Optimisation d'un récupérateur d'énergie
Optimisation d'un récupérateur d'énergie
Modélisation et optimisation
d’un récupérateur d’énergie vi-
bratoire électromagnétique non-
linéaire multimodale
M. I SSAM ABED
Pour obtenir le grade de docteur de l'Université de Franch-comté
Spécialité: Mécanique.
(FEMTO-ST, DMA)
ii
Je dédie cette Thèse,
à tous ceux et toutes celles
qui m’ont accompagné et soutenu
durant ces années d’études.
iv
Remerciements 1
Introduction 3
Chapitre 1
État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
1.1 Introduction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Historique sur la récupération de l’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.3 Sources de récupération d’énergie : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Récupération de l’énergie à partir de l’activité humaine . . . . . . . . 7
1.3.2 Récupération de l’énergie à partir des structures de génie civil . . . . . 9
1.3.3 Récupération de l’énergie à partir des vagues océaniques . . . . . . . . 11
1.3.4 Récupération de l’énergie à partir des voies ferroviaires . . . . . . . . 11
1.3.5 Récupération d’énergie à partir des suspensions de véhicules . . . . . 12
1.4 Transducteurs de récupération d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4.1 Récupération de l’énergie par les matériaux piézoélectriques . . . . . . 14
1.4.2 Récupération de l’énergie par les générateurs électromagnétiques . . . 16
1.5 Circuits de récupération d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5.1 Convertisseur de tension AC-DC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.5.2 Régulateurs de tension . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.5.3 Le contrôle de la force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.5.4 Contrôle bidirectionnel du flux d’énergie . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.6 Techniques d’amélioration de récupération d’énergie . . . . . . . . . . . . . . 23
1.6.1 Réglage manuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.6.2 Réglage automatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
1.6.3 Configuration multimodale linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
1.6.4 Configuration non linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1.7 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Chapitre 2
Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
2.2 Méthode de perturbation à échelles de temps multiples . . . . . . . . . . . . . 35
2.3 Méthodes d’intégration temporelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3.1 Méthode de Runge-Kutta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.3.2 Méthodes implicite et explicites à plusieurs étapes . . . . . . . . . . . 41
v
2.3.3 La Méthode de Newmark . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.3.4 La Méthode de Shooting . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.4 Méthode de la balance harmonique et méthode asymptotique numérique . . . 43
2.4.1 Transformation quadratique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.4.2 Application de HBM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
2.4.3 Continuation par la Méthode Asymptotique Numérique (MAN) . . . . 44
2.4.4 Programmation sous MANLAB . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.5 Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.5.1 Oscillateur de Duffing forcé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.5.2 Deux Oscillateurs non linéaire couplés et forcés . . . . . . . . . . . . 47
2.6 Analyse de sensibilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
2.6.1 Analyse de sensibilité locale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
2.6.2 Analyse de sensibilité globale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.7 Optimisation multi-objectif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
2.8 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Chapitre 3
Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
3.2 Modélisation du système dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
3.2.1 Description du générateur proposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
3.2.2 Force de lévitation magnétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
3.2.3 Force d’amortissement électromagnétique . . . . . . . . . . . . . . . 57
3.2.4 Équation de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
3.2.5 Puissance récupérable par le circuit électrique . . . . . . . . . . . . . 59
3.2.6 Procédure de résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
3.3 Résultats et discussion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
3.3.1 Spécifications d’un récupérateur non-linéaire à un seul ddl . . . . . . . 62
3.3.2 Étude paramétrique d’un récupérateur d’énergie à 2 ddl . . . . . . . . 65
3.3.3 Optimisation multiobjectifs d’un récupérateur d’énergie à deux ddl . . 67
3.3.4 Optimisation multiobjectifs d’un récupérateur d’énergie à 3 ddl . . . . 71
3.4 Étude comparative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
3.4.1 Avantages du couplage non-linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
3.4.2 Avantages de l’interaction modale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 79
3.4.3 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 80
vi
Chapitre 4
Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
4.2 Modélisation du système dynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
4.2.1 Description du générateur proposé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
4.2.2 Mise en équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
4.2.3 Projection modale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 87
4.3 Résultats et discussion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
4.3.1 Cas d’une seule poutre en interaction magnétique . . . . . . . . . . . . 89
4.3.2 Cas de deux poutres en interaction magnétique . . . . . . . . . . . . . 92
4.3.3 Cas de trois poutres en interaction magnétique . . . . . . . . . . . . . 99
4.3.4 Étude comparative entre les récupérateurs à 2ddl et à 3ddl . . . . . . . 106
4.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Conclusions et perspectives
Conclusion
Annexe A
Cas 1 ddl
Annexe B
Cas 2 ddl
Annexe C
Modèle avec couplage piézoélectrique
Bibliographie 123
vii
viii
Remerciements
Je tiens d’abord à remercier mes directeurs de thèse pour m’avoir permis de relever le défi
de la cotutelle de thèse entre l’Université Bourgogne - Franche-Comté, en France, et l’Univer-
sité de Tunis - El Manar, en Tunisie. Plus particulièrement, je remercie Monsieur Bouhaddi
Nouredinne, Professeur à l’Université de Franche comté en France, pour m’avoir accueilli au
département Mécanique appliquée et dans son groupe de recherche sur la logique du discours et
pour leur expertise qu’il m’a apportée en dynamique des structures et m’a aidé beaucoup pour
résoudre tant de problèmes dans ma thèse. De plus, sa ténacité et son savoir-faire m’ont permis
d’acquérir la manière de produire scientifiquement des papiers de haute qualité sans oublier son
accueil chaleureux au sein du département mécanique appliquée de l’Institut FEMTO durant
mes séjours en France. Qu’il trouve ici l’expression de ma profonde reconnaissance. Je remer-
cie également Monsieur Bouazizi Mohammed Lamjed, Maitre de conférences HDR à l’Institut
Préparatoire aux Études d’ingénieurs de Nabeul, pour m’avoir permis de découvrir le monde de
la recherche lors de mon année de master, pour m’avoir soutenue et suivie quand j’ai eu l’idée
saugrenue de vouloir m’engager dans une thèse en cotutelle, et enfin pour avoir su me pous-
ser jusqu’au bout pour que je donne le meilleur de moi-même et que j’arrive au bout de cette
aventure. De plus, je remercie Monsieur Kacem Najib, Maitre des conférences à l’Université
de Franche comté en France, pour sa disponibilité, sa rigueur scientifique et pour l’ambiance
conviviale de travail qui a régné au cours du déroulement de la thèse. Il m’a beaucoup apporté
dans l’aboutissement de ce travail par ses encouragements, ses éclaircissements ainsi que nos
précieux échanges tant d’un point de vue numérique que théorique. Je remercie profondément
Messieurs :
- Monsieur Tahar FAKHFAKH, Professeur, à l’École Nationale d’Ingénieurs de Sfax de
m’avoir fait le grand honneur de présider le jury de ma soutenance.
- Monsieur Fehmi NAJAR, Maître de Conférences HDR à l’École Polytechnique de Tuni-
sie et Monsieur Mohamed ICHCHOU, Professeur à l’École Centrale de Lyon, d’avoir accepté
d’être les rapporteurs de cette thèse. Je leur exprime toute ma gratitude pour l’intérêt qu’ils ont
manifesté à l’égard de ce travail et pour leurs appréciations.
- Monsieur Mnaouar CHOUCHANE, Professeur, à l’École Nationale d’Ingénieurs de Sfax
d’avoir accepté d’examiner ce mémoire.
J’adresse mes grands remerciements à tous les membres du département génie mécanique
de l’ENIT et de l’IPEIN, qui de près ou de loin ont contribué au bon déroulement de mes travaux
tout le long des années de ma thèse. Mes remerciements s’adressent également aux membres du
département Mécanique appliquée FEMTO-ST de Besançon pour leur accueil et leur soutien.
Je tiens à remercier spécialement ma famille, ma fiancée et mes amis qui m’encourageaient
pendant la préparation de ce travail.
1
Remerciements
2
Introduction
Motivation de l’étude
Les structures mécaniques sont soumises à des vibrations ambiantes qui pourraient être
exploitée pour récupérer de l’énergie en utilisant des générateurs adéquats. Grâce aux trans-
ducteurs qui convertissent l’énergie mécanique en énergie électrique. L’énergie produite dans
ces cas, pourra être stockée et utilisée dans des applications non énergivores pour lesquelles
l’autonomie est une priorité, indépendamment des conditions extérieures dans lesquelles ces
structures sont situées. Cette approche de production d’énergie est bien adaptée aux systèmes
intelligents de petites tailles tels que les réseaux de capteurs ou les systèmes embarqués, ou les
portables.
Les récupérateurs d’énergie vibratoire (Vibration Energy Harvesters : VEH) utilisent prin-
cipalement trois types de transduction : piézoélectrique, électrostatique et électromagnétique.
Chacune présente des avantages et des inconvénients par rapport à la source de vibration et
à l’encombrement requis. Les récupérateurs d’énergie sont généralement conçus et optimisés
pour des fréquences qui correspondent à celles de l’excitation. Ces résonateurs mécaniques pos-
sèdent un amortissement faible (facteur de qualité important), ce qui engendre une grande perte
de la puissance électrique récoltée dès qu’une légère déviation de la fréquence d’excitation par
rapport à la fréquence de résonance se produit. Pour remédier à cette perte, des systèmes avec
réglage des fréquences propres ont été développés. Ce qui permet l’utilisation des transducteurs
de récupération sur une large bande de fréquences.
L’introduction des non-linéarités de type quadratique ou cubique (Duffing) peut aussi amé-
liorer considérablement la bande passante, ce qui permet d’augmenter la puissance récupérée.
Une solution pour introduire des non-linéarités consiste à utiliser un résonateur électromagné-
tique avec le principe de fonctionnement en lévitation magnétique [1, 2] ou bien l’utilisation de
la non-linéarité géométriques des poutres [3].
De même l’utilisation de l’approche multimodale permet d’améliorer la puissance récupérée
ainsi que la bande passante. Pour introduire cette technique qui consiste à utiliser par exemple
un réseau de résonateurs de type masse-ressort, poutres couplées,... etc [4]. Roundy et al. [5]
ont utilisé des poutres piézoélectriques couplées de différentes longueurs avec une masse à
l’extrémité libre de chaque poutre .
Dans ce thèse, on propose la modélisation du comportement dynamique d’un générateur
composé soit d’un réseau d’aimants en lévitation magnétique soit d’un réseau des poutres en
grands déplacement. Dans ces deux approches, on exploite avantageusement les propriétés du
couplage non-linéaire et multimodale afin d’élargir la bande passante et d’augmenter la puis-
sance récupérable.
3
Introduction
4
Chapitre 1
1.1 Introduction :
Suite aux préoccupations mondiales face à l’augmentation de la pollution de l’environne-
ment à cause de l’utilisation de l’énergie fossile, la récupération de l’énergie à partir des vi-
brations devient un axe de recherche et d’actualité. Cette énergie propre permet de réduire la
consommation dans les systèmes électroniques, ce qui permet d’autoalimenter les capteurs et les
systèmes d’acquisitions des donnés à distance. En fait, dans certaines situations l’amplitude des
vibrations peut être très grande, par exemple, les vibrations des immeubles de grande hauteur,
des ponts, des véhicules, des chemins de fer, des vagues de l’océan, et même les mouvements
humains. Actuellement, la plupart des récupérateurs d’énergie vibratoire sont linéaires. Ces ré-
cupérateurs ont une faible bande passante au voisinage de leurs fréquences de résonance. De
plus, la fréquence des vibrations ambiantes varie d’une manière aléatoire sur une large gamme
de fréquences. Par conséquent, l’augmentation de la largeur de bande passante des récupéra-
teurs d’énergie est l’un des problèmes les plus critiques dans la pratique. Dans ce chapitre on
commence par une brève présentation sur l’historique de la récupération d’énergie. Sous le
thème de récupération d’énergie à partir des vibrations, on va présenter quelques applications
à partir de mouvements humains, des véhicules, de transports, des structures et des vagues de
l’océan. De même, on va présenter les transducteurs piézoélectriques ainsi que les transducteurs
électromagnétiques et les circuits d’interface de récupération d’énergie. Enfin, on présente les
techniques réalisées au cours des dernières années sur l’amélioration de récupération d’énergie.
Parmi ces techniques, on s’intéresse principalement à l’augmentation de la bande passante à
travers le réglage manuelle ou automatique ou bien l’utilisation de la configuration non linéaire
ou multimodale.
5
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
nom d’induction électromagnétique [8]. En Octobre de cette même année, Faraday a inventé
le premier générateur à courant continu constitué d’une plaque de cuivre en rotation entre les
pôles magnétiques [9]. En 1839, Edmund Becquerel a découvert l’effet photovoltaïque [10]. La
première grande surface de la cellule solaire a été construite en 1894 par Charles Fritts, elle
est revêtue d’une couche de sélénium et d’une fine couche d’or [11]. Après l’élaboration de
la théorie quantique de la lumière et de la physique à l’état solide dans les années 1900 [10],
l’effet photovoltaïque est devenu plus compréhensible. De même, les effets thermoélectriques
de base ont été étudiés macroscopiquement, et leur applicabilité à la thermométrie, la produc-
tion d’énergie, et la réfrigération a été reconnue [12]. En 1880, la première observation de la
récupération d’énergie était sous la forme d’une charge. Pierre et Jacques Curie ont prouvé ex-
périmentalement que certains cristaux présentent une charge superficielle lorsqu’ils sont soumis
à des contraintes mécaniques. Ce phénomène est nommé (la piézoélectricité) [7].
Energie mécanique
restituée à l’environnement
Energie mécanique
Energie récupérée Energie utile
F IGURE 1.1 – Pertes énergétique dues aux conversions de l’énergie mécanique [14]
6
1.3. Sources de récupération d’énergie :
hydraulique, l’énergie vibratoire des véhicules, l’énergie des structures de génie civile, l’énergie
des voies ferroviaires et l’énergie des vagues océaniques,
Énergie
Énergie
rayonnante
nucléaires
Réacteur Systèmes
photochimique chimiluminescents
Réacteurs
Énergie nucléaires
chimique
Muscle
Énergie
Énergie
électrique
thermique
Énergie
mécanique
Résistances électriques
Modules thermoélectrique
Exhalation 0,4 W
(1 W)
La pression artérielle 0,37 W
(0,93 W)
Respiration 0,42 W
(0,83 W)
Mouvement du bras 0,33 W
(60 W)
Il convient de noter que la plupart des sources de récupération humaine ont une faible éner-
gie récupérée par rapport à l’énergie récupérée par la marche. Pour cela, Antaki et al. [16] ont
développé une chaussure génératrice d’énergie en utilisant les céramiques piézoélectriques et
en appliquant un mécanisme qui agrandi la force appliquée à travers un système hydraulique
comme illustre la Figure 1.4. Ce générateur permet de récupérer une puissance moyenne de
7
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
0,85 W au cours de la marche normale d’une personne qui pèse 75 Kg et sans causer d’incident
sur son activité de marche.
Amplificateur hydraulique
F IGURE 1.4 – Récupération de l’énergie humaine à travers les chaussures avec amplificateur de
force hydraulique.[ [16]
Pignon sur
le générateur
Crémaillère Armature du sac
Ressort
Tige verticale
Transducteur linéaire
Bague
Cellule de charge Sangle de bras
Plaque de charge
Mécanisme de verrouillage
charge accrochée
pour charger
la plaque
F IGURE 1.5 – Récupération de l’énergie de la marche humaine à partir du sac à dos. [17]
(a) (b)
Générateur
Axe de rotation
Potentiomètre
Boîtier Roulement
L'arbre
d'entrée
Train d'engrenages
Rouleau
d'embrayage
Connecteur de l'arbre
F IGURE 1.6 – Générateur monté sur les genoux, 4,8 W (a) Montage du récupérateur sur les
deux jambes et (b) Conception mécanique du récupérateur. [18, 19]
8
1.3. Sources de récupération d’énergie :
(a) (b)
Éléments
piézo-
électriques
Chaussée de
Production
d'énergie
F IGURE 1.7 – Chaussée de production d’énergie : (a) les récupérateurs d’énergie piézoélectrique
et (b) expérience dans la sortie de la gare Marunouchi de Tokyo
En utilisant l’énergie humaine, Rome et al. [17] ont développé un générateur qui récolte
aussi l’énergie de marche humaine à travers l’entrainement d’un sac à dos comme l’illustre la
Figure 1.5. Ce générateur permet de récupérer une puissance allant jusqu’à 7,4 W.
Donelan et al. et Li et al. [18,19] ont adopté un générateur électromagnétique avec réducteur
dans leur système de récupération d’énergie de la marche humaine, comme le montre la Figure
1.6. Ils ont conçu un générateur monté sur les genoux qui n’influence pas beaucoup la marche
humaine au cours de la récupération d’énergie. Le système de contrôle permet la production
d’électricité à la fin de la phase d’oscillation lorsque les muscles des genoux fléchissent et il
agit comme un mouvement de frein sur les genoux.
le centre de recherche et de développement Japonais du groupe JR East Company [20] ] a
développé un générateur de production d’électricité basée sur les transducteurs piézoélectriques.
Ce récupérateur est testé à la gare de Tokyo (Figure 1.7). Il peut alimenter une ampoule de 100
W pendant environ 80 minutes.
9
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
travers le remplacement des éléments dissipatifs visqueux par les transducteurs d’énergie. Les
dissipateurs d’énergie comme le TMD et ses variantes (amortisseur visqueux, et ainsi de suite)
deviennent de plus en plus connues [22] ; [21] ; [23].
F IGURE 1.8 – Implémentations typiques de TMD dans les structures : (a) Bille de 730 tonnes
de métal en suspension, (b) 410 tonnes de blocs de béton sur le sommet de la tour Citigroup, et
(c) Modèle simplifié. [21, 22]
Au lieu de dissiper de l’énergie de vibration, Tang et Zuo [24, 25] ont proposé des amor-
tisseurs TMD pour récupérer simultanément l’énergie de vibration et le contrôle de vibration
sur un bâtiment prototype de trois étages. Tao et al. [26] ont estimé la puissance disponible
pour la récupération dans les bâtiments typiques en tenant compte de la dynamique du vent et
des amortisseurs TMD. Ils ont démontré que plus de 85 kW de puissance sont récupérés d’un
bâtiment de 76 étages avec les amortisseurs TMD lorsque la vitesse du vent est de 13,5 m / s et
à une hauteur standard de 10 m . Tang et Zuo [24] ont utilisé le mécanisme pignon-crémaillère
pour convertir l’oscillation du bâtiment en rotation à la génératrice, comme le montre la Figure
1.8. La récupération d’énergie et la commande des vibrations sont réalisées en même temps.
Moteur rotatif
Ressorts
Pignon et crémaillère
Ressorts
Masse TMD
Pignon et crémaillère Moteur rotatif
F IGURE 1.9 – Récupération de l’énergie des bâtiments à l’aide du mécanisme TMD. [24]
10
1.3. Sources de récupération d’énergie :
(a) (b)
Turbine
Flotteur Chambre
capture
d’onde
l'air
Poutre Câble est comprimé
Station Vagues à l'intérieur
sous la mer de la chambre
La base
F IGURE 1.10 – Récupérateurs de l’énergie des vagues de l’océan. (a) [28](b) [29]
Généralement, les technologies de récupération de l’énergie des vagues de l’océan sont uti-
lisées pour convertir l’énergie cinétique des vagues en électricité. La recherche de technologies
de récupération de l’énergie des vagues a commencé à la suite des crises pétrolières au début des
années 1970 [30]. En général, il existe trois principaux types de technologies de récupération
de l’énergie des vagues :
- Le récupérateur d’énergie de type flotteur (Figure 1.10.a) exploite la force due aux oscil-
lations des vagues pour produire de l’électricité.
- Le récupérateur d’énergie de type colonne d’eau (Figure 1.10.b). L’eau pénètre dans une
chambre pour créer une force par l’air comprimé, entraînant une turbine qui produit de l’élec-
tricité.
- Le récupérateur d’énergie de type hydraulique. Ce dispositif contient un réservoir au-
dessus du niveau moyen de l’eau à partir duquel la vague d’eau coule à travers l’un ou plusieurs
turbines hydrauliques classiques.
11
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Crémaillères
(entrée)
Volant
Accouplement
flexible
Paliers Guide de
mouvement linéaire
Puissance récupérée
Corps
du véhicule
Le Raideur
bruit Rugosité du Récupération
Modélisation
blanc de la route ressort
de la route Le confort de conduite
Pneu
Raideur
du pneu
Le comportement routier
12
1.4. Transducteurs de récupération d’énergie
Bose Corporation [43] a consacré plus de 20 ans pour développer un système unique de sus-
pension à contrôle actif pour les véhicules ; ce qui peut considérablement améliorer le confort
des passagers et la maniabilité du véhicule. Les moteurs électromagnétiques linéaires sont éga-
lement utilisés pour récupérer une partie de l’énergie de vibration, et donc, une réduction de la
consommation d’énergie de 1/3 dans le contrôle actif a été revendiquée [43]. La Figure 1.13
montre un amortisseur qui récupère l’énergie d’un véhicule avec un mécanisme de crémaillère
pignon [42]. A travers l’utilisation d’un engrenage conique, l’amortisseur devient plus compact
et peut être monté ultérieurement sur des véhicules conventionnels.
13
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Récupérateur d’énergie
Et amplification (optionnelle)
Transmission de mouvement
Puissance électrique
Source de vibration
Système mécanique
Stockage de l’énergie
Contrôle
F IGURE 1.14 – Les composants typiques d’un système pour la récupération de l’énergie vibra-
toire.
triques ont une densité d’énergie importante [44] et sont plus adaptés pour les applications où le
volume et la masse sont les plus importants. En outre, le générateur électromagnétique produit
une basse tension, tandis que, les matériaux piézoélectriques génèrent une tension élevée, ce
qui permet d’avoir des exigences différentes sur les circuits électroniques de puissance.
