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Cours 1

Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde, avec environ 10 millions de morts par an, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les facteurs de risque incluent le tabagisme, l'obésité, et certaines infections, tandis que la détection tardive et l'accès limité aux traitements aggravent la situation. La biologie du cancer implique des mutations génétiques et des facteurs exogènes et endogènes, avec une transformation progressive des cellules normales en cellules cancéreuses.

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Cours 1

Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde, avec environ 10 millions de morts par an, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les facteurs de risque incluent le tabagisme, l'obésité, et certaines infections, tandis que la détection tardive et l'accès limité aux traitements aggravent la situation. La biologie du cancer implique des mutations génétiques et des facteurs exogènes et endogènes, avec une transformation progressive des cellules normales en cellules cancéreuses.

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Principe de l’oncologie

Principaux faits

• Deuxième cause de décès dans le monde, le cancer fait environ 10 millions de


morts par an. Près d’un décès sur six est dû au cancer à l’échelle mondiale (1).

• Environ 70 % des décès par cancer surviennent dans les pays à revenu faible ou
intermédiaire.

• Près d’un tiers des décès par cancer est dû au tabagisme, à un indice élevé de
masse corporelle, à la consommation d’alcool, à une faible consommation de
fruits et légumes, ou à un manque d’exercice physique.
• Les infections entraînant le cancer, comme l’hépatite et le papillomavirus
humain (HPV), sont à l’origine de près de 30 % des cas de cancer dans les pays
à revenu faible ou intermédiaire.

• Il arrive fréquemment qu’un cancer soit détecté tardivement ou qu’un patient


n’ait pas accès à un diagnostic et à un traitement. Selon les données à
disposition, plus de 90 % des pays à revenu élevé offrent des traitements
complets, contre moins de 15 % des pays à revenu faible (4).
DEFINITION DU CANCER ET DES
METASTASES
« Cancer » est un terme général désignant toutes les maladies
pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent
d'une manière incontrôlée.

Ces cellules dérivent toutes d'un même clone, la « cellule


initiatrice du cancer », qui a acquis certaines caractéristiques lui
permettant de se diviser indéfiniment. Contrairement à une
cellule normale, programmée pour se multiplier un nombre de
fois défini puis mourir, cette cellule devient « éternelle » : elle a
la capacité de se multiplier pour ainsi dire à l'infini, sans jamais
mourir.
Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur
maligne (un néoplasme)

migrent de leur lieu de production (soit par voie lymphatique,


soit par voie sanguine) et se propager à travers l’organisme pour
former des métastases (Une métastase est la croissance d'une cellule tumorale à
distance du site initialement atteint).

- Les métastases font toute la gravité du cancer, car l'extirpation


chirurgicale complète d'un cancer ne permet pas d'avoir la
certitude qu'une métastase ne se découvrira pas, des mois ou des
années plus tard.
2. CLASSIFICATION DES CANCERS

cancer

Une tumeur solide désigne un cancer Les tumeurs liquides regroupent l’ensemble des
formé d'une tumeur principale, cancers hématopoïétiques atteignant les cellules
représentant une masse individualisée sanguines. Leur localisation est diffuse dans
avec un certain volume, et accompagnée l'organisme, on les retrouve principalement dans la
moelle osseuse, les ganglions ou le sang.
ou non de métastases

les carcinomes ou les sarcomes, qui sont des


adénocarcinomes, qui sont cancers proliférant dans des leucémies, des
des cancers développés à tissus conjonctifs comme les lymphomes et des
partir d'un épithélium (ex. os ou les tissus mous myélomes.
peau, œsophage, col utérin, (muscles, graisse) au niveau
poumon, sein, prostate, du système nerveux central.
colon, ...),
• On peut également classer les cancers selon l’organe ou les
tissus touchés :
- cancer du sein, cancer des testicules, cancer de la
prostate, cancer colo-rectal, cancer du pancréas, ...
- cancer de la moelle osseuse, encore appelé myélome
multiple,
- cancer du sang ou « leucémies »,
- lymphomes : Maladie de Hodgkin et Lymphome non-
Hodgkinien, ...

