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Le document examine l'impact de la protection de la propriété intellectuelle sur l'attractivité des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc, soulignant que des lois robustes favorisent l'innovation et la croissance économique. Depuis la création de l'Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale en 2000, le cadre juridique a été renforcé, attirant ainsi davantage d'IDE. Les statistiques montrent une amélioration continue de l'innovation et des IDE au Maroc, soutenue par des conventions internationales.

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Le document examine l'impact de la protection de la propriété intellectuelle sur l'attractivité des investissements directs étrangers (IDE) au Maroc, soulignant que des lois robustes favorisent l'innovation et la croissance économique. Depuis la création de l'Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale en 2000, le cadre juridique a été renforcé, attirant ainsi davantage d'IDE. Les statistiques montrent une amélioration continue de l'innovation et des IDE au Maroc, soutenue par des conventions internationales.

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Journal d’Economie, de Management, d’Environnement et de Droit (JEMED)

ISSN 2605-6461 Vol 2. N°2, mai 2019

Propriété intellectuelle et attractivité des investissements directs


étrangers au Maroc
Intellectual property and attractiveness of foreign direct
investment in Morocco
KARIM ZAOUAQ
Docteur en Droit Public et Sciences Politiques
Université Hassan II-Casablanca, Maroc.
[email protected]
ABSTRACT: The question of intellectual property has become more and more present today in
the legal and institutional systems of many states of the world. The reason for this is that the
protection of intellectual property, in that it seeks to recognize and reward the ownership of
inventions and creations, produces growth and wealth in economic terms.
Morocco is no stranger to the interest of other countries in the world for the protection of
intellectual property, since it has undertaken to promote the legal regime of this protection and
ensure its full guarantee in order to attract more foreign direct investment (FDI).
Indeed, intellectual property law, which improves the business climate and protects
innovation through the patent, has experienced unprecedented development in Morocco since
the creation in 2000 of the Moroccan Industrial and Commercial Property Office, under the
impulse of which there has been the signing of several international conventions and treaties
for the protection of intellectual property.
This very encouraging legal and institutional framework has had a positive impact on the
level of innovation and attractiveness of FDI in Morocco, which has been steadily improved
over the years, as shown by the statistics of the World Bank and the Index of Innovation
produced by the World Intellectual Property Organization.
The methodology chosen in this paper combines a causal analytical approach and a
hypothetical-deductive research approach.
KEYWORDS: Intellectual Property; Innovation; Investments; Patents.
RÉSUMÉ: La question de la propriété intellectuelle est devenue de nos jours de plus en plus
présente dans les systèmes juridico-institutionnels de nombreux Etats du monde. La raison
pour cela est que la protection de la propriété intellectuelle, en ce qu’elle vise à reconnaître et
à récompenser la propriété des inventions et des créations, produit de la croissance et des
richesses sur le plan économique.
Le Maroc n’est pas en reste quant à l’intérêt porté par les autres pays du monde à la protection
de la propriété intellectuelle, puisqu’il s’est engagé à promouvoir le régime juridique de cette
protection et en assurer sa pleine garantie en vue d’attirer plus d’investissements directs
étrangers (IDE).
En effet, le droit de la propriété intellectuelle qui améliore le climat des affaires et protège
l’innovation par le biais du brevet, a connu au Maroc un développement sans précédent depuis
la création en l’an 2000 de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale
(OMPIC) sous l’impulsion duquel ont été signés plusieurs conventions et traités
internationaux de protection de la propriété intellectuelle.
Ce cadre juridique et institutionnel fort encourageant s’est répercuté positivement sur le
niveau de l’innovation et de l’attractivité des IDE au Maroc qui n’a cessé de s’améliorer au fil
des années comme le montre respectivement les statistiques de la banque mondiale et l’Indice
Mondial d’Innovation produit par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.

