- à la pièce ;
- à la tâche.

a). Salaire au temps


Il est basé sur le temps de présences indépendamment du rendement.
SH : salaire horaire
SJ = SH X 8 heures
t : temps presté
SB : salaire de base = SJ X Nbre de jours prestés
Application
Un ouvrier affecté au service achat, a accompli 26 jours de travail dans une société, le taux
horaire est de 7 800 FC.
Travail demandé :
Déterminer son salaire mensuel

b). Salaire à la pièce


L’ouvrier est payé par rapport à sa production sans tenir compte de temps. Ce système est
couvert par un salaire minimum garanti.
Salaire de base = salaire par pièce X Nbre de bonnes pièces produites
77

N.B. : Si le salaire de base par pièce à payer est inférieur au salaire minimum garanti, dans
ce cas, on paye au travailleur le salaire minimum garanti.

Application
Monsieur KOLA travaille dans une entité de fabrication des blocs ciments « EFABLO SARL» en
sigle. Il est rémunéré d’après le système de la production à la pièce. Le salaire minimum
garanti est de 400 FC par heure pour 26 jours de travail. Au mois d’avril 2018, Monsieur
KOLA a fabriqué 600 blocs rémunérés à 300 FC le bloc.
Travail demandé :
* Déterminer le salaire de Monsieur KOLA pour le mois d’avril 2018.
* Journaliser.

c). Salaire à la tâche


Ce système suit le même raisonnement que pour le salaire à la pièce.

Comptabilisation
* En comptabilité générale : on débite les comptes 6611 ou 6621 par crédit du compte 422.
* En comptabilité analytique :
1. Intégrée :
On débite les comptes 94 ou 93 par le crédit des comptes 6611 ou 6621.
2. autonome :
On débite les comptes 94 ou 93 par le crédit du compte 926.

2.1.2. Primes (6612)

a). Catégorisation des primes


 Primes liées à la bonne exécution du travail :
- prime de ponctualité ;
- prime d’assiduité ;
- prime de caisse ;
- prime de technicité.
 Primes à caractère social
- prime de congé ;
- prime de naissance ;
- gratification 13ème mois.
 Primes fondées sur l’économie du temps ou rendement libre.
 Primes à rendement imposé.
Dans le cadre de ce module nous ne développerons que les deux derniers systèmes de
primes.

c). Calcul ou détermination des primes

 Primes fondées sur l’économie du temps


78

1. Système ROWAN
C’est un système basé sur l’économie de temps réalisée par un travailleur lors de l’exécution
de sa tâche.
ROWAN compare le salaire de base St au temps prévu

Gain de temps ou (T – t) Prime = salaire de base X économie de temps


Temps prévu T Temps prévu

P = St (T – t)
T

La prime ROWAN n’est accordé que lorsque le temps prévu est supérieur au temps presté.
T : temps du travail prévu ou alloué
t : temps effectivement presté
S : salaire par heure
St : salaire de base
P : prime alloué au travailleur
T – t : gain de temps ou économie de temps.

Application
Le travailleur TORA, chargé du magasin des pièces de rechanges dans la société AFRIMA, est
rémunéré au taux horaire de 1 500 FC . Il reçoit une prime basée sur l’économie de temps
suivant la système ROWAN en effectuant un travail en 80 heures. Sachant que le gain de
temps est de 10 heures.
Déterminez la prime à allouer à TORA.

2. Système TOWNE – HALSEY


Ce système de prime fondé sur l’économie de temps tient compte du degré de difficulté
rencontré par le travailleur dans l’exécution de la tâche qui lui est confiée. Le système Halsey
est très pratique lorsque les tâches confiées aux ouvriers sont très hétérogènes et ne
présentent pas le même degré de difficulté de réalisation.

P = K.S (T – t)
T

Application
L’ouvrier TOLA est engagé au sein du groupe BOLLORE avec un salaire journalier 20 800 FC.
La firme rémunère son personnel selon le système HALSEY pour une tâche prévue en 85
heures. Le degré de difficulté d’exécution de la tâche est de 75 %. Sachant qu’il achève en 75
heures sa tâche.
79

Déterminez la prime et le gain total dus à l’ouvrier TOLA.

