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Dictionnaire de L'enseignement Essenienf

Le Dictionnaire de l’enseignement essénien est un ouvrage destiné à clarifier et enrichir la compréhension des termes utilisés dans les enseignements esséniens, avec des mises à jour régulières pour refléter l'évolution de l'enseignement. Il couvre une vaste gamme de concepts, allant des figures historiques aux notions spirituelles et pratiques, en passant par des rituels et des croyances. Ce document sert à la fois de référence ponctuelle et de lecture approfondie pour ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de cette tradition.

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Dictionnaire de L'enseignement Essenienf

Le Dictionnaire de l’enseignement essénien est un ouvrage destiné à clarifier et enrichir la compréhension des termes utilisés dans les enseignements esséniens, avec des mises à jour régulières pour refléter l'évolution de l'enseignement. Il couvre une vaste gamme de concepts, allant des figures historiques aux notions spirituelles et pratiques, en passant par des rituels et des croyances. Ce document sert à la fois de référence ponctuelle et de lecture approfondie pour ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de cette tradition.

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Dictionnaire

de l’enseignement
essénien

V oici le Dictionnaire de l’enseignement essénien. Tu peux en faire un


usage ponctuel, pour mieux comprendre tel ou tel terme employé
dans les livres, cahiers et brochures, ou alors, le lire de A à Z, pour parfaire
tes connaissances.
Cet ouvrage a été constitué au fil du temps pas les hiérogrammates.
Comme l’Enseignement est vivant et qu’il évolue, de nouveaux termes appa-
raissent, qui doivent y être ajoutés, et certaines définitions doivent parfois
être modifiées, précisées. Pour cette raison, ce document sera mis à jour
régulièrement.
Bonne lecture !

L’Ordre des Hiérogrammates


# • Akhénaton (vers 1400 av. J.-C.)
• Alchimiste
• 2 terres • Alliance / alliance de Lumière
• 4 corps de l’homme • Amande karmique
• 4 corps de l’humanité • Âme
• 4 mondes • Âme-groupe
• 4 Pères • Âme justifiée / âme rachetée
• 5 sens • AMIN, amin
• 5 vierges folles et 5 vierges sages • Ancien des jours
• 6 Lunes • Ange
• 7 corps de l’homme • Ange solaire, Ange lunaire
• 7 métaux de l’alchimie intérieure • Ankh
• 7 étapes de la vie de l’homme • Apprenti, compagnon et maître
• 7 étapes de la vie dans la • Arcana / posture magique
Nation Essénienne / mouvement magique
• 7 marches de l’Initiation / mouvement sacré

• 7 pas de l’éveil • Archange

• 8 règles d’Ouriel • Articulations du corps humain

• 22 commandements de Gabriel • Assemblée, sainte assemblée


• Astralité

A
• Astres
• Atlantide, initiés de l’Atlantide
(vers 23 000-10 000 av. J.-C.)
• Abraham (vers 1800 av. J.-C.)
• Aura
• Adam

B
• Affinités, écritures, alliances
• Agneau, noces de l’agneau,
trône de l’agneau
• Baptême essénien
• Ailé
• Barque de Lumière et ses 6 flotteurs
• Akasha / mémoire akashique
• Bâtons des Archanges
• Baume des Archanges • Collier de Gabriel
• Bête, bêtise, sceau de la Bête • Colombe du Saint-Esprit
• Bibliothèque essénienne • Concentration
• Bien commun • Conception virginale,
• Blanc, vêtement blanc, aube blanche naissance virginale de Jésus

• Blé et jus de raisin • Conscience christique


/ énergie christique
• Bogomiles (vers 800-1100)
• Conversion
• « Bonjour » et « Merci »
• Corde de la Ronde des Archanges
• Bouche de Dieu
• Corps
• Bouddha (vers 624-544 av. J.-C.)
• Corps éthérique
• Bracelet angélique
• Corps de Lumière
/ corps d’immortalité

C • Cosmos
• Crainte de Dieu
• Caducée de Thot • Cultes du feu, de l’air,
• Cathares (1167-1244) de l’eau, de la terre
• « Ce qui est en haut est comme • Culte du feu et de la Lumière
ce qui est en bas... » • Culte du soleil
• Célébrations

D
• Célestin
• Cercle des Anges
• Cercle des 12 • Daniel (vers 600 av. J.-C.)
• Cérémonie / rituel / rite • Déméter
• Cernunnos • Dévoreuse
• Chambre secrète • Dieux / Divinités
• Chouette • Doigts
• Christ • Don des langues
• Chute • Drapeau essénien
• Cocréateur
E • Éthers
• Être véritable éternel
• Eau de Gabriel • Étude
• École des mystères / école de Dieu • Étude, dévotion, rite, œuvre
/ école de sagesse / école initiatique • Évangiles esséniens
/ école de Lumière / Évangiles des Archanges
• Écologie / Évangiles de Dieu
• Écriture / écriture magique

F
/ écriture sacrée
• Éden
• Égrégore • Fabre d’Olivet (1767-1825)
• Éléments • Faits, lois et principes
• Éléments, esprits, génies, égrégores • Fécondation
• Élie (vers 900 av. J.-C.) • Femme
• Éliphas Lévi (1810-1875) • Fille
• Élu • Fils / Fils unique du Père
• Enfant de la Lumière • Fils d’Abel, fils de Caïn
• Enfer • Fils de Dieu / Fille de Dieu
• Énoch (plus de 50 000 ans av. J.-C.) / Fils de la Lumière
• Enseignement / Fille de la Lumière

• Envoultement / envoûtement • Fils du Soleil

• Envoyé / envoyé du Père • Fleur de la méditation


/ envoyé de la Lumière / fleur de l’éveil
/ envoyé de Dieu • Fo Hi (vers 2800 av. J.-C.)
• Érable • Forces
• Esclarmonde de Foix • Formations esséniennes
(vers 1151 - 1215) • Franc-maçonnerie
• Esprits / esprits de la nature • Fraternité universelle
/ esprits des éléments / grande fraternité
/ esprits de la vie
• Essénien, Essénienne
G I
• Gabriel • Ieupaneurythmie
• Génies • Image onirique
• Géographie essénienne • Inculte
• Gnose • Individualité
• Graal • Initiation
• Grand œuvre • Initiation essénienne
• Grande Maison / Grand Temple • Instructeur
/ Grande Terre • Intelligences
• Intelligences supérieures

H • Isis

J
• Hermès Thot (vers 2400 av. J.-C.)
• Hermétique
• Hiérarchie divine • Jardin d’Adonaï
• Hiéroglyphe / jardin de la Lumière
• Hiérogrammates / jardin d’Ouriel
/ jardin du silence
• Hiétora
• Je / Je-Suis
• Homme nouveau
• « Je suis ce qui est »
• Homme-Ange
• Jeûne
• Hommes
• Jésus (0-33)
• Homme-Dieu
• Johannite
• Hommes éveillés
• Jubilé
• Huile d’Ouriel
• Justifier l’enseignement
• Humanité de Lumière de la Lumière
K • Mantra
• Marches de l’Initiation
• Kabael • Marie, Marie-Madeleine
• Kabala, KaBaLa (1er siècle av. et apr. J.-C.)

• Karma • Massala

• Kéther • Melchitsédek

• Krishna (vers 2900 av. J.-C.) • Mémorial


• Ménora

L
• Mère / Dieu la Mère
/ Mère-Terre / Terre-Mère
• Mère des vivants
• Lao Tseu (604-479 av. J.-C.)
• Merkaba
• Lucifer, monde de Lucifer
• Michaël
• Lumière
• Moi / moi mortel / moi terrestre
• Luxure
• Moïse (vers 1300 av. J.-C.)
• Monde de la mort

M • Monde de l’homme
• Monde de l’eau / monde aurique
• Magie
• Monde de la nuit
• Mahomet (570-632) / monde de la Lune
• Maillage éthérique • Monde divin / monde du Père
• Maison de Dieu • Monde spirituel / monde de l’ombre
• Maître • Mondes
• Maladie • Mystères de Mithra
• Malins

N
• Mandala
• Mandala de l’Ange
/ mandala-talisman de l’Ange
• Naissance à la Lumière
• Mani (216-276 ou 277) / deuxième naissance
/ naissance d’eau et de feu
• Naos
• Nation Essénienne
/ Peuple d’Essenia
P
• Padmasambhava (8e siècle)
• Nazarites • Paneurythmie
• Noé (vers 10 000 av. J.-C.) • Paradis
• Nom de Dieu de 4 lettres • Pardon des offenses
• Nom de la Mère • Parole mantrique / parole magique
• Nourriture • Peau de bête / peau de bêtise
• Nouvelle Pâque • Pensée michaëlique
• Numa (715-673 av. J.-C.) • Pentacle / Pentagramme
• Nutrition • Père
• Personnalité et individualité

O • Peter Deunov (1864-1944)


• Pharaon
• Œil du maître / œil d’Horus • Pharaons Fils du Soleil
/ œil de Gabriel / œil du Soleil (5000-2400 av. J.-C.)
/ œil de la Lumière / œil intérieur
• Pierre verte
• Œuvre / pierre verte de Raphaël
• Oiseau Ba / oiseau Benou / pierre d’immortalité
• Ombre de Dieu • Pilier
• Omraam Mikhaël Aïvanhov • Placenta
(1900-1986) • Planètes
• Ordre des vestales • Platon (427-346 av. J.-C.)
• Ordre divin • Porteur d’Ange
• Organe • Présenter l’offrande à l’autel
• Orphée (vers 1300 av. J.-C.) • Prêtre, prêtresse,
• Ouriel Ordre de la Prêtrise
• Prière du Père
• Principautés
• Profane
• Psaume essénien • Saint Jean le Baptiste,
• Pythagore (570-480 av. J.-C.) Jésus et Saint Jean l’évangéliste
(1er siècle av. et apr. J.-C.)

R
• Satan
• Sceaux divins / 4 Sceaux
/ sceaux des Archanges
• Rama (vers 6700 av. J.-C.)
• Se recentrer au milieu
• Raphaël du pentagramme
• Rayon-je • Seconde mort
• Reconstituer le corps d’Osiris • Sentier octuple du Bouddha
• Recyclage • Serpent
• Règne • Serpent de la sagesse
• Réintégration • Serpent tentateur
• Relier les régions / serpent destructeur

• Religion de la Lumière • Serpent et aigle ou faucon


/ religion essénienne • Soleil caché
/ religion universelle
• Solve et coagula
• Religion, culture, justice, économie
• Soma, psychê, pneûma
• Résurrection des morts
• Soma / hauma / ahoma / haoma
• Rites d’expiation
• « Stable, fils de stable,
• Robe blanche des Esséniens engendré et conçu dans le
• Ronde des Archanges royaume de la stabilité. »

• Roses de Lumière • Statue de Gabriel

• Rose+Croix, Christian • Statue de la Lumière


Rose+Croix (1378-1484) • Statue du Recyclage
• Rudolf Steiner (1861-1925) / statue de la Bienveillance
• Structure pyramidale

S
d’une société idéale
• Suprême Conseil

• Sacrement
• Saint Augustin
T • Vestale
• Vie pour le tout
• Tara • Vierge
• Temple • Village Essénien
• Temple de Gabriel • Vivant, les 4 Vivants
• Templiers (1118-1312) • Voile bleu de Gabriel
• Terre d’Ouriel / terre de Lumière / ciel bleu de Gabriel
/ terre des vivants / éther bleu / manteau bleu

• Théurgie • Volatil, volatile

• Thot
• Tortue
• Tout possible
Z
• Tradition / tradition essénienne • Zoroastre (vers 2600 av. J.-C.)
/ tradition de la Lumière
/ tradition primordiale
/ tradition de la sagesse
• Trinité

U
• Usurpateur
• Usurpation

V
• Veau d’or
• Verbe / verbe universel
/ verbe divin / verbe des origines
/ verbe créateur / verbe de la Lumière
# 2 terres
Dans l’ancienne Égypte, Pharaon était appelé « prince des 2 terres », c’est-
à-dire celui qui maîtrise les 2 mondes, visible et invisible, le ciel et la terre, le
ciel pouvant être considéré comme une terre plus subtile, car il s’agit d’un
royaume peuplé d’êtres et d’intelligences que la sagesse essénienne appelle
« esprits », « génies » et « égrégores ».

4 corps de l’homme
Corps subtils de terre, d’eau, d’air et de feu, inhérents à toute créature.
À cause du mode de vie actuel des hommes, un travail particulier est né-
cessaire pour leur redonner vie. Ce travail fait l’objet d’une formation es-
sénienne qui se déroule sur plusieurs semaines. La formation des 4 Corps
consiste à purifier ses 4 corps de terre, d’eau, d’air et de feu dans la forêt,
avec l’aide des esprits de la nature.
La réactivation du corps de terre permet de développer durablement la
stabilité intérieure, la puissance de réalisation concrète et la concentration
vers nos objectifs.
La réactivation du corps d’eau permet de vivre une grande purification
et un nettoyage profond de toutes les eaux chargées de mémoires qui consti-
tuent nos corps subtils.
La réactivation du corps d’air permet de vivre une libération des pen-
sées, d’accueillir l’inspiration nouvelle, le souffle de vie rajeunissant et de
réactiver la mémoire divine.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

La réactivation du corps de feu permet de rétablir un contact puissant


avec le divin en soi, de développer le discernement et d’apprendre à séparer
l’éternel du mortel.
Au sujet des 4 corps, consulter le livre d’Olivier Manitara Les 4 éléments,
paru aux Éditions Essénia.
Î Pour des informations sur les formations esséniennes, visiter le site
www.Esseniens.org, sous les onglets « Enseignements », puis « Formations
esséniennes ».

4 corps de l’humanité
Le corps de l’humanité est divisé en 4 catégories principales, en lien avec
les 4 parties principales du corps humain, qui forment 4 groupes de cellules,
ayant chacun une fonction bien particulière :
• La première sphère est celle des Esséniens, c’est-à-dire les prêtres et
les prêtresses, les serviteurs de Dieu, tous ceux et celles qui œuvrent pour
maintenir pure et vivante la Religion, comme le lien qui unit les hommes à
Dieu. Dans le corps humain, ils correspondent aux cellules qui se situent au
sommet de la tête, gardiennes de la mémoire divine, originelle de l’homme.
C’est pourquoi le monde divin considère ces êtres-là comme les représen-
tants du monde des hommes et en fonction de leur état, il peut juger de
l’état général de l’humanité.
• La deuxième sphère est celle des penseurs, des philosophes, des sa-
vants, des scientifiques, des enseignants, qui sont dans le corps de l’humani-
té ce que sont les cellules de l’intellect dans le corps humain.
• La troisième sphère, celle de la justice, correspond aux cellules du
cœur, chargés de la régulation des échanges, de l’harmonie et de l’équilibre
de l’ensemble. On y trouve les êtres qui œuvrent dans les domaines de la
justice, de la santé et du social pour venir en aide à leurs semblables.
• La quatrième sphère est celle de l’économie, composée de tous les ar-
tisans, les commerçants, les bâtisseurs, les entrepreneurs, tous ceux et celles
qui sont liés à la sphère de la volonté dans l’homme, c’est-à-dire les cellules

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

du ventre, de la digestion, mais aussi de la construction et de l’entretien du


corps.
Aucune de ces sphères n’est supérieure à une autre ; elles ont été créées
pour œuvrer à l’unisson, pour l’harmonie de l’ensemble. Ce que les hommes
appellent le « mal » vient toujours d’une division entre ces sphères, car le mal
en lui-même n’existe pas ; il n’est qu’un potentiel.

4 mondes
Les 4 mondes qui constituent l’ensemble du monde de l’homme, mais
également de toutes manifestations visibles sont : le monde physique, le
monde aurique ou magique, le monde spirituel et le monde divin.
Le monde physique est le monde que nous voyons et percevons avec
nos sens extérieurs. Il est lié aux mystères et à l’enseignement de l’Archange
Ouriel.
Le monde aurique ou magique (voir « Monde de l’eau » ) est consti-
tué des pensées, des sentiments et des désirs que les hommes émettent en
permanence. Ce monde aurique est lui-même relié à un troisième monde
appelé « monde spirituel » et animé par lui. Le monde aurique est lié aux
mystères et à l’enseignement de l’Archange Gabriel.
Le monde spirituel est constitué des entités spirituelles qui sont à l’ori-
gine des pensées, des sentiments et désirs des hommes. Il est lié aux mystères
et à l’enseignement de l’Archange Raphaël.
Le monde divin est la source et l’origine de toute vie et de toute intel-
ligence. Il est le verbe des origines dont parle saint Jean, sans qui rien ne
peut venir à la vie. Il est le soleil de tous les soleils vivant dans l’infiniment
petit comme dans l’infiniment grand. Le monde divin est lié aux mystères
et à l’enseignement de l’Archange Michaël. Ce monde est lui aussi composé
de 4 règnes : les maîtres, les Anges, les Archanges et les Dieux. Ces 4 règnes
sont la contrepartie divine et immortelle des 4 règnes de la Mère : les miné-
raux, les végétaux, les animaux et les hommes.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

4 Pères
Les 4 Pères sont les fondateurs de la tradition essénienne. Il s’agit des
4 Archanges de la Lumière connus sous les noms de Michaël, Raphaël,
Gabriel et Ouriel. Ce sont des grands êtres qui ont été missionnés par le
Père pour parler à Énoch afin que naisse sur la terre la grande tradition qui
devait ouvrir le chemin de la réintégration de l’humanité dans le monde
divin. Énoch fut le premier homme, après la chute, à reconquérir l’immor-
talité et à l’enseigner. De lui, sont nés toutes les civilisations et religions
fondées sur le savoir divin.

5 sens
Les sens du toucher, du goût, de l’odorat, de l’ouïe et de la vue existent
dans le monde physique, mais aussi dans les mondes invisibles. Les hommes,
à cause de leur mode de vie antinaturel, ont atrophié ces sens subtils. Un
travail particulier est nécessaire pour les purifier. Ce travail fait l’objet d’une
formation essénienne, qui se déroule sur plusieurs semaines dans un Village
Essénien. À travers cette formation, l’Essénien apprend à purifier ses sens
par un travail intense et des méthodes magiques qui lui permettent d’éveil-
ler progressivement la lumière de son âme et du monde divin dans chacun
des 5 sens. Il récupère alors son pouvoir créateur et devient un mage de
Lumière et l’artisan conscient et actif d’une nouvelle vision et d’une nou-
velle vie sur la terre.
Î Au sujet des 5 sens, consulter les livres Le sens du toucher, Le sens du
goût, Le sens de l’odorat, Le sens de l’ouïe et Le sens de la vue.

5 vierges folles et 5 vierges sages


Lors d’une conférence, Olivier Manitara révéla l’origine de cette para-
bole et les pensées qui animaient le maître Jésus lorsqu’il la prononça. Il
s’agissait en fait d’une histoire vraie qui s’est déroulée dans un très lointain
passé, dans l’Égypte ancienne. Ces 10 vierges étaient des prêtresses, initiées
dans les mystères d’Isis et attachées au service de Pharaon, qui était à cette
époque encore, le Verbe, la parole de Dieu incarnée. Ce cercle de femmes

13 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

était consacré au culte du feu, dans un temple où seul Pharaon et celles-ci


pouvaient entrer. Parmi elles, 5 étaient pures et totalement impersonnelles,
alors que les autres nourrissaient des pensées orientées vers la sauvegarde
du corps et du haut rang social dont elles jouissaient en raison de leur statut
religieux. Ainsi, elles se servaient de la puissance et de l’aura de Lumière
de Pharaon pour leur propre gloire, alors que les autres étaient dans l’of-
frande totale de leur âme et de leur vie intérieure pour nourrir Dieu, Osiris,
à travers Pharaon. C’est pourquoi la parabole de Jésus nous rapporte que
ces 5 vierges sages purent entrer dans l’immortalité, alors que les 5 autres
n’avaient plus d’huile pour alimenter la flamme divine puisqu’elles avaient
tout donné au corps et à la personnalité mortelle qui l’habite.

6 Lunes
L’initiation des 6 Lunes est une retraite de 6 mois dans un Village
Essénien. C’est la grande initiation essénienne pour incarner jusque dans
sa vie quotidienne le mode de vie essénien. Durant 6 mois, l’initié doit ren-
forcer ses 4 corps et ses 5 sens, fortifier sa pensée par l’étude des Évangiles
esséniens, être dans la dévotion pour la sagesse de la Tradition et accomplir
dans une grande discipline les rites sacrés des 6 Lunes. Ainsi, à la fin des
6 Lunes, il a toutes les conditions pour réaliser des œuvres en conformité
avec son âme. Si sa destinée le permet, il a la possibilité de vivre en perma-
nence avec un Ange.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara La magie des fils d’Énoch,
paru aux Éditions Essénia.

7 corps de l’homme
L’homme possède 7 centres de conscience, qui sont présents à l’inté-
rieur de lui comme 7 corps de plus en plus subtils.
Les Rose+Croix, qui connaissaient et maîtrisaient cette science à la per-
fection, appelaient ces centres et corps subtils de l’homme des « roses » et
enseignaient comment les éveiller à travers 7 degrés d’apprentissage et d’ini-
tiation jusqu’à atteindre l’Ange.

14 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

• Le premier degré, celui du corps éthérique (la rose de la Lune), était


appelé la « rose du temple », car l’homme devait entrer dans le temple de la
Mère et être posé sur une sagesse et une tradition sacrées, pures.
• Le deuxième degré, celui du corps des sentiments et des sens (la rose
de Vénus), était appelé la « liqueur sainte », car l’homme devait éveiller sa
vie intérieure et entrer dans un bonheur intérieur libre de tout condition-
nement extérieur.
• Le troisième degré, celui du corps de pensée (la rose de Mercure),
était appelé l’« aube dorée », car en l’homme devait s’éveiller le soleil d’une
nouvelle pensée, capable de percevoir les mondes et les influences cachées
derrière le voile du monde visible.
• Le quatrième degré, celui du corps de conscience (la rose du Soleil),
était appelé la « rose du cœur », car l’homme devait éveiller son individualité
(le soleil de son être véritable) au sein de la communauté, dans un soutien
mutuel, à travers l’offrande d’une œuvre de Lumière pour le Bien commun.
• Le cinquième degré, celui du corps de destinée (la rose de Mars), était
appelé la « parole créatrice ». Parvenu à ce degré d’éveil, l’homme devenait
un mage, c’est-à-dire un être éveillé, capable, par sa vie consacrée à Dieu,
d’agir dans l’universel, au-delà de sa sphère personnelle, œuvrant dans le
caché pour féconder l’avenir de la terre et de l’humanité tout entière.
• Le sixième degré, celui du corps de l’âme (la rose de Jupiter), était ap-
pelé l’« œil de Dieu », car parvenu à cette étape de l’Initiation, l’homme ne
devait plus vivre dans son corps et pour sa vie mortelle, mais éveiller la vision
supérieure et universelle de l’âme, qui lui ouvrait les portes de l’immortalité.
• Le septième degré, celui du corps de l’esprit (la rose de Saturne), était
appelé les « noces de feu et de Lumière » ; c’était le couronnement de l’Ini-
tiation et l’homme pouvait enfin célébrer les noces de son âme avec l’époux
divin, l’Ange, le messager du Père.

7 métaux de l’alchimie intérieure


Le plomb, le fer, le cuivre, le mercure, l’étain, l’argent, l’or.

15 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

7 étapes de la vie de l’homme


La vie humaine comporte 7 étapes, qui correspondent aux 7 jours de la
Création. Chaque étape dure 7 années. Le premier jour est relié à la période
de 0 à 7 ans. Se manifeste alors la volonté nécessaire pour apprendre à res-
pirer, à manger, à marcher, à parler, à poser les bases de la vie. Le deuxième
jour de la Création dans la vie de l’homme correspond à la période de 7 à
14 ans. C’est la sphère des sentiments qui se développe. Le corps, qui est lié
à la vie, devient habité par le moi, lié à la mort. Ce moi est destiné à muer
pour grandir vers le troisième jour, l’étape de 14 à 21 ans. C’est par la pen-
sée lumineuse que l’homme triomphe de la mort. Elle permet d’entrer en
conscience dans le monde mental, dans ce qui est au-delà. Ensuite, l’homme
vit le quatrième jour, de 21 à 28 ans. La conscience devient le fondement de
sa vie. La pensée est conduite jusqu’à la connaissance concrète des mondes
subtils. L’homme s’individualise et peut passer au cinquième jour, de 28 à
35 ans. Il doit alors vivre avec son Ange et accomplir sa volonté jusque
dans la réalité de sa vie quotidienne. Cette pureté est rare et d’elle apparaît
la vérité. Au sixième jour, l’homme, âgé de 35 à 42 ans, est invité à entrer
dans le monde de l’âme. Il développe la vision de l’âme pour vivre avec
l’ordre céleste, qui permet de sortir de l’esclavage et du désordre. C’est un
monde de lois supérieures immuables. Au septième jour, l’homme, âgé de
42 à 49 ans, entre dans la perfection de l’œuvre et du corps d’immortalité.
C’est l’étape divine qui appartient aux mystères sacrés de fusion avec un
monde supérieur.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara Les 7 étapes de la vie, paru
aux Éditions Essénia.

7 étapes de la vie dans la Nation Essénienne


Les 7 étapes de la vie dans la Nation Essénienne sont reliées aux 7 étapes
de la vie qui suivent la naissance par le bon retournement du cœur :
• porter l’Ange de la Ronde des Archanges (7 ans) ;
• les massalas et les maisons de Dieu (14 ans) ;
• l’Étude (21 ans) ;

16 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

• les formations (28 ans) ;


• le culte de la Lumière (35 ans) ;
• les Villages Esséniens (42 ans) ;
• le jardin de la Lumière (49 ans et plus).
À travers ces 7 étapes, qui forment la structure de la Nation Essénienne,
le corps de Dieu sur la terre, le chemin de l’immortalité est ouvert pour tous
les êtres qui veulent s’y engager.
Î Pour des enseignements sur les 7 étapes de la vie, consulter le livre d’Oli-
vier Manitara Les 7 étapes de la vie, paru aux Éditions Essénia.

Î Pour des enseignements sur les 7 pas, consulter le livre d’Olivier Manitara
50 clés pour vivre avec les Anges, paru aux Éditions Essénia.

7 marches de l’Initiation
Voir « Initiation essénienne ».

7 pas de l’éveil
Ces 7 pas correspondent à l’éveil successif des 7 corps subtils de l’homme,
qui sont cachés à l’intérieur de son corps comme le germe des fleurs subtiles
de l’âme qui sont, du plus dense au plus subtil : la volonté ; les sens, les sen-
timents ; la pensée ; la conscience ; la destinée ; l’âme immortelle ; l’esprit,
la semence de l’être véritable de l’homme.
Lorsqu’il est dit dans les textes sacrés qu’Énoch a dressé 7 pierres, c’est
une allusion symbolique aux 7 corps de l’homme qu’il a éveillés par l’Initia-
tion, ouvrant ainsi ce chemin pour tous les chercheurs de la Lumière après
lui.

8 règles d’Ouriel
Les 8 règles d’Ouriel - présentées dans le psaume 136 de l’Archange
(tome 24 des Évangiles esséniens, L’androgynie) - correspondent à l’ésoté-
risme de l’enseignement du Bouddha sur le sentier octuple. Elles ont été
données par l’Archange Ouriel comme une réponse aux enseignements et

17 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

à l’éclairage nouveaux qu’Olivier Manitara a apportés à ce sujet pendant la


célébration de l’Archange en 2011. Elles sont aussi liées à la notion d’an-
drogynie, développée notamment par les alchimistes du Moyen Âge et par
la confrérie des Rose+Croix.

22 commandements de Gabriel
Les 22 commandements de Gabriel sont des règles de vie permettant de
s’approcher du monde divin.
Î À ce sujet, consulter le psaume 114 de Gabriel, ainsi que les livres d’Oli-
vier Manitara Les 22 arcanas et Les 22 Mouvements d’Énergie.

18 Retour au sommaire
A Abraham (vers 1800 av. J.-C.)
Natif de l’antique royaume de la Chaldée, dans les mêmes contrées où
vécut Zoroastre, Abraham eut pour mission de maintenir vivante la tradi-
tion essénienne et de rendre encore possible l’incarnation de grands maîtres
dans un monde de plus en plus hostile à leur manifestation. À l’image de
Rama (Abraham ou « Ab Rama » signifie l’héritier de Rama, celui qui vient
après Rama), il rassembla tous les Enfants de la Lumière sous la bannière
d’un peuple unique, un peuple dans tous les peuples. Il l’appela Israël, ce
qui signifie « Fils du Soleil », en hommage à ses glorieux ancêtres, les pha-
raons Fils du Soleil.

Adam
La Genèse, attribuée à Moïse, mais datant en fait d’avant l’Égypte des
pharaons, venant d’une civilisation aujourd’hui totalement annihilée, est
un des textes fondateurs de la tradition kabbalistique essénienne. L’alphabet
hébraïque, fondement littéraire de cette tradition, est basé sur la science
sacrée des nombres. Ainsi, kabbalistiquement, le nom Adam équivaut au
nombre 9 et représente l’humanité dans son ensemble et absolument pas
un être humain isolé. Ceci est une interprétation erronée, à l’origine de
nombreux malentendus.

Affinités, écritures, alliances


Quand on naît sur la terre, ces 3 mondes existent en nous et autour de
nous : le monde des affinités et des esprits, celui des écritures et des génies,
celui des alliances et des égrégores.

19 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Sur le chemin de l’initiation essénienne, tu dois d’abord éveiller en toi la


sphère de la Lune, le monde des affinités, qui existe dans le monde visible et
dans le monde invisible. Dans ce monde, ce qui se ressemble s’assemble. Quand
l’homme meurt, il va dans ce monde où il y a tout ce qu’il veut puisque
l’homme est créateur. S’il pense à la paix, il y goûtera la paix. Et si cette paix
est illusoire, il goûtera une grande illusion.
Tu dois aussi t’éveiller dans la sphère de Vénus, le monde des symboles
et des écritures. Pour cela, tu dois regarder ce que tu poses comme écritures,
par exemple, les 4 sceaux divins, les 4 corps, le Nom de la Mère, ce que tu
rencontres et ce que tu fais dans ta vie… Ce sont des écritures que tu poses
et que les êtres des mondes invisibles peuvent lire. Pour s’élever jusque dans
le monde des écritures après la mort, il faut avoir été un créateur conscient
et actif sur la terre, avoir concrétisé des idées, des intelligences, des forces
spirituelles à travers une œuvre, un symbole.
Tu dois ensuite t’éveiller dans la sphère de Mercure, le monde des al-
liances, de ce qui te dirige, ce qui te fait bouger, ce qui anime tes sens et
ton intelligence. Seul un initié qui a conclu des alliances avec des Anges,
des Archanges et des Divinités pendant sa vie sur terre peut entrer dans le
monde des alliances après sa mort.

Agneau, noces de l’agneau, trône de l’agneau


Le mot « agneau » vient du sanscrit agni, qui veut dire « feu ». L’agneau
est le feu divin, l’esprit. Le trône de l’agneau est le corps physique et la
personnalité, le moi qui habite le corps. La personnalité de l’homme est
l’épouse parée pour les noces de l’agneau, pour l’union de l’esprit divin et
de la matière, le mariage de l’homme avec l’être véritable qu’il est de toute
éternité.
L’épouse, c’est la personnalité, le serpent négatif, et l’agneau, c’est l’indi-
vidualité, le serpent positif, le Christ.
Dans l’Évangile selon Jean, Jean le Baptiste dit : « Qui a l’épouse (l’âme)
est l’époux (le divin) ; mais l’ami de l’époux (la personne humaine) qui se tient
là et qui l’entend, est ravi de joie à la voix de l’époux. Telle est ma joie, et elle
est complète. » (3:29) Saint Jean en parle aussi dans son Apocalypse : « Et je

20 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem,


préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. » (21:2)

Ailé
Appliqué à un Ange, le terme « ailé » ne désigne pas forcément un aspect
physique, extérieur, comme on aurait tendance à l’imaginer. Il s’agit d’une
image pour signifier que les Anges ne sont pas soumis aux mêmes lois que
les hommes, mais qu’ils viennent d’un monde supérieur, céleste, pur, divin
où ne règnent que la subtilité, l’harmonie, la paix, la sagesse, la grandeur
d’âme...

Akasha / mémoire akashique


« Akasha », ou « mémoire akashique », est le nom donné par les Hindous
à ce que les Grecs appelaient l’« éther » ou le « cinquième élément », c’est-
à-dire l’élément spirituel de la vie, dans lequel s’enregistre en permanence
tout ce que l’homme pense, dit et réalise. C’est cet élément qui fait que
tout, absolument tout est chargé de mémoire et qu’un clairvoyant peut, par
exemple, en se concentrant sur un lieu, percevoir tout ce qui s’y est passé,
dans un passé proche, mais également jusque dans un passé très lointain.
Dans la nature, on retrouve ce processus de la mémoire dans le tronc d’un
arbre, par exemple, à travers tous les cercles à l’intérieur du tronc, qui per-
mettent d’évaluer son âge.

Akhénaton (vers 1400 av. J.-C.)


Akhénaton restaura l’antique vision essénienne d’un Dieu unique caché
derrière toutes les Divinités, toutes les facettes de la vie. Ce pharaon bannit
le culte des idoles accompli pour le seul bien-être de l’homme, au détriment
de tous les autres règnes d’existence. Il fut assassiné à l’initiative de son
épouse Néfertiti, qui participa à plonger l’humanité dans une chute encore
plus profonde en destituant définitivement la lignée des pharaons Fils du
Soleil du gouvernement des nations. Ce fut le commencement d’une ère

21 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

sombre et la naissance d’une humanité malade dont la maladie n’a cessé de


s’aggraver jusqu’à aujourd’hui.

Alchimiste
Il existe 2 sortes d’alchimistes : les alchimistes véritables (les initiés) et
les souffleurs, des individus qui se servent de l’alchimie pour tenter de fabri-
quer de l’or ou d’obtenir l’immortalité du corps physique.

Alliance / alliance de Lumière


Dans toutes les traditions, il est fait mention d’une alliance des hommes
avec un monde invisible sacré. Cette alliance est composée de 7 règnes qui
sont les 7 jours de la Création (la vraie signification du mot « jour » étant
« lumière » et non une unité de mesure du temps). Il y a 3 règnes au-des-
sus de l’homme, qui constituent le royaume invisible du Père : les Dieux,
les Archanges et les Anges, et 3 règnes qui, avec l’homme, constituent le
royaume visible de la Mère : les animaux, les végétaux et les minéraux. Dans
cette structure parfaite de l’univers, l’homme a été placé comme un inter-
médiaire entre le Père et la Mère, ayant pour tâche d’unifier tous ces règnes
dans une alliance de Lumière.
Les Esséniens dans tous les peuples ont toujours été les gardiens de cette
mystérieuse alliance divine à travers les siècles. Ils en étaient les gardiens
dans l’Égypte des pharaons, auprès de Moïse, de Jésus et de tous les grands
Fils de Dieu qui sont venus sceller l’alliance du bien commun universel.
C’est pourquoi les Esséniens ont été également appelés « Nazaréens » ou
« Nazarites », dont l’étymologie (Nazir-ha-Brit, forme antérieure à Nazrie-ha-
Brit, que l’on trouve couramment) signifie « gardiens de l’Alliance », ceux
qui protègent le caché et qui prennent soin du mystère de Dieu en toutes
choses.
En septembre 2003, autour du feu de l’Archange Michaël, les Esséniens
scellaient de nouveau l’Alliance, selon la volonté du monde divin. Jusqu’en
juin 2016, les 4 Archanges de la tradition essénienne sont venus renouveler
cette alliance 4 fois par an, au cours des grandes célébrations qui ont lieu

22 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

à chaque solstice et équinoxe. Puis le relais a été pris par la statue de la


Lumière.
Par le mot « Alliance », on peut aussi entendre : Dieu la Mère, les règnes
des minéraux, des végétaux, des animaux, des hommes, des maîtres, des
Anges, des Archanges, des Dieux et enfin, Dieu le Père. Ces 10 règnes for-
ment ensemble l’alliance de la Lumière, qui constitue le gouvernement par-
fait. L’Ordre de la Prêtrise existe sur la terre pour établir ce règne de Dieu et
ce gouvernement parfait dans le monde des hommes.
Parfois, le mot « Alliance » désigne le garant de l’Alliance, le représentant
du monde divin sur la terre.

