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Mémoire Architecture..

Ce mémoire de Master 2 en architecture se concentre sur l'attractivité culturelle au service de la métropolisation d'Alger, avec une étude de cas sur le quartier d'El Mohammadia. Le projet inclut la conception d'un musée du monde arabe et vise à aborder les défis urbains d'Alger en intégrant des solutions à l'échelle des quartiers. Les auteurs expriment leur gratitude envers leurs encadrants, le jury, et leurs proches pour le soutien reçu durant leur parcours académique.

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Ce mémoire de Master 2 en architecture se concentre sur l'attractivité culturelle au service de la métropolisation d'Alger, avec une étude de cas sur le quartier d'El Mohammadia. Le projet inclut la conception d'un musée du monde arabe et vise à aborder les défis urbains d'Alger en intégrant des solutions à l'échelle des quartiers. Les auteurs expriment leur gratitude envers leurs encadrants, le jury, et leurs proches pour le soutien reçu durant leur parcours académique.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE SAAD DAHLAB BLIDA -01-


INSTITUT D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME
Département d’architecture

Mémoire de Master 2 en Architecture.


Thème de l’atelier : Architecture urbaine.

Thème général : Alger métropole.

Thème de recherche : « L’attractivité culturelle au service de la métropolisation d’Alger.»

Cas d’étude : Quartier el Mohammadia, Alger.

P.F.E : Conception du musée du monde arabe à El Mohammadia.

Présenté par :

Mlle OUKEFIL Z’hor Maria, 191932017507.

Mme ADDA Aya, 191932034289.

Encadré par : Membres du jury :

Dr. AHMED CHAOUCH, Nabil. M. KHELIOUEN Yacine

Dr. BELMEZITI, Ali. M. M'HAMMEDI BOUZINA Adlane

Année universitaire : 2023/2024


Remerciement

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude envers toutes les personnes et
institutions qui ont contribué à la réalisation de ce mémoire de fin d’études.

Tout d’abord, nous remercions chaleureusement notre cher encadreur, Monsieur


AHMED CHAOUCH Nabil et Monsieur BELMEZITI Ali pour leur disponibilité, leur
conseils avisés et leur soutien tout au long de cette recherche. Leur rigueur scientifique et
leur expertise en architecture ont été d’une grande aide pour mener à bien ce travail.

Nous sommes également reconnaissantes envers les membres du jury, Monsieur


KHELIOUEN Yacine et Monsieur M'HAMMEDI BOUZINA Adlane pour avoir accepté
d’évaluer ce travail. Leurs remarques et critiques constructives ont permis d’améliorer la
qualité de cette recherche. Leur expertise et leur bienveillance sont grandement
appréciées.

Nous tenons à remercier chaleureusement nos enseignants et les membres du


département d'architecture et d’urbanisme, pour leurs enseignements enrichissants, leur
encadrement tout au long de notre cursus et leur soutien constant. Leur passion pour
l’architecture et leur dévouement ont été une source d’inspiration et de motivation, ainsi
que nous tenons à exprimer notre profonde gratitude au bureau d’étude de nous avoir
offert l’opportunité d’effectuer notre stage de fin d’étude au sein de leur équipe.

Un grand merci à nos amis et camarades de promotion pour leur amitié, leur soutien
moral et les échanges constructifs qui ont enrichi cette expérience académique. Votre
présence, vos encouragements et vos conseils ont été inestimables durant ces années.

Enfin, nous remercions nos familles et amis proches pour leur soutien indéfectible, leur
patience et leur compréhension durant les moments de stress et de doute. Votre amour et
vos encouragements nous ont permis de surmonter les difficultés et de rester motivés tout
au long de cette aventure académique.

À tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à l’élaboration de ce mémoire, nous
adressons nos plus sincères remerciements.
Dédicace

Je rends grâce à Allah, le Tout-Puissant, pour m'avoir accordé la force, la sagesse et la


persévérance nécessaires pour mener à bien ce travail.

Je dédie ce mémoire à mon père, dont le soutien indéfectible et les encouragements m'ont
porté tout au long de ce parcours.

À ma mère, pour son amour inconditionnel et ses prières constantes.

À ma sœur Asmaa et à mon beau-frère Abdelhamid ainsi que mes chères nièces Lyna et
Rahma, pour leur bienveillance et leur présence rassurante.

À ma sœur Selma, pour son soutien et ses conseils précieux.

À ma binôme Aya, pour notre collaboration fructueuse et son amitié précieuse.

À mes chers ami(e)s, pour leur soutien moral et leur encouragement.

Enfin, à mes professeurs, pour leur guidance, leurs enseignements et leur inspiration
continue.

OUKEFIL Z’hor Maria


Dédicace

Je rends grâce à Allah, le tout puissant, pour m’avoir accordé la force, la sagesse et la
persévérance nécessaires pour mener à bien ce travail.

Je dédie ce mémoire à mon père, dont le soutien indéfectible et les encouragements m’ont
porté tout au long de ce parcours.
A ma chère mère, qui nous a quittés trop tôt, mais qui reste toujours gravée dans mon
cœur.
A ma tante Ahlem qui a était une deuxième maman pour moi.
A l’homme de ma vie mon mari Mohamed, pour sa grande patience je le remercie pour
son soutien inestimable.
A mes très chers frères Chakib, Wassim, Adem pour leur soutien et encouragement ainsi
que mon petit frère Youcef et mon neveu Racim pour leur présence.
A ma cousine Chourouk et ma belle-sœur Nabiha et ma copine Farah, pour leur
bienveillance et leur présence rassurante.
A ma belle-famille pour leur soutien et leur encouragement
A mes très chers grands parents et toutes ma famille
A ma binômes Maria, pour notre collaboration fructueuse et son amitié précieuse
A mes chers ami(e)s, pour leur soutien moral et leur encouragement
Enfin, à mes professeurs, pour leur guidance leurs enseignements et leur inspiration
continue.

ADDA AYA
Préambule
(Cette section est rédigée par l'équipe pédagogique)

L'objectif de ce préambule est triple : 1. introduire le thème de l'atelier (architecture urbaine),


2. Introduire le thème général (Alger métropole) développé dans l'atelier cette année (2020-
2021), et 3. Expliquer brièvement notre démarche scientifique et académique, mais aussi le
fonctionnement de notre l'atelier.
Le CANEVAS de la mise en conformité de la formation master "architecture" en vigueur
divise l'enseignement de l'atelier de projet pour le Master 2 en quatre thématiques d'atelier :
1) Habitat, 2) Architecture urbaine, 3) Architecture, environnement et technologies et 4)
Patrimoine bâti architectural et urbain. La thématique "architecture urbaine" est vue dans ce
document comme un point de jonction entre l'architecture et l'urbanisme. Cette thématique
vise, selon le CANEVAS "… s’initier à la composition urbaine, aux figures urbaines, à la
morphologie, aux espaces publics et aux paysages urbains nécessitent des savoirs profonds
(sociaux, économiques et environnementaux) et des capacités artistiques ou créatives
adéquates." (CANEVAS Master Architecture, 2018-2019, p68). Plus concrètement, trois
objectifs sont fixés dans le document : i) sensibiliser à la complexité de l'urbain, ii) initialiser
à la conception des espaces publics et iii) initier aux champs connexes à l'architecture.
Au-delà de cette vision académique et règlementaire, l'architecture urbaine a fait couler
beaucoup d'encre quant à sa définition, à son objectif, à son apparition et son champ et
échelle d'application.
I. Pas de consensus sur sa définition
En parcourant la bibliographie scientifique, le constat est évident ; la définition du terme
"architecture urbaine" ne fait pas consensus entre les architectes et les urbanistes, chercheurs
ou professionnels. En effet, entre une vision restrictive comme témoin la définition de Pierre
Lefevre dans son livre "ressources de l'architecture pour une ville durable", où il restreint
l'architecture urbaine à la seule conception des espaces urbains "…le terme architecture
urbaine englobe la conception ou l'aménagement de l'espace public environnant"
(LEFEVRE, 2012, p8). Jean Philippe Antoni défend dans son livre "lexique de la ville" de
la vision distinctive, il évoque une architecture spécifique pour le bâtiment et une
architecture spécifique à la ville "… la ville dispose intrinsèquement d'une architecture qui
lui est propre. Cette architecture urbaine, qui se mesure à plus grande échelle et qui se
reconnait autant par le tracé des rues que par l'alignement des façades ou le mobilier
urbain…" (ANTONI, 2009, p14). Jean-depaule Castex, quant à lui, voit dans l'architecture
urbaine une alternative de l'architecture traditionnelle (au sens habituel) "…notre désir d'une
architecture différente, urbaine. …l'objet architectural compte moins pour lui-même, d'un
point de vue esthétique que pour sa capacité à définir les espaces, pour les distinctions qu'il
opère, les pratiques qu'il accueille, voire parfois qu'il suscite. Affirmer que l'architecture doit
être urbaine ce n'est pas reproduire le décor de la ville ancienne, mais tenter de définir des
relations spatiales compatibles avec les pratiques urbaines que nous connaissons."
(CASTEX, 1991, p192). On peut continuer à lister les définitions et les points de vue, mais
il est clair que l'architecture urbaine ne fait l'unanimité, quant à sa définition.
II. Aperçu historique
Pour Cristiana Mazzoni (2014) indique que l'apparition de l'architecture urbaine est due en
premier lieu à un ensemble d'architectes italiens des années 1960 (Aldo Rossi, Giorgio
Grassi, Guido Canella, …). Il explique que par volonté de prouver la "scientificité" et la
"rationalité" du projet afin de montrer la pertinence de la recherche architecturale comme
recherche scientifique, le contexte urbain et métropolitain est appelé pour renforcer cette
volonté. En parallèle de ce mouvement, ces mêmes architectes-chercheurs sont engagés dans
un mouvement de réforme de l'enseignement de la discipline en s'ouvrant sur les approches
des urbanistes français et allemands, un glissement d'échelle de l'architecture vers la ville.
L'idée de "définir un sous-champ disciplinaire à partir d'un travail dialectique sur les mots
de l'architecture dans leur articulation à la dimension urbaine" (MAZZONI, 2014, p37). Il
s'agit de l'architecture urbaine.
III. Qu'entendons-nous par "Architecture urbaine » ?
Dans le cadre de cet atelier, nous entendons par "architecture urbaine", une architecture dont
le projet architectural n'est conçu qu'après un long processus d'étude et d'analyse impliquant
ainsi, toutes les échelles nécessaires permettant la justification de tous les aspects du projet
architectural (fonctionnels, formels, stylistes, programmatifs, structurels et même
symboliques).
Les échelles sont diverses autant que nécessaire à l'appréhension du phénomène urbain, objet
de l'étude. Elles peuvent commencer par l'échelle de la parcelle et en arrivant à l'échelle
régionale, voire du territoire national. Ce qui compte, pour nous, c'est la vision globale et
complète du phénomène urbain.
Au final, nous supportons l'idée de Prost Robert (2014), qui voit dans l'architecture urbaine
la fin de l'autonomie entre la ville et l'architecture. Il explique que chacun d'entre eux joue
son rôle traditionnel, mais tous les deux gardent un lien dynamique et complexe "D'une part,
l'architecture nourrit la ville, et d'autre part, elle s'enrichit par sa prise en compte"(PROST,
2014, p24).
IV. Les trois composantes de notre réflexion : thème général, cas d'étude et thème
de recherche
La ville d'Alger est considérée comme une métropole si on se base sur la définition
règlementaire "Une agglomération urbaine dont la population totalise au moins trois-cents
milles (300 000) habitants et qui a vocation, outre ses fonctions régionales et nationales, à
développer des fonctions internationales" (JO, 2001, p16). Néanmoins, le constat qui fait
l'unanimité des acteurs de la ville (professionnels, académique ou encore politiciens) dont la
ville d'Alger ne remplit pas convenablement les fonctions attendues par une métropole.
En tant enseignant-chercheur, architectes et urbanistes, nous partageons ce constat. En effet,
la ville d'Alger, vu : son histoire, son statut (capitale d'un vaste territoire), sa situation
(littoral)… doit être exemplaire sur le plan urbain et urbanistique, économique et
environnemental, politique et social. Or, sur le plan urbain et urbanistique, le constat est
décevant : structure urbaine hétérogène, déconnexion entre les différentes entités urbaines,
littoral mal intégré dans la ville, maque de logements et d'équipements, transports en
commun insuffisants et mal organisés…. Et la liste des problèmes urbains et urbanistiques
est longue.
Nous avons proposé "Alger métropole" comme thème général de notre atelier de cette année
(2020-2021) afin de tenter à apporter des réponses quant aux problèmes relevés plus haut.
Notre objectif est que la ville d'Alger réussisse sa métropolisation et récupère, ainsi, son
rayonnement local, régional, national et international.
A noter que ce thème général inclus, aussi la ville nouvelle de Sidi-Abdellah, considérée
alors comme l'aire métropolitaine1 de la métropole d'Alger.
Notre hypothèse afin d'approcher ce thème (Alger métropole) est au moins une partie des
constats et des problématiques relevées à l'échelle de la métropole peuvent être résolues à
l'échelle des quartiers, mais aussi à l'échelle du site d'intervention (échelle du projet
architectural). Autrement dit, la réussite de la métropolisation de la ville d'Alger passe par
l'intervention à l'échelle des quartiers en respectant les spécificités (historique, naturelle,
sociale, urbaine, urbanistique, règlementaire…) de chaque quartier. Les quartiers 2 d'Alger
métropole sont multiples : El-Hamma, El Mohammadia, Bordj El-kiffen, Hydra…. Ces
quartiers sont considérés comme des cas d'étude.
Enfin, chacun de ces cas d'étude (quartiers) appelle un ou plusieurs thèmes de recherche.
Un thème de recherche se définit en se basant sur des constats dégagés à l'issue de la phase
d'analyse urbaine du quartier.
V. Notre démarche
Il est évident que la vérification de notre hypothèse passe forcément par la sous discipline
"Architecture urbaine" qui, comme nous l'avons expliqué plus haut, garantit un dialogue
entre la ville (et par extension la métropole) et l'architecture.
A cet effet, notre démarche est fondée sur un ensemble de principes, énumérés ci d'après
- Un lien étroit entre les trois composantes : thème général, thème de recherche et cas
d'étude. Cela signifié que chacune de ces composantes est au service des autres. Le
thème de recherche est lié à la fois avec le thème général et avec le cas d'étude.
- Un emboitement entre les différentes échelles : au moins trois échelles sont appelées
: l'échelle métropolitaine, l'échelle du quartier et l'échelle architecturale. Une étude,
sous forme de lecture ou analyse urbaine est effectuée sur chacune de ces échelles
permettant, ainsi la définition de l'échelle suivante.
- Une approche flexible : notre approche s'adapte à la spécificité de chaque situation
(selon le thème de recherche et le cas d'étude). Nous faisons appel à certains éléments
des différentes approches d'analyse (typo-morphologique; séquentielle,
statistiques…) quand c'est nécessaire.

Il est nécessaire de préciser que la réponse à la problématique posée plus haut prend
essentiellement deux formes : 1) le plan d'aménagement et 2) le projet architectural.
VI. Organisation et déroulement de l'atelier
La quasi-totalité des projets sont développés en binôme. Chacun de ces binômes a choisi un
"quartier d'intervention" dans la métropole d'Alger. A noter que certains binômes ont le

1
Aire métropolitaine : "Le territoire qu’il faut prendre en considération afin de maitriser et organiser le
développement d’une métropole" (JO, 2001, p16)
2
Parfois, les quartiers portent le nom des communes auxquels se situent.
même quartier d'intervention, mais la lecture, l'analyse et plan d'aménagement sont propres
à chaque binôme.
Concrètement, chaque binôme a effectué une lecture urbaine à l'échelle de la métropole
d'Alger. Alors que certains d'entre eux ont effectué une analyse sur l'aire métropolitaine
d'Alger en incluant la ville nouvelle de Sidi-Abdellah. Cette lecture urbaine a permis de
dégager des pistes pour la délimitation du quartier, mais aussi de faire certains constats
permettant ensuite l'intervention urbaine sur le quartier. Ensuite, chacun des binômes a
effectué une analyse urbaine qui a permis de faire des constats, un schéma de principe et
d'action. Cette analyse urbaine a permis de dégager plusieurs thèmes de recherche en lien
avec le quartier d'intervention, où le binôme a choisi un de ces thèmes de recherche à
développer à travers une problématique spécifique. La réponse à cette dernière est double :
1. A travers la proposition d'un plan d'aménagement, mais aussi 2. A travers la conception
d'un projet architectural. A noter que par souci de temps (mais aussi parfois de l'étendue
du quartier) certains binômes ont proposé un plan d'aménagement sur seulement une partie
de leur quartier d'intervention.

Références bibliographies
LEFÈVRE, Pierre, 2012. Ressources de l’architecture pour la ville durable. Rennes :
APOGEE. ISBN 978-2-84398-404-4.
ANTONI, Jean-Philippe, 2009. Lexique de la ville. Paris : Ellipses Marketing. ISBN 978-
2-7298-5132-3.
CANEVAS, 2018. Harmonisation de l'offre de la formation Master. Domaine : architecture,
urbanisme et métiers de la ville. Filière : architecture. Spécialité : architecture. Etablissement
: Institut d’Architecture et d’Urbanisme, Blida 1 Intitulé du master : Architecture; Année
universitaire : 2018–2019.
CASTEX, Jean, DEPAULE, Jean-Charles et PANERAI, Philippe, 1991. Formes urbaines :
de l’îlot à la barre. Paris : Dunod. ISBN 978-2-04-012066-5.
MAZZONI,Cristiana , 2014. L’architecture urbaine, cinquante ans après. Les Cahiers de la
recherche architecturale et urbaine [En ligne], consulté le 18 avril 2020. URL
http://journals.openedition.org/crau/374 ; DOI : 10.4000/crau.374

PROST Robert, 2014 .Pratiques de projets en architecture. Infolio. Collection Archigraphy


Poche. ISBN 978-2-88474-723-3.

JO, 2001. La loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12 décembre 2001


relative à l’aménagement et au développement durable du territoire. Chapitre 1, article 3,
p16. Journal officiel de la république Algérienne n° 77 du 15 décembre 2001Résumé

Ce mémoire explore le processus de métropolisation, qui transforme les villes en centres


urbains majeurs, en se concentrant spécifiquement sur Alger. Malgré son patrimoine
historique et sa position géographique stratégique en tant que capitale de l'Algérie, Alger
reste absente de la carte des métropoles mondiales.
Ainsi, l'objectif de cette étude est de démontrer comment Alger peut exploiter son potentiel
culturel pour accéder au statut de métropole de premier plan. L'attractivité culturelle, qui
englobe les éléments patrimoniaux, artistiques et événementiels, constitue un levier essentiel
dans ce processus de métropolisation.

Dans cette optique, l'amélioration des infrastructures culturelles et la promotion


d'événements artistiques sont cruciales. Ces initiatives ne sont pas seulement bénéfiques
pour les habitants, mais elles contribuent également à attirer des touristes et des investisseurs,
dynamisant ainsi l'économie locale.

Par conséquent, l’attractivité culturelle émerge comme un catalyseur majeur du


développement urbain, capable de revitaliser les quartiers historiques et de transformer les
espaces publics. Ces recommandations visent à intégrer la culture au cœur des politiques
urbaines d'Alger, en valorisant son patrimoine architectural.

Ainsi, l'attractivité culturelle représente un levier essentiel pour la métropolisation d'Alger.


En capitalisant sur ses atouts culturels et en adoptant une approche inclusive, Alger peut
aspirer à devenir une métropole dynamique et durable, capable de rivaliser avec les grandes
métropoles mondiales.

Mots-clés : Alger, Métropole, Métropolisation, Urbanisation, Attractivité culturelle.


Abstract

This thesis explores the process of metropolisation, which transforms cities into major urban
centers, focusing specifically on Algiers. Despite its historical heritage and strategic
geographical position as the capital of Algeria, Algiers remains absent from the map of
global metropolises.

Thus, the objective of this study is to demonstrate how Algiers can exploit its cultural
potential to achieve the status of a leading metropolis. Cultural attractiveness, encompassing
heritage, artistic, and event elements, constitutes an essential lever in this metropolisation
process.

In this regard, the improvement of cultural infrastructure and the promotion of artistic events
are crucial. These initiatives are not only beneficial for the residents but also help attract
tourists and investors, thereby boosting the local economy.

Consequently, cultural attractiveness emerges as a major catalyst for urban development,


capable of revitalizing historic neighborhoods and transforming public spaces. These
recommendations aim to integrate culture into the core of Algiers' urban policies,
highlighting its architectural heritage.

Thus, cultural attractiveness represents an essential lever for the metropolisation of Algiers.
By capitalizing on its cultural assets and adopting an inclusive approach, Algiers can aspire
to become a dynamic and sustainable metropolis capable of competing with the world's
major metropolises.

