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Problèmes de physique : Gaz bidimensionnels

Le document traite des niveaux d'énergie d'un gaz bidimensionnel et quasi-bidimensionnel, en utilisant l'équation de Schrödinger pour décrire les états quantiques et les densités d'états. Il aborde également la statistique d'un gaz d'électrons bidimensionnel, en analysant la fonction de distribution de Fermi et l'énergie de Fermi. Des résultats numériques sont fournis pour illustrer les concepts présentés.
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Problèmes de physique : Gaz bidimensionnels

Le document traite des niveaux d'énergie d'un gaz bidimensionnel et quasi-bidimensionnel, en utilisant l'équation de Schrödinger pour décrire les états quantiques et les densités d'états. Il aborde également la statistique d'un gaz d'électrons bidimensionnel, en analysant la fonction de distribution de Fermi et l'énergie de Fermi. Des résultats numériques sont fournis pour illustrer les concepts présentés.
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OPTION PHYSIQUE 3

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE
Épreuve C : Problème de physique - Session : 1992
par Claude DELALANDE
Université Pierre et Marie Curie

I. PREMIÈRE PARTIE

NIVEAUX D’ÉNERGIE D’UN GAZ BIDIMENSIONNEL OU QUASI BIDIMENSIONNEL

I.A. Gaz parfaitement dimensionnel.

I.A.1. a. Pour 0 < x < Lx , l’équation de Schrödinger s’écrit :

h2 d2
– χ (x) = En χn
2 m dx2 nx x x

d’où la solution générale :


 
h

2 m En
χn = A sin  x + ϕ
x

x  2 

avec les conditions aux limites :


χn (0) = 0 ⇒ ϕ=0
x

h

2 m En
x
et χn (Lx) = 0 ⇒ 2
Lx = nx π nx ∈ N
x

On en déduit les valeurs quantifiées des énergies :


h2 π2
En = n2x
x 2 m L2
x

b. De même :

h

2 m En
y h2 π2
χn = A sin 2
et En = n2y ny ∈ N
y y 2 m L2
y

c. L’énergie totale En a pour valeur :

π2 h2  nx ny 
2 2
En = En + En = +
x y 2 m  L2 L2 
 x y
4 OPTION PHYSIQUE

I.A.2. a. Le vecteur d’onde k a ainsi pour expression :
→ π→ π →
k = nx ex + ny e
L Ly y


Dans l’espace des k, les coordonnées du vecteur d’ondes forment un réseau de points de
π π
coordonnées nx , ny .
Lx Ly

b. π π
On a ainsi : ∆ kx = , ∆ ky =
Lx Ly
π2 →
de sorte que un état occupe une aire dans l’espace des k. Le nombre N( ) d’état
Lx Ly
quantiques correspondant à des vecteurs d’ondes dont l’extrémité est dans est :

N( ) = Lx Ly
π2

I.A.3. a. h2 k2 →
E= et le domaine de l’espace des k correspondant à des états d’énergie inférieure à
2m
une valeur nominale E est un quart de disque de centre O et de rayon :

k=√
 
2mE
h2

b. 1 1 2mE
(E) = π K2 = π
4 4 h2

(E) S 2mE
d’où : N (E) = 2
S=
π 4 π h2

La densité quantique d’états ρ (E) est telle que :


dN
ρ (E) dE = N (E + dE) – N (E) = dE
dE

 dN (E) mS
ρ (E) = dE = si E > 0
d’où :  2 π h2

ρ (E) = 0 si E < 0
c. Pour ∆E = k T : ∆N ≈ 1,25 107 états. L’approximation est donc valable.
B

I.A.4. a. exp i kx (x + Lx) = exp i kx x

2π 2π
d’où : kx = n et ky = n avec ces conditions aux limites périodiques.
Lx x Ly y

b. Ainsi, avec ces conditions aux limites les valeurs possibles de kx et de ky sont 2 fois plus
espacées dans les 2 directions qu’avec les conditions aux limites données en I.A.1.a. Donc
L L facteur .
1
N( )= 2 x y
4π  4

Mais ici kx et ky peuvent être négatifs, donc N (E) correspond à l’aire du disque entier
OPTION PHYSIQUE 5
2mE
=π d’où un facteur 4 de sorte que N (E) et ρ (E) gardent évidemment la même
h2
valeur.

I.A.5. Si on tient compte de la variable de spin de l’électron :


ρ = 2 ρ (E) = mS si E > 0
 S h2

ρ (E) = 0 si E < 0
 S
puisqu’il y a 2 états quantiques de spin.

I.B. Gaz quasi-bidimensionnel.

I.B.1. a. h2 d2
– χ (z) = En χn (z)
2 m dz2 n

d2
ou encore : χ (z) + k2z χn (z) = 0
dz2 n
d’où : χn (z) = a exp (i kx z) + b exp (– i kx z)

Si on retient une solution paire :


χn (z) = A cos kx z

et avec les condition limites :


L
χn ± =0
 2 

π
d’où : kn = (2 n + 1) n entier
L
2
et : En =
h2
2m
. Lπ2 (2 n + 1)2
b. Pour une solution impaire :
χn (z) = A sin kx z

χn ±
L
avec : =0
 2 
π
d’où : kn = 2n n entier
L
2
et : En =
h2
2m
. Lπ2 (2 n)2
c. Le spectre d’énergie est de la forme :

h2 π2 2 état pair : n’ = 2 n + 1
En = .
2 m L2
n’ avec : 
état impair : n’ = 2 n

Ce spectre est identique à celui de la question I.A.1.a.


6 OPTION PHYSIQUE
d. L’énergie E0 de l’état fondamental du mouvement selon zz’ a ainsi pour valeur :
2
h2 π
E0 =
2 m L2

et celle E1 du 1er état excité :


E1 = 4 E0

Avec les données numériques (L = 100 Å)


E0 = 53,4 meV et E1 = 213,5 meV

E1 – E0 = 160 meV >> kB T = 8,6.10–2 meV (à 1 K)

e. On en déduit le graphe en escalier (Figure 1) donnant la fonction ρS (E)

ρS (E) = 0 si E < E0
mS
ρS (E) = si E0 < E < E1
π h2
2mS
ρS (E) = si E1 < E < E2 etc
π h2

Figure 1

I.B.2. a. L
• Si |z| < :
2
h2 d2 h2 2
– χ (z) = k χ (z) ⇒ χ (z) = a exp (i kz z) + b exp (– i kz z)
2 m dz2 2m z

L
• Si |z| >
2
h2 d2 2m
– χ (z) = κ2 χ (z) avec κ2 = (V0 – Ez)
2 m dz2 h2
L
d’où : z> : χ (z) = c exp κ z + + c’ exp (– κ z)
2
L
z<– : χ (z) = d exp κ z + + d’ exp (– κ z)
2
OPTION PHYSIQUE 7
b. On cherche les solutions paires.
L
• |z| < : a = b χ (z) = A cos kz z.
2

L
• |z| > : d’ = c = 0 car χ (z) ne peut diverger à l’infini et c = d’ (solution paire)
2
χ (z) = c’ exp (– κ z) si z > L
 2
d’où : 
χ (z) = c’ exp (κ z) si z < – L
 2

L
On écrit la continuité de χ (z) et de la dérivée d χ (z) ⁄ dz pour z = , soit :
2
A cos k L = c’ exp – κ L 
 z 2  2 
 (nécessairement vérifiées en z = –
L
par symétrie)
 2
– A k sin k L = c’ κ exp – κ L
 z z 2  2 

d’où la relation demandée : kz tg kz  = κ


L
(5)
 2
c. Pour les solutions impaires :
χ (z) = A sin k z |z| <
L
z
 2
 L
χ (z) = B exp (– κ z) z > 2

χ (z) = – B exp (κ z) z < – L
 2

Continuités :
A sin k L = B exp – κ L 
 z 2  2 


A k cos k L = – B κ exp – κ L
 z z 2  2 

kz cotg kz
L
d’où : =–κ (6)
 2 
d. L π
• Pour (5), κ L devient ∞ pour kz = + p π.
2 2
8 OPTION PHYSIQUE
L
• Pour (6), κ L devient ∞ pour kz = p π (faute de figure de l’énoncé). D’après la définition
2
de E, le point (kz L, κ L) est sur le cercle de centre O et de rayon κ0 L. Les points satisfaisant
à (5) ou (6) sont situés aux intersections du cercle et des courbes (Figure 2).
e. Si κ0 L < π, il y a une unique intersection puis on trouve une intersection supplémentaire
chaque fois que κ0 L grandit de π.

 κ0 L 
Donc : lié = 1 + partie entière  
 π 

Il y a toujours un état lié, même si κ0 est petit car la courbe (5) passe par l’origine O.

f. Quand V0 → ∞ , κ0 L → ∞ et les intersections tendent à se placer sur les asymptotes


kz L = p π d’où pour ces points :

h2 kz h2 π
2
E= = p2
2m 2 m L2

résultat identique à I.B.1.


g. V0 = 250 meV donne κ0 L = 6,8.

Sachant que le 1er état (fondamental) est tel que kz L < π, on trouve rapidement :
kz L ≈ 2,4, d’où :
h2 2
E= k ≈ 31 meV (L = 100 Å)
2m z

II. DEUXIÈME PARTIE

STATISTIQUE D’UN GAZ D’ÉLECTRONS BIDIMENSIONNEL

II.A. Gaz d’électrons seul.

II.A.1. a. si E > µc ⇒ fT (E) = 0


Quand T → 0
si E < µc ⇒ fT (E) = 1

b. On fait h (E) = 1
EF EF
soit : N=Sn= ∫ 0
ρS (E) fT (E) dE = ∫ 0
mS
π h2
dE

π h2
d’où : EF = n énergie de Fermi.
m
c. Pour n = 1012 cm–2, on trouve E = 33,9 meV.
F

d. Il faut EF << kB T soit T << 400 K. Pour T < 100 K, on peut considérer l’approximation
du gaz complètement dégénéré comme satisfaisante.
OPTION PHYSIQUE 9
II.A.2. a. On a :
1 E – µc
∞ ∞ exp –
∫ ∫
1 mS m S kB T kB T kB T
N=nS= dE = dE
E – µc π h2 π h2 E – µc
0 exp +1 0 1 + exp –
kB T kB T

m kB T  µc 
d’où : n= ln 1 + exp 
π h2 
kB T

II.B. Dosage surfacique d’impuretés.

II.B.1. a. La densité surfacique l’électrons piégés nP vaut :


1 nD
nP = ∑ fP =
S 1 ED – µc
i exp +1
2 kB T

b. Par hypothèse : nD S = nP S + n S
car les électrons des donneurs sont soit sur les donneurs, soit ionisés, donc libres dans la
bande de conduction. On en déduit facilement :
nD m kB T  µc 
nD = + ln 1 + exp 
1 ED – µc πh 2

kB T

exp +1
2 kB T

II.B.2. a. Lorsque T → 0 : fT (E) → 1 si E < µc et fT (E) → 0 si E > µc , donc : nP = nD (niveaux


fondamentaux) et n = 0.
b. La relation donnant nD établie en II.B.1.b. peut aussi s’écrire :
nD ⁄ 2 m kB T  µc 
= ln 1 + exp 
1 ED – µc πh2

kB T

exp – +1
2 kB T

Quand T → 0 : ED < µc < 0. En effet si µc > 0, le premier membre de la relation précédente


tendrait vers 0 alors que le second membre tendrait vers une valeur finie.

De même si ED – µc > 0, il y a incompatibilité, compte tenu de µc < 0. Donc ED < µc < 0. De


ces inégalités on déduit que :
µc  µc  µc
exp → 0 et ln 1 + exp  ≈ exp
kB T kB T kB T
 
ED – µc 1
ainsi que : exp – >> .
kB T 2

nD ED – µc
Le 1er membre est donc égal à : exp
2 kB T
10 OPTION PHYSIQUE
d’où il résulte l’égalité :
nD ED – µc m kB T µc
exp ≈ exp
2 kB T π h2 kBT

ED kB T 2 m kB T
Soit : µc ≈ – ln
2 2 π h2 nD
qui donne le développement asympotique de µc (T) en fonction de kB T, ou encore :
ED kB T 2 m kB T
δ µc (T) = µc – ≈– ln
2 2 π h2 nD

II.B.3. a. Quand T → ∞, chaque donneur donne effectivement un électron et n → nD, nP → 0.

b. L’expression de nP obtenue en II.B.1.a. exige dans ces conditions que µc → – ∞, et :


m kB T  µc 
n ≈ nD = 2
ln 1 + exp 
πh kB T
 
 nD π h2 
d’où : µc = kB T ln exp – 1
 m kB T 
2
nD π h
soit : µc ≈ kB T ln
m kB T
expression où l’on vérifie à nouveau que µc → – ∞ quand T → ∞.

III. TROISIÈME PARTIE

MODULATION DE DOPAGE ET CONTRÔLE DE LA DENSITÉ SURFACIQUE D’ÉLECTRONS

III.A.
III.A.1. a. ϕ (z) vérifie l’équation de Poisson :

d2 ϕ ρ νD e
=– =–
dz2 ε0 εr ε0 εr
là où les donneurs sont ionisés.
b. Compte tenu des conditions aux limites :
νD e v0
ϕ (z) = – (z + d0)2 +
2 ε0 εr e

III.A.2. a. 2ε ε V
Avec ϕ (0) = 0, on trouve : d0 = √
ν
.e 0 r 0
.
D

b. →
La condition de passage du champ électrique ε en z = 0, donne :

ε (0+) – ε (0–) = ε σε =–
ne
ε0 εr
avec ε (0+) = 0,
0 r
OPTION PHYSIQUE 11

d’où : ε (0–) = εn eε .
0 r

ν e
Comme ε (z) = – dϕ
dz
: ε (0–) =
D
ε ε
d0 (en utilisant l’expression de ϕ (z)). On en déduit :
0 r

2ν ε ε V
n= √
e
D 0 r
2
0
= n0

On vérifie que νD d0 = n, ce qui assure la neutralité électrique.

c.
Avec : νD = 1017 cm–3, V0 = 250 meV, εr = 12 : d0 = 576 Å et n = 5,76 1011 eV (se servir .
V0
de exprimé en eV).
e

III.B. Contrôle de n par grille Schottky.

III.B.1. Le calcul est identique au précédent en remplaçant V0 par VS – e ϕG, d’où :

2ε ε V –eϕ
dS = √
 ν e
. (V –
0 r
ϕ ) =d 
√
S V
 G 0
S G

D 0

Avec : ϕC = 0,2 V et VS = 300 meV : dS = 364 Å.

III.B.2. a. Entre z = – l et z = 0, les donneurs sont ionisés donc :

d2 ϕ νD e νD e z2
=– ⇒ ϕ (z) = – + az + b
dz2 ε0 εr ε0 εr 2
avec les conditions aux limites :
 VS
ϕ (– l) = – + ϕG = ϕG – ϕS
 e

 V0
ϕ (0) = – = – ϕ0
 e
νD e l2 l2 e νD
d’où : ϕG – ϕS = – – al – ϕ0 ⇒ – al = ϕG – ϕS + ϕ0 + ϕl où ϕl =
ε0 εr e 2 ε0 εr

En outre : ε (z = 0–) = – dϕ
dz
(z = 0–) = – a

et : ε (z = 0–) = εn eε
0 r
ε0 εr
d’où l’on déduit : n= ϕ + ϕl + ϕ0 – ϕS
el  G 

Exprimons n en fonction de n0 , ϕG , ϕl , ϕ0 , ϕS .

2ε ε ϕ
On a : l= √

 0 r l

D
12 OPTION PHYSIQUE

ε0 εr ε ε ν
d’où :
el
= √
0 r
2e
. √1ϕ
D
=
2√
n0

ϕ0 ϕl
l

d’où :
n0
n= ϕ + ϕl + ϕ0 – ϕS
2√ ϕ0 ϕl  G
 

n décroît quand ϕG décroît.

b. n commence à décroître quand n = n0 d’où :


ϕGC = ϕS – ϕ0 – ϕl + 2 √

ϕ0 ϕl

(on peut vérifier qu’alors dS + d0 = l).

n devient nul quand : ϕG = ϕG0 = ϕS – ϕ0 – ϕl

c. l = 1000 Å, V = 250 meV, V = 300 meV, ν = 1017 cm–3, ε = 12


0 S D r

on trouve : ϕG0 = – 0,70 V et ϕGC = – 0,70 + 0,86 = 0,16 V

IV. QUATRIÈME PARTIE

TRANSISTOR À EFFET DE CHAMP À HÉTÉROJONCTION

IV.A.
IV.A.1. a. La densité de courant surfacique a pour expression :
jx (x) = n (x) (– e) (– µ F (x)) = n (x) e µ F (x)

où F (x) est le champ électrique créé par la tension ϕD.

On en déduit : I = – n (x) a e F (x) pour l’intensité surfacique.


b. n0 dϕ
On a : n (x) = ϕl – ϕ (x) et F (x) = –
ϕl   dx

n0 a e µ dϕ
d’où : I= ϕl – ϕ(x) .
ϕl   dx

c. On intègre la relation précédente qui est à variables séparées :


ϕ
 ϕ2 (x) 
D
b
I [x] = n0 a e µ ϕ (x) – 
0 2 ϕl
 0

n0 a e µ  ϕ2D 
d’où : I= ϕD – 
b
 2 ϕl 
OPTION PHYSIQUE 13
d. La conductance dynamique G (ϕD) a pour valeur :

d I (ϕD)
G (ϕD) = pour ϕG = 0
d ϕD

n0 a e µ  ϕD 
=  1– 
b
 ϕl 

n0 a e µ
• pour ϕD = 0 G=
b
• pour ϕD = ϕl G=0

e. La figure 3 représente le graphe I (ϕD) à ϕG = 0 pour 0 ≤ ϕD ≤ ϕl.

Figure 3

L’intensité est maximale pour ϕD = ϕl et sa valeur est :


n0 a e µ
IS max = ϕl
2b

IV.A.2. a.  ϕ2 (x) 
On a : I x = n0 a e µ ϕ (x) –
2 ϕl 
 
2 I x ϕl
ou : ϕ2 – 2 ϕl ϕ + =0
n0 a e µ

n0 a e µ
avec : ϕD = ϕl , ϕG = 0 I = IS max = ϕl
  2b
 x
d’où : ϕ (x) = ϕl 1 – √

1– 
 b
d’où le graphe de ϕ (x) (figure 4) :
14 OPTION PHYSIQUE

Figure 4

ϕ (x) = 0 pour x = 0
ϕ (x) = ϕD pour x = b

b. n0
ϕl – ϕ (x) = n0 √
  x
n (x) = 1–
ϕl   b

dont le graphe est représenté sur la figure 5, n (x) s’annule en x = b.

Figure 5

c. n (b) = 0 et |F (b)| → ∞ quand x → b. En fait, le produit n F reste contant et n → 0 si


|F| → ∞. On «pince» le canal en x = b c’est-à-dire lorsque ϕD = ϕ. D’où l’expression de
«tension de pincement» pour ϕl = ϕD (à ϕG = 0).

d. n0 a e µ
On a vu en IV.A.1.e. que pour ϕl = ϕD (à ϕG = 0), I = IS max = ϕl .
2b

IV.A.3. a. Si ϕD > ϕl , il y a saturation ave I = IS max. Si ϕD devient trop grand, on déclenche un


phénomène d’avalanche, l’intensité I augmentant brusquement soit réversiblement, soit irré-
versiblement, détruisant le composant dans ce dernier cas...
b.
.
n0 = 1012 cm–2, ϕl = 1 V, a = 100 µm, b = 1 µm, µ = 8000 cm2 V–1 s–1 : .
IS max = 64 mA.

IV.B.
IV.B.1. a. On suppose ici – ϕl ≤ ϕG ≤ 0 pour la tension de grille ϕG. On reprend les calculs précédents
en remplaçant simplement ϕl par ϕl + ϕG. Ainsi :
n0
n (x) = ϕ – ϕ (x) + ϕl
ϕl  G 
OPTION PHYSIQUE 15

n0 a e µ  ϕ2D 
d’où : I= (ϕ + ϕG) ϕD –  si ϕD < ϕG + ϕl
b ϕl  l 2

b. ∂ I
= 0 à ϕG = Cte lorsque ϕD = ϕG + ϕl ⇒ ϕP (ϕG) = ϕG + ϕl.
∂ ϕD

c. 2
n0 a e µ (ϕG + ϕl)2  ϕG 
IS (ϕG) = = IS max 1 +  .
b ϕl 2
 ϕl 

IV.B.2. a. La figure 6 donne l’allure de réseau de caractéristiques. On notera que IS (ϕG) ≤ IS max puisque
ϕG ≤ 0. Le cas limite ϕG = – ϕl est sans intérêt (IS = 0).

Figure 6

b. 2
 ϕG 
On a IS (ϕG) = IS max 1 +  d’où la valeur de la transconductance :
 ϕl 

dI (ϕG) ϕl + ϕG
g (ϕG) = = 2 IS max .
d ϕG ϕ2l

c. ϕl
Avec : ϕl = 1 V, ϕG = – et IS max = 64 mA : g (ϕG) = 0,096 Ω–1
4

IV.C.
IV.C.1. On a : I = 36 mA, ϕG – ϕS = – RS I = – 0,25 V

d’où : RS = 6,9 Ω

Également : ϕDS = Φ – (RD + RS) I = 2 V


d’où : RD + RS = 8 ⁄ 0,036 = 222 Ω
RD = 215 Ω environ.

IV.C.2. a. δ I = g δ (ϕG – ϕS)

et : δ (ϕG – ϕS) = δ ϕG – δ ϕS = δ ϕ1 – ZS δ I
16 OPTION PHYSIQUE
1 1
avec : = + j CS ω
ZS RS

δ I  + ZS = δ ϕ1
1
d’où :
g 
D’autre part : ϕ2 = Φ – RD I ⇒ δ ϕ2 = – RD δ I

δ ϕ2 RD g
d’où : =– .
δ ϕ1 1 + g ZS
b. 2
2  1 +jC ω 
 ∂ ϕ2   R S  1 + R2S C2S ω2
2 2 S  = R2 g2
  = RD g 1  D 2 2 2 2
.
 δ ϕ1   + g + j CS ω  (1 + g RS ) + R S CS ω
 RS 
 
Le gain est maximum en module quand RS CS ω >> 1 et dans ce cas :
 δ ϕ2  δ ϕ2
G=  ≈ RD g , = – RD g
 δ ϕ1  δ ϕ1

d’où une opposition de phase entre δ ϕ1 et δ ϕ2

c. Avec g = 0,096 Ω–1 : G = 20,6.

IV.D.
IV.D.1. a. ab
On a : CGS = ε0 εr = 10–13 F = 0,1 pF.
l
b. 1
On a : δ I  + ZS = δ ϕ1 (transistor)
g 
et : |δ I| = CSGc ωc |δ ϕ1| qui exprime la condition de coupure.

1
Supposant RS CS ω >> 1, on note que ZS ≈ d’où en définitive la condition :
j CS ω
1 + 1  ≈ 1
g j C ω  C
 S c SGc ωc

Il est probable que CS ωc >> CSGc ωc. Si on fait cette hypothèse :


g ≈ CSGc ωc

g
d’où la fréquence de coupure fc =
2 π CSGC
.
= 1,5 1011 Hz = 150 GHz.

On vérifie que CS ωc >> CSGc ωc puisque :


1 1
CS ωc >> = = 0,14 Ω–1
RS 7

CSGc ωc ≈ g = 0,096 Ω–1.


OPTION PHYSIQUE 17
V. CINQUIÈME PARTIE

MAGNÉTO-CONDUCTIVITÉ D’UN GAZ 2D

V.A.
V.A.1. a. En régime permanent :

v → → → →
–m – e (F + v ∧ B) = 0
τ

 vx
– m – e Fx – e vy B = 0
 τ → →
soit :  avec j = – n e v
 vy
– m – e Fy + e vx B = 0
 τ
j – σ F + ω τ j = 0
x 0 x c y
ou encore : 
j – σ F – ω τ j = 0
y 0 y c x

soit, sous forme matricielle :


 jx  σ0  1 – ωc τ  Fx 
j = 2 2 
ω τ
 F 
 y  1 + ωc τ  c
1
  y

b.  Fx  1  1 ωc τ  jx 
Par inversion : F =  
1  jy 
 y  σ0 – ωc τ 
c. F = ρ j ρ s’exprime en ohms.
–1 –1
V.m A.m


V.A.2. j / / 0 x soit jy = 0

ωc τ B
d’où : Fy = – jx = – j
σ0 ne x

a
ϕH = ∫
0
– Fy dy = – Fy a et I = jx a

B
d’où : ϕH = I soit pour la résistance de Hall :
ne
ϕH B
RH = = indépendante des grandeurs géométriques.
I ne

V.B.
V.B.1. a. La vérification est immédiate :
→ →→ → →
B = rot A = B uz avec A (θ, B x, 0).
18 OPTION PHYSIQUE

b. On utilise l’expression de A :
h2 ∂2 Ψ h2 ∂2 Ψ e B x h ∂ Ψ e2 B2 x2
– – + + Ψ=EΨ
2 m ∂ x2 2 m ∂ y2 m i ∂y 2m

V.B.2. a. 2π
exp i ky (y + a) = exp i ky y ⇒ ky = ny avec ny entier.
a
b. En substituant dans l’équation obtenue en V.B.1.b.
Ψ (x, y) = exp (i ky y) ξ (x),

2 2
h2 d2 ξ2 1  e B   h ky 
on obtient : – + m x +  ξ = E ξ.
2 m d x2 2  m   e B

c. C’est l’équation d’un oscillateur harmonique centré en :


h ky eB
x0 = – de pulsation ω0 =
eB m

d. 2π h
On a : 0 < |x0| < b soit 0 < ny < b.
a eB

abeB
Ainsi : g = représente le degré de dégénerescence de chaque niveau de Landau, compte
h
non tenu du spin.

Si on tient compte du spin :


2SeB
gS = 2 g =
h

V.C.
V.C.1. a. En vertu du principe de Pauli, on place les nS électrons sur les états de plus en plus
énergétiques.
2eBS nh
Il y a places par état d’énergie. Si B ≥ B1 tel que B1 = , un seul état est occupé,
h 2e
cette occupation étant complète si B = B1.
b. 2eBS
De même, il y a pour p niveaux d’énergie p places. Si B ≥ Bp tel que
h
1 n h B1
Bp = = , il y a au plus p niveaux d’occupé.
p 2e p

V.C.2. a. Effet Shubnikov-de-Haas.


On admet que si les p niveaux de Landau sont occupés, alors τ → ∞. D’après V.A.1.a. :
σ0 n e2 τ ⁄ m
σx x = = → 0
1 + ω2c τ2 1 + e B τ2 ⁄ m τ → ∞

De même (V.A.1.b.) :
1 m
ρx x = = 2 →0
σ0 n e τ ∞
OPTION PHYSIQUE 19
b. La résistance de Hall vaut pour chaque valeur Bp :
Bp h
RpH = =
ne 2 p e2

valeur qui ne dépend que des constantes fondamentales.


c.
.
Avec e = 1,60219 10–19 C et h = 6,6262 10–34 J.s : .
R1H = 12906 Ω (en omettant l’effet Zeeman)

VI. SIXIÈME PARTIE

TRANSPORT PERPENDICULAIRE AUX COUCHES

VI.A. Transmission à travers une barrière de potentiel.

VI.A.1. a. b
• pour |z| > , χ (z) est de la forme générale :
2
χ (z) = a exp (i kz z) + b exp (– i kz z)

b
• pour |z| < :
2
χ (z) = a’ exp κb z + b’ exp – κb z

L’énoncé indique que lorsque |z| → ∞ :


b
• pour z > –: a = t , b = 0
2
b
• pour z < – : a = 1 , b = r
2
b. On a :
–1
 2   kz 
Tb = |t| = 1 + ξ +
2 1 1 2
sh κ b 
b ξ = 
 4
 ξ   κb
 
–1
t = exp (– i kz b) ch κb b + ξ –  sh κb b
i 1
avec :

2
 ξ 
Application Numérique : V0 = 250 meV , b = 50 Å , E = 30 meV :

h2 k2z h2 2 kz
220 = 0,37

30
E = 30 meV = κ = 220 meV ⇒ ξ= =
2m 2m G κG
V –E
κb b = κ0 b 0V
√ (en utilisant l’expression de κ0 donnée en I.B.2.d.).
0

L
En utilisant le résultat numérique I.B.2.g. : κ0 b ≈ 3,4 b = 
 2
20 OPTION PHYSIQUE

250 = 3,19

220
d’où : κG b = 3,4

exp – 2 κb b exp (– 6,38)


Tb ≈ 16 2
= 16
(3,07) 2
.
≈ 3 10–4
ξ + 1 
 ξ 

VI.B. Transmission à travers une double barrière.

VI.B.1. a.
.
T = T2b ≈ 9 10–8 !

b. L’analogue optique est le Fabry-Pérot (Rb grand ≤ 1, Tb petit sur une face). Quand il y a
résonance, la transmission de l’ensemble est 1.
c. 1
On a Q ≈ (l’onde fait Q aller-retours avant d’être atténuée d’un facteur 2).
Tb

VI.B.2. a. La caractéristique I (ϕEC) est donnée sur la figure 7.

Figure 7

b. Cette caractéristique possède des parties à «résistance négative» et peut de ce fait permettre
la réalisation d’oscillateurs.

VI.B.3. Il faut que la particule fasse Q aller et retours avant que le phénomène se mette en place. Donc :
L
t≈Q pour le temps de mise en place
v

m
√ .
2E
v= ≈ 6 105 m.s–1 (E = 30 meV)

t ≈ 10–12 s = 1 ps (Q = 60, L ≈ 100 Å)

d’où fL ≈ 1 THz pour la fréquence limite de fonctionnement.

Je remercie Stéphane Olivier pour sa contribution active et pertinente à la mise au point de ce problème.
OPTION CHIMIE 21

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : CHIMIE
Épreuve A : Composition de Chimie - Session : 1992
par R. BEN-AIM, J.F. LE MARÉCHAL’, P. LEMETTAIS, D. ZANN

Première Partie

1 Etude thermodynamique d’une cellule électrochimique pour la réalisation de


l’électrolyse de l’eau

1.l.a)
anode (oxydation) : 2 Hz0 - 02+4H++4e-
cathode (rkduction) : 2H++2e- - H2
équation bilan : H2O - l/202+H2

1.l.b)
A,H”(298 K) = - AfH”(H20) = 285,2 kJ.mol-1
A$‘(298 K) = C Ui Sio = 163,2 J.K-l.mol-1
hG”(298 K) = A,H” - TA$” = 236,6 kJ.mol-I
A,G’(T) = A,H”(298 K) - TA$‘(298 K) = 234.1 kJ.mol-1 ii 313 K
PH2. Pg
ArG(T) = ArCo(T) + RT Ln p. 3,2 = 248,s kJ.mol-1

1.l.c)
dG = VdP - SdT + Xpidni
or:dni = uidk et ArG = C Ui pi
Onadonc:dG=VdP-SdT+A,Gdt
Le coefficient de dc est ArG

1 Pour toute correspondance, JP. Le MankhaI. Ecole Normale Suphieure de Lyon,


46 dk d’Italie, 69364 LYON CEDEX 07
22 OPTION CHIMIE

1.2.a)
Il s’agit d’un fonctionnement réversible, la formule de Nemst s’applique donc :
bntie = E’(R/H~o) +y log(+ h4 )

batho& = y log($ po)


2
(en notant h = [H@+I )
0,06 popH22
AV = bmie - Ecathode = E0(02~20)+q- log ( po3 1
PH~ = Po, = P” donc : AV = E’(q /H~O) = constante
- à T et P constants : dG = ArG d{
- dans les conditions standard : A,G = Afi”
- pour une uansformation réversible : dG = GW,(travail utile)
-iciSW, = (dq)AV = 2FAVd5
On en déduit la relation : A,G’ = 2FAV
Remarque : ici, il s’agit dune rtfaction non spontanke, ArG > 0

1.2.b)
5 5 5
Gf-Gi= IdG = jArG”d{ = 12FAVdt = 2FAVt
0 0 0

Gf-Gi = A,G”~ Hf -Hi = ArH’ 5 Sf- Si = A$” 5

1.2.c)
5 = 0,20 mol.
AN: AV= 1,23V Gf - Gi = 47,3 kJ
Sf - Si = 32,6 J.K-1 Hf -Hi = 57,O kJ
We=Gf-Gi=47,3kJ Hf-Hi=We+QdoncQ=9,7kJ
(on peut écrire aussi : Sf - Si = Q / T)

1.3.a)
Il s’agit maintenant dune transformation irréversible , Gf - Gi < We’

We’=2FAV’c
Hf-Hi = ArH’c = W,‘+Q
Q’ = A,H’=k-2FAV’t
We’ > We : l’extérieur fournit plus d’énergie électrique pour la même électrolyse.
OPTION CHIMIE 23
1.3.b)
5 = 0.20 mol.
AN : We’ = 70,2 kJ et Q’ = -13,2 kJ

I.3.c)
AS” = ASE + AS mil ext

AS, = q (AV’ -AV)

II Etude cinétique des phénomènes d’oxydoréduction aux électrodes

1I.l.a)
a l’équilibre : va = vc

k”a ( exp [y (Eéq - E”M ) 1 Red 1 = koc ( exp [-y (EQ - E’)] ) [OX]

LnIkw] = -(a+p)~~-EO)
EQ = E” + RT LnG + <a+RB>nFLnE
(a + PM koc

Or, A l’équilibre, la formule de Nemst est vérifiée : EQ = E” + g Ln E

Enidentihnt,onobtient: a + p = 1 et k’, = koc

1I.l.b)
j, = rtF v, ; jc=-nFv, et j=ja+jc

j = nFk” { [Redl exp[g (E-E’)] - [0x] exp[- w @mEo)] )

E-E’ = E-Eh + sLn&

En remplaçant dans l’expression de j, on obtient :

[RedJt-a
j = fio {[Rd] [Oxlac XP[uRTl - [Ox~ exp[- ‘w&lh]}
FWa
24 OPTION CHIMIE

j = nFk” [Red]l-a [Oxla { exp[$?$] - exp[- -1)

j, = nFk” [Red] lea [Ox]o : c’est le courant d’échange


à l’équilibre j, = -je = j,
Si jo est grand, le système est dit rapide : il existe un domaine de potentiel pour lequel les
deux réactions électrochimiques opposées 0x + n e E Red peuvent se produire
simultanément (Figl).
Si jo est faible, le système est lent : il n’existe pas de domaine de potentiel où les deux
réactions opposées peuvent se produire simultanément et l’intensité du courant reste très
faible tant que l’on n’applique pas un potentiel très différent de Eh (Fig.2).

L’ anode
Red > 0x

1 11

Red 0X
T-
cathcde

Fig. 1 Fig.2

II. 1.c)
La loi de Butler Volmer s’applique lorsqu’aucun processus autre que le transfert
d’électron ne vient limiter la vitesse de la réaction (régime de transfert Dur).
Démontrée ici lorsque 0x et Red sont en solution, cette loi reste valable quel que soit leur
état physique. On a choisi ici des ordres cinétiques égaux à 1 pour les deux réactions
électrochimiques; la loi s’applique également pour des ordres quelconques. Dans le cas
de réactions complexes qui comportent plusieurs réactions successives de transfert
d’électrons, si une des étapes mettant en jeu n’ électrons ( n’ < n ) est cinétiquement
déterminante, la loi s’applique à condition de remplacer n par n’.)

II.1.d)
j = 4 [ exp (19,5n) - exp (-19,5n) ] en mA.cm -2
Remarque : lënoncé précisait : n = 1 car il s’agit en fait d’une réaction en plusieurs étapes

- une ttape électrochimique : H+ + e- - Ha&


- une &tape chimique : 2G.s - H2
OPTION CHIMIE

On lit sur le graphe précédent : qc = - 0,03 V pour j, = -5 mA .cme2

E cathode = EQ + rlc = 406 PH + qc


Eand =Eéq+qla= 1,23-0,06pH+q,
AV’ = Eano& - Ecabo& = 1,82 = 1,23 + qa + 0,03
donc qa = 0,56 V

III Application des courbes densité de courant en fonction du potentiel

1II.l.a)
On peut écrire : jt = j,l et j2 = j,2

id = - jc2

kil .....................................

E
0 b

Jcz

U-OF
jol exP [ w (EM - El&$l =& exP [- RT (EM-EL$I

EM =
nia Aé, + n2(1-ad E2é, + RT Ln J&
nlal+ n2(l-a2) F[ntat+n2 (1-a2)] lot
26 OPTION CHIMIE

1II.l.b)

H+/ H2 : &éq = - 0.06 pH = - 0,06 V et n2 = 1

Fe2+/ Fe : Eteq = - 0.44 + 0,03 log [Fez+] = - 0,47 V et nt = 2

E~=-o,33v ; j,l = 0,233 mA. cm -2 = -jc2 = 2F v

v = 1,21.10-6 mol.cm-2.s1 = 6,8.10-5 g.cm-2.s-1

En l’absence du clou, les conditions de fonctionnement correspondent a la verticale du


point K : l’attaque est lente. La surtension du degagement de dihydrogène sur le fer est
plus faible que sur le magnésium
En présence du clou, les conditions de fonctionnement correspondent à la verticale du
point L : la rkaction est nettement plus rapide mais il y a dégagement de H2 au niveau du
clou et attaque du magnésium ; le clou n’est pas attaqué. Ceci constitue un procédé de
lutte contre la corrosion : on associe au metal a proteger (par exemple le fer) un metal plus
réducteur (Mg, Zn, Al).
OPTION CHIMIE 21
111.3.a)

il
hmode de platine hlectmde de r&f&enœ
(me-6 < (E.C.S.)

3 -et- Solution de Fz+


agitateur

III.3.b)
kquation-bilan de la rkaction de dosage :
MnOi + 5 Fez+ + 8 H+ - Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 Hz0

à I’équivalence : n(Mn0:) = 1/5 n(Fe2+) Ve = 10 ml

* V= 5 d : c’est la demi - équivalence, [Fez+] = [Fe3+]

donc E = El” = 0,77 V

* V = Ve = 10 ml : c’est l’CquivaIence, WOi] = 1/5 [Fez+]

et [Mn2+] = 1/5 pe3+]


[Mn041 h*
E = E02 + ‘qlog IMn2+l

E = E”1 +“~log’~

6E = 5E02 + Eol - 0,48 pH : -1

* V = 2 Ve = 20 ml , [MnOJ = [Mn2+]
28 OPTION CHIMIE

E=E~=‘$~
-v d’oùm

I V(ml)
b
5 10 20

111.3.~)
Pour V > 10 ml, on mesure un potentiel mixte MnO$ / Hz0
E(exp&imental) < E(théorique)

IV Etude du mécanismed’une réaction électrochimique

1V.l.a)
fic1L3H2 - H2 + RhClL3

1V.l.b)
Ar ’ est formé loin de l’électrode, en solution
L’étape no3 doit s’écrire : Ar ’ + ArX’ x Ar - + ArX
OPTION CHIMIE 29

1V.l.c)
* pour une série de dérivés ayant même groupe restant, plus le composé accepte
facilement une charge négative, plus le départ de X- est favorisé.
* pour une série de dérivés ayant même groupe partant, plus E” est grand, plus le
groupe restant accepte facilement une charge négative qui sera, soit délocalisée sur le
cycle aromatique, soit localisée sur un groupe attracteur, mais cette charge sera en tout
cas peu localisée sur l’halogène, ce qui n’est pas favorable à la rupture de la liaison C-X.

IV.2.a)
ArX+e- -) AIX:

ArX’ - Ar’+x-
OH OH
Ar’ + Ph-&H -Ph - ArH + oh-&Ph

OH 0-
Ph - &. -Ph + A- - Ph-6-Ph
.
+ AH @H/A-=ude/udate)

0- 0
Ph - 6 - Ph E Ph-!-Ph + e-

OH
Le bilan s’écrit: AIX + Ph - bH - Ph + A- - 2ArH +AH + X-

11 s’agit dune çatalvse électrochimique

IV.2.b)
Il y a compétition entre les 2 mécanismes :
- mécanisme (1) à 2 électrons
- mécanisme (2) à 0 électron
q=lFdonc:
0.5 mol de ArX évolue suivant (1) et foumit 0.5 mol de ArH
03 mol de ArX évolue suivant (2) et fournit 1 mol de ArH
Pour 1 mole de substrat, on forme 1.5 mol de ArH].
30 OPTION CHIMIE

Deuxième Partie

1.l.a)
Modèle VSEPR : NH3 , 4 voisins (3 H et 1 doublet) => tetraèdre. Un des doublets
entourant l’azote étant un doublet non liant, il occupe plus de place. Le tétrakire n’est pas
rkgulier et les angles HNH sont infkieurs à 109”.

1.l.b)
BH3 (pas de doublet non liant sur le bore) => 3 voisins => plan

1.2)
B possède 3 Clectrons de valence, H en possède 1 : donc dans l’entité BH3, B ne possède
pas d’élecuon a engager dans une liaison avec l’autre unité BH3 qui lui permettrait de
saturer sa coordinence selon la règle de l’octetz.

1.3.a)
Le nombre d’orbitales atomiques intervenant dans cette structure est 4n pour le bore
(pour chacun des n atomes de bore, 2s. 2px, 2py et 2pz) et m pour l’hydrogène. Pour
former les p orbitales BH, il faut mettre en jeu 2 orbitales atomiques, de même pour les x
et y liaisons. Par contre, il faut mettre en jeu 3 orbitales atomiques pour les s et t liaisons
non classiques. On en tire la relation :
4n + m = 2p + 2x + 2y + 3s + 3t
ou 4p + (p+q) = 2p + 2x + 2y + 3s + 3t
ou3p+q=2x+2y+3s+3t (1)
1.3.b)
Le nombre d’atomes d’hydrogène est exprimé, soit à partir de la stoechiométrie (p+q),
soit à partir du decompte des liaisons @+x+s). On a : p + x + s = p c q soit
s+x=q (2)
1.3.c)
Le nombre d’électrons mis en jeu est 3n + m soit 3p + p+q, donc deux fois moins de
paires d’électrons
1/2(4p + q) = p + x + y + s + t (3)
1.3.d)
(3) se transforme en 2p + q = 2x + 2y + 2s + 2t. Avec (1) on obtient :
p= s+ t (4)

2 Cette regle n’esten fait applicable que pour les ClementsC. N et 0.


OPTION CHIMIE 31

D’après (l), 2y = 3p + q - 2x - 3s - 3t : en inûoduisant (2), 2y = 3p - 2s -x - 3t ; et en


introduisant (4) 2y = 3s + 3t - 2s - x - 3t qui est la relation demandée :
2y=s-x (5)

1.4)
Le diborane peut s’hire (BH)$I,+. donc p = 2 et q = 4. Il faut trouver s, t, y. x entiers
positifs ou nuls qui satisfassent aux kquations (2) (4) et (5) ci-dessus :
(4) impose que le couple (s,t) = (0.2) ou (1.1) ou (2.0)
(2) impose que le couple (s,x) = (0,4) ou (1.3) ou (2.2) ou (3,l) ou (4,0), les deux
derniers couples n’étant pas compatibles avec les couples (s,t) proposés ci-dessus.
Seul le couple (s,x) = (2,2) est compatible avec (5). y devant êue positif ou nul.
Le jeu de paramèûes (s,t,y,x) vaut (2,0,0,2), solution unique.
La structure de la molécule possède donc p + x = 4 liaisons B-H et s = 2 liaisons à trois
centres BHB.

d’où la structure probable :


H\A/ H

H iBUBiH
H

1.5)
Pour le triborane(9) on peut faire le même travail3 que l’on résumera sous forme de
tableau, avec p = 3 et q = 6
s t Y x
0 3 n&atif 6
1 2 n@tif 5
2 1 nkgatif 4
3 0 0 3
Les valeurs de s suph-ieures A 3 sont incompatibles avec (4) ;
le seul jeu de valeurs styx est 3003.
Le aiborane(9) possède donc p + x = 3 liaisons B-H et s = 3 liaisons BHB

3 Dans les casparticuliers du di- d du triborane. il hait possible d’acc&rer un peu cette&ude en
posant a priori t=O; en effet, il ne peut y avoirde liaison A trois centres BBB dans le cas du diborane.
Dans le cas du uiborane. l’&+tivalence RMN des trois atomes de bore imposait t=O &aiement.
OPTION CHIMIE

H\B/H
H H
0
d’où la structure probable H-B B-H
ryl
H H

1.6.a)
Pour le tétraborane( 10) p = 4 et q = 6

s t Y x
0 4 negatif 6
1 3 negatif 5
2 2 ntgatif 4
3 1 0 3
4 0 1 2

Deux jeux de valeurs styx sont possibles : 3103 et 4012.


A partir de 3103, la structure possède t=l liaison BBB. Ceci est en contradiction avec
l’équivalence 2 à 2 des signaux observés en RMN du Bore.
A partir de 4012 on a p+x = 6 liaisons B-H, y=1 liaison B-B et 4 liaisons BHB.
L’exemple de la structure suivante montre la compatibilité avec l’observation RMN :

“db H

H /BI/B\ ,AB,”

H’ - H ‘H

Il existe donc bien un jeu de valeurs styx = 4012 qui donne une solution physiquement
acceptable4.

1.7)
Le jeu de valeurs styx du pentaborane(9) est 4120.

4
II existe d’autres structuresacceptables avecce même jeu styx.
OPTION CHIMIE 33

11.1)
Synthèse du tétraborane( lO$’ :
B2& - BH3
B2H,5+BH3 - Wb
BH3 - BH+H2
B3Hg+BH - B4Hlo
Pour le pentaborane(9)
B4Hto+BH - Wb + H2

La structure électronique du bore est ls2 2s2 2~‘.


Avec un modèle cavalent : dans l’entite BH, le bore est entouré de 4 électrons de valence,
ce qui constitue une couche demi-remplie (2s’ 2~3) qui possède une certaine stabilité.
Avec un modèle ioniq= : dans 1’entitC B+ H-, le bore possède la structure électronique
externe 2s2, sous-couche pleine, ce qui conmbue à une certaine stabilite.

11.2.a)
Le moment dipolaire de l’oxyde de carbone est 6-CO St ; d’où la liaison Fe-CO et non Fe-
OC car le fer est électroniquement déficient.
11.2.b)
La stoechiométrie du fer pentacarbonyle (Fe(CO)S) se justifie par la règle des 18
électrons: le fer en possède 8, il faut donc 5 ligands à 2 électrons.
11.2.c)
Le ligand B4Ha remplace 2 ligands CO ; afin que le complexe possède 18 électrons (ce
que l’on peut supposer, car l’énoncé insiste sur la grande stabilité du complexe), il est
nécessaire que B4Hg soit un ligand L2, c’est-à-dire à 4 électrons.
11.2.d)
BqHlo + WCOh - Complexe + H2 + 2C0
Pour un éventuel mecanisme, il est imperatif de partir de B4Ht0, B4Ha n’existant pas.
On peut admettre plusieurs mécanismes, l’kquation bilan en étant un.
11.2.e)
Le ligand isoélectronique de B4Ha est C& (cyclobutadiène). C’est également un ligand
L2, chaque orbitale x donnant 2 électrons au fer.

5 Dans cette question, il ne faut pas faire intervenir des boranes qui n’existent pas. BgHll, BgH10
et BgHt2 sont les seuls autres boranes utilisables “kventuellement” dans ces mkinismes. en plus des
espkces dkja cit&x (il n’existe pas d’heptaborane). De plus, la question demandant un m&nisme, il n’Ctait
pas raisonable de faire apparaître des étapes dont la moltkulariti est supkieure ou Cgale A trois.
34 OPTION CHIMIE

11.3)
Les produits des réactions (A) et (B) conservent le squelette de Blfl14.
Pour la réaction (A), l’espèce active est R+, après que AK13 a polarisé la liaison R-Br.
R+ a tendance à se fixer sur le centre le plus riche en électrons (position 2 ou 4), avec
départ de H+.
Pour la réaction (B), l’acétonitrile, riche en électrons (doublet libre sur l’azote), se fixera
préférentiellement sur le carbone le plus pauvre en électrons, à savoir en position 6 et 9.

111.1)
Le nickel est en coordinence plan-carrée.

111.2.a)
facile
11.2.b)
En l’absence de ligand, on considère que les 5 niveaux énergétiques des 5 orbitales d
sont dégénérés. En présence d’un champ octaédrique, il y une levée partielle de
dégénérescence : trois niveaux dxy, dxz et dyz ont même énergie. Plus haut en énergie,
on trouve deux niveaux dégénérés, d,+? et d,2.

111.3.a)
Le diagramme énergétique de l’hexaaquotitane(III) se présente ainsi :
- -

+--
Le seul électron peut donner une unique absorption, d’où un spectre électronique qui ne
possède qu’une bande.
111.3.b)
La dissymétrie est due à un abaissement de syménie (élongation de deux liaisons axiales
Ti-H20). La symétrie Oh disparaît au profit d’une symétrie D4h dont Je diagramme
énergétique est :
_--
-- ==_z---
-----_-

donc deux transitions


___--- possibles, voisines en
-=--
---___ energie T
-c-

C’est l’effet Jahn-Teller.


OPTION CHIMIE 35

111.4)
Mn((X) possède 5 tlectrons d : il y a deux cas possibles de repartition des électrons dans
les deux niveaux d’énergie en symkrie Ot, :
--

4-l

*a-t-
WC-

Si le champ des ligands est faible (cas de gauche), la repulsion tlectronique sera
suffisamment grande pour que les niveaux soient tous occupés par un électron d
Si le champ des ligands est fort (cas de droite), les électrons préféreront s’apparier.

Le fait que la coloration soit faible impose le cas champ faible. En effet, le saut d’un
Clectron impose une non-conservation du spin, ce qui est interdit (règle de Laporte).
La compréhension du spectre Clectronique du manganèse (bien que faibles, plusieurs
transitions existent) impose de tenir compte de l’hamiltonien de répulsion électronique
(terme en l/rij) n’existant pas dans le cas du titane qui n’a qu’un seul électron.

111.5.a)
Si un complexe est distordu suivant l’axe z, les orbitales d, et dyz seront moins sensibles
à la proximité du ligand (donc moins déstabilisées) que l’orbitale dxy. Le même
raisonnement monue que l’orbitale dz2 est moins déstabilisée que l’orbitale dx2-,,2. On se
retrouve comme dans le cas de la distorsion Jahn-Teller de la question III.3.b).

1II.S.b)
Dans le cas d’un rejet à l’infini des ligands qui pointaient selon l’axe des z, on se retrouve
dans le cas dune coordinence plan-carrée.

1II.S.c)
Le Ni(I1) possédant 8 électrons d, la distorsion tétragonale ci-dessus provoque un gain
Cnergétique d’autant plus important qu’elle est ample. Ceci interprète la préférence du
Ni(II) pour la symétrie plan-carrée plutôt que Oli.

1II.S.d)
Les autres métaux d8 (Cu(II1) et CO(I) ou leurs analogues respectifs Ag(III), Au(III),
Rh(I) et Ir(1)) présentent des situations électroniques similaires.

111.6)
La déficience électronique du carborane aura tendance à appauvrir la liaison O-H, rendant
l’acide dérivé du carborane plus acide que l’acide benzoïque.
36 OPTION CHIMIE

1V.l.a)
2 CHz=CH-C3H7 + B#,j - 2 BH~-CHZ-CH~-C~H~
Orientation anti-Markovnikov.
L’attaque électrophile de la double liaison se porte sur le borane, déficient en électron
pour donner un intermédiaire carbocationique, soit en 1, soit en 2. Le carbocation
secondaire étant plus stable que le primaire, le bore se met en position 1.
1V.l.b)
BH2-CH2-CH2-QH7 + OH- + Hz02 - HO-CH2-CH2-C3H7
+ cat
à comparer avec CH2=CH-C3H7 + Hz0 - CH3-CH(OH)-C3H7 , produit
Markovnikov attendu. Le borane inverse donc la régiosélectivité.

IV.2.a)

IV.2.b)
Le 9-BBN très encombré réagira uniquement avec un alcène terminal : l’hydroboration
donne :
H
B'
B-CH 3 7
dC3H7 -
+
6% Ph
IV.2.c)
P, de formule CloH16, est donc un
terpène.
Son nom est I’a-pinène.
La formule développée de (P’)zBH est :

Le butan-2-01 obtenu n’est pas racémique, car le réactif hydroborant est chiral (le pinène
étant d’origine naturelle).
Le caractère non racémique du mélange obtenu peut être mis en évidence par son pouvoir
rotatoire non nul.
On peut sans crainte utiliser un excès de P, car P étant très encombré, la trihydroboration
n’aura pas lieu.
La réaction avec le butène est conduite à O’C pour profiter au maximum d’un contrôle
cinétique qui induirait une préférence pour l’un des deux énantiomères.
OPTION CHIMIE 37

IV.3)
2NaH+BzHg - 2 NaES&.
L’hydrure de sodium et le diborane sont des réactifs accessibles industriellement.
Le borohydrure de sodium est utilisable pour des réductions de cétone en alcool
secondaire, par exemple.

IV.4.a)
Le bore est couplé à 4 spins 1/2 équivalents ; on observera donc un quintuplet d’intensité
relative 1,4,6,4,1.
IV.4.b)
Les protons sont équivalents, ils resonent à la même fréquence. Le couplage avec le spin
1=3/2 du ttB donne un signal de multiplicité 21 + 1 = 4. On a un quadruplet de raies
I
eauivalentes en intensie.

IV.5)
Cp2TiCl2 + 2LiBb - CpzTi(BH& + 2 LiCl
Le déplacement de cette réaction peut être dû à plusieurs facteurs, en particulier la force
de la liaison Ti-borohydrure par rapport à la force de la liaison Ti-Cl. Sur ce paramètre,
on ne peut rien expérimentalement. Par contre, on peut choisir un solvant où le chlorure
de lithium est insoluble. C’est le cas du diéthyléther ; ce n’aurait pas eté le cas du
tétrahydrofurane par exemple.