 Systèmes de primes à rendement impose


Dans ces systèmes, il est supposé que le travailleur atteint un rendement déterminé avant
de prétendre toucher la prime.

 Système GANTT
Ce système est caractérisé par les éléments suivant :
- application d’un salaire horaire ;
- fixité du salaire quel que soit le temps passé au travers ;
- application du salaire différentiel par rapport au temps passé à l’exécution d’une tâche ;
- octroi d’un salaire minimum quel que soit le rendement.

Formule
P = K. t. S
Si t > T : l’ouvrier reçoit son salaire S = S0 X T
Si t < T : l’ouvrier reçoit en plus de son salaire la prime P = K .S. t.

Application
Monsieur KASONGO, mécanicien dans un garage de la place, est rémunéré au taux journalier
de 9 490 FC pour exécuter une tâche de difficulté très grande avec un coefficient de 150 %. Il
accomplit cette œuvre en 150 heures sachant que le temps alloué est de 160 heures et la
durée journalière de travail est de 8 heures.
Déterminez la prime selon le système GANTT et le gain total alloué à Monsieur KASONGO.

 Système BEDEAUX
* Caractéristiques :
- c’est un système de rémunération basé sur le nombre de points ;
- le point BEDEAUX exprime le travail par minute ;
- le travail horaire normal correspond à 60 points ;
- il y a répartition de la valeur des points supplémentaires entre l’ouvrier et l’entité.

* Symboles utilisés :
S : salaire horaire normal ;
n : nombre de points prévus par heure ;
n' : nombre de points réalisés par heure ;
K : coefficient de difficulté de réalisation de la tâche ;
P : prime payée au travailleur ;
80

* Formule de la prime
P = K. S (n’ – n)
n
La prime est octroyée si n’ > n.

Application
Un travailleur, rémunéré au taux horaire de 4 000 FC, réalise 75 points par heure de travail.
Le coefficient exprimant le degré de difficulté de la tâche est de 80 %. Sachant qu’il faut
prévoir 60 points à réaliser par heure prestée.
Déterminez la prime horaire et le salaire horaire réel à allouer à ce travailleur.

 Système TAYLOR
Principes :
 C’est un système de rémunération basée sur les pièces produites.
 On tient compte de deux tarifications : supérieure et inférieure.
Supérieur si la production est atteinte ou dépassée.
Inférieure si la production n’est atteinte.
 La base de calcul prise en compte est le nombre de pièces standards dans un temps bien
précis.
Formule:
P=PXn
P: Prime
n = nombre de bonnes pièces produites.

Application 1
Un ouvrier rémunéré au taux horaire de 16.500 FC, touche une prime fondée sur la
production à la pièce. Après une semaine de travail de 8 heures par jour, il exécute 375
pièces dont 15 comportant des défectuosités. Sachant qu’il est accordée une prime de
800 FC par bonne pièce produite ;
Déterminez le gain brut hebdomadaire du à l’ouvrier.

2.1.3. Compte 6618 gains des heures supplémentaires


Les heures supplémentaires sont des prestations réalisées au-delà des heures légales, c’est-
à-dire au delà des 48 heures par semaines.
Ces heures réalisées au delà des heures légales sont payées avec majoration fixée par la loi
de la manière suivante :
 6 premières heures : de 49 à 54 heures, la majoration est de 30 % ;
 Heures suivantes (au-delà de 54 heures), la majoration est de 60 % ;
 Heures de dimanche et jours fériées légaux, la majoration est de 200 %.
81

Disposition pratique
1er tranche : 6 heures X taux horaire X 1,3 = XX
2ème tranche : autres heures X taux horaire X 1,6 = XX
3ème tranche : heures de dimanche (HD) et jours fériés légaux (JF) X taux horaire X 2 = XX.

