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CM Panero Valeurs m1

Le document aborde les valeurs de la République française, notamment la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité, en soulignant leur importance dans l'éducation et la société. Il présente trois approches pour enseigner ces valeurs : philosophique, historique et institutionnelle, tout en insistant sur la nécessité d'une sensibilisation renforcée. Enfin, il évoque les défis liés à l'enseignement des valeurs républicaines face à la diversité des croyances et des opinions.

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Le document aborde les valeurs de la République française, notamment la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité, en soulignant leur importance dans l'éducation et la société. Il présente trois approches pour enseigner ces valeurs : philosophique, historique et institutionnelle, tout en insistant sur la nécessité d'une sensibilisation renforcée. Enfin, il évoque les défis liés à l'enseignement des valeurs républicaines face à la diversité des croyances et des opinions.

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CM1 Valeurs de la République (Liberté, Égalité,

Fraternité). Laïcité.Alain PANERO

Remarques préliminaires :
enjeux théoriques et
professionnels

3 approches croisées dans le cadre d’une


« culture commune » à tous les professeurs
Approche philosophique
Approche historique
Approche institutionnelle
Ne pas schématiser les rapports entre
théorie et pratique
Introduction
Le référentiel de compétences des métiers du professorat et de l’éducation
COMPETENCE 1 : Faire partager les valeurs de la République
« - Savoir transmettre et faire partager les principes de la vie démocratique ainsi que les valeurs de la
République : la liberté, l'égalité, la fraternité ; la laïcité ; le refus de toutes les discriminations.- Aider les
élèves à développer leur esprit critique, à distinguer les savoirs des opinions ou des croyances, à savoir
argumenter et à respecter la pensée des autres ».

Cf. Site en ligne EDUSCOL


https://www.education.gouv.fr/le-referentiel-de-competences-des-metiers-du-professorat-et-de-l-educa
tion-5753

Cf .Bulletin officiel du 25 juillet 2013 Arrêté du 1er juillet 2013, Journal officiel du 18 juillet 2013
https://www.education.gouv.fr/bo/13/Hebdo30/MENE1315928A.htm?cid_bo=73066
Le Code de l’éducation (Cf. site en ligne LEGIFRANCE)

« Gratuité de l’enseignement scolaire public »


« Au sein de la communauté, la participation et le dialogue sont des valeurs
premières »
« Interdiction des discriminations »
« L’égalité n’est pas l’uniformité »
« Neutralité du service public » (« Obligation de tolérance et d’objectivité », « Laïcité de
l’enseignement public »)
« Egalité des chances »
« Continuité du service public »
« Principe d’adaptabilité » (tenir compte du changement des circonstances et de l’évolution
des conditions : « il n’y a pas de droits acquis au maintien de situations générales et
impersonnelles ; les usagers subissent les modifications éventuelles prises dans l’intérêt
général »).
Un constat de départ : la volonté politique de renforcer la
sensibilisation des différents publics, élèves mais aussi enseignants,
parents et, même plus généralement, citoyens, à la question du respect
des valeurs de la république.

Pourquoi ce besoin d'une sensibilisation renforcée aux valeurs de la


République ?

Toute valeur, même la plus haute et la plus belle,


reste fragile, précaire.
I. La question
pérenne des
valeurs en général
Dans l’histoire de l’humanité, il a
existé et il existe encore des valeurs
(religieuses, philosophiques) qui ne
sont pas spécifiquement des valeurs
dites « républicaines », et qui n’en
sont pas moins, aux yeux de ceux qui
y adhèrent, des valeurs à part
entière.
A. Le conflit est un mode fondamental de l’« être-
avec-autrui »
Le conflit est partout, il est premier et, philosophiquement, il manifeste
la condition de l'homme, celle d'un être libre qui exerce sa liberté de
croire à ce qu'il veut, et qui peut même faire la guerre pour défendre
ses idées, fussent-elles absurdes et inhumaines.

On ne doit pas ici sous-estimer l'altérité d'autrui (parents, enfants,


collègues) qui parfois reste pour nous un mystère.
B. La question du fondement des valeurs
Pour faire cesser des désaccords qui empêchent toute vie commune,
les hommes ont cherché à fonder solidement la valeur ou les valeurs
auxquelles ils adhéraient. Ils ont voulu rendre objectif ce qui n'était
que subjectif, en supposant que les valeurs n'étaient pas de simples
représentations subjectives.
C. Labilité des valeurs

Nous pourrions, si nous avions le temps nous pencher sur le devenir et


le destin des valeurs, sur leur genèse, leur évolution, leur croissance, et
parfois leur disparition, montrer par exemple que l’égalité n’a pas
toujours été une valeur, ou qu’à un moment de l’histoire, personne ne
songeait vraiment à lutter contre les discriminations ou à donner le
droit de vote aux femmes. Comment se fait-il que notre sens moral,
notre sensibilité aux valeurs puisse être, au fil de l’Histoire, à géométrie
variable ?
II. Le pari des valeurs républicaines :
miser sur la raison
Quelle est la spécificité des valeurs dites « républicaines » ou « de
l’école républicaine » ?

