0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
386 vues47 pages

Cours Electricite Prepa

Le document traite des réseaux linéaires en régime continu et variable, en définissant des concepts clés tels que les dipôles, nœuds, mailles, et en expliquant les relations entre courants et tensions. Il aborde également les dipôles linéaires, la puissance électrocinétique, les lois de Kirchhoff, et divers théorèmes comme ceux de Thévenin et Norton. Enfin, il explique les effets Joule, le rendement des générateurs et récepteurs, ainsi que la conservation de l'énergie dans des circuits électriques.

Transféré par

oroukobizime
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
386 vues47 pages

Cours Electricite Prepa

Le document traite des réseaux linéaires en régime continu et variable, en définissant des concepts clés tels que les dipôles, nœuds, mailles, et en expliquant les relations entre courants et tensions. Il aborde également les dipôles linéaires, la puissance électrocinétique, les lois de Kirchhoff, et divers théorèmes comme ceux de Thévenin et Norton. Enfin, il explique les effets Joule, le rendement des générateurs et récepteurs, ainsi que la conservation de l'énergie dans des circuits électriques.

Transféré par

oroukobizime
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

RÉSEAUX LINÉAIRES

EN RÉGIME CONTINU
1 Définitions
1.1 Réseau électrique
Un réseau ou un circuit électrique est constitué d’un ensemble de composants (ou éléments)
interconnectés. En général, le circuit comporte au moins une source de tension ou de
courant, des résistances et éventuellement un ou plusieurs composants actifs, comme par
exemple les transistors ou les amplificateurs opérationnels.

1.2 Dipôle
Nous appelons dipôle un élément électrique capable ou non de fournir de l’énergie,
communiquant avec l’extérieur seulement par deux bornes.
.
1.3 Noeud
Un nœud est un point de connexion (raccordement) entre plusieurs dipôles (éléments).
Le nœud est souvent matérialisé sur un schéma par un point lors du croisement de deux
conducteurs.

1.4 Maille
Une maille est un contour fermé constitué par une succession de branches, mais ne
comportant jamais deux fois la même branche (ne passant jamais deux fois sur le même
nœud).

2. Représentation des courants et des tensions


La tension UAB entre les deux points A et B d’un réseau électrique est égale à la différence
de potentiel entre A et B :

Un dipôle est représenté en convention récepteur si le courant qui le traverse et la tension


à ses bornes sont représentés par deux flèches de sens opposés.

Un dipôle est représenté en convention générateur si le courant qui traverse un dipôle et


la tension à ses bornes sont représentés par deux flèches de même sens.
Les flèches qui représentent le courant et la tension sont définies arbitrairement. Leur sens
ne préjuge en rien du sens réel du courant ni du signe de la tension.

3. Dipôles linéaires
Un circuit est linéaire lorsque les relations entre courants et tensions s’expriment par des
équations linéaires ou par des équations différentielles linéaires. Les circuits linéaires sont
souvent d’excellentes approximations des circuits réels.
En régime continu (indépendant du temps), un circuit linéaire se décompose en dipôles
élémentaires de différentes espèces.
• Résistor
Pour ce dipôle, le courant I et la tension U sont liés par une relation linéaire :
U = R I ou I = G U en convention récepteur
U = – R I ou I = – G U en convention générateur.
La résistance R est une grandeur constante caractéristique du résistor. En système
international, elle se mesure en ohm (symbole : Ω).
La conductance G est égale à l’inverse de la résistance. En système international, elle se
mesure en siemens (symbole: S).

Source idéale (ou générateur idéal) de tension


C’est un dipôle qui impose une tension E à ses bornes, quel que soit le courant qui le
traverse. E est la force électromotrice (f.e.m.) du générateur.

• Source idéale (ou générateur idéal) de courant


C’est un dipôle qui impose un courant I = h, quelle que soit la tension entre ses bornes.
h est le courant électromoteur (c.e.m.) du générateur.
4. Puissance électrocinétique
En convention récepteur, la puissance électrocinétique reçue par un dipôle est : P = U I.
Par conséquent, en convention générateur, la puissance reçue par un dipôle est : P = – UI.
Un dipôle est récepteur si la puissance qu’il reçoit est effectivement positive. Par
conséquent, il est générateur si sa puissance reçue est effectivement négative.