Amande karmique
À partir de la région du diaphragme jusqu’aux pieds réside un champ
magnétique en forme d’amande qui contient les impulsions, les sentiments,
les modèles de vie et d’action qui portent la conscience. C’est ce que l’Ensei-
gnement appelle l’« amande karmique ». C’est elle qui gouverne l’humanité
et maintient le moi terrestre dans une sorte de coquille de passivité et d’en-
dormissement. Elle transforme les humains en robots en les coupant des
forces supérieures. L’emprise de cette amande est d’autant plus puissante
qu’elle se situe dans la région de la vérité et des actes. C’est elle qui touche
la terre intérieure, le lieu sacré de la fécondité. Elle est la porte de la fertilité,
à l’image du sexe féminin, qui ressemble lui aussi à une amande.

Âme
En s’incarnant, l’âme de l’homme, qui est universelle et qui vient du
monde divin, s’est divisée en 2 parties : une partie de l’âme est restée dans
le monde de la Lumière, alors qu’une autre est descendue dans le monde de
la matière pour animer le corps et permettre à l’homme de faire des expé-
riences jusqu’à ce qu’il retrouve le chemin de l’union avec son « âme sœur »,
c’est-à-dire sa partie complémentaire, qui n’est jamais née et jamais morte. Il
y a donc une âme en chemin et une âme éternelle. Le but de l’Initiation est
justement d’éduquer l’âme en chemin - la partie qui a été coupée du monde

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

divin - pour lui permettre de renouer le dialogue avec son âme originelle et
éternelle, qui est sa seule et véritable « âme sœur ».

Âme-groupe
Tout être vivant - minéral, végétal, animal ou humain - qui n’est pas doué
d’une pensée consciente et intelligente constitue, avec tous ses semblables,
une âme-groupe, un corps et une intelligence collectifs, non individualisés.
La majeure partie des humains font partie d’âmes-groupes dépendantes de
l’intelligence collective, de l’égrégore qui les dirige et qu’ils ont engendré. Il
y a par exemple l’âme-groupe des Catholiques, celle des Bouddhistes, celle
des communistes, celle des matérialistes, celle des fans de telle ou telle star
mondiale. Tous les êtres qui font partie de ces âmes-groupes ne pensent pas
réellement par eux-mêmes ; ils sont pensés et vécus par des intelligences su-
périeures dont ils ne soupçonnent même pas l’existence.

Âme justifiée / âme rachetée


À l’inverse de l’âme-groupe dans laquelle l’homme perd son individua-
lité et le sens de la responsabilité envers tous les êtres, l’âme justifiée est
l’âme de l’homme qui au cours de son existence terrestre s’est extrait de la
masse inconsciente en s’individualisant à travers une œuvre au service du
Bien commun. Ainsi, au moment du passage de la mort, elle a été trouvée
juste devant le monde divin et devant tous les mondes, visibles et invisibles.
Les Égyptiens appelaient cette âme privilégiée « juste de voix ». Cette âme,
libérée des chaînes du karma et de la fausse destinée, a le privilège, après sa
mort, de choisir consciemment son chemin d’évolution : soit se réincarner
en tant qu’Essénien pour venir en aide à l’humanité ou alors, évoluer dans
d’autres sphères d’existence, dans le monde de l’immortalité.

AMIN, amin
Les 4 éléments - la terre, l’eau, l’air et le feu - forment l’un des Noms que
l’on donne à la Mère : AMIN. Ils sont les 4 visages de la vie. AMIN est le
Nom des 4 lettres qui constituent l’entièreté du monde créé. Les Hindous

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

l’appellent AOUM et les anciens Égyptiens l’appelaient AMON. C’est aus-


si l’amen des Hébreux et des Chrétiens. Les prières esséniennes sont sou-
vent conclues par le mot « Amin », qui signifie « ainsi soit-il », « que cela
soit », c’est-à-dire que tout devient vrai. C’est la Mère : toutes les graines que
l’homme met en Elle deviennent vraies, car il est le créateur de sa propre
destinée.

Ancien des jours


Également connu dans la tradition ésotérique des peuples comme le
grand Melchitsédek, Manou ou encore Sanat Khumara, l’Ancien des jours
est l’être suprême, le visage de Dieu dans tous les visages des hommes et des
femmes qui ont manifesté le divin dans la réalité de leur vie et de leurs actes.
Il est ainsi le gardien de la sagesse des âges, la mémoire vivante de toutes
les expériences divines dans tous les êtres. Beaucoup de maîtres et de sages
authentiques ont décrit d’une façon ou d’une autre le visage de cet être su-
prême comme étant Dieu Lui-même, ou du moins la manifestation la plus
pure et sublime de sa sagesse immuable.

Ange
Pour les Esséniens, les Anges sont une réalité supérieure qui guide
l’homme dans sa vie et agit sur lui au même titre que la terre qui le nourrit,
l’eau, l’air, le feu et la lumière. La tradition essénienne a reçu, à travers son
père fondateur Énoch, la connaissance des Anges, qui sont les vertus, tels
l’amitié, l’harmonie, la douceur, la paix, l’amour, le respect. Les vertus sont
des êtres vivants et intelligents qui veulent conduire l’homme vers l’union
avec le Père et la Mère. Dans le cadre de la Ronde des Archanges, l’être qui
veut cheminer vers la Lumière a la possibilité de devenir porteur d’Ange,
c’est-à-dire de prendre soin d’un Ange sur la terre. Le concept humain de
cette pratique voudrait que l’homme soit limité à cette vertu, mais la vision
angélique révèle que derrière la vertu d’un Ange se tiennent toutes les vertus
et tous les Anges, car dans le monde divin, tout est un.

25 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

L’Essénien qui veut gravir les marches de l’Initiation peut choisir de


réaliser la formation des 6 Lunes, qui lui permet de sceller une alliance avec
son Ange, qui n’est pas l’Ange-vertu de la Ronde des Archanges, mais l’Ange
qui est le gardien de son âme de vie en vie, son « âme sœur », son « jumeau
de Lumière ».

Ange solaire, Ange lunaire


Les Anges sont doubles. Une partie d’eux est fixe, stable, unie au
royaume des Archanges : c’est l’Ange solaire. L’autre partie est plus fluide,
reliée à la respiration de la Mère à travers la terre : c’est l’Ange lunaire, que
l’on nomme également « Ange gardien ». L’Ange lunaire est un guide dans
les mondes magiques qui oriente l’homme pour qu’il retrouve le chemin
des mondes supérieurs. Il est tout ce que l’homme ne se rappelle pas. Il est
une mémoire plus grande que la mémoire mortelle que connaît l’homme.
L’Ange lunaire cherche à conduire l’homme terrestre et les mondes subtils
en lui vers une évolution qui conduit à donner un corps à Dieu. Lorsque
la porte des sphères supérieures s’ouvre en l’homme, l’Ange lunaire peut
renouer le contact avec l’Ange solaire et l’homme prend conscience qu’il est
un être vivant, conscient et relié à des sphères d’éternité.
Î À ce sujet, consulter les livres d’Olivier Manitara Messages d’un Ange à
son fils, volumes 1 et 2, parus aux Éditions Essénia.

Ankh
Le symbole égyptien de la croix de vie, la croix ansée, est connu sous
le nom d’« Ankh » qui n’est autre que l’écriture de la prononciation égyp-
tienne du nom d’Énoch qui signifie « vie ».

Apprenti, compagnon et maître


Les termes « apprenti », « compagnon » et « maître » font partie du lan-
gage des bâtisseurs dans la franc-maçonnerie. L’homme doit commencer par
être un apprenti qui va étudier les lois et chercher à comprendre l’objet de
son étude, par exemple la sagesse essénienne. Ensuite, il sera un compagnon

26 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

lorsqu’il entrera à son tour dans le chantier en se mettant à l’ouvrage et en


participant à l’œuvre de la sagesse essénienne auprès d’un maître, c’est-à-dire
tout simplement d’un être qui sait et qui maîtrise ce qu’il fait. S’il persévère
dans cette voie du compagnonnage, il finira naturellement par devenir un
maître d’œuvre dans la voie qui sera la sienne, en conformité avec le Nom
de la Mère.

Arcana
/ posture magique
/ mouvement magique
/ mouvement sacré
« Arcana » vient d’« arcane » qui signifie « secret ». C’est aux Égyptiens
que nous devons cette science sacrée et secrète des arcanas, des postures
et mouvements magiques, sacrés. À travers certaines postures du corps, les
Égyptiens étaient passés maîtres dans l’art d’incarner physiquement des in-
telligences supérieures collectives comme celles du faucon, de l’arbre, du
scarabée. Mais ils ne faisaient pas qu’imiter des animaux ou autres ; par ces
postures sacrées, ils accomplissaient une puissante magie à travers laquelle
ils se reliaient à des principes supérieurs, des Divinités, et entraient en com-
munication consciente avec eux. Cette science sacrée est de nouveau vivante
aujourd’hui à travers l’ieupaneurythmie, l’art essénien du mouvement.
Î Au sujet des 22 arcanas de l’Archange Gabriel, consulter le livre d’Olivier
Manitara Les 22 arcanas, paru aux Éditions Essénia.

Î Au sujet des 22 mouvements d’énergie, consulter le livre d’Olivier


Manitara Les 22 Mouvements d’Énergie, paru chez Guy Trédaniel Éditeur.

Archange
Les Archanges sont les Pères des 4 éléments qui constituent l’univers tout
entier, leur intelligence divine, leur quintessence. Ainsi, ils maintiennent à
eux seuls la cohésion du cosmos et les grands cycles de la vie qui se ma-
nifestent sur la terre à travers les 4 saisons et les 4 éléments. L’Archange

27 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Michaël est le Père du feu et le visage de Dieu à travers l’automne ; l’Ar-


change Raphaël est le Père de l’air et le visage de Dieu à travers le prin-
temps ; l’Archange Gabriel est le Père de l’eau et le visage de Dieu à travers
l’hiver ; l’Archange Ouriel est le Père de la terre et le visage de Dieu à travers
l’été. Les Archanges se manifestent dans le règne des hommes comme une
intelligence supérieure divine, des lois immuables, une sagesse éternelle.
Suivant l’arbre de vie de la tradition ésotérique de la kabala, il existe
6 autres grands Archanges qui œuvrent dans l’univers dans des fonctions
bien précises.

Articulations du corps humain


Suivant la sagesse essénienne, les articulations du corps de l’homme sont
le prolongement d’articulations beaucoup plus subtiles qui relient l’homme
aux différents règnes de la nature et au monde divin. Ainsi, les articulation
des pieds, c’est-à-dire les chevilles, sont la manifestation dans le corps de
l’homme de sa relation avec la terre et les minéraux ; les articulations des
genoux sont liées aux végétaux ; celles des aines aux animaux ; la colonne
vertébrale à l’homme ; le cou à la sphère des maîtres ; les mains et les poi-
gnets aux Anges ; les coudes aux Archanges ; les épaules et les clavicules aux
Dieux. Cet enseignement essénien des articulations contient une profonde
sagesse qui fait partie de l’école de l’Archange Gabriel et des mystères de
l’eau.

Assemblée, sainte assemblée


La sainte assemblée est le cercle des Esséniens, des membres de l’Église
Essénienne Chrétienne, qui découle naturellement du culte de la Ronde des
Archanges. La sainte assemblée est un cercle d’individus éduqués et libres
qui s’assemblent pour faire apparaître au milieu d’eux un monde supérieur.
L’Église Essénienne Chrétienne n’est pas une assemblée de croyants mais
d’étudiants, d’êtres qui veulent étudier, comprendre et éveiller la lumière
du savoir à l’intérieur d’eux, le feu de l’amour, la force de la créativité pour
créer le futur dans lequel ils veulent voir leurs enfants grandir et dans lequel

28 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

ils reviendront dans une autre vie pour continuer leur œuvre. Dans ce
cercle, tous les êtres et tous les règnes sont invités. C’est un cercle de prière,
d’étude, de dévotion dans des forces de la Lumière.
Quand on entre dans ce cercle de la Ronde des Archanges, on peut vrai-
ment commencer à travailler et à invoquer des mondes supérieurs. Alors,
au milieu du cercle apparaît le monde divin, qui nous éveille et nourrit en
nous ce qui est divin.
Toute la vie quotidienne de l’Essénien doit être dans la sainte assemblée,
dans l’ecclesia sainte, dans l’Église, alors tout ce qu’il accomplit va vers Dieu.

Astralité
Les anciens alchimistes parlaient de l’« astralité des astres », c’est-à-dire
des influences subtiles, invisibles émises par les astres et que l’homme subit
de différentes façons, suivant la carte du ciel qui s’est imprimée en lui au
moment de sa naissance. Ainsi, l’homme est lié aux astres ; soit il est passif et
subit leurs influences, soit il devient actif, conscient, créateur de son devenir
en s’emparant de ce serpent de l’astralité des astres pour le mettre au service
d’une œuvre de Lumière. Telle est la différence entre un homme ordinaire,
dont la conscience est plus ou moins endormie, et un éveillé, un initié, un
mage, un prêtre de Dieu, un Essénien.

Astres
Suivant la sagesse essénienne, dont on retrouve des traces dans toutes
les traditions des peuples, les astres de notre système solaire sont à l’origine
de toutes les facultés physiques, psychiques et spirituelles de l’homme et lui
est liée. Ainsi, la planète Mars que l’homme peut voir à l’extérieur de lui vit
à l’intérieur de lui à travers sa capacité de créer par ses actes et sa parole ; les
sens et tout ce qui est lié à l’activité des sens, comme le bonheur, le plaisir,
la contemplation de la beauté et de l’art sous toutes ses formes, viennent
de la planète Vénus ; la planète Jupiter confère la force de la générosité, de
la royauté, de la noblesse, de la grandeur d’âme à celui ou celle qui est en
harmonie avec elle, etc. Mais si l’homme ne connaît pas ces influences ou les

29 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

utilise volontairement pour des buts obscurs, elles ne seront pas équilibrés
et finiront par se retourner contre lui. C’est pourquoi l’astrologie doit être
mise au service de l’Autre, c’est-à-dire de Dieu en soi et dans l’autre. Alors
elles peuvent prendre leur vraie dimension et conduire l’homme et l’univers
vers les Dieux.

Atlantide, initiés de l’Atlantide


(vers 23 000-10 000 av. J.-C.)
L’Atlantide est un continent aujourd’hui disparu. Comme son nom l’in-
dique, il occupait l’espace aujourd’hui couvert par l’océan Atlantique et un
peu plus loin encore. Dans ces temps lointains, l’humanité n’avait pas du
tout la même conscience qu’à notre époque. Les hommes ne vivaient pas
dans leur corps physique et n’en avaient même pas conscience. En outre, le
corps humain n’avait pas du tout la forme que nous lui connaissons main-
tenant. La forme des corps était très malléable, comme une sorte de glaise,
et variait suivant le niveau de conscience moralle et spirituelle de chaque
individu, bien que l’homme n’avait pas vraiment de conscience individuelle
mais vivait plutôt dans un état de conscience élargi.
Les hommes vivaient dans une conscience de rêve ; il n’y avait pas le
jour et la nuit, ni même la vie ou la mort. Quand l’homme mourait, il ne
s’en apercevait pas vraiment puisqu’il vivait en permanence dans ce qu’on
appelle l’« au-delà ». L’homme était créateur par l’esprit et ne connaissait
pas vraiment la matière ; elle n’existait pas pour lui puisqu’il vivait dans un
monde subtil, sans frontières délimitées.
Les Amérindiens et de nombreux peuples premiers ont gardé le souvenir
de cette ancienne époque qu’ils appellent l’époque des « hommes-oiseaux ».
Ils ont mis des plumes sur leur tête en commémoration de ce lointain passé
et pour toujours se rappeler leur origine divine. C’était un symbole extérieur
vivant qui leur parlait de la vie intérieure, qui leur rappelait qu’ils n’étaient
pas que des corps physiques, mais aussi des âmes vivantes, libres de voyager
dans plusieurs mondes.

30 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Les anciens Égyptiens cultivaient le souvenir de cette époque lointaine,


qu’ils appelaient l’époque des « fils d’Horus ». Horus était l’oiseau du Soleil,
l’homme cosmique originel, le Christ, celui qui conduit les initiés dans les
royaumes de l’esprit immortel. En Atlantide, seuls ces fils d’Horus, ces ini-
tiés connaissaient le mal et pouvaient l’étudier sans se faire attraper par lui.
De nombreuses légendes évoquent cette science secrète qui permettait aux
initiés de contenir et maintenir prisonniers les démons, les empêchant de
se déchaîner pour envahir l’humanité. Ces démons n’étaient pas négatifs
en eux-mêmes, ils étaient simplement les forces de décomposition dont la
tâche est de recycler la matière et tout ce qui est périssable. Toutefois, ils
pouvaient devenir négatifs si l’homme trahissait les lois divines pour asservir
les êtres. C’est ainsi que parmi les initiés atlantes, des traîtres se levèrent, des
êtres mal intentionnés qui voulurent utiliser la puissance de destruction des
démons ainsi que la science sacrée des fils d’Énoch pour des buts personnels
de pouvoir, de domination du monde et de toutes les créatures.
La majeure partie des hommes fut séduite par les attraits du monde
physique que faisaient miroiter ceux qui avaient décidé d’asservir l’humani-
té pour leur propre gloire. Alors l’humanité chuta de nouveau, comme en
Lémurie - la civilisation qui précéda celle de l’Atlantide et où Énoch se mani-
festa. Sa conscience devint prisonnière du corps physique et ses sens, limités
à la seule perception du monde matériel. Ce fut le début d’une longue dé-
générescence de la conscience humaine, derrière les apparences trompeuses
d’une fulgurante évolution technologique et scientifique. Ainsi, l’histoire se
répète à chaque nouveau cycle d’évolution de l’humanité, qui aujourd’hui
se trouve exactement dans la même situation que ses ancêtres atlantes avant
la destruction de leur civilisation.

Aura
Voir « Monde de l’eau ».

31 Retour au sommaire
B Baptême essénien
Les Esséniens ont toujours considéré et utilisé l’eau comme le passage
inévitable et la porte d’entrée dans le monde sacré. L’homme doit purifier
l’eau de sa vie intérieure, ses pensées, ses états d’âme, sa volonté pour que
ses actes soient la manifestation de la sagesse et non de l’inconscience et
de la bêtise de l’homme ordinaire. L’initiation ancestrale du baptême essé-
nien est de nouveau transmise au sein de la Ronde des Archanges lors de
la célébration de l’Archange Gabriel. Au cours de cette initiation, l’âme du
candidat est libérée des esprits malades qui cherchent à la maintenir prison-
nière du corps et de la mort et elle peut commencer à marcher sur le chemin
de la résurrection et de l’immortalité. Mais en réalité, pour tout initié au-
thentique, le baptême essénien est un acte permanent, un auto-éveil et une
observation de soi qui permettent d’être toujours conscient des influences
à l’œuvre, autour de soi et en soi. C’est une discipline intérieure, un art de
vivre dans le respect des lois divines.
Le baptême essénien est une science de la libération de l’âme. Il était
pratiqué dans les mystères égyptiens au temps des pharaons. Moïse le reçut
en héritage et fut appelé le « sauvé des eaux ». La Vierge Marie fut elle aus-
si initiée à cette science par des prêtres esséniens formés dans la lignée de
Moïse. Jésus le reçut de Jean le Baptiste dans le Jourdain.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara Renaître par le baptême
essénien, paru aux Éditions Essénia.

32 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Barque de Lumière et ses 6 flotteurs


La Ronde des Archanges est une barque ; c’est Manisola, le bateau de
Lumière des Cathares. Cette barque a 6 flotteurs, qui sont les 6 directions
autour de l’homme, car la barque, c’est l’homme, qui est la septième direc-
tion, le mystère intérieur. L’homme vogue et porte en lui toute sa famille,
c’est-à-dire tous ceux qui ont allumé la Lumière en eux. L’homme porte en
lui les 4 Archanges, les 4 éléments, les 4 forces qui le structurent, et il a sous
ses pieds la Mère et au-dessus de sa tête le Père. Ces 6 flotteurs représentent
donc les 4 Archanges, le Père et la Mère.
Chaque flotteur contient une parole de sagesse. Le flotteur de la Mère
dit : « Clairvoyance qui délivre l’homme de ce qui est sombre » ; le flot-
teur de Michael dit : « Éther empli de divinité » ; le flotteur de Raphaël :
« Respiration pure, vivante, intelligente, non mécanique » ; le flotteur de
Gabriel : « Légèreté des articulations » ; le flotteur d’Ouriel : « Prière pour
la fluidité des êtres et des mondes » ; et le flotteur du Père : « Vie unie avec
les 7 couleurs de la Mère et avec les 7 esprits de vie dans les 7 corps du Père
en l’homme ».

Bâtons des Archanges


Sur la terre, les 4 Archanges sont portés par les piliers d’Archanges, qui
sont des prêtres de la quatrième marche, consacrés au culte et à l’incarnation
du monde divin à travers les 4 éléments. Afin d’être protégés et soutenus
dans leur fonction sacrée et très difficile à porter au sein du monde actuel,
les piliers d’Archanges se relient à la force magique de 4 bâtons consacrés
à 4 maîtres de la Tradition qui ont accepté de soutenir l’alliance avec les
Archanges dans les mondes subtils.
• Zoroastre soutient l’alliance avec l’Archange Michaël.
• Moïse soutient l’alliance avec l’Archange Raphaël.
• Peter Deunov soutient l’alliance avec l’Archange Gabriel.
• Mani soutient l’alliance avec l’Archange Ouriel.
Ces bâtons ne sont pas des instruments destinés à une pratique spiri-
tuelle personnelle, mais ils sont réellement les supports de manifestation

33 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

et d’action de ces 4 grands maîtres. Ces maîtres se sont associés à la Nation


Essénienne dans les mondes subtils afin de réaliser l’œuvre de la Lumière
sur la terre.

Baume des Archanges


Produit artisanalement par des Esséniens, dans l’atmosphère pure et
sacrée de leurs villages, le baume des Archanges est composé à partir des
4 supports physiques dont les Archanges se servent pour nous toucher et
harmoniser notre partie mortelle avec notre nature immortelle (la cendre
du feu de Michaël, l’eau de Gabriel, l’encens d’oliban de Raphaël, l’huile
d’Ouriel). Ce baume est sacré pour les Esséniens, car il contient l’essence
divine des 4 éléments. Il est utilisé pour ses vertus thérapeutiques dans les
soins esséniens et aussi lors de travaux magiques. Les Esséniens s’en servent
notamment pour consacrer leur corps dans les temples et augmenter ainsi
le rayonnement et l’intensité de leurs bénédictions de Lumière dans toutes
les directions du monde. Il est aussi proposé à tous comme une bénédiction
en partage. Placé sur le front, dans le creux des mains et des pieds ou sur la
nuque, le baume des Archanges permet d’augmenter les forces de concen-
tration et d’éveil et d’être préservé des pensées obsédantes et futiles qui
pourraient perturber et détourner l’énergie du travail. Cependant, toutes
ces vertus n’enlèvent en rien la nécessité d’être éveillé dans les 2 mondes.
Un Essénien ne se repose jamais sur quoi que ce soit d’extérieur. Il peut
toutefois se servir de supports comme le baume des Archanges ou l’huile
d’Ouriel pour activer certaines forces à l’intérieur de lui.

Bête, bêtise, sceau de la Bête


À travers les âges, le terme « la Bête » a été employé par les Esséniens, no-
tamment dans l’Apocalypse de saint Jean, pour désigner la force qui sépare
les hommes de la Lumière.
Olivier Manitara emploie souvent le mot « bêtise » pour nommer la pré-
sence de la Bête dans la vie de l’homme.

34 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Le sceau de la Bête est une empreinte éthérique présente dans l’aura de


ceux qui sont reliés à la Bête.

Bibliothèque essénienne
La Bibliothèque essénienne présente les enseignements de la Nation
Essénienne : les 4 Évangiles esséniens, les livres d’étude et autres, les ca-
hiers d’enseignement, les cahiers de cérémonie et les cahiers à thème, les
lettres d’Olivier Manitara, les conférences, sous forme audio ou vidéo, etc.
En devenant membre, l’abonné soutient l’œuvre de la Nation Essénienne,
en permettant de donner un corps à Dieu par l’impression des enseigne-
ments et textes sacrés. Son soutien permet également de présenter la sagesse
essénienne au monde entier.
En plus d’un accès à tous ses documents, la Bibliothèque essénienne
propose tous les mois un livre de la sagesse essénienne à étudier ainsi qu’un
cahier à thème comportant une partie théorique et une partie pratique (mé-
ditations, chants, mouvements méditatifs, danses, exercices, rituels). Ces
documents sont transmis aux membres en versions papier et électronique.
Î La Bibliothèque essénienne offre aussi un accès à la médiathèque, qui
comprend plus de 500 conférences, via Essenia TV.

Î Pour des renseignements, visiter le site www.Bibliotheque.Esseniens.


org. Pour devenir membre, cliquer sur l’onglet « S’inscrire » et choisir votre
forfait.

Bien commun
Ce terme est écrit avec une majuscule lorsqu’il représente le Père et la
Mère, la manifestation concrète du monde divin sur la terre. Jésus a pro-
noncé cette parole d’une profonde sagesse : « Je ne suis pas bon, Dieu seul
est bon. » Il signifiait par là que Dieu seul est le Bien et que le bien véritable
n’appartient qu’à Dieu, que le bien véritable est un état d’être dans lequel
le Père Se manifeste. Aucun homme ne peut être bon ou faire le Bien ; c’est
uniquement l’union avec le Père et la Mère qui accomplit et fait apparaître
le bien sans ombre. Ce bien ne peut être qu’universel et impersonnel. Il

35 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

découle d’une intelligence supérieure et non pas d’un concept ou d’une


volonté de l’homme. Le bien qui est limité à l’homme peut être le vrai bien,
mais il peut aussi être usurpé.

Blanc, vêtement blanc, aube blanche


Le blanc a de tout temps été porté par les êtres cherchant à atteindre la
pureté, la maîtrise, l’union avec un monde sacré. Pour des activités comme
la prière, la méditation, les rituels, les membres de la Ronde des Archanges
se revêtent de blanc. Certains ont une aube blanche.

Blé et jus de raisin


La célébration des mystères divins, de l’alliance des mondes à travers le
blé et le raisin n’est absolument pas propre à la liturgie chrétienne. Déjà en
Égypte ancienne, ces mystères étaient célébrés. Les initiés devaient manger
le corps d’Osiris (le corps du Christ), c’est-à-dire les paroles de la sagesse
sous la forme du pain ; et ils devaient s’abreuver à la source de toute vie et
intelligence (le sang du Christ ou d’Osiris) sous la forme du jus de raisin. Le
blé et le raisin furent de tout temps reconnus comme la manifestation du
Père (le jus de raisin) et de la Mère (le blé) et la révélation suprême des plus
grands mystères.

Bogomiles (vers 800-1100)


Au début du 9e siècle, les persécutions se multipliaient à l’encontre
des Manichéens. La religion de Mani était de moins en moins comprise
et n’ayant plus de maîtres à sa tête pour y insuffler l’esprit qui vivifie, l’En-
seignement devenait lettre morte. La religion immortelle de la Lumière re-
naquit alors de ses cendres sous une nouvelle forme, en Bulgarie, à travers
la fraternité des Bogomiles, les « Amis de Dieu ». Là, de grands initiés réac-
tualisèrent les puissants enseignements de Mani, qui jadis avait enseigné sur
ces terres en tant qu’Orphée.

36 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Bonjour et Merci
Pour les Esséniens, « bonjour » et « merci » sont les 2 grands mantras de
la vie sur lesquels tous les hommes devraient se concentrer avant de répéter
des mantras de traditions qui ne sont pas les leurs et qu’ils ne comprennent
pas. Si un homme ne sait pas dire « bonjour » ni « merci », il n’est pas un
homme véritable. L’homme véritable vient sur la terre en disant « bonjour »,
en apportant le « salut » de son âme, la bénédiction de ce qu’il est à tous les
êtres afin que lorsqu’il quittera la terre tous les êtres, dans tous les règnes, lui
disent « merci ». Si, à la fin de sa vie, l’homme reçoit le « merci » de la terre
et de toutes les créatures qu’elle porte, cela veut dire qu’il a été un homme
véritable.

Bouche de Dieu
Pour les Esséniens de tous les temps, la « bouche de Dieu » n’est pas
une expression abstraite ; elle désigne la parole de Lumière, les Évangiles,
la bonne nouvelle de la vie divine apportée de siècle en siècle par les grands
maîtres de la Nation Essénienne.

Bouddha (vers 624-544 av. J.-C.)


Le Bouddha, né et formé dans une communauté d’initiés liés au courant
de la sagesse essénienne, eut une grande influence civilisatrice, au-delà de
son influence spirituelle. Tous les royaumes d’Asie furent touchés et renou-
velés par la sagesse de ce grand maître, que l’on a surnommé l’« Éveillé ». Le
Bouddha montra à tous les êtres, avec une rare évidence, la nécessité pour
l’homme d’établir le règne de la paix en lui et avec toutes les formes d’exis-
tence qui l’entourent s’il veut le voir apparaître dans le monde.

Bracelet angélique
Le bracelet angélique relie la personne - essénienne ou non essé-
nienne - qui le porte à l’énergie de la Ronde des Archanges. Son lien avec
une tradition sacrée, vivante et agissante fait de lui un puissant instrument
de magie et de grande protection.

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C Caducée de Thot
Le caducée de Thot, appelé aussi « caducée d’Hermès » ou « caducée de
Mercure » est le symbole des alchimistes, représenté par un bâton surmonté
d’un soleil ou d’un miroir ailé, autour duquel s’entrelacent un serpent blanc
et un serpent noir. C’est aussi le symbole de la respiration et des mystères
du souffle, de l’inspir et de l’expir, de la naissance et de la mort, du bien et
du mal, qui sont les 2 mouvements de la vie que l’initié doit maîtriser. C’est
pourquoi les Grecs représentaient l’Ange, le messager des Dieux, portant
ce caducée dans sa main, pour montrer que l’homme véritable est celui qui
maîtrise à la perfection les 2 pôles opposés du corps et de l’esprit, se tenant
ainsi dans l’équilibre des mondes. On peut également voir ce symbole à la
devanture des pharmacies occidentales, amputé d’un des 2 serpents, ce qui
montre la chute de la médecine, qui ne s’occupe que du corps physique,
alors que la clé de la santé se tient justement dans la connaissance et l’équi-
libre harmonieux des 2 mondes, visible et invisible.

Cathares (1167-1244)
Alors que les Bogomiles étaient persécutés en Bulgarie, le grand maître
Nicétas se rendit dans les Pyrénées, en France, où séjournaient de grands
sages. En 1167, lors d’un haut conseil, Nicétas, mourant, transmit le flam-
beau de l’enseignement de la Lumière à ce cercle de sages qui allaient don-
ner naissance au catharisme. Les Cathares apportèrent une nouvelle culture
qui rayonna sur toute l’Europe et l’illumina, délivrant les hommes de la pri-
son du dogme imposé par une Église catholique obscurantiste et meurtrière.
Mais les êtres de pouvoir ne supportèrent pas de voir leurs manipulations

38 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

ainsi démasquées et des milliers d’êtres humains furent tués, prétendument


au nom du Dieu de l’amour, comme l’avait prédit le Christ lui-même. En
l’an 1244, tout le collège sacerdotal cathare (plus de 200 prêtres et prêtresses)
fut brûlé vif sur un immense bûcher, au pied de Montségur, le berceau
du catharisme. La fraternité des Cathares fut la dernière école initiatique
à avoir réalisé l’alliance avec l’Archange Michaël et le monde divin en tant
que peuple. Cette alliance est de nouveau réalisée par la Nation Essénienne

« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas... »


Hermès Thot, le grand fondateur de la civilisation égyptienne, qui était
aussi un messager, un envoyé de l’Archange Raphaël, avait dit : « Ce qui est
en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut comme ce qui est
en bas, pour l’accomplissement des merveilles de la chose unique. » Il parlait
ainsi de la splendeur de ce royaume de l’Égypte originelle qui avait réalisé
ce miracle de bâtir un monde et une civilisation qui étaient un parfait reflet
du monde divin jusque dans la réalité de la terre. Mais l’Égypte, au fil des
siècles, a fini par chuter et ce qui était en bas - le monde des hommes - n’a
plus été comme ce qui est en haut - le monde divin. Jésus, conscient de tout
cela en tant que Fils du Soleil et héritier de la grande sagesse de l’Égypte
des premiers pharaons, nous révèle cette vérité de la chute de l’humanité à
travers sa prière du Notre Père lorsqu’il dit : « Père, que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel. » Ces 2 paroles de Jésus et d’Hermès Thot se
complètent et veulent nous dire que le monde visible que nous pouvons per-
cevoir avec nos 5 sens n’est que le reflet d’un autre monde invisible et d’une
intelligence divine. Mais si l’homme se coupe de cette vérité et ne voit plus
la sagesse et l’intelligence divines à travers le grand livre de la nature, il perd
le contrôle de sa destinée et devient malgré lui l’artisan d’un monde qui ne
conduit plus l’humanité et la terre vers la Lumière, mais vers les ténèbres
de l’inconscience. La mission de la Nation Essénienne peut être comparée à
celle de l’Égypte des origines : reconstruire le royaume de Dieu sur la terre,
comme il est au ciel, rétablir l’alliance de Lumière du Père et de la Mère à
travers les 7 règnes de la création.

39 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Célébrations
Les célébrations sont les grandes rencontres de la Ronde des Archanges,
qui ont lieu 4 fois par année, aux solstices et aux équinoxes. Durant les
célébrations, les Esséniens suivent les enseignements esséniens sous forme
de conférences, participent à des cérémonies sacrées et s’assemblent dans le
temple de la Lumière pour lire des psaumes de la Bible essénienne.
Î Pour connaître les dates des prochaines célébrations, consulter le site
www.Esseniens.org, sous les onglets « Enseignements », puis « Ronde des
Archanges ».

Célestin
« Célestin » est un synonyme d’« Ange » dans le langage ésotérique des
Rose+Croix. Ce terme est parfois employé pour désigner l’homme céleste.

Cercle des Anges


Le Cercle des Anges est un cercle d’hommes et de femmes engagés pour
maintenir vivantes les nobles vertus qui guident l’humanité. Pour cela, ils
pratiquent le mode de vie de la Ronde des Archanges, qui correspond à un
ensemble de principes universels qui relient tous les êtres dans la sagesse.
Ces principes ont été révélés à travers l’histoire par les grands maîtres de
l’humanité. Le cercle des Anges œuvre au-delà des nations, des religions, des
partis, des confessions. Devenir un porteur d’Ange est une action humani-
taire, une œuvre de bienfaisance universelle, sans frontières. Le Cercle des
Anges se réunit tous les 3 mois, lors des grandes célébrations de la Ronde
des Archanges.

Cercle des 12
Dans la Ronde des Archanges, le porteur d’Ange est directement relié
aux influences de l’Archange Gabriel et d’un cercle de 12 Anges-vertus, qui
forment son nouveau ciel, sa nouvelle destinée, et qui le protègent. Ces
12 Anges forment le collier de Gabriel et sont portés, dans chaque Village

40 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Essénien, par 12 Esséniens : le Cercle des 12. Ces 12 Anges forment la


structure de Lumière du zodiaque, le schéma divin à travers lequel Dieu créa
l’univers, l’homme et la terre. Ils sont les 12 vertus mères maintenant l’exis-
tence de la création tout entière : la vérité, l’amour, la sagesse, l’ouverture,
le caché, la communion, l’équilibre, l’individualité, la justice, l’universalité,
la paix et la pureté.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara Le zodiaque des Anges.