Procédé de calcul des heures supplémentaires globales


TRANCHE 1èreSEMAINE 2e SEMAINE 3e SEM. 4e SEM. CALCUL MONTANT
1ère --- 6 heures --- Ʃ 6 heures X TH X1, 3 X
ème
2 --- 6 heures --- Ʃ Autres heures X TH X1, 6 X
ème
3 --- 6 heures --- Ʃ HD et JF X TH X 2 X
--- 18 heures --- X

Application
La firme CLARA AZILI Production rémunère son personnel ouvrier aux taux journalier de
2 400 FC.
Au mois de février 2018, Monsieur Pierre a presté 75 heures, durant la deuxième semaine
dont 5 heures le dimanche. La dernière semaine, il a exécuté sa tâche pendant 70 heures
dont 5 le dimanche.

Travail demandé
Calculer :
- son salaire de base ;
- son gain pour les heures supplémentaires ;
- son salaire brut.
NB : le nombre des heures du travail par jour est de 8 heures.

2.1. 4. Autres avantages légalisés


Ces sont des éléments faisant partie du bulletin de paie du travailleur, améliorant le gain
total dû mais qui ne doivent pas être intégrés dans la matière imposable.

a. Allocations familiales (supplément familiale). (6616/6626).


L’allocation familiale est fixée à 1/10 du salaire de base par enfant et légalement adopté par
jour presté et pendant la période de l’incapacité de travail.

Application
Mr MBAYA, père de six enfants, engagé dans une boulangerie de la place, est rémunéré au
taux horaire de 7 075 FC. Pour le mois d’avril, il a totalisé 4 absences dont deux justifiées.
Travail demandé :
Déterminer le montant d’allocations familiales à allouer à monsieur MBAYA.
82

b. Indemnités de logement (6631)


Il y a lieu de distinguer trois cas :
 Premier cas : l’entité paie, en numéraire, une indemnité de logement à ses
travailleurs.
A la fin du mois, lors de la fixation de la feuille de paie collective, on débite le compte 6631
« indemnités de logement » en créditant le compte 42.2 rémunération due au personnel.
- En CAGE intégrée : on débite 93/94 par le crédit du compte 6631.
- En CAGE autonome : 93/94 par le crédit du compte 926.

Application
Monsieur LOLA, chargé d’approvisionnement à la Bracongo en stock de maïs, malt, houblon,
est rémunéré au taux horaire de 950 FC. Il a presté durant le mois d’octobre, 14 heures
supplémentaires dont 10 heures le dimanche. La société lui alloue une indemnité de
logement de 465 000 FC le mois. Le travail est de 8 heures par semaine.

Travail demandé :
- calculer le gain total dû à ce travailleur
- journaliser en comptabilité générale et en comptabilité analytique.

 Deuxième cas : l’entité paie le loyer du personnel par achat de services extérieurs.
La comptabilisation des frais de location des habitations des travailleurs se fait en deux
étapes :

a) détermination des factures de services extérieurs :


6222 Locations de bâtiments X
4011 à Fournisseur de services / logement X
facture fournisseur n° ….
4011 Fournisseur de services / logement X
521 à Banques X
571 Caisse X
Paiement fournisseur

b) transfert du loyer et charges locatives par intégration en charges de personnel :


6617 Avantages en nature X
78 à transfert des charges d’expl. X

En comptabilité analytique, on passera l’écriture suivante :


93 Comptes de reclassement X
94 Comptes de coûts X
926 à Autres charges par nature réfléchies X
83

Application
La société Kin. Express Sarl. Loue 10 maisons résidentielles pour logement de ses cadres de
direction. Le loyer mensuel par maison est fixé à 650 000FC.
Fin octobre, réception de la facture de bailleur facture n° 60 K/C, payable dans 15 jours par
virement bancaire.

Travail demandé :
Comptabiliser ces opérations

 Troisième cas : l’entité dispose de ses propres habitations et y loge ses travailleurs. Dans
ce cas l’entité tiendra compte d’amortissement et entretiens des immeubles.

c. Indemnités de transport (6634)


Conformément à la législation sociale, les entités ont l’obligation de supporter :
- le transport de leurs travailleurs de la résidence au lieu de travail
- le voyage du personnel employé et sa famille.
Comme pour les indemnités de logement, on distingue trois cas pour la comptabilisation des
indemnités de transport.