5. Lois de kirchhoff
Loi des nœuds : Pour un nœud donné

I1 – I2 – I3 = 0
Loi des mailles : Pour une maille orientée :

U1 – U2 + U3 + U4 = 0
6 PRINCIPAUX THÉORÈMES
6.1 Pont diviseur de tension

6.2 Pont diviseur de courant

6.3 Théorème de superposition


Il découle directement des propriétés de linéarité. Ce théorème s’applique donc aux réseaux
qui comportent plusieurs générateurs.
Remarque 1 : Passiver une source revient à la remplacer par sa résistance interne.
Autrement dit, ceci revient à court-circuiter les sources de tension et à ouvrir les sources de
courant.
Remarque 2 : Le théorème de superposition ne s’applique pas aux circuits contenant des
sources liées ou dépendantes (nous disons aussi sources contrôlées) puisque ces dernières
ne sont pas, par définition, des éléments linéaires.
Un générateur contrôlé est un générateur dont la valeur nominale de tension ou de courant
est fixée par une grandeur électrique du réseau.
Prenons par exemple le montage d suivant, dans lequel nous calculons la tension UBM.
6.4 Théorèmes de Thévenin et de Norton
Les théorèmes de Thévenin et de Norton permettent de modéliser le comportement d’un
dipôle. Ces théorèmes montrent qu’indépendamment de la charge, un réseau quelconque
vu entre deux de ces points peut toujours être représenté par une source réelle de tension ou
par une source réelle de courant.

a) Théorème de Thévenin

b) Théorème de Norton
6.5 Théorème de Millman
Ce théorème donne une généralisation du théorème de superposition. Cette autre façon
d’écrire la loi des nœuds permet de calculer la différence de potentiel entre un nœud N et
le nœud de référence des potentiels.

Le théorème de Millman stipule que la tension mesurée au nœud N est donc égale au produit
de la résistance équivalente par la valeur de la source de courant, soit :

7. Puissance électrique
7.1. Effet Joule
Une résistance linéaire consomme la puissance : P = UI ; P en watts, U en volts, I en ampères.
I R

U
U2
D’après la loi d’Ohm, U = R.I d’où P = RI2 ou P = . Cette puissance est intégralement
R
transformée en chaleur : c’est l’effet Joule
I
NB : On mesure la puissance avec le wattmètre W C

H U
A

7.2. Rendement d’un générateur


I A
La puissance fournie par le générateur s’écrit : Pf = EI
Or U = E − rI d’où Pf = UI + rI 2 . +
E
D’autre part U = Ru I , d’où Pf = Ru I 2 + rI 2 _ U
Ru
Pu = Ru I est la puissance utile alors que PJ = rI
2 2 r ri
est la puissance perdue par effet Joule dans la résistance
interne du générateur. B
P UI U
Le rendement du générateur est défini par ηG = u =  ηG =
Pf EI E

7.3. Rendement d’un récepteur non résistif

Générateur Récepteur
A I La puissance transformée par le récepteur s’écrit :
+ +
E E’
Ptr = E ' I .
_ U _
r rI r'I Or U = E '+ r ' I ou E ' = U − r ' I d’où Ptr = UI − r ' I 2

Preçue = UI est la puissance reçue par le récepteur tandis que


B
PJ = r ' I 2 est la puissance perdue par effet Joule dans la
résistance interne du récepteur.

Ptr E' I E'


Le rendement du récepteur est défini par ηR = =  ηR =
Preçue UI U

8. Energie électrique
Si un dipôle consomme une puissance P pendant une durée t, alors il absorbe l’énergie W = P ⋅ t
P en watts, t en secondes et W en joules.
Souvent P en watts, t en heures et W en wattheures (Wh) :
1 Wh = 3 600 J
Pour une résistance linéaire : W = Ri 2 t . (loi de Joule)
Remarque : si pendant la durée t, la puissance consommée n’est pas constante, on définit la
W
puissance moyenne P = .
t

9. Conservation de l’énergie
Enoncé du principe : « l’énergie totale consommée par un système est égale à la somme de
l’énergie restituée par ce système et de son augmentation interne ».

Exemple : cas d’un moteur électrique

Puissance absorbée Puissance mécanique


Puissance mécanique
Pa = UI Pm = E’I u)le sur l’arbre moteur Pu

Pu

Pertes par effet Joule Pertes mécaniques et

PJ = rI2 autres pertes.

Rendement électrique du moteur


Pm
En ne tenant que des pertes par effet Joule, on définit le rendement électrique η e = avec
Pa
E'
Pa = UI = ( E '+ rI ) I = E ' I + rI 2 et Pm = UI − rI 2 = E ' I soit ηe =
U

Rendement industriel du moteur

En tenant compte des autres pertes (mécaniques, magnétiques, …), on obtient le rendement
industriel
P
ηi = u
Pa
ηi ≺ ηe puisque Pu ≺ Pm
RESEAUX LINEAIRES
EN REGIME VARIABLE
En régime variable, les courants et les tensions dépendent du temps. On note : u(t), i(t)
Le régime variable ou transitoire correspond à l’établissement ou la disparition d’un courant ou
d’une tension dans un circuit dès que l’on ferme ou ouvre avec un interrupteur. C’est l’évolution
d’un système qui n’a pas encore atteint un état stable ou e régime établie.