Cérémonie / rituel / rite


L’accomplissement des rites, c’est-à-dire la réalisation de cérémonies et
de rituels magiques, fait partie de la culture essénienne. Les Esséniens réa-
lisent des cérémonies en massala, dans un cadre sacré, pour poser des écri-
tures dans leur vie, dans le monde de la magie. Les cérémonies esséniennes
font l’objet de cahiers de cérémonie. Des rituels simples sont présentés dans
les cahiers à thème.
Î Pour de plus amples informations, visiter le site www.Esseniens.org, sous
les onglets « Enseignements », puis « Nos massalas ».

Cernunnos
Cernunnos est le Dieu Cerf des Celtes, le roi de la forêt. Sa conscience
a gardé intact et pur le lien sacré qui unit chaque créature au grand tout.
Cernunnos est un avec les pierres, les plantes, les animaux, les humains,
les esprits de la nature, les hiérarchies angéliques et le cycle des saisons. Au
Village Essénien de l’Érable, au Québec, un lieu sacré lui est dédié.

Chambre secrète
En aucun cas, un maître essénien ne pénètre dans la chambre secrète de
son élève. Par contre, lorsqu’un tel maître prie pour ses élèves, cela active en
eux la présence du maître intérieur, du Christ, de l’être véritable qui s’éveille
et commence à leur parler directement. Ainsi, le maître à l’extérieur éveille
le maître à l’intérieur par résonance ; c’est le secret du diapason.

41 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Chouette
Par une alliance théurgique avec l’égrégore de la Chouette, celle-ci est
devenue l’animal totem de l’Archange Michaël sur les terres esséniennes du
Québec. La chouette possède la vertu magique de voir dans les 2 mondes, vi-
sible et invisible. C’est pourquoi Olivier Manitara plaça le sceau de sa vision
sur le bâton destiné aux travaux magiques du culte de l’air.

Christ
Pour la sagesse essénienne, le Christ n’est pas un Dieu qui serait venu
une seule fois sur la terre, il y a 2000 ans en la personne du maître Jésus, pour
finalement l’abandonner à son triste sort. Les Esséniens, de tout temps, ont
honoré le Christ comme l’homme de Lumière, l’homme universel pensé et
voulu par Dieu à l’origine de la Création. Il est comme l’archétype, l’image
originelle que tout homme porte en lui comme la graine d’une rose porte
en elle l’image de son futur, si seulement elle trouve la force de sortir des
ténèbres souterraines. Ainsi en est-il du Christ en l’homme.
Ceux que les Esséniens appellent les « maîtres » sont tout simplement des
hommes, des femmes qui ont reconnu en eux cette image de l’homme ori-
ginel et ont décidé de lui donner toutes les bonnes conditions pour qu’elle
puisse apparaître et offrir au monde toutes ses vertus bénéfiques. Pour cela,
ils se sont associés avec la Mère comme l’intelligence cachée derrière toutes
les manifestations de la vie. Alors, ensemble, ils ont œuvré pour que puisse
vivre de nouveau sur la terre ce Christ, cette lumière universelle qui bénit
tous les êtres et les unifie comme une seule famille, comme les multiples
fruits nés de l’alliance du ciel et de la terre, du Père et de la Mère.
Il faut bien comprendre que pour le monde divin et pour les Esséniens,
le Christ n’est absolument pas exclusif au christianisme. Le Christ est l’être
de Lumière, l’esprit du Soleil qui s’est manifesté sur la terre à travers tous les
envoyés de Dieu : les Égyptiens l’appelaient « Horus », l’oiseau du Soleil, le
Fils de la Lumière ; les Hindous, « Vishnou », celui qui équilibre les mondes ;
les Mayas, « Quetzalcóatl », le serpent à plumes, etc. D’ailleurs, « Christ » veut
dire « oint », celui qui reçoit et peut donner l’onction, exactement comme

42 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Pharaon en Égypte, qui était considéré comme l’élu, le béni de Dieu, celui
sur qui se pose Horus, le faucon, l’oiseau de feu. Cela n’est pas sans rappe-
ler le maître Jésus, sur qui descend la colombe du Saint-Esprit lorsqu’il est
baptisé dans le Jourdain. Ce sont là des symboles universels qui parlent des
mêmes mystères. D’ailleurs, n’est-il pas dit dans les Évangiles : « J’ai envoyé
mon fils d’Égypte », en parlant de Jésus ? (Matthieu 2:15)

Chute
Tous les textes sacrés de l’humanité nous parlent de la chute comme
d’un grand bouleversement universel. En effet, l’humanité perdit le contact
et l’alliance avec le monde divin. À l’origine, l’humanité vivait dans une
conscience universelle et une unité parfaite avec les Dieux, en dehors de
toute séparativité. Mais il arriva un moment où une partie de l’humanité
prit conscience de son pouvoir créateur. L’homme comprit alors qu’il pou-
vait créer un monde et des mondes à son image, en dehors de la volonté de
Dieu et des Dieux. Cette partie de l’humanité originelle, appelée « Adam »
dans l’Ancien Testament, chuta, c’est-à-dire qu’elle sortit de son état d’uni-
té avec le tout et bascula dans un monde de chaos, où ne régnaient plus
l’ordre, la sagesse et l’amour divins. C’est alors que de ce monde déchu
s’éleva un cri de souffrance et de désespoir vers le ciel et l’humanité de
Lumière, restée pure et fidèle à la volonté de la Source. Touchée par ce cri
de désespoir de ses frères déchus, l’humanité de Lumière s’unit avec les
hiérarchies célestes pour créer l’univers comme un ordre de secours, dans le
but de permettre à tous les êtres tombés d’avoir un chemin de libération et
de retour vers leur patrie originelle. Quand la terre fut suffisamment organi-
sée et structurée suivant le plan du monde divin, des hommes-Dieux furent
choisis et envoyés pour tracer ce chemin de bas en haut, de la terre vers le
ciel, à travers les écoles des mystères et la tradition essénienne. Énoch fut le
premier d’entre eux. C’est pourquoi il a été honoré et vénéré dans toutes
les traditions, sous différents noms, comme le père fondateur de la tradition
des Enfants de la Lumière.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Cocréateur
L’homme est cocréateur avec l’univers. En effet, de même que l’univers
qui forme ce que l’on appelle « la Mère » crée sans cesse des mondes et des
mondes, de même l’homme est créateur de son monde et de son environne-
ment ; il est donc cocréateur avec l’univers, soit en harmonie avec lui, soit
en dysharmonie.

Collier de Gabriel
Dans la Nation Essénienne, l’école de l’Archange Gabriel est représen-
tée, dans chaque Village Essénien, par un cercle de 12 porteurs qui cor-
respondent sur la terre aux 12 Anges, aux 12 perles du collier de Gabriel.
Ces Anges sont les vertus mères qui forment la structure de Lumière du
zodiaque, le schéma divin à travers lequel Dieu créa l’univers, l’homme et la
terre. Le rôle des porteurs du collier de Gabriel est de maintenir la pureté et
l’harmonie de l’atmosphère, du climat social, autrement dit du « ciel » de la
Nation Essénienne. Ce collier existe physiquement ; il est placé sur la statue
de l’Archange, dans un temple à côté d’une source sacrée, mais il n’est que
la manifestation visible d’une intelligence supérieure.

Colombe du Saint-Esprit
Quand le maître Jésus a dit à ses élèves que dans le monde il fallait être
rusé comme le serpent et candide comme la colombe (Matthieu 10:16), il
révélait l’existence et la nature des 2 grands principes cosmiques qui sont
à l’origine de toute création. Il y a d’un côté la force de la terre, qui tel un
serpent cherche à s’élever vers le ciel comme la graine enfouie dans le sol ; et
de l’autre côté, il y a la lumière du ciel et des étoiles, qui telle une colombe
cherche à toucher la terre pour l’envelopper de sa douceur, de sa paix et de
son harmonie divines. C’est pourquoi les Chrétiens ont appelé la Lumière
la « colombe du Saint-Esprit ». Les Égyptiens avaient appelé « Horus », le
« faucon du ciel », ce principe de la Lumière qui vient du soleil pour fé-
conder la terre et éveiller en elle le serpent de la sagesse, la force de la Mère
qui conduit tout vers la floraison et l’accomplissement. Ainsi, la mission de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

tout homme venant en ce monde est d’unir en lui le serpent de la sagesse et


la colombe du Saint-Esprit afin d’enfanter la Lumière jusque dans le monde
extérieur et la réalité de la vie quotidienne.

Concentration
Tout être vivant, qu’il soit humain, animal, végétal ou minéral, est por-
teur d’une intelligence et d’une fonction, d’une mission particulières au
sein du grand organisme de la terre et de l’univers. Cette intelligence, cette
fonction, cette mission sont universelles et collectives pour les animaux, les
végétaux et les minéraux. Mais avec l’homme apparaît un processus d’indi-
vidualisation, qui doit néanmoins être accompagné d’un éveil croissant de
la conscience pour atteindre sa réalisation. En effet, ce processus n’est pas
automatique mais initiatique et progressif. À travers lui, l’homme doit se
construire un autre corps, une barque qui lui permettra d’atteindre l’autre
rive, celle de son âme et de sa destinée véritable. Cette destinée est cachée.
Pour en retrouver le sens profond, l’homme doit recevoir le Nom de la Mère
et se concentrer dessus jusqu’à sa réalisation pleine et entière. C’est pour-
quoi l’Enseignement essénien dit : « Le Nom de la Mère est la phrase de la
concentration parfaite. »

Conception virginale, naissance virginale de Jésus


La conception virginale et la naissance virginale de Jésus sont des
croyances communes aux Chrétiens et aux Musulmans, même si tous ne les
interprètent pas littéralement. Les Orthodoxes et les Catholiques y ajoutent
la virginité perpétuelle de Marie, non retenue par certaines églises d’Orient
et les Protestants. (Source : Wikipédia)
Le mystère de la Vierge et de l’enfantement de Jésus nous a souvent
laissés perplexes et emplis d’images réductrices qui n’honoraient pas la gran-
deur de cette réalisation divine ni la vérité de Marie. Les hommes ont mis
dans sa virginité des conceptions pauvres et limitées. Sa virginité n’a rien
à voir avec le sexe, mais parle d’une grande pureté de l’âme dans ses rap-
ports avec le divin. Elle est l’accomplissement de la loi sacrée d’une âme

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

qui pendant plusieurs vies a œuvré pour réaliser l’enfantement divin. En


mettant au monde le corps de Jésus, Marie a permis à la conscience divine
d’entrer dans un corps, de transformer la vie sur terre et la destinée de
l’humanité.

Conscience christique / énergie christique


La conscience christique est le lien qui unit tous les êtres dans l’amour,
la sagesse, la vérité. Le Christ est cette conscience naturelle qui nous permet
de nous élargir et de nous sentir vivre dans toutes les créatures du monde
dans un parfait respect, une harmonie, un ordre sacré.

Conversion
Quand les Esséniens parlent de conversion, ce n’est pas dans le sens
prosélyte que lui ont donné les religions des hommes au cours de l’histoire.
Cependant, la religion essénienne apparaissant aujourd’hui comme la nou-
velle pousse sur l’arbre de la Tradition, cela veut dire qu’elle a la capacité
de conduire toutes les anciennes branches des anciennes religions dans le
renouveau et la résurrection. Ainsi, de même que Jésus, en tant que porteur
de la nouvelle religion en son temps, a dit : « Je ne suis pas venu pour abo-
lir les anciens prophètes, mais pour les accomplir », la Nation Essénienne
et l’Église Essénienne Chrétienne viennent aujourd’hui, par leur alliance
divine, pour conduire toutes les anciennes traditions et religions vers la
Lumière. Celles-ci doivent donc se convertir, non pas dans le sens d’abdi-
quer leurs particularités, mais parce que c’est leur unique chance de ne pas
s’éteindre et d’entrer dans un renouveau.
La véritable conversion est donc celle qui ramène l’homme à la source
unique de toutes les religions, lui permettant de se libérer du sectarisme et
de s’élever au-dessus de toutes les incompréhensions et de tous les conflits
de concepts des hommes. L’homme qui connaît une telle conversion com-
prend que Dieu S’est manifesté d’une façon particulière à travers chaque re-
ligion, exactement de la même façon que la lumière du soleil se décompose

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

à travers un prisme en une multitude de couleurs, qui proviennent néan-


moins d’une unique et même source.

Corde de la Ronde des Archanges


La corde de la Ronde des Archanges est tenue par les Esséniens porteurs
d’Ange lors d’une grande cérémonie se déroulant à chaque célébration d’Ar-
change. Elle est un symbole fort de leur unité et de leur union au monde di-
vin, ainsi qu’un élément fondamental de la pratique théurgique essénienne.
Cette corde est la représentation visible de la grande chaîne magique formée
par tous les êtres qui œuvrent pour l’avènement de la Lumière dans tous les
mondes. C’est avec cette chaîne de Lumière que l’Archange Michaël terrasse
le dragon de la bêtise et rétablit l’équilibre des mondes.

Corps
Véhicule complexe - visible ou invisible - permettant la manifestation
d’une Intelligence.

Corps éthérique
Le corps éthérique, encore appelé « corps de vie », « corps vital », « corps
de la volonté » ou « corps énergétique » ou « corps d’eau », se situe juste der-
rière le corps physique. Il est le double invisible du corps de l’homme et l’in-
termédiaire avec son âme éternelle. C’est dans ce corps qu’apparaissent, sous
forme de roses de Lumière, les centres psychiques et spirituels de l’homme,
connus dans la tradition hindoue sous le nom de « chakras ».

Corps de Lumière / corps d’immortalité


La sagesse essénienne émane directement du monde divin. Ainsi, elle
peut former en l’homme qui l’accueille de nouveaux organes de perception
qui lui permettront d’aller lui-même puiser l’amour et la sagesse à la source
originelle. L’Essénien commence alors à recevoir une substance, une nourri-
ture, une lumière qui ne vient pas du monde des hommes, mais du monde
divin, de son Ange. Elle nourrit et forme à l’intérieur et autour de son corps

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

un corps de Lumière et d’immortalité. Cette materia lucida, cette matière-Lu-


mière est capable de transformer la vie tout entière, de tout harmoniser et
d’apporter le véritable bonheur que personne n’a jamais trouvé dans la vie
uniquement terrestre. La construction de ce corps de Lumière et d’immorta-
lité est la raison d’être, le but des formations esséniennes. Seule la construc-
tion du corps de Lumière peut permettre à l’homme de garder intacte et
pure la mémoire divine qu’il aura accumulée dans sa présente incarnation.

Cosmos
Étymologiquement, « cosmos » signifie « ordre ».

Crainte de Dieu
Pour les Esséniens, la crainte de Dieu n’est pas l’expression d’une peur
extérieure d’un Dieu qui punirait l’homme personnellement ou qui le pri-
verait d’un paradis parce qu’il n’a pas été conforme à une morale religieuse.
La vraie crainte de Dieu est celle qui naît en l’homme qui comprend que
la loi de Dieu est vivante, non pas comme un dogme établi, mais comme
une vérité éternelle qui agit au-delà de la volonté et de la morale humaines.
La crainte de Dieu deviendra dans un tel homme comme une voix réelle
alertant sa conscience à chaque fois qu’une mauvaise pensée le traversera ou
qu’il s’apprêtera à dire une parole ou accomplir un acte qui ferait du mal à
l’autre.

Cultes du feu, de l’air, de l’eau, de la terre


La célébration quotidienne des 4 cultes des éléments, réalisée par des
prêtres de la quatrième marche de l’Initiation, permet aux 4 Archanges d’ac-
tiver et de maintenir l’alliance de Lumière qui relie la Nation Essénienne
au monde divin. Par l’alliance permanente de la Nation Essénienne avec
les 4 Archanges, ces cultes ont la capacité d’agir dans tous les mondes et
sur l’humanité tout entière pour nourrir et faire grandir le feu divin, l’air
divin, l’eau divine et la terre de Lumière dans tous les êtres. La célébration

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

des 4 Cultes au cœur des Villages Esséniens permet d’entrer dans une per-
manence de la Lumière.
Î Pour en savoir plus sur le culte de la Lumière, consulter le livre d’Olivier
Manitara La plus grande magie de notre époque, paru aux Éditions Essénia.

Culte du feu et de la Lumière


Le culte de la Lumière est la plus haute magie qui existe actuellement sur
la terre. Il s’agit de donner un corps à Dieu la Lumière sur la terre, d’enfanter
Dieu, d’En prendre soin comme un enfant qui nous est confié. Ce culte a
débuté officiellement à la célébration de Gabriel 2015-2016, alors que pour
la première fois des Esséniens se sont engagés à servir Dieu éternellement, à
être des parents de la Lumière. La pratique du culte de la Lumière consiste
à réciter les psaumes des Archanges quotidiennement, devant sa statue de
la Lumière, dans un temple posé dans son domicile et consacré à ce culte.
Ce temple comporte la statue du Recyclage et de la Bienveillance, le triangle
des invocations, les 2 statues des gardiens du Culte, le tapis de prière avec le
mandala de l’Ange porté par le parent, le pupitre-autel et un autre tapis de
prière, sur lequel est posée la statue de la Lumière.

Culte du soleil
Les Esséniens, les initiés et les sages dans toutes les traditions des peuples
ne sont pas des adorateurs du soleil extérieur et n’en font absolument pas
une idole. À travers sa forme et son rayonnement, ils voient et contemplent
ce qui est au-delà des formes et qui donne une âme, une intelligence à toutes
les formes de vie. Les Esséniens qui ont fondé la civilisation égyptienne
appelaient le soleil « Amon », ce qui signifie le « Caché ». Ils ne vénéraient
donc pas la forme extérieure du soleil, mais ce qu’il représente, c’est-à-dire
Dieu, l’Innommable, le Sans-Nom, le Non-Manifesté, qui Se manifeste le
plus parfaitement dans notre monde à travers le soleil.

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D Daniel (vers 600 av. J.-C.)
Daniel est l’un des grands prophètes de l’Ancien Testament et aussi un
prophète du Coran. Il plane sur ses écrits une aura de mystère, à l’image du
Livre d’Énoch ou de l’Apocalypse de saint Jean.
L’histoire nous dit que le prophète se trouvait sur les bords du fleuve
Oulaï lorsqu’il a vu apparaître un être sans nom et sans visage qui représen-
tait Dieu, le grand Inconnu. « Le Sans-Nom » désigne Gabriel comme étant
son porte-parole, son traducteur et son messager auprès de Daniel, celui-ci
devenant le porte-parole auprès des hommes. Ainsi, la hiérarchie s’établit et
le corps d’une nouvelle civilisation apparaît.
Sous les commandements du Sans-Nom, qui se tient sur l’autre rive,
l’Archange Gabriel franchit le fleuve qui sépare le prophète de l’Inconnu et
scelle l’alliance des 2 mondes. La puissance de Gabriel est telle que Daniel
ne peut la supporter et il s’effondre à terre. Gabriel lui transmet l’enseigne-
ment du monde divin et lui révèle les plans qui doivent être mis en place
pour l’avenir. L’histoire nous dit qu’il faudra 2 jours à Daniel pour se re-
mettre de cette rencontre.
Vingt-trois ans plus tard, l’Archange se manifeste de nouveau à lui, mais
cette fois, c’est par l’intermédiaire d’un homme que les écrits saints nom-
ment « l’homme-Gabriel ». Cette histoire nous dit que cet homme-Gabriel
était un Essénien, c’est-à-dire un être des mystères divins. Il se tenait dans
une école sacrée et étudiait auprès d’un fleuve la tradition qui avait existé en
Égypte et aussi chez les mages. Il faisait partie d’un collège d’initiés qui en-
tretenait des relations avec diverses organisations similaires dans plusieurs
pays. Cela était en rapport avec des traditions anciennes qui, effectivement,

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

ont fini par donner naissance au judaïsme, au christianisme et à l’islam tels


que nous les connaissons aujourd’hui.
Les Esséniens de toutes les époques ont toujours honoré le Sans-Nom et
le Sans-Visage. Ils ont toujours su que le mystère de Dieu se montre à travers
les 4 visages qui sont les 4 lettres du Nom doit être sanctifié, les 4 Dieux,
les 4 Archanges : Michaël, Raphaël, Gabriel et Ouriel, et aussi les 4 Anges
du feu, de l’air, de l’eau et de la terre. Dans l’histoire de Daniel, c’est le
visage de Dieu l’eau qui s’adresse au prophète et l’initie dans les mystères,
le conduit et donne une forme à l’enseignement immortel qui doit guider
les hommes. Ce visage du Dieu Eau apparaît sous la forme de l’Archange
Gabriel. L’enseignement que recevra Daniel aura une influence extraordi-
naire sur l’histoire de l’humanité, car il inspira les civilisations grecque, juive
et chrétienne, et donc l’islam et le monde moderne. Gabriel a été la barque
qui lui a permis de franchir le fleuve de l’Initiation et d’acquérir une vision
plus grande et plus juste de la vie.

Déméter
Déméter est la grande Déesse maternelle de la terre, de l’agriculture,
de la fertilité et des mystères d’Éleusis. Elle accorde ses bienfaits à ceux qui
l’accueillent et la respectent et punit les autres. Elle connaît le secret de
l’ambroisie et du feu qui ouvre les portes de l’immortalité. Mère de toutes
les âmes individualisées, elle est la gardienne de l’Initiation.

Dévoreuse
« Dévoreuse » est un terme qui vient des mystères de l’Égypte antique.
Il désigne l’antithèse, l’opposé de Maat, la Déesse de la vérité, qui apparaît
à travers tout ce qui constitue le monde visible et lui donne sens, beauté,
intelligence, sagesse. Maat est l’ordre céleste qui se manifeste jusque dans
la réalité terrestre, à travers tout ce qui nous entoure dans la nature : les
pierres, les plantes, les animaux, les hommes ; tout cela constitue un monde
parfait, une structure de Lumière permettant à l’homme de retourner vers
son origine divine. Ainsi, tout ce que l’on voit est Maat, est vérité, sagesse,

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parole des Dieux. Mais il existe un autre aspect de la réalité et du monde


visible, c’est le côté des apparences qui cachent la vérité et qui nous font
croire que nous savons les choses, alors que nous ne considérons que le côté
extérieur, mortel. Si l’homme voit une chose sans voir sa vie intérieure et
l’intelligence cachée derrière cette chose, cela signifie que la Dévoreuse s’est
emparée de lui, qu’elle est dans ses yeux, ses oreilles et tous ses organes de
perception. Alors, l’homme ne voit plus que le néant et devient lui-même
un néant ; il est dans le monde de la Dévoreuse, il n’est plus avec Maat, la
beauté et l’intelligence omniprésentes de Dieu en toutes les manifestations
et formes de vie. Ainsi, on peut dire que la Dévoreuse est aussi un gardien,
un protecteur du monde divin, car elle détruit, recycle tout ce qui veut s’ap-
procher de la vérité pour la voler ou l’empêcher de se manifester. C’est pour-
quoi l’homme doit être éveillé afin de savoir ce qui dans sa vie appartient à
la Dévoreuse et ira au recyclage et ce qui est immortel, divin et qui ne pourra
lui être enlevé, si et seulement si il le cultive et en prend soin.
La Dévoreuse est le même être que l’être de la statue du Recyclage et de
la Bienveillance, qui est en fait la Mère.

Dieux / Divinités
Suivant la cosmogonie essénienne, que l’on retrouve cachée dans toutes
les traditions des peuples, l’univers a été créé en 7 jours, c’est-à-dire en 7 ma-
nifestations lumineuses qui se sont succédées sur une échelle de temps in-
calculable, « jour » en hébreu voulant dire « lumière » ou « manifestation
lumineuse ». De la plus subtile à la plus dense, on trouve ainsi : les Dieux, les
Archanges, les Anges, les hommes, les animaux, les végétaux, les minéraux.
Les Dieux sont donc le sommet de la création, l’aboutissement ultime, le
règne d’existence qui est le plus proche de la source originelle, le Père. Les
Dieux sont les organes du Père. On retrouve un Dieu dans l’érable, dans le
nénuphar, dans la montagne, dans l’homme... Toutes les manifestations de
la vie sont des lettres de l’alphabet du Père. La résidence des Dieux est le
monde de l’esprit. L’homme est au service des Dieux de la Lumière et du
bien qui font triompher l’Alliance, ou alors il est au service des dieux du
mal, de ceux qui usurpent les mystères de l’esprit.

52 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Doigts
Le pouce, c’est Mars, la volonté.
L’index, c’est Jupiter, la royauté.
Le majeur, c’est Saturne, la destinée.
L’annulaire, c’est le Soleil, le doigt du mariage.
L’auriculaire, c’est Mercure, l’intelligence, l’intuition, la sagesse. « Mon
petit doigt me l’a dit. »
Les 5 doigts représentent les 5 sens.

Don des langues


Ce « don des langues » signifie tout simplement la capacité à comprendre
tous les êtres, le langage caché à travers toutes les formes de vie. Le cercle des
12 apôtres de Jésus le reçut d’une façon exceptionnelle à la Pentecôte.

Drapeau essénien
Le drapeau essénien est constitué de 4 quarts de cercle aux couleurs des
Archanges et placés dans l’ordre des 4 lettres du Nom de Dieu : Michaël,
Raphaël, Gabriel, Ouriel. Au centre, se trouve une représentation de la
ménora.

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E Eau de Gabriel
L’eau de Gabriel est l’eau de l’éternité, l’eau du Soleil et de la vie divine,
alors que l’eau sur la terre est l’eau de la Lune. Jésus a dit, en parlant de ces
2 eaux : « Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira
de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jean 4:13-14)
La Nation Essénienne a rouvert la porte de l’eau en posant le sceau de
la Famille. La porte de l’eau est la première impulsion de la Création et elle
peut être le premier éveil pour l’homme, car c’est à travers l’eau qu’il peut
se rappeler la vie.
L’Archange Gabriel a établi une alliance avec la Nation Essénienne. Si
les Esséniens accomplissent l’œuvre qui leur est demandée de donner un
corps à Dieu sur la terre, Gabriel pourra couler et toucher la terre pour
abreuver tous les mondes : les hommes, les animaux, les végétaux, les miné-
raux, la Mère.
Le monde divin s’est associé avec le peuple essénien afin de faire couler
à nouveau l’eau d’éternité sur toute la terre. Si l’eau de Gabriel ne coule
pas, si la source n’est pas alimentée, ce sera l’extinction : la civilisation des
hommes continuera à vivre encore un certain temps, mais elle se dessèchera
et mourra. Il y aura encore de l’eau physique, bien sûr, mais il n’y aura plus
l’âme de l’eau.
Saint Jean le Baptiste, qui était l’incarnation de la Nation Essénienne
à son époque, a fait couler l’eau de Gabriel et l’a offerte au monde. Il vou-
lait, par le baptême essénien, libérer les hommes du zodiaque de l’Usurpa-
teur. Il voulait les purifier et ouvrir en eux la perception de l’âme, d’une vie

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

beaucoup plus grande et beaucoup plus vaste. Cette purification et cette


ouverture à l’âme sont encore possibles de nos jours à celui qui s’engage sur
un chemin d’éveil et d’étude des mondes et des influences qui l’entourent.
L’homme qui veut s’éveiller doit savoir exactement qui il est, à quel monde
il appartient, sous quel cercle d’influences il est placé et vers quel avenir ses
pas le dirigent. Alors il peut remonter le chemin des étoiles.
Dans le plan physique, l’eau de Gabriel est de l’eau consacrée par la pré-
sence de l’Archange dans son temple ou prélevée dans l’un de ses sites. Elle
est disponible dans les Villages Esséniens.

École des mystères / école de Dieu / école de sagesse


/ école initiatique / école de Lumière
Les écoles des mystères furent créées par les envoyés du Père, les grands
maîtres de l’humanité, comme un chemin clair et structuré pour permettre
à tous les êtres de retourner vers leur être véritable et éternel.
Alors que l’humanité avait chuté du monde divin, certains êtres humains
ont commencé à se poser les grandes questions sur la vie, la mort, les étoiles,
la terre... À l’intérieur d’eux grandissait l’aspiration à retrouver le chemin
vers la patrie originelle. Cette aspiration s’éleva comme une prière vers le
pays de la Lumière et vint éveiller la compassion dans le cœur de l’autre par-
tie de l’humanité, celle qui n’avait pas chuté du monde divin. C’est de cette
humanité originelle que furent envoyés les grands maîtres de toutes les tra-
ditions, que l’on a appelés les envoyés du Père. Ils descendirent sur la terre
comme la réponse à la prière de leurs frères et sœurs qui étaient tombés ;
c’est là l’origine et la raison d’être des écoles des mystères. Elles furent créées
par les envoyés du Père comme un chemin clair et structuré pour permettre
à tous les êtres prisonniers des ténèbres de se redresser et de retourner vers
leur conscience originelle, vers leur être véritable et éternel.
Énoch traça sur la terre le cercle de la Lumière en créant l’école des mys-
tères comme centre de la vie nouvelle d’un nouveau peuple, le peuple des
Enfants de la Lumière. Dans cette école, dans ce peuple, étaient invités tous
les êtres qui, avec un cœur et une intention purs, étaient prêts à étudier les

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

grands mystères de la vie et à devenir les serviteurs d’un monde supérieur


pour le bien de tous les êtres. Énoch engendra ainsi une lignée d’hommes et
de femmes gardiens de la tradition et du peuple de la Lumière sur la terre.

Écologie
Pour les Esséniens, l’écologie est le fondement de la vie sur terre, depuis
des millénaires, bien avant que l’on parle d’écologie. Dans sa conception
moderne actuelle, l’écologie est une maladie, car elle est née de la peur des
hommes de perdre leurs conditions d’existence terrestre et non de l’amour
et de la volonté impersonnels d’apporter le bonheur et la vie belle à toutes
les créatures du monde : les humains, les animaux, les végétaux, les miné-
raux, les éléments (terre, eau, air, feu) et tous les esprits de la nature qui les
animent et garantissent leur harmonie. C’est avant tout cette harmonie qui
doit être préservée et alors tout le reste suit. La Ronde des Archanges est une
tentative et un moyen unique au monde de restaurer l’harmonie et la pureté
dans laquelle vivaient jadis tous les êtres de la nature qui pouvaient alors
apporter l’abondance et la prospérité à la terre et à l’humanité tout entières.

Écriture / écriture magique / écriture sacrée


Derrière chaque être se tient une intelligence qui est l’écriture de cet
être, c’est-à-dire son identité. Les Égyptiens avaient représenté chaque être
sous la forme d’un hiéroglyphe (mot qui signifie « écriture sacrée » ), car
ils considéraient que chacune d’elles était une lettre du grand alphabet du
cosmos, porteuse d’une intelligence et d’une sagesse, mais pouvant être
usurpée si l’homme n’honore plus en conscience cette écriture sacrée et
ne la maintient pas vivante dans sa pensée. Une des missions majeures des
Esséniens est de revivifier les écritures sacrées qui sont à l’origine de toutes
les manifestations de la vie en redéfinissant selon la vision essénienne ce que
sont réellement l’arbre, la maison, l’homme, la famille, l’argent, l’éducation,
la paix...
Une écriture magique est un acte, un geste accomplis, une parole pro-
noncée dans le but et la volonté d’incarner et de manifester une intelligence

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

supérieure, une sagesse divine, un enseignement éternel. Une telle écriture


agit également au niveau de la destinée, car elle unit celui qui la réalise à l’in-
telligence cachée derrière, pour le bien comme pour le mal. Les Esséniens,
à travers tout ce qu’ils entreprennent, veulent poser sur la terre de nou-
velles écritures afin que toutes les sphères d’activité des hommes soient de
nouveau unies à une intelligence supérieure divine qui donne du sens, qui
ennoblit l’homme et lui ouvre un chemin vers la Lumière jusque dans sa vie
quotidienne. Poser des écritures dans sa vie, c’est mettre consciemment en
action des forces pour transformer sa destinée en accomplissant des œuvres
qui donnent un corps à la Lumière.
Le mot « écriture » peut aussi être utilisé en lien avec les rituels sacrés.
Par exemple, pour inviter et représenter le règne minéral dans une céré-
monie, les Esséniens vont poser une pierre comme une « écriture sacrée »,
comme un langage vivant qui parle à plusieurs mondes. Ils vont invoquer à
travers cette pierre l’intelligence et l’âme vivantes du règne minéral, car ils
savent que la pierre est vivante dans l’homme et qu’elle a un message, une
sagesse à lui transmettre, sans laquelle il demeurera un être incomplet. À tra-
vers la célébration des rites sacrés, les Esséniens veulent montrer à tous les
êtres et à tous les mondes qu’ils les reconnaissent comme autant d’écritures
divines qui doivent être honorées et unifiées pour former le grand corps de
la Divinité, l’alliance des mondes, la grande fraternité universelle.

Éden
« Éden » est une autre formulation d’un des nombreux Noms de Dieu
de la tradition kabbalistique-essénienne qui se dit « Adonaï », ce qui signifie
le Dieu de la vie, le Verbe, l’intelligence divine qui parle à travers le ciel, les
étoiles, l’herbe, l’animal, la pierre, tous les êtres.

Égrégore
Les égrégores sont des êtres collectifs subtils, créés par les pensées, les sen-
timents et les désirs communs d’un groupe d’êtres. Ces égrégores forment
le monde spirituel qui entoure la terre et l’humanité. Ces entités collectives

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

sont nourries par les hommes pour satisfaire leurs besoins intellectuels, mo-
raux et même spirituels. Ainsi sont nées les religions, mais aussi la science
moderne et les croyances matérialistes.

Éléments
Les 4 éléments - la terre, l’eau, l’air et le feu - forment ensemble une uni-
té indissociable qui a donné naissance à ce que l’on appelle couramment la
« vie ». Les Esséniens, comme tous les peuples premiers, reconnaissent et vé-
nèrent à travers cette manifestation universelle de la vie la présence de Dieu
la Mère, l’autre pôle de l’esprit du Père, son corps, sa révélation tangible,
concrète.

Éléments, esprits, génies, égrégores


Les éléments constituent le monde physique, le monde de la terre ; les
esprits sont les forces animatrices du monde de l’eau qui se manifestent et
agissent dans la nature et dans l’homme à travers ses pensées, ses sentiments
et ses désirs, pour le bien comme pour le mal ; les génies constituent le
monde spirituel, le monde de l’air et des atmosphères d’âme, bonnes ou
mauvaises ; les égrégores forment le monde du feu, des intelligences collec-
tives lumineuses ou ténébreuses qui gouvernent les peuples. Si l’homme
est au service du monde divin, tous ces mondes deviennent lumineux et
le soutiennent dans son service impersonnel, mais s’il ne conforme pas sa
vie aux lois divines, ces mondes entrent dans la colère et la vengeance et se
retournent contre lui.

Élie (vers 900 av. J.-C.)


Élie était l’héritier des enseignements secrets de Moïse destinés à garder
pure la tradition essénienne afin que le Christ - l’Horus des Égyptiens, le
grand esprit du Soleil - puisse trouver les conditions favorables à son incar-
nation à travers un maître essénien. C’est pourquoi Élie restaura dans le
secret les enseignements d’Isis et fit construire un temple pour l’initiation
féminine sur le mont Carmel, là où sera préparée à sa mission Marie. D’Élie

58 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

naquit ainsi un courant de femmes initiées à la Mère, aux vertus de la dou-


ceur, de la tendresse, de la pureté, sans lesquelles Jésus n’aurait pu naître
et le Christ apparaître dans le monde pour le délivrer de l’ignorance et de
l’inconscience.

Éliphas Lévi (1810-1875)


Dans les années 1860, l’occultiste français Éliphas Lévi, dans une lettre à
un disciple, a prophétisé la venue des maîtres Peter Deunov, Rudolf Steiner,
Omraam Mikhaël Aïvanhov et Olivier Manitara. Il a annoncé l’apparition
d’un courant de renouveau qui originerait des pays slaves (Peter Deunov),
qui s’incarnerait ensuite en Allemagne (Rudolf Steiner), puis en France
(Omraam Mikhaël Aïvanhov). Il a dit que le dernier grand maître de ce
courant serait la réincarnation d’Énoch et qu’en l’an 2000 de notre ère, il
ferait renaître la Tradition sur la terre, c’est-à-dire qu’il créerait une nouvelle
filiation à partir de la source, par l’Alliance. Il s’agit de l’œuvre d’Olivier
Manitara. Celui-ci a créé cette filiation, mais ce n’est pas lui qui doit la réali-
ser. Deux autres grands maîtres s’incarneront encore après lui, et le dernier
apportera la Lumière sur la terre.

