I Medjat 3
I Medjat 3
Sommaire Editorial
Adel Zine Al Abedine, Hathor d’im33w (Université
de Tanta)
Tanta) Ce troisième numéro du papyrus électronique i-Medjat
est tourné vers les manières de penser égyptiennes et leurs
Oum Ndigi Deux courtes notes sur des manières mots – pas moins de cinq communications.
de penser semblables en égyptien ancien et en L’étude lexicographique Some Egyptian words of the
basaa – et un étymon (Université de Yaounde)
Yaounde) I mind a, en partie, nourri ll’élaboration de notre
communication en powerpoint1 prévue pour le Colloque
Mboka Kiese Fondements des mathématiques organisé par la Conservatrice Karen Exell au Musée de
intuitionistes Manchester les 3 et 4 octobre 2009 sur le thème de
l’Egypte dans son contexte africain ((Egypt in its African
Alain Anselin Some Egyptian words of the mind Context).
suivi de Alain Anselin Let the people go like
Les autres communications, dues à Oum Ndigi et
baboons Mboka Kiese, continuent les travaux qu’ils qu ont
présentés dans de nombreux colloques et séminaires,
Emmanuelle Courboin Lithic knapped tools in
toujours sur le thème de l’outillage
outillage intellectuel.
Naqadian (Lampea Université de Provence
Provence--
CNRS-MCC-IRD(UMR 6636)
CNRS-MCC- 6636) Les textes d’Emmanuelle
Emmanuelle Courboin et d’Alain
d Anselin
développent pour partie les thèmes des recherches
qu’ils ont présentées, dans les Workshops ou comme
Alain Anselin L’entrée en scène de la langue Poster, au Colloque Egypt at its Origins 3 de Londres.
dans les dispositifs iconographiques de l’Egypte
prédynastique Enfin, la seconde partie, abondamment illustrée, du
compte-rendu à bâtons rompus de ce même Colloque
Egypt at its Origins 3 London (27 July-
July Egypt at its Origins 3 organisé par Renée Friedman et
1 August 2008) A bâtons rompus II. son équipe au British Museum du 27 juillet au 1 août
2008, conclut cette troisième parution de notre papyrus
Musées, Workshops et Posters
électronique i-Medjat.
Medjat.
1
A. Anselin Some notes about an early Afri
African pool of cultures
from which emerged Egyptian civilization - new data, new
[Link].010.0110368.000.R.X.2008.035.21235 methods, new paradigms.
Hathor à "imAw
imAw"
imAw (Kom El-Hisn) Ils ont également cru que l’arbre était le corps
vivant de la déesse Hathor sur la terre (5). D’où la
croyance en son existence en tant que déesse qui
Adel Zine Al-Abedine protège dans son arbre le défunt et l’aide à s’élever
vers le ciel pour y rejoindre les étoiles brillantes (6).
Département d’archéologie Nous rencontrons souvent dans Le livre des morts
Faculté des Lettres -Université de Tanta et sur les murs des tombes, des inscriptions qui
représentent la déesse Hathor sous la forme d’une
femme qui apparaît parmi les branches d’un arbre ,
Imaou (Kom El- Hisn) se situe au centre de portant dans une main un plateau de nourriture et
Kom Hamada au gouvernorat d’El-Béhéra(1). Il se dans l’autre une vase d’eau destiné aux morts( 7).
trouve loin de Damanhour d’environ 30 km au Les disparus comptent sur elle, car Hathor a
sud du désert ouest d’environ 4 km et de Kom annoncé qu’elle donnera la vie au défunt à l’ouest
Freine de 13 km(2). C’est une des plus grandes où il rêve de la rencontrer quand il arrive à la
collines de l’ouest de la Basse–Egypte dont la nécropole (8). Son adoration était publique, et ses
superficie est évaluée à 140 fiddains(3). Imaou temples étaient plus nombreux que ceux de dieu
(Kom El-Hisn) était la capitale de la troisième Horus lui-même.
région de la Basse Egypte(4) (Figure 1).
Hathor a été adorée à Imaou sous plusieurs
formes, comme déesse d’amour, de beauté et de
musique. Les anciens Egyptiens avaient établi
une relation entre certaines déesses et l’arbre et
voyaient dans l’arbre un foyer de l’âme de
Hathor.
1
Gauthier, H., Dictionnaire des noms géographiques
contenus les textes hiéroglyphiques, T. 1, Le Caire, 1925, 70;
Porter, B. & Moss, R., Topographical bibliography of
ancient Egyptian Hieroglyphic texts, reliefs and painting,
IV, Lower and Middle Egypt, Oxford, 1934, 51.
2
Gardiner, A., Ancient Egyptian Onomastica, vol. II,
Oxford 1947, 140; Griffith, F., Egyptological Notes from Figure 1 Carte de la Basse Égypte (Vernus,P.&Yoyotte, Les Pharaons, Paris 1988)
Naukratis and the Nieghbourhood, in Naukratis, II ,
London,1888,77.
3
Daressy, G., Rapport sur Kom el-Hisn, ASAE IV, 1903, 281.
4 Hathor et sa relation avec la Troisième région
Helck, H., W., Die altagyptischen Gaue, Wiesbaden,
1974,154. La 3e région s’étend à longue distance et se dès le début de l’histoire
situe au nord des frontières de la 2e région jusqu’à la Hathor était liée à la région, dès le début de
Méditerranée tout au long de la rive ouest de la branche l’Histoire. Le symbole de la vache entre
ouest du Delta “El-Kanoby”. Et cela l’a conduit à
dans la graphie du nom de la région «Hwt
Hwt iHyt».
iHyt
supporte plusieurs divisions administratives à cause du
développement de l’agriculture et de la croissance Il est apparu dès la Ie Dynastie, sous le règne de
démographique. Région unique pendant l’Ancien Régime, Den dans la tombe n° VI de Merneith du cimetière
elle a été divisée en deux régions sous la Ve dynastie. De d’Abou Roach(9).
Rougé, Géographie ancienne de la Basse Egypte, Paris,
1891, 11-13; Al-Saady, S., Les gouverneurs des régions en
5
Egypte pharaonique, étude de l’histoire des régions Barguet, P., Le livre des morts des anciens Egyptiens,
jusqu’à la fin du Moyen Empire, (Alexandrie, 1991), p. 56; Paris 1967, ch. 57, 59.
6
A l’Époque grecque, elle a même été connu une partition Buhl, M., L., The goddesses of Egyptian tree cult, JNES VI,
en trois régions : région Andropolice , région de Mariotte 1947, 80 ff.
7
et région Libyenne. Elle se trouve à l’ouest du désert Saleh, A., L’histoire de la religion en ancien Egypte, Cairo, 1958, 53.
8
libyen et pour cette raison, les Grecs l’ont surnommé «la Lurker, M., The gods and symbols of ancient Egypt, London, 1988, 59.
9
région Libyenne», à l’Époque pharaonique (Helck, H., op Perdu, O., Imaou, une capitale oubliée des confins Libyques,
cit.,154). Son nom est Momemphis chez Hérodote, II, 163; Paris, 1976, 1f ; Montet, P., Tombeau de Ier et de la IV
Strabon 17,803; Diodore, I, 66. dynastie A Abou Roach, Kemi 7, 1938, pl. 1.
Ce symbole est attesté pendant la IIIe Dynastie, Le titre de «Dame d’Imaou» est également
dans le mastaba de Pehernefer, groupe nord, à inscrit sur une statue–bloc au Musée du Louvre
Saqqarah(10) et à la fin de la même dynastie, dans E.10295 provenant de l’époque de transition entre
le mastaba de Meten, groupe septentrional, au- les XXV° et XXVI° Dynasties :
delà de la voie menant de la pyramide de Téti au
Sérapeum à Saqqarah(11).
Sous la VIe Dynastie, à Saqqarah, l’ancien nom, ImAxw xr sxmt wrt nb(t) tAwy…..
tAwy .. nb(t) pr di
nb(t) imAw ……
iHyt est remployé sur la stèle de
, Hwt iHyt,
«(Le féal) auprès de Sekhmet, la grande dame des deux
la fausse porte du mastaba de Sdementi(12) et de
pays… la dame de la maison di-nb-Imaou…(19)».