1. Dipôles parfaits en régime variable


On veut déterminer la relation courant-tension aux bornes d’un dipôle élémentaire dit parfait.
1.1. Résistance pure

i R

u u (t ) = Ri (t )

1.2. Inductance pure


di (t )
i L u (t ) = L , L est l’auto-inductance indépendante de i
dt
u

s’exprime en henry (H)

1.3. Capacité pure

i A
C B
q -q
u
dq
Le condensateur est considéré comme un récepteur : i = avec q = Cu 
dt
q 1 1 1
C
u=  du = dq = idt  u= idt
C C C

Remarque : Les dipôles parfaits n’existent pas en réalité. Leur intérêt est que, associés entre eux,
ils constituent des circuits ayant le même comportement que les dipôles réels. Ainsi une bobine se
comportera comme l’association en série d’une résistance pure et d’une inductance pure.
1.4. Association de dipôles élémentaires
Le dipôle équivalent d’une association de dipôles élémentaires dépend du type de montage.

Montage
Dipôle élémentaire
SERIE PARALLELE

1 1 1 1
= + + + ......
R e q R1 R2 R3
Résistance R e q = R1 + R2 + R3 + ......

1 1 1 1
= + + + ......
Le q L1 L2 L3
Inductance Le q = L1 + L2 + L3 + ......

1 1 1 1
= + + + ......
Ce q C1 C2 C3
Capacité Ce q = C1 + C2 + C3 + ......

2. Courant dans un circuit inductif


2.1. Etablissement du courant
2.1.1. Dispositif expérimental

2.1.2. Equation
- A l’instant t = 0, faisons passer K de la position 2 à la position 1.
- pour t < 0, aucun courant ne parcourt le circuit : i = 0.
- A l’instant t = 0, u passe brusquement de 0 à U tandis que le courant i, traversant la bobine, ne
subit aucune discontinuité, reste nul.
di
- lorsque t croît, i croît et sa croissance est retardée par la fém d’auto-induction e = − L qui prend
dt
di
naissance dans la bobine et l’on a: Ri + L = U (1). Il en résulte que i est solution d’une équation
dt
différentielle de 1er ordre.

Résolution de (1)
R
di − t
L’équation homogène Ri + L = 0 admet pour solution i = ke L où k est une constante.
dt
di U
Lorsque t → ∞ , i = Cte  = 0 . Ainsi (1) devient Ri = U  i = I = est une solution
dt R
particulière de (1).
R
− t U
La solution générale de (1) s’écrit : i = ke L
+
R

−U
R
U U − t
Pour déterminer k, on écrit qu’à t = 0, i = ke0 + =0k = D’où i = (1 − e L )
R R R

i
2.1.3. Courbe i = f(t) ( )

di  U
Tangente à l’origine :  = .
dt t = 0 L

La courbe i(t) se présente comme suit : t


O
2.1.4. Constante de temps
U
Au début du phénomène, i croît selon la loi i = t ( ∆ ). S’il continuait à augmenter aussi
L
U U U
rapidement, il atteindrait sa valeur limite I = au bout d’un temps noté τ tel que = τ soit
R R L
L
τ= .
R
En réalité, lorsque t = τ , le courant i atteint 63 % de I quel que soit τ . On appelle τ la constante
de temps du circuit. i
( )

0,63 I

t
O

2.2. Disparition du courant dans une bobine


Lorsque le régime est établi dans le circuit précédent, celui-ci est parcouru, rappelons-le, par un
U 1
courant I = et la bobine a emmagasiné de l’énergie électromagnétique Em = LI 2
R 2
2.2.1. Equation de disparition du courant

A t = 0, lorsque K passe de la position 1 à la position 2, la tension u passe brusquement de U à 0.


di
La tension aux bornes de la bobine devient : Ri + L = 0 (2).
dt
U
- A l’instant t = 0, on a : i = I =
R
- Au bout d’un temps suffisamment long, le courant devient pratiquement nul : t → ∞, i = 0
.
Résolution de l’équation (2)
R R
di (− t ) U U (− t )
Ri + L = 0  i = k ' e L . Pour t = 0, i = I = = k’e0 =k’. D’où i = e L
dt R R
Ri
U
2.2.2. Courbe i(t)

U ( − RL t )  di  RU R I
i= e    =− =− I =− .
R  dt t =0 L R L τ

Soit ( ∆ ' ) la tangente à l’origine à la courbe


I
i(t). ( ∆ ' ) pour équation i (t ) = − t + I .
τ
L
i (t ) = 0  t = τ = . En réalité lorsque t = τ , 0,37
R
le courant est à 37 % de sa valeur initiale I, quel
que soit le circuit. Le courant disparaît donc d’autant plus lentement que la constante de temps
L
τ= est plus grande.
R
3. Charge et décharge d’un condensateur à travers une résistance
Nous considérerons un condensateur de capacité C en train de se charger ou se décharger à travers
un dipôle passif de résistance R.
3.1. Etude de la charge
3.1.1. Expérience qualitative

Le condensateur étant initialement non chargé, dès que l’on ferme l’interrupteur K (position1), on
mesure une forte intensité qui décroît rapidement. Un voltmètre qui indiquait uc = 0, indique une
tension rapidement croissante. Au bout d’un temps suffisamment long, l’intensité est nulle et la
tension atteint une limite maximale égale à U. Lorsqu’on ouvre l’interrupteur K, la tension uc reste
pratiquement constante.
De cette expérience, on tire les conclusions suivantes :
1) Au tout début de sa charge, un condensateur se comporte comme une résistance nulle,
Q U
uc = = 0 et le courant initial i0 = I =
C R
2) En fin de charge d’un condensateur, tout se passe comme s’il n’existait pas, puisqu’il
n’absorbe plus aucun courant. La tension uc est la tension à vide du générateur qui l’a
chargé.
3) Un condensateur isolé conserve une tension constante entre ses bornes.