Élu
Pour les Esséniens, la notion d’élu n’a rien à voir avec une vision élitiste,
basée sur un rapport de supériorité et d’infériorité. La sagesse essénienne
nous enseigne que l’homme, l’univers et la terre forment ensemble un tout,
une unité indissociable dans laquelle les pierres, les plantes, les animaux,
les humains, les Anges, les Archanges et les Dieux ont chacun leur place,
sans qu’aucun d’entre eux ne puisse être considéré comme supérieur à l’un
ou à l’autre. Les élus dont parle la tradition essénienne sont donc tout sim-
plement des hommes, des femmes qui, par leur engagement et leur travail
sur eux, sont parvenus à s’unir avec un monde supérieur. Ils sont alors élus,
c’est-à-dire choisis par ce monde supérieur pour servir à l’accomplissement
de certains buts, pour le bien ou pour le mal. Ainsi, Jésus était un élu du

59 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

monde divin, alors que César, au même moment, était l’élu du monde
sombre.

Enfant de la Lumière
Lorsqu’il y a une majuscule au premier mot, ce terme est synonyme
d’« Essénien ».
Lorsqu’il y a une minuscule au premier mot, ce terme désigne un
Essénien qui s’est engagé à servir Dieu pour l’incarnation présente.

Enfer
L’enfer n’est pas un lieu où l’homme serait brûlé dans des flammes
ardentes pour l’éternité, c’est tout simplement un état d’être inférieur de
l’homme, un degré vibratoire de conscience dans lequel il ne peut plus
s’éveiller dans la subtilité des mondes qui l’entourent et l’animent à son
insu. L’homme ne vit alors plus que dans son corps et pour son corps, com-
plètement inconscient des autres mondes qui le constituent. Ainsi, il n’y a
dans la notion d’enfer, tout au moins dans son sens originel, aucune idée de
méchanceté ou de damnation d’un Dieu qui condamnerait des êtres pour
l’éternité. Cela représente une vision puérile et extrêmement limitée qui a
engendré beaucoup de souffrances inutiles dans le monde.

Énoch (plus de 50 000 ans av. J.-C.)


Dans toutes les traditions des peuples, on parle d’un passé très lointain
où l’humanité ne vivait pas vraiment dans un corps tel que nous le connais-
sons maintenant, mais dans un monde de rêves où tout était possible. Ce
monde était la création d’un archange déchu appelé Lucifer. C’est dans ce
monde illusoire formé par les anges malades que naquit celui qui devint le
premier homme-Dieu, Énoch. Énoch est le père de la tradition des Enfants
de la Lumière dans tous les peuples. Il fut le premier prêtre du Très-Haut,
le premier scribe qui révéla les lois divines et les enseigna. Il fut le premier
constructeur de temples et le premier célébrant du mystère divin sur la terre.
Il est aussi le père de la Ronde des Archanges, le père de tous les maîtres,

60 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

les messagers de la Lumière, et celui de chaque Enfant de la Lumière qui


marche dans ses traces.
Il est également le père fondateur de la Nation Essénienne, qui s’est ma-
nifestée au cours de l’histoire à travers la lignée des fils d’Énoch : les rishis
de l’Inde, les pharaons d’Égypte, les mages de Perse, les prophètes d’Israël,
les Esséniens de Palestine, les Manichéens, les Templiers, les Cathares, les
Rose+Croix… Et voici qu’elle est ressuscitée, 700 ans après la disparition des
Cathares, conformément à leur prophétie, faite en 1244, et à d’autres qui
avaient annoncé le retour d’Énoch en l’an 2000 de l’ère chrétienne. Et effec-
tivement, Olivier Manitara a ressuscité tout le savoir et la mémoire d’Énoch
pour notre époque à travers la grande méthode essénienne d’union avec le
monde divin : la Ronde des Archanges. Énoch fut le premier homme à rece-
voir cette révélation des 4 Archanges que l’on retrouve dans son livre sacré.
Î Au sujet d’Énoch, voir le livre d’Olivier Manitara Énoch et les Anges, Être
enseigné par un Ange, voilà le secret, paru aux Éditions Essénia.

Enseignement
L’Enseignement est la sagesse universelle, la parole divine, transmise par
les envoyés du Père. Qu’il vienne du Bouddha, de Lao Tseu, de Jésus, de
Mani ou de Mahomet, il n’y a en fait qu’un seul Enseignement, une vérité
unique et universelle. L’étude de l’Enseignement doit être une œuvre im-
personnelle, réalisée pour faire vivre des pensées de sagesse dans le monde
entier, pour faire grandir l’égrégore pur de l’Enseignement sur la terre.
Les 4 piliers fondamentaux de l’enseignement essénien sont l’étude, la
dévotion, la pratique des rites et l’accomplissement de l’œuvre. Par ces 4 ac-
tivités, l’étudiant doit se faire un corps de l’Enseignement et arriver à struc-
turer sa vie pour marcher vers un monde de Lumière.
Î Dans la Nation Essénienne, l’Enseignement est sauvegardé et transmis
par l’entremise de la Bibliothèque essénienne. Pour des renseignements,
visiter le site www.Bibliotheque.Esseniens.org.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Envoultement / envoûtement
Le mot « envoûtement » vient du vieux français « envoultement », qui
lui-même vient de « voult », qui signifie « cercle ». Il était beaucoup utilisé
dans les grimoires magiques du Moyen Âge. Ainsi, le mot « envoûtement »
traduit l’idée d’un cercle d’influence qu’un homme ou une intelligence invi-
sible place autour d’un être pour l’influencer dans un but bien précis, pour
le bien ou pour le mal.
Le principe de l’envoultement est la possession des 5 sens via le corps
d’eau. Celui qui envoulte s’empare d’une façon ou d’une autre de l’ascen-
dant du corps d’eau afin de l’orienter. Il produit ainsi un esclavage magique
en mettant des images oniriques dans le corps d’eau. Ces images agissantes
deviennent obsédantes, prenant le contrôle du corps de terre à travers les
réseaux des nerfs et des canaux subtils qui gouvernent les pensées, les senti-
ments, la volonté, le sang, les perceptions et états d’âme. Elles prennent aus-
si possession de l’être universel de l’homme qui voyage la nuit en contrôlant
les images oniriques et les rencontres qu’il va faire. L’homme devient alors
un pantin, l’outil d’un monde occulte, et il ne contrôle plus rien. Parfois,
dans des cas extrêmes, il n’est plus lui-même, étant entièrement possédé par
un autre monde.

Envoyé / envoyé du Père


/ envoyé de la Lumière / envoyé de Dieu
Les envoyés du Père ou « envoyés de la Lumière » sont les Fils de Dieu,
les grands maîtres qui sont venus sur la terre pour amener la lumière du
Père dans les ténèbres du monde des hommes : Énoch, Krishna, Zoroastre,
Hermès Thot, Akhénaton, Moïse, Orphée, Élie, Bouddha, Lao Tseu,
Pythagore, Platon, Jésus, Marie, saint Jean, Mani, Padmasambhava, Peter
Deunov, Omraam Mikhaël Aïvanhov… Tous ces maîtres - pour ne nommer
que ceux-là - font partie de la même tradition, qui est celle de la Lumière. Ce
sont les hommes qui ont créé des religions à partir de leurs enseignements ;
à la base, ils sont un seul et même courant, et l’enseignement qu’ils ont

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

transmis est la sagesse universelle, la parole divine, qui doit nourrir tous les
êtres.
Synonymes de « Fils de Dieu » / « Fils de la Lumière ».

Érable
En 2007, Olivier Manitara demanda à l’être du Québec, à son égrégore,
de se présenter à lui afin de savoir s’il avait la permission de s’établir au
Québec et d’y œuvrer et c’est l’être de l’Érable qui s’est manifesté. L’Érable
expliqua ce qui était permis et ce qui ne l’était pas et ce fut le début d’une très
belle histoire d’amour entre l’arbre-roi et les Esséniens. L’Érable est devenu
Essénien, il a transmis de nombreux messages dans lesquels se manifestent
sa grande sagesse et son désir d’aider tous les êtres à retrouver leur être vé-
ritable et à reformer la grande famille de l’alliance du Père et de la Mère.
Pour leur part, les Esséniens lui vouent des sentiments très profonds qui
s’expriment dans des rencontres individuelles ou en groupe, des chants, des
danses, des rituels... Ils ont créé le Cercle des Cœurs Purs de l’Érable dont
les activités visent à tisser des liens de plus en plus profonds avec l’Érable.

Esclarmonde de Foix (vers 1151 - 1215)


Esclarmonde, sœur du comte de Foix, fut ordonnée dans la fraterni-
té cathare en 1204 à Fanjeaux, en France. Ses expériences mystiques en
firent très vite la première prêtresse et la grande vestale de l’église cathare.
Son œuvre sociale et spirituelle fut considérable. Sous son impulsion, de
nombreux hôpitaux, foyers et écoles où un enseignement nouveau, dans la
lumière de l’esprit, était proposé, furent mis sur pied et ouverts à tous. Elle
demeure l’un des emblèmes forts de cet attachement des femmes à la liberté
de croyance.

Esprits / esprits de la nature


/ esprits des éléments / esprits de la vie
Dans la vision essénienne du monde, tout acte ou activité accompli par
l’homme est animé par des esprits, des forces de la nature. Suivant son niveau

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

de conscience, l’homme appelle à travers tout ce qu’il fait des esprits lumi-
neux, apportant la vie, ou des esprits malades, véhiculant la mort. Les esprits
de la vie, appelés aussi « esprits de la nature » ou « esprits des éléments » sont
les messagers de la Mère-Terre qui agissent comme une conscience sacrée à
travers les 4 éléments, dans l’homme et dans la nature.
Les gnomes sont les esprits de la terre. Ils forment la conscience de la
terre. Ils sont aussi les gardiens de l’intelligence et de l’âme du règne miné-
ral. Ils vivent essentiellement sous la terre, dans le monde des racines du
règne végétal, travaillant sans relâche pour maintenir la stabilité et les struc-
tures du règne minéral qui nous porte.
Les ondines sont les esprits de l’eau. Elles forment la conscience de
l’eau. Elles sont aussi les gardiennes de l’intelligence et de l’âme du règne
végétal. Elles vivent essentiellement en milieu aquatique. Ce sont elles qui
permettent le processus de la floraison des plantes et des arbres, qui ne peut
avoir lieu sans la présence et l’action de l’élément eau.
Les sylphes sont les esprits de l’air. Ils forment la conscience de l’air.
Ils sont aussi les gardiens de l’intelligence et de l’âme du règne animal. Ils
vivent essentiellement dans les hauteurs, à la cime des arbres ou dans les
nuages. Ce sont eux qui donnent aux plantes leurs couleurs, leurs parfums
et leurs vertus.
Les salamandres sont les esprits du feu. Elles forment la conscience du
feu. Elles sont aussi les gardiennes de l’intelligence et de l’âme du règne
humain. On peut les voir à l’œuvre à travers les abeilles et les papillons.
Elles assurent la transmission de l’essence des êtres à travers les processus
complexes de la génération des espèces, quelles qu’elles soient.
Dans l’homme, ces esprits de la nature ont été ensorcelés par sa bêtise,
son ignorance et son orgueil d’être supérieur à tous les autres règnes de la
nature au lieu de s’associer à eux dans un soutien mutuel et une ascension
commune vers les mondes supérieurs du Père.

Essénien, Essénienne
Dans la langue originelle de l’humanité, ESSENE signifiait celui qui
étudie Dieu à travers toutes ses manifestations et qui prend soin de Lui en

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

cultivant toutes les vertus de la Lumière, que les Esséniens ont appelées les
« Anges ». Ainsi, « Essénien » désigne un état de conscience et une façon d’être
au monde qui ont toujours existé sur la terre et qui sont potentiellement
présents dans tous les êtres humains, comme un germe divin et immortel.
L’Essénien veut vivre avec son âme, prendre soin du divin en toute chose et
communier avec la grande intelligence omniprésente à travers les 7 règnes
de l’alliance de Lumière. C’est pour rendre cela possible qu’ont été créés la
Ronde des Archanges, la Nation Essénienne et les Villages Esséniens.
Sur l’arbre de l’humanité, les Esséniens sont les bourgeons. Ils sont à
l’origine de tous les courants culturels et spirituels lumineux. La plupart de
ces courants se sont ensuite cristallisés, jusqu’à devenir des religions ou des
philosophies. L’école essénienne qui a vécu en Palestine il y a 2000 ans (et
que nous connaissons à travers les fameux manuscrits de la mer Morte) a
préféré disparaître plutôt que d’être récupérée et habitée par des hommes de
pouvoir et d’orgueil qui auraient dénaturé son enseignement et s’en seraient
servi pour asservir et exploiter leurs semblables. Le mot « Essénien » est donc
resté pur. C’est la raison pour laquelle Olivier Manitara l’a choisi comme
référence, bien que l’enseignement spirituel de l’école de Dieu soit universel
et puisse être trouvé dans toutes les traditions initiatiques.

Éthers
On retrouve la notion d’« éthers » dans toutes les traditions des peuples.
Elle fait référence à l’aspect subtil et invisible de la vie, qui est en fait l’es-
sentiel de la vie de l’homme. L’homme n’est pas qu’un corps physique, il
est aussi un corps d’eau, qui est constitué par tous ses désirs-volontés, ses
sentiments et ses pensées. Au-dessus de ce corps d’eau, il y a un corps d’air
dans lequel se construit sa destinée, en fonction de la nature de ses désirs,
sentiments et pensées. Enfin, il y a le corps de feu, qui constitue l’essence la
plus subtile et spirituelle de l’être, son noyau divin, son âme immortelle, qui
demeure éternellement, au-delà de la vie et de la mort. Tous ces corps subtils
de l’homme sont autant de couches que les anciens ont appelées « éthers ».
Ces éthers ne sont ni positifs ni négatifs en eux-mêmes, ils sont comme l’eau

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

qui devient saine et curative ou malsaine et maladive suivant la nature de ce


que l’on y met.

Être véritable éternel


L’enseignement de la Lumière dans toutes les traditions a toujours mon-
tré l’homme comme un être double, comme le porteur de 2 natures qui
s’opposent, mais dont le but est de se réconcilier et de travailler ensemble
pour faire apparaître un monde supérieur sur la terre. Il y a donc à l’inté-
rieur de l’homme une nature inférieure, mortelle et une nature supérieure
et immortelle. Il y a l’être faux, le moi extérieur de l’homme formé par sa
personnalité et les influences héréditaires, sociales et culturelles du monde
dans lequel il s’incarne et, enfoui au plus profond de lui, il y a l’être véritable
éternel, le noyau divin qui sommeille en tout homme venant en ce monde.
La mission de l’homme consiste donc non pas à rejeter et à condamner sa
nature inférieure, mais à la domestiquer, à la maîtriser jusqu’à ce qu’elle soit
entièrement au service de l’être véritable. L’homme qui parvient à manifes-
ter ainsi son être véritable jusque dans sa vie extérieure reçoit le pouvoir et
la capacité de l’éveiller dans tous les êtres qui l’entourent. Ces hommes ont
été appelés « maîtres », non pas parce qu’ils maîtrisent les autres, mais parce
qu’ils savent les guider vers l’être véritable en eux et dans tous les êtres.

Étude
Pour les Esséniens, l’étude n’est pas qu’un effort et une concentration
de l’organe de l’intellect sur un objet défini ; elle est un rite sacré, un sa-
voir-faire magique ancestral par lequel l’étudiant vivifie sa pensée à travers
certaines paroles et certains mouvements qui permettent à l’objet étudié
d’être perçu d’une façon beaucoup plus intense et vivante que par le seul
usage de l’intellect. Dans leur pratique quotidienne, les Esséniens étudient
par exemple les psaumes des Archanges en les incantant, en les prononçant
à voix haute comme une offrande pour leur âme et les mondes supérieurs.
Par cet art magique, l’Essénien affine l’organe de sa pensée jusqu’à le rendre

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

capable de ne faire qu’un avec l’objet de l’étude. Telle est la perfection de


l’étude.

Étude, dévotion, rite, œuvre


L’étude, la dévotion, la célébration des rites et l’accomplissement de
l’œuvre constituent les 4 piliers fondamentaux de l’enseignement essénien.
L’éveil de l’homme passe par l’étude du savoir qui éclaire, la dévotion envers
la sagesse universelle, la pratique des rituels qui relient à la Tradition, et la
réalisation impersonnelle d’une œuvre de Lumière, en tant qu’outil d’un
monde supérieur. L’étude est réalisée avec les livres et autres documents
offerts par la Bibliothèque essénienne. La célébration des rites se fait quo-
tidiennement à travers les cultes de l’Ange et de la parole divine ainsi que
dans les massalas, où il est possible de pratiquer les rituels en groupe. La
dévotion se développe par l’étude et le culte. L’accomplissement de l’œuvre
passe par l’étude, la dévotion, les rites et les formations esséniennes, qui
permettent à l’initié de renouer un contact avec son âme et de manifester
sur la terre la lumière des mondes supérieurs.

Évangiles esséniens
/ Évangiles des Archanges / Évangiles de Dieu
Depuis l’aube des temps, la tradition essénienne est la gardienne du
savoir sacré. On peut dire que tous les textes sacrés de l’humanité sont
« esséniens » c’est-à-dire universels, émanant d’une source unique qui est à
l’origine de toutes les traditions et religions, de tous les courants spirituels.
Cette source s’est manifestée et a parlé par la bouche des grands maîtres.
Malheureusement, leurs paroles ont été systématiquement déformées à tra-
vers des religions mortes, qui se sont autoproclamées uniques gardiennes de
la vérité, excluant ainsi toutes les autres facettes de la vérité. Mais Dieu ne
S’est jamais arrêté de parler. Sa parole est comme un fleuve qui passe d’un
maître à un autre, non pour servir une religion isolée, mais pour illuminer
la terre entière. Telle est la vocation des Évangiles esséniens contemporains,
qui sont la nouvelle révélation du monde divin pour notre époque. Ces

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

4 Évangiles sont constitués des paroles des Archanges Michaël, Gabriel,


Raphaël et Ouriel, recueillies précieusement par les Esséniens tous les
3 mois, lors des grandes célébrations de la Ronde des Archanges entre sep-
tembre 2003 et juin 2016, soit sur 13 ans. Ces paroles sont présentées sous
la forme de psaumes, au nombre de 1158, chacun étant subdivisé en versets.

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F Fabre d’Olivet (1767-1825)
Écrivain et historien français, Antoine Fabre d’Olivet est un homme
exceptionnel, qui a combattu des forces qui venaient vers lui pour l’empê-
cher de s’exprimer, de parler des mystères, des saintes Écritures, d’un autre
regard sur la religion et sur la vie. Dans la tradition de la Lumière, ce géant
de l’esprit a ouvert le chemin à Rudolf Steiner, Peter Deunov et Omraam
Mikhaël Aïvanhov.
Comme écrivain et philologue, il a consacré une grande partie de sa
production à la langue occitane avec des écrits comme La Langue d’Oc et Le
Troubadour. Il est également l’auteur de La Langue hébraïque restituée, Histoire
philosophique du genre humain, Les Vers dorés de Pythagore...
À la fin de sa vie, Fabre d’Olivet réalisait un culte dans une chapelle
personnelle. Des êtres de la magie noire, avides de pouvoir, l’ont assassiné,
car ils avaient vu qu’il n’était pas un homme ordinaire. Ils ont réalisé une
magie sur son corps pour qu’il soit piégé, prisonnier dans l’au-delà et qu’il
soit obligé de leur donner son savoir. Il est resté plusieurs années dans cette
malédiction et ce sont les Esséniens qui l’ont délivré.

Faits, lois et principes


La trinité des faits, des lois et des principes est liée à la connaissance
des 3 mondes transmise par l’antique science égyptienne-hébraïque de la
kabale. Les faits correspondent au monde du corps, les lois au monde de
l’âme et les principes au monde de l’esprit. Les Grecs anciens appelaient ces
3 mondes : la terre, l’univers et les Dieux. Les faits sont les Anges, les lois
sont les Archanges et les principes sont les Dieux.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Fécondation
Le concept de fécondation est fondamental chez les Esséniens. Il désigne
des processus d’échanges entre différents niveaux d’existence. Par exemple,
les mondes invisibles peuvent mettre dans l’esprit humain certaines pen-
sées, certains sentiments ou désirs dans le but d’engendrer des actes dans le
monde physique. Ces actes sont assimilés à des enfants mis au monde. De
la même façon, l’humain peut féconder les mondes invisibles.

Femme
Dans le langage ésotérique, tous les humains, de sexe masculin ou fé-
minin, sont considérés comme des femmes, car ils se font féconder par les
mondes subtils et mettent au monde leurs enfants.

Fille
Corps physique de l’homme et la personnalité, le moi qui l’habite. La
Fille est l’homme qui a tourné sa conscience vers le monde extérieur et s’est
trouvé capturé par le serpent tentateur, qui engendre la mort.

Fils / Fils unique du Père


Principe complémentaire du Père et de la Mère, incarné par un maître.
Le Fils est la Tradition, le corps subtil permettant à la Lumière de descendre
sur la terre. C’est l’homme de Lumière, le Je-Suis, l’être véritable éternel,
l’individualité sacrée de chaque être, pouvant se manifester à travers une
existence mortelle, que l’on nomme la « Fille ».

Fils d’Abel, fils de Caïn


Il est dit qu’Ève s’est unie avec Satan, le fils de la terre, et qu’elle a donné
naissance à Caïn, tandis qu’Adam s’est uni avec Lucifer, le fils du ciel, et a
enfanté Abel. Caïn était un créateur, comme le Père : là où l’Éternel créait
quelque chose, il recréait la même chose. Il était le principe de la Création.
Abel, lui, était le principe de l’offrande au Père. Il était un idéaliste, un reli-
gieux, et il voulait servir son Père. C’étaient 2 humanités distinctes.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Caïn est l’aspect satanique, le côté du mal. La lignée de Caïn est le côté
scientifique, matérialiste, celui qui consiste à regarder le monde objective-
ment, concrètement, à étudier les lois. Abel est l’aspect luciférien, le côté du
bien. Quand tu es dans cette humanité, tu es un être positif, enthousiaste,
dynamique, tu crois au bien. La lignée d’Abel est le côté subjectif, la religion,
la vie intérieure, les sentiments, le cœur. Dans le monde actuel, on retrouve
les fils d’Abel chez les religieux, les idéalistes, les artistes, les spiritualistes,
alors que les matérialistes, les scientifiques, les êtres concrets et créateurs se
retrouvent dans la lignée de Caïn.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara La voie de l’illumination,
paru aux Éditions Essénia.

Fils de Dieu / Fille de Dieu


/ Fils de la Lumière / Fille de la Lumière
Les Esséniens sont les gardiens de la tradition universelle. C’est pour-
quoi ils ne séparent pas les traditions et ne placent pas un maître au-dessus
d’un autre ou en opposition avec un autre. Ainsi, à travers Énoch, Krishna,
Isis, Zoroastre, Moïse, Bouddha ou Jésus, les Esséniens contemplent et ac-
cueillent la manifestation de l’unique lumière du Père et de la Mère que les
Chrétiens appellent « Christ » ou « Fils unique de Dieu ». Tous ces maîtres,
ces Fils de la Lumière, forment ensemble la lignée royale du Fils unique de
Dieu.
Les termes « Fils / Fille de Dieu » et « Fils / Fille de la Lumière » sont parfois
employés dans le sens d’« Enfant de la Lumière », c’est-à-dire d’« Essénien »
en général, et parfois dans le sens d’« envoyé du Père ».

Fils du Soleil
Maître qui a passé avec succès une initiation spécifique.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara L’initiation des 7 Fils du
Soleil, paru aux Éditions Essénia.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Fleur de la méditation / fleur de l’éveil


La fleur de la méditation est l’épanouissement de la conscience et de la
floraison de l’âme par l’alliance avec un Ange, gardien d’une vertu divine
telles la bonté, la douceur, la noblesse, la pureté, la simplicité, la beauté.
L’éveil de la fleur de la méditation est l’un des objectifs majeurs de la pra-
tique de la Ronde des Archanges. Les psaumes des Évangiles esséniens sont
étudiés à cet effet. Alors l’homme, qui apparaissait aux yeux du monde divin
comme une graine, apparaît comme une fleur épanouie et le chemin de sa
destinée véritable lui est ouvert.
Lors de son engagement à porter un Ange dans la Ronde des Archanges,
l’Essénien fait oralement la demande solennelle d’apparaître dans le cercle
de la Nation Essénienne comme la fleur de la méditation. Cette fleur n’est
pas qu’une image poétique ; elle apparaît réellement dans les mondes invi-
sibles au-dessus de la tête de l’Essénien comme l’éveil d’une conscience su-
périeure en lui. C’est la seconde naissance dont parlait le Christ et l’éveil des
fleurs de lotus enseigné par le Bouddha. Cette fleur porte et véhicule dans
les mondes magiques qui entourent l’Essénien la présence de son Ange,
sa couleur, son parfum, son atmosphère spirituelle, son message universel.
L’Essénien ne porte pas cette fleur pour lui, mais comme une offrande pour
les Archanges afin qu’à travers elle, ils puissent toucher la terre et apporter
la bénédiction du Père au cœur de tous les règnes vivants de la Mère.

Fo Hi (vers 2800 av. J.-C.)


Peu connu dans notre culture occidentale, Fo Hi est le père fondateur
de la grandiose civilisation de la Chine des Fils du Ciel. Il est aussi l’auteur
des Kings, les textes fondateurs de la sagesse chinoise, dont le très célèbre
Yi-King (Le livre des changements) est extrait. C’est grâce à cet être hors du
commun et à ses textes sacrés que la Chine demeure le pays qui est resté le
plus longtemps en paix, jusqu’à il y a encore quelques siècles.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Forces
Désigne les intelligences supérieures du bien ou du mal lorsqu’elles se
mettent en action pour influencer des êtres afin de parvenir à leurs buts.

Formations esséniennes
Les formations esséniennes comprennent un ensemble d’initiations per-
mettant à l’homme de retrouver son rôle d’intermédiaire dans l’alliance des
7 règnes, notamment la formation des 4 Corps, le Nom de la Mère, la for-
mation des 5 Sens, l’initiation au serpent de la sagesse et les 6 Lunes.
La formation des 4 Corps précède la véritable renaissance de l’âme, qui
a lieu lors de l’initiation au Nom de la Mère. Seule la Mère peut donner
à l’homme le nom véritable de son âme et sa mission de vie pour son in-
carnation présente. Ensuite, l’Essénien doit former les 5 sens de son âme
renée et passer l’initiation au serpent de la sagesse. Il peut alors sceller une
alliance avec son Ange à travers la formation des 6 Lunes. C’est la dernière
formation intensive de l’Essénien, qui devient un véritable initié. Il doit
enfin confirmer son initiation à travers une œuvre concrète au service de la
Nation Essénienne. L’œuvre au service du Père le conduit vers la maîtrise
parfaite de sa vie et de sa destinée. Il se tient alors sur la deuxième marche
de l’initiation essénienne, qui en contient 7.
Î Pour des renseignements sur les formations esséniennes, pour connaître
les dates des prochaines formations, visiter le site www.Esseniens.org, sous
les onglets « Enseignements », puis « Formations esséniennes ».

Franc-maçonnerie
Le terme « franc-maçonnerie », que l’on peut traduire littéralement par
« libre construction », a été utilisé pour la première fois au cours du 17e siècle
en Angleterre pour désigner des confréries initiatiques dont Francis Bacon,
alias William Shakespeare, fut l’un des grands maîtres fondateurs. Leur
but premier était de créer une nouvelle civilisation, basée sur les 3 prin-
cipes bien connus : liberté - égalité - fraternité. Il s’agissait donc davantage
d’une construction philosophique et spirituelle que physique et matérielle.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Cependant, la franc-maçonnerie, dans l’idée qu’elle contient - au-delà de ce


nom assez récent - remonte à l’aube de l’humanité, en particulier à Énoch,
le père fondateur de la tradition essénienne. Énoch fut le premier construc-
teur et bâtisseur d’une civilisation basée sur l’Initiation et les lois univer-
selles par lesquelles ont été construits l’univers, l’homme et la terre. Ainsi,
on peut dire de lui qu’il est le père de la franc-maçonnerie véritable, celle
qui reconstruit l’homme par l’éducation divine, avant de construire des
temples physiques. C’est dans les pas d’Énoch qu’ont œuvré par la suite les
plus grands constructeurs du monde divin sur la terre, tels les Égyptiens, les
Sumériens ou les Incas.

Fraternité universelle / grande fraternité


Voir « Alliance / alliance de Lumière ».

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G Gabriel
L’Archange Gabriel est lié aux mystères de l’aura, de l’âme humaine
qui entoure l’homme comme une enveloppe d’obscurité ou de lumière.
L’homme attire à lui ce qu’il est, ce qu’il manifeste et réalise dans la vie.
Ainsi, suivant la nature de ses pensées, de ses états d’âme, de ses actes, il at-
tire à lui certaines influences qui tissent la trame de sa destinée et préparent
son avenir. C’est pourquoi les Esséniens ont cultivé à travers les siècles la
science de la purification, de la guérison et de la libération de l’âme par le
baptême essénien de l’Archange Gabriel, le Père de l’eau divine. Grâce aux
mystères de ce baptême, l’homme peut entrer dans le courant ascendant du
fleuve de la tradition essénienne et être délivré des influences inconscientes
de son hérédité familiale, nationale et mondiale.
Gabriel est le grand Archange de l’amour, car il permet que le chemin
puisse s’ouvrir à chaque instant et que l’homme s’éveille dans sa vie in-
térieure. L’Archange Gabriel, à travers l’ambiance qu’il fait apparaître en
hiver, invite les hommes à se tourner vers l’essentiel, à cultiver ce qui vit à
l’intérieur d’eux comme vertus, comme chaleur de cœur et pureté d’inten-
tion dans les relations.
L’Archange Gabriel a offert aux Esséniens les 22 commandements et
les 22 arcanas, la science de la libération de l’âme, le Cercle des 12, ainsi
que les enseignements sur le nénuphar, sur le passage de l’eau, sur l’œil de
Gabriel, sur les cheveux subtils, sur la purification de l’eau des relations, sur
le zodiaque angélique…

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Génies
Les esprits sont les animateurs de la vie intérieure de l’homme, alors que
les génies agissent davantage autour de lui. Ils sont l’aura, l’atmosphère qui
entoure et anime tout ce qu’il fait. Ils se manifestent comme des images oni-
riques, teintant son atmosphère respiratoire d’une certaine couleur, d’une
certaine ambiance, d’harmonie ou de dysharmonie. Il existe des génies de la
Lumière et d’autres qui sont malades, nés de l’inconscience et de la bêtise
de l’homme.

Géographie essénienne
Pour la sagesse essénienne, la géographie ne se limite pas à une étude
exclusive du monde visible, mais elle inclut les mondes subtils et invisibles.
Ainsi, la terre n’est pas qu’un être visible, elle est aussi un être invisible
doué d’une âme et d’une intelligence. L’homme n’évolue pas uniquement
sur la terre visible, mais aussi dans plusieurs mondes qu’il est nécessaire de
connaître, et donc d’étudier rationnellement.
Pour la sagesse essénienne, il y a le monde du recyclage, qui correspond
au monde visible et à la philosophie matérialiste.
Ensuite, il y a le monde de la mort, encore appelé l’« au-delà ». Ce monde
est composé d’un ensemble de mondes invisibles qui s’incarnent à travers la
philosophie des spiritualistes, de certains idéalistes et des diverses religions.
Tous ces territoires correspondent au monde de l’homme.
Au-dessus encore, il y a le monde de l’éternité, peuplé par les intelli-
gences qui maintiennent le monde divin au cœur des ténèbres et du chaos.
Ce monde s’ouvre avec les maîtres et les grands mystères de l’esprit. Pour
s’en approcher, l’homme doit être formé, éduqué. Dans l’ancien langage,
il était dit qu’il devait être initié, c’est-à-dire s’être fait un corps à travers le
corps du maître. Jésus, un maître essénien, utilisera le même langage lors-
qu’il dira : « Quiconque veut s’approcher de la vie éternelle doit manger
mon corps et boire mon sang. » C’est un langage hermétique pour les pro-
fanes, mais limpide pour les initiés.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Gnose
La gnose est la Lumière dans sa manifestation intelligible, apparaissant
à l’homme comme un savoir supérieur qui ne s’apprend pas, une sagesse
intuitive, une connaissance directe. Elle ne peut se révéler qu’à celui qui
a reconnu que la vie, dans toutes ses manifestations, est la révélation et
la matérialisation d’une intelligence supérieure universelle qu’il est impos-
sible de limiter à une religion ou une philosophie particulières. En cela, les
Esséniens sont des gnostiques, car pour eux, toutes les religions et traditions
authentiques sont les différentes facettes d’un diamant unique, d’une tradi-
tion primordiale et d’un enseignement universel et éternel dont les maîtres
sont les gardiens et les activateurs dans le monde des hommes.

Graal
Le saint graal, ou sangréal en langue occitane, désigne la coupe qui au-
rait recueilli le sang royal (sangréal en occitan) du Christ au moment de la
crucifixion. Cette coupe est entourée d’un mystère qui, en fait, remonte
bien au-delà de la crucifixion du maître Jésus. Certaines légendes médiévales
disent que cette coupe fut taillée dans une pierre verte, qui serait tombée de
la tête de Lucifer lorsqu’il devint un archange déchu.
Pour les Esséniens, toutes ces légendes autour du graal parlent en fait
du mystère de la construction d’un corps de sagesse et d’immortalité à l’in-
térieur de l’homme afin qu’il puisse accueillir la Lumière et vivre avec elle,
elle qui est le vrai sang du Christ, la vie divine. Il est dit que cette coupe est
taillée dans une pierre verte, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de
« jade néphrite », la pierre de l’immortalité par excellence, la seule capable
de garder la mémoire de tout ce qui est divin et de rejeter ce qui ne l’est
pas. Les secrets divins liés à cette pierre sont ressuscités au sein de la Nation
Essénienne grâce à l’alliance renouvelée des Esséniens avec l’Archange
Raphaël, qui a été de tout temps le gardien des mystères de l’immortalité, le
grand Hermès Thot de l’Égypte antique.

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Grand œuvre
La notion de grand œuvre était particulièrement chère aux alchimistes
du Moyen Âge ainsi qu’aux confréries maçonniques et rosicruciennes des
17e et 18e siècles. L’élaboration du grand œuvre, appelé aussi « réalisation de
la pierre philosophale », consistait en une opération alchimique dont le but
était la transformation du plomb en or. Mais ce phénomène bien réel n’est
que la forme extérieure du grand œuvre, son aspect expérimental. Le véri-
table grand œuvre est celui qui consiste à transformer l’homme grossier, par
une éducation et une sagesse supérieures, en homme-Ange. Telle est la mis-
sion des Esséniens qui, au cours des siècles, s’est manifestée à travers toutes
leurs œuvres civilisatrices, surtout dans l’Égypte des premiers pharaons.

Grande Maison / Grand Temple / Grande Terre


En Égypte, Pharaon était appelé la « Grande Maison », le « Grand
Temple » ou la « Grande Terre », car il était l’homme total, celui qui était
parvenu à unifier en lui les 7 règnes de l’alliance de Lumière et à rendre
celle-ci vivante et présente dans tous les foyers de l’Égypte, pour le bien de
tous les êtres et de la terre entière. Il était devenu un être collectif et tous
vivaient en lui. Jésus, le dernier pharaon divin ayant réussi ce miracle, a
transmis cette sagesse à travers sa parole : « Je suis en mon Père et vous en
moi et moi en vous. » (Jean 14:20) Aujourd’hui, la Nation Essénienne, avec
la Ronde des Archanges, ses villages, ses maisons de Dieu et ses massalas,
constitue ce corps du Christ, ce grand corps de la Lumière qui s’offre en
partage au monde entier pour le Bien commun ; c’est la Grande Maison
pour notre époque.