 Premier cas : l’entité paie mensuellement une indemnité de transport à ses travailleurs

 Comptabilisation de la feuille de paie


6634 Indemnité de transport X
422 à Personnel rémunérations dues X
Feuille de paie n°

 Paiement des indemnités de transport


422 Personnel rémunérations dues X
52 à Banque X
57 Caisse X

 En comptabilité analytique autonome


93 Comptes de reclassement X
94 Comptes de coûts X
926 à Autres charges par nature réfléchies X

Application
La Boulangerie TOM paie au personnel d’exécution, une indemnité de transport de 1 000 FC
la course, à la fin de chaque mois. L’ouvrier a droit à deux trajets à l’aller comme au retour
par jour presté.
84

Monsieur KALALA a travaillé pendant 27 jours au mois de mars, sachant qu’il est affecté à la
production des pains au lait.

Travail demandé :
- calculer et comptabiliser les indemnités de transport

 Deuxième cas : l’entité organise un service de transport pour son personnel.


Dans ce cas d’espèce, il est crée un compte de section auxiliaire "934". Les frais de section
auxiliaire de transport du personnel peuvent être comptabilisés dans un sous compte de
"934".
Application
La société Brassière du Congo organise un service de transport pour son personnel.
Au mois d’avril 2016, la section transport du personnel a engagé les dépenses suivantes :
- achat de 10 pneus pour un montant global de 1 480 000 FC payé en espèces ;
- salaires des chauffeurs : 7 500 FC par jour presté et par agent, payés par banque ;
- consommation carburant : 25 litres par jour et par véhicule pour 27 jours prestés, à raison
de 2 000 FC, le litre ;
- prime d’assurance annuelle 600 000 FC par bus payé par banque ;
- la facture d’entretien des bus : 190 000 FC par bus payée en espèces.
La société dispose cinq bus pour assurer le déplacement de 600 travailleurs, répartis à raison
de 250 agents, 200 agents et 150 agents entre les services approvisionnement, production et
distribution.
Travail demandé :
 comptabiliser les charges engagées au cours du mois d’avril 2016.
 Passer l’écriture de saisie des charges en comptabilité analytique autonome.
 Imputer les frais de section transport dans les coûts d’exploitation.

Troisième cas : l’entité achète le service transport à l’extérieur.


Les factures du transport sont enregistrées au débit du compte 614 « transport du
personnel » par le crédit 4011 « fournisseur ». En comptabilité analytique ces charges sont
inscrites au débit du compte "93 Frais de section" par le crédit du compte 926 Charges par
nature réfléchies ou au débit de 94 « compte de coût par le crédit de compte 92 « comptes
réfléchis ».
d. Indemnités de maladie versées aux travailleurs (6615, 6625)
Ces sont des sommes versées aux travailleurs ou à des tiers à titre de remboursement ou
paiement des factures médicales, pharmaceutiques, hospitalisation et funéraires.
Les indemnités versées au personnel national sont enregistrées au compte 6615
"indemnités de maladie versées aux travailleurs" tandis que celles versées au personnel non
national sont inscrites au compte "6625" "indemnités de maladie versées aux travailleurs"
85

En comptabilité analytique, ces charges sont enregistrées au débit de compte 94 coût ou 93


"Frais de section" par le crédit du compte 926 Charges par nature réfléchies.

2.1.5. Retenues sur salaire


a. Retenues légales
 Impôt sur salaire (4472)
Cet impôt à charge du travailleur est calculé sur la rémunération brute imposable. C’est
l’impôt progressif par tranche calculé conformément aux barèmes arrêtés par la Direction
Générale des Impôts.
Quant aux expatriés, le taux est de 33 % du montant imposable.

 Caisse de retraite obligatoire 4313 (quotte part ouvrière : CNSS)


La caisse de retraite est assurée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui
collectionne les cotisations des travailleurs actifs des entités afin de :
- les rembourser à la retraite sous forme de pension mensuelle ou de rémunérer un ouvrier
frappé d’incapacité de travail.
Cette cotisation comprend :
* 3,5 % Q.P.O.
* 9 % Q.P.P.
L’assiette des cotisations l’CNSS reprend les éléments suivants :
- rémunération de base + primes + commissions, indemnités de vie chère + gratification (13è
mois) + participation aux bénéfices + valeurs des avantages en nature + allocation de
montant légal + rémunération pour jours de maladie + heures supplémentaires – (soins de
santé + allocations de logement en nature).