3.1.2. Expression de la tension uc et du courant i.


On ferme l’interrupteur K en 1 à t = 0.
- Pour t<0, uc = 0 et i = 0 car le condensateur est non chargé.
- A l’instant t = 0, la charge de C est toujours nulle, d’où uc = 0 : on dit que la tension aux bornes
d’un condensateur ne subit aucune discontinuité.
dq du
- Pour t>0, i = avec q = Cuc soit i = C c . i
dt dt A +q
La loi d’Ohm permet d’écrire : Ri + uc = U +++++++ ++

duc
Ou encore RC + uc = U (4),
dt -q
B
uc est solution de l’équation différentielle (4) et on en déduit :
U − uc
i= (5)
R

Résolution de l’équation (4)


1
duc − t
L’équation sans second membre RC + uc = 0 admet pour solution uc = ke RC .
dt
duc
Au bout d’un temps suffisamment long, la tension uc devient presque constante : =0 ;
dt
(4) devient uc = U qui est une solution particulière.
1
− t
Ainsi la solution générale de (4) s’écrit : uc = ke RC
+U.
1
− t
Déterminons la constante k en posant uc (0) = 0 = ke0 + U  k = −U ; d’où uc = U (1 − e RC
)
3.1. 3. Tracé de la courbe uc(t)

uc(t)

0,63 U

t
O

3.1.4. Constante de temps


U
Au début de la charge, uc croît selon la loi uc = t (équation de la tangente à l’origine).
RC
Si uc augmentait aussi vite qu’au départ, elle atteindrait sa limite U au bout d’un temps τ tel que
U
τ = U ; soit τ = RC . La quantité τ est appelée constante de temps du circuit. La tension uc est
RC
d’autant plus lente à établir que C et R sont plus grandes.
Remarque : la charge est pratiquement terminée à t = 5τ . C’est la durée du régime transitoire.

3.1.5. Energie emmagasinée


Lorsque le condensateur a fini de se charger, il supporte seul la tension U (fin du régime transitoire)
1
et il a emmagasinée l’énergie électrostatique E = CU 2
2
3.1.6. Graphe i(t)
i(t)
1
1 U − t
i(t ) = (U − uc (t ) )  i (t ) = e RC
R R
Lorsque t<0, i(t) =0
U
Lorsque t = 0, i passe brusquement à I = : 0,37 I
R
on dit que i subit une discontinuité.
O =RC t
3.2. Etude de décharge
1
i A
Source 2 K
U Ri
u
de tension
uc

B
fil de court-circuit

A l’instant t = 0, on fait passer K de la position 1 à la position 2.


3.2.1. Expressions de uc(t) et i(t)
duc u (t )
La loi d’Ohm devient : 0 = Ri + uc , soit RC + uc = 0 (6) et i(t ) = − c
dt R
A l’instant t = 0, uc = U. Quand le temps s’écoule, uc décroît.
Pour t suffisamment grand, le condensateur s’est totalement déchargé : uc = 0 et i = 0.
Résolution de l’équation (6)
1 1 1
duc − t − t U − RC t
RC + uc = 0  uc = ke RC uc (0) = U = k  uc (t ) = Ue RC
On en déduit i(t ) = − e
dt R
3.2.2. Courbe de uc(t) et i(t)

i(t)
uc(t

0,37 U
t
O
O =RC t
0,37 I0
Remarque : lorsque t vaut environ 5 fois la constante de temps, la décharge es pratiquement
achevée.
En conclusion sur les régimes transitoires, nous dirons que : ne peuvent subir de discontinuité au
cours d’un régime transitoire :
1
- le courant i dans une bobine car celui-ci est lié à l’énergie emmagasinée W = LI 2 .
2
- la tension uc aux bornes d’un condensateur car celle-ci est lié à l’énergie emmagasinée
1
W = CU 2 .
2

4. Circuit RLC série


Nous considérerons un condensateur de capacité C que l’on charge à travers une bobine de
résistance R et d’inductance L et l’on s’intéresse à la tension u aux bornes du condensateur.