1V.S.b)
Le spectre RMN tH du chlorure de titanocène possède 1 pic, car tous les protons sont
équivalents. Par contre, celui du dérivé diborohydrure possède 2 pics d’intensité relative
10 et 8 (expérimentalement, on constate que tous les H du borohydrure sont équivalents,
ce qui n’est pas évident a priori étant donné la nature de la liaison métal borohydrure :
Il se trouve que cet équilibre est très rapide
Ti’H\/H 3$-+3-H même à basse température et rend
?I’bI * H
équivalents tous les protons.
Si la synthèse avait produit le dérivé monoborohydrure (Cp2Ti(Cl)BH& l’intensité
relative des deux pics aurait été 10 / 8. La stoechiométrie du complexe est donc bien
déterminable par RMN. Le spectre des protons liés au bore est un quadruplet (cf.IV.4.a)
alors que celui des cyclopentadiényles est un singulet. 6

6 Les auteursremercient Mademoiselle V. Grosjean pour son efficace collaboration lors de la saisie
de ce document, texte, figures et mise en pages.
OPTION CHIMIE 39

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : CHIMIE
Épreuve C : Composition de chimie (applications) - Session : 1992
par D. DANION, C. DUBOC, M. DUTEIL et J.-P. FOULON

PREMIÈRE PARTIE
SYNTHÈSE STÉRÉOSÉLECTIVE D’UNE FORME OPTIQUEMENT ACTIVE DE
PHÉROMONE SEXUELLE D’INSECTE : LA δ-MULTISTRIATINE

I. I.1. Projections de Fischer :

Composé inital Composé A

I.2. Mécanisme classique d’estérification par catalyse acide (protique) avec intermédiaire tétraédrique.

II. II.1. Composé B (C10H15Br06)

II.2. Configuration : (2R, 3R)

II.3. L’analyse du spectre RMN du proton donne δ : 4,57 ppm (H au pied de l’acétoxy) ; 5,33 ppm (H
au pied du brome) ; 2,10 ppm (CH3 de l’acétoxy) ; 4,2 et 1,2 (CH2 et CH3 du groupe ester).

Le mécanisme peut être schématisé par une SN au niveau du carbone 3 et une estérification au
niveau du carbone secondaire en 2.
40 OPTION CHIMIE
III. III.1. Le composé C est :

III.2. Infrarouge : 1750 cm–1 : ester (C = 0) ; 3300 cm–1 : alcool (OH liés).

III.3. Il s’agit d’une hydrolyse en milieu hydroalcoolique avec catalyse par HBr.

IV. IV.1. Le composé D est l’époxyde :

IV.2. La RMN redonne les signaux de la fonction ester et les H cycliques à 3,47 ppm.

IV.3. Il y a formation de l’alcoolate puis substitution nucléophile interne conduisant à l’époxyde.

V. V.1. Le composé E est :

IR : 1735 cm–1 (ν C = 0) et 3470 cm–1 (ν OH)


RMN : δ : 1,27 ppm (CH3 ester) ; 4,10 ppm (CH2 ester) ; 4 ppm (H au pied du OH) ; 2,63-3,03 ppm
(H au pied du méthyle) ; 1,23 ppm (CH3 , méthyle) ; 3,17 ppm (OH, alcool).

V.2. et corollaires
(éther)
CH3–Br + 2 Li CH3−Li + LiBr

2 CH3–Li + CuI (CH3)2CuLi + LiI

L’éther est anhydre pour éviter l’hydrolyse des organométalliques. L’argon évite l’oxydation en
OPTION CHIMIE 41
méthanolate.
Le chlorure d’ammonium permet l’hydrolyse en milieu tamponné.
Le complexe Cu(NH3)+2 s’oxyde à l’air en Cu(NH3)2+
4 qui est bleu.
La pression réduite permet d’abaisser le point d’ébullition.
Le rendement de la transformation est de 78 %.
Le mécanisme consiste en un transfert du groupement méthyle du cuprate avec ouverture de l’époxyde
et inversion de configuration du carbone concerné.

VI. Protection de l’hydroxyle en 2 par le D.H.P. : formule de F

Le mécanisme peut être schématisé de la manière suivante :

L’acide p-toluènesulfonique (APTS) joue le rôle de donneur de proton.

VII. L’hydrure de lithium et d’aluminium réduit les fonctions esters. Formule de G :

IR., groupement OH à 3360 cm–1.


LiAlH4 est utilisé en milieu anhydre pour éviter l’hydrolyse.
G est insoluble dans l’eau car il présente une chaîne hydrophobe.
Mécanisme de réduction d’une fonction ester en alcool.

VIII.Il s’agit d’une déprotection. Formule de H :


42 OPTION CHIMIE
Le mécanisme est schématisé ci-dessous :

L’infrarouge confirme la fonction OH (3320 cm–1).


La protection de la fonction OH permet d’éviter une réaction ave LiAlH4.

IX. Étape d’acétalisation pour protéger les fonctions alcools en 1 et 2. Formule de I :


(C8H16O3) - cycle pentaatomique :

Il existe d’autre possibilités d’acétalisation.


Données de RMN ; δ : 1,3 et 1,35 ppm (CH3 acétal) ; 0?83 ppm (CH3 méthyle) ; 1,5-2 ppm (H au pied
du méthyle) ; les autres protons donnent lieu à un massif (3,4-4,07 ppm).
Mécanisme d’acétalisation en milieu acide.

X. X.1. Formation du tosylate J :

X.2. La pyridine sert de catalyseur et neutralise le HCl formé.

X.3. Données de RMN, δ : 1,22 et 1,25 ppm (méthyles de l’acétal) ; 0,90 ppm (CH3 - méthyle) ; 7,7
à 7,25 ppm (aromatiques) ; 3,9 - 4,2 ppm (autres protons).

XI. Formation d’un dérivé iodé.


Bilan réactionnel : ROTs + NaI RI + TsONa.
L’iode formé est réduit par S2032–.
L’acétone est un solvant dipolaire aprotique qui solubilise NaI.
Protection des hydrolyses en 1 et 2, activation de l’hydrolyse en 4 sous forme de tosylate.
OPTION CHIMIE 43
Formule de K :

Spectre de RMN : δ : 1,27 - 1,30 ppm (CH3 - acétal) ; 0,91 ppm (CH3) ; 1,6 ppm (H au pied du méthyle) ;
les autres protons donnent un massif de 3 à 4,2 ppm.

XII. Il s’agit d’une C-alkylation de l’ion énolate de la diéthylcétone :


BuLi + (iPr)2NH → (iPr)2N– , Li+ (LDA) + Butane

(CH3−CH2)CO + (iPr)2N– , Li+ → CH3−CH–−CO−CH2−CH3 , Li+ + (iPr)2NH

Composé L (C13H2403) :

XIII.Obtention de la multistriatine
La configuration de M est : (1S,2S,4S,5R).
Autre possibilité : (---,5S).
Il y a hydrolyse de l’acétal puis acétalisation intramoléculaire entre les deux OH libérés et le groupement
cétonique (facteurs entropiques).
Relargage.
Données de RMN : 4,08, m., (H1) ; 0,74, d, J = 6 Hz, (CH3 en 2) ; 1,10 ppm, d. J = 7 Hz, (CH3 en 4) ;
0,86 ppm, t., J = 7 Hz (CH3 en 5) ; 3,68 ppm, d. J = 4 Hz, (CH2 en 7) ; les autres protons constituent
le massif de 1,2 à 2 ppm.
Noter en IR l’absence de ν C = 0.
44 OPTION CHIMIE

DEUXIÈME PARTIE
UTILISATION DES COMPOSÉS ORGANOMÉTALLIQUES
EN SYNTHÈSE DE PHÉROMONES

I. Introduction

I.1. Le protocole opératoire requiert 6g de Mg et 27,2g de Et-Br dans 250 ml de THF.

I.2. Bu−Cl + 2 Li → Bu−Li + LiCl


milieu THF et atmosphère d’argon.

I.3. Le dosage repose sur la formation d’un complexe rouge entre l’orthophénantroline et le butyllithium.
L’alcool benzylique détruit le complexe avec formation d’un alcoolate incolore. Le volume Vo
correspond au dosage témoin. Le titre est : 1,56 mol.L–1.

I.4. Étude de l’influence du solvant.

I.4.1. PhCH2MgCl est solvaté par le HMPT, solvant dipolaire aprotique.

I.4.2. En milieu HMPT, la diisopropylcétone conduit à un ion énolate, avec régénération de la


cétone après hydrolyse.

I.5. Il s’agit de réactions de transmétallation.

I.5.1. Les réactions sont :


CH3−Li + CuI → CH3−Cu + LiI
Méthylcuivre (jaune) A

CH3−Li + CH3−Cu → (CH3)2CuLi


Diméthylcuprate de lithium (incolore) B

I.5.2. Par analogie, il vient :


CH3−Li + CuI → CH3−Cu + LiI

CH3−Cu + Pr−C ≡ C−Li → (CH3) (Pr−C ≡ C)CuLi

Cuprate mixte C permettant de transférer un seul groupement méthyle (ce qui représente
une économie de réactif).

I.5.3. Les réactions sont :

I.5.3.a. Addition-1,2 avec CH3-Li, soit :

I.5.3.b. Addition-1,4 ave B et C, soit :


OPTION CHIMIE 45
I.5.4. I.5.4.a. D = EtCu,MgBr2

I.5.4.b. E= vinylcuivre

Il s’agit d’une syn-addition vérifiée par deutérolyse.

I.5.4.c. L’organomagnésien, seul, aurait déprotoné l’hexyne.

I.5.4.d. (C2H5) (C4H9 – C ≡ C) CuLi, cuprate mixte.

I.6. I.6.1. Tableau rétrosynthétique :

I.6.2. ! et " sont a priori possibles, # risque de conduire à des aldolisations. Il faut signaler
que la synthèse " nécessite un ajout préalable de TMSCl ((CH3)3SiCl) pour bloquer la
forme énolate sous forme d’éther d’énol silylé. La déprotection en molécule cible se fait
par hydrolyse acide.

II. Synthèse d’une phéronome sexuelle d’un scolyte du pin (Ips Confusus)

II.1. Le magnésien de F est d’accès difficile car il y a risque de duplication alkylante et de transposition
allylique.

II.2. Les dithianes :

II.2.1. Équation-bilan :
46 OPTION CHIMIE
Mécanisme :


signalons que MeO−BF3 , en présence de protons, régénère BF3 avec formation de méthanol.

II.2.2. L’anion dithiane est stabilisé par les deux atomes de soufre (orbitales d -longueur de liaison
et polarisibalité).
Il est formé par déprotonation de H avec le butyllithium.
L’addition du 1 - bromo - 2 méthylpropane conduit à I :

II.2.3. Le même raisonnement conduit à J

II.2.4. J est débloqué en cétone K

II.2.5. K est réduit par NaBH4 pour donner la phéromone recherchée.

II.2.6. La phéromone est obtenue sous forme racémique.

II.3. Stratégies de synthèses :

Synthons :
OPTION CHIMIE 47

Équivalents synthétiques :

Dans le second cas, le schéma de rétrosynthèse est le suivant :

Notons que les lithiens proposés sont des équivalents synthétiques de


qui sont des anions acyles virtuels

Il s’agit d’une inversion de polarité au niveau du carbonyle aldéhydique (umpolung). Cette stratégie
est essentielle en synthèse organique.

III. Synthèse d’une phéromone de phalène

III.1. (2Z,6Z)-7-méthyl-3propyldéca-2,6-dién-1-ol

III.2. III.2.1. En utilisant les outils mis en place au paragraphe I, il vient immédiatement :

a)

b)

c)
48 OPTION CHIMIE

d) Addition à l’oxyde d’éthylène L : C8H16O.

III.2.2. L

III.2.3. Configuration (Z).

III.3. Synthèse de M

III.3.1. ROH + TsCl → ROTs + HCl Formule de l’intermédiaire :

La pyridine exalte l’électrophilie du chlorure d’acid et piège le HCl formé.

III.3.2. NaI donne lieu à une SN2 (cf. première partie)

III.3.3. Formule de M :

III.4. III.4.1. Obtention de N. Les étapes successives sont schématisées ci-dessous :

a)

b)

c)
OPTION CHIMIE 49
d)

III.4.2. Formule de N :

III.5. Réduction de N :

III.5.1. Mécanisme de réduction d’un acide en alcool, via l’aldéhyde, par LiAlH4

Phéromone :

II.5.2. Éther anhydre car LiAlH4 est hydrolysé par l’eau.

III.6. Bilan réactionnel :

III.6.1. Rdt = 0,89 . 0,84 . 0,50 . 0,98 = 36,6 %


50 OPTION CHIMIE
III.6.2. Analyse rétrosynthétique :
OPTION CHIMIE 51
BIBLIOGRAPHIE

[1] Multistriatine : K. MORI et Coll. Trétrahédron (1980) 36 87.

[2] Généralités sur les organométalliques : J.F. NORMANT, Bulletin de l’Union des Physiciens, (1991), 1333.

[3] Généralités sur les rétrosynthèses : SPARFEL et Coll., Bulletin de l’Union des Physiciens, octobre 1992.

[4] Phéromone de l’Ips Confusus : R.M. SILVERSTEIN et Coll. Tétrahédron (1968), 24, 4256.

[5] Phéromone de phalène : P. HELQUIST et Coll. J. Org. Chem. (1979), 44, 1345.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 53

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve A : Composition de Physique - Session : 1992

PHÉNOMÈNES PIÉZOÉLECTRIQUES ET APPLICATIONS

PARTIE I

PHÉNOMÈNES STATIQUES

A. ÉTUDE MÉCANICNJE

1.1 DÉFORMATION ÉLASTIQUE D’UN RESSORT.

1.1 .a. En supposant, comme dans le cas d’un seul ressort, que le poids n’intervient pas, la tension F de
la chaîne est la même partout et l’allongement total est n(l; - 11).On en déduit

1.1 .b. Une longueur 1 correspond à n=i ressorts et sa raideur est

1.1 .c. On voit que le produit WI ne depend pas de la longueur considérée.

1.2. DEFORMATION ÉLASTIQUE D’UNE LAME.

1.2.a. D’après la question préccédente,le produit K.e ne dépend pas de l’épaisseur de la lame. Comme il
est proportionnel à la surface A (tquivalence à des ressorts placés en parallèle), la constante de rigidité
élastique sera définie par k= K i.
Les forces F appliquées à la lame provoquent la variation u de son épaisseur telle que F=Ku en mesure
algébrique. En reportant K dans l’expression de la constante de rigidité, on obtient

qk =k La rigidité k est egale a la constante Y’.

1.2.b. Les forces F fournissent à la lame, au cours de la variation élémentaire d’épaisseur du, un travail
6T qui ne dépend que du déplacement relatif des armatures : 6T = F.du = ZAedU = rY ‘UdU où z = Ae
est le volume de la lame. Par intégration on obtient l’tnergie potentielle élastique de la lame qui, en
valeur volumique s’exprime par

1.2.~. Application numérique.

Pour wm= 1 mJcm”, on obtient U= 1,52.10M4, soit lu=0,152pm].


La force correspondante est F=AY’U, soit 1F= 1,32.10 N . Cette valeur (égale au poids de 130 kg)
est très grande, ce qui montre qu’une Cnergie
de 1 rnIcmm3 n’est pas courante.
54 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

B. ÉTUDE ÉLECTRIQUE

1.3. POLARISATION D’UN D~LECTRIQUE.

1.3.a.b. Voir les cours. P’= ‘z, D’= ~~ z+ 3. Unites : C.rnm2.

1.3.~. Dans un diélectrique lineaire P’ est fonction linéaire de Ë!. L’isotropie rkduit cette fonction à la
proportionnalité : Tf= ec Xe I?et D’= Eoer 2, avec Er= 1 + Xe.

1.3.d. a) Les effets de bord sont ntgligeables si la zone sur laquelle ils se manifestent, de l’ordre de
grandeur de l’tpaisseur e, est faible devant les dimensions de la surface A de la lame.
p) On néglige les effets de bord en considérant l’aire A prise dans une lame aux faces infinies. La
symétrie de révolution autour de tout axe orthogonal aux faces entraîne que les vecteurs doivent être
parallèles a l’axe 0x. La symeuie par toute translation parallèle aux faces entraîne que les champs ne
dépendent que de 0x. En l’absence de charges tuangères dans le diélectrique, l’équation divW(E;->) = 0
soit &=O entraine que 8 ne dépend pas de x et est donc uniforme. Il en est de même pour les champs
ax
P+et IX qui lui sont proportionnels.
Voir les cours pour Ctablir l’expression de la capacite : C=s+,ert.

I.3.e. Le travail électrique reçue par le condensateur quand la charge q=Ao de l’armature F2 varie de dq
est GT=Vdq=CVdV qui par intégration donne l’énergie électrostatique dont l’expression par unité de
volume est j1.
w, = SE& E

I.3.f. Application nwnkrique.


Pour we= 1 mJcm”, le champ tlectrique vaut lEI=7,0!9~106V~m-t d’où l’on déduit 1V=7,lkVI.
La charge surfacique a=-D=&+rJEl est égale à

1.4. POLARISATION PAR DI~F~RMATI~N.

1.4.a. Les forces appliqukes symétriquement sur les deux faces font apparaître la polarisation $’ dont le
sens bien determine rompt cette sym&ie. Le cristal pi&o&ctrique ne possède donc pas les éléments de
symétrie correspondant à des opkrations qui inversent le sens de l’axe 0x : plan et axes de symétrie
parallèles aux faces, centre de symetrie. La piézdlectricité ne peut donc se manifester que dans les
classes cristallines qui n’admettent pas ces symétries.

1.4.b. La polarisation totale de la lame comprend le terme de déformation ? et le terme dû à l’action du


champ Clectrique $” = (&r- 1)~~ 2. D’après sa définition, le vecteur excitation électrique a pour
expression 8 = le Z+ $’ + 8’ soit, en mesure algébrique sur 0x : ID=EE+yU].
1.4.~. La couche métallique deposée sur la face F2 peut porter les charges surfaciques d sur son côté
interne (en contact avec le diélectrique) et a, sur son côté externe. Pour un condensateur de ce type, on
sait que oe est négligeable devant la charge condenske o, ce qui entraîne que la charge surfacique totale
de F2 se rkduit à (3. Les relations de passage pour le champ Clectrique sur le côte interne se rkluisent ici à
o’- à= a ui, d’où lo=-D=-EE-yUJ.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 55

I.4.d. Applications nundriques.


Quand les armatures ne sont pas connectées par un conducteur, elles n’ont acquis aucune charge et
o=O. Quand l’étincelle se produit, l’air est devenu conducteur, ce qui impose, en fin de décharge, une
différence de potentiel V= -Fe (u étant faible) nulle et donc un champ E nul.

a) o étant nulle, le champ électrique vaut E= - yU= - SU. En utilisant la relation avec la contrainte (en
E
l’absence de connexions) Y’=;= & on obtient la force

p) Quand l’étincelle s’achève, le champ électrique E est nul et l’armature Fa a acquis la charge
Q2=oA = -yUA. Si l’on suppose que la déformation est maintenue à la même valeur que
précédemment, on peut calculer Qz= - i$V,,= E $Va qui fait intervenir l’expression de la capacite du

condensateur C=E %. La charge pass6e dans l’étincelle est donc -1.

L’hypothèse sur l’invariance de U est approximative. On pourrait tout aussi bien considérer que la
contrainte Z reste constante. Il faudrait alors calculer U en utilisant le coefficient Y à champ nul (défini à
la question 1.5.a). Il est très voisin de Y’ (question 1.5.f.a) et la valeur obtenue serait pratiquement la
même (question 1.5.f.y).

L’énergie électrique dissip& dans l’étincelle est We= - Vd(Acr). En considérant ici Cgalement que la
d
déformation est invariante, do= - edE= ZdV, d’où W,=;CV:= ;QV,=2,040-6J .

Une décharge obtenue ainsi est utilisée dans les allume-gaz (ou les briquets) piézo&ctriques.

y) L’énergie mécanique fournie est Cgale au travail des forces appliquees aux faces
u
W, = AZ du = :AY ‘eU2, soit E, = :Y’U2 par unit6 de volume. D’après la question préctdente,
d
l’énergie électrique volumique récupérée est E,=$EE~. Le rapport des deux énergies est

@=-cg 5.10-3
y” .

C. ÉTUDE THERMODYNAMIQUE

1.5. EQUATIONS ET FONCTIONS D’ÉTAT À TEMPÉRATURE CONSTANTE.

I.5.a. Dans le cas géntral, le travail Clémentaire fourni à la lame (defini positif dans ce sens) sous les
formes mécanique et électrique a pour expression Fdu + VdQ, soit par unit6 de volume
IGW=LdU-Edol.
56 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

1.5.b. Pour une transformation Clementaire rkversible, les deux premiers principes permettent d’exprimer
la chaleur kchangee TdS et le travail 6W = d3 - TdS = d(3 - TS) à température constante. C’est la
différentielle de l’energie libre de Helmholtz F= 3 - TS. On a donc SW = dF .
La variation de F ne depend pas du chemin suivi mais uniquement de l’état initial et de l’état final. On
peut donc la calculer en considerant successivement deux transformations à o constante puis à U
constante, ce qui conduit à l’expression du travail mécanique obtenue à la question 1.4.d.y.et au travail

électrique: We=- jdo= ~~+SU)do=~~+6Uo.

F(U,o,T)=F(U=O, o=O, T)+;Y’UZ+ $+SU0 >


e

En fait il est plus simple de calculer F en considérant deux transformations à U constante puis à E
constant, ce qui conduit a la forme pqqq
dans laquelle l’énergie mécanique et l’énergie électrique apparaissent clairement.
1.5.~. La lame peut échanger de l’énergie sous forme de travail mécanique, travail Clectrique et chaleur.
L’expression différentielle de chacune de ces Cnergies est le produit d’un paramètre intensif par la
différentielle du paramètre extensif conjugué, ce qui conduit aux couples suivants :
Travail Travail Chaleur
mtkanique electrique
Paramètres intensifs Contrainte L Champ -E Temp&uute T

Paramettes extensifs Dtformation U Charge o Entropie S

En fait les paramètres extensifs ont Cte remplacés par leurs grandeurs volumiques qui sont indépendantes
de l’extension du systèmeet pourraient être considtrkes comme des paramètres intensifs.

1.5.d. La différentielle de l’énergie interne et la définition de 0 permettent d’établir la différentielle


d@ = ZdU + adE - SdT, qui est bien l’expression de la différentielle d’une fonction des variables U, E
et T.
I.5.e. Première méthode : On différentie @=F+E0 a tempkrature constante en utilisant l’expression
de F établie en I.5.b : d@= (YU - +yE)dU - (EE + yU) dE. Par identification avec la différentielle de Q,
on obtient o= - (EE + yIJ), qui sert de vérification, et 2; =Y U - yE

Deuxième mkthode : L’application du théorème de Schwarz a la fonction @(U,E) à température


az
constante permet d’obtenir la relation thermodynamique - =-y. On connait déjà z =Y.
B
Ces coefficients étant constants (à temp&ature constante), on en déduit Z = Y U - YE
I.5.f. Applications numkn’ques.
a) À d = 0, on a Z = Y ‘U et E = - SU. La relation de la question prkcédente donne alors Z = YU + $U,
cequipennetd’établir Y’=Y+yS=0,873~10ttN.m-2 , valeur qui concorde avec celle de l’énoncé.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 57

fi) À C = 0, on obtient U= GE que l’on reporte dans l’expression de o :

y) Quand l’etincelle se produit, le champ passe de la valeur - z à la valeur 0. ÀZ constante, la charge

surfacique varie de o = -E’ ce qui correspond à la charge totale

,soitlavaleurpréc&lenteà8,5~10~3près.

6) Toujours à contrainte nulle, la variation d’épaisseur est IiCe au champ E et à la tension V par la
r
relation de la question l.3 : u = - fV =f 2.0. 10M9 m , le signe dépendant du sens de la tension
appliquée.
Ces variations très faibles d’épaisseur permettent de réaliser des positionnements microscopiques de
dispositifs mkcaniques (cales pitzo&ctriques). On les utilise par exemple pour la sonde du microscope à
effet tunnel, en optique adaptative, dans les buses des têtes d’imptimantes à jet d’encre.

1.6. EFFETS THERMIQUES.

1.6.a. Les variables utilisées étant L, o et T, on utilise la fonction d’état G=3 -CU-TS dont la

différentielle dG = - Udc- Edo - SdT permet d’établir - =h.


ac .o
On applique la contrainte de façon réversible (c’est-à-dire a faible vitesse) pour que l’équilibre thermique
soit réalisé en permanence et maintienne la température constante. La chaleur reçue (au sens algébrique)
par la lame est Q =AeT
Cette chaleur est positive et est donc reçue par la lamel. Si la transformation ttait adiabatique, il y
aurait baisse de température.

1.6.b. a) Quand la température augmente, l’augmentation de volume du diélectrique entraîne une


diminution de la polarisation électronique et atomique. La polarisation d’orientation diminue elle-aussi à
cause de l’agitation thermique. La permittivité est donc une fonction decroissante de la température.

E va&
p) La différentielle d(3 - LU - Ea - TS) = - UdL + odE - SdT montre que 2 E= - $- $ .

On en déduit la chaleurvolumique tchangke sQ=gasVdV qui s’intégre en .

Cette chaleur est négative et donc perdue par la hune.

-y) De la dérivée partielle prkckdente on déduit Ao=%$Aer et la charge correspondante définie positive

deFràP2:iq=:$l AT 1, tant que la variation de tempkature n’est pas trop grande.


58 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

D. APPLICATIONS

1.7. CAPTE~R D’ACCÉLÉRATION.

I.7.a. Soient $t et $2 les forces exercées respectivement sur les faces 1 et 2 de la lame. Le solide est
soumis à la force - 8 a= Ma et l’ensemble (lame, solide) à la force gt = (M + m)?, où m est la masse
de la lame. Comme m<< M, les deux forces ont pratiquement la même norme correspondant à la
contrainte L= - M i. La lame n’étant pas connectée, la charge des armatures est nulle et il en résulte une

tension entre les armatures V=-eE=GeU= FL = - y~Ma, d’où la sensibilite js=-$;Ml.

1.7. b. Applications driques.


a) On obtient s=4,9~10~2V~sZ~m~1 .
p) La connexion du capteur au montage de mesure enuaine l’apparition d’une charge sur les armatures,
ce qui modifie la valeur de la tension V. Cette charge s’effectue avec une constante de temps RC où
C =n$=4pF est la capacité de la lame. L’effet sur la valeur de V est négligeable tant que RC est grande

devant le temps t d’acquisition de la tension, soit pour

1.8. PRÉVISION DES SÉISMES.

1.8.a. Les courants telluriques sont dus aux phtnomènes Clectromagnétiques d’origine naturelle (orages
atmosphériques, variations du champ magnétique terrestre provoquees par les modifications de
l’ionosphère.), ou d’origine humaine (activitks industrielles, courants de retour).

1.8. b. Dans le quarts (q. 1.4.b) m. Dans le matériau non-piézo&ctrique D”


r--z.
1.8.~. La conservativité du flux du déplacement électrique impose D’=D”=O en l’absence de connexion.
Il en résulte EE’ + &Z=e”E”=O. Seule intervient dans la tension la circulation de E’ dans l’ensemble

des tranches de quartz de longueur totale 4 : V = $$Z .


El
Application drique : On obtient 1Z = 0.40 Ncm-
Cette valeur (4 % environ de la pression atmosphtrique) n’est pas excessive et peut correspondre à des
valeurs réalistes des contraintes dans les roches.

1.8.d. Un modèle moins simpliste devrait prendre en compte la distribution réelle des cristaux
piézoélectriques et la -1 des roches.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 59

PARTIE II

APPLICATIONS QUASISTATIQUES

Les lois de la lame pi&o&ctrique sont (1) L=Y’U+Go (2) a=-EE-yIl


qui se mettent sous la forme (3) U=-EE-: (4) ~=SE+ 5-x .
Y Y Y ( YP

11.1. CAPTE~R DE PRESSION.

II. 1.a. On peut considérer que l’kquilibre de la lame est réalis à tout instant si le temps caractéristique 8
de variation de p(t) est grand devant le temps caractkristique de mise en Cquilibre de la lame qui a pour
ordre de grandeur le temps mis par les ondes élastiques pour parcourir l’épaisseur de la lame s, où c est
la vitesse des ondes dans la lame. La condition de l’approximation quasistatique s’écrit donc CO>> e 1.

II. 1. b. La grande impédance d’entrk du circuit de mesure permet de considerer les armatures comme non
connectées : o= 0. L’energie Clastique due au déplacement - u = - eU de Ft est alors, par unit6 de

surface, FedUsoit -1.


La contrainte étant uniforme dans la lame (dans l’approximation quasistatique), le déplacement de chaque
tranche de la lame est proportionnel à sa distance x a Fz : u(x)=eU:= - Ux. Son Cnergie cinétique par
2
unité de surface est &wc= W(W) pdxx2W(U;‘) dont l’indgration donne l’énergie cinttique de toute

lalame II.wc=;pe U

II. 1.c. Le théoreme de l’énergie mecattique permet d’égaler la dkrivee de l’énergie mécanique w, + wc à la
puissance des forces extérieures appliquées à la lame par unité de surface (pu + p).( - u)
= - (pc + p) e U. En divisant par U, il reste \Fez ü+Y’U=-(p,+p) .

II. 1.d. La solution de l’équation prk&lente en regime attracteur (solution particulière) comporte une
déformation permanente - $? à laquelle se superpose une déformation sinusoïdale de représentation
complexe y telle que (fpe2cu2- Y’)lJ=p. En l’absence de charges, cette déformation entraine
l’apparition d’une tension sinusoïdale u= - eE= e6IJ. On en déduit la transmittance

II. 1.e. La courbe representative de la fonction T(w) a l’allure


ci-contre : la transmittance ne peut être considéree comme
constante que pour les faibles frkquences. Ce capteur ne
fournira donc une image fïdele d’un signal que si ce dernier
ne comporte que des frequences faibles devant la frkquence de
1
résonance w” = - : = -MHz], soit par exemple
2x 21re Al-
SUT l’intervalle de Mquences [0, 500 kHz] environ, d’apres
la courbe.
60 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

II. 1 .f. Pour augmenter cet intervalle, il faut augmenter a, ce qui peut être obtenu soit en \X(diminuant
l’épaisseur), soit en prenant un matkiau pitzo&ctrique plus rigide ou moins dense .
II. 1 .g. La linéarite des relations entre les différentes grandeurs mecattiques et électriques permet d’utiliser
le theoreme de Thévenin. La superposition des tensions (permanente et sinusoïdale) déterminées à la
question II. l.d, représente la tension à vide Vm L’impkdance interne du capteur s’obtient en considérant
une connainte nulle et en remplaçant Y’ par Y”=Y - tltezr.$ pour tenir compte de l’énergie cinétique.
E A
Dans ces conditions l’équation (4) devient XT=- E_E, d’ où l’on tire la charge a=~ ;Y.
13 13
Y Y’
L’intensité arrivant en Fz est L=iwg et l’impédance a pour expression Z=“= 1
1 iCoo
Co= E%. Compte-tenu du domaine de fonctionnement du capteur en frkquence, on peut remplacer Y!G

ce qui conduit à Z=& Z est de la forme A+ iLo :

la lame se comporte comme une capacité C et une inductance L placées en


série avec la tension Vo :

En posant E’ = S=E, metm.


Y
1I.l.h. Un tel dispositif peut servir a détecter la pression du son comme dans les microphones
piézoélectriques.

11.2. LECTURE MECANIQUE D’UN DISQUE.

11.2.a. En désignant par xl et x2 les abscisses des faces Ft et F2. la loi de la liaison élastique s’écrit
AZ= K(xt -x-le) et le théorème de la quantité de mouvement AL+ Mg= - M x2.
L’épaisseur du cristal est x2 - xt = e( 1 + U). Apres élimination de xt et x2 entre les trois équations, il

Remarque : l’énergie cinétique du cristal est ntgligeable devant celle du bras.


11.2.b. En reportant dans la relation prkcédente les expressions de U et C de (3) et (4). on obtient

11.2.~. Les simplifications découlent de y&<< Y’ et AY’>>Ke:

II.2.d. A circuit ouvert 0=0 et l’équation se réduit à

équation en régime attracteur

représentation complexe y telle que


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 61

On en deduit la transmittance

L \ I,

La courbe repmsentative ci-contre


de T(o) montre une resonance
pour on = 6. La transmittance
d-
ne se stabilise que pour les
pulsations très supérieures à nka.

Il.2.e. L’image du signal x(t) ne sera fidèle que si la frkquence minimale vni=20Hz est bien supérieure à
On peut prendre par exemple, d’après la courbe, M > 13 g.

1.2.f. La condition précédente Ctant satisfaite, la transmittance vaut Tu= - $&= 8240 V.rn-’ ce qui
permet de calculer l’amplitude de la composante variable de la tension (V=82.
1.2.g. Comme en II.1.g la lin&rit6 des relations entre les diff&entes grandeurs mécaniques et électriques
permet d’utiliser le th&ni?me de ThCvenin. La superposition des tensions prCc&lentes (permanente et
sinusoïdale) represente la tension à vide Vn. L’impédance interne s’obtient pour x= 0. L’équation de
11.2.~ se réduit alors à q= CcV, qui est la loi d’une capacité CO = E% .
L-l

D’où le schéma équivalent :


piq

PARTIE III

OSCILLATIONS À HAUTE FRÉQUENCE

111.1. VIBRATIONS PROPRES D’UNE LAME.

Ill. 1.a. Le théorème de la quantite de mouvement, appliqué à une tranche de lame de surface unite s’écrit,
par unité d’épaisseur de la tranche.$= p d?.
L’équation divs= peu= 0 impose que D soit indépendant de x et la relation de passage entraîne
D = - o= 0 puisque les armatures ne sont pas connectées. On a donc L= Y’U = Y’ 2.

D’où l’équation cherch&$ - $d$=O, avec

Ill. 1.b. Applications nwnériques.

a) On obtient c= 5,73.103 rns-’


62 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

p) La propagation est negligeable tant que l’épaisseur e de la lame reste faible devant la longueur d’onde
h = c où v est la frequence, soit pour des fréquences faibles devant ve=:= VI. Il faut donc
V
tenir compte de la propagation quand la frequence devient supérieure à des valeurs de l’ordre de
0.5 MHz par exemple.

III. 1.c. a) Dans une onde stationnaire, l’amplitude est fonction de la coordonnée d’espace x mais la phase
n’en dépend pas et peut être prise égale à cnt : u(x,t)=f(x)cosot. L’équation d’onde s’écrit dans ce cas
f’ + k2f= 0 dont la solution gtnérale est f(x) = a sinkx + p coskx.
p> Le milieu de la lame Ctant fixe, p=O. Aucune force n’ttant appliquée aux armatures,

y) Les deux conditions pr&?dentes imposent cosk($) = 0, soit ke= - x + 2prr (avec p entier positif).

Les fréquences correspondantes sont


À la frequence fondamentale.@= l), l’épaisseur de la lame est égale à la demi-longueur d’onde.
1II.l.d. a) On obtient

Des dispositifs électroniques permettent de diviser les frequences par 2 et de parcourir l’échelle des
puissances de 2 jusqu’aux fn?quences d&r6es, qui sont alors r&lis&s avec une grande precision.
p> La longueur d’onde des ondes tlectromagn&iques de f&quence vt est &=z où c0 = 3.10 rns-’ est

la vitesse de ces ondes dans le vide. On en déduit

III. 1.e. La variation d’épaisseur de la lame est tgale a la diffkence entre les variations des abscisses des
armatures: Ae=u(f)-u(-:)=
Pour calculer la tension entre les armatures non connecde, il faut integrer entre Fz et Ft le champ
ClectriqueE=-YU = -6 e.soit
E

Application drique : On obtient L--J.


Vzt =4,3 V

111.2. LE COMPOSANT ELECTRONIQUE “OUARTZ”.

111.2.a. Comme à la question pn%dente, on a toujours D = - o et V = - JE dx


CJ jJ.

III.2.b. D n’est pas nul mais est indépendant de x et l’&ptation g= ds reste valable. De même pour

l’equation m&anique$= p d?. L’&ptation de propagation n’est donc pas modifi6e. En représentation
complexe elle devient : y” + kb = 0.
Sa solution, compte-tenu des mêmes’conditions aux limites que pr&&lemment, est (a(x)=a sinkx],
d’où IY(x)=u,coskxj.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 63

111.2.~. Sur les armatures la contrainte Z est nulle et a=-IL=- $@=

On obtient de même le champ electtiqueE=f- :IL= Uu qui permet le calcul de

latension ly=Uu( - Fe cosk;+ i2 sink;)/.

111.2.d. L’amplitude complexe de l’intensid (définie positive dans le sens alimentant l’armature Fz) est

I=jooA. Le rapport de la tension sur l’intensité donne l’impédance

111.2.e. L’imp&lance s’annule pour

Elleestinfimiepour~~, c’est a dire pour les fréquences des vibrations propres.

Comme y= 118, les fmquences v’ sont à peine inférieures aux frequences v”.
Y5
Application numérique : Pour p= 1, on obtient directement vi’= 2,865 MHz et, par itération,
vi = 2,854 MHZ.
111.2.f. La r&ctance est

I
X
X=L- ,-- ctanne”
2mXA ( y’, c >

L’allure de sa courbe représentative est


obtenue aisément à la calculatrice
graphique :

111.2.g. Au voisinage de vi et vïla fonction tangente dans Z peut s’écrire e = tan’{l+y)q*ise

developpe en -1 = 2--= vï 2 oi’


- -en utilisant les pulsations.
IF vi’-v II coi’-0

On fait apparaître dans Zla capacid de la lame non-piézoélectrique Co=& t, ce qui donne

=291. En reduisant au même dénominateur, on fait

apparaître au numérateur l’expression - KW2 + Koxn ï - w ;a qui doit s’annuler pour n$. Compte tenu de
la proximid de oi et u$ et de la valeur de K, ce numérateur peut se mettre sous la forme - Ko (w - w i)
64 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

L’impédance d’un circuit kquivalent s’exprime en fonction de jo que l’on fait apparaître dans Z par des
carrés obtenus en utilisant la faible valeur de l’intervalle entre mi et o’t’ : Z = 1

w
6$ > o i, il est plus commode d’exprimer l’admittance Y = jC,o + jCo p. Le deuxième
l-02
Wi2
jC0
terme a la forme _- de l’admittance d’une inductance L et d’une capacité C en skie, avec
1 - LCo2
WïZ-1 et L=-
1
C=C0

(
Wi2 1 Chi”
Le quartz se comporte donc comme une capacite Ce en parallèle avec une
capacité C et une inductance L en skie.
Les expressions prkcédentes Permettent le calcul des valeurs numériques :

1II.2.h. Le circuit équivalent du quartz, efficace pour l’étude des circuits électroniques, suit le schéma
précédent mais comporte en plus une rksistance en série avec l’inductance. Cette rksistance correspond à
une perte d’énergie. Dans le modele simple utilisé ici, il n’a pas éd tenu compte des pertes d’énergie
dans la lame (frottement interne, Cmission d’ondes acoustiques, par exemple), ce qui justifie que l’on
n’ait pas obtenu de resistance dans le circuit équivalent.

111.3. ONDES ULTRASONORES.

111.3.a. Pour une transformation isentropique, la pression et la masse volumique sont Mes par la loi de
Laplace p= f(S). En differentiant le logarithme de cette expression, on obtient
Cl’7

III.3.b. La conservativité de la masse se traduit par l’équation divlt’? + $=O qui peut s’kcrire, compte-

tenu de l’expression préctdente, divl.t’v + --=O.


p'ap La relation fondamentale de la dynamique
rph
d;’
appliquée à l’unité de volume donne -a P = p’x Toutes les grandeurs dépendent des coordonnées
et du temps. Dans le cas des ondes sonores leurs variations restent faibles et on peut utiliser les
+ +
développements divp’?= pi div 7 et dg= ‘2.
Dans le cas particulieri;s ondes planes, une seule coordonnte (x par exemple) intervient et les
équations deviennent -+
i ap 0 et ap
--= -+ p’-=O qui conduisent à l’équation d’onde
ax VP at ax at

111.3.~. Application numérique : D’apres cette @aton la vitesse de phase est c=


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 65

a) et j3) On obtient respectivement IIIc = 342 rns- et c = 1414 ms-

111.3.d. Pour une onde progressive plane en cos(ot -kx) avec c= z, les relations de la question 11.3.b

donnent l’impedance complexe pryqjTiyqi$


Z = c= p c = yPp =

Pour une onde se propageant dans le sens des x négatifs, il faut changer le signe de k et de c, ce qui
multiplie l’impédance par 1-11.

Application On obtient pour : l’air l’eau le quartz


numérique :
Z ( 10s kg.mM2.sM1) 0,410 1414 15180

III.3.e. La puissance transmise par unité de section, due à la pression P appliquée à la tranche de vitesse v
s’exprime en valeur moyenne à partir des amplitudes complexes par P=\F(l;2)Re@Y), soit

III.3.f. Sur le dioptre la vitesse v et la pression P doivent être continues .


Ces relations de continuités s’expriment en fonction des caractéristiques des ondes par vi +vr=vt et
Pi+Pr=Pt qui s’écrit Cgalement Zr(vj-vr)=Z2vt.

Onendéduit tv=F=&,
1

III.3.g. Avec les expressions des deux questions prtWdentes 11.


R=

On vérifie bien la conservation de l’énergie R +T= 1.


Applicarion ttumt+ique : On obtient pour les dioptres quartz-air et quartz-eau respectivement
IT= 1.1.10e4 et 1.2.10-31.

III.3.h. a)DesdeuxvaleursprMdentesild~oule ITn=1,25.10‘7].


16Z1Z’2Z
0) La fraction de puissance transmise est maintenant T’= (zt + z,)2(z, +2z2)2.

L’inversedeT’estfonctionaflïnede~+ &quiestminimalepour
1 2
Z’ = m2 = 4,63.106 kg.rnm2.sM1 .

Le coefficient de transmission vaut alors *.

Le gain part rapport à To est d’un facteur 6.105. L’utilisation d’un milieu intermédiaire est
indispensable.
66 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

PARTIE IV

SONS ET LUMIÈRES

IV.l. DIFFRACTION DES ONDES LUMINEUSES.

1V.l.a.b.c.d. Voir les cours d’optique. Intensité diffractée : D=Dosinc2

Dans le plan focal d’une lentille convergente : D =Du sinc2

sin2(Nrf(sin8-sine,))
Intensité diffractee par un réseau : I= 1,
sin2 tt f (sine - sin&-J

IV.2. ÉMETTE~R-DÉFLECTE~~~ D’uLmAsords.

IV.2.a. Le calcul de l’onde sonore de longueur d’onde A Cmise par une face est le même que celui de
l’onde lumineuse diffractee par une fente et d’intensité D(sint3). L’émetteur a la stmcture d’un réseau de
N =32 faces et de pas d=0,9mm et la fonction de diffraction D est multipliée par la fonction
d’interférence I(sine) prkckdente avec BO=0 puisque les cristaux vibrent en phase :

S = SOsincz(x usine) ‘R= So sinc2(4rt sint3). si~\“~mm$.


A
Sur le graphique ci-dessous sont represendes les courbes (tracees à la calculatrice graphique)
représentatives des fonctions 322.D, 1 et le produit S(sint3). On constate que les maximums
d’interference, de pkiode 0.22 sont très proches des points, de période 0.25, où s’annule la fonction de
diffraction.

sine

Il ne reste que le pic central de la fonction 1, de demi-largeur à la base $= 0,007.

IV.2.b. Si l’on n’avait qu’un cristal unique de largeur Nd, la frange centrale de diffraction aurait une demi-
largeur à la base de A, ce qui redonnerait le pic central ci-dessus :‘les N cristaux piézoélectriques sont
pratiquement ttquivalents à un cristal uniquel.

lV.2.c. À -3dB la fonction 1 est divisée par 2, et non a puisque l’intensité sonore repr&ente la puissance
rmnsmise (par unité de surface). Il faut donc calculer la largeur à tu-hauteur du pic central :
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 67

on obtient aisément à la calculatrice sin9 = 0,003 1 pour cette demi-largeur, soit une largeur du lobe
principal égale à 0.0062 rad = 2 1’ : l’émission est ni% directive.
IV.2.d. Dans la fonction d’interference 1, il faut tenir compte de ce déphasage Y. Il est équivalent à un
sintlo tel que -2aW(d,h) sin&,=Y, soit si&=-W(A;d)W(Y;2x). Le maximum du pic central subit

une rotation de

Application numdrique : On obtient Bu = 56 mrad = 3,2’ .

IV.3. INTERACTION A~OUSTO-OPTIQUE.

IV.3.a.b.c.d. Voir les cours d’tlectromagnétisme. &r=n

selon que l’on définit la polarisabilitt a par $ = a E,,Ë! ou pars = a 2 .


On utilise les relations entre Er et n et entre v et p : -$&. p = constante.

IV.3.e. La différentiation logarithmique de la relation prkédente donneop= 2nAn F& d’où

on tire

Application numérique : On obtient

lV.4. DIFFRACTION DE LA LUMIÈRE PAR UNE ONDE SONORE.

IV.4.a. La surpression peut s’exprimer en fonction de l’abscisse par P=PM COS2n : à l’instant
considéré. Cette valeur étant faible devant Pu, on peut utiliser la loi de la question précédente pour
déterminer la variation de l’indice :

lV.4.b. L’épaisseur de la cuve étant faible, les rayons lumineux sont très peu devies par rapport à leur
point d’incidence et subissent un correspondant au facteur de

transmission r=ruex Le coefficient K étant faible pour l’eau, on peut utiliser un

développement de l’exponentielle :

W
IV.4.c. L’intégrale de la diffraction à l’infini est D=De i 2x tsint3 dx.

Pour calculer cette intégrale, on peut décomposer le cosinus de T(X) en exponentielles et se ramener ainsi
à trois int&ales classiques de la diffraction :
D=Doro sinc$sinO+ittKP~ k sincx$sine +k)+sinca$sine -i)
68 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

Les deux derniers termes sont espacés l’un de l’autre de 2: grand devant la largeur $ des franges
centrales. L’intensité ne comportera donc que les carres de ces termes :

I=I,[sinc2x+i8+(7tKPh(~~( sinc2a3sinB + i) + sinc27t3sin9 -i) .


11

Le premier temre correspond au faisceau initial et les deux derniers à deux faisceaux déviés de t.

La propagation de l’onde sonore déplace l’origine des abscisses dans l’expression de An, ce qui conduit
à remplacer i par :- i. Dans l’inttgrale de la diffractin il en résulte le facteur exp(f i 2n +) qui
disparait dans l’intensité : la propagation n’influe pas sur l’intensité diffractée]
Application numérique : À la frange centrale de chaque terme de 1 correspond une
raie lumineuse parallèle à Oy, ces raies étant espacées sur 0x de

fB-fi=2,5mm:

IV.4.d. Dans l’eau optiquement non-homogène, les rayons subissent des déviations et ressortent de la
cuve en des points différents et avec des directions différentes : le faisceau émergent devient
complexe à calculer.
Néanmoins la périodicité A de l’onde sonore la rend équivalente à un réseau, dont la figure

d’interférences à l’infini est encore formée de franges angulairement distantes de i .

IV.4.e. De la mesure de l’interlïange on peut déduire la longueur d’onde A de l’onde acoustique.

IV.5. RÉFLEXION DE LA LU~~I~?RE PAR UNE ONDE SONORE.

1V.S.a. Ey= hv et pr= b, soit %=p,.c.

1V.S.b. L’énergie E et l’impulsion 3 du phonon se retrouvent dans le photon dévié : E$= E, + E et


+,
p y = $r + $. Comme E << Ey, F+ E, et p+= pr. De la deuxième relation vectorielle on déduit alors
p* = 2~; (1 - cos2a) où a est l’angle de chacun des faisceaux lumineux

avec la normale à $. On obtient donc

IV.5.c. Une loi de ce type régit la reflexion des rayons X par les plans reticulaires des cristaux de période
d. C’est la loi de Bragg 2dsina = ph , où p est entier. On retrouve également la loi des questions
IV.4.c et IV.4.d avec 8=2a.
IV.5.d. L’intensité lumineuse réfléchie dépend du nombre de phonons et donc de l’intensité de l’onde
acoustique. On peut ainsi commander à partir d’un signal acoustique un signal lumineux
permettant de baliser optiquement des fonctions de l’tlecnonique.
A.B.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 69

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve B : Composition d’Électricité, d’Électronique, d’Électrotechnique
et d’Automatique - Session : 1992

AVERTISSEMENT
L’attention du lecteur est attirée sur le fait que, dans cette composition, la notion de distribution a été
délibérément écartée dans le but de ne pas dérouter les candidats qui maîtrisent mal ces aspects mathématiques,
et de les faire réfléchir de la manière la plus accessible sur quelques aspects importants de la représentation
et du traitement des signaux, et d’utiliser ces concepts dans le domaine des télécommunications.

Cependant il faut souligner que la théorie et le traitement du signal, au même titre que l’électromagnétisme
d’ailleurs, ne peuvent se passer de l’outil mathématique fondamental que représentent les distributions.

Ainsi, après avoir suivi le cheminement proposé dans cette composition, le lecteur désirant approfondir le sujet,
et soucieux de rigueur mathématique pourra consulter avec profit les ouvrages suivants :
– F. RODDIER, Distributions et transformation de Fourier, Mc Graw-Hill Paris 1978.
– L. SCHWARTZ, Méthodes mathématiques pour les sciences physiques, Hermann Paris 1965.
– J. ARSAC, Transformation de Fourier et théorie des distributions, Dunod Paris 1961.
– E. ROUBINE, Introduction à la théorie de la communication, Masson Paris 1970.

PARTIE A
A.I. Représentation fréquentielle des signaux

A.I.1. Signaux Périodiques

a.

1
T0 = .
ν0

b. +∞
X(ν) = ∑ Xn δ(ν – nν0)
n=–∞
T0
+


2
1 – j 2πnν0t
avec Xn = sin 2πν0t e dt
T0 T0

2
70 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
T0
+


2  + j 2πν t – j 2πν0t  – j 2πnν t
1 e 0 –e
=  e 0
dt
T0 T0  2j 

2
T0
+


2
1 ej 2πν0(1 – n) t – e– j 2πν0(1 + n) t dt
=  
2jT0 T0

2
Les seuls coefficients Xn non nuls sont obtenus pour n = ±1.
T0
+
1 2 1
X1 = [t] =
2jT0 T0 2j

2

T0
+
2
1 1
X– 1 = [–t] =–
2jT0 T0 2j

2
1
X(ν) = δ (ν – ν0) – δ (ν + ν0)
2j  

c.

d.

T0 ϕ0 T0
t1 = – signal périodique de période .
4 2πν0 2
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 71
e. +∞
y(t) = ∑ Yn e+ j 2πn(2ν0)t
n=–∞

T0
+


4
2
avec Yn = y(t)e – j 2πn(2ν0)t dt
T0 T0

4
T0
t1 +


2
2
= cos (2πν0t + ϕ0) e – j 4πnν0t dt
T0
t1
on pose u = 2πν0t + ϕ0.
u – ϕ0 
π – j 4πnν0 
+ 


2  2πν0 
2   du
Yn = cos u e
T0 π 2πν0

2

π
+


2
1 + j 2nϕ0
= e cos u e– j 2n u du
π π

2
1 2
Yn = e+ j 2n ϕ0 (–1)n
π 1 – 4n2
+∞
2 (–1)n
Y(ν) = ∑ e+ j 2n ϕ0 δ (ν – 2n ν0)
π 1 – 4n2
n=–∞

f.
72 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
A.I.2. Signaux apériodiques

A.I.2.1. a. S(ν) = A(ν)= A(ν) e+ j Φ(ν)

+∞
s(t) = ∫ –∞
S(ν) e+ j 2πνt dν

_
si s(t) est réel alors S(– ν) = S(ν)
_
donc S(ν) = A(ν) e– j Φ(ν) = S(– ν) = A(– ν) e+ j Φ(– ν)

on en déduit : A(ν) = A(– ν) A pair

– Φ(ν) = Φ(– ν) Φ impair

b. 0 +∞
s(t) = ∫ –∞
S(ν) e+ j 2πνt dν + ∫ 0
S(ν) e+ j 2πνt dν

+∞ +∞
= ∫
0
S(– ν) e– j 2πνt dν + ∫ 0
S(ν) e+ j 2πνtdν

+∞ +∞
s(t) = ∫ 0
A(ν) e– j Φ(ν) e– j 2πνt dν + ∫ 0
A(ν) e + j Φ(ν) e+ j 2πνt dν

+∞
s(t) = 2 ∫ 0
A(ν) cos [2πνt + Φ(v)] dv

c. Tout signal réel peut s’écrire sous la forme d’une somme de signaux sinusoïdaux de
fréquences ν variant entre 0 et +∞.

A.I.2.2. a.

b. +∞ +a
P(ν) = ∫ –∞
p(t) e– j 2πνt dt = ∫ –a
e– j 2πνt dt

1  – j 2πνt + a
= e
–j 2πν  –a
sin 2πνa
P(ν) = 2a
2πνa
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 73
c.

A.II. Propriétés énergétiques des signaux

A.II.1. Signaux d’énergie finie

a. L’énergie d’un signal peut être atteinte (calculée) indifféremment soit par son expression dans
le domaine temporel, soit par son expression dans le domaine fréquentiel.

b.
TF
s(t) . z(t) → S(ν) ∗ Z (ν)
+∞ +∞

∫ –∞
s(t) . z(t) e – j 2πν’t
dt = ∫ –∞
S(ν) . Z(ν’ – ν) dν

+∞ +∞
ν’ = 0 → ∫ –∞
s(t) . z(t) dt = ∫–∞
S(ν) . Z(– ν) dν

_ _
Z(t) = s(t) → Z(–ν) = S(ν)

+∞ +∞


–∞
s(t)2 dt = ∫ –∞
S(ν)2 dν théorème de Parseval.

c. Γx(τ) fonction d’autocorrélation du signal x(t).


_ _
TF [Γx(τ)] = TF [x(t) ∗ x(– t)] = TF [x(t)] . TF [x(– t)]

+∞ –∞

∫ ∫
_ _ _ + j 2πνt
or : TF [x(– t)] = x(– t) e– j 2πνt dt = x(t) e d(– t)
–∞ +∞
74 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
+∞
__

_ + j 2πνt
= x(t) e dt = X(ν)
–∞
__
TF [Γx(τ)] = X(ν) . X(ν) = X(ν)2

d. +∞ +∞

∫ ∫
_
Γx(0) = x(t) x(t) dt = x(t)2 dt
–∞ –∞
= énergie du signal x(t).