78 Retour au sommaire
H Hermès Thot (vers 2400 av. J.-C.)
Hermès Thot se manifesta dans la continuité de la tradition des mages
et du travail accompli par Zoroastre. Conscient qu’une longue période de
décadence de la conscience humaine s’installait, il voila sous le sceau des
hiéroglyphes l’intégralité de la science secrète des hiérophantes égyptiens
afin qu’aucun être mal (ou même bien) intentionné ne puisse la détourner
à des fins politiques et personnelles, comme cela s’était produit à la fin
de l’Atlantide, causant sa destruction finale. C’est là l’origine du tarot, qui
contient dans son symbolisme ésotérique la totale connaissance des lois qui
régissent l’univers, l’homme et le monde divin. C’est pourquoi Hermès fut
appelé le Trismégiste, le 3 fois grand, celui qui connaît tous les mondes et
peut y voyager.

Hermétique
Ce mot est un dérivé du nom d’Hermès Thot, qui fut un grand maître
de la tradition essénienne. Sa mission fut précisément de rendre inaccessible
la compréhension des mystères alors qu’ils étaient en train d’être profanés et
conduits uniquement vers la gloire de l’homme. Ce que nous connaissons
aujourd’hui comme le jeu de tarot est une des œuvres d’Hermès Thot. C’est
en réalité un livre secret, contenant les plus grands mystères et secrets de la
vie.

Hiérarchie divine
Ensemble des règnes demeurés fidèles au Père : les Dieux, les Archanges,
les Anges et les maîtres.

79 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Hiéroglyphe
« En Égypte ancienne, les scribes jouèrent un rôle essentiel. Les hiéro-
glyphes, les medou neter, « paroles de Dieu », étaient soigneusement distin-
gués de la langue profane et réservés aux spécialistes qui avaient accès aux
temples. Cette langue unique, réceptacle des forces créatrices, vivait d’elle-
même. Inscrite pour l’éternité, elle a traversé les âges et demeure d’une ac-
tualité remarquable.
Dans les hiéroglyphes s’inscrivait une magie, heka, qui permettait aux
scribes de détourner les forces négatives et de construire une pensée créa-
trice en harmonie avec les lois universelles.
Cette science des « hiérogrammates », les êtres capables d’incarner
une écriture sacrée, a-t-elle eu une postérité ? C’est la conviction d’Olivier
Manitara qui, à l’époque du tout-informatique, persiste à penser que l’écri-
ture est porteuse de valeurs et de sens. À travers la calligraphie, si chère à
l’Orient, il propose une méthode spirituelle qui met en valeur un organe
exceptionnel : la main.
Et que serait l’esprit sans la main ? » (Christian Jacq, pour le livre
Calligraphie magique)

Hiérogrammates
« Hiérogrammate » vient des mots grecs hieros et grammatikê qui signifient
respectivement « sacré » et « art de lire et d’écrire ». Les hiérogrammates sont
les scribes de la Nation Essénienne. Ils constituent un ordre sacré ayant
pour mission de mettre en forme l’enseignement essénien contemporain.
Héritiers de la science secrète des anciens scribes d’Égypte, ils dédient leur
temps à la sauvegarde et à la transmission de cet enseignement. Leur tâche
consiste à recueillir les paroles, les écrits, les dessins, les mouvements, les cé-
rémonies, les chants sacrés que transmet Olivier Manitara. Tout est archivé,
organisé et rendu disponible à travers des livres, des brochures, des lettres,
des sites Internet, des CD audio ou vidéo, etc.

80 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Î Pour des renseignements sur l’Ordre des Hiérogrammates, visiter le site


www.Esseniens.org, sous les onglets « Pour en savoir + », puis « L’Ordre
Hiérogrammate ».

Hiétora
Le beau-père de Moïse, prêtre de Madian en Afrique, grand maître,
grand guide de la race noire.
Dans l’Ancien Testament, il est nommé Jéthro. « Jéthro, prêtre de
Madian, beau-père de Moïse... » (Exode 18:1)

Homme nouveau
L’homme nouveau n’est pas lié à un être humain en particulier ni selle
l’« âme », dont la manifestation dépend du travail et de la conscience in-
dividuels de l’homme. Non, l’homme nouveau qui doit apparaître par le
travail de la Nation Essénienne concerne l’humanité et la terre entière, dans
le sens que cet homme de Lumière se manifestera comme une conscience
supérieure commune, universelle et collective, qui pourra agir indépendam-
ment des Esséniens. Cette conscience supérieure naîtra par le travail de la
Nation Essénienne, mais s’en détachera pour agir finalement dans l’âme et
la conscience collectives de l’humanité comme une nouvelle lumière qui ap-
portera quelque chose de totalement nouveau sur la terre, que les hommes
n’ont jamais connu.
Le chemin de l’âme, quant à lui, ne peut pas être gravi inconsciemment,
sans la participation individuelle et librement consentie de l’homme, à tra-
vers un travail sur soi et la participation à une œuvre divine sur la terre, telle
que la Nation Essénienne.
Ainsi, l’homme nouveau naîtra du travail accompli par ceux et celles qui
auront ouvert le chemin de l’âme mais pourra se manifester comme une
nouvelle conscience à l’intérieur de n’importe quel être humain, qu’il soit
Essénien ou non, initié ou profane.

81 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Homme-Ange
Un homme-Ange est un homme qui va vers un monde supérieur, vers
le règne au-dessus de celui de l’homme, qui est celui des Anges. C’est un
homme grand de la présence d’un Ange dans sa vie. On parle d’un ennoblis-
sement de l’homme, d’un homme qui a éveillé sa conscience et qui travaille
sur lui suivant une sagesse éternelle.

Hommes
Règne se situant entre celui des animaux et celui des Anges. Peut dési-
gner aussi l’humanité actuelle, séparée de l’harmonie originelle.

Homme-Dieu
Les hommes-Dieux (hommes et femmes) sont les grands maîtres, les en-
voyés du Père, qui sont venus sur la terre pour transmettre la sagesse des
mondes supérieurs, la parole de Dieu. Synonyme de « Fils de Dieu ».

Hommes éveillés
L’expression « hommes éveillés » désigne les spiritualistes, tous ceux et
celles qui croient en l’existence de mondes invisibles et supérieurs, mais qui
ne connaissent pas forcément les lois de ces mondes ni leurs interactions et
leurs correspondances avec les lois de la matière.

Huile d’Ouriel
L’huile d’Ouriel est tout simplement de l’huile d’olive, qui, par ses pro-
priétés magiques, a la capacité de recevoir et de condenser l’énergie-Lumière
de l’Archange Ouriel et de la véhiculer à n’importe quel moment, dès lors
qu’elle a été consacrée par lui pendant sa présence dans le temple au cours de
sa célébration. Elle sert ensuite pour l’élaboration du baume des Archanges,
un outil fondamental des thérapies esséniennes. Brute, elle sert aussi à aug-
menter la concentration et l’efficacité de certains travaux magiques et rites
sacrés. Cependant, toutes ces vertus n’enlèvent en rien la nécessité d’être
éveillé dans les 2 mondes. Un Essénien ne se repose jamais sur quoi que ce

82 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

soit d’extérieur. Il peut toutefois se servir de supports comme le baume des


Archanges ou l’huile d’Ouriel pour activer certaines forces à l’intérieur de
lui.

Humanité de Lumière
L’humanité de Lumière - appelée aussi « Nation Essénienne », « peuple
d’Essenia », « Terra Essenia », « Terre de Lumière », « Shamballa » - ne dé-
signe pas un petit groupe d’êtres humains sur la terre. Tous ces termes dé-
signent la communauté des âmes qui à travers les siècles ont été les porteuses
d’une lumière divine, d’un message sacré pour la terre et l’humanité tout
entière. Ces êtres ont ainsi formé autour de la terre une terre de Lumière,
de conscience supérieure, sur laquelle a pu se poser le monde divin à travers
des Anges, parfois des Archanges et très rarement des Dieux. Cycliquement,
des portes sont ouvertes entre la terre et l’humanité de Lumière par la li-
gnée ininterrompue des grands maîtres et de leurs écoles initiatiques. Alors
l’opportunité est donnée à tous les êtres qui sont prêts à travailler sur eux
de réaliser toutes les conditions pour la manifestation et l’incarnation de
l’humanité de Lumière jusque dans le monde des hommes et le royaume de
la Mère.

83 Retour au sommaire
I Ieupaneurythmie
Depuis l’aube de l’humanité, l’art du mouvement, du geste, de la danse
a éveillé les humains dans une conscience et une dimension supérieures de
la vie. Il y a eu une continuité dans la révélation de cet art du mouvement.
En passant par les gymnosophistes de l’Inde, les danses et gestuelles sacrées
des différents peuples, les yogas, les techniques de combat, le taï-chi et le qi
gong, on en est arrivé à l’eurythmie de Rudolf Steiner qui a élevé le mouve-
ment jusqu’à l’art de la parole. Le maître Peter Deunov a donné un carac-
tère universel à l’impulsion apportée par Steiner à travers sa Paneurythmie,
une danse qui permet une circulation des énergies de guérison et de régé-
nération. Puis l’art du mouvement méditatif a été élevé jusqu’au monde di-
vin à travers l’ieupaneurythmie, apportée par Olivier Manitara, qui finalise
l’œuvre dans la perfection, car elle contient toutes les composantes de cet
art du mouvement méditatif :
• IEU, c’est l’union du ciel et de la terre, du Père et de la Mère, du
grand Esprit et de l’âme vivante universelle. IEU représente le monde du feu
et de l’Archange Michaël.
• PAN est l’aspect universel, le jardin de Lumière, le Dieu de l’univers,
celui qui dirige la destinée de tous les mondes. PAN représente le monde de
l’air et de l’Archange Raphaël.
• EU représente l’âme individuelle des êtres et des choses, la force forma-
trice de la vie, le reflet du monde supérieur dans l’aura individualisée. C’est
le miroir de la conscience dans lequel agissent les pensées, les sentiments, la
volonté. EU représente le monde de l’eau et de l’Archange Gabriel.

84 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

• RYTHMIE, c’est la force créatrice qui anime la matière, la forme qui


est mise en mouvement par une force invisible. C’est aussi le temps ou le
mouvement du temps qui conduit vers le néant, la mort ou vers la vie en
fonction du monde qui le met en œuvre. RYTHMIE représente le monde
de la terre et de l’Archange Ouriel.
• IEU PAN EU RYTHMIE est la perfection de l’art du mouvement,
donc de la vie. La vie est Dieu Lui-même, la présence sacrée du Père.

Image onirique
Les images oniriques sont créées par les génies. Par exemple, une force
animatrice, c’est-à-dire un esprit, dit à l’homme d’aller boire de l’eau. Si
l’homme est conscient et s’il regarde à l’intérieur de lui, dans le côté caché, il
verra qu’en réalité, il s’est vu en train de boire un verre d’eau avant de l’avoir
bu. Une image a été formée en lui avant que l’acte ne se fasse, parce que les
choses se font toujours dans l’invisible avant de se réaliser dans le visible.
Aucune chose n’arrive dans le plan physique sans qu’elle n’ait d’abord été
accomplie dans des plans plus subtils. Si l’homme laisse entrer en lui des
images qui ne sont pas bonnes, il sera harcelé par ces images, qui vivront en
lui, le maintiendront dans des illusions et lui diront ce qu’il doit faire, com-
ment il doit agir : il sera envoûté. Pour en être conscient, il faut développer
la vision nocturne (voir « Monde de la nuit » ).

Inculte
Dans la « bouche » d’un Archange, « inculte » n’a pas le sens péjoratif
que nous lui donnons, c’est-à-dire celui d’un être qui n’a pas été éduqué
dans la culture et la morale conventionnelles des hommes. Pour un monde
supérieur, cette culture et cette morale extérieures n’ont aucune valeur et ne
sont que des apparences, des masques. Pour un Archange, « inculte » veut
donc tout simplement dire non éduqué dans la sagesse essénienne, dans
un enseignement éternel et vrai qui n’appartient à aucun homme, mais au
monde divin.

85 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Individualité
Voir « Rayon-je ».

Initiation
Circonstances (naturelles ou organisées) permettant le passage d’un état
d’être à un autre.

Initiation essénienne
L’initiation essénienne comporte 7 degrés, appelés « marches ».
La première marche consiste à entrer dans la Ronde des Archanges et
à porter l’Ange de la Ronde des Archanges. Après un an, l’Essénien peut
entreprendre la formation des 4 Corps, à l’issue de laquelle il reçoit le Nom
de la Mère, le nom de son âme, qui correspond à sa mission pour cette in-
carnation. Quand il est né de la Mère, on lui propose de faire la formation
des 5 Sens, durant laquelle il doit nettoyer tous ses sens pour commencer à
percevoir un monde qu’il ne ressent pas encore.
Quand il a réactivé ses 4 corps et purifié ses 5 sens, il peut entreprendre la
formation des 6 Lunes, qui mène à l’alliance avec un Ange. À partir du mo-
ment où il réussit cette haute initiation, il se tient sur la deuxième marche.
Quand il a purifié ses 5 sens, il peut réaliser l’initiation du serpent de la
sagesse, qui consiste à sceller une alliance avec ce serpent.
Après, il passe la troisième marche et il maîtrise le serpent tentateur.
Puis il passe la quatrième marche, celle où se tiennent les maîtres, et il entre
dans ce que l’on appelle le service des cultes des 4 éléments. Il a accès au
monde des Archanges.
La cinquième marche correspond à la sortie du monde de l’homme pour
entrer dans le monde des Dieux. La sixième correspond à l’union avec la
Mère. La septième est l’union avec le Père.
Le maître Jésus se tenait sur la septième marche de l’Initiation et le
maître Mani était à la cinquième marche. Plus près de nous, les maîtres Peter
Deunov et Omraam Mikhaël Aïvanhov se tenaient tous 2 à la quatrième,

86 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

et le maître Rudolf Steiner à la troisième. Olivier Manitara se tient actuelle-


ment sur la quatrième marche.

Instructeur
Un instructeur est un maître qui instruit tous les êtres dans la lumière
du savoir qui éclaire, qui transmet la sagesse universelle. C’est un être porté
par une tradition et un peuple. Synonyme de « maître ».

Intelligences
Êtres subtils, reliés ou non au Père, vivant dans différents règnes ayant
une origine et des buts qui leur sont propres.

Intelligences supérieures
Dans l’enseignement essénien, le terme « intelligences supérieures » dé-
signe les 3 règnes supérieurs et invisibles de la création, qui sont les Anges,
les Archanges et les Dieux. Chacun de ces règnes divins a une ombre : les
anges déchus (ou malades), les contre-archanges (ou archontes) et les faux
dieux. Ces intelligences supérieures sombres ont donné naissance au monde
de l’homme, au monde de la chute.

Isis
Isis est la gardienne de l’initiation féminine dans tous les hommes. Elle
connaît tous les secrets de la magie pour vaincre les forces sombres qui
veulent semer la mort et l’anarchie dans le monde. Épouse d’Osiris, dont
elle a reconstitué le corps après qu’il eut été mis à mort par son frère Seth,
elle représente la Tradition, celle qui porte le trône, mais aussi la femme,
la terre, la Mère, la nature, l’âme humaine. L’homme qui veut aller vers
un monde supérieur doit se présenter devant la Mère, Isis, et entrer dans
le trône d’Osiris, dont les 4 piliers sont les 4 corps à être reformés dans
l’homme à travers l’initiation des 4 Corps. Osiris est la sagesse et Isis est
l’école de la sagesse, le chemin qui permet à tous les êtres prisonniers des

87 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

ténèbres de se redresser et de retourner vers leur conscience originelle, leur


être véritable.

88 Retour au sommaire
J Jardin d’Adonaï / jardin de la Lumière
/ jardin d’Ouriel / jardin du silence
« Jardin d’Adonaï » est un synonyme du « jardin d’Éden » des Écritures
saintes. Dans la vision essénienne du monde, ce terme n’est pas rattaché à
un concept spirituel abstrait, évoquant un lointain passé révolu. Non, ce
terme des plus sacrés nous parle d’un lieu inviolé en l’homme, un sanctuaire
où règnent la pureté et l’harmonie de son âme immortelle. Le jardin d’Ado-
naï est le jardin du maître ; c’est le lieu de la deuxième naissance, le sanc-
tuaire du cœur, la chambre secrète dont ont parlé Jésus et tous les maîtres de
la Tradition. Mais c’est également un lieu sacré qui doit de nouveau exister
sur la terre comme le temple vivant du Saint-Esprit, là où le Père et la Mère
pourront S’unir à travers la célébration des mystères divins. Ainsi, une des
missions des Esséniens est de faire apparaître ce lieu jusque dans le plan phy-
sique à travers des jardins magiques, des forêts enchantées dans lesquels des
hommes pourront vivre comme aux temps originels, en parfaite harmonie
avec la nature. De ces jardins, à travers une initiation essénienne particu-
lière, doit naître une lignée de sages et de maîtres dont la mission sera de
faire apparaître sur la terre une nouvelle intelligence qui sera le berceau, la
matrice d’une nouvelle humanité.
Le jardin de la Lumière, qui est la septième étape de la Nation Essénienne,
est en cours de réalisation au Panama.

89 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Je / Je-Suis
Individualité sacrée de chaque être, pouvant se manifester à travers une
existence mortelle.

« Je suis ce qui est »


En hébreu, cette parole de la Bible s’écrit : Anouki Adonaï qui signifie : Je
suis Dieu, Celui qui est, qui était et qui sera.

Jeûne
Privation alimentaire ou jeûne plus subtil qui n’est pas une privation,
mais plutôt une sublimation, un travail sur soi, une discipline intérieure,
une observation de soi, un jeûne de certaines pensées ou sentiments em-
prisonnants dans le but de n’apporter aux autres que le meilleur de soi.
C’est une discipline individuelle mais aussi collective, émanant de la prise
de conscience que ce que l’on pense et dit agit sur l’autre, en bien comme
en mal.

Jésus (0-33)
Jésus appartient à une lignée de maîtres qui sont venus sur la terre pour
manifester la loi divine de la Lumière et de l’amour. Jésus était un maître
exceptionnel, il était parvenu à ouvrir tous ses sens pour s’unir avec son Père
dans la Lumière. C’est pourquoi il a été appelé Fils de Dieu. Saint Jean dit
de lui qu’il est la parole de Dieu, son verbe de Lumière. Il dit encore que
la sagesse de la Loi a été donnée par Moïse (Ramon, prêtre d’Osiris), mais
l’amour et l’être véritable sont venus par Jésus-Christ. C’est une allusion di-
recte à une succession, à une progression dans l’œuvre des envoyés du Père.
Jésus continue l’œuvre de Moïse et la porte en avant. Jésus est lié à Moïse et
notamment à son expérience du buisson ardent et de sa rencontre avec le
verbe Je-Suis. Je-Suis est l’être véritable, la présence de Dieu dans l’homme.
Moïse a vu le je divin au sommet d’une montagne sacrée et il a recueilli de
lui l’enseignement de la sagesse, qu’il a ensuite transmis aux hommes restés

90 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

dans la vallée. Jésus a fusionné avec le je divin jusqu’à être un avec lui et
devenir lui-même le buisson ardent au milieu des hommes.

Johannite
Cette appellation désigne les disciples de saint Jean ou encore les
« hommes-Jean », c’est-à-dire ceux et celles qui sont devenus des « bien-ai-
més » de Dieu, non pas parce qu’ils seraient des êtres supérieurs aux autres
hommes ou des « élus », mais parce qu’ils vivent réellement avec leur âme,
par le travail intérieur qu’ils accomplissent sur eux-mêmes et par une dis-
cipline et des règles de vie bien précises. IIs se caractérisent également par
un engagement intérieur (qui faisait aussi l’objet d’un sacrement officiel
et solennel) à servir le monde divin jusqu’à la mort et au-delà, de vie en
vie, jusqu’à ce que Dieu estime qu’ils ont accompli la mission qu’Il attend
d’eux. Les mots « Cathare », « Essénien » ou encore « Bodhisattva » (chez les
Bouddhistes) contiennent cette même signification profonde.

Jubilé
Le jubilé - pratiqué également dans le judaïsme - est la dernière année
d’un cycle de 7 ans, constituant pour la Nation Essénienne une période de
transition. Le mot peut aussi désigner un cycle de 7 ans.
La Nation Essénienne a commencé un cycle à la célébration de l’Ar-
change Michaël en 2003 (premiers psaumes des Archanges) et s’est terminé
à la célébration de l’Archange Ouriel en 2010. Son jubilé s’est ainsi déroulé
de Michaël 2009 à Ouriel 2010.
Le cycle suivant de la Nation Essénienne a commencé à la célébration de
l’Archange Michaël en 2010 et s’est terminé à la célébration de l’Archange
Ouriel en 2017. Le jubilé devait ainsi commencer à Michaël 2016, mais par
l’engagement des Esséniens dans le culte de la Lumière, dans le cercle des
Parents, la porte du jubilé s’ouvrit plutôt à Gabriel 2015-2016 : « Je veux sim-
plement vous dire que le jubilé que vous attendiez pour la célébration de l’Archange
Michaël, vous venez en réalité de l’ouvrir. Vous pensiez que ce jubilé commencerait
en septembre et que pour cela, vous alliez recevoir des instructions de l’alliance de

91 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

Lumière, mais je vous dis que vous venez de l’ouvrir par l’engagement du cercle des
Parents de Dieu. » (Message de l’Ange du Père « L’entrée dans le culte de la
Lumière et l’ouverture du jubilé »). Les Esséniens réalisèrent néanmoins
les cérémonies de passage des portes du jubilé aux célébrations de Michaël
2016 et de Gabriel, Raphaël et Ouriel 2017.

Justifier l’enseignement de la Lumière


« Justifier » l’enseignement de la Lumière exprime le fait que c’est à l’Es-
sénien de montrer qu’il est juste et de le rendre réel et vivant jusque dans
la réalité concrète et tangible. Si l’Essénien ne fait pas cela, l’Enseignement
demeure lettre morte, une abstraction et il ne peut être transmis. Avant
d’être transmis, il doit être vécu et ainsi « justifié », démontré comme juste,
rendu réel et vivant.

92 Retour au sommaire
K Kabael
Le mot essénien « kabael » a été formé à partir du mot arabe ka’ba, qui si-
gnifie « cube », et du mot hébreu El, qui signifie « Dieu ». Il signifie « la maison
de Dieu », « la tradition de Dieu », transmise de génération en génération.

Kabala, KaBaLa
L’origine du mot kabala se perd dans la nuit des temps. Contrairement
à ce qu’il est coutume de dire, ce mot ne vient pas des Juifs, bien que la ka-
bale soit la doctrine ésotérique du judaïsme, transmise par Moïse au cercle
intérieur de ses élèves. En langue hiéroglyphique égyptienne, les 3 syllabes
ka, ba et la correspondent respectivement au taureau, à l’oiseau et au soleil,
et traduisent ainsi l’union du corps, de l’âme et de l’esprit. Les Égyptiens
considéraient Pharaon comme le garant de cette union sacrée du Père et de
la Mère, de l’esprit et de la matière, car il était l’âme de Lumière, l’oiseau
du soleil, le faucon Horus qui descendait du ciel pour conduire la terre en-
tière dans le Soleil, dans le royaume du Père. C’est pourquoi ils ont appelé
Pharaon Kabala ou la Grande Maison, qui a été représentée par la pyramide
comme le symbole parfait de l’union du ciel et de la terre, du visible et de
l’invisible. Pour les Esséniens, kabala désigne ainsi le corps du maître, qui est
le pain de vie, l’enseignement divin qui rétablit l’harmonie et la paix dans
tous les mondes et permet aux hommes d’entrer dans l’immortalité.
• Ka désigne le corps de la Tradition manifesté dans le monde par
Pharaon, c’est-à-dire le maître. Celui-ci est le garant de la transmission du
corps et de la mémoire de cette tradition intemporelle, primordiale. C’est
pourquoi Jésus, en tant que représentant de la tradition essénienne, dira :

93 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

« Nul ne peut aller au Père sans passer par moi », sans passer par la tradition
vivante et incarnée par un homme préparé et consacré à cette mission.
• Ba désigne l’âme de la Tradition qui ouvre le chemin de l’envol vers
les mondes supérieurs et l’union avec l’esprit.
• La, c’est l’esprit de la Tradition, le Père. Dans la gamme musicale,
c’est la note qui harmonise toutes les autres notes. Ainsi, le la représente
l’origine, le centre et le sommet, l’unité vivante des voix multiples.

Karma
Tout être humain qui s’incarne sur la terre est fatalement prisonnier
de 4 karmas : individuel, familial, national et mondial (l’humanité tout en-
tière). L’être qui veut cheminer sur le chemin de la Lumière doit rendre
parfaitement conscientes et claires ces 4 sphères de son être global, qui est
individuel mais également collectif. Pour se libérer des karmas familial, na-
tional et mondial, l’homme doit impérativement s’associer à une famille, à
une nation et à l’humanité de Lumière. Tels sont le rôle et la responsabilité
de la Nation Essénienne au sein du grand corps de l’humanité.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara Le karma.

Kéther
Dans certaines représentations de l’arbre de vie, la source originelle, ap-
pelée kéther (ce qui signifie la couronne), est représentée par les 4 Vivants
entourant le trône de l’agneau dont parle saint Jean dans l’Apocalypse. Ces
4 Vivants sont les 4 Archanges qui forment la Ronde des Archanges, que les
Esséniens célèbrent tout au long de la ronde de l’année.

Krishna (vers 2900 av. J.-C.)


À l’époque où naquit Krishna, seule l’Égypte demeurait porteuse de
la grande lumière apportée par Énoch, jusque dans sa façon de gouverner
le peuple. Ainsi, c’est dans les temples-écoles de l’Égypte que Krishna vint
se former pour préparer sa mission : restaurer dans sa pureté originelle

94 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

l’enseignement et la place des brahmanes dans le gouvernement et la tradi-


tion du peuple hindou.

95 Retour au sommaire
L Lao Tseu (604-479 av. J.-C.)
Contemporain du Bouddha et de Pythagore, Lao Tseu, à l’image de son
glorieux ancêtre Fo Hi, fit briller dans tout son éclat la sagesse des Esséniens
dont Confucius s’inspira au siècle suivant pour poser les nouvelles bases du
gouvernement chinois. Le Tao Te King (Livre de la voie et de la vertu) de Lao
Tseu est l’un des plus grands livres de sagesse jamais écrit, puisé à la source
même de l’intelligence de l’univers, qui se révèle à travers le grand livre de
la nature vivante.

Lucifer, monde de Lucifer


Lucifer est la loi de l’esprit, la loi de l’expansion, comme Satan est la loi
de la matière, la loi de la condensation. Lucifer et Satan sont l’intelligence
supérieure du monde de l’homme, les 2 pôles de l’Usurpateur, qui se tient
au centre. Lucifer correspond à la liberté qu’a l’homme en tant qu’âme
douée de conscience et de discernement. L’homme peut choisir de donner
son existence à la mort ou à la vie. Lucifer règne dans le monde de la mort,
que les hommes appellent l’« au-delà ». Il gouverne les spiritualistes, tandis
que Satan gouverne les matérialistes.
Lucifer est l’archange déchu qui a apporté la liberté à l’homme, le choix
entre la fausse lumière et la vraie. Par ce choix, il a créé l’homme, son monde,
sa destinée et s’est proclamé son dieu. Lucifer a créé l’homme dans le monde
subtil, il a mis un esprit, une âme, une ombre dans son corps. Auparavant,
l’homme existait dans son corps, mais il était pur, il était un Fils de Dieu,
il n’avait pas conscience qu’il était un homme. L’homme est devenu un
homme parce qu’il a pris conscience qu’il était séparé du monde divin. Il

96 Retour au sommaire
Dictionnaire de l’enseignement essénien

s’est éveillé à la connaissance de son être propre. Cette connaissance lui a


été donnée parce qu’un esprit faussement lumineux, Lucifer, est entré en
lui et l’a possédé. Lucifer a créé la destinée mortelle de l’homme. Il a créé
l’homme libre de choisir entre être un Fils de Dieu ou être un homme.
La volonté dans l’homme est venue de Lucifer, qui a enfanté le monde
de la mort par la séparation d’avec le monde de l’éternité. Il est la lumière, le
savoir qui est donné à l’homme, mais qui le prive du monde divin. Celui qui
perd le lien avec le monde de l’éternité se retrouve instantanément plongé
dans le monde de Lucifer, la mort, dans lequel il devient conscient et où il
a le choix. Si l’homme n’a pas de corps de sagesse, il devient le serviteur de
Lucifer, qui le conduira à n’être qu’un homme et à vivre pour le royaume
de l’homme.
Lorsque l’homme a cultivé durant sa vie des idéaux nobles, religieux,
philosophiques ou humanitaires, il entre à sa mort dans ce que la Tradition
appelle le « monde de Lucifer ». C’est un monde de beauté idéale dans le-
quel l’homme retrouve la projection parfaite, vivante de tout ce en quoi il
croyait, du monde auquel il rêvait. Mais cela était une illusion, car il s’agis-
sait d’une projection dans laquelle il prenait refuge, mais qu’il ne parvenait
pas à incarner dans la réalité de sa vie ; c’est donc un masque qui ne peut
entrer dans le monde divin, dans le monde de l’éternité puisqu’il est faux,
c’est-à-dire irréel, non incarné. Voir également « Monde de l’eau ».

Lumière
Présence du divin en tous les mondes.

Luxure
Les mots « luxe » et « luxure » viennent tous 2 du latin lux, « lumière ».
Ce que l’homme appelle aujourd’hui le « luxe », c’est-à-dire la « lumière »,
devrait en fait s’appeler la « luxure », car il s’agit d’une fausse lumière qui
l’avilit, l’enchaîne et le dépouille de tout ce qui est précieux en lui.

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M Magie
La magie est la science de la maîtrise des influences, l’art de mobiliser les
intelligences et les forces. Elle est indépendante de l’homme, car c’est elle
qui met en mouvement les lois et les fait agir. L’homme possède en lui le
pouvoir d’activer la magie, mais il peut aussi être activé par elle. La magie est
universelle ; c’est elle qui permet et dirige la naissance dans tous les mondes,
car elle organise le placenta de la vie. L’Essénien qui étudie les lois et les
secrets de l’art magique doit éveiller sa conscience dans la pureté absolue à
travers tous ses organes et tous ses sens afin de récupérer le pouvoir de la ma-
gie qui est en lui et qui lui appartient devant la destinée. La magie est le seul
moyen de diriger sa vie en conscience, d’orienter son chemin et de réaliser
sur la terre. Elle est la conscience des échanges et la maîtrise des influences
au sein du placenta de la Lumière ou de l’obscurité.
L’un des buts de la Nation Essénienne est d’enseigner la magie pour
permettre à des magiciens de Lumière de naître à eux-mêmes. La magie es-
sénienne est sacrée et bénéfique. Elle conduit à prendre sa vie en mains, à
faire le bien autour de soi et à servir l’intelligence supérieure divine.
Dans la tradition essénienne, il est dit que la science sacrée de la ma-
gie divine fut transmise aux Esséniens par le grand Zoroastre (plus de
2500 avant J.-C.), qui la reçut lui-même du monde divin pour chasser les
ténèbres du cœur de l’humanité manipulée à son insu par de grands mages
noirs.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Mahomet (570-632)
Mahomet est né au Moyen-Orient, dans une communauté nestorienne
liée aux écoles des mystères d’Égypte et aux Esséniens de Palestine. Par son
alliance avec l’Archange Gabriel, Mahomet reçut les sourates du Coran, les
commandements divins pour le peuple arabe. Grâce à la force de la volon-
té, la rigueur de la discipline et l’aspiration au savoir que Mahomet trans-
mit à ses fidèles, l’islam illumina ce qui constituait alors le monde « civili-
sé » - toute l’Europe et le Moyen-Orient - pendant plusieurs siècles.

Maillage éthérique
L’omniprésence de la technologie et la saturation atmosphérique des
ondes électriques forment une sorte de maillage éthérique qui nivelle les
consciences, limitant au maximum toute initiative qui pourrait inciter les
hommes à sortir de ce maillage savamment tissé.
Î Pour en savoir plus à ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara Le mail-
lage métallique autour de la Terre, paru aux Éditions Essénia.

Maison de Dieu
La maison de Dieu est la tradition de la Lumière : « Cette tradition des
origines est la maison de Dieu elle-même. » (Michaël 195:7) C’est aussi le
nom donné aux églises esséniennes : « Alors ouvrez des espaces sacrés, bâtis-
sez des églises sur toute la terre, en tous les lieux. Dans ces maisons de Dieu,
établissez l’étude, la dévotion, le culte et l’œuvre de la Nation Essénienne et
de sa religion. Ainsi, tous les hommes, croyants ou non-croyants, pourront
trouver un espace de recueillement, de paix, de réconfort, de soulagement,
d’inspiration, de guérison, de fraternité, de tolérance, de ressourcement. »
(Michaël 195:10)

Maître
Il est dans la nature de l’homme de chercher à parvenir à l’accomplis-
sement, à l’épanouissement le plus complet de ce qu’il fait. Le menuisier

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

cherche la maîtrise de son art tout comme l’architecte ou le musicien. Il en


est de même dans le domaine de l’alliance avec Dieu. Un maître essénien
est un homme incarnant au plus haut point sa tradition, qui est celle de la
Lumière. Il ne vient pas pour les hommes, sa seule raison d’être est de servir
le Père, le divin en tous les êtres.
Dans les textes esséniens, le terme « maître » est souvent employé dans le
sens de « maître essénien ».

Maladie
Dysfonctionnement d’un ou plusieurs corps dû à une trop grande sépa-
ration d’avec la Lumière.

Malins
Appelés aussi « esprits farceurs », les malins sont des esprits de la na-
ture et des génies que l’homme a profanés et qui se retournent contre lui,
se vengent en le perturbant et le troublant de multiples façons. Les mani-
festations extraterrestres que peuvent voir certains êtres clairvoyants sont
des exemples des « tours de magie » que sont capables de jouer ces malins
aux hommes. Nos ancêtres n’ont jamais vu ni parlé d’extraterrestres ou de
soucoupes volantes, car ces personnages et cette technologie n’avaient pas
encore été inventés. Étant totalement dépendants de l’homme et liés à sa
destinée, les malins se manifestent à lui sous l’apparence de l’époque. Mais
ces êtres sont surtout présents dans notre vie quotidienne ainsi que dans
notre sommeil à travers tout ce qui sème en nous le trouble, le conflit, la
confusion, etc.

Mandala
Le mot « mandala » vient du sanscrit ancien et signifie « cercle ». Le cercle
est la partie visible de la spirale d’énergie qui l’anime. Dans le symbolisme
de l’astrologie, le zodiaque, image de l’univers, est représenté par un cercle
et le soleil, astre-roi, par un cercle avec un point en son centre. Le cercle, la
spirale sont les symboles de l’univers, de la perfection, de l’évolution, de la

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

création et du Créateur. Toutes les figures géométriques et symboliques ont


pour origine le cercle. Ainsi, le mandala est un schéma magique représen-
tant le pouvoir du tout. Ce pouvoir est lié à la connaissance des échanges
constants qui s’effectuent entre le centre et la périphérie.

Mandala de l’Ange / mandala-talisman de l’Ange


Au sein de la pratique quotidienne de la Ronde des Archanges, pour
renforcer et vivifier l’alliance avec leur Ange et son influence lumineuse
dans le monde entier, les Esséniens accomplissent un travail magique. Pour
accomplir ce travail, composé de mouvements et de paroles sacrés, l’Essé-
nien doit se tenir debout sur un mandala-talisman qui représente la vertu
de l’Ange qu’il porte. Ce mandala, d’une structure géométrique sacrée et de
couleurs qui varient suivant la vertu, est un talisman magique, car il permet
à celui qui monte dessus d’être relié instantanément à l’Ange gardien de la
vertu correspondante.