L
i

E Ri
q
C u

Circuit RLC série

Initialement, le condensateur est déchargé et le circuit ouvert : u = 0 et i = 0. A t = 0, on ferme le


di du
circuit. Pour t supérieur à 0, l’équation de la maille s’écrit : L + Ri + u = E avec i = C on a :
dt dt
d ²u R du u E
+ + = (7). En général, on pose :
dt ² L dt LC LC

1
ω0 = la pulsation propre du circuit qui s’exprime en rad/s ;
LC

R R C
σ= = le coefficient d’amortissement du circuit qui une grandeur sans unité ;
2 Lω0 2 L

Lω0 1 1
Q= = = est le facteur de qualité.
R RCω0 2σ

d ²u du
L’équation différentielle (7) de charge devient sous canonique : + 2σω0 + ω02 u = ω02 E (8) tandis
dt ² dt
d ²u du du
que l’équation différentielle de décharge sera : + 2σω0 + ω02 u = 0 avec i = - C .
dt ² dt dt

Pour résoudre (8), on rappelle que la solution est de la forme u = uh + u p ;


uh est la solution de l’équation sans second membre (équation homogène), celle correspondant la
décharge du condensateur.
up est une solution particulière u p = E pout t suffisamment grand (lorsque le condensateur est
chargé)
d ²u du
Résolution de l’équation + 2σω0 + ω02u = ω02 E (8)
dt ² dt

u
On pose x = ω0t et y = .
E

du du dx du
Il en résulte que : = = ω0 et donc
dt dx dt dx

d 2u d  du  d  du  d  du  d  2 du  2
2 d u
=   = ω
 0  = ω
 0  = ω
 0  = ω 0 ; ce qui nous conduit à
dt 2 dt  dt  dt  dx  dx  dt  dx  dx  dx 2
d²y dy
l’équation normalisée où x et y sont les variables : + 2σ + y = 1 (9)
dx ² dx

On notera que :

1) la solution générale de (9) s’écrit y ( x ) = yh ( x ) + y p ( x ) avec y p ( x ) = 1

2) yh ( x ) est solution de
d²y dy
+ 2σ +y=0 (10)
dx ² dx

3) les constantes sont déterminées à partir des conditions initiales qui découlent de la continuité de
la tension aux bornes d’un condensateur.

Résolution de (10)
L’équation caractéristique s’écrit : r ² + 2σ r + 1 = 0 (11) et le discriminant ∆ = 4(σ ² − 1) .

Cas où ∆ >0 ou σ >1 (Q< 1 2 ), (11) admet 2 racines réelles distinctes : r1 et r2 .

yh = A1e r1 x + A2 e r2 x avec A1 et A2 des constantes réelles. Dans ce cas, la tension aux bornes du
condensateur tend vers 0 sans osciller : le régime est dit apériodique.

Cas où ∆ <0 ou σ <1 (Q> 1 2 ), (11) admet 2 racines complexes conjuguées : r1 = α + β i et


r2 = α − β i . α et β sont déterminés par α = −σ et β = 1 − σ ²

yh = eα x ( B1 cos β x + B2 sin β x) avec B1 et B2 des constantes réelles. Dans ce cas, l’amplitude des
oscillations diminue avec le temps : le régime est dit pseudo-périodique.
Cas où ∆ =0 ou σ =1 (Q= 1 2 ), (11) admet une racine réelle double : r1 = r2 = α = -1

yh = e− x (C1 x + C2 ) avec C1 et C2 des constantes réelles. Ce régime à la limite des deux régimes
précédents, n’a pas de réalité physique (impossible d’avoir exactement σ =1) est dit critique.
5. Circuit LC
Après avoir chargé un condensateur C sous une tension E, on le décharge dans une bobine L.

d ²u u
La tension u est solution de l’équation différentielle + = 0 dont la solution est de la forme
dt ² LC
u(t ) = A cos(ω0 t + B) , A et B sont des constantes définies par les conditions initiales. La bobine a
emmagasiné une énergie électromagnétique Em et le condensateur une énergie électrique Ee de sorte
que l’énergie totale du circuit Em+Ee demeure constante. Il n’y a pas de perte d’énergie par effet
Joule. Les oscillations sont entretenues.
RÉSEAUX LINÉAIRES EN
RÉGIME SINUSOÏDAL FORCÉ

1. Représentation du signal sinusoïdal


1.1. Représentation cartésienne

1.1.1. Définitions
Le signal sinusoïdal est un signal périodique particulier : s (t ) = S max cos(ωt + φ ) ou
s (t ) = S max sin(ωt + φ )
s(t) est l’amplitude instantanée, s’exprime en volt ou en ampère. Smax est la valeur maximale ou
l’amplitude

ω = 2π f = : la pulsation [rad/s], f : la fréquence [Hz], T : période [s], φ : phase à l’origine [rad]
T

1.1.2. Exemple de représentation graphique

1.1.3. Déphasage
Soient 2 signaux de même fréquence : s1 (t ) = S1max cos(ωt + φ1 ) et s2 (t ) = S 2 max cos(ωt + φ2 ),
on appelle déphasage instantanée entre s1(t) et s2(t), la quantité ∆φ = (ωt + φ2 ) − (ωt + φ1 ) = φ2 − φ1.
Si φ1 < φ2 ⇔ ∆φ > 0, s2 (t ) est en avance de phase sur s1(t).
Si φ1 > φ2 ⇔ ∆φ < 0, s2 (t ) est en retard de phase sur s1(t).
Si φ 1 = φ 2 ⇔ ∆φ = 0, s 2 (t ) et s1 (t ) sont en phase.