A.II.1.1. a. +∞ +a

∫ –∞
2
p(t) dt = ∫ –a
dt

énergie de p(t) = 2a

b. +∞


_
Γp(τ) = p(t) p(t – τ) dt
–∞
+∞
= ∫ –∞
p(t) p(t – τ) dt

centrée en 0 centrée en τ

si τ > 2a Γp(τ) = 0


a
si 0 < τ < 2a Γp(τ) = ∫ τ–a
dt = a – τ + a = 2a – τ

Γp(τ) = Γp(–τ)

Γp(τ) = 2a – τ

c.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 75
d. Γp(0) = énergie du signal p(t) = 2a

A.II.2. Signaux de puissance finie ou de puissance moyenne finie

Le signal z (t) est périodique et non sinusoïdal.

A.II.2.1. a. T0
+


4
2
Pz = cos (2πν0t)2 dt
T0 T0

4
T0
+


4 1 + cos 4πν t
2 0 2 1 T0
Pz = dt = ×
T0 T0 2 T0 2 2

4
1
Pz =
2

b. 2 + j 2nϕ0 (– 1)n
On avait trouvé : Yn = e
π 1 – 4n2

ici : ϕ0 = 0
n
2 (– 1)
Zn =
π 1 – 4n2

2 2 2
Z0 = Z1 = Z– 1 = Z2 = Z– 2 = –
π 3π 15π
= 0,6366 = 0,2122 = – 0,0424
2
Z3 = Z– 3 =
35π
= 0,0182

c. = Z02 + 2Z12 + Z22 + Z32


z  

z = 0,4996.

d. Pz – z = 4.10–4
Pz – z
= 8.10–4.
Pz

z s’approche de Pz à moins de 1 ‰. On peut s’attendre à ce que limn → ∞ z = Pz

A.II.2.2. a. +∞


1 _
ϕs(τ) = s(t) s (t – τ) dt
T0
–∞
76 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
T0
+ +∞ +∞ ___

2
1
=
T0 T0 ∑ Sn e j 2πnν0t
. ∑ Sm e– j 2πmν0(t – τ) dt
– n=–∞ m=–∞
2
T0
+
___

2
1
= ∑∑ Sn Sm ej 2πν0 [(n – m) t + mτ] dt
T0 T0
n m –
2
T0
+
___

2
1
ϕs(τ) = ∑ ∑ Sn Sm ej 2πν0mτ T ej 2πν0(n – m) t dt
0 T0
n m –
2
___
1
=∑ ∑ n m ej 2πν0mτ
S S
π(n – m)
. sin π(n – m)
n m

= 0 si n ≠ m
= 1 si n = m
+∞
ϕs(τ) = ∑ Sn2 ej 2πν0nτ
n=–∞

b. +∞
Φs(ν) = TF [ϕs(τ)] = ∑ Sn2 δ (ν – nν0)
n=–∞

A.II.2.3. a. +∞
h(t) = p(t) ∗ ∑ δ (t – nT0)
n=–∞

+∞
ou : h(t) = ∑ p (t – nT0)
n=–∞

b. +∞
H(ν) = ∑ Hn δ (ν – nν0)
n=–∞

T0
+ +a

∫ ∫
2
1 1
Hn = p(t) e – j 2πnν0t
dt = e– j 2πnν0t dt
T0 T0 T0
– –a
2
2a
n=0 Ho =
T0
+a
1  e– j 2πnν0t  sin 2πnν0a
n≠0 Hn =  2j  =
– πnν0T0  –a πn
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 77
+∞
2a 1
H(ν) =
T0
δ(ν) + ∑ nπ
sin2πnν0a δ (ν – nν0)
n=–∞
n≠0

+∞
sin 2πν0na
= ∑ πn
δ(ν – nν0)
n=–∞

c. T0 1
a= H0 =
2 2
1 π
Hn = sin n si n = 2k (pair) H2k = 0
nπ 2
(– 1)k
si n = 2k + 1 (impair) H2k + 1 =
(2k + 1) π
k∈Z

d. Il y a plusieurs méthodes :

T0
+


2
1
la plus courte : Ph = h(t)2 dt
T0 T0

2
+a
=
1
T0 ∫ –a
dt =
2a
T0

1
Ph = .
2
78 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
PARTIE B
B.I. Durée d’un signal et largeur de spectre

B.I.1. a. +∞ +∞
I= ∫–∞
u(t) . v(t) dt = ∫–∞
t . s(t) s’(t) dt

on intègre par parties : a=t a’ = 1


s2
b’ = ss’ b=
2
+∞ +∞
 s2(t) 
I = t
 2 – ∞
 – ∫ –∞
s2(t)
2
dt

0
+∞
I=–
1
2 ∫ –∞
s2(t) dt I=–
1
2

=1

b. +∞ +∞

∫ ∫
2
t2 s2(t) dt =  
T
u(t)2 dt =
–∞ –∞
2 

c. +∞ +∞ +∞

∫ –∞
v(t) dt =
2
∫ –∞
s’(t) dt = ∫ –∞
TF [s’(t)]2 dν Théorème de Parseval.

d.  +∞ 
d 
s’(t) = 
dt  ∫
S(ν) e + j 2πνt 
dν

 –∞ 
+∞
= ∫–∞
d 
dt 
S(ν) e+ j 2πνt dν

+∞
= ∫ –∞
+ j 2πν S(ν) e+ j 2πνt dν.

TF [s’(t)]

TF [s’(t)] = j 2πν S(ν)

e. +∞ +∞

∫–∞
v(t)2 dt = ∫ –∞
s’2(t) dt
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 79
+∞ +∞ +∞

∫ ∫ ∫
2
ν2 S(ν)2 = 4π2  
2 2 2 2 2 B
= TF [s’(t)] dν = 4π ν S(ν) dν = 4π
–∞ –∞ –∞  2
+∞

∫ –∞
v(t)2 dt = π2 B2

f. L’inégalité de Schwarz s’écrit dans ces conditions :


2
1  T 1
≤   . π2 B2 BT ≥
4 2 π
1
est la borne inférieure du produit BT du signal s(t).
π

B.I.2. Application

2
a. π 4 2
– a t
2
g(t) = a e
2
2 π 4 2
π 4 – a t
2
g’(t) = a . 2t . – a .e
2
g’(t) = k . t . g(t) avec k = – π2 a4

b. v(t) = g’(t) = k . t . g(t) = k . u(t)


2
 +∞  +∞ +∞

∫
 –

u(t) . k . u(t) dt ≤


2
u(t) dt . k u(t)2 dt. ∫
 ∞  –∞ –∞
2 2
 +∞   +∞ 
2
k


 –
2  2
u (t) dt ≤ k 
 
2 
u(t) dt .


 ∞   –∞ 

si k ≠ 0 il y a égalité.

c. 1
Pour un signal Gaussien : BT =
π

B.II. Signaux de spectre borné

B.II.1. a. g(t) = f(t) . c(t)


G(ν) = F(ν) ∗ C(ν)
+∞
F(ν) = ∑ Fn δ (ν – nν0)
n=–∞
80 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
+∞
on a aussi : f(t) = g(t) ∗ ∑ δ (t – nT0)
n=–∞

Signal périodique Signal générateur Peigne de Dirac

+∞
1
F(ν) = G(ν) .
T0 ∑ δ (ν – nν0)
n=–∞
ou
+∞
G(nν0)
F(ν) = ∑ T0
δ (ν – nν0)
n =– ∞

b. sin πνT0
C(ν) = T0
πνT0

G(ν) = F(ν) ∗ C(ν)


+∞
sin πνT0 G(nν0)
= T0
πνT0
∗ ∑ T0
δ (ν – nν0).
n=–∞


sin π (ν – nν0) T0
G(ν) = ∑ G(nν0)
π (ν – nν0) T0
n=–∞

Sn(ν)

B.II.2. Application : échantillonnage

a. Ce que l’on a établi à la question précédente pour un signal g(t) à support temporel borné
g(t) = f(t) . c(t), on va le transposer pour un signal à support spectral donné S(ν) = SE(ν) . Γ(ν).

g(t) = f(t) . c(t)


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 81
+∞
sin π (ν – nν0) T0
G(ν) = ∑ G(nν0)
π (ν– nν0) T0
n=–∞

S(ν) = SE(ν) . Γ(ν)


+∞
sin π (2νMt – n) 1
s(t) = ∑ s(nT)
π (2νMt – n)
avec T =
2νM
.
n=–∞

sn(t)

b. sin 2πνMt
s0(t) =
2πνMt
 1
2 ν |ν| ≤ νM
S0(ν) = TF [s0(t)] =  M
|ν| > νM
 0

sin π (2νMt – n) n 
Sn(t) = = s0(t) ∗ δ t –
π (2νMt – n) 2νM 
 

πnν
–j
νM
Sn(ν) = S0(ν) . e .

c. Soit : TF [sn(t) . sp(t)] = Sn(ν) ∗ Sp(ν)


+∞ +∞

∫ –∞
sn(t) . sp(t) e – j 2πν’t
dt = ∫ –∞
Sn(ν) . Sp(ν’ – ν) dν

+∞ +∞
pour : v’ = 0 ∫ –∞
sn(t) . sp(t) dt = ∫–∞
Sn(ν) . Sp(– ν) dν

+∞
__
= ∫ –∞
Sn(ν) . Sp(ν) dν.

+ νM πν

∫ 1 –j (n – p)
= e νM dν = 0 si n ≠ p
4νM2
– νM
1
= si n = p.
2νM

d. +∞ +∞

∫ ∫
2
_
|s(t)| dt = s(t) s(t) dt
–∞ –∞
82 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
+∞
_
or : s(t) = ∑ s(nT) sn(t) = s(t)
n=–∞

+∞ +∞ +∞ +∞ +∞

∫ –∞
2
|s(t)| dt =
n=–∞
∑ |s(nT)|2
∫–∞
2
sn(t) dt =
 

n=–∞
|s(nT)| 2
∫ –∞
|Sn(ν)|2 dν

1
2νM

+∞ +∞

∫ –∞
2
|s(t)| dt =
1
2νM ∑
n=–∞
|s(nT)|2

B.III. Signaux causaux

B.III.1. a. x(t) = xp(t) + xi(t)


x(– t) = xp(t) – xi(t)

x(t) + x(– t) x(t) – x(– t)


xp(t) = xi(t) =
2 2

b. X(ν) = A(ν) + j B(ν)


réel réel
__
TF [x (– t)] = X(ν) = A(ν) – j B(ν)

Xp(ν) = A(ν)
Xi(ν) = j B(ν)

B.III.2. a. t < 0 x(t) = 0 xp(t) = –xi(t)

x(t)
t≥0 xp(t) = xi(t) xp(t) = xi(t) =
2

b. +∞
x(t) = 2xp(t) = 2 ∫ –∞
Xp(ν) e j 2πνt dν

+∞
= 2xi(t) = 2 ∫ –∞
Xi(ν) e j 2πνt dν

∞ ∞
x(t) = 4 ∫ 0
A(ν) cos 2πνt dν = – 4 ∫ 0
B(ν) sin 2πνt dν.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 83
c. +∞ +∞

∫ –∞
2
|x(t)| dt = ∫ –∞
|X(ν)|2 dν
∞ ∞
= ∫0
|x(t)| 2
dt = 4 ∫ 0
|xp(t)|2 dt

+∞ +∞ +∞ +∞
or : ∫ –∞
|xp(t)|2 dt = ∫ –∞
|Xp(ν)|2 dν = ∫
–∞
A2(ν) dν = 2 ∫ 0
A2(ν) dν.

+∞ +∞ +∞

∫ –∞
|x(t)|2 dt = 4 ∫ 0
A2(ν) dν = 4 ∫ 0
B2(ν) dν.

B.IV. Signaux échantillonnés

B.IV.1. a. +∞
se(t) = ∑ s(nT0) δ (t – nT0)
n =– ∞
+∞
= s(t) . ∑ δ (t – nT0)
n=–∞
+∞
1
Se(ν) = S(ν) ∗
T0 ∑ δ (ν – nν0)
n=– ∞

b. Il faut que ν0 ≥ 2νM ( pas de repliement de spectre).


Si on veut récupérer le signal s(t) il faut filtrer le signal se(t) avec un filtre passe bas idéal de
gain 1/T0 et de bande passante B telle que :
B
νM ≤ ≤ ν0 – νM
2
84 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

B.IV.2. a.

+∞ a
Π (ν) = ∫ –∞
π(t) e – j 2πνt
dt = ∫
0
e– j 2πνt dt

e– j 2πνa
Π(ν) = sin πνa
πν

b. +∞
sE(t) = ∑ s(kT0) π (t – kT0)
k=–∞

+∞
= ∑ s(kT0) π (t) ∗ δ (t – kT0)
k=–∞

 + ∞  
 
= π (t) ∗  ∑ δ (t – kT0) . s(t)

 k = – ∞  
  

 +∞ 
 1
SE(ν) = Π(ν) . S(ν) ∗
T ∑ δ (ν – kν0)
 0
k=–∞ 
 
ou :
+∞
1
SE(ν) = Π(ν) .
T0 ∑ S (ν – kν0)
k=–∞

c. πνM a ≤ 0,1

sin πνa
Pour tout |ν| < νM # 1.
πνa

|Π(ν)| # a et arg Π(ν) = – πνa


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 85

T0
eu déformé par rapport à S(ν) (il faut multiplier le module par et ajouter une phase + πνa).
a

Pour reconstituer s(t) à partir de sE(t) il faut d’abord filtrer par un filtre de fonction de transfert
πν
e+ j πνa puis filtrer par un passe bas idéal comme à la question précédente.
sin πνa

B.IV.3. a. Il faut prendre un signal π(t) avec a = T0.

sin πνT0
Π(ν) = e– j πνT0
πν
+∞
sin πνT0 1
SR(ν) = e – j πνT0
πν
.
T0 ∑ S (ν – kν0)
k =– ∞

ν0
pour reconstituer s(t) à partir de sR(t), il faut toujours νM ≤ et filtrer avec :
2
πνT0 ν0
H(ν) = e j πνT0 si |ν| <
sin πνT0 2
= 0 sinon.

b.α. s(t) = s0 cos 2πν1t

s0
S(ν) = [δ (ν – ν1) + δ (ν + ν1)]
2
+∞
Π (ν)
SR(ν) =
T0 ∑ S (ν – kν0)
k=–∞

Π(ν)
SH(ν) = H(ν) . SR(ν) = S(ν) . 1 . e j αν
T0
86 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
|H(ν)| = 1 pour |ν| < νM. α est ici négatif.

Π(ν) s0  jαν – j αν1



SH(ν) = δ (ν – ν1) e 1 + δ (ν + ν1) e
T0 2  

s0 sin πν1T0
SH(ν) = ej(αν1 – πν1T0) δ (ν – ν1) + e– j (αν1 – πν1T0) δ (ν + ν1)
2T0 πν1  

β.
s0 = 1

sin π ν1T0   T0 α 
sH(t) = cos 2πν1t – +
πν1T0   2 2π 

le retard ne dépend pas de ν1

Il faut : ν0 ≥ 2 νM = 8 kHz
Il faut : ν0 = 10 kHz T0 = 10–4 s par exemple.

sin πν1T0
ν1 (kHz)
π ν1T0
0,5 0,9959
1 0,9836
2 0,9355
3 0,8584

L’amplitude de sortie diminue lorsque ν1 augmente et se rapproche de νM. Le signal de sortie


est déphasé par rapport à s(t) mais le retard correspondant est le temps mis par l’énergie du
signal pour transiter par le filtre (il ne dépend pas de ν1).

B.V. Utilisation de la transformation de Fourier discrète

B.V.1. a.

b. On doit avoir ν0 = M ν1
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 87
B.V.2. Soit : se(t) le signal s(t) échantillonné
+∞
1
Se(ν) =
T0 ∑ S (ν – kν0)
k=–∞

ν0
pas de repliement de spectre si : > Nν1
2
ν0 = Mν1 > 2 Nν1.

B.V.3. P2
nk
~

– j 2M
X(k) = x (nT0) e M

n = – P1

~ ~ ~
X(k) périodique de période M [X(k + M) = X(k)]. On fait le calcul pour M impair (= 2P + 1).
+P +P  +P j 2π (n – l)
nk k
~ j 2π
 
∑ X (k) e M
= ∑  ∑ x(lT0) e
M

k=–P k=–P  l=–P 
 
+P  +P j 2π (n – l)
k
  x (lT )
= ∑  ∑ e
M
 0
l=–P k=–P 
 

Lorsque n ≠ l ↑ il s’agit de la somme des M premières racines Mièmes de l’unité ; elle est nulle.

Si n = l cette somme vaut 2P + 1.


+P nk
~ j 2π
1

M
x(nT0) = X(k) e ∀n
M
k=–P
88 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
pour M pair, on trouve à la suite d’un calcul analogue :
P– 1 nk
1 ~ j 2π
x(nT0) =
M ∑ X(k) e M ∀n
k=–P

B.V.4. On prend : M = 2N + 2 (M pair P = N + 1)

+N
On a : s(t) = ∑ Sn e j 2πν1nt
n=–N
+N +N π nm
j
s(mT0) = ∑ Sm e j 2πν1nmT0 = ∑ Sm e N+1

m=–N m=–N

ν0 ν0
car : ν1 = = .
2 (N + 1) M
On identifie cette dernière expression à :
P–1 2πnk N πnk
1 ~ j 1 ~ j
sg(mT0) =
2P ∑ X(k) e M
=
2 (N + 1) ∑ X(k) e N+1

k=–P k=–N–1

~
X(m)
On tire : Sm =
2 (N + 1)
~
X (– N – 1) = 0 m ∈ [– N, ..., 0, ..., N].

B.V.5. Figure pour : M = 2 (N + 1)

Figure pour : ν0 = 2 (N + 1) ν1.

Si on prend ν0 = 2 (N + 2) ν1 (M = 2 (N + 2)), on a la figure suivante :


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 89
Une augmentation de ν0, tout en respectant les conditions de B.V.1. et B.V.2. provoque une
augmentation des points de la transformée de Fourier discrète (et de l’inverse) mais à résolution
en fréquence (ν1) constante.

Le principe du calcul est le même qu’à la question précédente, il aboutit, après identification du
développement en série de Fourier du signal s(t) et de l’expression de la TFD inverse du signal
échantillonné à :
~
_ retrouver des relations analogues entre les Sn et les X(n),
~
_ un nombre plus important de coefficients X(n) nuls.

PARTIE C
C.I. Étude comparative de deux démodulateurs d’amplitude

C.I.1. Démodulation d’amplitude simple alternance

C.I.1.1. a.

T0
+∞ +


2
1
S(ν) = ∑ Sn δ (ν – nν0) Sn =
T0 T0
s(t) e – j 2πnν0t dt
n=–∞ –
2

x0 T0
S1 = S– 1 = +


4 4
1
= x0 cos 2πν0t e – j 2πnν0t dt
x0 (– 1)k T0 T0
S2k = –
π 1 – (2k)2 4
90 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
b.

c.α.

c.β. SH(ν) = S – 2 δ (ν + 2 ν0) + S2 δ (ν – 2 ν0)

x0
sH(t) = e – j 4πν0t + e + j 4πν0t
3π  

2x0
sH(t) = cos 4πν0t

C.I.1.2. a. e(t) = a(t) . x(t)

sa(t) = w [e(t)] = w [a(t) . x(t)] = a(t) . w [x(t)] car a(t) > 0.

Sa(ν) = A(ν) ∗ S(ν)

+∞
= A(ν) ∗ ∑ Sn δ (ν – nν0)
n=–∞

+∞
Sa(ν) = ∑ Sn A (ν – nν0).
n=–∞
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 91
b.

c. Pour obtenir à nouveau a(t) à partir de sa(t) il faut le filtrer par un passe bas de largeur
π
ν0 – νM > B > νM et de gain , à condition que ν0 ≥ 2 νM .
x0

C.I.2. Démodulateur synchrone

C.I.2.1. a. e(t) = a(t) . x(t)


+∞ +∞
x(t) = ∑ Xn e + j 2πnν0t
X(ν) = ∑ Xn δ (ν – nν0)
n=–∞ n=–∞

T0
+


2
1
Xn = x(t) e – j 2πnν0t dt
T0 T0

2
+∞
E(ν) = A(ν) ∗ X(ν) = A(ν) ∗ ∑ Xn δ (ν – nν0)
n=–∞

+∞
E(ν) = ∑ Xn A (ν – nν0)
n=–∞

b.

c. 1
Il faut que la période T0 = du signal x(t) soit telle que ν0 ≥ 2 νM → on peut alors
ν0
filtrer le lobe central et récupérer a(t).
92 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
C.I.2.2. a. Si le signal x(t) est à valeur moyenne nulle, alors X0 = 0. Ce n’est pas en filtrant avec
un passe bas que l’on peut récupérer le signal modulant a(t).
+∞
cT (t) =
0
∑ CT e j 2πnν0t
0
n
n=–∞

t1 + T0
CT =
0
n
1
T0 ∫ t1
cT (t) e – j 2πnν0t dt
0

 T0 
 t1 + 2 t1 + T0 
CT =
0
n
1 

T0 
e ∫
– j 2πnν0t
dt –
T0
e – j 2πnν0t 
dt
 ∫
 t1 t1 +
2 
 
T0
changement variable t = u – t1 t = u – t1 puis u = v –
2
T0
T0

∫ ∫
2
CT × T0 = e – j 2πnν0t1 e – j 2πnν0u du – e – j 2πnν0t1 e – j 2πnν0udu
0 T0
n
0
2

T0
ν0T0


2 – j 2πn
– j 2πnν0t1 2 – j 2πnν0v
e e e dv
0

T0


2
soit : I(n) = e – j 2πnν0t dt
0

CT = e– j nϕ1 (1 – e– j nπ) I(n)


0
n

I(n) =
1
(1 – e– jπn) si n ≠ 0
2jπnν0
=0 si n = 0

on trouve : CT0 = 0
2k

2 e– j ϕ1(2k + 1)
CT =
0
2k + 1
j π (2k + 1)
+∞
et : CT0(ν) = ∑ CT0 δ (ν – nν0)
n=–∞

b. s(t) = e(t) . cT (t) = a(t) . x(t) . cT (t)


0 0
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 93
S(ν) = A(ν) ∗ [X(ν) ∗ CT (ν)]
0

∑ ∑ XnCT m δ (ν – nν0 – mν0)


0
n m

D est un filtre passe bas, on sélectionne le pic en ν = 0 m+n=0 m=–n


+∞
SD(ν) = A(ν) ∗ ∑ Xn CT
0
–n δ (ν)
n=–∞

+∞
SD(ν) = A(ν) . ∑ Xn CT
0
– n.
n =–∞

C.I.2.3. a. x(t) = x0 cos 2πν0t

Le spectre X(ν) a deux pics en – ν0 et + ν0 .


X– 1 X1

SD(ν) = A(ν) CT X– 1 + CT X1


 01 0–1 

2 e– j ϕ1 2 e+ j ϕ1
CT = CT =
01 jπ 0–1 – jπ

x0 x0
X1 = X– 1 =
2 2
2a
SD(ν) = sin ϕ1 A(ν)
π
= cte A(ν)

b. On peut réaliser le signal cT (t) à partir du signal e(t) à l’aide d’un comparateur ayant
0
par exemple deux états stables + 1 en sortie. Passe de l’un à l’autre lors des passages
–1
à 0 de l’entrée.

c.
94 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
C.II. Restauration par égalisation d’un signal discret

C.II.1. a.

b. e(t) = pα(t) . a(t)

E(ν) = Pα(ν) ∗ A(ν) (voir B.IV.2.a.)

+∞
1
= A(ν) ∗
T1 ∑ Πα (nν1) δ (ν – nν1)
n=–∞

+∞
e– j πnν1α
E(ν) = ∑ πn
sin πnν1α A (ν – nν1)
n=–∞

On doit ajouter à arg A(ν) un angle qui varie en – πnν1α.

c. On peut obtenir a(t) à partir de e(t) si il n’y a pas recouvrement de spectre ν1 ≥ 2νM. Avec un
T1
filtre passe bas idéal de gain , on récupère le lobe centré en ν = 0.
α

C.II.2. a. r(t) = h(t) ∗ e(t)


= λ0 e(t – t0) + λ1 e(t – t1)
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 95
R(ν) = H(ν) . E(ν)
H(ν) = λ0 e– j 2πνt0 + λ1 e– j 2πνt1

b.α. E(ν) = R(ν) . Hc(ν) = H(ν) . E(ν) . Hc(ν)


1
Hc(ν) =
H(ν)
1
Hc(ν) = – j 2πνt0
t1 – t0 = a > 0
λ0 e + λ1 e– j 2πνt1

λ1 x(t) + λ0 x(t + a) = y(t + t1) Ce filtre est non causal.

b.β. On construit un égalisateur causal HF(ν)

HF(ν) = Hc(ν) e– j 2πνt0

e– j 2πνt0
=
λ0 e–j 2πνt0 + λ1 e– j 2πνt1

β. à la sortie : x(t) = r(t) ∗ hF(t)


X(ν) = R(ν) . HF(ν)
= H(ν) . E(ν) . HF(ν)
= E(ν) e– j 2πνt0
x(t) = e(t – t0) Causalité.

c. e– j 2πνt0
HF(ν) =
λ0 e– j 2πνt0 + λ1 e–j 2πνt1

1
=
– j 2πν(t1 – t0)
λ0 + λ1 e

–1
1 λ1 
= 1 + e– j 2πν(t1 – t0)
λ0  λ0 

2
 λ1  λ1  
1  – j 2πν(t – t ) – j 4πν(t – t )
HF(ν) # 1 – e 1 0 +  e 1 0
λ0  λ0  λ0  
 

gain gain retard gain retard


96 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
d.
1 λ1 λ12
a0 = a1 = a2 =
λ0 λ02 λ03

τ1 = t1 – t0 τ2 = 2 (t1 – t0)

C.II.3. C.II.3.1. a. e(t) est à support spectral non borné → échantillonnage difficile il faut que
νe ≥ 2 νM (pas de repliement de spectre). De plus νe doit être multiple ou sous multiple
de ν1.

b. ν1
ν1 > 4 νM νe = > 2 νM
2

νe = ν1 > 4 νM.

C.II.3.2. a. νe = ν1 Te = T1

+∞ +∞ +∞
x(t) = e(t) . ∑ δ (t – n Te) = a(t) . ∑ πα (t) ∗ δ (t – m T1) . ∑ δ (t – n T1)
n =– ∞ m=– ∞ n=–∞

+∞ +∞
= a(t) . ∑ πα(t) ∗ δ (t – m T1) . ∑ δ (t – n T1)
m=–∞ n=–∞

+∞ +∞
= a(t) ∑ ∑ πα (t – m T1) δ (t – n T1)
n=–∞ m=–∞

si m ≠ n → 0
si m = n → 1
+∞
x(t) = a(t) . ∑ δ (t – m T1) échantillonnage de a(t).
m=–∞

Système linéaire : λ1 x1(t) + λ2 x2(t) → λ1 s1(t) + λ2 s2(t),


Continu : x(t) = limn → ∞ ∑ xn(t),
Stationnnaire : oui.

La fonction de transfert est la TF (réponse impulsionnelle).


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 97
+∞
H(p) = ∫ –∞
h(t) e– pt dt p = j 2πν.

0 Te
H(p) = ∫  t + 1 e– pt dt +
T
– Te 
e


∫ – t + 1 e– pt dt.
 T
0 
e

Calcul(s) . . .
1  pTe – pTe 
H(p) = e +e –2
p Te 
2 

1 2 – e j 2πνTe – e – j 2πνTe
H(ν) =
4π ν Te 
2 2 

2
 sin πνTe 
H(ν) = Te  
 πνTe 

b. +∞
x(t) = a(t) . ∑ δ (t – m Te)
m=–∞

+∞
1
X(ν) = A(ν) ∗
Te ∑ δ (ν – m νe)
m=–∞

S(ν) = H(ν) . X(ν) =

+∞
sin πνTe
S(ν) =
πνTe ∑ A (ν – m νe)
m=–∞

C.M.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 99

Agrégation
(Concours Externe)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Épreuve C : Problème d’Électricité, d’Électronique, d’Électrotechnique
et d’Automatique - Session : 1992

PARTIE 1:

ETUbE DE LA MACHTNE ASYNCHRONE ALIMENTEE SOUS TENSION


SINUSOIDALE A FREOUENCE VARIABLE.

1.1) Relation entre la vitessemécaniquede synchronismeet la fréquence d’alimentation.

2 lr fs
R,=- a N max = 4500 tr/mn

1.2) Schémaéquivalent.

Is Rs Ll Ir L2

1.3) Etude du point de fonctionnement nominal.

I .3.1) Couple nominal:

C,=+=7534mN R, = 137,l rd/s


n
1.3.2) Glissement nominal et fréquence rotorique nominale:
Ns-b
Rsn = l88,5 rd/s gn ---=7,22
N 10-3 f,.n = g,, fsn = 0,433 Hz
S
100 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
1.3.3) Valeur des éléments pour fs = 60 Hz:

0,017 n 0,209 n 0,139n

1,828 n

1.3.4) Impédance statorique:

z.PumP (1,828+jO,l39)i7,238
-1 =1,658 + j 0,547 R Zr = 1,746 R
L 1,828+jO,l39+j 7,238
~s=~r+Rs+jLtos=l,675+j0,756R Zs=l,838R
1.3.5) Courant et facteur de puissance nominal:

1sn =v,,=534,1
zS
* COS‘Pn = 0,9 1

1.3.6) La quantité 3 Réel(z 2 représente la puissance transmise au rotor.

3 Réel(&)I = PT,, =C,R,= l,419MW=3~Irn2

3 h-n = 508,7 A et C, = 7527 mN.


1.3.7) Rendement et pertes nominales:
Puissance mécanique: Pn=CnRn=l,409MW
Puissance électrique absorbée: P an = 3 Réel(~,)l,,* = 1,433 MW

Rendement: I-,~ = += 0,983


an
Pertes rotor: Pj1-n = 6 PT,, = 10,24 kW
Pertes stator: Pjsn = 3 Rs Isn2 = 14,38 kW.
7.3.8) flux nominaux:
Ym=j ~sQm=Zr!s *“rn = 932,5 V 0, = 2,477 Wb
Rr
&=j o,~,=,J, =a V, = 929,9 V Q>, = 2,467 Wb
3 Ve = 973,2 V QS = 2,58 Wb
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 101

1.4) Influence de la température.

1.4.1 et 1.4.2) Valeurs nominales des couplss


et des puissances pour les températures extrêmes.
(voir le tableau ci-contre)
1.4.3) On constate que, bien que les points de
fonctionnement correspondent aux mêmes
conditions d’alimentation électrique, les couples et
les puissances dépendent fortement ‘de la
température, principalement par la variation de la
résistance rotorique.

1.5) Vitesse variable.

1.5.1) Relation courant-flux:

>,=L,‘s-L,Ir *Is=+‘s++%r
S S

LJ.!r L,
g$=L,!,-Lr!, >Is=r+-!r
m Lm
LS LS Lm2
d’oti$s=~-r+~Lr(l --
m m L,Lr) 11

L L 2
finalement, on obtient: Gs = *Gr + 2 cs L, Ir où cs = ( 1 - e)
m m r s
1.5.2) Schéma monophasé priviligiant le flux statorique.
D’après les relations précédentes on peut écrire:

&=A, Lm Ve Lm
J Os~,+~~r=. + I’r avec rt. = L, Ir
J % Ls S J %Ls
L LS J=S
~e=jWs9s=jWg~~r+j~OLrWs~r=jWs~g+.+j(~)20LrWs1;
m m m m
D’autre part: Vr = j ws c&. = :Jr et en posant K= ($)2, il vient:
m

ue=(~)2~!.r+j(~)2~LrWs!;=K( $+joLros)!‘r
m m
102 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

A partir de ces relations on peut déduire le schéma suivant:

b Ilr KoLr

1.5.3) La tension qui apparaît aux bornes de I’inductance L, est la tension notée ye,

Cette tension est proportionnelle au flux stator g,. Aux bornes de la résistance 6 Rr 2
1
apparaît la tension fi y,. qui elle est proportionnelle au flux et. ( * &+.).

1.5.4) Diagrammes vectoriels

9.
KoLr-
SA KaLrfi
Expression du couple: A partir de la puissance apparente complexe transmise au
rotor ST:

En prenantle flux $+ comme référence de phase: gr. = e-je or et gs = ms

(as2 - 6 @r@sde) c = Réel(&) @r %


ST.= 3 j ws o K L,
-=3+----- CJK L,
sin 0
QS

Dans le fonctionnement moteur gs est en avance sur 9,. ce qui correspond à0>
0. Dans le fonctionnement générateur gr est en avance sur 9s.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 103

1.6) Autopilotage à basse fréquence.

1.6.1) Si Rs est négligeable dans le schéma équivalent précédent, on a vs = Ve

Ru 0s Rs
j(L,+oKL,)w,+K- jL,+w,
VS
ls = 7
1 Ls ws R,
Ls(-OLr+GJ

1.6.2) Le couple peut être calculé à partir de l’expression de la puissance transmise:

VS2
PT=CRs=3K;wJr2 1’,2=
1 R,2~s2
K2 (02 L,2 os2 + -)
q2

(212
* C=3aZ
Rr2
’ K (02 L,2 + --)
l2
Dans le cas où Rr2 >> o2 Lr2 wt.2, 1’expression se simplifie sous la forme:

+532
1 s

Dans le cadre de cette approximation la caractéristique de couple est une droite


qui passe par le point (os; C = 0)
AN: R,= l3,2mR G = 4,67 10-2 w,-, = 2,7 rd/s Lt. = 19,57 mH
a Ri.2 = 174 1O-6 (mfi)2 o2 Lt.2 q2 = 6,09 1O-6 (mfi)2

1.6.3) Loi de commande.

1.6.3.1) Dans la mesure où on néglige les pertes fers, les pertes mécaniques et les pertes
joules au stator (R, négligeable), le rendement rl s’exprime simplement par:

1.6.3.2) L’expression du rendement montre que l’on a mtérët a fane fonctionner la


machine à o, minimal. Pour obtenir une valeur de couple donnée on doit donc alimenter la

machine de manière 1 avoir le terme (2) maximal


104 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

1.6.3.3) Dans le cadre de l’hypothèse conduisant à négliger la résistance statorique Rs,


nous avons en première approximation y, = Ve = j ws qs. La loi f, correspond à maintenir le
flux à sa valeur maximale:

vs = f,(os) t) vs = 2,58 Ws’

1.6.3.4) Au-dessus d’une certaine fréquence la tension deviendrait trop élevée pour
l’isolation des bobinages statoriques. Vs,,,= Vs, = 981,5 volts d’où fslmax = 60,5 Hz. = 60
Hz.

1.6.3.5) La caractéristique de couple est simplement translatée.

La zone hachurée correspond à un freinage sans récupération Ic+ > IwsI

1.6.4) On considère que wr est la grandeur de commande.

1.6.4.1) Schéma fonctionnel:

- Cd
vs = r,cm*) gtntratcur
: (b)
I

1.6.4.2) Lorsqu’on impose la pulsation rotorique o, tout en respectant la loi de


commande fl, on impose le courant statorique, le facteur de puissance, ainsi que le couple (à
condition que les paramètres de la machine soit parfaitement définis).
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 105

1.6.4.3) Lorsque os varie le diagramme des flux reste invariant (à q constant).


En effet , si le flux (0, est imposé, rr et $. sont déterminés de manière unique (voir les
diagrammes vectoriels):

~,=$.+KoL,1’, !‘r=!Pr&

3 C est constant (cf expression du couple établie à la question 1.5.4)


a
* Js reste invariant car Is = rr + *
LS

1.7)Influence de la résistancestatorique R,.

1.7.1) Expression du couple en fonction de 1,.

j Ls os avec Z”,. = K os (R,io, + j CTL,)


Ir=~",.+j L,o, ZS

C = 3a R,./o, (y$)2 I’r2


m

C=3a- Lm2
0, L,.2+ Rr2/q.2 Is2

1.7.2) Caractéristique C (f,).

j L, os (R,./o, + j 0 L,) Y, 2~f,LP,


& = R, + Z,. avec Z’,. = Is=2,= z
j L, + R,.h,. -S

AN: fi- = 0,4 Hz; wr = 2,s 1 rd/s; Z; = (4,71 + j 2,lS) 10-j os; C = 0,028 1,2
Aux basses fréquences et pour des valeurs de courant non négligeables, la loi f,
ne correspond plus à imposer le flux os à sa valeur nominale.

1.7.3) Loi de commande modifiée.


Vs = Ve + R, Is et en première
fiIl
approximation Vs = Ve + R, 1, COS T si (Ve >>
YI
ls Rs 1,).
ye j L, + R,./o,
's=~=jWs'sjLsws(Rr/wr+joLr)
QI En tenant compte de R, >> 0 L, or:
V
j L, + R,./w, L, or
*!,=a> d’oh 1, COS Y = gs c K
-s L, R,/o, s I
La loi de commande modifiée f2(os;wr) prend la forme:
L,. 0,. R,
vs = f2(ws;wr) é) vs = 9s (I+ < 2 <)
106 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

1.7.4) Caractéristique C(f,) avec la loi de commande modifiée.

AN: QS = 2,58 Wb * Vs = 2,58 os (1 + 3,16 / os)


Les valeurs obtenues avec cette loi sont données dans la table 1 (V’,; I’,; C’) ei la
courbe correspondante est tracée sur la feuille I.A. On constate que cette loi permet
d’améliorer notablement la commande en consigne de couple.

1.8) Alimentation pour des fréquences supérieures à fImax.

1.8.1) On choisit logiquement de maintenir la tension à sa valeur nominale (maximale),


soit 981,5 volts. Ceci permet d’obtenir le flux maximal compte tenu des contraintes
d’isolement.
L’ordre de grandeur de la chute de tension maximale dans la résistance statorique
est R, I,, = 8,4 volts, ce qui est très inférieur à Vs,.
Les champs magnétiques (a>,= Vs/ os) vont diminuer en fonction de la fréquence
d’alimentation et donc en fonction de la fréquence de rotation. Ceci va se traduire par un
couple maximal décroissant avec la vitesse.
1.8.2) L’expression du couple lorsqu’on néglige le résistance statorique est :

w, K (Rr2 /or2 + o2 Lr2)


Rr
* Ormax C max
0 L,

1.8.3) Fréquence maximale d’alimentation


Le couple correspondant à la puissance nominale est donné par la relation C =
a pn
7 Si on s’impose une marge de sécurité de 50%) entre le couple que doit fournir la machine

et le couple maximal qu’elle peut fournir théoriquement, on doit avoir:


C max
c< - 1,5 * %nax < vsn2 k &
AN: coSmax = 706 rd/s fsmax = 112 Hz
Si on dépasse notablement cette fréquence, on diminue la marge de sécurité sur le
couple. Une excursion momentanée du couple résistant peut amener une perte du contrôle de
l’effort de traction.

1.9) Evolution des grandeurs pour la caractéristique de traction maximale.

1.9.1) Couple pour un flux de 1 Wb.

La courbe C(f,) est tracée sur la feuille 1.B et les valeurs sont rassemblées dans la
table 11.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 107

La courbe C(fr) ne dépend que du rapport Rr /w, , on peut déduire les courbes
correspondant aux températures extrêmes par affinité d’axe vertical (couple constant à Rr /or
constant). Pour un couple donné: ~~(175°C) = 1,3 ~r( 100°C); or(25”C) = 0,7 or(lOO”C).

1.9.2) La courbe tracée précédemment et la connaissance des flux (as = 2,58 Wb pour
fs < 60 Hz; Q>, = 981,5/os pour fs > 60 Hz) permet de trouver les fréquences rotoriques
correspondant aux différentes valeurs de couple. On peut en déduire la valeur du courant
statorique par:

R,* /or* + L,*


I,=@, (cf question 1.6.1)
LS
R,* /or* + ~2 Lt.*

(voir les courbes sur la feuille 1.C et les valeurs du tableau III)

Pour les températures extrêmes les courbes or (f,) sont obtenues par homothétie,
sachant qu’elles correspondent aux mêmes valeurs de couple.

La courbe 1, (f,) reste inchangée. Pour un couple et un flux QS donnés, le terme


Rr/wt. est fixé (cf expression du courant 1,).

1.9.3) A partir des courbes tracées au 1.9.1 on peut facilement déduire la valeur des
couples pour les températures extrêmes connaissant le couple à 100°C.

C(t’C, 1 Wb)
Pour Or donnée C(t”C, Q>,) = C(lOO°C, @s) C( ,OOaC l Wb)

I.9.4) On constate à partir des courbes précédentes que la simple consigne de pulsation
rotorique ne permet pas de contrôler le couple délivré par la machine, la température du
moteur est en effet très variable suivant les régimes auxquels elle a pu fonctionner.

1.10) Aspectstechnologiques.

Dans une machine construite pour la vitesse variable, la commande permet de


déplacer la caractéristique de couple en changeant la fréquence d’alimentation. Le démarrage
ne pose donc pas de problème particulier et il est inutile d’ augmenter la résistance rotorique
pour améliorer le couple de démarrage.

Afin d’avoir le meilleur rendement possible, on a intérêt à fonctionner avec la


fréquence rotorique la plus faible possible. La cage rotorique doit donc présenter une
résistance électrique faible. Il faut remarquer que la recherche d’un très bon rendement est
motivée, plus par la diminution des contraintes thermiques qu’imposent les pertes, que par un
soucis d’économie d’énergie. L’augmentation du rendement permet surtout de rendre les
moteurs plus compacts.
108 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
TABLE 1

Couple pour une fréquence rotorique de 0,4 Hz avec les lois de commande fl et f2

20 125,66 324,2 0,669 484,9 6654 332,4 497,l 6993


40 251,33 648,4 1,322 490,5 6809 656,6 496,7 6981
60 376,99 972,6 1,975 492,4 6862 980,s 496,5 6977

TABLE II

Couple pour un flux stator de 1 wb

fr(Hz) 1 wr (rdls) Rrlwr C (mN) fr 25°C fr 175’C


269 0,07 0,13
536 0,14 0,26
796 0,21 0,39
1048 0,28 0,52
1289 0,35 0,65
06 3,77 0,0035 1517 0,42 0,78
0,7 4,40 0,003o 1730 0,49 0,91
038 5,03 0,0026 1928 0,56 1,14
0,9 5,65 0,0023 2109 0,63 1,27
1 6,28 0,002 1 2274 0,70 1,30

TABLE 111

Courant et fréquence rotorique pour la caractéristique de traction nominale

fs(Hz) 1 C (mN) 1 Flux 1 fr (H< ) 1 Rrhr 1 IS 1 C 25°C 1 C 175°C 1


t 0.74 1 12000
1 1
I 1 FIIIY
- --I_ C-P
_” t .

c -, 2,58 0,74 0,0028 866,5 15400 9600


7 10000 2,58 0,60 0,0035 717,8 13100 8000
15 7530 2,58 0,43 0,0049 533,5 10400 5800
60 7530 2,58 1 0,43 1 0,0049 1 533,5 1 10400 1 58001
v est.
80 5610 1,95 0,58 0,0036 526,8 7400 4400
100 4488 1,56 0,75 0,0028 530,9 5800 3600
120 3740 1,30 0,95 0,0022 543,0 4500 3000
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 109
110 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 111

PARTIE 11

ETUDE DE L’ONDULEUR DE TEN%ON

11.1) Formes des tensions de sortie.

11.1.1) Allures des tensions de bras de l’onduleur Ill(t), zlz(t), 1(3(t).


Ces tensions reproduisent les signaux de commande des thyrisors GTO TI, T3, T5
(cf feuille 1I.A.)
II. 1.2) Formes des tensions composées trlz(t), t/23(t), zrjl(t) (cf feuille 1I.A.)

II. 1.3) Valeurs efficaces U(k) des harmoniques de rang k des tensions composées. II est
évident que les trois tensions composées contiennent les mêmes harmoniques. A condition de
prendre une nouvelle origine en - z 16, la tension 2112(t) est impaire. On peut alors calculer les
composantes de son spectre par:

sin(k 8) dB = & YE sin(k t3) d0 avec8,=:ete2=%


01

U(k) = e sin(F) sin (y)


Les harmoniques pairs et multiples de 3 sont nuls. Les premiers harmoniques non
nuls sont le 5, 7 11, 13.
Les harmoniques pairs sont absents des tensions Ui (sauf k= 0). En plus, les
harmoniques de rang multiple de 3 des tensions Ui correspondent à des systèmes
homopolaires de tensions triphasées. Ces harmoniques n’existent donc pas au niveau des
tensions composées.
II. 1.4) Le fondamental de la tension composée a pour expression:

U(l)=@ *E=2lSOvolts.
lT
II. 1.5) Tension de neutre vN:

VI = III - b’N = f(il) où f est un opérateur linéaire,


9 = 112- VN = f( il)
v3 = 113 - vN = f(ij)
Le montage sans connexion de neutre impose il + i2 + i3 = 0.
VI + 1’2 + V3 = f(it) + f(i2) + f(i3) = f(il + i2 + i3) = 0 = (11, + z12 + l(3)+ 3 vN
112 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

Le fondamental de VI est en phase avec le crbneau de commande du thyristol


GTO n” 1,
On remarque que vN(t) est constitué des harmoniques des tensions I/i qui donnent
des systèmes triphasés homopolaires.
On peut calculer les valeurs efficaces des différents harmoniques des tensions
simples, sachant qu’il n’y pas d’harmonique pair, vu la symétrie par rapport à 7c/2:

V,(k) = $$ ((1 + COS(y)) avec k = 2k’ + 1

1.1.6) Taux d’harmoniques:

La valeur efficace des tensions composées est LJ12 =

& -3
La valeur efficace des tensions simples est VI = 3 E -

DelamêmefaçonUIL(l)=~ VI(l)= l!!?


n E

Comparaison de V,(k) et Ut(k):


Les tensions t[i et Vi ont les mêmes tensions composées (Z/ij). Les harmoniques de
rang k qui peuvent être différents pour ces deux systèmes de tensions triphasées
correspondent à ceux qui forment un système homopolaire. Ceux sont les harmoniques de
rang multiple de 3.
La question précédente montre que si III contient de I’harmonique 3

(homopolaire). VN contient exactement le même harmonique (même amplitude VN (t) = f (tfi


+ 212 + ~13) et celui-ci est alors absent de VI (~1 = ~11 - VN). Le spectre V,(k) se déduit du
spectre Ut(k) en supprimant les harmoniques multiples de 3 (y compris I’harmonique k=O qui
correspond à la valeur moyenne).
Il est alors logique que le taux d’harmonique soit le même pour les tensions
composées et les tensions simples. Ces tensions ont des spectres dont les valeurs efficaces des
composantes sont homothétiques (rapport $ entre les amplitudes).

11.2) Courants.

11.2.1) Allure des courants dans les semi-conducteurs du bras n’l de I’onduleur (cf
Feuille 1I.B).

11.2.2) Tension aux bornes de Tt (cf feuille 1I.B).


Immédiatement après la commutation du bras de l’onduleur (T, -+ Tz),
l’interrupteur Tt est soumis à une tension directe. On doit donc pouvoir procéder à son
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 113

blocage de manière indépendante à l’évolution naturelle du circuit.


L’interrupteur doit être bidirectionnel en courant, d’où l’association classique dans
un bras d’onduleur d’un GTO et d’un diode en anti-parallèle.
11.2.3) Contraintes en courant et en tension sur les semi-conducteurs.
Pour le GTO:

ITmax = I $ (tp < x/3) 1270 A

634 A

courant à commuter: 1~~ = 14 sin cp 329 A

1 398 A
VTdirecte = E = 2 1SO VOItS “Tinverse = o

Pour la diode.

IDmax = I + sin cp (14 si cp > x/2) 328 A

7A

lDeff=l+
VDdirecte =o
zi E-S,-
sin 2y
37 A

“Dinverse = - E = 2 1SO volts.


11.2.4) Pertes par conduction dans un GTO.

PGTO = “TO ITIIIO~ + ‘on ITef?

AN:1 Tmoy = 257 A IT,ff = 420 A PGTO = 582 w.


11.2.5) Le signal de gachette doit être un créneau. En effet on ne maîtrise pas l’instant où
un GTO doit devenir passant.

11.3) Alimentation de l’onduleur.

11.3.1) Allure du courant iE(t) (cf feuille 1I.B).

dB < w. t < 2x13 Tt conduit seul: i, = 14 sin ( 00 t - cp)


2x13 < oo t < IC Tt et D3 puis Tt et T3 conduisent: i, = il + i2,
=$ i, = 14 { sin ( wo t - cp) + sin ( wo t - cp - 2x/3)} = 14 sin ( 00 t - cp - x/3)
On a donc une période de 7c/(3 00) et la pulsation fondamentale de l’ondulation
du courant d’entrée est WE = 6 00
114 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

11.3.2) Valeur moyenne du courant d’entrée.

3V1(l)Icoscp=3 l!z&7ç Icoscp=EIE

1, = 3 $Icoscp

11.3.3) Filtre.
11.3.3.1) La source d’énergie réelle présente une inductance 1. Lors des
commutations, la charge se comporte comme une source de courant (caractère inductif).
L’onduleur doit donc être alimenté par une source de tension (faible impédance transitoire).
Dans le cas contraire, il apparaîtrait des surtensions importantes. Le filtre sert à transfotmer la
source réelle en une source dont le comportement dynamique est proche de celui d’une source
de tension parfaite.
11.3.3.2) Ondulation crête.
0 < <p < ~16 Ai,=IG(l -sin(x/3-cp))
1~16< cp< 1~12 A& = 14 sin cp
L’ondulation maximale est obtenue pour cp= 7c/2; soit AiEmax = 14
11.3.3.3) On assimile le courant d’entrée à sa composante moyenne et un terme
sinusoïdal de pulsation 0~.
Ak .
iE(t) = IE + y sin(wgt)
I.e
-_ schéma - .,.. lent du filtre d’entt .ée pour la composante sinusoïdale du courant
_-..-.-... éauiva
d’entrée se réduit aux deux éléments L et C:
On obtient en module les relations:
AiE L WE
AiI AV, = AiE
= II - LCo$ (1 - Lc+
IL = IE et V, = E (valeur moyenne et absolue)
D’où :
AiI Ak 1
-<5%*- < 5%
IL IE 11 - LCWE~I

AVC Ai, LWE


-< 5% a- < 5%
VC E 11 - LcwE21
& 1 = 600 A; cp = 25” ; f0 = 60Hz * 1, = 734 A; AiE = 362 A; WE = 2261 rd/s
LC0E2 > 10,9 et LwE < 3 a LC = 7,7 10s5 (on minimise le produit LC)
L=1,3mHetC=1,6mF.

11.3.3.4) La réversibilité fonctionnelle de l’ensemble du système d’entraînement peut


être obtenue si la source E est réversible en courant.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 115

11.4)Etude de la commutation T, + Dl - commutation Al’ouverture.

11.4.1)A l’instantt= O-le GTO conduit le courant10,donc:


VT1=o ul =E vc2 = E VCl =o
11.4.2) premièrephase:
11.4.2.1)A l’instantt = O+; ieresteconstantet
égal a 10.Le thyristor GTO Tl étant bloquée, la diode
D’l devient passante(id= iDfl + iTl).

De même si la diode D2 devenait passante,


d$
D’2 resteraitbloquéeet le terme4dt (O+) seraitpositif.
Or un accroissement du courantestimpossibleaveccette
topologie:il= 10- iD2 et iD2 > 0. D2 restedonc bloquée.

Si if= 10 alorsVD~ = R iR < 0. D’2 restebloquée.Danscesconditionsla miseen


équationdu circuit donne:
,+I+vR+VC2= E Io=icl-iR=icl-ic2
dia ic1 10
aveci = RC
dt+T=C
Comptetenu desconditionsinitiales: V~~(O+)= 0 et V&O+) = E, on a iR(O+)= 0
et icl(O+) = Io:
10
ici(t) = 7 (1 + e -zt/r) &(t) = - 4 (1 - e -2t”) = iR(t)
10 Mo 10 Mo
vcl (t)=Et+r(l -e-ZUT) vc2(t)=E-Et+y-(1 -e- 2q
vD’2 (t) = R iR(t)’ R &(t) .=Z
0 VDz(t)=-E+V&(t)

11.4.2.2)La diodeD2 devient passante


à l’instanttl où vD2 devientpositif.

Si tl >> r t =2CE_2-%E
1 10 2- 10
MO MO
Valeurs finalesà l’instanttl: vcl(tl)= E vc2(t1)= 2 VR(tl)= - 2
Il6 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

11.43) Deuxième phase.

11.4.3.1) Si on suppose que pendant cette


phase le courant reste constant dans I’inductance:
ic,=Io+ic2 vcl+vC2+RiC2=E
dkl kl *o
-+27=75iic1 (t)=Io/2+Ke-2t/r
dt
Les tensions aux bornes des condensateurs
sont continues en t= tt, donc vR(tt+) = v,(tt) = - RIO/~.
Le courant ici(tif) est donc égal à 10/2, d’où (K=O):
ic*(t) = 1()/2 = - &-2(t)
11.4.3.2) (cf feuille 1I.C)
t

t1

A l’instant t2, vCl(t2) = 0 et la diode D’2 se débloque: t2 - tl = T


11.4.4) Troisième phase.
11.4.4.1) Les équations du circuit sont pour ce circuit:
d i’
R i, =Ix= E - vcl ici =iR+id Vc2(‘) = 0

L ‘équation traduisant l’évolution du circuit


est la suivante:
d2VC 1 1 dvci 1
-+;dt+ecvcl =&
dt2
11.4.4.2)
e
Compte tenu de l’hypothèse T’ = R >> 2# :

vcl(t) = E + A e-(t-t@ + B e-(t-t#’


A t = t2 : vCl(t2) = RIO /2+ EvC2(t2) = 0 Q(t2)= 10
* iR(t2) = - 10 /2 et par conséquent: iCl(t2) = + I. /2
*A=-RIo/2etB=-RIO

vcl(t) = E + RIo (e-(t-t2)A’ - i e-(t-t@)


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 117

10
i, 1(t) = + 7 e-(t-t2)/? iR(t) = _ I. (e-(f-tz)/f _ t e-(t-t#)

il(t)= 10 e-(t-t2)‘r’ iD2(t) = l. - 9(t) - iR(t) = I. (1 - e-(t-t2)W


NB: le courant dans !a capacité Cl est continue en t2, vCl(t2) ne présente pas de
point anguleux.
11.4.4.3) (feuille 1I.C)
11.4.5) Dimensionnement
11.4.5.1) Evolution de vTt (voir feuille 1I.C). La diode D’1 étant passante pendant
toutes la commutation, nous avons VT1 = vcl.
Le thyristor CT0 est soumis à une contraint en dv/dt. Cette contrainte est
maximale en t = 0 et vaut 10 /C.
IOmax
’ > (dvidt)max avec Iumax = 2000 A et (dvidt),,, = 500 V/~U

C=4pF
La tension maximale appliquée aux bornes du GTO apparaît au début de la phase
3 à l’instant tmax = t2 + ? Ln &.

