Université Grenoble Alpes 2024/2025 L1
Travaux Pratiques
Mécanique du Point matériel
MEC202
2024-2025
Parcours SPI, IMA
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Introduction aux TP de mécanique
Site pédagogique de l’UE sur Chamilo (identification nécessaire) :
http://chamilo.univ-grenoble-alpes.fr/courses/MEC202/index.php
Objectif des travaux pratiques
Les Travaux Pratiques ont pour objectif d’aborder avec rigueur la démarche expérimentale en Sciences. Vous
serez amenés à proposer des protocoles expérimentaux, mettre en place les expériences, réaliser et analyser les
mesures, pour enfin valider les résultats expérimentaux en les comparant à des modèles ou valeurs attendues, par
l’introduction d’incertitudes de mesures.
Si les lois mécaniques que vous étudierez sont bien établies, suite à plusieurs siècles de mesures de plus en plus
précises en laboratoires, vos expériences au DLST ne permettront pas toujours de les vérifier. Cela peut être dû au
protocole choisi, au matériel ou à la qualité de votre réalisation expérimentale. Dans tous les cas, des incertitudes
quantifiées et justifiées seront indispensables pour conclure sur l’accord ou non avec la théorie. Les techniques
de calcul d’incertitudes sont communes à tous les domaines de la physique et seront déclinées dans les différentes
UEs (optique, mécanique, électricité). Voir annexe Incertitudes de mesure.
Les séances
Les cinq séances de TP de mécanique, d’une durée de 3h15 s’effectuent en demi-groupe et ont lieu au 2ème étage
de l’aile B du DLST, salles B207, B208, B209 ou B210. Votre salle est indiquée sur votre planning détaillé, affiché
au 3e étage du même bâtiment et publié sur Chamilo, Groupes_et_plannings_détaillés/
La préparation des séances
Chaque séance commence par un paragraphe intitulé Travail de préparation. Ce travail est individuel. Il est
à rendre (au format papier ou numérique selon les indications de votre enseignant) en début de séance et pourra
être noté. Il permet d’étudier les situations expérimentales avant la séance, de comprendre les protocoles et de
mener l’étude théorique nécessaire à l’analyse de votre expérience : équations mathématiques à démontrer, valeurs
numériques attendues.
La rédaction du compte-rendu
Le compte-rendu consiste en une description synthétique du travail expérimental, reformulé avec vos propres
mots, qui doit permettre à un lecteur n’ayant pas assisté à la séance de comprendre et reproduire vos expériences
et vos résultats.
Le compte-rendu doit contenir notamment :
• Une introduction (texte uniquement) décrivant le contexte du TP : objectifs, méthode, notions du cours
abordées, plan du compte rendu.
• Pour chaque expérience :
* Une description du dispositif et du protocole expérimental, avec un schéma et les valeurs des paramètres
expérimentaux. Les précautions justifiées physiquement.
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* La description des mesures expérimentales (et de leurs incertitudes lorsque elles sont connues). Méthode
d’acquisition des mesures.
* Un rappel des lois ou équations physiques auxquelles obéissent les grandeurs, que vous souhaitez étudier,
avec les hypothèses faites.
* La définition des grandeurs physiques estimées à partir des mesures avec leurs incertitudes (mesurées
graphiquement ou calculées quand c’est possible).
* Les courbes expérimentales représentant ces lois. Un ajustement des lois théoriques. Estimation des écarts
entre théorie et données.
* Une discussion des résultats expérimentaux : accord ou non entre courbes théorique et expérimentale,
pistes d’amélioration pour réduire les écarts dominants.
• Une estimation des paramètres du modèle théorique avec leur incertitude.
• Une conclusion générale (texte et valeurs numériques pertinentes uniquement, avec incertitudes) du TP :
résultats principaux et points à retenir (méthode expérimentale, points de vigilance..)
L’évaluation des TP
Les TPs donneront lieu à un compte-rendu par binôme. Celui-ci sera à rendre après la séance, dans les
délais fixés et le format imposé par votre enseignant. Les notes d’au moins trois compte-rendus compteront dans
votre note de contrôle continu (CC1). La note du travail de préparation individuel constitue une partie de la note
finale du compte-rendu. L’implication et l’avancement du TP en séance seront évalués à chaque TP. Un
compte-rendu sera demandé au minimum pour les TP1 TP3 et TP4. Dans tous les cas reportez vous aux consignes
de votre enseignant.
Absences
La présence en TP est obligatoire.
En cas d’absence justifiée, vous devez impérativement informer par mail dès que possible votre enseignant
afin de chercher à rattraper le TP avec un autre groupe. Vous devez également fournir au secrétariat de votre
parcours un justificatif d’absence.
Matériel indispensables à toutes les séances
• un ordinateur portable personnel par étudiant. Des ordinateurs fixes sont installés dans certaines salles
de TP mais sont lents. Il existe également un nombre très réduit d’ordinateurs portables en prêt pour la durée
de la séance.
• Les logiciels Tracker et LibreOffice installés et testés avant la séance.
Prérequis indispensables avant la première séance :
• Assurez vous d’avoir réalisé le TP M0 (partie a et b) de révision des outils logiciels et de la démarche d’analyse
cinématique du mouvement de chute d’un objet, vue en MEC102. Vous devez être autonomes sur la
numérisation et l’analyse cinématique du mouvement d’un point. Il n’y aura pas de révision en
séance. Les enseignants ne seront pas en mesure de vous aider en séance sur ces points indispensables pour
démarrer tout TP.
• Pour les étudiants n’ayant pas suivi MEC102 commencer par la partie installation logiciel.
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TP M0a prise en main des logiciels
Dans cette partie on se concentre sur la numérisation d’une trajectoire et l’obtention de représentations gra-
phiques des grandeurs cinématiques.
Objectifs - première partie
• Réaliser un relevé automatique de trajectoire à partir d’un fichier vidéo sur le logiciel Tracker
• Réaliser une analyse de la trajectoire sur LibreOffice en calculant des variables cinématiques (vitesse, accélé-
ration..) et en créant des représentations graphiques
• Réaliser une régression linéaire
Matériel indispensable
• un ordinateur portable personnel (ou au moins un par binôme). Des ordinateurs fixes sont installés en
salles de TP mais sont lents. Il existe également un nombre très réduit d’ordinateurs portables en prêt pour
la durée de la séance.
• Les logiciels Tracker et LibreOffice installés et testés avant la séance.
0.1 Installation des logiciels
• Installer LibreOffice, version 7.1.6 ! https://fr.libreoffice.org/download/telecharger-libreoffice/
Attention ! La version « pour passionnés de technologie » est une version en cours de développement.
Utilisation à vos risques et périls.
• Installer Tracker, version 5.1.5 ! https://physlets.org/tracker/
Attention ! La version 6.2 a été testé et n’est pas stable. Utilisation à vos risques et périls.
• Sur Chamilo, rubrique Documents/TPs/ récupérer la vidéo Chute-dune-bille.MTS ainsi que le fichier
ManuelTracker-2020.pdf
• Tester l’ouverture du fichier vidéo avec Tracker. En cas de problème, il peut être nécessaire de refaire
l’installation de Tracker ou d’installer des modules supplémentaires (par exemple la mise à jour de Java sur
votre ordinateur).
• À l’aide de ces documents et de la vidéo de démonstration https://youtu.be/b6DgWjFyV5Y, réaliser un suivi
automatique de la trajectoire avec Tracker.
0.2 Analyse cinématique de la chute d’une bille - première partie
0.2.1 Numérisation d’une trajectoire avec Tracker
Objectif : On cherche à obtenir un tableau des valeurs de coordonnées de position de la bille à partir de la
vidéo de la chute dans le champ de pesanteur.
Conserver le fichier Tracker ouvert afin de modifier rapidement des paramètres si besoin (voir 0.2.3)
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Rappel des étapes de numérisation :
1. Importer la vidéo
2. Créer un étalon de calibration des distances
3. Sélectionner les plans de la séquence qui sont à traiter
4. Numériser la trajectoire par suivi automatique du centre d’un motif univoque défini comme "gabarit"
5. Choisir l’origine et l’orientation du repère d’axe de coordonnées adapté à la modélisation du mouvement
6. Copier votre tableau de données en « pleine précision »
0.2.2 Calcul et modélisation des grandeurs physiques
Objectif : On cherche à représenter et modéliser la vitesse et l’accélération de la bille au cours du temps. Pour
cela on crée de nouvelles variables et on calcule point par point les dérivées temporelles de la position.
Enregistrez régulièrement votre document au risque de tout perdre !
Étapes de modélisation sous LibreOffice ou LabNbook :
1. Dans un tableur, coller ou importez les valeurs issues de la numérisation. (sous LibreOffice : attention à cocher
la case "détecter les nombres spéciaux" pour prendre en compte les formats scientifiques, sous LabNbook :
attention à modifier le format d’affichage des nombre à 10 décimales pour éviter une troncature des nombres
en deçà de la précision de mesure).
2. À partir de ces données, calculer dans deux nouvelles colonnes la vitesse v et l’accélération a de la bille à
chaque instant. On rappelle les définitions discrètes possibles des dérivées temporelles :
xi+1 − xi ẋi+1 − ẋi xi+2 − 2xi+1 + xi
vxi (t) = et axi (t) = = (1)
ti+1 − ti ti+1 − ti (ti+1 − ti )2
xi+1 − xi−1 ẋi+1 − ẋi−1 xi+2 − 2xi + xi−2
ou vxi (t) = et axi (t) = = (2)
ti+1 − ti−1 ti+1 − ti−1 (ti+1 − ti−1 )2
On favorisera ces dernières équations (2) qui permet de diminuer la dispersion des valeurs calculées.