Merou, derrière le mastaba de Mererouka(13).
Le nom de la région était encore employé au Les titres de Hathor à Imaou
Moyen Empire, la chapelle de Sésostris I Hathor avait plusieurs titres à ImAw :
aujourd’hui au musée ouvert de Karnak, ¤xAt Hr
l’atteste : , Hwt iHyt(14). Ce titre souligne le lien entre Hathor, Horus et le
désir de commémorer celui-ci dans cette région (20).
Hathor et sa relation avec Sekhmet à Imaou Hathor était surnommée «¤xAt Hr», dans les textes
Hathor est apparue sous la forme de Sekhmet à des pyramides - littéralement, la vache adoratrice
Imaou. Le mythe de la destruction des êtres (mère de Horus) (21), par suite la mère des rois. Il
humains (15) semble relier Hathor à sa forme désigne également «celle qui commémore
sauvage de Sekhmet (16). Sekhmet était donc Horus»(22). La vache céleste ¤xAt Hr est évoquée
adorée à Imaou (Kom El-Hisn) où elle prend comme nourrice d’Horus - enfant auquel elle donne
l’allure et le titre de Hathor. Une statue de la la vie et la prospérité afin d’exercer sa souveraineté
XVIIIe dynastie du règne du roi Amenhetep III, sur le désert occidental (23). Ce thème est
dans son temple funéraire, porte le texte suivant: magnifiquement illustré par de nombreux
contrepoids de menat dont la décoration est souvent
constituée par une scène d’allaitement (24). D’après
imAw «Sekhmet,
sxmt nbt imAw,
(17) un mythe propre à Imaou, ¤xAt Hr est la vache qui
dame d’Imaou ».
met bas son veau Apis (25). On trouve souvent les
Enfin, à Gabal Silsileh, le titre de «Dame vaches célestes associées aux divinités tutélaires
d’Imaou» est inscrit sur le groupe de Ramsès II, comme ¤ xAt Hr (26) . A la fin de la V e Dynastie,
et l’aspect redoutable de l’Hathor locale se (mastaba de Ti), ¤xAt Hr est absorbée par Hathor qui
confond encore avec le nom de Sekhmet (18). devient divinité principale d’Imaou(27).
Pendant la IIe Dynastie, sur la stèle de sA ra,
ra la sœur
(28)
10 du sculpteur prend le titre sAt sxAt Hr .
Perdu, O., op. cit., 2; Maspero, op cit., II, 1890, 267.
11
Perdu, O., op. cit., 2f ; LD II, pl. 3-7; Maspero, G., Etudes
Egyptiennes, II, 1890, 115-246; Urk. I, 1-7; PM III2, 124. 19
De Meulenaere, H., Cultes et sacerdoces à Imaou ( Kom
12
Drioton, I., Description Sommaire des chapelles funéraires El Hisn ) au temps des dynastie Saite et perse, BIFAO
de la Vie dynastie récemment découvertes derrière le Mastaba 62,161, pl. XXXII.
20
de Mérérouka à Sakkarah, ASAE 43, 1943, 456, pl. 507. Montet, P., Géographie de l’Egypte ancienne, T. I, Paris,
13
Saad, Z., Preliminary report on the excavations of the 1957, 58.
department antiquities at Saqqara 1942-1943 ASAE 43, 21 Hassan, S., Les régions géographiques d’Égypte, Le
1943, 456, pl. 46; Kees, H., op cit., 509. Caire, 1944, 70.
14
Lacau & Chevrier, Une chapelle de Sesostris I à Karnak, I, 22 De Rougé, Géographie ancienne de la Basse Egypte,
Paris, 1956, pl.232; Idem, II, 1969, 40; Kees, H., Anubis, Herr Paris, 1891, 11-13; Wb IV, 235; Bleeker, C., J., Hathor
von Sepa und der 18 oberägyptischen Gau, ZÄS 58,1923, 92. and Thot, two key figures of ancient Egyptian religion,
15
Griffith, F., op. cit., 78-79; Herodote, II, 60. Leiden, 1973, 33.
16
Helck, W., Das Bier im Alten Agypten, Berlin, 1971,23 De Meulenaere, H., op. cit.,163.
24
82-83. Barguet, P., L’origine et la signification du contrepoids
17
Hoenes, S., E., Untersuchungen Zu Wesen und Kult du collier menat, BIFAO 52, 1935,104.
25
der Göttin Sahmet, Bonn 1976, 104. Perdu, O., op. cit, II, 346; Brugsch, H., Eine
18
Griffith, op cit., 77-8; Hoenes, op cit., 105; Leonard, geographische studie, ZÄS 17, 1879, 25.
A.& Coulson, W., Cities of Delta, part 1, Naukratis, 26 Gomaà, F., Hathor, LÄ II, 1025
27
ARCE 1981, 81. Goyon, G., Le tombeau de Ti, I, MIFAO 65, 1966, pl.63.
Ainsi, l’idée de naissance et de tout ce qui peut en
découler était attachée à la menat, cet objet ¡tHr Hm nTr ImAw «Prêtresse
typiquement Hathorien et très répandu dans la 3e d’Hathor, dame d’Imaou»(38).
région (29). A la XIXe Dynastie, on retrouve encore Titre également attesté dans les Textes des
le titre sur le tombeau de PAsr n°106 à Cheikh Abd Pyramides (39), sur les inscriptions du roi « Ny wsr
Al-Kurna (30), et également au temple de Edfou(31). ra (V° dynastie), du roi «Titi » (VI° Dynastie (40)) et
ra»
Hathor, maîtresse de musique et danse en Imaou sur celles de la chapelle de Desi à Saqqarah où la
Hathor, maîtresse de musique et danse, est même femme portait le titre de prêtresse d’Hathor :
attestée par les titres (32) d’une inscription de la ¡htHr
htHr Hm nTr nbt(nht
nbt nht, imAw (41).
nht, imAw)
tombe du prêtre xsw wr à Kom El-Hisn (33): Ce signe est au singulier et désigne plutôt nht,
nht
, , puisque le nom d’imAw
imAw est généralement au pluriel.
sbA xsw wr,
wr Hry tp nfrt,
nfrt imy-
imy-r xnrwt
«L’instituteur xsw wr»wr ; «En tête des belles » ;
«surveillant des harems».
Le prêtre a probablement eu pour titres ceux
d’instituteur, de chef des chanteurs, des musiciens,
Figure 2 La tombe de Hsw-Wr à Kom el-Hisn (Silverman,D., 1988, Pl.9.)
de maître surveillant des harems et d’intendant des
belles femmes ayant pour rôle d’apprendre les Au Moyen Empire, pendant le règne du roi
belles jeunes filles à danser, chanter et jouer de la Amenemhat III, les inscriptions de la tombe du
musique pour amuser leurs maîtres(34). Les belles prêtre xsw wr (Figure 2) mentionnent certains titres liés
filles animent les fêtes de Hathor(35). Le titre de à la déesse Hathor à ImAw - à Kom El-Hisn (42) :
chef des chanteurs et des musiciens était attribué
à un grand employé et exigeait dons et talents. imAxw xr ¡thr imAw sbA xsw wr
L’utilisation des sistrum et menat est pour sa part «Le glorifié auprès de Hathor, maîtresse d’Imaou,
une preuve de l’adoration de Hathor en tant que
wr (43).
l’instituteur xsw wr»
maîtresse de musique et danse (36).
¡thr pr nb(t) ImAw Kom El-Hisn a aussi livré un groupe en basalte
L’une des épreuves la plus ancienne de noir de trois personnages, dont le roi Amenemhat
l’adoration de cette déesse est l’existence de ce I et la déesse Hathor (JE 43104 Caire) (44) (Figure 3).
titre dans le Mastaba de «Tii » à l’époque du roi
«Nfr ra (V° Dynastie) à Saqqarah.