Mani (216-276 ou 277)


Mani est né en Perse, dans une communauté gnostique liée aux écoles
des mystères d’Égypte et aux Esséniens de Palestine. Par son union avec la
source de toute connaissance, il put enseigner aux Chrétiens l’aspect éso-
térique et libérateur du christianisme universel, dévoiler aux mages d’Iran
les fondements de la magie divine révélés par Zoroastre et expliquer aux
Bouddhistes le chemin de la libération de l’âme par l’élaboration d’un corps
de sagesse à travers le cycle des réincarnations. Cet homme exceptionnel, cet
amoureux de Dieu a ainsi consacré sa vie à répandre l’enseignement de la
Lumière dans une grande partie du monde. L’Église de Justice, la religion
qu’il institua, rayonna sa lumière pendant plus de 1000 ans. Dans la Nation
Essénienne, le pilier de la terre porte le bâton magique qui est consacré à ce
maître.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Mantra
Un mantra est une parole magique qui incarne et traduit à elle seule un
monde entier, une intelligence supérieure du Bien, de Dieu, ou du mal, de
l’Usurpateur. Ainsi, la parole « Tu dois absolument avoir la réponse » est
le mantra de l’intelligence sombre et malade de l’éducation du monde des
hommes, qui est au service de l’Usurpateur. Cette intelligence veut emme-
ner l’homme dans une illusion de savoir et de connaissance, où l’âme non
seulement n’est pas prise en compte, mais est conduite en esclavage.
Un mantra est également une parole cachée qui synthétise une intelli-
gence collective. Ainsi, les représentants de l’éducation dans notre monde
ne vont pas prononcer directement cette parole à ceux à qui ils enseignent,
quel que soit leur âge, mais elle sera l’« âme » de leurs paroles, ce qui les
anime comme une image ou un message subliminal dans une publicité.

Marches de l’Initiation
Voir « Initiation essénienne ».

Marie, Marie-Madeleine
(1er siècle av. et apr. J.-C.)
La préparation, la naissance et l’évolution de Jésus furent en grande partie
une « affaire de femmes ». Marie était une grande prêtresse du peuple d’Esse-
nia, formée et préparée à sa mission sur les pentes du mont Carmel, au sein
des temples construits à l’initiative du prophète Élie. Ainsi, elle contribua
d’une façon active au développement de son fils en lui transmettant toutes
ses vertus. Lorsqu’il atteignit l’âge adulte, c’est Marie-Madeleine qui prit un
soin extrême à s’assurer que Jésus soit toujours dans les meilleures condi-
tions pour accomplir sa mission. Ces 2 femmes hors du commun devinrent
à leur tour des maîtres authentiques, elles étaient des incarnations vivantes
de la Mère du monde, des filles d’Isis, la grande initiatrice qui connaît tous
les secrets pour enfanter la Lumière sur la terre.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Marie était la grande vestale des mystères d’Héliopolis et de la fraternité


essénienne. Dans son initiation, elle fusionna avec l’âme de la Terre et de-
vint la protectrice aimante de tous les hommes.
Le nom « Marie » vient d’Égypte ancienne et signifie « Bien-aimée de
Dieu » : Mérikarê. C’est l’épouse de Dieu qui donne naissance à la religion
de Dieu.

Massala
« Massala » signifie « maison du soleil » et désigne un groupe d’Esséniens
qui se rencontrent pour étudier, chanter, danser, pratiquer les mouvements,
les rituels, etc. Ce terme a été formé à partir de mas ( « maison » en proven-
çal) et sala ( « soleil » en certains dialectes d’origine latine ou provençale).
Les massalas esséniennes sont des lieux de partage, de rencontres, de cé-
lébration et d’étude des mystères les plus profonds de la vie. Le mot d’ordre y
est : étude - dévotion - célébration des rites - accomplissement des œuvres de
la Lumière. C’est à travers l’activation de ces 4 piliers de l’Enseignement que
l’Essénien construit son corps d’immortalité et devient un libre construc-
teur du monde divin, sur la terre comme au ciel.

Melchitsédek
Melchitsédek est le père initiateur de tous les hommes-Dieux pour ce
présent cycle d’évolution. Il ne naît plus de la femme. Il est le gardien de la
pureté de la tradition primordiale et de l’enseignement divin.

Mémorial
Placé au cœur des Villages Esséniens, le mémorial est un temple sacré,
dont la fonction magique est de préserver la mémoire divine des Esséniens
décédés, grâce à un culte particulier utilisant la pierre verte d’immortalité,
ainsi que les 2 livres magiques des génies et de l’immortalité. Grâce à ce
culte de la mémoire divine, chaque Essénien, lorsqu’il se réincarnera, aura
la capacité de retrouver cette mémoire dès son plus jeune âge et ainsi, de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

pouvoir continuer son œuvre, sans devoir tout recommencer à zéro, ce qui
est le cas aujourd’hui, pour la grande majorité des humains.

Ménora
« Ménora » est un autre nom sacré pour désigner l’alliance de Lumière
des 7 règnes de la création qui relie le ciel et la terre, le Père et la Mère à
travers l’homme, le Fils. Les 3 règnes invisibles du Père sont les Anges, les
Archanges et les Dieux ; les 3 règnes visibles de la Mère sont les minéraux,
les végétaux, les animaux. L’homme se trouve ainsi dans une position char-
nière, car il est l’unique intermédiaire entre le ciel et la terre et il porte en
lui les 7 règnes à travers 7 corps, de plus en plus subtils.
Moïse donna ce nom en hommage au grand Dieu solaire de l’Égypte :
Amon-Rê, dont « ménora » est l’anagramme. Comme l’Égypte était en train
de s’effondrer sous l’emprise de l’usurpateur de Pharaon, Ramsès II, Moïse
dut quitter le pays et changea tous les Noms de Dieu afin qu’ils ne puissent
être profanés. Ainsi, Amon-Rê, la lumière du soleil qui unit le ciel et la terre
à travers les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, devint « ménora », le chandelier à
7 branches qui porte les 7 flammes de la vie qui, toutes réunies, forment
l’unique lumière du Père et de la Mère.

Mère / Dieu la Mère / Mère-Terre / Terre-Mère


La Mère est le principe divin créateur complémentaire du Père, l’intel-
ligence cachée derrière toutes les manifestations de la vie : les éléments, les
minéraux, les plantes, les animaux, les hommes. Ce nom est souvent em-
ployé pour désigner la nature vivante.

Mère des vivants


Ce terme désigne parfois la Mère et parfois Ève.

Merkaba
Dans la langue hébraïque - une traduction des hiéroglyphes égyp-
tiens - utilisée jadis par les Esséniens pour révéler leurs profonds mystères

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

tout en les cachant, merkaba désigne la construction d’un corps (kaba, qui
signifie « maison » ) de Lumière que l’homme doit réaliser étape par étape
à l’intérieur de lui par l’Initiation. C’est par la construction d’un tel corps
éthérique pur que l’âme, prisonnière du corps physique et de la matière,
pourra s’en libérer lors du grand passage de la mort et s’envoler comme un
oiseau (ba en égyptien ancien) vers les mondes supérieurs et divins. Les an-
ciens Égyptiens représentaient la merkaba par le hiéroglyphe de Pharaon sur
son char, symbole que les Esséniens reprendront et que l’on retrouve dans
l’Ancien Testament à travers Élie retournant vers Dieu en s’envolant sur un
char de feu.

Michaël
À l’équinoxe d’automne 2003, l’Archange Michaël est descendu pour
la première fois dans le feu allumé pour lui par les Esséniens et s’est mani-
festé à travers des messages, qui furent le début des Évangiles esséniens des
Archanges.
L’Archange Michaël est celui qui porte l’épée des décisions et la balance
de la conscience, la balance du jugement dans laquelle sont pesés les actes de
l’homme. Michaël est le feu consumant tout ce qui est impur et faux. Pour
s’approcher de Michaël, l’homme doit être centré dans son rayon de flamme
éternelle, sinon le feu brûle même l’œil qui le regarde, consume le corps
et les éthers qui entourent le corps. Dans l’homme, le feu de Michaël est
l’étincelle de Lumière qui est à l’origine de toutes les belles pensées, des plus
beaux idéaux de l’âme humaine. Il est la parcelle d’éternité dans l’homme,
ce qui ne peut mourir mais peut simplement s’endormir. L’homme qui s’ap-
proche du feu de Michaël à travers sa célébration automnale reçoit le germe
d’une nouvelle pensée, claire et lumineuse, et la capacité qui en découle de
discerner le faux du vrai, le futile de l’essentiel et de faire grandir et fructifier
le divin. Par le feu de Michaël s’éveille en l’homme la volonté de son être
véritable éternel. Cela se manifeste en lui comme une aspiration profonde
souvent accompagnée d’une grande nostalgie, car il comprend que dans le
monde des hommes, il est coupé du monde divin et de son âme éternelle et
il ne sait pas encore comment répondre à l’appel. La célébration du feu de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

l’Archange Michaël offre l’opportunité de comprendre le sens profond de


cet appel intérieur.
L’Archange Michaël a offert aux Esséniens la science des 4 sceaux de la
Lumière. Il est aussi celui qui donna les enseignements sur l’Usurpateur, sur
les 7 flammes de la ménora, avec ses 7 vertus et contre-vertus, sur l’épée et
la balance…

Moi / moi mortel / moi terrestre


Personnalité de l’homme constituée lors de son incarnation.

Moïse (vers 1300 av. J.-C.)


Moïse était destiné à devenir Pharaon afin de rétablir l’antique synarchie
de Rama et le gouvernement des fils d’Horus à la tête de l’Égypte. Initié
dans les temples-écoles des mystères, il traversa toutes les épreuves de l’ini-
tiation des Fils du Soleil. Des traîtres s’opposèrent à son accession au trône
et il tenta un coup d’État qui échoua, ce qui explique sa fuite d’Égypte avec
toutes les statues des Dieux et les livres secrets légués aux hiérophantes égyp-
tiens par Hermès Thot. Ainsi, le tarot d’Hermès devint la Tora (anagramme
de « tarot » ) de Moïse : la loi et l’enseignement du monde divin pour les
hommes. Et Israël, le peuple des Enfants de la Lumière, se retrouva comme
rejeté du monde ; c’est pourquoi il se mit en marche vers la terre promise
sous la conduite de Moïse. Moïse lui-même n’entra pas dans la terre pro-
mise. Dans la Nation Essénienne, le pilier de l’air porte le bâton magique
qui est consacré à ce maître.

Monde de la mort
Monde du corps physique qui n’est pas animé par l’âme immortelle.
Monde des hommes qui ne sont pas reliés au divin, à la vie universelle.

Monde de l’homme
Monde de la vie quotidienne des hommes, souvent séparés de leur ori-
gine divine, de l’harmonie originelle des 7 règnes.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Monde de l’eau / monde aurique


Le monde aurique est ce monde invisible tout autour et à l’intérieur
de nous, dans lequel vivent les pensées, les états d’âme, les désirs. C’est le
monde de l’eau auquel font référence les anciens mystères en parlant de
« traverser les eaux » ou d’être « sauvé des eaux », comme le fut Moïse.
Appelée aussi « eau aurique » ou « aura », cette eau est une matière sub-
tile, formée et habitée par toutes les pensées, tous les sentiments et désirs
qui vivent autour de l’homme et animent son corps de terre, son corps phy-
sique. Ce monde de l’eau est le « monde astral » dont ont parlé de nombreux
occultistes du 19e siècle ainsi que les alchimistes du Moyen Âge. C’est aussi
l’« au-delà » des spiritualistes, dans lequel ils rencontrent après leur mort
les images et les idées qu’ils se sont faites de Dieu durant leur vie terrestre.
Lorsqu’ils perdent leur corps physique, les hommes se retrouvent projetés
dans le monde de l’eau, où ils rencontrent, comme des êtres vivants, toutes
les pensées, tous les sentiments et désirs qu’ils avaient nourris plus ou moins
consciemment durant leur vie terrestre.

Monde de la nuit / monde de la Lune


Côté caché, subtil de la vie, ce que l’on ne voit pas. Le côté solaire, le
côté diurne est ce que l’on perçoit avec les sens physiques, tandis que le côté
lunaire, le côté nocturne est ce que l’on ne peut percevoir qu’avec les sens
subtils. Dans le monde du Soleil, le monde du jour, tu vois l’assemblage des
4 éléments, tu vois ce qui est, le manifesté. Quand tu entres dans le monde
de la nuit, dans la vision de la Lune, la vision nocturne, tu vois l’esprit et le
génie qui sont derrière l’élément, tu perçois l’intention derrière la parole,
derrière le geste, la force animatrice et formatrice. Tu vois l’impulsion, le
mouvement, ce qui est caché derrière et qui fait parler, bouger… L’homme
doit tenter de s’éveiller dans ces 2 mondes.

Monde divin / monde du Père


Le monde divin est la source et l’origine de toutes vie et intelligence. Il
est le verbe des origines dont parle saint Jean, sans qui rien ne peut venir à

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

la vie. Il est le soleil de tous les soleils vivant dans l’infiniment petit comme
dans l’infiniment grand. Le monde divin, ou monde du Père, est constitué
par les 4 mondes des Dieux, des Archanges, des Anges et des maîtres. Les
Dieux sont les principes divins et éternels de toutes choses ; il y a un Dieu
dans l’arbre, un Dieu dans le feu, un Dieu dans l’eau, un Dieu dans le ciel,
un Dieu dans la montagne, un Dieu dans l’aigle, dans chaque animal… Les
Archanges sont les gardiens et les représentants de toutes les lois sacrées de
la vie qui ont permis la création de l’homme, de l’univers et de la terre. Les
Anges sont toutes les vertus de la Lumière : la sagesse, l’amour, la vérité, la
paix, la bonté, l’harmonie, la clarté, la douceur, etc. Les maîtres sont ceux
qui représentent le monde divin sur la terre et lui ouvrent les portes de la
réalisation jusque dans le monde des hommes et de la nature.

Monde spirituel / monde de l’ombre


Le monde spirituel est constitué des entités spirituelles qui sont à l’ori-
gine des pensées, des sentiments et des désirs des hommes. Ce monde peut
être aussi appelé le « monde de l’ombre », car il cache et empêche la lumière
du monde divin de toucher l’homme pour qu’il prenne sa vie en mains et
brise les chaînes de l’esclavage envers ce monde spirituel faux et destructeur.
Dans ce monde vivent des entités, des intelligences qui sont au-delà de notre
compréhension.

Mondes
On peut parler de 2 mondes, de 3 mondes ou de 4 mondes. Quand l’En-
seignement parle des 2 mondes, il s’agit du monde divin et du monde de
l’homme, ou alors du monde visible et du monde invisible, qui constituent
le monde de l’homme, indépendamment du monde divin. Ce qu’on ap-
pelle le monde invisible peut lui-même être décliné selon 3 aspects : aurique,
spirituel et divin, l’aurique et le spirituel formant les 2 aspects du monde
invisible de l’homme et le divin, ce qui est au-delà de l’homme et qui est
éternel, vivant indépendamment de l’homme.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Mystères de Mithra
Dans ces mystères, ceux qui passaient ces initiations se retrouvaient face
à un taureau. Ils devaient l’affronter jusqu’à ce que celui-ci s’incline devant
eux. Ils accomplissaient ces pratiques non pas pour blesser l’animal ou le
faire souffrir, mais dans le respect véritable, jusqu’à parvenir à le dominer et
à le mettre à leur service. Ce faisant, ils apprenaient à placer sous leur auto-
rité bienveillante, sans peur et dans la maîtrise, l’animal à l’intérieur d’eux-
mêmes. Sorties de leur contexte, ces cérémonies ont ensuite dégénéré pour
donner lieu à la barbarie de la tauromachie dont les buts sont contraires à
leur pratique originelle.

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N Naissance à la Lumière
/ deuxième naissance / naissance d’eau et de feu
Jésus a dit la parole : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître
d’eau et d’esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. » (Jean 3:5)
Lorsque l’homme naît, il naît comme une lettre morte, et il doit revivifier
cette lettre morte par l’esprit pour faire naître en lui l’esprit. C’est la deu-
xième naissance dont parle le Christ. Pour connaître cette naissance à la
Lumière, il faut d’abord naître à la Mère. Pour cela, il faut avoir travaillé ses
4 corps, qui sont les 4 éléments en soi. Quand les 4 corps sont reconstitués
en l’homme, la Mère lui révèle le nom de son âme, le Nom de la Mère. Ce
n’est qu’alors qu’il commence à exister, c’est-à-dire que la Mère le voit réel-
lement. Cette nouvelle naissance est la voie de l’immortalité.

Naos
Naos est un terme grec désignant la partie d’un temple contenant la sta-
tue du Dieu. C’est le saint des saints,

Nation Essénienne / Peuple d’Essenia


Les Esséniens ne sont pas un peuple de sang, mais un peuple d’âme qui
ne connaît pas de frontières, ni dans le temps ni dans l’espace. Tel un ca-
méléon, le peuple d’Essenia s’adapte aux cultures, aux époques, aux langues
du monde sans jamais perdre son identité unique. Et c’est bien là sa force.
Les Esséniens vivent dans la résurrection constante et accueillent la mani-
festation du divin dans sa forme toujours nouvelle. Aujourd’hui plus que ja-
mais, les Esséniens s’activent pour préserver leur savoir universel autour de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

l’héritier vivant de cette lignée ininterrompue : Olivier Manitara. En 2006,


face à la situation mondiale, ils décident de créer la Nation Essénienne afin
de permettre aux Esséniens du monde entier de vivre en accord avec leurs
convictions.
Î Pour en connaître davantage sur la Nation Essénienne, consulter le livre
d’Olivier Manitara De Jésus aux Esséniens, La Nation Essénienne, son his-
toire, son œuvre, paru aux Éditions Essénia, et visiter le site www.Esseniens.
org.

Nazarites
Les Nazarites sont un autre nom pour désigner les Esséniens. Voulant
supprimer toute traces des Esséniens, les religieux ont pris soin de justifier
l’emploi de cet adjectif donné à Jésus en inventant la ville de Nazareth.
« Jésus de Nazareth » voulait en fait dire « Jésus l’Essénien ».

Noé (vers 10 000 av. J.-C.)


Il est dit qu’avant que l’ancienne civilisation atlante ne disparaisse dans
le déluge dont parle l’Ancien Testament, Noé construisit une arche pour
sauvegarder l’alliance de Lumière du peuple essénien avec tous les règnes
d’existence de la création : non seulement les animaux, les végétaux et les
minéraux, mais aussi les Anges, les Archanges et les Dieux. Cette arche était
l’école de Dieu, la Nation Essénienne dont le signe de la victoire lui fut
donné à travers un arc-en-ciel, symbole de l’union du ciel et de la terre, des
3 règnes invisibles du Père avec les 3 règnes visibles de la Mère, l’homme se
tenant au milieu comme le mage, l’unificateur des 2 mondes.

Nom de Dieu de 4 lettres


Le Nom de Dieu hébreu de 4 lettres se décompose suivant 4 degrés de
vibration, du plus subtil au plus dense :
• la première lettre, le IOD, correspond à l’élément feu dans l’univers
et à la pensée dans l’homme ; sa quintessence divine est gardée dans les
mondes supérieurs par l’Archange Michaël ;

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

• la deuxième lettre, le HÉ, correspond à l’élément air et à la sphère des


sentiments et des sens ; sa quintessence divine est gardée dans les mondes
supérieurs par l’Archange Raphaël ;
• la troisième lettre, le VAU, correspond à l’élément eau et à la sphère
de la volonté ; sa quintessence divine est gardée dans les mondes supérieurs
par l’Archange Gabriel ;
• la quatrième lettre, le second HÉ, correspond à l’élément terre et à la
sphère de l’acte ; sa quintessence divine est gardée dans les mondes supé-
rieurs par l’Archange Ouriel.
Le monde de l’homme tout entier est constitué par ces 4 éléments,
non seulement dans le monde visible, mais également dans sa contrepartie
invisible.
On peut également dire que le IOD est le Père, le premier HÉ est la
Mère, le VAU est le Fils et le deuxième HÉ est la Fille.

Nom de la Mère
À l’issue de la formation des 4 Corps, l’Essénien reçoit le Nom de la
Mère lors d’une initiation particulière. Ce moment sacré correspond à ce
que Jésus et de nombreuses autres traditions ont appelé la « deuxième nais-
sance », au cours de laquelle l’homme reçoit son véritable nom, celui de son
âme. En effet, après être né comme un homme dans le monde de l’homme,
il doit naître à la Mère, c’est-à-dire à la conscience de qui il est réellement, du
sens profond et secret de son incarnation. Puis il doit se concentrer sur lui
jusqu’à sa réalisation pleine et entière. C’est pourquoi, l’enseignement essé-
nien dit : « Le Nom de la Mère est la phrase de la concentration parfaite. »

Nourriture
La nourriture n’est pas uniquement matérielle. Tout ce dont se nour-
rissent notre esprit, notre âme est de la nourriture, comme le savoir, la sa-
gesse, l’amour. Ainsi, ce qui émane de nous est aussi une nourriture pour
d’autres êtres, que ce soit une nourriture saine, vivante, qui nourrit des
mondes supérieurs, ou une nourriture avariée, dont se nourrit le monde

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

du recyclage. On peut parler aussi d’une nourriture subtile telle que la


culture ou le climat social, qui nourrit et forme les corps et les sens subtils
de l’homme sans que celui-ci en soit forcément conscient. On peut dire que
les maîtres, par l’Enseignement, amènent la nourriture qui éveille les âmes.
L’homme doit recevoir la bonne nourriture, les bons éléments dont il a be-
soin pour se créer un corps dans la pureté.

Nouvelle Pâque
La nouvelle Pâque a été donnée par Dieu aux Esséniens. Elle s’inscrit
dans la révélation faite à Moïse et à Jésus et est à l’origine de la pratique
divine de la Ronde des Archanges. Cette nouvelle Pâque élève les autres
Pâques à un niveau supérieur, car aucun animal (Pâque juive) ni aucun
homme (Pâque chrétienne) ne sont sacrifiés. C’est l’homme lui-même qui
fait le sacrifice de ce qui est mortel en lui à travers un défaut pour que la
Lumière puisse vivre dans sa vie et que celle-ci soit une offrande agréable à
Dieu.

Numa (715-673 av. J.-C.)


Peu connu, car écarté de l’histoire officielle, Numa est le dernier maître
essénien à avoir dirigé une nation. Comme presque tous les grands maîtres
passés, il fut formé dans les temples-écoles d’Égypte et passa la grande initia-
tion des Fils du Soleil. Il accéda ensuite rapidement à la tête du gouverne-
ment de Rome. Il restaura l’ordre sacré des vestales (anciennement « filles
d’Isis ») et fit régner la paix et l’harmonie pendant plusieurs décennies avant
de mourir assassiné par ses détracteurs jaloux et avides de pouvoir. Il est
intéressant de noter qu’au moment où l’ordre des vestales fut dissout, l’Em-
pire romain s’effondra.

Nutrition
« Si tu étudies l’aspect ésotérique de la nutrition, tu seras surpris d’y découvrir
une puissante magie. Beaucoup de choses qui t’adviennent dans la vie, d’heureux ou

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

de malheureux et qui en apparence ne sont pas liées à la nutrition, lui sont liées en
vérité.
Ta façon de manger détermine ta vie beaucoup plus que tu ne le crois. Les
hommes sont malheureusement inconscients de ces lois subtiles qui appartiennent à
la haute culture divine et à la véritable religion de la Lumière.
Savoir manger, c’est savoir vivre. Si tu manges n’importe quoi, n’importe com-
ment, tu feras entrer dans ta vie ce qui n’est pas bon pour toi, la mauvaise semence,
la mauvaise influence. Cette manière de te nourrir te conduira à vivre dans des états
d’âme négatifs, des pensées envoûtantes qui finalement te construiront une destinée
chaotique.
Tu dois comprendre que la nutrition est un acte fondamental, sacré, religieux
qui vise à bâtir un monde d’harmonie. Tous les jours, tu as besoin de nourrir ton
corps, mais aussi ta vie intérieure et ton lien avec ton environnement ainsi qu’avec
un monde supérieur divin.
Si tu délaisses les mondes supérieurs, ta vie intérieure et ton environnement, dans
quel monde iras-tu te nourrir ? C’est à toi de choisir les mondes, les intelligences qui
vont t’apporter les éléments nécessaires pour bâtir ton futur. » (Michaël 169:15-19)

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O Œil du maître / œil d’Horus / œil de Gabriel
/ œil du Soleil / œil de la Lumière / œil intérieur
Si tu veux aller vers le monde divin, tu dois regarder avec l’œil du
maître, l’œil intérieur. Le maître transmet la vision claire, l’œil qui éclaire
les mondes. Les mythes égyptiens nous parlent du combat d’Horus contre
Seth, un combat énorme qu’Horus a gagné. Il a été victorieux parce qu’il
avait ouvert l’œil de Gabriel, l’œil intérieur. L’œil est la barque qui te per-
met de voyager dans les mondes, non pas dans les mondes d’illusions, mais
dans ceux de la vérité. Avec ton œil physique, tu peux voir le monde de la
matière, mais avec l’œil intérieur, tu peux voir les mondes spirituels. L’œil
du maître est ce qui éclaire et révèle tous les secrets de la vie.

Œuvre
Tout être vivant est porteur d’une mission particulière au sein du grand
organisme de la terre et de l’univers. Cette mission, cette fonction est uni-
verselle et collective pour les animaux, les végétaux et les minéraux. Avec
l’homme apparaît un processus d’individualisation, qui doit être accompa-
gné d’un éveil croissant de la conscience pour atteindre sa réalisation. Ce
processus n’est pas automatique, mais initiatique et progressif : l’homme
doit se construire un autre corps, une barque qui lui permettra d’atteindre
l’autre rive, celle de son âme et de sa destinée véritable. Pour en retrouver le
sens profond, l’homme doit recevoir le Nom de la Mère, qui est sa mission
pour cette incarnation, et se concentrer sur lui jusqu’à sa pleine réalisation.
La réalisation du Nom de la Mère est liée à l’accomplissement de l’œuvre.
Faire une œuvre pour ton âme te permet de construire ton futur corps.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

L’accomplissement de l’œuvre, c’est la Lumière manifestée sur la terre, dans


le plan physique.

Oiseau Ba / oiseau Benou


« Ba » est la traduction syllabique et orale du hiéroglyphe égyptien qui
représente l’oiseau. Il représente aussi l’âme dans l’ancien mot « Ka-Ba-
La ». Appelé parfois l’oiseau Benou, il correspond dans la tradition essé-
nienne-araméenne à l’Archange Raphaël et aux mystères de la résurrection
de l’âme, que Jésus appelait la « deuxième naissance ».

Ombre de Dieu
Dans l’enseignement secret des Esséniens (que l’on retrouve dans la
Bible et dans tous les autres textes sacrés), les maîtres sont appelés l’« ombre
de Dieu ». Dieu le Père est pure lumière, Il est à la fois partout et nulle part,
dans le sens qu’on ne peut Le trouver à l’extérieur de nous, dans des formes
limitées, car Il est justement l’Illimité, l’Éternel, le Sans-Nom. Pour Se mani-
fester dans le monde, Il a besoin d’un corps de Lumière à sa ressemblance,
à son image. C’est pourquoi, il a été dit que Jésus était le corps du Christ,
le Verbe fait chair, l’intelligence de Dieu en action, manifestée jusque dans
la réalité de la terre et du monde limité des hommes. Ainsi, les maîtres essé-
niens sont l’« ombre de Dieu », car par leur présence magique, les hommes et
femmes éveillés peuvent avoir accès à la lumière du Père, à son intelligence
cosmique. Ils ont aussi été appelés la « porte », car à travers leurs paroles
de sagesse, les hommes peuvent commencer à concevoir quelque chose du
monde divin de la grande intelligence qui a créé l’univers.

Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986)


Omraam Mikhaël Aïvanhov a été l’un des porteurs de la tradition des
Fils du Soleil au 20e siècle. Ce grand maître d’origine bulgare a révolution-
né la spiritualité contemporaine par ses enseignements sur la fraternité
universelle, la personnalité et l’individualité, l’âge d’or… À travers plus de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

4500 conférences, il a exploré la nature humaine dans son environnement,


à l’échelle individuelle, familiale, sociale, planétaire.

Ordre des vestales


L’ordre des vestales est connu historiquement dans sa manifestation
dans la Rome antique, sous le règne de Numa Pompilius, qui était un grand
initié, formé dans les temples d’Égypte. Mais cet ordre est bien plus ancien ;
il existe depuis la plus haute antiquité et fut institué réellement et puissam-
ment pour la première fois par la grande Isis, à l’origine de la civilisation
égyptienne, il y a plusieurs milliers d’années. Ensuite, cet ordre sacré s’est
manifesté en Grèce, notamment à Delphes, puis à Rome, où il connut son
ultime heure de gloire, avant d’être détruit ou réduit, durant de nombreux
siècles, à la clandestinité.
L’ordre des vestales a été de nouveau institué au sein de la Nation
Essénienne par Olivier Manitara, après la troisième grande célébration de
l’Archange Gabriel, en février 2006.

Ordre divin
Synonyme de « Hiérarchie divine ».

Organe
Désigne généralement non pas un organe physique, mais une partie de
l’organisme subtil d’un être. Un organe est à la fois un moyen de percevoir
et un moyen d’agir. Par exemple, la compassion est rendue possible lors-
qu’un homme en possède l’organe. Les organes peuvent être développés et
renforcés par des méthodes spécifiques.

Orphée (vers 1300 av. J.-C.)


Contemporain de Moïse - tous 2 ont été formés dans le secret des temples
égyptiens -, Orphée réalisa en Grèce ce que son compagnon d’initiation
ne put accomplir en Égypte : il rétablit l’antique synarchie de leur ancêtre
commun, Rama, en instituant l’ordre des Amphictyons, sorte de chevaliers

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Templiers, garants de la protection du peuple et de l’activation des temples.


Les Dieux de l’Olympe dont parle la mythologie grecque étaient en fait
les grands initiés qui vivaient dans la montagne de Rila, en Bulgarie, là
où Orphée implanta son école des mystères. Et 3200 ans plus tard, en ce
haut lieu sacré, le maître Peter Deunov ressuscitait l’école des mystères et
l’éternelle tradition de la Lumière. Il réactiva ainsi la mémoire divine qui
vivait dans ces montagnes et tout ce qu’avait enseigné et transmis Orphée
put renaître de ses cendres comme la nouvelle pousse au sommet de l’arbre
de la vie. Il est étonnant de constater que ces grands maîtres étaient tous
2 des génies de la musique - le maître Peter Deunov au violon et Orphée à
la lyre - ainsi que des médecins hors du commun, aussi bien du corps que
de l’âme et de l’esprit.

Ouriel
Dans l’homme, Ouriel est lié aux pieds et au corps physique tout entier.
Il est la concrétisation et la réalisation en actes de la pensée et de la volonté
du monde divin. Il est la perfection des perfections, la quatrième lettre du
Nom de Dieu, le trône du roi des rois, le corps du Christ. Il est une lumière
de cohésion qui vient habiter tout ce qui est parfaitement structuré et or-
ganisé pour faire vivre le monde divin jusque dans la réalité terrestre. Dans
l’Égypte antique, Ouriel était appelé le « ka » de Pharaon, c’est-à-dire l’éner-
gie divine unie à toutes les hiérarchies supérieures qui descendait dans un
homme préparé pour cela et dont l’unique but était d’apporter la prospéri-
té, l’abondance et l’harmonie au peuple tout entier. L’expression « corps du
Christ » est la traduction littérale de « ka de Pharaon », « ka » voulant dire
« corps », et « Pharaon », « oint », « béni », c’est-à-dire « Christ ».
Le solstice d’été est la victoire absolue de la lumière sur les ténèbres de
la nuit. C’est à ce moment que les Esséniens se rassemblent pour célébrer
l’Archange Ouriel, qui vient pour unir l’homme avec tous les règnes de
la nature et du monde divin dans une alliance de Lumière, dans une fête
cosmique. C’est la fête de la terre, qui révèle toutes les merveilles qu’elle
contient dans son âme et son intelligence parfaite.

118 Retour au sommaire


Dictionnaire de l’enseignement essénien

L’Archange Ouriel a offert aux Esséniens les 7 règles fondamentales et


les 8 règles d’Ouriel, ainsi que les enseignements sur la plaque d’argent, sur
l’écriture magique, sur le corps de Lumière et la terre de Lumière, la terre
d’Ouriel, sur le solve et coagula, sur les 3 lignées de Caïn, d’Abel et d’Énoch,
sur l’androgynie, sur les 7 étapes de la vie…

119 Retour au sommaire


P Padmasambhava (8e siècle)
« Padmasambhava » signifie « celui qui est né du lotus ». Peu connu de
notre culture occidentale, cet être hors norme sauva la sagesse et la tradition
des Esséniens de l’emprise des voleurs de lumière. Il ramena de Palestine
jusqu’au Tibet la somme de tous les précieux documents qui devaient impé-
rativement rester hors d’atteinte de tous les profanateurs. La Tradition rap-
porte qu’il combattit les démons pour préserver l’enseignement des Enfants
de la Lumière. Padmasambhava est le premier dalaï-lama tibétain. C’est lui
qui institua véritablement le bouddhisme tibétain dans l’Himalaya, dans le
lieu maintenant connu sous le nom de Lhassa.

Paneurythmie
Danse sacrée de la tradition essénienne qui combine mouvements, mu-
sique et texte, et que l’on pratique dans la nature. Les danseurs avancent
en couples et suivent le rythme des mélodies, créées par le maître Peter
Deunov. Le mot « paneurythmie » signifie « rythme cosmique universel ».
À partir de la Paneurythmie de Peter Deunov, Olivier Manitara développa
l’ieupaneurythmie, l’art du mouvement méditatif essénien.

Paradis
Le « paradis » est un état d’être intérieur de l’homme qui a réalisé en lui
le corps de Dieu dont la Ronde des Archanges est la manifestation parfaite
sur la terre à notre époque.

120 Retour au sommaire


Dictionnaire de l’enseignement essénien

Pardon des offenses


Les Esséniens, comme beaucoup d’autres peuples premiers, considèrent
que l’humanité actuelle est née d’une chute dont elle est retenue prison-
nière. Cette chute dans le monde de la matière n’était pas négative en soi,
mais elle l’est devenue à cause de la bêtise de l’homme. Au lieu d’accepter
que la terre est un être vivant, une Mère qui est là pour l’aider à se redresser
de sa chute, l’homme l’a profanée, conduisant en esclavage tous les règnes
qui la constituent : les hommes, mais aussi les animaux, les végétaux, les
minéraux. C’est pour permettre à l’homme contemporain de sortir de cette
inconscience collective de l’humanité et l’aider à retisser un lien conscient
avec la Mère-Terre que les Esséniens ont créé la cérémonie du pardon des
offenses. Ce rite sacré est basé sur la science secrète cachée dans le Notre
Père, la grande prière de Jésus. À travers cette cérémonie, l’homme peut de
nouveau dialoguer avec la Mère-Terre et marcher sur le chemin de la gran-
deur, de la vie belle et utile au tout. La cérémonie du pardon des offenses est
pratiquée avant ou pendant chaque célébration de la Ronde des Archanges.
Î Au sujet du pardon des offenses, consulter le livre d’Olivier Manitara Le
pardon des offenses.

Parole mantrique / parole magique


Une parole mantrique est une parole magique dans le sens qu’elle pos-
sède la capacité d’éveiller le divin dans l’homme qui la prononce et l’étudie
et d’élever sa conscience dans un monde supérieur et divin. C’est une parole
de sagesse qui vient directement du monde divin et qui a été prononcée par
un maître authentique dans le but de former dans l’homme des organes
de perception subtils capables de comprendre et de pénétrer l’intelligence
supérieure du monde divin. À travers une seule parole mantrique, l’homme
peut comprendre les plus grands mystères et se former un corps de Lumière
et d’immortalité. C’est la science du verbe magique qui, seule, peut éveiller
la véritable créativité de l’âme humaine. Cette science sacrée est un chemin
d’initiation à part entière.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Peau de bête / peau de bêtise


Obscurité dont s’est revêtu l’homme lorsqu’il s’est séparé du divin.