“Tlmax = “CImax = E + R IO si on néglige 5/5’ AN: VTlmax = 3300 v


II.4.5.2) Evolution du courant iR(t) et pertes dans la résistance.
En négligeant les composantes exponentielles faisant intervenir la constante de
temps T:
t < t2 i,(t) = - 112 d’où W = 112 r EIO.
t > t2 iR(t) = - I. e-et - t2)ir’ d’où W = l/2.! Io2
La résistance sert essentiellement à dissiper l’énergie emmagasinée dans
I’inductance.

11.5)Commutation à la fermeture DZ + Tl.

11.5.1) Ce type de commutation n’existe pas dans le fonctionnement pleine onde , quand
la charge présente un caractère inductif.

11.5.2) valeurs initiales:

vcl(O+) = E(O+) = E V&O+) = 0 it (O+)= 0;


118 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

115.3) Première phase.

11.5.3.1) VT~(O‘) = E. Le thyristor GTO peut


s’amorcer si il reçoit une impulsion sur la gachette.
11.5.3.2) Evolution des grandeurs.
vol = - V~~(O+) =- E < 0. La diode D’I
reste bloquée (D’z est aussi bloquée). On a donc les
relations suivantes:
dil
VD2(t) = 10 - il(‘) e,=E

vcl(t) = E Vc2(‘) = 0
d’où: il(t) = (E/j) t i&t) = - (E/!) t + Io

11.5.3.3) Cette phase termine à l’instant tI, lorsque $(tI) = 10

lI0
t1 =y

11.5.4) Deuxième phase,


11.5.4.1)
v,I(tI) = - vCI(tI) =- E < 0 * D’l reste bloquée.

. Si on suppose que D’2 reste bloquée pout t >


T kc; T& T,
Yz* - tl, alors il(t) = IO et Vi(t) = 0 ; ce qui entraîne vD’2 = E
(donc D’2 devient passante)
.iaT
Les équations qui traduisent l’évolution du
E VI R 1 circuit sont:
i ‘1, ici - ic2 + ie- 10 = 0
u
vc , + vc2 = E (R = 0)

i
e;= vc,
En tenant compte de la relation ici - ic2 = 0
on obtient l’équation différentielle à laquelle obéit vcI(t):
&l VCl
+-=Oaveca2=--!-
dt2 0 2ec
11.5.4.2) A t = tt vcI(tI) = E et icI(tI) = 0 d’où:
vct(t) = E COSw (t - t,)

ici(t) =- E +2(t) = - V&t) = Vcl(t) -13

i!(t) = I. +
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 119
Cette phase se termine à l’instant t = t2 par la mise en conduction de D’I ( vDT1 = -
V~I, cette tension devenant positive). (cf feuille ILD).

11.5.5) Troisième phase


11.5.5.1) Les équations qui traduisent
l’évolution du circuit sont:
die
iR-ic2+Q-Io=O .!,=RiR vC2+RiR=E
On obtient l’équation différentielle traduisant
l’évolution de 2 :

d2’e 1 di.8 1 . 1
g+;d;+jYg=eC

dit
11.5.5.2) A t = t2 ie(t2) = 1 + E .!.x + vc2 (t2)= E, d’où:

G(t)= I. + E 7 e-t’ - t#
d-
vc2 (t) = E + E R y (e-< t - tgr _ ,$-(t - t2)/r ) vc1 (t)=O
?i
ic2 (t) = E e-(’ - tgr iR(t) = - E y (e-Q - tgr’ _ e-(t - tgr )
lr 7 -il-
V(-I (t) = 0 vD2ct)= - vC2(t)
NB: avec les hypothèses faites, le courant ic2 (t) est discontinu en t = t2
11.5.6) Dimensionnement.
11.5.6.1) Courant i,,(t) (voir courbe 1I.D)
*o<t<t2 iTl(t) = ij(t)

*t>t2 i,,(t) = ii(t) + iR(t) = In + E 221 e-(’ - t2)/r


d-
Durant cette commutation le thyristor GTO est soumis à une contrainte en diidt
qui est maximale à t = 0 et qui vaut E/l.(330 A/~IS):
E
L> max (dbdt),,, = 3OOA4ts et Em,, = 2500 V
(dI/dt)max
.! = 8,3 PH
La valeur maximale du courant est obtenue à la fin de la deuxième phase (t = t2),
et avec les hypothèses faites sur t on obtient:

iTlmax = IO + E
120 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

11.5.6.2) Courant et pertes dans la résistance.


iR(t) (voir feuille lI.D)

Pendant la phase 2 ( tl < t < ‘2) iR(t) = - E - sm o (t - tt) d’où:

W=zE2

Pendant la phase 3 ( t2 < t ) iR(t) = - E

W=CE2

11.6)Dureedescommutations:

2CE
Ouverture toff = 7 + 3 T’

Fermeture: ton = Ë + II
Pour 10 = 700 A et E = 2200 volts:
AN: o’ = 20,8 ps toff = 25 + 62 = 77 ps ton = 2,6 + 12,8 + 62 = 78 PS

11.7)Valeurs maximales.

VTlmax = Emax + R Iomax = 3300 volts

iTlmax = Iomax + Emax

11.8)Energie dissipéedans la résistanceà chaque commutation.

Fermeture: W,, = T E2 c xl4 + c E2


d- 2.!
Ouverture W,ff= t EIo + 1/21102
Pour un courant 10 de 700 A et une tension E de 2200 volts:
AN:T= 1,6ps W,,=3+ 19=22joules W,ff= 1,2 + 2 = 3 joules
Les durées de commutations dépendent essentiellement de 7’.

n.9) Rôle de la résistance.

La résistance R permet de dissiper lors de l’ouverture du thyristor l’énergie


emmagasinée dans l’inductance. Lorsqu’on diminue la valeur de R on diminue les pertes de
commutation, mais par contre on augmente les temps de commutation qui sont liés
essentiellement à 2’.
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 121

11.10) Pertes de commutations dans le composant.

Pour les valeurs de courant et de tension spécifiées:


dildt = 265 Alps dvldt = 115 Vi~s
W’,ff = 1,2 joules w’on = 3 joules.
L’inductance et la capacité diminuent les contraintes appliquées au composant lors des
commutations (diidt et dv/dt). La diminution des pertes (internes au GTO) qui en découle
permet de faire travailler le composant de manière plus fiable. Il faut noter que globalement,
on ne dlmmue pas les pertes du convertisseur pulsque celle-cl se trouvent reportees au niveau
de la résistance R.
122 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 123
124 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 125
126 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
PARTIE 111

MODULATJON DE LARGEUR D’JMPULSJON

III.1) Courants statoriques

111.1.1) Avec le convertisseur décrit dans la partie II, on peut délivrer une tension
simple qui présente cette forme mais dont l’amplitude est fixée par E (A = E/3). Pour obtenir
cette tension, il faudrait donc pouvoir faire varier la valeur de E, par exemple, en plaçant un
hacheur en tête de I’onduleur.

III. 1.2) Calcul du courant de phase i,,(t) sur une demi-période.


L’équation traduisant l’évolution du courant stator est donnée par:
%1(t)
0L,dt= vdt) - el0)
di,lW
*O<ost<x/3et2ir/3<ost<7t OL, -=A-Eo@sin(w,t-80)
dt
A EO4
+J(‘) = 0 t + 0~0 COS(~, t - 0,) + K (KI ou K3)
s s

* d3 < os t < 27~13 oLs%=2A-Eg$!sin(wst-Bo)

EOG
i,,(t)=%t+- <TL w COS(~,t - W + K2
S s s
Par continuité du courant en ws t = 7r/3 et ws t = 2~r/3 et la relation isl(0) = -
i,,(dw,), on obtient en posant os t = 0:
K, =/LiE K2-& K3 = -
oL,ws 3 (3 ws

* 0 < os t < Id3 ‘SI(‘) = + 7Eo$ COS(~


- 0,) - 2~13)

Eo$
* 1113< ws t -c 2~13 i,,(t) =& (28 + 7 cosce - e,) - 7~)

* 2x13 < os t < K h(t) = COS(8 - e,) - 7~13)

111.1.3) Allure du courant i,,(t) (cf Feuille 1II.A).


AN: o L, = 0,92 mH E. = 460 volts CIo= lO’= 0,174 rd
* 0 < os t < ri3 isl(t) = 2100 (8 + 1,79 COS(e - 0,174) - 2,09)
* xl3 < ws ‘t < 2x13 isl(t) = 2100 (28 + 1,79 COS(8 - 0,174) - 3,141
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 127

* lri3 < Cost < n: is,(t) = 2100 ((3 + 1,79 COS(e - 0,174) - 1,05)

111.2) Couple en valeur instantanée.

111.2.1) Expression du couple instantané. On admet que la relation entre le couple et la


puissance transmise au rotor PT reste valable en valeur instantanée, d’où:

PT(t) = c(t) fis = (q(t) il(t) + e2(t) i2(t) + e3(t) ij(t))

C 0) = $ (q(t) il(t) + e2N i2(t) + q(t) &(t))

111.2.2) Schéma équivalent par phase pour l’harmonique de tension de rang k.


k=l IC>I

q=fj ü f----q ::: ;;gms

11.2.3) Harmonique de couple Ck(t)


associée à l’harmonique de courant I,(k).

e,(t) Ilk(t) = Eu $ Sin(e - 8,) I,(k) &’ sin(k0 - pk) avec - pk = Cik - qk
On en déduit les expressions de la puissance instantanée pour chaque phase:
el(t)Ilk(t)= E. I,(k) [- coS((k+i)e - eo-pk)+ COS((k-i)e - pk+eO)]

e2(t)12k(t)= E. I,(k) [-coS((k+i)e -8O- pk +(k+1)2ri/3) +COS((k-i)e - pk + 80 +(k-1)2d3)]

e3(t)13k(t)= E. I,(k) [-COS((k+i)e -8,) - pk +(k+1)4n/3) +COS((k-i)8 - pk+ 80 +(k+i)bd3)]

On a globalement une puissance instantanée non nulle transmise au rotor, et donc


un couple , dans les 2 cas suivants:
Eo I,(k)
*k+l=3n cl&‘) = - ~ R cos((k+l)t!I - 80 - Pk)
S

Eo I,(k)
*k-1=3n Ck(t) = + R
pCOS((k-i)8 + eo- pk)
S

111.2.4) Expression des composantes Ck(t) du couple en fonction des harmoniques de


tension.
*k>= 1:
a EO Vs(k)
t&(t) = - k IL R 2 cos((k+l)8 - 8, - fik) si k + 1 = 3n
s s
a EO V,(k)
f&(t) = + k ~ L * 2 cos((k-1)8 + e. Pk) si k - 1 = 3n
s s
*k=l.
Eo 1s
c,(t) = - * cOs(eo - m I%=v-al=cp
S
128 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
Eo 1s “s 1s
Cl(t) = -fj- COS(q) - cp) = 7 cos(cp)
s S
On obtient un couple constant qui est le couple moyen développé par la machine
asynchrone lorsqu’elle est alimentée sous tension sinusoïdale.
111.2.5) Ondulation du couple.
Le premier harmonique de tension non nul est l’harmonique de rang 5 qui vaut:
“s(5) = y = 98 volts (Is(5) = 114 A)
Cet harmonique donne un couple à la pulsation 6 ws dont l’amplitude est donnée
par:
3 a EO V,(5)
c, = = 1660 mN 6 os = 150H.z
5 QS2 0 L,
Pour ce point de fonctionnement le couple moyen est de l’ordre de 7067 mN. On
constate que l’amplitude .de l’ondulation (pour le fondamental) du couple est loin d’être
négligeable et est en fait inacceptable.
11.2.6) Le couple moyen est lié uniquement au fondamental du courant. Par contre les
harmoniques de courant ne dépendent que de la forme de la tension v,(t) (V,(k)) et de la
pulsation os. Les harmoniques de couples sont donc indépendants du couple moyen,

L’inductance de fuite 0 L, a un effet bénéfique puisqu’elle diminue la valeur des


harmoniques de courant.
111.2.7) Le problème devient plus aigu à basse fréquence et à faible charge. En effet,
dans ces conditions, les harmoniques de couples se situent à des fréquences basses (pas de
filtrage mécanique) et leurs amplitudes deviennent très importantes devant le couple moyen,

111.3) Modulation de largeur d’impulsion synchrone.

111.3.1) Les signaux de commande sont générés à la fréquence ws, la tension zll(t)
présente une période de 27r /os. On rappelle que la tension I/l(t) reproduit exactement la
fonne du signal de commande.
Si on prend m impair le signal de commande est symétrique par rapport à 7r/2, ce
qui permet d’éliminer les harmoniques pairs de la tension 2/1(t) (mis à part la valeur
moyenne).
11.3.2) Expression des modulantes pour les phases 2 et 3.
Si m,(t) = Urefsin(wst) alors :
ml(t) = U,,f sin(w,t - 2x/3)
m3( t) = Ur,f sin(w,t - 4n/3)
Les porteuses doivent rester en synchronisme avec les modulantes:
Si p,(t) = U,,fTri(m w,t) alors:
p2( t) = U,,f Tri(m ( wst - 2x/3)) = U,,f Tri(m wst - m 2x/3)
p3(t)= U,,fTri(m (w,t - 4x/3)) = U,,fTri(m wst - m 47r/3)
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 129

On note Tri(e) la fonction triangle variant entre - 1 et +l et qui présente une


période de 27r. Si m est multiple de 3, la porteuse est identique pour les 3 phases.
111.3.3) Valeur efficace du fondamental de la tension I[,(t).

En éliminant sa valeur moyenne, la tension r{,(t) se présente comme sur la figure


ci-dessus.
On peut exprimer la valeur efficace de son fondamental par l’expression:

Ut(l)=~‘~sinedR
0
(m-5)/4
82k+l @2k+2
dz&
Ul(1) =
IT ( Jsin0 d0 - Jsint3 dB) + a 7c ‘$n, dB
c 02k e2k+ I qn-l)/2

k=O
“,(, )_$ E nn-5)‘4
71 ~((co&k - co+k+l) + (c+k+2 Co&+l 1) +
k=O
(111- 1 )/4
( 1+ 2 ~(cose2k cOSe2k-l)
)
k=l
(Ill- I )/4
( 1- 4 xsin(ezk + cos@k-t ) sin(82k - cost&-l))
k= 1
112(e2k - e2k-1) = AT ms.
On peut exprimer AT de manière approchée
madulrnte par:

AT = TP/2 ( 1 - r sine’2k)
f?Zk = (e2k f e2k-1)/2 = 3 Tp/4 + (k - l)Tp
En tenant compte du fait que m est très grand
et que par conséquent (& - e2k-1) est très petit.
%k-l%k sin (e2k - e2k-1)/2 = TP/4 us.( 1 - r sine’k)
I&L ( 1 - TP ws (A - r B))
u](l)= Ic
130 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
(Ill-l)/4 (m- 1y4
avec : A = ~sint3’, B = &in2B’k
k=l k=l
Un calcul classique sur les sommes de fonctions sinusoïdales montre que lorsque
m tend vers des valeurs très grandes:
A = l/(w, Tp) et B = (mk3)
Sachant que m osTp = 2 II, on obtient finalement:
rE
Ul(l,r) =s
On peut raisonner de manière plus intuitive en calculant la valeur moyenne de
z{,(t) sur une période de la porteuse (ici, on raisonne en fait sur la partie alternative de I/l(t))
UTp(0) = 14Tp Os) (El2 (TP Os - (82k - 82k-1)- EL2@2k- e&-1))
uTp (0) = E/2 r sine’, = E/2 r sin 8
modulmte
111.3.4) La valeur maximale du
F---
\’ fondamental est obtenue pour r = 1. Dans le
EL2 fonctionnement pleine onde, la valeur
obtenue est de:

l!i&
> U1(l,p)= Ic
Ul(l,r)
mod = U,(l,p) mod,,,,x= x/4

On rappelle que les tension zl,et


Vi ont le même spectre, mis à part les
harmoniques multiples de 3.
1
111.3.5) La durée de conduction
diminue lorsque le terme r s’approche de la valeur 1. En se reportant à la figure, il est clair qu’
en première approximation:
AT = TP/2 (1 - r) avec TP = l/f, AT > tmin *mod<rr/4(1 -2tminmfs)
111.3.6) Zone accessible dans le plan (mod,f,)
On est en présence de deux types
mod
I - de limitation:
* une fréquence maximale de
7114
fonctionnement liée à la fréquence maximale
de fonctionnement de I’onduleur.
Zone accessible f smax = f omax im
* une limitation en taux de
I Nb modulation (mod) qui décroît linéairement
bn.r fm en fonction de la fréquence fs (cf question
précédente).
mod(f,) < x/4 (1 - 2 tmin m f,)

111.7) Taux d’harmonique de la tension I/l(t),


OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 131
La valeur efficace des harmoniques de Il,(t) (cf définition donnée à la partie II)
est El2.
&2)2 - 112 (r E/2)2 &?
th =
$rE/2 - r
Le taux d’harmonique est indépendant de m (si m est suffisamment grand) et
toujours supérieur à 1.
Lorsque r = 0, le premier harmonique de tension se situe à la fréquence fp = mfs

11.3.8) Les premiers harmoniques de la tension U,(t) apparaissent aux fréquences:

Cm - 2) fs m fs Cm + 2) fs
m étant multiple de 3, la fréquence m fs sera absente des tensions simples et par
conséquent des courants de ligne. Les harmoniques (m - 2) f, et (m + 2) f, sont impairs et non
multiples de 3, ils seront présents dans ces grandeurs.
Le couple présentera une composante à la pulsation f, = (m - 3) f,.(cf question
111.2.3)
On constate que la ML1 ne diminue pas le taux d’harmonique des tensions, par
contre ce mode de commande permet de repousser les harmoniques de courant, et donc de
couple, vers les hautes fréquences.
111.3.9) Domaine d’utilisation de la ML1 synchrone.
* la fréquence minimale pour f, impose: fs > fcmin 1 Cm - 3)
* la fréquence maximale de I’onduleur impose: fs < fomax / m
Aux basses fréquences la plage dans laquelle une modulation ML1 synchrone
d’indice m peut fonctionner risque d’être beaucoup trop étroite pour pouvoir être gérée. Lors
d’une accélération de la machine, il faudrait changer fréquemment d’indice de modulation.

111.4) ML1 à anglescalculées.


111.4.1) fréquence de fonctionnement de I’onduleur.
f, = (2n +l) f,
L’augmentation du taux de modulation (mod) ne peut être obtenu qu’en diminuant
les périodes pendant lesquelles T, est ouvert (entre 0 et n). Le fonctionnement de I’onduleur
impose des durées de conduction minimales (pour Ti et T2).

111.4.2) Les harmoniques de rang k de la tension I/l(t) ont pour valeur efficace:
E
“lck) = ~2k ,,-j ( 1 - 2 COSkw, + 2 COSkorz - COSkx/2)
d’où les équations permettant de fixer mod et d’annuler l’harmonique 5:
E
mod==- ( 1 - 2 COS(xl + 2 COScc2)
245
0 = (1 - 2 COSsa, + 2 COS5c(l)
Dans le cas où n est différent de 2, on choisit de supprimer les premiers
harmoniques de tensions (simples ou composées , car les mêmes harmoniques sont présents
dans ces tensions) qui donnent des harmoniques de couple.
Ces harmoniquesdoivent vérifier les relations définies au 111.2.3. Il s’agit du 5, 7,
11, 13, 17 etc...qui donnent des couples aux fréquences 6 fs, 12 f,, 18 fs etc....
132 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
11X.5)Strat&$e de modulation.
111.5.1) Zones du plan (mod,fs) accessibles par les différentes commandes.

ML1 asynchrone: modmax =rr/4etfs< I5Hz


ML1 synchrone: modmax = 0,785 (1 - 32 10m5 m fs) fsmax = 400im
m=2l modmax = 0,785 (1 - 6,7 10-j f,) fsmax = 19 Hz
m= 15 modmax = 0,785 (1 - 4,8 10-3 f,) fsmax = 26,6 Hz
Angles calculés: modmax = (1 - (n-l ) 1,25 10S3 f,) fsmax = 400/(2n + 1)
n=4 modmax = (1 - 3,s 10-3 f,) f smax = 44,4 Hz
n=3 modmax = (1 - 2,5 10-3 fs) f smax = 57,1 Hz
n=2 modmax = (1 - 1,25 10-3 f,) f smax = SO Hz
n=l mod,,, = 1 f smax = 130 Hz
On remarque que l’on est amené a changer de type de ML1 soit parce qu’on a
atteint la, fréquence maximale de fonctionnement de I’onduleur, soit parce qu’on ne peut pas
obtenir la valeur de mod désirée. On est dans ce dernier cas lors de la transition entre la ML1
a 3 puis à 2 angles calculés à 53 Hz (de même entre 2 et 1 à 56 Hz).
NB: En fait il existe deux type de ML1 à angles calculés, suivant l’état logique de
la commande de Tt à 8 = 0.:
* Tl à 1 (ou passant) et pour c(t le thyristor est commandé à l’ouverture. C’est le cas
dans lequel on s’est placé ici.
* Tt à 0 (ou bloqué) et pour orI le thyristor est commandé à la fermeture. Le
fonctionnement en pleine onde correspond à ce cas avec a1 = 0 et n = 1.
iII.5.2) Fréquence de fonctionnement de I’onduleur et fréquence minimale de
l’ondulation du couple.
ML1 asynchrone: fc = fp = 400 Hz;
ML1 synchrone: f, = (m - 3) f,
m=21 f, = 18 f,
m= 15 f, = 12 f,
ML1 angles calculés: On annule les n - 1 premiers harmoniques de 5, 7, 11, 13, 17
n=4 f, = 12 f,
n=3 f, = 12 f,
n=2 f, = 6 f,
n=l f, = 6 f,
La valeur minimale pour la la fréquence fc est de 228 Hz (cf courbe pour l’ensemble des
résultats)
111.5.3) La fréquence maximale de fonctionnement de I’onduleur peut être fixée pat
plusieurs paramètres. On peut citer:
* Les pertes dans la résistance du circuit de commutation. Ces pertes augmentent
évidemment avec la fréquence.
* La rapidité du système de gestion des commandes des thyristors GTO
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 133

i,,(t) = 2100 (8 + 1,79 COS (0 - 0,174) - 2,09)

< 2lrl3 i,,(t) = 2100 (28 + 1,79 COS (8 - 0,174) - 514)

i,,(t) = 2100 (8 + 1,79 COS (e - 0,174) - I,OS)


134 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 135
PARTIE IV

PILOTAGE VECTORIEL

IV.l) Préliminaire.

IV. 1.1) Schéma équivalent.


La démarche est la même que celle suivie dans la question de la partie 1. Qn
dispose des relations entre flux et courants.

Lm >r
lor=LmIs-LrIr Ir = y Is - c et Is = + Is + ”
r r m m
d'où

Lm -r Lm
Vs-RsIs=j~s~s=jLswsIs-jLmws(~~ --)=joLsws~s+j~ws~r
r ’ Lr r

Les relations tension, flux,


courant au au rotor donne:
Rr
yr = j os c&. = 7 Ir d’où la relation:

IV. 1.2) Couple.

C=++JWs$Ir”=3a-$Ir”
S Lr
Ir” est en quadrature avec le flux rotor &.. C’est aussi la composante de Is qui est
en quadrature avec ce flux.

IV.2) Principe du pilotage vectoriel.

IV.2.1) Equations des tensions statoriques. (les grandeurs sont représentées par
leurs transformées de Laplace).

vsd = (FS + Ls P) &d - Ls ws &q - Lm P Ad + Lm ws &q


psq = Ls ws &d + (Rs + Ls P) Jsq- LmWs &d - LmPJrq
(Prq=O=LmQsq-LrJrq Jr, = 2 J,,

Jrd&J --:
(Prd=(Pr=Lm&d-Lr&d sd L,
Lr
136 OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

d’où

IV.2.2) Equations des courants statoriques.


Les équations du rotor donnent les deux relations:
~=LmP&d-Lm~s~sq-(~r+LrP)~~d+Lr~r~q
O=L,w,gsd+L,p~q-L,W,grd-(R,+L,p)Q,q

en remplaçant 4.d et $., par les expressions trouvées à la question précédente

c&d=(l +z)E=(I ‘T,p)?


m

9,q=$‘Pr=Trwr’Pr

IV.2.3) Expressions simplifiées dans le cas du régime permanent.

%d=Rs&d-al.sws&q

&,, = CJL, Ws&d + RsJsq+ 2 WsOr Jsq = Tr Wr cPr


Dans le cas du régime permanent
(p = 0), les relations entre les transformées
de Laplace des grandeurs, et les relations
entre les grandeurs réelles de Park (qui sont
constantes) sont identiques.
La conservation de la puissance
donne la relation:
vsd isd + vsq isq = vs i, cas cp = 3 Vs 1s cas
cp
Le facteur d’homothétie entre le
d vecteur de Park et la valeur efficace de la
grandeur sinusoïdale associée est donc de

IV.2.4) Expression du couple dans le cas du régime permanent.


C = a (isq Q’,d - id Qsq)
as,j = L, i,d - L, ird Qsq = Ls isq - L, irq
On obtient donc:
Lm.
C = a L, (irq i,d - isq i,d) = a c Isq @rm
1
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 137

En remarquant que isq est en quadrature avec le flux QI-m qui est suivant l’axe d,
on a:

Qrm = 4 qr et isq = $1,” donc C= 3 a F tJr 1,”


r

IV.3) Régulation de couple.

IV.3.1) Le schéma de la régulation nous permet d’écrire les relations suivantes:

E = %Cons - (Pr T)sd=K/p&-~LsO&d


Les équations traduisant le comportement dynamique de la machine de la machine
nous donne la relation:

&d=(R,+oL,p)(l +Trp)--ol,os&q+~p<p,
Lm

K G(P)
et en définitive:E = (prcons - - E = %Cons G(P) + Kp
P G(P) E
Pour une entrée du type ($ircons = @ f p:
bmpE=o lorque p -> 0 (G(p) -> R, /L,)

IV.3.2) Schéma de la régulation de c&,

A partir de l’équation concernant vs,, établie au IV.2.1, on peut obtenir le schéma


suivant:

IV.3.3) Le flux est lié à l’énergie associée au champ magnétique. On ne peut réaliser
que des variations lentes sur cette grandeur. On choisit évidemment de maintenir arrn =
%Cons à sa valeur nominale tant que cela est compatible avec l’isolation de la machine.
La consigne isqcons p eut être élaborée de la manière suivante:
Lr Ccons
isqcons = a L, arcons
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE

o,=or+an

IV.3.5) Schéma complet de la régulation.

IV.4) Elaboration d,es grandeurs courants et flux.

IV.4.1) A l’aide de la transformation de Park et en tenant compte du fait que il + i2 + i,


= 0, on établit les relations:

isa(t) = f (i, - 0,5(i2 + ij)) = + il(t)


-\i zi

i&(f) = 5 23 i2 - i3) = -L (2iz(t) + il(t))


ziq 4
IV.4.2) On obtient les mêmes relations pour les flux qrna et qrnb que pour les courants.
Les relations flux-courants permettent d’écrire:
9 ma = Lm (&a - ira) cjra = L, i,, - L, ira
@mb = Lm (isb - irb) &.b = Lm i,b - Lr irb
On aboutit finalement aux relations demandées:

&a = L2 &a + 2 @ma

hb = L2 isb + 2 @mb

IV.4.3) Par une simple analyse vectorielle, on obtient:

i,d = i,, cas p + isb sin p


. .
= lsb COS p + lSa sin p
‘sq
OPTION PHYSIQUE APPLIQUÉE 139

1V.5) Commande de I’onduleur.

IV.5.1) Les ternsion qui sont aplliquées à la machine sont produitzes par I’onduleur. Le
système qui gère la commande des thyristors GTO permet de savoir à quel instant de la
periode électrique on se situe. Cela peut se faire à partir de la phase de la modulante dans une
ML1 intersective synchrone; la modulante étant générée par un système numérique.
On connaît alors l’angle Cxpar Cx= p - p
1V.5.2) On peut déterminer Vs,,, et cxcons par:

h Vscom =$“Jvsd2+ïs<1I UT %ons = z

IV.5.3) On dispose d’un signal d’erreur sur l’angle 01: E = r&ons - CI

On peut donc corriger la commande de fréquence de l’onduleur par un terme


proportionnel à ce signal d’erreur:

f scom = $ K’ (a,,,, - a)
F. B.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 141

C.A.P.E.S.
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition de physique avec applications - Session 1992

PREMIÈRE PARTIE
ÉLECTRICITÉ
I. CHARGE D’UN CONDENSATEUR À TRAVERS UNE RÉSISTANCE
1. Étude de la tension aux bornes du condensateur.

a. dq d(Cu) du
• E = uR + u = Ri + u or i=+ =+ =C
dt dt dt
du
E = RC +u
dt

t

• Les solutions sont de la forme u = E + A e τ avec τ = RC.
t

 

La tension u est continue u (0 ) = 0 = u (0+) = E + A. Il vient bien u(t) = E 1 – e τ  .

• τ est la constante de temps du dipôle (R, C).

b. • Courbe : voir ci-contre.

du E E
• Tangente à l’origine y =  t= t y= t .
dt  t = 0 τ τ

• Le point M a pour coordonnées (τ, E) .

c. La charge du condensateur est q = cu, sa charge limite est CE = q∞ .


142 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

1 1
t t
 –  –
Nous cherchons t1 tel que CE 1 – e  ≥ 0,99 CE soit e ≤ 0,01 et t1 ≥ – τ lu 0,01.
τ τ
 
Application numérique : t1 ≥ τ lu 100 = 4,61 τ t1 = 4,61 µs .

2. Étude énergétique de la charge du condensateur.

q2∞ C U2∞ 1
a. = = = CE2 × 10– 8 J .
C 2C 2 C 2
Application numérique : C = 5,00

du
b. En convention générateur, la puissance fournie par le générateur et G =Ei=EC .
dt

∞ ∞
L’énergie fournie par le générateur est donc G = ∫ 0
G
dt = CE ∫ 0
du
dt
dt G = C E2 .

Application numérique : G = 1,00 × 10– 7 J.

2
c. • La puissance dissipée dans la résistance est donnée par la loi de Joule 2 2  du 
R = Ri = RC  dt  .
 
L’énergie dissipée par effet Joule dans la résistance est donc :

∞ ∞  2t

∫ ∫
2 2 2t
du – E2  RC – RC
RC2   dt = 2 E RC 1
= RC 2 2 e dt = – e soit = CE2 .
 dt 
JR R  2 0 JR 2
RC
0 0

• Nous pouvons retrouver ce résultat car l’énergie fournie par le générateur est en partie emmagasinée
par le condensateur et en partie dissipée par effet Joule dans la résistance.
1 CE
G= J,R + C soit J ,R = G– C=
CE2 – CE2 = .
2 2

d. Nous pouvons définir la rendement ρ par ρ = C 1


. Ici ρ = .
2
G

e. C 1
ρ’ = C= C E2
+ 2
G’ G

∞ ∞

G’ = ∫ 0
E
2
i dt =
E
2 ∫ 0
C
du
dt
E
2
E 1
dt = . C = CE2
2 4
Première étape.

∞ ∞

G = ∫ 0
E i dt’ = E ∫ 0
C
du
dt’
dt’ = E C [u] E
1 2
E ⁄ 2 = 2 CE Deuxième étape.

3 2
Il vient G’ + G= CE2 ρ’ = .
4 3
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 143

f. Il faut fractionner E en intervalles les plus petits possibles et effectuer une succession de charges. Il
faut d’un générateur de tension continue U0 mais ou on peut faire varier continûment et très lentement
la tension à vide de O à E. L’intensité pourra toujours être considérée comme très faible ainsi que
l’énergie dissipée par effet Joule.

II. DÉCHARGE D’UN CONDENSATEUR À TRAVERS UNE BOBINE

1. Compte tenu des conventions précisées sur la figure ci-dessous, la loi des tensions s’écrit, dans l’approxi-
mation des régimes quasi-permanents :
q di’ dq du
u= =L + ri’ avec i’ = – =–C ;
c dt dt dt

d2 u du
d’où l’équation différentielle Lc 2
+rC +u=0 .
dt dt

2. • Nous pouvons écrire :


d2 u r du 1
+ + u = 0 nous posons ω02 =
1 r
et 2 λ ω0 = soit λ =
L
r
√CL

dt2 L dt LC LC 2

d2 u du
et nous obtenons bien la forme recherchée 2
+ 2 λ ω0 + ω02 u = 0.
dt dt

• Le discriminant réduit de l’équation caractéristique r2 + 2 λ ω0 r + ω02 = 0 vaut


2
∆’ = λ ω0 – 2
ω02 = ω02 (λ2 – 1).

 + √∆’ t
– λω0t –√  ’t
∆
Si λ > 1, le régime est apériodique u = e A e +Be 
 
– λω t
Si λ = 1, le régime est apériodique critique u = e 0 (A t + B)
– λω0t
Si λ < 1, le régime est pseudosinusoïdal u = e (A cos ωt+ B sin ωt) avec ω = ω0 √ 1 – λ2 .


3. Ici λ = 2,5 × 10– 2, le régime pseudopériodique.

1⁄2
– λω0t
4. Nous partons de l’expression générale u = e (A cos ωt+ B sin ωt) avec ω = ω0 1 – λ2 .

La tension u au borne du condensateur est continue u (0–) = U0 = u (0+) = A.


144 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
du du
L’intensité i’ du courant qui travers la bobine est continue or i’ = – C donc est continue.
dt dt

du  du   – λω 0 t 
0=  =  = e – A ω sin ωt + B ω cos ωt – λ ω 0 A cos ωt + B sin ω0t = B ω – λ ω0 A .
dt
 t = 0–
dt
 t = 0+    
  t = 0+

λ ω0 – λω0t  λ 
Il vient donc A = U0 et B = U0 soit u (t) = U0 e cos ωt + 2 sin ωt .
ω  1–λ

√  

5. Par définition, la pseudo-période du phénomène est :


2π 2π
T= = Application numérique : T = 6,29 × 10– 4 s
ω ω 1 – λ2 1 ⁄ 2
0 

6. – λω0t2 1
Nous cherchons t2 tel que e = 10– 2 soit t2 = ln 100 .
λ ω0

Application numérique : t2 = 1,84 × 102 s avec λ = 2,50 × 10– 2 et ω0 = 1,00 × 104 s–1

t2
= 29,3 .
T

III. ENTRETIEN DES OSCILLATIONS

1. ib+ est nulle. Nous sommes donc en présence d’un diviseur de tension :
R3
vB = vS
R2 + R3

2. Le régime est linéaire ε = vB – vA = 0 soit vB = vA.

L’amplificateur opérationnel est idéal 1b– = 0 donc l’intensité du courant qui traverse la résistance R1 est i.

R2 + R3 R2 R3 R1
Il vient vA – vS = R1 i = vA – vA = – v soit enfin uAM = – i .
R3 R3 A R2
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 145
3. Il s’agit d’un dipôle à résistance négative :
R3 R1
uAM = R i R=–
R2

4. La loi d’additivité des tensions donne : u + uL = uAM


q dq du
u= et i = – =–C
c dt dt

di d2 u du
uL = – L – r i = + LC 2 + r C 
dt dt dt d2 U  R3 R1  1 du 1
R3 R1 R3 R1 du  ⇒ 2
+ r –  + u = 0.
dt R2 L dt LC
uAM = – i=+ C   
R2 R2 dt 

5. Oscillations sinusoïdales.

a. Pour que les oscillations de u (t) soient sinusoïdales, il faut que le terme d’amortissement soit nul :
R3 R1
r=
R2

b. La période de ces oscillations est : T = 2 π = 2 π √



LC .
0
ω0

c. La puissance dissipée par effet Joule dans la bobine est compensée par la puissance fournie à
l’amplificateur opérationnel, par ses sources de polarisation.

IV. OSCILLATIONS FORCÉES / RÉSONANCE D’INTENSITÉ

dq q di
1. Nous avons e = uC + uL avec i = + , u = , u = L + Ri
dt C c L dt

e=
1
C ∫ idt + ri + L didt
1⁄2
1   2 
L’impédance complexe vaut _Z_ = r + j Lω – = 2 = + Lω – 1 
, son module Z r  .
 Cω  

 Cω  
146 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
2. Étude de l’intensité efficace.

Nous posons e (t) = E cos ωt et i (t) = I √


2 cos (ωt – ϕ).

E0 E0
a. En module, nous pouvons écrire I = = 1⁄2
.
2 Z

 1  
2
2 r2 + Lω –
√  
  Cω  

1 E0
b. Quand Lω = I = Imax = .
Cω 2 r

– 3⁄2
dI E0  2  1 2  L + 1  Lω – 1  .
=  r + Lω – 
dω √2  
 Cω  
 Cω2   Cω 
1
ωmax = ω0 = .

√LC

Lω0
c. (La courbe tracée correspond à un amortissement pas trop fort Q0 = > 1).
R

3. Étude du déphasage entre i (t) et e (t).

a. La construction de Fresnel est réalisée ci-dessous :

b. Grâce à la construction précédente nous pouvons écrire :


1
Lω –

φ = Arc tan
r
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 147
c. dφ 1 1 1 
= L+ . Pour ω = ω0 φ=0 .
dω  Lω – 1 2 
r Cω2 
 Cω 
1 +  
 r 

d. Pour ω très petite e ≈ u (t) π


C i (t) est en avance sur e (t) φ = – .
2

π
Pour ω très grande uC << e (t) i (t) est en retard sur e (t) φ = + (pour la bobine quasi seule).
2

DEUXIÈME PARTIE

MÉCANIQUE
I. MOUVEMENT D’UN POINT MATÉRIEL DANS UN CHAMP NEWTONIEN
1. Étude d’un satellite.


G MT OM
est donné par la formule de Newton : =– .
r3

2. Satellites circulaires.

a. Dans la base de Frenet ou dans celle des coordonnées polaires dans le plan de la trajectoire, l’accélération
→ v2 → dv → → GM → dv
s’écrit : a = – ur + uθ pour un mouvement circulaire. Or a = – 2 T ur donc = 0, le
r dt r dt
mouvement est donc circulaire uniforme.
148 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
→ →
b. La vitesse v doit être perpendiculaire au vecteur OM.
1⁄2
v2 G MT  G MT 
De plus sa norme doit vérifier la relation = soit v =   .
r r2  r 

c. La norme de la vitesse v et la période T de révolution du satellite sont liés par la formule 2 π r = vT


d’où :

T= . r3 ⁄ 2 (Loi de Kepler)
(G MT)1 ⁄ 2

d. L’énergie mécanique du satellite est la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle
dans le champ de gravitation terrestre.
1 G MT m
E = Ec + Ep = mv2 –
2 r
L’énergie potentielle est ici prise nulle pour une particule infiniment éloignée du centre de force O.
G MT
E=–
2r

1 G MT m
e. • L’énergie au sol vaut : Esol = m v2sol –
2 RT

Au sol, le satellite décrit une trajectoire circulaire dans le référentiel géocentrique (R) évoqué dans le
texte, de rayon HMsol = RT cos λ et de période T0.

2π m 2 M2 RT2 cos2 λ m G MT
vsol = RT cos λ d’où Esol = – .
T0 T0 2 RT

Pour la satellisation, l’énergie à fournir est :


m G MT m 2 π2 RT2 cos2 λ m G MT
∆E = Eorbite – Esol = – – + .
2r T02 RT

• cos2 λ est maximal et vaut 1 pour une base équatoriale. L’énergie de mise sur orbite est donc
minimale.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 149
f. Application numérique : v = 7,79 × 103 ms– 1
Application numérique : T = 5325 s soit T = 1 h 28 min 45 s (Précision illusoire sur le dernier chifffre).

g. Satellites géostationnaires.

– Un satellite géostationnaire est toujours à la verticale d’un même point à la surface de la Terre.

– Il est impossible de placer un satellite géostationnaire à la verticale de Paris puisque le centre de


l’orbite est le centre de la Terre ; l’orbite ne peut être qu’équatoriale.
1⁄3
 G MT T02 
– Nous pouvons utiliser la formule du I.2.c., elle donne r0 =   .
 4π
2

– Application numérique : r0 = 42,2 × 106 m.

– La vitesse du satellite sur cette orbite vaut :


1⁄2
1⁄2  1⁄3  1⁄3
 G MT    4 π2    2 M G MT
v= = G MT  = 
r   G MT T02 

 T0
 0       

1⁄3
 2 π G MT 
v=  Application numérique : v = 3,08 × 103 m.s– 1.
T0
 

3. Étude d’une orbite de transfert.

a.

La lecture de la figure donne M2 M1 = 2a = M2 O + OM1 = r2 + r1 :

r2 + r1
a=
2

b. Pour les trajectoires circulaires (O1) et (O2) nous utilisons la formule précédente :

G MT m G MT m
E(O ) = – E(O ) = –
1 2 r1 2 2 r2
150 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
G MT m
Pour l’orbite elliptique nous admettons la formule analogue : E(ξ) = – .
r1 + r2

1 
c. Par définition : ∆E1 = E(ξ) – E(O ) = G MT m 
1

1 2r r +r 
 1 1 2
1 1 
∆E2 = E(O ) – E(ξ) = G MT m  –
2 r + r 2 r2 
1 2 

Application numérique : ∆E1 = 2,21 GJ ∆E2 = 3,46 × 108 J


Application numérique : ∆E1 = 2,21 × 109 J.

2M
d. Nous admettons que la période sur (ξ) est donnée par la formule T(ξ) = a3 ⁄ 2 (Loi de Kepler)
1⁄2
(G MT)
1⁄2
r1 + r2 T(ξ)  a3 
avec a = . La durée du transfert est θ = =M .
2 2 G MT 
 
Application numérique : θ = 1,893 × 104 s = 5 h 15 min.

II. ÉTUDE ÉNERGÉTIQUE DU MOUVEMENT D’UN POINT MATÉRIEL


DANS UN CHAMP NEWTONIEN ATTRACTIF

→ → →
1. • Par définition, le moment cinétique en O du point matériel est σ (0) = OM ∧ m v, dans le référentiel

dσ(0) → →
(R). Le référentiel (R) étant gagiléen : = OM ∧ f (Théorème du moment cinétique).
→ dt

dσ(0) → →  OM
Ici = O = OM ∧ – k 3 . Le moment cinétique est donc constant.
dt r 

→ → →
• Les veteurs OM et v sont, par définition du moment cinétique, perpendiculaires à σ, vecteur constant.

Le point M appartient donc au plan perpendiculaire à σ constant et passant par O.

→ →
2. Nous cherchons la fonction énergie potentielle telle que f = – grad Ep.

→ ∂Ep → 1 ∂Ep → ∂Ep →


En coordonnées cylindriques grad Ep = u + u + u .
∂r r ∂θ θ ∂z z
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 151

∂Ep k 
– =– 
∂r r2 
∂E   dEp k k
Il vient : – 1 θ = 0  ⇒ dr = 2 d’où Ep = – en prenant limr → ∞ Ep = 0.
r δθ  r r
 ⇒ Ep (r)
∂Ep  
– =0  
∂z  

3. L’équipe mécanique E est la somme de l’énergie cinétique et de l’énergie potentielle Ep :


1 k
E = Ec + Ep = mv2 –
2 r

Le point matériel n’est pas soumis à d’autres forces que celle prise en compte dans la définition de
l’énergie mécanique. L’énergie mécanique est donc une constante du mouvement.

→ → → → → . → . → . → → →
4. a. Le moment cinétique σ vaut σ = OM ∧ mv = m r u ∧  r u + r θ uθ = m r2 θ uz = ___
mC_ uz = σ (0).
 
Le moment cinétique est un vecteur constant, C est donc une constante.

1 k
b. E0 = m v02 – .
2 r0
→ → →
v0 = v0 cos α0 u + v0 sin α0 uθ
→ → → → → →
σ0 = m r0 u ∧ v0 cos α0 u + v0 sin α0 uθ = m r0 v0 sin α uz = mC uz C = r0 v0 sin α0 .
 

1 k
c. Nous pouvons transformer l’expression de E = mv2 – .
2 r

1 . . k 1 . 1 C2 k 1 . mC2 k
E= m  r2 + r2 θ2 – = m r2 + m r2 4 – = m r2 + 2 – .
2   r 2 2 r r 2 2r r

1 .2 k mC2
Cette expression est bien de la forme E = m r + E’ (r) avec E’ (r) = – + 2 .
2 r 2r

k mC2 d E’ (r) k mC2 1  mC2  d E’ r mC2


d. Étudions E’ (r) = – + ; = + – =  k –  ; = 0 pour r = .
r 2r2 dr r2 2r2 r2  r  dr m k

d2 E’ (r) 2 k 3 mC2 1  3 mC2  d2 E’ (r) 3 mC2 d2 E’  k


= + =  – 2 k +  ; = 0 pour r = et  = 3 >0 .
dr2
r3
r4 3
r  r  dr2 2k 2
dr  r = r rm
m

mC2 m (r0 v0 sin α)


2
K2 k2
Il existe un minimum E’m = – = – pour rm = = .
r mC2 2 m (r0 v0 sin α)2 k k
152 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

1 .
e. Rappelons que E = m r2 + E’ (r) donc E ≥ E’ (r).
2
Pour que le mobile puisse s’échapper de l’attraction du centre de force, il faut que r puisse devenir
infini et donc que E’ (r) puisse devenir nulle. Il faut donc que E ≥ 0.
A contrario, pour qu’il reste prisonnier, il faut que E < 0 .

f. Nous traduisons la condition E ≥ 0


1⁄2
1 k 2k
m v02 – ≥ 0 , la valeur minimale de la vitesse, en norme est vom =  .
2 r0 mr 
 0
.
g. Quand E = E’m , r = 0 donc r est une constante.
Le mouvement est circulaire.
π
Nous avons vu au I. que le mouvement est alors uniforme et qu’initialement α0 doit valoir .
2

TROISIÈME PARTIE
OPTIQUE
I. ÉTUDE D’UN APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE
1. Un système optique est utilisé dans les conditions de Gauss quand :
– les rayons lumineux sont peu inclinés sur l’axe optique,
– les points de rencontre des rayons lumineux avec les surfaces optiques sont à faibles distances de l’axe
– optique.

2. Le plan focal image doit être le plan du film, la distance de l’objectif au plan du film est donc la distance
focale image f’.
___
3. Soit l’objet A, à la distance minimale de mise au point parfaite, (OA = – 60 cm) et son image A’ sur le
film. A et A’ sont pris sur l’axe optique.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 153
1 1 1
La relation de conjugaison de Descartes s’écrit : – ___ + ___ =
OA OA’ f’
___
___ ___
___
OA . f’
___
OA’ = Application numérique : OA’ = 54,5 cm.
OA + f’

Le film occupant une position fixe par rapport au boîtier, au cours de la mise au point il faut pouvoir
___ de
translater l’objectif ____
5 mm. Notons de plus, que plus A est proche de F et devant F, plus A’ est loin
de F, après F’ (FA . F’A’ = – f’)2.

4. a. Notion de profondeur de champ.

_____ ____
F’ H’ F’ A’1
b. Pour les triangles homothétiques (OH A’1) et (F’ H’ A’1) nous pouvons écrire : ___ = ___ soit :
___ OH OA’1
δ⁄2 δ OA ’ – f’ f’ –1
= 1 – ___ = f’  – ___  = f’ × ___ d’après la formule de conjugaison.
1 1
= = ___
1
D⁄2 D OA’1 OA’1 f’ OA’ OA1
 1

___
p 1 f’2
D’autre part OA1 = – p1 d’où p1 = f’ = f’2 . p1 = .
δ Nδ Nδ

Avoir une grande profondeur de champ c’est obtenir p1 la plus petite possible. Pour ceci, il faut choisir :
– la distance focale f’ la plus petite possible,
– le nombre d’ouverture N le plus grand possible (faible ouverture devant le distance focale),
– δ le plus grand possible mais la définition de l’image d’un objet étendu est alors dégradée.

c. Application numérique : Pour N = 2,8 p1 = 29,8 m ; pour N = 16 p1 = 5,2 m.

5. δ’ λ
Dans l’approximation de Gauss = f’ tan α ≈ f’ α 1,22 f’ = 1,22 λ N.
2 D
154 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

δ’ δ δ
Nous voulons que ≤ soit N ≤ .
2 2 2,44 λ

Application numérique : pour δ = 30 µm N ≤ 20,5 ; pour δ = 10 µm N = 6,8.

La diffraction limite grandement la profondeur de champ et d’autant plus sévèrement que le grain de la
pellicule est fin.

6. a. Nous reconnaissons les premiers termes approchés d’une suite géométrique de raison √
2 .

b. Il s’agit ici des premiers termes approchés d’une suite géométrique de raison 2.

Les flux lumineux entrants sont proportionnels à la surface du diaphragme et donc à D2 et à N– 2. Pour
avoir une énergie entrante constante quand on passe d’un terme de la suite des nombres d’ouverture
au suivant, il faut augmenter la durée d’exposition d’un facteur deux et donc passer dans la suite des
vitesse d’obsturation d’un terme au suivant.

Le choix cohérent des raisons pour les deux suites allège le travail du photographe.

c.  f’2 
Pour diminuer la profondeur de champ p1 = plus grand , le photographe doit faire décroître N (et
 Nδ 
donc augmenter D). Pour conserver la même exposition, il doit faire croître la vitesse d’obturation et
décroître la durée d’exposition.

II. INTERFÉRENCES LUMINEUSES

1. a. Dans le cadree de l’optique géométrique, la lumière se propage en ligne droite dans un milieu homogène.
Les rayons lumineux SS1 et SS2 ne pourraient pas interférer.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 155
Il y a diffraction à la traversée des ouvertures au voisinage de S1 et S2. Les faisceaux émergents de
S1 et S2 sont divergents et peuvent donc avoir un domaine commun, champ d’interférence.

b. Le champ d’interférence est représenté par la zone hachurée sur la figure ci-dessus.

2. a. Notons δ(M) la différence de marche, (S1 M) le chemin optique entre S1 et M ; (S1M) = n || S1 M || .

L’indice de réfraction du milieu de propagation sera pris égal à 1 par la suite :


→ →
δ(M) = (S2 M) – (S1 M) = || S2 M || – || S1 M ||

b. 1⁄2
 a 2 
S1 M = x –  + y2 + D2
 2 
1⁄2
 a 2 
S2 M = x –  + y2 + D2
 2 

c. Nous effectuons un développement limité de S1 M et S2 M :


2 1⁄2 2 2
 x – a  + y2  x – a  + y2  x – a  + y2
  2    2    2
        
S1 M = D 1 +  ≈ D 1 + =D+
D 2
2D 2 2D
   

2 1⁄2 2 2
 x + a  + y2  x + a  + y2  x + a  + y2
  2    2    2
        
S2 M = D 1 +  ≈ D 1 + =D+
 D 2
  2D 2
 2D

ax
δ(M) = (S2 M) – (S1 M) = δ(M) est indépendante de y dans cette approximation.
D

3. a. Les points tels que l’intensité lumineuse est maximale sont donnés par δ = k λ avec k ∈ Z .
λD
soit xmax = k avec k ∈ Z ; il s’agit de droites parallèles à oy.
a

b. Quand l’intensité est minimale, il s’agit des points qui correspondent à λ = (2 k + 1) λ (k ∈ Z) .


2
λD
xmin = (2 k + 1) avec k ∈ Z.
2a

c. • La figure d’interférence est constituée d’une juxtaposition de franges rectilignes alternativement


brillantes et sombres.
156 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
• L’interfrange est la distance qui sépare les lignes médianes de deux bandes consécutives de même
éclairement. Considérons deux points d’intensité lumineuse maximale :
λD λD λD
i = xmax, k + 1 – xmax, k = (k + 1) –k i= .
a a a

4. a. Les franges d’interférences sont encore rectilignes mais peu nombreuses et irisées. Très vite l’écran est
éclairé de façon quasi uniforme.

La frange centrale est par exemple bordée de rouge puis de bleu vers l’extérieur.

b. On observe un spectre cannelé, où sont absentes les radiations pour lesquels la différence de marche
à l’endroit où est placée la fente est un multiple impair de leur demi-longueur d’onde.
λD
xmin = (2 k + 1) k∈Z
2a

1 ax
Pour λB = 0,40 µm k=– + = 12,25
2 λB D

1 ax
Pour λR = 0,75 µm k=– + = 6,3
2 λR D

k est donc un entier appartenant à l’intervalle [7, 12].

Les longueurs d’onde des radiations non observées sont regroupées dans le tableau ci-dessous :
k 7 8 9 10 11 12
λ (µm) 0,68 0,60 0,54 0,49 0,44 0,41
COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 157

C.A.P.E.S.
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition de chimie avec applications - Session 1992

I. LES OXYDES DE CARBONE ET L’INDUSTRIE

1. La préparation de l’hydrogène nécessaire à la synthèse de l’ammoniac s’effectue à partir du méthane en


plusieurs étapes. Dans un premier temps, le méthane réagit à haute température avec de la vapeur d’eau
selon :
CH4 + H2O → CO + 3 H2

Cette réaction est obtenue dans deux réacteurs. Dans le premier, la température est limitée par le fait que
les tubes utilisés sont en acier (reformage primaire). Le second réacteur est construit en matériaux réfractaires
et le chauffage est obtenu par la combustion partielle d’une partie du méthane grâce à l’ajout d’air ou
d’oxygène.
1
CH4 + O2 → CO + 2 H2
2

On réalise ensuite la conversion du monoxyde de carbone après refroidissement du mélange gazeux :


CO + H2O → CO2 + H2

2. Le dioxyde de carbone est utilisé dans l’industrie pour la réfrigération. Il est utilisé sous forme solide ou
liquide. Le monoxyde de carbone sert à la réduction de certains oxydes métalliques. Dans le haut fourneau
les réactions sont les suivantes :
3 Fe2O3 + CO → 2 Fe3O4 + CO2

Fe3O4 + CO → 3 FeO + CO2

FeO + CO → Fe + CO2

Le monoxyde de carbone est obtenu dans le bas du haut fourneau par combustion incomplète du coke à
haute température :
1
C + O2 → CO
2

(ou C + O2 → CO2 suivi de C + CO2 → 2 CO)


158 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
II. MÉTAUX CARBONYLES

A. Structures des métaux carbonyles.

1. Le nickel a pour configuration électronique :


1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d8 4s2

(ou [Ar] 3d8 4s2)

Il appartient à la quatrième période du tableau de Mendeleiev.