Nfr ir kA ra»
Sa femme portait le titre de prêtresse d’Hathor
dans la capitale de Memphis, Hthr Hm nTr nbt nht,nht
et de prêtresse d’Imaou comme ce texte l’indique
(37)
:
28
Gauthier, H., Die Agyptischen Personennamen, I, Figure 3 Statues du roi Amenemhat premier, de la déesse Hathor et de la
Glückstadt, 1935, 319. déesse locale (Evers,H.,Staat aus Stein ,I, Munchen 1929 ,Pls.99,100)
29
Barguet, op. cit.,104.
30
Wb IV, 235; Davies, Rx-mi-ra, London, 1933, Taf. 64.
31 38
Dümichen, J. Monuments Géographique, III, Leipzig, Goyon, G., op. cit., pl. 63; Wild, Le tombeau de Ti, La
1885, pl. XXIX chapelle, fascicule III, MIFAO 65, 1966, p1. 64.
32 39
Edgar, Recent discoveries at Kom El Hisn, in Maspero, Pyr. 699c, 1723c.
40
Le Musée Egyptien 3, 1924, 54-61. Gomaà, F. , op. cit., 81.
33 41
Silverman, D., The tomb chamber of hsw-wr the elder: Drioton, E., Description Sommaire des chapelles…, opus
the inscribed material at Kom el-Hisn, ARCE 1988,146 ff; cité, ASAE 43, 1943, 505.
42
Allam, Sh., op. cit., 90. Edgar, op. cit., 54-61; Vandier, J., Manuel d’archéologie
34
Hickman, E., LÄ IV, 238 égyptienne, IV, Paris 1964, 749.
35 43
Erman, A., op. cit, 37; Manniche, L., Music and Musician in Silverman, D., op. cit.,146 ff; Allam, Sh., Beiträge zum
Ancient Egypt, London, 1991, 57- 73. Hathorkult bis zum ende des Mittleren Reiches, MÄS 4,
36
Brunner-Traut, T., Der Tanz im alten Ägypten nach bildlichen Berlin, 1964, 90.
44
und inscriftlichen zeugnissen, Hamburg 1938, 30-31. Découverte due aux chercheurs de Sabbakh en 1911 ; Evers,
37
Steindorf, G., Das Grab Des Ti, Leipzig, 1913, Taf. 52. H., Staat aus Stein, I, Munchen 1929 , pls. 99, 100.
Ce titre existe aussi sur quatre blocs du linteau Citons encore le titre «Hathor, maîtresse d’Imaou»
de la chapelle du roi Snwsrt nwsrt II (45) et sur la tête inscrit sur une stèle trouvée au Sérapéum de
d’une autre statue de basalte noir (JE 42995 Caire), Memphis et conservée au Musée de Louvre. Enfin,
celle du roi Amenemhat III (46) le titre était encore employé pendant la XXV°
(Figure 4). Une inscription y Dynastie sur la statue de calcaire n° 10802 aujourd’hui
qualifie Hathor de maîtresse à l’Institut Oriental de Chicago:
d’Imaou (47) :
¡tHr nbt
ImAw «Hathor, maîtresse d’Imaou» Htp di nsw ¡tHr .. ir ra nb pt
On put lire sur les deux «Une offrande que le roi donne à Hathor, dame d’(Imaou),
linteaux de sA-
sA-HtHr-
HtHr-nhy:
nhy oeil de Ra, maîtresse du ciel..» (54).
Le titre «pr imAw figure sur la statue d’un
pr nb imAw»
¡tHr nbt imAw
employé royal sous le règne de Psammétique I (55).
«Hathor, maîtresse d’Imaou» (48).
Dans la liste d’Edfou, la déesse Hathor est identifiée
Figure 4 Tête d’une L’importance d’Imaou comme
par son appartenance à la ville d’Imaou :
statue d’Amenemhat III résidence de l’adoration de
(Evers,H.,op cit.,Pl.101) la déesse Hathor a continué. (¡tHr
¡tHr)
¡tHr imAw di.s wn.f ib nb
Les fouilles de Hamada et Farid montrent que «(Hathor) Imaou, elle est la cause de chaque désir» (56).
cette région a été exploitée pendant la deuxième Enfin, sur un fragment de statue n°16.580.15 (dynastie
époque intermédiaire (49). Les deux chercheurs ont saïte) du Musée de Brooklyn, on peut lire:
découvert un scarabée portant une inscription
hiéroglyphique en témoignant (Musée du Caire Htp di nsw ¡tHr nb imAw nb pt Hnwt nTrw
(JE 87417) (50). «Une offrande que le roi donne à Hathor, dame d’Imaou,
Pendant le Nouvel Empire, le roi Thoutmosis III, maîtresse du ciel, régente de tous les dieux» (57).
très actif dans la région d’Imaou, a noté qu’Hathor
en était la maîtresse (51). Un qualificatif de «Maîtresse
d’Imaou» présent sur l’une des statues du roi
Amonhetep II (52). Et relevé par Petrie sur des blocs
Figure 6 Fragment de statue n°16.580.15, Musée de Brooklyn (De Meulenaere,H.,1962)
colossaux du règne de Ramsès II (53) .
Ajoutons pour finir, un texte écrit par le Prophète
d’Hathor, Dame d’Imaou (58) sur une statue de Saïs,
déplacée du Temple de Neith au Musée du Caire.
Figure 5
Blocs colossaux, époque de Ramsès II Conclusion
De tout ce qui précède, nous pouvons conclure
45
que l’adoration de Hathor à Imaou en son Temple
Gauthier, H., Le livre des Rois d’Égypte, III, Paris, 1914,
366, pl. XXII.
existait depuis l’Ancien Empire ou au moins depuis
46
Evers, H., op. cit. , pl. 101. la V° Dynastie. D’autre part, Hathor a été adorée
47
Evers, H., idem ; Caminos, R.A., Nitocris adoption steals, dans cette région sous plusieurs formes et pourvue
JEA 50,1964,92; Leonard, A. & Caulson, W., A preliminary de nombreux titres : vache, arbre et maîtresse de
survey of the Naukratis region in the western delta, JEA danse, de musique et de chant. Il s’en dégage
6,1979,169; Beckerath, J. V., Amenemhet III, LÄ I,191.
48
Simpson, The lintels of Si-Hathor-Nehy in Boston and Caire,
l’impression que cette région du Delta était l’un
BdE 24,1972,169-173, pl. 15 ; Perdu, O., op. cit., 124. des centres les plus importants de son culte.
49
Hamada, A.& Farid, Sh., Excavations at Kom el-Hisn,
54
ASAE L , 1950, 367- 399. Yoyotte, J., op. cit., pl. XXX-XXXI.
50 55
Hamada, A.& Farid, Sh., Excavations at Kom el-Hisn, Ranke, H., Statue eines hohen Beamten unter Pasmmatich
ASAE XLVI , 1947, 199, pl. 60. I, ZÄS XLIV, 49-50.
51 56
Urk IV, 1443, 11 Chassinat, E., Le Mammisi D’Edfu, Le Caire,1939, 11.
52 57
Gomaà, F., Die Libyshen Fürstertümer der Deltas,vom De Meulenaere, H., Cultes et sacerdoces à Imaou (Kom
tod Osorkons II. Bis zur wiedervereinigung Agyptens El Hisn) au temps des dynasties saïte et perse, BIFAO 62,
durch Psametik I, Wiesbaden, 1974, 1 ff. 161 , [Link] 158, pl. XXVII-XXIX .
53 58
Griffith, F., Egyptological Notes from Naukratis and El-Sayed, R., Au sujet de la statue Caire CG. 662 BIFAO
the Nieghbourhood, Naukratis, II, London 1888, 78. 77, (Le Caire, 1977), 101 f.
Deux courtes
ourtes notes sur des manières Fondements des mathématiques intuitionistes
de penser semblables en égyptien
ancien et en basaa – et un étymon.
