Algèbre Linéaire : Espace Euclidien Rn
Algèbre Linéaire : Espace Euclidien Rn
Licence 1 Mathématiques
Mathématiques : ALGEBRE LINEAIRE
Elisabeth REMM
Chapitre 7
Nous identifierons naturellement R1 et R. Dans le premier chapitre nous avons rappelé que
Rn était muni d’une structure d’espace vectoriel réel, les opérations concernées étant
→
− →
−
(1) l’addition : si X = (x1 , x2 , · · · , xn ) et Y = (y1 , y2 , · · · , yn ) sont deux éléments de Rn
alors
→
− → −
X + Y = (x1 + y1 , x2 + y2 , · · · , xn + yn ),
(2) la multiplication externe par un scalaire : si α ∈ R, alors
→
−
α X = α(x1 , x2 , · · · , xn ) = (αx1 , αx2 , · · · , αxn ).
→
−
Le vecteur nul (0, 0, · · · , 0) sera noté 0 .
Considérons dans Rn les vecteurs
→
−
e1 = (1, 0, · · · , 0), →−e2 = (0, 1, 0, · · · , 0), · · · , →
−
en = (0, 0, · · · , 0, 1).
→
−
Si X = (x1 , x2 , · · · , xn ) il se décompose de manière unique
→
−
X = x1 → −
e1 + x2 →
−e 2 + · · · + xn →
−en
ce qui montre que B = {→ −
e1 , →
−
e2 , · · · , →
−
en } est une base de Rn et donc que Rn est bien de
→
−
dimension n. Cette base "privilégiée" sera appelée base canonique de Rn . Ainsi, si X =
→
−
(x1 , x2 , · · · , xn ), les scalaires xi sont les composantes de X dans la base canonique.
1.2. Les applications linéaires f : Rn → Rp . Considérons les deux espaces vectoriels réels
Rn et Rp . Si f : Rn → Rp est une application linéaire, elle se présente sous la forme
f (x1 , x2 , · · · , xn ) = (y1 , y2 , · · · , yp ).
Posons fi (x1 , x2 , · · · , xn ) = yi pour i = 1, 2, · · · , p. Rappelons que l’on appelle forme linéaire,
toute application linéaire à valeurs dans le corps de base. Ainsi, chacune des applications fi
est une forme linéaire fi : Rn → R. Ainsi f apparaît comme la composition des p formes
linéaires :
f = (f1 , f2 , · · · , fp )
et donc l’étude de f se ramène à l’étude des applications linéaires de Rn à valeurs dans R.
Etudions ces formes linéaires. Soit
f : Rn → R
une forme linéaire et posons f (x1 , x2 , · · · , xn ) = y. Comme f est linéaire, nous pouvons écrire
f (x1 , x2 , · · · , xn ) = x1 f (1, 0, · · · , 0) + x2 f (0, 1, , 0, · · · , 0) + xn f (0, 0, · · · , 1)
soit
f (x1 , x2 , · · · , xn ) = x1 f (→
−
e1 ) + x2 f (→
−
e2 ) + · · · + xn f (→
−
en ).
Nous retrouvons là le fait que f est entièrement définie par les images des vecteurs de base,
ici la base canonique. Posons
f (→
−
e ) = a , f (→
1
−
e ) = a , · · · , f (→
1 2
−
e )=a .
2 n n
Alors
f (x1 , x2 , · · · , xn ) = a1 x1 + a2 x2 + · · · + an xn .
Elisabeth Remm 3
Nous en déduisons
Corollaire 1. Toute application linéaire f : Rn → Rp s’écrit sous la forme f = (f1 , · · · , fp )
où les fi sont des formes linéaires fi : Rn → R qui s’écrivent donc sous la forme
f1 (x1 , x2 , · · · , xn ) = a1,1 x1 + a1,2 x2 + · · · + a1,n xn
f2 (x1 , x2 , · · · , xn ) = a2,1 x1 + a2,2 x2 + · · · + a2,n xn
···
fp (x1 , x2 , · · · , xn ) = ap,1 x1 + ap,2 x2 + · · · + ap,n xn
Nous déduisons que la matrice de l’application linéaire f relative aux bases canoniques de
R et Rp est
n
La résolution de tels systèmes linéaires a déjà été vue. Rappelons toutefois, qu’une manière
un peu longue mais algorithmique de résoudre un tel système est la méthode du pivot. A ce
niveau là, il serait intéressant de concevoir un programme sur PYTHON de résolution des
systèmes linéaires.