3. Sur deux graphiques différents, tracer l’évolution de la vitesse v(t) et de l’accélération a(t) selon l’axe du
mouvement, en fonction du temps.
4. Pour chaque courbe, réaliser une régression linéaire en faisant apparaître sur le graphique la droite de modé-
lisation et son équation (« Insérer une courbe de tendance » dans LibreOffice, Ajustement de courbe au choix
intégré aux graphes de LabNbook).
0.2.3 Échantillonage
Ce qui suit prend à peine quelques minutes si vous avez gardé ouverts Tracker et LibreOffice
Sur Tracker, il est possible de modifier l’échantillon-
nage, c’est-à-dire de prendre des mesures à intervalles
de temps régulier, toutes les N images (voir ci-contre).
Avec un échantillonnage N 6= 1, remplacer unique-
ment les colonnes temps et position dans LibreOf-
fice et observer comment les courbes de vitesse et d’accé-
lération sont modifiées par l’échantillonnage. Interpré-
ter.
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TP M0b - Interprétation des courbes
expérimentales
Dans cette partie on se concentre sur l’interprétation des courbes expérimentales en tenant compte des incerti-
tudes de mesure.
Objectifs - deuxième partie
• Estimer les incertitudes sur les mesures de position, les vitesses et accélérations
• Valider un modèle d’accélération uniforme en tenant compte des barres d’erreur et en le comparant au modèle
théorique.
0.3 Interprétation des courbes expérimentales
0.3.1 Mesure de l’accélération
• Les courbes de vitesse et accélération obtenues ont-elles la forme attendue ?
• Quelles informations tirer des régressions linéaires ou constantes ?
• À partir de la colonne des valeurs de l’accélération, proposer une mesure de l’accélération moyenne a. Comparer
cette accélération moyenne à la droite de régression constante.
0.3.2 Estimation des incertitudes de mesure
• Observez la dispersion aléatoire des mesures instantanées d’accélération autour de la valeur moyenne. Calculer
l’écart type σ(a) des mesures et en déduire une valeur de l’incertitude aléatoire ∆axi (intervalle qui contient
95% des mesures individuelles).
• Il est possible de déduire une incertitude de pointage
√
∆xi et une incertitude sur la vitesse ∆vxi à partir des
relation de propagation des incertitudes ∆axi = (2τ 6∆xi
)2 et ∆vxi = √∆xi
2τ
montrées dans le paragraphe 0.5.
• Mesurez dans Tracker la longueur de l’image à l’aide du "ruban de mesure" et en déduire la longueur du
pixel en mètres (coefficient C de calibration). En déduire une autre estimation de l’incertitude de pointage
« probable », ∆xi ∼ C/6 en pixels. Comparez les deux estimations.
• Placer sur vos graphes d’évolution de la vitesse et de l’accélération les barres d’erreurs sur v et a.
0.4 Analyse et validation du modèle d’accélération uniforme
L’analyse a pour but de vérifier l’allure des courbes et la valeur de l’accélération prédites par les modèles de
chute libre.
• Les droites de régression linéaire ou constante pour vx et ax sont elles compatibles avec les intervalles de
mesures ? Le modèle d’accélération nulle est-il validé ?
• On peut montrer que l’accélération moyenne a et son incertitude ∆(a) dépend des mesures de positions comme
suit :
1 2
a= (x1 + x2 − x3 − x4 − x(N −3) − x(N −2) + x(N −1) + xN ) et ∆(a) = √ ∆axi
4 τ 2 (N − 4) 3 (N − 4)
Estimer son incertitude ∆(a). Cet intervalle est il compatible avec l’accélération g supposée de la bille ?
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0.5 Incertitudes de mesures et incertitudes aléatoires
Les incertitudes doivent vous servir à placer des barres d’erreur sur les grandeurs et vous permettre de conclure
sur la validité du modèle ( ici à accélération uniforme). Si nécessaire, refaire la vidéo ou la numérisation en cherchant
à minimiser ces incertitudes.
En particulier, la numérisation de la trajectoire génère une erreur aléatoire des coordonnées de position responsable
des nuages de points apparents en particulier sur les graphes de l’accélération.
Exemple de calcul d’incertitude : cas du pointage
Une des sources d’erreur de position est le pointage automatique sur Tracker. Des études statistiques ont permis
de quantifier l’erreur statistique ou incertitude de pointage à une fraction de la taille d’un pixel (environ 1/6 de
pixel pour une dispersion des mesures à 2 écart-types) dans des conditions normales d’utilisation : bonne qualité
vidéo, bonne définition du motif à suivre...
Cette erreur exprimée en pixel doit être convertie dans les unités de travail, via la résolution de l’image
(nombre total de pixels sur la longueur de l’image) et la calibration. La résolution est donnée dans les paramètres
de la vidéo et dépend du réglage de l’appareil photo (1280 × 720) px2 . La calibration est définie par l’utilisateur
au cours de la numérisation par la définition d’un étalon de calibration de longueur Letalon .
Dans Tracker, la création d’un ruban de mesure permet de mesurer directement la largeur de l’image Limage en
tenant compte de la calibration. On définit un coefficient de calibration : C = Limage /1280 qui donne la longueur
du pixel.
∆x (pixels) × C = ∆x (m)
Progagation des erreurs aléatoires de position à la vitesse
Chaque source indépendante d’erreur sur la position génère une erreur sur les estimations de vitesses. L’incertitude
sur la position ∆x se propage à la vitesse et dépend de notre définition de la vitesse. Si on prend la définition
−xi−1
suivante vi (t) = xti+1
i+1 −ti−1
avec un intervalle de temps constant ti+1 − ti−1 = 2τ , où τ est le temps entre deux
images successives. On peut négliger l’incertitude sur τ (le chronomètre de l’appareil photo est très précis) devant
l’incertitude sur la position. Ainsi, d’après les calculs détaillés dans le chapitre Incertitudes, on obtient :
1p
∆vi = (∆xi+1 )2 + (∆xi−1 )2 (3)
2τ
Si l’incertitude sur la position est la même pour tous les points de mesure, alors ∆xi+1 = ∆xi−1 = ∆x et il vient :
1p ∆x
∆v = 2(∆x)2 = √ (4)
2τ 2τ
De même on peut propager l’incertitude à l’accélération.
Progagation des erreurs aléatoires de position à l’accélération
De même l’incertitude de position génère une incertitude sur l’accélération. Si on prend la définition suivante :
vi+1 − vi−1
ai (t) = (5)
ti+1 − ti−1
Montrer que pour des intervalles de temps τ constants, ai peut s’écrire en fonction des positions :
xi+2 − 2xi + xi−2
ai (t) = (6)
(2τ )2
Montrer alors que pour une incertitude ∆xi constante sur tous les points de mesure, l’incertitude statistique sur ai
est estimée par : √
1 p 6∆xi
∆ai = 2
(1 + 4 + 1)(∆x) =2 (7)
(2τ ) (2τ )2
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TP M1 - Etude de collisions
Objectifs
• Réaliser une expérience de collision et son enregistrement vidéo
• Numériser les trajectoires des deux corps
• Etudier la trajectoire du centre de masse
• Réaliser un bilan de quantité de mouvement
• Réaliser un bilan d’énergie
• Appliquer et expliquer les critères de conservation d’une grandeur physique en tenant compte des incertitudes
de mesures
• Rédiger un compte-rendu synthétique du travail expérimental et de votre analyse physique.
Description des dispositifs étudiés
Vous allez réaliser un choc entre deux mobiles auto-porteurs équipés de différents jeux de bagues et surcharges,
permettant d’étudier différents types de chocs selon les binômes.
Matériel : réalisation du choc et enregistrement vidéo
• Une table
• Deux mobiles auto-porteurs
• Bagues à ressorts, bagues aimantées, bagues agrippantes à bande velcro, ainsi que de surcharges permettant
d’augmenter la masse des mobiles
• Balance
• Matériel de prise de vue : appareil photo sur pied ou caméra, système d’éclairage, miroir
• Règle graduée
1.1 Travail de préparation (individuel et noté)
Propriétés des chocs (cours)
1. Rappeler quelles grandeurs physiques sont toujours conservées lors d’un choc.
2. Rappeler ce qui différencie un choc élastique d’un choc inélastique. Donner un exemple de chaque type de
choc.
3. Rappeler la définition du centre de masse de deux mobiles de masses différentes m1 et m2 .
4. Qu’appelle-t-on choc frontal ? Représentez schématiquement les trajectoires des deux mobiles lors d’un choc
frontal et lors d’un choc non frontal.
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Etude d’un choc frontal élastique (application du cours)
On lance un mobile auto-porteur de masse m1 avec une vitesse v1 sur une table horizontale pour réaliser un
choc frontal contre un deuxième mobile auto-porteur de masse m2 au repos. On réalise un choc élastique.
1. Calculer la quantité de mouvement et la vitesse de chacun des mobiles après le choc en fonction de m1 m1 /m2 ,
et v1 .
2. Que deviennent les vitesses après le choc dans les deux cas suivants :
• m2 = m1 /20
• m2 = 20 m1
3. On étudie le cas où m1 = 1 kg, v1 = 0, 2 m/s et m2 = m1 /3. Faire un graphe à l’échelle 1 des positions
successives des centres de masse G1 et G2 de chacun des mobiles avant et après le choc en fonction du temps
(toutes les 0, 1 s) (choisir l’instant du choc comme origine des temps et représenter 4 positions avant le choc
et 4 positions après).
4. Calculer puis placer sur votre graphe les positions successives du centre de masse G de l’ensemble des 2
mobiles.