Mboka Kiese
L’intuitionisme est une école de mathématiques créée par
le Néerlandais L. E. Jan Brouwer
rouwer (1881-1966) au début
Oum Ndigi du XXe siècle pour consolider les fondations des
Université de Yaounde I mathématiques à l’instar des digues de Hollande dues à
Simon Stevin.. Trois idées s’y entremêlent: 1/ “Les
mathématiques représentent la partie exacte de la pensée
Certaines expressions idiomatiques de humaine”. 2/ “L’activité
L’activité mathématique de l’homme est
l’égyptien et du basaa,, une langue bantu une activité spirituelle”. 3/ “Les
Les mathématiques sont une
(A43a) du Cameroun, soutiennent la création libre, indépendante de l’expérience.”
l’expérience.
comparaison et suggèrent de développer
velopper des
Comme la pensée humaine est consubstantielle au
études comparées
rées sur les manières de sentir et
temps (ntangu,, en kikongo) et à l’espace ((mbuka)
de penser. Jean Vercoutter le soulignait au d’après la thèse se de l’esthétique transcendantale
Colloque du Caire en 1974, l’Egypte est soutenue par Kant dans Critique de la raison pure
pure, les
africaine dans sa manière de penser
penser. mathématiques “se se développent à partir d’une
intuition archétype, qu’on peut appeler constante
Comparer le copte : t-rw, promettre
omettre, littéralement multiplicité”. D’où
dans la variation et une dans la multiplicité
« donner la bouche » et le basaa ti nyǝ, Intuitionisme avec un seul ‘n‘‘ d’après Jean Largeault.
promettre, littéralement « donner la bouche ». Pascal, à propos de l’intuition, remarque: ««Il faut tout
Comparer aussi le démotique : n wc r(3), d’un coup voir la chose d’un seul regard et non par
d’accord et le basaa : nyǝ wádá,, littéralement progrès par raisonnement». ». L’intuition est une
« une seule bouche ». connaissance directe, sans intermédiaire, une vision
Les deux tournures prennent la bouche, r(3) et ikongo, du verbe mona, voir, sentir,
(lumoni, en kikongo,
nyǝ, pour référent. percevoir). En égyptien ancien, le hiéroglyphe est
l’idéogramme de l’œil humain.. Il est employé pour en
De même l’emphase prend pour référent le écrire le nom, , ir.t,, et le verbe voir, , m33,
nombre, ici, un, wc, un, wc.i, être unique, seul, mais aussi ([Link],1988,450).
). En kikongo : «Muntu
et pǝg, un, pǝǝg, être seul, mepogi,
mepogi moi seul/ wu mona ka mona, cet homme voit voit».
nyepogi, lui seul etc…:
Comparer l’égyptien nswt pw ch3 wc.w, c’est un Comment de l’intuition, de la perception, de la
roi qui combat (étant) seul (w wcw, pseudo- connaissance sensible fabrique
fabrique-t-on des objets
participe) et le basaa : hémle ndigi Job mathématiques, des symboles, des formules
nyepogi,, crois seulement en Dieu seul seul, mathématiques, des théorèmes, des propositions, des
lemmes, des définitions, des axiomes, des
littéralement « en Soleil lui seul »
démonstrations, des théories ? Si l’apprenant est guidé
par un maître expérimenté, il récite les leçons du
Enfin, le numéral basaa mbógôl,, cent, cent trouve
maître. Au besoin, il incrémente une plus-value
plus
ses meilleurs correspondants lexicaux dans les culturelle. Il est recommandé d’agir ainsi dans la
langues couchitiques : somali : boqol,100, boqol et nécessité d’une formation des ingénieurs et des
nilotiques : suk : pokol, 100,, nandi : bogol, enseignants en Mathématiques. Mais l’apprenant ne
100. Cf. nos travaux sur les liens entre les dépasse pas, comme tout ouvrier intègre, le cadre
cultures du Sahara et la culture Basaa. spatio-temporel
temporel imputé au maître
maître…
(Sources : Oum Ndigi, Les es Basaa du Cameroun et l’Antiquité
Pharaonique égypto-nubienne,, Presses Universitaires du Retrouvez Mboka Kiese sur [Link]
notamment Mathématiques et Langue Kikongo.
Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 1999, 187-188,, 194 & 231).
If we consider all the languages as the archive
Some Egyptian words of of civilization, the Egyptian vocabulary reflects
the mind… a long ancient pooling of cultural features from
Chadic-speakerss and Nilo-Saharan-speakers
Nilo
shepherds
pherds of the Western Sahara. Rather than
Alain Anselin focusing on the lexicon of the material culture,
Université des Antilles
Antilles-Guyane or the significant corpus of the names of the
body-parts,
parts, we choose to give a short overview
of the immaterial culture through comparative
study of a few words of the mind
mind.
Since the 1980’, the archeologists give greater OK
attention to the African hinterland of Ancient b3 < *b-l, soul (Wb I 411).
Egypt, particularly the saharo-nubian area and
nubian area, [On identification of /33/ as /l/,/, see [Link] (1972),
excavate a web of African cultures that could [Link] (1968), Mohamed Garba (1996),
provide cultural patterns and features to first [Link] (1999), [Link]
Anselin (2007)].
kingships of Upper Egypt (as early as Nagada West Chadic (Nigeria) angas--sura : bĕl, reason,
IIA-B, ca3800/3700 BC) (Cf. [Link] & al., Egypt and sense, be wise, intelligence, understanding
Nubia gifts of the desert, 2002 ; [Link],
[Link] Excavating an ([Link],2004,31), Central Chadic : matakam
Elephant, Nekhen News n°15, 2003)1. (Cameroun) : *bl, genius,, spirit, mboko :
These archeological data outline a new map of belbele-hay, genius. Niger-Congo Congo : Fulfulde
η η
the formation of ancient cient Egypt. Tasian and (Cameroun) beelu ( gu)) : principe vital de
Badarian Valley sites were not the centers of a l’homme -menacé menacé d’être dévoré par les
pre-dynastic
dynastic culture, but peripheral provinces of mangeurs d’âme ([Link],1989,40) ([Link], 2001, 2006).
a network of earlier African cultures along Semitic : *bāl, spirit, mind - araméen : bl,
which Badarians, Saharans, Nubians and Nilotic spirit, intelligence, syriaque septentrional :
peoples regularly circulated (J.C [Link], 2008). bālā reason, attention, arabe : bāl, attention,
Nabta Playa (ca 4200 BC) could be one of the [Link], EDE II, 2001,6).
consciousness, mind ([Link],
ceremonial high circles of the area, and the OK
si3 <*s-r, understand, know > god of the
Gebel Uweynat knowledge (Wb IV 30,1-21). Word written with the
and the Gilf Kebir, hieroglyph of the cloth (S32 S32), pyrsi3.t, Coffin
from 6600 to 3000 Texts variant, sr3.t, identifying /i /i/ as reflex of /r/.
BC2, a crucial area Central Chadic : mofu-gudur gudur (matakam
of this wider [Link],1984,198), merey :
group) : sǝr, know ([Link],1984,
homeland3 (map 1), sǝr, know ([Link] et al., 2003), udlam : -sǝr, know
with their rock art ([Link] & [Link], 2003),), muyang : sǝr [ǝsǝr],
scenes that prefigure get to know ([Link],2003).
some chapters of the OK
m33 < *mVl, see, look, examine (Wb II,7,1-
Book of the Dead
10,7), phonetically written with the hieroglyph
([Link],2004,2005; of the sickle U1,, the phonetic complement of
cf. also [Link],2007). the vulture G1 or the determinative of the eye
D4 in pre-dynastic times ([Link], [Link], 2004,166
2004,166-167).
Cushitic: agaw : bilin : miliʡyy-, look, examine,
Map 1. Sketch map of the Eastern Sahara kemant : mel-, examine, observe observe, eastern
Cushitic : oromo : mal- think, think sidamo : mal-,
1
For The Lower Egypt, see [Link], [Link], perceive, advise, somali : mala : thought, burji :
E.C.Köhler, Egypt at its Origins 2, 20055. mala, plan ([Link], Signes et mots des hieroglyphes
hieroglyphes,
2
Gilf B1-B2 pottery ca6600-4400 4400 BC, Gilf C, ArchéoNil 11,2001, 21-43).
ca4400-3500/3000
3500/3000 BC, cf. Kuper & Riemer, 2009.