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La méthodologie choisie dans cet article combine une approche analytique de type causale et
une démarche de recherche hypothético-déductive.
MOTS-CLEFS: Propriété intellectuelle; Innovation; Investissements; Brevets.
Introduction
Désignant « les œuvres de l’esprit : les inventions, les œuvres littéraires et artistiques et les
emblèmes, noms et images utilisés dans le commerce 1», l’expression de propriété
intellectuelle est intimement liée à celle d’innovation puisqu’à la base les législations qui ont
vu le jour depuis la création en l’an 2000 de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et
Commerciale (OMPIC) dans le domaine de la propriété intellectuelle ont toutes cherché à
garantir la protection des droits des créateurs sur leur création, et ont de ce fait participé
directement à la promotion et à l’incitation à la créativité.
Le Maroc comme de nombreux pays dans le monde a œuvré à asseoir les bases juridiques et
institutionnelles d’une protection forte et adéquate des droits de la propriété intellectuelle, tout
particulièrement dans le domaine de l’industrie et des nouvelles technologies, en adoptant les
législations spécifiques en la matière et en adhérant aux instruments internationaux et au
système international de dépôt et d’enregistrement des brevets. Cet effort juridique a été
corroboré aussi par des partenariats bilatéraux conclus avec plusieurs pays dans ce domaine.
Cette protection de la propriété intellectuelle s’avère d’une grande importance en terme de
d’attractivité des investisseurs étrangers, de productivité et de compétitivité des entreprises
qui recourent au dépôt des brevets, marques, modèles et dessins industriels pour protéger les
innovations qu’ils exploitent dans un environnement mondial où la concurrence acharnée
laisse parfois libre cours à la prolifération de pratiques concurrentielles déloyales dont la
manifestation la plus courante est l’imitation et la contrefaçon.
La principale question qui se pose dans ce cadre est de savoir si la décision d’investir dans un
pays donné tel le Maroc est influencée par un environnement favorable à l’innovation et une
forte protection de la propriété intellectuelle ?
C’est ce à quoi ce papier se propose de répondre en faisant tout d’abord le détour des
différentes théories et études empiriques ayant porté sur l’impact de la propriété intellectuelle
et de l’innovation sur l’attractivité des IDE, avant de dresser ensuite l’état des lieux des
instruments juridiques, réglementaires et institutionnels mis en place au Maroc pour favoriser
la protection de la propriété intellectuelle et l’incitation de l’innovation.
Finalement, ce papier s’attachera aussi à s’inspirer des conclusions de ces modèles théoriques
et empiriques au vu des résultats atteints par le Maroc en terme du nombre des dépôts faits en
brevets, marques, modèles et dessins industriels, du score et du classement mondial du pays
en matière d’innovation et en terme ensuite du volume global des IDE reçus par rapport aux
entrées en Dollars US.
1. Les liens de la propriété intellectuelle avec l’attractivité des
investissements directs étrangers : revue de littérature
Parmi les principaux déterminants constitutifs d’une croissance économique pérenne dans un
pays donné, il y a lieu de citer l’attractivité pour les IDE. Or, ce dernier élément ne peut se
réaliser sans un régime juridique de protection de la propriété intellectuelle dont découlent
aussi en partie une tendance et un fort développement des activités innovatrices. Ce lien direct

1
Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), Qu’est ce que la propriété intellectuelle ?,
publication de l’OMPI, p. 2. Consultable en ligne sur :
http://www.wipo.int/edocs/pubdocs/fr/intproperty/450/wipo_pub_450.pdf

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ou indirect soit-il entre propriété intellectuelle et attractivité des IDE se retrouve dans le peu
de postulats théoriques et d’études empiriques établis sur le sujet.
1.1. Liens théoriques
A côté du PIB de l’économie d’accueil, le taux de croissance économique, le poids du secteur
privé dans l’économie, le coût du facteur travail et la distance géographique entre le pays
source et le pays l’accueil, ayant été considérés comme des déterminants des flux des IDE
dans plusieurs études théoriques et empiriques telle celle réalisée en 2000 par Bevan et Estrin
sur les flux d’IDE des pays développés, vers 11 économies en transition d’Europe centrale et
orientale, pour la période 1994-1998 (Bevan et Estrin 2000)2, d’autres modèles ont prouvé
que le régime de propriété intellectuelle et la protection qu’il confère aux innovations via les
brevets sont un facteur primordial pour une plus grande attractivité des IDE.
Ainsi, si Wang « suppose que l’IDE est plutôt attiré par un pays où prévaut une forte
rentabilité du capital et qui dispose d’un système d’innovation développé et structuré3 »
(Wang, 1990), il a été démontré que « les systèmes qui protègent mal les droits de propriété
intellectuelle n’attirent pas les investissements directs étrangers4 » comme l’a prouvé Javorcik
qui a « découvert que les investisseurs étrangers issus de secteurs de haute technologie faisant
très souvent appel à des brevets étaient réticents à investir dans l’ex-Union soviétique et en
Europe de l’Est en raison du manque de protection des droits de propriété intellectuelle5 »
(Javorcik, 2004).
De même, Vishwasrao et al. (2004)6 ont montré à travers leurs travaux théoriques sur la
combinaison optimale de longueur de brevet et de droits de douane dans un modèle de
transfert technologique Nord-Sud, que « les pays du sud ont des raisons de protéger les
brevets des entreprises étrangères parce qu’elles induisent des investissements directs