Quantité de mouvement et énergie : définitions expérimentales
Cette partie est une préparation à l’exploitation de votre étude de choc en séance.
On considère le mouvement du centre de masse G d’un corps de masse m. Lors des TPs de mécanique du point
vous mesurez les coordonnées de positions (x, y) successives de G dans le plan du mouvement. Vous avez appris
à estimer les composantes « expérimentales » (vx , vy ) de la vitesse par approximation de la dérivée. Nous vous
suggérons de préciser les relations entre les grandeurs de quantité de mouvement ou d’énergie cinétique et les
mesures expérimentales (masse et vitesses).
• Rappeler la définition des composantes de la quantité de mouvement (px , py ).
• Rappeler la définition de l’énergie cinétique Ec .
1.2 Travail en séance
Chaque binôme doit réaliser l’expérience et l’enregistrement d’un choc non frontal entre deux mobiles 1.2.2. Afin
de ne pas perdre de temps vous pouvez commencer par la partie d’analyse qualitative d’un choc frontal 1.2.1, ou
commencer par la partie d’analyse d’un choc non frontal 1.2.4 en téléchargeant dans la rubrique Documents/TPs/,
un exemple de feuille de calcul choc_template.ods. Vous remplacerez ensuite les données de la feuille d’exemple
par vos propres mesures issues de l’analyse de votre enregistrement de choc non frontal.
1.2.1 Analyse qualitative d’un choc frontal ( démonstration en groupe ∼ 10 min)
Dans cette partie, on se propose de réaliser un choc frontal « élastique » pour le confronter aux prédictions du
cours et à celles obtenues en travail de préparation.
• Choisir deux mobiles à coussin d’air et les équiper de différentes surcharges et de bagues à ressort (ou aiman-
tées) afin de varier le rapport de masse entre les deux mobiles.
• Régler la table (plan de glissement des mobiles) afin de réaliser des conditions de mouvement où l’ensemble
des deux mobiles soit pseudo isolé.
• Rappeler les conditions d’un choc frontal. Réaliser un choc frontal avec l’un des mobiles au repos.
• Observer les vitesses des deux mobiles après le choc.
• Tester les cas limites où m1 ∼ m2 , m1
m2 1 ou m1
m2 1
1.2.2 Expérience de choc non frontal par binôme (∼ 10 min)
Chaque binôme doit réaliser un choc différent.
• Equiper les deux mobiles de bagues de votre choix et augmenter la masse d’un des mobile avec une ou deux
surcharges.
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• Mesurez les masses des deux mobiles (attention aux aimants qui ne doivent pas être attirés par le métal du
plateau).
• Vérifier les orientations et réglages de la table et de l’appareil photo. Quelles sont les précautions à prendre ?
(à justifier dans le protocole)
• Réaliser plusieurs chocs non frontaux en choisissant une des conditions initiales (mobile léger au repos ou
deux mobiles en mouvement) afin d’optimiser les vitesses initiales et les placements des mobiles.
• Enregistrer la vidéo de votre choc optimal (sans oublier de positionner un étalon de longueur dans le plan du
mouvement avant de lancer les mobiles).
1.2.3 Analyse d’image et acquisition des trajectoires (∼ 15 min)
1. Réaliser l’analyse « Tracker » du mouvement de chacun des mobiles.
2. Préciser tous vos choix (motif à reconnaitre par Tracker, origine et orientation du repère, longueur de l’étalon
de distance).
3. Préciser les paramètres de la vidéo (temps τ d’échantillonnage, taille des images en pixels, longueur des images
et la longueur du pixel qui définit votre coefficient de calibration C).
Exportez en pleine précision les mesures de coordonnées de positions des deux mobiles :
• soit par copier/coller direct ou importation depuis fichier .xls pour LabNbook. Attention à bien garder un
affichage de 10 décimales pour LabNbook.
• soit dans une feuille de calcul .ods pour LibreOffice.
• soit dans un fichier ascii pour ceux qui utilisent python.
1.2.4 Analyse physique du choc non frontal
Nous vous proposons dans la suite de réaliser quatre études, dont une étude quantitative.
Etude des trajectoires et du mouvement dans le repère du centre de masse G
1. Tracer sur un même graphique les trajectoires des centre de masses G1 et G2 des deux mobiles dans le repère
de la table.
2. Calculer les coordonnées du centre de masse G et tracer sa trajectoire sur le même graphique.
3. Préciser la trajectoire de G en traçant les évolutions temporelles des coordonnées.
4. Que traduisent votre graphes ? Comparer vos observations aux prédictions théoriques.
5. Définissez et calculer les coordonnées de G1 et G2 dans le référentiel lié à G.
6. Tracer sur une même graphe les trajectoires des centre de masses G1 et G2 dans le repère lié à G.
7. Que traduisent vos graphes ? Observez les transfert de vitesse dans ce repère. Comparez aux prédictions
théoriques.
Etude de la quantité de mouvement du système total
1. Définissez et calculez les grandeurs qui décrivent l’évolution du vecteur quantité de mouvement.
2. Tracer leurs courbes d’évolution.
3. Que traduisent vos graphes ?
4. Comparer vos observations aux modèles théoriques.
Etude énergétique
1. Définissez et calculez l’énergie cinétique totale du système en collision.
2. Tracer sa courbe d’évolution.
3. Que traduisent vos graphes ?
4. Comparer vos observations aux modèles théoriques. L’étude quantitative doit vous permettre de conclure sur
la nature du choc.
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Etude quantitative d’une loi de conservation de votre choix
On s’intéresse à la conservation d’une grandeur et non à sa valeur réelle. Dans ce contexte on ne s’intéresse
qu’aux sources d’erreurs fluctuant au cours du mouvement et non aux erreurs systématiques qui décalent toutes les
mesures dans un rapport constant tout le long du mouvement.
1. Tracer l’évolution de votre grandeur G(t). Observez et estimer graphiquement les fluctuations locales (disper-
sion des nuages de points). Elles représentent les erreurs aléatoires dépendantes du temps sur l’estimation de
votre grandeur instantannée.
2. En déduire une estimation de l’incertitude aléatoire de mesure instantanée de votre grandeur. Porter les barres
d’incertitudes aléatoires sur le graphe.
3. Observez et estimez les variations globales de votre grandeur. Comparez les à votre incertitude ?
4. Conservation de votre grandeur : existe-t’il un intervalle de valeurs commun à presque tous les intervalles de
mesures expérimentales ?
(a) Si oui tracer sur votre graphe deux droites constantes de valeurs Gmin et Gmax aux bornes de cet
intervalle.
En déduire la valeur centrale Gm de cet intervalle et la précision ∆Gm associée à cette mesure.
Estimer le pourcentage de précision sur cette grandeur.
(b) Si non estimez la variation (Gf inal − Ginitial ) de cette grandeur.
En déduire le pourcentage de perte ou de gain que vous observez.
A partir de l’incertitudepaléatoire sur G(t), estimer l’incertitude
∆(Gf inal − Ginitial ) = (∆Gf inal )2 + (∆Gf inal )2 sur cette variation.
5. Discutez votre résultat.
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TP M2 - Coordonnées polaires
Objectifs
• Définir des coordonnées polaires
• Représenter un mouvement de rotation en coordonnées polaires
• Interpréter une trajectoire 2D en termes de coordonnées polaires
Description du dispositif
Vous allez étudier la cinématique d’un mobile auto-porteur (libre) animé d’un mouvement de translation combiné
à une rotation sur lui même. Pour cela vous étudierez les mouvements du centre de masse et d’un point périphérique.
Le mobile est lancé avec une vitesse initiale puis évolue librement sur une table horizontale.
Matériel : réalisation du mouvement et enregistrement vidéo
• Une table
• Un mobile auto-porteur
• Matériel de prise de vue : appareil photo sur pied, système d’éclairage, miroir
• Règle graduée
2.1 Travail de préparation (individuel et noté)
Etude du centre de masse
1. Faire le schéma du mobile à un instant quelconque du mouvement avec les forces qui lui sont appliquées.
2. En déduire les expressions du vecteur accélération, puis du vecteur vitesse du centre de masse G du mobile.
3. Quelle trajectoire prédisez-vous pour le point G ?
Mouvement du point M périphérique dans le repère du centre de masse
# » # »
1. Donner la relation vectorielle entre les vecteurs positions OM et GM .
2. En déduire les relations simples permettant de calculer les coordonnées (x∗ , y ∗ ) de M dans le référentiel du
centre de masse (G, x, y) à partir des coordonnées de M et de G acquises par Tracker (dans le référentiel
(O, x, y) choisi par vous pour l’analyse du mouvement).
# »
3. On souhaite décrire la position GM dans un système de coordonnées polaires. Donner les expressions analy-
# »
tiques de r et θ en fonction des coordonnées cartésiennes (x∗ , y ∗ ) de GM .
4. Rappeler les expressions vectorielles en coordonnées polaires de la position, de la vitesse et de l’accélération.
Mouvement du point M périphérique dans le repère de la table
En choisissant un repère dont l’axe Ox est parallèle et de même sens que le vecteur vitesse de #»
v G , dessiner
l’allure de la trajectoire du point M dans les différents cas suivant :
1. On n’a pas donné initialement de mouvement de rotation au mobile.
2. On lui a donné une vitesse linéaire de rotation plus rapide que vG .
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3. On lui a donné une vitesse linéaire de rotation égale à vG .