3 Omotic: wolamo : mil, believe believe, kafa : mallet,
As a dynamic part of a polycultural
lycultural Saharan
macro-area, cf. Cahiers de l’AARS and Sahara. observe ([Link],1973,180).
nm, know not, be ignorant of, be entered the language in the same manner and
unconscious of, with the determinative of the at the same time as the Semitic numerals 6,
negation - and with the determinatives of the sjs,srs, 7, sfn.t, 8, nmn.i and it replaced
negative gesture D35 and the activity of the original Chadic numerals based on a
mouth of the man A2, ignorant man (WbIII 280,6- numerical anthropology whose vestiges are
8). nmt, bedenken = think, consider, intend (Wb 4, fdw, cf. Chadic: *fwad-, and 9, psd. On
III,285,5-11) psd as a body-part mark in numerical
Cushitic : afar : igim, ignorant, iggima, anthropology, psd back/psd 9, with a body-
ignorance, eegeme, be ignorant, ([Link], [Link], part affixe -d d < *g, (as in beja for 4, fadig),
1985), saho : agam, beja : gam, know not, agim, cf. Central Chadic : logone : pasē, GesäB,
silly, stupid. Hinterer, and Omotic : *p-s, back /chara :
Niger-Congo, West Atlantic : fulfulde : bizā, 9, sezo : bes’é. ([Link], Signes et mots des
hiimago, reflect, think, plan, calculate, nombres en égyptien ancien – quelques éléments d’analyse et
[Link], calculation ([Link],1989,160), hiim-, de réflexion in [Link]-Reynes, [Link] et al. Egypt at its
think, imagine ([Link], 1998, 279), wolof : xam, Origins 2, 2008, 851-886).
know, xam-xam, knowledge, ne xamm, be rn, name (Wb 425,1-428,19), one of the soul
thoughtful, ne xiim, to be ignorant ([Link],1990,250 elements of the Egyptian personality, coptic :
and 259) (cf. [Link],2001,21-43). ran (SB), ren (ALM), len (F), rin (P),
pred
ip, reckon, count, take a census, coptic : absolutely distinct of Berber : ism, pl. ismawen,
wp < *iop ([Link],1990,128 ; Wb I 66,1-21), ipw, Arab : ism ([Link],1983,176) and Western Chadic :
inventory (Wb I 67,2), angas-sura : *ṣǝm, name, angas: súm, name,
fame, sura, goemy: sum, mupun : sǝm, name,
Central Chadic: *l-p, reckon up, daba : nif <
honor ([Link], 2004,338), proto-Ron : *sum.
*lif, kola : nof. Same root as possible (with
Proto-Nilotic : ka-Rin, Western Nilotic (luo,
semantic shift) : ip < *lp, examine, investigate
nweer, shilluk) : *rin, the name, dinka : rin,
(Wb I 66), Western Chadic: angas-sura : *lap,
name, reputation.
investigate, look for, mupun : yāp, look for
West Chadic, angas-sura : *rin, shadow, spirit, as
something that is missing, yàp, check ([Link],
an element of the personality, distinct of *ṣǝm,
EDE I, 1999, 88).
name, honor, fame, mupun: riin, shadow of
ip.t, une mesure, demotic : ipy.t, iyp.t, coptic : person, spirit, karekare : rini, shadow, one’s
eiope (S), oeipe. oeipe Areal parallels : canaanite : senses thinking clearly ([Link], Comparative Dictionary
‘ēpā, mesure de capacité, from egyptian ‘ip.t
of the Angas-Sura languages,2004,310). Bokkos: rin,
([Link] 1979,17), hebrew : 3 ēfā, , greek : οιφι, spirit. The angas-sura and the bokkos (Ron
mesures de blé ([Link] 1983,15,65,155, 250). family) share the root *s-m, name with
pred
hsb, count, calculate, reckon (Wb III 166,11- Berber and Semitic, and move in a Benoue-
167,15,; [Link],2004,326-327), Arab : hasab, yahsub Congo linguistic environment. So, it’s
([Link],1983, 193). The tool of the calculation, the noteworthy that angas-sura and bokkos use the
«calculus», could provide its pattern and its Nilotic root with the meaning of spirit5. It may
name, a lexicogenic matrix : Arab : hşb, hşy,
pebbles, hsb, to reckon. 5
Notice the lack of semantic and phonetic
The semitic word is as ancient as Egyptian correspondences of the Bantu root for name (PB
as the interactions between Upper Egyptian Guthrie *gínà, variante *jina) with the Chadic
Kingdoms and Lower Egyptian polities, as one. However, because of the dynamics of languages
ancient as the palestinian wine-jars of the contacts, the Western Chadic sha : ayin, name, as its
Tomb Uj of King Scorpion (Naqada IIIA)4. It meaning suggests, comes from the Benoue-Congo
vocabulary (Tapshin (Nigerian Plateau) : kyin, Pe :
4 ti-yin, PJ *gyin, name (cf. [Link]), while the name of
For The Lower Egypt, the relations with Asiatic the tongue, di-les, comes in Fyem from the Chadic
neighbors and partners, and for the interactions between Ron languages (Chadic : *les, angas-sura : *lis,
Lower and Upper Egypt,
Egypt see many authors, from Egyptian : ns, represented by the “pastoral” hieroglyph
[Link] to [Link] den Brink (Toulouse,2005, London, 2008). of a bovine tongue, Coptic : las,
las Berber : *les.
signify that the Nilotic one, because of its basic These few examples are not surprising. The
place in the culture, could be already shared by Chadic connection is detectable in the
the time of the co-existence of Nilotics, Egyptian language. The grammatical and
Chadics and future Egyptians (as its surgeon?), lexicographic affinities of the spongy Egyptian
in the ancient pooling area of the Western vehicular with Chadic is well-known
Sahara desert, up to constitute a standard of (Diakonoff,1998; Takacs,1999). Its earlier ancestor
Egyptian culture. could be located in the south of Upper Egypt
In the same way, the Egyptian language retained (Diakonoff, 1998) or, earlier, in the Sahara (Wendorf,
the Nilotic word of another cultural Nilotic
2004), where Takacs suggests to place “a long
feature : pyr nps, thigh, bovine foreleg, ME co-existence” of the ancestors of Egyptians,
, nps , arm, with the determinative of the Chadics, and Nilo-Saharans (Takacs, 1999,47).
bovine foreleg (Wb V 268-269), Southern Nilotic, This short vocabulary of the mind shared by
pokot : k°pεεs, Eastern Nilotic : maasai : en- the ancestors of Chadic-speakers (therefore
kúpes front of leg between hip and knee; also Cushitic-speakers), Nilotic-speakers and
thigh (in humans and cows). The bovine Egyptian-speakers suggests further northern
foreleg, nps, was offered to the dead in borderlines of their homeland than the Wadi
Egyptian funeral ceremonies (cf. [Link], L’Oreille Howar proposed by Blench –as a matter of
et la Cuisse, 1999). fact, its southern borderline (map 2). Pushed
out of the eastern Sahara by desertification,
So, we can make several observations. The some of these ancestors of Chadic-speakers
first one is the well-known Berber or Semitic people spread southwards to Ennedi by the
cognates of some of the Egyptian words. Wadi Howar, and the west, or to the east, to
Secondly, it is the frequent association of these Sudanese and Ethiopian regions. Some stayed
Berber and Semitic cognates with Chadic in actual Oasis, or joined their inhabitants.
ones. In the third place, most words of this Others moved towards the Nile from a large
basic set are Chadic - or Cushitic, without range of saharo-nubian areas, reaching Nekhen
Semitic correspondents, and a few words are or Abydos.
basically Nilotic. And all are literally These linguistic data, as the archaeological
inseparables, pooled in the same Egyptian facts, are concordant with the first sets of
language and the same Egyptian culture. genetic findings :
Five items are Chado-Cushitic (the first shared On the one hand, in Upper Egypt, “… the
by Semitic and West-Atlantic), one -the name- Gurna population has conserved the trace of an
is Nilotic. Concordant with well-known ancestral genetic structure from an ancestral
historical and archaeological data, one –the East African population, characterized by a
word of the calculation- is Semitic, and co- high M1 haplogroup frequency. The current
exists with a calculation Chadic root in structure of the Egyptian population may be the
Egyptian language since the pre-dynastic times result of further influence of neighbouring
([Link], 2008, 851-886). populations on this ancestral population”
Language Semitic Berber Chadic Cushitic Omotic Nilotic West
(Stevanovitch A, Gilles A, Bouzaid E, Kefi R, Paris F, Gayraud RP,
Word Atlantic Spadoni JL, El-Chenawi F, Béraud-Colomb E. Mitochondrial DNA
b3 X X X sequence diversity in a sedentary population from Egypt. Ann Hum
si3 X Genet. 2004 68: 23-39)6.
m33 X X On the other hand, “…the Chadic branch is
nm X X linguistically close to the East African Cushitic
branch (of Afro-Asiatic) although they are
rn X
separated by 2000 km of territory with different
ip X
Semitic and Nilo-Saharan peoples live today.
hsb X
ns X X X 6
For data on another (ancient) Upper Egyptian
nps X population, and its sub-saharan affinities, see Eric Crubezy.