Keywords: Algiers, Metropolis, Metropolisation, Urbanization, Cultural


Attractiveness.
‫ملخص‬

‫يستكشف هذا البحث عملية التمدين التي تحول المدن إلى مراكز حضرية كبرى‪ ،‬مع التركيز بشكل خاص على الجزائر‬
‫العاصمة‪ .‬على الرغم من تراثها التاريخي وموقعها الجغرافي االستراتيجي كعاصمة للجزائر‪ ،‬تبقى الجزائر العاصمة‬
‫غائبة عن خريطة المدن العالمية الكبرى‪.‬‬

‫لذا‪ ،‬فإن هدف هذه الدراسة هو إظهار كيفية استغالل الجزائر العاصمة إلمكاناتها الثقافية لتحقيق مكانة المدينة الكبرى‪.‬‬
‫إن الجاذبية الثقافية‪ ،‬التي تشمل العناصر التراثية والفنية والحدسية‪ ،‬تشكل رافعة أساسية في عملية التمدين هذه‪.‬‬

‫وفي هذا الصدد‪ ،‬فإن تحسين البنية التحتية الثقافية والترويج لألحداث الفنية أمران حاسمان‪ .‬فهذه المبادرات ليست مفيدة‬
‫فقط للسكان‪ ،‬بل تساعد أيضًا في جذب السياح والمستثمرين‪ ،‬مما يعزز االقتصاد المحلي‪.‬‬

‫وعليه‪ ،‬تبرز الجاذبية الثقافية كعامل رئيسي في التنمية الحضرية‪ ،‬قادرة على إحياء األحياء التاريخية وتحويل األماكن‬
‫العامة‪ .‬تهدف هذه التوصيات إلى دمج الثقافة في صميم السياسات الحضرية للجزائر العاصمة‪ ،‬من خالل إبراز تراثها‬
‫المعماري‪.‬‬

‫وهكذا‪ ،‬تمثل الجاذبية الثقافية رافعة أساسية لتمدين الجزائر العاصمة‪ .‬من خالل االستفادة من أصولها الثقافية واعتماد‬
‫نهج شامل‪ ،‬يمكن للجزائر العاصمة أن تطمح ألن تصبح مدينة كبرى ديناميكية ومستدامة‪ ،‬قادرة على المنافسة مع المدن‬
‫الكبرى في العالم‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬الجزائر العاصمة‪ ،‬المدينة الكبرى‪ ،‬التمدين‪ ،‬التمدن‪ ،‬الجاذبية الثقافية‬
Table des matières :

CHAPITRE Ⅰ : CHAPITRE INTRODUCTIF


I. Introduction générale ……………………………………………. ….… 1
II. Thème de recherche ……………………………………………. ….….. 2
II. 1. Choix du thème ………………………………………….……… ….. 2
II. 2. Problématique générale ……………………………………..….…..…...3
III. Choix du cas d’étude …………………………………………..………... 3
IV.Problématique spécifique …………………………………..…………... 4
V.Hypothèse …………………………………………………………….….. 4
VI.Objectifs …………………………………………………………… .…. 4
VII.Méthodologie de recherche ………………………………………….…. 4
VIII.Structure du mémoire ……………………………………………….. … 5

CHAPITRE Ⅱ : ETAT DE L’ART


Introduction du chapitre ………………………………………………..... 8
Section A : thématique générale « Alger Métropole » ……………………. 8
I. Métropolisation et métropole …………………..………………….. 8
I.1. Définitions : ………………………………………..…………….. . 8
I.1.1. Définition de la métropolisation ………..………………….………... 8
I.1.2. Définition de la métropole …………………………………….….... 9

I.2. Caractéristiques des métropoles …………………………………… 9


I. 3. Facteurs d'émergence des métropoles ……………………………. 10

I.3.1. Facteurs humains et rapports sociaux ……………………………….. 10


I.3.2. Facteurs économiques ……………………………………………. 10
I.3.3. La mondialisation ………………………………………..………. 10
I.3.4. La présence du potentiel de formation de recherche …………………. 11
I.3.5. Le tourisme ……………………………………..…………….…..11
I. 4.Types des métropoles …………………………………..……….….11
I.4.1. Métropole mondiale …………………………………………….… 11
I.4.2. Métropole continentale …………………………………………………… 11
I.4.3. Métropole régionale……………………………………………....……….. 12

I.5.Les fonctions des métropoles ……………………………………….…12


I.6.Les objectifs de la métropole …………………………………..…….. 13
I.7.Exemple d’une métropole ………………… ……………….…..…… 13

II.2. Alger métropole : ……………………………………….…..…… 13


II.1. L’émergence …… ………………………………………..…….. 13
II.2. Population …………………………………………………..…. 13
II.3. Infrastructure…………………………………………..…….… 14
II.3.1. Infrastructure économique ………………………………………. 14
II.3.2. Infrastructure industrielle …………………………………..……. 14
II.3.3. Infrastructure administrative et sociale …………………………… 15
II.3.4. Infrastructure touristique …………………………………..……. 15
II.4. Potentiel ………………………………………..………………. 15
II.4.1. Potentiel naturel ……………………………………….………. 15
II.4.2. Potentiel culturel et historique ……………………………………. 15
II.4.3. Potentiel économique …………………………………………... 16
II.4.4. Potentiel touristique ………………………………………….… 16

Section B : Thématique de recherche « L’attractivité culturelle »


I.L’attractivité ………………………………………………………..... 16
I.1. Définition …………………………………………………....…. 16
I.2. Les facteurs . …………………………………………………...…17
I.3. Les types ………………………………………………….…..….18
I.4. Une ville attractive ………………………………..………… ……19
I.5. Les équipements attractifs …………………………………………. 20

II.La culture …………………………………………………..…….….. 20


II.1. Définition …………………………………………………..….... 20
II.2. Culture individuelle et culture collective ………………………….… 21
II.3. Types de culture ………………………………………………….. 21
II.4. Les équipements culturels ……………………………………..….. 23
II.4.1. Définition …………………………………………………… 23
II.4.2. Les types ……………………………………………………. 23
II.4.3. Leurs impacts sur la ville …………………..…………..…...…. 25

III.L’attractivité culturelle …………………………………….………... 26


III.1. Définition ……………………………………………..……….... 26
III.2. Son rôle …………………………………………………..….…. 26
III.3. Les indicateurs de l’attractivité culturelle ………………………..…. 26
III.4. Les équipements qui contribuent à l’attractivité culturelle ………….… 27
IV.Analyse des exemples …………………………………..…….……... 28
IV.1. Exemple 01 : « La métropole de Londres » ………………….…. 28
IV.1.1. Présentation de la métropole ……………………………….. 28
IV.1.2. Les institutions culturelles majeurs ………………………….. 28
IV.1.3. L’influence culturelle sur la scène mondiale ………………….. 30
IV.2. Exemple 02 : « La métropole de Barcelone » …………………. .. 30
IV.2.1. Présentation de la métropole ………………………………... 30
IV.2.2. Les institutions culturelles majeurs ………………………….. 31
IV.2.3. L’influence culturelle sur la scène mondiale ………………….. 33

Conclusion du chapitre …………………………………………………..….. 34

CHAPITRE Ⅲ : CAS D’ETUDE


Introduction du chapitre ……………………………………………... 36
1- Partie théorique : ………………………………………….……. 36
1.1- Analyse d’Alger métropole ………………………………….. 36
1.1.1- Présentation …………………………………………... 36
1.1.2- Situation ……………………………………………... 37
1.1.3- Accessibilité ……………………………………….…. 38
1.1.4- Aperçu historique ………………………………….….. 39
1.1.5- Synthèse ………………………………………….….. 44
1.2- Analyse urbaine du quartier El Mohammadia
1.2.1- Présentation ……………………………………….…... 44
1.2.2- Situation ……………………………………………... . 45
1.23- Délimitation du quartier ………………………………... . 45
1.2.4-Accessibilité ………………………………………….... 46
1.2.5- Caractéristique …………………………………….….. . 47
1.26- Aperçu historique …………………..………………….. . 50
1.2.7- Les compositions de la structure urbaine du quartier El Mohammadia
……………………………………………………………... 53
1.2.8- Les recommandations selon le POS de la commune d’El Mohammadia
…………………………………………………………..….. 63
1.2.9- Les constats …………………………….…………..….. 63
II. Partie pratique : ……………………………………...…….…... 65
II. 1. Intervention urbaine ………………………………....…..…..... 65
II. .1.1- Schéma de principe et d’action ………………………...... 65
II..1.2- plan d’aménagement …………..……………..…….……. 69
II. 2- Conception architecturale ………………………………….... 70
II. .2.1- Analyse de l’aire d’intervention ……………….………..… 70
II. .2.2. Accessibilité de l’air d’intervention …………………….….. 70
II. .2.3. Géomorphologie de l’air d’intervention …………………… 70
II. .2.4- Projet architectural …………………….………….……... 71
II. .2.4.1- Choix du projet …………………….………….…..…... 71
II. 3. Analyse thématique …………………….………….…….…... 72
II. .3.1- Exemple 01 : Musée du Louvre Abu Dhabi ……………... 72
II.3.1.1. Présentation …………………….………….……..…... 72
II.3.1.2. Situation …………………….………….……... ……...72
II.3.1.3. Conception volumétrique …………………….…….…... 73
II.3.1.4. Le programme …………………….………….……...... 76
II.3.1.5. Le dossier graphique …………………….……………...78
II.3.1.6. Conception des façades …………….………….……….. 79
II. .3.2- Exemple 02 : Institut du monde arabe ………….………. 80
II. 3.1.1. Présentation …………………….………….………... 80
II. 3.1.2. Situation …………………….………….………….... 80
II. 3.1.3. Conception volumétrique …………………….………... 80
II. 3.1.4. Le programme …………………….………….………. 81
II. 3.1.5. Le dossier graphique…………………….…………….. 82
II. 3.1.6. Conception des façades …………………….……..…... 85
II. 3.1.7. Système constructif du projet …………………...……... 86
II. 4. Programme du projet …………………….……………….... 87
II. 4.1- Programme spatiale …………………….………….….... 87
II. 4.2- Programme qualitatif et qualitatif ………………………... 89
II. 5. Conception du projet …………………….………….………90
II. 5.1- L’idée du projet …………………….………….……..…90
II. 5.2- Genèse du projet …………………….………….……….90
II. 5.3- Conception des façades …………………….…….........…92
II. 5.4- Système constructifs …………………….……………….93

Conclusion du chapitre …………………….……………….…….…..…94

Conclusion générale …………………….…………….……….…..…95


Bibliographie …………………….……………………….…….……...96
Liste des figures …………………….………….…………………..…102
Liste des tableaux …………………….………….…………………...105
Annexe…………………….………….………………….…………...…106
CHAPITRE Ⅰ :
CHAPITRE INTRODUCTIF
Introduction générale :
Dans le cadre de notre mémoire de fin d'études, nous abordons le thème de l'attractivité
culturelle au service de la métropolisation d'Alger. Ce premier chapitre introductif pose les
fondements théoriques nécessaires à la compréhension de notre sujet.
L'urbanisation est un processus complexe de croissance et d'évolution des zones urbaines, il
constitue le point de départ de notre réflexion. Ce phénomène engendre inévitablement la
métropolisation, qui est caractérisée par la concentration des activités de commandement et
des populations dans les grandes villes. La métropolisation implique également une
transformation des territoires à différentes échelles, créant un système observé et analysé
sous divers angles.3
Pour une meilleure compréhension de notre sujet, nous établissons des définitions précises
de la métropolisation et de la métropole. La métropolisation est ainsi définie comme
l'ensemble des processus économiques, démographiques, sociaux, culturels et symboliques,
conduisant une très grande ville à dépasser son rôle de simple organisation régionale et de
territorialité continue, c’est un processus qui permet à une ville, une capitale régionale de
devenir une métropole. Il s’agit de stimuler l’apparition des caractères des métropoles qui
jouent individuellement et en synergie.4 En revanche, la métropole est une entité urbaine
caractérisée par la densité et la diversité de sa population et de ses activités économiques.
Offrant des infrastructures et des services collectifs suffisamment développés ; des services
aux entreprises, en choix, qualité, diversité et compétence ; une main d'œuvre disponible en
quantité et qualité, constituant un marché assez vaste ; l'accès à l’information ; ville ayant
une autonomie réelle par rapport à d'autres grandes villes dans ses activités économiques.
C’est la "mère des villes", elle est la tête d'une armature urbaine hiérarchisée. Cette dernière
est indissociable d'un réseau. Elle est au sommet d'une structure de relations parcourue par
des flux réels ou financiers ou culturels. Ces flux ont plusieurs échelles spatiales superposées
régionale, nationale, européenne, mondiale.5
Pour illustrer les enjeux de la métropolisation, il est pertinent d’examiner les grandes
métropoles mondiales. Des villes telles que New York, Tokyo, Londres, Paris et Shanghai
incarnent la puissance et la complexité de la métropolisation à l’échelle globale. Ces
métropoles sont des carrefours économiques, culturels et sociaux, où convergent des flux
d’informations, de capitaux et de personnes. Elles sont le théâtre d’innovations, de créativité
et de diversité, mais aussi de défis tels que la densification, la mobilité et la cohésion sociale.

Alger, la capitale de l’Algérie, aspire à devenir une véritable métropole. Elle possède des
atouts historiques, géographiques et culturels qui la prédisposent à ce statut. Sur le plan

3 www.geoconfluences.ens-lyon.fr (ST), juin 2006, modifié et actualisé (LF) en décembre 2020 et (JBB), février 2022.
4 Claude LACOUR et Sylvette PUISSANT, 1999, La métropolisation - Croissance, diversité et fractures, Paris,
Anthropos-Economica, p.30, (Collection Villes).
5 Claude LACOUR et Sylvette PUISSANT, 1999, La métropolisation - Croissance, diversité et fractures, Paris,

Anthropos-Economica, p.29, (Collection Villes).

1
historique, Alger a été façonnée par des influences berbères, arabes, ottomanes et françaises,
ce qui lui confère une richesse culturelle unique. Sa position géographique en bord de mer
Méditerranée lui offre un avantage stratégique pour les échanges commerciaux et les
relations internationales.
Cependant, Alger doit surmonter des défis importants pour atteindre son objectif. Des
problèmes d’infrastructures, de transport, de logement, de pollution et de gestion urbaine
entravent son développement. Pour devenir une métropole à part entière, Alger doit mettre
en œuvre des actions urbaines sur plusieurs fronts : économiques, culturels,
environnementaux, etc. Elle doit investir dans des projets d’urbanisme durables, promouvoir
la diversité culturelle, encourager l’innovation et améliorer la qualité de vie de ses habitants.

En somme, la métropolisation d’Alger est un enjeu crucial pour son avenir. Des actions
coordonnées et stratégiques sont nécessaires pour transformer la ville en un pôle attractif et
dynamique, capable de rivaliser avec les grandes métropoles mondiales, on cite parmi ces
actions l’attractivité culturelle qui attire notre attention.

II.Thème de recherche : L’attractivité culturelle


II. 1. Choix du thème :

Dans le cadre de notre étude, nous nous concentrons sur le concept d'attractivité et son
importance dans le développement des territoires.
A partir des travaux de Courlet et Pecqueur (2013), Hatem, (2004), Devereux et Griffith
(1998) ; entre autres, l’attractivité d’un territoire peut se définir comme sa capacité sur une
période donnée à attirer et retenir diverses activités économiques et facteurs de production
mobiles (entreprises, événements professionnels, des personnes de talents, entrepreneurs,
capitaux,…etc., qui sont parfois externes à la région, et à favoriser la création de richesse et
la croissance d’entreprises endogènes, de centres d’excellence et de secteurs économiques.
6
Il s'agit donc d'un ensemble de caractéristiques et d'éléments qui rendent un lieu ou une
destination intéressante et captivante pour les visiteurs.

Parmi les différentes dimensions de l’attractivité, l’attractivité culturelle occupe une place
centrale. Elle se définit comme la capacité d’une ville ou d’une région à attirer des visiteurs,
des investissements et des talents grâce à son patrimoine culturel, à ses événements
artistiques, à sa créativité et à sa diversité. Les infrastructures culturelles telles que les
musées, les galeries d’art, les théâtres et les festivals contribuent à créer un environnement
dynamique et inspirant.7

On a choisi l'attractivité culturelle comme thème de recherche pour plusieurs raisons. Tout
d'abord, Alger est une ville riche en patrimoine culturel et historique, ce qui en fait une
destination attractive à bien des égards. En mettant l'accent sur l'attractivité culturelle, nous
souhaitons explorer comment Alger peut capitaliser sur son héritage culturel pour devenir
une métropole dynamique et compétitive sur la scène internationale. En outre, l'attractivité

6
BAOUALI, HADJIEDJ et BAZIZ, 2020, Le tourisme en Algérie entre attractivité territorial et compétitivité des
ّ p.246
destinations, ‫مجلة البديل االقتصادي‬,
7 Carine Camors, Odile Soulard. (2013, nov.) www.institutparisregion.fr

2
culturelle offre des opportunités de développement économique et social, en favorisant la
création d'emplois, en stimulant le tourisme et en renforçant l'identité locale.
En résumé, notre choix de se pencher sur l'attractivité culturelle comme thème de recherche
s'inscrit dans une volonté de comprendre comment les éléments culturels peuvent contribuer
à la métropolisation d'Alger et à son positionnement en tant que ville attractive et compétitive
sur la scène mondiale.
II. 2.Problématique générale :
La ville d’Alger, riche de son patrimoine historique et culturel, abrite des sites
emblématiques tels que la Casbah, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa
diversité ethnique se reflète dans une culture dynamique, résultant de la fusion d’influences
arabes, berbères, françaises et ottomanes. Cette diversité s’exprime à travers la musique, la
danse, l’artisanat, la cuisine et les festivals, offrant une expérience culturelle variée.8
Alger dispose également de nombreux équipements attractifs, tels que des musées, des
théâtres, des salles de concerts, ainsi que des événements culturels réguliers.
Cependant, malgré ces atouts, nous constatons que certains aspects de l’attractivité culturelle
ne sont pas pleinement développés, en raison de l’existence d’actions ponctuelles et d’une
approche souvent fragmentée qui ne s’inscrivent pas dans une vision globale à l’échelle
métropolitaine.

Dans ce contexte, notre recherche se focalise sur deux questions essentielles :

Comment exploiter les atouts historiques et culturels d’Alger afin de la positionner


comme une métropole culturellement attractive à l’échelle mondiale ?

III. Choix du cas d’étude :

Afin de traiter et d’essayer de répondre à cette problématique large et générale, on a choisi


d’explorer le quartier d’El Mohammadia, situé dans la ville d’Alger. Ce choix s’est imposé
pour plusieurs raisons, dont on va discuter brièvement.
Situé au cœur d'une des baies les plus
magnifiques de la Méditerranée, El
Mohammadia occupe une position
géographique privilégiée,
symbolisant la porte de l'Afrique et
un point de convergence entre
l'Afrique et l'Europe. Cette
localisation stratégique en fait un lieu
d'intérêt majeur pour notre étude sur
la métropolisation culturelle d'Alger.
El Mohammadia occupe la demi- Figure 01: Carte de situation d'El Mohammadia
couronne de la baie d’Alger, (Source : traité par les auteurs)
s’étendant sur une vaste superficie de 799 hectares, abritant une population de plus de 50
000 habitants, formant une communauté dynamique et diversifiée. Bordé par les communes
d'Oued Smar et El Harrach au sud, Bordj El Kiffan et Bab Ezzouar à l'est, et la commune

8
BEKKOUCHE.A (2014, Mai.). « Alger, une métropole à très haut potentiel ». Revue Vies des villes-De l’idéalisation à la
mise en œuvre-, p.12, n°20, www.viesdesvilles.net
3
d'Hussein Dey à l'ouest La proximité avec la capitale, à seulement 9 km, en fait un lieu de
vie privilégié pour de nombreux habitants.

Sa zone côtière s'étendant sur une distance de 3,2 km lui confère un attrait particulier, offrant
un cadre pittoresque propice au développement d'infrastructures culturelles et touristiques.9

IV. Problématique spécifique :


La Grande Mosquée d'Alger, également connue sous le nom de Djamaa El-Djazaïr, est un
monument emblématique de la ville d'Alger, situé dans le quartier d'El Mohammadia. En
tant que troisième plus grande mosquée du monde, elle revêt une importance capitale tant
sur le plan religieux que culturel en Algérie. Cet édifice majeur s'inscrit harmonieusement
dans le tissu urbain d'Alger, contribuant ainsi à la métropolisation de la ville et à son
rayonnement international.10

Au-delà de sa vocation cultuelle, la Grande Mosquée d'Alger représente un véritable joyau


culturel et touristique, témoignant de l'attachement profond de l'Algérie à son histoire et à sa
tradition islamique, son existence même constitue une attraction culturelle majeure.

Dans ce contexte, la question fondamentale qui se pose est la suivante :

Comment exploiter efficacement le potentiel cultuel et culturel de la grande mosquée


d’Alger afin de renforcer l’attractivité du quartier d’El Mohammadia et de contribuer
au développement de la métropole d’Alger ?

V. Hypothèse :

Pour traiter la problématique précédemment évoquée et répondre aux questions posées, on a


formulé l’hypothèse suivante :

• Accompagner la grande mosquée par d’autres projets complémentaires.

VI. Objectifs :
• Renforcer la vocation culturelle et cultuelle du quartier d’El Mohammadia.
• Passer d’une logique de planification pour équipement à une logique de planification
pour entité urbaine.

• Assurer un découpage urbanistique harmonieux du quartier d’El Mohammadia.


VII. Méthodologie de recherche :
La méthodologie de recherche adoptée pour cette étude repose sur un processus rigoureux
visant à obtenir des données précises et fiables pour répondre aux questions de recherche
posées. Cette approche de recherche comprend trois principales méthodes :
1. Consultation des documents d’urbanisme :
Cette méthode implique l'analyse approfondie des documents officiels relatifs à l'urbanisme
et à l'aménagement du territoire concernant le quartier d'El Mohammadia et la métropole
d'Alger. Cela comprend les plans d'urbanisme, les rapports d'expertise, les études de
faisabilité et les politiques publiques pertinentes. La consultation de ces documents
permettra de comprendre les orientations stratégiques, les contraintes réglementaires et les
9
Fr-academic.com
10 www.wikidata.fr-fr.nina.az
4
opportunités de développement liées au projet culturel et à l'aménagement urbain autour de
la Grande Mosquée d'Alger.

2. Visite sur site :


Cette méthode consiste à effectuer des visites physiques sur le terrain dans le quartier d'El
Mohammadia, en particulier autour de la Grande Mosquée d'Alger. Ces visites permettront
d'observer directement l'état actuel du quartier, les caractéristiques architecturales de la mosquée,
ainsi que l'environnement urbain environnant. Cette approche permettra également d'identifier les
besoins, les spécificités et les enjeux locaux qui pourraient influencer la conception et la mise en
œuvre du projet culturel et de l'aménagement urbain.

3. Recherche bibliographique :
Cette méthode consiste à recueillir des informations à partir de sources écrites telles que des
livres, des articles académiques, des rapports de recherche et des publications officielles. La
recherche bibliographique permettra d'approfondir la compréhension des thématiques
abordées dans l'étude, notamment l'histoire de la Grande Mosquée d'Alger, les modèles de
développement urbain, les bonnes pratiques en matière de projets culturels, et les
expériences internationales pertinentes. Cette approche permettra d'enrichir l'analyse et de
fournir des références solides pour étayer les conclusions de l'étude.

VII. Structure du mémoire :


La démarche méthodologique adoptée dans ce mémoire se décline en trois chapitres
principaux :
1. Chapitre introductif :
Ce premier chapitre pose les bases théoriques du mémoire. Il aborde le thème général de la
métropolisation d'Alger et spécifiquement l'attractivité culturelle comme levier de
développement métropolitain. On y expose la problématique, les hypothèses, les objectifs
de recherche et la méthodologie suivie.

2. Chapitre « État de l'art » :


Le deuxième chapitre est dédié à une recherche bibliographique approfondie. Il explore les
notions de métropole, de métropolisation et d'attractivité culturelle. Ce chapitre analyse
également des exemples concrets pour éclairer la relation entre ces concepts et le contexte
de la ville d’Alger.

3. Chapitre « Cas d'étude » :


Le troisième chapitre passe à la pratique en se concentrant sur le cas du quartier d’El
Mohammadia d'Alger. Divisé en deux parties, il débute par une analyse territoriale et
urbaine approfondie de la zone d'intérêt. Ensuite, il présente une intervention concrète à
travers un schéma de structure, un plan d'aménagement et une proposition architecturale
détaillée, incluant des simulations en 3D.

Le mémoire se clôture par une conclusion générale :


Cette section récapitule les résultats obtenus, évalue les limites de la recherche et suggère
des perspectives pour des études futures

5
Figure 02: Schéma expliquant la démarche méthodologique.

Source : Auteurs.

6
CHAPITRE Ⅱ :
ETAT DE L’ART

7
Introduction générale :
L'émergence de la métropolisation, marquée par d'importants changements socio-
économiques et urbains, est un phénomène mondial qui touche également Alger, une ville
avec un potentiel notable pour devenir une métropole internationale. Dans cette perspective,
l'attractivité culturelle émerge comme un facteur clé pour favoriser ce processus. Notre
thème de recherche se focalise donc sur " L'attractivité culturelle au service de la
métropolisation d’Alger ", divisée en deux sections : la première explore la métropolisation
en général, en mettant en lumière la ville d'Alger, tandis que la seconde se penche sur l'impact
de l'attractivité culturelle en analysant des exemples de métropoles culturelles mondiales.
Cet étude fournis un cadre théorique nécessaire pour appréhender les enjeux et les
opportunités liés à la métropolisation d'Alger.

