GYMNOSPERMES TYPES, LES PINOPHYTES (SUITE)
III) Caractères fondamentaux du cycle de développement des
Gymnospermes types
➢ La spécialisation des parties sexuelles justifie l’emploi de mots
nouveaux :
• Épis sporangifères = cônes
• Feuilles sporangifères mâles = étamines
• Feuilles sporangifères femelles = écailles ovulifères
• Microsporanges = sacs polliniques
• Macrosporanges = ovules
• Microspores = grains de pollen
• Macrospores prothallisées ou massif prothallien femelle = endosperme
➢ L’ensemble macrosporange-macrospore prothallisée-jeune embryon se
détache de la plante-mère : c’est une graine (organe nouveau original) ;
celle-ci se dessèche et ne germera qu’après une période de repos : la
dormance, qui permet aux conifères des régions froides de s’adapter à
l’alternance des saisons.
On a dc deux apports fondamentaux des Conifères à l’évolution :
1) la graine
2) la fécondation indépendante de la présence d’eau (transport des gamètes par
un tube pollinique).
L’appareil végétatif des Conifères est plus perfectionné que celui des
Ptéridophytes :
1) vaisseaux imparfaits à ponctuations aréolées et non scalariformes
2) ramification latéral et non dichotomique
3) croissance en longueur réalisée par un méristème I et non une cellule apicale
4) tiges et racines s’élargissent avec des formations secondaires.
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A) Trachéide à ponctuations aréolées ; B) coupe longitudinale d’une
ponctuation. pp=paroi primaire ps=paroi secondaire lignifiée, t=torus
lignifié ; C) Trachéide à ponctuations scalariformes
-A- -B- -C-
Quelques variations du cône femelle :
Les cônes femelles peuvent devenir charnues ex : Genévrier
A) cône jeune au moment de la pollinisation avec 3 feuilles ovulifères portant 1
ovule chacune.
B) cônes mûrs : organes globuleux charnus avec au sommet 3 pointes des 3
feuilles ovulifères (baie).
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Le tégument de la graine s’entoure à maturité d’une excroissance charnue :
l’arille ex : l’If (rouge) cf photo C
IV) Importance des Conifères
Gymnospermes dominantes à l’ère Secondaire (+20000sps). Actuellement
détrônés par les Angiospermes, ils sont 800 à 1000 espèces avec 7 à 8 familles :
Pinacées, Cupressacées, Taxacées, Araucariacées, Podocarpacées…
Les Conifères sont l’élément dominant des grandes forêts sibériennes,
canadiennes…de l’hémisphère Nord. Partout ailleurs, sauf en montagne et en
Méditerranée, leur importance est faible.
Exploitation du bois : poteaux, agglomérés, pâte à papier…
Exploitation de la résine : essence de térébenthine, antiseptique…
Plantées comme brise-vent ou espèces ornementales.
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Quelques exemples…
GYMNOSPERMES EVOLUEES, LES GNETOPHYTES
Ils se limitent à trois genres : Ephedra, Gnetum, Welwitschia
-les Ephèdres (35sps), buissons à port de Prêle dans les zones sèches
montagnardes et méditerranéennes (A) ;
-les Gnétums (30sps), lianes tropicales (B) ;
-le Welwitschia mirabilis vit dans le désert du Namib (Afrique australe) (C).
Ils présentent des caractères évolués ex : étamines à filet et nectaires, vaisseaux
parfaits + ébauche de double fécondation chez les Ephèdres.
-A- Ph. du haut-B- Ph. du bas-C- -D-
-D- Welwitschia : plante néoténique fertile se reproduisant à un stade
juvénile
f=feuilles(cotylédons) ; or=organes reproducteurs ; t= tige ; r=racine
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EMBRANCHEMENT DES ANGIOSPERMES
OU PLANTES A OVAIRES 1IERE PARTIE
I) Caractères généraux
- Groupe immense : 250 000 espèces groupées en 400-500 familles.
- Morphologie très variable : arbres, arbustes, herbes.
- Les Angiospermes par rapport aux Gymnospermes, sont fondamentalement
définies par trois caractères :
1) organes reproducteurs se groupent en fleurs bisexuées ;
2) l’ovaire et le fruit : les carpelles forment un ovaire entourant les ovules et
après fécondation, se transforment en fruit ;
3) gamétophyte femelle, situé dans l’ovule = sac embryonnaire, siège d’une
double fécondation à l’origine de l’embryon et de l’albumen (tissu de réserve des
graines).
II) Appareil végétatif
- Appareil végétatif très perfectionné ;
- Enorme diversité du cormus (tiges, feuilles, racines) = formes très variées ;
- Xylème ou bois se différencie en vaisseaux parfaits à rôle conducteur et en
fibres à rôle de soutien ;
- Phloème se différencie en tubes criblés et cellules compagnes ;
- Ramification latérale ;
- Formes herbacées et annuelles nombreuses ce qui permet une reproduction
accélérée de l’espèce.
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III) Appareil reproducteur
1- Fleur : Une fleur simple est portée à l’extrémité d’une tigelle nommée
pédoncule floral et axilée par une bractée.