We show that only northern Cushitic groups from standard formulae are the new (and last) form of
Ethiopia and Somalia are genetically close to ancient religious and ritual oraliture
oraliture. So, “Lord of
Chadic populations” (Cerny Cerny V. Hajek M. Bruzek J. Cmejla R. & the mdw ntr” means “Lord Lord of spoken words words”,
Brdicka R. Relations génétiques des populations de langues tchadiques rather than, “Lord
Lord of the written words”words or “Lord
of Script”, . “The mdw ntr were primarly not
parmi les populations péri-sahariennes
sahariennes révélées par l’étude des
signs but words”([Link], Thoth, The Hermès of Egypt,
Egypt,1922, 94).
séquences de l’ADN mitochondriale, 2004. Antropo, 7,123
123-131). We have seen that the he Lord of Speech and Script,
Thoth, was frequently associated with the Baboon.
On the one hand, the baboon was traditionally,
“connected
connected with the rising sun” sun by the Egyptian
cultural conceptions.
On the other hand, he was linked with “the
”, and, in this view, associated with the Ibis
speech”,
as divine figure of the mdw ntrr.
So, a few epithets of Thot highlight our
observation : , wpt,, the messenger
messenger, with
the determinative of the sitting Baboon or the
Divine standard (ntr).
). In the same way, ,
ikr dd, splendid in the speech.. In the same way,
, the ape, and , the bnwt(y)-ape of
Denderah ([Link],1922,185).
Map 2. Proposed migrations of Chadic-speakers
speakers by Roger Blench ([Link], The sitting
ting position of the hieroglyphic Baboon is
Pastoralists, 2006) and our own schema of dispersion (blue
blue and brown legends). remarkable. It is the same position as that of the
carved
ed baboons of the
Deposits of Nekhen ([Link]
(
& F.W. Green,1902)) and Tell el
“Let
Let the people go like baboons” [Link] and al., 2005).
Farkha ([Link]
Nekhen Deposit Tell el Farkha Deposit
Alain Anselin
It is remarkable that the baboon, sometimes
When the elites of Nekhen buried sacred animals associated with the other metaphor of Thoth, the
as 2 elephants, 2 young hippopotamus, wild bull, Ibis, is also associated with the Speech. So, can we
dogs, cats, cattle and goats, and 8 baboons in the assume that the sacred baboon could be the most
elite cemetery Hk6 ([Link] and al., Hierakonpolis 2008 ancient metaphor of a Lord of the Speech Speech, and a basis
(April 2008-January 2009) Field note 1. Archaeology’s InteractiveDig for the progressive and speculative elaboration of the
[Link] ca3700BC
[Link] classical divine figure of Thoth, Lord of Speech, Lord
the writing script did not exist. of Divine Words, Lord of the Script ?
Thoth, the author of the Divine Words, Words Mdw ntr, If we look for modern terms of comparison, we can
([Link], 1922, 92-97) is sometimes represented by find them in the Omo area, where co-exist co many
a baboon. How to understand this enigmatic pastoral cultures of Cushitic-speakers speakers (Daasene
(Daaseneč,
metaphor ? Firstly, we must study this figure in its Arbore), Omotic-speakers
speakers (Hamar) or Nilotic Nilotic-
context. The epithet of Lord of Divine Words has speakers (Nyangatom).
been usually explained as «Lord Lord (or founder) of In the culture of the Hamar, the baboon is the
hieroglyphs». ». But in the texts of the Middle figure of the superiorr knowledge
Kingdom, ”the Divine Words (…) are carefully Let the people go like baboons
“Let baboons” says one of their
distinguished from the written sign, and seem to oral texts. “TheThe picture of people going like
be what is conveyed or expressed essed by the written baboons” Ivo Strecker comments “is a marvelous
signs, rather the signs themselves” for which the example of rhetorical creativity and competence. It
Egyptian language use different words, ss3 (with a remains strange and cryptic, however, until we
divinity named ss3.t), drf. If we follow the know, that the Hamar attribute superior knowledge
familiar idea of ancient Egyptian literature as to the baboon, especially an ability to sense danger
recitation of the written spells of, for instance, from afar” (I. Strecker, Hamar rhetoric in the context of the
funerary offerings, we can suppose these written war, XIV° International Conference of Ethiopian Studies
Studies).
Technological and typological This archaeological corpus is rich
analysis of lithic knapped tools in from both quantitative and qualitative point
of views. The collection consists in 582
Naqadian context elements. The patina is identified on very
few of them (9,4%). This criterion and
Emmanuelle COURBOIN
others observations indicate that items are
LAMPEA – Université de Provence UMR 6636 (France)
“fresh” and that the general state of
conservation is good. A quite quick burying
process can be deduced. All the items are in
This paper follows on from a poster presented flint. The homogeneous and opaque
at the Third International Colloquium on structure of the majority of items allows a
Predynastic and Early Dynastic Egypt very good recording of knapping marks.
(Origins 3). It illustrates some results of a This is an important advantage to the
Master Degree obtained at the Université de technical processes study.
Provence under the supervision of Doctor G.
Graff1 and Doctor M. Bailly2. 2) A new approach of lithic knapped
industries from Naqadian contexts: the
1) Frame of the study technological and typological analysis
A large amount of archaeological Over the last forty years, the french
materials was discovered during fieldwork school of cultural technology applied to
conducted on Naqadian sites since the end of others periods and regions than Early
the 19th century. Among the overall litterature Egypt, proved its vast, heuristic and no
published about the predynastic excavations, redundant potential.
lithic tools' studies are indeed very few. Most Technological analysis and
of them deal with typological identification of typological diagnostic are basically
the flaked items recovered. Technological different answer to different aims. So, the
and functional aspects are rarely taken into technology and the typology examination
account. combined give interesting results. The
Most of the archaeological material technological analysis is based on the
is curated and stored in museums, as the De concept of chaîne opératoire5. This concept
Morgan’s collection of lithic knapped includes informations obtained from the
artefacts from Hierakonpolis (Musée raw materials supply to the discard of lithic
d'Archéologie Nationale, Saint Germain-en- tools. This analysis allows us to identify
Laye, France)3. Although the archaeological gestures and know-how developed by
context of the items of this collection is not knappers. In this way, technical practices
really accurate4, this material consists in a are perceptible through intentions and
coherent set of tools and debris. These through technical choices made by the
artefacts come from fieldwork undertaken by knappers during the production of lithic
Henri de Morgan in 1908 in two predynastic tools. The typological analysis of tools
areas of Hierakonpolis. The first one is provides us the spectra of tools produced
located at the southeast area of the Naqada and used which constitute the lithic tools set
II-IIID cemetery, near the enclosure of of the human community studied. By
Khasekhemouy. The second one is located at crossing the data provided by both analyses,
the southeast side of the great predynastic it is possible to characterize, in a new way,
settlement. lithic knapped industries from Neolithic
populations in Upper Egypt.
1
Researcher at the IRD (french research institute for
the development).