SECTION A : Thématique générale « Alger métropole »


I.Métropolisation et métropole :
I.1. Définitions :
I.1.1. Définition de la métropolisation :
La notion de le métropolisation a été introduite au milieu des années 80, elle désigne le mouvement
de concentration de la population, d’activistes dans les grandes villes. « Elle est souvent interprétée
comme une extension spatiale, ou tout simplement une urbanisation importante mesurée par un
indicateur donné. Elle peut être définie, comme un phénomène de concentration des richesses
humaines et matérielles dans les villes les plus grandes. »11

La métropolisation est définit comme un processus qui assure la transition d’une ville ou d’un état
urbain a une métropole, ce processus est lié a la mondialisation économique et commerciale.

Comme l'indiquait François Ascher, « la métropolisation n'apparaît donc pas simplement comme la
croissance des grandes villes et la modification de leurs formes. C'est un processus qui s'inscrit dans
des transformations plus fondamentales, qui est profondément dépendant de l'économie
internationale et des dynamiques des mutations sociétales. »12

Ascher a aussi déclaré : « La métropolisation concentre de façon croissante les hommes, les activités
et les richesses dans agglomérations de plusieurs centaines de milliers d'habitants,
multifonctionnelles et intégrées dans l'économie internationale. Elle s'accompagne de
transformations significatives des grandes villes, de leurs banlieues et de leur environnement,
constituant des espaces urbanisés de plus en plus vastes, hétérogènes, discontinus, formés parfois de
plusieurs grandes cités, de moins en moins liés à une économie régionale, et dont les arrière-pays se
transforment en espaces de services et de loisirs. »13

11 LACOUR. C et PUISSANT. S. op. cit. p65. / pdf La métropolisation, entre approfondissement et détournement p 10
12 François ASCHER, Métropolisation, Concentration de valeur à l'intérieur et autour des villes les plus
importantes, dans Jacques LEVY et Michel LUSSAULT dir., Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, p.
612-615, Paris, Belin, 2003. - voir aussi Pierre VELTZ, Mondialisation, villes et territoires, Paris, PuF, 2005.
13 Ascher François, 1995, Métapolis Ou l'avenir des villes, Paris : 15 rue Soufflot

8
On peut constater que la vraie métropolisationne selon Gabriel Wackermaan « La vraie
métropolisation est un pôle urbain majeur dote de la totalité ou de la quasi-totalité des fonctions
urbaines au niveau qualitatif le plus élève, constituant un espace décisionnel et de commandement
déterminant dans un réseau de villes a vocation internationale. Elle concentre les activités de
commandement dans les domaines les plus divers, participe à la maitrise de I 'espace mondial et
appuie son rayonnement sur un territoire continu relativement vaste, pouvant aller de 25 000 à 50
000 km2 environ en Europe jusqu'déplus de 200 000 km2 aux USA. »14

I.1.2. Définition de la métropole :


Le terme de métropole selon LAROUSSE vient du bas latin metropolis, qui lui-même vient du
grec mêtêr, « mère » et polis, « ville ». La métropole, c'est à l'origine la ville-mère, celle d'où
viennent marins et négociants grecs qui ont créé des comptoirs dans tout le monde méditerranéen
antique.
La métropole est simplement définie par le Petit Robert : « une ville principale » ou « une capitale
régionale » et selon le Oxford Compact English dictionnaire « the chief city of a country » c’est la
ville principale du pays, ou « a city or a town as a center of activity » c’est une ville comme le centre
d’activités. Cette définition parle de centres urbains dotés d'un pouvoir politique et/ou économique.

Jean RENARD, décrit la métropole par l'association de trois éléments le poids


démographique évalué à 500 000 habitants, des activités économiques et culturelles
nombreuses et diversifiées ainsi qu'un rayonnement global sur un territoire étendu.
L'avis déjà cité de 2003 du CESE retient la définition suivante : une métropole reflète « une
étape de la croissance urbaine marquée par des effets de seuils quantitatifs et qualitatifs. C'est
une grande ville qui s'étale de plus en plus, qui concentre populations et emplois, qui
rassemble des activités diversifiées et nombre de fonctions tertiaires supérieures, qui rayonne
de plus en plus en réseau avec les autres grandes villes »15
Selon la Conférence Européenne des Ministres de l'Aménagement du Territoire (CEMAT)
du Conseil de l'Europe définit la métropole ainsi :
« Par métropole, on entend un pôle ou une ville d'importance européenne, qui représente le
niveau le plus élève dans l'organisation hiérarchisée du tissu urbain et qui dispose, dans le
cadre de l'échange européen de biens et de services, d'équipements de haute qualité en
assumant des fonctions d'approvisionnement et d'aménagement »16
I.2. Caractéristiques des métropoles :
Les métropoles ont une population importante de plus de 400 000 habitants dans une aire
urbaine de plus de 650 000 habitants, et des activités économiques et culturelles importantes.
Il n'est pas nécessaire que ce soit la capitale du pays.
D’après S. Conti et G. Spriano, les métropoles, doivent disposer de trois caractères :
• La direction alitée, la capacité à rassembler et développer des fonctions stratégiques et
décisionnelles au plus haut niveau, aussi bien pour les entreprises que pour les grandes
institutions.

14 Gabriel Wackermann : Très grandes villes et métropolisation. Ellipses, Paris 2000


15 CESE, avis "Métropoles et structuration du territoire", rapporté par Jean-Claude Bury (2003), p. 3.
16 CEMAT, Schéma européen d'aménagement du territoire. Conseil de l'Europe, Strasbourg, 1994, p.19

9
• La globalité, c'est-à-dire une masse critique suffisante en termes de compétences et des
services pour éviter le recours à des villes mieux pourvues.
• La connectivité ou le degré d'intégration des systèmes économiques et sociaux urbains
nécessaires pour favoriser les échanges et les synergies dans les fonctions de
production.
I.3. Facteurs d’émergence des métropoles :
I.3.1. Facteurs humains et rapports sociaux :
C’est un facteur important il désigne plus qu'une mesure démographique, les populations
sont distinguées par les rapports sociaux : âge, genre, race, ethnies.
Ces critères déterminent les actions urbaines, particulièrement celles relatives à l’habitat, la
mobilité, la sociabilité….
I.3.2. Facteurs économiques :
Il est primordial d’encourager la métropolisation pour contribuer à la croissance d’emploi.
« Plusieurs atouts sont mis en avant comme facteurs pouvant expliquer, à des degrés divers,
une place particulière des métropoles et des plus grandes villes dans le développement
économique »17:
- « Le marché de l'emploi vaste et diversifié des métropoles est un facteur d'attractivité
pour les entreprises. L'importance de ce facteur s'est renforcée à partir des années 80 et
90 en raison du contexte de forte fluidité de l'emploi (changement plus fréquent
d'entreprises pour les personnes actives, recours accru aux contrats à durée déterminée,
taux de chômage élevé). Joue aussi en ce sens la progression depuis plusieurs décennies.
»18

- « L'effet de taille accroît certaines opportunités, favorise l'appariement entre offre et


demande d'emploi et réduit les risques en cas de difficultés exemple : quand un site ferme
aujourd'hui dans une ville, cela représente dans bien des cas un drame local car le marché
du travail local est trop petit pour absorber ces ruptures, alors que, dans les métropoles,
le marché du travail plus large peut permettre d'absorber ce choc moins difficilement. »19
I.3.3 La mondialisation :
Elle offre plusieurs opportunités pour un grand nombre de personne dans le monde,
principalement pour les pays en voie de développement, notamment en termes de :

- Opportunité d’accéder aux marchés des pays développés et de capitaux et aux


nouvelles technologies.
- L’évolution des médias, des transports qui améliorent le mode de vie des habitants.
- La compétitivité nécessaire des entreprises des pays en voie de développement.
- L’édification d’infrastructures touristiques, de zone d’activités et d’attractivité qui
coopèrent au développement économique.

17 CESER de Bretagne, étude Les dynamiques territoriales de Bretagne en question, rapportée par Alain Laplanche et
Jacques Uguen (2013).
18 CF. Olivier Bouba-Olga et Michel Grossetti, "La métropolisation, horizon indépassable de la croissance économique?",

revue de l'OFCE, 143, (2015).


19 Pierre Veltz, audition devant la section le 27 février 2019.

10
I.3.4. La présence du potentiel de formation et de recherche :
Cela concerne les écoles et les universités, les centres de recherches et de formation qui
regroupent le savoir scientifique et technique, avec une main d’œuvre très qualifié en
touchant aux différents domaines, et cela participe au développement international.
I.3.5 Le tourisme :
D’après l’OIT (Organisation internationale du travail) :
« Le secteur du tourisme est un moteur important de la croissance économique, du
développement des entreprises et de la création d'emplois, en particulier pour les femmes,
les jeunes, les travailleurs migrants et les communautés locales. »
I.4. Types de métropole :
I.4.1. Métropole mondiale :
« Pour être qualifié de métropole mondiale, un espace urbain doit disposer d'une
concentration importante de population (au minimum 10 millions d'habitants); d'une place
financière forte primordiale au soutien et au financement du développement économique ;
d'une accumulation de capital et d'implantations d'entreprises multinationales; d'une
surreprésentation des actifs dans le service tertiaire supérieur (services aux entreprises,
recherche et développement); d'une grande accessibilité réseau de transport efficace et dense;
des infrastructures d'accueil de congrès ou d'évènements culturels ou sportifs d'envergure
internationale.»20
Majoritairement, ces villes mondiales se positionnent dans les 3 pôles majeurs de la
mondialisation: Amérique du nord, Europe occidentale et Asie orientale, tel que New York ;
Londres ; Paris ; Tokyo ou Hong Kong.
Ces métropoles mondiales sont « liées à l'internationalisation économique et marquée par la
globalisation. »21
Leur importance est associée à leurs emplacement (au cœur des pays très développés), aux
pouvoirs politiques, économiques et culturels, également à leur poids démographique.
I.4.2. Métropole continentale :

20 Xerfi-Pierre Veltz, 2015, « Métropoles », CCI Paris Ile de France


21 Lacour, C. et Puissant, S. La Métropolisation : Croissance, Diversité, Fractures. Paris, Anthropos.
11
A cette échelle continentale,
que les villes au rayonnement
réduit appliquent leur pouvoir,
dans ce cas il existe des
métropoles avec des fonctions
métropolitaines incomplète.
On peut confirmer non
seulement l’existence d’une
capitale, mais aussi
l’existence d’une ville qui
assure la plupart des fonctions
métropolitaines. Amsterdam,
Bruxelles, Lyon, Madrid et
Barcelone, Rome et Milan,
Francfort et Munich.

I.4.3. Métropole régionale :


Figure 3 : Les métropoles à l’échelle mondiale
Les villes sont caractérisées par Source : www.media.kartable.fr
l’existence d’au moins une
fonction métropolitaine, on prend comme exemple la ville de Toulouse selon Claude Lacour
et Sylvette Puissante : « la ville de Toulouse avec son activité aéronautique rayonne bien au-
delà de la région Midi-Pyrénées et c’est pour cela qu’on qualifie la ville de métropole de
rang national. »22
I.5.Les fonctions des métropoles :
« La métropole exerce des fonctions de commandement, d’organisation et d’impulsion sur
une région et qui permet son intégration avec le reste du monde. »23
« La notion de fonction métropolitaine a pour objectif de mettre en relief les fonctions
caractéristiques des plus grandes villes et d'illustrer leur rayonnement. On recense 11
fonctions métropolitaines. »24
On peut les distinguer selon 3 critères :

- Le critère directionnel : banque et assurance, commerce, gestion, fonction commerciale,


informatique, service aux entreprises, information, recherche, télécommunications,
L'ensemble de ces fonctions permet à la métropole d'exercer des activités de
commandement, d'être innovante et d'apparaître comme une place forte du secteur tertiaire.

- Le critère logistique : les métropoles doivent combiner la présence d’infrastructures de


transport rapide telles que les autoroutes, les trains à grande vitesse et les aéroports avec la
présence d’infrastructures de transport de marchandises telles que les ports.

22 Lacour, C. et Puissant, S. (1999). La Métropolisation : Croissance, Diversité, Fractures, Paris, Anthropos.


23https://geoconfluences.enslyon.fr/glossaire/metropole.
24 Bury, J.-C.. Métropoles et structuration des territoires. Paris, Conseil Economique et Social, DATAR: 262 p
12
- Le critère identitaire : « la fonction principale est la culture. Cette fonction s'exprime par
une activité événementielle avec les salons, les foires ou les congrès, mais elle intègre aussi
l'architecture ou encore les musées… »25
I.6. Les objectifs de la métropole :
« La métropole a pour objectif de conduire des actions d'intérêt métropolitain de
développement durable et d'amélioration de la compétitivité et l'attractivité de son territoire.
Elle met également en œuvre un plan métropolitain de l'habitat et de l'hébergement afin
d'accroître et rééquilibrer l'offre de logement. »26
« Les métropoles sont également des lieux de formation (accueillant les grandes universités
connues au monde). Elles représentent également des lieux touristiques grâce à leurs
infrastructures performantes Telles que Londres, Paris et Dubaï... »27

II.Alger métropole :
II.1. L’émergence :
La ville d’Alger, de par son histoire et son patrimoine architectural particuliers, ainsi par sa
position stratégique en méditerranée, recèle le potentiel d’une grande métropole à même de
constituer un pôle de développement national et régional.

Figure 4 : La ville d'Alger


Source : www.cochan2022.com

II.2. Population :

« La population de la wilaya : Au 31/12/2020, la population de la wilaya d’Alger est estimée à 3 309


896 habitants et la densité s’élève à 4 090 habitants au Km². Aussi, la population de la wilaya se
caractérise par son extrême jeunesse. En effet, 1 709 785 d’habitants ont moins de 35 ans, soit 52,73%
dont 941 223 ont moins de 20 ans, soit 29%. À noter, aussi, que 49,75% de la population est de sexe
féminin. »28

II.3. Infrastructure :

25 Rozenblat, C. et Cicille, P. Les Villes européennes : Analyse comparative. Paris, DATAR.


26 https://www.gouvernement.fr.
27 Idem.

(République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique


28

Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière)


13
II.3.1. Infrastructure économique :

Alger est le pôle économique et administratif le plus attractif du territoire.


Elle constitue une plaque tournante de l'activité nationale et un carrefour d'échanges.

• Réseaux routiers (par type) : Autoroute, routes nationales, route double voie, route voie expresse,
chemins de wilaya, chemins communaux.
• Réseau ferroviaire : (Source : DPSB)

a) Chemins de fer : La wilaya d’Alger dispose d’une voie ferrée en service d’une longueur de
110 km et 14,835 Km en cours de réalisation. Le nombre de stations est de 22 (vingt-deux)
stations. Le réseau ferroviaire est desservi par de nombreux trains électriques, des trains de
voyageurs et des trains de marchandises.
b) Tramway : Le tramway dessert l'agglomération de la ville d’Alger. En 2014, il comprend une
ligne de 20,4 km et 32 stations.
c) Métro : Le métro d'Alger dessert la ville d'Alger depuis 2011.

• Réseau aéroportuaire : l’aéroport internationale Houari Boumediene après extension offrant


toutes les commodités d’un transport aérien performant.
• Les Infrastructures portuaires : Alger dispose de 4 ports : Alger, Rais Hamidou, El Djamila et
El Marsa.
• Grand port commercial qui assure les échanges Euro-Africains : Le port d'Alger est le plus
important du pays, il traite 32% des importations nationales et 20% de toutes les exportations hors
hydrocarbures.

Figure 8 : Réseau ferroviaire Figure 7 : Réseau routier


Source : www.algerie360.com Source : www.algerie360.com

Figure 6 : Réseau aéroportuaire Figure 5 : Infrastructure portuaire


Source : www.express-dz.com Source : www.entv.dz

II.3.2. Infrastructure industrielle :


Alger enregistre les taux les plus élevés en matière d’activités industrielles, elle concentre
04 zones industrielles étalées sur 1478 ha, et 14 zones d’activités étalées sur 1667 ha.
14
II.3.3. Infrastructure administrative et sociale :

• Elle est le siège de toutes les administrations centrales, des institutions politiques et
sociales, des grands établissements économiques et financiers, des grands centres de
décisions et de représentation diplomatiques Alger dispose d’un bon maillage en réseau
de communication.
• L’université d’Alger avec plus de 110.000 étudiants un ensemble d’établissements
scolaires dont 818 écoles primaires, 257 CEM et 110 Lycées.
• Le secteur de la formation professionnelle est doté lui aussi d’un nombre
d’établissements atteignant 15 5unités et offrant 10400 places pédagogiques.
• Le secteur de la santé compte 4 centres hospitalo-universitaires, 13
établissements hospitaliers spécialisés, 10 secteurs sanitaires et 61 polycliniques.
• Le secteur de la jeunesse et les sports dispose de 82 stades de football, 23 salles de
sport, 13 piscines et de 219 terrains de sports.

II.3.4. Infrastructure touristique :


La wilaya compte 126 hôtels, dont la capacité est de 17.740 lits, 2.777 restaurants, une station
thermale et une dizaine de monuments classés.
III.4. Potentiel :
Capitale du pays, Alger est de par son statut, sa taille, ses fonctions, la première ville
d'Algérie. Elle comprend les plus importantes concentrations au niveau national de
populations, d'activités de services, d'équipements, d'infrastructures, de centres de recherche,
d'industries et de grands projets urbains.
III.4.1. Potentiel naturel :
➢ La Mitidja : elle est constituée d’alluvions formant des sols fertiles ; l’altitude de
cette plaine ne dépasse pas 50 m et sa nappe phréatique importante favorise le
développement des cultures maraichères.
➢ Les ressources hydrauliques : selon la DPSB et la DRE de la wilaya d’Alger, il existe
1 barrage d’une capacité de 637 650 000 m³, et 255 forages d’un volume de production de
300 000 m³/j et 183 réservoirs d’une capacité de 784 429 m³, et la capacité globale d’eau
mobilisable est de 1 840 000 m3/j, et la Capacité globale d’eau mobilisée : 1 200 000 m3/j.
➢ Les ressources halieutiques : (année 2020) : La wilaya d’Alger est dotée d’une
superficie maritime de 1 326,5 km² pour une biomasse totale d’environ 55 000 à 83 000
tonnes /an.
➢ Les potentialités agricoles : La superficie agricole totale (SAT) est de 32 526 Ha ; la
superficie agricole utile (SAU) est de 28 870 Ha, soit 88,76 % de la (SAT) et la superficie
des forêts est de 4 562 Ha.
III.4.2. Potentiel culturel et historique :
« Depuis l'histoire, Alger est riche d'événements qui se sont succédé avec la multitude de
conquêtes qu'elle a connues et qui ont façonné son bâti et son espace. La vieille ville, la
Casbah, a toujours été le foyer de la culture algéroise. Depuis 1991, cet ensemble urbain est

15
classé sur la liste du patrimoine national et a intégré en décembre 1992, la liste du patrimoine
mondial.
Le patrimoine architectural historique comprend plusieurs mosquées et des palais datant du
11e au 19e siècle. »29

Figure 9 : Casbah d’Alger (centre historique de l’Algérie)


Source : www.voyageforum.info
III.4.3. Potentiel économique :
« Un carrefour économique à fort potentiel :
Alger est le pôle économique et administratif le plus attractif du territoire. Elle concentre 4
zones industrielles et 26 zones d'activités et le quart des investissements étrangers déclarés
dans le pays.
Elle constitue ainsi une plaque tournante de l'activité nationale et un carrefour
d'échanges. »30
III.4.4. Potentiel touristique :
« Les potentialités touristiques dont dispose la wilaya d’Alger sont innombrables. Aussi, elle
jouit de spécificités naturelles, historiques, artistiques, architecturales, artisanales, etc. qui
font d’elle une wilaya attrayante et une plaque tournante du tourisme national et international
; sont cités ci-dessous quelques éléments des plus importants qui marquent et façonnent le
paysage touristique de cette wilaya. »31

SECTION B : Thématique de recherche « L’attractivité culturelle »


I.L’attractivité :
I.1. Définition :
Selon le petit Larousse, l’attractivité est le caractère de ce qui est attractif, de ce qui présente
certains avantages et qui a la propriété d’exercer une attirance.32
GÉRARDIN Hubert et POIROT Jacques assimilent cette attractivité « comme la capacité
d’un territoire à être choisi par un acteur comme zone de localisation (temporaire ou durable)

29 https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
30 https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
31 https://www.aniref.dz/DocumentsPDF/monographies/MONOGRAPHIE%20WILAYA%20ALGER.pdf
32 Larousse , encyclopédie , www.larousse.fr/dictionnaires/francais/attractivit%C3%A9/6303
16
pour tout ou partie de ses activités ; cette attractivité est une attractivité perçue qui n’implique
que des personnes physiques, des individus, des ménages ou des équipes, par exemple des
équipes dirigeantes d’une entreprise ou d’une administration publique », elle est défini
simplement comme la capacité à attirer et à retenir les entreprises et les populations. Cette
capacité à offrir aux acteurs des conditions qui les convainquent de localiser leurs projets sur
un territoire plutôt que sur un autre.33
Dans l’encyclopédie en ligne Hypergeo, D. Pumain définit l’attractivité comme « une mesure
de la force d’attraction d’un lieu, en général d’après la somme des flux attirés par ce lieu ».
L’attractivité apparaît donc ici comme un moyen de quantifier des flux générés par un
territoire.34
B. Mulkay qui définit l’attractivité d’un territoire comme « sa capacité à conserver ou à
attirer des activités nouvelles et des emplois ».35 De même, pour E. Olszak, l’attractivité est
un concept pertinent pour mesurer la capacité d’un territoire à attirer l’implantation de
nouveaux établissements, les capitaux ou la main-d’œuvre hautement qualifiée.36
I.2. Les facteurs :
Pierre Veltz (2004)10 définit l'attractivité comme un concept complexe qui, appliqué au
territoire, doit prendre en compte l'interaction entre trois facteurs :
• La mondialisation industrielle est parallèle à la mondialisation financière dans un
monde de commerce et de production transfrontaliers croissants.
• La métropolisation (polarisation économique)
• Le mode d’organisation des firmes (et pas seulement des grandes firmes).37
L’analyse de l’attractivité fait appel à un ensemble de facteurs comme :
• L’intégration économique : Des infrastructures modernes, des connexions de transport
efficaces, une offre de services publics adaptée aux besoins des entreprises, et une politique
d'accueil des entreprises complémentaires.
• La qualification de la main-d’œuvre : Education et formation adaptée aux besoins du
marché du travail, une politique d'immigration favorable aux travailleurs qualifiés.
• La présence d’entreprises complémentaires : Des entreprises de services publics, des
entreprises de services de proximité, et des entreprises de services technologiques
• La qualité des biens et des services publics, des institutions, des règlementations : Des
services publics adaptés aux besoins des habitants et des entreprises, des institutions de
gouvernance efficaces, et des réglementations qui favorisent l'activité économique.

33 POIROT Jacques et GÉRARDIN Hubert (2010, Jan.). « L’attractivité des territoires : un concept multidimensionnel ».
Revue Monde en développement, p.27, n°149, www.cairn.info
34 Pumain D. (2017). Attraction, attractivité. Hypergeo [en ligne], consulté le 02/08/2017, URL :

http://www.hypergeo.eu/spip.php?article39
35 Mulkay, B. (2006). La compétitivité d’un territoire. Colloque du CRIES. 9 et 10 octobre.
36 Olszak, E. (2010). Développement durable et attractivité des territoires dans l'Union Européenne, opposition ou

convergence ? Géographie, économie, société 12, 279-305.