σ3 σ3
σ1 σ1
E E
hp
hp
σ3 σ3
14
1.4. Transducteurs de récupération d’énergie
S s d σ
= (1.1)
D d ε E
Les variables utilisées dans l’équation (1.1) sont :
- Le déplacement électrique ou induction (C/m) : D = εE + dσ
- La déformation : S = sσ + dE
- La complaisance ou susceptibilité élastique (m2 /N) : s
- La permittivité électrique (F/m) : ε
- La constante piézoélectrique qui traduit la proportionnalité entre la charge et la déforma-
tion à champ nul ou constant (C/N) ou (m/V) : d
- Le champ électrique (V/m) : E
- La contrainte (N/m2 ) : σ
Les principaux modes de déformation pour un matériau piézo-électrique sont le mode d31
et le mode d33 , comme le montre la Figure 1.15. Ou h p l’épaisseur et S p la surface du matériau.
Le mode d31 apparaît souvent sur les patches piézo-électriques, où le champ électrique est
perpendiculaire à la direction de la contrainte mécanique. Le mode d33 apparaît souvent sur
les patches piézoélectriques où le champ électrique et la contrainte ont la même direction de
polarisation. Lorsque le transducteur piézoélectrique récupère l’énergie, il peut être modélisé
sous la forme d’un circuit en série composé d’une source de tension avec un condensateur,
comme représenté sur la Figure 1.16.a. Sur la base du théorème de Thevenin et de Norton, il
peut aussi être modélisé sous la forme d’un circuit en parallèle composé d’une source de courant
avec un condensateur, comme représenté sur la Figure 1.16.b.
(a) (b)
Cp
ics Cp
Vco
Lorsqu’il n’y a pas de déplacement de charge (D = 0), nous pouvons conclure que le ma-
tériau piézo-électrique est en circuit ouvert. D’après la relation dans l’équation (1.1) entre le
champ électrique et la tension, nous pouvons obtenir la tension en circuit ouvert (Vco ) générée
par le matériau piézoélectrique exprimée par l’équation (1.2).
d × σ × hp
Vco = −E × h p = − = −Vcst × σ × h p (1.2)
ε
Où : Vcst est la tension constante associée au coefficient piézoélectrique d par la relation :
15
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
d = ε ×Vcst (1.3)
Pour le deuxième modèle, le courant de court-circuit peut être obtenu en court-circuitant les
électrodes d’un matériau piézo-électrique. Dans ce cas (E = 0) le déplacement électrique peut
être obtenu à partir de l’équation (1.1).
D = d ×σ (1.4)
Par conséquent, le courant de court-circuit (icc ) est obtenu sous forme d’équation (1.5), qui
est proportionnelle à la dérivée de la tension.
icc = Ḋ × S p = d × σ̇ × S p (1.5)
La charge électrique de court-circuit est proportionnelle à la contrainte :
Qcs = d × σ × S p (1.6)
em = αe v̇ (1.7)
Fce = αe i (1.8)
Le récupérateur électromagnétique peut être modélisé en tant qu’une source de tension en
série constituée d’une inductance et d’une résistance. Si l’inductance Lm de la bobine est faible
et les deux électrodes du récupérateur électromagnétique sont shuntés avec une résistance R, la
force électromotrice apparaîtra en tant que force d’amortissement visqueuse idéale.
16
1.4. Transducteurs de récupération d’énergie
αe 2
Fce = v̇ = ce v̇ (1.9)
R + rint
Ou rint est la résistance interne de la bobine. Si cette résistance est assez importante, l’éner-
gie électrique est dissipée par effet joule (chaleur) [46]. Si on néglige l’inductance et la capacité,
la résistance de charge R permet de mesurer et estimer la quantité d’énergie [47]. D’autre part,
lorsque le transducteur électromagnétique est utilisée comme un amortisseur, la performance de
récupération peut être encore améliorée en shuntant l’amortisseur à une résistance, un conden-
sateur, et un réseau des bobines [48,49]. Au lieu de dissiper l’énergie électrique en chaleur, nous
pouvons remplacer la résistance par un circuit de stockage de l’énergie électrique.
Les récupérateurs électromagnétiques de mouvement linéaires ont l’avantage d’être facile et
récupère de l’énergie de manière fiable dans la plupart des dispositifs de récupération existants
sans l’utilisation d’un mécanisme de transmission de mouvement. Dans ce contexte, Mann et
Sims [1] ont développé un transducteur électromécanique constitué d’une boitier avec deux
aimants fixés à ses deux extrémités par filetage. Un aimant libre oscille pour créer un champ
magnétique à l’intérieur de la bobine inférieure et de la bobine supérieure. Ces deux bobines
sont enroulées autour du boitier (Figure.1.18). Les interactions entre les aimants ont été estimées
comme les interactions entre deux dipôles [1].
Bobine supérieure
Bobine inférieure
z= A Cos(Ωt)
L’expression du champ magnétique générée par un dipôle numéro 1 ( aimant inférieur) est
situé à une distance r du deuxième dipôle numéro 2 (aimant supérieur) s’écrit [50, 51] comme
suit :
→
− µ0 ~m1 .~r21 µ0 ~m1 3~r21
B 21 = − ∇ 3 = − − (~m1 .~r21 ) 5 (1.10)
4π r 4π r3 r
Où µ0 est une constante magnétique, m1 est le moment magnétique du première dipôle, et r21
est un vecteur d’orientation entre le premier et le deuxième dipôle. De même Foisal et al. [52]
ont étudié l’aimant en lévitation entre deux aimants fixes. Le champ magnétique de l’aimant
mobile sur l’aimant fixe est donné par l’équation ci-dessous :
Br (r + hM ) r
B = q −q (1.11)
2 2 2 2 2
(dM /2) + (r + hM ) (dM /2) + r
17
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Avec Br est le champ magnétique résiduel, r est la distance qui sépare les deux aimants en
opposition, dM est le diamètre de l’aimant mobile et hM est la hauteur. Foisal et al. [52] ont
déterminé la force qui régit l’équilibre de l’aimant en lévitation :
µ0 QM QT QB
F= − 2 (1.12)
4π r22 r1
Ou : r1 est la distance qui sépare l’aimant inférieur et l’aimant mobile et r2 est la distance qui
sépare l’aimant fixe supérieur et l’aimant mobile. QM , QT et QB sont respectivement l’intensité
magnétique de l’aimant mobile, de l’aimant supérieur et de l’aimant inférieur. De même von
Büren et Tröster [53] ont proposé un récupérateur constitué d’un tube contenant plusieurs ai-
mants permanents. Entre deux aimants consécutifs, ils ont mis une couche de polymère isolante.
Les aimants consécutifs sont montés à polarité inversée. Les aimants ainsi que les couches de
polymère sont collées. Une bobine est enroulée autour du tube pour récupérer les variations de
ce champ magnétique. Cette structure (Figure 1.19) a un volume de 0.5 cm3 récupérant 35 µW
sur une résistance adaptée lorsqu’elle est montée sous le genou d’un piéton lors de la marche.
Charnière Poutre
Translation Bobine
flexible rigide Fixation
de la Bobine
Sortie du fil
de la bobine
PCB
Aimant
Isolant Aimant
Bobine Sortie du fil Isolant
de la bobine
Tige de
Entré du fil
de la bobine
fixation
Polarisation
de l’aimant Zl
Ligne du flux
magnétique
F IGURE 1.19 – Générateur électromagnétique développés par von Büren et Tröster [53]
Dans le même contexte, Apo et Priya [2] ont proposé une comparaison entre les trois récu-
pérateurs (Figure 1.20). Le premier récupérateur est composé d’un aimant oscillant entre deux
aimants fixes, le deuxième est composé de deux aimants collés et à pôle opposé en lévitation
entre deux aimants fixes et le troisième est composé de trois aimants collés comme illustré dans
la Figure 1.20. Ils ont constaté que la troisième configuration est la meilleure pour la récupéra-
tion d’énergie.
Les récupérateurs électromagnétiques de mouvement rotatif ont l’avantage de récupérer
l’énergie de manière fiable, d’avoir une petite taille et peut fonctionner à des amplitudes d’exci-
tations de vitesse et de déplacement assez importantes. Cependant, l’utilisation de ces récupé-
rateurs exige l’introduction d’un mécanisme de transmission de mouvement pour récupérer de
l’énergie et convertir le mouvement linéaire en mouvement rotatif.
Choi et al. [54] ont utilisé le mécanisme de pignon-crémaillère pour changer le mouvement
linéaire de l’amortisseur en rotation pour récupérer l’énergie, comme le montre la Figure 1.21.
La particularité de ce récupérateur réside dans le faite que le générateur électromagnétique ne
tourne que dans un seul sens et permet d’obtenir directement une tension continue sans utiliser
des redresseurs. Le mécanisme de vis à billes est utilisé pour transformer le mouvement linéaire
18
1.4. Transducteurs de récupération d’énergie
N S
S N N
S
S
S S N
Aimants N +
N
mobiles S
S -
N N S Bobines
Aimants N
fixes
N N N
S S S
Générateur
Pignon
Crémaillère
Écrou
19
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Redresseur
convertisseur
Dispositif de
(AC-DC)
Énergie
Onduleur
d'énergie
(DC-DC)
stockage
Raccordement
avec le réseau
du l’onduleur
Réseau
(DC-AC)
20
1.5. Circuits de récupération d’énergie
Interrupteur
électronique
Interrupteur
électronique
21
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Dans le but de protéger les circuits sensibles au bruit ou bien à haute tension, les conver-
tisseurs DC-DC sont isolés par l’utilisation d’un transformateur qui fournit une isolation gal-
vanique. Pour alimenter le transformateur, le courant continu est converti en courant alternatif.
Après l’alimentation, le courant alternatif est converti de nouveau en courant continu, comme
le montre la Figure (Fig.1.26).
Les topologies de base peuvent être utilisées pour construire des Convertisseur bidirection-
nels isolées par l’addition d’un transformateur entre les deux. Le convertisseur bidirectionnel
non-isolé a un prix plus bas par rapport au convertisseur isolé. Néanmoins, le convertisseur
isolé donne un bon ratio de conversion (plus de 100) par rapport au convertisseur non-isolé. La
fréquence du courant alternatif doit être élevée pour minimiser la taille du transformateur, le
poids et le coût [71]. L’augmentation de la fréquence est limitée par le transistor de conduc-
tion et les pertes par commutation. A cause de la perte d’énergie dans les transformateurs, les
convertisseurs bidirectionnels isolés DC-DC peuvent être utilisés dans les grands systèmes de
récupération d’énergie à grande échelle comme les immeubles de grande hauteur.
22
1.6. Techniques d’amélioration de récupération d’énergie
Inducteur
Transformateur
à hautes
fréquence
Variateur Variateur
à hautes à hautes
fréquence/ fréquence/
redresseur redresseur
Précharge
Précharge
23
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
(XMR) [75, 76], comme le montre la Figure 1.28. Ce résonateur ajustable présenté par Morris
et al. [75] a été formé en mettant en suspension une masse sismique sur les deux membranes
piézo-électriques. Une recherche similaire a été poursuivie par Loverich et al. [77], dans laquelle
la résonance peut être ajustée en réglant la précontrainte de la plaque circulaire.
Liaison rigide
F IGURE 1.28 – Schéma d’un récupérateur XMR avec deux membranes précontraintes par une
liaison rigide. [75, 76]
L’ajustement du centre de gravité de la masse est une autre solution pour faire varier la
fréquence de résonance. Pour cela, Wu et al. [78] ont développé un récupérateur dans lequel
la masse sismique est composée d’une partie fixe et d’une partie mobile, comme le montre la
Figure 1.29.
24
1.6. Techniques d’amélioration de récupération d’énergie
Puissance (µW)
Poutre piézoélectrique encastré-libre
Masse
Fréquence (Hz)
F IGURE 1.30 – (a) Générateur (b) Puissance de sortie en fonction de la fréquence. [79]
Poutre piézoélectrique
Aimant fixé
à l’extrémité Contre-écrous
de la poutre pour ajuster la
position Dy
Excitation à la base
F IGURE 1.31 – Schéma proposé Reissman et al. [80] pour ajusté la fréquence de résonance pour
la récupération d’énergie.
Reissman et al. [80] ont développé une technique de réglage de la fréquence de résonance
en variant la force d’attraction magnétique, comme représenté dans la Figure 1.31. La fréquence
de résonance du récupérateur d’énergie piézoélectrique pourrait être réglée d’une manière bidi-
rectionnelle en réglant la position de l’aimant fixe sur un coulisseau.
25
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Fixation de
la poutre
au support
Générateur
Poutre
piézoélectrique
bimorphe-encastré
libre
Dispositif de récupération
d'énergie
Amplificateur Excitateur
de puissance
Actionneur libre
Charnière intérieure
Charnière
∆Y
externe
F IGURE 1.33 – (a) Récupérateur à paramètre ajustable (b) Déviation ∆Y suite à une tension de
réglage. [82]
Masse
Poutre
Base
Patch piézoélectrique
Bague de
récupération
Wu et al. [81] ont présenté un générateur piézo-électrique bimorphe dans lequel la couche
supérieure piézoélectrique est raccordée à différentes charges capacitives pour régler la fré-
quence de résonance. La couche inférieure est utilisée pour récupérer l’énergie comme le montre
la Figure 1.32. Le microcontrôleur a été utilisé pour déterminer la fréquence extérieure et pour
ajuster la charge capacitive. En d’autres termes, le dispositif est réglé activement. Peters et
26
1.6. Techniques d’amélioration de récupération d’énergie
al. [82] ont proposé un résonateur ajustable par la rigidité mécanique et donc la fréquence de ré-
sonance peut être ajustée grâce à deux actionneurs piézoélectriques. L’actionneur pivote autour
de l’axe libre de rotation avec un angle de déviation α, comme le montre la Figure 1.33.a. En
appliquant une tension sur les actionneurs, leurs deux extrémités sont déformées d’une quantité
∆Y . Cette déformation provoque un moment supplémentaire et donc une structure plus rigide.
Gu et Livermore [83] ont proposé un récupérateur d’énergie axé sur le mouvement de rota-
tion. Un autoréglage passif sur le récupérateur d’énergie piézoélectrique est conçu, dans lequel
la force centrifuge est exploitée pour ajuster la rigidité et donc la fréquence de résonance. Le
récupérateur est composé d’une poutre en porte-à-faux orientée radialement et montée sur un
corps en rotation, comme représenté sur la Figure 1.34. Le mécanisme de récupération peut
atteindre une bande passante plus large de 8.2 Hz en le comparant au mécanisme non réglé
de 0,61 Hz. Le récupérateur piézo-électrique est utilisé en tant qu’actionneur pour modifier la
raideur du système. Jo et al. [84] ont présenté un mécanisme composé d’un couple de poutre
en porte-à-faux avec différentes longueurs. Ce dernier est mobile latéralement et contient deux
phases opérationnelles. Les forces d’inertie sont exercées horizontalement par deux masses sis-
miques et ces forces deviennent maximales lorsque la fréquence d’excitation correspond à la
fréquence de résonance. Ce récupérateur est autonome et aucune puissance n’est requise dans
la procédure de réglage.
Aimants de réglage
Micro-générateur Poutre
Direction de mouvement encastré
Direction de vibration
libre
Force de
réglage
Transducteur
électromagnétique
Actuateur
linéaire
27
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Piézocéramique
Polymère
Réglage du voltage
Aimant
Inducteur
La base cylindrique
Wischke et al. [86] ont développé un récupérateur électromagnétique ajustable dont la fré-
quence de résonance est réglée de manière "semi-passive". La Figure 1.36 montre le schéma
de ce récupérateur. Lorsque la tension de réglage est déconnectée, la fréquence s’éloigne de la
valeur initiale ajustée. Cette variation est importante pour les hautes tensions de contrôle (>
130 V). La charge doit être actualisée périodiquement pour maintenir la fréquence de résonance
souhaitée. Par conséquent, le mécanisme de réglage est défini comme "semi-passif". Donc, la
fréquence ajustée reste constante après la coupure de la tension de commande.
- 3 dB
Bande passante
f (Hz)
Plusieurs études théoriques ont été menées afin d’exploiter les modes d’un corps rigide en
28
1.6. Techniques d’amélioration de récupération d’énergie
translation ou en rotation [87] ou les systèmes en translation avec plusieurs modes à paramètres
localisés [24, 88] pour récupérer l’énergie multimodale. Toutefois, les récupérateurs d’énergie
multimodale sont habituellement mis en œuvre à travers l’exploitation de plusieurs modes d’une
poutre continue en flexion ou par un réseau des poutres encastrées libres. [5] ont proposé un
système multi-ddl comprenant plusieurs masses attachées sur une poutre encastrée-encastrée
pour avoir une bande passante plus large. La plupart des études publiées dans la littérature
exploitent un récupérateur multimodal avec une configuration de poutre encastrée libre, dans
lequel les deux premiers modes de flexion ont été utilisée. [89] ont modélisé une poutre en
porte-à-faux à deux masses pour la récupération d’énergie large bande. Les deux modes sont
situés à 26 Hz et 174 Hz.
(a) (b)
Amplitude
Accélération Fréquence
F IGURE 1.38 – (a) Filtre passe-bande (b) Fonction de transfert du filtre. [4]
(a) (b)
Couche structurelle
Couche piézocéramique
P (m W /g2 )
Annulation en mode 2
Annulation en mode 1
Surface de
vibration f (Hz)
F IGURE 1.39 – (a) Schéma du récupérateur piézoélectrique en forme L. (b) Réponse en puis-
sance. [90]
Le réseau des poutres développé par Yang et Yang (2009) et Kim et al. [92, 93], est généra-
lement quasi découplé. Chaque poutre en porte-à-faux est considérée comme une sous-structure
du générateur et par conséquent le premier mode de chaque poutre est l’un des modes du dis-
positif de récupération. Shahruz [4] a conçu un récupérateur d’énergie composé de poutres pié-
zoélectriques encastrées libres de différentes longueurs et des masses sismique à leur extrémité
attachés à une base commune (Figure 1.38.a). Ce récupérateur vibre à différentes fréquences
en sélectionnant correctement la longueur et l’extrémité de la masse de chaque poutre ce qui
29
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
Accéléromètre
Ressort amplificateur
Boulons de serrage
Masse amplificateur
Récupérateur
piézoélectrique
Amplificateur
Excitateur
dynamique
Masse
permet de fournir la réponse de tension sur une large gamme de fréquences (Figure 1.38.b).
Cette combinaison des poutres en porte à faux dans un dispositif s’appelle un "filtre mécanique
passe-bande".
Erturk et al. [90] ont développé une poutre piézoélectrique encastrée libre sous forme de
L pour exploiter la récupération d’énergie multimodale, comme illustre la Figure 1.39.a. À
travers un choix adéquat des paramètres, la deuxième fréquence de résonance est environ le
double de la première, comme indique la Figure 1.39.b. Cependant, leur objectif consiste à
éviter le mode qui permet d’annuler la tension. Pour le cas des trois poutres piézoélectriques
combinées en série, le voltage sera annulé pour le deuxième mode de résonance. La modification
de la couche piézoélectrique du premier tronçon permet d’éviter l’annulation du voltage pour
le second mode de résonance. Ainsi, un circuit d’interface plus sophistiqué est nécessaire pour
délivrer l’énergie séparément afin de pas annuler la tension. Arafa et al. [91] ont présenté un
récupérateur d’énergie à 2ddl composé d’une poutre piézoélectrique encastrée libre dans lequel
la masse sismique fonctionne comme un amplificateur dynamique (Figure 1.40).
Transducteurs électromagnétiques
Sari et al. [94] ont développé un récupérateur d’énergie en utilisant l’induction électroma-
gnétique. Le dispositif est composé de 35 poutres encastrées libres de différentes longueurs.
Bobine
utile
Puissance de sortie globale
Poutres en résonance
30
1.6. Techniques d’amélioration de récupération d’énergie
Ce générateur génère une puissance continue de l’ordre de 0,4µW et une tension de l’ordre
de 10 mV, couvrant une bande fréquentielle entre 4.2 et 5 kHz, (Figure 1.41). De même, Yang et
al. [95] ont proposé un récupérateur électromagnétique comprenant plusieurs aimants attachés
sur une poutre encastrée-encastrée pour avoir une bande passante plus large.
Couverture
Poutre encastré-libre
Bobine
Boîtier
Patch piézoélectrique
Aimant
31
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
la raideur linéaire par morceaux pour augmenter la largeur de bande du récupérateur d’énergie.
L’utilisation d’une butée mécanique est un moyen standard pour réaliser une rigidité linéaire
par morceau [99–101]. La configuration typique du récupérateur d’énergie de vibration com-
posé d’une butée mécanique et d’une rigidité linéaire par morceau (non linéaire) est illustrée
par la Figure 1.43.
Butée
F IGURE 1.43 – Configuration d’un récupérateur d’énergie typique avec stoppeur mécanique
[100].
Transducteurs électromagnétiques
(a) (c)
supérieure
Bobine
y
d
(mm/s)
x
(b) f(Hz)
inférieure
Bobine
y d
(mm/s)
f(Hz)
z= A Cos(Ωt)
F IGURE 1.44 – Résultats théoriques (ligne noir) et Résultats expérimentaux avec balayage en
fréquence dont les deux sens ( vers l’avant (points rouges) et inversement (cercles verts) ). [1]
32
1.7. Conclusion
Stanton et al. [102] ont proposé un dispositif monostable pour récupérer l’énergie en utili-
sant l’effet piézoélectrique.