 Saisies-arrêts ou oppositions (4231/4232)


Il arrive que le travailleur soit débiteur envers un créancier, ce dernier peut saisir le tribunal
qui, après jugement ; peut décider de confisquer une partie du salaire de l’agent.
En principe, l’entité paye au créancier de l’agent la totalité de la somme due et procède par
des retenues, en tranches mensuelles, appelées « saisies-arrêts ou oppositions ».
Cette saisie ne peut pas dépasser le 1/5 du salaire brut moins les retenues fiscales et
sociales.
Donc : rémunération brute
- retenues fiscales (IPR)
- retenues sociales
Montant/5 = maximum saisissable.

b. Retenues facultatives
 Personnel, avances (4211)
Il s’agit des avances (quinzaine, …) accordées aux travailleurs et qui sont récupérées sur le
salaire payé à la fin du mois.
86

 Autres œuvres sociales internes (4248)


Exemple : cantines, restaurants, équipe de football, caisse mutuelle ….
 Prêts au personnel (272)
On parle des prêts au personnel, lorsque l’employeur accorde à ses travailleurs un
montant plus élevé que leurs salaires. Le remboursement se fait par des retenues
mensuelles jusqu’à l’apurement de la dette de l’agent.
87

THEME IV : TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE


ACTIVITE UNIQUE : ACTUALISATION DU FICHIER D’IMMOBILISATION ET LA
REEVALUATION

1. Principes
Les annuités d’amortissement sont constantes jusqu’à la fin de la durée de vie de l’actif fixe
mis en service.
Dans ce mode, on impute une même dotation aux amortissements à chaque exercice et sur
toute la durée de vie prévue.
L’annuité constante est déterminée en divisant la valeur d’origine (valeur d’acquisition) de
l’équipement par la durée d’utilisation prévue.
Elle correspond aussi à la valeur brute ou la valeur d’origine réévaluée multipliée par le taux
d’amortissement constant.

a1 = a2 = a3 = a4 = a5 ……………………………………………………………….... = an

Cependant, si la valeur résiduelle prévisionnelle peut être aisément déterminée, la base


d’amortissement se calcule de la manière ci-après :
Valeur brute ou d’acquisition – valeur résiduelle prévisionnelle.

[Link]. Modalités de calcul

Annuité = Valeur d’acquisition (v0)


Durée d’usage (n)

Annuité = Valeur d’origine ou valeur brute réévaluée X Taux constant


100
Taux constant = 100
n
Valeur nette comptable = V0 – total des amortissements
Valeur résiduelle = V0 – Cumul des amortissements
Annuité = Valeur d’acquisition – Valeur résiduelle prévisionnelle
Durée d’utilisation prévue (n)

[Link]. Fiche d’amortissement constant


N° Service utilisateur :
Nature
Fournisseur Date d’acquisition :
Année Valeur brute Annuité cumuls Valeur nette
Amortissements comptable
88

[Link]. Comptabilisation
 Saisie des amortissements en comptabilité générale
681 Dotations aux amorts. d’expl. X
28 à Amortissements X
fixation de l’annuité d’Amort.
fiche n°

 Saisie et incorporation des quantités d’amortissement en comptabilité Analytique.


La période de calcul des coûts étant souvent le mois, il convient de déterminer, de
prime à bord, la mensualité d’amortissement à incorporer dans les coûts
d’exploitation.
- Mensualité = annuité
12 mois
- Quantité non incorporée = Annuité – Mensualité

Ecritures :
93 Comptes de reclassements X
92 à comptes réfléchis X
réflexion mensuelle des frais indirects d’Amort.
Dito
94 Comptes de coûts X
93 à comptes de reclassements X
Imputation des charges mensuelles

[Link]. Application
Un véhicule d’approvisionnement, acquis par la SARL Suzy en janvier 2013 à 360 000 FC, doit
être utilisé pendant 4 ans.
Travail à faire :
- présenter la fiche d’amortissement linéaire ;
- passer l’écriture de saisie des amortissements au 31/12/2013 ;
- constater, en comptabilité Analytique autonome, la fixation et l’imputation des
Amortissements en juin 2015.

