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Nombres Reels Corrige

Le document présente les corrections d'exercices de mathématiques sur les nombres réels, abordant des concepts tels que les majorants, les solutions d'équations et d'inéquations, ainsi que des méthodes de résolution. Chaque exercice est analysé en détail, avec des démonstrations et des calculs pour arriver aux solutions. Les résultats incluent des ensembles de solutions pour diverses équations et inéquations, ainsi que des observations sur les propriétés des fonctions impliquées.

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Prof.

Mostafa Ftouhi MPSI 2

Corrigé du TD 3
Nombres réels

Corrigé de l’exercice 1
Soit M = sup(B). Alors M est un majorant de B, et donc de A, qui est donc une partie majorée de R.
Elle admet donc une borne supérieure, qui est le plus petit de ses majorants.
Mais M étant un majorant de A, sup(A) ⩽ M .

Corrigé de l’exercice 2

Corrigé de l’exercice 3

Corrigé de l’exercice 4

Corrigé de l’exercice 5

Corrigé de l’exercice 6
1. Notons que le membre de droite de l’équation n’est défini que si x ̸= 0, on résout donc l’équation sur
R∗ . √
Si x > 0, alors |x| = x, de sorte que l’équation s’écrit encore 2x = x4 ⇔ x2 = 2 ⇔ x = 2.
Et si x < 0, alors |x| = −x, de sorte que x + |x| = x + (−x) = 0, et donc l’équation ne possède pas de
solution dans R∗− . √
Ainsi, l’équation x + |x| = x4 possède 2 comme unique solution.
2. Distinguons les cas x ⩾ 0 et x < 0.
Si x ⩾ 0, alors |x| = x, et donc x|x| = 3x + 2 ⇔ x2 = 3x + 2 ⇔ x2 − 3x + 2 = 0.
Le polynôme

x2 − 3x − 2 possède

un discriminant égal à ∆ = 32 − 4(−2) = 17, et a donc pour racines
x1 = 3−2 17 < 0 et x2 = 3+2 17 > 0.

3+ 17
Donc la seule solution dans R+ de x|x| = 3x + 2 est 2 .
Si x < 0, alors |x| = −x et donc

x|x| = 3x + 2 ⇔ −x2 = 3x + 2 ⇔ x2 + 3x + 2 = 0.
Or le polynôme x2 + 3x + 2 possède un discriminant égal à ∆ = 32 − 4 × 2 = 1, de sorte qu’il possède pour
racines x3 = −3−1
2 = −2 et x4 = −3+12 = −1.
Ces deux solutions sont bien des nombres négatifs.n √ o
Et donc l’ensemble des solutions de l’équation est −2, −1, 3+2 17 .
3. On a x2 − 3x − 7 = 3 si et seulement si x2 − 3x − 7 vaut soit 3 soit -3 .
Or x2 − 3x − 7 = 3 ⇔ x2 − 3x − 10 = 0, dont les solutions sont -2 et 5 .
De même, x2 − 3x − 7 = −3 ⇔ x2 − 3x − 4 = 0, équation dont les solutions sont -1 et 4 .
Donc l’ensemble des solutions de l’équation de départ est {−2, −1, 4, 5}.

Corrigé de l’exercice 7
Commençons
 par 
noter que tous les termes de cette équation sont bien définis si et seulement si
|x| =
̸ 0 x ̸= 0

|x + 1| =
̸ 0 x ̸= −1
On a alors, pour x ∈
/ {0, −1},

ln |x| + ln |x + 1| = 0 ⇔ ln |x(x + 1)| = 0 ⇔ |x(x + 1)| = 1


Soit encore x(x + 1) = 1 ⇔ x2 + x − 1 = 0 ou x(x + 1) = −1 ⇔ x2 + x√+ 1 = 0. √
La première équation possède un discriminant égal à 5 et possède −1+2 5 et −1−2 5 comme solutions.
La seconde équation possède un discriminant strictement négatif, et doncn n’a√
pas de solutions.
√ o
−1+ 5 −1− 5
On en déduit que l’ensemble des solutions de l’équation de départ est 2 , 2 .

1
Prof.Mostafa Ftouhi MPSI 2

Corrigé de l’exercice 8
1. Notons que x2 − 4 = (x + 2)(x − 2), et donc x2 − 4 = |x + 2| · |x − 2|.
Et donc il vient

|x + 2| < x2 − 4 ⇔ |x + 2| < |x + 2| · |x − 2| ⇔ 0 < |x + 2|(|x − 2| − 1).


Il est clair que x = −2 n’est pas solution car alors |x + 2| = 0. Et pour x ̸= −2, |x + 2| > 0, de sorte que

0 < |x + 2|(|x − 2| − 1) ⇔ |x − 2| − 1 > 0 ⇔ |x − 2| > 1.