2. Il y a dix-huit éléments dans cette période.

3. Les métaux carbonylés vérifient la règle des 18 électrons. Chaque ligand CO donne deux électrons
au métal qui doit atteindre la configuration électronique du gaz rare le suivant.

Le fer possède 8 électrons dans sa couche de valence ([Ar] 3d6 4s2) et le chrome 6
([Ar] 3d5 4s1). Les métaux carbonyles correspondant possèdent donc respectivement
(18 – 8) ⁄ 2 = 5 et (18 – 6) ⁄ 2 = 6 ligands. Leurs formules sont donc : Fe (CO)5 et Cr (CO)6 .

4. L’hexacarbonylchrome a une structure octaédrique :

5. Le manganèse et la cobalt ne donnent pas de complexes mononucléaires car leur nombre de charge
étant impair, la règle des dix-huit électrons ne peut être vérifiée pour un tel complexe. Par contre
on peut avoir des complexes dinucléaires stables par dimérisation de fragments à 17 électrons et
formation d’une liaison métal-métal.

6. Le fragment à dix-sept électrons correspondant au vanadium est V(CO)6 . Il possède déjà six ligands.
Sa dimérisation entraînerait la présence d’au moins sept ligands autour du vanadium ce qui est
probablement très défavorisé à cause de la gène stérique que cela entraînerait.

B. Catalyse par les métaux carbonyles.

1. Un catalyseur est une espèce chimique qui augmente la vitesse d’une réaction sans être consommée
par celle-ci.

2. – La réaction d’estérification est catalysée par les ions H+. Il s’agit d’une catalyse homogène.

H+
Exemple : CH3COOH + CH3CH2OH →
← CH3COOCH2 CH3 + H2O
COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 159
La source H+ peut être l’acide sulfurique. L’ion hydrogène va se fixer sur la molécule d’acide pour
donner ce qui va favoriser l’addition du nucléophile, ici la molécule d’éthanol.

– L’hydrogénation des alcènes est catalysée par des métaux comme le nickel ou le palladium. Avec
ces catalyseurs, on parle de catalyse hétérogène, le catalyseur n’étant pas dans la même phase que
les réactifs.
Exemple : CH2 = CH2 + H2 → C2 H6
L’hydrogène et l’alcène sont adsorbés à la surface du catalyseur. La molécule de dihydrogène est
dissociée et les atomes d’hydrogène peuvent diffuser sous la surface du métal avant de se lier avec
les atomes de carbone de la double liaison.

– La déshydrogénation catalytique des alcools. Les alcools peuvent être déshydrogénés à haute
température sur un catalyseur solide comme le cuivre. Il s’agit encore d’une catalyse hétérogène.
Exemple : CH3CH2OH → CH3 CHO + H2
Lorsque la réaction est effectuée en présence d’air, le dihydrogène est oxydé en eau et le processus
devient exothermique (lampe sans flamme).

III. SOLUTIONS AQUEUSES

A. Solubilité du dioxyde de carbone.

1. Voir courbe.

2. a. La loi d’action de masse s’écrit ici :


[CO2] PO
K= ×
CO PCO
2

avec CO = 1 mol ⁄ l et PO = 1 bar.

 [CO2] 
Dans la suite CO et PO seront sous-entendus K = .
PCO 
 2 

b. Si on néglige la formation de HCO– et CO2 –, on a :


3 3

S = [CO2]

c. Si on applique la loi de Van’t Hoff à cet équilibre il vient :


 [CO2] 
d ln  
P
 CO2 
∆H°
=
dT RT2
160 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 161
Compte tenu de la question précédente et du fait que PCO = 1 bar dans les conditions de
2
l’expérience, il vient :
d ln S ∆H°
=
dT RT2

Si ∆H° est constant dans l’intervalle de température considéré, on peut intégrer cette relation :
∆H°
ln S = – + Cste
RT

∆S°
La constante est égale ici à .
R

d. Les points expérimentaux étant pratiquement alignés lorsque l’on trouve ln (S) = f   , il est
1
 T
raisonnable de supposer que ∆H° est constant.
d ln S ∆H°
(La loi de Van’t Hoff peut s’écrire : =– ).
1 R
d  
T

3. ∆H°
La pente vaut – et s’exprime en Kelvin. L’ordonnée à l’origine n’a pas d’unité. Elle est égale
R
∆S°
à .
R

Le coefficient de corrélation est une grandeur adimensionnelle et n’a donc pas d’unité.
∆H° = – R × 2,63 . 103
∆H° = – 21,9 kJ . mol– 1

∆S° = – 12,22 × R
∆S° = – 101,6 J . K– 1 . mol– 1.

4. La solubilité du dioxyde de carbone peut être estimée à partir de la régression linéaire :


2,63 . 103
ln S25°C = – 12,22 + = – 3,39
298

S25°C = 3,4 . 10– 2 mol.l– 1

B. Dioxyde de carbone et acidité.

1. a. Les gaz étant supposés parfaits, on a :


xCO = 3,3 . 10– 4
2

soit : PCO = 3,3 . 10– 4 bar


2

En appliquant la loi d’action des masses avec K = 3.4 . 10– 2 :


[CO2] = K PCO = 1,12 . 10– 5 mol.l– 1
2
162 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
b. Calculons le pH de l’eau distillée. On a : [CO ] = 1,12 . 10– 5 mol.l– 1 puisqu’on suppose que la
2
solution est en équilibre avec l’atmosphère.

L’électroneutralité s’écrit :
[H+] = [OH–] + [HCO–3] + [CO23 –]

La solution étant obtenue par dissolution d’un acide dans l’eau, elle est forcément acide et son
pH est inférieur à 7.

Supposons pH < 6
[OH–] est alors négligeable devant [H+] et 2 [CO23 –] devant [HCO–3] compte tenu de la valeur
de K2.

Soit : [H+] = [HCO–3]

La réaction prépondérante est CO2 + H2O → + –


← H + HCO3 et en écrivant la loi d’action de

masse :
[H+] [HCO–3]
K1 =
[CO2]

il vient : [H+] = √

K1 [CO2]

soit : pH = 5,65 (ce qui est conforme à l’hypothèse).

2. La masse molaire de l’éthanoate de sodium cristallisé (NaCH3 CO2 . 3 H2O) vaut :


M = 23,0 + 2 × 12,0 + 5 × 16,0 + 9 × 1,0 = 136,0 g . mol– 1

Pour préparer 100 cm3 de solution décimolaire, il faut peser 0,01 mol de sel à la balance de précision
soit 1,360 g. On peut utiliser un bécher pour effectuer cette pesée. On dissout alors le sel dans de
l’eau distillée (toujours dans le bécher). La solution est ensuite transférée dans une fiole jaugée de
100 cm3, on rince le bécher avec de l’eau distillée et on ajoute celle-ci dans la fiole. Ensuite, on
homogénéise la solution dans la fiole après avoir ajouté suffisament d’eau pour que le volume soit
légèrement inférieur à 100 cm3 puis on complète au trait de jauge avec de l’eau distillée et on
homogénéise la solution obtenue.

3. a. L’ion acétate réagit ave le dioxyde de carbone selon :

CH3 CO–2 + CO2 → –


← CH3COOH + H CO3

b. Initialement, dans la solution, on a [CH CO–] = 0,1 mol.l– 1 et [CO ] = 1,12 . 10– 5 mol.l– 1 donc
3 2 2
il y a un grand excès d’acétate, mais ultérieurement, le dioxyde de carbone présent dans
l’atmosphère interviendra.

c. Calculons les concentrations, on a :


pH = 7,9 donc [H+] = 10– pH = 1,3 . 10– 8 mol.l– 1
COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 163
Ke
[OH–] = = 8.10– 7 mol.l– 1
[H+]

Pour le couple acidobasique CH3 COOH ⁄ CH3 COO– :

[CH3 COOH] + [CH3 COO–] = 0,1 mol.l– 1 = [Na+]

[CH3 COO–] [H+]


Ka =
[CH3 COOH]

0,1 Ka
d’où : [CH3 COO–] = = 0,1 mol.l– 1
[H+] + Ka
0,1 [H+]
[CH3 COOH] = = 7 . 10– 5 mol.l– 1
[H+] + Ka

L’électroneutralité s’écrit :
[H+] + [Na+] = [OH–] + [CH3 COO–] + [HCO–3] + 2 [CO23 –]

en reportant la conservation de l’acétate et compte tenu du fait que 2 [CO23 –] est négligeable
devant [HCO–3], il vient :

[H+] + [CH3 COOH] = [OH–] + [HCO–3]


soit au vu des valeurs calculées ci-dessus :
[HCO–3] = [CH3 COOH] = 7.10– 5 mol.l– 1

[HCO–3] [H+] [CO23 –] [H+]


–1
De K1 = on tire [CO2] = 2 . 10– 6 mol . l et à partir de K2 = :
[CO2] [HCO–3]
[CO23 –] = 3 . 10– 7 mol.l– 1.

d. [CO ] < 1,12 . 10– 5 mol.l– 1 donc la solution n’est pas saturée en dioxyde de carbone. Celui-ci
2
va donc continuer à se dissoudre et le pH diminuera encore.

4. Lorsque le pH de la solution diminue, les ions carbonates issus de l’équilibre de dissolution du sel
peu soluble sont transformés en ions HCO–3 et en CO2 :

CO23 – + H+ → –
← HCO3

HCO–3 + H+ →
← CO2 + H2O

Pour que le produit [M2 +] [CO23 –] (pour le carbonate d’un métal divalent) reste constant, il faut
que la concentration de M2 + augmente : MCO3 → 2+ 2–
← M + CO3 .
164 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
IV. CRISTALLOGRAPHIE

1. r+ r+
= 0,64 donc 0,414 < < 0,732.
r– r–

La coordinence du chlorure d’argent doit donc être (6,6).

2.

3. Le corps ionique type de cette structure est le chlorure de sodium NaCl.

4. Chaque maille renferme 4 ions Cl– et 4 ions Ag+. Le paramètre de maille a vaut : a = 2 (r+ + r– ) et la
4 (MAg+ + MCl–)
masse volumique : µ = .
A
a3
4 (107,9 + 35,5) × 10– 3
µ= 3
= 4,69 . 10– 3 kg.m3
6,022 . 1023 2 (113 + 181) 10– 12

µ = 4,69 g.cm– 3

V. SYNTHÈSES ORGANIQUES

A. Première méthode.

1. Les formules de A, B et C sont :


COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 165
2. Les équations des réactions correspondantes s’écrivent :
– bromation du benzène :

– préparation de l’organomagnésien :

– réaction de l’organomagnésien avec le dioxyde de carbone :

– hydrolyse en milieu acide :

3. Le fer réagit ave le dibrome pour donner FeBr3 qui catalyse la réaction en polarisant les molécules
de dibrome :
2 Fe + 3 Br2 → 2 FeBr3

FeBr3 + Br → FeBr+4 … Br+

FeBr3 est un acide de Lewis.


166 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
4. Lors de la synthèse du magnésien, il faut utiliser de la verrerie sèche et des produits anhydres car
l’eau inhibe la formation du magnésien en oxydant le magnésium en surface et réagit avec le
magnésien qui pourrait se former :
RMgX + H2O → RH + “MgXOH”

Le montage utilisé est le suivant : (voir page précédante)

Au début, on ajoute un peu de solution de bromobenzène et on agite jusqu’à ce que la réaction


démarre, ce qui se traduit par l’ébullition du solvant. Si la réaction ne s’amorce pas, on peut
éventuellement arrêter l’agitation et ajouter un cristal d’iode.

Lorsque la réaction a démarré, on ajoute lentement la solution de bromure de phényle de façon à


maintenir une légère ébullition tout en agitant le milieu.

5. La réaction de l’organomagnésien ave le dioxyde de carbone est exothermique. L’énergie est absorbée
par le dioxyde solide en excès qui se sublime.

6. Dans la première étape, l’acide benzoïque est extrait dans la phase organique en même temps que
les autres produits organiques présents (benzène, PhBr, Ph-Ph, ...). Les produits inorganiques sont
dans la phase aqueuse.

Lorsque l’on extrait la phase inorganique avec de la soude, l’acide benzoïque est extrait sous forme
de benzoate de sodium dans la phase aqueuse ; les autres produits organiques, n’étant pas acides,
restent dans la phase organique.

En ajoutant HCl, on reforme l’acide benzoïque qui est insoluble dans l’eau et qui précipite.

7. Une expérience de cryométrie consiste à mesurer l’abaissement de la température de cristallisation


commençante d’un solvant lorsque l’on y a dissous une masse connue d’un soluté.

D’après la loi de Raoult, pour des solutions diluées, l’abaissement de température est inversement
proportionnel à la masse molaire du soluté ce qui permet de déterminer celle-ci.

L’acide benzoïque est présent dans le benzène sous forme de dimère :

B. Seconde méthode.

1. Les formules de D et E sont :

D: E : CHCl3

(la réaction d’une méthylcétone avec un halogène en milieu basique donne l’haloforme correspondant
et un acide carboxylique).

2. Le chlorure d’éthanoyle peut être préparé par réaction de l’acide éthanoïque avec le chlorure de
thionyle :
CH3 COOH + SOCl2 → CH3 COCl + SO2 + HCl
COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS 167
3. Lors de l’acylation de Friedel et Craft, le chlorure d’aluminium forme un complexe stable avec la
cétone D. Il faut donc en utiliser un peu plus d’un dixième de mole.

4. Le mécanisme proposé est le suivant :


– formation de l’ion acylium :

– addition électrophile :

– élimination de H+ :

5. L’ion sulfite réduit l’hypochlorite en chlorure. Les couples rédox correspondants sont :
ClO– + H2O + 2e– → Cl– + 2 OH–

SO23 – + 2 OH– → SO24 – + H2O + 2e–

Soit pour la réaction d’oxydoréduction :


ClO– + SO23 – → Cl– + SO24 –

6. On sépare les deux phases par décantation après l’hydrolyse. La phase organique contient A et E.
On opère une extraction à la soude pour séparer l’acide benzoïque comme dans la première méthode,
on sépare les phases. La phase aqueuse est acidifiée et l’acide précipité.

Pour récupérer E, on peut distiller la phase organique.

VI. CHIMIE ORGANIQUE ET SPECTROSCOPIE

1. L’absorption à 1743 cm–1 en infrarouge est liée aux vibrations d’élongation des deux liaisons C = 0. La
formule semi-développée de la molécule est :
168 COMPOSITION DE CHIMIE AVEC APPLICATIONS
Les protons de c et d sont couplés, on doit donc observer un quadruplet pour c et un triplet pour d avec
la même constante de couplage. Les protons de a et b ne sont pas couplés et donnent deux singulets.

L’intégration fait 29,9 cm au total soit environ 3 cm par hydrogène. Cela confirme les attributions des
signaux pour c et d et permet de distinguer a et b. L’étude des déplacements chimiques confirme les
résultats :
a. 3H non couplés déblindés par un C = 0 δ = 2,2 ppm,
b. 2H non couplés déblindés par deux C = 0 δ = 3,5 ppm,
c. 2H couplés fortement déblindés par l’oxygène en α δ = 4,2 ppm,
d. 3H couplés peu déblindés δ = 1,3 ppm.

2. L’abréviation p.p.m. signifie partie par million.

3. Le deutérium absorbe à une fréquence très différente du proton (pour un même champ magnétique) et les
solvants deutériés ne donnent donc pas de signaux dans le spectre.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 169

C.A.P.E.S.
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition de physique avec applications - Session 1992
par Roger SAHUN, Christian GROSSETÊTE
et les membres du Jury

1. Exercice d’électricité

1.1. Force électromotrice :


→ →
La force électromotrice (f.é.m) d’induction est la circulation du champ électrique v ∧ B le long de
la portion de circuit filiforme :

e= ∫ (v→∧ →B) . →dl


→ → →
avec ici : • dl orienté dans le sens choisi pour i > 0, soit dl = dl ey. .
Ici le circuit filiforme (tige T) siège du phénomène d’induction est un circuit ouvert d’extrémités
M et N donc :
N
e= ∫M
→→ →
.
(v∧ B) dl

N N
soit e= ∫
M
. → →
.
– (v B) ey dl = – v . B ∫ M
dl = – B . v . MN

e en (V)
soit e = – B . v . MN ⇒ e=–B.a.v B en (T)
a en (m)
v en (m.s–1)

1.2. Le circuit électrique est équivalent au schéma suivant :


170 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

En circulant le long du circuit dans le sens du courant, la loi des mailles s’écrit :
E – uc + e – Ri = 0
q dq
E– – B . a . v – Ri = 0 soit avec i =
c dt
q dq
E– –B.a.v–R. =0
c dt
⇒ R . dq q
+ +B.a.v=E
dt c
(1)

1.3. Choisissons pour système étudié, la tige T placée dans le référentiel d’étude supposé Galiléen ; la
relation fondamentale de la dynamique s’écrit :

→ dv
Σ Fext = m
dt
.
Les forces extérieures appliquées à la tige sont :
→ → → →
– son poids P = m g . ici P = – m g ez . .
→ →
– la réaction résultante des rails Rr = Rr . ez
yN
– la force électromagnétique (LAPLACE)

F= ∫ yM
.→ → →
i dl ∧ B = i . a . B . ex .


→ → → dv
La relation fondamentale devient : P + Rr + F = m
dt
. .
→ → →
.
En projection sur Oz : – mg ez + Rr ez = O. soit Rr = mg.

→ dv →
En projection sur Ox : i . a . B . ex = m
dt
. .
ex soit i . a . B = m . dv
dt

m . dv
dt
=B.a.
dq
dt
(2)

1.4. dq m
La relation (2) donne : =
dt B . a
. dv
dt
(2’)

m
En intégrant (2’) on obtient : q =
B.a
.
v + Cte ; à t = 0 q = 0 et v = 0, soit

m.v
Cte = 0 ⇒ q = (2’’)
B.a
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 171
Portons (2’) et (2’’) dans la relation (1), nous obtenons :
R . m dv m.v
. +
B . a dt B . a . c
+B.a.v=E ;

dv B.a.m B2 . a2 B.a
+
dt R . m . B . a . C
v+
R.m
. v=E
R.m
; . .

dv  1 B2 . a2  B.a
+ +
dt  R . C R . m   v=
m.R
E. . .
1 R.C
On pose τ= = =α.R.C
1 B2 . a2 B2 . a2 . C
+ 1+
R.C R.m m

1
avec α= τ=α.R.C
B . a2 .C
2
1+
m

1.5. dv v B . a
Résolvons l’équation différentielle + =
dt τ m . R
E. .
t

dv dt
Solution générale de l’équation sans 2 nd
membre :
dt τ
τ
= – ⇒v1 = A e . .
B.a.τ.E
Solution particulière de l’équation avec 2nd membre : v2 = .
m.R.

t

B.a.τ.E
La solution de l’équation est : v = v1 + v2 =
m.R
+A e
τ
.
B.a.τ.E B.a.τ.
à t = 0, v = 0 =
m.R
+A ⇒ A=–
m.R
E .
t t
– –
B.a.τ.E  τ B . a . C . E . α  τ
d’où v= 1 – e  =  1 – e 
m.R m

m
• Dans la question 1.4. nous avons q =
B.a
.
v soit ici :

t

m B.a.τ.E  τ
q= 1 – e avec τ = α . R . C
B.a m.R  

t

⇒ q = α . C . E 1 – e τ 
 
t t
– –
dq
• Avec i =
dt
i=α.C.E . 1τ . e τ
=
E
R
e . τ

t
E –τ
⇒ i=
R
e.
172 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
1.6. –
t
τ
En régime permanent t >> τ donc e tend vers e– ∞ donc vers O ; on obtient alors :

B.a.τ.E B.a.C.E.α
• vitesse limite vlim = vlim =
m.R m

2
1 1 B . a . C . E . α
• énergie cinétique Ek = m v2lim = m 
2 2
. m  .
final  
1 B2 . a2 . C . α2
Ekfnal =
2
. .
C E2
m

• charge électrique limite qlim = α . C . E qlim = α . C . E

• énergie électrostatique emmagasinée dans le condensateur


q2 α2 . C2 . E2 C . E2 1
WC =
2.C
=
2C
= α2
2
. WC =
2
C . E2 . α2

• énergie fournie par le générateur


qlim qlim
Wg = ∫ 0
.
E dq = ∫ 0
.
dq = E qlim = α . CE2 Wg = α . C . E2

1.7. • L’énergie WJ dissipée par effet Joule est égale à la différence entre l’énergie produite Wg et
l’énergie emmagasinée dans le système.
WJ = Wg – WC + EK 
 final

1 1 B2 . a2 . C . α2 
WJ = α . C . E2 –  C . E2 . α2 + C . E2 . 
2 2 m 

1 2  B2 . a2 . C  B2 . a2 . C 1
WJ = α . C . E2 – α . C . E2  1 +  soit avec 1 + =
2  m  m α

1 2 1 1
WJ = α . C . E2 –
2
α . C . E2
α
. ⇒ WJ =
2
α . C . E2

Remarque : Par un calcul direct, on peut obtenir le même résultat :


∞ ∞ 2t

∫ ∫

E2 τ
WJ = R i2 dt = e dt
R
0 0

• Si la résistance R = 0, l’état permanent est atteint au bout d’un temps τ qui tend vers O et alors
l’approximation des états quasi stationnaires n’est plus valable. L’énergie est alors perdue pas
rayonnement.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 173
2. Étude mécanique du mouvement d’un rotor

2.1. Préliminaire : questions de cours

2.1.1.


• Le moment O (F) par rapport à un point O fixe dans un référentiel galiléen (R) d’une

force F appliquée à un point matériel situé au point M est donné par :
→ → → →
O (F) =
OM ∧ F avec ||OM|| en (m)

avec ||F|| en (N)

avec || O (F)|| en (N.m)

→ → → → → → → → →
• Par rapport à un point O’ : O’ (F) = O’M ∧ F = (O’O + OM) ∧ F = O’O ∧ F + O (F)

→ → → →
⇒ O’ (F) = O (F) + O’O ∧ F

2.1.2.

• Le moment cinétique LO par rapport au point O, d’un point matériel de masse m situé
au point M et animé d’une vitesse →
v par rapport au référentiel ( ) est le vecteur LO tel
→ → → →
que LO = OM ∧ p .
avec p = m v (quantité de mouvement)

||OM|| en (m)
→ →
⇒ LO = OM ∧ m v m en kg

v en m s–1 .
||LO|| en kg.m2 s–1 .
174 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
• Théorème du moment cinétique :
La dérivée par rapport au temps du moment cinétique LO d’un point matériel M par rapport
à un point fixe O d’un point référentiel galiléen ( ), est égale au moment par rapport à
→ →
O, O (F), de la résultante F des forces agissant sur ce point M :
d LO →
= O (F)
dt

d LO d OM→ →
→ → →+ OM→ d mv
En effet : LO = OM ∧ mv donc = ∧ mv ∧
dt dt dt
→ → → d mv →
→+ OM
= v(M) – v(O) ∧ mv ∧
  dt
a b

d mv →
– Si on est dans un référentiel galiléen, =F
dt
→ →
– Si le point O est fixe ou si v(O) est parallèle à v(M) le terme a est nul et on a bien dans
ces conditions :
d LO →
= O (F)
dt

2.1.3.


Le moment de force étant une grandeur additive, si nous appelons C l’ensemble des
→ →
2 vecteurs liés (M1 , F1) et (M2 , F2) :
→ → → → → → → →
O (C) = OM1 ∧ F1 + OM2 ∧ F2 avec F1 = – F2 = F
→ → → → → →
O (C) = (OM1 – OM2) ∧ F = M2 M1 ∧ F

Le moment de ce couple de forces vaut :


→ →
T = M2 M1 ∧ F

avec .
||T|| = d ||F||

2.1.4. Pour un système de n points :


n
→ →
LO = ∑ OMi ∧ mi vi
i=1
n
→ →
= ∑ mi OMi ∧ vi .
i=1
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 175

n
→ → → →
en projection sur l’axe ∆ : L∆ = LO . u∆ = ∑ mi OMi ∧ vi u∆
 
.
i=1
n
→ → →
L∆ = ∑ mi u∆ ∧ OMi vi
 
.
i=1

En rotation autour d’un axe passant par O, la vitesse du point Mi vaut :


→ → →
vi = ω ∧ OMi avec ω = ω u∆ .
→ → →
vi = ω u∆ ∧ OMi
 
n
→ → → →
soit L∆ = ∑ mi u∆ ∧ OMi ω = u∆ ∧ OMi
 
.
i=1
n →
soit L∆ = ω . ∑ mi . → → 2
u∆ ∧ OMi


or u→∆ ∧ OMi = Hi Mi .
i=1
n
→ 2
soit L∆ = ω .∑ mi ||Hi Mi||
i=1

On définit J∆ le moment d’inertie d’un solide par rapport à l’axe ∆ par :


n
→ 2
J∆ = ∑ mi ||Hi Mi|| . m en (kg)
i=1

||Hi Mi|| en (m)

L∆ = J∆ ω . J en kg.m2

.
L∆ = J∆ ω en dérivant par rapport au temps.
d L∆ d J∆ dω d J∆
dt
=
dt
ω + J∆
dt
. dt
= 0 pour un solide

→ →
d L∆ dω d (LO u∆) d LO →. d u∆
soit
dt
.
= J∆
dt
=
dt
=
dt
u∆ + LO
dt
. .
0
176 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
d L∆ →
soit = O (F) ( d’après 2.1.2.)
dt
dL∆ → → →
dt
= O
.
(F) u∆ = ∆ (F)

En projection sur l’axe ∆, le théorème du moment cinétique s’exprime par :

d L∆ →
= ∆ (F).
dt

2.2. Mouvement d’un solide autour d’un axe fixe

2.2.1. n
→ 2
D’après 2.1.4. le moment d’inertie J∆ = ∑ mi ||Hi Mi|| .
i=1

Il peut s’écrire ici : J∆ = ∫∫∫ (v)


dm r2 .

Il peut s’écrire ici : J∆ = ∫∫∫ (v)


. .
ρ dv r2 = ρ ∫∫∫ (v)
.
r2 dv

. . .
l’élément de volume dv = r dα dr dh

soit J∆ = ρ ∫∫∫ dα . dh . r dr 3

2π H R

∫ ∫ dh ∫
R
3  r4 
=ρ dα r dr = 2 π H ρ  
40
0 0 0

ρ π H R4
J∆ =
2

m R2
Remarque : J∆ = puisque m = ρ π H R2.
2
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 177

.
2 J∆ . .
2 12 10–3
Application Numérique : ρ = = = 7,886 . 103
. .
π H R4 π . 0,155 . 6,25 . 10–6

ρ ≈ 7,89 . 103 kg.m–3

c’est la masse volumique du fer.

2.2.2. Appliquons la relation fondamentale de la dynamique :



ici JA = Tm – λω
dt
J∆ dω Tm
soit +ω=
λ dt λ

En réalisant l’équation différentielle (comme au 1.5), nous obtenons, avec la condition


J∆ Tm
initiale ω(0) = 0 et en posant τ = et ω0 = :
λ λ
t t
– –
ω = ω0 1 – e τ  ω = ω0 1 – e τ 

• Tracé de courbe :
t 0 τ 2τ 3τ 4τ
t
0 1 2 3 4
τ
τ
– 1 0,37 0,135 0,049 0,018
e τ

τ
– 0 0,63 0,865 0,95 0,98
1–e τ

ω 0 0,63 ω0 0,87 ω0 0,95 ω0 0,98 ω0


178 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
• Tangente à l’origine :
t
dω ω – τ
Le coefficient directeur de la tangente à la courbe vaut = e pour
dt τ
 dω  ω0
t=0   = .
 dt 0 τ
ω0
L’équation de la droite tangente à la courbe à l’origine O s’écrit ω (t) =
τ
. t ; elle coupe
l’asymptote ω = ω0 au point d’abscisse t = τ.

• Application Numérique : ω = 2 π n0 = 2 π 1500 = 50 π


. . ω0 = 50 radian.s–1
0 60 60
Tm 3
λ=T λ= =
ω0 50 π
= 0,0191 N.m.s.rad–1 .
λ = 1,91 10–2
N.m.s.
rad
J
τ= = 0,628 s τ = 0,628 s
λ
En régime permanent Pm = Tm ω0 = 3,50 π. Pml = 471 w

2.2.3. • Le même raisonnement qu’en 2.2.2. conduit à :

J . dω
dt
= – Tr soit J

dt
+ Tr = 0.

La solution de cette équation différentielle est, en tenant compte de la condition initiale :


t
– J Tm
.
ω = ω0 e τ avec τ = et ω0 =
λ λ
.
t
ω = ω0 e . –
τ

• Avant de s’arrêter, le moteur effectuera une rotation d’angle θ1 donné par :



t

θ1 = ω0 e . τ . dt = ω0 . τ.
0

Le nombre total de tours effectués avant l’arrêt complet sera :

N1 =
θ1
=
ω0 τ . N1 =
ω0 τ .
2π 2π 2π

• Application Numérique : N1 =
50 π 0,68 .
= 15,7 tr N1 = 15,7 tr

2.2.4. • Le même raisonnement qu’en 2.2.2. conduit à :

J . dω
dt
+ λ . ω = TF avec TF < 0

La résolution de cette équation différentielle donne la solution :

TF  TF  – t Tm
ω (t) = + ω0 –  e τ
λ  λ
. avec ω0 =
λ
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 179
t2
 TF
TF  –
L’arrêt correspond à ω (t2) = 0 = + ω0 –  e
λ  λ
. τ

t2
– TF –
soit
 TF 
=e τ avec ω0 λ = Tm .
λ ω0 – 
 λ

t2 Tm – TF
TF – t2 Tm – TF
– =e τ = ln t2 = τ ln
Tm – TF τ – TF – TF

3+1 t2 = 0,870 s
Application Numérique : t2 = 0,628 ln = 0,870 s
1

• Le nombre N2 de tours effectués avant l’arrêt complet vaut :


t2


θ2
N2 =

avec θ2 = ω (t) dt .
0

t2
soit θ2 = ∫ 0
 TF  Tm – TF  – t 
 +
 λ  λ 
 e τ  dt

t t t2
TF  Tm – TF   – τ  2 TF  Tm – TF   – τ

soit θ2 = t2 – τ   e  0 = t2 – τ   e – 1
λ  λ  λ  λ  

TF  Tm – TF   – TF  TF Tm
soit θ2 =
λ
t2 – τ    T – T – 1 = t2 + τ . .
 λ  m F  λ λ

Soit N2 =
θ2
=
.
TF t 2 + τ Tm . N2 =
.
TF t2 + τ Tm .
2π 2π λ . .
2π λ

– 0,87 + 0,628 × 3
Application Numérique : N2 = = 8,45 tr N2 = 8,45 tr
6,28 × 1,91 10–2 .
3. Optoélectronique

3.1. Préliminaire : questions de cours

3.1.1. Radiations visibles 400 nm ≤ λ ≤ 800 nm


Radiations infrarouges 800 nm ≤ λ ≤ 1 mm
Radiations ultraviolettes 10 nm ≤ λ ≤ 400 nm
Un milieu linéaire est un milieu dans lequel les effets d’une perturbation sont proportionnels
aux causes perturbantes ; ainsi dans un diélectrique linéaire, la polarisation qui apparaît
sous l’action d’un champ électrique pas trop intense, est proportionnelle à ce champ :
→ →
.
P = χ E.
180 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS
Un milieu est homogène lorsque ses propriétés sont les mêmes en tout point.
Un milieu est isotrope quand les propriétés sont indépendantes de la direction.

• L’indice de réfraction n d’un milieu est égal au rapport :


CO
n= CO vitesse de la lumière dans le vide
C
n = CO C vitesse de la lumière dans l’air.

• Dans un milieu linéaire, homogène et isotrope la lumière se propage en ligne droite.


• La droite N est la normale au dioptre en I (perpendiculaire en I au plan tangent au dioptre
en I).
→ →
• Le plan d’incidence est le plan (u1 , N) défini par le rayon incident SI et la normale.
→ →
• L’angle d’incidence est l’angle i1 = (N1 – u1) entre la normale et le rayon incident.

3.1.2. • Lois de DESCARTES (SNELL)


Réflexion : 1ère loi : le rayon réfléchi IS’ est dans le plan d’incidence.
2ème loi : l’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence
i’1 = i1
ère
Réfraction : 1 loi : le rayon réfracté IR est dans le plan d’incidence
2ème loi : . .
n1 sin i1 = n2 sin i2

• Réflexion totale
n2
Elle a lieu lorsque le dioptre est tel que n1 > n2 et si i1 ≥ i0 = ar c sin ; alors
n1
il n’y a pas de rayon réfracté mais seulement un rayon réfléchi tel que i’1 = i1.
L’angle i0 est appelé l’angle limite du dioptre.

3.1.3. • Le facteur de réflexion R représente la proportion d’énergie incidente qui a été réfléchie.
Le facteur de transmission T représente la proportion d’énergie incidente qui a été transmise.
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 181
Comme il y a conservation de l’énergie, nous pouvons écrire, en négligeant l’absorption :
R + T = 1.
2
 n2 – n1  (n2 + n1)2 – (n2 – n1)2
Soit T=1–R+1–  =
 n1 + n2  (n1 + n2)2

soit T=
.
2 n2 n1
⇒ T=
4 n1 n2 .
(n1 + n2)2 (n1 + n2)2

Application numérique : n1 = 1 n2 = 1,5.

Pour un dioptre : 2 2 R = 0,04


 n2 – n1 
=   = 0,04
0,5
R= 
n1 + n2   
2,5 T = 0,96

Les coefficients sont les mêmes pour les deux dioptres d’une même lentille ; le facteur de
transmission d’une lentille TL = T × T = T2.
N
Pour N lentilles le facteur de transmission total, sera T’ = (T2) soit, pour 10 lentilles :
T’ = T20 = 0,9620 = 0,44.
⇒ T’ = 0,44

Sans traitement antireflet des lentilles, plus de la moitié de l’énergie arrivant sur l’objectif
est perdue, ce qui est beaucoup !

3.1.4. Soit une sphère de centre O et de rayon R. Un cône de sommet O et de demi-angle θ


découpe sur la sphère une surface S :

L’angle solide Ω est défini par la relation :


→ →
.
Ω= 2=
R
S
∫∫ u dS
r2
(S)
l’unité est le stéradian (sr)

• La surface d’une couronne élémentaire de rayon ρ, de largeur dρ vaut dS = 2 π ρ dρ .


.
avec ρ = R sin α et dρ = R dα .
soit dS = 2 π R2 sin α dα .
θ
. . .
il vient Ω= ∫∫ S
2 π R2 sin α dα
r2
=
2 π R2
R2 ∫ O
sin α dα.
θ
Ω = 2 π – cos α = 2 π (1 – cos θ) ⇒ Ω = 2 π (1 – cos θ)
 O
182 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

• Si l’on voit tout l’espace, le cône de sommet O a pour demi-angle au sommet θ = π


alors :
Ω = 2 π [1 – cos π] = 4 π Ω = 4 π sr

3.2. Étude d’une diode électroluminescente (L.E.D.)

3.2.1. Le rayonnement des L.E.D. présente un spectre très étroit (∆ λ ≈ 50 nm). La longueur d’onde
centrale dépend du matériau utilisé et peut prendre une valeur comprise entre 500 nm et
.
1,1 103 nm

avec h constante de Planck. Co vitesse de la lumière dans le vide.


h Co.
λ= avec ∆ Eg largeur de bande interdite du matériau.
∆ Eg

ex : pour Ga P λ = 555 nm (vert) Si λ = 1,14 nm (infrarouge).

3.2.2. D’après le 3.1.2., seuls les photons arrivant sous une incidence inférieure à l’angle limite
n2
θ0 = Arc sin , traversent en donnant un rayon réfracté.
n1

Application Numérique :
1
θ0 = Arc sin = 0,290 rad = 16,6° θ0 = 0,29 rad.
3,50

3.2.3. • La probabilité pour qu’un photon soit émis dans un cône de demi-angle au sommet θ0
est égal au rapport des angles solides, soit :
Ω (θ0) 2 π (1 – cos θ0 1 – cos θ0
= =
Ωtotal 4π 2

Le rendement optique de sortie s’écrit alors :

1 – cos θ0 .
4 n1 n2 1 – cos θ0
η=T . 2
= 2
. 2
=
(n1 + n2)

.
2 n1 n2
η=
(n1 + n2)2
. (1 – cos θ0)

Application Numérique :
2 × 3,5
η=
(4,5)2
.
(1 – 0,958) = 0,145 .
η = 1,45 10–2

Le rendement optique ainsi obtenu est très faible.

3.2.4. n3
• n3 = 1,50 et n1 = 3,50, alors l’angle limite se trouve modifié et devient : θ’0 = arcsin
n1
1,50
θ’0 = arcsin = 25,38° = 0,44 rad
3,50
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 183
2 n1 n3
Le rendement optique devient η’ =
(n1 + n3)2
. (1 – cos θ’0)
2 × 1,5 × 3,5
η’ =
25
(1 – 0,903) ⇒ .
η’ = 4,07 10–2

Par ce traitement le rendement optique est presque triplé.

• Si le dioptre plastique-air est hémisphérique, le rendement optique devient :


4 n2 n3
η’’ =
(n2 + n3)2
.η’

4 × 1,5 × 1
η’’ =
6,25
. .
4,07 10–2 = 0,039 η’’ = 3,9 % ≈ η’

Le dioptre sphérique ne diminue pratiquement pas le rendement optique de la L.E.D. et


permet d’agir sur la directivité du faisceau émis, en jouant sur la distance émetteur-dôme.

3.3. Étude de la transmission par fibre optique multimode

3.3.1. • De la même façon qu’en 3.1.2., il faut que θ soit inférieur à θ0 :


n2
θ < θ0 = arcsin
n1

n1
• Pour qu’un rayon pénètre dans la fibre, il faut i < i0 = arcsin
n0

. .
n0 sin i0 = n1 sin r0 = n1 cos θ0 = n1 √1 – sin2 θ0


sin i0 = n1 
√ 1–
n22
n12
=√ n12 – n22


⇒ sin i0 = √

n12 – n22

Application Numérique : sin i0 = √ 1,512 – 1,52 = 0,173



i0 = 9,99° ⇒ i0 ≈ 100 ≈ 0,17 rad.
184 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

• Après la 1ère incidence sous un angle θ, le rayon réfléchi repart en faisant un angle θ
avec le 1er dioptre et arrive sur le 2ème dioptre en restant dans un plan de symétrie de la
fibre. Il fait alors le même angle avec la normale au 2ème dioptre. La propagation se fait
∆L
bien selon une ligne brisée dont chaque portion a une longueur l = . Sur l’ensemble
sin θ
L
de la fibre la longueur totale parcourue par le rayon lumineux vaut donc : lT = .
sin θ

• Le temps mis pour parcourir la fibre sera :

lT Co L n1 L.
t= avec v = soit t = =
v n1 C
sin θ . no sin θ . Co
1

Le temps minimal correspond à une traversée de la fibre ⇒ t=


n1 L .
parallèlement à l’axe .
Co sin θ

n1 . L
tmin =
.
n1 L
soit avec θ = 0 ⇒ tmin = Co
Co

Le temps maximum tmax correspond à un parcours dans la fibre avec une incidence maximale
θ0 sur le dioptre

tmax =
n1 L . =
n1 L . ⇒ tmax =
.
n12 L
n2
.
Co sin θ0 Co Co . n2
n1

3.3.2. • Pour que deux impulsions séparées de ∆t à l’entrée se trouvent encore séparées à la sortie
il faut que :

.
n1 L n0 – n2
∆t = tmax – tmin =
Co
. n2

Le nombre maximum d’impulsions par seconde est N =


1
=
Co n2 .
∆t n L (n – n )
. .
1 1 2
Co Co
soit N≈ puisque n1 ≈ n2 N≈
.
L (n1 – n2) .
L (n1 – n2)

Application Numérique :
n2 1,5
θ0 = arc sin = arcsin = 83,4° θ0 = 83,4°
n1 1,51
i0 = ar csin √n12 – n22 = 9,99°
 i0 ≈ 10°
COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS 185

Co 3 . 108
Nmax = = .
= 30 106 bit ⁄ s Nmax = 30 Mbits s–1 .
.
L (n1 – n2) . 0,01 10 3

Co 3 . 108
Lmax ≈ = = 1,5 . 102 m Lmax ≈ 150 m
N’ . (n1 – n2) 2 . 10 × 0,01
8

3.4. Étude du couplage LED fibre optique

• D’après 3.1.4. nous savons que Ω = 2 π (1 – cos θ). Différentions, il vient :


.
dΩ = 2 π sin α dα
.
dΩ = 2 π sin α dα
2
• Portons cette expression dans celle donnant d Φ

. . .
d2 Φ = 2 π Le dS sin α cos α dα . .

Nous reconnaissons d (sin2 α) = 2 sin α cos α dα. . .


Donc le flux lumineux total émis par la diode s’écrit :
Ψ Ψ
Φ = Le dS . ∫ 0
. . .
2 π sin α cos α dα = π Le dS . ∫ 0
d (sin2 α)

Ψ
. .
Φ = π Le dS [sin2 α]
0
⇒ . . .
Φ = π Le dS sin2 Ψ

• Par définition du facteur de transmission T :

4 n0 n1 .
Φ’ = T Φ . avec ici T =
(n0 + n1)2

4 n0 n1 .
soit Φ’ =
(n0 + n1)2
. π . Le . dS . sin2 Ψ

Φ’ =
.
4 n0 n1
. π . Le . dS . sin2 Ψ
(n0 + n1)2
186 COMPOSITION DE PHYSIQUE AVEC APPLICATIONS

• Le facteur de couplage ηc s’exprime alors par :

Φ’ 4 n0 n1. sin2 i
ηc = =
Φ (n0 + n1)2
. sin2 Ψ0

ηc =
4 n0 n1. . sin i02

(n0 + n ) sin2 Ψ
2
1
Application Numérique :
4 × 1,51
ηc =
2,512
. 0,0301
0,1786
= 0,9587 . 0,168 = 0,162

nc = 0,162

On perd encore beaucoup d’énergie au niveau du couplage L.E.D. - fibre optique (division par 6
du flux émis par la L.E.D.).
COMPOSITION E.E.A. 187

C.A.P.E.S.
(Concours Externe)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition d’électronique - électrotechnique avec applications - Session 1992
par René MOREAU ; Bordeaux

1. Première partie : étude des chutes de tension en ligne.

1.1. Cas d’une distribution sinusoïdale monophasée de fréquence f = 50 Hz

1.1.1. La figure 1 représente le diagramme demandé.

Figure 1

La chute de tension δV = Vo – V est proche de AH, car H, obtenu en projetant le point C sur
la droite OA, est voisin de l’intersection du cercle de rayon OC avec la droite OA. Dans ces
conditions :
π 
δV ≈ AH = AB cos φ + BC cos  – φ = I (R cos φ + X sin φ)
 2 

Les conventions utilisées pour représenter i et v sont, pour la charge, celles d’un récepteur.

P1 = V I cos φ ; Q1 = V I sin φ. Ces puissances sont positives, elles sont donc effectivement
consommées par la charge.

1.1.2. Application Numérique :


Q1
tan φ = ⇒ cos φ = 0,852 ; sin φ = 0,523
P1

P
I= = 1,45 kA ⇒ δV = 0,35 kV
V cos ϕ

Vo = V + δV ⇒ Vo = 6,41 kV

1.2. Cas d’une distribution sinusoïdale triphasée de fréquence 50 Hz

1.2.1. P = UI √
3 cos φ ; Q = UI √
3 sin φ
188 COMPOSITION E.E.A.

3 R UI cos φ + UI sin φ


1.2.2. X

δU  R  R (P + Q tan α)
= = ;
Uo U Uo U Uo

Vo Vo Uo cos α Uo 3 Icc



Icc =
Z
=
R
. RZ = 3 R


R
=
cos α
;

δU (P + Q tan α) cos α sinα  P


Donc : = = + Q.
Uo 3 U Icc
√ √3 U Icc  tan α
 

On obtient l’expression approchée proposée en confondant U et Uo ; dans le cadre de l’application


numérique précédente, cette approximation est de l’ordre de 5 %.

1.2.3. P
<< Q, c’est donc la puissance réactive Q absorbée par la charge qui est principalement
tan α
responsable de la chute de tension en ligne.

1.2.4. Application Numérique :

1.2.4.1.  δU 
Pa = 22,5 MW ; Qa = 13,8 Mvar ⇒   = 5,9 % ; Ua = 9,88 kV
U
 o a

1.2.4.2.  δU 
Pb = 1,3 MW ; Qb = 26,5 Mvar ⇒   = 9,8 % ; Ub = 9,47 kV.
U
 o b

1.2.4.3. Ua – Ub
= 4,0 % ; c’est bien l’augmentation de la puissance réactive qui provoque la
Uo
baisse de tension.

2. Deuxième partie : compensation de l’énergie réactive.

2.1. Utilisation d’une batterie de condensateur

2.1.1. Qc = – 3 Γω U2o ⇒ Γ = 240 µF.

δU
La puissance réactive à prendre en compte pour calculer les nouvelles valeurs du rapport
Uo
est la somme algébrique Q + Qc.

 δU 
Pour la charge (a), on trouve ainsi   = – 3,3 % ⇒ U’a = 10,84 kV ; pour la charge (b) :
U
 o  a’
 δU 
 U  = 0,6 % ⇒ U’b = 10,44 kV.
 o  b’
COMPOSITION E.E.A. 189
2.1.2. U’a – U’b
L’écart relatif reste évidemment égal à 4,0 % : la présence d’une batterie fixe de
Uo
condensateurs permet de remonter la tension en ligne, mais ne modifie pas ses variations dues
aux variations de la puissance réactive Q consommée par la charge.

2.1.3. En modifiant la valeur de Γ, et en ramenant à 17 Mvar la puissance réactive fournie par la


batterie, on trouve U’’a = 10,54 kV. Dans ces conditions, on arrive bien à réguler la tension en
ligne.

2.2. Utilisation d’un compensateur synchrone

2.2.1. Lorsqu’une machine synchrone est branchée sur le réseau, la puissance active qu’elle fournit au
réseau ou qu’elle reçoit de lui, dépend de la machine tournante à laquelle elle est associée : le
moteur thermique, par exemple, dans le cas d’un alternateur, ou la charge entraînée dans le cas
d’un moteur.

En revanche la puissance réactive (algébrique) Qms qu’elle reçoit du réseau, peut, à volonté ;
être rendue positive ou négative en agissant sur l’intensité Ie de son courant d’excitation :
Qms < 0 implique que Ie soit grande.

En général, un compensateur synchrone est une machine synchrone fonctionnant en moteur à


vide, qui fournit de la puissance réactive au réseau (Qms < 0), mais on peut aussi rencontrer le
cas où le compensateur absorbe de la puissance réactive (Qms > 0), ce qui est obtenu en diminuant
Ie .

(a) (b)

(c)

Figure 2
190 COMPOSITION E.E.A.
2.2.2. La figure 2a représente le modèle équivalent par phase utilisé pour représenter la machine
synchrone.

La figure 2b correspond à un fonctionnement en moteur synchrone sous-excité


(Pms > 0 ; Qms > 0) ; enfin la figure 2b correspond au cas habituel d’un fonctionnement en
compensateur synchrone : Pms ≈ 0 ; Qm < 0 : on voit que la f.é.m. Es due à l’inducteur doit être
plus grande que la tension simple V par phase, ce qui nécessite un courant inducteur important.

2.2.3. Le réglage de Qms est très facile, puisqu’on agit sur une grandeur électrique Ie ; ce réglage peut
aisément être rendu automatique.

2.2.4. Le courant inducteur circule dans un circuit inductif dont la constante de temps est élevée.
L’intensité Ie ne peut varier qu’assez lentement, de ce fait.

2.3. Association de condensateurs et d’un absorbeur

2.3.1. Cas d’un système triphasé équilibré.

2.3.1.1. D’après l’expression de la question 1.2.2., il faut réaliser la condition


P
Q + Qc + Qa = – , avec Q = 13,8 Mvar, Qc = – 25 Mvar, P = 22,5 MW et
tan α
tan α = 10.

On trouve Qa = 9,0 Mvar (il s’agit bien d’une puissance réactive absorbée).

2.3.1.2. 3 U2
Qa = , avec U = Uo = 10,5 kV ⇒ λ = 0,12 H.
λω

2.3.2. Cas d’une décharge déséquilibrée.

→ → →
2.3.2.1. – uAC = v1 – v3 ⇒ UAC = V1 – V3 ;
uAC → →
– iR = ⇒ IR et UAC sont colinéaires ;
1 R1 1

π →
– iL est en retard de par rapport à uAC , dont IL est en quatrature arrière par
2
1
→ 1
rapport à UAC ;
→ → →
– iA = iR + iL ⇒ IA = IR + IL ;
1 1 1 1
→ →
– iC = – iA ⇒ IC = – IA (figure 3).

2.3.2.2. U2
QC = – C1 ω U2 ; QL = ;
1 1 L1 ω

1
QC + QL = 0 si C1 = ⇒ C = 159 µF.
1 1 L 1 ω2

2.3.2.3. Le réseau étant équilibré en tension, il faut que la relation L C2 ω2 = 1 soit vérifiée.
COMPOSITION E.E.A. 191
2.3.2.4. ω = 314 rad ⁄ s ⇒ L = 0,11 H ; C2 = 92 µF.

Figure 3 Figure 4

Figure 5

π
La tension uAB = v1 – v2 est en retard de par rapport à v3 (figure 4). Or iC est en
2 2
π
avance de par rapport à uAB (figure 5), par conséquent iC est en phase ave v3.
2 2

A chaque instant, la somme iL → iC est nulle, par conséquent


1 1
→ → →
i1 = iR = iC ⇒ I1 = IR + IC .
1 2 1 2

IR
1
IC = ⇒ la construction graphique montre que i1 est en phase avec v1 , et que
2 3

I1 = IC = 303 A.
2

→ → → π
uBC = v2 – v3 ⇒ UBC = V2 – V3 (Figure 4) ; iL , en retard de par rapport à uBC , est
2
en opposition de phase avec v1 (Figure 4).
192 COMPOSITION E.E.A.
→ → → →
i2 = iL – iC ⇒ I2 = IL + – IC  : la construction graphique montre que I2 est colinéaire

2  2
avec V2 , et que I2 = I1.
→ → → →
i3 = – iL + iR  ⇒ I3 = – IL + – IR  ; la construction graphique montre que I3 est
 1    1


colinéaire avec V3 , et que I3 = I2 = I1.
→ → →
Le système I1 , I2 , I3 est donc un système triphasé, équilibré, direct.
 

3. Troisième partie : étude d’un gradateur sur charge inductive.

3.1. Étude en monophasé

3.1.1. A l’instant t1 , uAB > 0, or i = 0, donc le potentiel de A est celui de l’anode de Th1 et le potentiel
de B est celui de sa cathode. La tension anode-cathode de Th1 étant positive, le thyristor est
amorçable.

di
Lorsque Th1 est amorcé, on peut négliger la tension à ses bornes, donc u = La .
dt

3.1.2. di U√2 sin ωt 2


U√
= → i=– cos ωt + K.
dt La La ω
2
U√
En écrivant que i (t1) = 0, on trouve : i = – (cos β + cos ωt).
La ω

3.1.3. L’intensité i (t) suit la loi précédente tant que la valeur correspondante est positive, or, pour t’1
tel que ωt’1 = π + β, on a i = 0.

Donc, pour t’1 < t < t2 , on a i = 0 ; ensuite le phénomène recommence dans l’autre sens.

3.1.4. π
La figure 6 représente i (t) pour β = .
4

Figure 6
COMPOSITION E.E.A. 193

π
Si β dépasse , alors π + β > 2 π – β : le premier thyristor conduit encore quand le second est
2
susceptible d’être amorcé. Ce dernier n’est donc pas amorçable à l’instant t2 . Selon le mode
d’amorçage des thyristors, (impulsion unique aux instants t1 ou t2, ou trains d’impulsions à partir
des instants t1 ou t2), on peut avoir dans La un courant unidirectionnel (de t1 + kT à t’1 + kT),
ou, au contraire, un courant sinusoïdal dont on ne peut faire varier la valeur efficace.

L’intensité i (t) est alternée i t +  = – i (t). Cette propriété doit se retrouver dans le déve-
3.1.5. T
  2 
loppement en série de Fourier, or les harmoniques de rang pair ne peuvent vérifier cette propriété :

sin 2 p ω t +  = sin (2 p ωt) + p T = sin (2 p ωt) .


T
  2   
Donc le développement ne contient pas de termes pairs.

3.1.6. 3.1.6.1. 2π
I1 =
U
La ω
. π1 ∫ .
cos x i (x) dx, en posant x = ωt ;
0
β
soit I1 =
4U
La ω ∫ 0
(cos β – cos x) cos x dx =
U  2 β – sin 2 β 

La ω  π
.

3.1.6.2. π
Φ1 = .
2

3.1.6.3. π La
λ= .
2 β – sin 2 β

3.1.7. π
La valeur prise par g (β) étant maximale (et égale à 1) pour β = , pour une valeur de La
2
π
donnée, la puissance réactive consommée par l’absorbeur est maximale pour β = et vaut
2
2
U
Qa max = .
La ω

Pour Qa max = 12 Mvar, on trouve La = 29 mH.

3.1.8. π
–1
π 2
Pour β = , g (β) = = 0,182.
4 π

U2 U2 La
Qa = = × = Qa max g (β) = 12 Mvar × 0,182.
λ ω La ω λ

Soit Qa = 2,18 Mvar.