2 5
Lecturer at the Université de Provence. M. Mauss, 1936; A. Leroi-Gourhan, 1943 et
3
I thank the Curator Christine Lorre for the access 1945; H. Balfet, 1975; P. Lemonnier, 1986. The
at this collection. early studies of these authors are available under a
4
H. de Morgan, 1984; C. Lorre, 1998. published english form.
3) Results a differentiated supply in raw materials.
First of all, the archaeological Different forms of raw materials are
corpus is characterized by an obvious exploited: nodules, blocks and slabs, probably
diversity in raw material supply (Figure 1). from several geological layers and different
geographical outcrops. It seems that for each
form, knappers chose to set up distinct
chaînes opératoires illustrating different
technical practices and different production
goals. From sub-cylindrical nodules for
instance, knappers processed two chaînes
opératoires of débitage (Figure 2).
1
Si ces énoncés ne peuvent faire l’objet d’une Identifier dans certains libellés iconographiques
lecture au sens linguistique du terme, ils les règles invisibles de la langue en l’occurrence
associent cependant des pictogrammes selon de celle de l’énoncé nominal n’est pas sans
la forme la plus simple de la prédication, cohérence, ni sans conséquence. La capacité
c'est-à-dire une relation de base entre un performative reconnue des énoncés nominaux
terme déterminé, le prédicat, et un terme concorde aussi bien avec leur contexte
déterminant, qui le gouverne, le sujet - [un nom, archéologique funéraire et royal qu’avec l’état le
sujet / un nom ou des noms, attribut(s)]. plus ancien de la langue.
1
Frédéric Servajean cite Emile Benvéniste : «La
phrase nominale a valeur d’argument, de
preuve, de référence. On l’introduit dans le
discours pour agir et convaincre, non pour
Peinture murale Tombe 100 Hk33 informer» ([Link],2003,49).
2
Vase Decorated Nagada II C-D Pascal Vernus La naissance de l’écriture dans
l’Egypte ancienne in ArchéoNil n°3, 1993, 75-108.
3
Le poids de la langue de l’artisan du signe L’écriture hiéroglyphique n’atteste guère des
nagadéen sur la mise en signes d’une relation pronoms suffixes ou indépendants avant l’Ancien
prédicative finit de se deviner dans la Empire - et les démonstratifs eux-mêmes tardent à
triplication du signe iconique -un modèle de apparaître dans la graphie des énoncés nominaux.
pluralisation graphique promis à un bel avenir. [Link] (2003, 9) remarque que la transition du
Le nombre de ces «énoncés iconographiques» il au je, commencée avec les Textes des
Pyramides, s’achève avec le Livre des Morts, et
demeure limité. Cependant, pour la première
souligne la continuité qui mène du –f sujet des
fois, l’agencement de l’image et l’organisation Textes des Pyramides au ink, pronom indépendant
de la langue y entrent en conflit dans la (dont l’emploi emphatique rappelle la taille du
construction iconographique. sujet pharaonique sur certains powerfacts,
Et pour la première fois aussi, la langue Scorpion, Narmer, la figuration en combinant
entreprend de gouverner la syntaxe de l’image. toutes ses propriétés en accolade de registres).
2
«Aussi l’écriture de l’énoncé nominal le plus La définition des systèmes de signes du
ancien est-elle nécessairement une suite de millénaire nagadéen, ces signes iconiques aient-
noms, et le sujet ne peut-il être que nominal dans ils le même dessin que les idéogrammes ou
le corpus des libellés iconographiques nagadéens phonogrammes standards, se fonde
considérés sous cet angle» ([Link], 2004,23). nécessairement sur leurs propriétés d’une part
Cela ne suffit évidemment pas pour autant à (iconiques ou indicielles), et l’articulation qui
identifier le système graphique de ces en gouverne le choix d’autre part (sémantique ou
«scènes» peintes ou incisées du millénaire phonétique). Tant que l’articulation phonétique
nagadéen. D’une manière générale, les n’est pas explicitement identifiée dans ces décors
libellés iconographiques ne sont pas des poteries prédynastiques, leur lecture au sens
systématiquement des libellés linguistiques. moderne du mot n’est pas assurée.
L’identification du système de signes employé
dans une série de signes donnée constitue un Le dispositif spatial des signes iconiques
préalable nécessaire à sa lecture. Il faut donc nagadéens n’obéit pas non plus à la logique de la
reconsidérer tout libellé iconographique sur la langue, on y pressent plutôt une mise en scène
base des caractéristiques propres à tout d’éléments pictographiques indiciels renvoyant
système de signes. aux principes, aux valeurs et aux normes de la
culture. Des ensembles iconographiques fondés
Parce que tout signe iconique réfère à un objet sur l’articulation sémantique du signe iconique et
concret, réel, et jamais l’inverse, en vertu de sa motivation culturelle, ne sauraient
leur ressemblance, à première vue, la lecture évidemment remplir toutes les conditions
des séries de signes iconiques et indiciels des autorisant la représentation graphique de la
décors à l’aune des hiéroglyphes, plus tardifs, langue, et être qualifiés d’écriture.
semble aller de soi. C’est accorder à ces signes Pourtant, d’un point de vue épistémologique, le
une valeur sémantique qu’ils n’ont pas fait que quelques groupes de signes indiciels de
nécessairement : si les signes iconiques valent fresques murales et de céramiques décorées
pour leur ressemblance, les signes indiciels apposent sujet figuratif et ses attributs et que
valent pour les propriétés qu’accorde la culture cette apposition soit doublée d’une opposition de
où ils ont cours à leur référent concret. Or, les nombre singulier/pluriel figurative archaïque,
décors de la poterie nagadéenne privilégient un nous semble significatif. Que leur syntaxe
bestiaire, et non une faune. Scorpion, crocodile paragraphie littéralement la vieille proposition
sont des figures royales, autruches, girafes, nominale, semble être plus le fruit de la
autant de métaphores sans doute religieuses, et nécessité que celui du hasard.
l’emploi de ces signes dans une scénographie Cela peut signifier que la langue entreprend de
est culturellement motivé. se frayer un chemin dans l’image nagadéenne,
Comme le signe iconique, le signe indiciel est sous la contrainte de cette iconographie4.
caractérisé par une double articulation, L’entrée en scène de la langue dans les
sémantique et phonétique. dispositifs iconographiques prédynastiques du
On ne peut risquer pour autant d’attribuer à ces Nagada II C-D pose rien moins que des pierres
signes une valeur phonétique qu’ils n’ont sans d’angle à la construction d’une proto-écriture5.
doute pas à l’époque, même si en raison de la
double articulation du signe iconique, ils 4
prennent nécessairement la valeur de leur Cf. [Link] sur l’infinitif narratif des inscriptions des
toutes premières Dynasties (Nagada III C-D.
réfèrent dans une langue donnée. 5
«Proto-writing (…) represent(s) knowledge in
various ways that do not necessarily presuppose the
3
Bibliographie Gwenola Graff Les vases nagadiens comportant des
représentations d’addax Cahiers Caribéens
Barbara Adams & Krzysztof M. Cialowicz d’Egyptologie n°5, 2003, 35-58.
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1995.
4
(University College London),
London) en principe fermé
pour cause de rénovation. L’ambiance très intimiste
Egypt at its Origins 3 d’un Musée que la regrettée
British Museum, Barbara Adams avait peu à peu
London (27 July-1 August 2008) rendu à ses contemporains, la
proximité des powerfacts et des
A bâtons rompus…. (II) artefacts nagadéens jusque là
entrevus en photo créaient un
Musées, Workshops et Posters
climat particulier quee nous
allions retrouver lors de l’autre
Alain Anselin «private viewing» de Tomb 1784 Black Topped pottery
l’Ashmolean à Oxford. Naqada I
British Museum.
Le 28 juillet 2008, les organisateurs du Colloque
Egypt at its Origins 3 avaient conclu la première
journée d’un riche et
passionnant cycle de onze
Ivoires et palettes d’ardoise Nagada I SD 41-42
41
conférences consacrées aux
découvertes récentes concernant
l’Egypte prédynastique (D.