4. On lui a donné une vitesse linéaire de rotation plus lente que vG .
5. On n’a pas donné de vitesse de translation au mobile.
2.2 Travail en séance
Chaque binôme doit réaliser l’expérience et l’enregistrement du mouvement d’un mobile 2.2.1 . Afin de ne
pas perdre de temps vous pouvez commencer par la partie d’analyse cinématique 2.2.3 en téléchargeant sur la page
d’accueil MEC202, un exemple de feuille de calcul polaires_template.ods. Vous remplacerez ensuite les données
de la feuille d’exemple par vos propres mesures issues de l’analyse de votre enregistrement.
2.2.1 Expérience : mouvement libre de translation-rotation (∼ 10 min)
• Choisir un mobile sans bague, ni surcharge et ayant 2 pastilles de couleurs : une sur son axe de symétrie, et
l’autre en une position décalée latéralement.
• Vérifier les orientations et réglages de la table et de l’appareil photo. Quelles sont les précautions à prendre ?
• Réaliser plusieurs lancers de mobile à partir d’un bord de la table, en lui communiquant un mouvement
quelconque : à la fois de translation et de rotation.
• Enregistrer la vidéo de votre lancer optimal (sans oublier de positionner un étalon de longueur dans le plan
du mouvement)
2.2.2 Analyse d’image et acquisition des trajectoires (∼ 15 min)
• Réaliser l’analyse « Tracker » des mouvements du centre de masse G et du point périphérique M .
• Préciser tous vos choix (motif à reconnaitre par Tracker, origine et orientation du repère, longueur de l’étalon
de distance et précision en pixels de son positionnement).
• Préciser les paramètres de la vidéo (temps τ d’échantillonnage, taille des images en pixels, longueur des images
et la longueur du pixel qui définit votre coefficient de calibration C).
Exportez les mesures de coordonnées de positions des deux points dans une feuille de calcul (ou un fichier ascii pour
ceux qui utilisent python)
2.2.3 Analyse physique
Dans la suite nous vous proposons de réaliser deux études pour d’une part caractériser les trajectoires des deux
points G et M dans les deux référentiel de la table et et du centre de masse et d’autre part caractériser le mouvement
de M dans le référentiel du centre de masse, en coordonnées polaires.
Etude des trajectoires et du mouvement dans le repère de la table
• Tracer sur un même graphique les trajectoires de G et M dans le référentiel de la table.
• Que traduisent vos graphes ?
• Tracer les courbes d’évolution des coordonnées de G.
• Observer et quantifier les grandes variations systématiques qui traduisent une cause physique.
• Observer et quantifier les fluctuations aléatoires locales ( incluant notamment les erreurs de pointage).
• Comparer la taille du pixel avec l’échelle de votre graphe. Les incertitudes de pointage sont elles mesurables
graphiquement ?
• Quels mouvements traduisent vos courbes ?
• Comparer vos observations aux prévisions du travail de préparation.
13
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Etude des trajectoires et du mouvement dans le repère du centre de masse
• Tracer la trajectoire de M dans le référentiel du centre de masse centré en G.
• Que traduisent vos graphes ?
• Définir et calculer les coordonnées du point M dans un repère polaire de votre choix.
• Définir et calculer la vitesse angulaire du point M dans le repère polaire.
• Tracer les courbes d’évolutions de ces grandeurs.
• Observer les variations globales. Quel mouvement traduisent vos courbes ?
• Comparer vos observations aux prédictions du travail de préparation.
• Quantifier les fluctuations aléatoires ( incluant les erreurs de pointage).
• Comparer la taille du pixel avec les échelles de variations du rayon. Les incertitudes de distances dues au
pointage sont elles mesurables graphiquement ? (Vous pouvez vous aider de l’annexe 2.3)
• Quantifier les paramètres de la trajectoire en coordonnées polaires en incluant une estimation de
leurs incertitudes (aléatoires).
2.3 Annexe : Estimation des erreurs de pointages sur les coordonnées
polaires
Cette partie doit vous permettre de relier les incertitudes de pointage sur les mesures de Tracker aux incertitudes
aléatoires observées sur les coordonnées polaires.
Comprendre graphiquement les incertitudes sur les coordonnées polaires
• A l’aide de l’expression des coordonnées (x∗ , y ∗ ) de M dans le référentiel du centre de masse,
√ justifiez que
leurs incertitudes sont reliées aux incertitude de pointage par les relations ∆p x∗ = ∆p y ∗ = 2 ∆p x.
# »
• Les incertitudes sur le rayon GM et sur l’angle de rotation du vecteur GM peuvent être calculées en analysant
# »
les erreurs de position dans le cas où GM est suivant l’axe Gx :
# »
Dans cette orientation représenter le vecteur GM , le rayon r et son incertitude ∆p r ainsi que l’incertitude sur
l’angle polaire ∆p θ.
∆ y∗
Montrer que dans cette position r = x∗ , θ = 0, ∆p r = ∆p x∗ et ∆p θ = xp∗ .
• En considérant que l’incertitude ne dépend
√ pas du choix de√l’axe x et donc de l’origine des angles, montrer
∆ x
que dans une position quelconque ∆p r = 2 ∆p x et ∆p θ = 2 rp .
√ √
2∆p x
• En déduire l’incertitude de pointage sur la vitesse angulaire ∆p θ̇ = 2τ2 r où τ est le temps d’échan-
tillonnage de la vidéo.
√ √
• Pour une erreur aléatoire de l’ordre du pixel : ∆p r = 2 px et ∆p θ = r(px)
2
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TP M3 - Oscillateur masse-ressort
Objectifs
• Représenter et interpréter les diagrammes d’évolution des grandeurs cinématiques d’un système oscillant.
• Caractériser les paramètres de l’oscillation.
• Caractériser la raideur des ressorts à partir des grandeurs cinématiques et des allongements en statique.
• Interpréter l’évolution de l’énergie d’un système oscillant.
• Rédiger un compte-rendu synthétique et structuré de votre étude.
Description du dispositif (cf. ex. 1 du chapitre 3)
On se propose dans cette séance d’étudier le mouvement d’un mobile auto-porteur de masse M se déplaçant sur
une table horizontale, accroché de part et d’autre à deux ressorts horizontaux et parallèles, de raideurs différentes
et de masses négligeables, et fixés à leur autre extrémité. Le mobile est écarté de sa position d’équilibre puis lâché
sans vitesse initiale de façon à osciller suivant la direction des ressorts.
Matériel : réalisation du mouvement oscillant et enregistrement vidéo
• Une table
• Un mobile auto-porteur muni d’une bague avec deux crochets diamétralement opposés
• Deux ressorts
• Matériel de prise de vue : appareil photo sur pied, système d’éclairage, miroir
• Règle graduée
• Balance
3.1 Travail de préparation (individuel et noté)
Modèle de l’oscillateur masse-ressort
La situation expérimentale correspond à l’exercice 1 du chapitre 3 sur les oscillateurs. Il s’agit ici de synthétiser
les résultats importants.
1. Faire le schéma du mobile à un instant quelconque du mouvement avec les forces qui lui sont appliquées.
2. Rappeler les expressions des forces. Préciser les énergies potentielles associées.
3. Identifier la position d’équilibre O de la masse puis définir un repère d’axe (O, x, y) dans le plan du mouvement
et des coordonnées de position pour la masse M .
4. Ecrire l’équation du mouvement de la masse dans ce repère.
5. Quelle trajectoire prédisez-vous pour le centre de masse G ?
6. Représenter l’allure des évolutions de la position, de la vitesse et de l’accélération.
7. Définir la pulsation et la période du mouvement et donner leur expression en fonction de la raideur équivalente
2
K des ressorts. Montrer que K = M 4π T2
.
0
8. Montrer que la représentation graphique de l’accélération en fonction de la déformation permet également
d’estimer la raideur K ?
9. Quelle autre méthode connaissez vous pour mesurer la raideur d’un ressort ?
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3.2 Estimation des énergies et de leurs incertitudes
Cette partie est une préparation à l’exploitation de votre étude énergétique en séance.
Estimation des énergies cinétiques et potentielle élastique expérimentales
• Rappeler la définition de l’énergie potentielle élastique Eel
• Rappeler la définition de l’énergie cinétique Ec .
3.3 Travail en séance
Chaque binôme doit réaliser l’expérience et l’enregistrement du mouvement d’oscillation d’un mobile. Afin de
ne pas perdre de temps vous pouvez commencer par la partie d’analyse cinématique 3.3.3 en téléchargeant dans la
rubrique Documents/TPs/, un exemple de feuille de calcul ressorts_template.ods. Vous remplacerez ensuite
les données de la feuille d’exemple par vos propres mesures issues de l’analyse de votre enregistrement.
3.3.1 Expérience : oscillation d’un mobile rappelé par deux ressorts (∼ 10 min)
• Choisir un mobile. Le mobile doit être accroché aux deux ressorts. Pour cela, il faut le munir d’une bague
agrippante, elle même munie de 2 boulons diamétralement opposés, qui permettent d’accrocher les deux
ressorts. L’autre extrémité des ressorts doit être accrochée aux crochets fixés sur les côtés de la table.
• Vérifier les orientations et réglages de la table et de l’appareil photo. Quelles sont les précautions à prendre ?
• Réaliser plusieurs mouvements du mobile : écarter le mobile de sa position d’équilibre sur l’axe des deux
ressorts et le lâcher sans vitesse initiale. Les ressorts doivent rester étirés tout le long du mouvement, sinon
la loi de Hooke ne sera plus vérifiée.
• Enregistrer votre mouvement sur au moins une dizaine d’oscillations. Penser à positionner un étalon de
longueur dans le plan du mouvement, à repérer la position d’équilibre de la masse et à peser le mobile.
3.3.2 Analyse d’image et acquisition des trajectoires (∼ 15 min)
• Réaliser l’analyse « Tracker » du mouvement du centre de masse G du mobile.