194 COMPOSITION E.E.A.
3.2. Étude en triphasé symétrique

3.2.1. π 3 U2
Pour β = , Qa = Qa max = ⇒ Qa max = 36 Mvar.
2 La ω

iA (t) = i (t) – i t –


3.2.2. 2 T
.
 3 

Figure 7

2 T
La figure 7 représente successivement i (t), i t – et iA (t).
 3 

3.2.3. 2 T
Les harmoniques 3 respectifs de i (t) et de i t – sont en phase ; comme
 3 
2 T
iA (t) = i (t) – i t – , l’intensité iA (t) ne comporte pas d’harmonique 3.
 3 

En ligne, l’absorbeur ne provoque donc pas de «ronflement» à 150 Hz, or ceux-ci sont, en
général, les plus intenses.
COMPOSITION E.E.A. 195
3.3. Étude triphasé dissymétrique

3.3.1. Y_e l’admittance complexe du dipôle équivalent à la mise en parallèle du condensateur de


Soit __
capacité Γ et de la bobine parfaite d’inductance λ :

___e = j Γω –
Y 1 
 =jCω si Γ λ ω2 > 1 ;
 λ ω

1 1
dans ces conditions : C = Γ – ⇒λ= .
λ ω2 (Γ – C) ω2

j
Si Γ λ ω2 < 1, alors on peut écrire Y
___e = – , soit :

λ L
L= ou : λ = .
1 – Γ λ ω2 1 + Γ Lω2

3.3.2. La capacité Γ a été calculée à la question 2.1.1. : Γ = 240 µF. Pour la phase AB, il faut donc
passer de Γ = 240 µF à C2 = 90 µF. On se trouve dans le premier cas :
1
λ1 = = 67,5 mH
(Γ – C2) ω2

La
g (β1) = = 0,43 ⇒ β1 = 62°
λ1

Pour la phase BC, il faut passer de Γ = 240 µF à L = 0,10 H ; on se trouve donc dans le deuxième
cas :
L
λ2 = = 29,7 mH
1 + Γ Lω2

La
g (β2) = = 0,98 ⇒ β2 = 99°
λ2

Pour la phase CA, il faut passer de Γ = 240 µF à C1 = 160 µF ; on se trouve donc encore dans
le premier cas :
1
λ3 = = 127 mH
(Γ – C1) ω2

La
g (β3) = = 0,23 ⇒ β3 = 48°
λ3

4. Quatrième partie : filtrage des harmoniques.

4.1. 1 1
L’impédance du filtre vaut : _Z_f = + j Lf ω, soit : _Z_f = (1 – k) ; cela revient à remplacer Cf
j Cf ω j Cf ω
Cf Cf
par . Par conséquent Q1 = ω U2.
1–k 1–k
196 COMPOSITION E.E.A.
4.2. 1 1
Lf Cf (5 ω0)2 = 1 ⇒ Lf ω0 = ⇒ k= = 0,04.
25 Cf ω0 25

Q1
Cf = (1 – k) ⇒ Cf = 694 µF
V2 ω0

1
Lf = ⇒ Lf = 0,58 mH
25 Cf ω20

4.3. Dans le schéma unifilaire, Cf est soumis à une tension x, alors que dans le montage réel de la figure 11,
chaque condensateur de capacité Γf est soumis à la tension x √ 3 . Pour la même puissance réactive, on
Cf
a donc Γf = .
3

4.4. L’harmonique fondamental du courant traversant le fIltre a pour valeur efficace


Cf ω
If 1 = V = 1376 A. Quant à l’harmonique 5 de l’ensemble charge-absorbeur, il passe entièrement
1–k 0
dans le filtre car celui-ci présente une impédance nulle pour cet harmonique.

Comme on a I2f = I2f 1 + I2ca5 , on trouve If = 1,41 kA.

4.5. j L ω 1 – Lf Cf ω2
__G = (j Lr ω)
Z // j L ω + 1  = r  
.
 f j Cf ω  1 – Lr + Lf Cf ω2
   
__G est infinie pour la pulsation ωr telle que : (Lr + Lf) Cf ω2r = 1, c’est-à-dire pour fr = 140 Hz.
Z

5. Cinquième partie : mesure de la puissance réactive ; régulation du courant réactif.

5.1. Mesure de la puissance réactive

5.1.1. v1 = k1 V √
2 cos (ωt)
 π
x1 = k1 V √
2 cos ωt + 
 2
 π
m1 = 2 k k1 k2 VI cos ωt + cos (ωt – φ)
 2 
 π
m2 = 2 k k1 k2 VI cos (ωt) cos ωt – φ +
 2 
z = 2 k k1 k2 VI sin φ

5.1.2. Le temps de réponse n’est limité que par la rapidité des composants, il est très faible devant la
période (20 ms) du secteur.
COMPOSITION E.E.A. 197
5.2. Régulation de la composante réactive du courant

5.2.1. Étude du régime permanent

5.2.1.1. ε = Vc – K Ir ; Ir = Iar + Icfr = HC ε + Icfr ;

Ir = HC Vc – KHC Ir + Icfr ⇒ Ir (1 + KHC) = HC Vc + Icfr

HC Icfr
soit : Ir = Vc + .
1 + KHC 1 + KHC

5.2.1.2. Il faut choisir la constante C élevée, mais la stabilité du montage diminue lorsque C
augmente : il y a donc un compromis à trouver... ou bien on change de correcteur.

5.2.2. Cela signifie qu’en réalité :


t
xc = C1 ε + C2 ∫ 0
ε dt + C3

dt
.

En augmentant la constante C d’un correcteur «proportionnel», le montage devient instable car


en réalité, entre les variables successives ε, xc , Iar , etc. existent des retards et des déphasages
qui conduisent à des oscillations du montage. Par ailleurs, même si C est assez réduit pour que
le système soit stable, diverses non linéarités limitent la précision du système. En général
l’insertion d’une correction dérivée permet de reculer la limite d’instabilité tandis que la mise
en œuvre d’une correction intégrale améliore la précision.
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 199

C.A.P.E.S.
(Concours Interne)
SECTION : PHYSIQUE ET CHIMIE
Composition à partir d’un dossier - Session 1992

ERRATUM : Le corrigé de cette épreuve a été publié, sous une forme moins élaborée, dans le tome 1 relatif
aux énoncés.
Nous conseillons aux utilisateurs de consulter le texte qui suit.

PARTIE A. - ÉTUDE DE QUELQUES ASPECTS DE LA CHIMIE DU VIN

I. Étude de deux espèces minérales contenues dans le vin

1. Dosage de l’acide sulfureux.

1.1. Considérations générales.

1.1.1.
→ →
H2SO3 + H2O ← HSO–3 + H3O+ ou SO2 + 2 H2O ← HSO–3 + H3O+

→ +
HSO–3 + H2O ← SO2–
3 + H3O .

1.1.2. Ampholyte : Espèce susceptible de jouer le rôle de base conjuguée d’un couple Ac. Base
et d’acide conjugué d’un second couple Ac. Base.

1.1.3.

A pH 3,5, l’espèce majoritaire est l’ion HSO–3 .

1.2. 1.2.1.

I2 + 2 e– ← 2 I–

+ – → + – →
SO2– 2–
4 + 4 H3O + 2 e ← SO2 + 6 H2O ou SO4 + 4 H + 2 e ← SO2 + 2 H2O.

1.2.2. ou I2 + SO2 + 6 H2O → 2 I– + SO2–


4 + 4 H3O
+

ou I2 + SO2 + 2 H2O → 2 I– SO2– +


4 +4H .

1.2.3. a. I2 est peu soluble dans l’eau. On augmente sa solubilité par complexation

K
– → –
I2 + I ← I3 (K ≈ 750).

b. Sous forme d’ion I– (ion triodure).


3

1.2.4. a.
– →
S4 O2– 2–
6 + 2 e ← 2 S2 O3 .
200 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
b.

I2 + 2 S2 O2– – 2–
3 ← 2 I + S4 O6 .

c. S O2– : ion tétrathionate.


4 6

d. Thiodène ou empois d’amidon.

1.3. 1.3.1. 1 mole de I2 correspond à 1 mole soit 64 g de SO2 .


1 mL de I2 0,01 mol.L–1 contient 10–5 mol de I2 .
⇒ 1 mL de I2 0,01 mol.L–1 correspond à 0,64.10–3 g (ou 0,64 mg) de SO2.

1.3.2. ⇒ 50 mL de vin ↔ n mL de solution de I2 .


⇒ 1 L de vin ↔ 20 n mL de solution de I2 .
⇒ x = 20.0,64 . 10–3 . n = 12,8 n mg L–1.

2. Dosage du fer contenu dans le vin.

2.1. Considérations générales.

2.1.1. Acide éthylène diamine tétraacétique.

2.1.2.

__
2.1.3. 6 positions de chélation : CO–2 4 positions, N 2 positions.

2.1.4. [Fe3+] [Y4–]


KD1 = .
[Fe Y–]

2.1.5. a. [FE3+] [SCN–]


KD2 = .
[Fe SCN2+]

b. Rouge.

2.2. Dosage du fer.

2.2.1. Volume total de solution à analyser = 50 + 2 + 1 + 10 = 63 mL.


1 mole de fer = 56 g.

C=
.
10 10–3 50
× = 1,42 10–4 mol.L–1  = fact. de dilution .
. 50
56 63  63 

2.2.2. Masse molaire NH4 SCN : 76 g.mol–1.


Une solution à 5 % contient 50 g de NH4 SCN pour 1000 g (soit ≈ 1 L) de solution.
50
⇒ c’o = = 0,658 mol.L–1.
76
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 201
2.2.3. On pose c (concentration en fer total dans la solution à analyser)
On pose c’ (concentration en SCN– total dans la solution à analyser).

.
c = 1,42 10–4 mol.L–1
10
c’ = c’o . = 0,104 mol–1.
63

c = [Fe3+] + [x] avec x = FeSCN2+


c’ = [SCN–] + [x]
[Fe3+] [SCN–]
KD2 = = 10–2 .
[x]

On utilise les approximations suivantes :

c’ >> c ⇒ [x] >> [Fe3+] ⇒ .


[x] ≈ c = 1,42 10–4 mol.L–1
c’ >> c ⇒ [x] << [SCN–] ⇒ [SCN–] ≈ c’ = 0,104 mol.L–1

c’ >> c ⇒ [Fe3+] ≈ KD2 . c’c = 1,36 . 10–5 mol.L–1.


On admettra ces résultats ou les résultats plus précis suivants :

. .
[Fe3+] = 1,2 10–5 mol.L–1, [FeSCN2+] = 1,3 10–4 mol.L–1
[SCN–] = 0,104 mol.L–1
obtenus par résolution d’une équation de 2ème degré en [Fe3+].

2.2.4. On ajoute de l’EDTA (noté Y4 –).

Fe3+ + Y4 – → Fe Y– (1)

Fe3+ + SCN– → FeSCN2+ (2)


1
FeSCN2+ + Y4 – → Fe Y– + SCN– (3) = (1) – (2)

2

[Fe Y–] [SCN–] KD2


K3 = = = 1023,1 >>1
[FeSCN2+] [Y4 –] KD1

La réaction (3) est donc totale dans le sens 1.

2.2.5. On a maintenant :

c = [Fe3+] + [x] + [Fe Y–] .


= 1,42 10–4 mol.L–1

c’ = [SCN ] + [x] = 0,104 mol.L–1

On pose :
c’’ (concentration totale en EDTA) = [Y4 –] + [Fe Y–]
en négligeant la dilution provenant de l’addition de v ml de solution d’EDTA à V = 63 ml
de solution à analyser.
202 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER

.
On a [x] = 10–5,5 = 3,2 10–6 mol.L–1 à l’instant précis où la décoloration est atteinte. On
a alors : [SCN–] ≈ c’ (car la réaction (3) est totale).

⇒ [Fe3+] = Kd2 . [x]


c’
= 3,04 . 10–7 mol.L–1

.
⇒ [Fe Y–] = c – [Fe3+] – [x] = 1,385 10–4 mol.L–1
[Fe Y–] [SCN–]
⇒ [Y4 –] =
K3 [x]
.
= 3,6 10–23 mol.L–1

.
⇒ c’’ = [Fe Y–]+ [Y4 –] ≈ [Fe Y–]= 1,385 10–4 mol.L–1.

2.2.6. Comment évaluer l’erreur commise ?


Au cours du dosage, on a versé du Y4 – (EDTA). Si on avait versé autant de Y4 – qu’il y
a de fer total, l’erreur serait de ≈ 0 %.

La concentration en Y– 4 versé devrait être égale à c. Elle est en fait égale à c’’ ⇒
∆c’’ c – c’’
Erreur relative = = 2,5 %
c’’ c

2.2.7. Le vin contient 10 mg de fer III par L. Pour que 1 cm3 d’EDTA corresponde à 1 mg de
fer III par L, il faut une solution d’EDTA de concentration CEDTA.
50 mL de vin (contenus dans la solution à analyser) contiennent 0,5 mg de fer III et doivent
correspondre à v = 0,5 mL de solution d’EDTA.
Remarque : On a donc bien v = 0,5 mL négligeable à v = 63 mL de solution à analyser
[ (cf. I.2.2.5.).

On a : CEDTA × v = c’’ × V

.
⇒ CEDTA = 1,75 10–2 mol.L–1.

II. Étude de quelques sucres contenus dans le vin

1. Questions d’ordre général.

1.1. Le glucose possède une fonction aldéhyde qui peut être oxydée en fonction acide.


(Couple rédox mis en jeu R CO2H + 2 H+ + 2 e– ← R CHO + H2O).

1.2. La liqueur de Fehling est un mélange de sulfate de cuivre (II° de tartrate double de Na et K en
milieu basique (soude concentrée).
Les ions tartrate complexent Cu2+ (ion tartrate = ).
H
1.3. Cu2O (oxyde de cuivre (I) ou oxyde cuivreux).

1.4. a. Ces appellations se réfèrent au signe du pouvoir rotatoire spécifique.

b. C * est un carbone sp3 dont les 4 substituants sont différents.


COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 203
Il y a 4 C * dans la glucose sous sa forme linéaire. En fait, en solution, il y a cyclisation et
équilibre entre 2 formes anomères (notées α et β) énantiomères l’une de l’autre et comportant
5 C *.

I (forme β) II (forme linéaire) III (forme α)

A 298 K, les pourcentages à l’équilibre sont : I : 64 % ; II : 0,02 % ; III : 36 %.


Les pouvoirs rotatoires spécifiques sont :
pour III pur : [α]0 = 18,7° Projon de Füher
pour III pur : [α]0 = 112° (forme linéaire)

2. Questions relatives au dosage polarimétrique.

2.1. a. Cas d’un vin ne contenant pas de saccharose


mg = masse de glucose par litre de solution P = mg + mf

mf = masse de fructose par litre de solution ⇒ .
αT = dg mg → df mf.
.
P df – αT .
αT – P dg
⇒ mg = ; mf =
df – dg df – dg

b. Application numérique : P = 72 gL–1, α = – 29 d.s.


T

Application Numérique : df = – 0,864 d.s. ; dg = + 0,484 d.s.


Application Numérique : ⇒ mf = 47,4 g.L–1

Application Numérique : ⇒ mg = 24,6 g.L–1.

2.2. Cas d’un vin contenant du saccharose.

a. On dit qu’il y a inversion du saccharose car le pouvoir rotatoire change de signe au cours de
l’hydrolyse.

b. Masses molaires : Saccharose 342 g.mol–1


Masses molaires : Glucose et fructose 180 g.mol–1.
1 g de saccharose donne 0,526 g de glucose et 0,526 g de fructose.

c. On a avant hydrolyse αT = z . ds
avec ici z (masse de saccharose égale à 1 g.L–1) ⇒ αT = ds.

.
On a après hydrolyse α’T = mf df + mg dg
204 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER

z = 1 g.L–1 ⇒ mf = mg = 0,526 g.L–1

z = 1 g.L–1 ⇒ α’T = mf (df + dg)

z = 1 g.L–1 ⇒ α’T = 0,526 (– 0,864 + 0,484) = – 0,200 d.s.

La variation de l’angle de rotation vaut :


α’T – αT = (– 0,200) – (0,623) = – 0,823 d.s.

Chaque fois que l’on hydrolyse une solution contenant 1 g.L–1 de saccharose, l’angle de rotation
diminue de 0,823 d.s.

d. On a maintenant avant hydrolyse αT = z . ds

.
et après hydrolyse α’T = mf df + mg dg

avec mf = mg = 0,526 z .
.
⇒ α’T – αT = z ds – 0,526 (df + dg) z .
⇒ α’T – αT = z ds – 0,526 (df + dg)
 
α’T – αT α’T – αT
α’T – αT = ⇒ z = =
ds – 0,526 (df + dg) (– 0,823)
αT – α’T
α’T – αT = ⇒ z = .
0,823

PARTIE B. - CINÉTIQUE CHIMIQUE

I. Étude des facteurs dont dépend la vitesse d’une réaction chimique

1. Influence des concentrations sur la vitesse d’une réaction chimique.

1.1. dc dc
v= v= = k aα bβ.
dt dt
α = ordre partiel par rapport à A.
β = ordre partiell par rapport à B.
α + β = ordre global de la réaction, k = cte de vitesse.

1.2. On utilise ici la méthode dite des vitesses initiales.


log v0 = log k + α log a0 + β log b0

Expces 1 et 3 a0 identique log v0 = β log b0 + A ⇒ β = 2


Exp ces
2 et 3 b0 identique log v0 = α log b0 + B ⇒ α = 0
⇒ v0 = k b20 ⇒ v = k b2
k = 0,20 L mol–1 min–1
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 205
1.3. ou Soit x le réactif en défaut. On appelle temps de demi-réaction t1⁄2 le temps au bout duquel la
ou moitié du réactif x a disparu.
ou soit y l’un des produits formés. On appelle temps de demi-réaction le temps au bout duquel
ou la moitié du produit y s’est formé.

Il faut intégrer l’expression v = k b2 pour obtenir l’expression de t1⁄2 dans l’exemple considéré.

A + B → C
EI a0 b0 = a0 0
date t a b=a c = a0 – a = b0 – b

dc db db
⇒v= =– . On doit intégrer – = kb2
dt dt dt
1 1
⇒ – = kt
b b0

1
⇒ En t = t1⁄2 , b = b0⁄2 ⇒ t1⁄2 =
kb0

A N : t1⁄2 = 25 min

1.4. v = k b20 A N : v0 = 0,05 mol.L–1 min–1.

2. Influence de la température sur la vitesse d’une réaction chimique.

2.1. En règle générale k augmente avec T.


Exception notoire : 2 NO + O2 → 2 NO2.

2.2. E
k = A exp –  E est l’énergie d’activation
 RT 
k = A exp (– RT) A est le facteur préexponentiel.

2.3. 2.3.1. A T = T1 , k = k1 ; à T = T2 , k = k2

E  k2  E 1 1
log k = log A – ⇒ log   = T – T 
RT k
 1 2,3 R
 1 2

⇒ E = 130 kJ/mol pour la réaction directe


⇒ E’ = 100 kJ/mol pour la réaction inverse.

2.3.2. k
D E
k’
v = kd – k’e en posant d = concon en D à la date t,
(v = 0 à l’équilibre) e = concon en E à la date t
et en supposant les 2 réactions d’ordre 1 (cf unités).
206 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
ee k
K (constante d’équilibre) = =
de k’
(ee et de étant les concentrations en E et D à l’équilibre)
(A l’équilibre v = k de – k’ ee = 0 d’où la relation).

Application Numérique : A 61°C K1 = 10,3 ; à 71°C K2 = 14,27.

Pour calculer ∆H0, on peut utiliser l’une des 2 méthodes suivantes :


d ln K ∆H0 ∆H0
– Relation de Vant’Hoff = ⇒ ln K = – + Cte,
dT RT 2 RT
k E – E’
– ln K = ln = ln k – ln k’ = – + ln (A – A’) soit ∆H0 = E – E’.
k’ RT

Dans les 2 cas ∆H0 = 30 kJ ⁄ mol.

3. Influence d’un catalyseur sur la vitesse d’une réaction chimique.

On appelle catalyseur une substance qui accélère la vitesse d’une réaction sans modifier le bilan de cette
réaction et sans subir de modification permanente.
Si le catalyseur, les réactifs et les produits appartiennent à la même phase, la catalyse est dite homogène.
Dans le cas contraire la catalyse est dite hétérogène.
Lorsqu’un même système peut évoluer différemment selon la nature du catalyseur, on dit qu’il y a sélectivité
du catalyseur.
Si l’un des réactifs ou l’un des produits formés catalyse la réaction, on dit qu’il y a autocatalyse.
Le candidat n’a que l’embarras du choix pour illustrer ces définitions.

II. Correction d’une copie d’élève

1. (1) On effectue une «trempe» du système pour stopper ou ralentir fortement l’évolution du système
pendant la durée du dosage. Le facteur mis en jeu est donc la température.

(2) Soit e la concentration en ester à la date t, a celle de l’acide et b celle de l’alcool. La vitesse
de
instantanée d’apparition de l’ester à la date t s’écrit (par définition) v = .
dt
v est égale au coefficient directeur de la tangente à la courbe c = f (t) à la date t. Il faut donc
tracer les tangentes à la courbe c = f (t) et déterminer leurs coefficients directeurs aux dates t1 et
t2.
⇒ Date t1 : v1 = 0,08 mol.L–1 min–1
⇒ date t2 : v2 = 0,016 mol.L–1 min–1.

On retrouve l’influence des concentrations : v dépend des concentrations en réactifs ; v diminue


lorsque les concentrations en réactifs diminuent.

(3) Le catalyseur ne modifie pas les proportions à l’équilibre et accélère la vitesse de la réaction. C’est
donc la courbe (4) qui convient.
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 207
Capacités testées :
(1) : A1, A2 (2) : A1, B3, C1 (3) : A2, C1.

2. Les calculs sont justes mais la copie comporte de nombreuses perles de français et (ou) de chimie :
ex : (question 1) milieu réactionnaire,
ex : (question 3) réponse erronée.
Le vocabulaire utilisé en Cinétique chimique n’est pas maîtrisé.
Il s’agit d’une copie d’un élève moyen de TC !

PARTIE C. - ÉTUDE DE QUELQUES EXPÉRIENCES DE TRAVAUX PRATIQUES

I. Dosage de l’aspirine

1.

2. 2.1. Pipette 20 ml + Fiole jaugée 250 ml + Erlenmeyer 250 ml + Agitateur magnétique chauffant +
Réfrigérant à air pour l’hydrolyse.
Pipette 10 ml + Bécher 100 ml + Pipette 10 ml + Agitateur magnétique pour le dosage.

2.2. On chauffe pour que la solubilisation et l’hydrolyse soient suffisamment rapides.


L’excès de soude est destiné à rendre la réaction totale (déplacement d’équilibre par ajout d’un
excès de réactif + dosage aisé).

2.3. Le volume de la fiole jaugée est connu à 0,5 ou 1 % près à 20°C (ou 25°C). Dès qu’elle est
chauffée son volume et celui de la solution sont modifiés par dilatation.

2.4. Dans ce protocole opératoire, la 1ère goutte en excès de (5) provoque l’apparition d’une coloration
rose dans le bécher. L’œil observe plus facilement l’apparition d’une couleur que sa disparition.

2.5. En absence d’aspirine, il y aurait simplement dilution de la soude.


20
c’ = c1 .
250
c’ = 0,08 mol.L–1

2.6. a. Soit cA la concentration en aspirine dans S avant hydrolyse. Il faut 2 moles de soude pour
neutraliser 1 mole de H2SO4 (diacide «fort») et il faut 2 moles de soude par mole d’aspirine au
cours de l’hydrolyse.
⇒ c’v = 2 c2 v2 + 2 cA v

c’ c2 v2
⇒ cA =
2
=
v
.
Application Numérique : cA = 3,31 10–2 mol.L–1

Masse molaire de l’aspirine : 180 g / mol.


250
Masse d’aspirine dans la fiole : m = cA M × = 1,49 g.
1000
1,49
Masse d’aspirine par comprimé : ≈ 0,50 g.
3
208 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
b. Chaque comprimé contient 500 mg d’aspirine d’où la désignation commerciale.

2.7.

Cette réaction est totale.

2.8. L’aspirine (notée AH) se comporte en solution aqueuse comme un monoacide faible. Soit s sa
solubilité.
s = [AH] + [A–] ≈ [AH] car l’acide est faible et pas trop dilué.

Neutralité électrique : [H3O+] = [A–] + [AH] pH = 2,8 ⇒ [A–] ≈ [H3O+]

[A–] [H3O+] [H3O+]2 [H3O+]2 10–5,6


Ka =
[AH]

s
⇒ s=
Ka
=
10–3,75
.
= 10–1,85 ≈ 1,4 s 10–2 mol.L–1

Masse molaire de l’aspirine : 180 g / mol.

. .
⇒ s = 1,4 s 10–2 mol ⁄ L = 1,41 10–2 × 180 = 2,54 g.L–1.

II. Dosage des ions hydrogénocarbonate d’une eau minérale

1.

CO2 + 2 H2O ← CO3H– + H3O+ pKa1 = 6,4

→ +
HCO–3 + H2O ← CO2–
3 + H3O pKa2 = 10,3

2. 2 HCO–3 + 2 H+ → 2 CO2 + 2 H2O


2 moles 1 mole de H2 SO4
(écriture préférable car H2SO4 est un diacide «fort»).

3. A l’équivalence cev = 2 cA ve ou ccv = 2 cA vc


v = 100 ml = vol. d’eau minérale prélevé.
cA = concentration de la solution de H2SO4.
ce = concentration en HCO–3 dans l’eau d’Evian.
cc = concentration en HCO–3 dans l’eau de Contrexéville.

Masse molaire de HCO–3 = 61 g / mol.


2 × 0,03 × 9,9
⇒ ce =
100
.
= 5,94 10–3 mol.L–1 = 362 mg L–1

2 × 0,03 × 12,7
⇒ cc =
100
.
= 7,62 10–3 mol.L–1 = 0,464 g L–1

(Accord assez satisfaisant avec les indications des étiquettes).


COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 209
4.

pH ≈ pKa à la 1⁄2 équivalence ≈ 6,4.


1

Il s’agit de valeurs approchées car la dilution de l’acide est importante.


COMPOSITION À PARTIR DU PROGRAMME 211

C.A.P.E.S.
(Concours Interne)
OPTION : PHYSIQUE ET CHIMIE ET PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition à partir du programme Session1992

A. ETUDE D’UN OSCILLOSCOPE


.I./ Le canon a e1ectrons:

In. v2
=- 0
= 1.78x103 v
uO 2 e
A.2./ La deviation verticale:
A.2.1./
z-z =v
0 0’ t
x-x =o
A.2.I.I./ $++= q.7 =+ 0
e. uy. t2
i Y - Y0 = 2m.d = Y
d’où: la branche de parabole: x = s 2 2 zo.
0’
e.uy.( z - z
0 )*
Y=
2m.d.v” ’
-4
A.2.1.2./ Trajectoire rectiligne parallele à v .

A.2.1 3./a) e= J-
“0
e.u .l
B ) tan( u ) = y
m. v2
O.d
D.e. 1
Y 1 Ys = -.u
m.v*.d Y
0
A.2.1 4./ 8 = 2.10-ss Ys - 1.76 cm
A.2.2 / N 6 [ 10 Hz, 10’ Hz ] : ” = 100 COS( 2 n.N.e ) 2 100 V
Y
donc : mouvement rectiligne sinusoïdal de frequence N d’amplitude YS centre
sur 0

A.3./ Le balayage horizontal:


D’.e.l.u x
A.3.1./ XS =
m.v2
O.d
,, . 3 . 2,, X = - FG’ + =.t= D’.e. 1
.”
2 T’
la.Y O.d ’
m.“‘.d.GG’
0
u= A+-1) ./] - 316 V, + 316 V
x
2 D’.e.l

A.4./ Utilisation de I’oscilloscope:

A.4.1./ Vs = R.i = h’.-f$

-&.q + R. * = VE
1
R.C.“+ -=dv - du
dt dt
COMPOSITION À PARTIR DU PROGRAMME 213

A.4.4./ Le condensateur transmet les hautes frkquences mais pas le continu,


ni les basses fréquences: le circuit est un filtre passe haut.
Aux basses frequences le circuit est dkrivateur.

B. ETUDE D’UN PHENOMENE D’INTERFERENCES LUMINEUSES


B.I./Aspect qualitatif du phénomène:
B.I.I./ Rouge
B.I.2./ Interferences ( franges rectilignes parallèles a y’y ) et
diffraction par un trou ( anneaux ).
B.1.3./ Les interférences disparaissent et reste la diffraction par un trou.
B.1.4./ Il n’y a pas de modification.
B.1.5./ On a le m&me phenomene d’interférences ( Plus lumineux ) ct
diffraction par une fente.
B.1.6./ La distance entre deux franges varie.
B.1.7./ Non; incohérence des sources.

B.2./ DiffCrence de chemin optique:


B.2.1./ 6 = T2M - TlM

)‘+ ( y - b)Z+ ~~ ] ‘- [ ( s - $ )*+ ( Y - b)*+ Dz


Ii2
2 1
B.2.2./ S = D. 1+ (y
- h)2 + 2 + a+-- a. s T
DZ Dz 40’ DZ 1

DZ
- b )2 + 2
D'
+ A-- 12,3
40'
2
a .Y
DZ
1

B.2.3./ 6 est indépendant de J’: les franges sont parallPlrs à y’y.(B.1.2./)


d est independant de b:
q une translation de (P) ne modifie pas le phénoméne. (B. 1.4./)
3 il est possible d’utiliser des fentes à la place des trous
(B. I .?Y./)

B.3./ Analyse quantitative du phénomène:


B.3.1./ Maximum de lumière pour rpb = 2 m.n m t z
Minimum de lumière pour <p, = ( 2 m + 1 ).n “1 t z
2 x.6 J..D R = 2m+l X.D
rp = 1 - a et .-
j”b m’ S 2 a
214 COMPOSITION À PARTIR DU PROGRAMME

B.3.2./ i = xb(m + 1) - xb(m) = xs(m + 1) - xs(m) = y = 0,63am

B.3.3./ elM(t) = eM.cos

eM(f) = 2 eM. cos[+q.cos[+%(t - T1M2+cT2M)]

e,(t) = 2 eM. cos[~].cos( qqt - T1M2+‘.T2M]]

B.3.4./ IM = 4 e;.coS’( yjf) ( carre de l’amplitude de l’onde.

n.a.x

B.4./ Modification du dispositif:


B.4.1./ distance (L)(E) Bgale à f’.
B.4.2./

T2I H + . f ,................_..................... ~

B.4.3./ 6’ = T H r a.B z a -& cp’ = 2 n.a.b


2 . t’ A ’ f’
B.4.4./ L’aspect est le même mais l’interfrange est change en i’.
i’ = - x. f’
= 0.32 mm (interfrange divisé par 2).
a
B.4.5./ Image nette et lumineuse.
COMPOSITION À PARTIR DU PROGRAMME 215

B..S./ Dispositif a trois trous:


BUS. 1 :/ DBphasage q~ = - 9”
Tt I, cp” _ 2 y
avec : 6” - 6’
2
T3
n.a x
I v=x.f’
T2
I
B.5.2./
q”

B.5.4./ COS(<~“) = 1 + x,‘, = 2 m. +

= 2 m.n * y- et xg =

B.S.S./ + = 2 em. 1 + 2 COS(~~“) - 2 sin(<p”)


1 I 1
cos(rp”) = I
s’annule pour cos(<p”)= - + et sin(P”) = 0
cos(<p”) = - I

donc on a un extremum, en 1 ‘occurrence un maximum secondairr pour :


COS(@‘) = - 1 et donc: .Y;,= (2 m + 1). y-
B.5.6./
216 COMPOSITION À PARTIR DU PROGRAMME

C./ ETUDES DE TRANSFORMATIONS D’UN GAZ PARFAIT


C.l./ PrCliminaires:
C.l.l./ P.V = n.R.T
C.l.2./ AU = W + Q (en nbgligeant I’Cnergie cinetique d’ensemble).
C.1.3./ U ne depend que de la temperature.

C.2./ Compression isochore:

PI .vl
c.2.1./ n = RT = 0,080 mol

C.2.2./ T2 = T,‘+lATl = 600 K ( = 2 T, )

= v = 2x10-‘m3
v2
;1.Vl.T2
= = ,2x10’ Pa
p2
Tl .y2
E’
C.2.3./ we = f .r = 500 J.
= W = 500 J
Aul
‘AU 500
C.2.4.j C = m = = 1.66 J.K-’
300 = +

C.3./ Compression isochore:


C.3.1./ T2 = 600 K et V2 = V, = 2xIO-‘m3 =+ P = P2 = 2xlO’Pa
C.3.2./ Ql provient de la source. Q, = AU, = Ii’, = 500 J

C.4./ Détente isotherme:


C.4.1./ T3 = T2 = 600 K et V3 = 2 V2 = 4,0x10~Zm3. d’où: P3 = l,0x104Pa

C.4.2./ 6W = - P.dV = - n.R.T2. “v” z.+ v3


W2 = - n.R.T2.1n v
c 2 1
W2 = - n.R.T2.1n 2
w2 = - 271 J
C.4.3./ T est constante, donc: AU2 = 0 et Q2 = - W2 = 217 J.

C.S./ Compression isobare:


C.S.l./ Tf = Tl = 300 K

pf= m.gS = 1,0x104Pa = P

v =v = 2.0x10-‘m3
f 1
c.5.2./ a) dW= - P.dV * ‘13 = - P,. (Vl - \‘3) = 200 J
PI AU3 = C. (T, - T3) = - 500 J
Y) Q, = AU3 - W3 = - 700 J
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 217

C.A.P.E.S.
(Concours Interne)
SECTION : PHYSIQUE ET ÉLECTRICITÉ APPLIQUÉE
Composition à partir d’un dossier - Session 1992

PREMIÈRE PARTIE
ÉTUDE DU FILTRAGE D’UN SIGNAL

I. Étude du filtre universel


I.1. R
L’amplificateur A.O.4. est monté en amplificateur-inverseur. Son amplification est A4 = – = – 1.
R

La tension d’entrée est ν2 . On a donc ν4 = – ν2 .

L’amplificateur A.O.1. est monté en sommateur-inverseur, les tensions d’entrée étant e, ν3 , ν4 . On a


donc :
E __3 V
__ V __4 
__1 = – R ×  +
V + =–E __ – V
__3 – V
__4 = – E – _V_3 + _V_2 .
R R R

D’où la relation : _E_ + V __2 + V


__1 – V __3 = 0.

I.2. A.O.2. et A.O.3. sont montés comme des amplificateur-inverseurs, mais avec des impédances complexes.
On a donc :
__C
Z 1
T’_2 = – =–
R1 jCωR1

__C
Z 1
et de même : __
T’3 = – =–
R2 jCωR2

I.3. En remplaçant _V_1 et _V_3 en fonction de _V_2 dans la relation obtenue au I.1., on obtient :
1
__2 1 –
V __3 = E
– T’ __
__2
T’
 
__2
V 1
d’où : __2 =
T = .
__
E 1
1 + jCωR1 +
jCωR2

I.4. En transformant l’écriture, on obtient :


1
__2 =
T .
R1 
1+j 
√ R2 
Cω √

R1R2 –
Cω √
1


2 
R1R

218 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
R
soit : _T_2 =
1
 ω ω0 
avec Q =
1
2m
= R1

2
1+jQ – 
 ω0 ω 
1
ω0 =

C√ R1 R2

I.5. On obtient de même :


__1
V __2
V 1 _T_2 jCωR1
__1 =
T = × = =–
__
E __2
T’ __2
E T’  ω ω0 
1+jQ – 
 ω0 ω 
ω2
ω02
soit : __1 =
T
ω ω2
1 + j 2m –
ω0 ω02

__3
V 1 –1
et : __3 =
T =V
__2 T’
__3 × = T’
__3 T
__2 =
__
E _E
_   ω ω0 
jCωR2 1 + j Q  – 
  ω0 ω  
–1
__3 =
T
ω ω2
1 + j 2m –
ω0 ω02

I.6. I.6.1.
Q = 10 = √RR
 1

2
, R1 = 10 kΩ

R1
d’où : R2 = = 100 Ω
100
1
ω0 = , C = 4,7 nF

C√ R1 R2

d’où : ω0 = 2,13.105 rd ⁄ s et f0 = 33,9 kHz

I.6.2. T2 (ω0) = 1

I.6.3. 1
T2 =


√  ω ω0 
1 + 100  –  2
 ω0 ω 

ω
On remarque que T2 prend la même valeur pour des valeurs inverses de , donc son graphe
ω0
est symétrique par rapport à ω0 en coordonnées graphiques semi-logarithmiques. On calcule
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 219
alors quelques points, par exemple :

ω = 0,1 ω0 et ω = 10 ω0 T2 = 0,0101 G2 = –39,9 dB


ω = 0,5 ω0 et ω = 2 ω0 T2 = 0,0665 G2 = 23 dB

La courbe se trace alors aisément sur le papier graphique semi-logarithmique fourni.

I.6.4. T2MAX = 1. La bande passante à 3 dB s’obtient en résolvant l’équation


T2MAX
1 1
T2 = = =
√2
 2



2
 ω ω0 
2
1+Q  – 
 ω0 ω 

1 1 ω f
soit : = 2
en posant : x= =
2
√ ω0 f0

√ 1
1 + Q x – 
2 x 

2
1 1
Il faut donc que : Q x –  = 1 ou Q x –
2
=±1
 x  x 
ce qui conduit à 2 équations :
x
x2 ± – 1 = 0
Q

1
Le discriminant est le même : ∆ = 2
+ 4 ≈ 4 car Q2 = 100
Q

Il faut que x soit > 0, ce qui élimine les solutions < 0. Il reste donc :
1 f1
soit : f1 = f0 1 –
1 
x1 = 1 – = 
2Q f0  2Q 

1 f2 1 
x2 = 1 + = soit : f2 = f0 1 + 
2Q f0  2Q 

I.6.5. f0 = 1,0 kHz ω0 = 2000 π rd ⁄ s

1

√ R1 R2 = = 33 861
Cω0

√RR
 1

2
= Q = 10

d’où : R1 = 3,39 105 Ω

R2 = 3,39 103 Ω
220 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
II. Étude du générateur de signaux

II.1. v+ s’obtient à partir de v5 par le diviseur de tension R4, R4. On a donc :


v5 R4 v5
v+ = =
R4 + R4 2

II.2. Compte-tenu des valeurs possibles pour v5, on a donc :


E
v+ = +
2
E
ou : v– = –
2

II.3. Il y a charge du condensateur C1 par v5 à travers R3. On a donc :


dv– dv–
v5 – v– = R3 C1 ou R3 C1 + v– = v5
dt dt

II.4. E
A t = 0 , C1 est déchargé et donc v– = 0 ; v5 = E, v = +
. Le condensateur est chargée par +E. La tension
2
E
à ses bornes vC1 = v– augmente donc et tend vers +E. A l’instant t1, v– atteint la valeur , ce qui
  2
fait basculer le comparateur (v– = v+).

E
On a alors v5 = –E et v+ = – et le condensateur est chargé par –E.
2

II.5. L’équation différentielle devient, compte-tenu de la nouvelle origine des temps :


dv– E
R3 C1 + v– = –E avec v–(0) = .
dt 2

La nouvelle loi de variation s’écrit alors :


E t
v–(t) = – E +  – (–E) exp –
2   τ 

v–(t) = – E 1 – exp –  avec τ = R3 C1


3 t
soit :
 τ 
2

II.6. E
Il y a basculement lorsque v–(t) = v+ = – .
2

E  3  t2 
Soit : – = – E 1 – exp–  ,
2  2  τ 
ce qui donne : t2 = R3 C1 Ln 3

II.7. E E
Après ce basculement, v5 = E et v+ = et le condensateur est chargé par E et avec v–(0) = – en prenant
2 2
une nouvelle origine des temps. On a une nouvelle évolution de v– symétrique de la précédente jusqu’à
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 221
E
ce que v– = v+ = .Il y a à nouveau basculement de l’amplificateur opérationnel et le cycle recommence.
2

On a donc une période T = 2t2 = 2 R3 C1 Ln 3.

Pour f = 1,0 kHz, on obtient R3 = 4,55 kΩ.

II.8. Voir le graphe ci-dessous :

III. Filtrage du signal par le filtre passe-bande

III.1. L’amplitude des trois premiers termes était donnée par le texte. On obtient alors :
4Vm
v∗5 (1) = = 1,27 V.
π
4Vm
v∗5 (3) = = 0,424 V.

4Vm
v∗5 (5) = = 0,255 V.

222 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
III.2. III.2.1. L’expression de T2 a été faite au paragraphe I.6.3. On calcule donc :
T2(ω ) = 1
0

T2(3ω ) = 0,0375
0

T2(5ω = 0,0208
0)

III.2.2. On en déduit l’amplitude des termes sinusoïdaux à la sortie de A.O.2. en multipliant les
composantes de v∗5(t) par les transmittances T2(ω) correspondant à la même pulsation.
v2(1) = 1,27 × 1 = 1,27 V.

v2(3) = 0,424 × 0,0375 = 0,016 V

v2(5) = 0,255 × 0,0208 = 0,005 V

III.2.3. Les termes sinusoïdaux de pulsation 3ω0 et 5ω0 ont une amplitude négligeable par rapport à
celle du terme fondamental de pulsation ω0. Le signal observé sera donc pratiquement sinusoïdal.
Comme _T
_2 = 1, le déphasage sera nul, et v2(t) = 1,27 sin ω0 t.

DEUXIÈME PARTIE
RÉDACTION D’UN TEXTE DE TRAVAUX PRATIQUES
GÉNÉRATION DE SIGNAUX NON-SINUSOÏDAUX

Il était demandé d’utiliser un circuit intégré 555 dont le schéma de fonctionnement était donné en annexe.
L’ordre des questions posées est donné à titre indicatif. De même, il est possible de prévoir d’autres montages
au gré de chaque professeur.

I. Calculs préalables

a) Établir la loi de variation de la tension Vc aux bornes du condensateur C chargé par la tension Vcc à
travers la résistance R, la valeur initiale de Vc étant Vc(0) = Vi .

b) Étudier le schéma de fonctionnement du 555 et déterminer les seuils de basculement des deux
comparateurs, le circuit étant alimenté entre 0 et +Vcc.
Comment faut-il brancher une résistance R pour charger le transistor T ? Pourquoi ? Déterminer la
valeur de R pour que le courant dans T soit au plus égal à 100 mA. (Vcc = + 15 V)
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 223
II. Étude pratique du circuit 555
Réaliser le montage ci-contre. Brancher la résistance R pour charger T. Faire varier Ve de 0 et + 15 V.
Mesurer et représenter l’évolution de Vs3 et Vs7 en fonction de Ve.

En déduire les seuils de basculement des comparateurs.

Mettre la broche 4 à la masse. Qu’observe-t-on en faisant varier Ve ? Quel est le rôle de la broche 4 ?

III. Générateur de tension en créneaux : astable


Vcc = 15 V R = 10 kΩ C = 47 nF.
224 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
a) Calcul
Suivant l’état du transistor T, le condensateur C se charge sous Vcc par l’intermédiaire de R et P ou
se décharge vers la masse à travers P. A partir des valeurs déterminées précédemment, dire entre quelles
valeurs évolue Vc. Calculer les temps de charge T1 et de décharge T2 de C en fonction de P et de R.
En déduire la péride T du générateur et le rapport cyclique α du signal observé sur la sortie 3.

b) Mesures
Pour P = 10 kΩ, relever et tracer Vs3(t). Mesurer T et α. Comparer aux valeurs théoriques.

En faisant varier P de 10 à 50 kΩ, relever et tracer les courbes T(p) et α(p).

IV. Générateur à fréquence constante et rapport cyclique variable


R = 4,7 kΩ C = 10 nF P = 47 kΩ P1 + P2 = P

a) Calculs
Dans le montage précédent, on modifie le circuit de C de la façon ci-contre.

Quel est le rôle de D ?

Déterminer T1 en fonction de R et P1, puis T2 en fonction de R et P2.

Déterminer la période du montage cyclique du signal observé sur la sortie 3 en fonction de P1 et P2.

b) Mesures
Réaliser le montage. Mesurer la période et le rapport cyclique de Vs3 pour diverses valeurs de P1 pour
avoir α = 0,1. Mesurer la largeur des implusions.

TROISIÈME PARTIE

ÉTUDE D’UN MOTEUR ASYNCHRONE TRIPHASÉ*

1. La plaque signalétique indique Un = 380 ⁄ 660 V. Chaque phase du moteur est soumise à 380 V en régime
normal. Il faut donc coupler en triangle, chaque phase étant soumise à la tension composée du réseau,
soit 380 V.

* ERRATUM : Le corrigé de cette épreuve a été publié, sous une forme moins élaborée, dans le tome 1
relatif aux énoncés. Nous conseillons aux utilisateurs de consulter le texte qui suit.
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 225
2. La fréquence de rotation de sychronisme est donnée par :
3000
Ns(tr ⁄ min) = . (p = nombre de paires de pôles)
p
On sait que la fréquence de rotation normale N est légèrement inférieure à Ns. Ici N = 1440 tr ⁄ min . On
a donc p = 2 et Ns = 1500 tr ⁄ min.

3. La puissance en régime triphasé équilibré est donnée par :


P=√
3 U I cos ϕ.

P0 240
On a donc ici, à vide : cos ϕ0 = = = 0,23
3 Un I0
√ 3 380 16

4. Au régime nominal :
1500 – 1440
_ g= = 0,04 = 4 %.
1500

_ fR = g × fS = 0,04 × 50 = 2 Hz.

3
_ PJouleStator = × Rm × In2 (Rm = Résistance mesurée à chaud entre deux bornes du stator).
2
3
_ PJouleStator = × 1,8 × 6,702 = 121 W.
2

_ PJouleRotor = g × PTransmise au Rotor.


_ PTransmise au Rotor = Pabsorbée – PJouleStator – PFer.
P0
_ P0 = PFer + Pmécanique et donc PFer = Pmécanique = .
2
_ Pabsorbéé = √
3 un In cos ϕν = √
3 × 380 × 6,70 × 0,85 = 3748 W.
P0
_ PFer = = 120 W.
2
_ TTransmise au Rotor = 3748 × 121 × 120 = 3507 W.
_ PJouleRotor = 0,04 × 3507 = 140 W.

_ Putile = TTransmise au Rotor – PJouleRotor – Pmécanique.

_ Putile = 3507 – 140 – 120 = 3247 W.


– Soit Pu = 3,25 kW.

Pu 2πN
_ Moment du couple utile : Tu = avec Ω = .
Ω 60
3247 × 60
_ Tu = = 21,5 Nm.
2 × Π × 1440
Pu 3247
_ Rendement du moteur : ρ = = = 0,866, soit ρ = 87 %.
Pa 3748
226 COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER
5. a) Dans le modèle équivalent, seule la résistance r absorbe de la puissance active :
380
Pa = 3 × r × j22 avec j2 =

√ 2
2
r + (1ω)
3802
Pa = 3 × r ×
r2 + (lω)2

Pour obtenir la puissance maximal, on peut dériver Pa par rapport à r qui est la variable. On peut
également remarquer que Pa peut s’écrire :
3802
Pa = 3 ×
(lω)2
r+
r

Le dénominateur est la somme de deux termes dont le produit est constant. Il est minimal si ces termes
sont égaux, soit :
(lω)2
r= ou (lω)2 = r2
r
R R
D’où : lω = r = et gm =
gm lω

b) Si on néglige les pertes au stator, PTransmise au rotor = Pabsorbée. Cette puissance est transmise au rotor par
le couple électromagnétique tournant à la vitesse angulaire Ωs. Ce couple fait tourner le rotor à la
vitesse angulaire Ω et, les pertes mécaniques étant nulles, il est égal au couple utile.

PTransmise au Rotor Pa
On a donc : T= =
Ωs Ωs
3 3802
soit : T= ×
Ωs (lω)2
r+
r
Ωs étant ne constante, l’étude de l’expression de T est identique à celle de Pa. T sera donc maximal
R
pour g = gm =

c)
R m2Rr Rr
gm = 0,11 = = 2 =
lω m λ Ω λr Ω
r

Rr
d’où : λr = = 1,45 mH
gm Ω

6. a) Le démarrage s’effectue avec un couplage étoile du moteur, puis on effectue une communication rapide
pour coupler le moteur en triangle, soit manuellement, soit de façon automatique par des relais. Le
couplage étoile place chaque phase du moteur sous 220 V ce qui réduit le courant de démarrage.

b) Couplage triangle : Tension par phase 380 V.


Couplage triangle : courant en ligne au démarrage Idt = 18,7 A
Couplage triangle : courant par phase au démarrage Jdt = 18,7 ⁄ √
3 A
Couplage triangle : courant par phase au démarrage = 10,8 A
COMPOSITION À PARTIR D’UN DOSSIER 227
380
Couplage étoile : Tension par phase 220 V = V
3

Couplage étoile : courant par phase au démarrage Jde = 10,8 ⁄ √3 A
Couplage étoile : courant par phase au démarrage = 6,23 A
Couplage étoile : courant en ligne au démarrage Ide = Jde = 6,23 A

c) Le couple au démarrage est proportionnel au carré de l’intensité du courant dans la phase.


Jde2 8
On a donc : Tde = Tdt × = = 2,67 Nm.
Jdt2 3

1
On constate qu Tde est sensiblement égal au du couple utile nominal. Ceci risque de rendre les
10°
démarrages difficiles, surtout s’ils sont effectués en charge.

Une autre solution pourrait être de démarrer avec des rhéostats rotoriques, puisque la donnée de la
résistance par phase du rotor indique qu’il est bobiné.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 229

Agrégation
(Concours Interne)
OPTIONS : PHYSIQUE ET CHIMIE, PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition sur la physique et le traitement automatisé
de l’information - Session 1992

PARTIE I - CIRCUITS ÉLECTRIQUES LINÉAIRES

I.1. RÉSEAUX LINÉAIRES EN RÉGIME PERMANENT

I.1.1. Progression

Paragraphe 1 : lois de base

a) La loi aux mailles résulte de l’existence d’une fonction potentiel définie en tout point du
circuit et partout continue. On en déduit la propriété des d.d.p. sur une maille : ∑ uk = 0 (à
condition que les d.d.p. soient toutes définies avec le même sens du parcours de la maille).

Plus généralement on a : ∑ εk uk = 0 avec εk = ± 1


b) La loi aux nœuds résulte de l’absence d’accumulation de charges électriques aux nœuds ; il
y a conservation de l’intensité :

∑ik = 0
(avec la même convention d’orientation des conducteurs arrivant au nœud).

Plus généralement on a : ∑ εk ik = 0 avec εk = ± 1


Remarque : Les deux lois sont valables en régime continu et en régime variable ; dans ce
dernier cas elles s’appliquent aux grandeurs instantanées. Le terme «régime variable» sera précisé
dans la question I.2.1.a).

Paragraphe 3 : théorèmes de base et modélisation.

c) Régimes de fonctionnement
L’étude se limite aux régimes permanents : régime continu et régime sinusoïdal forcé.

On sait qu’en régime sinusoïdal forcé, on peut remplacer les équations différentielles linéaires
entre d.d.p. et intensités par des équations linéaires en utilisant les complexes.

Dans la suite de la progression on se limitera à l’étude de réseaux purement résistifs et à


l’utilisation de grandeurs réelles sachant que l’étude peut-être étendue aux circuits R.L.C. en
régime sinusoïdal forcé à condition d’utiliser les complexes.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
230 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
d) Modèle de Thévenin d’un dipôle actif linéaire
C’est une source idéale de tension en série avec une résistance.

e : f.é.m. de la source
r : résistance interne
u = e – ri

e) Modèle de Norton d’un dipôle actif linéaire


C’est une source idéale de courant en parallèle avec une résistance.

ig : c.é.m. de la source
r’ : résistance interne
u
i = ig –
r’

f) Équivalence entre les modèles


e u
u = e – ri s’écrit i= –
r r
e
par identification on obtient r’ = r ig =
r

g) Sources intépendantes, sources liées


Une source est dite indépendante si la f.é.m. (ou le c.é.m.) du modèle ne dépend pas des autres
grandeurs électriques du circuit.

Une source est dite liée dans le cas contraire : on se limitera au cas d’une relation linéaire entre
la f.é.m. (ou le c.é.m.) et la grandeur électrique dont elle (ou il) dépend.

h) Circuit linéaire
Un circuit est soumis aux lois de Kirchhoff et aux lois de comportement de ses dipôles passifs
et actifs.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 231
Si les dipôles passifs et actifs sont linéaires, le circuit est dit linéaire.

Il satisfait alors au théorème suivant :


L’intensité du courant dans une branche est une fonction linéaire des f.é.m. et des c.é.m.
indépendants du circuit.
ik = ∑ αk Ej + ∑ βk Il
j l
j l
(j parcours les f.é.m. du circuit
l parcours les c.é.m. du circuit)

Le théorème s’applique à la d.d.p. entre deux points du circuit.

i) Théorème de superposition
La relation précédente s’écrit :
ik = αk Ej ik = βk Il
l j l l

ik = ∑ ik + ik
j l
j

L’intensité du courant dans une branche est égale à la somme des intensités dues à chacune des
sources dans la branche.

Même propriété pour la d.d.p. entre deux points du circuit.

Remarque : Quand on écrit ik = αk Ej on suppose avoir éteint toutes les sources, sauf j mais
j j
on maintient dans le circuit les résistances internes des sources éteintes.

Éteindre une source c’est annuler sa f.é.m. ou son c.é.m., c’est-à-dire remplacer une source
idéale de tension par un interrupteur fermé et une source idéale de courant par un interrupteur
ouvert.

j) Théorèmes de Thévenin et de Norton


Soit un réseau dipolaire linéaire actif contenant :
– des résistances,
– des sources indépendantes et des sources liées représentées par leur modèle de Thévenin ou
de Norton,
– on suppose que les sources liées sont commandées par des grandeurs internes au réseau
dipolaire et que les relations entre ces grandeurs et les f.é.m. ou c.é.m. sont linéaires.

Le réseau dipolaire (noté ) débite une intensité i avec une d.d.p. u entre ses bornes dans
un réseau dipolaire ’.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
232 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
Remplaçons le dipôle ’ par une source idéale de courant de c.é.m. égal à i ; le régime de
fonctionnement de n’est pas changé.

D’après le théorème du paragraphe h).


u = α + βi

α est une fonction linéaire des f.é.m. et c.é.m. indépendants de .


α = u0 u0 : d.d.p. à vide obtenue en éteignant la source idéale de courant placée entre A et B.

u
En éteignant les f.é.m. et c.é.m. indépendants de on a : β = = – R (R est la résistance
i
équivalente vue entre A et B).
u = u0 – Ri

D’où le théorème de Thévenin :


Un réseau dipolaire linéaire actif équivaut à une source idéale de tension de f.é.m. u0 égale à
la d.d.p. à vide entre les bornes, en série avec une résistance égale à la résistance équivalente
vue entre les bornes.