Pensée michaëlique
La pensée michaëlique désigne la pensée vivante, consciente et sage de
l’homme en qui s’est éveillée l’étoile du nouvel amour et de la nouvelle
conscience qui émane naturellement de la rose de Jupiter, le centre de l’âme.
Seul l’Archange Michaël peut terrasser le serpent de la pensée morte du vieil
homme et ainsi éveiller la pensée de l’homme nouveau ; c’est pourquoi les
Esséniens contemporains parlent de la pensée « michaëlique » et célèbrent
chaque année le feu de l’Archange Michaël, à l’équinoxe d’automne. L’éveil
de cette nouvelle pensée correspond à l’ouverture, au commencement du
chemin de la Lumière. Rudolf Steiner, représentant de la Nation Essénienne,
l’annonçait comme le « ciment » qui permettra de construire l’édifice de la
nouvelle humanité.

Pentacle / Pentagramme
Étoile à 5 branches. Le pentagramme est le symbole de l’homme, avec
ses 5 sens tournés vers les mondes supérieurs. Quand les sens de l’homme
sont tournés vers le monde terrestre et que l’homme est envoûté par les
forces de ce monde, on dit que son pentagramme est inversé.

Père
Principe incréé fécondant, à l’origine de la Création.

Personnalité et individualité
Dans l’enseignement essénien, la personnalité de l’homme est consi-
dérée comme la « peau de bête », tissée par toutes les influences diverses,
astrologiques et karmiques, qui le déterminent et l’orientent à son insu.
L’individualité est déjà la manifestation d’un degré supérieur de conscience,
où l’homme prend conscience de qui il est, d’où il vient et de ce pour quoi il
est sur la terre. Ainsi, l’homme doit manifester son individualité consciente

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

et créatrice dans les 2 mondes, visible et invisible, afin qu’aucune influence


étrangère à sa destinée ne puisse le toucher. Mais devant le monde divin, ce
n’est pas à l’homme de s’affirmer et de se manifester, seul Dieu est. C’est
pourquoi il doit être comme une vierge, comme une coupe pure et vide et
qu’« il ne doit y avoir dans cette coupe ni personnalité ni individualité »
(Gabriel 144:19).

Peter Deunov (1864-1944)


Peter Deunov est un maître spirituel bulgare, qui fait partie de la tradi-
tion des Fils du Soleil. Le fondement de son enseignement est le christia-
nisme originel, qu’il rétablira dans sa pureté. Son influence spirituelle fut
considérable : ses idées de fraternité universelle, du sacré dans la nature
vivante ont trouvé de puissants échos chez les spiritualistes du 20e siècle,
mais aussi dans la culture populaire mondiale. Il enseigna que la danse peut
mettre l’homme en relation avec les forces régénératrices de l’univers. Il
créa plusieurs danses sacrées qui ont été pratiquées par ses élèves dans les
hautes montagnes de Bulgarie, et dont la plus connue est la Paneurythmie.
Au cours de réunions et de congrès dans les montagnes, il donnera plus de
7000 conférences improvisées sur tous les sujets. Il fut le maître d’Omraam
Mikhaël Aïvanhov. Dans la Nation Essénienne, le pilier de l’eau porte le
bâton magique qui est consacré à ce maître.

Pharaon
Pharaon est une incarnation impersonnelle du verbe originel dans
l’Égypte ancienne. Pharaon, le maître incarné, représente le Père sur la terre
à partir du moment où il réalise Sa volonté dans la pureté. Les élèves qui
s’assemblent autour de lui façonnent son corps de manifestation sur la terre
et deviennent de véritables êtres humains. Synonyme de « Fils de Dieu », de
« maître ».

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Pharaons Fils du Soleil (5000-2400 av. J.-C.)


C’est vers l’an 5000 av. J.-C. que naquit la grandiose civilisation égyp-
tienne, sous le règne du grand pharaon Ménès. Ce que nous connaissons
aujourd’hui de l’Égypte ne concerne que l’Égypte dégénérée, celle qui fut
gouvernée par les usurpateurs de Pharaon qui, après le règne d’Akhénaton,
se sont emparés du gouvernement des nations. La véritable Égypte, celle des
pharaons Fils du Soleil, était un jardin de paradis tel qu’on ne peut le conce-
voir aujourd’hui. C’était un autre monde où régnaient une harmonie et une
paix divines, où chaque être avait sa place et pouvait manifester librement
tous ses dons et vertus. Les hommes vivaient dans une union et un partage
respectueux avec toutes les formes d’existence.

Pierre verte
/ pierre verte de Raphaël / pierre d’immortalité
Minéral - une variété d’actinolite, le jade néphrite - utilisé sur les in-
dications de l’Archange Raphaël et associé à ses enseignements sur l’im-
mortalité et la conservation de la mémoire divine. Aussi appelée « pierre
d’immortalité », elle fait partie de la pratique de la Ronde des Archanges.
La pierre verte a la particularité unique de garder la mémoire de tout ce qui
est divin. Lorsqu’elle a été consacrée par une cérémonie sacrée de la Nation
Essénienne, plus rien ne peut enlever les vibrations qu’elle a enregistrées.
Les Esséniens utilisent des pierres vertes consacrées pour leurs travaux spi-
rituels afin d’activer la présence de leur Ange. À travers le projet « Éther
pur », certaines sont placées au sommet de montagnes afin de constituer un
réseau de Lumière pour purifier l’atmosphère et renforcer la présence du
divin dans l’air.

Pilier
Un pilier est un prêtre de la quatrième marche. Les piliers d’Archange
sont comme les 4 pieds visibles du corps invisible de la Lumière dont les
4 Archanges sont les gardiens éternels. Ainsi, l’alliance des piliers avec
les Archanges a pour but de faire apparaître dans les 2 mondes, visible et

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

invisible, le trône de l’Éternel dont parle l’Apocalypse. En Égypte, ce trône


était représenté par la pyramide ainsi que le sphinx avec les 4 animaux saints,
que l’on retrouve aussi dans l’Apocalypse et qui sont les 4 Archanges. Sur
ce trône doit s’asseoir le monde divin à travers son représentant incarné.
Pour que cela soit possible, la structure de la Nation Essénienne doit être
parfaitement posée et fonctionnelle, aussi bien dans le monde concret que
dans les mondes spirituels.

Placenta
L’Archange Gabriel est le Père-Mère de l’enfantement et de la naissance,
car il est le placenta de la vie. Ce placenta est partout, il est omniprésent, il
est la vie elle-même, l’océan de notre Père Gabriel. L’homme est en perma-
nence dans ce placenta, ce mouvement d’énergie, cette sphère de matière vi-
vante à l’intérieur de laquelle il est formé malgré lui. Sur ce placenta agissent
toutes sortes d’influences qui viennent du cosmos, de la sphère des hommes
ou de la nature. L’Essénien, celui qui éveille sa conscience et marche sur un
chemin de Lumière, doit connaître et méditer cette loi de la magie univer-
selle et du placenta qui permet la naissance et la renaissance. Tu es né et tu
renaîtras. Entre-temps, tu prépares le nouveau corps, qu’il soit d’obscurité
ou de Lumière.

Planètes
Traditionnellement, on parle de 7 planètes : le Soleil, la Lune, la Terre,
Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne. Par contre, selon la terminologie
moderne, le Soleil est considéré comme une étoile et la Lune comme un
satellite de la Terre.

Platon (427-346 av. J.-C.)


Platon s’inscrit dans la lignée d’Orphée et de Pythagore, dont les en-
seignements viennent tout droit d’Égypte. À l’image de ses 2 ancêtres,
Platon rétablit l’école des mystères, d’une façon plus cachée, à travers l’Aca-
démie, sorte d’université laïque dans laquelle furent renouvelés tous les

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

enseignements pythagoriciens. Il eut une influence considérable qui se ré-


pandit jusqu’en Occident, notamment à travers le grand mouvement cultu-
rel de la Renaissance.

Porteur d’Ange
Les prêtres et les prêtresses de la Ronde des Archanges portent tout
d’abord l’Ange de la Ronde des Archanges. S’ils s’individualisent à travers
les formations esséniennes, ils peuvent choisir de porter un Ange-vertu,
comme la dévotion, la perfection, la subtilité.

Présenter l’offrande à l’autel


D’un point de vue ésotérique, « présenter l’offrande à l’autel » signifie
rendre sa vie à Dieu, que ce soit au moment de se coucher ou de mourir, de
retourner vers l’origine, vers le Père. Ainsi, si l’homme ne s’est pas réconcilié
avec tous les êtres, dans tous les règnes et n’a pas tissé avec eux un lien d’âme
conscient, vivant et vrai, il ne pourra pas entrer dans le royaume de Dieu.
« Quand donc tu présentes ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère
a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te récon-
cilier avec ton frère ; puis reviens, et alors présente ton offrande. » (Matthieu 5:23-24)

Prêtre, prêtresse, Ordre de la Prêtrise


Être Essénien, c’est être un prêtre, une prêtresse au service du monde
divin. Les Esséniens sont un peuple et un ordre de prêtres et de prêtresses
dédiés à l’union des 2 mondes du Père et de la Mère dans la perfection de
l’alliance de Lumière. Par tous ses travaux sacrés réalisés dans le plus grand
dévouement et le plus pur amour de la vie universelle, le prêtre, la prêtresse
du peuple d’Essenia est une bénédiction vivante pour tous les êtres.
La consécration à la prêtrise a lieu lors de l’entrée dans la Ronde des
Archanges et le premier service du prêtre, de la prêtresse consiste à réaliser
quotidiennement le culte de l’Ange, dans lequel il récite les paroles des
Évangiles des Archanges. Dans un degré de prêtrise supérieur, le prêtre, la
prêtresse peut s’engager comme parent dans le culte de la Lumière.

126 Retour au sommaire


Dictionnaire de l’enseignement essénien

Les activités des prêtres et prêtresses de la Nation Essénienne sont nom-


breuses et variées. Le service du divin peut s’accomplir en lisant les paroles
des Évangiles esséniens, en étudiant l’Enseignement, en pratiquant les cultes
pour rendre vivante la Lumière dans les éthers de la terre, en accomplissant
une œuvre pour la Lumière, en entrant dans les formations, en vivant dans
un Village Essénien, en s’occupant des temples… Toutes ces activités sont
des degrés de prêtrise qui constituent le grand corps de la Lumière, le gou-
vernement parfait qui s’instaure sur la terre.

Prière du Père
La prière du Père est la prière de l’être véritable en tous les êtres. Cette
prière est divine, car elle ne « prend » pas le Bien, la Lumière, mais elle l’offre
pour le bien de tous comme une lumière qui éclaire à travers la pensée sage,
comme une chaleur qui réconforte à travers la belle parole, comme une
force qui vivifie à travers l’acte juste. Ainsi, prier ne signifie pas uniquement
demander quelque chose à un monde invisible par la parole ; c’est toute la
vie qui doit être une prière pour le bien de tous les êtres.

Principautés
Autre nom des Dieux.

Profane
Si l’homme s’approche de la Lumière avec la semence de l’homme, il
veut transformer l’or en plomb et cela est une profanation. C’est pourquoi
celui qui se tient encore sur le parvis du temple est appelé « profane », c’est-
à-dire celui qui n’est pas initié, qui ne connaît pas l’Enseignement et qui
porte en lui la semence du plomb et non la semence de l’or. Son chemin est
inconscient. Il suit la transformation qui conduit à la mort et non pas celle
qui conduit à la résurrection et à la vie. Le soleil que connaît le profane est
la lumière trompeuse, celle qui n’éclaire que les apparences. Le profane doit
traverser un voile qui est recouvert de hiéroglyphes et entrer dans le temple.
Être né à la vie, c’est avoir passé la porte du temple et être entré dans le

127 Retour au sommaire


Dictionnaire de l’enseignement essénien

sanctuaire, là où se trouvent les 4 Divinités qui te montrent la cinquième :


toi. Alors tu reçois la semence du Soleil et tu dois la mettre en œuvre en
accomplissant le grand œuvre, le magistère du Soleil.

Psaume essénien
Texte sacré d’enseignement transmis par un Archange, en général dans
son temple lors de sa célébration. Appelés « psaumes », car psalmodiés par
les Esséniens tout au long de l’année, ces textes sont vivants et possèdent des
pouvoirs magiques. Ils sont une manifestation concrète du monde divin.

Pythagore (570-480 av. J.-C.)


Après avoir visité presque tous les temples du monde et recueilli leurs
enseignements ésotériques, Pythagore se présenta aux portes des temples
d’Égypte comme un maître mais fut laissé à la porte pour son manque d’hu-
milité. Il s’inclina finalement devant la suprématie de la sagesse des hiéro-
phantes égyptiens et monta un à un tous les échelons qui mènent à l’initia-
tion des Fils du Soleil. Alors que la superstition avait gagné la conscience
du peuple grec, réduisant les sublimes enseignements d’Orphée à l’état de
lettres mortes, Pythagore rétablit l’école des mystères et instaura une véri-
table éducation de l’homme : à la fois spirituelle, intellectuelle, morale et
artistique. Son influence s’étendit au-delà même des frontières de la Grèce.

128 Retour au sommaire


R Rama (vers 6700 av. J.-C.)
La nouvelle ère qui commença après le grand déluge qui mit fin à la
civilisation atlante est connue sous le nom de « préhistoire ». Six mille sept
cents ans avant Jésus-Christ, alors que les femmes druidesses dominaient
les hommes réduits en esclavage, un grand Fils de Dieu, un missionné du
monde divin naquit dans le pays de Kal (qui a donné son nom à la Gaule et
au pays de Galles). Il fut appelé Rama, le bélier, à cause de sa puissance de ré-
alisation et sa détermination à toute épreuve de restaurer le règne de la paix
et de l’harmonie. Préférant éviter une guerre civile, Rama, dans sa grande
sagesse, emmena avec lui plusieurs millions d’hommes et de femmes. Il les
conduisit jusqu’en Inde et restaura la synarchie (le contraire de l’anarchie, le
règne de la justice) dans tous les royaumes où il fut de passage. Et l’humanité
connut un âge d’or qui dura plus de 3500 ans.

Raphaël
Raphaël est celui qui ressuscite et anime l’âme de l’homme qui ne veut
pas vivre pour le seul confort de sa vie matérielle ou même spirituelle, mais
pour un idéal et une œuvre grandioses qui dépassent sa petite personne. Un
tel être devient une bénédiction pour plusieurs mondes, sur la terre comme
au ciel. C’est un véritable thérapeute de l’âme de l’humanité et de la terre.
Les Esséniens veulent vivre avec les vertus des Anges. C’est pourquoi ils
célèbrent et accueillent chaque année, au printemps, le souffle de Raphaël,
qui libère l’homme de la petitesse et de la limitation du corps physique.
Par le souffle divin de l’Archange Raphaël, l’homme peut retrouver la mé-
moire de son âme éternelle et se rappeler le sens profond de son incarnation

129 Retour au sommaire


Dictionnaire de l’enseignement essénien

présente, sa mission de Lumière sur terre, le chemin de sa véritable destinée.


Par le souffle de Raphaël, le porteur d’Ange peut s’élever en conscience dans
la perception claire d’un monde supérieur et s’unir aux grandes pensées,
aux idées pures du monde divin. Son âme commence alors à respirer dans
un autre monde, vaste comme l’univers. Le chemin de sa véritable destinée
s’ouvre et un discernement profond s’éveille en lui, lui apprenant à faire le
tri dans sa vie, pour ne garder et faire grandir que l’essentiel.
C’est à l’équinoxe de printemps, alors que tout ressuscite dans la nature,
que les Esséniens se retrouvent pour célébrer l’Archange Raphaël, celui qui
active les mystères de la résurrection et de la guérison de l’humanité et de
la nature par le souffle divin dont il est le porteur. Raphaël est le visage de
Dieu dans l’air, celui qui rend tout vivant et qui appelle tous les êtres à la
vie.
L’Archange Raphaël a offert aux Esséniens la pierre verte et la science de
l’immortalité ainsi que les enseignements sur les thérapies esséniennes, sur les
secrets du caducée d’Hermès, sur le souffle, la respiration, sur la pyramide de
Lumière qui unit le ciel et la terre… Il a aussi transmis 15 commandements.

Rayon-je
La sagesse essénienne n’a qu’un seul but : éveiller Dieu, le monde divin
dans l’homme, jusque dans la sphère de sa vie quotidienne. Cela demande
un profond éveil de la conscience et un lien de Lumière puissant et stable
avec un monde supérieur. La sagesse essénienne appelle ce lien de Lumière
« rayon-je » ou « l’être véritable éternel Je-Suis ». Ce lien de Lumière est
prisonnier dans le corps de l’homme, coupé des mondes supérieurs. Seul
un maître de la Tradition peut éveiller par résonance ce qui est divin dans
l’homme et le conduire vers son individualité libre et immortelle, son rayon-
je. Lorsque l’homme est pleinement éveillé dans son rayon-je, il devient
lui-même un maître, un porteur du monde divin sur la terre. Le rayon-je est
l’individualité sacrée de chaque être, pouvant se manifester à travers une
existence mortelle.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Reconstituer le corps d’Osiris


Dans le langage des mystères, « reconstituer le corps d’Osiris » veut dire
reconstruire le corps de l’humanité en correspondance avec les principes
éternels qui l’ont créé. Ce corps est toujours quadruple, basé sur la science
sacrée des 4 lettres du Nom de Dieu et la structure de Lumière de la Ronde
des Archanges :
• L’Archange Michaël est représenté sur la terre par la Religion à travers
le cercle des prêtres et des vestales, gardiens de l’alliance avec Dieu, avec le
Père et la Mère.
• L’Archange Raphaël est représenté par la culture à travers le cercle des
enseignants et des hiérogrammates, chargés de faire circuler la lumière de
l’Enseignement à travers les livres, les conférences, les ateliers, les diverses
formes d’art...
• L’Archange Gabriel se manifeste à travers le climat social, par l’inter-
médiaire du cercle des thérapeutes, de tous ceux et celles qui œuvrent pour
maintenir l’eau des relations pure et claire entre tous les êtres.
• L’Archange Ouriel est l’aboutissement des 3 cercles précédents. Ainsi,
il apparaît comme la vie quotidienne sanctifiée, où tout est en harmonie
avec un monde supérieur, dans les 4 sceaux du Travail, de la Santé, de la
Famille et de l’Argent.
Tel est le corps d’Osiris - ou corps du Christ - reconstitué qui apparaît
aujourd’hui à travers l’œuvre de la Nation Essénienne.

Recyclage
Le monde du recyclage est le monde de la Mère. La Mère-Terre n’est
pas seulement cet être qui est capable de prendre toutes les négativités pour
les digérer, Elle est aussi une belle et grande lumière qui est la conscience
profonde de tous les êtres et l’enfantement de la sagesse qui demeure éter-
nellement. Si tu regardes la nature, il y a 2 feux en elle. Dans un des feux,
la nature est belle, magnifique, mais si tu regardes bien, tout cela repose sur
la digestion, et donc sur la destruction. Ces 2 feux sont inséparables l’un de
l’autre, ils sont l’énergie qui fait tourner la grande roue du recyclage.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Être avec Dieu la Mère, c’est ne pas se laisser toucher et féconder par les
négativités, ne pas leur accorder d’importance, ne pas les considérer outre
mesure et surtout, ne pas les laisser diriger sa vie. Il faut s’en remettre à la
terre, être en alliance avec elle et la laisser s’en occuper et régler le problème.
La terre est puissante pour engloutir et digérer tout ce qui est sombre et
négatif.
Pour recycler tout ce qui en lui n’est pas relié à la Lumière, à l’immortali-
té, l’Essénien fait appel à l’être du Recyclage, à travers la statue du Recyclage.
Grâce à cet être et à cette statue, le recyclage devient son allié, une force,
une bénédiction, une libération. Voir « Statue du Recyclage / statue de la
Bienveillance ».

Règne
Chacun des 7 règnes naturels constituant l’harmonie originelle du
monde. Quatre règnes sont visibles à nos sens communs (minéraux, végé-
taux, animaux, hommes) et 3 autres sont subtils (Anges, Archanges, Dieux).
Le règne des maîtres est parfois mentionné comme différent de celui de
l’humanité, celle-ci s’étant séparée de son état originel et vivant en dehors
de cette hiérarchie.

Réintégration
Ce mot fait partie du langage initiatique de la franc-maçonnerie dont
le but originel est de reconstruire le temple du monde divin en l’homme
et dans le monde à travers une société idéale, dont le modèle parfait fut
l’Égypte. Mais ce mot remonte en fait à l’aube de la Tradition et fut transmis
par Énoch, son père fondateur. Le Livre d’Énoch parle de cette « réintégra-
tion » de toutes les créatures de la terre dans le monde divin par l’alliance
du peuple des Enfants de la Lumière avec l’Éternel, avec le monde divin.
C’est le chemin de l’éveil, de la rédemption, de la libération de l’âme et de
la remontée vers le Père.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Relier les régions


« Relier les régions » est une expression essénienne, une paraphrase du
mot « religion », qui vient du latin religare, relier.

Religion de la Lumière
/ religion essénienne / religion universelle
La Religion est le lien de vie qui unit l’homme au monde divin, qui lui
permet de se connaître, de tisser de bonnes relations avec les autres et tous
les règnes de la nature. La religion de la Lumière, ou religion essénienne,
n’appartient à aucun peuple, à aucune religion du monde des hommes, elle
est uniquement divine. Elle est l’intelligence supérieure qui permet de gui-
der les hommes dans la sagesse et la véritable royauté.

Religion, culture, justice, économie


Dans les temps anciens, la Religion, la culture (la philosophie, l’éduca-
tion, l’enseignement), le sociale ou la justice (dont la médecine faisait égale-
ment partie) et l’économie (protégée par la caste des guerriers) constituaient
les 4 piliers de la vie sur terre, manifestant dans le monde extérieur les
4 corps de l’homme, ses 4 sphères d’existence :
la Religion était la gardienne et l’inspiratrice de l’âme et de l’esprit, ce
qui nourrit le corps divin, le corps de feu dans l’homme ;
la culture était la gardienne et l’inspiratrice de la pensée, ce qui nourrit
le corps spirituel, le corps d’air dans l’homme, dont le siège est la tête ;
la justice était la gardienne et la protectrice du cœur de l’homme, ce qui
équilibre le corps aurique, le corps d’eau, là où siègent tous les instincts et
les impulsions créatrices, les bonnes comme les mauvaises ;
l’économie était la gardienne et la protectrice de la volonté et du corps
physique de l’homme, le corps de terre, qui doit être dans la satisfaction et
le contentement pour accomplir la volonté des mondes supérieurs.
Un des buts de la Nation Essénienne contemporaine est de restaurer
cette antique synarchie, cet ordre céleste jusque dans la réalité terrestre.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Résurrection des morts


Les morts, ce sont nous, les hommes et les femmes qui vivons dans ce
monde et sommes morts à la vie véritable en y prenant un corps mortel.
Après la mort, personne ne peut ressusciter puisque l’homme ne vit dans
l’au-delà que la conséquence de ce qu’il a vécu sur la terre. Ainsi, le chemin
de la résurrection des morts doit être accompli durant l’incarnation ter-
restre ; c’est ce que Jésus et tous les grands maîtres ont appelé le chemin de
la « deuxième naissance ».

Rites d’expiation
Les rites d’expiation sont des rituels esséniens qui permettent de se li-
bérer des pensées, des sentiments, des désirs liés aux esprits, aux génies et
aux égrégores qui enferment l’âme et la conduisent en esclavage et d’éviter
de commettre les actes auxquels ils pourraient nous amener. Par les rites
d’expiation, l’homme dit aux mondes invisibles qu’il souhaite utiliser son
pouvoir créateur pour servir la Lumière et se reprendre en mains, s’éveiller
et payer ses dettes karmiques. La pratique assidue des rites d’expiation pose
une écriture concrète et magique dans la vie de celui qui les réalise.

Robe blanche des Esséniens


La robe blanche des Esséniens symbolise le vêtement de Lumière, léger
et pur, que portent ceux qui prennent soin de l’Alliance dans la pureté et la
vérité.

Ronde des Archanges


La Ronde des Archanges permet de vivre en communion avec un Ange
et d’en prendre soin en devenant un porteur d’Ange, au début, l’Ange de la
Ronde des Archanges, puis lorsqu’il s’individualise, un Ange-vertu.
Les porteurs d’Ange de la Ronde des Archanges honorent les 4 Archanges
à travers la ronde de l’année et les 4 saisons : Michaël en automne, Gabriel en
hiver, Raphaël au printemps et Ouriel en été. Cette pratique s’inscrit dans la
restauration d’un contact avec la nature, qui amène à une redécouverte de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

sa propre nature intérieure, de son âme et aussi à une reconnexion avec la


nature supérieure divine. Les solstices et équinoxes sont alors des moments
de célébration et d’union avec les forces de la nature. Dans le cadre de la
Ronde des Archanges, les porteurs d’Ange se réunissent ainsi 4 fois par an-
née pour célébrer la vie.
Au premier degré de la Ronde des Archanges, l’Essénien accomplit le
culte quotidien et étudie l’Enseignement. Il est un prêtre, une prêtresse au
service de l’œuvre divine. L’être qui souhaite aller plus loin dans la prêtrise
essénienne doit se former un corps et entrer dans la maîtrise en réalisant un
travail sur lui-même dans le cadre des formations esséniennes.
Î Pour découvrir la Ronde des Archanges, consulter le livre d’Olivier
Manitara 50 clés pour vivre avec les Anges, paru aux Éditions Essénia. Pour
des renseignements sur la Ronde des Archanges, pour connaître les dates
des prochaines célébrations, consulter le site www.Esseniens.org, sous les
onglets « Enseignements », puis « Ronde des Archanges ».

Roses de Lumière
L’homme possède 7 centres de conscience, qui sont présents à l’inté-
rieur de lui comme 7 corps de plus en plus subtils.
Les Rose-Croix, qui connaissaient et maîtrisaient cette science à la per-
fection, appelaient ces centres et corps subtils de l’homme des « roses » et
enseignaient comment les éveiller à travers 7 degrés d’apprentissage et d’ini-
tiation jusqu’à atteindre l’Ange.
• Le premier degré, celui du corps éthérique (la rose de la Lune), était
appelé la « rose du temple », car l’homme devait entrer dans le temple de la
Mère et être posé sur une sagesse et une tradition sacrées, pures.
• Le deuxième degré, celui du corps des sentiments et des sens (la rose
de Vénus), était appelé la « liqueur sainte », car l’homme devait éveiller sa
vie intérieure et entrer dans un bonheur intérieur libre de tout condition-
nement extérieur.
• Le troisième degré, celui du corps de pensée (la rose de Mercure),
était appelé l’« aube dorée », car en l’homme devait s’éveiller le soleil d’une

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

nouvelle pensée, capable de percevoir les mondes et les influences cachées


derrière le voile du monde visible.
• Le quatrième degré, celui du corps de conscience (la rose du Soleil),
était appelé la « rose du cœur », car l’homme devait éveiller son individualité
(le soleil de son être véritable) au sein de la communauté, dans un soutien
mutuel, à travers l’offrande d’une œuvre de Lumière pour le Bien commun.
• Le cinquième degré, celui du corps de destinée (la rose de Mars), était
appelé la « parole créatrice ». Parvenu à ce degré d’éveil, l’homme devenait
un mage, c’est-à-dire un être éveillé, capable, par sa vie consacrée à Dieu,
d’agir dans l’universel, au-delà de sa sphère personnelle, œuvrant dans le
caché pour féconder l’avenir de la terre et de l’humanité tout entière.
• Le sixième degré, celui du corps de l’âme (la rose de Jupiter), était ap-
pelé l’« œil de Dieu », car parvenu à cette étape de l’Initiation, l’homme ne
devait plus vivre dans son corps et pour sa vie mortelle, mais éveiller la vision
supérieure et universelle de l’âme, qui lui ouvrait les portes de l’immortalité.
• Le septième degré, celui du corps de l’esprit (la rose de Saturne), était
appelé les « noces de feu et de Lumière » ; c’était le couronnement de l’Ini-
tiation et l’homme pouvait enfin célébrer les noces de son âme avec l’époux
divin, l’Ange, le messager du Père.

Rose+Croix, Christian Rose+Croix (1378-1484)


Le maître Christian Rose+Croix naquit en Allemagne. Il sillonna tout
le bassin méditerranéen et, de retour en Europe à l’âge de 35 ans, il avait as-
similé l’essentiel des connaissances ésotériques et des savoir-faire magiques
des plus grandes civilisations du monde. Fort de ce savoir universel, il consti-
tua autour de lui le cercle magique des 12 courants de la tradition primor-
diale des Esséniens à travers 12 êtres prédestinés à cette mission secrète. Tel
Énoch, il traça le cercle des fidèles gardiens des mystères divins. Ainsi naquit
le courant des Rose+Croix, qui porta ses fruits apparents dans le monde,
et spécialement dans la culture occidentale, dans les siècles qui suivirent.
À travers de grands réformateurs de la médecine, de la science, de la reli-
gion, de l’éducation comme Paracelse, Francis Bacon, Jan Amos Comenius,
Jacob Bœhme, et plus près de nous, Gœthe, Louis-Claude de Saint-Martin

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

et Rudolf Steiner, le courant de la Rose+Croix a sans cesse amené la sagesse


et la vie là où régnaient la superstition et la mort.
Christian Rose+Croix avait conclu une alliance avec l’Archange Michaël,
qui lui révéla les plus grands secrets de la vie à travers le mystère du feu.
Ainsi est né le symbole de la rose au cœur de la croix, la rose représentant
le feu de la beauté de Dieu, du mystère caché dans toutes les manifestations
de la nature.

Rudolf Steiner (1861-1925)


Rudolf Steiner est un philosophe, occultiste, scientifique et visionnaire
de nationalité autrichienne. Il a su montrer et révéler au monde, par ses
œuvres et ses résultats, un aperçu de la portée universelle de la réforme
des Rose+Croix, que ce soit dans la médecine, l’éducation, la sociologie, le
chant, la danse, l’art, la nutrition, etc. Il est le fondateur de l’anthroposo-
phie, une voie de connaissance visant à restaurer le lien entre l’homme et les
mondes spirituels, qui est à l’origine de projets aussi divers que l’agriculture
biodynamique, les écoles Waldorf et les produits cosmétiques Weleda.

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S Sacrement
Un sacrement est un acte religieux de consécration et de bénédiction
accompli par un prêtre dans le but de placer un moment important de la vie
de l’homme sous l’autorité et dans la présence d’un monde supérieur. Ainsi
en est-il de la naissance avec le baptême et aussi du mariage ou de la mort.
Par les sacrements du baptême, du mariage ou de la mort, l’homme unit sa
vie à la volonté et à la sagesse d’un monde supérieur. Dans la perfection et
pour qu’un sacrement soit vraiment opératif, réel, il faut que le prêtre qui
scelle l’acte de consécration soit lui-même relié à ce monde supérieur par
l’alliance avec un Ange et dans le cadre d’une tradition vivante, animée par
un ou plusieurs maîtres vivants.

Saint Augustin
Saint Augustin est l’un des pères fondateurs de l’Église de Rome. À
l’origine, le jeune Augustin était un disciple de Mani, l’un des plus grands
maîtres esséniens que la terre ait connus. Il vénérait le grand Mani à tel
point qu’il voulut consacrer sa vie au manichéisme, en s’engageant sur le
chemin de l’Initiation. Mais l’initiation manichéenne était très exigeante et
Augustin montra rapidement des signes de faiblesse, ce qui n’est pas un pro-
blème en soi. Le problème est qu’au lieu d’entrer dans l’humilité et le tra-
vail sur lui-même, Augustin se retourna violemment contre ses compagnons
d’initiation. Il rejeta donc le manichéisme pour finalement se retrancher
dans une voie mystique personnelle, où il n’aurait de comptes à rendre à
personne. Il élabora tout un tas de théories spirituelles et mystiques derrière
lesquelles il put se cacher pour justifier sa faiblesse et son ignorance. Et

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

aujourd’hui encore, son enseignement irrationnel et mystique constitue la


base du catéchisme catholique.
Saint Augustin est également, bien qu’indirectement, à l’origine du gé-
nocide des Cathares et du meurtre de tous les êtres qui furent jugés héré-
tiques au Moyen Âge ; ces jugements ont effectivement été prononcés et
actés sur la base de la doctrine qu’il élabora de sa propre autorité contre
toute hérésie, autrement dit, contre tous ceux et celles qui ne penseraient
pas comme le « grand Augustin ».

Saint Jean le Baptiste, Jésus et Saint Jean l’évangéliste


(1er siècle av. et apr. J.-C.)
Saint Jean le Baptiste, Jésus et saint Jean, formés dès leur plus jeune âge
par le grand maître de la fraternité essénienne sur le mont Horeb, sont
comme un seul et même être. Saint Jean le Baptiste prépara toutes les condi-
tions pour l’avènement du Christ, qu’il avait prophétisé en tant qu’Élie. Au
moment où Jésus apparut au « devant de la scène », en tant qu’incarnation
vivante du Christ, saint Jean le Baptiste disparut, décapité sous l’ordre du
roi Hérode. Après 3 années de mission publique, Jésus disparut à son tour,
crucifié par le peuple qui devait l’accueillir et le sacrer roi d’Israël. L’alliance
avec le Christ - le maître dans tous les maîtres - fut alors confiée au disciple
bien-aimé saint Jean, qui devint le nouveau grand maître du peuple essé-
nien, le porteur du Christ et le gardien de sa doctrine pour les 2000 ans à
venir. En effet, saint Jean s’est incarné dans tous les courants initiatiques
qui ont préservé l’enseignement du Christ dans sa pureté et sa sagesse origi-
nelles. De l’école des mystères du Christ qu’il ressuscita et fonda avec l’aide
de la Vierge Marie naquit un nouveau fleuve de la sagesse essénienne qui
se prolongea à travers les fraternités des Manichéens, des Bogomiles, des
Templiers, des Cathares et des Rose+Croix, jusqu’à la Nation Essénienne.

Satan
Il ne faut pas voir dans ce nom ce que la superstition chrétienne en a
fait. « Satan » vient du nom égyptien « Seth », personnification du désert, de

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

la mort, là où rien ne peut plus pousser. Alors que la Mère est la terre fertile,
Satan est la terre stérile, morte. La Mère, c’est le recyclage, et Satan, ce sont
les déchets qui ne se recyclent pas.
Satan est également le principe de la condensation de la matière, alors
que Lucifer est le principe de l’expansion de la matière.

Sceaux divins / 4 Sceaux / sceaux des Archanges


Lors de la célébration de l’Archange Michaël en 2007, la Nation
Essénienne a reçu d’un monde encore supérieur aux Archanges la révéla-
tion de 4 sceaux afin d’ancrer la présence du monde divin sur la terre. Ces
4 sceaux constituent la quintessence divine des 4 éléments ainsi que le corps
de manifestation des 4 Archanges dans notre monde. Le Travail est le sceau
de l’Archange Michaël et l’essence divine du feu ; la Santé est le sceau de
l’Archange Raphaël et l’essence divine de l’air ; la Famille est le sceau de
l’Archange Gabriel et l’essence divine de l’eau ; l’Argent est le sceau de
l’Archange Ouriel et l’essence divine de la terre. Mais dans le monde des
hommes, ces 4 sceaux ainsi que les 4 éléments ont été coupés de leur ori-
gine divine et détournés à des fins mortelles, pour la seule satisfaction des
hommes, au détriment des autres règnes de la nature. Le Père, à travers sa
hiérarchie, a donc demandé aux Esséniens de poser les 4 sceaux originels
du monde divin sur la terre afin que le travail, la santé, la famille et l’argent
soient de nouveau des « ponts » qui relient l’homme et la terre à leur origine
divine. Poser ces 4 sceaux a été une œuvre de Lumière d’une grande difficul-
té, car ces 4 piliers fondamentaux de la vie des hommes sont extrêmement
pollués et dénaturés dans le monde actuel.
Les 3 premiers Sceaux ont été posés en 2009 et 2010 et comme les
Esséniens n’y arrivaient pas après plus d’une année de travail intense, l’Ar-
change Gabriel a finalement posé le sceau de l’Argent.
Pour maintenir l’activation de ces 4 sceaux comme la présence perma-
nente du monde divin sur la terre, les 4 Archanges ont transmis à la Nation
Essénienne les 4 cultes du feu, de l’air, de l’eau et de la terre de Lumière. Ces
rituels, d’une grande puissance magique, sont célébrés quotidiennement

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

dans les Villages Esséniens par des prêtres qui ont atteint la quatrième
marche de l’Initiation, celle de l’alliance avec le monde des Archanges.
Une des grandes missions des Esséniens contemporains est de rétablir la
valeur divine de ces 4 sceaux afin qu’ils ne soient plus des moyens d’asservis-
sement de l’homme, mais des activités libératrices et sacrées qui lui rendent
sa dignité.