1.3.2. Amortissement progressif ou croissant


1. Principes
Les annuités des premières années de mise en service sont très atténuées. Ce système
d’amortissement est surtout utilisé dans les entités naissantes ou en création pour éviter
l’alourdissement du coût de revient des biens économiques obtenus. Ce qui permet de les
écouler à des prix compétitifs sur un marché très concurrentiel.
Les annuités sont en progression arithmétique croissante avec comme premier terme (a1)
égal à la raison (r) pour déterminer le premier terme de la progression d’amortissement (a1,
ou t1), on applique la formule suivante :
89

2. Méthode de calcul
a1 = 2 V 0
n (n + 1)
a2 = a1 + r ou a2 = a1 X 2
a3 = a1 X 3
a4 = a1 X 4
a5 = a1 X 5
an = a 1 X n
r = a2 – a1

V0 = a1 X n (n+1)
2
3. Fiche d’amortissement
N° Service utilisateur :
Nature
Fournisseur Date d’acquisition :
Année Valeur d’origine Annuités Cumuls Valeur nette
Amortissements comptable

4. Comptabilisation
 Saisie des amortissements en comptabilité générale
681 Dotations aux amort. d’expl. X
28 à Amortissements X
fixation de l’annuité d’Amort. selon la fiche n°…

 Saisie et incorporation des quotités d’amortissements en comptabilité analytique.


93 Comptes de reclassements X
92 à comptes réfléchis X
Fixation mensuelle des frais indirects
Dito
94 Comptes de coûts X
93 à comptes de reclassements X
Imputation des frais indirects d’Amort dans le coût

5. Application
Un véhicule du service de livraison des Ets. SUZY est acheté à crédit à 200 000 FC. Les frais
directs d’acquisition se sont élevés à 40 000 FC. Si la durée d’usage est estimée à 4 ans :
- passer l’écriture de fixation des frais indirects d’amortissement en juillet de la 3 ème année.
- acter dans le journal, l’écriture d’imputation des frais communs d’amortissement si ce
véhicule a livré aux clients, en juillet de la 3ème année, 400 T de riz, 1 900 T de maïs et 1 700 T
de farine. L’entité utilise le système d’amortissement progressif.
90

1.3.3. Amortissement proportionnel ou variable

1. Principes

Ce système est très utilisé pour calculer la dépréciation des actifs immobilisés utilitaires
comme les véhicules, les machines de production et les aéronefs (avions).

Ici, l’amortissement varie proportionnellement au degré réel d’utilisation de l’équipement


mis en service.

2. Modalités d’application

- Pour les machines de production

Amortissement

Amortissement

- Pour les véhicules


Amortissement

Il faut retenir que pour certains actifs, la durée d’utilisation peut être estimée en fonction du
volume de production. Si l’entité s’attend à un volume de production assez variable d’une
période à l’autre, elle a intérêt à calculer la dotation aux amortissements en fonction de la
production de la période par rapport à la capacité totale prévisionnelle s’étalant sur toute la
durée d’usage économique du bien.

Cette méthode d’amortissement variable à tendance dégressive, est appelée


« Amortissement capacitaire »

3. Application

La SARL EK LAURRAINE a acquis un camion utilitaire destiné au transport des minerais, de la


carrière vers l’usine de traitement compte tenu d’une utilisation probablement variable de
ce véhicule, la direction Financière souhaite tenir compte de l’utilisation réelle de
l’équipement sur la période, pour la détermination de la dotation aux amortissements.
L’estimation de l’utilisation du camion pour les quatre années à venir est décrite comme
suit :

2014 : 65 000 Km
2015 : 50 000 Km
2016 : 45 000 Km
2017 : 20 000 Km
Soit, 180 000 Km seront parcourus au total

Sachant que le véhicule est acquis à 82 500 000 FC


91

Travail à faire

- Présenter le plan d’amortissement


- Comptabiliser la mensualité d’amortissement au terme de chaque mois en 2015

1.3.4. Amortissement dégressif ou décroissant

Généralités

Pour les entités existantes depuis plusieurs années et connaissant une certaine rentabilité
économique, il est facile de supporter des charges d’amortissement beaucoup plus
significatives les premières années de mise en service des équipements. Ces entités, pour
des raisons de politique d’autofinancement minimum de maintien, optent d’appliquer le
système d’amortissement dégressif.