Cas particuliers :
φ2 − φ1 = π : s2(t) et s1(t) sont en opposition de phase.
π
φ2 − φ1 = : s2(t) est en quadrature avance sur s1(t)
2

1.1.4. Valeur moyenne, valeur efficace d’un signal sinusoïdal s(t)


Soit s(t) un signal périodique de période T, on appelle valeur moyenne de s(t), la grandeur
1 T 1 T
Smoy =  s(t )dt . Pour un signal sinusoïdal, on montre que Smoy =  s (t )dt = 0
T 0 T 0

1 T
Sa valeur efficace est définie par Seff =
T 
0
s ²(t ) dt

La valeur efficace d’un courant périodique i(t) est l’intensité I du courant continu qui, passant
dans la même résistance que i(t), produirait le même dégagement de chaleur que lui.
Si s(t ) = i(t ) = I max cos(ωt + φ ) , on montre que :
I U
I eff = I = max , de même U ef f = U = max .
2 2

1.2. Représentation vectorielle

1.2.1. Représentation de Fresnel


Soit i (t ) = I max sin(ωt + ϕ ) , la fonction i(t) peut être interprétée comme la projection sur un axe d’un
vecteur tournant à la vitesse ω dans le sens trigonométrique.

y M
φ
O x

En effet, considérons le vecteur OM tournant à la vitesse ω autour du point O. Si à l’instant t = 0, OM fait


un angle ϕ avec Ox alors sa projection sur l’axe Oy à l’instant t sera :
y(t) = OM sin (ωt + ϕ ) . Réciproquement, on peut représenter un courant i (t) = Imax sin( ωt + ϕ ) par un
vecteur tournant I que l’on représente à l’instant t = 0 . C’est la représentation de Fresnel.

- origine : O arbitraire
- direction et sens : ceux d’une demie- droite Oz faisant un angle ϕ avec
Ox I
- module : Imax (On peut prendre aussi Ieff.)

1.2.2. Opérations sur les vecteurs de Fresnel

*Addition : l’addition de courants de même pulsation est représentée par la somme des vecteurs les
représentant.
*Dérivation et intégration par rapport au temps. Soit i(t)= I max cos(ωt + ϕ ) représenté par I
di (t ) π
= − I maxω sin(ωt + ϕ ) = I maxω cos(ωt + ϕ + ) sera représenté par I '
dt 2
π
La dérivation se traduit par une rotation de + et une multiplication du module par ω . Inversement
2
π
l’intégration se traduit par une rotation de − et une division du module par ω .
2

1.3. Représentation complexe


1.3.1. Forme d’un nombre complexe (rappel)

Il existe 3 formes de représentations des nombres complexes :


1- forme algébrique : z = a + j b
2- forme trigonométrique : z = z (cos ϕ + j sin ϕ )
3- forme exponentielle : z = z e jϕ
b
où z = a ² + b² = z.z o est le module et ϕ = arctan   est l’argument.
a
zo est le complexe conjugué de z ; zo =a-jb

1.3.2. Représentation complexe


i(t)= I max sin(ωt + ϕ ) est représenté par un vecteur du plan complexe à l’instant t :
I max e j (ωt +ϕ ) = I max e jϕ e jωt
On pose I = I max e jϕ , c’est l’amplitude complexe de i(t). On pourra donc représenter un signal sinusoïdal
par son amplitude complexe qui permet de le reconnaître sans ambiguïté.

1.3.3. Opération en notation complexe

* Addition : soit i1 (t ) = I1max (ωt + ϕ1 ) représenté par I 1 et i2 (t ) = I 2max sin(ωt + ϕ 2 ) représenté par I 2
Alors i1 (t ) + i2 (t ) est représenté I 1 + I 2

*Dérivation et intégration :
di (t )
Soit i (t ) = I max sin(ϖt + ϕ ) représenté par I . On montre que : sera représentée par jω I
dt
j 1
 i(t )dt sera représentée par − I= I
ω jω

2. Loi d’Ohm

2.1. Impédance et admittance complexes


En régime sinusoïdal, considérons un dipôle pour lequel la tension et le courant sont notés :
u (t ) = U max cos(ωt + ϕ ) et i (t ) = I max cos(ωt + ϕ ) représentés respectivement par leurs amplitudes
complexes U = U max e jφ et I = I max e jϕ . On définit l’impédance complexe par rapport :
U U max e jφ U max j (φ −ϕ ) U max U eff
Z= = = e soit Z = Ze jθ avec θ = φ − ϕ et Z= Z = =
I I max e jϕ I max I max I eff

1
L’inverse de l’impédance s’appelle l’admittance Y =
Z
Z et Y peuvent être notés sous forme cartésienne : Z = R + jX et Y = G + jB
R est la résistance et X la réactance et s’expriment tous deux en ohms (Ω)
G est la conductance et B la susceptance et s’expriment tous les deux en siemens (S) ou Ω-1

