1
INTRODUCTION
I. POSITION DE PROBLEME
Depuis la création des Etats, l’homme est un centre de
tout intérêt et de toutes les préoccupations. De par sa nature
d’animal social, il est appelé à tisser des biens sociaux avec
ses congénères ; il est donc égal à tous ses semblables, et est
soumis aux mêmes règles de droit que tous les autres, surtout
dans un Etat de droit. C’est la position qui découle de la
déclaration des droits de l’homme et des citoyens qui énonce :
« les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
Dans le même sens, la déclaration universelle des
droits de l’homme rajoute en déclarant que : « tous les
hommes sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à
une égale protection de la loi. Tous, ont droit à une protection
égale contre toute discrimination »1.
La RDC n’est pas restée indifférente quant à ce. C’est
dans cette vision qu’elle a voulu se conformer cette exigence
internationale en proclamant, au travers de sa constitution,
que : « tous les congolais sont égaux devant la loi et ont droit à
une égale protection des lois »2.
L’égalité de tous devant la loi est le principe selon
lequel tout être humain doit être traité de la même façon par la
loi. Aucun individu ou groupe d’individus ne doit donc avoir des
privilèges d’individus ne doit donc avoir des privilèges garantis
par la loi.3
1
Art. 1 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
2
Art. 7 de la déclaration universelle, des droits de l’homme, journal officiel
3
Art. 12 de la constitution de la RDC du 18 février 2006, journal officiel de la RDC, cabinet du président de la
République, 47ème année, Kinshasa, 18 février 2006, numéro spécial
2
Néanmoins, des institutions, organes et personnes qui
jouissent, de certains privilèges et protection. Il s’agit pour ainsi
dire des bénéficiaires des privilèges des poursuites, de
juridiction ainsi que des immunités. La question des privilèges
des poursuites en droit congolais est tellement délicate et
d’actualité qu’elle suscite une controverse au sein de la société
congolaise d’autant plus que leurs bénéficiaires semblant se
soustraire des poursuites pénales directes en cas de
commission d’infraction, contrairement aux autres citoyens qui
n’en bénéficient pas.
Pourtant, la constitution de la RDC consacre l’égalité
tous devant la loi. Aussi, subjuguer des poursuites judiciaires
outre, les membres du parlement à l’autorisation préalable
d’une chambre délibérative ou d’un quelconque bureau
politique est affreux offrant en seulement à l’égalité de tous
devant la loi mais aussi à l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Or, la justice, dans sa démarche de lutter, contre
l’impunité, ne doit nullement être confrontée à une accusation
un parlementaire. Dès lors, on a comme l’impression qu’il s’agit
d’une procédure comme l’impression qu’il s’agit d’une
procédure qui freine l’action du Ministère Public consacre
l’injustice en droit positif congolais et encourage de quelque
manière les activités criminelles dans le chef de leurs
bénéficiaires.4 Cela va même de soi portant du constat selon
lequel les privilèges des poursuites tout comme les immunités
violent le principe de l’égalité de tous les congolais devant la
4
J.C BUZANGU, les privilèges de juridictionnel et les immunités judiciaires, sources d’injustices en droit positif
congolais, TFC inédit, ULK/KIN-2009-2010
3
loi. L’on est arrivé à conclure que ces mécanismes sont
contraires à la constitution en vertu du principe sous-évoqué. 5
Toutefois, il convient d’affirmer que la procédure
d’autorisation préalable dans les poursuites contre les
parlementaires est consacrée, en droit congolais, par des
textes légaux d’autant plus qu’elle rentre dans les privilèges
des poursuites. Quelques considérations sur des textes légaux
et réglementaires ainsi que sur des personnalités bénéficiaires,
les parlementaires, s’avèrent nécessaires.
Il importe, en effet, de rappeler que les privilèges des
poursuites en droit congolais sont des mécanismes qui excluent
certaines personnes physiques au regard de la loi elle-même de
l’application de certains règles pénales. En d’autres termes, il
s’agit des mécanismes qui soustraient les délinquants des
poursuites pénales directes. Ces mécanismes sont donc prévus
par la loi dans le but de protéger certaines personnalités
compte tenu de leurs fonctions, faisant qu’elles ne soient pas
traitées comme les autres.