• Préciser tous vos choix (motif à reconnaitre par Tracker, origine et orientation du repère, longueur de l’étalon
de distance et précision en pixels de son positionnement).
• Préciser les paramètres de la vidéo (temps τ d’échantillonnage, taille des images en pixels, longueur des images
et la longueur du pixel qui définit votre coefficient de calibration C).
Exportez les mesures de coordonnées de positions de la masse dans un tableur LabNbook (ou une feuille de calcul
.ods ou un fichier ascii pour ceux qui utilisent python)
3.3.3 Analyse physique
Nous vous proposons de réaliser plusieurs études :
1. Observer les évolutions temporelles des positions, vitesses et accélérations du centre de masse du mobile et
leur corrélations.
2. Caractériser les paramètres qui caractérisent le mouvement d’oscillation.
3. Ajuster un modèle masse-ressort et estimer la raideur de la force de rappel de trois façon différentes.
4. Réaliser une étude énergétique qualitative.
Etude cinématique
• Calculer les vitesses et accélérations
• Tracer les évolutions temporelles des positions, vitesses et accélérations. Tracer sur un même graphe les 3
grandeurs normalisées à 1 (divisées par le maximum observé).
• Que traduisent vos graphes ? Comparer vos observations au modèle théorique masse-ressort. Peut on dire que
le mouvement est harmonique ?
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• Définir et mesurer les paramètres de période, d’amplitude et de phase qui caractérisent l’oscillation de la
position.
Mesures de la pulsation propre et de la raideur
1. Mesure à partir du graphe d’évolution de la position
• Mesurer avec la plus grande précision possible la période d’oscillation T0 de la position ?
Pour cela l’intervalle de temps mesuré doit être le plus grand possible et doit correspondre à un grand
nombre de périodes.
• En déduire une première estimation de la raideur K.
• Estimer l’incertitude sur cette mesure de K. Justifier l’expression de l’incertitude
s 2 2
∆M 2∆T0
∆K = K +
M T0
.
2. Mesure à partir de l’équation du mouvement
• Tracer une représentation graphique de l’équation du mouvement a(x).
• Ajuster un modèle linéaire et déduire une deuxième estimation de la raideur K 0 .
• Estimer l’incertitude ∆a sur l’accélération instantanée. Porter les barres d’erreurs sur votre graphe.
• Estimer l’incertitude sur la pente ω02 de votre droite ∆ω02 ∼ 2∆a
2A où A est l’amplitude de l’oscillation.
q
∆M 2 ∆ω 2
• En déduire l’incertitude sur votre valeur de K 0 . Justifier l’expression ∆K 0 = K 0
M + ω20
0
3. Mesure statique des raideurs des deux ressorts
• Mesurer les allongements l1 et l2 de chacun des ressorts auquel une même masselotte m est accrochée.
Prendre soin de pré-allonger les ressorts afin que la loi de Hookes soit valable.
• En déduire leurs raideurs K1 et K2 ainsi que la raideur équivalente K”.
• Estimer l’incertitude sur K 00 . Justifier l’expression de l’incertitude.
v
u ∆m 2 ∆g 2
u 2 2 !
1 l2 l1
∆K” = K” t + + ∆l1 + ∆l2
m g (l1 + l2 )2 l1 l2
r 2
∆m 2 ∆l 2
Pour deux ressorts de raideurs comparables l1 ∼ l2 ∼ l , ∆K” = K” ∆g 1
m + g + 2 l
4. Bilan des mesures de la raideur
• Quelle est la méthode la plus précise pour la détermination de la raideur ?
• Quel est l’intervalle compatible avec toutes les précédentes déterminations de K ?
• En déduire une mesure finale de la raideur Kbilan ainsi que sa précision.
Etude énergétique
• Calculer les énergies cinétiques, potentielle élastique et totale.
• Représenter sur même graphe les évolutions temporelles des énergies.
• Interpréter vos graphes.
• Observer, comparer et quantifier les fluctuations aléatoires et les variations systématiques qui traduisent une
cause physique ou un biais systématique d’acquisition des positions.
• Quantifier l’énergie totale et la variation relative d’énergie sur l’intervalle de temps de votre enregistrement.
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TP M4 - Pendule oscillant
Objectifs
• Représenter et interpréter les diagrammes d’évolution des grandeurs cinématiques d’un pendule.
• Caractériser les paramètres de l’oscillation et déterminer la longueur équivalente du pendule à partir des
grandeurs cinématiques.
• Représenter et interpréter le diagramme des phases et l’équation du mouvement dans les régimes harmonique
de petites oscillations et non harmonique des grandes oscillations.
• Calculer, représenter et interpréter l’évolution de l’énergie d’un système oscillant.
• Rédiger un compte-rendu synthétique et structuré de votre étude.
Description du dispositif
On se propose dans cette séance d’étudier le mouvement d’un pendule rigide oscillant autour d’un axe horizontal.
Le pendule est écarté de sa position d’équilibre puis lâché avec ou sans vitesse initiale.
Matériel : réalisation du mouvement oscillant et enregistrement vidéo
• Une table
• Un pendule rigide muni d’une masselotte fixée au bout d’une tige légère.
• Matériel de prise de vue : appareil photo sur pied, système d’éclairage.
• Règle graduée (1 mètre)
4.1 Travail de préparation (noté)
Modèle du pendule
La situation expérimentale correspond aux exercice 5, 6 et 7 du chapitre 3 sur les oscillateurs. Il s’agit ici de
synthétiser les résultats importants.
1. Faire le schéma du pendule à un instant quelconque du mouvement avec les forces qui lui sont appliquées.
2. Dans un repère (O, x, y) de votre choix, représenter les coordonnées cartésiennes (x, y) du pendule et les
coordonnées polaires associées (r, θ).
3. Donnez les expressions de r et de θ en fonction de x et de y.
4. Rappeler les expressions des forces en coordonnées polaires. Identifier la position d’équilibre la masse m.
5. Préciser les énergies potentielles associées.
6. Etablir l’équation du mouvement de la masse. Que devient elle dans la limite des petits angles ?
7. Déterminer l’amplitude maximale θm des oscillations, limitant l’erreur de l’approximation sin θ ∼ θ à 1% (on
3
rappelle que sin θ ∼ θ − θ6 où θ est en radians).
Dans les questions suivantes on se limitera à l’approximation harmonique :
8. Représenter sur trois graphes l’allure qualitative de l’évolution de la position, de la vitesse et de l’accélération
dans la limite harmonique. Les graphes doivent être disposés les uns au dessus des autres afin que l’axe du
temps soit commun aux trois courbes. Porter sur les graphes, les amplitudes et la période d’oscillation.
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9. Tracer le diagramme qui représente l’accélération angulaire θ̈ en fonction de θ dans le cas général et dans le
cas des petites oscillations.
10. Comment estimer la longueur l du pendule à partir des représentations temporelles des positions ?
4.2 Estimation des énergies et de leurs incertitudes
Cette partie est une préparation à l’exploitation de votre étude énergétique en séance.
Estimation des énergies cinétiques et potentielle élastique expérimentales
• Rappeler la définition de l’énergie potentielle de pesanteur du pendule Epp
• Rappeler la définition de l’énergie cinétique du pendule Ec .
• En déduire l’expression de l’énergie mécanique Em . Justifier pourquoi l’allure de la courbe Em (t) ne dépend
pas de la valeur de la masse.
4.3 Travail en séance
Chaque binôme doit réaliser deux expériences et enregistrements du mouvement d’oscillation d’un pendule. La
première dans la limite harmonique des petites oscillations et la deuxième d’amplitude bien supérieure à 90◦ voire
proche de 180◦ . Afin de ne pas perdre de temps vous pouvez commencer par la partie d’analyse cinématique 4.3.3 en
téléchargeant dans la rubrique MEC202, les exemples de feuilles de calculs pendule_harmonique_template.ods
et pendule_anharmonique_template.ods. Vous remplacerez ensuite les données de la feuille d’exemple par
vos propres mesures issues de l’analyse de votre enregistrement.
4.3.1 Expérience : oscillation d’un pendule (∼ 10 min)
Les réglages de l’appareil imposent de réaliser tous les enregistrements petites oscillations puis plus tard tous
les enregistrements grandes oscillations.
• Réglage du pendule : Le centre de la masselotte doit être facilement repérable sur chaque image. Pour cela,
une gommette de couleur vive doit être positionnée dans l’alignement horizontal du centre de la masselotte.
La symétrie circulaire de la gommette doit être repérable sur toutes les images.
• Positionner les lampes pour assurer un éclairage uniforme du pendule et du fond noir.
• Vérifier les réglages de l’appareil photo. Quelles sont les précautions à prendre ?
• Orientation de l’appareil et réglage du zoom : Pour limiter les erreurs de parallaxe l’appareil doit être éloigné
du plan du mouvement. Cependant pour que les images soient exploitables par Tracker, il est très important
que la gommette à repérer soit de taille suffisante (> 8 × 8 px2 ). La largeur des images doit être optimisée
pour encadrer l’oscillation en hauteur (tout en incluant l’axe de rotation du pendule si on veut mesurer la
distance masse-axe).
Conseil : effectuer la mise au point de l’appareil soit sur la position d’équilibre basse de la masselotte (pour
les petits angles), soit sur l’axe de rotation (pour les grandes amplitudes). Pour cela il est nécessaire de régler
pour chacune des expérience la hauteur du pied afin que le centre de l’objectif soit dans l’alignement horizontal
de votre point de focalisation.
• Réalisation d’un mouvement du mobile : écarter le mobile de sa position d’équilibre et le lâcher (sans vitesse
initiale).