Comment ceux qui ont institué les valeurs dites républicaines ont-ils
réussi à échapper au double écueil du pluralisme et du relativisme ?
A. Un changement de
modèle politique :
l'autonomie contre
l'hétéronomie

Le souverain, ce n’est
plus le Roi mais le
Peuple. Rien n’est au-dessus du
Peuple, pas même Dieu. Voilà
l’idée-clé qui fait rupture. C'est cela
qui est le fondement de
l’idée de laïcité puisque
ce principe veut qu’il n’y
ait aucune loi, pas même
divine, au-dessus de
celle que les individus
constituant le peuple ont
choisie. Une constitution
pleinement laïque ne reconnaît
donc d’autorité absolue qu’au
Peuple
« Le langage, les rites, les références, la culture politique des
républicains, plongent leurs racines dans la Révolution, dont la charte
fondamentale a été la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen. Instauré en 1792, restauré en 1848, le régime républicain a
été par deux fois abattu par le coup d’État bonapartiste, en 1799 et
en 1851. Il est devenu définitivement le régime politique des
Français depuis le 4 septembre 1870, mis à part la parenthèse du
régime de Vichy pendant la guerre, entre 1940 et 1944. Trois
Républiques se sont succédé depuis 1870: la Troisième (1870‑1940),
la Quatrième (1944-1958), la Cinquième (depuis 1958) » (L'Idée
républicaine, Michel Winock, article « République », p. 61)
Aux côtés de l’obligation scolaire et de la gratuité, la laïcité a été un des trois principes fondateurs de l’école
publique créée en 1882 par le ministre de l’éducation de l’époque, Jules Ferry, bien avant la Loi de 1905 qui a
consacré la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La Loi Ferry abroge la Loi Falloux de 1850 qui
donnait une place prédominante à l’éducation religieuse et à l’église catholique en particulier dans
l’enseignement primaire.
Loi de séparation des Églises et de l'État, adoptée le 9 décembre 1905 :
Article 1er : «la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice
des cultes..
Article 2 : «La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte...»

Cf. site CANOPEE https://www.reseau-canope.fr/les-valeurs-de-la-republique/valeurs-et-notions.html


Guide de juin 2004 Aujourd’hui, le Guide républicain est livré dans toutes les écoles. Il
est téléchargeable, en version numérique sur Eduscol :
https://eduscol.education.fr/1543/la-republique-histoire-et-principes
Il est composé de trois volumes réunis dans un coffret :
1°) le vademecum La laïcité à l’école
2°) L’Idée républicaine-Repères pour aujourd’hui qui rassemble des
textes de référence et des analyses sur les valeurs de la République
et la laïcité
avec des fiches pour les disciplines, structurées en trois parties :
- Transmettre
- Points d’appui dans les programmes
- Exemples de séquences ou de séances
3°) La République à l’École qui permet aux professeurs d’identifier
dans les programmes de leurs disciplines des moments pour
enseigner et faire acquérir ces valeurs
B. L'idéal d'universalité

Malgré toutes nos différences, nous aurions quelque quelque chose en commun, nous partagerions un
« proprement humain », qui est la Raison.

Ce qui donne de la valeur aux actions, c'est en quelque sorte l'intention du sujet qui, en énonçant une
maxime, par exemple "ne vole pas" se préoccupe vraiment de savoir si ce commandement, cette maxime,
est vraiment raisonnable, c'est-à-dire si cela fait vraiment sens de demander aux autres et à soi-
même de se plier à une telle règle, si cela fait vraiment sens de l'universaliser, de la rendre opératoire
pour tous. Il faut se décentrer, se mettre à la place des autres. La maxime ne vaut pas par son contenu (ne
tue pas, donne-moi une cigarette, marche à droite dans le métro, etc.), mais par l'intention universaliste
qui l'anime.

L'universalité ne serait pas dans les contenus concrets (faire telle action ou telle autre, par exemple
s'arrêter au feu rouge) mais dans la forme même de la règle (ce qu'on appelle la "maxime" de l'action et
qu'un philosophe allemand célèbre du XVIIIe siècle, Kant, a formulé de la façon suivante : " Agis de telle
sorte que la maxime de ton action soit universalisable »).
- Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen du 26 août 1789
Article premier. - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 10. - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation
ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

- La Constitution de 1946, IVe République 27 octobre 1946, juste après la guerre, réaffirme
solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de
1789.

- La Constitution de 1958 fait une sorte de synthèse historique.C’est là que se trouve le fameux
Article 1er : La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure
l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte
toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
C. La question résiduelle de l'enseignement libre

La sécularisation de la société et la laïcisation de l’école n’ont pas empêché la réapparition de l’école libre,
et ce au nom de la liberté elle-même (liberté de croyance).

La loi Debré du 31 décembre 1959, qui porte le nom de Michel Debré, Premier ministre et
ministre de l'Éducation nationale, instaure un système de contrats entre l'État et les écoles privées qui le
souhaitent.

Le projet de loi Savary (1984), qui était un projet visant à la création d'un grand service public de
l'éducation, et préparé par Alain Savary, alors ministre de l'Éducation nationale, échoue, et conduit au
maintien de la loi Debré avec Plusieurs types de contrat :
contrat d’association : enseignement public dans des bâtiments privés.
- régime hors contrat : obligation d’hygiène, de sécurité, de respect du socle commun depuis 2006.
Cf. Bruno Poucet (L'enseignement privé en France, PUF, collection « que sais-je ? », 2012 (pas trop long à lire et
abordable, comme, en général, tous les « Que sais-je ? »)

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