Huyge, [Link], R.
Friedman, [Link], [Link]
& D. O’Connor, [Link], D.
Darnell, E.C.Köhler, [Link]-
[Link]
Reynes, [Link] et [Link]
(voir i-Medjat n°2) par une
réception festive et fraternelle, Decorated Vase Nagada II C-D ([Link],2002,2003)
[Link]
sous le regard complice des
Egyptian Sculpture Gall
pharaons, dans l’Egyptian Gallery du
British Museum. Ce soir là, nous mangeâmes
avec les dieux.
Merveilles
Les égyptologues au Pays des Merveilles.
Le lendemain 29 juillet 2008, après une autre
journée consacrée aux chantiers et travaux en
cours, soit pas moins de 14 communications Abydos Tomb B10 Hor Aha Woman XVIII° Dynasty
([Link], [Link], [Link]-Ludwin,
[Link] Mud sealing with serekh UC 35700
[Link]-Martens,
Martens, [Link], [Link] & [Link],
[Link],
.Takamiya, [Link] & [Link], [Link],
[Link] & W. Van Neer, [Link] & [Link],
[Link], [Link], [Link], et [Link] (voir
i-Medjat n°2), les organisateurs
teurs du Colloque
ouvrirent exceptionnellement aux participants
d’Egypt at its Origins 3 pour un «private
private viewing
viewing» Kryzstof Cialowicz & Stan Hendrickx
le Petrie Museum of Egyptian Archaeology devant le Petrie Museum
Les Workshops Les communications présentées lors du Workshop
furent dues à Lisa Mawsdley (Centre for Archaeology and
Ancient History, Monash University, Melbourne
Melbourne), The corpus of
La Session Modelling State Formation réunit le potmarks from Tarkhan; à Geoffrey Tassie, Fekri
30 juillet 2008 Branislav Andelkovic Hassan, Bram Calcoen et Joris van Wetering
Factors of state formation in School of Oriental and African Studies,
(School
Protodynastic Egypt, Juan José University College of London
London), More
Castillos, The development and anture potmarks from the Proto
Egypt Marcelo
of inequality in early Egypt, dynastic-Early
Early Dynastic site of
Campagno, Kinship, concentration of Kafr Hassan Dawood, Wadi
population and the emergence of the Tumilat, East Delta ; et Anna
Marcelo Campagno State in the Nile Valley,
Valley Wodzinska (Université de Varsovie),
Gavin Smith, Beyond a boundary : the conception,
Geoffrey Tassie Potmarks of Early Dynastic Buto
meanning and acquiescence of legitimate authority
(en arrière plan, Eman Khalifa) and Old Kingdom Giza :
and three-dimensional
dimensional power from Badari to
their occurrence and economic significance.
Naqada, ainsi que Frederic Guyot,, dont les Some
Le Workshop fut complété par la pr présentation du
proposals for reconsidering the social dynamics of
Corpus of Pre-firing firing Potmarks from Adaïma - du
predynastic Loweer Egypt and its neighbours
Naqada IID-IIIA1 IIIA1 jusqu’aux débuts de la III°
augurent d’avancées futures consistantes
consist et
Dynastie, un poster dûû à Gaelle
fécondes.
Bréand (UniversitéUniversité Paul Sabatier, Toulouse/
CRPPM Archéologie Toulouse). ). L’auteure les y
La session fut tenue en parallèle des deux autres
classe selon leur forme, géométrique
sessions consacrées aux Groupes de Travail sur la
(traits, cupules, une croix) figurative
Chronologie et sur les Potmarks.
(deux faucons),, leur association et
L’Early Dynastic potmarks Workgroup en activité leur agencement, répertorie Gaelle Bréand
dès la fin du Colloque de les types de poteries (jarres, cooking pots, moules
Toulouse Egypt at its à pain, bols, bassins….), et les lieux de la potmark
Origins 2 de 2005,
2005 eut pour (épaule, col, flanc de la poterie).
chairman son fondateur La session sur la Chronologie (Chronology
Edwin van den Brink qui
présenta d’abord le site Workgroup) lui succéda. céda. Son chairman, Stan
[Link].
[Link]. et Hendrickx, rappela les problèmes posés dans
son fonctionnement (Bases l’approche récente des sites archéologiques
de données des potmarks, Minshat Abu Omar, Kô
prédynastiques (Minshat Kôm el-Kilghan, Tell el
bibliographie générale, forum),
f Farkha, Helwan, Abu Rawash, Gerzeh, Abydos/Umm el QQa’ab et Cimetière
puis fit le bilan de trois U, Adaïma, Hiérakonpolis) par la référence aux mètr mètre
années de travaux et de publications. étalons devenus usuels de la périodisation du
prédynastique dans son cadre chronologique -qui
bénéficie aujourd’hui des datations au C14,
inconnues à l’époque de la mise en Sequence Dates
par Petrie. Les ‘Kaiser chronology’ (1956) et
Kaiser chronology
‘Hendrickx chronology’’ (2006) ne sauraient être
définitives, et il serait préférable de les nommer
d’après leur objet, en l’occur l’occurrence ‘The Naqada
chronology’. ’. L’harmonisation nécessai
nécessaire conduit à
la recherche d’un cadre d’ensemble pour la
chronologie de la période nagadéenne nagadéenne, qui inclut
Edwin van den Brink présente [Link]
[Link] dans sa définition proprement archéologique les
dans l’amphithéâtre inauguré par Nelson Mandela premières dynasties.
INRAP Picardie/CRPPM, CNRS UMR 5608, Toulouse),
Nathalie Buchez (INRAP Oxford, l’Ashmoleon Museum
A reconsiderationration of predynastic chronology : the Toujours le 30 juillet, après 14 heures, lle Colloque
contribution of Adaïma , et Rita Hartmann (German gagna Oxford pour une visite de l’Ashmolean
Archaeological Institute, Cairo), The chronology of Naqada I Museum of Art and Archaeology
Archaeology. L’Ashmoleon
tombs in the Predynastic Cemetery U at Abydos, Abydos Museum abrite une des plus importantes
contribuèrent à mettre en évidence les problèmes collections d’objets égyptiens prédynastiques, en
de chronologie -de synchronisation ? - posés par provenance des sites majeurs fouillés à la fin du
l’accumulation des données depuis une vingtaine XIX° siècle et au début du XX°, constituée par le
d’années et par une définition plus assurée des Conservateur Arthur Evans (1884 (1884-1908) avec la
périodes de référence. Less exposés et les débats collaboration active de Flinders Petrie.
s’articulèrent autour de la pertinence de la distinction
des périodes Naqada IA-IB [sur sur la base des
différents types de poterie et de fabrication, «it seems
possible to establish distinct chronological phases John Baines
for the Naqada I period»» qui confirment en partie et Branislav
les chronologies révisées visées de Kaiser et d’Hendrickx Andelkovic
([Link])], et de la validité de la distinction des à l’Ashmoleon Museum
périodes Naqada IID1 et Naqada IID2 [«T The Adaïma (Oxford)
data appear partly discordant when compared with
the existing chronology …For example, at the Liam Mac Namara et Xavier Droux y avaient
turning-point
point of the Naqada IIC and IID period, no organisé une Exposition Spéciale destinée aux
consistent group of tombs could be found which participants du Colloque sur le thème Early Dynastic
would justify the existence of the sub-stage sub that objects présentant le Main
appears in the traditional chronology (IID1)» (IID1) en Deposit de Nekhen et des
raison de l’exploration désormais complète compl du site artefacts des Tombes
([Link])]. On s’accorda au contraire, au regard des royales des deux Premières
résultats récents des fouilles d’Helwan, an, Adaïma, Dynasties à Abydos –
Abydos et Tell el Farkha, sur la nécessité nécessit d’une parfois exposés pour la
peinture plus détaillée que prévue des périodes découverte. Béatrix Midant-Reynes
première fois depuis leur découverte
Naqada III C et Naqada III D, c'est-à-dire dire celle des
premières dynasties.
Cybèle Culturediff’
65 bis rue Galande,
75005 Paris France http : // [Link]/