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Dérivation des fonctions réelles en mathématiques

Le document traite de la dérivation des fonctions réelles, en expliquant les concepts de dérivabilité en un point et sur un intervalle, ainsi que les propriétés des fonctions dérivables. Il présente des théorèmes fondamentaux tels que le théorème de Rolle et le théorème des accroissements finis, et fournit des exemples illustrant la dérivabilité de certaines fonctions. Enfin, il aborde les notions de continuité et de variations des fonctions dérivables.
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Dérivation des fonctions réelles en mathématiques

Le document traite de la dérivation des fonctions réelles, en expliquant les concepts de dérivabilité en un point et sur un intervalle, ainsi que les propriétés des fonctions dérivables. Il présente des théorèmes fondamentaux tels que le théorème de Rolle et le théorème des accroissements finis, et fournit des exemples illustrant la dérivabilité de certaines fonctions. Enfin, il aborde les notions de continuité et de variations des fonctions dérivables.
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Mathématiques ECS - CPGE Moulay Abdellah Safi Théorème 0.2. On note (Cf ) la courbe de la fonction f dans un repère orthogonal.

Dérivation de fonctions réelles Si f est dérivable en x0 , alors (Cf ) admet une tangente au point (x0 , f (x0 )), de coefficient directeur
égal à f ′ (x0 ). Son équation est donc : y = f ′ (x0 ) (x − x0 ) + f (x0 ).

0.1 Dérivabilité en un point Théorème 0.3. On note toujours (Cf ) la courbe de la fonction f dans un repère orthogonal.
• Si f n’est pas dérivable en x0 mais admet une dérivée à gauche (ou à droite) en x0 , alors on parle
Définition 0.1. Soit une fonction f définie au voisinage d’un réel x0 ∈ Df . de demi tangente (même équation en remplaçant f ′ (x0 ) par fg′ (x0 ) (ou fd′ (x0 ) )).
f (x) − f (x0 )
On dit que f est dérivable en x0 lorsque le rapport
x − x0
, appelé taux d’accroissement de f • Si f n’est pas dérivable en x0 mais si limx→x0 f (x)−f (x0 )
x−x0
= ∞(+∞ ou −∞), alors ( Cf ) admet une
en x0 , a une limite finie lorsque x tend vers x0 . tangente verticale au point (x0 , f (x0 ) ) (ou une demi tangente verticale si la limite n’est infinie qu’à
Dans ce cas, cette limite, que l’on note f ′ (x0 ), est appelée nombre dérivé de f en x0 . gauche ou à droite en x0 ).

Exemple. Soit la fonction f définie sur [0, +∞ [ par : f (0) = 0 et f (x) = x2 ln x si x > 0. Etudions la
dérivabilité de f en 0. 0.2 Dérivabilité sur un intervalle
2
f (x) − f (0) x ln x f (x) − f (0)
∀x > 0, = = x ln x, et lim+ x ln x = 0, donc lim+ = 0. Fonction dérivée
x−0 x x→0 x→0 x−0

On déduit que f est dérivable en 0 , et f (0) = 0.
Définition 0.3. On dit qu’une fonction f est dérivable sur un intervalle I d’extrémités a et b (a < b)
Exemple 1 : Discuter en fonction de α ladérivabilité en 0 de la fonction f définie par : lorsque f est dérivable en tout point de ]a, b[, à droite en a si l’intervalle est fermé en a, et à gauche
 xα sin( 1 ) si x ̸= 0 en b si l’intervalle est fermé en b.
f (x) = x .
 0 si x = 0 On note D1 (I) l’ensemble des fonctions dérivables sur I.
Donner sa dérivée quand elle est dérivable.
Définition 0.4. L’ensemble des points en lesquels une fonction f est dérivable est appelé l’ensemble
de dérivabilité de f . La fonction qui, à tout réel x de cet ensemble, fait correspondre f ′ (x) s’appelle
f (x) − f (x0 )
Remarque : En posant x = x0 + h, le calcul de limx→x0 est souvent rendu plus simple et fonction dérivée de f (ou plus simplement dérivée de f ), et est notée f ′ .
x − x0
f (x0 + h) − f (x0 )
se ramène à limh→0 . Théorème 0.4. • Les fonctions polynomiales, les fonctions rationnelles (quotient de fonctions poly-
h
f (x0 + h) − f (x0 ) nomiales), les fonctions exponentielle et logarithme népérien, la fonction x 7→ xα (où α est un réel),