Le théorème de Norton s’en déduit par l’équivalence vue au paragraphe f).


u u0
i = ig – ig =
R R

On a ig = icc (courant de court-circuit entre A et B)


u
i = icc –
R

Un réseau dipôlaire linéaire actif équivaut à une source idéale de courant de c.é.m. icc égale à
l’intensité du courant de court-circuit entre les bornes, en parallèle avec une résistance égale à
la résistance équivalente vue entre les bornes.

I.1.2. Exercices
a. Énoncé
On modélise un étage amplificateur à transistor par le circuit ci-dessous : (e, r) est le générateur
de signaux, Ru est la résistance de charge, le transistor est modélisé par une source liée du
courant dont le c.é.m. ig vérifie ig = βi (i est l’intensité du courant dans R2, β est une
constante caractéristique du transistor).
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 233

Déterminer l’intensité is du courant dans la résistance de charge Ru.

Simplifions tout d’abord le circuit avec le schéma équivalent suivant :

R1 r R1
On a : α= R = R2 +
r + R1 r + R1

r’ Ru
Notons : R’ =
r’ + Ru

1ère méthode :
Loi aux mailles : αe = [R + R’ (1 + β)]i
r’
diviseur de courant : is = (1 + β) i
r’ + Ru

r’ αe(1 + β)
d’où : is = ×
r’ + Ru R + (1 + β) R’

2ème méthode :
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
234 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
Cherchons l’équivalence de Norton entre A et B :
αe
icc = (1 + β)
R
R
Req = (il ne faut pas éteindre la source liée)
1+β
icc αe (1 + β)
vs Ru R Ru
is = = =
Ru 1 1 1+β 1 1 1+β
+ + + +
r’ Ru R r’ Ru R

r’ αe (1 + β)
d’où : is = ×
r’ + Ru R + R’(1 + β)

b. Pont de Wheastone déséquilibré


D est un détecteur de résistance interne g.

On utilise le théorème de Thévenin :


R1 R2 R1 R3 – R2 R4
u0 = E– E= E
R1 + R4 R2 + R3 (R1 + R4) (R2 + R3)

R1 R4 R2 R3
R= +
R1 + R4 R2 + R3

u0 R1 R3 – R2 R4 1
i= =E× ×
R+g (R1 + R4) (R2 + R3) R1 R4 R2 R3
+ +g
R1 + R4 R2 + R3
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 235
I.2. DIPÔLES LINÉAIRES EN RÉGIME SINUSOÏDAL FORCÉ

I.2.1. Régimes de fonctionnement


a. L’A.R.Q.P. étudie les régimes «lentement» variables des circuits R.L.C. : elle prend en compte
le phénomène d’induction électromagnétique mais néglige le phénomène de propagation. Dans
le domaine de l’A.R.Q.P. l’intensité dans un circuit est une grandeur conservative comme en
régime continu.

La condition de validité de l’A.D.Q.P. peut s’écrire sous la forme : λ >> l


λ : longueur d’onde des ondes électromagnétiques associées au régime sinusoïdal de période T
l : dimension du circuit

Elle traduit le fait que la durée de propagation dans le circuit est petite devant la période.
b. Les circuits linéaires sont régis par des équations différentielles linéaires à coefficients
constants, avec second membre.

Un régime forcé est la solution particulière de l’équation (ou du système d’équations) avec
second membre.

C’est le régime imposé par la source, obtenu lorsque le régime transitoire initial a disparu.

I.2.2. Représentation complexe


a. A la fonction x = A cos (ω t + ϕ) on associe la fonction x_ = A ej (ω t + ϕ) par la relation
j dx
_=x–
x
ω dt

_ = A ejϕ ejωt A
x __ = A ejϕ représente l’amplitude complexe.

d
dt
__) = j ω x
(x _ ∫ x_ dt = jωx_
L’intérêt de la représentation complexe est de remplacer les équations différentielles par des
équations algébriques.
b. Lois de Kirchhoff
La relation entre _x et x étant linéaire et les lois de Kirchhoff étant elles-mêmes linéaires et
valables à chaque instant, elles s’étendent aux grandeurs complexes _x et aux amplitudes
complexes _A_.

I.2.3. Impédance, admittance

Si on utilise la convention récepteur pour la d.d.p. _V


_ on a :
__
V
Impédance _Z
_=
_I
_I
Admittance _Y_ =
__
V
Association en série __ = ∑ Z
Z __i
i
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
236 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION

Association en parallèle _Y_ = ∑ Y


__i
i

Résistor __ = R
Z
I
Capacité _Z_ =
jCω

Inductance __ = jLω
Z

I.2.4. Résonances
a. Définition

Il y a résonance quand le comportement fréquentiel d’un récepteur est caractérisé par l’existence
d’un maximum pour la grandeur étudiée : valeur moyenne de l’énergie absorbée, valeur
efficace de la d.d.p., valeur efficace de l’intensité.
b. 2
__ = R + j Lω –
Z
1 

Lω 


Z = R2 + Lω – ω
1
L 
 
V 1
I = est maximale pour ω0 = et tend vers zéro quand ω tend vers zéro ou l’infini ;
Z 
√LC
ω0 est la pulsation de résonance.

Quand la résonance est aigue, il est commode de caractériser la largeur du pic à la hauteur
Imax ω0 Lω0
on obtient ∆ω = ω2 – ω1 = avec Q = ; Q est le facteur de qualité du récepteur.
2
√ Q R

La phase est définie par :


 Lω – 1 
 Cω 
ϕ = Arg (I_) – Arg (V __) = – Arc tg 
__) = – Arg (Z 
 R 

Pour : ω = ω0 ϕ=0

π
Quand ω→0 ϕ→–
2
π
Quand ω→∞ ϕ→+
2
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 237
c. _
u
On a : u_c =
1 – L Cω2 + jRCω

1 Lω0 1
Il est commode d’introduire ω0 = Q= =

√ LC R RCω0
__c
U ω
I= et η=
__
U ω0

1
On obtient I=
η
1 – η2 + j
Q
 η2 
T = (1 – η2)2 + 2  – 1 ⁄ 2
 Q 
 η 
__c) – Arg (U
Arg (I) = Arg (U __) = – Arc tg  2 
 (1 – η ) Q 

√2

La résonance de tension n’existe que si Q > ; elle est obtenue pour :
2
1  1 
η=√

1 –  2 ω = ω0 √

1– 2
2Q  2Q 
– 1⁄2
–1⁄2  
et on a : Tmax = Q 1 –
1 
Ucmax = U × Q 1 –
1 

 4Q2    4Q2  

Pour la résonance aigue on a :


η ≈ 1 (ω ≈ ω0) Tmax ≈ Q (UCmax ≈ Q U)
Q est le coefficient de surtension.

Tmax 1  ω0 
La largeur du pic pour T = vaut ∆ η = ∆ω = 
x
√ Q Q

La phase ϕ = Arg (I) a les propriétés suivantes :


η = 1 (ω = ω0) ϕ=0
η → 0 (ω → ω0) ϕ→0
π
η → ∞ (ω → ∞) ϕ→–
2
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
238 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
d. 1  1  _I
__ =
Y + j Lω – __ =
U
R  Lω  __
Y
 
1
On utilise l’étude vue dans la partie b. en faisant une transposition R → Lω → Cω
R
1 1
→ I → u u → I.
Cω Lω

Les résultats vus pour I sont valables pour U.


e. Circuit R.L.C. série :

2

Si Q ≤ : c’est un filtre passe-bas du 2ème ordre.
2

2

Si Q > : il peut être encore considéré comme un filtre passe-bas puisque T → 1 quand ω → 0.
2
2

Toutefois pour Q >> on peut l’utiliser comme filtre passe-bande sélectif à condition de
2
limiter son utilisation au voisinage immédiat de la résonance.

Circuit R.L.C. parallèle :


Filtre passe-bande

I.3. CORRIGÉ (Extrait d’un texte donné au concours d’entrée à Saint-Cyr en 1990)

I.3.1. Zc (ZA + Z0)


Z0 = ZA +
Zc + ZA + Z0
Z02 + Z0 (ZB – ZA) – ∆ = 0 ∆ = ZA ZB + ZA ZC + ZB ZC

Cette équation admet 2 solutions en Z0.

Pour n filtres on a Zc = Z0.

L’impédance d’entrée est égale à l’impédance caractéristique (adaptation).

I.3.2. 2 2
L L ω
Z02 = –
C 4
2
Si ω≤ Z02 ≥ 0 Z0 réel

√LC
2
Si ω> Z02 < 0 Z0 imaginaire
√
 LC


2 2
Z0 réel Z0 = ± √ L Lω
C

4



2 2
Lω L
Z0 imaginaire Z0 ± j –
4 C
Z0 réel positif : résistant
Z0 réelnégatif : dipôle actif (résistance négative)
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 239
Z0 imaginaire positif : inductance
Z0 imaginairenégatif : capacité

La valeur du compsants dépend de la pulsation

I.3.3. 2
Basses fréquences ω ≤

√ LC

V2 Z0 I2 I2 ZC
T= = = =
V1 Z0 I1 I1 Z0 + ZC + ZB

1 1⁄2
JCω √L 
 ω2  2
T= + 1 – avec ωc =
Lω C  3 
√LC
1
+J  ωC 
JCω 2

1
soit : T=
1⁄2
2ω2 ω  ω2 
1 – 2 ± 2j 1 –
ωC ωC  ωC2
 

2ω2 2φ ω2
On a : cos φ = 1 – d’où 1 – 2 sin = 1 – 2
ωC2 2 ωC2

φ ω
et : sin =±
2 ωC

1 1
T= = = e± j φ
φφ cos φ ± j sin φ
cos ∅ ± sin cos
2 2
T = 1 et Arg J = ± φ

I2 Z0 I12 Z0 I22


or : T = on en déduit =
I1 2 2

La puissance fournie à l’entrée est consommée dans l’impédance de sortie.


COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
240 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
I.3.4. 2
ω> (ω > ωC)

√ LC
1
JCω 1
T= =
1⁄2 1⁄2
L  ω2  ω2 ω  ω2 
1
JCω
+j

2
±j 
√ 
C ω 2 
–1 1–2
ωC2
±2 
ωC ω 2
– 1
 C   C 
2ω2 Ψ 2 ω2
on a : ch Ψ = –1 2 ch2   – 1 = –1
ωC2 2 ωC2
1⁄2
Ψ ω Ψ  ω2 
soit : ch   = et sh   = ±  2 – 1
 2  ωC 2 ω
 C 
1 1
T= = = – e± Ψ
Ψ Ψ – ch Ψ ± sh Ψ
– ch Ψ ± 2 ch sh
2 2
T = e ± Ψ et Arg T = ± π

I.3.5. ω
Soit x=
ωC

√CL √

2
ω
x < 1 choisissons Z0 =  1– 2
ω
et φ > 0 (0 ≤ φ ≤ π)
C

 φ
Sin   = x φ = +2 Arc sin (x)
2
1
On a : T= = e– j φ
cos φ + J sin φ

Soit : T = 1 et Arg (T) = – φ = – 2 Arc Sin (x)

√CL √

2
ω
x > 1 choisisons Z0 = +j  ω 2
–1 et ψ>0
C

Ψ
ch   = x Ψ = + 2 Arg ch (x)
2

1
On a : T= = – e– Ψ
– ch Ψ – sh Ψ

Soit : T = e– Ψ et Arg (T) = – π (par continuité on choisit – π)


COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 241
Le filtre chargé, à toute fréquence, par son impédance caractéristique est un filtre passe-bas.

Un raisonnement qualitatif permet de retrouver directement le caractère passe-bas du filtre.

Lω 1
Quand : ω → 0 on a →0 →∞ Z0 → ∞
2 Cω
d’où l’équivalence.

Lω 1
Quand : ω → ∞ on a →∞ →0 Z0 → ∞
2 Cω
d’où l’équivalence.

Il s’agit bien d’un filtre passe-bas.

Réalisation approchée de l’impédance caractéristique :

quand ω→0 Z0 ≈ √CL



quand ω→∞ Z0 ≈ j
2

On prendra donc :

Il y aura un écart important dans le voisinage de ω = ωC entre l’étude théorique et le comportement


du dipôle réel.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
242 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
PARTIE II - PROPAGATION D’ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES
DANS UN CÂBLE COAXIAL

II.1. ÉQUILIBRE ÉLECTROSTATIQUE

II.1.1. Soit un point M ; le plan méridien et le plan perpendiculaire à l’axe 0z passant par le point M
sont des plans de symétrie pour la distribution de charges : ce sont aussi des plans de symétrie
→ →
pour le champ électrique : E(M) appartient à l’intersection des 2 plans, E(M) est donc radical.

Il y a invariance de la distribution de charges par rotation d’axe 0z et par translation parallèles


à 0z : E ne dépend pas de θ et z.

Conclusion : E = E(r) →
ur

Énoncé du théorème de Gauss : le flux du champ électrostatique sortant d’une surface fermée
est égale au quotient de la charge iintérieure par la permittivité du vide ε0.

Expression de la fonction E(r) :


La surface de Gauss est un cylindre à base circulaire d’axe Oz de rayon r, limité par deux plans
perpendiculaires à l’axe Oz de côtes z1 et z2 ( z2 > z1).

Flux sortant : (z2 – z1) πr E(r)

Charge intérieure : 0 pour r < a et r > b


(Z2 – Z1)
Charge intérieure : Q pour a < r< b
l

D’où E(r) = O pour r < a et r > b

Q
E(r) = pour a < r < b
2 π ε0 r l

II.1.2. Relations entre champ et potentiel électrostatiques


→ →
E = – grad V
B

∫ A
→ →
.
E dl = V(A) – V(B) (intégrale sur un chemin allant de A à B)

Pour le cas étudié :


∂V ∂V ∂V
= E(r) ; =0 ; = 0 : V n’est fonction que du r.
∂Z ∂θ ∂θ

pour r<a V = Cste = V1


r>b V = Cste = V2
dV Q
a<r<b =–
dr 2 π ε0 l r

ln  
Q r
V – V1 = –
2 π ε0 l a
 
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 243
D.d.p. entre les conducteurs :

ln  
Q b
V1 – V2 =
2 π ε0 l  a 

Capacité du condensateur :
Q 2 π ε0 l
C= =
ln  
V1 – V2 b
a
Capacité du câble par unité de longueur :
C 2 π ε0
C0 = =
ln  
l b
a

II.1.3. 2 π ε0 εr
C0 =
ln  
b
a
→ →
Le théorème de Gauss s’applique au vecteur D : le flux du D surtout d’une surface fermée est
égal à la charge intérieure.

Le diélectrique est linéaire homogène isotrope :


→ →
D = ε0 εr E

→ → →
E est à circulation conservative : E = – grad V

A.N. : C0 ≈ 10– 10 F ⁄ m

II.2. RÉGIME STATIONNAIRE

II.2.1. Soit un point M ; le plan méridien passant par M est un plan de symétrie pour la distribution

des courants : ce plan est un plan d’antisymétrie pour le champ magnétique : B(M) est

perpendiculaire au plan méridien, B(M) est donc orthoradial.

Il y a invariance de la distribution du courants par rotation d’axe 0z et par translation parallèle


à 0z : B ne dépend pas de 0 et z.
→ →
Conclusion : B = B(r) uθ

Théorème d’Ampère :
La circulation du champ magnétique sur un contour fermé orienté est égale au produit par la
permittivité du vide µ0 de l’intensité du courant enlacé par le contour.

L’intensité du courant enlacé est égale au flux du vecteur densité du courant à travers une
surface s’appuyant sur le contour fermé ; l’orientation de la surface est liée à celle du contour
par la règle d’Ampère (voir figure).
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
244 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION

Expression de B(r) →
Le contour utilisé est un contour circulaire centré sur l’axe 0z, de rayon r et orienté par uθ ; le

vecteur orientant le disque s’appuyant sur le contour est uz.


Circulation de B : 2 π r B (r)

Courant enlacé par le contour :


r<a 0
r>b 0
a<r<b I
→ →
D’où : B=O pour r < a et r > b
→ µ0 I →
B= u pour a < r < b
2πr θ

II.2.2. Le flux du champ magnétique est conservatif (le flux sortant d’une surface fermée est nul).

On calcul le flux de B à travers une surface rectangulaire appartenant à un plan méridien et
limitée par r = a, r = b et z = o, z = l (limites du câble).

La surface est orientée par uθ ; on néglige les effets d’extrémités.

ψ= ∫∫ → →
.
B ds

→ →
ds = l dr uθ


µ0 I l dr
ψ=
2π r
a

µ0 I l
ln  
a
ψ=
2π b
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 245
Remarque : la méthode de calcul du flux propre tient compte de deux particularités du circuit :
1) la répartition des courants est superficielle ; 2) l’intensité du courant enlacé est l’intensité
du courant dans le câble coaxial.

II.2.3. ψ
Définition de l’inductance propre L =
I
µ0 l µ0
ln   ln  
a a
L= L0 =
2 π  b  2π b
 

A.N. L0 = 2,5 10– 7 H m– 1

Remarque : on pouvait utiliser la définition :

L=
2 Um
I2
avec Um = ∫∫∫ B2
2 µ0

II.3. RÉGIME VARIABLE

II.3.A. Étude à partir des équations de Maxwell


II.3.A.1. a. →→ → ∂E
rot B = µ0 j + ε0 εr
∂t

La forme intégrale de l’équation sur le contour fermé (C) de rayon r (a < r < b)
est :

∫ → →
.
B dl = µ0 Ienlacé + ε0 εr ∫∫ ∂E →
∂t
ds.

∫ →B . dl→= 2 π r B (r , z , t)
→ →
∫∫ ∂E →
∂t
.
ds = 0
→ ∂E
(E et
∂t

sont suivant ur)

Ienlacé = i(t , z)

µ0 i (t , z)
Doù : B (r , z , t) =
2πr
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
246 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
b. →→ ∂B→ 1 ∂ →
rvt B = – ur + (rB) uz
∂z r ∂r

∂E ∂E → →
= u j=0 pour a<r<b
∂t ∂t r


On obtient : (rB) = 0 (ce qui permet de retrouver le résultat de la question 1.A.)
∂r
∂B ∂E
et : – = µ0 ε0 εr (1)
∂z ∂t


II.3.A.2. → → ∂B
Équation de Maxwell-Faraday : rot E = –
∂t
→ → ∂E → 1 ∂E → ∂E
rot E = u – uz avec =0
∂z 0 r ∂θ ∂θ

∂E ∂B
On obtient : =– (2)
∂z ∂t

II.3.A.3. ∂2 B ∂2 E
De (1) on déduit : – = µ ε ε
0 0 r
∂ z2 ∂t ∂z

∂2 E ∂2 B
De (2) on déduit : – =–
∂z ∂t ∂t2
∂2 B ∂2 B
d’où : – ε µ ε
0 0 r =0
∂ z2 ∂ t2

µ0 i
On remplace B par son expression : B = on obtient l’expression demandée :
2π r
∂2 i ∂2 i
– ε µ ε =0
∂ z2 0 0 r ∂ t2

II.3.A.4. a. Calcul analogue à celui de 2.1.1.


λ (t , z)
E (r , t , z) = (3)
2 π ε0 εr r

b. La conservation de la charge s’écrit, pour le domaine de longueur dz du conducteur 1 :


∂d
dt [i (t , z) – i (t , z + dz)] = × dt dz
∂t
∂λ ∂i
d’où : + =0
δt ∂z

c. Dans (1) on remplace E et B par leurs expressions :


∂  µ0 i  ∂  λ 
–   = µ0 ε0 εr 
∂z  2π r  δt 2π ε0 εr r 
 
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 247

∂i ∂d
soit : – = (4)
∂z ∂t

d. On utilise l’éqation (2) où on remplace E et B par leurs expressions :


∂  λ  ∂  µ0 i 
  =–  
∂z 2π ε0 εr r ∂t  2π r 
 
∂λ ∂i
d’où : = – ε0 µ0 εr (5)
∂z ∂t

de (4) et (5) on obtient :


∂2 λ ∂2i
= – ε0 µ0 εr
∂ z2 ∂t ∂z
∂2λ ∂2i
=
∂t2 ∂z ∂t

On en déduit l’équation de propagation :


∂2λ ∂2λ
= ε µ ε
0 0 r
∂t2 ∂t2

II.3.B. Étude à partir d’un schéma équivalent

II.3.B.1. Aux bornes de l’inductance :


∂ i(t,z)
– u (t,z + dz) + u (t,z) = L0 dz
∂t
∂u ∂i
= – L0
∂z ∂t

Aux bornes du condensateur :


∂u
i (t,z) – i (t,z + dz) = C0 dz
∂t
∂i ∂u
= – C0
∂z ∂t

II.3.B.2. ∂2u ∂2i ∂2i ∂2u


= – L0 ; = – L0 2
∂z2 ∂t∂z ∂t∂z ∂t

∂2u ∂2u
d’où : = – L C
0 0 =0
∂z2 ∂t2

avec L0 C0 = ε0 µ0 εr ; l’équation de propagation définie en A.3. est bien vérifiée.

Un raisonnement analogue permet d’obtenir :


∂2i ∂2i
– L0 0 2 =0
C
∂z2 ∂t
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
248 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
II.3.C. Solutions des équations de propagation

II.3.C.1. 1 1
= ε0 µ0 εr v=
v2 ε0 εr µ

√ 0
v : vitesse de propagation des signaux.

A.N. : v ≈ 200 000 kms– 1

II.3.C.2. Indice 1 : propagation vers les z croissants.


Indice 2 : propagation vers les z décroissants.

II.3.C.3. z z
Soit le changement de variable α = t – β=t+
v v
∂u ∂u1 ∂u2 du1 1 du2 1
= + = ×– + ×
∂z ∂z ∂z dα v dβ v

∂u ∂u1 ∂u2 du1 du2


= + = +
∂t ∂t ∂t dα dβ

∂i 1  di1 di2 
De même : = – + 
∂z v  dα dβ 
∂i di1 di2
= +
∂t dα dβ

On remplace les dérivées dans les expressions obtenues à la question B.1. ; on utilise
1 1
v= = on obtient :

√ ε0 εr µ
0 √
L0 C0

du1


du2

= √CL
 0  di1 di2 
 + 
0  dα dβ 
du1

+
du2

= √CL
 0  di1 di2 
 – 
0  dα dβ 

L0 di
D’où :
du1

= C
√ 0
1

du2

=– √CL
 0

0
di2

En intégrant :

u1 = √CL
 0

0
i1 + u0
1
u2 = – √CL
 0

0
i2 + u0
2

La résistance caractéristique RC est :

RC = √CL
 0
=
1 t
√ε0 × √1ε
 × ln  
b
0 2π 0 r a
RC ≈ 50 Ω
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 249
II.4. QUELQUES ASPECTS DU PHÉNOMÈNE DE PROPAGATION

II.4.A. Propagation de signaux non sinusoïdaux

II.4.A.1. a. Pour t < 0 et 0 ≤ z ≤ l les fonctions u1, u2, i1, i2 sont identiquement nulles.

Conditions aux limites en z = l


us (t) = Ru is (t) (valable ∀t)

us (t) = u1t –  + u2 t + 


l l
 v   v 

is (t) = i1 t –  + i2 t + 


l l
 v  v

1   l l 
is (t) = u1 t –  – u2 t + 
Rc   v   v 

On en déduit :
Ru – Rc
u2 t +
l
= u1 t –  ×
l
 (valable ∀t)
 v  v  Ru + Rc

En faisant un changement d’origine des temps on obtient :


Ru – Rc
u2 (t) = u1 t –  ×
2l
 v  Ru + Rc
(l’expression est valable quelque soit t)

Conditions aux limites en z = 0


t<0 ie (t) = 0 ue (t) = 0
t≥0 ue (t) = E – Rg ie (t)
1
ie (t) = i1 (t) + i2 (t) = u (t) – u2 (t)
Rc  1 
ue (t) = u1 (t) + u2 (t)

Rc Rg – Rc
On obtient : u1 (t) = E + u2 (t) (6)
Rc + Rg Rg + Rc
pour Rg = Rc
E
u1 (t) =
2

b. La fonction u1 (t) est définie par :


t<0 u1 (t) = 0

E
t≥0 u1 (t) =
2
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
250 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION

La fonction u2 (t) est définie par :


2l
t< u2 (t) = 0
v

2l E Ru – Rc
t≥ u2 (t) = =
v 2 Ru + Rc

E
Soit pour Ru = 0 u2 (t) = –
2
E
Ru → ∞ u2 (t) =
2
Ru = Rc u2 (t) = 0

D’où la fonction ue (t) = u1 (t) + u2 (t)

t<0 ue (t) = 1

2l E
0≤t< ue (t) =
v 2
2l
t≥ Ru = 0 ee (t) =0
v
Ru → ∞ ue (t) = E
E
Ru = Rc ue (t) =
2

Le tracé des graphes ue (t) :


COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 251
E
Commentaire : u1 (t) = pour t ≥ 0 : l’onde (1) transporte la valeur constante
2
E
à partir de t = 0.
2

Ru – Rc
u2 (t) = u1 t –  ×
2l
: l’onde (2) est produite par réflexion de l’onde (1) ;
 v  Ru + Rc
Ru – Rc 2l
est le coefficient de réflexion ; est le retard de (2) par rapport à (1) en
Ru + Rc v
z = 0.

Cas particuliers : Ru = 0 réflexion totale avec changement de signe.

Ru ∞ réflexion totale sans changement de signe.

Ru = Rc pas de réflexion : ligne adaptée.

II.4.A.2. a. α) D’après 1.a. on a :


Ru – Rc
u2 (t) = u1 t –  ×
2l
 v  Ru Rc
Rc Rg – Rc
u1 (t) = E + u2 (t)
Rc + Rg Rg + Rc

On voit que, dans le cas général, l’onde (1) est produite par le générateur (terme
Rc Rg – Rc
E ) et par réflexion de l’onde (2) (coefficient de réflexion ).
Rc + Rg Rg + Rc

A t = 0+ on a :
Rc
u2 0+ = 0 u2 0t = E
    Rc + Rg

R0
d’où : ue 0+ = E
  Rc + Rg

β) On recherche un état stationnaire.

Ru – Rc
On a : u2 (∞) = u1 (∞) ×
Ru + Rc

Rc Ru – Rc
et u1 (∞) = E + u2 (∞) ×
Rc + Rg Ru + Rc

Ru
On obtient : ue (∞) = u1 (∞) + u2 (∞) = E ×
Rg + Ru
(résultat obtenu directement en considérant le régime continu).
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
252 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
b. A l’instant de la fermeture, le circuit se comporte comme une résistance Rc pour
l’onde (1).

Au cours du temps le circuit est le siège de réflexion multiples : ces réflexions


2l
modifient la valeur de ue aux instants × p (p ∈ N).
v

Lorsque t → ∞, elles conduisent vers un état stationnaire caractérisé par :


Ru
ue (∞) = E
Rg + Ru

l
us est modifié aux instants (2p + 1) et tend évidemment vers la même valeur
v
limite.

La suite des valeurs prises par ue pourrait s’obtenir à partir des équations obtenues
au 2.a.α).

II.4.A.3. a. A l’entrée on a d’après l’équation (6) obtenue au 1.a. :


Rc Rg – Rc
u1 (t) = E + u2 (t)
Rg + Rc Rg + Rc

L’approximation Rg > > Rc donne :


u1 (t) = u2 (t) équation valable ∀t (7)

b. Pour t < 0 on a un régime stationnaire correspondant à Rn ∞ : d’après la question


2.b. on a : us = E ; on a aussi is = 0

u1 t –  + u2 t +  = E
l l
us = E ⇒
 v  v

u1 t –  = u2 t +
l l
is = 0
⇒  v  v 

d’où : u2 t –  = pour t < 0


l E
 v 2
D’après l’équation (7) obtenue au 3.a. :
u1 (t) = u2 (t)

u1 t –  = u2 t – 
l l
soit :
 v  v
u2 t +  =
l E
avec : pour t < 0
 v 2
u2 t –  =
l E 2l
c’est-à-dire : pour t <
 v 2 v
2l
u1 t –  =
l E
on a donc : pour t <
 v 2 v
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 253

Pour t ≥ 0 on a us = Rc is

u1 t –
l
+ u2 t +
l
= u1 t –  – u2 t =
l l
 v  

v  v  v 

u2 t +
l
d’où : =0 pour t ≤ 0
 v 

u1 t –
l
= u2 t – 
l
on sait que :  d’après (7)
 v  v
u2 t +  = 0
l
pour t ≥ 0 implique
 v
2l
u2 t –  = 0
l
pour t ≥
 v v
2l
u1 t –  = 0
l
d’où : pour t ≥
 v v

c. Évolution de u’s

on a : u’s = 0 pour t < 0


u’s = us pour t ≤ 0

u’s = u1 t –  + u2 t +


l l
soit :
 v  v 

D’où le graphe de u’s connaissant les fonctions u1 t –  et u2 t +


l l
.
 v   v 

E 2l
On a bien une impulsion de tension de hauteur et de durée .
2 v

II.4.B. Propagation de signaux sinusoïdaux

II.4.B.1. a. U
__ = U __10 + U
__20
On a : I e
Rc _Ie = U
__10 – U
__20

U
__s = U__10 e– jkl + U
__20 ejkl
II 
__10 e– jkl – U
Rc _Is = U __20 ejkl
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
254 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
1
__10 e–jkl =
De II on obtient : U __ + Rc _Is)
(U
2 s
1
__20 ejkl =
U __ – Rc _Is)
(U
2 s

On remplace _U_10 et _U_20 dans les équations I.

d’où : __e = U
U __s cos kl + _Is j Rc sin kl

sin kl
_Ie = U
__s j + _Is cos kl
RC

b. __e
U Rn cos kl + j Rc sin kl
__e =
Z =
_Ie Rn
cos kl + j sin kl
Rc

II.4.B.2. __20 ejkl


U __s – Rc _Is
U Rn – Rc
_rs = – jkl
= =
__10 e
U __s + Rc _Is
U Rn + Rc

II.4.B.3. a. α. Rn = Rc __e = Rc
Z _rs = 0

Pas d’onde réfléchie ; comportement purement résistif du câble (câble adapté avec
uniquement l’onde progressive directe).

β. Rn = 0 __e = j Rc tg kl
Z _rs = – 1

Réflexion totale avec déphasage de π.

L’impédance est purement réactive :

inductive si tg kl > 0 soit n < l < n +


1 1 1
2  2  2

capacitive si tg kl < 0 soit n + 1 1


< l < n +
1 1
(n ∈ N)
 2  2 2  2
 
1
Si kl = n π soit l = n __e = 0 : le câble se comporte comme un circuit résonnant
Z
2
série.

Si kl = n +  π soit l = n +


1 1
__e → ∞ : le câble se comporte comme un
Z
 2  2 
circuit résonnant parallèle.

γ. Rn → ∞ __e = – j Rc c0 tg kl _rs = + 1
Z

Réflexion totale sans déphasage.

L’impédance est purement réactive.


COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION 255

inductive si ωtg kl < 0 soit n +  < l <(n + 1)


1 1 1
 2  2 2

capacitive si ωtg kl > 0 soit n < l < n + 


1 1 1
2  2 2

1
Si kl = nπι l=n __e → ∞ circuit résonnant parallèle
Z
2

Si kl = n +
1
l = n +
1 1
π __e = 0 circuit résonnant série
Z
 2   2  2

II.4.B.3. b. α. _rs = 0

__e
U
_ = u1 = _U_e ej (ωt – kz) _i =
u ej (ωt – kz)
Rc

On a uniquement l’onde progressive directe sur le câble.

β. _rs = – 1

En appliquant le résultat de la question 1.a. à l’abcisse z on a (en tenant compte


de _U_0 = 0).
__ (z) = _Is j Rc sin k (l – z)
U

_I (z) = _Is cos k (l – z)

d’où : u_ = _Is j Rc sin k (l – z) ejωt

_i = _Is cos k (l – z) ejωt

Il s’agit d’une onde stationnaire : les positions des centres de tension vérifient
1 λ λ
z = l – n +  et les nœuds z = l – ; les positions des centres et nœuds de
 2  2 2
courant sont inversés.

γ. rs = + 1

On applique le résultat de la question 1.a. à l’abcisse z (en tenant compte de


_I1 = 0)
sin k (l – z)
__ (z) = U
U __ s cos k (l – z) _I (z)= _U_s j
RC

d’où __s cos k (l – z) ejωt


u_ = U

__s
U
_i = j sin k (l – z) ejωt
RC

On a une onde stationnaire dont les centres et les nœuds de tension sont inversés
par rapport au cas β.
COMPOSITION SUR LA PHYSIQUE ET LE TRAITEMENT
256 AUTOMATISÉ DE L’INFORMATION
II.4.B.4. a. On utilise le résultat de la question 1.a. à l’abcisse z (avec Ru _Is = _U_s).

__ (z) = _Is Ru cos k (l – z) + j Rc sin k (l – z)


U
 
_Is
_I (z) = R cos k (l – z) + j Ru sin k (l – z)
Rc  c 

__ (z)2 = I_s2 Rn2 cos 2 k (l – z) + Rc2 sin2 k (l – z)


b. U
 
I_s2
2
I_ (z) = R 2 cos 2 k (l – z) + R 2 sin2 k (l – z)
Rc  n u 

1
Si Ru > Rc U
__ = U
__max pour k (l – z) = nπ soit z = l – n
2

__min pour k (l – z) = n +


1
π soit z = l – n
1 1
Si Ru > Rc U
__ = U
 2   2  2
Ru Rc
Si Rn > Rc v = ; si Rn < Rc v =
Rc Rn

v–1 1 + r_s
On a r_s = et v =
v+1 1 – r_s

Dans le cas général les ondes peuvent être vues comme la superposition d’une
onde stationnaire et d’une onde progressive directe. Cet état est caractérisé par le
taux d’ondes stationnaires : celui-ci vaut 1 dans le cas α, il est infini dans les cas
β et γ. Ce taux constitue un moyen de mesure de l’adaptation du récepteur à la
ligne.
OPTION CHIMIE 257

Agrégation
(Concours Interne)
OPTION : CHIMIE
Composition avec exercices d’application - Session : 1992

Partie A : Étude du fer métallique

I. Généralités

I.1. Feα.

I.2. Feα car transitions [Feα → Feγ → Feα] → Feliquide.


Fesolide

On a de nouveau Feα lors de la fusion.

I.3. Oxydes : Hematite (Fe2 O3) Magnétite (Fe3 O4) Limonite [Fe O (OH), nH2 O].

Carbonate : Siderite (Fe CO3).

II. Étude cristallographique du fer α

II.1

II.2 Non.
1
– La maille conventionnelle représentée ici contient 1 + 8 × = 2 atomes de fer,
8
– Or, une maille élémentaire ne contient qu’un seul motif.

II.3. Paramètre de la maille = arête du cube dessiné ci-dessus.

II.4.  a√
3 
Coordinence 8 : 1 atome de Fer a 8 plus proches voisins à .
 2 
258 OPTION CHIMIE
II.5. Le plan (1, 1, 0) correspond (par exemple) au plan passant par les points (A, B, C, D).

Il y a «contact» entre les atomes selon les diagonales du rectangle ABCD.

II.6. a√
3
4 RFeα = a √
3 ⇒ RFeα =
4

4
2× π R3Feα
3
Compacité Cα = ⇒ Cα = 0,68
a3

II.7. MFe
2 2 MFe 3 √
3
masse d’une maille
µα = = = ⇒ µα = 7520 kg.m– 3
volume d’une maille a 3
R3Feα 43

III. Étude cristallographique du fer γ

III.1.

III.2. 2 
 a’ √
Coordinence 12 : chaque atome a 12 plus proches voisins à .
 2 

III.3.
OPTION CHIMIE 259
III.4. Il y a «contact» selon une diagonale de chaque face ⇒ 4 RFeγ = a’ √
2
a’ √
2
RFe =
γ 4

III.5. nb de motifs par maille conventionnelle



4
4 × π RFeγ
3 π
Cγ = ⇒ Cγ = = 0,74 > Cα
a’3 3√
2

réseau cfc plus compact que c.c (voir coordinence)

III.6. III.6.a. Études des cavités octaédriques

III.6.a.α. Une cavité octaédrique est un interstice du réseau délimité par le centre des six
atomes de fer (voir schéma) placés aux sommets d’un octaèdre (régulier).

III.6.a.β.

III.6.a.γ. centre du cube



1
Il y a 4 cavités octaédriques : 1 + 12 × .
4

milieu de chaque arête

III.6.a.δ. 2 RΩ + 2 RFeγ = a’ schéma d’une arête du cube

a’  √2 

RΩ =  1– = 0,146 a’
2  2 

III.6.b. Étude des cavités tétraédriques

III.6.b.α. Interstice du réseau délimité par le centre de 4 atomes de fer placés aux sommets
d’un tétraèdre (régulier).

III.6.b.β. 1 seule cavité tétraédrique est représentée ici : il y en a une au centre de chaque
a
cube d’arête .
2
260 OPTION CHIMIE

III.6.b.γ. 8 cavités tétraédriques (voir ci-dessus).

III.6.b.δ. a’ √
3
RFeγ + R∆ = schéma de la diagonale d’un cube
4
a’
d’arête
2

a’
R∆ = (√
3 – √
2 ) = 0,079 a’
4

IV. Cristal réel de fer

IV.1. IV.1.a. Défaut de Schottky : un atome de fer a quitté sa position normale dans le réseau. Il y a
création d’une lacune :
Fe → + Fe

atome éliminé du réseau

IV.1.b. Défaut d’anti-Schottky : un atome de fer extérieur vient s’insérer dans une cavité :
Fe → Fe

IV.1.c. Défaut de Frenkel : un atome de fer quitte sa position normale dans le réseau pour se placer
dans une cavité :
Fe → + Fe

Remarque : Fe : site normal du réseau occupé Lacune (site normal vide)


Remarque : Fe : cavité Ω ou ∆ occupée Cavité vide

IV.2. IV.2.a. H = n E

IV.2.b. nb de complexions ω = CN
n

(répartition de n défauts sur N sites)



N! (N + n) !
S = K Ln ω = K Ln La réponse S = K Ln est correcte
n ! (N – n) ! n!N!
n
ω = CN + n
 

IV.2.c. G = H – TS ⇒ G = nE – kT N Ln N – n Ln n – (N – n) Ln (N – n)
 
OPTION CHIMIE 261

n = N exp –
IV.2.d. dG N–n E 
=0 ⇒ 0 = E – KT Ln ⇒  car n < < N.
dn n  KT 

On obtient une répartition selon la statistique de Boltzman.

V. Propriétés magnétiques du fer solide

V.1. Le paramagnétisme du fer est essentiellement dû à l’existence d’un moment magnétique de spin
non nul.

V.2. Les moments magnétiques ont tendance à s’aligner pour donner des domaines de Weiss où les
atomes ont leurs moments magnétiques parallèles.

V.3. Disparition des domaines de Weiss au point de Curie (transition ferromagnétique → paramagnétique).

V.4. Cobalt Nickel.

Partie B : Étude des ions ferreux et ferrique complexés en solution aqueuse

I. Comportement acido-basique des ions ferreux et ferrique complexés en solution aqueuse

I.1. I.1.a.

3+ complexe
idem pour Fe (H2O)6 : 
octaédrique

I.1.b. 2+
Fe (H2O)6 : cation hexaqua fer (II),

Fe (H2O)3+
6 : cation hexaqua fer (III).

I.2. I.2.a. Base conjuguée de Fe2+ +


aq : Fe (H2O) 5 OH .

I.2.b.
Pour Fe3+  3+
Fe (H2O)5 OH2+
/
aq : couple Fe (H2O)6

et couple Fe (H2O)5 OH2+ Fe (H2O)4 (OH)2 .


/ +

I.3.
← + +
⇒ RP : Fe2+
aq + H2O → Fe (H2O)5 OH + H3O
10– 1
10– 1 – α α α

α2
Ka = avec α << 10– 1 ⇒ α2 = 10– 3,3 ⇒ pH = 4,65.
10– 1 – α
262 OPTION CHIMIE
On vérifie que la RPS (autoprotolyse de l’eau) ne modifie pas la RP.
1
Remarque : On pouvait également utiliser la formule pH = (pKa + pCo) en la justifiant.
α

II. Étude de la solubilité des hydroxydes Fe(OH)2 et Fe(OH)3

II.1. II.1.a. sFe(OH)2 = [Fe2+] [OH–] = 2 [Fe2+] + [H3O+] KS = [Fe2+] [OH–]


2

1⁄3
 KS (Fe(OH)2 
Approximation : [H3 O+] << 2 s ⇒ 3
4 s = KS ⇒ sFe(OH)2 =  
 4 

sFe(OH)2 = 6,3 10– 6 mol l– 1 Approximation vérifiée car [H3O+] < 10– 7 = pH basique.

sFe(OH)3 = [Fe3+] et [OH–] = 3 [Fe3+] + [H3O+] KS = [Fe3+] [OH–]3

KS Fe(OH)3
Approximation : 3 s << [H3O+] car Ks = 10– 37 ⇒ sFe(OH)3 =  
(10 – 7)3
[OH–] = [H3O+] ⇒ pH = 7

sFe(OH)3 = 10– 16 mol– 1 ⇒ Approximation vérifiée.

II.1.b. pHFe(OH)2 = 9,1 pHFe(OH)3 = 7

II.2. 3
s’ = [Fe ] + Fe (H2O)5 OH  + Fe (H2O)4 (OH)2 
3+ 2+ + KS = [Fe3+] [OH–]
    


[OH ] = [H3O ] + 3 [Fe ] + 2 Fe (H2O)5 OH  + Fe (H2O)4 (OH)2 
– + 3+ 2+ +
   
Approximation : pH reste proche de 7 ⇒ Fe (H2O)4 (OH)+2 majoritaire

Ka1 Ka2 Ka1 Ka2 KS


d’où s’ = Fe(H2O)4 (OH)+2 = [Fe3+] =
  [H O ] + Ke2 [OH–]
3

Il faut calculer le pH
Approx. vérifiée
1
 Ka 1 Ka 2 KS  ⇑
Ke
= [H3O+] 1 + +  Ke 2
3  ⇒ [H3O ] =   ⇒ pH = 7,05
 1 + Ka 1 Ka 2 KS 
+
[H3O ] Ke
 
 Ke3 
 

d’où s’ = 2,2 10– 8 mol.l– 1 s’ > s car hydrolyse des ions Fe3+.

III. Tracé du diagramme potentiel-pH du fer à 298 K

III.1. pH = 7,0 si Co = 10– 1 mol l– 1


pH de précipitation de Fe[OH]2
pH = 9,5 si Co = 10– 6 mol l– 1
OPTION CHIMIE 263

[Fe2+] = Co si pH < pH précipitation



E = E0 (Fe2+ ⁄ Fe) + 0,03 log [Fe2+] avec  KS
[Fe2+] + 2 [H3O+]2 si pH > pH précipitation
 Ke

Co = 10– 1 mol l– 1 Co = 10– 6 mol l– 1


pH < 7 E = – 0,46 V pH < 9,5 E = – 0,61 V
pH > 7 E = – 0,04 – 0,06 pH pH > 9,5 E = – 0,04 – 0,06 pH

III.2. pH = 2 si Co = 10– 1 mol l– 1


pH de précipitation de Fe[OH]3
pH = 3,7 si Co = 10– 6 mol l– 1

[Fe3+]
0 3+ 2+
E = E (Fe ⁄ Fe ) + 0,06 log
[Fe2+]

[Fe3+] = Co et [Fe2+] = Co si pH < pH précipitation




 KS Fe (OH)3 
  
 [Fe2+] = [H O+]3 et 
avec  Ke3 3 
 
 si pH > pH précipitation
 KS Fe (OH)2 [H3O+]2 
   
 [Fe2+] = 
Ke 2 
 

Co = 10– 1 mol l– 1 Co = 10– 6 mol l– 1


pH < 2 E = – 0,77 V pH < 3,7 E = 0,77 V
2 < pH < 7 E = 1,13 – 0,18 pH 3,7 < pH < 9,5 E = 1,43 – 0,18 pH
7 < pH E = 0,29 – 0,06 pH 9,5 < pH E = 0,29 – 0,06 pH

III.3.
III.4. Voir Graphe (page suivante)
III.5.

III.6. – Aucun degré d’oxydation ne se dismute.


– Le fer au degré O est instable au contact de l’eau : il est oxydé.
– L’air humide (H2O et O2) oxyde Fe mais également le degré II. Seul le degré III est alors stable.

III.7. Co = 10– 6 mol l– 1 correspond au diagramme de corrosion d’un métal.

IV. Tracé du diagramme potentiel-pF du fer à 298 K

IV.1.  (3 – i) +
Fe Fi 
(3 – i + 1) + → (3 – i) +  
Fe Fi – 1 + F– ← Fe Fi KF =
i  (3 – i + 1) +
Fe Fi – 1  [F–]
 
264 OPTION CHIMIE

IV.2. si pF – pK : Fe F(3 – i + 1) + qui prédomine.


> F i–1
i

IV.3. [Fe3+]
3+ 2+
E = E0 (Fe ⁄ Fe ) + 0,06 log avec [Fe2+] = 10– 1 mol l– 1
[Fe2+]

si pF > 5,1 [Fe3+] = 10– 1 mol l– 1 ⇒ E = 0,77 V

E = 0,77 + (pKF + pF) 0,06


10– 1 
Fe3+
1
si 4,1 < pF < 5,1 [ ]= – ⇒ 
[F ] KF
1 
 E = 0,46 + 0,06 pF
OPTION CHIMIE 265

E = 0,77 + 0,06 (2 pF + pKF + pKF )


3+ 10– 1  1 2
si 2,7 < pF < 4,1 [Fe ] = [F–]2 K K ⇒ 
F F1 2 
 E = 0,22 + 0,12 pF
E = 0,77 + 0,06 (3 pF + pKF + pKF + pKF )
10– 1  1 2 3
si pF < 2,7 [Fe3+] = –3 ⇒ 
[F ] KF KF KF
1 2 3 
 E = 0,06 + 0,18 pF

IV.4. Pas de complexe F– avec Fe2+ ⇒ E = E0 (Fe2+ ⁄ Fe) + 0,03 log [Fe2+] = – 0,46 V.

IV.5.

Échelle de l’énoncé non respectée

Partie C : Étude d’orbitales

I. Structure électronique

I.1. Fe : 1 s2 2 s2 2 p6 3 s2 3 p6 4 s2 3 d6
Fe2+ : 1 s2 2 s2 2 p6 3 s2 3 p6 3 d6
Fe3+ : 1 s2 2 s2 2 p6 3 s2 3 p6 3 d5

I.2. Le Fer appartient à la 1ère série des éléments de transition car il possède des électrons 3d.

II. Étude des orbitales d

II.1. l = 2 pour une orbitale d, par définition.


266 OPTION CHIMIE
m varie de – l à + l par valeur entière ⇒ m = ± 2 m = ± 1 m = 0 ⇒ 50 A type d

II.2. II.2.a. Partie radiale : Partie de la fonction d’onde ne dépendant que de r.


r
4 – 7 ⁄ 2 2 – r ⁄ 3 a0 – a0
R (r) = a0 r e = Ka–0 7 ⁄ 2 r2 e 3
81 √
30


ce terme peut éventuellement ne pas
être intégré à la partie radiale.

partie radiale

.
Remarque : Ψ (r, θ, ϕ) = R (r) Y (θ, ϕ) .

dR – 7 ⁄ 2 – r ⁄ 3 a0  r2  dR
Allure de R (r) : = Ka0 e 2π– ⇒ = 0 ⇒ r = 6 a0
dr 3 a0  dr
 

Le Maximum de la partie radiale se situe assez loin du noyau (6 a0) ⇒ orbitale diffuse.

II.2.b. La partie radiale des autres orbitales 3 d est IDENTIQUE car R n’est fonction que de (r,
l) qui est (3,2) pour toutes les O.A. 3 d.

II.3. II.3.a. Partie angulaire : Partie de la fonction d’onde ne dépendant que de (θ, ϕ)

Y (θ, ϕ) =
1
4
√ π5 (3 cos2 θ – 1)

II.3.b. 1
On pose
4
√ π5 = α
 ⇒ Y (θ, ϕ) = α (3 cos2 θ – 1) ⇒
dY

= – 3 α sin 2 θ.

 π
Étude faite pour θ ∈ 0, car Y (θ) = Y (– θ) ⇒ fonction symétrique ⁄ à x’Ox.
 2 

θ 0 55° π⁄2
dY ⁄ dθ 0 – 0
Y 2α 0 –α
OPTION CHIMIE 267
II.3.c. La densité de probabilité de présence de l’électron est :
d
= Ψ Ψ∗ avec dτ = r2 sin θ dr dθ dϕ et Ψ∗ : partie conjuguée de Ψ.

La «probabilité de présence angulaire» est :


π 2π π 2π

∫ ∫
0 0
YY∗ sin θ dθ dϕ = α2 ∫ 0
(3 cos2 θ – 1)2 sin θ dθ ∫
0
dϕ =

π π π
 

π
5 5  9 cos5 θ   6 cos3 θ  
2π (9 cos4 θ – 6 cos2 θ + 1) α sin θ dθ = –  +  – cos θ 
16 π 8  5   3 0  0 
0  0 

=
5  18 – 12 + 2 = 1 ⇒ Normée
8 5 3 
 

II.3.d. 5 z 2 
Y=
1
4
√
 π
3 2 –1
r
 

II.3.e. 3 dz2.

II.3.f. Surface de symétrie de révolution par rapport à l’axe Oz.

II.3.g.

II.3.h.
268 OPTION CHIMIE

Partie D : Étude thermodynamique de la réduction des oxydes de fer par la vapeur d’eau

I. Construction du diagramme d’Ellingham des oxydes de fer

I.1. I.1.a. 2n 2
Soit la réaction M + O2 → Mn Op
p p
On représente pour cette réaction ∆rGo = ∆rHo – T ∆rSo en fonction de T (∆rHo et ∆rSo
constants dans les domaines de température où il n’y a pas de changement d’état).

I.1.b.
o
→ ∆rG1 = – 532 103 + 144,4 T (J .mol– 1)
2 Fe + O2 ← 2 FeO

3 → 1 o
Fe + O2 ← Fe3O4 ∆rG2 = – 558,6 103 + 172,4 T (J.mol– 1)
2 2
o
→ ∆rG3 = – 638,6 103 + 256,6 T (J.mol– 1)
6 FeO + O2 ← 2 Fe3O4
o
→ ∆rG4 = – 471,8 103 + 266,2 T (J .mol– 1)
4 Fe3O4 + O2 ← 6 Fe2O3
o
→ ∆rG5 = – 483,6 103 + 88,8 T (J .mol– 1)
2 H2 + O2 ← 2 H2O

I.1.c.
OPTION CHIMIE 269
I.2.

Si T < 950 K FeO se dismute 4 FeO ← Fe + Fe3O4

II. Étude du pouvoir réducteur du dihydrogène

II.1. II.1.a.

3 Fe2O3 + H2 ← 2 Fe3O4 + H2O : réaction totale
1 1
(6) → ∆rGo6 = ∆ Go – ∆ Go
Fe3O4 + H2 ← 3 FeO + H2O 2 r 5 2 r 3
o 1 1
(7) 1 → 3
Fe3O4 + H2 ← Fe + H2O ∆rG7 = ∆rGo5 – ∆rGo2
4 4 2 2
1 o 1
(8) → ∆rGo8 = ∆G – ∆G
o
FeO + H2 ← Fe + H2O 2 r 5 2 r 1

II.1.b. o
∆rG6 = 77,5 103 – 83,9 T
o
∆rG7 = 37,6 103 – 41,8 T
o
∆rG8 = 24,2 103 – 27,8 T

II.1.c. – Pas d’influence de la pression sur ces 3 équilibres (∆νg = 0) ;


– Une augmentation de T favorise le pouvoir réducteur de H2 dans les 3 cas car
∆rHo > 0 ∀ équilibre considéré.

II.2. PH O PH O  ∆rGo 
o 2 2
∆rG + RT Ln K = 0 avec K = ⇒ = exp – 
PH PH  RT 
2 2

9326 
équilibre (6) : PH = exp 10,1 –
O ⁄ PH2 pour T > 950 K
2
 T 
4524 
équilibre (7) : PH O ⁄ PH = exp 5,03 – pour T < 950 K
2 2
 T 
2912 
équilibre (8) : PH O ⁄ PH = exp 3,35 – pour T > 950 K
2 2
 T 

II.3.
et
II.4.
270 OPTION CHIMIE
III. Application

III.1.
Fe3O4 + H2 ←
→ 3 FeO + H2O K6
1 x 0 0
État final 1–v x–v 3v v


FeO + H2 ← FeO + H2O K8
3v x–v 0 v
État final 3v–u x–v–u u v+u

PH
2
O u+v
⇒ =
PH x–u–v
2

III.2. III.2.a. M ∈ zone d’existence de FeO. Les frontières sont non comprises ⇒ système hors équilibre.

d’où : u = 0 car il n’y a pas de fer formé


d’où : v = 1 car équilibre (6) rompu (plus de Fe3O4)

1 1
d’où : Kg < < K6 ⇔ 1,55 < < 2,17 ⇔ 1,46 < x < 1,65
x–1 x–1

III.2.b. M ∈ zone d’existence de Fe (là encore, le système est hors équilibre).

v=1 : il n’y a plus de Fe3O4


u=3 : tout Fe3O4 est transformé en Fer.

4
d’où : < Kg ⇔ x > 6,58 moles
x–4

Partie E : Synthèse de nouveaux ligand-cage complexant l’ion ferrique

I. Synthèse du produit de départ (pont)

I.1. Étude du produit de départ de cette synthèse

I.1.a. Pyrocatechol ou 1,2-dihydroxybenzène


IUPAC

I.1.b.
OPTION CHIMIE 271
I.2. Synthèse de l’acide téréphtalique

I.2.a. 1ère étape : alkylation de Friedel-Crafts.

2ème étape : oxydation des chaînes latérales d’hydrocarbures benzéniques.

Chauffage à reflux : T ≈ 100°C - on acidifie à la fin pour faire précipiter l’acide téréphtalique.

I.2.b. Purification de l’acide téréphtalique


Remarque : Difficilement purifiable par recristallisation directe (sublimation et décomposi-
tion).

Technique industrielle : facile à purifier par cristallisation.

I.3. Étude du passage de B à C

I.3.a.

: diester méthylique.

I.3.b.