• Enregistrer votre mouvement sur une dizaine d’oscillations ou plus. Penser à positionner un étalon de longueur
dans le plan du mouvement et à repérer la position d’équilibre de la masse.
• Mesurez la distance l entre l’axe de rotation et le centre de votre gommette oscillante.
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4.3.2 Analyse d’image et acquisition des trajectoires (∼ 15 min)
• Réaliser l’analyse « Tracker » du mouvement du centre de la masselotte :
Les paramètres d’analyse sont délicats à régler car l’image de la gommette est petite. Veillez à respecter la
symétrie circulaire du gabarit (Tracker ne gère pas la rotation d’un motif asymétrique). Afin que Tracker ne
perde pas la trace du centre de masse, il est indispensable de limiter le taux d’évolution à 10% et de choisir
un taux de repérage automatique supérieur à 6.
• Préciser tous vos choix (motif à reconnaitre par Tracker, origine et orientation du repère de coordonnées,
longueur de l’étalon de distance et précision en pixels de son positionnement).
• Préciser les paramètres de la vidéo (temps τ d’échantillonnage, taille des images en pixels, longueur des images
et la longueur du pixel qui définit votre coefficient de câlibration C).
Exportez vos mesures de coordonnées de positions dans LabNbook (ou une feuille de calcul LibreOffice ou un fichier
ascii pour ceux qui utilisent python)
4.3.3 Analyse physique
Dans cette partie nous vous proposons de réaliser plusieurs études :
1. Pour chaque enregistrement, observer les évolutions temporelles des positions, vitesses et accélérations du
centre de masse du mobile et leur corrélations temporelles.
2. Caractériser la période du mouvement d’oscillation et son évolution dans le temps. Déduire la longueur
équivalente du pendule ponctuel dans le cas des petites oscillations.
3. Pour chaque enregistrement, interpréter le graphe représentant l’équation du mouvement de l’oscillation .
4. Etude énergétique quantitative d’un enregistrement.
Etude cinématique qualitative
Petites oscillations :
• Faire un schéma indiquant les axes (O, x, y) de votre repère et les coordonnées polaires du pendule.
• En déduire une expression de l’angle θ en fonction de l, et des coordonnées x et y.
• Tracer les graphes de θ(t), θ̇(t) et θ̈(t).
• Tracer sur un même graphe les évolutions de ces trois grandeurs normalisées à 1 (en divisant chaque grandeur
par son maximum).
• Comparer vos observations au modèle harmonique du pendule oscillant.
Grandes oscillations :
• Faire un schéma indiquant les nouveaux axes (O, x, y) de votre repère et les coordonnées polaires du pendule.
• En déduire une expression de l’angle θ en fonction de l, et des coordonnées x et y.
On peut utiliser la fonction atan2(x, y) qui permet de calculer un angle de déviation sur l’intervalle [−π; π]
en prenant en compte les signes respectifs de x et y.
• Calculer dans votre classeur l’angle de déviation θ et ses dérivées θ̇ et θ̈.
• Tracer les graphes de θ(t), θ̇(t) et θ̈(t).
• Tracer sur un même graphe les évolutions de ces trois grandeurs normalisées à 1 (en divisant chaque grandeur
par son maximum).
• Comparer vos observations au modèle harmonique du pendule oscillant. En particulier décrire les évolutions
de la période et de l’amplitude du mouvement.
Période et paramètres du pendule harmonique - Etude quantitative des petites oscillations
• Mesurer avec la plus grande précision possible la période d’oscillation T0 .
• En déduire une estimation de la longueur équivalente le du pendule ponctuel théorique dont le mouvement
harmonique serait de même période.
q
• Montrer que son incertitude s’exprime : incertitude ∆le = le ( gg )2 + ( 2T
T0 ) .
0 2
• Comparer le à la distance mesurée entre l’axe et le centre de la masselotte. Interpréter.
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Représentation de l’équation du mouvement (étude qualitative)
Pour chaque enregistrement :
• Tracer une représentation graphique de l’équation du mouvement θ̈ = f (θ).
• Interpréter votre graphe.
Comparer les graphes des deux enregistrements et interpréter.
Etude énergétique quantitative
Pour un seul enregistrement (suffisamment long)
• Calculer les énergies cinétiques, potentielle élastique et totale par unité de masse.
• Représenter sur même graphe les évolutions temporelles des énergies cinétiques et potentielles.
• Interpréter vos graphes.
• Représenter l’évolution temporelle de l’énergie mécanique.
• Observer, quantifier et comparer les fluctuations aléatoires et les variations systématiques qui traduisent une
cause physique ou un biais systématique d’acquisition des mesures.
• Quantifier l’énergie totale au démarrage du mouvement puis la variation relative d’énergie sur l’intervalle de
temps de votre enregistrement.
• Définissez puis estimer un temps d’amortissement de l’oscillation.
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TP M5 - Moment cinétique
Objectifs
• Calculer et représenter le moment cinétique d’un mobile en mouvement.
• Etudier l’évolution des moments cinétiques d’un mobile dans le repère du centre de masse dans le cas d’inter-
actions centrales.
• Etudier quantitativement la conservation du moment cinétique.
Description du dispositif
On se propose dans cette séance d’étudier l’évolution du moment cinétique de deux mobiles soumis à des forces
d’interactions centrales.
Matériel : réalisation du mouvement oscillant et enregistrement vidéo
• Une table
• Deux mobiles à coussin d’air
• Deux bagues aimantées.
• Un élastique souple permettant de simuler une force d’attraction des mobiles.
• Matériel de prise de vue : appareil photo sur pied, système d’éclairage.
• Règle graduée (0, 4 m)
5.1 Travail de préparation (noté)
Mobiles en interaction et moment cinétique
On étudie le mouvement d’un système constitué de deux mobiles auto-porteurs de masse m1 et m2 presque
identiques, se déplaçant sur une table horizontale. Les mobiles seront munis de bagues aimantées répulsives et
seront reliés par un élastique. Ils seront donc soumis (en plus de leur poids et de la réaction de la table) à deux
forces :
• une force de répulsion générée par les bagues aimantées
• une force d’attraction due à l’élastique.
Le mouvement des mobiles consistera donc en la superposition :
• d’un mouvement de translation
• d’un mouvement de rotation autour du centre de masse du système
• d’un mouvement de vibration autour de leurs positions d’équilibre.
Moment cinétique et théorème du moment cinétique :
#»
1. Rappeler l’expression vectorielle du moment cinétique LO d’un point matériel M de masse m, animé d’une
vitesse #»
v , par rapport à un point fixe O.
#»
2. Le mouvement de M étant situé dans le plan xOy, donner les composantes Lx , Ly et Lz de LO en fonction
des coordonnées (x, y) de M et des composantes de sa vitesse.
3. Rappeler l’énoncé du théorème du moment cinétique.
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4. Que peut on dire si la résultante des forces appliquées est une force centrale dirigée vers O ?
Moment cinétique du mobile 1 par rapport au centre de masse G des deux mobiles.
1. Rappeler les relations qui définissent les coordonnées (xG , yG ) du centre de masse du système total, en fonction
des coordonnées cartésiennes (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ) du centre de chacun des mobiles ?
# »
2. Montrer que le vecteur position GG1 du mobile 1 dans le repère du centre de masse ne dépend que du vecteur
# »
position G1 G2 suivant la relation :
# » −1 # »
GG1 = G1 G2
1 + m1 /m2
3. Montrer que le moment cinétique du mobile 1 par rapport à G s’exprime :
#» −m1 # » d #» v1
L 1G = G1 G2 ∧
1+ m
m2
1
dt
4. Préciser son orientation.
# »
5. En appliquant le théorème du moment cinétique, que peut on dire du moment cinétique L1G du mobile 1, par
rapport à G ?
5.2 Travail en séance
Chaque binôme doit réaliser une expérience et enregistrement du mouvement des deux mobiles en interaction.
Afin de ne pas perdre de temps vous pouvez commencer par la partie d’analyse cinématique 5.2.3 en téléchargeant
dans la rubrique MEC202, les exemples de feuilles de calculs moment_cinetique_template.ods. Vous rempla-
cerez ensuite les données de la feuille d’exemple par vos propres mesures issues de l’analyse de votre enregistrement.
5.2.1 Expérience : Mobiles en interaction (∼ 10 min)
• Equiper les deux mobiles de bagues aimantées et les relier par un élastique.
• Vérifier les réglages de l’appareil photo. Quelles sont les précautions à prendre ?
• Réaliser plusieurs mouvements des mobiles : écarter les mobiles de leur position d’équilibre et le lâcher en
imprimant une vitesse de translation et rotation.
• Enregistrer votre mouvement. Penser à positionner un étalon de longueur dans le plan du mouvement.
5.2.2 Analyse d’image et acquisition des trajectoires (∼ 15 min)
• Réaliser l’analyse « Tracker » du mouvement de chacun des mobiles.
• Préciser tous vos choix (motif à reconnaitre par Tracker, origine et orientation du repère de coordonnées,
longueur de l’étalon de distance et précision en pixels de son positionnement).
• Préciser les paramètres de la vidéo (temps τ d’échantillonnage, taille des images en pixels, longueur des images
et la longueur du pixel qui définit votre coefficient de câlibration C).
Exportez les mesures de coordonnées de positions des deux mobiles dans LabNbook (ou dans une feuille de calcul ou
un fichier ascii pour ceux qui utilisent python)
5.2.3 Analyse physique
Nous vous proposons de réaliser plusieurs études :
1. Observer les trajectoires des mobiles dans le repère du labo et dans celui du centre de masse.
2. Observer le caractère « central » des forces d’interaction.
3. Etudier l’évolution du moment cinétique de la masse 1 par rapport à un point fixe de la table.
4. Etudier l’évolution du moment cinétique de la masse 1 par rapport au centre de masse G.
23
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Trajectoires
• Calculer les coordonnées des deux mobiles et celles du centre de masse.