Patch piézoélectrique
Excitation à la base Poutre en polysulfone
t Aimant
L’appareil est composé d’une poutre piézo-électrique liée à son extrémité à un aimant, ce
qui permet d’avoir une interaction magnétique avec les champs magnétique des aimants fixes de
polarités opposées, comme le montre la Figure 1.45. Le système est modélisé par une équation
électromécanique couplée de Duffing. Le réglage des interactions magnétiques non-linéaires à
travers l’aimant à l’extrémité (Suite au réglage de la distance du gap d), peut produire un com-
portement raidissant ou assouplissant, comme le montre la Figure 1.45, ce qui permet d’élargir
la bande passante fréquentielle d’une manière bidirectionnelle.
1.7 Conclusion
La récupération d’énergie a été développée dans plusieurs études de la littérature depuis
plus qu’une décennie. Elle permet d’utiliser ces générateurs dans de multiples applications in-
téressantes tels que les capteurs sans fil et les appareils électroniques. Dans ce chapitre, nous
avons rappelé d’abord la récupération d’énergie vibratoire à partir de suspensions de véhicules,
des structures de génie civil, des voies de chemin de fer, des vagues d’océan, et à partir des
mouvements humains. De même, nous avons présenté les caractéristiques des transducteurs
piézo-électriques, des transducteurs électromagnétiques et les circuits électroniques de puis-
sance.
L’inconvénient majeur des récupérateurs d’énergie linéaire est leur bande passante étroite,
ce qui limite l’application de ces générateurs linéaires lorsque la source de vibration ambiante
a une fréquence de fonctionnement qui varie d’une manière aléatoire. Nous avons présenté les
sucés récents sur les techniques de récupération d’énergie à large bande. Par exemple, les tech-
niques de réglage manuelle ou automatique de la fréquence de résonance, l’approche multimo-
dale et l’exploitation des non-linéarités. Chaque technique est liée à des conditions spécifiques
d’application. Le bon choix de la technique la plus appropriée pour la récupération d’énergie à
partir des vibrations à large bande fréquentielle, exige une information sur le type et l’ampli-
tude d’excitation et la gamme de variation de la fréquence. Il est encore possible de combiner
33
Chapitre 1. État de l’art : Récupération de l’énergie vibratoire
ces techniques pour avoir une meilleure récupération d’énergie qui peut être utilisée dans des
applications industrielles ainsi que dans la vie quotidienne.
Notre étude sera focalisé par la suite de ce mémoire sur l’amélioration des performances de
récupérateurs d’énergie vibratoires hybrides piézoélectrique-électromagnétique non-linéaire
34
Chapitre 2
2.1 Introduction
Généralement un problème de dynamique est modélisé sous une forme mathématique. Les
équations qui en résultent peuvent être linéaires ou non linéaires. La solution exacte de ces équa-
tions ne peut pas être obtenue directement. Pour cela, des méthodes de résolution analytiques,
numériques ainsi que la combinaison entre ces deux types des méthodes ont été développées.
Parmi ces méthodes de résolution, nous citons : la méthode de perturbation à échelles de temps
multiples, la méthode d’intégration temporelle (directe, Shooting,. . .), les méthodes de conti-
nuation et la méthode de la balance harmonique. De plus, pour avoir une solution optimale avec
un minimum de calcul, plusieurs chercheurs ont proposé des études à l’aide des algorithmes
de sensibilité. Ces études conduisant à la réduction des paramètres à optimiser. Les études de
sensibilité peuvent être effectuées a priori (cas déterministe) ou bien a posteriori (cas aléatoire).
L’application des algorithmes d’optimisation peuvent de générer le front Pareto optimal. Ainsi,
le concepteur trouve une bonne souplesse pour choisir la solution qui lui convient le mieux.
Dans ce chapitre, nous commençons par la présentation des méthodes de résolution des équa-
tions différentielles non linéaires . Ensuite, une comparaison entre les différentes méthodes de
résolution non linéaire pour le cas d’un seul ou plusieurs degrés de libertés est effectuée. De
même, les méthodes de sensibilité sont présentées suivie de la stratégie d’optimisation multiob-
jectif.
35
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
exigence augmente la difficulté de résolution ce qui limite la liberté de choix des amplitudes des
termes de résonance qui apparaissent à chaque ordre de l’expansion. Si on ne respect pas les
contraintes, la résolution de l’équation peut conduire à des solutions erronés ou des solutions
triviales. Par conséquent, cette méthode est limitée à une catégorie de systèmes dynamiques
comme l’oscillateur harmonique simple avec une conservation de l’énergie. Cette méthode peut
déterminer la dépendance de la solution seulement pour la première variable faible ( T1 = εt ).
La dépendance aux échelles de temps plus élevé ( Tn = εnt , n ≥ 2 ) ne peut pas être déterminée
directement par cette méthode et doit être résolue par le choix des données initiales appropriées
(comme T1 = 0) ou bien en imposant des contraintes supplémentaires .
Pour un oscillateur à un seul degré de liberté forcé, la résolution de l’équation de Duffing
(2.1) par la méthode des échelles multiples passe par les étapes suivantes :
d ∂ ∂ ∂
= +ε + ε2 + ... = D0 + εD1 + ε2 D2 + ... (2.3)
dt ∂T0 ∂T1 ∂T2
d2 ∂2 2 2 ∂2
dt 2
= ∂T02
+ 2ε ∂T∂0 ∂T1 + ε2 2 ∂T∂0 ∂T2 + ∂T 2 + ...
1
(2.4)
2 + 2εD
= D0 0 D1 + ε2 2D0 D2 + D1 2 + ...
Lorsque nous substituons les équations (2.3) et (2.4) dans l’équation (2.1), nous obtenons :
Ordre 0 :
D0 2 x0 + wm 2 x0 = 0 (2.5)
Ordre 1 :
1
D0 2 x1 + w2 x1 = −2D0 D1 x0 − βx0 3 − cD0 x0 + Qei(wT0 +σT1 ) (2.6)
2
La solution de l’équation à l’ordre 0 est donnée comme suit :
36
2.2. Méthode de perturbation à échelles de temps multiples
3
D0 2 x1 + w2 x1 = −2iw Y ′ (T1 )eiwT0 −Y ∗ ′ (T1 )e−iwT0 − β Y (T1 )eiwT0 +Y ∗ (T1 )e−iwT0
−ciw Y (T1 )eiwT0 −Y ∗ (T1 )e−iwT0 + 12 Qei(wT0 +σT1 )
(2.8)
On garde uniquement les expressions qui dépendent seulement de eiwi T0 qu’on appelle termes
séculaires résonants. L’équation précédente s’écrit comme suit :
1
D0 2 x1 + w2 x1 = −iw 2Y ′ (T1 ) + cY (T1 ) eiwT0 − 3βY (T1 )2Y ∗ (T1 )eiwT0 + QeiσT1 eiwT0 + . . .
2
(2.9)
En annulant les termes séculaires, l’équation (2.9) devient :
1
− iw 2Y ′ (T1 ) + cY (T1 ) − 3βY (T1 )2Y ∗ (T1 ) + QeiσT1 = 0 (2.10)
2
On introduit la forme polaire de l’amplitude complexe :
1
Y (T1 ) = A(T1 )eiψ(T1 ) (2.11)
2
Avec A et ψ respectivement l’amplitude et la phase .
1 3 1
− iw A (T1 ) + iψ (T1 )A(T1 ) + c A(T1 ) − βA(T1 )3 + Qei(σT1 −ψ(T1 )) = 0
′ ′
(2.12)
2 8 2
On sépare la partie réelle de la partie complexe, on introduit la phase γ(T1 ) = − (σT1 − ψ(T1 )),
et on obtient :
′
wγ (T1 )A(T1 ) + wσA(T1 ) − 83 βA(T1 )3 + 12 Q cos (γ (T1 )) = 0
(2.13)
′ 1 1
−wA (T1 ) − wc 2 A(T1 ) − 2 Q sin (γ (T1 )) = 0
Ce qui conduit à :
1 Q
′
A (T1 ) = −c 2 A(T1 ) − 2w sin (γ (T1 ))
(2.14)
A(T1 )γ′ (T1 ) = − σA(T1 ) − 3 βA(T1 )3 + Q cos (γ (T1 ))
8w 2w
37
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
0.025
Amplitude
0.020
A 0.015
0.010
0.005
0.000
0 20 40 60 80
Ω
Pulsation propre
Le calcul de la bande passante pour cette configuration non linéaire se fait à partir de -3db
de l’amplitude maximale, comme expliqué sur la Figure 2.2.
0.035
0.030
3 dB f1 f2
0.025
Amplitude
0.020
A 0.015
Bande
passante
0.010
0.005
0.000
0 20 40 60 80
Ω
Pulsation propre
38
2.3. Méthodes d’intégration temporelle
0.025
Non linéaire
B
Critique
Amplitude harmonique
0.02 Linéaire
0.015
B
0.01 Ac
0.005
0
0 20 40 60 80 100
Fréquence d'excitation Ω
F IGURE 2.3 – Réponses forcées en fréquence de l’oscillateur à 1ddl pour les trois configura-
tions : linéaire (Q = 2), critique (Q = 5.4) et non linéaire (Q = 10). Les lignes continues indiquent
les solutions périodiques stables et les lignes pointillées indiquent les solutions périodiques in-
stables.
39
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
∆t
zn = zn−1 + × (g(zn−1 ,tn−1 ) + g(zn−1 + ∆t × g(zn−1 ,tn−1 ),tn−1 + ∆t)) (2.24)
2
Cette méthode est également connue par la méthode d’Euler améliorée, la méthode trapé-
zoïdale modifiée ou la méthode de Heun. L’une des méthodes de Runge-Kutta la plus utilisée
est le quatrième ordre qui requiert quatre évaluations de la fonction par pas de temps. La mé-
thode explicite de Runge-Kutta est facile à mettre en œuvre. Cependant, elle n’est pas condi-
tionnellement stable. La méthode implicite de Runge-Kutta est plus stable et plus précise que
40
2.3. Méthodes d’intégration temporelle
la méthode explicite. L’inconvénient des deux méthodes implicite et explicite est la difficulté
d’évaluation des limites d’erreurs accumulées ou reproduites. Un algorithme particulier a été
développé par [108] pour contrôlé et régler l’erreur à chaque pas de calcul .
Afin de réaliser l’intégration, on peut approcher la fonction g(z,t) en utilisant les différences
finies. Le résultat obtenu dépend de l’ordre d’approximation de g(z,t) et de la valeur de p. Si
l’approximation de g(z,t) comprend la valeur n, le procédé est appelé implicite, il est explicite
dans le cas contraire. Les méthodes implicites sont plus précises et stables que les méthodes
explicites. Mais, elles sont plus difficiles à utiliser, car zn ne peut pas être résolue de manière
explicite et un processus d’itération est nécessaire.
41
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
42
2.4. Méthode de la balance harmonique et méthode asymptotique numérique
43
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
Les composants de la série de Fourier sont données par le vecteur U de taille (2H + 1)n,
avec n le nombre d’équations du système (2.39).
U = zt0 , ztc,1 , zts,1 , ztc,2 , zts,2 , ..., ztc,H , zts,H (2.40)
On introduit l’équation (2.39) dans le système d’équations (2.38), on rassemble les termes
de même indice harmonique et on néglige les harmoniques d’ordre supérieur. Ce qui permet
d’obtenir un système d’équations de taille (2H + 1)n :
R(U) = 0 (2.42)
44
2.4. Méthode de la balance harmonique et méthode asymptotique numérique
Avec R ∈ IRN , U ∈ IRN et N = (2H + 1)n + 1. Pour appliquer la méthode MAN, l’équation
(2.42) est réécrite comme suit :
a = U1 (U −U0 )T + w1 (w − w0 ) (2.45)
Avec (U1 , w1 ) est le vecteur tangent à (U0 , w0 ). L’introduction du développement de l’équa-
tion (2.44) dans (2.43) et (2.45) et en gardant les termes de puissance jusqu’à l’ordre N, conduit
à:
45
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
2.5 Application
2.5.1 Oscillateur de Duffing forcé
Soit l’équation de Duffing (2.48) du système à 1DDL (Figure 2.4) :
2 c
F F0 cos( wt )
Avec :
c = 9;
Ω = 33;
(2.49)
F = 10;
β = 3.6 ∗ 106 ;
46
2.5. Application
Avec Neq = 3 est le nombre de d’équations du système quadratique et U = [u0 u1c u1s u2c u2s ...uHs ,ω]
La Figure 2.5 montre l’effet de l’ajout du terme de Duffing β dans la résolution de l’équation
différentielle (2.5) :
β = 3.6 106
0.03 β =0
Amplitude harmonique
B p = 11 Hz B
0.02
0.01
B p = 14 Hz
0
10 20 30 40 50 60
Ω
F IGURE 2.5 – Effet de l’ajout du terme non linéaire de Duffing β dans le cas d’un oscillateur à
1DDL
Si on néglige le terme de Duffing, les résultats linéaires sont loin des résultats réels lorsque
la force d’excitation est importante.
(2.54)
ü 2 + µ 2 ( u̇2 − u̇ 1 ) − µu̇ 1 + η (u2 − u 1 ) + η2 u2
= Y0 w2 cos(ωt)
+α(u2 − u1 )2 − α2 u2 2 + λ(u2 − u1 )3 − λ2 u2 3
Avec :
µ = 1.6 µ1 = 17.9 µ2 = 6.375
η = 600 η1 = 1900 η2 = 675
(2.55)
α = 60 × 103 α1 = 191 × 103 α2 = 7.5 × 103
λ = 53 × 105 λ1 = 169 × 105 λ2 = 6.6 × 105
Les équations (2.54) peuvent être écrites sous la forme simplifiée suivantes :
ż = g(t, z, w2 ) (2.56)
Où z est un vecteur inconnu, g est une fonction périodique de t et w est un paramètre réel.
Le point essentiel de cette méthode réside dans la formulation quadratique de l’équation (2.54)
par l’introduction de l’ensemble des variables auxiliaires (Équation (2.57)) :
47
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
v̇1 0 z1 0 0
v̇2
0
z2
0
0
ż1
0
Ul1
0
Uq1
ż2
0
Ul2
0
Uq2
0 =
0 +
−w1 +
0 +
v21
0
0
−w2
0
v22
(2.58)
0
0
−r1
w
0
0 Y0 cos(wt) −r2 0 0
0 0 −r3 0 r12
2 2 , 2
M2
, 1 2
M1
1 1 , 1 Y Y0 cos( wt )
F IGURE 2.6 – Système dynamique à deux degrés de liberté à non linéarité du Duffing
Avec :
Ul1 = µ1 (z1 − z2 ) − µz2 + η (u1 − u2 ) + η1 u1
Ul2 = µ2 (z2 − z1 ) − µz1 + η (u2 − u1 ) + η2 u2
Uq1 = α u1 2 + u2 2 − 2u2 u1 − α1 u1 2 + λ (u1 w1 − u2 w2 + 3u1 w2 − 3u2 w1 ) − λ1 u1 w1
Uq2 = α u1 2 + u2 2 − 2u2 u1 − α2 u2 2 + λ (u2 w2 − u1 w1 + 3u2 w1 − 3u1 w2 ) − λ2 u2 w2
(2.59)
T
Où : Z = v1 v2 z1 z2 w1 w2 w12 r1 r2 r3 est un vecteur de dimension Neq=
10 ; c(t,w) et l(w) sont des vecteurs constants ; m(Ż) et l(Z) sont les vecteurs linéaires et q(Z,Z)
est un vecteur quadratique. L’application de la méthode de la balance harmonique HBM à
l’équation (2.58) peut décomposer l’ensemble des solutions Z(t) en une série de Fourier tron-
quée comme suit :
H H
Z(t) = Z0 + ∑ Zc,k cos(kwt) + ∑ Zs,k sin(kwt) (2.60)
k=1 k=1
Le vecteur U, de taille (2H + 1) Neq, permet d’assembler les composants de la série de
Fourier :
T T
U = Z0T + Zc,1
T T
+ Zs,1 T
+ Zc,2 T
+ Zs,2 T
+ Zc,3 T
+ Zs,3 T
+ ...... + Zc,H + Zs,H (2.61)
48
2.5. Application
En substituant l’équation (2.61) dans (2.58), et après sommation des termes de même har-
monique de plus on néglige l’ordre le plus élevé, on obtient le système suivant :
20
u1 // Coefficient non linéaire non nul
u2 // Coefficient non linéaire non nul
Amplitude harmonique
10
0
0 2 4 6 8 10 12
f(Hz)
F IGURE 2.7 – Effet des termes non linéaire dans le cas de deux oscillateurs dynamiques couplés
Si on néglige les termes non linéaires, les résultats linéaires sont loin des résultats réels
lorsque la force d’excitation est importante.
La Figure donne l’influence de la localisation des modes [123] suite à une perturbation du
premier ou du deuxième mode.
-Dans le cas où les deux oscillateurs sont identiques on a η1 = η2 = 600. La Figure 2.8
illustre la variation des deux pulsations propre ω1 et ω2 suite à une perturbation du couplage η
entre les deux oscillateurs.
-Pour le cas ou les deux oscillateurs sont légèrement perturbé on a η1 = 600 et η2 = 500.
La Figure 2.9 donne la variation de deux modes propre w1 et w2 suite à une perturbation du
couplage η entre les deux oscillateurs.
Pour un faible couplage entre les deux oscillateurs, les deux modes se croisent. Mais lorsque
les deux oscillateurs sont légèrement perturbés , les deux modes ne se croisent pas. On conclut
que la localisation des modes et des valeurs propres se produit pour un faible couplage η entre
les oscillateurs.
Plusieurs auteurs ont proposé de faire une étude de sensibilité ou une étude d’optimisation
pour améliorer les paramètres de localisation des modes et d’améliorer les performances de
49
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
27
wȋȀȌ 26
25
24 w1
w2
23
22
21
-50 0 50
Η
F IGURE 2.8 – Étude de localisation des modes pour deux oscillateurs identiques
27
26
25
wȋȀȌ
24
23 w1
22 w2
21
20
-50 0 50
Η
F IGURE 2.9 – Localisation des modes pour deux oscillateurs légèrement perturbés
l’oscillateur. Pour cela, dans la suite on présente une étude bibliographique sur l’analyse de
sensibilité et d’optimisation.
50
2.6. Analyse de sensibilité
zi (k j + ∆k j ,t) − zi (k j ,t)
si j (t) ≈ (2.66)
∆k j
La méthode indirecte nécessite au moins m + 1 résolutions du problème. Pour les modèles
avec un grand nombre de paramètres, le calcul devient intensif et le temps de calcul devient
long. L’utilisation de l’approche indirecte pour les différences finies suppose une linéarité locale
autour du point de paramètre nominale. Si le pas est trop grand, cette hypothèse n’est pas valide.
Inversement, si la taille de pas est trop petite, la différence entre les solutions est perturbée et les
erreurs numériques deviennent un problème. Saltelli et al [124] ont rapporté que la recherche
de la meilleure solution est un processus d’essais et d’erreurs et De Pauw et al [125] ont évalué
la qualité des coefficients de sensibilité .
Les équations du modèle (2.64) sont différenciées par rapport au paramètre k j pour donner
le système d’équations différentielles de sensibilité suivant :
d ∂z ∂g ∂z ∂g
= + (2.67)
dt ∂k j ∂z ∂k j ∂k j
Il y a plusieurs méthodes pour déterminer la sensibilité. Parmi les plus connues, on peut
citer la méthode directe découplée [124, 126] .
Les techniques d’analyse de sensibilité locale ont été appliquées à certains modèles pour
analyser leur comportement en fonction du temps et identifier les paramètres importants. Dans
un premier temps, elles étudient le comportement du modèle pour une région limitée autour des
paramètres nominaux. Dans un second temps, les techniques locales ne tiennent compte que
d’un seul changement de paramètre à la fois. Dans les systèmes dynamiques, les interactions
entre les paramètres de conception jouent un rôle primordial, ce qui constitue un inconvénient
majeur pour cette méthode locale. Pour s’affranchir de ce problème, on fait recours à la méthode
51
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
52
2.8. Conclusion
min(F(x))
= (F1 (x), F2 (x), ..., Fn (x))
gi (x) = 0, j = 1, ..., m (2.68)
hk (x) ≤ 0, k = 1, ..., p
Les deux buts d’optimisation multi-objectifs [139] sont : (i) La convergence des solutions
Pareto optimales et (ii) le maintien de l’ensemble des solutions Pareto optimales. Les deux
buts sont indépendants l’un de l’autre et l’algorithme d’optimisation doit avoir les propriétés
d’atteindre ces deux objectifs. Selon [139], il y a deux étapes définies dans le but de trouver la
meilleure solution :
- Trouver un compromis optimal entre des multiples solutions .
- Choisir l’une des solutions obtenues en utilisant des informations au niveau supérieur.
La solution idéale est de trouver un compromis entre la répartition de l’ensemble des solu-
tions, puis d’appliquer les préférences. Dans la plupart des algorithmes d’optimisation multi-
objectif la notion de dominance est utilisée pour comparer deux solutions. Une solution est
dominante, si les deux conditions suivantes sont remplies :
- La solution est mauvaise par rapport aux autres solutions dans tous les objectifs .
- La solution est la meilleure par rapport aux autres solutions dans au moins un des objectifs.
Les algorithmes génétiques de type NSGA (Non-dominated Sorting Genetic Algorithm )
ont une tailles de population supérieur à 1. Chaque individu de la population représente une
solution unique, et ces algorithmes génétiques sont adaptés pour générer la solution optimale
définie dans les problèmes d’optimisation multi-objectifs. Selon [140] , L’algorithme NSGA a
trois propriétés :
- Il utilise le principe sélectif .
- Il est fondé sur la diversité explicite des outils de conservation .
- Il accentue sur les solutions non-dominées.
L’algorithme NSGA [141] est utilisé pour résoudre plusieurs fonctions objectif simultané-
ment. Une version améliorée (NSGA-II), permet de remédier aux inconvénients de l’algorithme
NSGA et qui sont : la grande complexité de calcul du tri non-dominé, l’absence de sélection, et
la nécessité de spécifier le paramètre de répartition. Pour obtenir des solutions Pareto optimales
par NSGA II plus efficaces, une augmentation du nombre de générations est nécessaire.