2
Bevan Alan A., Estrin Saul (2000), « The Determinants of Foreign Direct Investment in Transition Economies»,
William Davidson Institute Working Papers Series, No. 342.Cité in: Bouri Sarah, Les déterminants de
l’investissement direct étranger : Evidence empirique à partir des données de panel dans la région MENA
(1980-2011), Thèse de Doctorat en Sciences Economiques, Monétaires et Finances, soutenue à l’Université
Abou BakrBelkaid-Tlemcen, année universitaire 2014-2015, p. 107, consultable en ligne sur : http://dspace.univ-
tlemcen.dz/bitstream/112/7713/1/%20investissement-direct-etranger-mena-panel.Doc.pdf (dernière consultation
le 02/05/2018).
3
WANG.J. (1990), « Growth technology transfer, and the long-run theory of international capital movements»,
Journal of International Economics, vol. 29.Cité in:Toufik Saïd et Bouoiyour Jamal, « Interaction entre
investissements directs étrangers, productivité et capital humain Cas des industries manufacturières
marocaines », Région et Développement n° 25-2007, p. 119, consultable en ligne sur : http://region-
developpement.univ-tln.fr/fr/pdf/R25/Bouoiyour.pdf (dernière consultation le 03/05/2018).
4
Commission économique pour l’Afrique du Conseil économique social des Nations-Unies et l’Union africaine,
Innovations et transfert de technologie au service du renforcement de la productivité et de la compétitivité en
Afrique, Document de travail conjoint publié le 5 mars 2014, p. 13, consultable en ligne sur :
https://www.uneca.org/sites/default/files/uploaded-documents/CoM/com2014/com2014-
innovation_and_technlogy_transfer_for_enhanced_productivity_and_connectiveness_in_africa-french.pdf
(dernière consultation le 05/05/2018).
5
Javorcik, B. S. (2004). « Does foreign direct investment increase the productivity of domestic firms? In search
of spillovers through backward integration ».American Economic Review, 94 (3): 604–627.Cité in: Commission
économique pour l’Afrique du Conseil économique social des Nations-Unies et l’Union africaine, Innovations et
transfert de technologie au service du renforcement de la productivité et de la compétitivité en Afrique, op. cit.,
p. 13.
6
Vishwasrao Sharmila, Srabana Gupta and Hassan Benchekroun (2004), Optimum Tariffs and Patent Length in a
Model of North-South Technology Transfer, CIREQ, Cahier 05, 25 p. Cité in : Richard Kidwingira, Combinaison
optimale ampleur-durée des brevets dans un cadre de transfert technologique Nord-Sud, Mémoire présenté en
vue de l’obtention du grade de Maitrise ès sciences (sciences de la gestion, option : économie appliquée), HEC
Montréal, Université de Montréal, juillet 2007, p. 15. Disponible en ligne sur :
http://biblos.hec.ca/biblio/memoires/m2007no73.pdf (dernière consultation le 10/02/2019).