: protonation de l’acide.
272 OPTION CHIMIE

: addition nucléophile de l’alcool.

: élimination de H2O puis déprotonation.

I.4. Étude du passage de C à D

I.4.a. Rôle de K2CO3 : base faible permettant de fabriquer la base conjuguée de C sans pour
autant provoquer de saponification.

I.4.b. ou

I.4.c. Mécanisme en simplifiant C sous la forme

I.5. Étude de la fin de la synthèse du «pont»

I.5.a. D excès de soude : double saponification

I.5.b. P Cl5 , P Cl3 .

II. Synthèse du «chapeau supérieur»

II.1. Étude du composé F


OPTION CHIMIE 273
II.1.a.

II.1.b. La pyridine capte HCl formé :

II.1.c. Test de Hinsberg

Amine primaire :

Amine secondaire :

Amine tertiaire : pas de réaction.

II.1.d.

II.2. Synthèse de l’aziridine N-substitué

II.2.a. :

bon groupe partant.


274 OPTION CHIMIE
II.2.b. Rôle de KOH : deprotoner l’amide et accroître ainsi le caractère nucléophile.

II.3. Formation de G
Sulfamide (ou sulfanilamide).

II.4. Étude de la dernière étape


1 ⁄ H2 O ⁄ H+
G N – CH2 – CH2 – NH2 : hydrolyse des fonctions sulfamides.
 3
2 ⁄ milieu basique

III. Synthèse du chapeau inférieur

III.1. Étude de la première étape

III.1.a.

III.1.b.

III..1.c. SN L’acétone est un solvant polaire ⇒ stabilisation des ions ⇒ solubilise


Na N3 (ionique) mais également le produit de départ.

III.1.d. Mécanisme SN1

1ère étape réversible (ou inversable !!)

III.2. Étude de la deuxième étape

III.2.a. Réaction de réduction par les ions «hydrure».

III.2.b. III.2.b.α. δ = 3,78 Proton du méthylène


1

δ1 = 7,22 Proton du cycle

grandeur caractéristique de protons sur un cycle benzénique.

III.2.b.β. NON car il y a 3 types de protons ⇒ 3 déplacements chimiques ≠

III.2.b.γ. Les protons de l’amine NH2 ne sont pas observés (échange avec D du solvant
D2O).

III.2.b.δ. Signal à δ1 = 3,78 d’intensité double / au signal à δ2 = 7,22.


OPTION CHIMIE 275
III.2.c. III.2.c.α. C H N
% massique
65,40 9,17 25,43
théorique

III.2.c.β.
% H pratique > % H théorique alors que
% C
% Npratique
< % C
% Nthéorique

⇒ produit contenant H2O (d’ailleurs % Oprat = 5,97 % ≠ 0).

IV. Synthèse du ligand-cage TRENMECAM

IV.1. Fixation du «chapeau supérieur». Synthèse de H

IV.1.a. Amide.

IV.1.b.

IV.1.c. La triéthylamine «capte» Hcl formé et déplace l’équilibre vers l’amide.

IV.2. Passage de H à J

IV.2.a. Saponification puis neutralisation.

IV.2.b.

IV.2.c. : chlorure de thionyle.

IV.2.d.

IV.2.e.
276 OPTION CHIMIE

puis

IV.3. Fixation du «chapeau inférieur». Synthèse de K

IV.3.a. Fonction amide.

IV.3.b. Très haute dilution pour éviter la polymérisation (polyamide).

V. Complexation du fer (III) par le ligand-cage TRENCAM

V.1.

V.2.

V.3. V.3.a. [Fe3+] [FeIII L] Kf II


E = Eo (Fe3+ ⁄ Fe2+) + 0,06 log = Eo (Fe3+ ⁄ Fe2+) + 0,06 log
[Fe2+] [FeII L] Kf III

Kf II
Eo (FeIII L ⁄ FeII L) = Eo (Fe3+ ⁄ Fe2+) + 0,06 log
Kf III

Eo (FeIII L ⁄ FeII L) – Eo (Fe3+ ⁄ Fe2+)


⇒ Kf II = Kf III 10 ⇒ Kf II = 8,6 1012 << Kf III .
0,06

V.3.b. Le ligand TRENCAM «piège mieux» Fe3+ que Fe2+ (caractère très sélectif de TRENCAM
vis-à-vis du fer (III)).

V.3.c. Diminution du caractère oxydant du fer (III) ⇒ stabilisation du fer (III).


COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 277

Agrégation
(Concours Interne)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition avec exercices d’application - Session : 1992

PREMIER PROBLÈME

Partie I. - FILTRES ANALOGIQUES

1. Filtres à éléments passifs

1.1. Fonction de transfert :


Lp Lp
Cp R
T (p) = =
R Lp +  +
1 Lp L
1+ p + LCp2
 Cp Cp R

On a donc par analogie avec la forme présentée dans l’énoncé :

ω0 =
1

√ LC
m=
1
2R

 CL A=1

1.2. Inconvénients des bobines :


– Difficultés d’avoir des bobines de bons coefficients de qualité à fréquences faibles.
– Encombrement.

1.3. Le filtre étudié est un passe bande, de pulsation de résonance ω0 , de bande passante à – 3 dB
Bp (ω) = 2 m ω0.

1.4. Le schéma proposé Figure 2 est équivalent d’après le théorème de Thévenin, au schéma suivant :

Donc sa fonction de transfert s’écrit :


R1 1
T’ (p) = .R
2 2p+1
1 R2 C
R1 + +
C1 p 1 + R2 C2 p
278 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
R1
T’(p) =
1 R2 C2
R1 + R1 R2 C2 p + + + R2
C1 p C1

R1 C1 p
T’ (p) =
1 + (R1 C1 + R2 C1 + R2 C2) p + R1 R2 C1 C2 p2

Il s’agit donc bien de la fonction de transfert d’un filtre passe bande du 2ème ordre. Caractéristiques :
1
• Pulsation d’accord : ω0 =

√R1 R2 C1 C2

R1 C1
• Transfert à l’accord :
R1 C1 + R2 C1 + R2 C2

• Bande passante (en pulsations) :


R1 C1 + R2 C1 + R2 C2
BP =
R1 R2 C1 C2

• Coefficient de qualité (Q = ω0 ⁄ Bp) :


√
 2
R1 R2 C1 C
Q=
R1 C1 + R2 C1 + R2 C2

1.5. R2 = k R1 et R1 fixe

1 1
Fréquence de résonance cste ⇔ = cste ⇔ = cste.

√ 2
R1 R2 C1 C R1 √

k C1 C2

Donc 2 solutions :
C2 1
• C1 = à C2 = cste ⇒ ω0 = = cste
k R1 C2
C1 1
• C2 = à C1 = cste ⇒ ω0 = = cste
k R1 C1

1.6. C2
Premier cas : C1 = à C2 = cste
k
R1 C2 1
Q= =
C2 C2 1
R1 + k R1 + k R1 C2 +1+k
k k k

1 1
La valeur optimale de Q sera donc Q = pour k = 1. On a alors à l’accord un transfert = .
3 3
C1
Deuxième cas : C2 = à C1 = cste
k
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 279
R1 C1 1
Q= =
C1 2+k
R1 C1 + k R1 C1 + k R1
k

1
La valeur optimale de Q sera donc Q → pour k → 0 (La valeur 0 pour k étant sans intérêt pratique).
2
1
On a alors, à l’accord, un transfert → .
2

1.7. Commentaire : On obtient des coefficients de qualité trop faibles.

2. Filtres actifs à amplificateurs opérationnels

2.1. Structure de Sallen et Key.

2.1.1. • K < 0 : Montage suiveur à AOP suivi d’un inverseur à AOP d’amplification + K.
• 0 < K < 1 : Montage précédent suivi d’un inverseur à AOP d’amplification – 1.
• K > 1 : Montage non inverseur à AOP d’amplification K.

2.1.2. Fonction de transfert :


Ve Y1 + VS Y2 + VS Y3 ⁄ K VS  Y3 + Y4 
On a : =  
Y1 + Y2 + Y3 K Y3
 

VS VS
⇔ Ve Y1 Y3 = (Y3 + Y4) (Y1 + Y2 + Y3) – VS Y2 Y3 – Y23
K K

VS Y1 Y3 K
⇔ T= =
Ve (Y3 + Y4) (Y1 + Y2 + Y3) – K Y2 Y3 – Y23

2.1.3. Avec les composants de la Figure 4, on obtient :


1
R1
. Cp K
T=
Cp + Cp + 1   1 + 1 + Cp – K 1 Cp – (Cp)2
 R   R1 R  R
  

K Cp ⁄ R1
T=
Cp 2 Cp 2 Cp 1 1 Cp
2 (Cp)2 + + + + + 2 –K – (Cp)2
R R1 R R1 R R R

R2
K Cp ⁄ R1 R + R1
. K . Cp
T= =
3 – K 2  R + R1  2 R + (3 – K) R1 R2 R1
(Cp)2 + Cp  + + 1 + R Cp  + (Cp)
R R1 2 R + R1
  R1 R   R + R1
Le filtre réalisé est un passe bande du 2ème ordre.
280 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
2.1.4. Caractéristiques de ce filtre :
1 
√
R + R1
• Pulsation d’accord : ω0 =
RC R1

• Coefficient de qualité :
R
 2 R + (3 – K) R1 
(R + R1) RC. 
√ 1
R+R
1 1
= RC   ⇔ Q=
Q ω0  R + R 1  RC  2 R + (3 – K) R1 
 


√ 1+
R
R 1
⇔ Q=
2R
+ (3 – K)
R1

• Amplification maximale :
RK K
A= =
2 R + (3 – K) R1 R1
2 + (3 – K)
R

2.1.5. Pour obtenir un grand coefficient de qualité, il faut choisir :


R
K=3 et << 1
R1

3 R1
On a alors : A≈ et Q≈
2 2R

K  + (3 – K)
2.1.6. 2.1.6.1. dQ 2R
R 
√1+
R
SQ
Q K
K = dK = Q
. dQ
= 
1  . R 1
dK

2
K
√ 1+
R
R1
 R 2 + (3 – K)
R 
 1 

K
⇔ SQ
K= R
2 + (3 – K)
R1

2.1.6.2. R1
Application Numérique : K = 3, = 200
R

R1 3
Q≈ = 100 SQ
K= = 300
2R 2
200

2.1.6.3. Si K varie de 1 %, Q varie de 300 %.


⇒ si K = 3 – 0,03, Q ≈ 25 (25,12).
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 281
2R
Il faut que + (3 – K) > 0 pour Q > 0
R1
2R
donc : K< + 3 = 3,01
R1

1
Donc K ne peut augmenter que de % sous peine d’instabilité.
3

2.1.6.4. On constate :
1) que l’optimisation de Q impose la valeur de A donc pas de réglages indépendants.
2) que SQ
K pour Q grand est inacceptable.

2.2. Structure de Rauch.

2.2.1. Théorème de Millmann :


Ve Y1 + VS Y4 Y5
VA = =– VS
Y1 + Y2 + Y3 + Y4 Y3

⇔ Ve Y1 Y3 + VS Y3 Y4 = – Y5 (Y1 + Y2 + Y3 + Y4) VS

VS Y1 Y3
⇔ =–
Ve Y3 Y4 + Y5 (Y1 + Y2 + Y3 + Y4)

2.2.2. Ave les composants de la Figure 6 :


1
Cp
VS R1
=–
1 1
+ 2 Cp
Ve 1
C2 p2 + +
R3  R1 R2
 

– R2 Cp
=
1 R1 R2
R1 R2 C2 p2 +
R3
(R1 + R2) +
R3
2 Cp .

R2 R3 Cp

R1 + R2
=
R1 R2 R R
1+
R1 + R2
. 2 Cp + R 1+ R2 . R3 C2 p2
1 2

Il s’agit donc de la fonction de transfert d’un filtre passe bande du second ordre.
282 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
2.2.3. ω = 1
 0R R1 R2
 C R3 
√R1 + R2
 R
A = – 3
On a  R 2 R1
 R
Q =
 R R1 R2
1
=
1
2

√ 3
R R
 R1 + R2
.
2 C ω0
R
. 1
R1 + R2
2

2.2.4. Bande passante à – 3 dB : BR (ω)


ω0
R 2
BR = =
Q R3 C

2.2.5. On peut donc, en ayant choisi C, régler :


– BR par R3
– puis AR par R1
– puis ω0 par R2
R

Donc, même à Q élevé, on n’a pas le problème du A fixe comme le Sallen Key.

2.2.6. R2
Pour avoir un coefficient de qualité élevé, il faut >> 1.
R1

Par rapport au Sallen Key, il y a donc l’avantage des réglages indépendants à Q élevé, mais il
y a toujours le même inconvénient de rapport de résistances important.

2.3. Filtre à variable d’état.

2.3.1. Équation différentielle par calcul analogique :


b c
ay’’ + by’ + cy = x ⇔ y’’ = – y’ – y + x
a a

D’où le schéma fonctionnel :

2.3.2. 2.3.2.1. L’AOP dont la sortie est au potentiel vS par rapport à la masse est monté en intégrateur
3
inverseur donc à la sortie vS , on a :
2
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 283
VS (p) = – R2 C2 p VS (p) et à la sortie vS , on a :
2 3 1

VS (p) = + R1 C1 R2 C2 p2 VS (p) car le montage du 2ème AOP est indentique.


1 3

Pour le 1er AOP :


 Ve ⁄ R3 + – VS  p R2 C2 ⁄ R4
  3

V+ = 1 1
 +

R3 R4
V = V + R R C C p2 V  1 .
 –  S3 1 2 1 2 S3
 2
1
D’où : Ve R4 – VS R3 p R2 C2 =
3 2
.(R3 + R4) VS (1 + p2 R1 R2 C1 C2)
3

VS
3 2α
⇔ =
Ve 1 + 2 (1 – α) p R2 C2 + p2 R1 R2 C1 C2

2.3.2.2. cste
La fonction de transfert trouvée est du type : donc passe bas du
p p2
1+2m + 2
ω’0 ω’0
2ème ordre.

ω’ = 1
= ω0 √
β
 0 √ 
R1 R2 C1 C2

On a ABF = 2 α
 1 
√ 2
R1 R2 C1 C β

Q = 2 m = 2 (1 – α) R C = 2 (1 – α)
 2 2

Les réglages sont indépendants :


Choix de ABF → α
Choix de Q →β
Choix de ω’0 → ω0

2.3.3. VS
2
: filtrage passe bande 2ème ordre car VS = – R2 C2 p VS .
Ve 2 3

2.3.4. VS
1
: filtrage passe haut 2ème ordre car VS = R1 C1 R2 C2 p2 VS .
Ve 1 3

2.3.5. Pour le quatrième AOP :


Ve VS2 VS
4
VS
4
VS R
2 3
+ =– . D’où =–1–
R3 R4 R3 Ve Ve R4
VS VS
(1 – α) – 1 – 2 (1 – α) p R2 C2 – p R1 R2 C1 C2 + R2 C2 p 2 (1 – α)
2

Ve
4
=–1–
Ve
. α = 2

1 + 2 (1 – α) p R2 C2 + p2 R1 R2 C1 C2
284 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
VS 1 + p2 R1 R2 C1 C2
4
⇔ =– Filtrage réjecteur 2ème ordre.
Ve 1 + 2 (1 – α) p R2 C2 + p2 R1 R2 C1 C2

2.3.6. 2.3.6.1. VS
2
– R2 C2 p 2 α .
On a vu que =
Ve 1 + 2 (1 – α) p R2 C2 + p2 R1 R2 C1 C2

Donc on a :
• Pulsation d’accord : ωA = ω’0 = ω0 √
β .

R2 C2 2 α . α R4
• Amplification à l’accord : AMAX = – =– =– .
2 (1 – α) R2 C2 1–α R3
1
• Bande passante : B = 2 (1 – α) R2 C2 .R = 2 (1 – α) ω0 .
(ω) 1 C1 R2 C2

2.3.6.2. Le réglage de ces 3 grandeurs est indépendant :


Choix de AMAX →α
Choix de B → ω0
Choix de ωA →β

On ne retrouve pas le problème de réglage du Sallen Key vu précédemment.

2.3.6.3. Calculs de sensibilités :


1 ω ω ω ω 1
• ωA = donc SRA = SRA = SCA = SCA = – .

√ 2
R1 C1 R2 C 1 2 1 2 2

R C R3 + R4
• Q=

β
2 (1 – α)
= 
√ 1 1
R C
. 2 R3
donc SR = SC =
Q
1
Q
1
1
2
2 2
1

• Q = 2 (1 – α) = √R1 C1 . R3 + R4 donc SR = SC = –
Q
2
Q
2 2
R3 2 R23 R C R C 2 R3 – 2 R3 – 2 R4
SR =
Q
3
. dQ
Q dR
=
R3 + R4
.√
2 2
R C
.√
1 1
R C
. 4 R23
=–
1
R3
3 1 1 2 2
1+
R4
R C

2 R3 R4 R C
SR =
Q
4 R3 + R4

√ 2 2
R C
1 1
.
R C 2 R
1
=
1
1 1 2 2 3
+1
R4

R4 A A
• AMAX = – . Donc SR MAX = 1 SR MAX = – 1
R3 3 4

Ces sensibilités sont donc tout à fait acceptables.


Avantage du montage : Indépendance des réglages.
Inconvénients du montage : Beaucoup de composants.
Inconvénients du montage : Rapport de résistances grand pour avoir AMAX grand.
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 285
Partie II. - CAPACITÉS COMMUTÉES

1. Principe

Pendant la 1ère demi-période ∆q passe de A sur C :


∆q = (V1 – V2) C

Pendant la 2ème demi-période, ∆q passe de C à B :


∆q = (V1 – V2) C

Donc pendant TK, ∆q est passée de A à B, ceci est équivalent à un courant moyen :
∆q C
I= = (V1 – V2)
TK TK

Donc, on a, entre A et B, l’équivalent d’une résistance :


 V1 – V2 TK 1 
RK = I
= =
C CFK
 

2. Application

2.1. vE : tension continue.

2.1.1. TK TK
De 0 à , C se charge sous E donc il y a la charge q = CE à sur son «armature supérieure».
2 2
TK
De à TK, C se décharge (car masse virtuelle sur l’entrée – de l’AOP). L’armature supérieure
2
de C et l’armature de gauche de C’ forment un système isolé, donc :
q’ = CE = – C’ vS à TK
1

C
D’où : vS = – E
1 C’

De nTK à n +
1
T , C se charge sous E donc q = CE à n +
2.1.2. 1
T .
 2  K  2  K

De n +  TK à (n + 1) TK , même raisonnement que ci-dessus d’où :


1
 2
q’ = CE – vS C’ = – C’ vs (n + 1)
n

C
Soit : vs (n + 1) = – E + vS
C’ n

C
Pour n = 0, on retrouve vS = – E+0 cf. 2.1.1.
1 C’
286 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
2.1.3. Graphe de vS (t) :

2.2. vE variable dans le temps.

2.2.1. D’après le raisonnement précédent, en supposant la charge instantanée, on a :


C
vS = – v
1 C’ E 1
 2

2.2.2. C
De même : vS (n + 1) = – v + vS
C’ En + 1 n
 2

2.2.3. 2.2.3.1. Passage aux notations complexes :


j n ω TK (j n ω TK + ϕ)
vE = VE e vS = VS e
n n

j (n + 1) ω TK + ϕ j n +  ω TK  1
j n ω TK + ϕ
C 2
D’où : VS e  
= – VE e  + VS e  
C’
ω
j ω TK C j 2 TK
⇔ __S e
V =– e __e + V
V __S
n C’ n n

ω
j T
_V
_S 2 K
n C e
Soit : __ =
H =–
__e
V C’ e j ω TK – 1
n

j πf⁄F
C e K
⇔ __ = –
H
C’ e j 2 π f ⁄ FK – 1

2.2.3.2. Cette fonction est périodique (en fonction de f), sa période est 2 FK (propriété des
exponentielles complexes).

2.2.4. Étude du module de _H_ : H.


C 1
H=
C’


2
cos 2 π f – 1 + sin2 2 π f
 FK  FK
 
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 287
Tableau de valeurs :
FK FK FK 3 FK FK 5 FK FK FK FK
f
48 24 12 24 6 24 4 3 2
HC’
7,64 3,83 1,93 1,31 1 0,82 0,71 0,58 0,50
C

puis symétrie :

2.2.5. Argument de _H_ : ϕ


f
cos π
f  sin 2 π f ⁄ FK  f FK
ϕ=±π+π – Ar ctg ± π = π + Arctg
FK  cos 2 π f – 1  F K sin π
f
  FK   FK
   

f f π π
Donc : ϕ=π –π + = = cste si 0 < f < FK
FK FK 2 2

f f π π
Donc : ϕ=π –π – = – = cste si FK < f < 2 FK
FK FK 2 2

C 1
__ = –
Remarque : Autre méthode : H j π f ⁄ FK – j π f ⁄ FK
C’ e –e

H = C

1
C’ |sin π f ⁄ FK|
.
1 
donc : ϕ = π si 0 < f < F
C
⇔ H
__ = –
C’ f
2 j . sin π 2 K

FK
ϕ = – π si F < f < 2 F
 2 K K
288 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
Calculs donnés dans la 1ère période (de f = 0 à f = 2 FK)

2.2.6. Si f << FK , on obtient :

C 1 C FK
__ ≈ –
H
C’
. f
≈– .
C’ jω
j2π
FK

1
On a donc un intégrateur inverseur avec R ≈ .
C FK

C’est bien l’équivalence trouvée au 1. (Principe).

2.2.7. C
Le rapport de bonne précision garantit une bonne précision sur la constante de temps de
C’
l’intégrateur, si FK est précise.

2.2.8. jπf⁄F K
C e
__ = –
On a H .
C’ e 2 j π f ⁄ FK – 1

Donc, en passant à la transformée en z, on a :


C z1 ⁄ 2
H (z) = –
C’ z – 1

1 
Pour un intégrateur inverseur –  suivi d’un bloqueur d’ordre 0, on a :
 RC’ p
– TK p
1 1–e 1 –T p

RC’ p
. p
=–
RC’ p2
(1 – e K )

D’après la table de correspondance, cela correspond à une transformée en z :


1 TK z TK
– .
RC’ (z – 1)2
(1 – z .
– 1) = –
RC’ (z – 1)

En comparant H (z) et ce résultat, on peut dire que le terme z1 ⁄ 2 correspond à une avance de
TK ⁄ 2 qui était visible sur la courbe du 2.1.3. (avance par rapport à un intégrateur échantillonné
TK C
de période TK et bloqué), et que – =–
RC’ C’
1
donc R = , ce qui a été vu au 1.
C FK

2.3. Les capacités parasites peuvent ainsi se décharger à la masse à chaque basculement d’interrupteur (s).
_
_’ = – _H
H _ car il y a changement d’armature pour C à chaque basculement d’interrupteur (→ transfert de
_
_’ = – _H
H _ charge opposée à celles vues dans les 2.1. et 2.2.).
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 289
3. Circuit intégré

3.1.

p R2 R2 R2 ωI
⇔ VS
ωI
=–
R1
VE –
R3
VS –
R4 P S
.
V

R2 R4
VS

R1

R1
. ωp
I
⇔ = = Passe bande 2ème ordre
VE p R2 R2 ωI R4 p R4  p 
2
+ + .
ωI R3 R4 p
1+
R3
. +
ωI R2  ωI 
 


 R2

ω’A = ωI R : pulsation d’accord
 4
 R3
A’MAX = – R
 1
 R4 R2 R2 R R R
B’ (ω) = R ωI R = ωI R d’où Q’ = R2 . R3 = √
√ 3
R R
 3 4 3 4 2 4 2

3.2. Sensibilités : (différentielles logarithmiques)


ω’ 1 ω’ 1 ω’
SR2A = ; SR4A = – ; SωKA = 1
2 2
Q’ 1 Q’ 1 Q’
SR4 = – ; SR2 = – ; SR3 = 1
2 2
A’ A’
SR3MAX = 1 ; SR1MAX = – 1

Intérêt de ce montage : sensibilités correctes, réglages simples et indépendants, peu de composants.


290 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
Partie III. - FILTRES NUMÉRIQUES

1. Chaîne de traitement

1.1. Schéma fonctionnel de la chaîne :

FE
1.2. Problème de repliement des fréquences > .
2

1.3. Théorème de Shannon.

1.4. On place, avant l’échantillonneur, un filtre anti-repliement qui élimine du spectre de x (t) les fréquences
> FE ⁄ 2.

2. Étude d’un filtre passe bas numérique 1er ordre

2.1. On obtient :
yn – yn – 1
τ + yn = Axn
TE

 τ + TE  τ yn – 1 yn 1
⇔ yn  – = Axn ⇔ – yn – 1  – 1 = Axn
T TE K K 
 E 

⇔ yn = yn – 1 (1 – K) + KAxn

2.2. Réponse impulsionnelle :


n –1 0 1 2 3 4
xn 0 1 0 0 0 0
yn 0 KA KA (1 – K) KA (1 – K)2 ...
yn – 1 0 0 KA KA (1 – K)

yn = KA (1 – K)n

Comme 0 < K < 1 , yn → 0 le système est stable


Comme 0 < K < 1 , yn →+∞

C’est un filtre récursif RII (réponse impulsionnelle «infinie»).

2.3. Passage à la notation complexe :


– j ω TE AK
Yn = Yn e . (1 – K) + KA Xn ⇔ H
__ = – j ω TE
1 – (1 – K) e
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 291
2.4. AK
H=

√1 – (1 – K) cos ω T  + (1 – K) sin ω 
  E
2
T 
 E
2

H est une fonction paire, de période en fréquence : FE.

AK
Si f → 0, H → =A
(1 – 1 + K)2 + 0


FE AK AK
Si f → , H→ 2 =
2 (1 + 1 – K)

√ 2–K

1 1 FE
Application Numérique : A = 1 et K = ⇔ H varie de 1 à lorsque f varie de 0 à .
8 15 2
1 1
H= ×
8


√

8
 
2 2
1 – 7 cos 2 π f  +  7 sin 2 π f 
FE  8 FE 

2.5. 7
(1 – K) sin 2 π f ⁄ FE sin 2 π f ⁄ FE
8
ϕ = – Arctg = – Arctg
1 – (1 – K) cos 2 π f ⁄ FE 7 2πf
1 – cos
8 FE
292 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION

2.6. On représente : – j ω TE
• e → Cercle !
7 – j ω TE
• – e → Cercle !
8
7 – j ω TE
• 1 – e  → Cercle !
 8 
Ensuite x 8

⇒ cercle entre 1 et 15 sur l’axe des réels.


COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 293

Rayon du cercle 7⁄8 7


sin ϕmini = = = ⇒ ϕmini = – 61°
  Abscisse du centre 1 8
FE  90 – 61  Fe
(Fréquence pour laquelle ϕmini est atteint = ≈ ).
4  90  12

2.7. Fréquence de coupure à – 3 dB :


1 1 1
. =


8 2


 8  8

2
1 – 7 cos ω T  +  7 sin ω T 
 c E c E

2

2
= 1 +   – 2
2 7 7

64 8 8
.
cos ωc TE
 


7
4
cos ωc TE =
111
64
⇒ fc = FE . 0,13

= 21,3 . 10– 3 FE

⇔ 7 cos ωc TE = 111 Si FE = 10 kHz , fc = 213 Hz.

Pour le filtre analogique de départ :


1 TE 1
fca = K= = ⇒ τ = 7 TE = 700 µs
2πτ τ + TE 8

1
⇒ fca = = 227 Hz
.
2 π 700 10 . –6

2.8. AK
H(z) =
1 – (1 – K) z– 1

• 1 pôle z– 1 (1 – k) = 1 ⇔ z = 7
 8
D’où 
Le pôle est à l’intérieur ducercle unité ⇒ Filtre STABLE

• 1 zéro : z = 0

3. Synthèse d’un filtre passe-bande numérique par la méthode de la transformée bilinéaire

3.1. 3.1.1. z–1 k+s


s=k ⇔ z=
z+1 k–s

3.1.2. s imaginaire pur : ⇒ |z| = 1 ⇒ cercle de centre 0 de rayon 1 dans le plan des z.

k+α+jω
• si α > 0 : z = |z| > 1 ⇒ extérieur du cercle
s=α+jβ k–α–jω
• si α < 0 : intérieur du cercle

3.1.3. La condition de stabilité :


– dans le plan des s : pôles dans le 1⁄2 plan gauche donc dans le plan z : pôles à l’intérieur du
cercle unité.
294 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
3.2. 3.2.1.

ωa
k+j
ωua k ωua + j ωa
z= =
ωa k ωua – j ωa
k–j
ωua

ωa
⇒ Arg z = 2 Ar ctg Si ωa → – ∞ , Arg z → – π
ωua
Si ωa = 0 , Arg z = 0
Si ωa → + ∞ , Arg z → + π

3.2.2. j ωn Te j ωn ⁄ FE
z=e = e
donc |z| = 1.

3.2.3. FE –jπ
fn = – ⇒ z=e
2
FE – jπ⁄2
fn = – z=e
4
fn = 0 z=1
FE jπ⁄2
fn = + z=e
4
FE jπ
fn = + z=e
2

Le cercle sans recouvrement correspond à tout l’axe imaginaire des s.


Donc les lieux de Nyquist de T dans le plan s et dans le plan z seront superposés. Seule la
graduation en ωa et ωn ne sera pas la même et il n’y aura pas de recouvrement.
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 295
3.3. 3.3.1. 1 – z– 1
On a s = k ⇔ s + sz– 1 = k (1 – z– 1)
1 + z– 1

 ωa 
 k–j 
 –1 k–s ωua k ωua – j ωa 
⇔ z = = = 
 k+s ωa k ωua + j ωa 
 k+j 
ωua
 

3.3.2. Le numérateur étant le conjugué du dénominateur, |z–1| = 1 comme vu au 3.2.2.

3.3.3. – j ωn ⁄ fE k ωua – j ωa
z– 1 = e =
k ωua + j ωa

ωn  ωa   ωa 
⇒ Égalité des arguments : – = Arctg –  – Ar ctg  
 k ωua 
fE
 k ωua 

ωa ωn
⇒ Arctg =
k ωua 2 fE

ωa ωn
⇔ = k tg
ωua 2 fE

3.3.4. Relation sensiblement linéaire pour ωa autour de ωua si k grand car alors
ω ω
tg ... << 1 ⇒ tg n ≈ n .
2 fE 2 fE

3.4. 3.4.1.
On choisira ωua = 500 2 π rd ⁄ s . .
3.4.2. 1
k_ = = 3,078 (formule ci-dessous pour fa = fua = 500 Hz).
tg
.
500 2 π
2 . 5 . 103

3.4.3. On peut maintenant chercher les fréquences analogiques correspondant aux fréquences numériques
limites de la Bp.

 1 1 
Qn = 10, fn = 500 Hz ⇒ fn1 = fn0 – +√

1+ = 475,62 Hz
2 Qn 4 Q2n 
 
 1 
+√

1
fn2 = fn0 + 1+ = 525,62 Hz
2 Qn 4 Q2n 
 

D’où : fa1 = fua k tg


.
π 475,62
= 474,11 Hz
5000
296 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
;P!3.4.4.
D’où : fa2 = fua k tg
.
π 525,52
= 527,59 Hz
5000

f0a 500
⇒ Q
___a = = = 9,35
∆f 527,59 – 474,11

3.4.4. 1
T (s) =
1
1 + 9,35 s +. s 

3.4.5. 1
T (z) =
 1 – z– 1 1 + z– 1 
1 + 9,35 k + 
 1+z
–1 k (1 – z– 1) 

k (1 – z– 2)
T (z) =
k (1 – z– 2) + 9,35 . k2 (1 + z– 2 – 2 z– 1) + 9,35 (1 + z– 2 + 2 z– 1)

k (1 – z– 2)
T (z) =
k – k z– 2 + 9,35 k2 + 9,35 k2 z– 2 – 18,7 . k2 z– 1 + 9,35 + 9,35 z– 2 + 18,7 z– 1

3,077 (1 – z– 2)
T (z) =
100,95 – 158,35 z– 1 + 94,8 z– 2

3.4.6. D’où l’algorithme :


1
yn = 158,35 yn – 1 – 94,8 yn – 2 + 3,077 – 3,077 xn – 2 .
100,95  

3.4.7. 3,077 1 – cos + 2 ωn TE + j sin 2 ωn TE


    
__ (j ωn) =
T
100,95 – 158,35 cos ωn TE + j sin ωn TE + 94,8 cos 2 ωn TE + j sin 2 ωn TE
   

3,077 
√1 – cos 4 π f ⁄ f  + sin 4 π f 
 n

2
E

⁄f 

2
n E
_
T_ (j fn) =




100,95 – 158,35 cos 2 π f ⁄ f  + 94,8 cos 4 π f ⁄ f 
   n
 E
 n E
2

2
+ – 158,35 sin 2 π fn ⁄ fE + 94,8 sin 4 π fn ⁄ fE
    

Voir courbe ci-après.

3.4.8. 0,107
__a (j ω) =
T
1 + 3,4 . 10– 5 j ω – 101,3 . 10– 9 ω2
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 297
0,107
_
_ (j f ) =
T


 a a

 . . 
1 – 101,3 10– 9
. . . . 4 π 2

2
(fa) +
2
3,4 10– 5 2 π fa
 
2

Voir courbe ci-après.

3.4.9. On obtient un filtre passe-bande de résonance 1 kHz et de bande passante 100 Hz.

3.4.10. Le temps de calcul étant plus long que la période d’échantillonnage, le système ne prend qu’un
échantillon sur 2. ⇒ Tout se passe comme si fE = 5 kHz ⇒ On retrouve les résultats du
3.4.7.
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 299

Agrégation
(Concours Interne)
OPTION : PHYSIQUE APPLIQUÉE
Composition avec exercices d’application - Session : 1992

DEUXIÈME PROBLÈME

MACHINE SYNCHRONE AUTOPILOTÉE À AIMANTS

I. Étude d’un circuit magnétique à aimants

1.1. Le théorème d’Ampère donne : Ha la + He e = 0. .


Dans l’aimant : Ba = µ0 Ha + J (vecteurs colinéaires).
Dans l’entrefer : Be = µ0 He.
0

Ba – J Be
D’où :
µ0
. la + µ . e = 0.
0

Or (conservation du flux) : Be
0
. S = Ba . S ⇔ Be 0
= Ba.

Be – J Be la
0 0
D’où : . la + .e=0 ⇔ Be = J .
µ0 µ0 0 la + e

1.2. Seule est modifiée l’écriture du théorème d’Ampère : Ha la + He . e = ni .

Le même déroulement de calcul qu’au 1.1. conduit à :


la µ0 ni
Be = J + = Be + Kni
la + e la + e 0

µ0
avec : K=
la + e

Commentaires :
1) Si l’on fait J = 0, «l’aimant» est caractérisé par Ba = µ0 H0 donc il est remplacé par du vide (ou de
µ0 ni
l’air). Ceci est confirmé par le résultat trouvé pour Be car, à J = 0, Be = qui est la relation classique
la + e
pour un circuit magnétique sans aimant et avec un entrefer e + la. Ceci montre bien que l’aimant est
remplacé par un entrefer de longueur la dans l’hypothèse J = 0.
la
2) Si l’on fait i = 0 (voir 1.1.), on a : Be = Be = J .
0 la + e
300 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
3) Donc il y a linéarité par rapport à J et à i.
Be (i ≠ 0, J ≠ 0) = Be (J = 0) + Be (i = 0)
0

On peut donc appliquer le théorème de superposition.

1.3. µ0 ni
Par analogie avec Be (J = 0) = , l’influence de l’aimant à J ≠ 0 peut être caractérisée par un terme
la + e
µ0 n’i’
en appliquant la superposition, comme vu ci-dessus. Ce qui donne :
la + e
µ0 ni µ0 n’i’ µ0 ni la
Be (ni, n’i’) = + = +J
la + e la + e la + e la + e
J la
D’où : n’i’ =
µ0

1.4. D’après la conservation du flux, B dans le fer est égal à Be. Donc :
φt = n Be S .
(µ0 n2 i) l n 
Soit : φt = S  +J a 
 la + e la + e 

D’où :  ∂φt µ0 n2  Remarque : L =


n2
 L = = S 
 ∂i la + e 
1 la + e
avec = – (Réluctance)
µ0 S

Commentair es: On peut voir le pr oblème sous 2 angles complémentaires :


1) L mesur e la «résistance» à une var iation de cour ant car celle-ci entr aîne une var iation de flux. La
la n
constante J S n’a donc pas d’importance pour le calcul de L.
la + e

d φ0
2) On applique le théorème de superposition : L’aimant donne Be = cste donc pas de . Pour calculer
dt 0
l’inductance, il faut remplacer l’aimant par un entrefer de longueur (la + e) (voir 1.2.) donc on retrouve
n2 1 la + e
l’expression classique avec : réluctance égale à
µ0
. S
.

1.5. Application numérique


la 3
• Be = J
0 la + e
= 0,8
4
.= 0,6 T

n2 S
• L = µ0 = 0,314 mH
la + e
µ0 ni
• Be (i = – 5 A) = + 0,6 = 0,44 T
la + e
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 301
II. Étude d’une machine simplifiée

2.1. Étude du champ magnétique.

2.1.1. Carte de champ

2.1.2. C’est évident d’après le tracé des lignes de champ. C’est encore une meilleure approximation
que pour le circuit de la première partie car il n’y a pas de fuites latérales, la structure étant
refermée sur elle-même.

Circuit de la première partie au niveau de l’entrefer.

2.1.3. Avec les hypothèses faites (Be radial), on a sous chaque pôle Be = Be de la première partie.
0
D’où (avec Be = 0,6 T car A.N. identique au 1.5.).
0

On a donc bien une machine à 4 pôles.


302 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
2.1.4. Les lignes de champ ont bien la forme générale vue au 2.1.1., elles passent dans les dents et
très peu dans les encoches. La conséquence de cela se voit Figure 4 : le champ est «presque
rectangulaire» mais avec des trous liés d’une part à la présence des encoches et d’autre part au
fait que les aimants ne sont pas jointifs.

On voit que les dernières lignes de champ, à gauche et à droite n’englobent pas la totalité d’une
encoche, donc ne sont pas très efficaces pour créer une f.é.m. Si l’on n’avait pas laissé un
espace entre les aimants d’un pôle et ceux d’un autre pôle, cette partie aurait été «court-circuitée»
par le stator et n’aurait donné lieu à aucune f.é.m.

Le stator est feuilleté, car, lorsque la machine tourne, au stator B est variable dans le temps
donc existence de courants de Foucault ; alors qu’au rotor, B n’est pas fonction du temps, sauf
en régime transitoire, on peut donc faire un rotor massif (qui servira d’amortisseur), même chose
pour les aimants Samarium-Cobalt qui sont conducteurs.

2.2. Étude des bobinages et du couple.

2.2.1. Répartir les conducteurs dans 3 encoches (ou plus) revient à rendre plus sinusoïdale la répartition
du champ B (θS) créé par le courant passant dans ces conducteurs.

Si l’on fait l’approximation B (θS) sinusoïdale, cela ne peut provenir que d’une densité angulaire
de courant sinusoïdale. Si l’on suppose tous les conducteurs en série alimentés par le même
courant i, il faut supposer, par cohérence, qu’ils sont répartis de façon sinusoïdale. D’où
.
n (θ) = N cos ( ) ou N sin ( ). L’angle intervenant est 2 θS car il faut, pour obtenir un couple
non nul, que le stator ait le même nombre de pôles que le rotor. Ici le rotor a 4 pôles, donc
2 paires de pôles donc l’angle est 2_ θS.

2.2.2. 2π
Pour faire un bobinage triphasé, il faut un décalage de en angle électrique, donc :
3
n (θ ) = N sin 2 θ – 2 π 
 2 S 
S 3 

n (θ ) = N sin 2 θ – π 
4
3 S S 3 
 
2π π
(Un décalage électrique de correspond à un décalage mécanqiue de ).
3 3
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 303
2.2.3. Calcul de j (θS) :

j (θS) = N sin 2 θS . I√
2 cos ωt

 2 π  2 π
j (θS) + N sin 2 θS – 
3 
I√ .
2 cos ωt –
3 
 
 4 π  4 π
j (θS) + N sin 2 θS – 
3 
I√ .
2 cos ωt –
3 
 
  2 π  2 π
j (θS) = N I√ .
2 cos ωt sin 2 θS + cos ωt – 
3 
sin 2 θS –
3 
  
 4 π  4 π 
+ cos ωt –
3
.
 sin 2 θS – 3 
   
3
j (θS) = 2 sin (2 θS – ωt)
N I√
2

ω dθS
Si l’on accompagne l’onde, 2 θS – ωt = cste donc 2 dθS – ω dt = 0 soit =
. On voit donc
dt 2
que l’on a une onde de densité angulaire de courant tournante. Sa vitesse angulaire est
ω
= ΩS .
2

2.2.4. D’après la Figure 3, on obtient :

La force de Laplace s’exerçant sur les conducteurs situés dans l’angle dθS est :

. . .
dF (θS) = j (θS) dθS Be (θS) l

Le couple correspondant est :

.
d Γ (θS) = R1 dF (θS)

π π
Par symétrie, on peut calculer le couple total en intégrant entre θr = – et θr = + , puis en
4 4
multipliant par 4.
304 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION

π
Comme θS = θr + Ωr t + θ0 , les bornes d’intégration en θS sont – + Ωr t + θ0
4
π
et + + Ωr t + θ0 .
4
π
+ + Ωr t + θ0
.∫
4
D’où : Γ (t) = 4 . .
R1 l Be . 32 . N I√2 sin (2 θS – ωt) dθS
π 0
– + Ωr t + θ0
4
3
.
Γ (t) = 4 R1 l Be N I√
02
2 sin (2 Ωr t + 2 θ0 – ωt)

Pour que Γ soit constant, il faut que 2 Ωr t + 2 θ0 – ωt soit constant donc 2 Ωr – ω = 0


ω
soit Ωr = .
2

Commentaires :
ω
Ωr = ΩS = , il faut que la machine soit synchrone.
2
On obtient donc : Γ = 6 R1 l Be N I√
2 sin 2 θ0. C’est l’expression du couple exercé par un champ
0
→ →
sur un moment : m ∧ B = m B sin Ψ. . .
2.2.5. Application numérique
ω
Ωr = = 157 rd ⁄ s = 1500 tr ⁄ mn
2
π
ΓMAX = 68,7 Nm pour θ0 =
4
.
PMAX = ΓMAX Ωr = 10790 W

2.2.6. On utilise la même démarche que pour calculer le couple, à partir de :

. . . .
de1 (θS) = Be (θS) l v n1 dθS.

π
+ + Ωr t + θ0


4
D’où : e1 (t) = 4 Be . l . Ωr . R1 . N . sin 2 θS dθS
π 0
– + Ωr t + θ0
4
e1 (t) = 4 N Be l R1 Ωr sin (2 Ωr t + 2 θ0) = em sin (2 Ωr t + 2 θ0)
0

2π 4π
e2 (t) et e3 (t) sont déphasées de – et – par rapport à e1 (t).
3 3

2.2.7.   2 π
. .
2 sin (2 Ωr t + 2 θ0) cos ωt + sin 2 Ωr t + 2 θ0 –
p (t) = em I√
3 
 
 2 π  4 π  4 π 
cos ωt –
3  + sin 2 Ωr t + 2 θ0 – 3  cos ωt – 3  .
     
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 305

.
p (t) = em I√
2 . 32 sin 2 Ωr t + 2 θ0 – ωt
Étant donné que toutes les pertes ont été négligées :

p (t) = Γ (t) Ωr.


2
em I√
D’où : Γ (t) =
Ωr
. 32 sin [2 Ωr t + 2 θ0 – ωt]

On retrouve que 2 Ωr = ω, donc que la machine doit être synchrone. On retrouve l’expression
du couple vue au 2.2.4.

Application Numérique : ΓMAX = 68,7 Nm


Be N l R1 Ωr
Application Numérique : E = 4 . 0

2

= 144 V

2.2.8. On retrouve le même résultat. C’est normal puisque e = Bl v et F = Bil dérivent tous deux de
la force de Laplace.

On a par exemple pour θ0 = π ⁄ 4 :

. . .
PMAX = 3 E I = 3 144 25 = 10800 W .

III. Étude d’un onduleur à modulation de largeur d’impulsion

3.1. Étude d’un onduleur monophasé en fonctionnement dit «pleine onde».

3.1.1. Charge R-L


1ère demi-période : Interrupteurs 1 et 4 fermés donc v (t) = + E.
2ème demi-période : Interrupteurs 2 et 3 fermés donc v (t) = – E.

D’où les courbes : (page suivante)

On constate sur le schéma que, lorsque les interrupteurs 1 et 4 conduisent, i (t) = I (t) et lorsque
les interrupteurs 2 et 3 conduisent, i (t) = – I (t), d’où i (t) dans le dernier cas vu ci-dessus
(τ >> T) :
306 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION

3.1.2. Charge L-e (t)


Les tensions e (t) et v (t) sont «en phase».

Pour tracer I (t) :


dI dI
On a : v (t) = L + e (t) donc L = 0 si v (t) = e (t).
dt dt
Il y a donc un extremum avec tangente horizontale pour I (t) lorsque les courbes de v (t) et de
e (t) se coupent.
si v (t) > e (t) , I (t) est croissantcar L dI > 0
 dt
De plus : 
dI
si v (t) < e (t) , I (t) est décroissant car L < 0
 dt
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 307

On remarque que :
2 2

∫ 1
(v – e) dt = L ∫
1
dI = L I (2) – I (1)
 

est plus grand, en valeur absolue que :


1 1

∫ 0
(v – e) dt = L ∫
0
dI = L I (1) – I (0)
 

Donc l’excursion du courant entre "1" et "2" est plus grande qu’entre "0" et "1" d’où la figure
ci-dessus, compte tenu des symétries.

On remarque que le fondamental de I (t) est en quadrature avance par rapport à e (t).

3.1.3. t0 + T
∞ 
P=
1
T ∫
t0
√2 sin (ωt + ϕ) ∑ Icn cos n ωt + Isn sin n ωt dt
E’  
n = 1 
 

Tous les produits à n ≠ 1 conduisent en linéarisant à des fonctions sinusoïdales de pulsations


(n + 1) ω et (n – 1) ω dont l’intégrale est nulle sur un intervalle T car T est un multiple de leur
308 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
période. Il reste donc :
t0 + T
P=
1
T ∫ t0
2 sin (ωt + ϕ) Ic1 cos ωt + Is1 sin ωt dt
E’ √
 

Un calcul classique et simple conduit à :


Is1 Ic1
P = E’ cos ϕ + E’ sin ϕ
2
√ √
2

On voit donc que les harmoniques de I (t) n’interviennent pas.

Dans le cas de la question 3.1.2., si l’on prend l’origine des temps au point "0", alors ϕ = 0 et
I (t) est une fonction paire donc Isn = 0, ∀n. On alors alors :
P=0

La dernière remarque de la réponse à la question 3.1.2. le montre également.

3.2. Étude d’un ondulateur monophasé à modulation de largeur d’impulsion.

3.2.1. P ne dépend que de Ic1 et Is1, or les pertes Joule sont :


∞ ∞
I2cn + I2sn I2c1 + I2s1 I2cn + I2sn
R I2eff =R∑ =R   +R∑
2 2 2
n=1 n=2

Pour conserver P, on doit donc conserver Ic1 et Is1. Le premier terme des pertes Joule est donc
incompressible, il faut minimiser le dernier, c’est-à-dire réduire les harmoniques.

3.2.2. Pour le terme fondamental, l’impédance du circuit R-L est :


Z1 = √ R2 + (Lω)2 = 18,6 Ω


On voit donc que Zn ≈ n Lω dès que n > 2 ou 3.

• Dans le cas de la commande pleine onde, le spectre de v (t) est en 1 ⁄ n (résultat classique
de la décomposition d’un signal carré). Compte tenu de la remarque précédente sur Zn , le
1
spectre de I (t) est en 2 dès que n > 2 ou 3.
n

• Spectres de v (t) :
On constate une raie dominante à 70 Hz (Figure 6) et 210 Hz (Figure 7). Ceci est normal car
la modulation est d’ordre 7 (Figure 6) ou 21 (Figure 7) (compter les impulsions positives par
période de v (t)).
On constate une quasi absence de raies jusqu’à 50 Hz (Figure 6) et 150 Hz (Figure 7). C’est
le résultat recherché pour rejeter le plus loin possible les harmoniques.
Par contre, on constate que la raie à 70 Hz fait ≈ 60 % (idem pour celle à 210 Hz), alors que
100 100
pour la pleine onde, elle ne ferait que % (ou %).
7 21
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 309
Néanmoins, dans ce dernier cas, il y aurait des raies à plus basses fréquences. Cette amplification
de quelques raies (70 et ses harmoniques) était prévisible par le théorème de Parseval :
T T
v2efficace =
1
T ∫0
2
v (t) dt =
1
T ∫ 0
E2 dt = E2 = cste

quelle que soit la modulation.


Donc si on supprime des raies basse fréquence, on amplifie des raies hautes fréquences car

v2n
Parseval dit que vefficace = ∑
2
avec vn : amplitude de la raie n.
2
n=1

• Spectres de I (t) :
Ce que l’on vient de voir n’est pas grave car pour n > 2 ou 3 le spectre I (t) est celui de v (t)
divisé par nL. On le voit en comparant les figures 6 et 7 à l’absence quasi totale de raies de I (t)
dans la Figure 7 (quantitativement, on peut, en comparant les raies de v (t) et I (t), retrouver Zn).

3.3. Étude d’un onduleur triphasé dit «pleine onde».

3.3.1. • Les courbes de v10 (t), v20 (t) et v30 (t) résultent directement du schéma de la Figure 8 et
des conductions indiquées Figure 9.

• v12 = v10 – v20.

• On a les équations de mailles :


(Maille 0 - 1 - n - 2 - 0) v10 - v20 - v1n + v2n = 0
(Maille 0 - 1 - n - 3 - 0) v10 - v30 - v1n + v3n = 0

De plus _V_1n = Z.
__ _I1 ; V .
_ _I2 ; _V_3n = Z
__2n = Z __ _I3 .
avec _Z
_ : impédance de charge. La charge est constituée de trois impédances _Z_ en étoile
D’où V__1n + V __3n = Z
__2n + V __ (I
__1 + _I2 + _I3) = 0 car le neutre n’étant pas relié la somme des trois
courants est nulle.
Donc : v1n + v2n + v3n = 0, ∀t.

Si l’on additionne les 2 équations de maille, on obtient :


2 v10 – v20 – v30 – v1n + (v2n + v3n) = 0

⇔ 2 v10 – v20 – v30 – 3 v1n = 0 car v2n + v3n = – v1n

Soit : 3 v1n = 2 v10 – v20 – v30

D’où la courbe de v1n tracée ci-après.


π
Le déphasage entre le fondamental de v12 et celui de v1n est (voir courbes). C’est le cas du
6
triphasé équilibré classique.

3.3.2. Courbe i (t) : voir ci-après ainsi que les conductions de D1, T1, D2, T2.

Pour T3 et T4 par exemple, il suffit de décaler les conductions de T/3 (1/3 de période) par
rapport à T1 et T2.
310 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION 311
IV - Étude d’une machine synchrone autopilotée

4.1. di1 di2 di3


On a : v1 (t) = R i1 + LS + MS + MS + e1 (t)
dt dt dt

Compte tenu de la symétrie d’ordre 3, les 2 autres relations s’obtiennent par permutation circulaire
1 - 2 - 3. La somme des courants est nulle par hypothèse, donc i2 + i3 = – i1 et la relation pour la phase 1
devient :
di1
v1 = R i1 + (LS – MS) + e1 (idem pour 2 et 3)
dt

On peut donc choisir le modèle monophasé par phase équivalente en utilisant l’inductance cyclique par
phase (LS – MS).

4.2. On a montré au 2.2.6. que : e1 (t) = em sin (2 Ωr t + 2 θ0)

avec :
0
.
em = 4 N Be l R1 Ωr = k Ωr

On a bien la forme sin 2 Ψ (t) avec Ψ (t) = Ωr t + θ0.

Ces grandeurs sont définies à la question 2.2.4. Ψ (t) est donc le décalage entre l’axe de la phase 1 (lié
au stator, fixe dans le repère stator) et l’axe d’un pôle du rotor (lié au rotor (aimants collés) fixe dans
le repère rotor).

Ψ (t) est donc la position du rotor à l’instant t. Lors du montage de la machine, de la construction de
la commande, de l’onduleur..., l’angle θ0 n’est pas connu. Lors d’essais préliminaires, il faudra «faire
le zéro», donc pouvoir lui donner une valeur particulière correspondant au couple maximum ou autre
chose. Ψ (t) est donc mesurable par un capteur de position du rotor.

Les courants i1 , i2 , i3 doivent être sinusoïdaux et tels que ω = 2 Ωr (calcul déjà fait 2 fois).

4.3. Commentaires (Figure 10) :


On y voit que E = Vc ajustable (en général par un hacheur). On retrouve l’onduleur ave sa commande
et sa modulation. La commande de l’onduleur est définie par le capteur de position du rotor dont le
rôle sera d’assurer que ω = 2 Ωr et que e et i sont en phase pour obtenir le couple maximum. Le
déphaseur "δ" étant là pour ajuster θ0 pour que e et i soient en phase, puisque e est lié à la position du
rotor et i défini par les commutations de l’onduleur.

4.4. • Entre t = 0 et t = 35 ms :
e1 et iRef sont en phase pour avoir le couple max. i1 est légèrement déphasé par rapport à iRef , ceci est
dû au fait que les commutations ne sont pas instantanées et aux constantes de temps électriques de la
machine.
On pourra remarquer que iRef est une sinusoïde, c’est la référence «calculée» par la commande, alors
que i1 possède une ondulation car c’est le courant généré par l’onduleur. (e1 est représentée par simulation).

• Après t = 35 ms :
iRef a été déphasée en π et on voit qu’elle est en opposition de phase avec e1. On a donc agi sur la
commande. Puisque e et i sont en opposition de phase, le couple va changer de signe, on va freiner.
312 COMPOSITION AVEC EXERCICES D’APPLICATION
On peut le dire différemment : on passe d’un fonctionnement moteur à un fonctionnement génératrice.
Au delà de t = 35 ms, on devrait voir la vitesse diminuer. Ceci ne s’observe pas sur la figure car cette
variation est conditionnée par les constantes de temps mécaniques très supérieures à quelques dizaines
de ms.

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