2.8 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté quelques méthodes de résolution des équations diffé-
rentielles non-linéaires. Ces méthodes ont été appliquées sur des systèmes dynamiques à 1 ddl
ou 2 ddl. La résolution par la méthode d’intégration temporelle (ODE45) ou la méthode de réso-
lution numérique Manlab donne des résultats proches des résultats de références. Par contre, la
résolution par la méthode de perturbations à échelles multiples donne des résultat différents par
rapport aux deux autres méthodes (la méthode d’intégration temporelle (ODE45) ou la méthode
de résolution numérique Manlab) suite à l’erreur de résolution. Cette erreur est due à la limita-
tion à l’ordre 1. Si cet ordre augmente, la résolution par cette méthode devient plus difficile pour
cela dans les chapitres suivant on choisi la méthode de résolution numérique Manlab comme
méthode de résolution non linéaire de référence . De plus, des méthodes de sensibilité globale,
telle que la méthode de Morris, sont plus adaptées pour réduire les paramètres de calcul ont été
53
Chapitre 2. Méthodes de résolution des problèmes de la dynamique non-linéaire
présentées. Les algorithmes génétiques de type NSGA et NSGA II ont été rappelés pour la réso-
lution des problèmes d’optimisation multi-objectif. Ces outils analytiques et numériques seront
utilisés dans le reste de ce travail pour résoudre des problèmes de dynamique non linéaires.
54
Chapitre 3
3.1 Introduction
Plusieurs travaux ont été présentés dans le premier chapitre sur les récupérateurs linéaires
classiques, les récupérateurs multimodales et non-linéaires. Dans ce cadre, nous proposons une
approche de récupération d’énergie basée sur le couplage d’un réseau d’aimants en lévitation
magnétique. Cette approche combine les avantages combinés des non-linéarités et des interac-
tions modales.
L’idée de base consiste essentiellement à élargir la bande passante et à augmenter la puis-
sance récupérable. Les équations de mouvement non-linéaires couplées sont résolues en utili-
sant la méthode de la balance harmonique (HBM) associé à la méthode asymptotique numérique
(ANM) [116].
Ensuite, pour améliorer les performances de récupération d’énergie en terme de bande pas-
sante et de puissance récupérable, nous avons introduit une procédure d’optimisation multi-
objectifs à l’aide de l’algorithme NSGA-II [140]. Des comparaisons par rapports à l’état de
l’art ont été faites entre les récupérateurs d’énergie découplés avec un seul aimant en lévita-
tion, avec deux aimants et avec trois aimants couplés en lévitation afin de montrer les hautes
performances de la stratégie de récupération d’énergie vibratoire proposée.
55
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
calement de manière ce que toutes les surfaces opposées présentent le même pôle magnétique.
Dans chaque zone qui sépare deux aimants adjacents, une bobine est placée verticalement pour
effectuer la transduction électromagnétique.
S M n+1
N
g
N
S
%RELQH N°j+1
S
N Mj
%RELQH N°j
xj
N
S
x S M0
N
F IGURE 3.1 – Générateur électromagnétique composé d’un réseau d’aimant en lévitation ma-
gnétique. [142]
56
3.2. Modélisation du système dynamique
Pj F j ( j 1)
S
Mj N
F j ( j 1)
~Fjm = →−
F j, j−1 +
→
−
F j, j+1 +
→
−
P j
µ0 QM j QM j−1 QM j+1 (3.2)
= 4π 2 − 2 − M j g ~x
(d+v j−1 −v j ) (d+v j −v j+1 )
QM j = S j Hc j est l’intensité magnétique de chaque aimant M j . Avec S j et Hc j sont respecti-
vement la section transversale et la force coercitive de l’aimant M j .
→
− →
−
A l’équilibre statique, la force de restauration magnétique vérifie ( F mj = 0 ). En supposant
que la position de chaque aimant mobile à l’équilibre est (v j = 0), nous obtenons l’équation
suivante :
4πM j gd 2
QM j = (3.3)
µ0 QM j−1 − QM j+1
En substituant l’équation (3.3) dans l’équation (3.2), nous obtenons :
! !
→
−m M j gd 2 QM j−1 QM j+1
Fj = 2 − 2 − M j g ~x (3.4)
QM j−1 − QM j+1 d + v j−1 − v j d + v j − v j+1
57
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
Mn+1
cej 1 U j 1 R j 1 , rint
c
M0
Y Y0 cos(t )
suivante :
R j i j = α j v̇ j+1 − v̇ j − rint i j (3.6)
Fje = ce j−1 v̇ j − v̇ j−1 − ce j v̇ j+1 − v̇ j (3.7)
α2j
ce j = (3.8)
R j + rint
On fait le développement en série Taylor jusqu’au troisième ordre des forces magnétiques
non linéaires écrites dans l’équation (3.4). Le système d’équations non linéaires couplées est
obtenu comme suit :
58
3.2. Modélisation du système dynamique
M j v̈ j + c + ce j−1 + ce j v̇ j − ce j v̇ j+1 − ce j−1 v̇ j−1 + k j, j+1 v j − v j+1
2 2
+k j, j−1 v j − v j−1 + α j, j+1 v j − v j+1 − α j, j−1 v j − v j−1
3 3
+λ j, j+1 v j − v j+1 − λ j, j−1 v j − v j−1 = −M jŸ (3.10)
j = 1, 2, ..., n
3 3 (3.11)
α j, j+1 = 2d k j, j+1 α j, j−1 = 2d k j, j−1
2 2
λ j, j+1 = k
d 2 j, j+1
λ j, j−1 = k
d 2 j, j−1
A l’équilibre statique, nous avons :
m
Fj = 0 j = 1, 2, ...n
(3.12)
m =0
Fj+1 j = 0, 2, ...n − 1
La résolution de l’équation (3.12), donne :
µ0 M j ′ 2
M j = 4πgd 2 Q M j−1 − M j+1
j = 1, 2, ...n
(3.13)
µ0 M j+1 ′ 2
M
j+1 = 4πgd 2
Q M j − M j+2 j = 0, 2, ...n − 1
D’après l’équation (3.13), on obtient :
59
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
Pour que la puissance récupérable ne soit pas perdu par effet Joule, on suppose que PCharge (t) ≫
PPerdu (t) ce qui donne R j ≫ rint . D’après les relations (3.6),(3.7) et (3.8), l’équation (3.16) peut
être écrite comme suit :
!
Ω2 n+1 2
P(t) =
2 j=1 ∑ ce j V j−1 −V j (1 −Cos (2Ωt)) (3.17)
La stratégie proposée a l’avantage d’éviter la différence de phase entre les courants induits.
Cependant, elle nécessite des circuits complexes afin de distribuer l’énergie séparément.
ẇ = f (t, w, Ω) (3.19)
Avec w est un paramètre inconnu et f est une fonction périodique.
Pour appliquer la méthode HBM, on commence par la transformation de l’équation (3.19)
en un système quadratique (3.20) :
u j = v̇ j , w j = v j 2 ; ∀ j ∈ [1, n − 2]
w j( j+1) = v j v j+1 ; ∀ j ∈ [1, n − 3] (3.21)
r1 = Ω, r2 = Y0 cos(Ωt), r3 = Ω2
La forme matricielle du système d’équation (3.19) a la forme suivante :
60
3.2. Modélisation du système dynamique
v̇ j = 0 + uj + 0 + 0
u̇ j = 0 + Ul j + 0 + Uq j
0 = 0 − wj + 0 + v j2
0 = 0 − w j( j+1) + 0 + v j v j+1
0 = 0 − r1 + Ω + 0 (3.22)
0 = Y0 cos(Ωt) − r2 + 0 + 0
0 = 0 − r3 + 0 + r1 2
0 = 0 + P + 0 + Pq
| {z }
m(Ż) = c(t, Ω) + l(Z) + Ωlc1 + q(Z, Z)
Avec :
c+ce j−1 +ce j ce ce
− Mj u j + M jj u j+1 + Mj−1 u j−1
k j( j+1) k j( j−1) j
− M j v j − v j+1 − M j v j − v j−1
(3.23)
Ul j = α
− j(Mj+1)
j
w j + w j+1 − 2w j( j+1)
α
+ j(Mj−1)
j
w j + w j−1 − 2w j( j−1)
λ
− j(Mj+1) v j w j − v j+1 w j+1 + 3v j w j+1 − 3w j v j+1
Uq j = j
λ j( j−1) (3.24)
− Mj v j w j − v j−1 w j−1 + 3v j w j−1 − 3w j v j−1 + r3 r2
r3 n−1
Pq = − ∑
2 j=1
ce j w j + w j+1 − 2w j( j+1) (3.25)
T
Z = v1 ...vn u1 ...un w1 ...wn w12 ...w(n−1)(n) r1 r2 r3 P est un vecteur de taille
Neq = 4(n − 2) + 3 , c(t, Ω), lc1 sont des vecteurs constants, m(Ż) et l(Z) sont des vecteurs
linéaires et q(Z, Z) est un vecteur quadratique.
La méthode HBM est appliquée au système d’équation (3.22). On décompose le vecteur
Z(t) en série de Fourier suivante :
H H
Z(t) = Z0 + ∑ Zc,k cos(kΩt) + ∑ Zs,k sin(kΩt) (3.26)
k=1 k=1
La taille du vecteur U est (2H + 1)Ne q, où Neq est le nombre des équations. On peut décom-
poser les éléments du vecteur U en série de Fourier, à travers cette formulation :
T T
U = Z0T + Zc,1
T T
+ Zs,1 T
+ Zc,2 T
+ Zs,2 T
+ ... + Zc,H + Zs,H (3.27)
En substituant l’équation (3.27) dans l’équation (3.22), et en assemblant les termes de même
harmonique et en négligeant les termes de grande ordres, on obtient le système d’équations
suivant :
61
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
S
N
N
S
S
N
F IGURE 3.4 – Générateur électromagnétique composé d’un seul aimant en lévitation magné-
tique.
62
3.3. Résultats et discussion
F IGURE 3.5 – Variation de la fréquence naturelle pour un récupérateur à un seul aimant mobile
par rapport à la distance du gap d et le rapport massique µ. [142]
De plus, l’équation (3.32) est incompatible pour le cas ou nous avons M2 = M0 en raison de
la multistabilité de la position d’équilibre statique.
En substituant l’équation (3.11) dans (3.29) et en divisant par M1 , nous obtenons l’équation
suivante :
3g 2 2w2r 3
v̈1 + 2ξwr v̇1 + w2r v1 − v + 2 v1 = κ cos(Ωt) (3.33)
2d 2 1 d
Avec wr = 2π fr , ξ = c+ce1 +ce2 2
2M1 wr et κ = Y0 Ω .
L’équation (3.33) est une équation de Duffing avec une non-linéarité quadratique sous ex-
citation harmonique. Pour analyser l’équation du mouvement, nous utilisons la technique de
63
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
perturbation qui est adaptée pour les petites variations d’excitation et d’amortissement [1]. Afin
de faciliter l’utilisation de l’approche de perturbation, nous proposons la méthode de calcul de
la moyenne [144] pour sa simplicité d’utilisation. Nous introduisons l’amplitude suivante :
Ω = wr + εσ (3.35)
Avec ε le paramètre de perturbation. La détermination de Ȧ et β̇ est donnée par :
1
2
Ȧ = 2wr κ sin β − 2ξwr A
h i (3.36)
β̇ = −σ + 1 3w2r A3 + κ cos β
2Awr 2d 2
TABLE 3.1 – Les paramètres de conception pour un récupérateur à un seul degrés de liberté
64
3.3. Résultats et discussion
A mplitude (m)
0.01 N
on linéaire
B2
0.005 Ac
3dB
BP L
0
5 6 7 8 9 10 11 12
f(Hz)
F IGURE 3.6 – Réponses fréquentielles forcées du récupérateur 1ddl. Les paramètres de concep-
tion sont indiquées dans le tableau 3.1 pour les trois configurations : linéaire (Y0 = 0,7 mm),
critique (Y0 = 2 mm) et non linéaire (Y0 = 4,8 mm). Les lignes continues indiquent les solutions
périodiques stables et les lignes en pointillé indiquent les solutions instables.
La Figure 3.6 donne la variation de la réponse en fréquence par rapport à l’amplitude d’exci-
tation pour les paramètres de conception indiquées dans le Tableau 3.1. Ces paramètres ont été
choisis pour obtenir un récupérateur à un seul ddl résonant à une fréquence en dessous de 10 Hz
( fr =6,5 Hz ) avec un amortissement électromagnétique faible. Pour des amplitudes supérieures
à l’amplitude critique, la définition de la bande passante est déterminée par rapport au point de
bifurcation le plus élevé. En particulier, la bande passante est nettement élargie lorsque l’aimant
mobile oscille dans le régime non-linéaire.
M3 + M0 = M1 + M2 (3.41)
En respectant la condition (3.41), les fréquences propres sont écrites comme suit :
65
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
v
(k12 +k10 )M2 +(k23 +k21 )M1 2
u n o
u
1 (k12 + k10 ) M2 + (k23 + k21 ) M1 1u M1 M2
Ω21 , Ω22 = ± t n o
2 M1 M2 2 −4 (k12 +k10 )(k 23 +k21 )−k k
12 21
M1 M2
(3.42)
Pour améliorer la bande passante du récupérateur, nous minimisons la distance qui sépare
les fréquences naturelles exprimées dans l’équation (3.42), ce qui nous donne les conditions
suivantes :
50
40 Région 1
Région optimale
M 3 (g)
30
20
10
Région 2
0
0 100 200 300 400 500
M 0 (g)
F IGURE 3.7 – Variation de la distance séparant les fréquences propres du récupérateur à 2ddl
par rapport à M0 et M3 . La région optimale est obtenue pour f2 − f1 < 4.3Hz . [146]
66
3.3. Résultats et discussion
est à l’intérieur de la plage d’instabilité limitée par deux points de bifurcation, la réponse dyna-
mique a deux solutions. Par conséquent, nous pouvons profiter de l’effet raidissant non linéaire
pour élargir la bande de fréquence du récupérateur d’énergie.
67
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
f2 − f1
g1 =
f1
(3.44)
g = |P1 −P2 |
2 Pn1
68
3.3. Résultats et discussion
1.5
J 1
0.5
0
G M2 M1 M3
)DFWHXUVRUGRQQpVSDURUGUHFURLVVDQWPD[LPDO
F IGURE 3.10 – Application de la méthode de Morris adaptée à la fonctions objectif g1 .
8000
6000
J (cm 3 g 2 )
4000
2000
0
ce1 ce2 M3 ce3 d M2 M1
)DFWHXUVRUGRQQpVSDURUGUHFURLVVDQWPD[LPDO
La Figure 3.10 montre que la première fonction objectif g1 ne dépend que de la masse des
aimants. La Figure 3.11 montre que les paramètres d’amortissement électromagnétiques ce1 et
ce2 ont une faible influence sur la variation de la seconde fonction objectif g2 . Par conséquent,
ce1 et ce2 sont maintenus constants dans la procédure d’optimisation décrite ci-dessous.
Pour améliorer les performances du récupérateur non linéaire à deux ddl, les pics de réso-
nance doivent être très proches les uns des autres en termes de fréquence de résonance et de
niveau de puissance récupérée. Pour cela, les fonctions objectifs g1 et g2 sont utilisées dans le
processus d’optimisation (NSGA-II). Les deux fonctions coûts sont simultanément minimisées
par rapport aux cinq paramètres de conception (M1 , M2 , M3 , d, ce3 ).
69
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
x = [M1 , M2 , M3 , d, ce3 ]T
(3.45)
Sous les conditions M3 + M0 − M1 − M2 = 0
M0 ≥ M2
M1 ≥ M3
L’étude de sensibilité est suivie par une étude d’optimisation globale pour localiser l’op-
timum local et global pour chaque fonction objectif à l’aide des simulations de Monte Carlo.
Ensuite, l’optimisation multiobjectifs a été réalisée autour de l’optimum global. Les solutions
Pareto-optimales sont obtenues par NSGA-II après 200 générations et sont représentées sur la
Figure 3.12.
1.1
generation 200 / 200
generation 10 / 200
1
0.9
g2
0.8
2 3
0.7
0.6 1
0 0,001 0,002 0,003
g1 (cm3 g2)
F IGURE 3.12 – Solutions préférées du problème d’optimisation multi-objectif écris dans l’équa-
tion (3.45).
70
3.3. Résultats et discussion
TABLE 3.3 – Les paramètres de conception des trois solutions optimales sélectionnées dans la
Figure 3.12.
M1 (g) 80 80 80 [10-250]
d (mm) 15 15 15 [5-15]
et atteint un maximum de π/3 pour une fréquence d’excitation égale à 9,5 Hz. Contrairement
au cas d’un seul aimant mobile, la bande passante est mesurée sur la réponse fréquentielle de la
puissance à -3dB sur le premier pic comme le montre la Figure 3.13-b. Nous remarquons que la
bande passante est très élevée et atteint 120 % par rapport la première fréquence propre.
Les réponses fréquentielles pour les trois solutions choisies sont comparées en terme de
puissance normalisée comme donnée par la Figure 3.14. La première solution à la puissance
normalisée plus élevée (10.4mW cm−3 g−2 ) par rapport aux deux autres solutions . Les résultats
des trois solutions de conception sont donnés dans le tableau 3.4 qui confirme que la première
solution a les meilleurs performances.
71
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
Déplacement (mm)
10 100
M1
M
2
5 80
0 60
P(mW)
0 5 10 15
f (Hz)
0 40 3dB
Phase (π rad)
-0.5
20
-1 BP
-1.5 0
0 5 10 15 0 5 10 15
f (Hz) f(Hz)
(a) (b)
F IGURE 3.13 – Réponses fréquentielles forcées pour un récupérateur à deux degrés de liberté
en termes (a) d’amplitude et de phase (b) de puissance récupérée. Les paramètres de conception
correspondent à celles de la solution 1 dans le tableau 3.3 avec une amplitude d’excitation Y0 =
2 mm.
10 Solution N°1
Solution N°2
P (mW cm-3 g-2 )
8 Solution N°3
0
0 5 10 15
f(Hz)
|P3 −P1 |
g1 = g∗1 Pn1
|P2 −P1 |
g2 =
g∗2 Pn1
(3.46)
f3 − f1
g3 = g∗3 f1
f2 − f1
g4 =
g∗4 f1
72
3.3. Résultats et discussion
TABLE 3.4 – Performances du récupérateur à deux degrés de liberté pour les trois solutions
optimales sélectionnées dans la Figure 3.14.
Solution N◦ 1 2 3
BP(%) 120 85 84
450
400
350
300
250
(f3-f1)/f 1
200
150
100
50
0
d M M M
4 3 2
Facteurs ordonnés par ordre croissant maximal
73
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
8000
7000
6000
5000
n1
(P -P )/P
3
4000
1
3000
2000
1000
0
ce3 ce2 ce1 ce4 d M3 M4 M2
Facteurs ordonnés par ordre croissant maximal
F IGURE 3.16 – Application de la méthode de Morris adaptée à l’écart entre les puissances
récupérées
0.8
9DOHXUREMHFWLYH
0.6
0.4
0.2
0
1 2 3 4
2EMHFWLI1
0.8
9DOHXUREMHFWLYH
0.6
0.4
Solution1
0.2 Solution1
Solution1
0
1 2 3 4
2EMHFWLI1
F IGURE 3.18 – Sélection des trois solutions préférées du problème d’optimisation multi-
objectifs
74
3.3. Résultats et discussion
TABLE 3.5 – Les paramètres conceptuels des trois solutions optimales sélectionnées dans la
Figure 3.18
M3 (g) 10 67 63 [ 10 − 250 ]
M4 (g) 10 43 50 [ 10 − 250 ]
d0 (mm) 15 15 15 [5 − 15]
75
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
P(mW)
0
0 5 10 15 20 150
f (Hz)
1
100
Phase (π rad)
0.5
50
0
0
-0.5 0 5 10 15 20
0 5 10 15 20
f (Hz) f(Hz)
(a) (b)
F IGURE 3.19 – Réponses fréquentielles forcées pour un récupérateur à trois ddl en termes (a)
d’amplitude et de phase [148] (b) de puissance récupérée. Les paramètres de conception cor-
respondent à celles de la solution 1 dans le tableau 3.5 avec une amplitude d’excitation Y0 = 2.3
mm.
TABLE 3.6 – Performances du récupérateur à 3ddl pour les trois solutions optimales sélection-
nées sur la Figure 3.18
20 Solution 1
Solution 2
P (mW cm-3 g-2 )
15 Solution 3
10
0
0 5 10 15
f(Hz)
F IGURE 3.20 – Comparaison de la réponse fréquentielle forcée d’un récupérateur à trois ddls
en terme de puissance normalisée entre les trois solutions pareto-optimales
76
3.4. Étude comparative
Les réponses fréquentielles des trois solutions choisies sont comparées en terme de puis-
sance normalisée comme le montre la Figure 3.20. La puissance normalisée maximale pour la
première solution est de l’ordre de 25mW cm−3 g−2 . Pour apprécier les bonnes performances de
la première solution, les spécifications des trois solutions de conception sont récapitulées dans
le tableau 3.6.
77
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
Déplacement (mm)
10 100
M1
M
2
5 80
0 60
P(mW)
0 5 10 15
f (Hz)
0 40 3dB
Phase (π rad)
-0.5
20
-1 BP
-1.5 0
0 5 10 15 0 5 10 15
f (Hz) f(Hz)
(a) (b)
F IGURE 3.21 – Réponse fréquentielle forcée de deux récupérateurs à un seul ddl en termes (a)
d’amplitude et de phase (b) de puissance récupérée. Les paramètres de conception sont indiqués
dans le tableau 3.7 et l’amplitude d’excitation est Y0 = 3 mm.