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étrangers7 », tout en aboutissant aux résultats selon lesquels « l’investissement direct étranger
ne s’opère pas pour de très courtes durées, alors que si les protections durent suffisamment
longtemps, cet investissement se trouve réalisé le plus vite possible : dès que les structures et
l’appareil de production le permettent8 ».
Analysant la même problématique que Vishwasrao et al., Banerjee et Kabiraj (2006)9 ont posé
un modèle théorique qui part du postulat que « la protection du brevet assurée dans la sud
influence l’innovation dans le Nord10 », tout en considérant que « le choix ou la détermination
de la durée optimale des brevets revient à un enchainement en deux étapes : tout d’abord, les
autorités du pays du Nord et de celui du Sud choisissent indépendamment la durée du brevet à
accorder et, en deuxième étape, l’innovateur du Nord détermine son niveau optimal
d’investissements11 ».
1.2. Liens empiriques
A côté des travaux théoriques réalisés sur l’interaction entre propriété intellectuelle et les
investissements directs étrangers, de nombreuses études empiriques se sont intéressées à ce
sujet.
En l’occurrence, une étude a été menée dans ce cadre par les deux économistes « Keith
Maskus et Beata Smarzynska à travers laquelle ils affirment qu’un système de brevets efficace
donnera lieu à des investissements directs étrangers plus importants12 » (Fischer et al., 2002),
et qu’en effet « les entrepreneurs étrangers seront alors motivés à monter des projets dans les
domaines qui les intéressent, en ayant à l’esprit que leurs activités liées à l’innovation et la
recherche et développements seront bien protégées13 » (Zaouaq, 2018).
Etudiant le volume des IDE américains dans quatorze pays émergents d’Asie du Sud-Est et
d’Amérique du Sud, « les deux chercheurs Lee et Mansfield ont démontré, à partir d’une
enquête effectuée auprès d’un échantillon de 100 grandes firmes américaines et dont les
variables incluaient outre les droits de la propriété intellectuelle, la taille du marché du pays
d’accueil, le degré d’ouverture du pays et le stock total d’IDE, l’existence d’une corrélation
positive entre l’efficacité de la législation anti-contrefaçon dans ces pays et le volume d’IDE
reçus par ces pays14 » (Lee et Mansfield, 1996).
D’autre part et partant du coefficient Ginarte et Park élaboré par ces deux chercheurs pour
mesurer la force des lois qui protègent la propriété intellectuelle, « Nunnenkamp et Spatz
(2003) ont cherché, en se basant sur les données autour des multinationales américaines
7
Richard Kidwingira, ibid.
8
Ibid.
9
Banerjee Swapnenduet Tarun Kabiraj (2006), Optimal Patent Length in a North-South Framework, Gokhale
Institute of Politics and Economics, WorkingPaper 9, 8 p. Cité in : Richard Kidwingira, op. cit.,p. 16.
10
Richard Kidwingira, ibid.
11
Ibid.
12
Sacha Fischer, Raphaël Prebandier, Simon Vuille, Economie nationale : la propriété intellectuelle, Ecole des
hautes études commerciales, Université de Lausanne, avril 2002, consultable en ligne sur :
http://www.hec.unil.ch/jlambelet/proprieteint.pdf (dernière consultation le 06/05/2018). Cité in: Zaouaq Karim,
« Le droit de la propriété intellectuelle et le développement des investissements directs étrangers en Afrique
centrale et Afrique de l’ouest »,Revue Propriétés Intellectuelles, N° 66, Institut de recherche en propriété
intellectuelle, Université Paris 2, Janvier 2018, p. 114.
13
Karim Zaouaq, « Le droit de la propriété intellectuelle et le développement des investissements directs
étrangers en Afrique centrale et Afrique de l’ouest », op. cit., p. 114.
14
Lee J. et Mansfield E., 1996, « Intellectual Property Protection and US Foreign Direct Investment», Review of
Economics and Statistics, 78, 181-186. Cité in: Thierry Mayer et Etienne Pfister, «Investissement direct et droits
de propriété intellectuelle dans les pays en voie de développement : Une étude empirique des choix de
localisation des multinationales françaises », Revue Région et Développement, n°13-2001, p. 102, consultable en
ligne sur : http://region-developpement.univ-tln.fr/fr/pdf/R13/R13_Mayer_Pfister.pdf (dernière consultation le
05/05/2018).