Notons que F n’est certainement pas défini par un unique système linéaire. Ainsi au sys-
tème précédent, on peut rajouter autant de combinaisons linéaires de lignes de ce système,
la solution sera toujours F . Autrement dit, l’entier m apparaissant dans ce système n’est pas
défini. Nous allons voir comment trouver le plus petit entier, qui lui aura un sens auprès de
F.
4 L1-Mathématiques. Chapitre 7
du système, à savoir !
a a1,2
det 1,1
= a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1 ,
a2,1 a2,2 !
a a1,3
det 1,1 = a1,1 a2,3 − a1,3 a2,1 ,
a2,1 a2,3 !
a1,2 a1,3
det a
= a1,2 a2,3 − a1,3 a3,1 ,
a2,3
2,2
et le rang du système est égal à 2 si l’un de ces déterminants est non nul. Supposons par
exemple que ce soit le premier, soit a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1 6= 0. La résolution du système donne
alors
a1,3 a2,2 − a2,3 a1,2 a1,3 a2,1 − a2,3 a1,1
x1 = − x 3 , x2 = − x3
a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1 a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1
et tout vecteur de D s’écrit
!
a1,3 a2,2 − a2,3 a1,2 a1,3 a2,1 − a2,3 a1,1
− ,− , 1 x3 .
a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1 a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1
Une base de D est donnée par
( !)
a1,3 a2,2 − a2,3 a1,2 a1,3 a2,1 − a2,3 a1,1
− ,− ,1 .
a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1 a1,1 a2,2 − a1,2 a2,1
Remarque. La donnée d’une base d’un plan vectoriel de R3 permet inversement de retrouver
une équation linéaire de ce plan. Il est bon de noter que cette équation n’est pas unique :
si a1 x1 + a2 x2 + a3 x3 = 0 est une équation définissant le plan, alors pour tout λ 6= 0,
λa1 x1 + λa2 x2 + λa3 x3 = 0 est également une équation linéaire définissant ce plan. Il en est
de même pour une droite vectorielle de R3 . La donnée d’une base, constituée d’un vecteur
non nul de R3 permet de retrouver le système de rang 2 définissant cette droite. Là aussi les
équations formant le système ne sont pas uniques, tout système équivalent est également un
système linéaire définissant cette droite.
Nous avons étudié précédemment la notion générale de projection dans un espace vectoriel
(de dimension finie) et défini une projection dans cette espace comme un endomorphisme
p vérifiant p ◦ p = p. Rappelons que cette identité est équivalente à E = ker(p) ⊕ =(p) et
précisé que la projection était alors la projection de E "parallèlement" à ker(p). Nous allons
illustrer plus géométriquement ces notions dans le cadre classique de Rn .
2.1. Projection le long d’un supplémentaire. Soit F1 un sous-espace vectoriel de Rn .
Choisissons un sous-espace supplémentaire F2 (celui ci n’est évidemment pas unique, on en
choisit un). Nous avons donc
Rn = F1 ⊕ F2 .
→
−
Tout vecteur X s’écrit de manière unique
→
− −
→ − →
X = X1 + X2
−→ −
→
avec X1 ∈ F1 et X2 ∈ F2 .
6 L1-Mathématiques. Chapitre 7
−
→ →
−
Définition 1. Le vecteur X1 ∈ F1 est appelé le projeté du vecteur X sur le sous-espace F1
le long du supplémentaire F2 .
Une telle application définit donc une projection sur le sous-espace vectoriel F1 = Im(p) le
long du sous-espace F2 = Ker(p).