37 Veltz P. (2004), « Il faut penser l’attractivité dans une économie relationnelle… », Pouvoirs Locaux, n°61, dossier,

II/2004.
17
Elle suscite des études consacrées aux flux de capitaux (investissements directs étrangers,
aide au développement…), aux flux de main-d’œuvre (migrations interrégionales et
internationales), au rôle des forces d’agglomération, au poids des politiques publiques…38

L’attractivité n’est pas seulement conçue comme un moyen d’entrer dans la sphère de la
mondialisation, mais elle est également un puissant levier de développement, de
(re)dynamisation et de revitalisation des territoires [Bourgain & al 2010]. Elle est supposée
générer des retombées positives sur le plan social, culturel et économique en s’inscrivant
dans une approche de développement durable. À cet effet, la notion d’attractivité est
omniprésente comme leitmotiv dans les politiques qui s’intéressent aux territoires, à
l’économie, à l’évolution des sociétés dans les différents domaines de prospérité et de bien-
être [Ingallina 2007].39

Figure 10 : Les facteurs de l’attractivité territoriale


Source : Yasmine Bouhelouf, Ali Hadjiedj et Jocelyne Dubois-Maury.
I.3.Les types :
On peut énoncer que l’attractivité a plusieurs dimensions :

• Attractivité économique : Qui se réfère à la capacité d'une région à attirer des


investissements, des entreprises et des emplois.

• Attractivité touristique : Qui concerne la capacité d'une destination à attirer des


visiteurs pour des raisons récréatives, culturelles ou historiques.

• Attractivité culturelle : Qui met l'accent sur la capacité d'une ville ou d'une région
à offrir une vie culturelle riche et diversifiée, y compris des événements, des festivals,
des musées, etc.

38 Arnaud Bourgain, Jean Brot, Hubert Gérardin (2010, Jan.). « L’attractivité : quel levier de développement ? ». Revue
Monde en développement, p,7, n°149, www.cairn.info
39 Yasmine Bouhelouf, Ali Hadjiedj et Jocelyne Dubois-Maury, (2019) « Potentialités et projet d’attractivité du territoire

de la ville de Jijel (Algérie) », Open Edition Journals, www.journals.openedition.org


18
• Attractivité résidentielle : Qui se réfère à la qualité de vie, au logement, aux
équipements et aux services disponibles dans une région, attirant ainsi des résidents
permanents.
• Attractivité environnementale : Qui prend en compte la qualité de l'environnement naturel
et bâti, ainsi que les efforts de préservation et de développement durable.40

I.4. Une ville attractive :


Alain de Botton, philosophe et écrivain touche à tout, s’est intéressé à la beauté des villes et plus
précisément, à la définition des six critères qui, selon lui, les rendent attractives :

1. Une ville à la fois ordonnée et diverse :


En matière d’urbanisme, trop d’anarchie nuit et rebute… mais trop d’homogénéité aussi. Suivre
une ligne directrice et savoir s’en éloigner un peu est donc nécessaire.
2. Une ville vivante :
Des cafés, des commerces, des endroits où se rassembler… Une ville attractive est une ville
animée, qui change et bouge au grè des saisons, des événements...

3. Une ville compacte :


Des endroits pensés pour favoriser la rencontre – comme des parcs et des places publiques –, des
quartiers où l’on vit proches des autres sans avoir le sentiment de vivre les uns sur les autres,
voilà l’un des critères qui fait que l’on se sent bien dans une ville.
4. Une ville cosy :
Si les grandes villes ont besoin de larges artères et de voies de circulation rapides, les quartiers se
doivent de recéler des rues à taille humaine, où l’on prendra plaisir à marcher et flâner le nez en
l'air...
5. Une ville à échelle humaine :
Alain de Botton fait sienne cette maxime de l’anthropologue Joseph Campbell : « Si vous voulez
voir ce en quoi une société croit vraiment, regardez à quoi servent les plus gros bâtiments à
l’horizon ». Loin de vouloir la fin des gratte-ciels, il voudrait plutôt les voir occupés par des
musées, des écoles, en bref, dédiés à des usages qui évoquent des valeurs communes et des
priorités de société.
6. Une ville qui cultive sa propre identité :
Pour être belle, une ville doit savoir se différencier, se montrer atypique, susciter l'étonnement, la
définition du charme en somme.41

Chaque ville évolue dans des conditions différentes. Pour développer son attractivité, il est
important de comprendre le territoire dans lequel elle évolue, autrement dit son environnement
global et ses différentes composantes : nous pouvons citer le climat, l’emplacement géographique,
la place de l’environnement, l’économie, les conditions de vie générales, le patrimoine culturel et
historique ou encore la qualité des infrastructures. À partir de ces différents points, les forces et les

40 Yasmine Bouhelouf, Ali Hadjiedj et Jocelyne Dubois-Maury, (2019) « Potentialités et projet d’attractivité du territoire
de la ville de Jijel (Algérie) », Open Edition Journals, www.journals.openedition.org
41 www.urbislemag.fr/six-facons-de-rendre-la-ville-attractive

19
faiblesses de chaque ville se dégagent progressivement. C’est à partir de ces dernières que nous
pouvons définir le potentiel d’attractivité d’une ville.

En France et d’après différentes études, une ville attractive combine plusieurs paramètres.
Parmi eux, la proximité avec la nature, une offre en commerces de proximité complète et
accessible, l’accès à la santé, aux soins de proximité et au logement, à une mobilité facile,
à la présence d’écoles, d’universités, de formations et d’espaces verts.
Parmi les aménagements nécessaires à l’attractivité d’une ville, nous trouvons les
infrastructures sportives, les établissements de santé, les moyens de transport, les
logements ou encore les monuments culturels et historiques.42
I.5. Les équipements attractifs :
II. Les équipements culturels : Musées, théâtres, cinémas, opéra, centres culturels,
galerie d’art

Figure 11 : Katara Cultural Village, Doha, Qatar.


Source : www.live.staticflickr.com

III. Les hébergements de qualité : Hôtels, maison d’hôtes, complexe touristique,


appart-hôtel.

Figure 12 : Complexe touristique -Grande Baie-


Italie
Source : www.tripadvisor.fr/Hotel_Review

42 www.idverde.fr/actualites/comment-rendre-une-ville-attractive
20
• Les équipements sportifs : Complexes sportifs, terrains de sport (football, tennis)

Figure 13 : Complexe sportif de Saint-Laurent/Montréal


Source : www.res.cloudinary.com

▪ Les équipements de loisirs de de consommation : Les centres commerciaux, les


centres de loisirs, espaces de jeux, ports de plaisances, restaurants, parcs de loisirs.

Figure 14 : Centre commercial -la défense/France


Source : https://actu.fr/ile-de-france/puteaux_92062

II. La culture :
II.1. Définition :
Les définitions existantes sont très nombreuses : en 1952, les anthropologues américains
Alfred Kroeber et Clyde Kluckhohn en avaient compté plus de 150… L’UNESCO en donne
la définition suivante : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd’hui être
considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et
affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les
lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs,
les traditions et les croyances ».43
Selon Tylor en 1871, la culture est « ce tout complexe comprenant à la fois les sciences, les
croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes et les autres facultés et habitudes
acquises par l’homme dans l’état social ».44

43
Dominique Hayer (2012, Fév.). « La culture : des questions essentielles ». Revue -Humanisme-, p.85, n°296,
www.cairn.info
44
Denis Laborde, « Cultures-esthétiques ». Revue Editorial, p.116, n°8, www.journals.openedition.org
21
« Culture : développement de certaines facultés de l'esprit par les exercices intellectuels
appropriés. PAR EXT ensemble des connaissances acquises qui permettent de développer le
sens critique, le goût et le jugement. »45
La culture, mot et concept est d’origine romaine. Le mot "culture" dérive de colère - cultiver,
demeurer, prendre soin, entretenir préserver et renvoie primitivement au commerce de
l’homme avec la nature en vue de la rendre propre à l’habitation humaine. En tant que tel, il
indique une attitude de tendre souci, et se tient en contraste marqué avec tous les efforts pour
soumettre la nature à la domination de l’homme.46
II.2. Culture individuelle et culture collective :
Après le milieu du XXe siècle, le terme prend une seconde signification. Par exemple, le
Petit Larousse de 1980 donne, en plus de la conception individuelle, une conception
collective : ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations
intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. Le terme peut alors revêtir l’un
ou l’autre sens, mais la proximité des domaines d’utilisation de chacun en fait une source
d’ambiguïté. Cependant, les dictionnaires actuels citent les deux définitions, en plaçant le
plus souvent la culture individuelle en premier.
Il y a donc actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture :
• la culture individuelle de chacun, construction personnelle de ses connaissances donnant
la culture générale.
• la culture d'un peuple, l'identité culturelle de ce peuple, la culture collective à laquelle on
appartient.
Ces deux acceptions diffèrent en premier lieu par leur composante dynamique :
• La culture individuelle comporte une dimension d’élaboration, de construction (le terme
Bildung est généralement traduit en éducation), et donc par définition évolutive et
individuelle.
• La culture collective correspond à une unité fixatrice d’identités, un repère de valeurs relié
à une histoire, un art parfaitement inséré dans la collectivité ; la culture collective n’évolue
que très lentement, sa valeur est au contraire la stabilité figée dans le passé, le rappel à
l’Histoire.47
II.3. Types de culture :
Il existe de nombreux types de cultures :
• Culture matérielle : Ce type de culture comprend les objets physiques créés par une
société, tels que les bâtiments, les outils, les vêtements, les œuvres d'art, les artefacts
historiques, etc. Ils reflètent souvent les valeurs, les croyances et les pratiques d'une
communauté.
• Culture immatérielle : Elle englobe les éléments abstraits de la culture tels que le
langage, les rituels, les traditions, les mythes et les légendes. Ces symboles et pratiques

45
Le nouveau PETIT ROBERT 1993, « Définition commune de la culture à ANGERS.doc12/06/2009 ».
46
Hannah Arendt - La crise de la culture, 1961, « Définition commune de la culture à ANGERS.doc12/06/2009 ».
47
https://psychaanalyse.com/pdf/Culture_generale_definitions.pdf
22
ont souvent une signification profonde et sont utilisés pour communiquer des idées,
des valeurs et des normes sociales.

• Culture sociale : Ce type de culture se réfère aux normes sociales, aux comportements
acceptés et aux interactions sociales d'une société. Cela inclut les manières de se
comporter en public, les règles de politesse, les coutumes sociales et les normes de
conduite qui régissent les interactions entre les membres d'une communauté.

• Culture symbolique : La culture symbolique englobe les croyances, les valeurs, les
symboles, les attitudes et les idéologies partagées par les membres d'une société. Cela
inclut les convictions religieuses, les perceptions de la moralité, les attitudes envers le
travail, la famille, la politique, l'éducation, etc. Ces éléments influencent la manière
dont les individus pensent, interprètent et agissent dans le monde qui les entoure.48
II.4. Les équipements culturels :
II.4.1. Définition :
L´expression de l’activité culturelle dans les villes est appréhendée dans ce travail au travers
de l´équipement culturel urbain au sens large. On rassemble des équipements qui contribuent
à définir la fonction culturelle des villes, en dressant un panorama des activités culturelles
qu´offrent les villes à leurs habitants. L´équipement culturel urbain regroupe un ensemble
de biens de consommation et de services culturels localisables, où se mêlent les dimensions
d´éducation et de loisirs.49
Les équipements culturels, dans ce contexte, prennent une importance singulière par leur
contribution à l’aménagement d’un milieu de vie agréable et peuvent, à ce titre, être
considérés comme des indicateurs de la qualité de vie.50
L’équipement culturel désigne l’ensemble des organismes et installations qui, en dehors de
la scolarisation, contribuent au développement des connaissances générales relatives à toutes
les branches du savoir.51
II.4.2. Les types :
Centre culturel : C’est une institution
et un lieu qui propose notamment une
programmation de spectacles, des
expositions, des conférences, mais
aussi de l'animation socioculturelle à
destination de la population locale. 52

Figure 15 : Le centre culturel ANIMA de Grottammare, Italie.


Source : www.floornature.eu

48
www.studysmarter.fr/resumes/geographie/geographie-culturelle/definition-de-la-culture
49
Françoise Lucchini, Les équipements culturels au service de la population des villes, colloque « les problèmes culturels
des grandes villes », (1997. Déc). P.352, www.journals.openedition.org
50
Brigitte Ricard et Rosaire Garon (2013. JUL.). Les équipements culturels et la pratique culturelle dans les villes
québécoises, Loisir et société 27(2), p.331. www.researchgate.net
51
www.vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
52 https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Centre-culturel.html
23
- Arts du spectacle :
• Le théâtre : Lieu où sont joués des pièces de théâtre et d’autres spectacles vivants. Les
autres formes d’art scénique (opéras, comédies musicales, spectacles de marionnettes,
cirque, danse).53
• Le cinéma : Espaces où l’on projette des films, permettant au public de découvrir des
œuvres cinématographiques.54

Figure 17 : Le cinéum de Cannes.


Figure 16 : Le théâtre Jean-Claude Carrière, France.
Source : www.admagazine.fr
Source : www.domainedo.fr

-Arts visuels :

• Le musée : “Un musée est une


institution permanente, à but non
lucratif et au service de la société,
qui se consacre à la recherche, la
collecte, la conservation,
l’interprétation et l’exposition du
patrimoine matériel et immatériel.
Ouvert au public, accessible et
inclusif, il encourage la diversité
Figure 18 : Musée du Louvre, Paris.
et la durabilité. Les musées Source : www.cntraveler.com
opèrent et communiquent de
manière éthique et professionnelle, avec la participation de diverses communautés.
Ils offrent à leurs publics des expériences variées d’éducation, de divertissement, de
réflexion et de partage de connaissances.” 55

• Le centre d’art : C’est un lieu qui


présente le travail d'artistes plasticiens
contemporains. Par rapport à d'autres
lieux – musées, galeries, fondations… – le
centre d'art se veut avant tout un lieu
d'expérimentation et de production.56

Figure 19 : Centre d'art FIAA, France.


Source : www.sarthetourisme.com

53
https://junior.universalis.fr/encyclopedie/theatre-lieu/
54
https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/salle-de-cinema/
55
L’Assemblée générale de l’ICOM, Prague, le 24 août 2022, www.icom.museum/fr
56
https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_d%27art_contemporain
24
Lieux de lecture publique :

• La bibliothèque : Une bibliothèque comprend toute collection organisée de


livres et de publications périodiques sous forme imprimée ou électronique
ou tout autre matériel graphique ou audiovisuel (d’après l’UNESCO,
1970).57
• La médiathèque : Une médiathèque désigne donc une bibliothèque offrant des
références documentaires sur des supports de différente nature (électroniques,
analogiques, papier).58

Figure 21 : Médiathèque à Vitrolles. Figure 20 : La Bibliothèque Nationale de Paris.


Source : www.archello.com Source : www.paris-promeneurs.com

II.4.3. Leurs impacts sur la ville :


Les équipements culturels ont un impact significatif sur une ville à plusieurs niveaux :

- Réduction des inégalités : Les équipements culturels offrent des opportunités d’accès
à la culture pour tous, réduisant ainsi les disparités sociales.
- Lutte contre la pauvreté : Ils créent des emplois et stimulent l’économie locale,
contribuant indirectement à la réduction de la pauvreté.
- Revitalisation des espaces : Les centres culturels, musées, galeries d’art et autres
installations transforment des quartiers en déclin, les rendant plus attractifs et
dynamiques.
- Restructuration urbaine : Les projets culturels peuvent remodeler des zones urbaines,
améliorant l’environnement bâti et la qualité de vie.
- Développement urbain durable : Les initiatives culturelles favorisent un
développement équilibré et respectueux de l’environnement.
- Cohésion sociale : Les équipements culturels rassemblent les communautés,
renforçant les liens sociaux et le sentiment d’appartenance.
- Création d’identités locales uniques : Ils contribuent à la diversité culturelle et à la
construction d’une identité propre à chaque ville.59

57 https://uis.unesco.org/fr/glossary-term/bibliotheque
58 https://www.enssib.fr/services-et-ressources/questions-reponses/histoire-du-concept-de-mediatheque
59 “Influence of culture on regional and urban development”. Culture & Creativity,

https://culturepartnership.eu/upload/editor/2017/Factsheets/pdf-
7/07_Influence%20of%20culture%20on%20regional%20and%20urban%20development_ENG.pdf
25
III.L’attractivité culturelle :
III.1.Définition :
La définition de l'attractivité culturelle pourrait être formulée comme suit : "L'attractivité
culturelle est la capacité d'un territoire à attirer et à retenir les acteurs mobiles de production,
ainsi que les touristes, en valorisant le patrimoine culturel, en promouvant la créativité et
l'innovation, en favorisant l'accès à la culture pour tous, en soutenant les artistes et les
créateurs, en développant la citoyenneté culturelle, etc. Elle constitue un levier essentiel pour
le développement durable d'un territoire, permettant de se démarquer sur le marché
touristique et culturel, et de renforcer l'identité et les spécificités d'une région."60
L'attractivité d'un territoire reposera aussi sur l'innovation des politiques culturelles, et leurs
capacités à prendre soin et intégrer de nouveaux modèles de création, diffusion et médiation
artistique.61
L'attractivité culturelle est un concept multidimensionnel qui renvoie à la capacité d'un
territoire à attirer et à retenir les facteurs mobiles de production, ainsi que les personnes
physiques, les individus, les ménages ou les équipes, qui peuvent être attirés par un territoire
donné pour des raisons variées, telles que le cadre de vie, la disponibilité de certains services,
l'offre culturelle, les événements, les festivals, les musées, les monuments, les patrimoines,
les modes de vie des habitants, etc.62
III.2.Son rôle :
L’attractivité culturelle joue un rôle essentiel dans l'attractivité d'un territoire. Elle contribue
à améliorer l'image et l'ancrage d'une destination touristique, notamment avec son aspect
social très fort.63
Elle est considérée comme un levier majeur d'attractivité touristique, car elle intervient sur
la définition de schémas de développement, la préprogrammation d'équipements de création
ou de diffusion, et sur des missions de promotion et de valorisation du patrimoine culturel et
des modes de vie des habitants. Les événements culturels sont également considérés comme
un levier pour l'attractivité durable d'un territoire.64
III.3. Les indicateurs de l’attractivité culturelle :
Les indicateurs qualifiant l'attractivité culturelle sont des mesures utilisées pour évaluer et
quantifier la force de l’attractivité culturelle d’une ville ou d’un pays. Ces indicateurs
mesurent l'attractivité à travers :

Institut d’aménagement et d’urbanisme (2016. Avr.). LIEUX CULTURELS ET VALORISATION DU TERRITOIRE


60

TOME 1 – TOUR D’HORIZON INTERNATIONAL, www.institutparisregion.fr


61 https://www.weka.fr/action-sociale/dossier-pratique/action-culturelle-dt20/faire-de-la-politique-culturelle-un-levier-de-
l-attractivite-d-un-territoire-1466/
62 Jacque Poirot et Hubert Gérardin (2010. Jan.). « L’attractivité des territoires : un concept multidimensionnel ». Revue

Monde en développement, p.27, n°149, https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2010-1-page-27.htm


63
Article paru en 2016 à l’occasion de la conférence de l’hôtellerie, https://mag.inextenso-tch.com/la-culture-levier-
majeur-dattractivite-touristique-1-3-approche-des-publics-cibles/257/
64
Idem 60. P.27.
26
- La diversité et la qualité de l'offre culturelle : nombre et variété des équipements
culturels (musées, théâtres, salles de spectacle, bibliothèques, etc.), fréquentation des
lieux culturels, budget consacré à la culture par les collectivités.

- L'innovation et la créativité artistique : nombre d'événements culturels innovants,


présence d'artistes et de talents créatifs, dynamisme des industries culturelles et
créatives.

- L'attractivité touristique liée à la culture : nombre de visiteurs dans les sites culturels,
retombées économiques du tourisme culturel.

- L'ancrage de la culture dans l'identité locale : intégration de la culture dans l'image et le


rayonnement de la ville, participation des habitants aux activités culturelles.

- La qualité de vie offerte par les espaces culturels : accessibilité, animation, convivialité
des lieux culturels, impact sur le bien-être des habitants.65
III.4. Les équipements qui contribuent à l’attractivité culturelle :
Les équipements qui contribuent à l'attractivité culturelle sont variés et essentiels pour le
développement des territoires. Parmi eux, on trouve :
Des musées, des théâtres, des cinémas, des bibliothèques, des monuments historiques, des
lieux de spectacle, des équipements de création artistique et de diffusion, espaces verts et
jardins publics.
Ces lieux culturels attirent les visiteurs, renforcent l'identité des territoires, favorisent
l'innovation, et participent à la vitalité économique et sociale des régions.66

IV.Analyse des exemples :


IV.1. Exemple 01 : « La métropole de Londres » :
IV.1.1. Présentation de la métropole :

65 https://issuu.com/endness/docs/mesurer_l_attractivit___culturelle_

66Françoise Lucchini, (1997, Déc.). « Les équipements culturels au service de la population des villes ». cultural
problems of large cities, p.352.

27
Londres est la capitale de l'Angleterre et du Royaume-Uni, située au sud-est de
l’Angleterre. Elle est traversée d’est en ouest par un fleuve, la Tamise. Ainsi, elle est
au cœur de la région la plus développée et la plus riche d'Europe. Elle est également un
centre d'impulsion international parfaitement intégré au phénomène de la
mondialisation. 67

Figure 22 : Carte de situation de la ville de Londres.


Source : www.bourse-des-voyages.com

Londres possède une aire urbaine très vaste et assez peuplée. La ville -centre
compte 7,5 millions d'habitants alors que le Grand-Londres et l'agglomération en
totalisent respectivement 8,3 et 11 millions. L'omniprésence des étrangers à tous les
niveaux de l'échelle sociale démontre l'attractivité de cette ville gigantesque. La
cohabitation de nombreuses communautés migratoires en fait une capitale cosmopolite
et multiculturelle. 68
IV. 1.2. Les institutions culturelles majeurs :
Londres est une capitale culturelle, la ville accueille de nombreux événements culturels
et artistiques chaque année, et est un haut lieu de la création contemporaine. De plus,
les musées, les théâtres et les galeries londoniennes sont très populaires aupr ès des
touristes du monde entier. 69 On peut notamment citer parmi eux :
• British Museum :
Le British Museum de Londres est un musée national et international de l'histoire et de la
culture humaine, situé dans le quartier de Bloomsbury. Il est considéré comme l'un des plus
grands musées du monde, avec plus de sept millions d'objets provenant de tous les
continents. Ses collections illustrent l'histoire humaine de ses débuts à aujourd'hui, couvrant
des domaines tels que l'Égypte, la Grèce antique, l'Asie, l'Europe, l'Afrique, l'Océanie,
l'Amérique et le Moyen-Orient.