Ce système d’amortissement dégressif à l’avantage de constater des dépréciations qui


correspondent à la réalité économique, dès lors qu’un actif fixe perd rapidement de sa
valeur les premières années d’usage, pour s’atténuer par la suite.

Le système d’amortissement dégressif comprend trois variantes :

- Le mode dégressif de la somme des années (système ou mode softy) ;


- Le mode dégressif du % fixe sur la valeur nette comptable;
- L’amortissement dégressif exceptionnel (Mode mixte).

1. Le mode de la somme des années (mode SOFTY)

C’est le mode utilisé dans les pays Anglo-Saxons, les anciennes colonies anglaises et aux
Etats-Unis d’Amérique. Désigné aussi mode « SOFTY » (the sum of the years), cette variante
s’articule fondamentalement sur la somme des années. La somme des années est donc
considérée comme élément de base de la répartition de la valeur d’origine de l’outil de
production en différentes annuités.

Principes

Selon ce mode, le taux annuel d’amortissement est obtenu par une fraction de la valeur à
amortir, fraction dont le numérateur correspond au nombre de dotations aux
amortissements restant à effectuer et dont le dénominateur correspond à la somme du
chiffre des années d’utilisation probable.

Exemple : pour un véhicule, dont la durée de vie prévue est de 3 ans, la somme du chiffre
des années de vie utile est égale à : 1 + 2 + 3 = 6. Ce faisant, le taux d’amortissement sera
égale à :

3/6 = 50 % la première année ;


92

2/6 = 33,33 % la deuxième année ;

1/6 = 16,66 % la troisième année

La base de répartition se calcule en appliquant la formule suivante :

Base n =

Cette variante est l’inverse du mode d’amortissement progressif dans la mesure où, les
annuités sont en progression arithmétique décroissante, avec comme premier terme
d’annuité ;

a1 =

L’annuité d’amortissement de la dernière année d’usage correspond aussi à la raison (R)


mais précédé du signe négatif. Pour déterminer les annuités des autres années d’usage, on
peut procéder comme suit :

a1 = a5 =

a2 = a6 =

a3 = a7 =

a4 =

L’essentiel est de déterminer les deux premières annuités ainsi que la raison pour former
toute la progression arithmétique décroissante.

Application

Un ordinateur, acheté par les Ets EKWAKA à 60 000 FC avec frais directs d’acquisition
(Transport et assurance) de 3 000 FC, doit être amorti pendant 6 ans selon le système
dégressif de la somme des années.

Travail demandé :

- Présenter la fiche d’amortissement dégressif (Softy) ;


- Constater la saisie de l’annuité d’amortissement en fin 4 ème année, en comptabilité
générale ;
- En comptabilité analytique intégrée, fixer les charges mensuelles d’amortissement en
décembre de la 5ème année.
93

2. Mode dégressif du pourcentage fixe sur la VNC


 Généralités

Il est difficile d’évaluer avec précision l’actif fixe. Sur ce, il est souvent adopté des systèmes
forfaitaires fixant, pour chaque catégorie d’équipement, la durée, le taux, les annuités
d’amortissement de sorte qu’au terme de la durée normale d’utilisation du bien sa valeur
comptable finale soit nulle.

 Principes

Les entités soumises au régime général d’imposition à l’impôt professionnel sur les bénéfices
peuvent opter pour un système d’amortissement dégressif. Mais, les entités soumises à un
régime d’imposition forfaitaire ne sont pas autorisées à pratiquer des amortissements
dégressifs.

Ce système d’amortissement dégressif n’est applicable qu’aux biens neufs, acquis ou créés
par l’entité. Le point de départ de l’amortissement dégressif est la date de mise en service
des immobilisations.