2.2. Réponses des dipôles élémentaires


2.2.1. Résistance

O
u(t)=Ri(t) U = RI Z =R I U x
i(t) R
u(t) en phase avec i(t)
u(t) Représenta$on de Fresnel

+
y
2.2.2. Inductance pure
di (t )
i(t) u (t ) = L ou U = Lω I U
dt O  I
x
u(t) Z = jLω U = Lω I
Représenta$on de Fresnel
π
i(t) et u(t) sont déphasés de + , u(t) est en avance sur i(t). +
2 y

2.2.3. Condensateur parfait


i(t) du (t ) 1 I
O x
i (t ) = C ou u (t ) =  i (t ) dt
u(t) dt C U
1 1 1
U= I ; Z= ; Z=
Cω j Cω j Cω Représenta$on de Fresnel

Pour un condensateur, le courant est en avance de phase par rapport à la tension. Le déphasage de
π
u(t) par rapport à i(t) est −
2

2. 3. Associations d’impédances
En régime sinusoïdal, la généralisation de la loi d’Ohm est exprimée par la relation : U = Z I
Pour un ensemble d’impédances associées en série : Z éq =  Z i
i
1 1
Pour un ensemble d’impédances associées en parallèle =
Z éq i Zi
2.4. Circuit RLC

2.4.1. Circuit RLC série


R L C
i
ur uL uC
u O axe de
référence
u (t ) = u r + u L + u c (t )
di (t ) 1
u (t ) = Ri (t ) + L +  i (t ) dt
dt C
1 1
U = RI + Lω jI + I ou U = [ R + j ( Lω − )]I
Cω j Cω Représenta$on de Fresnel

1
Z = R + j ( Lω − )

1
Suivant que Lω est supérieur où inférieur à , la réactance est positive ou négative ; le circuit est dit

globalement inductif ou globalement capacitif.

2.4.2. Circuit RLC parallèle


i (t ) = i R (t ) + i L (t ) + iC (t )
u (t ) 1 du (t )
i (t ) = +  u (t ) dt + C
R L dt
1 1
I= U+ U + Cω jU
R Lω j
1 1 1 1
I = [ + j (Cω − )]U Y = + j (Cω − )
R Lω R Lω

2.5 Etude d’un circuit RLC, résonnances

Soit un circuit RLC, soumis à un échelon, soumis à un générateur de tension idéale e(t ) = Em cos(ωt )
Résonnance en intensité
i (t ) = I m cos(ωt + ϕ ) E m = Em I m = I m e jϕ
Im = I m
Em Em
Im = Im =
1 2
R + jLω + 
R +  Lω −
2 1 
jCω 
Cω 

Im (0) = 0
2.6 Etude du déphasage
3. Méthode d’étude des réseaux

Les théorèmes et les règles vus en courant continu restent valables à condition de raisonner dans le
domaine complexe : pont diviseur de tension ou de courant, théorèmes de Kennely, Thevenin, Norton…
Si nous représentons le courant i (t ) = I max cos(ωt + ϕ ) à l’instant t par le complexe I max e j (ϖt +ϕ ) . On voit
que i (t ) = ℜe( I max e j (ϖt +ϕ ) ) . Ainsi dans la résolution des problèmes, la solution physique sera la partie
réelle de la solution complexe. R
i(t)
Exemple : Etude d’un circuit RC série
Soit e(t ) = Emax cos(ωt + φ ) e(t) C u(t)

On suppose le régime sinusoïdal et permanent. Déterminons i(t) et u(t).

Détermination de i(t) :
1
C
La loi des mailles s’écrit : e(t)-Ri(t)-u(t)=0 avec u (t ) = i (t ) dt

1 de(t ) di (t ) i (t ) I
e(t ) − Ri (t ) −  i (t ) dt = 0 ⇔ −R − = 0  jω E − Rω j I − = 0
C dt dt C C

jω E E jCω E
I= = =
Rjω +
1
R+
1 1 + jRCω
C Cω j
Emax
*Module du I : I = Im ax =
1
R² +
C ²ω ²
jω E E jCω E
*Phase à l’origine : I = = = . En posant E = Emax e jφ
Rjω +
1
R+
1 1 + jRCω
C Cω j

π π
ϕ =φ + − φ ' avec φ ' = Arc tan( RCω ) soit ϕ = φ + − Arc tan( RCω )
2 2

Détermination de u(t) :
  Emax
11  E  E U = U max =
U = Zc I ⇔U = I=  =  1 + R ²C ²ϖ ²
Cω j Cω j  R + 1  1 + RCω j
 Cω j 
θ = φ − Arc tan( RCω )
Dans le domaine temporel, nous avons les expressions suivantes :

Emax
u (t ) = cos(ωt + φ − Arc tan( RCω ))
1 + R ²C ²ω ²

Emax Cω π
i(t ) = cos(ωt + φ + − Arc tan( RCω ))
1 + R²C ²ω ² 2

4. Puissances et énergies

Soit un dipôle D aux bornes duquel apparaît une tension u(t) et traversé par un courant i(t). On
définit plusieurs types de puissances.