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comme source des investissements, à étudier la relation entre les droits de propriété
intellectuelle et les IDE. Ils ont ainsi examiné comment la quantité des IDE évolue en
fonction de la propriété intellectuelle et ils ont en effet trouvé une relation positive et
significative entre leur indice et les IDE pour les pays en développement, qui n’ont pas
d’autres attraits "naturels" pour les investisseurs15 ».
Enfin, une étude réalisée en novembre 2017 par l’Office européen des brevets (OEB) avec
une équipe d’experts dirigée par le professeur Keith Maskus (Université du Colorado à
Boulder), avait évalué l’impact du système du brevet européen sur la circulation des
technologies via le commerce et les investissements directs étrangers (IDE) dans le marché
unique européen. Les conclusions qui ont découlé de cette étude sont allées dans le sens de
« la contribution davantage importante de secteurs d’activité à forte intensité de droits de la
propriété intellectuelle, tels que la production d’instruments d’analyse, de biomédicaments et
de produits chimiques, les technologies de l’information et de la communication, les
dispositifs médicaux ou les technologies de production, aux flux sortants ainsi qu’aux flux
entrants ou intra-UE en matière d’IDE16 ».
2. La propriété intellectuelle: environnement juridique et impact sur
l’attractivité des investissements directs étrangers au Maroc
Compte dûment tenu de l’importance de disposer d’un cadre juridique stimulant de protection
de la propriété intellectuelle qui saura garantir un climat propice pour l’incitation à
l’innovation, le Maroc s’est engagé depuis de nombreuses années à en adopter les textes
juridiques et réglementaires nécessaires en adhérant aux principaux instruments
internationaux en la matière et en concluant des accords multilatéraux de coopération avec des
organisations régionales et des accords bilatéraux avec des Etats afin de permettre aux
entreprises Marocaines innovantes de protéger leurs innovations dans ces pays et ces
ensembles régionaux.
Cet effort qui a été accompagné au niveau national par l’édiction de lois et réglementations
spécifiques à la propriété intellectuelle et la protection des innovations et la mise en place de
canaux institutionnels et administratifs permettant de faciliter le dépôt des brevets, marques,
dessins et modèles industriels (A), s’est répercuté positivement sur le niveau atteint en matière
d’innovation et le volume des entrées en devises en termes d’IDE réalisés d’année en année,
et ce par analogie aux différentes études théoriques et empiriques ayant démontré cette
corrélation (B).
2.1. La propriété intellectuelle au Maroc : un environnement juridique stimulant
Dans sa tentative d’assurer aux innovations et aux produits novateurs des entreprises leur
pleine protection, le Maroc s’est attelé à signer et à adhérer aux principaux instruments
internationaux adoptés par l’OMPI, sans négliger l’apport de sa coopération multilatérale avec
des Organisations régionales et bilatérale avec des Etats.
Ainsi au niveau international, le Maroc qui s’est contenté de signer le 31 octobre 1958
l’Arrangement de Lisbonne concernant la protection des appellations d'origine et leur
enregistrement international, a ratifié et a adhéré en tant qu’Etat partie aux nombreux autres
15
Marie-Pierre Thivierge, Etude de l’impact des droits de la propriété intellectuelle sur les investissements
directs étrangers : le cas des multinationales américaines, Rapport de recherche présenté à la Faculté des études
supérieures en vue de l’obtention du grade de maîtrise spécialisée en Sciences Économiques option Économie du
développement, Université de Montréal, Juillet 2006, p. 5. Consultable en ligne sur :
https://core.ac.uk/download/pdf/55643137.pdf
16
Office Européen des Brevets, Brevets, commerce et investissements directs étrangers dans l’Union
européenne, Etude réalisée en novembre 2017, Munich, Allemagne. Consultable en ligne sur :
http://www.epo.org/service-support/publications_fr.html?pubid=162#tab3 (dernière consultation le 07/05/2018).