12
VEH 2
1
10 VEH 1+ VEH12
P (mW cm-3 g-2 )
8
6
4
2
0
0 5 10 15
f(Hz)
F IGURE 3.22 – Réponses fréquentielles forcées des récupérateurs V EH11 + V EH21 et V EH 2 en
terme de puissance normalisée.
puissance normalisée qui est récupérable par le récupérateur V EH 2 comme le montre la Figure
3.22.
Les performances du récupérateur V EH 2 sont comparées à celle du récupérateur V EH11
78
3.4. Étude comparative
et V EH21 dans le tableau 3.7. Cette comparaison met en évidence les avantages du couplage
non linéaire entre les aimants mobiles. En effet, le couplage magnétique non-linéaire conduit
à une amélioration de la bande passante à travers l’effet raidissant. Par ailleurs, contrairement
au cas de deux récupérateurs à un seul ddl, les paramètres magnétiques sont réglés pour mo-
difier les conditions de couplage de telle sorte que les fréquences propres du récupérateur à
2ddl se rapprochent, et par conséquent les interactions modales augmentent et conduisent à une
augmentation de la puissance récupérable.
Une comparaison est faite en terme de puissance normalisée entre la réponse fréquentielle
d’un récupérateur à deux ddl V EH 2 et la réponse fréquentielle d’un récupérateur à trois ddl
V EH 3 comme le montre la Figure 3.23. Les paramètres de conception à 3ddls correspondent
à ceux de la première solution optimale précités dans le tableau 3.5. Le récupérateur à 3ddls
à la puissance normalisée la plus élevée (20mW cm−3 g−2 ). Les performances des deux récu-
pérateurs sont indiquée dans le tableau 3.7 et montrant des meilleures performances pour le
récupérateur V EH 3 comparé au récupérateur V EH 2 grâce aux effets des interactions modales.
Les performances remarquables des récupérateurs proposés basés sur un réseau d’aimants en lé-
vitation sont mises en évidence dans le tableau 3.8 comparées à des récupérateurs magnétiques
existants dans la littérature.
20 VEH 2
VEH 3
P (mW cm-3 g-2 )
15
10
0
0 5 10 15
f(Hz)
79
Chapitre 3. Réseaux d’aimants en lévitation avec couplage magnétique
TABLE 3.8 – Comparaison entre les performances de plusieurs récupérateurs d’énergie basés
sur la lévitation magnétique et les récupérateurs proposés.
3.4.3 Conclusion
Dans cette section, nous avons proposé un design de récupération d’énergie vibratoire non-
linéaire basé sur un réseau d’aimants en lévitation. Les équations du mouvement ont été déter-
minées en prenant en compte la non-linéarité magnétique et l’amortissement électromagnétique.
Ces équations ont été résolues en utilisant la méthode HBM couplée avec la technique ANM
et prenant en compte la variation en fréquence de l’amplitude de l’excitation. Le récupérateur à
1ddl est étudié analytiquement pour extraire l’expression de l’amplitude critique. Ensuite, on a
introduit la procédure d’optimisation multiobjectif en utilisant l’algorithme NSGA-II pour les
cas de 2ddl et de 3ddl afin de sélectionner les solutions optimales en terme de performances.
Les avantages du couplage non linéaire ont été mises en évidence en comparant les perfor-
mances d’un récupérateur composé de deux générateurs 1ddl découplés V EH11 et V EH21 avec
un récupérateur à 2ddl (V EH 2 ).
Le générateur V EH 2 permet la récupération d’énergie vibratoire dans une gamme de fré-
quence entre 5.1 et 12 Hz, une bande passante de 120% et une puissance récupérable normalisée
de 10.4mW cm−3 g−2 . De plus, le récupérateur à 3ddl est plus performant que les deux premiers
récupérateurs dans la gamme de fréquences entre 4.6 et 14.5Hz avec une bande passante de
190% et pour une puissance récupérée normalisée de 20.2mW cm−3 g−2 , ce qui met en évidence
les avantages des interactions modales.
Le design du récupérateur d’énergie vibratoire non-linéaire basé sur un réseau de plusieurs
aimants en lévitation peut être obtenu grâce au concept proposé dans ce chapitre. Les per-
formances de ce générateur peuvent être rendu optimale en exploitant simultanément la non-
linéarité et la multi-modalité dans une large bande fréquence.
Dans le chapitre suivant, on met à profit le caractère non-linéaire à la fois magnétique et
géométrique et la multimodalité pour étendre le concept de récupération d’énergie vibratoire à
un réseau de poutre en grands déplacements transverses. Les non-linéarités de couplage magné-
tique permettent d’augmenter les performances du récupérateur d’énergie vibratoire.
80
Chapitre 4
4.1 Introduction
Mahmoudi et al. [3] ont modélisé un récupérateur non-linéaire hybride d’énergie vibratoire
ambiante en se basant sur un design d’un récupérateur à transduction électromagnétique (Figure
4.1).
81
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
α ∆
bobine
Rload Rint
i
y
x
N M n1
s
2rn1
2 Lc hs
s
M N
di
M N
L s
2r0
s
M0
N
F IGURE 4.2 – Réseau de poutres en grands déplacements sous excitation à la base. [149]
Ces forces induisent une rigidité magnétique non-linéaire. Une bobine est enroulée horizon-
talement autour de la zone de séparation entre deux aimants adjacents. Lorsque le dispositif de
récupération est soumis à une excitation harmonique à la base Y (t), chaque aimant mobile os-
cille autour de sa position d’équilibre. Un courant induit se produit dans chaque bobine comme
82
4.2. Modélisation du système dynamique
représenté sur la Figure 4.3. Le récupérateur électromagnétique est constitué de n+1 circuits
indépendants (R j , rint ) avec j=1,2...n+1.
ε11 = 21 v′ i 2 + yv′′ i
(4.1)
κ = v′′ i
Z L Z Z L Z Z
hs
! hs
!
1 2 1 2 Es Ss L
s 2
N= bσ11 dy dx = bEs ε11 dy dx = v′ i dx (4.3)
L 0 − h2s L 0 − h2s 2L 0
bh3
Avec Is = 12s .
Par conséquent, l’énergie élastique peut être exprimée comme suit :
1RL
E pi = 11 + Mκ)dx
2 0 (Nε R !
R 1 1 L ′2 1 ′2 ′′
1 L E
L 2 s s S 0 iv dx 2 v + yv
= 2 0 dx (4.5)
+ (2E p I p + Es Is ) κ 2
R
Es Is R L ′′
2 2
Es Ss L ′2
= 8L 0 v dx + 2 0 v dx
On suppose que les poutres ont les mêmes caractéristiques géométriques et mécaniques. Le
travail dû à la force d’amortissement électromagnétique s’écrit :
vi vi
Wid = cei (v̇i − v̇i−1 ) + ce(i+1) (v̇i − v̇i+1 ) (4.6)
Lc Lc
Le travail dû aux interactions magnétiques est donné par :
83
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
!
µ0 Qi Qi−1 Qi+1
Fim = − − Mi g (4.8)
4π (di−1 + vi−1 − vi )2 (di + vi − vi+1 )2
( dQi−12 − Qdi+1 Qi−1
2 ) + 2( d
Qi+1
3 (vi − vi−1 ) + d 3 (vi − vi+1 ))
i i
i−1 i−1
µ0 Qi −3( Qi−1 (v − v 2 Qi+1 2
m
Fi = 4π di−1 4 i i−1 ) − d 4 (vi − vi+1 ) ) −Mi g (4.9)
i
+4( dQi−15 (vi − vi−1 )3 + Qdi+1 3
5 (vi − vi+1 ) )
i−1 i
4πdi−1 2 di 2 Mi g
Qi = (4.10)
µ0 Qi−1 di 2 − Qi+1 di−1 2
La substitution de l’équation (4.10) dans l’équation (4.9), conduit à la nouvelle expression
de la force de restauration magnétique :
( dQi−12 − Qdi+1 Qi−1 Qi+1
2 ) + 2( d 3 (vi − vi−1 ) + d 3 (vi − v3 ))
i 1 i
i−1
di−1 2 di 2 Mi g Qi−1 2 Qi+1 2
Fim =
(Qi−1 di −Qi+1 di−1 ) −3( di−1 4 (vi − vi−1 ) − di 4 (vi − vi+1 ) )
2 2
−Mi g
+4( dQi−15 (vi − vi−1 )3 + Qdi+1 3
5 (vi − vi+1 ) )
i−1 i
(4.11)
Pour des poutres identiques, Qi−1 = Qi = Qi+1 = Q, on impose la condition suivante :
s
nQ
di = d0 dn ; ∀i < n (4.12)
id0 2 Qn+1 + (n − i)dn2 Q0
84
4.2. Modélisation du système dynamique
µ0 Q Q0 dn 2 − Qn+1 d0 2
M= ( ) (4.13)
4nπg d 0 2 dn 2
L’équation (4.13), est une équation du second degré en d0 . La résolution de cette équation
donne :
s
µ0 QQ0
d0 = dn (4.14)
4ndn 2 gMπ + µ0 QQn+1
ki(i−1) (vi − vi−1 ) + ki(i+1) (vi − vi+1 )
2 2
Fim −αi(i−1) (vi − vi−1 ) − αi(i+1) (vi − vi+1 )
=
(4.15)
+λi(i−1) (vi − vi−1 )3 + λi(i+1) (vi − vi+1 )3
Avec :
µ0 Q2
ki(i−1) = k(i−1)i = 3
2πdi−1
3µ0 Q2
αi(i−1) = α(i−1)i = 4
4πdi−1
(4.16)
µ0 Q2
λi(i−1) = λ(i−1)i = 5
πdi−1
L’énergie totale des forces extérieures peut être exprimée comme suit :
R L+L R
1
2 L
c
cv̇i vi dx + 0L ρs Ss LŸ vi dx + MLcŸ vi
Wi ext = (4.17)
m
v F (v ,vi ,vi+1 )
+cei Lvci (v̇i − v̇i−1 ) + ce(i+1) Lvci (v̇i − v̇i+1 ) + i i i−1
Lc
La fonction Heaviside de la partie élastique de la poutre s’écrit :
1 → Si : x ∈ [0, L]
H1 (x) = (4.18)
0 → Si : x ∈ [L, L + Lc ]
85
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
Z tf
Ii = (Eci − E pi +Wi ext )dt (4.20)
t0
n
Pour δI = ∑ δIi = 0, on a :
i=1
ρs Ss ν̈i H1 + Es Is H1 vi IV
E S ′′
R L ′ 2
+cH1 v̇i − s s v i H1 (x) v i dx
2L 0
R L+Lc
− 0
Z tf H2 H2
δνi dx
+c ei Lc (v̇ i − v̇ i−1 ) + ce(i+1) Lc (v̇ i − v̇ i+1 )
dt = 0 (4.21)
t0
+ HLc2 Fim (vi−1 , vi , vi+1 ) + ρs Ss H1 + H2 LMc Ÿ
h R iL
− E2L v i 0L v′ 2 2 dx − EIv′′′ i δvi + Es Is v′′ i δv′ − M ν̈i (L)δνi (L)
s Ss ′
0
vi (0,t) = v′ i (0,t) = 0
v′ i (L,t) = 0 (4.22)
Mi ν̈i (L,t) + Es Is v′′′ i (L,t) = 0
86
4.2. Modélisation du système dynamique
RL RL
m 0 Φ2 dxäi + Es Is 0 ΦΦIV dxai + cei Φ2 (ȧi − ȧi−1 ) + ce(i+1) Φ2 (ȧi − ȧi+1 )
!
2
k i(i+1) i(a − a i+1 ) + k (a
i(i−1) i − a i−1 ) − α (a
i(i+1) i − ai+1 )
+Φ = 0 (4.25)
−αi(i−1) (ai − ai−1 ) + λi(i+1) (ai − ai+1 ) + λi(i−1) (ai − ai−1 )3
2 3
R
s Ss L
R R R
′ 2 dx L ΦΦ′′ dxa 3 + c L Φ2 dxȧ + mL L Φdx + ΦM Ÿ
− E2L 0 Φ 0 i 0 i 0
Meq äi + ceq ȧi + ce(i+1) φ2 (L)(ȧi − ȧi+1 ) + cei φ2 (L)(ȧi − ȧi−1 )
L a +k 2 2
i(i+1) φ (L)(ai − ai+1 ) + ki(i−1) φ (L)(ai − ai−1 )
+keq i
= −FeqŸ
(4.26)
−αi(i+1) φ3 (L)(ai − ai+1 )2 − αi(i−1) φ3 (L)(ai − ai−1 )2 + kNL a3
eq i
+λi(i+1) φ4 (L)(ai − ai+1 )3 + λi(i−1) φ4 (L)(ai − ai−1 )3
Avec :
RL
keq = Es Is 0 Φ′′ 2 dx
RL
R 2 Meq = m 0 Φ2 dx + MΦ2
NL = Es Ss L ′2 (4.27)
keq 2L 0 Φ dx RL
ceq = c 0 Φ2 dx
RL
Feq = mL 0 Φdx + ΦM
Le choix du Φ(x) sous la forme d’une fonction admissible s’écrit :
87
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
x x 2 x 3
φ(x) = b0 + b1 + b2 + b3 (4.28)
L L L
Cette fonction satisfait les conditions limites géométriques :
Φ(0) = Φ′ (0) = 0
(4.29)
Φ′ (L) = 0
Ce qui donne :
x 2 x 3
φ(x) = 3 ; φ(L) = 1 −2 (4.30)
L L
Les équations du mouvement s’écrivent en coordonnées généralisées a1 et a2 sous la forme
d’un système non-linéaire équivalent à n ddl :
Meq äi + ceq ȧi + ce(i+1) (ȧi − ȧi+1 ) + cei (ȧi − ȧi−1 )
L a +k
i(i+1) (ai − ai+1 ) + ki(i−1) (ai − ai−1 )
+keq i
= −FeqŸ
(4.31)
−αi(i+1) (ai − ai+1 )2 − αi(i−1) (ai − ai−1 )2 + keqNL a3
i
+λi(i+1) (ai − ai+1 )3 + λi(i−1) (ai − ai−1 )3
Les paramètres raideurs et masse équivalente sont donnés par les expressions suivantes :
12Es Is 13Lm
keq = L3
; Meq = 35 +M
q
NL = 18Es Ss 13Lc k
keq ; ceq = 35 = 2ξ Meqeq (4.32)
25L3
Lm
Feq = 2 +M
M n1
ce (i 1) k i (i1)
R(i1) , i ( i 1)
L
rint
U (i1) i (i1) keq keqNL
I (i1) M eq
Ri , i (i1) ceq
Ui
rint
cei ki (i1) i (i1)
Ii
M0 Y Y0 cos(t )
F IGURE 4.3 – Modèle équivalent d’un réseau des poutres en grands déplacements
88
4.3. Résultats et discussion
Le modèle équivalent à nddl (Figure 4.3) comprend une rigidité linéaire, une rigidité non-
linéaire et un amortissement (mécanique et magnétique).
La matrice de raideur linéaire s’écrit comme suit :
L +k +k
keq 0
12 10 −k12
... ...
−k21
(4.33)
K= ... ...
−k(n−1)n
0 −kn(n−1) L
keq + kn(n+1) + kn(n−1)
La matrice d’amortissement s’écrit comme suit :
ceq + ce1 + ce2 −ce2 0
.. ..
−ce2 . .
(4.34)
C= .. ..
. . −cen
0 −cen ceq + cen + ce(n+1)
La matrice de masse s’écrit comme suit :
1 0
M = Meq ...
= Meq In (4.35)
0 1
La fonction non linéaire est donnée comme suit :
−α12 (a1 − a2 )2 − α10 a1 2 + keq NL a3
1
+λ12 (a1 − a2 )3 + λ10 a1 3
...
−α (a − a ) 2 − α (a − a )2 + k NL a 3
i(i+1) i i+1 i(i−1) i i−1 eq i
fNL (a) = 3 3
(4.36)
+λ i(i+1) (a i − a i+1 ) + λ i(i−1) (a i − a i−1 )
...
−αn(n+1) an 2 − αn(n−1) (an − an−1 )2 + keq NL a3
n
+λn(n+1) an 3 + λn(n−1) (vn − an−1 )3
T T
Avec : a = a1 ... ai ... an et e = 1 ... 1 ... 1
Ainsi, le système (4.31) s’écrit comme suit :
89
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
L +k +k
Meq ä1 + ceq + ce1 + ce2 ȧ1 + keq 10 12 a1
3
= −FeqŸ (4.38)
2 NL
− (α12 + α10 ) a1 + keq + λ10 + λ12 a1
Avec :
µ0 Q0 Q 3µ0 Q0 Q µ0 Q0 Q
k10 = 2πd03
α10 = 4πd04
λ10 = πd05
(4.39)
µ0 Q2 3µ0 Q2 µ0 Q2
k12 = 2πd13
α12 = 4πd14
λ12 = πd15
M2
R2 , 12
U2 ce 2 k12 L
rint 12 keq keqNL
M1
i2
R1 , 10
U1 ce1 k10 c
rint 10
i1 M0 Y Y0 cos(t )
4πd0 2 d1 2 M1 g
Q1 = (4.40)
Q 0 d 1 2 − Q 2 d0 2 µ 0
d1 2 − d0 2 µ 0
M1 = Q2 (4.41)
4πd0 2 d1 2 g
90
4.3. Résultats et discussion
√
d1 µ0 Q
d0 = q (4.42)
4d1 2 gM1 π + µ0 Q2
s
2M1 g d1 3 + d0 3 12EI
ωr = + (4.43)
d0 d1 d1 2 − d0 2 13Lm
35 + M1
13Lm
35 + M1 L 3
Par conséquent, l’équation du mouvement de la poutre en grand déplacement peut être écrite
comme suit :
3g(d 2 +d 2 )
ä1 + 2ξωr ȧ1 + ωr 2 a1 − d 12 d 2 0 a1 2
0 1
= κcos(Ωt)
(4.44)
2(d0 5 +d1 5 ) 18 2(d0 5 +d1 5 ) kL
+( (d0 3 +d1 3 )d0 2 d1 2
ωr 2 + ( 25h 2 − (d0 3 +d1 3 )d0 2 d1 2
) Meq )a1 3
F
Avec : ωr = 2π fr , ξ = c+c2Mω
e1 +ce2
r
et κ = Meq Y0 Ω2 .
Cette équation (4.44) est une équation non linéaire sous une excitation harmonique. Pour
la résolution, nous utilisons la technique de perturbation (Chapitre 2). Afin de simplifier l’ap-
proche de perturbation [144], nous introduisons la transformation standard ci-dessous :
Ω = ωr + εσ (4.46)
1 2
Ȧ = 2ωr [κsinβ − 2ξωr A]
(4.47)
1 3ωr 2 (d0 5 +d1 5 ) 27 3 (d0 5 +d1 5 ) keq L 3
β̇ = −σ + 2Aωr [( 2 (d0 3 +d1 3 )d0 2 d1 2 + ( 50h 2 − 2 (d0 3 +d1 3 )d0 2 d1 2 ) M )A + κcosβ]
91
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
La solution périodique qui nous intéresse correspondant au point fixe (Ȧ = 0 et β̇ = 0). La
réponse en fréquence de cette solution peut s’écrire sous la forme paramétrique suivante :
κ
A= 2ξωr 2
sinβ
(4.48)
3κ2 (d0 5 +d1 5 ) 9(d0 3 +d1 3 )d0 2 d1 2 keq L 2
σ= 2 3 3 3
16ξ ωr (d0 +d1 )d0 d1 2 2 (1 + ( 25h2 (d0 5 +d1 5 )
− 1) k L +k L )sin β + ξωr cotβ
eq eqm
L’amplitude critique Acm est définie comme l’amplitude d’oscillation limite au-delà de la-
quelle, il y a bistabilité [105, 145]. Acm est l’amplitude de transition entre le comportement
linéaire et non-linéaire . Mathématiquement, Acm est définie comme l’amplitude d’oscillation
pour laquelle l’équation dσ π
dβ = 0, et a une solution unique βc = 3 . Par conséquent, la force cri-
tique s’écrit :
q
√
8 2 (d0 3 + d1 3 )d0 d1
κcm = r q ξ3/2 ωr 2 (4.49)
√ 3 3 2 2 keq L
343 9 (d0 +d1 )d0 d1
(1 + ( 25h 2 5 5 − 1) k L +k L)
(d0 5 + d1 5 )
(d0 +d1 ) eq eqm
√ p
4 2 d 3 + d1 3 d0 d1 p
Acm = r p0 ξ (4.50)
√
4
3 3 2 2
9 (d0 +d1 )d0 d1 keq L d0 5 + d1 5
3 3 (1 + ( 25h2 5
(d +d )5 − 1) k L +k L)
0 1 eq eqm
92
4.3. Résultats et discussion
Paramètre Valeur
L (mm) 60
Lc (mm) 5
b (mm) 4
hs (mm) 0. 6
M (g) 60
d1 (mm) 8
d2 (mm) 5
Hs (k A/m) 720
S0 (cm2 ) 3. 14
S1 (cm2 ) 0. 8
S2 (cm2 ) 1. 1
ξ 0. 01
ce1 (Ns/m) 1. 4
ce2 (Ns/m) 1. 4
0.5
Linear
Harmonics amplitude
Critical
0.4
Nonlinear
0.3
0.2
0.1
0
0 50 100 150 200
f(Hz)
F IGURE 4.5 – Réponses fréquentielles forcées du récupérateur électromagnétique à 1ddl. Les
paramètres de conception sont indiqués au tableau 4.1 pour les trois configurations : linéaire
(Y0 = 0, 045mm), critique (Y0 = 0.0585mm) et non-linéaire (Y0 = 0, 07mm). Les lignes conti-
nues indiquent les solutions périodiques stables et les lignes pointillées indiquent les solutions
périodiques instables.