• Il existe presque autant de sources de cancer que de tissus


dans l'organisme. Certains sont toutefois plus fréquents que
d'autres.
3. INCIDENCE ET MORTALITE DES CANCERS
À l’origine de près de 10 millions de décès en 2020, le cancer est une des
principales causes de mortalité dans le monde (1). En 2020, les cancers les plus
courants (en termes de nombre de cas recensés) étaient les suivants :
• le cancer du sein (2,26 millions de cas),
• le cancer du poumon (2,21 millions de cas),
• le cancer colorectal (1,93 million de cas),
• le cancer de la prostate (1,41 million de cas),
• le cancer de la peau (non mélanome) (1,20 million de cas),
• et le cancer de l’estomac (1,09 million de cas).

En 2020, les cancers à l’origine du plus grand nombre de décès étaient :


• le cancer du poumon (1,80 million de décès),
• le cancer colorectal (935 000 décès),
• le cancer du foie (830 000 décès),
• le cancer de l’estomac (769 000 décès),
• et le cancer du sein (685 000 décès).
• Les chances de survie après un cancer dépendent bien évidemment de la
précocité du diagnostic et des traitements mis en place.

• Le vieillissement de la population est un facteur qui explique


l’augmentation du nombre de cancers. Cependant, nos modes de vie et
notre environnement exposent chaque jour notre organisme de façon
directe ou indirecte à différents carcinogènes et du fait que les mécanismes
de régénération cellulaire tendent à perdre en efficacité au fir et au mesure
du viellissement

C’est pourquoi les efforts de recherche portent sur l’impact, avéré ou


probable, de ces carcinogènes sur la santé de la population.
BIOLOGIE DU CANCER
I . LES FACTEURS
PROMOTEURS DE CANCER
La carcinogenèse est l'action de substances carcinogènes sur notre organisme.
Celles-ci entraînent des anomalies génétiques touchant l'architecture ou la
séquence de l'ADN, notamment au niveau des oncogènes et des gènes
suppresseurs de tumeur.
Ces facteurs « promoteurs de cancer » ont des origines multiples. On les classe
généralement en deux grandes catégories : les facteurs exogènes et les
facteurs endogènes.
Origine multifactorielle: le risque augmente avec deux notions :

- Association de de plusieurs facteurs cancérigènes


- Importance de l’exposition au risque dans :

• la quantité (effet /dose)

• Le temps ( précocité et durée d’exposition)


1. CARCINOGENES EXOGENES
Issus de notre environnement et leur action néfaste résulte de toutes les expositions
auxquelles un organisme humain est soumis (facteurs exogènes = facteurs non
génétiques).

1. 4. Les
1. 1. Les 1. 2. Les 1. 3. Les agents
substances
infectieux, 1. 5.
agents agents bactéries et
proches des
L’alimentation
hormones
chimiques physiques virus
naturelles

virus HPV, facteur que


responsable d'initier des l’on doit
- amiante
(responsable les radiations du cancer du cancers dits corréler à des
des cancers solaires col de "hormonaux- caractéristique
bronchiques) (UVB), l’utérus, ou dépendants", s
responsables encore le physiologiques
- arsenic des virus de
(responsable telles que le
mélanomes l’hépatite
des cancers et cancers responsable surpoids et
cutanés et cutanés, de carcinome l’obésité,
pulmonaires) hépato-
cellulaire,
2. CARCINOGENES ENDOGENES
• Les altérations d’origine endogène sont provoquées par des
molécules issues de notre métabolisme, les "radicaux libres", encore
appelées "espèces réactives à l’oxygène ".