Or, |x − 2| > 1 ⇔ x − 2 > 1 ou x − 2 < −1.
Soit encore x > 3 ou x < 1.
Donc l’ensemble des solutions de l’inéquation est ] − ∞, −2[U ] − 2, 1[U ]3, +∞[.
2. Notons que x2 − 25 = (x + 5)(x − 5) et donc x2 − 25 = |x + 5| · |x − 5|.
Et donc l’inéquation s’écrit encore |x + 5| ⩾ |x + 5| · |x − 5|.
Pour x ̸= −5 l’inéquation est donc équivalente à |x − 5| ⩽ 1
Soit encore −1 ⩽ x − 5 ⩽ 1 ⇔ 4 ⩽ x ⩽ 6.
Enfin, -5 est solution de l’inéquation, donc l’ensemble des solutions est {−5} ∪ [4, 6].
3. Notons que pour x = −1, l’inéquation n’a pas de sens .
Voici deux méthodes de résolution qui, si elles conduisent au même résultat ne nécessitent pas la même
quantité de calcul.
Avant de se lancer, mieux vaut donc réfléchir aux outils dont on dispose et choisir ceux qui nous semblent
le plus pertinents.
1 1 1
- 1ère méthode : pour x ̸= −1, on a x+1 > 2 ⇔ x+1 > 2 ou x+1 < −2.
Or, x+11
> 2 ⇔ x+11
− 2 > 0 ⇔ −1−2x
x+1 > 0.
Un tableau de signe nous permet alors de conclure :
x −∞ -1 − 12 +∞
−1 − 2x + + 0 -
x+1 - 0 + +
−1−2x
x+1 - 0 + 0 -
Et de même, on a x+1 < −2 ⇔ x+1 + 2 < 0 ⇔ 2x+3
1 1
x+1 < 0.
3
x −∞ −2 −1 +∞
2x + 3 − 0 + +
x+1 − − 0 +
2x+3
x+1 + 0 − 0 +
3 1
Donc l’ensemble des solutions de l’inéquation est ] − , −1[∪] − 1, − [.
2 2
2ème méthode : pour x ̸= −1, |x + 1| > 0 et donc

1 1 1 1 3 1
> 2 ⇔ > |x + 1| ⇔ − < x + 1 < ⇔ − < x < − .
x+1 2 2 2 2 2
Puisque -1 avait été d’office exclu de l’ensemble des solutions, on trouve donc comme ensemble de solutions
] − 32 , −1[∪] − 1, − 12 [.
4. Il serait possible de distinguer les cas x ⩾ 0 et x < 0, et de résoudre dans les deux cas une inéquation
du second degré.
Mais notons plutôt que x2 = |x|2 , et donc en posant X = |x|, l’inéquation de départ s’écrit X 2 −4X +3 > 0.
Mais le polynôme X 2 − 4X  + 3 possède un discriminant égal à 4 et possède donc pour racines 1 et 3 . Ainsi
2
X − 4X + 3 > 0 ⇔ X ∈ − ∞, 1[∪]3, +∞[.
Puisque d’autre part, |x| ⩾ 0, on a donc

x2 − 4|x| + 3 > 0 ⇔ |x| ∈ [0, 1[∪]3, +∞[⇔ x ∈] − ∞, −3[∪] − 1, 1[∪]3, +∞[.

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Prof.Mostafa Ftouhi MPSI 2

Corrigé de l’exercice 9
Première méthode : brutale. Commençons par noter que
|a| |b| |a|(1 + |b|) + |b|(1 + |a|) |a| + |b| + 2|ab|
+ = = .
1 + |a| 1 + |b| (1 + |a|)(1 + |b|) 1 + |a| + |b| + |ab|
Et donc il vient
|a + b| |a| |b|
⩽ +
1 + |a + b| 1 + |a| 1 + |b|
|a + b| |a| + |b| + 2|ab|
⇔ ⩽
1 + |a + b| 1 + |a| + |b| + |ab|
⇔ |a + b|(1 + |a| + |b| + |ab|) ⩽ (1 + |a + b|)(|a| + |b| + 2|ab|)
⇔ |a + b| + |a| · |a + b| + |b| · |a + b| + |ab| · |a + b| ⩽ |a| + |b| + 2|ab| + |a| · |a + b| + |b| · |a + b| + 2|ab| · |a + b|
⇔ |a + b| ⩽ |a| + |b| + |ab| · |a + b| + 2|ab|.
Mais par l’inégalité triangulaire, |a + b| ⩽ |a| + |b|, de sorte que la dernière inégalité ci-dessus est vérifiée.
|a+b| |a| |b|
Et donc l’inégalité de départ est vraie : 1+|a+b| ⩽ 1+|a| + 1+|b| .
Seconde méthode : plus astucieuse, mais plus douce
La fonction g : t 7→ 1+tt
est dérivable sur R+ , de dérivée égale à g ′ : t 7→ (1+t)
1
2 , et donc est croissante.