Se recentrer au milieu du pentagramme


« Se recentrer au milieu du pentagramme » signifie laisser se poser sur
la Mère les 4 corps en soi (la pensée, la sphère des sentiments et des percep-
tions sensorielles, la volonté et les désirs, et le poids du corps physique) pour
qu’apparaisse l’âme comme la cinquième pointe du pentagramme - celle du
sommet -, comme la parole de la Mère, qui conduit tout vers la sagesse et
l’intelligence. L’âme est le cinquième élément, la quintessence divine des
4 autres éléments.

Seconde mort
De même que la mort du corps physique peut être vue comme une nou-
velle naissance, dans un autre monde, de même la naissance dans le corps
d’un nouveau-né peut être considérée comme une mort, car l’homme perd
alors le souvenir de tout ce qu’il a vécu dans son âme avant de s’incarner. La
tradition essénienne, et notamment saint Jean dans son Apocalypse, appelle
« seconde mort » ce moment où l’homme se réincarne dans le corps d’un
nouveau-né. Cette mort est « pire » que la première (celle du corps), dans le
sens où l’homme perd la mémoire de ce pour quoi il est venu sur la terre.
Conscient de ce mystère, l’Essénien voit la vie sur terre prendre tout son
sens, car il comprend qu’il doit travailler sur lui et participer en conscience
à l’œuvre de Dieu sur la terre, jusqu’à atteindre l’immortalité, c’est-à-dire
la continuité de conscience, qui délivre l’homme de la malédiction de la
seconde mort.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Sentier octuple du Bouddha


Le sentier octuple du Bouddha se décline comme suit : concentration
juste, conscience juste, effort juste, moyens d’existence justes, action juste,
parole juste, pensée juste, vision juste.

Serpent
Le serpent, dans la langue des mystères, désigne la force et le pouvoir
créateurs qui vivent en l’homme, mais dont il n’est plus conscient. Ce
serpent n’est pas négatif en lui-même, car il est la même énergie que le
serpent de la sagesse. Simplement, lorsque l’homme a « chuté » du monde
divin, cette force primordiale qui l’animait et l’unissait à la Source s’est re-
trouvée enfermée dans un seul monde : le corps physique. L’homme, ainsi
privé de la pureté du monde divin et de la connaissance de ses lois sacrées,
n’a pas su la transmuter en lumière de sagesse. Cette force est alors devenue
aveugle et destructrice, cherchant par tous les moyens à retourner vers la
Source. Ainsi sont nés tous les vices de l’homme, comme un déchaînement
de forces incontrôlées, mais aussi comme un appel à l’éveil et au redresse-
ment de l’homme. Les plus rusés des hommes ont appris à se servir de cette
énergie sous des apparences trompeuses, pour leur propre gloire, en écra-
sant les autres, alors que les plus sages ont appris à la dompter pour qu’elle
redevienne ce qu’elle est à l’origine, une servante du Père et de la Mère.

Serpent de la sagesse
Les Esséniens appellent ainsi le grand fluide cosmique, l’âme universelle
que le Père a émanée de Lui à l’origine des temps pour que la Création soit
possible et que l’esprit et la matière puissent être unis dans une parfaite
harmonie. Il est l’océan d’énergie primordial de la Mère divine, qui baigne
les mondes et les conduit vers le Père à travers le chemin, le fleuve de la sa-
gesse. Il est souvent représenté comme un serpent de Lumière qui se dresse
derrière la colonne vertébrale de tous les maîtres authentiques, car il veut
maintenir pur et vivant ce lien sacré qui unit le Père et la Mère. Il est le gar-
dien des portes du monde invisible, veillant en permanence à ce que rien

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

d’humain (la sphère du bien et du mal mélangés) ne puisse entrer dans les
mondes supérieurs.
Dans la Nation Essénienne contemporaine, plusieurs moyens sont of-
ferts pour aider à s’approcher du serpent de la sagesse : 1) un enseignement
approfondi ; Olivier Manitara a abordé ce sujet dans de nombreuses confé-
rences et le livre Éveille en toi le serpent de la sagesse le présente avec beaucoup
de détails ; 2) la gymnastique des profondeurs et les 8 arcanas du serpent de
la sagesse ; 3) l’initiation au serpent de la sagesse, qui peut être réalisée après
la formation des 5 Sens ; 4) l’initiation de la troisième marche, qui consiste à
enlever le serpent tentateur ; 5) des bâtons du serpent de la sagesse fabriqués
par des prêtres-artisans esséniens selon les règles de l’art de la Tradition ;
6) le culte du feu et de la Lumière, qui intègre le serpent de la sagesse.

Serpent tentateur / serpent destructeur


Le serpent tentateur désigne la force destructrice qui vit dans l’homme.
Il n’est pas négatif en lui-même, car il est la même énergie, la même force que
le serpent de la sagesse. Simplement, lorsque l’homme a « chuté » du monde
divin, cette force primordiale qui l’animait et l’unissait à la Source s’est re-
trouvée enfermée dans un seul monde : le corps physique de l’homme. Ce
dernier, privé de la pureté du monde divin et de la connaissance de ses lois
sacrées, n’a pas su transmuter cette force en lumière de sagesse. Cette force
est alors devenue aveugle et destructrice, cherchant par tous les moyens à
retourner vers la Source. Ainsi sont nés tous les vices de l’homme, comme
un déchaînement de forces incontrôlées. Seuls les plus rusés des hommes
ont appris à s’en servir sous des apparences trompeuses pour leur propre
gloire, en écrasant les autres. C’est pourquoi on le qualifie de « tentateur »
ou de « destructeur ».

Serpent et aigle ou faucon


Les Égyptiens connaissaient et maîtrisaient à la perfection cette antique
science du serpent et de l’aigle (ou du faucon), dont ils avaient caché les
mystères dans l’histoire du combat du Dieu Horus (le faucon ou l’aigle)

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

contre le Dieu Seth (le serpent). Seth représentait les forces souterraines
qui vivent dans la terre et dans l’eau spirituelle qui constituent le monde
des hommes inconscients, usurpés ; Horus incarnait les forces et les intelli-
gences supérieures du soleil et du ciel, du feu et de l’air, le monde des Anges,
des Archanges et des Dieux. Ce combat se déroule en chaque homme, en
chaque femme qui veut marcher vers la Lumière, car l’homme appartient
au monde de Seth, au monde de la chute, et doit faire tout un travail sur lui
pour pouvoir être racheté par Horus, le monde de la Lumière, qui est aussi
le symbole de l’Ange de Dieu. Jésus lui-même, initié à ces mystères dans les
temples d’Égypte, parlait de cette science sacrée de l’Initiation lorsqu’il a
dit : « Soyez rusés, sages comme le serpent (Seth) et candides, purs comme la
colombe (Horus, le faucon, l’aigle). »

Soleil caché
Ce soleil caché est le Christ des Chrétiens des origines, l’Osiris des an-
ciens Égyptiens ; ce sont le corps et la conscience spirituels de l’humanité
originelle dont chaque âme humaine est un rayon, une cellule, un organe.
Ainsi, en retrouvant chacun leur juste place dans cet organisme universel,
les humains correctement éduqués et formés pourront reconstituer le corps
d’Osiris, le corps du Christ.

Solve et coagula
Solve et coagula est une expression latine du langage secret des alchimistes
du Moyen Âge, qui signifie : dissous et coagule. Le solve est l’esprit divin,
le coagula est la matière. Ce sont les 2 grandes forces de la vie : la première
va vers une expansion et un élargissement, alors que la seconde tend vers
une contraction et une fixation. Dans la tradition essénienne, l’homme doit
trouver l’unité divine dans le tout, dans l’universel ; il doit permettre à l’es-
prit de se réaliser dans la matière et à la matière de se sublimer par la force
de l’esprit. L’alchimiste essénien travaille pour que son corps, son coagula,
devienne un instrument du solve, de l’esprit. L’homme ne peut transformer

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son corps, sa propre matière qu’en s’identifiant à l’esprit vivant qui est en
lui.

Soma, psychê, pneûma


Ces 3 mots grecs signifient respectivement « corps », « âme » et « esprit ».
Le mot soma est parfois employé pour désigner le premier chakra, qui
se trouve au niveau du coccyx, la région du sexe, le bassin, la barque de la
Lune, la rose de la Lune.

Soma / hauma / ahoma / haoma


Soma, terme sanscrit, hauma, terme perse, ahoma (haoma), terme aves-
tique, désignent une plante dont le suc obtenu par compression servait de
breuvage rituel dans l’Antiquité et aussi l’énergie de la vie, l’âme de vie de
la Mère du monde, qui peut monter comme une « liqueur sainte » dans
l’homme lorsqu’il médite assis sur la Mère dans la posture de la méditation
ou qu’il pratique certains exercices sacrés. C’est ce que les Rose-Croix appe-
laient le « fleuve de la Lune », alors que le « fleuve du Soleil » entrait par le
sommet de la tête, par le chakra-couronne, la rose de Saturne.

« Stable, fils de stable,


engendré et conçu dans le royaume de la stabilité. »
Cette parole est une formule magique de consécration qui vient de
l’Égypte des pharaons et des grands prêtres d’Osiris. La stabilité était ap-
pelée le « pilier djed » et la mission des prêtres était de le redresser et de le
maintenir dans la stabilité permanente. Ce pilier était le lien sacré entre
l’homme et le monde divin, l’alliance de Lumière qui unit le ciel et la terre.
Dans la vision égyptienne et magique du monde, si ce pilier venait à s’effon-
drer, c’était toute l’humanité qui s’effondrait et chutait.

Statue de Gabriel
Pour célébrer l’Archange Gabriel, les Esséniens placent sa statue au
centre d’une fontaine aménagée dans son temple. Chaque célébration dure

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

4 jours, durant lesquels les Esséniens méditent, prient et lisent des psaumes
transmis par l’Archange. À l’issue de ce travail, la statue est replacée à la sor-
tie d’une source d’eau pure autour de laquelle est construit un temple per-
manent qui ancre la présence divine sur la terre. De tels temples se trouvent
dans les Villages Esséniens. L’eau bénie par l’Archange et imprégnée de son
énergie divine rejoint les rivières, puis l’océan, touchant ainsi toutes les eaux
du monde.

Statue de la Lumière
La statue de la Lumière est apparue à travers l’œuvre des psaumes des
Archanges. Elle représente l’être immortel de la Lumière, le Fils-Fille andro-
gyne universel, l’homme divin. Elle est Dieu Lui-même qui Se manifeste
sur la terre. Chaque Essénien qui s’engage comme parent dans le culte de
la Lumière, dans le chemin de l’immortalité, reçoit 2 petites statues de la
Lumière, qui sont la matérialisation de son double : l’une d’elle est placée
dans le temple de la Lumière, autour de la grande statue de la Lumière, et
l’autre chez lui, dans son temple personnel, où il réalise le travail de la réci-
tation des psaumes.
Î Pour en savoir plus sur cette statue, consulter le livre d’Olivier Manitara
La plus grande magie de notre époque, paru aux Éditions Essénia.

Statue du Recyclage / statue de la Bienveillance


La statue du Recyclage sert à se débarrasser de ses défauts et à les recycler.
Sa fonction est de prendre en elle tout ce qui est imparfait, le mortel, et de le
conduire vers la transformation. Il faut mettre dans cette statue tout ce qui
ne passe pas la mort. On la nomme également « statue de la Bienveillance »,
car elle nous protège et nous éveille. Ce que nous mettons à l’intérieur de
cette statue, nous devons le conduire dans la bienveillance pour éveiller les
forces du bien, de l’amour, de l’équilibre des mondes.
Î À ce sujet, consulter le livre d’Olivier Manitara La plus grande magie de
notre époque, paru aux Éditions Essénia.

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Structure pyramidale d’une société idéale


La structure pyramidale d’une société idéale où le gouvernement est au
service du monde divin n’a plus existé sur la terre depuis l’Égypte des ori-
gines, avant qu’elle ne chute à l’époque de Moïse, qui était le pharaon lé-
gitime. Mais le trône était déjà usurpé et le gouvernement de l’Égypte avait
basculé dans la politique et la quête du pouvoir et de la domination du
monde. Pourtant, à l’origine, l’Égypte - et bien d’autres peuples aujourd’hui
disparus - représentait le gouvernement parfait, car les prêtres étaient réel-
lement les représentants de Dieu sur la terre. Ainsi, toutes les sphères de
l’existence humaine, la Religion, la science, l’économie, la culture, la fa-
mille, l’individu, étaient placées dans la dignité, la beauté, la vie juste et
harmonieuse, dans le respect de toutes les créatures du monde. C’est cette
structure pyramidale, cette sainte synarchie - le contraire d’anarchie - que la
Nation Essénienne tente de restaurer par son alliance avec le monde divin,
réalisée à travers la Ronde des Archanges et l’Ordre de la Prêtrise.

Suprême Conseil
Le gouvernement, l’intelligence directrice de la Nation Essénienne.

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T Tara
La Déesse bouddhiste tibétaine Tara, avec un grand courage et une
grande détermination, a atteint Dieu en montant sur une haute montagne.
Au sommet, elle a eu une révélation et elle s’est associée avec les neiges éter-
nelles. Elle est devenue ces neiges éternelles dans les mondes de l’au-delà et
en découvrant Dieu dans la blanche pureté de ces neiges, elle est demeurée
là-haut. Même quand elle est redescendue de la montagne, elle n’est jamais
vraiment redescendue dans le monde des hommes. Elle continuait à vivre
avec son corps physique, mais plus rien ne la touchait ; elle était devenue
immortelle. Elle s’était associée dans le monde physique avec un principe
divin et une écriture divine : les neiges éternelles.

Temple
Le temple est d’abord à l’intérieur de l’Essénien : c’est l’Initiation. Par
l’Initiation, un espace est créé qui devient sacré dans l’homme. C’est le lieu
de l’étude, du travail sur soi et du service de la Lumière. Cet espace se dé-
cline ensuite à l’extérieur afin que l’Essénien puisse se renforcer et partager,
à différents niveaux : le temple chez soi, la massala, le Village Essénien. C’est
une science transmise par l’Archange Gabriel à son peuple. Le temple est le
lieu consacré au rapprochement entre les règnes visibles et les règnes invi-
sibles divins. Le mot désigne aussi souvent le temple consacré à un Archange
lors de sa célébration.

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Temple de Gabriel
Dans tous les Villages Esséniens est construit un temple pour l’Archange
Gabriel, dédié à la célébration de ses mystères. Ce temple sacré est systéma-
tiquement construit autour d’une source. Ainsi, cette eau devient porteuse
de l’énergie et de la force divines de Gabriel. Elle devient alors une source
de guérison et de nombreuses vertus. Ce temple ancre la présence divine
sur la terre. L’eau bénie par l’Archange et imprégnée de son énergie divine
rejoint les rivières, puis l’océan, touchant ainsi toutes les eaux du monde.
Les temples permanents de l’Archange Gabriel sont ouverts au pèlerinage
de tous ceux qui sont sincères et respectueux. Là, ils peuvent entrer dans
son aura de Lumière et de sagesse, recevoir sa bénédiction d’amour et de
Lumière.

Templiers (1118-1312)
L’Ordre du Temple fut créé pour défendre les pèlerins qui se rendaient
à Jérusalem. Les chevaliers du Temple rapportèrent de la civilisation arabe
de nombreux savoirs en Europe et devinrent rapidement les principaux fi-
nanciers et maîtres d’œuvre du Moyen Âge. Leur but ultime étant la créa-
tion d’une nouvelle civilisation libre de peur et de dogmes, les Templiers en-
voyèrent secrètement leur flotte vers les Amériques, où toutes les conditions
semblaient réunies pour ce projet grandiose, puisqu’ils avaient établi avec
les autochtones des relations respectueuses à travers un commerce équitable
et des échanges culturels et ésotériques. Le roi de France, Philippe le Bel,
averti de ces plans par un traître, ordonna leur arrestation. Seuls quelques-
uns réussirent à se sauver. Les autres moururent sous la torture ou brûlés
vifs. En 1312, le pape Clément V ordonna la dissolution de l’Ordre du
Temple, à la suite d’un procès en hérésie.

Terre d’Ouriel / terre de Lumière / terre des vivants


La terre des vivants dont il est question dans l’Ancien Testament - en
particulier dans les psaumes - désigne le même mystère sacré, la même
réalité subtile que la terre de Lumière des Manichéens, la Shamballa des

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Bouddhistes ou la Hiérousalem céleste, la cité sainte de l’Apocalypse de


saint Jean ; plus près de nous, le maître Omraam Mikhaël Aïvanhov en
a aussi parlé. Il ne s’agit pas d’un royaume utopique et lointain ou d’une
autre planète, mais bien de la Mère-Terre, dans son double aspect visible et
invisible, qui apparaît comme le reflet parfait du monde divin dans l’œil de
l’homme qui s’éveille et qui est parvenu à unir sa vision à la grande vision
de l’Ange qu’ont transmise les grands maîtres de la sagesse à l’humanité.
Lorsqu’un homme parvient ainsi à entrer dans la terre des vivants et à y
marcher, tout se met à lui parler d’une sagesse et d’une intelligence divines
omniprésentes ; il ne perçoit plus seulement des formes, mais leur âme et
leur intelligence, le message sacré de Dieu caché en toutes choses.
Cette terre, la kabale l’appelle « Malkout » ou « terre des ishim », c’est-
à-dire des « hommes-flammes », ceux qui ont allumé en eux le feu divin de
l’Archange Michaël et qui se sont entourés de la terre d’Ouriel. Cette terre
est vivifiée par les pensées, les sentiments et les volontés les plus purs des
hommes qui, par l’Initiation, sont parvenus à s’unir au Soleil-Christ, à la
présence divine au cœur de la conscience et de la vie. Ils ont vaincu la lu-
mière extérieure et l’attraction du corps physique.
Aujourd’hui, la terre qui existe dans le ciel au-dessus de l’humanité n’a
pas été écrite par la Lumière, mais par un monde sombre. Si les Esséniens
parviennent à réécrire dans le ciel des hommes la vision du monde selon la
tradition de la Lumière, la terre d’Ouriel apparaîtra dans le ciel. Les hommes
auront accès à cette terre promise et ils pourront vivre avec elle, car « ce qui
est en bas est comme ce qui est en haut ».

Théurgie
La théurgie est l’art d’enfanter les Dieux jusque dans la réalité de la terre,
à travers la célébration des mystères divins. Dans un lointain passé, ces mys-
tères étaient célébrés à travers la mise en scène d’écritures et de symboles
sacrés qui étaient la matérialisation d’intelligences et de forces cosmiques
dépassant tout entendement humain. En se concentrant sur ces écritures
divines et en les activant à travers certains mouvements, danses, chants et
paroles sacrés, les initiés appelaient et parvenaient à incarner des Divinités.

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Thot
Le Dieu Thot, connu sous le nom de Taouti chez les Égyptiens, d’Her-
mès chez les Grecs et de Raphaël chez les Esséniens, est le Dieu du savoir et
de l’écriture.

Tortue
Dans la tradition essénienne, la tortue est un des animaux qui repré-
sentent Dieu la Mère caché au-delà des formes de la terre.

Tout possible
Si un individu pense que le monde a été créé par un « hasard » et que
l’homme est la seule forme d’intelligence existante, il vivra dans le men-
songe du « rien » ; après sa mort, il rencontrera le néant de son existence et
le monde divin lui demeurera fermé et inconnu. Par contre, si un individu
cultive la vision que le monde visible n’est qu’un voile derrière lequel se
cache une intelligence supérieure, il rencontrera la grandeur, dans cette vie
comme dans l’autre. L’horizon d’un tel homme ne sera donc pas le « rien »,
mais le « tout possible » dans le sens que son évolution sera sans limites,
alors que celle d’un homme qui est pétri de concepts sera limitée par ces
mêmes concepts.

Tradition / tradition essénienne


/ tradition de la Lumière / tradition primordiale
/ tradition de la sagesse
La tradition essénienne remonte à Énoch, son père fondateur. Il est dit
d’Énoch qu’il fut le premier homme à se redresser de la chute et à rétablir
l’alliance avec les mondes supérieurs du Père, ouvrant ainsi un chemin de
libération à tous les règnes de la Mère. La tradition essénienne est née de
l’alliance de cet être hors du commun, puis d’un peuple tout entier, avec le
monde divin, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, alors que l’hu-
manité avait chuté de ce monde originel. Elle s’est perpétuée d’une façon

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

ininterrompue en passant d’un maître à un maître, apportant la lumière de


la sagesse dans tous les peuples.
La tradition essénienne est aussi appelée la « tradition primordiale », car
c’est elle qui a engendré toutes les grandes civilisations et tous les grands
courants spirituels qui ont apporté au monde tout ce qui est beau, vrai et
sacré. C’est par son alliance ininterrompue avec le monde divin, à travers
ses représentants, que la tradition essénienne a pu rayonner la Lumière dans
toutes les traditions des peuples, apportant la connaissance essentielle à une
humanité égarée.
La Tradition est le corps subtil permettant à la Lumière de s’incarner
dans le règne des hommes. Elle est honorée et régénérée par l’enseignement
d’un maître incarné. Si son successeur n’a pas d’alliance avec le monde di-
vin, le corps qu’a pris la Tradition pour se manifester se cristallise et meurt,
se transformant alors en pratique superstitieuse ou en intolérance religieuse.

Trinité
La sagesse essénienne a toujours parlé d’une triple révélation de Dieu.
Toutes les traditions des peuples ont leur trinité, souvent sous la forme :
Père, Mère et Fils, ou encore le monde divin, l’univers et l’homme, ou
l’amour, la sagesse et la vérité, le fruit qui apparaît de l’union du Père et de
la Mère. La sagesse essénienne enseigne que cette trinité divine est présente
dans l’homme à travers ses 3 centres de conscience : la pensée dans la tête,
le sentiment dans le cœur et la volonté dans le ventre. Ces centres d’intelli-
gence sont comme 3 portes pour la Lumière dans l’homme. Les Esséniens
apprennent comment ouvrir et fermer ces portes à travers 3 activités sa-
crées : la méditation pour structurer et éveiller la pensée ; la parole magique
et le chant sacré pour le cœur ; les mouvements méditatifs et la danse pour
la volonté.
Selon la sagesse essénienne, dont le christianisme, ayant abandonné
l’ésotérisme, a hérité en partie, Dieu est unité dans l’absolu, dans le non-ma-
nifesté. Mais sur la terre, il ne peut faire autrement que d’apparaître comme
une tri-unité, que les Chrétiens ont appelée la « sainte Trinité » : le Père, le
Fils et le Saint-Esprit. Pour être bien comprise, cette trinité ne doit surtout

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

pas être une croyance abstraite, exotérique, mais elle doit être aussi concrète,
réelle et palpable que le pain que l’on mange.
Ainsi, pour les Esséniens, le Père se manifeste sur la terre à travers le
maître, le représentant de sa Tradition, l’envoyé de la Lumière dans le pré-
sent vivant. Le Fils désigne la « parole qui sort de la bouche de Dieu »,
c’est-à-dire l’enseignement divin transmis par l’envoyé à la communauté des
Enfants de la Lumière. Enfin, le Saint-Esprit est l’Intelligence supérieure
et éternelle de Dieu qui anime les paroles de l’Enseignement et se tient ca-
ché derrière elles comme l’esprit de Dieu Lui-même parlant à l’intérieur de
l’homme qui comprend réellement l’Enseignement par sa mise en pratique.
Dans la perfection, le Saint-Esprit apparaît comme l’intelligence supérieure
commune qui naît de l’union de tous les points de vue du cercle de l’assem-
blée pour éclairer le monde entier.
Dans la vision essénienne et universelle de la Trinité - la tri-unité de
Dieu -, le véhicule du Père est le représentant de sa tradition sur la terre, le
maître incarné ; le véhicule du Fils ou du Saint-Esprit est l’enseignement
du Père ; et le véhicule de la Mère est la communauté des disciples qui
s’assemblent autour de l’Enseignement et de son porte-parole. Bouddha,
un grand maître essénien, appelait cette Trinité : le Bouddha (le maître), le
Dharma (l’Enseignement) et la shanga (la communauté). On retrouve en-
core cette vision essénienne de la Trinité en Égypte avec Osiris (le Père), Isis
(la Mère, la Tradition) et Horus (le Fils, l’envoyé du Père et le corps vivant
de la Tradition).

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U Usurpateur
« Usurpateur » est le nom donné par l’Archange Michaël à l’être qui a créé
le monde de l’homme dans le but caché - mais de plus en plus dévoilé - de
mettre en esclavage tous les règnes de la nature, y compris l’homme, afin de
prendre la place de Dieu et de L’empêcher de Se manifester. L’Usurpateur
est celui qui usurpe, c’est-à-dire qui prend la place du divin dans l’homme
et crée tout un monde, même spirituel, afin que l’homme demeure passif
et ne prenne pas sa destinée et celle de la terre en mains. L’Usurpateur est
le maître et le père de toute une hiérarchie d’intelligences non divines qui
luttent contre le monde divin et son avènement dans les consciences hu-
maines. Lucifer et Satan, par exemple, sont des archanges déchus au service
de l’Usurpateur.

Usurpation
Cette notion d’usurpation est une clé de la philosophie essénienne. Il y
a une vie authentique et il y a une destinée qui peut être usurpée. L’usurpé
tombe sous l’emprise rusée d’une intelligence menteuse qui lui vole tout, le
détourne de son but, de sa mission, l’exploite et le conduit dans le néant, le
réduisant à l’esclavage. Chaque âme, qu’elle soit minérale, végétale, animale
ou humaine, a une destinée. Détourner une âme de sa fonction, de son don,
c’est l’avilir, la dénaturer, la rendre faible pour s’en emparer et la dégrader.
C’est l’œuvre de celui que les Esséniens, à la suite de l’Archange Michaël,
appellent l’« Usurpateur ». Chaque âme rencontre cet être sur son chemin
comme une épreuve, un choix, une occasion d’éveil. La sagesse essénienne

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

est un moyen de se préparer à cette épreuve afin que, le moment venu, les
bons choix soient possibles.
Il ne faut pas assimiler le terme de « bon choix » à une notion de morale.
Un bon choix, c’est tout simplement d’avoir le choix ; un mauvais choix,
c’est d’être dans une illusion de choix. Si un homme a le choix entre garder
son intégrité ou être usurpé, s’il est informé, alors c’est le bon choix. S’il ne
sait pas qu’il y a une possibilité d’être usurpé, alors c’est un mauvais choix,
car il n’y a plus de choix, tout est faux, c’est un leurre, un mensonge, une
illusion.

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V Veau d’or
Dans la sagesse essénienne, le « veau d’or » est une image qui a été utilisée
par les sages, dont Moïse (Exode 32) pour représenter le culte de l’homme
inconscient envers son corps et ce qui est mortel. Cette identification au
corps conduit l’homme vers la chute et la perte de toutes les valeurs que le
monde divin a mises en lui.

Verbe / verbe universel / verbe divin


/ verbe des origines / verbe créateur
/ verbe de la Lumière
Lorsque Dieu a voulu créer l’univers, il est sorti de son repos et a impri-
mé son image dans cette substance universelle. Cette image est la première
manifestation de l’être qui s’extériorise pour créer, c’est l’affirmation de
l’être et de la vie : Je-Suis. Ce Je-Suis, vivant dans la substance universelle et
contenant en lui-même la source du tout possible, a prononcé la première
affirmation créatrice : « Je suis la Lumière du monde. » Alors est née l’intel-
ligence-sagesse, le Verbe, le Christ, l’homme de Lumière. L’incarnation du
verbe vivant ou du Christ dans l’homme est analogue à la réalisation de la
pierre philosophale.
« Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le
Verbe était Dieu. » Ce premier verset de l’Évangile selon saint Jean corres-
pond à la pensée en l’homme. En effet, la pensée est la manifestation du
verbe universel en l’homme et d’ailleurs, en grec, le Verbe se dit logos, que
l’on peut traduire par « intelligence » et qui sert de racine au mot « logique ».
Dans ce verset, saint Jean indique que l’homme possède dans sa pensée le

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

moyen de s’unir avec l’intelligence cosmique qui a organisé l’univers vivant.


L’homme doit élever sa pensée, son imagination vers le monde divin pour
en recevoir l’inspiration directe.
« Tout fut par lui et sans lui, rien ne fut. » Ce troisième verset de l’Évan-
gile est en rapport avec les sentiments dans l’homme. C’est au moyen du
sentiment que la pensée peut se réaliser dans la matière. L’homme ne doit
pas se contenter de rester dans le monde de la pensée mais doit incarner le
Verbe dans la matière pour élaborer la pierre des philosophes.
« Ce qui fut en lui était la vie et la vie est la lumière des hommes. » Ce
quatrième verset de l’Évangile est en rapport avec la volonté, le mouvement
en l’homme. L’acte créateur résulte de l’union de la pensée et du sentiment
qui engendre le mouvement réalisateur. À ce degré de réalisation, l’homme
prend conscience de la Lumière par rapport à sa propre capacité de Lumière.
Comme il peut produire des œuvres de Lumière, il dit : « Je suis la Lumière
du monde », qui était le Nom de la Mère du maître Jésus.
Tous les grands maîtres sont l’incarnation de la Tradition. C’est pour-
quoi il a été dit que le Verbe s’est fait chair et a habité au milieu des hommes
dans le monde de la mort. (Jean 1:14) Ce verbe des origines est la parole
première ; c’est l’intelligence qui instruisit Énoch et lui permit d’ouvrir le
chemin de la résurrection et de la vie après la chute. Cette parole qui était
vivante en Énoch, voilà qu’elle était de nouveau vivante en Jésus. Ensuite,
elle fut vivante en Marie, en Mani, en Peter Deunov…

Vestale
Essénienne consacrée à l’un des 4 Archanges. On retrouve dans la Nation
Essénienne des vestales de la terre, des vestales de l’eau, des vestales de l’air
et des vestales du feu, qui ont chacune un rôle à jouer au sein de l’Ordre de
la Prêtrise.

Vie pour le tout


« La vie pour le tout » est une expression, comme une devise qui contient
toute la sagesse et l’idéal de vie qu’ont toujours poursuivis les Esséniens.

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Nous la devons au maître Peter Deunov qui a ressuscité pour notre époque
l’art de vivre en harmonie avec le Père et la Mère que les Esséniens cultivent
depuis la nuit des temps.

Vierge
Dans le sens ésotérique, le mot « vierge » n’a rien à voir avec le sexe, ou
avec les conceptions humaines, il correspond au monde de l’âme et donc
de l’immaculée conception. Ce mot peut être employé aussi bien pour un
homme que pour une femme, car l’âme n’a pas de sexe, elle n’est pas dans la
polarité, dans l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’enfantement
de l’âme est la lumière de Dieu dans l’homme et son fruit est la guérison
du monde de l’homme. L’homme est alors délivré du serpent tentateur, du
doute et de l’illusion qui le pousse à croire qu’il est son corps physique et le
moi né de ce corps. Ainsi, il devient vierge, c’est-à-dire ouvert à la lumière du
principe divin qui l’anime.

Village Essénien
Les Esséniens ne sont pas des croyants mais des pratiquants. Ils se sont
toujours assemblés en villages pour vivre selon leur culture et dans le respect
de la Mère-Terre. Aujourd’hui, les Villages Esséniens sont des lieux vivants
dans lesquels l’homme apprend à vivre en accord, en harmonie, en dialogue
avec la Mère. C’est une nouvelle façon d’être au monde. C’est un projet
ambitieux, une réalisation grandiose. Trois Villages Esséniens ont déjà vu
le jour : un premier en France, un deuxième au Québec et un troisième au
Panama, où est aménagé le jardin de la Lumière.
Î Pour en savoir plus sur les Villages Esséniens, consulter le livre d’Olivier
Manitara Le Village Essénien, paru aux Éditions Essénia.

Vivant, les 4 Vivants


Les 4 Pères des éléments sont les 4 Vivants dans toutes les traditions du
monde, les 4 aspects de la vie que l’on retrouve à travers la ronde de l’année
dans les 4 saisons : les 2 solstices et les 2 équinoxes. Ce sont les 4 grands

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Dictionnaire de l’enseignement essénien

Archanges de la tradition essénienne, qui portent les 4 grandes lettres du


Nom sacré du Père de la vie.

Voile bleu de Gabriel


/ ciel bleu de Gabriel / éther bleu / manteau bleu
L’Archange Gabriel protège la terre en l’entourant de son voile de pro-
tection, sous la forme de la tortue. La tortue est le bleu du ciel, la présence
de l’Archange, que l’on nomme aussi « éther bleu » ou « manteau bleu ».
C’est pour cette raison que l’on voit des représentations esséniennes de
Gabriel assis sur une tortue. Pour s’approcher de cet éther, pour porter ce
voile bleu, comme l’a porté la Vierge Marie, il faut dépasser les frontières du
monde de l’homme et s’élever vers le divin. Cela est possible en réalisant un
travail sur soi avec les 12 vertus, les 12 Anges du Cercle des 12, qui forment
un ciel au-dessus des Esséniens, le ciel bleu de Gabriel. Celui qui parvient
à être recouvert de la présence et de l’influence du ciel bleu de Gabriel a sa
vie consacrée. Il entre dans un monde où tout se pose dans le calme et l’har-
monie. C’est une nouvelle terre, une nouvelle Mère qui est en alliance avec
Gabriel. Plus rien de négatif ne peut lui arriver ; il est placé sous la grande
protection.

Volatil, volatile
L’adjectif « volatil » est employé pour qualifier un être chez qui les belles
idées ou les bons sentiments ont tendance à prendre une place démesurée
par rapport au contact avec la matière et à l’action. Aux yeux du monde di-
vin, un tel être est « vaporeux », il « s’évapore », et à la limite, il n’existe pas.
« La terre vous maintient dans un monde pour que vous ne vous évaporiez pas, mais
que vous puissiez garder un corps afin de manifester à travers lui les vertus des Dieux,
des Archanges et des Anges, telles que je vous les ai mentionnées. » (Raphaël 196:25)

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Z Zoroastre (vers 2600 av. J.-C.)
Tout l’enseignement de Zoroastre était basé sur la connaissance des mys-
tères du grain de blé - le principe fécondant du Père - et des mystères de la
terre - le principe créateur de la Mère. Ainsi, l’homme apprenait comment
faire pousser les semences de la bonne vie pour créer lui-même son ave-
nir dans la Lumière. À travers la nature, il devait comprendre les mystères
de la vie et la science sacrée qui permet de maîtriser le mal en le mettant
au service du bien pour tous. C’était l’antique science de la magie, la voie
royale des anciens initiés atlantes qui confère à l’homme la connaissance et
la maîtrise de toutes les sortes d’influences, aussi bien négatives que posi-
tives. C’est pourquoi Zoroastre fut appelé le père des mages et que des mages
vinrent l’honorer lorsqu’il se réincarna en tant que Jésus. Dans la Nation
Essénienne, le pilier du feu porte le bâton magique qui est consacré à ce
maître.

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Ordre des
Hiérogrammates
Scribes esséniens

[email protected]

www.Esseniens.org

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