Remarque sur la matrice de l’application linéaire p
Considérons dans Rn = F1 ⊕ F2 la projection sur F1 le long de F2 . Soit p l’application
linéaire projection associée. Nous avons
F1 = Im(p), F2 = ker(p)
Elisabeth Remm 7
−→ −
→ −→
et pour tout vecteur X1 ∈ F1 , p(X1 ) = X1 (la restriction de p à F1 est l’application identité.
Supposons que dim F1 = m et considérons une base de Rn (ce n’est certainement pas la base
canonique) :
−→ −→ −−−→ −
→
B = {U1 , · · · , Um , Um+1 , · · · , Un }
−
→ −→ −−−→ −
→
telle que {U1 , · · · , Um } soit une base de F1 et {Um+1 , · · · , Un } est une base de F2 . La matrice
de p relative à cette base est
··· 0 0 ··· 0
1 0
0
1 ··· 0 0 ··· 0
· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·
0
0 ··· 1 0 ··· 0
0
0 ··· 0 0 ··· 0
· · · · · · · · · · · · · · · · · · · · ·
0 0 ··· 0 0 ··· 0
Nous voyons donc sur cet exemple que le choix de la base pour écrire la matrice d’une
application linéaire est important : la matrice de p dans la base canonique est sûrement
beaucoup plus compliquée.
Afin de pouvoir parler de longueur de vecteurs, d’angles de deux vecteurs, nous devons
introduire une nouvel outil de mesure, à savoir le produit scalaire.
3.1. Définition.
Définition 3. On appelle produit scalaire euclidien dans l’espace vectoriel réel Rn l’applica-
tion de Rn × Rn à valeurs dans R :
→
− → −
X · Y = (x1 , x2 , · · · , xn ) · (y1 , y2 , · · · , yn ) = x1 y1 + x2 y2 + · · · + xn yn .
→
− − → − → → − → − → −
Cette application a les propriétés suivantes : Pour tous α1 , α2 ∈ R et X , X1 , X2 , Y , Y1 , Y2 ∈
Rn ,
−
→ −
→ → − −→ → − −
→ → −
(1) (α1 X1 + α2 X2 ) · Y = α1 (X1 · Y ) + α2 (X2 · Y ),
→
− →
− →
− →
− → − →
− → −
(2) X · (α1 Y1 + α2 Y2 ) = α1 ( X · Y1 ) + α2 ( X · Y2 )
Une telle application, a deux variables de Rn , vérifiant les deux propriétés ci-dessus est
appelée une forme bilinéaire sur Rn . L’étude générale de telles applications sur un espace
vectoriel réel ou complexe seraétudiée plus tard.
Quelques propriétés du produit scalaire euclidien
→
−
(1) Soit X ∈ Rn . Alors l’identité
→
− →
− → −
∀ Y ∈ Rn , X · Y = 0
→
− →
−
implique X = 0 .
→
−
Démonstration. En effet, posons X = (x1 , · · · , xn ). Prenons dans un premier temps
→
− →
− −
Y = → −
e1 = (1, 0, · · · , 0). Alors X · →
e1 = 0 implique x1 = 0. De même, en prenant
→
− →
− →
−
Y = ei , nous obtenons xi = 0 et en déduisons X = 0.
8 L1-Mathématiques. Chapitre 7
→
−
(2) Pour tout X ∈ Rn non nul
→
− → −
X · X > 0.
→
− → −
En effet X · X = x21 + x22 + · · · + x2n .
(3) Le produit scalaire est commutatif :
→
− → − →
− → −
X · Y = Y · X.
Lorsque nous considérons dans l’espace vectoriel Rn le produit scalaire euclidien, nous par-
lerons alors de Rn comme espace vectoriel euclidien.
Définition 4. L’espace vectoriel Rn muni du produit scalaire euclidien est appelé espace
vectoriel euclidien.
De même
→
− → −
(|| X |||| Y ||)2 = (x21 + · · · + x2n )(y12 + · · · + yn2 ) = x2i yj2 .