• En effet, notre organisme produit en permanence des espèces


réactives à l’oxygène, notamment sous l'effet du métabolisme et de
la respiration cellulaire. Elles sont également générées lors des
réactions immunitaires et sous l'effet d'oxydants environnementaux,
comme le tabac ou la pollution. Il s’agit plus concrètement des ROS
(Reactive Oxygen Species) et des RONS (molécules réactives à
l’oxygène et à l’azote, N pour Nitrogen) qui chaque jour font subir à
notre ADN des millions d’agressions. C’est le stress oxydatif.
• Cependant, pour chaque organisme vivant, la production de ROS et
RONS est normale et ne constitue pas en soi une situation dangereuse
de stress oxydant.

• La cellule dispose en effet d'un système complexe de défense qui


regroupe à la fois :
- des mécanismes de réparation endogène, avec des enzymes
(superoxyde dismutase, catalase, glutathion peroxydase...) ou des
facteurs spécifiques (ex. glutathion transferase, acide urique,
coenzyme Q10),
- ainsi que des molécules dites « anti-oxydantes », apportées
notamment par l’alimentation : vitamine E, vitamine C, caroténoïdes,
sélénium, ...
• Il existe, en situation normale, un équilibre dynamique entre la production
de radicaux libres et leur neutralisation par les systèmes de protection.

• Cependant, cet équilibre peut parfois être dépassé. Le stress oxydatif


devient alors pathologique dès que le système de détoxification est
submergé par les ROS et RONS. Ce déséquilibre peut résulter d’un déficit
en anti-oxydant, à la suite d’une surproduction en radicaux, ou encore en
raison d’une déficience des enzymes protectrices.

Cancer
• La caractéristique principale du développement des
cancers est la grande latence qui existe entre l’exposition
aux substances carcinogènes et la survenue du cancer à
proprement parlé. En effet, après exposition à un de ces
facteurs, il peut y avoir altération de l’ADN. Le cancer
est alors en formation mais il n'est pas observable
cliniquement et n’engendre pas encore de conséquence
fonctionnelle.
II. LES FACTEURS GENETIQUES IMPLIQUES
DANS LES PROCESSUS DE CANCERISATION

• Différents systèmes géniques sont impliqués dans les évènements


survenant lors de la transformation d’une cellule normale en cellule
cancéreuse puis en cellule métastasique.

• On distingue par ordre d’intervention :


1. Les gènes responsables d’une susceptibilité individuelle accrue de
survenue de cancer,
2. les gènes du cancer à proprement parlé,
3. des gènes intervenant à d’autres niveaux dans le processus de
cancérogenèse.
1. GENES IMPLIQUES DANS LA SURVENUE DU
CANCER

les gènes de métabolisation les gènes de réparation de


des carcinogènes exogènes l’ADN
La plupart des carcinogènes chimiques Les gènes de réparation de l’ADN sont
exogènes subissent dans l’organisme un des gènes capables de détecter et de
métabolisme complexe. Il s’agit principalement réparer les lésions de l’ADN.
d’une phase d’activation (oxydation par les
cytochromes P450), puis d’une phase de
conjugaison (sulfo ou glucurono-conjugaison).

Si les systèmes de réparation sont défectueux,


les anomalies génétiques s’accumulent
L’objectif est de les rendre hydrosolubles afin
de faciliter leur élimination par voie urinaire. rapidement engenadrant l’activation d’ un
proto-oncogène ou l’inactivation d’un gène
suppresseur de tumeur
2. GENES DU CANCER A PROPREMENT PARLE : PROTO-
ONCOGENES ET GENES SUPPRESSEURS DE TUMEUR
2. GENES DU CANCER A PROPREMENT PARLE :
PROTO- ONCOGENES ET GENES SUPPRESSEURS DE
TUMEUR
2. 1. Les proto-oncogènes:

• Ce sont les régulateurs positifs de la prolifération cellulaire. Ils codent pour des
protéines (onco-protéines) qui jouent un rôle physiologique très important au
niveau de la croissance cellulaire et de la différenciation des cellules.

• Ces proto-oncogènes peuvent être altérés par mutation ou délétion. Cela aura
pour conséquence la surexpression de leur protéine qui devient onco-protéine.