67 https://www.maxicours.com/se/cours/londres-une-ville-mondiale/
68 https://www.assistancescolaire.com/eleve/1ST2S/geographie/reviser-le-cours/1t_geo_02
69 https://movaway.fr/blog-londres/londres-capitale-culturelle/
28
Le musée a une longue histoire de collecte et d'exposition d'objets précieux, notamment
grâce à des dons et des achats. Il a également été impliqué dans des fouilles archéologiques
à l'étranger, notamment en Assyrie et en Égypte.70

Figure 23 : Vue aérienne du British Museum, Londres. Figure 24 : British Museum, Londres.
Source : www.travelling-britain.com Source : https://a.cdn-hotels.com

• Tour de Londres :
La Tour de Londres est un lieu attractif situé à
Londres, au long de la Tamise, qui a été
construit par Guillaume le Conquérant vers
1077 et a été considérablement agrandi au fil
des siècles. Elle a servi de forteresse, de palais,
de prison, de trésor, d'arsenal et de zoo, et a été
le lieu de nombreux événements historiques, y
compris des exécutions royales et des détenus
célèbres. La Tour de Londres est également
connue pour abriter une vaste collection Figure 25 : Tour de Londres.
d'armes et d'armures, ainsi que des joyaux de la Source : https://fr.hotels.com
couronne, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui, la Tour de Londres est une attraction touristique majeure pour les visiteurs
désireux de découvrir un lieu imprégné de l'histoire de l'Angleterre.71

• London Eye : Le London Eye


est une immense grande roue
blanche étincelante située dans
le secteur culturel de la rive
sud, offrant une vue
panoramique spectaculaire sur la
ville de Londres. Avec ses
capsules vitrées, elle offre une
expérience unique pour admirer Figure 26 : London Eye.
Source : https://fr.hotels.com
les principaux monuments de la

70 https://www.weekenda.fr/british-museum.html
71 https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-17036/tour-de-londres/
29
ville, tels que le Big Ben, le Parlement, la cathédrale Saint-Paul et le Shard. Cette
attraction emblématique est devenue l'une des icônes les plus reconnaissables de
Londres et attire des millions de visiteurs chaque année.72
IV.1.3. L’influence culturelle sur la scène mondiale :
Londres a une influence culturelle considérable sur la scène mondiale, grâce à sa
population diversifiée et son riche patrimoine culturel. Voici quelques aspects clés de
l’influence culturelle de Londres :

- L'importance du monde anglophone et de l'anglais comme langue internationale


permet aux événements et aux courants culturels londoniens d'être largement
diffusés sur la planète entière.
- Scène musicale et mode attirent des talents et des investissements du monde entier.
- Théâtre et arts du spectacle : Le West End de Londres est célèbre pour ses théâtres
et ses productions qui attirent un public international.
- La scène culinaire de Londres reflète sa diversité culturelle et inspire des tendances
culinaires mondiales.
- Soft Power : Le Royaume-Uni, et par extension Londres, exerce une influence
internationale à travers ses initiatives culturelles et éducatives.
- Tourisme culturel : La culture à Londres génère un tourisme important, contribuant
économiquement à la ville et au pays. 73
Ces caractéristiques démontrent comment Londres, en tant que métropole mondiale,
influence les tendances et les mouvements culturels à l’échelle internationale.

IV.2. Exemple 02 : « La métropole de Barcelone » :

IV. 2.1. Présentation de la métropole :

Barcelone, ou Barcelona en catalan, se trouve en Espagne, dans la province de Catalogne.


Elle en est la capitale économique et administrative. Elle est également la deuxième plus
grande ville du pays après Madrid. 180 km la séparent du col du Perthus, en France, et elle
est distante de 600 km de Madrid, la capitale espagnole

72https://www.letmeshowyoulondon.com/everything-you-need-to-know-about-the-london-eye/
73https://www.lefigaro.fr/culture/2018/10/23/03004-20181023ARTFIG00147-comment-londres-fait-de-l-art-et-de-la-
culture-un-outil-de-sa-puissance-a-l-etranger.php
30
Figure 27 : Carte de situation de la ville de Barcelone.
Source : https://evasion-online.com

Cette ville mondiale est un centre stratégique pour la finance, les arts ou le commerce
international. De plus, elle possède un patrimoine culturel très riche. De nombreux
monuments sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Le parc naturel de la Serra de
Collserola est le plus grand parc métropolitain au monde. C'est une autre caractéristique
importante de Barcelone pour son statut de ville du monde.74
IV. 2.2. Les institutions culturelles majeures :
Barcelone est une ville dont la richesse culturelle est aussi diverse que captivante, c’est l’une
des villes les plus attractives de l’Europe Chaque coin de la ville offre une immersion dans
son riche patrimoine culturel. En tant que centre artistique et intellectuel de la Catalogne,
elle abrite une multitude d'institutions culturelles. Cette dernière possède plus de 90 musées
et collections ainsi que d’innombrables équipements culturels de proximité comme des
bibliothèques, des centres civiques, des théâtres, des salles de concerts, etc. La ville accueille
aussi de grands équipements tels que :

• La Sagrada Familia :
La Sagrada Familia est une basilique emblématique de Barcelone, conçue par l'architecte
catalan Antoni Gaudí. Commencée en 1882, elle est toujours en construction et est prévue
pour être achevée dans les années à venir. La basilique se distingue par son architecture
unique, mêlant des éléments gothiques et modernistes, ainsi que par ses impressionnantes
tours et ses détails sculpturaux complexes. La Sagrada Familia est non seulement un chef-
d'œuvre architectural, mais aussi un symbole de la ville de Barcelone et un site touristique
incontournable pour les visiteurs du monde entier.75

74
https://www.silc.fr/page/immanquables/espagne/barcelone
75
https://www.barcelona-tourist-guide.com/fr/gaudi/sagrada-familia.html
31
Figure 28 : La Sagrada Familia, Barcelone.
Source : www.sacyr.com

• Musée Picasso :
Le Musée Picasso de Barcelone est un hommage à l'un des artistes les plus influents du
XXe siècle. Situé dans le quartier historique du Born, le musée occupe cinq palais
gothiques catalans reliés entre eux. Inauguré en 1963, il présente une collection
exhaustive des œuvres de jeunesse de Picasso, couvrant la période de 1890 à 1917. Le
musée illustre la relation étroite entre Picasso et Barcelone, ville où il a passé sa
jeunesse et où il a exposé ses premières œuvres. 76
Le centre reçoit environ 4 000 visiteurs quotidiens dans un espace emblématique du
patrimoine historique et artistique et constitue un immense pôle d'attraction pour les
visiteurs et touristes du monde entier. 77

Figure 30 : Musée Picasso, Barcelone. Figure 29 : Vue intérieur du musée Picasso, Barcelone.
Source : https://st3.depositphotos.com Source : https://a.storyblok.com

• Palau de la Musica :
Le Palau de la Música Catalana est une salle de concert emblématique de Barcelone, chef-
d'œuvre du modernisme catalan conçu par l'architecte Luis Domenech i Montaner. Inauguré
en 1908, ce bâtiment est célèbre pour sa façade ornée de mosaïques et ses détails sculpturaux.
L'intérieur est tout aussi impressionnant, avec un auditorium doté d'une verrière inoubliable
et un plafond peint. Le Palau est un point de repère historique et architectural, inscrit au

76 https://les-bons-plans-de-barcelone.com/musee-picasso/
77 https://magmacultura.com/en/case-study/the-picasso-museum-barcelona/
32
patrimoine mondial de l'UNESCO, et continue d'accueillir des concerts et des événements
musicaux de renommée mondiale.78

Figure 32 : Palau de la Musica, Barcelone. Figure 31 : Vue intérieur du Palau de la Musica,


Source : https://img.freepik.com Barcelone.
Source : www.barcelona.de

IV. 2.3. L’influence culturelle sur la scène mondiale :


Barcelone, avec son riche patrimoine culturel et historique, exerce une influence
considérable sur la scène mondiale. Voici quelques aspects de cette influence :

• Histoire et Culture : La ville a une histoire longue et complexe, marquée par des
influences romaines, gothiques, musulmanes et médiévales, qui ont toutes contribué
à façonner sa culture unique. Au fil des siècles, Barcelone est devenue un centre
culturel et économique majeur, avec des monuments emblématiques comme la
cathédrale de Barcelone et le palais royal.
• Architecture : L'architecture de Barcelone est particulièrement remarquable, avec
des influences allant de l'époque romaine au modernisme catalan. Le modernisme,
en particulier, a laissé une empreinte indélébile sur la ville, avec des œuvres d'Antoni
Gaudí telles que la Sagrada Familia, qui sont reconnues dans le monde entier.
• Traditions : Les traditions catalanes, telles que les festivités de Gracia et la
calçotada, sont des exemples de la manière dont la culture locale de Barcelone
continue de captiver les visiteurs du monde entier. Ces traditions reflètent la riche
histoire et l'identité unique de la région.
• Influence Moderne : Aujourd'hui, Barcelone est une ville dynamique et cosmopolite,
connue pour sa gastronomie, sa vie nocturne et son rôle de carrefour pour de
nombreuses cultures différentes. Elle continue d'attirer des visiteurs du monde entier
et de jouer un rôle important dans la diffusion de la culture espagnole et catalane sur
la scène internationale.79
En résumé, l'influence culturelle de Barcelone est le résultat d'une combinaison de son
histoire riche, de son architecture unique, de ses traditions vivantes et de son
dynamisme moderne. Elle continue de briller comme un phare de la culture sur la scène
mondiale.

78
https://www.metrodebarcelone.com/barcelone/monuments/barcelone-palais-de-la-musique.php
79
https://www.barcelona.zone/fr/culture-histoire
33
Conclusion :
L'analyse des notions explorées dans ce chapitre confirme le potentiel stratégique d'Alger en
tant que moteur essentiel pour renforcer la compétitivité de la capitale et de l'Algérie dans
son ensemble. Son riche héritage historique et sa position géographique privilégiée offrent
des atouts considérables pour son évolution vers une métropole internationale dynamique,
en mettant particulièrement en valeur son attractivité culturelle. Ainsi, Alger émerge comme
un élément clé dans le développement global de la ville et dans le processus de
métropolisation.

34
CHAPITRE Ⅲ :
CAS D’ETUDE

35
Introduction du chapitre :
Le Chapitre III se concentre sur une analyse détaillée de la ville d'Alger, en mettant en avant
la région d'El Mohammadia pour son importance géographique et historique.

I.Ce chapitre explore à la fois les aspects théoriques et pratiques de la métropolisation,


offrant des solutions novatrices pour surmonter les défis urbains identifiés, il est divisé en
deux parties, la première appelée « théorique » se concentre sur une étude régionale
approfondie de la métropole d’Alger, suivie d'une analyse urbaine détaillée du quartier d'El
Mohammadia. La seconde appelée « pratique » propose des interventions urbaines
spécifiques pour dynamiser la région tout en préservant son héritage, avec un projet
architectural concret intégrant les principes de l'attractivité culturelle pour stimuler la
métropolisation d'Alger.Partie théorique :

I. 1. Analyse d’Alger métropole :


I.1.1. Présentation de la métropole d’Alger :
Alger la blanche, capitale de l’Algérie, ville portuaire, recèle des richesses historiques et
urbanistiques indéniables, une métropole nationale dont l’aire d’influence dépasse les limites
de sa wilaya.80
Alger est le pôle économique et administratif le plus attractif du territoire, elle comprend les
plus importantes concentrations au niveau national de populations, d'activités, de services,
d’équipements, d'infrastructures, de centres de recherche, d'industries et de grands projets
urbains. Elle constitue une plaque tournante de l'activité nationale et un carrefour d’échanges
(elle constitue une porte directe qui relie l’Europe du sud a cœur de l’Afrique).81

Figure 33 : La métropole d'Alger.


Source : https://i.pmdstatic.net

I.1.2. Situation de la métropole d’Alger :

80
Slimane Aït Sidhoum (2017). « Alger, ville de fortune ». Revue villes méditerranéennes en représentation(s),
p.91, n°129, https://journals.openedition.org/mediterranee/9303
81
https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
36
• Contexte national :

La ville d’Alger est située au nord – centre du pays


et occupe une position géostratégique intéressante du
point de vue des flux et échanges économiques avec
le reste du monde, que du point de vue géopolitique.
Elle s’étend sur plus de 809 km ou réside et travaille
une population de près de 4 millions d’habitants.82

Figure 34 : Carte de situation de la ville d'Alger.


Source : https://encrypted-tbn0.gstatic.com traitée
par les auteurs
• Contexte régional :

La Wilaya est limitée par la mer Méditerranée au Nord, la wilaya de Blida au Sud à 51 Km,
la wilaya de Tipaza à l'Ouest à 70 Km, et la wilaya de Boumerdes à l'Est à 20 Km.

Figure 37 : La ville de Tipaza.


Source : https://media-cdn.tripadvisor.com

Figure 38 : Carte des limites régionales de la métropole d'Alger.


Source : https://upload.wikimedia.org, traitée par les auteurs

Figure 36 : La ville de Blida. Figure 35 : La ville de Boumerdes.


Source : https://i.pinimg.com Source : https://www.algerie360.com

• Contexte naturel :
Le territoire d’Alger fait partie de la montagne de l’Atlas tellien. Le relief se caractérise par
trois zones longitudinales : Le Sahel, le littoral et la Mitidja. Le territoire est traversé par

82
Idem.
37
deux important cours d’eaux : oued el Harrach à l’est et oued Mazafran à l’ouest et aussi la
présence d’une richesse végétale importante : foret de Bouchaoui, la forêt de Zeralda et
Bainem.83
I. 1.3. Accessibilité de la métropole d’Alger :
Alger a une infrastructure et un système de transport riche et variée, elle est accessible par
plusieurs moyens de transports :
• Le réseau routier : Il existe 3 réseaux :
1. Autoroute Est-ouest (A1)
2. Les Routes nationales :
- RN1 : Relie Alger a l’extrême sud du pays en passant par Baba Ali, Birtouta, Boufarik
et Blida.
- RN5 : Relie Alger aux wilayas Est de l’Algérie, en passant par El Harrach, Rouïba,
Reghaia et Thenia.
- RN11 : Relie Alger à Oran passant par Tipaza.
- RN24 : Route de Bejaïa et la RN63.
3. Les chemins de wilaya :
CW111 et CW114 : route de Bouinen.
CW59 : route de Meftah.
CW149 : route de Hammadi.
CW118.

• Le réseau portuaire : Le grand port maritime d’Alger.

• Le réseau ferroviaire :

- Le chemin d’Agha-El Affroun.

- Le chemin de Agha-Reghaia.

- Le chemin de Agha-Zeralda.

• Le réseau aéroportuaire : Aéroport international Houari Boumediene.

Figure 40 : Le porte d'Alger. Figure 39 : La gare d'Alger.


Source : https://www.lesechos.fr Source : https://lalgerieaujourdhui.dz/

83 https://interieur.gov.dz/Monographie/article_detail.php?lien=1719&wilaya=16
38
Figure 41 : Aéroport international "Houari Boumediene".
Source : https://lalgerieaujourdhui.dz/

I.1.4. Aperçu historique sur le développement de la métropole d’Alger :


I.1.4.1. La période pré coloniale : (avant 1830)
• Période phénicienne : « 4 -ème siècle avant JC " ICOSIUM " »
Alger fut l'un des comptoirs commerciaux de Carthage le long des côtes de la Méditerranée
occidentale, ce choix était lié à sa situation géographique, ses éléments naturels ainsi que sa
position défensive, lors du 1er établissement humain, quelques maisons et entrepôts furent
construits, entourés d'une structure défensive pour répondre aux besoins du commerce.

Figure 42 : La métropole d'Alger à la période phénicienne.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.
• Période romaine :
40 ans Av JC « ICOSIUM Première structure de ville ». Après la chute de Carthage
en 46 Av JC, IKOSIUM sera Latinisée en ICOSIUM, avec la colonisation romaine au 1er
siècle après JC. C'est durant cette période qu'est né le 1° tracé urbain du quartier de la marine
dont certains tracés se perpétuent jusqu'à nos jours. La ville occupait un espace triangulaire

Figure 43 : La métropole d'Alger à la période romaine.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

39
de la Casbah à la marine et le développement de la ville c'est fait selon un modèle
d'urbanisation qui s'articule autour de deux axes : le Cardo maximums (Nord-Sud Bab El
Oued _ Bab Azzoune) et le Decumanus Maximums (Est-Ouest, actuellement rue de la
marine), et à l'intersection se trouve le forum (actuellement place des Martyrs).

• Période arabo-musulmane :

Au Xe siècle après J.-C., Alger prend le nom de "JAZAIR BANU MAZGIANA". Le tracé
de la ville était entièrement conditionné par le site et les principes de la ville musulmane,
caractérisés par des rues sinueuses qui rompaient les perspectives ainsi que sa dimension
réduite. L'expansion vers les hauteurs comprenait la construction de remparts et la division
de la médina en deux parties : une partie basse, publique, et une partie haute, résidentielle,
abritant la principale source d'eau alimentant la ville.

Figure 44 : La métropole d'Alger à la période arabo-musulmane.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

• Période turque :
« Etablissement Turc : XVIᵉ siècle » : La casbah fût élue capitale politique et économique.
Avec un tissu homogène et une architecture moresque. Elle était entourée de rempares

Figure 45 : La métropole d'Alger à la période Turque.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

40
ponctués par cinq portes qui articulent entre la ville, la mer et le reste du pays : (Bab Azzoune,
Bab El Oued, Bab El Djedid, Bab Djazair, Bab El Bhar.

I.1.4.2. La période coloniale : (1830 - 1962) La transformation d'El Djazair à Alger


• Alger 1830- 1846 :
« Négation de la structure socio spatiale et réappropriation de l'espace » : Les colons Français
ont détruit partiellement la ville, ils ont construit des édifices militaires, religieux et civils à
l'intérieur de la ville. L’élargissement des rues Bab El Oued, Bab Azzoune et la rue de la
Marine (pour le passage des chars), ainsi que la démolition la partie basse de la Casbah pour
réaliser la place du gouvernement et la création de deux faubourgs pour accueillir les
immigrants européens : faubourg Mustapha à l'est et faubourg beb el oued à l’ouest.

Figure 46 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1830-1846).


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

• Alger 1846 -1880 : (Articulation : ville, faubourg, port)


Durant cette période, plusieurs mutations vont s’opérer sur la ville pour rendre la ville
d’Alger une copie de la ville européenne.
Le quartier de Mustapha et celui d’Isly, se sont développés pour atteindre des rangs et des
fonctions urbains centrales. Ajoutons à cela la création du port, la construction du boulevard
de l’impératrice entre 1860-1866, ainsi que la venue du chemin de fer vers 1876.

41
Figure 47 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1846-1880).
Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

• Alger 1880 – 1962 :


La ville d’Alger va connaitre une nouvelle tournure, celle du commerce et du tourisme. Cette
évolution se manifeste par la création des boulevards tel que La ferrière et marengo,
l’extension et le réaménagement du port, ainsi que l’extension vers plusieurs quartiers tel
que Bab el oued, Sidi M’Hamed, Mustapha (aujourd’hui commune d’Alger centre), El
Hamma et le quartier d’Isly vers l’est. De plus, cette période est marquée par la démolition
de la basse Casbah et l’émergence de l’architecture moderne, accompagnée de la
construction de logements sociaux tels que les HLM du champ de manœuvre en Algérie.

Figure 48 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1880-1962).


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.
I.1.4.3. La période post coloniale (De 1962 jusqu’à nos jour) :
Alger a rencontré des défis de croissance et de développement économique qui n'ont pas
suivi le rythme des besoins. Afin de remédier aux problèmes de saturation du centre-ville,
les premières recherches de solutions ont été initiées par le COMEDOR.

Figure 49 : La métropole d'Alger à la période post coloniale de 1962à nos jours.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

42
• Les différents plans d’aménagement et de développement d’Alger :
- Le COMEDOR :
Ce comité est chargé d’initier un plan d’aménagement et de développement d’Alger,
l’extension vers l’ouest et l’extension vers l’est (le long de la baie), il propose une centralité
qui repose sur un système bipolaire basé sur le principe de continuité linéaire avec le centre
existant.
- Le plan d’orientation générale (POG) 1975 :
Il constitue un grand projet urbain pour Alger. Basé sur l’adoption d’un système
d’urbanisation polycentrique, ou la création d’une série de nouveaux centres de différents
niveaux afin d’accompagner les nouvelles urbanisations et de décongestionner le centre
existant.
- Le plan d’urbanisation directeur (PUD 1980) :
Alger se développe principalement vers le sud-ouest, avec une organisation de la ville en
huit secteurs. Deux de ces secteurs se trouvent au centre le long de la baie, tandis que les six
autres sont disposés de manière convergente vers les secteurs centraux.
- Le plan directeur d’urbanisme (PDU 1983) :
L'organisation de l'agglomération part de l'hyper centre et prévoit la création d'autres centres
urbains à l'intérieur, tels que Bab Ezzouar, en mettant l'accent sur la fonctionnalité
(commerce, habitat, emploi) et la cohérence linéaire.
- Le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU 1995) :
Le développement de l'hyper centre le long du littoral vise à créer des installations répondant
à une nouvelle image de la capitale, reposant sur quatre points principaux :
- La Casbah (centre historique, culturel et touristique)
- Le 1er mai (centre administratif et économique)
- El Harrach : carrefour commercial et financier
- Riad El Feth et El Hamma (ensemble culturel et politique)
- Le grand projet urbain GPU 1996 : Il considère Alger comme le premier pôle principal
de l’organisation économique du pays et suggère une stratégie pour insérer la ville
d’Alger dans la trame des villes métropolitaine en structurant les espaces en six pôles :
- Pole 1 : Dédié aux activités financières, d’affaires, commerciales et culturelles,
comprenant des quartiers tels que la Casbah, le quartier de la Marine, Ben M’hidi,
Didouche Mourad et le port.
- Pole 2 : Dédié aux activités culturelles, sportives, scientifiques, commerciales et
d’affaires tel que le quartier du 1er mai, El Hamma, le quartier de Ravin de la femme
sauvage.
- Pole 3 : Dédié aux activités culturelles, sportives, scientifiques, commerciales et
d’affaires tel que le quartier de caroubier, El Harrach, Pins maritime.
- Pole 4 : Dédié aux activités touristiques et de loisir tel que le quartier de bordj el Bahri et
de bordj el kiffan.
- Pole 5 : Dédié aux activités touristiques et d’affaires tel que le front de mer et le cap
Caxine.
- Pole 6 : Dédié aux activités touristiques et d’affaires tel que : El Djamila, les dunes,
Zeralda.
43
I.1.4.4. Synthèse sur le développement historique d’Alger :
Alger s’est développée de manière linéaire le long de la cote, avec son extension reflétant
la superposition des multiples strates historiques au fil des siècles.

Figure 50 : carte de synthèse sur le développement historique d'Alger.


Source : PDAU d’Alger traité par les auteurs.

I.2. Analyse urbaine du quartier El Mohammadia :


I.2.1. Présentation du quartier el Mohammadia :

Le nom de "Mohammadia" (anciennement appelée Lavigerie) tire son origine de la religion


musulmane et de la notion de la communauté musulmane unie, l'oumma Mohammadia, en
référence au prophète de l'islam, Mohamed. El Mohammadia est une commune algérienne
située dans la banlieue Est d'Alger. Bénéficiant de la proximité d'importantes infrastructures
environnantes, elle s'étend sur 800 hectares le long de la côte sur une distance de 4 km, ce
qui en fait un pôle central grâce à sa géographie.84

Figure 51 : Carte administrative de la métropole d'Alger.


Source : https://upload.wikimedia.org traitée par les auteurs.