Cependant, la procédure d’autorisation préalable pour
toutes poursuites contre les parlementaires tout comme les
privilèges des poursuites constitue un empêchement à
l’exercice de l’action publique. Elle freine toute poursuite d’un
individu eu égard à la qualité officielle et au rang occupé. C’est
donc en fonction de ces considérations qu’il serait question de
se demander quel pourrait être le sort que le droit, congolais
réserverait au régime d’autorisation préalable pour toutes
poursuites contre les parlementaires au regard de l’égalité de
tous les congolais devant la loi.
5
H. KAYILA NDONA, les immunités pénales et les privilèges de juridiction face au principe constitutionnel
d’égalité des congolais devant la loi, TFC inédit, ULK/KIN, 2010-2011
4
La préoccupation peut trouver une réponse dans la
résiliation des textes juridiques congolais conformément à la
constitution en vigueur.
II. Cadre de référence
Pour bien mener cette recherche, il s’avère
indispensable de recourir à certaines disciplines juridiques qui
apporte la lumière tout au long de ce travail. Il s’agit entre
autres de la procédure pénale, du droit constitutionnel et du
droit pénal.
La procédure pénale doit être entendue comme une
branche de droit judiciaire qui étudie l’organisation et le
déroulement d’un procès pénal en y incluant la phase d’avant
procès ou phase d’instruction pré juridictionnelle.
Le droit constitutionnel a pour objet de déterminer
l’organisation politique de l’Etat et le fonctionnement des trois
pouvoirs traditionnels ainsi que des institutions y afférentes.
Le droit pénal est la branche du droit public qui traite
des infractions et des peines, et dont l’objet essentiel est de
déterminer les faits punissables et de fixer les sanctions qui
doivent leur être appliquées, compte tenu de la situation
personnel être appliquées, compte tenu de la situation
personnelle du délinquant et de la gravité objective de l’acte,
en vue de faire régner dans les relations sociales, à l’instar
d’autres disciplines juridiques, mais avec plus de puissance et
de contrainte, l’activité et la liberté.6
III. MODES OPERATOIRES
6
J. GICQUEL, Droit constitutionnel et institution, Montchrestien, Paris, 2003, p. 15 cité par NYABIRUNGU
MPWENE SONGA in traité de droit pénal général congolais, 2ème éd.
5
A. Intérêt du sujet
Le présent travail revêt un intérêt certain. En effet,
dans notre société actuelle, la question d’autorisation préalable
pour déclencher des poursuites judiciaires contre les
problématiques soulève non seulement des problèmes liés à la
protection des politiques contre tout autre fait n’ayant aucun
tiers avec leur mission, mais aussi la place de l’égalité de tiers
devant la loi de la lutte contre l’impunité ainsi que des droits
des victimes.
Partant de ce constat, il s’agit de démontrer la position
de la justice face à la commission d’une infraction orchestrées
par un membre de l’Assemblée Nationale ni du Sénat selon le
cas, et dont la victime serait une personne normale ans aucun
privilège, c’est-à-dire un citoyen congolais tout à fait ordinaire.
De ce fait, il doit néanmoins être précise que l’objectif
ici, poursuivi est plutôt de se demander si l’application des
normes juridiques n’est faite qu’à la population sans aucun
privilège au pouvoir. Ce qui conséquemment violerait, le
principe de l’égalité de tous devant la loi, consacré par
plusieurs textes légaux et la constitution actuelle de la RDC.
L’intérêt de ce sujet peut être vu sous deux angles :
Intérêt personnel : cultiver nos connaissances et
compétences sur la thématique du travail en vue de nous
rendre capable d’intervenir partant où le besoin se
présente ;
Intérêt communautaire toute personne désireuse de
mener des recherches sur un sujet lié de loin ou de près à
notre travail pourrait y trouver de l’inspiration.
6
En demeurant, la présente étude vis à apporter une
contribution à la réforme du droit congolais.