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instruments internationaux de propriété intellectuelle, notamment la Convention de Paris (27


février 1917), le Traité sur le droit des marques (6 avril 2009), le Traité de Budapest sur la
reconnaissance internationale du dépôt des microorganismes aux fins de la procédure en
matière de brevets (20 avril 2011), l’Arrangement de La Haye concernant l'enregistrement
international des dessins et modèles industriels (9 septembre 1930), l’Arrangement de Madrid
concernant l'enregistrement international des marques (30 juillet 1917), le Protocole relatif à
l'Arrangement de Madrid concernant l'enregistrement international des marques (8 juillet
1999), le Traité de coopération en matière de brevets (8 juillet 1999), l’Arrangement de Nice
concernant la classification internationale des produits et des services aux fins de
l'enregistrement des marques (25 juillet 1966) et la Convention OMPI (27 avril 1971)17.
L’adhésion à ces instruments et tout particulièrement l’Arrangement de La Haye concernant
l'enregistrement international des dessins et modèles industriels, l’Arrangement de Madrid
concernant l'enregistrement international des marques, le Traité de coopération en matière de
brevets, a permis au Maroc d’étendre la protection des créations produites par ses entreprises
à tous les Etats qui font partie de ces instruments. En vertu de ces accords et traités, il ne
revient pas aux titulaires de brevets, marques, modèles et dessins industriels de soumettre une
demande nationale distincte dans tous les pays où la protection est recherchée, mais il leur
suffit seulement de déposer une demande d’enregistrement international auprès de l’OMPIC
qui agit ensuite en tant qu’organe récepteur de ladite demande et lui confère des droits de
protection dans tous les Etats parties auxdits instruments internationaux.
A côté de ces instruments internationaux, le Maroc a noué via l’OMPIC des relations de
coopération avec plusieurs organisations régionales, notamment l’Office Européen des
Brevets (OEB), l’Office de l’Harmonisation dans le marché intérieur (OHMI), l’Organisation
Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) qui permettent de simplifier la procédure de
dépôt d’un brevet, d’une marque et d’un modèle ou dessin industriel et de le protéger dans
tous les pays formant ces ensembles régionaux.
Au niveau de ses législations et réglementations nationales, le Maroc dispose d’un arsenal
certes peu foisonnant mais dont le contenu est spécifique et détaillé. Ainsi, la loi n°17-97
relative à la propriété industrielle telle que modifiée et complétée par la loi 31-05 en 2006 et
la loi 23-13 en 201418 qui constitue le principal instrument juridique protégeant la propriété
intellectuelle et l’innovation dans le domaine de l’industrie, permet de promouvoir les
innovations en attribuant à toute invention le titre de brevet délivré pour une durée de
protection de vingt ans à compter de la date de dépôt de la demande auprès de l’organisme
compétent (à savoir l’OMPIC) et qui confère à son titulaire ou à ses ayants droit un droit
exclusif d’exploitation de l’invention (art.16 et 17).
Toutefois, le législateur marocain qui étend dans cette loi le champ de brevetabilité des
inventions à « toute invention nouvelle dans tous les domaines technologiques, impliquant
une activité inventive et susceptible d’application industrielle » (art. 22), ne reconnait pas
comme inventions « les découvertes ainsi que les théories scientifiques et les méthodes
mathématiques, les créations esthétiques, la présentation d’informations et les plans, principes
et méthodes dans l’exercice d’activités intellectuelles, ou en matière de jeu ou dans le
domaine des activités économiques, ainsi que les programmes d’ordinateurs (art. 23).
D’autre part, le législateur a cherché à protéger les inventions en consacrant le droit pour tout
titulaire de brevet, de marque ou de modèle industriel de faire la preuve par tous les moyens
de la contrefaçon, d'imitation et de concurrence déloyale dont il se prétend victime, tout en
prévoyant des sanctions pénales des auteurs de ces atteintes à l’innovation et qui varient entre

17
Voir : http://www.ompic.org.ma/sites/default/files/field/Instrument-internationaux.pdf (dernière consultation le
28/04/2018).
18
Consultable en ligne sur : http://www.ompic.ma/sites/default/files/LivreLoiFR20160426.pdf