• Calculer les coordonnées des deux mobiles dans le repère du centre de masse.
• Représenter les trajectoires des deux mobiles dans le repère fixe puis représenter leurs trajectoires dans le
repère du centre de masse.
• Interprétez vos graphes.
Forces d’interaction
• Calculer les vitesses et accélérations de chaque mobile. En déduire la force agissant sur chaque mobile.
• Les forces d’interactions entre les deux mobiles obéissent elles à la 3e loi de Newton ?
• Comment peut on vérifier que ces forces sont centrales ?
Moment cinétique par rapport à O
• Calculer le moment cinétique par rapport à O du mobile 1.
• Représenter son évolution temporelle.
• Discuter la conservation du moment cinétique par rapport à O.
Moment cinétique par rapport à G - étude quantitative
#»
• Calculer le moment cinétique L 1G par rapport à G du mobile 1.
• Représenter son évolution temporelle.
• Interpréter votre graphe.
• Observer, quantifier et comparer les fluctuations aléatoires et les variations systématiques qui traduisent une
cause physique ou un biais systématique d’acquisition des positions.
• Estimer (graphiquement) son incertitude aléatoire.
#»
• Quantifier le moment cinétique L 1G et sa variation relative sur l’intervalle de temps de votre enregistrement.
• Conclure sur la conservation du moment cinétique dans les conditions de l’expérience.
24
LES INCERTITUDES DE MESURE
1. LES INCERTITUDES DE MESURE - DEFINITIONS
1.1 – Modes de détermination d'une grandeur physique (GP)
Pour déterminer une GP, on peut :
• soit effectuer une mesure, c'est-à-dire comparer directement la GP à son unité. Par exemple,
mesurer une longueur avec un "mètre"
• soit utiliser une relation physique qui exprime la GP à déterminer en fonction d'autres GP
sur lesquelles on peut effectuer des mesures. Par exemple, déterminer la vitesse moyenne
d'un mobile à l'aide de la relation V = L/T où L (la distance parcourue) et T (le temps de
parcours) sont des GP à mesurer.
Mais quel que soit le mode de détermination d'une GP, on est donc toujours conduit à effectuer
des mesures qui sont, par nature, nécessairement entachées d’imprécision.
La mesure d'une GP, x, n'est donc jamais exacte. On a : xm = x0 + dx, où dx représente l'erreur entre la
valeur exacte x0 – inconnue – et la valeur mesurée xm. En principe on ne connaît pas l'erreur dx, mais on peut
estimer l'amplitude maximale de cette erreur que l'on note : dxmax = (x). Comme détaillé dans le
paragraphe 1.3, (x) est appelée incertitude absolue sur la mesure de x. On peut estimer la qualité de
la mesure en calculant l'incertitude relative (x)/|xm|.
1.2 - Les types d'incertitudes de mesure
On distingue :
- les erreurs systématiques (se reproduisant systématiquement de la même manière) qui
peuvent être dues :
• aux appareils (ex : décalage du zéro d'un appareil à aiguille)
• à la méthode de mesure (ex : en TP de mécanique lorsque l'axe optique de l'appareil photo
n'est pas parfaitement perpendiculaire au plan du mouvement de l'objet étudié)
- les erreurs aléatoires (se produisant de façon incontrôlable en prenant une importance
variable) qui peuvent être dues :
• aux appareils (ex : en PHY101, le bruit de fond électrique : vous pourrez constater qu'en
général le dernier digit d'un appareil numérique n'est pas stable, il varie continuellement de
quelques unités)
• à une dé$nition imprécise de la GP à mesurer (ex, en TP de mécanique, le suivi de la
position du « point » que vous étudierez est réalisé par le logiciel tracker en calculant le
barycentre de la petite surface que vous dé$nirez, et ce barycentre n'est pas parfaitement
dé$ni, à cause en particulier du 6ou de bougé de la prise de vue)
• à l'expérimentateur (appréciation de lecture d'un vernier, erreur de parallaxe...)
D'une manière générale, on peut dire que :
• les erreurs systématiques sont chiffrables; on peut donc en principe corriger la valeur
erronée trouvée pour la GP (mais c'est parfois dif$cile)
• les erreurs aléatoires ne sont pas chiffrables de manière précise; tout au mieux peut-on en
estimer un ordre de grandeur, en valeur absolue, qui constitue justement ce que l'on appelle
l'incertitude sur la valeur de la GP et dont l'étude fait l'objet de cette partie du cours (dans
les TP de mécanique, cette incertitude aléatoire vous sera indiquée dans l'énoncé).
Une GP peut être concernée par ces deux types d'incertitudes. Dans ce cas, l'utilisation
d'indices (S pour systématique et A pour aléatoire) permet d'éviter les confusions et l'incertitude
globale s'écrit comme la somme : (x) = S (x) + A(x).
En pratique, l'enregistrement d'un grand nombre de mesures donne des informations
statistiques sur les erreurs aléatoires et permet de diminuer l'incertitude qui en résulte. C'est ce que
l'on verra dans le paragraphe 2.2.
4
1.3 - Incertitude absolue / Incertitude relative.
On peut exprimer les incertitudes sous deux formes différentes, absolue ou relative :
• L'incertitude absolue (IA) sur une GP, x, est la valeur absolue du plus grand écart estimé
entre la valeur trouvée par la mesure, xm, et la valeur vraie, x0 (que l'on ignore évidemment).
Elle s'écrit (x) et est toujours prise positive. Alors on peut dire que
x 0 ∈[ x m−Δ (x ), x m +Δ(x )] , ce que l'on écrit symboliquement : x0 = xm ± (x)
Exemple : nous voulons mesurer une GP qui est la longueur d'un crayon; nous disposons pour
cela d'une réglette, graduée en mm et parfaitement étalonnée, dont l'origine est exactement à l'une
des extrémités. On met côte à côte verticalement sur une table, le crayon et la réglette, cette dernière
reposant sur son extrémité-origine de manière à rendre négligeable l'erreur sur la position du zéro.
On constate alors que l'autre bout du crayon se trouve entre les graduations 116 et 117 mm de la
réglette, sans que l'on puisse préciser mieux en raison de la parallaxe.
Il est donc raisonnable de poser d'une part : xm = 116,5 mm et, sachant que l'on a
nécessairement : 116 mm < x0 < 117 mm, il est également raisonnable d'estimer, d'autre part, que
(x) ≈ 0,5 mm. On écrira donc : x0 = 116,5 ± 0,5 mm.
• L'incertitude relative (IR) sur une GP, x, est le rapport de l'IA, (x), de cette GP, à la
valeur absolue de la valeur trouvée par la mesure |x m|. Elle s'écrit (x)/|xm| et est donc
nécessairement positive; elle s'exprime souvent en %.
Exemple : dans l'exemple précédent, l'IR est soit : (x)/|xm| ≈ 0,4%
2. LE CALCUL DES INCERTITUDES
2.1 – Cas d'une GP mesurée directement avec un appareil de mesure
L'incertitude de l'appareil ou son mode de calcul est alors indiqué par le fabricant. Il faudra
donc consulter la notice de l'appareil. Il y en a essentiellement de deux sortes :
La précision est donnée sous la forme d'un simple pourcentage.
Ce pourcentage est alors directement l'IR.
Ex : la résistance des boites de résistances utilisées en PHY101 est indiquée sur son boitier :
par ex 0,2%; on a donc (R) / R = 0,2% quelle que soit R (aucun calcul à faire) et l'IA est alors
(R) = (0,2 / 100)xR.
Les appareils numériques.
L'incertitude est donnée sous la forme d'un pourcentage auquel s'ajoute un chiffre parfois
suivi de la lettre « D » (pour « digit »). Ce chiffre est alors à multiplier par la sensibilité de
l'appareil (la plus petite variation que l'appareil peut indiquer, donc l'unité de la plus petite
décimale af$chée).
Ex : on mesure avec un ampèremètre numérique 12,54 mA et le fabricant indique pour ce
calibre une précision de 0,3%+2D. On a alors (I) = (0,3/100)x12,54 + 2x0,01 = 0,05762 mA que
l'on arrondira (un seul chiffre signi$catif, cf §3.2 ci-dessous) à 0,06 mA. Et $nalement on écrira
I =12,54±0,06 mA
2.2 - Cas où l'on peut faire un grand nombre de mesures (méthode statistique)
Une technique, souvent applicable dans les TP de mécanique, consiste a répéter la mesure de la
GP un grand nombre de fois dans des conditions identiques. Cela permet sous certaines conditions
de s’approcher avec une précision maîtrisée de la valeur cherchée. Il est pour cela nécessaire de
faire une analyse statistique des données obtenues, c'est-a-dire d’étudier la répartition des valeurs
mesurées.
5
Ecart-type et incertitude de mesure :
On peut montrer que si les erreurs de mesure résultent d’un nombre important de facteurs
indépendants et si l’in6uence de chaque facteur est petite, alors la distribution des mesures obtenue
à partir d’un très grand nombre n de mesures (n tend vers l’in$ni) est décrite par une fonction de
Gauss centrée sur la valeur réelle cherchée.