B. Méthodes et techniques du travail
1. Méthodes
Toute investigation qui se veut scientifique doit recréer
à la méthode relative au sujet susceptible de conduire le
chercheur à obtenir des informations fiables à sa
préoccupation. Ainsi pour mieux contre les problématiques
acquises des faits infractionnels et sur la manière dont se
demeurent des professionnels du droit dans l’application des
différentes procédures à la recherche des solutions idoines.
C. Délimitation du sujet
Le travail scientifique n’est pas une encyclopédie pour
aborder toutes les matières d’une discipline. C’est ainsi qu’ il
est de grande importance de délimiter le travail en vue de
retracer la boussole sur laquelle marchera le pas du chercheur.
Ainsi, ce travail est délimité dans le temps et dans l’espace.
La délimitation temporelle va du moment où le
législateur congolais prit l’initiative d’instaurer, en droit positif
congolais, la procédure d’autorisation préalable pour toutes
poursuites contre les parlementaires. La question d’autorisation
préalable pour toutes poursuites entre les parlementaires
découle de la constitution du 18 février 2006, telle que
modifiée et complétée à ce jour. Ainsi, dans le cadre de ce
travail, il nous sera important de voir l’appréhension de la
procédure d’autorisation préalable pour toutes poursuites
contre les parlementaires en droit positif congolais et ses
incidences.
7
Pourtant de la délimitation spatiale, l’étude du présent
travail est lancée sur l’ensemble du territoire national
congolais, surtout devant les parquets généraux où est
déclenchée la procédure en la matière.
IV. PLAN SOMMAIRE
La présente recherche est de logique binaire : outre
l’introduction et la conclusion, elle est répartie en deux
chapitres : compartimentés, chacun, en deux sections qui
contiennent, chacune, deux paragraphes.
En si, ce travail fait, dans un premier temps une
approche analytique et explicative des privilèges des
poursuites et de la procédure, d’autorisation des poursuites
contre les parlementaires en droit congolais (chapitre I) et,
dans un second temps, quelques considérations critiques et
perspectives de la comprendre cette démarche, il convient de
définir ce concept ‘‘méthode’’. De ce fait, bon nombre d’auteur
ont défini le concept ‘‘méthode’’. Pour le présent travail, la
doctrine donne une définition en ces termes : « la méthode est
l’ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les
démontrer et les vérifier ».7
Dans la perspective de ce travail, la méthode est un
moyen au sens général ou une lampe afin d’atteindre un but.
Ainsi, deux méthodes sont utilisées dans ce travail, notamment
exégétique ou juridique et historique.
La méthode juridique nous a permis de rechercher les
règles juridiques relatives aux privilèges des poursuites et
7
R. PINTO et M. GRAWITZ, Méthodes des sciences souilles, 4ème édition, Dalloz, Paris, 1974, p. 135.
8
d’analyser certaines dispositions légales en rapport avec
l’autorisation des poursuites contre les parlementaires afin d’en
dégager l’économie.
La méthode historique, elle, a été utilisée pour
compléter la méthode juridique dans son approche
diachronique, car selon Montesquieu, ‘‘il faut éclairer les lois
par l’histoire et l’histoire par les lois ».8
Par ailleurs, nous avons opté pour la méthode
analytique, car elle nous a permis de porter un jugement sur la
problématique des privilèges des poursuites et analyser
diverses idées des doctrinaires.
2. Techniques
Les techniques s’entendent en un moyen utilisé pour
attendre un but, mais elles se situent au niveau des étapes
pratiques.9
Dans le cadre de ce travail, le recours sera fait à la
technique documentaire, parce qu’elle permet au chercheur de
consulter les différents documents ayant trait à la recherche,
notamment les ouvrages, les juridictions officielles, les revues
afin de saisir, d’une manière précise, les pensées des
doctrinaires, spécialement en ce qui concerne les autorisations
des poursuites contre les parlementaires.
En outre, nous avons utilisé les techniques
d’observation qui se cristallisent en un type de regards avec
attention sur les différents réquisitoires du Ministère Public
adressés à l’Assemblée Nationale ou au sénat demandant
9
9
l’autorisation des poursuites particularités de la procédure
d’autorisation des poursuites contre les parlementaires en droit
congolais (chapitre II).*