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Cours Etat de Droits

L'État de droit est un concept juridique qui garantit les droits et libertés des citoyens, fondé sur la hiérarchie des normes, l'égalité devant la loi et la séparation des pouvoirs. Il repose sur l'idée que la loi est supérieure au pouvoir politique et doit être appliquée de manière équitable à tous. Les principes de l'État de droit visent à protéger les individus contre l'arbitraire et à assurer un cadre juridique transparent et accessible.

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L'État de droit est un concept juridique qui garantit les droits et libertés des citoyens, fondé sur la hiérarchie des normes, l'égalité devant la loi et la séparation des pouvoirs. Il repose sur l'idée que la loi est supérieure au pouvoir politique et doit être appliquée de manière équitable à tous. Les principes de l'État de droit visent à protéger les individus contre l'arbitraire et à assurer un cadre juridique transparent et accessible.

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THEME PREMIER

L’Etat de droit garantit les droits et les libertés et un


pluralisme démocratique.
Qu'est-ce que la liberté ?

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui :


ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que
celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces
mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »,
DDHC, 1789

I – L'ETAT DE DROITS
Cette notion d'Etat de droit nous vient d'Allemagne, elle a été fixée au début du XXe siècle par
le juriste autrichien Hans Kelsen, comme un « État dans lequel les normes juridiques sont
hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée ». En somme, la loi est supérieure
au politique et elle est l'émanation du peuple lui-même ou de ses représentants.

« Fondamentalement, un État de droit signifie que les pouvoirs publics doivent exercer leurs
fonctions selon les balises définies par un ensemble de normes juridiques. […] L'État de droit
peut aussi être résumé par la formule : « Nul n'est au-dessus de la loi. » Plus généralement, cet
ordre regroupe un ensemble de règles juridiques qui prémunissent les citoyens contre les formes
arbitraires du pouvoir (exécutif). Pour qu'un État de droit existe, […] les lois 1) doivent être
connues (publiques), 2) personne ne [doit pouvoir] y échapper, 3) [elles] doivent s'appliquer
réellement et 4) [leur] transgression doit entraîner des sanctions. Un État de droit suppose des
normes juridiques qui sont elles-mêmes hiérarchisées d'une manière explicite. La décision d'un
policier vaut ainsi moins qu'une loi. […] De nos jours, l'État de droit suppose l'existence
effective (même minimale) de libertés individuelles et collectives (liberté de croyance,
d'association, d'opinion) et l'indépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis des pouvoirs
politiques. »
« État de droit », Perspective monde, université de Sherbrooke, 27 janvier 2008., source : le livre
scolaire.

L'Etat de droit repose sur trois piliers :


1. la hiérarchie des normes
2. L'égalité des citoyens devant la loi
3. La mise en place de la séparation des pouvoirs.

1 – LE RESPECT DE LA HIÉRARCHIE DES NORMES :

« L’existence d’une hiérarchie des normes constitue l’une des plus importantes garanties de
l’État de droit. » « Elle implique que chaque norme juridique est rédigée sur le fondement d’un
droit qui lui est supérieur, chaque norme prévoyant les modalités de création de la norme qui lui
est inférieure. Par exemple, en France, les lois votées par le Parlement doivent respecter le bloc
de constitutionnalité (composé de la Constitution de 1958 et de plusieurs textes tels que la
Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ou le préambule de la Constitution de
1946). »

2 – L'ÉGALITÉ DEVANT LA LOI :

« Celle-ci implique que tout individu, toute organisation, puissent contester l’application d’une
norme juridique, dès lors que cette dernière n’est pas conforme à une norme supérieure. Les
individus et les organisations reçoivent en conséquence la qualité de personne juridique : on
parle de personne physique dans le premier cas, de personne morale, dans le second. » Personne
n'est au-dessus des lois. »
« L’égalité est un principe à valeur constitutionnelle. L'article 6 de la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen dispose que "la loi doit être la même pour tous". Les personnes dans la
même situation doivent être traitées de manière identique. », Vie publique.fr

DDHC : Article 6 : La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de
concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même
pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux,
sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et
sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

« Le code pénal sanctionne les distinctions fondées sur l'origine, le sexe, la situation de famille, la
grossesse, l'apparence physique, la vulnérabilité résultant de leur situation économique, le nom,
le lieu de résidence, l'état de santé, le handicap, l'orientation sexuelle, etc.
Le principe d'égalité ne s'applique pas de façon stricte dans tous les domaines. Des différences de
traitements sont admises pour rétablir une égalité insuffisante. Ainsi des dispositifs éducatifs,
économiques ou sociaux existent pour "compenser un handicap individuel, social ou
géographique" : bourses d'études, exonérations d'impôt, par exemple. », Vie publique.fr

3 – LA SÉPARATION DES POUVOIRS

« Pour avoir une portée pratique, le principe de l’État de droit suppose l’existence de
juridictions indépendantes, compétentes pour trancher les conflits entre les différentes personnes
juridiques en appliquant à la fois le principe de légalité, qui découle de l’existence de la hiérarchie
des normes, et le principe d’égalité, qui s’oppose à tout traitement différencié des personnes
juridiques. Un tel modèle implique l’existence d’une séparation des pouvoirs et d’une justice
indépendante. »

Loi du 2 novembre 2016 : code de procédure pénale. 2,23


Toute association agréée déclarée depuis au moins cinq ans à la date de la constitution de partie
civile, se proposant par ses statuts de lutter contre la corruption, peut exercer les droits
reconnus à la partie civile en ce qui concerne les infractions suivantes :
1° Les infractions traduisant un manquement au devoir de probité
2° Les infractions de corruption et trafic d'influence
3° Les infractions de recel ou de blanchiment du produit, des revenus ou des choses provenant
des infractions mentionnées aux 1° et 2° du présent article ;
II – AUX ORIGINES : LE CONTRAT SOCIAL

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