X
i,j
On en déduit
→
− → − →
− → −
(|| X |||| Y ||)2 − ( X · Y )2 = (xi yj − xj yi )2 .
X
i<j
→
− →
−
Démonstration. En effet, si nous posons X = (x1 , · · · , xn ) et Y = (y1 , · · · , yn ), alors
→
− →
− 2 2 2 2 2
sX
(|| X || + || Y ||) = (x1 + · · · + xn ) + (y1 + · · · + yn ) + 2 x2i yj2 .
i,j
De même
→
− → −
(|| X + Y ||)2 = (xi + yi )2 = (x2i + yi2 + 2xi yi ).
X X
i i
Ainsi
→
− →
− →
− → − sX
(|| X || + || Y ||)2 − (|| X + Y ||)2 = 2
X
x2i yj2 − 2 xi yi .
i,j i
(2) →
−
ei · →
−
ej = 0 dès que i 6= j.
La représentation habituelle de repère canonique dans la plan ou dans l’espace conduit à
la définition naturelle de l’orthogonalité de deux vecteurs, orthogonalité qui est "vérifiée" par
la représentation de la base canonique :
−
→ −→
Définition 6. Deux vecteurs X1 et X2 de Rn sont dits orthogonaux si leur produit scalaire
est nul :
−→ − →
X1 · X2 = 0.
Ainsi les vecteurs de la base canonique sont deux à deux orthogonaux et sont de longueur
1. Nous dirons qu’une telle base est une base orthonormée. D’une manière générale,
Définition 7. Soit {→ −
v ,→
1
−
v ,··· ,→
2
−
v } une base de Rn . Nous dirons que c’est une base ortho-
n
normée si les vecteurs de cette base vérifient
(1) pour tout i = 1, · · · , n, →
−
v ·→
i
−
v = 1,
i
Ainsi, comme dans l’exemple ci-dessus, une représentation cartésienne d’un repère ortho-
normé est donnée par des vecteurs de longueur 1 et deux à deux perpendiculaires.
4.1. Bases orthonormales. Nous avons vu que dans l’espace euclidien Rn , la base cano-
nique {→
−
e1 , →
−
e2 , · · · , →
−
en } est orthogonale, c’est-à-dire
→
−
ei · →
−
ej = 0
dès que i 6= j. Cette base est même orthonormée (ou orthonormale) chacun des vecteurs de
base est de longueur 1. Bien entendu ce n’est pas l’unique base de Rn qui soit orthonormée
(ou orthonormale).
Théorème 2. Toute famille de vecteurs non nuls deux à deux orthogonaux est libre.
Il est clair que ces vecteurs sont encore linéairement indépendants. En effet la matrice de ces
vecteurs relatives à la base {→−v1 , −
v→ →
−
2 ,, · · · , vp } est du type
ce qui donne
→
−
v2 · −
→
w →
−
v2 · −
→
w
1 1
a2,1 = − −
→ −
→ = − −
→ .
w1 · w1 ||w1 ||2
→
− − →
On a donc −→ = − v2 · w1 w + v avec w · w = 0.
w
||−
→||2 1
2 2 1 2
w 1
(2) Ecrivons que −w→ est orthogonal à −
3
→ et à −
w 1
→:
w 2
a3,1 w1 · w1 + a3,2 w2 · −
−
→ −
→ −
→ →+→ −
v3 · −
→=0
(
w 1 w 1
−
→ −
→
a w ·w +a w ·w +v ·w−
→ −
→ →
− −
→=0
3,1 1 2 3,2 2 2 3 2
d’où →
−
v3 · −
→
w
1
a3,1 = − −
→·− →
w w
1 1
→
−
v3 · −
→
w
1
a3,2 = −−
→ −
→
w ·w 2 2
→
− − → →
− − →
→ = v − v3 · w1 w − v3 · w1 w .