Si f est dérivable en x0 , on a alors : f (x0 ) = limh→0 .
h ainsi que les fonctions trigonométriques et arctangente, sont dérivables là où elles sont définies.

Définition 0.2. La fonction f est dite dérivable à droite (ou à gauche) en x0 lorsque le taux d’ac- • Les fonctions valeur absolue, racine carrée, plus généralement x 7→ n x (avec n entier supérieur ou
croissement de f en x0 admet une limite à droite (ou à gauche) en x0 . égal à 2 ), ne sont pas dérivables en 0 .
Cette limite est alors appelée nombre dérivé de fà droite (ou à gauche) en x0 , que l’on note fd′ (x0 )
Dérivation et opérations, dérivées usuelles :
(ou fg′ (x0 ) ).
u et v sont des fonctions dérivables
Remarque : Si f n’est pas définie à gauche de x0 , alors la notion de dérivabilité à droite se confond avec (u + v)′ = u′ + v ′ (λu)′ = λu′ , λ ∈ R
celle de dérivabilité tout court (de même en échangeant gauche et droite). f (x) f ′ (x) (uv)′ = u′ v + uv ′ (u ◦ v)′ = v ′ × (u′ ◦ v)
f (x) f ′ (x)
a (constante) 0  u ′ u′ v − uv ′  ′
1 v′
cos x − sin x = =− 2
Théorème 0.1. Une fonction f est dérivable en x0 si, et seulement si, f est dérivable à droite et à xa (α ∈ R∗ ) αxα−1 v v2 v v
√ sin x cos x
gauche en x0 , et si de plus fd′ (x0 ) = fg′ (x0 ). x 1
√ (uα )′ = αu′ uα−1 √ u′
2 x 1 + tan2 x ( u)′ = √
ln |x| 1 tan x 1 (α ∈ R∗ ) 2 u
x
Exemple : La fonction f : x 7→ |x| n’est pas dérivable en 0 , mais fg′ (0) = −1 et fd′ (0) = 1. ou u′
ex ex cos2 x (ln |u|)′ = (eu )′ = u′ eu
1 u
Remarque : Si f est dérivable en x0 , alors f est continue en x0 . La réciproque est fausse, comme le Arctan x
ax (a > 0) (ln a)ax 1+x2
(sin u)′ = u′ cos u (cos u)′ = −u′ sin u
montre la fonction valeur absolue, continue en 0 , mais pas dérivable en 0 .
u′
(Arctan u)′ = .
Interprétation graphique 1 + u2

2
Dérivation et composition Théorème 0.9. (Inégalités des accroissements finis.)

Théorème 0.5. Si f est une fonction dérivable sur un intervalle I, à valeurs dans un intervalle J, • Soit une fonction f continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[, avec a < b.
et si g est une fonction dérivable sur J, alors g ◦ f est dérivable sur I et on a : S’il existe deux réels m et M tels que, quel que soit le réel x de ]a, b [, m ≤ f ′ (x) ≤ M , alors :
∀x ∈ I, (g ◦ f )′ (x) = g ′ (f (x)) × f ′ (x) m(b − a) ≤ f (b) − f (a) ≤ M (b − a)
• Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. S’il existe un réel k tel que, pour tout réel x de I,
Théorème 0.6. Soit f une fonction bijective d’un intervalle I sur un intervalle J, et dérivable sur
on a |f ′ (x)| ≤ k, alors :
I. Soit y élément de J. Si f ′ ne s’annule pas en f −1 (y), alors f −1 est dérivable en y et on a :
′ 1 ∀(a, b) ∈ I 2 , |f (b) − f (a)| ≤ k|b − a|
(f −1 ) (y) = ′ −1
f (f (y))