84 https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammadia_(wilaya_d%27Alger)
44
I.2.2. Situation du quartier El Mohammadia :

La commune d’El Mohammadia se situe dans le centre géométrique de la demi couronne de


la baie d’Alger, elle est environ à 9 km du cœur de l’hyper centre et à la gare ferroviaire et à
5 km de l’Aéroport Houari Boumediene et à 2km de la gare routière.85

Figure 52 : Carte de situation du quartier El Mohammadia.


Source : Google Maps traité par les auteurs.

I.2.3. Délimitation administrative et physique du quartier El Mohammadia :


La délimitation de la commune d’El Mohammadia est la suivante :
▪ Au nord : La mer méditerranée.
▪ A l’Est : Les communes Bordj el Kiffan et Bab Ezzouar.
▪ Au sud : El Harrach et Oued SMAR.
▪ A l’ouest : Commune d’Hussein dey.

Figure 53 : carte de limite administrative du quartier el Mohammadia.


Source : carte d’Alger traitée par l’auteur.

85
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammadia_(wilaya_d%27Alger)#:~:text=G%C3%A9ographie-
,Situation,El%20Kiffan%20et%20Bab%20Ezzouar
45
Le quartier d’El Mohammadia est également délimité par des éléments physiques,
notamment :
Côté nord : La mer méditerranéenne. Côté sud : La route national N5.
Côté ouest : Oued el Harrach. Coté est : La route national N24.

Figure 54 : Carte des limites physiques du quartier El Mohammadia.


Source : Google Earth traitée par les auteurs.

I.2.4. Accessibilité du quartier El Mohammadia :


Le quartier bénéficie de plusieurs voies d’accès en raison de sa proximité avec un réseau
routier bien développé, il est possible d’y accéder par :
▪ L'Ouest : On peut accéder au quartier par deux moyens : via l'autoroute Est ou par
l'avenue BEKRI BOUGHERA au niveau du pont d'El Harrach.
▪ L'Est : Trois possibilités d'accès sont offertes : par la RN24 depuis Bordj El Kiffan,
directement par l'autoroute Est, ou par la route RN5 en provenance de Bab Ezzouar. Le
▪ Sud : Diverses possibilités sont disponibles via la RN5.

46
Figure 55 : Carte d'accessibilité du quartier El Mohammadia.
Source : Google Earth traitée par les auteurs.

I.2.5. Caractéristique physique du quartier el Mohammadia :


I.2.5.1. La climatologie :
El Mohammadia possède un climat tempéré méditerranéen a été chaud et sec selon la
classification de Köppen-Geiger. Sur l’année, la température moyenne à El Mohammadia
est de 17.2°C et les précipitations sont en moyenne de 260.5mm.86
• La précipitation :
Des précipitations moyennes de 1.8mm font du mois de Juillet le mois le plus sec.
En Novembre, les précipitations sont les plus importantes de l’année avec une moyenne
de 39.5mm.

Figure 56 : Graphique des précipitations du quartier El Mohammadia.


Source : https://planificateur.a-contresens.net/

86
https://planificateur.a-contresens.net/afrique/algerie/wilaya-de
mascara/mohammadia/2487293.html#:~:text=Sur%20l'ann%C3%A9e%2C%20la%20temp%C3%A9rature,en%20moyenn
e%20de%201078.4mm.

47
• La température :
Au mois de Août, la température moyenne est de 27.1°C. Août est de ce fait le mois le plus
chaud de l’année. Janvier est le mois le plus froid de l’année. La température moyenne est
de 8.7°C à cette période.

Figure 57 : Graphique des températures du quartier El Mohammadia.


Source : https://planificateur.a-contresens.net/

I.2.5.2. La sismicité :
Selon le règlement parasismique algérien (RPA 99-revision2003), la ville d'Alger, en
particulier ses communes côtières telles qu'El Mohammadia, se trouve dans la zone sismique
III, présentant une forte sismicité.

Figure 58 : Carte des zones sismiques au nord de l'Algérie.


Source : www.researchgate.net

I.2.5.3. La topographie :
La commune el Mohammadia se situe sur une large bande sur la rive droite de 0ued el
Harrach, les terrains sont peu accidentés la différence entre le plus haut point et le plus bas
est de 0 à 25-30m donc on trouve des pentes douces de 0 à 12% (du nord au sud).

48
Figure 59 : Carte de topographie d'El Mohammadia.
Source : Google Earth traité par les auteurs.

49
I.2.6. Développement historique du quartier El Mohammadia :
▪ Avant 1830 : (Période ottomane)
- Le site était vierge, la présence des forêts et des
batteries militaires faisait partie d’un système
défensif protègent la façade maritime.
- Présence d’un axe territoriale
Alger/Constantine.
- Présence d’un axe réseau routier qui relie les
différence batterie.
- Un bordj turc appelé « Bordj el Kantra »
construit en 1746 de forme carrée de 85 m de
côté. Figure 60 : El Mohammadia à l'époque ottomane
avant 1830.
Source : APC d’El Mohammadia traité par les
auteurs.

▪ La période coloniale
▪ En 1830-1836 :
- Transformation de Borj El Kantra en maison
carré, car elle était occupée par les français.
- Le maintien des batteries militaire ainsi que les
redoutes.
- En 1833 : la construction de la rue qui relie
fort de l’eau à la maison carrée (actuellement
la RN24).

Figure 61 : El Mohammadia à la période coloniale


: 1830-1836
Source : APC d’El Mohammadia traité par les
auteurs.
▪ En 1837-1860 :
L’arrivée du cardinal Charles Lavigerie dans le
quartier marqué par la construction du
monastère des pères blancs.
- Construction de la route Constantine (actuel
RN5)
- Construction de l’église à côté de la maison
carrée.

Figure 62 : El Mohammadia à la période coloniale :


1837-1860
Source : APC d’El Mohammadia traité par les auteurs.

50
▪ En 1862-1880 :
- Création d’un marché aux bestiaux en 1862.
- Création d’une gare ferroviaire en 1867
- Achèvement de la route (RN5)
- Concentration de bâtiment le long de la route
N5 (l’activité dominante devient résidentielle)

Figure 63 : El Mohammadia à la période coloniale :


1862-1880
Source : APC d’El Mohammadia traité par les auteurs.

▪ En 1882 – 1940 :

-La révolution industrielle


-L’extension de la zone résidentielle
- L’extension de complexe des pères blancs

Figure 64 : El Mohammadia à la période coloniale


: 1882-1940
Source : APC d’El Mohammadia traité par les
auteurs.

▪ En 1940-1962 :

- Développement de l’habitat individuel


- Développement de l’habitat collectifs (cité les
dunes 1959, cité 760 logement)
- Création de nouvelle infrastructure routières

Figure 65 : El Mohammadia à la période coloniale


: 1940-1962
Source : APC d’El Mohammadia traité par les
auteurs.

51
▪ Période post colonial
▪ 1962 à nos jours :
- Croissance, étalement urbain.
- L’apparition des ZHUN (pour répondre à la
crise de logement).
- L’implantation de la foire d’Alger.
- L’hôtel Hilton en 1990.
- L’aménagement de l’autoroute de l’Est en
1986.
- Centre commerciale Ardis.
- La grande mosquée d’Alger en 2020.

Figure 66 : El Mohammadia à la période post


coloniale.
Source : APC d’El Mohammadia traité par les
auteurs.
▪ Synthèse :

El Mohammadia est l’un des plus anciens quartiers d’Alger. Elle a connu un
développement urbain varié, marqué par un changement de vocation qui a favorisé une
mixité urbaine (activité résidentiel, cultuelle, culturel et commerciale)

Figure 67 : Carte de synthèse sur le développement historique d’El Mohammadia a travers l’histoire.
Source : Pdau traité par les auteurs

52
I.2.7. Les compositions de la structure urbaine du quartier El Mohammadia :
I.2.7.1. Système viaire :

Figure 68 : Carte du système viaire.


Source : Pdau d’Alger traité par les auteurs.

Le quartier d’El Mohammadia est structuré par plusieurs voies :


• Les voies principales : Elles sont considérées comme des axes de croissance pour le
quartier. Il s’agit de :
- La route nationale N°11, également connue sous le nom d'autoroute Est, c’est une
route nationale côtière algérienne de 418 km, elle relie Alger à Oran en longeant la mer
méditerranée.
- La route nationale N°5, souvent désignée sous le nom de route du Constantinois, c’est
un axe routier majeur en Algérie, reliant Alger à Constantine. Pendant longtemps, elle a été
la voie principale entre la capitale et l’Est du pays, demeurant la route la plus fréquentée
jusqu'à l'avènement de l'Autoroute Est-Ouest.
-La route nationale N°24, elle relie la RN5 à laRN11 pour rejoindre Bordj El Kiffan.
Les voies secondaires : Les routes secondaires jouent un rôle de distribution et de desserte,
assurant la connexion entre les routes principales, parmi celles-ci, on cite : La rue colonel
Menani, Av. Azzouz et rue Ben Youcef Khettab.

53
Les voies tertiaires : Les voies tertiaires sont des routes de faible importance qui
desservent principalement des zones résidentielles, industrielles ou agricoles. Elles sont
généralement étroites et moins fréquentées que les routes principales et secondaires, mais
elles jouent un rôle crucial en assurant l'accessibilité et la connectivité dans diverses
régions.
Les nœuds dans un système de voirie désignent les points de rencontre ou d'intersection
entre différentes routes, autoroutes ou voies de circulation. Ces points stratégiques peuvent
prendre différentes formes, telles que des carrefours, des échangeurs ou des giratoires, et
sont conçus pour faciliter la fluidité du trafic, dans notre cas on trouve :
• Les nœuds d’accessibilité : Ils se forment à partir de la convergence des axes
longitudinaux et transversaux essentiels de la ville.
• Les nœuds majeurs : ce sont des points de jonctions ou de transition de deux voies
secondaires.
• Les nœuds secondaires : ils se forment à partir de l’intersection des voies secondaires
et des voies tertiaires à l’échelle du quartier.

Figure 69 : La RN 11
Source : https://algerie54.dz/wp-
content/uploads/2021/09/grande-
mosquee.jpg
Figure 70 : La rue colonel
Menani.
Source : Prise par l’auteur.

54
I. 2.7.2. Système bâti :
▪ Le bâti et non bâti :

Figure 71 : Carte du bâti et non bâti.


Source : Pdau d’Alger traité par les auteurs.

El Mohammadia s’étend vers le sud avec une densité urbaine importante dont le cadre
bâti s’organise de façon linéaire et parallèle de ligne de rivage.
La structure urbaine de la ville révèle deux entités distinctes au sein de la commune
d’El Mohammadia : Une entité urbanisée au sud et une entité maritime non urbanisée.
Cette dernière comprend des parkings, des places, des jardins et des terrains vierges.

Figure 72 : La grande mosquée d'alger Figure 73 : Parking du centre commercial Ardis.


Source : https://www.geo.fr/imgre Source : https://www.algerie360.com/

55
▪ L’état de bâti :

Figure 74 : Carte de l'état de bâti.


Source : Pdau traité par les auteurs.

Le quartier se caractérise par sa diversité architecturale, formant un tissu urbain


hétérogène. Cependant, cette diversité est accompagnée d'une disparité en termes
d'entretien des bâtiments. En effet, les propriétés privées bénéficient généralement d'un
meilleur entretien que les édifices publics. Cette différence de traitement se manifeste
notamment par une dégradation plus prononcée des bâtiments publics, comme observé
dans le quartier des dunes.

56
▪ Les gabarits :

Figure 75 : carte des gabarits.


Source : Pdau traité par les auteurs.

Le quartier d'El Mohammadia se caractérise par une diversité de tailles de bâtiments,


dominée principalement par des structures de faible hauteur, telles que l’habitat
individuelle.

57
▪ Les activités :

Figure 76 : carte des activités.


Source : Pdau traité par les auteurs.

Le quartier offre une diversité d'activités, comprenant des secteurs résidentiel,


industriel et tertiaire, avec une forte prédominance de l'activité résidentielle,
représentant environ 60% de l'ensemble. De plus, la présence d'infrastructures majeures
telles que la Grande Mosquée d'Alger et le centre commercial Ardis confèr e une
importance économique significative à la région. Les activités industrielles se
concentrent le long des deux rives de l'oued El Harrach. Le quartier abrite également
une variété d'activités, notamment l’activité commerciales, éducatives, administrati ves,
sportives et culturelles.

58
I. 2.7.3. Système parcellaire :

Figure 77 : carte du système parcellaire.


Source : Pdau traité par les auteurs.

Dans la partie nord du quartier, le parcellaire est complètement absent. En ce qui concerne
la partie sud, le parcellaire présente généralement une structure organique, bien que quelques
parcelles régulières soient également présentes, comme illustré ci-dessous.
• Le 1 er type : le parcellaire de la cité de 618 logements.

Figure 78 : carte de la parcelle de la cité de 618 Figure 79 : photo aérienne sur la parcelle de la cité de 618
logts. logts.
Source : Pdau traité par les auteurs. Source : Pdau traité par les auteurs.
59
• Le 2éme type : Tissu régulier, homogène et la présence d’un axe de symétrie : Le
cas de la cité 632 logements.

Figure 81 : carte de la parcelle de la cité 632 Figure 80 :photo aérienne sur la parcelle de la cité 632
logts logts.
Source : Pdau traité par les auteurs. Source : Pdau traité par les auteurs.

• Le 3 -ème type : Tissu organique, homogène, alignement partiellement irrégulier une


implantation pavillonnaire : le cas de la cité résidentielle.

Figure 83 : carte de la parcelle de la cité résidentielle.


Source : Pdau traité par les auteurs.

Figure 82 : photo aérienne sur la parcelle de la cité résidentielle.


Source : Pdau traité par les auteurs.

60
I. 2.7.4. Carte de l’état de fait :

Figure 84 : carte de l'état de fait.


Source : Pdau traité par les auteurs.

La partie nord est dédiée aux activités industrielles et commerciales, on cite le centre commercial
Ardis, le jardin arabe, et les piscines de Oued El Harrach, alors que la partie sud est principalement
résidentielle, ainsi que la présence de la grande mosquée d’Alger.

61
I. 2.7.5. Carte des servitudes :

Figure 85 : carte des servitudes.


Pdau traité par les auteurs.

I.2.8. Les recommandations selon le P.O.S de la commune d’El Mohammadia :

Figure 86 : carte des recommandations du POS.


Source : P.O.S El Mohammadia traité par les auteurs.

-U33 : Prévoir des équipements d'accompagnement, et de services ainsi que des espaces
verts.

62
-U34 : Délocalisation des activités industrielles, ainsi que l'aménagement des berges de
l'Oued et la projection d'équipements sportifs et de loisirs.
-U35 : Combinaison avec le projet d'Alger Medina pour créer un pôle dynamique et
attractif.
-U36 : Emplacement de la future grande mosquée.
-U37 : Création d'espaces verts et éclairage de la voie.

I. 2.9. Les constats :


I. 2.9.1. Les potentialités et les carences du quartier El Mohammadia :

- Les potentialités :

• Situation centrale de la commune d’El Mohammadia dans la baie d’Alger.


• Proximité d’une importante infrastructure de transport : aéroport, gare
maritime, gare routière, gare ferroviaire.
• Existence d’une richesse naturelle : la mer méditerranée et oued El Harrach.
• La disponibilité du foncier.
• Existence d’une diversité d’activités dans le site (résidentielles, commerciale,
industrielle, cultuelle…).

- Les carences :

• La rupture physique entre le nord et le sud causée par l’autoroute de l’Est qui
représente une barrière de croissance de la ville vers le nord.
• Déséquilibre dans la répartition des équipements entre la partie nord et sud du
quartier.
• Des éléments naturels marquants : la mer méditerranée, oued El Harrach sont
non exploités, non valorisés et mis à l’écart.
• Déficit en infrastructure sportive
• Présence d’équipement à échelle internationale tel que la grande mosquée, ce
qui a engendré une rupture formelle et fonctionnelle avec les équipements du
quartier.
• Rupture brutale d’échelle de la grande mosquée.
• Rupture entre le front de mer et la sablette .
• Présence des friches industrielles le long des berges de l’Oued El Harrach.

63
I. 2.9.2. Schéma de constat :

Figure 87 : Schéma de constat du quartier El Mohammadia.


Source : Pdau d’Alger traité par les auteurs.

64
II.Partie pratique :
II. 1. Intervention urbaine :
II.1.1. Schéma de principe et d’action :

Figure 88 : Schéma de principe du quartier El Mohammadia.


Source : Pdau d’Alger traité par les auteurs.

65
À partir de l'analyse des divers systèmes urbains du quartier d'El Mohammadia, nous avons
conçu le tableau suivant répertoriant les actions à mener.
Rappel du constat Actions à mener Objectifs
Front de mer mal Aménager une Mettre en valeur et
structuré promenade le long du exploiter la mer
front de mer méditerranée
Rupture entre le front Créer une relation Valoriser et mieux
de mer et la sablette physique entre la exploiter le front de
sablette et le front de mer et la sablette
mer
La rupture physique Changer le caractère de Avoir une continuité
entre l’urbain et le l’autoroute physique et une relation
front de mer causé entre l’urbain et le front
par l’autoroute de de mer
l’Est
Présence des friches Reconversion des Récupération du
industrielles le long friches industrielles le foncier
des berges de l’oued long des berges de
El Harrach l’oued avec des
activités qui
conviennent à l’oued El
Harrach
Rupture d’échelle, Projeter des Assurer un équilibre
formelle et équipements par rapport à l’échelle,
fonctionnelle de la d’accompagnement à la la forme et le
grande mosquée grande mosquée fonctionnement entre la
grande mosquée et les
autres équipements et
profiter de sa position
centrale
Déséquilibre dans la Implanter des Établir un équilibre
répartition des équipements dans la entre la partie nord et
équipements entre la partie nord sud
partie nord et sud du
quartier.
Tableau 1 : Les actions à mener et les objectifs du quartier El Mohammadia
Source : Auteurs.

II. 1.2. Plan d’aménagement :


Après notre analyse, nous avons proposé le plan d’aménagement suivant, qui se
concentrera sur le développement de deux pôles : un pôle culturel et un pôle touristique.

66
On commence par :
▪ L’étape 01 :
Dans une première phase, nous avons entrepris l'identification des axes structurants de
notre plan d'aménagement. Le premier axe, celui de l'ancrage urbain, divise notre site en
deux zones distinctes : une zone culturelle et une zone touristique.
Pour la zone culturelle, nous avons instauré un axe culturel reliant la grande mosquée à la
mer. Par la suite, deux axes secondaires ont été prolongés à partir des passerelles de la
grande mosquée afin d'assurer la continuité de l'axe culturel jusqu'à la mer.
Concernant la zone touristique, nous avons tenu compte de la présence d'éléments
naturels tels que l'oued et la mer. Ainsi, nous avons conçu un axe touristique
spécifiquement qui répond à ces caractéristiques.

Figure 89 : Carte des axes primaires


Source : Auteurs.

▪ L’étape 02 :
Création d'un écran végétal pour délimiter l'axe urbain, prolongeant ainsi les axes existants
et les nouveaux axes créés pour structurer les parcelles. L'axe culturel atteint son apogée
avec un théâtre en plein air, tandis que les deux axes secondaires se rejoignent sur
l'esplanade aménagée, point d'achèvement de l'axe touristique.

67
Figure 90 : Carte représente les deux pôles et le découpage des parcelles.
Source : Auteurs.

Notre plan d’aménagement contient deux pôles :


▪ Pôle culturel : Il se positionne comme le pôle principal car il abrite notre projet
architectural qui est articulé avec la grande mosquée d’Alger ; il comprend :
1. Le projet architecturale « Musée du monde arabe ».
2. Théâtre en plein air.
3. Centre d’artisanat.
4. Centre de développement et de technologie.
5. Médiathèque.
6. Hôtel d’affaire.
7. Habitat haut-standing.
8. La place arabe.
9. Promenade le long du front de mer.
▪ Pôle touristique : Il comprend :
10. Hôtel balnéaire.
11. Forêt de récréation.
12. Aqua-parc.
13. Promenade.

68
Figure 91 : Plan d'aménagement
Source : Auteurs.

69
II. 2. Conception architecturale :
II. 2.1. Analyse de l’air d’intervention :
Notre site d’intervention architecturale se situe dans le pôle culturel dans la partie nord du
quartier d’intervention, il est délimité
- Au nord : La promenade le long du front de mer.
- Au sud : Le centre de développement et de technologie.
- A l’ouest : La rue colonel Menani.
- A l’est : La place arabe.

Figure 92 : Situation et délimitation de l'air d'intervention.


Source : Auteurs.

II. 2.2. Accessibilité de l’air d’intervention :


Notre site d’intervention est accessible par plusieurs moyens. L’accessibilité mécanique est
assurée par la route N11 qui débouche sur une rue que nous avons créée et qui mène au
parking public situé sous la place arabe, ainsi que par la rue « Colonel Menani » vers le
parking du projet.
En ce qui concerne l’accessibilité piétonne, celle-ci est assurée par la place arabe, la
promenade et les parcours piétons que nous avons aménagés tout autour de notre quartier
d’intervention.
II. 2.3. Géomorphologie de l’air d’intervention :
- Forme et surface : La forme du terrain est rectangulaire, avec une longueur de 164,7m
et une largeur de 99.24 ce qui donne superficie de 16 344 M².
- Données topographiques : L’air d'intervention affiche une topographie uniforme avec
une légère pente ne dépassant pas 5%, ce qui offre une morphologie de site extrêmement
propice à l'urbanisation.

70
Figure 94 : Coupe topographique sue l'air d'intervention.
Source : Google Earth.

- Données climatiques : Le site est caractérisé par les vents dominants du coté nord-
est en éte en du coté nord-ouest en hiver.

Figure 93 : Les données climatiques de l'air d'intervention


Source : Auteurs.

II.2.4. Projet architectural :


II.2.4.1. Choix du projet :
Selon Larousse : le musé est un lieu, édifice ou sont réunies, en vue de leur conservation et
de leur présentation au public, des collections d’œuvres d’art, de biens culturels,
scientifiques ou technique.
Le choix du projet découle de la nature de notre thème de recherche, notre objectif
principal est de résoudre les problèmes sur lequel repose notre étude de renforcer
l’attractivité culturel et transformer la ville d’Alger en une métropole international et
touristique. La conception d’un musée dédié au monde arabe s’appuie sur plusieurs raisons
laquelle : accompagné la grande mosquée et renforcer l’attractivité culturelle dans le
quartier à travers un musée qui regroupe les stèles du monde arabe qui sont exposée dans le
jardin arabe, ainsi que le musée permet au public de s’enrichir culturellement.

71
II.3. Analyse thématique :
II.3.1. Exemple 01 : Musée du Louvre -Abu Dhabi-
« C’est un projet basé sur un signe majeur de l’architecture arabe : la coupole. Mais ici la
coupole est une proposition moderne par le décalage qu’elle affiche avec la tradition. »
Jean Nouvel
Le Louvre Abu Dhabi est le premier musée universel du monde arabe. Liant Abu Dhabi
avec le nom du Louvre, ce musée présente des œuvres d’intérêt historique, culturel et
sociologique, anciennes et contemporaines, provenant du monde entier.87
II.3.2. Présentation du projet :
Le Louvre Abu Dhabi est un musée localisé au Émirats Arabes Unis, conçu par l’atelier
Jean Nouvel et inauguré en novembre 2017, d’une surface de 97 000 m².
Le Louvre Abu Dhabi est le plus grand projet culturel de la France à l’étranger. Il est le
fruit d’une coopération sans précédent entre la France et les Émirats arabes unis qui a
donné naissance au premier musée universel du monde arabe. Le succès du Louvre Abu
Dhabi repose sur trois piliers : l’architecture spectaculaire, la richesse de sa collection
permanente, grâce à l’engagement du Louvre et des musées français, la qualité de ses
expositions temporaires.