d’où −
w
||−
→||2 2 ||− →||2 1
3 3
w 2 w 1
12 L1-Mathématiques. Chapitre 7
(3) Ainsi de suite jusqu’à la détermination du vecteur − →. Nous déterminons les coefficients
w p
ap,1 , · · · , ap,p−1 en résolvant le système
(ap,1 −
→+a − → −−→ −−→ → − − →
w 1 p,2 w2 + · · · + ap,p−2 wp−2 + ap,p−1 wp−1 + vp ) · w1 = 0
−
→ −
→
(a w + a w + · · · + a
−
w−→ +a −
w−→ →
−
+v )·w −
→=0
p,1 1 p,2 2 p,p−2 p−2 p,p−1 p−1 p 2
···
(ap,1 −
→+a − → −−→ −−→ → − −−→
w p,2 w2 + · · · + ap,p−2 wp−2 + ap,p−1 wp−1 + vp ) · wp−1 = 0
1
→
−
vp · −
w−→ →
−
vp · −
→
w
−→ p−1
ce qui donne wp = vp − −−→ 2 wp−1 −· · ·− −
1
w1 . La base {−→, −→ −−→ −−→ − →
→ w 1 w2 , · · · , wp−2 , wp−1 , wp }
||wp−1 || ||w1 ||2
ainsi trouvée est orthonormale. Si nous voulons une base orthonormée, on considère alors les
vecteurs
→
−0 →
−
wi
wi = → − .
||wi ||
On a bien
→−
wi · →
−
q
u →
u − →
−
v
→
−0 w i w i wi
||wi || = t → − · →
− = →
− = 1.
||w || ||w || i ||w ||
i i
Remarque. Le procédé d’orthogonalisation d’une base d’un sous-espace de Rn reste bien en-
tendu valable pour l’espace Rn . A partir d’une base quelconque non orthogonale de Rn , nous
en déduisons une base orthogonale et donc orthonormée. Rappelons que la base canonique
est déjà orthonormée.
4.3. Matrices de passage d’une base orthonormée à une autre base orthonormée.
Les matrices de passage d’une base orthonormée à une autre base orthormée, en particulier
de la base canonique à une base orthonormée ont une structure particulière. Elles s’appellent
des matrices orthogonales. Nous allons étudier leur structure.
Soient B = {→ −
v1 , −
v→ →
− 0 −
→ −→ −
→ n
2 ,, · · · , vn } et B = {w1 , w2 ,, · · · , wn } deux bases orthonormées de R .
0
Considérons la matrice de passage P de B à B . Rappelons qu’elle se construit en mettant
en colonne les composantes des vecteurs de B 0 relatives à la base B. Ainsi si
−
→=α →
w −
v +α → −
v + ··· + α → −v + ··· + α →−
v
j 1,j 1 2,j 2 i,j i n,j n
alors
α1,1 α1,2 · · · α1,j · · · α1,n
α2,1
α2,2 · · · α2,j · · · α2,n
···
P =
α
i,1 αi,2 · · · αi,j · · · αi,n
···
αn,1 αn,2 · · · αn,j · · · αn,n
Comme les vecteurs →
−
w i sont deux à deux orthogonaux, si i 6= j
→
−wi · →
−
w j = (α1,i →
−
v1 + α2,i →
−
v2 + · · · + αn,i →
−
vn ) · (α1,j →
−
v1 + α2,j →
−
v2 + · · · + αn,j →
−
vn ).
En développant et compte tenu du fait que la famille B est orthonormée, il résulte
→
−
wi · →
−
w j = α1,i α1,j + α2,i α2,j + · · · + αn,i αn,j = 0.
Elisabeth Remm 13
Une telle matrice est toujours inversible et son inverse est donc A−1 =t A.
Théorème 4. Soient B et B 0 deux bases orthonormées de Rn . Alors la matrice de passage
P de B à B 0 est une matrice orthonormée. La matrice de passage de B 0 et B est t P .
Corollaire 2. Soit B une base orthonormée de Rn et soit B une base quelconque de Rn . Si
la matrice de passage P de B à B 0 est une matrice orthonormée, alors la base B 0 une base
orthonormée.