• Leur modification est dominante car il suffit qu'une des deux copies du gène
soit modifiée.

• Une onco-protéine est une protéine qui se trouve en quantité anormale (en
quantité largement supérieure), ou qui est localisée à un endroit anormal.
.
2. 2. Les anti-oncogènes ou gènes suppresseurs de tumeurs

• Ces gènes codent pour des protéines chargées de bloquer la


multiplication cellulaire en phase G1, et ce, dans un but de réparation:
- Si la réparation est effective, ils laissent la cellule poursuivre son
cycle.
- Si la réparation n’est pas possible, ils entraînent la cellule vers le
mécanisme de la mort programmée : c’est le phénomène d’apoptose ou
mort cellulaire programmée.

• L’inactivation de ces gènes répresseurs nécessite l’altération des deux


allèles. Une fois altérés, ces gènes deviennent inactifs et vont contribuer
au processus tumoral.
3. GENES AGISSANT DE FAÇON INDIRECTE

On distingue les gènes de résistance à la chimiothérapie et les gènes de


dissémination métastasique.

3. 1. Les gènes de résistance à la chimiothérapie


La résistance à la chimiothérapie peut être intrinsèque, c’est-à-dire que la
cellule est insensible aux traitements, et ce dès les premières séances.
Elle peut également devenir acquise : après une phase initiale de réponse, la
cellule acquiert progressivement des propriétés lui permettant de devenir
chimio-résistante.

Ces phénomènes de résistance ont des origines multiples: surexpression de


protéines membranaires. Par exemple, le gène MDR (multi drug resistant)
codant pour la gp 170 est amplifié dans la cellule cancéreuse ayant acquis une
résistance. Cela aboutit à la surexpression de la protéine gp 170 qui entraîne un
flux du cytotoxique du milieu intracellulaire vers le milieu extracellulaire: la
concentration intracellulaire du médicament est donc diminuée, et son efficacité
réduite.
III. CHRONOLOGIE DE LA
TRANSFORMATION DE LA CELLULE
NORMALE EN CELLULE CANCEREUSE
1. PASSAGE D’UNE CELLULE NORMALE A
UNE CELLULE PRE- CANCEREUSE

Cette phase est avant tout caractérisée par sa longévité: elle peut durer de 1 à
plus de 40 ans, La cellule passe alors par deux stades successifs distincts :
l'initiation puis la promotion.

1. L’initiation:

• L’initiation correspond à l’acquisition par la cellule des caractères


néoplasiques à la suite d’une ou plusieurs modifications de l’ADN.

• L'initiation est la conséquence directe de la carcinogenèse : les agents


promoteurs de cancer sont responsables de l’altération de gènes
importants dans le maintien de l'intégrité et des caractéristiques de
chaque type cellulaire.

• Il en résulte des pertes ou gains de fonctions cellulaires.


2. La promotion:

• La promotion correspond à l’acquisition par la cellule de la possibilité


de se diviser, de proliférer et d’envahir les structures histologiques
voisines.

• La promotion est caractérisée par une grande instabilité génomique et


une augmentation de la perte de contrôle des processus d'homéostasie.
Cette instabilité génomique résulte notamment de la mutation sur deux
types de gènes :
- les « gate keeper genes » : ils assurent normalement le
«contrôle» du passage à une étape ultérieure du cycle cellulaire. Une perte
de fonction de ces gènes permet à la cellule cancéreuse de passer
rapidement à la phase ultérieure du cycle cellulaire, donc in fine de
proliférer de façon incontrôlée.
- les « care taker genes » : ils assurent physiologiquement la
réparation des anomalies liées à l'ADN. Leur inactivation entraîne une
instabilité accrue et une accumulation d'anomalies génétiques.
2. PASSAGE D’UNE CELLULE PRE-CANCEREUSE A UNE
CELLULE CANCEREUSE
• une seconde mutation au niveau de la cellule, marque ainsi concrètement le
passage d’une cellule pré-cancéreuse en cellule cancéreuse.