4.1. Puissance instantanée


La puissance instantanée consommée par le dipôle est définie par le produit p = u(t)i(t). Elle
s’exprime en watts (W). Si P>0, de l’énergie est fournie au dipôle. Si P<0, le dipôle fournit de l’énergie.
L’énergie est le produit de la puissance par le temps. Son unité est le joule (J).

4.2. Puissance active


La puissance active est la valeur moyenne de la puissance instantanée sur une période. C’est une
puissance effectivement consommée par la charge.
1 T
Pmoy =
T 
0
p (t ) dt .
En régime sinusoïdal permanent, on a : u (t ) = U m sin(ωt + φ ) et i(t ) = Im sin(ωt + θ )
1 T
(U m sin(ωt + φ ) Im sin(ωt + θ ) ) dt
T 0
Pmoy =

1
En utilisant la formule sin(a).sin(b) = [cos( a − b) − cos( a + b)] on a :
2
U m .I m  1 T 1 T 
Pmoy =   ( − cos(2ω t + φ + θ )) dt +  cos(φ − θ )dt 
2 T 0 T 0

1 T
 ( − cos(2ωt + φ + θ )) dt = 0 car la valeur moyenne d’un signal sinusoïdal est nulle.
T 0

En posant ϕ = φ − θ le déphasage entre la tension et le courant, l’on a :


U .I 1 T U I
Pmoy = m m  cos ϕ dt = m m cos ϕ = U eff I eff .cos ϕ = UI cos ϕ Pmoy = UI cos ϕ
2 T 0 2 2

La puissance active P = Pmoy = UI cos ϕ est mesurée avec un wattmètre, et s’exprime en watts (W).

Remarque :
π
1. Pour une bobine parfaite (inductance pure), la tension est déphasée de en avance par rapport au
2
courant.
P = 0, donc une bobine parfaite ne consomme pas de puissance active.
π
Il en est de même pour un condensateur car la tension est déphasée de en arrière par rapport au
2
courant.
2. Pour un ensemble de dipôles, la puissance active totale consommée est égale à la somme des puissances
actives consommées dans chacun des dipôles (Théorème de Boucherot).

4.3. Puissance réactive

Elle est définie par la quantité : Q = UI sin ϕ Unités : U (V), I (A), Q (VAR : volt-ampère -
réactif).

- Pour une résistance pure, sin ϕ = 0 , d’où Q = 0 : une résistance ne consomme aucune puissance
réactive.

- Pour une bobine pure, sin ϕ = +1 d’où Q = UI avec U = Lω I donc Q = Lω I ² = > 0. Une

bobine consomme la puissance réactive.
I 1 2
- Pour un condensateur, sin ϕ = −1 avec U = donc Q = −U c I = − I = −CωU 2 < 0 . Le
Cω Cω
condensateur fournit de la puissance réactive.

Remarque : Pour un groupement de dipôles sous tension de fréquence constante, on a : Q =  Qi.


4.4. Puissance apparente
Elle est définie par le produit des valeurs efficaces du courant et de la tension : S = UI.
Elle s’exprime en volt - ampère (VA).
En utilisant les notations complexes, U = U max e jφ1 et I = I max e jφ2 . On définit la puissance apparente
U .I * U max .I max jϕ
complexe par : S = = e avec I * est le complexe conjugué de I et ϕ = φ1 − φ 2
2 2

Q
S = P + jQ S 2 = P2 + Q2 ; tan ϕ = S
P Q

P
NB : Le facteur de puissance est le rapport de la puissance active sur la puissance apparente :
P
fp = = cos ϕ
S
FILTRES DU 1ER ORDRE

1. Fonction de transfert d’un quadripôle linéaire

1.1 Définition d’un quadripôle


1.2 Fonction de transfert d’un quadripôle

1.3 Lien entre en la fonction de transfert et l’équation différentielle


1.4 Quadripôle passif – quadripôle actif

1.5 Filtres
1.6 La fonction de transfert réduite

2. Diagramme de Bode
2.1 Le gain en décibel

3. Etude des filtres passifs du 1erordre


3.1 Le filtre passe-bas
a. Diagramme de Bode pour le gain et la phase

On a :
b. Comportement asympto que et expression à la fréquence de coupure

En basse Fréquence

En Fréquence de Coupure
En Haute Fréquence

c. Diagramme asymptotique et pente de l’asymptote HF

Diagramme asymptotique

Pente d’asymptote en Haute Fréquence


d. Bande passante à -3db
3.2 Le filtre passe-haut
a. Diagramme de Bode pour le gain et la phase

b. Comportement asympto que et expression à la fréquence de coupure

En basse Frequence
A la fréquence de Coupure

En Haute Fréquence

c. Diagramme asympto que et pente de l’asymptote BF


d. Bande passante à -3db

4. Etude des filtres actifs du 1er ordre

4.1 Le filtre passe-bas


4.2 Le filtre passe-haut

Vous aimerez peut-être aussi