Correction du devoir maison n◦5
Intégrale de Gauss
1) Existence de la limite Z x
2
Pour tout x ∈ R+ , on pose : f (x) = e−t dt.
0
+
a) Soient x, y ∈ R tels
Z que x ⩽ [Link] 2
x 2
Z y
2 2
Calculons f (y) − f (x) = e−t dt − e−t dt = e−t dt. Or t 7→ e−t est une fonction positive.
0 0 x
D’où par positivité de l’intégrale, f (y) − f (x) ⩾ 0 i.e. f (x) ⩽ f (y).
La fonction f est donc croissante sur R+ .
Z 1 Z x Z 1 Z x Z x
−t2 −t2 −t2 2
b) Pour tout x ∈ [1; +∞[, f (x) = e dt + e dt ⩽ 1 dt + te dt ⩽ 1 + t e−t dt.
0 1 0 1 1
Z x
1 2 x 1 −1 e−1
e−1
2 2
c) Soit x ∈ [1; +∞[, t e−t dt = − e−t = e − e−x ⩽ . D’où, f (x) ⩽ 1 + 2
.
1 2 1 2 2
−1
De plus, f est croissante, donc, pour tout x ∈ R+ , f (x) ⩽ 1 + e 2 .
Conclusion : la fonction f est majorée.
Z x Z +∞
−t2 2
Par conséquent, lim f (x) = lim e dt existe et est finie : on la note e−t dt.
x→+∞ x→+∞ 0 0
2
2) Un encadrement de t 7→ e−t
√ 2
2
2
Soit n ∈ N∗ . Soit t ∈ [0; n [. On a − tn ∈] − 1; 0], donc ln 1 − tn ⩽ − tn .
En passant à l’exponentielle puis en élevant à la puissance n, on obtient :
!n
t2 2
1− ⩽ e−t .
n
√
De plus, cette inégalité reste vraie pour t = n.
√ 2
2
2 2
t2
Soit n ∈ N∗ . Soit t ∈ [0; n ]. On a tn ∈ [0; 1], donc ln 1 + tn ⩽ tn i.e. − tn ⩽ − ln 1 + n
.
En passant à l’exponentielle puis en élevant à la puissance n, on obtient :
!−n
−t2 t2
e ⩽ 1+ .
n
Conclusion : !n !−n
√ ih t2 −t2 t2
∀n ∈ N∗ , ∀t ∈ 0; n , 1− ⩽ e ⩽ 1+ .
n n
3) Des relations entre plusieurs intégrales
Soit n ∈ N∗ . On pose :
Z √n !n Z √n !−n π
t2 t2 Z
2
In = 1− dt ; Jn = 1+ dt et Wn = cosn (x) dx
0 n 0 n 0
√
a) On utilise le changement de variable C 1 suivant t = n tan(x) i.e. x = Arctan √t
n
:
Z √n !−n π −n √ √ Z π
t2 Z
4
4
n−1
Jn = 1+ dt = 1 + tan2 (x) n 1 + tan2 (x) dx = n cos2 (x) dx
0 n 0 0
D’où π
√ Z 4 √
Jn = n cos2n−2 (x)dx ⩽ n W2n−2 .
0
H. Bringuier PCSI 803 − Lycée Déodat de Séverac 2024/2025
√
b) On utilise le changement de variable C 1 suivant t = n sin(x) i.e. x = Arcsin √t
n
:
Z √n !n π n √ √
t2 Z
2
In = 1− dt = 1 − sin2 (x) n cos(x)dx = nW2n+1
0 n 0
c)
√ Z √n √
2
nW2n+1 ⩽ e−t dt ⩽ n W2n−2
0
4) Calcul de l’intégrale de Gauss
√ q √ q q √
π
Or, pour tout n ∈ N∗ ,nW2n+1 = 2n+1 n
2n + 1W2n+1 −→ 1
2
π
2
= 2
.
n→+∞
√ q √ q q √
π
De même, pour tout n ∈ N∗ , nW2n−2 = 2n−2 n
2n − 2W2n−2 −→ 1
2
π
2
= 2
.
√ n→+∞
Z +∞
2 π
Par théorème d’encadrement, e−t dt = .
0 2
H. Bringuier PCSI 803 − Lycée Déodat de Séverac 2024/2025