• A ce stade, la morphologie de la cellule est anormale mais reste visible. Sa


croissance est caractérisée par une prolifération intense et incontrôlée.

• Il y a formation d’une tumeur qui reste dans son tissu d’origine : on parle de
cancer in situ.

• L'environnement des cellules cancéreuses (le stroma) est dit non coopératif :
il ne fournit pas aux cellules cancéreuses les nutriments et le soutien que leur
développement réclame.

• Si en revanche il s'établit une réciprocité de maintien entre cancer et stroma


(le cancer envoie des signaux permissifs au stroma, qui se modifie en faveur
du cancer et va lui apporter nutriments et soutien, le cancer grossit, produit
de plus en plus de signaux permissifs, etc.), l'évolution du cancer reprend et
passe à un stade clinique.
3. PASSAGE D’UNE CELLULE CANCEREUSE A UNE
CELLULE METASTASIQUE
• Cette phase est initiée dès lors que la cellule subit une troisième mutation sur
des gènes de dissémination métastasique qui faciliteront la mobilité cellulaire.

• Cette mutation va permettre aux cellules d’envahir les tissus sous-jacents et se


disséminer à travers l’organisme. On parle alors de cancer invasif.

• la tumeur va progresser et de son foyer initial, le cancer peut :

- se développer de manière locale: Il peut alors provoquer une


compression des organes voisins, voire un envahissement et une
destruction des tissus adjacents,

- se développer de manière régionale. Il envahit alors les ganglions


lymphatiques où logent les cellules du système immunitaire,

- se propager à distance de la tumeur initiale : les clones cellulaires


cancéreux vont proliférer dans un tissu ou un organe à distance de la
tumeur primitive, par voie veineuse ou lymphatique.
ETAPES DE LA CARCINOGENESE

1- L'initiation : irréversible, instantanée, correspond à une ou plusieurs


modifications du génome après exposition à un carcinogène physique,
chimique ou viral.
2- La promotion correspond à une exposition prolongée, répétée ou continue
à une substance qui entretient et stabilise la lésion initiée .Elle est réversible,
modulée par les facteurs hormonaux et inflammatoires (cytokines), les facteurs
de croissance, les processus de réparation et l'environnement immunitaire.
Certaines substances sont promotrices : tabac, alcool, amiante, œstrogènes de
synthèse....

3- La progression : se traduit pas une autonomie, une agressivité, une


hétérogénéité accrue des cellules cancéreuses dont la multiplication n’est plus
contrôlée. On note une perte de la différenciation. Sur le plan biologique
cellulaire cette phase correspond à des amplifications géniques, des pertes
d’hétérozygoties, des activations d’oncogènes, des pertes de gènes
suppresseurs, des réarrangements chromosomiques, etc.

L'apparition d'un cancer est le résultat de l'association de plusieurs


facteurs carcinogènes ou co- carcinogènes.
Les prédispositions génétiques aux cancers

l Ce qui caractérise un cancer héréditaire

l Représente 5 à 10 % environ des cancers

l L’âge précoce de survenue du cancer

l La présence de nombreux ATCD familiaux: plusieurs membres de


la famille atteints sur plusieurs générations
• Plus de 200 mutations prédisposant au cancer sont connues chez
l'Homme, mais la localisation chromosomique et la caractérisation
du gène impliqué ne sont qu'exceptionnellement connues.
Quelquefois, le gène causal est dominant et le risque est détecté
devant une incidence familiale anormale de cancers souvent du
même type, de même siège, avec souvent un état précancéreux ;
ou bien le gène causal est récessif et le risque est individuel.
II-4 Les prédispositions génétiques aux cancers

l Si mutation génétique dans cellule somatique (colon, sein, rétine…)

Forme sporadique de cancer (90% des cancers)

l Si mutation dans cellule germinale (spermatozoïde, ovule)

Forme héréditaire de cancer (10% des cancers)


II-4 Les prédispositions génétiques aux cancers
II-4 Les prédispositions génétiques aux cancers

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