Exemple 3 : Soit f la fonction définie, pour tout réel x de I = [3, +∞[, par : f (x) = 6 + x.
Remarque : On retrouve le fait que f et f −1 ont les mêmes variations. (Théorème de bijection monotone).
1
Montrer que, pour tout couple (x, y) de réels de I, on a : |f (x) − f (y)| ≤ 6
|x − y|.
Définition 0.5. (Définition de la fonction Arc tangente)
La restriction de la fonction tangente à l’intervalle ]−π/2, π/2[ est une bijection strictement croissante Dérivation et sens de variation
de ] − π/2, π/2[ sur R. Théorème 0.10. Soit une fonction f dérivable sur un intervalle I.
Sa bijection réciproque est notée Arctan, elle est dérivable sur R et est une bijection strictement • Si, quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) ≥ 0, alors f est croissante sur I.
croissante de R sur ] − π/2, π/2[
• Si, quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) ≤ 0, alors f est décroissante sur I.
1
Sa dérivée est : Arctan′ (t) = , ∀t ∈ R
1 + t2 • Si, quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) > 0, alors f est strictement croissante sur I.
• Si, quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) < 0, alors f est strictement décroissante sur I.
0.3 Le théorème de Rolle et ses conséquences • Si, quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) = 0, alors f est constante sur I.

Théorème 0.7. (Théorème de Rolle.) Soit une fonction f telle que : Remarque : Si quel que soit le réel x de I, on a f ′ (x) ≥ 0, mais si f ′ ne s’annule qu’un nombre fini de
fois sur I, alors f est strictement croissante sur I (de même pour la décroissance).
• f est continue sur un intervalle [a, b]
• f est dérivable sur ]a, b[. Exemple 4 : Soit f une fonction deux fois dérivable sur ]0, +∞[, de dérivée f ′′ négative.

• f (a) = f (b). 1. Montrer que pour tout réel x > 1 :


f (x + 1) − f (x) ≤ f ′ (x) ≤ f (x) − f (x − 1)
Alors il existe un réel c de ]a, b[ tel que : f ′ (c) = 0.
2. On suppose que f admet une limite finie en +∞. En déduire la limite de f ′ (x) quand x tend vers
Remarque : Le réel c n’est pas nécessairement unique. Exemple : ? +∞.

Théorème 0.11. Soit une fonction f dérivable sur un intervalle ouvert I, et x0 un réel de I. f admet
Exemple 2 : Soit un entier naturel n supérieur ou égal à 2 et deux réels u et v.
un extremum local en x0 si, et seulement si, f ′ (x0 ) = 0 et f ′ change de signe en x0 .
Montrer que l’équation x2n + ux + v = 0, d’inconnue réelle x, admet au plus deux solutions.
Remarque : Si f ′ passe d’une valeur négative à une valeur positive, l’extremum local est un minimum
Théorème 0.8. ( Théorème des accroissements finis.)
local, sinon c’est un maximum local.
Si une fonction f vérifie :
Théorème 0.12. (Théorème de la limite de la dérivée) Si f : I → R est continue, dérivable sur les
• f continue sur [a, b]. intervalles formant I\{a} et si
• f dérivable sur ]a, b[. lim f ′ (x) = ℓ ∈ R ∪ {±∞}
x→a
x̸=a
Alors il existe un réel c de ]a, b[ tel que : f (b) − f (a) = (b − a)f ′ (c) alors :
f (x) − f (a)
−→ ℓ.
Remarque : Dans la pratique, lorsqu’on veut appliquer le théorème de Rolle ou celui des accroissements x−a x→a
En particulier, si ℓ est une limite finie, f est dérivable en a avec f ′ (a) = ℓ.
finis à une fonction f entre deux réels a et b, il suffit de vérifier la dérivabilité de f sur un intervalle I
En revanche, si ℓ est une limite infinie, le graphe de f présente une tangente verticale en a.
contenant a et b.

3 4

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