Figure 95 : Photo sur le musée du Louvre Abu Dhabi.


Source www.archdaily.com

II.3.3. Situation du projet :


Le Louvre se trouve au bord de l'île de Saadiyat, d'une superficie de 27 km2 – traduite de
l'arabe par « l'île du bonheur » – à environ 500 mètres des côtes de la capitale des Émirats
arabes unis.

87 www.louvre.fr
72
Il est situé dans le quartier culturel de Saadiyat, qui fait partie du développement plus vaste
de ces îles naturelles en attractions touristiques, commerciales et culturelles artificielles,
et qui contient 3 autres musées et centres d’art.88

Figure 96: vue satellite du musée du Louvre Abu Dhabi


Source : www.archdaily.com

▪ Conception et volumétrie du projet :


La pièce maîtresse de l'architecture de Jean Nouvel est une immense coupole argentée qui
semble flotter au-dessus de cette ville-musée. La forme principale des autres pièces est le
parallélépipède.
Il existe une symétrie dans la forme du dôme, mais l'asymétrie apparaît dans le reste de la
composition. Dans l’ensemble, il y a un équilibre visuel.
La conception, s'inspire de multiples caractéristiques qui façonnent l'architecture et le tissu
urbain du monde arabe, tout en établissant des liens avec des éléments vernaculaires qui
soulignent l'identité nationale du pays : les établissements côtiers et les oasis de palmiers.
Nouvel a déclaré à propos de sa volonté de contextualiser son projet dans le cadre de
l'histoire, de l'architecture et de l'urbanisme arabes : « Je voulais que ce bâtiment soit le
miroir d'un territoire protégé qui appartient au monde arabe et à cette géographie ». Le
complexe de 55 bâtiments cubiques blancs créant une « ville-musée dans la mer » s'inspire
de la composition d'une médina ou d'une ville traditionnelle trouvée dans les villes
d'Afrique du Nord et d'Arabie. Bien que composée pour imiter la sensation de marcher
entre une série de blocs étroitement liés, l'échelle intime d'une médina réelle est quelque
peu perdue car elle est submergée par l'énorme dôme au sommet et la grande quantité

88
www.architectural-review.com
73
d'espaces fluides - une médina était souvent façonné par des ruelles étroites, des bâtiments
condensés de faible hauteur, des cours intériorisées et plusieurs espaces communs et, plus
important encore, il a été développé de manière organique en réponse aux besoins de la
société.

Figure 98: vue de dessus sur le musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : www.archdaily.com

Figure 97: volumétrie du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : https://encrypted-tbn0

Figure 99: volumétrie du musée du Louvre Abu


Dhabi.
Source : www.archdaily.com

74
Le dôme, une pièce importante et symbolique de l'architecture islamique traditionnelle
présente dans de nombreux lieux de culte et établissements politiques.

La conception en dentelle du dôme est basée sur la façon dont les rayons du soleil sont
filtrés à travers les frondes de palmiers ondulants dans les oasis locales ainsi que dans
les maisons traditionnelles (huttes arish/barasti) couvertes de feuilles de palmier
entrelacées.

Figure 101 : Dôme du musée du Louvre


Abu Dhabi.
Source : www.archdaily.com

Figure 102 : Dôme du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source: www.archdaily.com
Figure 100 : Dôme du musée du Louvre
Abu Dhabi.
Source : www.archdaily.com
Des bassins de marée sont également incorporés à
différents niveaux de surface pour souligner
davantage les liens visuels et figuratifs entre le
village (le musée), le soleil/ciel (le dôme), la terre
(le sol en mosaïque), l'air (la brise fraîche et le
brouillard humide), et l'eau (la mer) – l'espace
établit ainsi son propre microclimat dans l'espace
semi-extérieur.
Figure 103: Le bassin du musée du Louvre
Abu Dhabi.
Source : www.archdaily.com

75
Le type de circuit utilisé est labyrinthique.
Il laisse aux visiteurs la liberté de choisir l'ordre
dans lequel ils souhaitent visiter les éléments du
musée.

▪ Le programme du projet :
Figure 104 : Vue intérieure du musée du
Sous son dôme de 180 m de diamètre, le musée du Louvre Abu Dhabi.
Source : www.archdaily.com
Louvre Abu Dhabi dévoile ses 6.400 m² de
collections permanentes et ses 2.000 m² d’expositions temporaires (mais aussi un musée
des enfants, un auditorium, un restaurant, un bar et des espaces administratifs) nichés au
cœur de la baie ouverte sur le Golfe Persique. Les espaces majeures du Louvre Abu Dhabi
:
– les galeries permanentes
– la galerie temporaire
– le musée des enfants
– la place basse
– l’auditorium
– le bar et le restaurant

Les Galeries Permanentes :


Le parcours de l’exposition permanente est
divisé en quatre grandes périodes
chronologiques :
– archéologie et naissance des civilisations
– Moyen-Age et naissance de l’Islam
– période classique : des Humanistes au
Siècle des Lumières
Figure 105 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu
– période moderne et contemporaine, Dhabi.
débutant à la fin du XVIIIème siècle. Source : www.archdaily.com
Chaque aile est divisée en galeries qui traitent les différents aspects de la période et la transition
entre ces quatre périodes chronologiques est marquée par des espaces multifonctionnels appelés
‘vestibules’.
Ce sont aussi des lieux pour se reposer, méditer, apprendre.

76
La Galerie Temporaire
Dans la galerie temporaire de 2 000 m² située
sous la coupole du musée, 168 poutres
constituent le plafond architectural imaginé
par l’architecte Jean Nouvel et le concepteur
lumière 8’18’.
La motorisation de chaque poutre permet le
positionnement à l’aplomb désiré et choisi en
fonction des besoins scénographiques des Figure 106 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu
événements plastiques et artistiques qui s’y Dhabi.
Source : www.archdaily.com
dérouleront.
L’auditorium
Excentré au nord du musée,
l’auditorium polyvalent de 271 places
fait face à la mer. Une large ouverture
dans le fond de scène permet de
contempler le calme de la baie d’Abu
Dhabi. Cette fenêtre intègre un écran de
projection et son cadrage motorisé peut
laisser place à de multiples Figure 107 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu
configurations de l’écran ou de Dhabi.
l’ouverture sur l’extérieur. Un système Source : www.archdaily.com
occultant permet de rendre l’auditorium totalement opaque à la lumière.
▪ Le dossier graphique :
Le plan :

Figure 108 : plan du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : www.archdaily.com

77
Le musée dispose d'un seul niveau où l'on trouve les salles d'exposition disposées autour du
dôme central. En plus des salles d'exposition, on y trouve également un auditorium, un restaurant
et la place basse. L'agencement favorise une circulation fluide et intuitive pour les visiteurs,
permettant une exploration aisée des collections ainsi que l'accès aux autres espaces. Des zones
de repos et des espaces interactifs complètent l'expérience muséale, offrant ainsi un cadre
propice à la découverte et à la contemplation des œuvres d'art.

Figure 109 : plan qui montre les espaces intérieurs du musée du Louvre Abu Dhabi.
Source : www.archdaily.com

- Les coupes : Galerie permanente

Figure 111 : Coupe 01 du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : www.archdaily.com

Figure 110 : Coupe 02 du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : www.archdaily.com

78
- Les façades :
Les façades du musée du Louvre Abu Dhabi sont une fusion harmonieuse de modernité et
de tradition. Elles se caractérisent par une esthétique minimaliste avec des matériaux
nobles tels que le verre, le métal et la pierre, créant un dialogue entre lumière et ombre. Les
façades extérieures sont ponctuées par des motifs géométriques complexes inspirés de
l'architecture islamique, permettant à la lumière naturelle de pénétrer de manière filtrée et
créant des jeux de lumière captivants à l'intérieur.
Les murs extérieurs, en pierre blanche, évoquent la tradition locale tout en offrant une
surface réfléchissante qui change de couleur en fonction de la lumière du jour. Le dôme
central, avec ses étoiles métalliques, se démarque au-dessus des façades, unifiant
l'ensemble du bâtiment et offrant une identité visuelle forte. L'ensemble des façades
contribue à créer une atmosphère sereine et majestueuse, en parfaite harmonie avec
l'environnement marin de l'île de Saadiyat.

Figure 112 : Façades du musée du Louvre Abu Dhabi.


Source : www.archdaily.com

79
II.3.1. Exemple 02 : Institut du monde arabe (IMA)
Le musée de l’IMA invite le visiteur à la découverte du monde arabe, par-delà les idées
reçues, en lui présentant toute la diversité de ses cultures, ethnies, langues, confessions,
depuis ses origines jusqu’à nos jours.
II. 3.1.1. Présentation du projet :
L’institut du monde arabe est une institution
culturelle située à paris, en France. Fondé, en
1987, d’une superficie 27 000m² a pour
mission de promouvoir la compréhension et
l’échange culturel entre la France et le monde
arabe. Son bâtiment conçu par l’Architect Jean
Nouvel, est une œuvre architecturale
emblématique. Figure 113 : Institut du monde arabe
Source : https://architecturestudio.fr/

II. 3.1.2. Situation du projet :


Le site choisi est très stratégique, le site se trouve en bordure de la seine, à l’intersection
de plusieurs rues importantes de Paris, dont le boulevard Saint-Germain.

Figure 114 : carte de situation de IMA


Source : google Earth édité par l’auteur

II. 3.1.3. Conception et volumétrie du projet : L’institut du monde arabe est composé de
deux bâtiments parallèles, séparés par une grande faille prolongée par un patio. Le
premier bâtiment (section rectangulaire) du côté sud abrite la bibliothèque et le second
(d’une section courbée) s’ouvre sur la seine accueille le musée.

80
Figure 115 : volumétrie de l’IMA
Source : google image traitée par l’auteur

II.3.1.4. Le programme du projet :


Le programme de l’institut du monde arabe incluait diverses catégories d’espaces :
-Musée de l’art et de la civilisation arabo-islamique sur 5 niveaux
-Médiathèque largement ouverte au public
-Salle d’expositions
-Auditorium
-Des services communs
-Galerie d’art contemporain
-Lieu de rencontre scientifiques et artistique
II.3.1.5. Le dossier graphique :
Le plan de sous-sol :
On trouve un auditorium de 352 place et un espace dédié aux jeunes ont également été
intégrés, a ce même niveau, une salle hypostyle adaptable a été créée pour accueillir une
variété d’expositions.

81
Figure 117 : coupe -AA-du IMA
Source : https://www.dwglab.com/ traité par l’auteur

1- Salle hypostyle
2- Auditorium
3- Salles d’exposition
4- Salles d’actualités

Figure 116 : plan de sous-sol


Source : https://www.dwglab.com/ traité par l’auteur

- Auditorium :
Equipé en son et lumière, offre la possibilité
d’organiser divers événements tels que des
conférences, des séminaires, des colloques, des
conventions, des projections cinématographiques et
des spectacles de théâtre.
Figure 118 : Auditorium du IMA
Source : https://www.imarabe.org/

- Salle hypostyle :
A la sortie de l’auditorium, une vaste salle de 900
m² agrémenté de 140 colonnes, offre un cadre
unique propice a la tenue de divers événements
tels que des expositions, des défilés de mode, des
réunions promotionnelles des diner assis Figure 119 : salle hypostyle du IMA
Source : https://www.imarabe.org/

82
- Le plan de RDC :
Au rez de chaussée, vous trouverez les services d’accueil, un espace dédié aux
expositions temporaires, une salle d’actualités, un café littéraire, une librairie et une
boutique. La hauteur sous plafond de ces locaux est limitée, ce qui crée un contraste
captivant avec le grand volume de l’escalier et des ascenseurs. L’entrée est précédée par
un vaste parvis.

Entrée
principale

Entrée
secondaire coté
Nord

Entrée
secondaire coté
Sud

Figure 120 : Plan de rez-de-chaussée 1- Hall


Source : https://www.imarabe.org/ édité par l’auteur 2- Hall
d’accueil
3- Vide sur
- Le plan de 4eme étage : les salles
d’actualit
és
4- Vide sur
les salles
d’exposit
ion
temporai
re

1- Musée
Figure 121 : plan de 4eme étage 2- Vide sur bibliothèque
Source : https://www.imarabe.org/ édité par l’auteur 3- Patio
4- Tour de livre

83
- Musée :
Le musée, réparti sur trois niveaux, abrite une
importante collection d’objets provenant du fond
propre de l’institut, de dans et prêts extérieurs. Il
offre un parcours captivant a travers la civilisation
arabe, aussi bien dans le temps que dans l’espace. Figure 122 : Musée du IMA
Source : https://www.imarabe.org/
- Bibliothèque :
La bibliothèque, de type libre-service est ouverte au
public, rassemble 55 000 titres et 1200 périodiques.
Elle dispose également d’un service de prêt, assurant
la liaison entre les trois niveaux par ascenseur ou a
travers une tour de livres hélicoïdale qui s’ouvre sur
Figure 123 : Bibliothèque du IMA
Notre-Dame. Source : https://www.imarabe.org/

- Tour de livre :
C’est un espace ou le monde extérieur pénètre dans la
bibliothèque. On se trouve dans un lieu qui incarne la
ville tout en étant préservé de ses bruits, ce qui est à la
fois visuellement captivant et réconfortant sur le plan
psychologique
Figure 124 : Tour de livre du IMA
Source : https://www.imarabe.org/
- Le patio :
Le traitement du patio intérieur, revêtu de la plaque de
marbre translucide agrafés à une résille métallique.
Le patio résume dans chacun de ses carrés d’albâtre
translucide

Figure 125 : Le patio du IMA


- Le plan du 6 -ème étage : Source :
https://www.imarabe.org/

1- Musée
2- Vide sur bibliothèque
3- Les bureaux
Figure 126 : Plan du 6éme étage du IMA
Source : https://www.imarabe.org/ édité par l’auteur

84
- Le plan de 9 -ème étage :
Les niveaux supérieurs comprennent, en plus de l’administration de l’institut, la salle
du haut conseil ainsi que deux restaurants, dont l’un offre l’accès a une terrasse avec
une vue dominante sur Paris.

1- Salle de haut
conseil
2- Cafétéria
Figure 127 : Plan du 9 -ème étage du IMA 3- Terrasse
Source : https://www.imarabe.org/ édité par l’auteur

Salle de haut conseil :


Cette salle de 260m², accompagnée d’un fumoir attenant
40 m², a la capacité d’accueillir, selon sa configuration,
de 50 à 400 personnes lors de séminaires, réunions,
réceptions, évènements, tournage.
Terrasse : Figure 128 : Salle de haut conseil du IMA
Source : https://www.imarabe.org/
La terrasse, situé au 9eme étage, offre une vue
exceptionnelle sur le chevet de Notre-Dame. Avec ses
300 m² en plein air, il est également possible de la
privatiser en complément de la salle du haut conseil, situé
en même étage.

Figure 129 : Terrasse du IMA


Source : https://www.imarabe.org/
II. 3.1.6. Conception de la façade :
La façade nord courbe pour accompagner le fleuve et renvoie à Paris un reflet imaginaire de verre
sérigraphies à travers un mur rideau d’aluminium et de verre qui est une expression de la culture
occidentale, avec son rythme horizontal.
La façade sud donne sur une cour carrelée, est une expression contemporaine de la culture
orientale. La façade est composée de 240 moucharabieh industriel et décoratif.

85
Figure 132 : La façade du IMA
Source : https://www.lemoniteur.fr/
Les moucharabiehs utilisés sont conçus pour s’ouvrir et se fermer toutes les heures en
fonction des variations des lumières.

Figure 131 : Moucharabieh sur la façade du IMA Figure 130 : Vue intérieure sur le moucharabieh
Source : https://www.lemoniteur.fr/ du IMA
Source : https://www.lemoniteur.fr/
II.3.1.7. Systèmes constructifs du projet :
L’achèvement des charges verticales vers les fondations est
assuré par une superstructure en acier de 1100 tonnes.
Les charges horizontales sont reprises soit par des croix en
acier, soit par des éléments en béton.
Les planchers du musée sont en béton supportés par des
poutres en acier espacées de 2.90 m. Utilisations des poteaux
en béton de la forme tubulaire avec diamètre variant de 219 à
400 mm.

Figure 134 : Les poutres en treillis


du IMA
Source : https://www.imarabe.org/

Figure 133 : La structure du IMA


Source : https://www.imarabe.org/
86
II. 4. Programme du projet :
II. 4.1. Programme spatiale :

Figure 135 : Schéma d'organigramme du RDC et du 1er étage du projet.


Source : Auteurs.

87
Figure 136 : Schéma d'organigramme du R+2 et R+3
Source : Auteurs.

88
II. 4.2. Programme qualitatif et quantitatif :
Le programme du projet et fait à travers les recherches et l’analyses des plusieurs
exemples, ce programme adapté selon le besoin du projet qui se base sur le regroupement
des différentes cultures des pays d’arabe.
Espace Sous espace Nombre Surface
Sas d’entrée 1 50 m²
Hall d’accueil et exposition 1 1152 m²
Espace d’accueil permanente
Bureau du surveillance 1 30 m²
Sanitaire 4 21 - 37 m²
Les salles d’exposition des 200 – 410 m²
Exposition 23 pays arabe 23
Hall d’accueil 1 200 m²
Salle de Auditorium (304 1 500 m²
Auditorium place)
Cafétéria 1 92 m²
Sanitaire 2 18.5 m²
Hall d’entrée 1
Vestiaire 2 15.6 – 22.3 m²
Bureau du secrétariat 1 12.4 m²
Bureau du directeur 1 40 m²
Salle du réunion 1 17 m²
Bureau du comptable 1 12.4 m²
Gestion et Logistique 1 16 m²
coordination Bureau maintenance du 1 33 m²
bâtiment
Locaux d’entretien 2 12.4 – 27 m²
Stockage 6 26.5 – 41 m²
Archive 1 50.4 m²
Boutique des souvenirs 1 107 m²
Commerce Boutique tapis du monde 1 85.13 m²
Consommation Cafétéria 2 107 m²
Chaufferie 1 63 m²
Bâche a eau 1 50.5 m²
Locaux technique Electricité 1 50 m²
Climatisation 1 68 m²
Dépôt 1 55 m²
Place de voiture 127 11.5 – 12.5 m²
Parking Place de 2 roues 11 6 m²
Place PMR 3 20 m²
Loge gardien 2 5.5 m²
Tableau 2 : Le programme qualitatif et quantitatif du projet.
Source : Auteurs.
89
II.5. Conception du projet :
II.5.1. L’idée du projet :
L’objectif de notre travail et de positionner la métropole d’Alger parmi les principales
métropoles internationales, pour cela nous avons pris en considération la grande mosquée
d’Alger comme un élément important de notre site d’intervention, aussi le jardin arabe
avec ses stèles des pays arabes exposés, ce qui nous a inspirés à créer un musée du monde
arabe qui regroupe la culture des 23 pays arabes, et cela réponds au concept d’attractivité
culturelle. Dans la conception de notre projet on a utilisé le concept de la géométrie qui est
un élément utilisé dans l’architecture arabo-musulmane avec une toiture courbée inspirée
des vagues de la mer.

Figure 137 : Les stèles des pays Arabes du jardin Arabe


Source : Prise par les auteurs.

II. 5.2. Genèse du projet :


- Etape 01 : Le site adopte une forme rectangulaire, on a conservé cette forme du
terrain et on a tracé les diagonales, ainsi qu’on a développer la partie sud en raison
d’une servitude.
- Etape 02 : Les diagonales nous permettent d’avoir les 2 axes structurant, le 1er axe
plus important qui donne sur la mer et le 2eme vers la place arabe.
- Etape 03 : A partir de ces axes, on a opté de faire une trame pour avoir la forme d’un
octogone.

90
ite
d interven on

N
ervitude

Figure 138 : Etape 02 de la genèse Figure 139 : Etape 03 de la genèse


Figure 140 : Etape 01 de la genèse
du projet. du projet.
du projet
Source : Auteurs. Source : Auteurs.
Source : Auteurs.

-Etape 04 : A l’intersection des axes, on a créé un espace de circulation centrale de


forme ellipsoïdale (patio qui est aussi un élément de l’architecture arabo musulmane)
qui va aérer et éclairer l’intérieur.
-Etape 05 : On a marqué l’entrée principale et celle de l’auditorium par des façades
courbées, et on a effectué des soustractions pour optimiser le fonctionnement intérieur.
-Etape 06 : En réponse à l'influence maritime, nous avons intégré une toiture courbée
inspirée par les vagues, agrémentée d'un patio. L'entrée principale est distinctement
mise en valeur par l'utilisation de moucharabiehs dans la conception de la toiture.

Figure 143 : Etape 04 de la genèse Figure 142 : Etape 05 de la genèse. Figure 141 : Etape 06 de la genèse.
Source : Auteurs. Source : Auteurs. Source : Auteurs.

91
II.5.3. Conceptions des façades :
Notre site influence la conception des façades de notre projet, entouré de nombreux
éléments naturels tels que la mer et sa promenade.

Pour la façade de l’entrée principale, nous avons opté pour un mur rideau afin de
maximiser la vue entre l’intérieur et la mer.

Nous avons choisi de concevoir un musée fermé au niveau des salles d’exposition, car
notre concept repose sur des expositions via des écrans. Ainsi, les façades est et ouest sont
ornées de calligraphie arabe.

Nous avons utilisé la couleur bleue, largement présente dans l'architecture arabe, et la
couleur blanche, inspirée de la ville d'Alger, connue sous le nom de « Alger la Blanche ».

La toiture est réalisée en PVC avec des courbes inspirées des vagues, et un patio en verre
éclaire l’intérieur, où les salles d’exposition sont organisées.

Figure 144 : Façade Est du projet.


Sources : Auteurs.

92
Figure 145 : Façade nord du projet.
Source : Auteurs.
II.5.4. ystème construc f :

Pour augmenter la rigidité du bâtiment, nous avons opté pour une structure composée de
murs en voile de 30 cm d'épaisseur et de sections de voile de 40 cm d'épaisseur.

Pour l'auditorium, nous avons choisi une structure en treillis avec un plancher collaborant,
permettant de libérer l'espace et d'offrir une grande lisibilité.

La toiture du projet est une structure tridimensionnelle, maintenue par la rigidité des
triangles. Ce système est constitué d'éléments tubulaires connectés par des nœuds
sphériques, et de poteaux métalliques de 60 cm de diamètre pour soutenir la toiture à
l'extérieur.

Figure 146 : Structure tridimensionnelle tubulaire.


Source : https://www.lemoniteur.fr

Figure 147 : Voile en béton armé.


Source : https://www.rector.fr

93
Figure 148 : Structure de toiture du projet.
Source : Auteurs.

Conclusion du chapitre :
En conclusion, on peut affirmer qu’Alger par sa situation géographique et son potentiel, se
positionne comme une ville de commandement à l'échelle nationale et aspire à une
reconnaissance internationale en renforçant son attractivité culturelle. En mettant l'accent sur
l'attractivité culturelle du quartier d'El Mohammadia, nous avons souligné son rôle crucial
en tant que moteur économique. Cette approche, ouvre la voie à un développement urbain
durable et prospère pour la métropole d'Alger.