Lorsque la fleur est reliée à l’axe de l’inflorescence, elle l’est par un pédicelle
et est toujours axilée par une bractée.
2- Inflorescence : disposition des fleurs sur la tige ou les rameaux.
Les fleurs se groupent en inflorescences dont on distingue deux types
fondamentaux :
➢ La grappe : inflorescence indéfinie (axe principal sans fleur terminal)
➢ La cyme : inflorescence définie (axe principal terminé par une fleur)
Inflorescences indéfinies :
1- Epi 2- Grappe 3- Corymbe
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• Grappe : les pédicelles sont terminés chacun par une fleur et se répartissent
de part et d’autre de l’axe principal.
• Epi : grappe de fleurs sessiles.
• Corymbe : Le corymbe est caractérisé par la longueur plus ou moins
importante des pédicelles floraux, amenant toutes les fleurs à un même
niveau (le Poirier).
4- Ombelle 5 et 6- Capitules
• Ombelle : les pédicelles floraux partent d’un même point et ont à peu près
la même longueur. Toutes les bractées sont insérées au même point formant
l’involucre.
• Capitule : le sommet de l’axe floral s’élargit et porte un grand nombre de
fleurs sessiles ayant chacune sa bractée.
Inflorescences définies :
7- Cyme multipare 8- Cyme bipare
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En fonction du nombre d'axes secondaires, on distingue différents types de
cymes :
• Cyme multipare : est formée de trois, quatre axes ou même plus situés
sous la fleur terminale.
• Cyme bipare : provient du développement de deux fleurs de 2ième ordre
sous la fleur terminale, à l’aisselle de 2 bractées opposées.
9- Cyme unipare scorpioïde 10- Cyme unipare hélicoïdale
• Cymes unipares :
La cyme unipare porte un axe florifère unique à l'aisselle d'une de ses bractées.
Suivant que les axes consécutifs ne se forment que d'un seul côté de la tige ou
alternent, on distingue la cyme scorpioïde et la cyme hélicoïdale.
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Les pièces florales cherchant à occuper l’espace le plus favorable à leur
épanouissement, les pétales ne sont pas superposés aux sépales mais alternent
avec eux. De même le 1ier cycle d’étamines alterne avec les pétales.
Diagramme floral : représentation d’une coupe transversale de la fleur, en
supposant toutes les pièces sur un même plan ; les pièces florales sont représentées
sur des cercles concentriques.
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Tout diagramme est orienté par rapport à l’axe du rameau portant la fleur
(représenté en haut) et à la bractée (en bas).
• L’androcée : partie mâle de la fleur = ensemble des étamines porteuses
de pollen.
➢ Une étamine, à maturité, est constituée d’un filet grêle et allongé
assurant sa fixation sur le réceptacle et d’une partie terminale l’anthère,
comprenant 2 loges polliniques unies par le connectif.
➢ Au niveau des 4 renflements les cellules mères sont à l’origine de 4 sacs
polliniques. A maturité, ils confluent 2 à 2 pour former une loge qui
s’ouvre pour libérer les grains de pollen que le vent ou les insectes
emporteront sur les stigmates de l’ovaire.
➢ Grain de pollen = prothalle mâle réduit à une cellule végétative et une
reproductrice.
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Chez les Angiospermes, on distingue deux classes : Monocots ou
monoaperturés et Eudicots ou triaperturés.
• Le gynécée ou pistil : partie femelle de la fleur ensemble des carpelles
(Homologue des écailles ovulifères des Gymnospermes).
➢ De la base au sommet, un carpelle comprend l’ovaire surmonté d’un
style terminé par un stigmate papilleux dont le rôle est de recueillir
le pollen.
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➢ L’ovule
Les trois grands types d’ovules :
A- droit ou orthotrope B- renversé ou anatrope
C- tordu ou campylotrope
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➢ Le sac embryonnaire
Dans chaque ovule contenu dans l’ovaire, une cellule-mère se forme et donne
après R.C : 4 macrospores (à n chromosomes) dont 3 dégénèrent et une fertile.
Celle-ci se divise 3 fois, il s’individualise 6 cellules et 2 noyaux, qui
s’organisent en un sac embryonnaire (gamétophyte femelle). Le sac
embryonnaire comprend :
Une oosphère, deux synergides, deux noyaux polaires et trois antipodes.
La pollinisation
On distingue deux étapes successives dans la pollinisation
1) Translation du pollen d’une fleur à l’autre.
Pollinisation souvent entomophile (fleur colorée très visible) plus précise que
l’anémophile.
Généralement, des organes spécialisés ou nectaires sécrètent du nectar dont se
nourrissent les insectes.
2) Germination et progression du tube pollinique jusqu’à l’ovule.
Lorsqu’il y a compatibilité, les grains de pollen germent :
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Le noyau reproducteur se divise en deux gamètes tandis que se forme un tube
pollinique qui chemine dans le tissu conducteur du style, puis dans la cavité
ovarienne et finalement atteint l’ovule et l’oosphère.
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