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une peine de deux à six mois d’emprisonnement et une amende de 50.000 à 500.000 dirhams
ou qui peut consister en l’une de ces deux peines seulement pour les atteintes aux droits du
propriétaire d’un modèle ou dessin industriel (art. 221), une peine de deux à six mois
d’emprisonnement et une amende de 50.000 à 500.000 dirhams ou l’une de ces deux peines
seulement pour la contrefaçon d’une invention (art. 213), et une peine d’emprisonnement de
trois mois à un an et une amende de 100.000 à 1.000.000 dirhams pour la contrefaçon de
marques de fabrique, de commerce ou de service (art. 225), et enfin une peine de deux à six
mois d’emprisonnement et une amende de 50.000 à 500.000 dirhams ou l’une de ces deux
peines seulement pour les imitations faites de ces marques (art. 226).
Outre la loi n°17-97 relative à la propriété industrielle, le législateur marocain a institué
l’Office Marocain de Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC) par la loi n° 13-99, dans
laquelle il a clarifié les missions de cet organisme chargé entre autres de recevoir les
demandes de titres de propriété industrielle, de les enregistrer, de les délivrer et de les publier,
conformément aux dispositions de la loi relative à la protection de la propriété industrielle,
tout en assurant la diffusion des informations techniques contenues dans les titres de propriété
industrielle (art. 4).
Au niveau réglementaire, l’Office Marocain de Propriété Industrielle et Commerciale a
entériné plusieurs textes sous la forme de notes d’information, dont la plus importante est la
note d'information sur la procédure de validation des brevets européens au Maroc19 qui
précise les modalités de mise en œuvre de cette procédure de validation des brevets européens
et assure une protection adéquate des inventions dont ils font l’objet.
2.2. La propriété intellectuelle au Maroc : impact sur le développement des
investissements directs étrangers
Les nombreuses études théoriques et empiriques établies sur les bienfaits d’une protection
accrue de la propriété intellectuelle ont montré l’impact de ce facteur non seulement sur la
compétitivité des entreprises et du tissu économique national dans de nombreux pays, mais
aussi sur le degré d’ouverture économique, le niveau atteint en matière d’innovation, voire
aussi l’attractivité des IDE dans ces Etats.
S’agissant du cas du Maroc, l’analyse des données fournies par l’Organisation Mondiale de la
Propriété Intellectuelle au sujet de l’innovation et de la propriété intellectuelle et la Banque
Mondiale en ce qui concerne le flux des IDE, fait ressortir que ces derniers qui ont fortement
augmenté entre 2011 et 2016, ont été corrélés aussi par une tendance haussière enregistrée en
matière de dépôt des brevets, marques, modèles et dessins industriels, attribués aux
ressortissants et entreprises marocaines tant au niveau domestique auprès de l’OMPIC qu’à
l’échelon international (auprès de l’OMPI). Cette hausse s’est retrouvée aussi durant la même
période d’étude en ce qui concerne le niveau d’innovation atteint par le Maroc et son
classement en la matière dans l’Indice Mondial d’Innovation publié chaque année par
l’OMPI.
Ainsi comme le montre le tableau suivant en matière de propriété intellectuelle, le nombre
total des dépôts des brevets et des dessins et modèles industriels effectués par les entreprises
et les ressortissants marocains est passé respectivement de 192 à 263 et de 3729 à 4417 entre
2011 en 2016, tandis que celui des marques a été de 18 489 en 2012 avant d’atteindre les
24 659 en 2016.

19
Consultable en ligne sur :
http://www.ompic.org.ma/sites/default/files/Fiche%20de%20la%20proc%C3%A9dure%20de%20validation%20
%20des%20brevets_Page_1.pdf (dernière consultation le 29/04/2018).

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Tableau n°1. Nombre total des dépôts des brevets, des marques, des dessins et modèles
industriels effectués par les entreprises et ressortissants marocains au niveau national et à
l’étranger20
Année Brevets Marques Dessins et modèles
industriels
2011 192 ―― 3 729
2012 211 18 489 2 755
2013 354 16 389 3 106
2014 368 20 851 3 844
2015 308 20 066 3 866
2016 263 24 659 4 417
Source : Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