94
Conclusion générale :

En conclusion, ce mémoire a visé à déterminer comment exploiter les richesses historiques


et culturelles d'Alger pour la positionner en tant que métropole culturellement attractive à
l'échelle mondiale. Nous avons adopté une approche théorique solide, en conceptualisant
les processus de métropolisation et en identifiant les facteurs clés qui permettent à une ville
de devenir une métropole.
À partir de cette fondation, nous avons analysé les indicateurs et les composantes
spécifiques de la ville d'Alger, cherchant à comprendre son absence sur la carte des
métropoles mondiales. Notre recherche s'est focalisée sur le quartier d'El Mohammadia, en
raison de son potentiel à renforcer l'attractivité culturelle de la ville.

Notre intervention a abouti à la proposition d'un plan d'aménagement intégrant une entité
culturelle majeure : le Musée du Monde Arabe. Ce projet architectural est conçu non
seulement pour enrichir l'attractivité culturelle d'Alger, mais aussi pour jouer un rôle
central dans sa stratégie de métropolisation. En valorisant la culture, ce musée vise à doter
Alger d'une nouvelle image, restaurer son attrait culturel, et ainsi réaffirmer son influence
locale, régionale, nationale et internationale.

En intégrant la culture dans la stratégie de développement urbain, Alger peut aspirer à


devenir une métropole dynamique et attractive, capable de rivaliser avec les grandes villes
du monde.

95
Bibliographie

96
❖ Livres et ouvrages :

• Claude LACOUR et Sylvette PUISSANT, 1999, La métropolisation - Croissance,


diversité et fractures, Paris, Anthropos-Economica, p.30, (Collection Villes).
• LACOUR. C et PUISSANT. S. op. cit. p65. / pdf La métropolisation, entre
approfondissement et détournement p 10.
• François ASCHER, Métropolisation, Concentration de valeur à l'intérieur et autour des
villes les plus importantes, dans Jacques LEVY et Michel LUSSAULT, Dictionnaire de
la géographie et de l'espace des sociétés, p. 612-615, Paris, Belin, 2003. - voir aussi
Pierre VELTZ, Mondialisation, villes et territoires, Paris, PuF, 2005.
• Ascher François, 1995, Métapolis Ou l'avenir des villes, Paris : 15 rue Soufflot
• Gabriel Wackermann : Très grandes villes et métropolisation. Ellipses, Paris 2000.

• CESE, avis "Métropoles et structuration du territoire", rapporté par Jean-Claude Bury


(2003), p. 3.
• CEMAT, Schéma européen d'aménagement du territoire. Conseil de l'Europe,
Strasbourg, 1994, p.19.

• CESER de Bretagne, étude Les dynamiques territoriales de Bretagne en question,


rapportée par Alain Laplanche et Jacques Uguen (2013).
• Pierre Veltz, audition devant la section le 27 février 2019.

• Xerfi-Pierre Veltz, 2015, « Métropoles », CCI Paris Ile de France


• Lacour, C. et Puissant, S. La Métropolisation : Croissance, Diversité, Fractures. Paris,
Anthropos.
• Lacour, C. et Puissant, S. (1999). La Métropolisation : Croissance, Diversité, Fractures,
Paris, Anthropos.

• Bury, J.-C. Métropoles et structuration des territoires. Paris, Conseil Economique et


Social, DATAR : 262 p.
• Rozenblat, C. et Cicille, P. Les Villes européennes : Analyse comparative. Paris,
DATAR.
• (République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Industrie et de la
Production Pharmaceutique Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation
Foncière)

97
• Pumain D. (2017). Attraction, attractivité. Hypergeo [en ligne], consulté le
02/08/2017, URL : http://www.hypergeo.eu/spip.php?article39
• Mulkay, B. (2006). La compétitivité d’un territoire. Colloque du CRIES. 9 et 10
octobre.
• Olszak, E. (2010). Développement durable et attractivité des territoires dans
l'Union Européenne, opposition ou convergence ? Géographie, économie, société
12, 279-305.
• Veltz P. (2004), « Il faut penser l’attractivité dans une économie relationnelle… »,
Pouvoirs Locaux, n°61, dossier, II/2004.
• Le nouveau PETIT ROBERT 1993, « Définition commune de la culture à
ANGERS.doc12/06/2009 ».
• Hannah Arendt - La crise de la culture, 1961, « Définition commune de la culture à
ANGERS.doc12/06/2009 ».
• Françoise Lucchini, Les équipements culturels au service de la population des
villes, colloque « les problèmes culturels des grandes villes », (1997. Déc). P.352,
www.journals.openedition.org
• Brigitte Ricard et Rosaire Garon (2013. JUL.). Les équipements culturels et la
pratique culturelle dans les villes québécoises, Loisir et société 27(2), p.331.
www.researchgate.net
• L’Assemblée générale de l’ICOM, Prague, le 24 août 2022, www.icom.museum/fr
• “Influence of culture on regional and urban development”. Culture & Creativity,

• Institut d’aménagement et d’urbanisme (2016. Avr.). LIEUX CULTURELS ET


VALORISATION DU TERRITOIRE TOME TOUR D’HORIZON
INTERNATIONAL, www.institutparisregion.fr
• Françoise Lucchini, (1997, Déc.). « Les équipements culturels au service de la
population des villes ». Cultural problems of large cities, p.352.

98
❖ Sites internet :
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2020 et (JBB), février 2022.
• Carine Camors, Odile Soulard. (2013, nov.) www.institutparisregion.fr.

• Fr-academic.com
• www.wikidata.fr-fr.nina.az

• https://geoconfluences.enslyon.fr/glossaire/metropole.
• https://www.gouvernement.fr.
• https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
• https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
• https://www.aniref.dz/DocumentsPDF/monographies/MONOGRAPHIE%20WILAYA
%20ALGER.pdf
• Larousse, encyclopédie,
www.larousse.fr/dictionnaires/francais/attractivit%C3%A9/6303
• www.urbislemag.fr/six-facons-de-rendre-la-ville-attractive
• www.idverde.fr/actualites/comment-rendre-une-ville-attractive
• https://psychaanalyse.com/pdf/Culture_generale_definitions.pdf

• www.studysmarter.fr/resumes/geographie/geographie-culturelle/definition-de-la-culture
• www.vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
• https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Centre-culturel.html

• https://junior.universalis.fr/encyclopedie/theatre-lieu/
• https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/salle-de-cinema/
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_d%27art_contemporain

• https://uis.unesco.org/fr/glossary-term/bibliotheque
• https://www.enssib.fr/services-et-ressources/questions-reponses/histoire-du-concept-de-
mediatheque
• https://culturepartnership.eu/upload/editor/2017/Factsheets/pdf-
7/07_Influence%20of%20culture%20on%20regional%20and%20urban%20developmen
t_ENG.pdf https://www.weka.fr/action-sociale/dossier-pratique/action-culturelle-
dt20/faire-de-la-politique-culturelle-un-levier-de-l-attractivite-d-un-territoire-1466/
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• https://www.assistancescolaire.com/eleve/1ST2S/geographie/reviser-le-cours/1t_geo_02
• https://movaway.fr/blog-londres/londres-capitale-culturelle/

• https://www.weekenda.fr/british-museum.html
• https://www.worldhistory.org/trans/fr/1-17036/tour-de-londres/

• https://www.letmeshowyoulondon.com/everything-you-need-to-know-about-the-
london-eye/
• https://www.lefigaro.fr/culture/2018/10/23/03004-20181023ARTFIG00147-comment-
londres-fait-de-l-art-et-de-la-culture-un-outil-de-sa-puissance-a-l-etranger.php

• https://www.silc.fr/page/immanquables/espagne/barcelone
• https://www.barcelona-tourist-guide.com/fr/gaudi/sagrada-familia.html

• https://les-bons-plans-de-barcelone.com/musee-picasso/
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• https://www.metrodebarcelone.com/barcelone/monuments/barcelone-palais-de-la-
musique.php
• https://www.barcelona.zone/fr/culture-histoire

• https://www.dcwalger.dz/fr/index.php/wi16
• https://interieur.gov.dz/Monographie/article_detail.php?lien=1719&wilaya=16
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammadia_(wilaya_d%27Alger)
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammadia_(wilaya_d%27Alger)#:~:text=G%C3%A9og
raphie-,Situation,El%20Kiffan%20et%20Bab%20Ezzouar

• https://planificateur.a-contresens.net/afrique/algerie/wilaya-de
mascara/mohammadia/2487293.html#:~:text=Sur%20l'ann%C3%A9e%2C%20la%20te
mp%C3%A9rature,en%20moyenne%20de%201078.4mm.
• www.louvre.fr
• www.architectural-review.com
• https://issuu.com/endness/docs/mesurer_l_attractivit___culturelle_

100
❖ Articles et revues :

• BAOUALI, HADJIEDJ et BAZIZ, 2020, Le tourisme en Algérie entre attractivité


territorial et compétitivité des destinations, ‫مجّلة البديل االقتصادي‬, p.246
• BEKKOUCHE.A (2014, Mai.). « Alger, une métropole à très haut potentiel ». Revue
Vies des villes-De l’idéalisation à la mise en œuvre-, p.12, n°20, www.viesdesvilles.net

• CF. Olivier Bouba-Olga et Michel Grossetti, "La métropolisation, horizon indépassable


de la croissance économique ?", revue de l'OFCE, 143, (2015).
• POIROT Jacques et GÉRARDIN Hubert (2010, Jan.). « L’attractivité des territoires : un
concept multidimensionnel ». Revue Monde en développement, p.27, n°149,
www.cairn.info
• Arnaud Bourgain, Jean Brot, Hubert Gérardin (2010, Jan.). « L’attractivité : quel levier
de développement ? ». Revue Monde en développement, p,7, n°149, www.cairn.info

• Dominique Hayer (2012, Fév.). « La culture : des questions essentielles ». Revue -


Humanisme-, p.85, n°296, www.cairn.info
• Denis Laborde, « Cultures-esthétiques ». Revue Editorial, p.116, n°8,
www.journals.openedition.org

• Jacque Poirot et Hubert Gérardin (2010. Jan.). « L’attractivité des territoires : un


concept multidimensionnel ». Revue Monde en développement, p.27, n°149,
https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2010-1-page-27.htm
• Slimane Aït Sidhoum (2017). « Alger, ville de fortune ». Revue villes méditerranéennes
en représentation(s), p.91, n°129, https://journals.openedition.org/mediterranee/9303
• Yasmine Bouhelouf, Ali Hadjiedj et Jocelyne Dubois-Maury, (2019) « Potentialités et
projet d’attractivité du territoire de la ville de Jijel (Algérie) », Open Edition Journals,
www.journals.openedition.org

• Article paru en 2016 à l’occasion de la conférence de l’hôtellerie,


https://mag.inextenso-tch.com/la-culture-levier-majeur-dattractivite-touristique-1-3-
approche-des-publics-cibles/257/

101
Liste des figures

Figure 01: Carte de situation d'El Mohammadia ................................................................................ 3


Figure 02: Schéma expliquant la démarche méthodologique............................................................. 6
Figure 3 : Les métropoles à l’échelle mondiale ............................................................................... 12
Figure 4 : La ville d'Alger ................................................................................................................ 13
Figure 5 : Infrastructure portuaire .................................................................................................... 14
Figure 6 : Réseau aéroportuaire ....................................................................................................... 14
Figure 7 : Réseau routier .................................................................................................................. 14
Figure 8 : Réseau ferroviaire ............................................................................................................ 14
Figure 9 : Casbah d’Alger (centre historique de l’Algérie).............................................................. 16
Figure 10 : Les facteurs de l’attractivité territoriale ......................................................................... 18
Figure 11 : Katara Cultural Village, Doha, Qatar. ............................................................................ 20
Figure 12 : Complexe touristique -Grande Baie- Italie .................................................................... 20
Figure 13 : Complexe sportif de Saint-Laurent/Montréal ................................................................ 21
Figure 14 : Centre commercial -la défense/France .......................................................................... 21
Figure 15 : Le centre culturel ANIMA de Grottammare, Italie. ........................................................ 23
Figure 16 : Le théâtre Jean-Claude Carrière, France........................................................................ 24
Figure 17 : Le cinéum de Cannes. .................................................................................................... 24
Figure 18 : Musée du Louvre, Paris. ................................................................................................ 24
Figure 19 : Centre d'art FIAA, France.............................................................................................. 24
Figure 20 : La Bibliothèque Nationale de Paris. .............................................................................. 25
Figure 21 : Médiathèque à Vitrolles. ................................................................................................ 25
Figure 22 : Carte de situation de la ville de Londres........................................................................ 28
Figure 23 : Vue aérienne du British Museum, Londres.................................................................... 29
Figure 24 : British Museum, Londres. ............................................................................................. 29
Figure 25 : Tour de Londres. ............................................................................................................ 29
Figure 26 : London Eye.................................................................................................................... 29
Figure 27 : Carte de situation de la ville de Barcelone. ................................................................... 31
Figure 28 : La Sagrada Familia, Barcelone. ..................................................................................... 32
Figure 29 : Vue intérieur du musée Picasso, Barcelone. .................................................................. 32
Figure 30 : Musée Picasso, Barcelone.............................................................................................. 32
Figure 31 : Vue intérieur du Palau de la Musica, Barcelone. ........................................................... 33
Figure 32 : Palau de la Musica, Barcelone. ...................................................................................... 33
Figure 33 : La métropole d'Alger. .................................................................................................... 36
Figure 34 : Carte de situation de la ville d'Alger. ............................................................................. 37
Figure 35 : La ville de Boumerdes. .................................................................................................. 37
Figure 36 : La ville de Blida............................................................................................................. 37
Figure 37 : La ville de Tipaza........................................................................................................... 37
Figure 38 : Carte des limites régionales de la métropole d'Alger..................................................... 37
Figure 39 : Aéroport international "Houari Boumediene". .............................................................. 39
Figure 40 : La gare d'Alger............................................................................................................... 38
Figure 41 : Le porte d'Alger. ............................................................................................................ 38
Figure 42 : La métropole d'Alger à la période phénicienne. ............................................................ 39
Figure 43 : La métropole d'Alger à la période romaine. .................................................................. 39
Figure 44 : La métropole d'Alger à la période arabo-musulmane. ................................................... 40
Figure 45 : La métropole d'Alger à la période Turque. .................................................................... 40
102
Figure 46 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1830-1846). ............................................ 41
Figure 47 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1846-1880). ............................................ 42
Figure 48 : La métropole d'Alger à la période coloniale (1880-1962). ............................................ 42
Figure 49 : La métropole d'Alger à la période post coloniale de 1962à nos jours. .......................... 42
Figure 50 : carte de synthèse sur le développement historique d'Alger. .......................................... 44
Figure 51 : Carte administrative de la métropole d'Alger. ............................................................... 44
Figure 52 : Carte de situation du quartier El Mohammadia. ............................................................ 45
Figure 53 : carte de limite administrative du quartier el Mohammadia. .......................................... 45
Figure 54 : Carte des limites physiques du quartier El Mohammadia. ............................................ 46
Figure 55 : Carte d'accessibilité du quartier El Mohammadia. ........................................................ 47
Figure 56 : Graphique des précipitations du quartier El Mohammadia. .......................................... 47
Figure 57 : Graphique des températures du quartier El Mohammadia. ........................................... 48
Figure 58 : Carte des zones sismiques au nord de l'Algérie. ............................................................ 48
Figure 59 : Carte de topographie d'El Mohammadia. ...................................................................... 49
Figure 60 : El Mohammadia à l'époque ottomane avant 1830. ........................................................ 50
Figure 61 : El Mohammadia à la période coloniale : 1830-1836 ..................................................... 50
Figure 62 : El Mohammadia à la période coloniale : 1837-1860 ..................................................... 50
Figure 63 : El Mohammadia à la période coloniale : 1862-1880 ..................................................... 51
Figure 64 : El Mohammadia à la période coloniale : 1882-1940 .................................................... 51
Figure 65 : El Mohammadia à la période coloniale : 1940-1962 ..................................................... 51
Figure 66 : El Mohammadia à la période post coloniale. ................................................................. 52
Figure 67 : Carte de synthèse sur le développement historique d’El Mohammadia a travers
l’histoire. .......................................................................................................................................... 52
Figure 68 : Carte du système viaire. ................................................................................................. 53
Figure 69 : La RN 11........................................................................................................................ 54
Figure 70 : La rue colonel Menani. .................................................................................................. 54
Figure 71 : Carte du bâti et non bâti. ................................................................................................ 55
Figure 72 : La grande mosquée d'alger ............................................................................................ 55
Figure 73 : Parking du centre commercial Ardis. ............................................................................. 55
Figure 74 : Carte de l'état de bâti...................................................................................................... 56
Figure 75 : carte des gabarits............................................................................................................ 57
Figure 76 : carte des activités. .......................................................................................................... 58
Figure 77 : carte du système parcellaire. .......................................................................................... 59
Figure 78 : carte de la parcelle de la cité de 618 logts. .................................................................... 59
Figure 79 : photo aérienne sur la parcelle de la cité de 618 logts. ................................................... 59
Figure 80 :photo aérienne sur la parcelle de la cité 632 logts. ........................................................ 60
Figure 81 : carte de la parcelle de la cité 632 logts .......................................................................... 60
Figure 82 : photo aérienne sur la parcelle de la cité résidentielle. ................................................... 60
Figure 83 : carte de la parcelle de la cité résidentielle. .................................................................... 60
Figure 84 : carte de l'état de fait. ...................................................................................................... 61
Figure 85 : carte des servitudes. ....................................................................................................... 62
Figure 86 : carte des recommandations du POS............................................................................... 62
Figure 87 : Schéma de constat du quartier El Mohammadia. .......................................................... 64
Figure 88 : Schéma de principe du quartier El Mohammadia. ......................................................... 65
Figure 89 : Carte des axes primaires ................................................................................................ 67
Figure 90 : Carte représente les deux pôles et le découpage des parcelles. ..................................... 68
Figure 91 : Plan d'aménagement ...................................................................................................... 69
Figure 92 : Situation et délimitation de l'air d'intervention. ............................................................ 70
Figure 93 : Les données climatiques de l'air d'intervention ............................................................. 71
103
Figure 94 : Coupe topographique sue l'air d'intervention. ............................................................... 71
Figure 95 : Photo sur le musée du Louvre Abu Dhabi. .................................................................... 72
Figure 96: vue satellite du musée du Louvre Abu Dhabi ................................................................. 73
Figure 97: volumétrie du musée du Louvre Abu Dhabi. .................................................................. 74
Figure 98: vue de dessus sur le musée du Louvre Abu Dhabi. ........................................................ 74
Figure 99: volumétrie du musée du Louvre Abu Dhabi. .................................................................. 74
Figure 100 : Dôme du musée du Louvre Abu Dhabi. ...................................................................... 75
Figure 101 : Dôme du musée du Louvre Abu Dhabi. ...................................................................... 75
Figure 102 : Dôme du musée du Louvre Abu Dhabi. ...................................................................... 75
Figure 103: Le bassin du musée du Louvre Abu Dhabi. .................................................................. 75
Figure 104 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu Dhabi........................................................... 76
Figure 105 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu Dhabi........................................................... 76
Figure 106 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu Dhabi........................................................... 77
Figure 107 : Vue intérieure du musée du Louvre Abu Dhabi........................................................... 77
Figure 108 : plan du musée du Louvre Abu Dhabi. ......................................................................... 77
Figure 109 : plan qui montre les espaces intérieurs du musée du Louvre Abu Dhabi. .................... 78
Figure 110 : Coupe 02 du musée du Louvre Abu Dhabi. ................................................................. 78
Figure 111 : Coupe 01 du musée du Louvre Abu Dhabi. ................................................................. 78
Figure 112 : Façades du musée du Louvre Abu Dhabi. ................................................................... 79
Figure 113 : Institut du monde arabe................................................................................................ 80
Figure 114 : carte de situation de IMA............................................................................................ 80
Figure 115 : volumétrie de l’IMA .................................................................................................... 81
Figure 116 : plan de sous-sol ............................................................................................................ 82
Figure 117 : coupe -AA-du IMA ...................................................................................................... 82
Figure 118 : Auditorium du IMA ..................................................................................................... 82
Figure 119 : salle hypostyle du IMA ................................................................................................ 82
Figure 120 : Plan de rez-de-chaussée ............................................................................................... 83
Figure 121 : plan de 4eme étage ...................................................................................................... 83
Figure 122 : Musée du IMA ............................................................................................................. 84
Figure 123 : Bibliothèque du IMA .................................................................................................... 84
Figure 124 : Tour de livre du IMA ..................................................................................................... 84
Figure 125 : Le patio du IMA ............................................................................................................ 84
Figure 126 : Plan du 6éme étage du IMA ........................................................................................ 84
Figure 127 : Plan du 9 -ème étage du IMA ...................................................................................... 85
Figure 128 : Salle de haut conseil du IMA ........................................................................................ 85
Figure 129 : Terrasse du IMA ............................................................................................................ 85
Figure 130 : Vue intérieure sur le moucharabieh du IMA................................................................ 86
Figure 131 : Moucharabieh sur la façade du IMA .......................................................................... 86
Figure 132 : La façade du IMA ........................................................................................................ 86
Figure 133 : La structure du IMA .................................................................................................... 86
Figure 134 : Les poutres en treillis du IMA ..................................................................................... 86
Figure 135 : Schéma d'organigramme du RDC et du 1er étage du projet. ....................................... 87
Figure 136 : Schéma d'organigramme du R+2 et R+3 ..................................................................... 88
Figure 137 : Les stèles des pays Arabes du jardin Arabe ................................................................. 90
Figure 138 : Etape 02 de la genèse du projet. .................................................................................. 91
Figure 139 : Etape 03 de la genèse du projet. .................................................................................. 91
Figure 140 : Etape 01 de la genèse du projet ................................................................................... 91
Figure 141 : Etape 06 de la genèse. .................................................................................................. 91
Figure 142 : Etape 05 de la genèse. .................................................................................................. 91
104
Figure 143 : Etape 04 de la genèse ................................................................................................... 91
Figure 144 : Façade Est du projet..................................................................................................... 92
Figure 145 : Façade nord du projet. ................................................................................................. 93
Figure 146 : Structure tridimensionnelle tubulaire........................................................................... 93
Figure 147 : Voile en béton armé. .................................................................................................... 93
Figure 148 : Structure de toiture du projet. ...................................................................................... 94

Liste des tableaux


Tableau 1 : Les actions à mener et les objectifs du quartier El Mohammadia ................................ 66
Tableau 2 : Le programme qualitatif et quantitatif du projet............................................................ 89

105
Annexe

106
Le dossier graphique :

Les plans :
➢ Plan de sous-sol :

107
➢ Plan du Rez-de-chaussée :

108
➢ Plan du 1 er étage :

109
➢ Plan du 2éme étage :

110
➢ Plan du 3éme étage :

111
➢ Plan de toiture :

112
Les coupes :

➢ Coupe AA

➢ Coupe BB

113
Les façades :
➢ Façade nord (principale) :

➢ Façade ouest :

114
Simulation en 3D :

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116

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