Avec :
93
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
N M3
s
d2 2L
c hs
s
M Nd
1
MN
L s
d0
M0 s
N
F IGURE 4.6 – Récupérateur à 2ddl avec couplage magnétique soumis à une excitation harmo-
nique à la base.
M3
R3 ,
U3 ce3 k23 23 , 23
rint c
i3 M2
R2 ,
ce 2 k keqL
12 12 , 12
U2
rint keqNL
i2 M1
R1 , c
U1 ce1 k10
rint 10 ,10
i1 M0 Y Y0 cos(t )
T
a= a1 a2
(4.52)
T
e= 1 1
1 0
M = Meq = Meq I2 (4.53)
0 1
ceq + ce1 + ce2 −ce2
C= (4.54)
−ce2 ceq + ce2 + ce3
94
4.3. Résultats et discussion
L +k +k
keq 12 10 −k12
K= (4.55)
−k21 L +k +k
keq 23 21
!
−α12 (a1 − a2 )2 − α10 a1 2 + keq
NL a3
1
+λ12 (a1 − a2 )3 + λ10 a1 3
fNL (a) =
! (4.56)
−α23 a2 2 − α21 (a2 − a1 )2 + keq
NL a3
2
3 3
+λ23 a2 + λ21 (v2 − a1 )
Ou :
µ0 Q0 Q 3µ0 Q0 Q µ0 Q0 Q
k10 = 2πd03
α10 = 4πd04
λ10 = πd05
µ0 Q2 3µ0 Q2 µ0 Q2
k12 = k21 = 2πd13
α12 = α21 = 4πd14
λ12 = λ21 = πd15
(4.57)
µ0 Q3 Q 3µ0 Q3 Q µ0 Q3 Q
k23 = 2πd23
α23 = 4πd24
λ23 = πd25
√ √ √
d µ0 Q Q0
d0 = √ 2
8d2 2 gMπ+µ0 QQ3
r
2d0 2 d2 2 Q (4.58)
d1 = Q0 d22 +Q3 d02
µ0 Q Q0 d2 2 −Q3 d0 2
M= 8πg ( d0 2 d2 2
)
On suppose que les aimants et les poutres mobiles sont identiques, la relation entre les
distances de séparation (gap) peuvent être déterminées par la relation de l’équation (4.58). La
Figure 4.8a montre la variation des écarts d0 et d1 par rapport à d2 pour un ensemble spécifique
de paramètres de conception listés dans le tableau 4.2. La Figure 4.8b montre la variation des
fréquences naturelles f1 et f2 par rapport à l’écart d2 . La distance du gap peut être ajustée
pour régler la fréquence et l’intensité du couplage non-linéaire. En effet, l’augmentation de la
distance d2 conduit à un faible couplage non-linéaire et les deux fréquences f1 et f2 deviennent
très proches.
Les figures 4.9 et 4.10 illustrent la variation de la puissance récoltée et de la puissance
normalisée en fonction de la fréquence pour une amplitude d’excitation (Y0 = 0.4mm) et pour
différentes valeurs du gap d2 . En particulier, le couplage magnétique induit une non-linéarité
95
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
Paramètre Valeur
L (mm) 60
Lc (mm) 5
b (mm) 4
hs (mm) 0. 6
M (g) 60
d2 (mm) 4
Hs (k A/m) 720
S0 (cm2 ) 3. 14
S (cm2 ) 0. 8
S3 (cm2 ) 1. 1
ξ 0. 01
ce1 (Ns/m) 1. 4
ce2 (Ns/m) 1. 4
ce3 (Ns/m) 1. 4
140
0.020 120
100
fHHzL
0.015
d HmL
d0 80 f1
0.010 d1 60 f2
0.005 40
20
0.005 0.010 0.015 0.020 0.005 0.010 0.015 0.020
d2 HmL d2HmL
(a) (b)
F IGURE 4.8 – (a) Variation de la distance du gap d0 (ligne rouge) et d1 (ligne bleue) en fonction
de d2 . (b) Variation des fréquences propres f1 (ligne rouge) et f2 (ligne bleue) en fonction de
d2 .
conduisant à une amélioration de la bande passante. Les forces à distance magnétiques du sys-
tème à 2ddl peuvent être modifiées par la distance du gap d2 dont le but de régler les conditions
de couplage afin de contrôler les deux fréquences naturelles. Par conséquent, les interactions
modales augmentent et mènent à de fortes amplitudes de vibration. Ainsi, les performances
du récupérateur magnétique à 2ddl peuvent être considérablement améliorées jusqu’à 100% en
terme de bande passante et 60µW cm−3 g−3 en terme de puissance normalisée.
Pour ce récupérateur à 2ddl, l’ajout du couplage linéaire et non-linéaire des deux poutres en
oscillation suite aux interactions magnétiques permet d’augmenter les performances.
En optimisation, nous avons définie deux fonctions objectifs g1 et g2 . La première fonction
objectif g1 consiste à diminuer la première fréquence de résonance f1 et augmenter la diffé-
rence fréquentielle. La deuxième fonction objective g2 consiste à augmenter le premier pic de
96
4.3. Résultats et discussion
800
d2 = 6mm
d2 = 5mm
P(mW) 600 d2 = 4mm
400
200
0
0 50 100 150 200
f(Hz)
F IGURE 4.9 – Variation de la puissance récupérée en fonction de la fréquence pour différentes
valeurs du gap d2
0.08
d2 = 6 mm
d2 =5 mm
P (mW cm-3 g -2 )
0.06 d2 = 4 mm
0.04
0.02
0
0 50 100 150 200
f(Hz)
F IGURE 4.10 – Variation de la puissance normalisée en fonction de la fréquence pour différentes
valeurs du gap d2
f1
g1 = f2 − f1
(4.59)
|P1 −P2 |
g2 = Pn1
97
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
0.01
0.3
1/g2 (cm-3 g-2)
0.008
1/g1
0.2 0.006
0.004
0.1
0.002
0 0
lb R1 R2R3 M r0 L c h s d 2 L r3 b lb R2R1R3 r0 L c d 2 M b h s L r3
Factors ordered by ascending maximum Factors ordered by ascending maximum
Les solutions Pareto-optimale est obtenues après 200 générations. Le front Pareto optimal
est convexe (Figure 4.11). Trois solutions sont retenus sur la Figure 4.11. La première solution
favorise la fonction objectif g1 par rapport à g2 . La deuxième solution permet au concepteur de
donner à peu près 50% à chaque fonction objectif. Tandis que la troisième solution favorise la
fonction objectif g2 par rapport à g1 . Le Tableau 4.3 résume les trois solutions précédemment
citées.
98
4.3. Résultats et discussion
250
Generation 200 / 200
Generation 1 / 200
200
1
g 1 (%) 150
3
2
100
50
0 10 20 30
3 2
g 2 (cm g )
2 200
Poutre N°1
Poutre N°2
1
150
0
P(mW)
0 10 20 30 40 50 60
f (Hz) 100
Phase [π rad]
0
50
-0.5
-1 0
0 10 20 30 40 50 60 0 10 20 30 40 50 60
f (Hz) f(Hz)
99
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
TABLE 4.3 – Paramètres de conception pour les trois solutions sélectionnées dans la Figure 4.11
g2 (cm3 g2 ) 1 5.8 50
M(g) 60 60 60 4 − 60
r0 (mm) 8 8 8 4−8
b (mm) 4 4 4 4−8
d2 (mm) 10 10 8.6 4 − 10
TABLE 4.4 – Performance du récupérateur à 2ddl pour les trois solutions sélectionnées dans le
front Paréto
f1 (Hz) 44 22.5 26
f2 (Hz) 72 35 41
100
4.3. Résultats et discussion
0.4
Solution N°1
Solution N°2
P (mW cm-3 g -2 )
0.3 Solution N°3
0.2
0.1
0
0 20 40 60 80
f(Hz)
F IGURE 4.14 – Réponses fréquentielles forcée de la puissance normalisée des trois solutions
optimales issues du front de Paréto pour le cas du récupérateur d’énergie vibratoire à 2ddl
Avec :
T
a= a1 a2 a3
(4.62)
T
e= 1 1 1
1 0 0
M = Meq 0 1 0 = Meq I3 (4.63)
0 0 1
ceq + ce1 + ce2 −ce2 0
C= −ce2 ceq + ce2 + ce3 −ce3 (4.64)
0 −ce3 ceq + ce3 + ce4
L +k +k
keq 12 10 −k12 0
L +k +k
keq
K= −k21 23 21 −k23 (4.65)
0 −k32 L
keq + k34 + k32
101
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
!
−α12 (a1 − a2 )2 − α10 a1 2 + keq
NL a3
1
3
+λ12 (a1 − a2 ) + λ10 a1 3
!
−α23 (a2 − a3 )2 − α21 (a2 − a1 )2 + keq
NL a3
fNL (a) = 2
(4.66)
+λ23 (a2 − a3 )3 + λ21 (a2 − a1 )3
!
−α34 a3 2 − α32 (a3 − a2 )2 + keqNL a3
3
3 3
+λ34 a3 + λ32 (a3 − a2 )
M4
R4 ,
U4 ce 4 k34 34 , 34
rint c
M3
keqNL
R3 , keqL
U3 ce 3 k23 23 , 23
rint c
i3 M2
R2 ,
U2 ce 2 k12 , keqL
rint 12 12 keqNL
i2 M1
R1 , c
U1 ce1 k10
rint 10 ,10
i1 M0 Y Y0 cos(t )
Où :
µ0 Q0 Q 3µ0 Q0 Q µ0 Q0 Q
k10 = 2πd03
α10 = 4πd04
λ10 = πd05
µ0 Q2 3µ0 Q2 µ0 Q2
k12 = k21 = 2πd13
α12 = α21 = 4πd14
λ12 = λ21 = πd15
(4.67)
µ0 Q2 3µ0 Q2 µ0 Q2
k23 = k32 = 2πd23
α23 = α32 = 4πd24
λ23 = λ32 = πd25
µ0 Q3 Q 3µ0 Q3 Q µ0 Q3 Q
k34 = 2πd33
α34 = 4πd34
λ34 = πd35
102
4.3. Résultats et discussion
s
µ0 QQ0
d0 = d3 2
(4.68)
12d3 gMπ + µ0 QQ4
s
3Q
d1 = d0 d3 2
(4.69)
2d3 Q0 + Q4 d02
s
3Q
d2 = d0 d3 2
(4.70)
2d0 Q4 + d32 Q0
µ0 Q Q0 d3 2 − Q4 d0 2
M= ( ) (4.71)
12πg d0 2 d3 2
Pour que ce couplage linéaire et non linéaire permet d’améliorer à la fois la bande passante,
les fréquences de récupération d’énergie et la puissance récupérable, nous définissons deux
fonctions objectifs g1 et g2 . La première fonction objectif g1 consiste à augmenter la différence
fréquentielle et le pic de la première fréquence de résonance f1 . La deuxième fonction objectif
g2 consiste à rapprocher les amplitudes des pics de la puissance récupérée avec l’augmentation
du premier pic de la puissance normalisée.
f1
g1 = f3 − f1
(4.72)
|P1 −P3 ||P1 −P2 |
g2 = P3 Pn1
103
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
×10 -3
4 3
2.5
3
2 1.5
1
1
0.5
0
lb R 1 R 2 R 3 R 4 M b d 3 L L c r 0 h s r 4 0
R 3 R 2 lb R 1 R 4 r 4 M b L h s L c d 3 r 0
Factors ordered by ascending maximum
Factors ordered by ascending maximum
(a) Fréquence (b) Puissance
fonction sont lb ,R1 , R2 , R3 et R4 . Par conséquent, on constate que les paramètres non influents
sont les amortissements électromagnétiques de récupération d’énergie pour les deux fonctions
objectifs précédemment cités.
Pour améliorer les performances de ce récupérateur d’énergie à 3ddl, nous utilisons la même
stratégie d’optimisation multiobjectifs (NSGA-II). Cette stratégie permet d’augmenter la bande
passante et d’améliorer la puissance normalisée récupérée. Les deux fonctions objectifs g1 et g2
sont optimisées dans le champ des paramètres de conception : (r0 , Lc , d3 , M, b, hs , L et r3 ).
200
Generation 200 / 200
1
Generation 1 / 200
150
g 1 (%)
100
2 3
50
0 0.5 1 1.5 2
3 2 4
g 2 (cm g ) ×10
Le front Pareto-optimal est obtenu après 200 générations (Figure 4.17). Ce front de Pareto
optimal est convexe. Le concepteur trouve une grande souplesse pour choisir une solution de
ce front. Par exemple, la première solution favorise la première fonction objectif g1 , la troi-
sième solution favorise la deuxième fonction g2 tandis que la deuxième solution ne favorise pas
104
4.3. Résultats et discussion
une fonction objectif précise mais autorise un compromis entre les deux fonctions objectifs. le
tableau 4.5 récapitule les solutions chiffrés des trois solutions précédemment citées.
TABLE 4.5 – Paramètres de conception pour les trois solutions sélectionnées dans la Figure 4.17
g1 (%) 192 75 57
M(g) 60 60 60 4 − 60
r0 (mm) 8 8 8 4−8
r4 (mm) 4 8 8 4−8
Lc (mm) 8 5 5 4−8
b (mm) 4 4 4 4−8
L (mm) 80 80 80 40 − 100
d3 (mm) 15 13.6 7 4 − 15
Ri (Ohm) 10 10 10
105
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
Amplitude (mm)
2 80
Poutre N°1
Poutre N°2
1 Poutre N°3
60
0
P (mW)
0 10 20 30 40 50 60
f (Hz) 40
Phase [π rad]
20
0.5
0
0 10 20 30 40 50 60 0
0 10 20 30 40 50 60
f (Hz) f(Hz)
4
Poutre N°1 5000
Poutre N°2
2 Poutre N°3
4000
0
3000
P (mW)
0 50 100 150
f (Hz)
1 2000
Phase [π rad]
0 1000
-1 0
0 50 100 150 0 50 100 150
f(Hz) f(Hz)
106
4.3. Résultats et discussion
0.5
Solution N°1
Solution N°2
0.4 Solution N°3
P(mW cm-3 g -2 )
0.3
0.2
0.1
0
0 20 40 60 80 100
f(Hz)
F IGURE 4.20 – Réponses fréquentielles forcées en terme de puissance normalisée des trois
solution optimale pour le cas d’un récupérateur d’énergie vibratoire à 3ddl
TABLE 4.6 – Performances d’un récupérateur à 3ddl pour les trois solutions sélectionnées dans
le front (Figure 4.20)
f1 (Hz) 15.3 19 37
f2 (Hz) 20 33 73
f3 (Hz) 23 45 103
BW (%) 17 86.7 87
puissance normalisée est supérieure pour le cas d’un récupérateur à 3ddl. Malgré que la bande
passante du récupérateur à 3ddl est inférieur à la bande passante du récupérateur à 2ddl, la
puissance normalisée est améliorée de 400 % par rapport au récupérateur à 2ddl.
Le tableau 4.8 présente des résultats comparatifs entre les récupérateurs proposés et les récu-
pérateurs issus de la bibliographie. Nous constatons que les performances en terme de puissance
normalisée du récupérateur proposé à 3ddl sont nettement meilleurs par rapports aux récupéra-
teurs issus de la bibliographie.
107
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
0.5
3 DDL
2 DDL
0.4
P(mW cm-3 g -2 )
0.3
0.2
0.1
0
0 20 40 60 80
f(Hz)
Donc, il est intéressant d’utiliser un réseau des poutres en interaction magnétique pour que
la récupération d’énergie soit maximale.
TABLE 4.8 – Comparaison entre les performances des récupérateurs proposés (à 2ddl et à 3ddl)
et les récupérateurs de la littérature
108
4.4. Conclusion
4.4 Conclusion
Dans ce chapitre, l’étude a été focalisée sur l’amélioration de la récupération d’énergie
vibratoire en se basant sur la dynamique multi-modale et la non-linéairité des poutres couplées
magnétiquement. Cette amélioration exige la présence de l’effet des non-linéarités géométriques
et les interactions magnétiques et en tenant compte de l’amplitude et de la fréquence d’excitation
extérieure.
Pour ce faire, le principe d’Hamilton étendu a été utilisé pour construire le modèle mul-
tiphysique continu sous forme d’un système d’équations non-linéaires aux dérivées partielles,
qui a été ensuite discrétisé en utilisant la procédure de Galerkin. La méthode de la balance har-
monique et la méthode de continuation asymptotique numérique ont été utilisées pour résoudre
le modèle discret et le modèle continu. Pour mettre en évidence les performances des récupé-
rateurs proposés, plusieurs simulations numériques ont été réalisées. Une étude de sensibilité à
priori suivie d’une optimisation multiobjectif (NSGA II) nous a conduit à des résultats probants
pour le récupérateur électromagnétique.
109
Chapitre 4. Réseau périodique de poutres en grands déplacements avec couplage magnétique
110
Conclusions et perspectives
Conclusions :
Dans cette thèse, on a proposé une stratégie de dimensionnement et de conception afin de
maximiser l’énergie vibratoire récupérée par un récupérateur composé d’un ensemble d’aimants
couplés en lévitation magnétique. Le travail de thèse est composé de quatre chapitres :
Dans le premier chapitre, on a présenté une étude bibliographique sur la récupération d’éner-
gie de vibration à partir de suspensions des véhicules, des structures de génie civil, des voies de
chemin de fer, des vagues d’océan, et à partir des mouvements humains. De même, on a présenté
les caractéristiques des transducteurs piézo-électriques, des transducteurs électromagnétiques et
les circuits électroniques de puissance. Dans cette étude, on a récapitulé les techniques récentes
de récupération d’énergie large bande. Telle que, les techniques de réglage manuel ou automa-
tique de la fréquence de résonance, la technique de configuration multimodale non linéaire avec
la possibilité de combiner ces techniques pour améliorer les performances de la récupération
d’énergie vibratoire.
Dans le deuxième chapitre, on a commencé par la présentation des différentes méthodolo-
gies de résolution des équations différentielles non linéaires. Ensuite, on a appliqué ces mé-
thodes sur des systèmes dynamiques à 1 ddl et 2 ddl. Enfin, on a présenté les algorithmes de
sensibilité les plus connus et les algorithmes d’optimisation multi-objectifs tel que NSGA et
NSGA II.
Dans le troisième chapitre, on a proposé une stratégie de récupération d’énergie vibratoire
basée sur un réseau d’aimants couplé et en lévitation magnétique. Dans ce chapitre on a pré-
senté un modèle composée de n aimants mobiles. Les équations du mouvement ont été obtenues
en tenant compte de la non-linéarité magnétique et de l’amortissement électromagnétique. Ces
équations ont été résolues en utilisant la technique HBM couplée avec la technique MAN en te-
nant compte de la variation de l’amplitude d’excitation en fonction de la fréquence. L’avantage
de l’approche de récupération d’énergie est l’interaction multimodale et la réduction du frotte-
ment entre les aimants libres (Mi ) et le cylindre de support. Ce nouveau récupérateur d’énergie
prend d’avantage des non-linéarités et des intéractions multimodale pour éloigner la bande pas-
sante et augmenter la puissance normalisée récupérée comparé au récupérateur classique com-
posé d’un seul aimant en lévitation. Ensuite, une procédure d’optimisation multi-objectifs a
été développée afin de maximiser les performances de ce récupérateur. Pour réduire le temps de
calcul lié au nombre élevé des paramètres de conception, on a commencé par la méthode de sen-
sibilité qui permet d’éliminer les paramètres non influents. Ensuite, on a appliqué la procédure
d’optimisation multiobjectifs en utilisant l’algorithme NSGA-II pour les cas des récupérateurs
à 2ddl et à 3ddl. Les avantages du couplage non linéaire ont été mises en évidence en compa-
111
CONCLUSION
rant les performances issues d’un générateurs composé de deux récupérateurs à 1ddl découplés
V EH11 et V EH21 avec un générateur à 2ddl (V EH 2 ). Le générateur V EH 2 permet la récupéra-
tion d’énergie de vibration dans la gamme de fréquences 5.1 - 12 Hz pour une largeur de bande
de 120% et une puissance récupérée normalisée de 10, 4mW cm−3 g−2 . De plus, le récupérateur
à 3ddl est plus performant que les deux premiers récupérateurs dans la gamme de fréquences
4.6 - 14.5 Hz et pour une bande passante de 190% et une puissance récupérée normalisée de
20.2mW cm−3 g−2 , ce qui met en évidence les avantages des interactions modales.
Enfin, dans le quatrième chapitre, on a étendu la modélisation précédente au cas d’un ré-
cupérateur composé d’un réseau de n poutres identiques en interaction magnétique. Ce récu-
pérateur permet d’exploiter à la fois la non-linéarité géométrique, la non linéarité magnétique
et les interactions multimodales. Pur cela, nous avons utilisé le principe de Hamilton étendu
pour constituer les équations du mouvement qui ont été discrétisées en utilisant la procédure
de Galerkin et sont résolues en utilisant la méthode HBM couplée avec la méthode MAN. Plu-
sieurs simulations numériques ont été réalisées après une étude de sensibilité et d’optimisation
afin d’améliorer les performances du récupérateur. Nous avons constaté que le récupérateur à
3ddl est plus performant que les récupérateurs existants dans la littérature. Leur gamme de fré-
quences varient entre 15 et 23 Hz pour une puissance récupérée normalisée de 426 µW cm−3 g−2 ,
ce qui met en évidence les avantages des interactions modales et des non-linéarités.
Perspectives :
Dans ces travaux de thèse, on a supposé que l’accélération à la base est mono-harmonique.
Pour se rapprocher de la réalité de la source d’énergie vibratoire ambiante, on peut envisager
d’étendre l’étude par l’application d’une accélération à la base multi-harmonique ou encore
aléatoire. De plus, on peut creuser d’avantage dont la récupération d’énergie par l’utilisation
des fonctions super ou sub-harmonique.