A partir des n valeurs de la GP, x, obtenues lors des différentes mesures (n>3), on peut calculer
l’écart type s (valeur moyenne de l’écart à la moyenne de la distribution), qui permet d'estimer la
dispersion des valeurs de l' échantillon statistique :
n n
1
√
1 2
σ n = ∑ (x i−x ) où x= ∑ x i est la valeur moyenne.
n i=1 n i=1
La théorie montre alors que l'on a 68% de chance pour qu’une mesure x soit à moins d'un
écart-type de la valeur réelle cherchée et 95,5% de chance pour qu’elle soit à moins de 2 écarts-
types. Réciproquement, cela signi$e que pour une mesure quelconque, on peut af$rmer que la
"vraie" valeur est, avec 95,5% de chance, à l’intérieur de l'intervalle [ x−2 ; x2 ] . La valeur
de 2s apparaît donc comme une bonne estimation de l’incertitude expérimentale ∆(x) sur chaque
mesure individuelle.
Ainsi l’incertitude sur une valeur isolée (intervalle de 95,5%) est :
Δ (x)95,5 =2 σ (1)
Loi des grands nombres et incertitude sur la moyenne :
Lorsque l'on réalise un grand nombre n de mesures, on cherche généralement à évaluer la
n
1
valeur moyenne de l'échantillon : x n= ∑ x i
n i=1
L'intérêt à disposer d'un grand nombre de mesures réside dans le fait que les erreurs tendent à
se compenser entre elles, de sorte que l'écart entre la valeur moyenne calculée sur un paquet de n
mesures et la « vraie » valeur doit diminuer à mesure que n augmente (en l'absence supposée
d'erreur systématique).
On peut ainsi montrer que l’incertitude sur la moyenne d’une série de n mesures est :
Δ( x) 2 σ
Δ ( x̄n )= = (2)
√n √n
La précision de la mesure de la valeur moyenne de x pourra donc être très améliorée en
multipliant les mesures.
Exemple : En TP de mécanique, prenons le cas d'un mobile soumis à une accélération
constante a0 et qui a fait l'objet de 48 mesures ($gure 1 ci-dessous).
Les mesures ai (points jaunes) sont aléatoirement dispersées autour de la valeur moyenne ̄a
(droite horizontale jaune) et la dispersion de ces valeurs mesurées peut être estimée en calculant
l'écart-type :
48 48
1
√
σ a=
1
∑ (a −a)
48 i=1 i
2 où
a= ∑ a est la valeur moyenne.
48 i=1 i
D'après la théorie et la formule (1), sur un grand nombre de mesures, 95% de celles-ci
s'écarteront de la valeur moyenne de moins de (a) = 2sa par excès ou par défaut. Dans l'exemple
illustré, l'écart-type a pour valeur sa = 0,074 m/s2 et l'incertitude aléatoire sur une mesure isolée
vaut donc (a) = 2sa = 0,15 m/s2. Sur la $gure 1, la barre verticale rouge représente la barre
d'incertitude et a pour hauteur totale 4sa. On véri$e que sur la cinquantaine de points enregistrés,
seuls 3 points s'écartent de plus de (a) de la valeur moyenne. On comprend également qu'on ne
peut déterminer que des probabilités. Pour être sûr que 99 % des points mesurés "rentrent" dans la
barre, il faudrait considérer (a) = 3sa. A l'inverse, seulement 68 % des points mesurés rentrent
dans la barre (a) = sa (barre verticale noir sur la $gure 1).
6
Figure 1 : Relevé de 48 mesures de l'accélération d'un mobile soumis à une
accélération constante.
De même, d'après la théorie et la formule (2), on trouve que l'incertitude sur la moyenne de
a obtenue sur ces 48 valeurs est égale à :
l'accélération ̄
Δ (a ) 2σ a 2∗0,074 2
Δ (ā48 )= = = =0,02 m/s
√ 48 √ 48 √ 48
Comparée à l'incertitude sur un point individuel (0,15 m/s2), l'incertitude sur la moyenne (0,02
m/s2) est donc divisée par 7.
En dé$nitive, dans cet exemple, on indiquera la détermination expérimentale comme :
a = 0,67 ± 0,02 m/s2 ou encore a = 0,67 ± 3%
C'est cette technique que vous aurez à utiliser dans les TP de mécanique. Par exemple
lors du TP d'introduction, vous déterminerez l’accélération de la pesanteur (g) avec précision
en calculant sa valeur en chaque point du mouvement, puis en calculant sa moyenne ; son
incertitude sera obtenue en calculant son écart-type et en appliquant l'expression ci-dessus.
2.3 - Calcul à partir du tracé d'un graphe (peu de points de mesure)
Sur un graphe ($gure 2 ci-dessous), chaque point du graphe a en général une incertitude à la
fois en abscisse et en ordonnée (ex : en TP d’optique, véri$cation de la loi de la réfraction de
Descartes). L'incertitude de chaque point est alors représentée sur le graphe par un rectangle dont le
point est le centre et dont la largeur et la longueur ont pour valeurs (x) et (y) (on parle de
« barres d'erreurs »). Lorsqu'on trace le graphe il faudra faire en sorte que chaque rectangle soit
traversé par le graphe.
Dans le cas particulier où le graphe est une droite, et qu'on cherche à déterminer le coef$cient
directeur « a » de cette droite et son imprécision (a), il convient de tracer les 2 droites de pentes
extrêmes (amin et amax) passant par tous les rectangles. L'incertitude de la pente sera donnée par
a max −a min
Δ( a)= (soit la moitiée de l’écart entre les pentes extrêmes) et la pente sera donnée par
2
a a
a= max min (c’est-à-dire la pente moyenne).
2
7
Figure 2: Méthode de calcul d'une incertitude à partir du tracé d'un graphe, pour un faible
nombre de points de mesure.
2.4 - Cas d'une GP non directement mesurée
Procédé général :
Soit une GP « G » dépendant de plusieurs autres GP « x », « y », « z »...
G est alors une fonction de plusieurs variables x, y, z… : G = f(x,y,z...)
Pour calculer l'IA de G, il faut :
∂G ∂ G ∂ G
• calculer ses dérivées partielles , , .. . (une dérivée partielle se calcule comme
∂x ∂ y ∂z
une dérivée simple en considérant que les autres variables sont des constantes)
2 2 2
(G) est alors : Δ(G)= ( ∂ G ) Δ( x)2 +( ∂ G ) Δ( y)2 +( ∂G ) Δ( z )2 +...
•
√ ∂x ∂y ∂z
Cas simple où « G » est une somme (ou une différence) de GP :
on a alors : Δ(G)=√ Δ(x )2+ Δ( y )2+ Δ( z )2 +...
Notez que les incertitudes s'ajoutent toujours même si G est une différence entre GP.
Cas simple où « G » est un produit (ou un quotient) de GP :
2 2 2
on a alors : Δ(G) = ( Δ( x ) ) +( Δ( y) ) +( Δ (z ) ) +...
G √
x y z
3. Conclusion : « calculer les incertitudes, a quoi ca sert ? »
3.1. - Ca sert à conclure rigoureusement
Soit M la mesure d'une GP. En général le travail demandé en TP consiste à comparer M avec la
valeur que le modèle appris en cours prévoit. Et la conclusion consiste donc à dire si l'accord entre
les deux est bon ou non. Grâce au calcul d'incertitude, on obtient un critère rigoureux pour cette
8
conclusion : il suf$t de constater si la valeur prévue tombe ou ne tombe pas dans l'intervalle de
mesure [M −Δ( M ) ; M + Δ( M )] .
Au cas où ce ne soit pas le cas, il conviendra d'essayer d'en trouver la raison : en général,
erreur de calcul ou incertitude sous-estimée. Si ce n'est pas le cas, alors on pourra af$rmer que le
modèle est insuf$sant pour décrire l'expérience.
3.2. - Ca sert à présenter un résultat correctement arrondi
• 1ère règle : comment arrondir le calcul d'incertitudes
Les calculs d'incertitudes sont toujours issus d'estimations, soit données par le fabricant de
l'appareil de mesure (ex 0,2%), soit effectuées par vous (ex : les mesures de distance que vous
effectuerez sur les bancs optique au second semestre). Elles sont donc toujours très
approximatives : elles ne comportent qu'un seul chiffre. Le résultat d'un calcul à partir de données
aussi peu précises, ne peut pas être précis. Il conviendra donc de l'arrondir pour ne lui conserver
qu'un seul chiffre (ce chiffre est appelé « chiffre signi$catif », c'est à dire chiffre qui a du sens).
Ex : si la calculatrice donne comme résultat (x) = 1,823792 mm, il faudra écrire
(x) = 2 mm ou (x) = 0,2 cm ou même (x) = 0,002 m. Notez que dans ces 2 derniers cas,
les zéros ne sont pas signi$catifs : ils n'apparaissent qu'à cause de l'unité choisie.
• 2ème règle : comment arrondir le résultat du calcul d'une GP (les chiffres signiIcatifs)
Les décimales d'un rang inférieur à l'incertitude ne peuvent pas être connues compte-tenu de
cette incertitude : ils ne sont pas « signi$catifs ». Il ne faut donc pas les écrire : la dernière
décimale que l'on doit écrire est celle sur laquelle porte l'incertitude.
Soit en reprenant l'exemple ci-dessus : si x = 23,52209 cm avec (x) = 0,2 cm, il faudra
écrire : x = 23,5 cm.
Notez bien que ce n'est pas une question de nombre de chiffres après la virgule : la virgule
peut se déplacer à volonté – il suf$t de changer d'unité – et ce n'est pas parce qu'on change l'unité
avec laquelle on présente le résultat, que l'on change la précision de la mesure...
Finalement dans l'exemple précédent, il conviendra d'écrire :
x=23,5±0,2 cm ou x=235±2 mm ou encore x=0,235±0,002 m .