 Modalités de calcul des annuités

- Pour la première annuité, à compter de la date de mise en service, on applique, au coût


d’acquisition ou à la valeur brute de l’immobilisation, un taux égal au produit du taux
d’amortissement linéaire normalement applicable par celui des coefficients ci-après :

a) 2 lorsque la durée normale d’utilisation de l’élément est de 4 ans ;


b) 2,5 lorsque la durée normale d’utilisation correspond à 5 ou 6 ans ;
c) 3 si cette durée est supérieure à 6 ans.
- Pour chacune des périodes imposables suivantes : on applique le taux dégressif retenu
sur la valeur nette comptable initiale.

La première annuité est déterminée en appliquant le prorata temporis à compter du premier


jour du mois de mise en service ou de création du bien considéré.

Application

Une machine de production achetée par les Ets SUZY en janvier 2010, à 480 000 FC, doit être
utilisée pendant 5 ans.

Travail demandé :

- Présenter la fiche d’amortissement dégressif ;


- Passer les écritures de la comptabilité analytique autonome, en mars l’an 2012.
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3. Mode dégressif exceptionnel

2. Généralités

Ce système d’amortissement est autorisé par l’administration fiscale congolaise (RDC). Les
immobilisations amortissables sont déterminées selon ce système à savoir :

- Les matériels de manutention ou outillages utilisés pour les opérations industrielles de


fabrication de transformations, d’extraction ou de transport, à l’exclusion des véhicules
de Tourisme ;
- Les matériels de manutention ou levage, à l’exclusion des chariots métalliques mis à la
disposition des clients des magasins.
- Les installations de sécurité, les installations productrices de vapeur, chaleur, énergie et
froid industriel ;
- Les installations à caractère médico-social, à l’exclusion des installations purement
sociales ou d’ordre sportif ;
- Les matériels et outillages utilisés à des opérations scientifiques et technique ;
- Les installations de magasinage et des stockages ;
- Les immeubles et matériels des entités hôtelières, à l’exclusion des biens d’équipement
des entités exerçant uniquement l’activité de restauration ou de cafetier ;
- Les machines agricoles et installations à élevage, à l’exception des bâtiments et terrains…

3. Les entités concernées

Les entités soumises à un régime général d’impôt professionnel sur les bénéfices, excepté
celles soumises à l’impôt sur les profits des professions libérales et au régime d’imposition
forfaitaire.

Les entités industrielles fabriquant des produits finis au semi-œuvrés et dont le volume des
ventes nettes à l’exportation est égal ou supérieur à 20% du chiffre d’affaires net global.

4. Conditions à remplir
- Les biens amortissables doivent être neufs ;
- La durée d’utilisation doit être égale ou supérieure à 4 ans ou inférieure à 20 ans.

Les coefficients se rapportent aux durées de vie ci-après :

Durée de vie Coefficient multiplicateur

n = 4 ans Coefficient = 2

n = 5 à 6 ans Coefficient = 2,5

n > 6 ans Coefficient = 3

5. Modalités de calcul
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L’amortissement de la première année est calculé avec un taux de 60% sur la valeur
d’origine de l’actif immobilisé mis en service. Les annuités d’amortissements des années
suivantes sont calculées sur les valeurs nettes comptables en appliquant le taux dégressif.
Pour corriger l’anomalie constatée vers la fin de la durée d’usage prévue, il convient de
comparer, dès la seconde moitié de la durée de vie, le quotient de rectification à l’annuité
dégressive obtenue sur la fiche d’amortissement.

Dès lors que ce quotient s’avère supérieur à l’annuité de l’exercice, les annuités deviennent
constantes et égales à ce quotient obtenu.

Application

La SA MOHULA, Entité industrielle et forestière, réalise, depuis 28 ans, des recettes


d’exportation des bois sciés correspondant à 45% du chiffre d’affaires net global moyen
annuel, soit 9 850 000 FC l’an.

En janvier 2009, elle acquiert une scie industrielle, utilisable pendant 8 ans, au coût de
12 000 000 FC.

Travail à faire :

- Présenter le tableau d’amortissement ;


- Passer l’écriture de saisie de frais d’amortissement en mai 2013, en comptabilité
Analytique intégrée ;
- Journaliser l’imputation des frais d’amortissement si l’usine a fabriqué 1 200 m3de bois
Wenge et 2 800m3de bois Lifaki en avril.

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