Comme les structures périodiques présentent des défauts, ce qui donne naissance au phéno-
mène de localisation des modes. On peut exploiter l’intérêt de ce phénomène pour améliorer le
générateur de récupération d’énergie vibratoire.
Enfin, la transduction piézoélectrique reste un axe à investir pour améliorer les performances
du récupérateur d’énergie.
112
Annexe A
Cas 1 ddl
L’équation du mouvement non linéaire (4.38) est étudiée pour calculer les positions d’équi-
libre et évaluer leur stabilité. Par cela, on annule le terme d’amortissement, d’accélération et
d’excitation. Ainsi, l’équation de la force d’équilibre de la poutre s’écrit comme suit :
L
(keq + k10 + k12 )v1 − (α10 + α12 )v21 + (keq
NL
+ λ10 + λ12 )v31 = 0 (A.1)
q
α10 + α12 ± (α10 + α12 )2 − 4(keq
L + k + k )(kNL + λ + λ )
10 12 eq 10 12
v1 = 0, NL + λ + λ )
(A.2)
2(keq 10 12
113
Annexe A. Cas 1 ddl
114
Annexe B
Cas 2 ddl
v
u
u 35
u 8d0 4 d2 4 (d2 2Q
0 +d0
2Q
) 3
3 L (13Lm+35M)πQ1
d2 3 L3 µ0 Q0 Q1
u
u 2 2
u 2d0 d2 Q1 d2 Q0 + d0 Q3 3 3 3µ Q Q
u
r +d 0 48d 2 EIπ + L 0 1 3
u
2 2
+L µ0 Q2 d 2d 0 d2 Q1
d2 2 Q0 + d0 2 Q3 ±
u 3
u 2 Q +d 2 Q
u
wr1,r2 = u
v 2 0 0 3
(B.1)
u u 2Q1 µ0 2 d2 2 Q0 + d0 2 Q3 2
u
u
u u
u
u
u
u d2 6 Q0 2 2Q1 3 + Q0 Q2 2 +
u 3 2 3 3
d0 d2 L u d0 d2 Q0 −4d0 Q1 + 3d2 Q0 Q2 Q3
u 2
u
u 4 2 2
t +d0 2d0 Q1 3 + 3d2 Q0 Q2 2 Q3 2
u
t
6 2 3
+d0 Q2 Q3
{v1 , v2 → 0} (B.2)
q
−α21 ± (α21 )2 − 4k12 λ21
v ,v → (B.3)
1 2 2λ21
s
2
(α 10 + α 21 )
± NL + α10 + α21
L
−4(k10 + k12 + keq )(λ10 + λ21 + keq )
v1 → (B.4)
2(λ10 + λ21 + keq NL )
115
Annexe B. Cas 2 ddl
s
2
(α 21 + α 23 )
± NL + α21 + α23
L
−4(k12 + k23 + keq )(λ21 + λ23 + keq )
v2 → (B.5)
2(λ21 + λ23 + keq NL )
Quelque soit les paramètres choisis, nous obtenons toujours des termes négatifs à l’intérieur
de la racine. Par conséquent, nous avons une unique position d’équilibre stable v1 = 0 et v2 = 0
.
116
Annexe C
Le récupérateur illustré par la figure C.1 est un récupérateur hybride ayant un couplage
magnéto-piézo-mécanique. Il est composé de n poutres. Chaque poutre est constituées de deux
couches piézoélectriques et une couche d’acier. Ces poutres sont bi-encastrées et couplées ma-
gnétiquement par n aimants mobiles M1 , M2 , ... et Mn . Chaque aimant est fixé au milieu de
chaque poutre. L’ensemble des poutres est placée entre deux autres aimants fixes M0 et Mn+1
en bas et en haut. Les pôles magnétiques sont orientés de telle sorte que les forces répulsives
sont créées entre les deux aimants adjacents. Ces forces nous offrent une rigidité magnétique
non-linéaire. Une bobine enroulée horizontalement autour de la distance de séparation entre les
deux aimants adjacents. Lorsque le récupérateur est soumis à une excitation à la base harmo-
nique Y (t), chaque aimant mobile oscille autour de sa position d’équilibre et un courant est
induit dans chaque bobine.
M n1
2rn1
hp 2 Lc hs
vi 1
M
L di
vi
M
L 2 Lc
2r0
M0
Y Y0Cos (t )
L’énergie cinétique de chaque poutre et de chaque masse en mouvement s’écrit comme suit :
117
Annexe C. Modèle avec couplage piézoélectrique
Z L Z L+Lc
1 M 2
Eci = (ρs Ss + 2ρ p S p ) ν̇2i dx + ν̇i + Lc ν̇′i dx (C.1)
2 0 2Lc L
L’effort Normal Ni sur une demi-poutre de longueur L est donné comme suit :
Z Z hs Z hs +h p Z − hs
!
1 L 2 2 2
Ni = bσ11i s dy + h bσ11i p dy + h bσ11i p dy dx (C.2)
L 0 − h2s 2
s − 2
s −h
p
Z L Z Z Z − hs
hs hs
!
1 2 2 +h p 2
Ni = bEs ε11i dy + b (E p ε11i − e31 E2i )dy + b (E p ε11i − e31 E2i )dy dx
L 0 − h2s hs
2 − h2s −h p
(C.3)
Z L
Z L
b 1 2 1 2
Ni = hs Es v′ i dx + 2h p Ep v′ i dx − Le31 E2i (C.4)
L 2 0 2 0
Z L
Es Ss + 2E p S p 2
Ni = v′ i dx − 2e31 bVi (C.5)
2L 0
Le moment de flexion Mi sur une demi-poutre de longueur L est donné comme suit :
Rhs R hs
2 +h p
R − h2s
Mi = 2
bσ11i s ydy + bσ11i p ydy + bσ11i p ydy
− h2s hs
2 − h2s −h p (C.6)
R hs R hs
2 +h p
R − h2s
Mi = 2
bEs ε11i ydy + b (E p ε11i − e31 E2i ) ydy + b (E p ε11i − e31 E2i ) ydy
− h2s hs
2 − h2s −h p
(C.7)
R R
hs hs
1 ′2 2 +h p
2
bEs ′′
2 v i + yv i b E p 12 v′ i 2 + yv′′ i − e31 E2i ydy
ydy +
− h2s hs
2
Mi =
(C.8)
R − h2s
+ b E p 21 v′ i 2 + yv′′ i − e31 E2i ydy
− h2s −h p
Rhs R hs
2 +h p
R − h2s
Mi = 2
bEs v′′ i y2 dy + b (E p v′′ i y − e31 E2i ) ydy + b (E p v′′ i y − e31 E2i ) ydy
− h2s hs
2 − h2s −h p
(C.9)
Mi = (2E p I p + Es Is ) κi (C.10)
bh3s 4h3p +6h2p hs +3h p h2s Vi
Avec Is = 12 , Ip = b 12 et E2i = hp
118
L’énergie potentielle est exprimée comme suit :
1RL
E pi = 2 0 (Ni ε11i + Mi κi )dx
R R !
1 1 L ′2 L ′2 1 ′2
1RL E S v dx + E S v dx − 2Le bV v + yv′′
L 2 s s 0 i p p 0 i 31 i 2 i i
= 2 0 dx
+ (2E p I p + Es Is ) κi 2
Es Ss +2E p S p R L ′ 2 2E p I p +Es Is R L ′′
2 2 R
L ′2
= 8L v
0 i dx + 2 0 v i dx − e312bVi 0 v i dx
(C.11)
En utilisant la même procédure de résolution, on obtient l’équation du mouvement suivante :
(ρs Ss + 2ρ p S p ) ν̈i H1 + (2E p I p + Es Is ) H1 vi IV
E S +2E S R
+cv̇i − s s 2L p p v′′ i H1 0L v′ i 2 dx
Z L+Lc
δνdx = 0 (C.12)
+cei HL 2 (v̇i − v̇i−1 ) + ce(i+1) HL 2 (v̇i − v̇i+1 ) + e31 bVi v′′ i H1
0
c c
+ HLc2 Fim (vi−1 , vi , vi+1 ) + ρs Ss H1 + H2 LMc Ÿ
vi (0,t) = v′ i (0,t) = 0
v′ i (L,t) = 0 (C.13)
Vi (t) R R hs
2 +h p
R − h2s
R pi = b dtd 0L hs e31 ε11i + ∈ε33 E2i dy + e31 ε11i + ∈ε33 E2i dy dx (C.15)
2 − h2s −h p
119
Annexe C. Modèle avec couplage piézoélectrique
Meq äi + ceq ȧi + ce(i+1) φ2 NL a3
(L)(ȧi − ȧi+1 ) + keq i
R
L − e bV L Φ′ 2 dx a
+cei φ2 (L)(ȧi − ȧi−1 ) + keq
31 i 0 i
+k
2 2
i(i+1) φ (L)(ai − ai+1 ) + ki(i−1) φ (L)(ai − ai−1 )
= −FeqŸ
(C.16)
2 2
−αi(i+1) φ3 (L)(ai − ai+1 ) − αi(i−1) φ3 (L)(ai − ai−1 )
+λi(i+1) φ4 (L)(ai − ai+1 )3 + λi(i−1) φ4 (L)(ai − ai−1 )3
Z L
2
2R pi bh p e31 Φ′ dxȧi ai + 2R pi bL ∈ε33 V̇i −Vi = 0 (C.17)
0
Avec :
RL
keq = (2E p I p + Es Is ) 0 Φ′′ 2 dx
RL
R 2 Meq = m 0 Φ2 dx + MΦ2
NL = Es Ss +2E p S p L ′2
keq 0 Φ dx
(C.18)
2L RL q
k
ceq = c 0 Φ2 dx = 2ξ Meqeq
RL
Feq = mL 0 Φdx + ΦM
Lorsque nous avons vi = kvi k eiwit et Vi = kVi k ei2wit et d’après l’équation (C.17) et la litté-
rature [ [3]], le voltage piézoélectrique est donné comme suit :
R
wi R pi bh p e31 0L Φ′ 2 dx
Vi = −2 q ai 2 (C.19)
2
1 + 16 wi R pi bL ∈ε33
Ainsi, la puissance piézoélectrique récupérée est donnée par la relation suivante :
R 2
n
Vi 2 4R pi wi bh p e31 0L Φ′ 2 dx
n
4
Ppiez = ∑ =∑ 2 ai (C.20)
i R pi i
ε
1 + 16 wi R pi bL ∈33
Le choix du polynôme Φ(x) sous la forme suivante :
x 2 x 3
φ(x) = 3
−2 (C.21)
L L
Permet de satisfaire les conditions aux limites suivantes :
Φ(0) = Φ′ (0) = 0
(C.22)
Φ′ (L) = 0
L’équation de mouvement s’écrit comme suit :
Meq v̈i + ceq v̇i + ce(i+1) (v̇i − v̇i+1 ) + keqNL + kNL 3
ipiez vi
L v +k
+cei (v̇i − v̇i−1 ) + keq i i(i+1) (vi − vi+1 )
= −FeqŸ (C.23)
+ki(i−1) (vi − vi−1 ) − αi(i+1) (vi − vi+1 )2 − αi(i−1) (vi − vi−1 )2
+λi(i+1) (vi − vi+1 )3 + λi(i−1) (vi − vi−1 )3
120
La puissance piézoélectrique récupérée est donnée comme suit :
n
Vi 2 n
144 (wi R pi bh p e31 )2 4
Ppiez = ∑ =∑ 2 2 vi (C.24)
i R pi i 25L 1 + 16 wi R pi bL ∈ ε
33
Les paramètres raideur, masses et amortissement ont les expressions suivantes :
13
12 Meq = 35 Lm + M
keq = L3
(2E p I p + Es Is )
2 2
NL = 96 q wi R pi b h p e31
NL 18 Es Ss +2E p S p kipiez
keq = 25
25L 2
1+16(wi R pi bL∈ε33 )
2 (C.25)
L3
Feq = 21 mL + M
q
13 keq
ceq = 35 Lc = 2ξ Meq
121
Annexe C. Modèle avec couplage piézoélectrique
122
Bibliographie
[1] B.P. M ANN et N.D. S IMS : Energy harvesting from the nonlinear oscillations of magnetic
levitation. Journal of Sound and Vibration, 319(1–2):515 – 530, 2009.
[2] Daniel J. A PO et Shashank P RIYA : High power density levitation-induced vibration
energy harvester. Energy Harvesting and Systems, 1(1-2):79–88, 2014.
[3] S M AHMOUDI, N K ACEM et N B OUHADDI : Enhancement of the performance of a
hybrid nonlinear vibration energy harvester based on piezoelectric and electromagnetic
transductions. Smart Materials and Structures, 23(7):075024, 2014.
[4] S.M. S HAHRUZ : Design of mechanical band-pass filters for energy scavenging. Journal
of Sound and Vibration, 292(3–5):987 – 998, 2006.
[5] S. ROUNDY, E.S. L ELAND, J. BAKER, E. C ARLETON, E. R EILLY, E. L AI, B. OTIS, J.M.
R ABAEY, P.K. W RIGHT et V. S UNDARARAJAN : Improving power output for vibration-
based energy scavengers. Pervasive Computing, IEEE, 4(1):28–36, Jan 2005.
[6] FJ B LATT, PA S CHROEDER, CL F OILES et D G REIG : Thermoelectric power of mate-
rials. Plenum Press, New York, 1976.
[7] Farmer Justin RYAN : A comparison of power harvesting techniques and related energy
storage. Thèse de doctorat, Dept. Mech. Eng., Virginia Polytechnic Institute and State
Univ. Blacksburg, VA, 2007.
[8] RL. M YERS : The basics of physics. Greenwood Press, Westport, Conn, 2006.
[9] R. E LLIOTT : Electromagnetics :History Theory and Applications, pages i–xxiii. Wiley-
IEEE Press, 1993.
[10] O. M AH : Fundamentals of photovoltaic materials. National Solar Power Research
Institute, 1998.
[11] J.M. DAMASCHKE : Design of a low-input-voltage converter for thermoelectric genera-
tor. Industry Applications, IEEE Transactions on, 33(5):1203–1207, Sep 1997.
[12] GS N OLAS, J S HARP et HJ G OLDSMID : Thermoelectrics : basic principles and new
materials developments. Springer, New York, 2001.
[13] Raju. M URUGAVEL : Energy harvesting, white paper. Texas instruments, November
2008.
[14] université virtuelle environnement et développement DURABLE : La maîtrise
de la demande d’énergie : état des lieux et perspectives, http ://uved.univ-
perp.fr/module1/co/Module-maitrise-demande.html 2013.
123
Bibliographie
[15] T S TARNER et J PARADISO : Human generated power for mobile electronics. In : Low
Power Electronics Design, C.Piguet, ed, 45:1–35, 2004.
[16] JF A NTAKI, GE B ERTOCC, EC G REEN et AL . : A gait powered autologous battery
charging system for artificial organs. ASAIO Journal, 41(3):M588–M595, 1995.
[17] LC ROME, L F LYNN, EM G OLDMAN et AL . : Generating electricity while walking with
loads. Science, (309):1725–1728, 2005.
[18] JM D ONELAN, Q L I, V NAING et AL . : Biomechanical energy harvesting : generating
electricity during walking with minimal user effort. Science, (319):807–810, 2008.
[19] Q. L I, V. NAING, J.A. H OFFER, D.J. W EBER, A.D. K UO et J.M. D ONELAN : Biome-
chanical energy harvesting : Apparatus and method. In Robotics and Automation, 2008.
ICRA 2008. IEEE International Conference on, pages 3672–3677, 2008.
[20] C OMPANY : Demonstration experiment of the “Power-Generating Floor” at Tokyo sta-
tion. East Japan Railway Company, 2008.
[21] A K AREEM, T K IJEWSKI et Y TAMURA : Mitigation of motions of tall buildings with
specific examples of recent applications. Wind and Structures, (3):201–251, 1999.
[22] GW H OUSNER, LA B ERGMAN, TK C AUGHEY et AL . : Structural control : Past, present,
and future. Journal of Engineering Mechanics, 123(9):897–971, 1997.
[23] T.T. S OONG et B.F. Spencer J R : Supplemental energy dissipation : state-of-the-art and
state-of-the-practice. Engineering Structures, 24(3):243 – 259, 2002.
[24] Xiudong TANG et Lei Z UO : Self-powered active control of structures with tmds. In Tom
P ROULX, éditeur : Structural Dynamics and Renewable Energy, Volume 1, Conference
Proceedings of the Society for Experimental Mechanics Series, pages 227–238. Springer
New York, 2011.
[25] Xiudong TANG et Lei Z UO : Simulation and experiment validation of simultaneous
vibration control and energy harvesting from buildings using tuned mass dampers. In
American Control Conference (ACC), 2011, pages 3134–3139, June 2011.
[26] Ni TAO, Zuo L EI et Kareem A HSAN : Assessment of energy potential and vibration
mitigation of regenerative tuned mass dampers on wind excited tall buildings. In ASME
P ROCEEDINGS, éditeur : 23rd Biennial Conference on Mechanical Vibration and Noise,
Volume 1 : 23rd Biennial Conference on Mechanical Vibration and Noise, Parts A and B
Washington, DC, USA, pages 333–342. ASME, 2011.
[27] R B OUD : Status and Research and Development Priorities,Wave and Marine Current
Energy. UK Dept. of Trade and Industry (DTI), DTI Report FES-R-132, AEAT Report
AEAT/ENV/1054, 2003.
[28] GW TAYLOR : Wave energy commercialisation. London Energy Group, 2003.
[29] Graeme M ACKIE : Wave power and operator experience. Seatech Week, CDROM proc,
pages 182–197, 2004.
[30] B D REW, A P LUMMER et M S AHINKAYA : A review of wave energy converter techno-
logy. Part A : J. Power and Energy, page 887–902. Proc. IMechE Vol. 223, 2009.
124
[31] D B OWNESS, AC L OCK, W P OWRIE et AL . : Monitoring the dynamic displacements of
railway track. Transportation Science and Technology 20 out of 33, pages 13–22. SAGE,
2007.
[32] GR P ENAMALLI : Structural health monitoring and energy harvesting for railroad.
Thèse de doctorat, State University of New York at Stony Brook, Stony Brook, NY.,
2011.
[33] KJ P HILLIPS : Simulation and control system of a railroad track power harvesting device.
Thèse de doctorat, University of Nebraska-Lincoln, Lincoln, NE., 2011.
[34] John WANG, Teng L IN et Lei Z UO : High efficiency electromagnetic energy harves-
ter for railroad application. In ASME 2013 International Design Engineering Tech-
nical Conferences and Computers and Information in Engineering Conference, pages
V004T08A037–V004T08A037. American Society of Mechanical Engineers, 2013.
[35] Anup BANDIVADEKAR, Kristian B ODEK, Lynette C HEAH, Christopher E VANS, Tiffany
G ROODE, John H EYWOOD, Emmanuel K ASSERIS, Matthew K ROMER, Malcolm W EISS
et al. : Reducing transportation’s petroleum consumption and ghg emissions. 2008.
[36] Lon E. B ELL : Cooling, Heating, Generating Power, and Recovering Waste Heat with
Thermoelectric Systems. Science, 321(5895):1457–1461, septembre 2008.
[37] Bin YANG, Chengkuo L EE, Wenfeng X IANG, Jin X IE, Johnny Han H E, Rama Krishna
KOTLANKA, Siew Ping L OW et Hanhua F ENG : Electromagnetic energy harvesting from
vibrations of multiple frequencies. Journal of Micromechanics and Microengineering,
19(3):035001, 2009.
[38] RB G OLDNER, P Z ERIGIAN et Hull JR : A preliminary study of energy recovery in
vehicles by using regenerative magnetic shock absorbers. SAE paper, page 7, 2001.
[39] Yasuhiro K AWAMOTO, Yoshihiro SUDA, Hirofumi INOUE et Takuhiro KONDO : Mo-
deling of electromagnetic damper for automobile suspension. Journal of System Design
and Dynamics, 1(3):524–535, 2007.
[40] I. M ARTINS, J. E STEVES, G.D. M ARQUES et F. Pina da S ILVA : Permanent-magnets
linear actuators applicability in automobile active suspensions. Vehicular Technology,
IEEE Transactions on, 55(1):86–94, 2006.
[41] Yongchao Z HANG, Kun H UANG, Fan Y U, Yonghui G U et Daofei L I : Experimental ve-
rification of energy-regenerative feasibility for an automotive electrical suspension sys-
tem. In Vehicular Electronics and Safety, 2007. ICVES. IEEE International Conference
on, pages 1–5. IEEE, 2007.
[42] Lei Z UO et Pei-Sheng Z HANG : Energy harvesting, ride comfort, and road handling of
regenerative vehicle suspensions. In ASME 2011 Dynamic Systems and Control Confe-
rence and Bath/ASME Symposium on Fluid Power and Motion Control, pages 295–302.
American Society of Mechanical Engineers, 2011.
[43] S R ANI : Bose breakthrough : electromagnetic auto suspension. Siliconeer, (Issue 1):
Volume VI, 2005.
[44] Chih-Ta C HEN, Rashed Adnan I SLAM et S. P RIYA : Electric energy generator. Ultra-
sonics, Ferroelectrics, and Frequency Control, IEEE Transactions on, 53(3):656–661,
2006.
125
Bibliographie
126
systems with supply independent bias. In Circuits and Systems, 2008. ISCAS 2008. IEEE
International Symposium on, pages 1448–1451, May 2008.
[59] Xinping C AO, Wen-Jen C HIANG, Ya-Chin K ING et Yi-Kuen L EE : Electromagnetic
energy harvesting circuit with feedforward and feedback dc–dc pwm boost converter for
vibration power generator system. Power Electronics, IEEE Transactions on, 22(2):679–
685, 2007.