Corrélativement au nombre croissant des brevets, marques, dessins et modèles industriels


déposés par les entreprises et ressortissants marocains au niveau domestique, régional et
international, le tableau suivant démontre que le Maroc a aussi connu un bond en avant en
matière d’innovation entre l’année 2011 et 2016, ce qui lui a permis d’améliorer sa position
mondiale dans ce domaine en passant de la 94ème place parmi 125 pays avec un score de
28.73/100 à la 72ème place sur 126 pays avec un score de 32.26/100. Cet indice mondial
d’innovation publié chaque année depuis 2011 par l’OMPI et qui évalue les résultats des Etats
en terme d’innovation21, a pu permettre de dégager une évolution positive du Maroc en la
matière par rapport à ses pays voisins du Maghreb, notamment l’Algérie qui est passée de la
125ème place dans le monde en 2011 à la 113ème place en 2016, ou bien la Tunisie qui a chuté
de la 66ème à la 77ème position entre 2011 et 2016.
Tableau n°2. Classement du Maroc au niveau de l’indice mondial de l’innovation établi par
l’OMPI
Année Nombre de pays Classement Score (0-100)
classés
2011 125 94 28.73
2012 141 88 30.7
2013 119 72 30.89
2014 143 84 32.24
2015 136 78 33.19

2016 126 72 32.26


Source : Données de l’Indice Mondial de l’Innovation établi par l’Organisation Mondiale de
la Propriété Intellectuelle (OMPI).

In fine, la bonne performance réalisée par le Maroc dans le domaine de la protection de la


propriété intellectuelle et du renforcement de son potentiel d’innovation a permis
parallèlement à d’autres facteurs tels le droit des entreprises, la législation du travail et la
stabilité du régime politique en place, d’attirer une plus grande part des IDE.

20
Pour consulter les données, voir : http://www.wipo.int/ipstats/fr/statistics/country_profile/profile.jsp?code=MA
21
Voir : http://www.wipo.int/publications/fr/details.jsp?id=274&plang=FR

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Ainsi, les données du tableau ci-dessous22 attestent de l’augmentation au Maroc, sur la


période 2011-2016, du volume des entrées nettes en Dollars injectées par les IDE, ce qui rime
bien avec le bilan haussier affiché durant ce même espace de temps en terme d’innovation et
de dépôts au Maroc et à l’étranger des brevets, des marques, des dessins et modèles industriels
de la part des entreprises et ressortissants marocains.
Tableau n°3. Volume des entrées nettes en Dollars injectées par les IDE entre 2011 et 2016.
Année Entrées nettes en Dollars des
IDE (Milliard $ US)
2011 2, 521
2012 2, 842
2013 3, 361
2014 3, 525
2015 3, 253

2016 2, 318
Source : Données de la Banque Mondiale.

En effet, les entrées en Dollars injectées par les IDE ont augmenté de 2,521 Milliard $ US en
2011 à 3,253 Milliard $ US en 2015, avec une légère baisse accusée en 2016 qui n’a
enregistré que 2, 318 Milliard $ US.
Ces résultats l’ont placé en tête dans la région du Maghreb en matière d’attractivité des IDE,
mieux que la Tunisie qui n’a attiré que 432,666 Millions de Dollars US en 2011 et 695, 100
Millions de Dollars US en 201623, ou bien l’Algérie qui a chuté dans le volume des IDE
attirés de 2,571 Milliards de Dollars US en 2011 à 1,637 Milliards de Dollars US en 201624.
Conclusion
Le constat sur lequel débouche cet article est que le renforcement par le Maroc de son arsenal
juridique en matière de protection de la propriété intellectuelle, a été corrélativement suivi par
l’amélioration des réalisations et du positionnement mondial du pays en matière d’innovation,
ainsi qu’avec l’augmentation considérable du volume des entrées en dollars injectés par les
investisseurs étrangers.
Cependant, force est de relever qu’un système efficace d’innovation combiné à un régime
juridique et institutionnel fort dans le domaine de la protection de la propriété intellectuelle
n’est qu’un déterminant parmi d’autres dans l’attractivité des IDE et qu’il faudrait par
conséquent continuer à mettre en œuvre les réformes nécessaires tant au niveau de l’appareil
de l’Etat (administratif et judiciaire) qu’à celui de la mise à niveau des entreprises et du
renforcement des capacités des ressources humaines qualifiées.

22
Voir :
https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/BX.KLT.DINV.CD.WD?end=2016&locations=MA&start=1970
&view=chart (dernière consultation le 30/04/2018)
23
Voir :
https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/BX.KLT.DINV.CD.WD?end=2016&locations=TN&start=1970
&view=chart
24
Voir :
https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/BX.KLT.DINV.CD.WD?end=2016&locations=DZ&start=1970
&view=chart

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