[60] Xinping C AO et Yi-Kuen L EE : Design and fabrication of mini vibration power generator
system for micro sensor networks. In Information Acquisition, 2006 IEEE International
Conference on, pages 91–95, Aug 2006.
[61] M.K. K AZIMIERCZUK et A. M ASSARINI : Feedforward control of dc-dc pwm boost
converter. Circuits and Systems I : Fundamental Theory and Applications, IEEE Tran-
sactions on, 44(2):143–148, 1997.
[62] H. A. S ODANO, G. PARK et D. J. I NMAN : Estimation of electric charge output for
piezoelectric energy harvesting. Strain, 40(2):49–58, mai 2004.
[63] J.T. S CRUGGS : Multi-objective optimization of regenerative damping systems in vi-
brating structures. In American Control Conference, 2007. ACC ’07, pages 2672–2677,
2007.
[64] Xiudong TANG et Lei Z UO : Simulation and experiment validation of simultaneous
vibration control and energy harvesting from buildings using tuned mass dampers. In
American Control Conference (ACC), 2011, pages 3134–3139, June 2011.
[65] F.Z. P ENG, Hui L I, Gui-Jia S U et J.S. L AWLER : A new zvs bidirectional dc-dc converter
for fuel cell and battery application. Power Electronics, IEEE Transactions on, 19(1):54–
65, Jan 2004.
[66] S. I NOUE et H. A KAGI : A bidirectional dc 2013 ;dc converter for an energy storage
system with galvanic isolation. Power Electronics, IEEE Transactions on, 22(6):2299–
2306, 2007.
[67] A. M ACLAURIN, R. O KOU, P. BARENDSE, M.A. K HAN et P. P ILLAY : Control of a
flywheel energy storage system for rural applications using a split-pi dc-dc converter. In
Electric Machines Drives Conference (IEMDC), 2011 IEEE International, pages 265–
270, 2011.
[68] R.M. S CHUPBACH et J.C. BALDA : Comparing dc-dc converters for power manage-
ment in hybrid electric vehicles. In Electric Machines and Drives Conference, 2003.
IEMDC’03. IEEE International, volume 3, pages 1369–1374 vol.3, 2003.
[69] Yu D U, Xiaohu Z HOU, Sanzhong BAI, S. L UKIC et A. H UANG : Review of non-isolated
bi-directional dc-dc converters for plug-in hybrid electric vehicle charge station applica-
tion at municipal parking decks. In Applied Power Electronics Conference and Exposi-
tion (APEC), 2010 Twenty-Fifth Annual IEEE, pages 1145–1151, 2010.
[70] Peng L I, Chongxiao Z HANG et Lei Z UO : Review of power electronics for kinetic energy
harvesting systems. In SPIE Smart Structures and Materials+ Nondestructive Evalua-
tion and Health Monitoring, pages 868809–868809. International Society for Optics and
Photonics, 2013.
127
Bibliographie
128
[85] Dibin Z HU, Stephen ROBERTS, John T UDOR et Steve B EEBY : Closed loop frequency
tuning of a vibration-based micro-generator. In PowerMEMS 2008+ microEMS2008,
pages 229–232, November 2008. Event Dates : November 9-12, 2008.
[86] M W ISCHKE, M M ASUR, F G OLDSCHMIDTBOEING et P W OIAS : Electromagnetic
vibration harvester with piezoelectrically tunable resonance frequency. Journal of Mi-
cromechanics and Microengineering, 20(3):035025, 2010.
[87] S.-J. JANG, E. RUSTIGHI, M. J. B RENNAN, Y. P. L EE et H.-J. J UNG : Design of a
2dof vibrational energy harvesting device. Journal of Intelligent Material Systems and
Structures, 22(5):443–448, mars 2011.
[88] O. A LDRAIHEM et A. BAZ : Energy Harvester with a Dynamic Magnifier. Journal of
Intelligent Material Systems and Structures, avril 2011.
[89] Qing O U, Xiaoqi C HEN, S. G UTSCHMIDT, A. W OOD et N. L EIGH : A two-mass can-
tilever beam model for vibration energy harvesting applications. In Automation Science
and Engineering (CASE), 2010 IEEE Conference on, pages 301–306, Aug 2010.
[90] Alper E RTURK, Jamil M. R ENNO et Daniel J. I NMAN : Modeling of Piezoelectric Energy
Harvesting from an L-shaped Beam-mass Structure with an Application to UAVs. Jour-
nal of Intelligent Material Systems and Structures, novembre 2008.
[91] M. A RAFA, W. A KL, A. A LADWANI, O. A LDRAIHEM et A. BAZ : Experimental im-
plementation of a cantilevered piezoelectric energy harvester with a dynamic magnifier.
Proc. SPIE, 7977:79770Q–79770Q–9, 2011.
[92] Zengtao YANG et Jiashi YANG : Connected vibrating piezoelectric bimorph beams as
a wide-band piezoelectric power harvester. Journal of Intelligent Material Systems and
Structures, 20(5):569–574, 2009.
[93] In-Ho K IM, Hyung-Jo J UNG, Bo Mi L EE et Seon-Jun JANG : Broadband energy-
harvesting using a two degree-of-freedom vibrating body. Applied Physics Letters,
98(21):–, 2011.
[94] Ibrahim S ARI, Tuna BALKAN et Haluk K ULAH : An electromagnetic micro power ge-
nerator for wideband environmental vibrations. Sensors and Actuators A : Physical,
145–146(0):405 – 413, 2008. Special Issue : Transducers/07 Eurosensors XXI, The 14th
International Conference on Solid State Sensors, Actuators and Microsystems and the
21st European Conference on Solid-State Transducers The 14th International Conference
on Solid State Sensors, Actuators and Microsystems and the 21st European Conference
on Solid-State Transducers.
[95] Bin YANG, Chengkuo L EE, Wenfeng X IANG, Jin X IE, Johnny Han H E, Rama Krishna
KOTLANKA, Siew Ping L OW et Hanhua F ENG : Electromagnetic energy harvesting from
vibrations of multiple frequencies. Journal of Micromechanics and Microengineering,
19(3):035001, 2009.
[96] Yonas TADESSE, Shujun Z HANG et Shashank P RIYA : Multimodal energy harvesting
system : Piezoelectric and electromagnetic. Journal of Intelligent Material Systems and
Structures, 20(5):625–632, 2009.
[97] Angela T RIPLETT et D. Dane Q UINN : The effect of non-linear piezoelectric coupling
on vibration-based energy harvesting. Journal of Intelligent Material Systems and Struc-
tures, 20(16):1959–1967, novembre 2009.
129
Bibliographie
[98] Samuel C. S TANTON, Alper E RTURK, Brian P. M ANN et Daniel J. I NMAN : Nonlinear
piezoelectricity in electroelastic energy harvesters : Modeling and experimental identifi-
cation. Journal of Applied Physics, 108(7), 2010.
[99] M. S OLIMAN, E.M. A BDEL -R AHMAN, E.F. E L -S AADANY et R.R. M ANSOUR : A de-
sign procedure for wideband micropower generators. Microelectromechanical Systems,
Journal of, 18(6):1288–1299, Dec 2009.
[100] M S M S OLIMAN, E M A BDEL -R AHMAN, E F E L -S AADANY et R R M ANSOUR : A
wideband vibration-based energy harvester. Journal of Micromechanics and Microengi-
neering, 18(11):115021, 2008.
[101] Lars-Cyril Julin B LYSTAD et Einar H ALVORSEN : An energy harvester driven by colored
noise. Smart Materials and Structures, 20(2):025011, 2011.
[102] Samuel C. S TANTON, Clark C. M C G EHEE et Brian P. M ANN : Reversible hysteresis
for broadband magnetopiezoelastic energy harvesting. Applied Physics Letters, 95(17),
2009.
[103] Ali H NAYFEH : Perturbation methods. John Wiley & Sons, 2008.
[104] JK K EVORKIAN et Julian D C OLE : Multiple scale and singular perturbation methods,
volume 114. Springer Science & Business Media, 2012.
[105] Najib K ACEM, Sebastien H ENTZ, D P INTO, B R EIG et V N GUYEN : Nonlinear dynamics
of nanomechanical beam resonators : improving the performance of nems-based sensors.
Nanotechnology, 20(27):275501, 2009.
[106] Norman F C ARNAHAN et Kenneth E S TARLING : Equation of state for nonattracting
rigid spheres. The Journal of Chemical Physics, 51(2):635–636, 1969.
[107] SD C ONTE et C D E B OOR : Elementary numerical analysis mcgraw-hill. New York,
19722, 1972.
[108] Erwin F EHLBERG : Klassische runge-kutta-formeln vierter und niedrigerer ordnung mit
schrittweiten-kontrolle und ihre anwendung auf waermeleitungsprobleme. Computing,
6(1-2):61–71, 1970.
[109] Nathan M N EWMARK : A method of computation for structural dynamics. Journal of
the engineering mechanics division, 85(3):67–94, 1959.
[110] HB K ELLER : Lectures on numerical methods in bifurcation problems. Applied Mathe-
matics, 217:50, 1987.
[111] Ali H NAYFEH et Balakumar BALACHANDRAN : Applied nonlinear dynamics : analyti-
cal, computational and experimental methods. John Wiley & Sons, 2008.
[112] Rüdiger S EYDEL : Practical bifurcation and stability analysis, volume 5. Springer
Science & Business Media, 2009.
[113] Thomas S PARKER et Leon C HUA : Practical numerical algorithms for chaotic systems.
Springer Science & Business Media, 2012.
[114] SL L AU et YK C HEUNG : Amplitude incremental variational principle for nonlinear
vibration of elastic systems. Journal of Applied Mechanics, 48(4):959–964, 1981.
130
[115] S NACIVET, C P IERRE, F T HOUVEREZ et L J EZEQUEL : A dynamic lagrangian
frequency–time method for the vibration of dry-friction-damped systems. Journal of
Sound and Vibration, 265(1):201–219, 2003.
[116] Bruno C OCHELIN et Christophe V ERGEZ : A high order purely frequency-based har-
monic balance formulation for continuation of periodic solutions. Journal of sound and
vibration, 324(1):243–262, 2009.
[117] L A ZRAR, B C OCHELIN, N DAMIL et M P OTIER -F ERRY : An asymptotic-numerical
method to compute the postbuckling behaviour of elastic plates and shells. International
Journal for Numerical Methods in Engineering, 36(8):1251–1277, 1993.
[118] Bruno C OCHELIN : A path-following technique via an asymptotic-numerical method.
Computers & structures, 53(5):1181–1192, 1994.
[119] Sébastien BAGUET et Bruno C OCHELIN : On the behaviour of the anm continuation
in the presence of bifurcations. Communications in numerical methods in engineering,
19(6):459–471, 2003.
[120] Bruno C OCHELIN, Noureddine DAMIL et Michel P OTIER -F ERRY : Méthode asympto-
tique numérique. 2007.
[121] Remi A RQUIER, Bruno C OCHELIN et Christophe V ERGEZ : Manlab-logiciel de conti-
nuation intéractif. In 7éme colloque national en calcul des structures (France, Giens),
page xx. nc, 2005.
[122] Sami K ARKAR : Méthodes numériques pour les systèmes dynamiques non linéaires : ap-
plication aux instruments de musique auto-oscillants. Thèse de doctorat, Aix-Marseille,
2012.
[123] Christophe P IERRE : Mode localization and eigenvalue loci veering phenomena in disor-
dered structures. Journal of Sound and Vibration, 126(3):485–502, 1988.
[124] Andrea S ALTELLI, Karen C HAN, E Marian S COTT et al. : Sensitivity analysis, volume 1.
Wiley New York, 2000.
[125] Dirk JW D E PAUW et Peter A VANROLLEGHEM : Practical aspects of sensitivity analysis
for dynamic models. In Proceedings of the 4th IMACS Symposium on Mathematical
Modelling (MATHMOD). Vienna, Austria, volume 47, 2003.
[126] Hong Y UE, Martin B ROWN, Joshua K NOWLES, Hong WANG, David S B ROOMHEAD et
Douglas B K ELL : Insights into the behaviour of systems biology models from dyna-
mic sensitivity and identifiability analysis : a case study of an nf-κb signalling pathway.
Molecular BioSystems, 2(12):640–649, 2006.
[127] Millett Granger M ORGAN, Max H ENRION et Mitchell S MALL : Uncertainty : a guide to
dealing with uncertainty in quantitative risk and policy analysis. Cambridge university
press, 1992.
[128] Michael D M C K AY et al. : Evaluating prediction uncertainty. US Nuclear Regulatory
Commission, 1995.
[129] Michael D M C K AY, Richard J B ECKMAN et William J C ONOVER : A comparison of
three methods for selecting values of input variables in the analysis of output from a
computer code. Technometrics, 42(1):55–61, 2000.
131
Bibliographie
[130] A S ALTELLI et Il’ya Meerovich S OBOL’ : Sensitivity analysis for nonlinear mathemati-
cal models : numerical experience. Matematicheskoe Modelirovanie, 7(11):16–28, 1995.
[131] RI C UKIER, CM F ORTUIN, Kurt E S HULER, AG P ETSCHEK et JH S CHAIBLY : Study of
the sensitivity of coupled reaction systems to uncertainties in rate coefficients. i theory.
The Journal of chemical physics, 59(8):3873–3878, 1973.
[132] JW H ALL, S TARANTOLA, PD BATES et MS H ORRITT : Distributed sensitivity analysis
of flood inundation model calibration. Journal of Hydraulic Engineering, 131(2):117–
126, 2005.
[133] Dan G C ACUCI, Mihaela I ONESCU -B UJOR et Ionel Michael NAVON : Sensitivity and
uncertainty analysis, volume II : applications to large-scale systems, volume 2. CRC
press, 2005.
[134] Andrea S ALTELLI, Stefano TARANTOLA, Francesca C AMPOLONGO et Marco R ATTO :
Sensitivity analysis in practice : a guide to assessing scientific models. John Wiley &
Sons, 2004.
[135] Andrea S ALTELLI, Marco R ATTO, Terry A NDRES, Francesca C AMPOLONGO, Jessica
C ARIBONI, Debora G ATELLI, Michaela S AISANA et Stefano TARANTOLA : Global
sensitivity analysis : the primer. John Wiley & Sons, 2008.
[136] Francesca C AMPOLONGO, Jessica C ARIBONI et Andrea S ALTELLI : An effective scree-
ning design for sensitivity analysis of large models. Environmental modelling & software,
22(10):1509–1518, 2007.
[137] Max D M ORRIS : Factorial sampling plans for preliminary computational experiments.
Technometrics, 33(2):161–174, 1991.
[138] S TARANTOLA, D G ATELLI, SS K UCHERENKO, W M AUNTZ et al. : Estimating the
approximation error when fixing unessential factors in global sensitivity analysis. Relia-
bility Engineering & System Safety, 92(7):957–960, 2007.
[139] Kalyanmoy D EB : Multi-objective optimization. In Search methodologies, pages 403–
449. Springer, 2014.
[140] Kalyanmoy D EB, Amrit P RATAP, Sameer AGARWAL et TAMT M EYARIVAN : A fast
and elitist multiobjective genetic algorithm : Nsga-ii. Evolutionary Computation, IEEE
Transactions on, 6(2):182–197, 2002.
[141] Nidamarthi S RINIVAS et Kalyanmoy D EB : Muiltiobjective optimization using nondo-
minated sorting in genetic algorithms. Evolutionary computation, 2(3):221–248, 1994.
[142] I A BED, N K ACEM, N B OUHADDI et ML B OUAZIZI : Multi-modal vibration energy har-
vesting approach based on nonlinear oscillator arrays under magnetic levitation. Smart
Materials and Structures, 25(2):025018, 2016.
[143] I A BED, S M AHMOUDI, N K ACEM, ML B OUAZIZI et N B OUHADDI : Dynamique non-
linéaire d’un récupérateur d’énergie vibratoire à transduction électromagnétique. Proc.
COTUME, 2014.
[144] Ali H NAYFEH : Introduction to perturbation methods. John Willey and Sons, 1981.
[145] Najib K ACEM et Sebastien H ENTZ : Bifurcation topology tuning of a mixed behavior in
nonlinear micromechanical resonators. Applied Physics Letters, 95(18):183104, 2009.
132
[146] I A BED, N K ACEM, ML B OUAZIZI et N B OUHADDI : Nonlinear 2-dofs vibration energy
harvester based on magnetic levitation. In Proceedings of the 33rd IMAC, Shock &
Vibration, Aircraft/Aerospace, and Energy Harvesting, Volume 9, pages 39–45. Springer,
2015.
[147] Henri S OHIER, Helene P IET-L AHANIER et Jean-Loup FARGES : Analysis and optimi-
zation of an air-launch-to-orbit separation. Acta Astronautica, 108:18–29, 2015.
[148] I A BED, N K ACEM, ML B OUAZIZI et N B OUHADDI : Nonlinear dynamic behavior of a
3-dofs system induced by magnetic levitation. Proc. CMSM, 2015.
[149] I A BED, N K ACEM, N B OUHADDI et ML B OUAZIZI : Nonlinear dynamics of magne-
tically coupled beams for multi-modal vibration energy harvesting. SPIE Smart Struc-
tures and Materials+ Nondestructive Evaluation and Health Monitoring, pages 97992C–
97992C, 2016.
[150] Hua Y U, Jielin Z HOU, Licheng D ENG et Zhiyu W EN : A vibration-based mems piezoe-
lectric energy harvester and power conditioning circuit. Sensors, 14(2):3323, 2014.
[151] S ROUNDY et P K W RIGHT : A piezoelectric vibration based generator for wireless
electronics. Smart Materials and Structures, 13(5):1131, 2004.
[152] M. R ENAUD, K. K ARAKAYA, T. S TERKEN, P. F IORINI, C. Van H OOF et R. P UERS : Fa-
brication, modelling and characterization of {MEMS} piezoelectric vibration harvesters.
Sensors and Actuators A : Physical, 145–146:380 – 386, 2008.
[153] R E LFRINK, T M K AMEL, M G OEDBLOED, S M ATOVA, D H OHLFELD, Y van A NDEL et
R van S CHAIJK : Vibration energy harvesting with aluminum nitride-based piezoelectric
devices. Journal of Micromechanics and Microengineering, 19(9):094005, 2009.
[154] D.F. B ERDY, P. S RISUNGSITTHISUNTI, Byunghoo J UNG, Xianfan X U, J.F. R HOADS
et D. P EROULIS : Low-frequency meandering piezoelectric vibration energy harvester.
Ultrasonics, Ferroelectrics, and Frequency Control, IEEE Transactions on, 59(5):846–
858, 2012.
133
Résumé
Afin d’accomplir les promesses des récupérateurs d’énergie vibratoire (VEHs) qui s’imposent comme une
alternative majeure pour garantir l’autonomie des capteurs pour la surveillance, leurs performances en termes de
bande passante et puissance récupérable doivent être améliorées. Dans cette thèse, à la différence des VEHs clas-
siques linéaires et multimodales ou non-linéaires et mono-fréquence, on propose une approche de récupération
d’énergie basée sur des réseaux d’aimants couplés en lévitation ou élastiquement guidés combinant les avantages
des non-linéarités et des interactions modales. Une étude bibliographique sur les récupérateurs d’énergie vibratoire
est effectuée. En particulier, les inconvénients des récupérateurs linéaires et les techniques de réglage de fréquence
sont présentées. De plus, les méthodes non-linéaires sont présentées pour définir une procédure de résolution per-
mettant l’étude de la dynamique des récupérateurs non-linéaires. Les équations du mouvement qui contiennent
la non-linéarité magnétique, la non-linéarité géométrique et l’amortissement électromagnétique sont résolus en
utilisant la méthode de la balance harmonique couplée avec la méthode asymptotique numérique. Une méthodo-
logie d’optimisation multi-objectif basée sur l’algorithme Non Sorting Genetic Algorithm est appliquée afin de
calculer les solutions optimales pour maximiser les performances du récupérateur d’énergie. Grâce au couplage
non-linéaire et aux interactions modales, pour le cas des trois aimants couplés, l’approche proposée permet la ré-
cupération de l’énergie vibratoire dans la gamme fréquentielle 4, 6 - 14, 5 Hz, avec une bande passante d’environ
190 % et une puissance normalisée de 20,2 mW cm−3 g−2 .
Mots-clés: Dynamique non linéaire, récupération d’énergie vibratoire, lévitation magnétique, interaction
multimodale, réseau d’aimants
Abstract
In order to accomplish the promises of vibration energy harvesters (VEHs) as a major alternative to power
sensors, their performances in terms of frequency bandwidth and harvested power have to be improved. In this
thesis, unlike classical VEHs either linear and multimodal or nonlinear and mono-frequency, we propose a vibra-
tion energy harvesting approach based on arrays of coupled levitated or elastically guided magnets combining the
benefits of nonlinearities and modal interactions.
A review of VEHs is carried out. Particularly, the design issues of linear harvesters are addressed and frequency
tuning techniques are presented. A review of nonlinear methods is also presented in order to define a solving pro-
cedure enabling the investigation of the dynamics of nonlinear VEHs. The equations of motion which include the
magnetic nonlinearity, the geometric nonlinearity and the electromagnetic damping are solved using the harmo-
nic balance method coupled with the asymptotic numerical method. A multi-objective optimization procedure is
introduced and performed using a non-dominated sorting genetic algorithm for the cases of small magnet arrays
in order to select the optimal solutions in term of performances by bringing the eigenmodes close to each other in
terms of frequencies and amplitudes. Thanks to the nonlinear coupling and the modal interactions even for only
three coupled magnets, the proposed method enable harvesting the vibration energy in the operating frequency
range of 4.6–14.5 Hz, with a bandwidth of 190 % and a normalized power of 20.2mW cm−3 g−2 .
Keywords: nonlinear dynamics, vibration energy harvesting, magnetic levitation, multi-modal interactions,
oscillator arrays