Mais puisque |a + b| ⩽ |a| + |b|, on a donc

|a + b| |a| + |b|
g(|a + b|) ⩽ g(|a| + |b|) ⇔ ⩽
1 + |a + b| 1 + |a| + |b|
On en déduit donc que

|a + b| |a| |b| |a| |b|


⩽ + ⩽ + .
1 + |a + b| 1 + |a| + |b| 1 + |a| + |b| 1 + |a| 1 + |b|

Corrigé de l’exercice 10
Si n est est pair, alors n2 est un entier, donc nécessairement égal à sa propre partie entière.
En revanche, si n est impair, alors n − 1 est pair, et donc n−1 2 est un entier.
n−1 n n+1 n−1
On a alors 2 ⩽ 2 < 2 = 2 + 1.
Et donc nécessairement, par définition de la partie entière de n2 , on a n2 = n−1
 
2 .

Corrigé de l’exercice 11
Soit n ∈ N. √

Il s’agit donc de prouver que 4n + 1 ⩽ ( n + n + 1)2 < 4n + 2.
Soit encore
p p
4n + 1 ⩽ n + 2 n(n + 1) + n + 1 < 4n + 2 ⇔ 2n ⩽ 2 n(n + 1) < 2n + 1.
p p
Puisque n ⩽ n + 1, alors n2 ⩽ n(n + 1) et donc n ⩽ n(n + 1), de sorte qu’on a bien 2n ⩽ 2 n(n + 1).
D’autre part, on a
p
2 n(n + 1) < 2n + 1 ⇔ 4n(n + 1) < (2n + 1)2
⇔ 4n2 + 4n < 4n2 + 4n + 1.
p
Cette dernière inégalité étant trivialement vérifiée, on a donc bien 2 n(n + 1) < 2n + 1, et donc
√ √
( n + n + 1)2 = 4n + 1


Corrigé de l’exercice 12
Commençons par noter que le discriminant de x2 − x + 2 est −7 < 0, de sorte que x2 − x + 2 est de signe
constant, positif.

3
Prof.Mostafa Ftouhi MPSI 2

Ceci nous garantit que l’équation a bien un sens pour tout x ∈ R.


On a alors
p k p
| x2 − x + 2 = 2 ⇔ 2 ⩽ x2 − x + 2 < 3
⇔ 4 ⩽ x2 − x + 2 < 9
On alors 4 ⩽ x2 − x + 2 ⇔ x2 − x − 2 ⩾ 0.
Un calcul de discriminant nous informe alors que cette inéquation est vérifiée si et seulement si x ⩽ −1
ou x ⩾ 2. √ √
De même, on a x2 − x + 2 < 9 ⇔ x2 − x − 7 < 0, ce qui est le cas si et seulement si 1−2 29 < x < 1+2 29 .
√ √ √
Puisque 29 > 3, 1−2 29 < −1, et de même 1+2 29 > 2.

i h √
Par conséquent, l’ensemble des solutions de l’équation est ] 1−2 29 , −1 ∪ 2, 1+2 29 [ .
Pour l’inéquation proposée, notons qu’on a

x2 − 4x − 3 + 1 ⩽ 2 ⇔ −2 ⩽ x2 − 4x − 3 + 1 ⩽ 2
   

⇔ −3 ⩽ x2 − 4x − 3 ⩽ 1
 

⇔ −3 ⩽ x2 − 4x − 3 < 2.
Or on a x2 − 4x − 3 < 2 ⇔ x2 − 4x − 5 < 0.
Le polynôme
√ x2 − 4x − 5 √possède un discriminant égal à ∆ = 16 + 20 = 36. Ses racines sont donc
x1 = 2 = 5 et x2 = 4−2 36 =
4+ 36
 −1.
2
Et donc x − 4x − 5 < 0 ⇔ x ∈ − 1, 5[.
De même, on a x2 − 4x − 3 ⩾ −3 ⇔ x2 − 4x ⩾ 0 ⇔ x ∈ − ∞, 0 ∪ [4, +∞[.
 

Ainsi, les deux conditions −3 ⩽ x2 − 4x − 3 < 2 sont vérifiées simultanément si et seulement si x ∈


] − 1, 0] ∪ [4, 5[.
Et donc l’ensemble des solutions de l’inéquation est ] − 1, 0] ∪ [4, 5[.

Corrigé de l’exercice 13
1. Soit n un entier tel que n ⩽ x. Alors n ⩽ x < ⌊x⌋ + 1.
Puisque n et ⌊x⌋ sont des entiers, alors n ⩽ ⌊x⌋.
2. Soient a, b deux réels tels que a ⩽ b, alors on a ⌊a⌋ ⩽ a ⩽ b, et donc par la question précédente,
⌊a⌋ ⩽ ⌊b⌋. Et donc la fonction partie entière est croissante.
En revanche, l’implication ⌊x⌋ ⩽ ⌊y⌋ ⇒ x ⩽ y est fausse : par exemple, on a 21 ⩽ ⌊0⌋, mais on n’a pas
 
1
2 ⩽ 0.
Autrement dit, la fonction partie entière n’est pas strictement croissante.
Notons que si on remplace les inégalités larges par des inégalités strictes, alors on a

⌊x⌋ < ⌊y⌋ ⇒ x < y


1 1
= 0 + 0 ̸= 1 = 12 + 12 .
 
3. La réponse est non, puisque 2 + 2
En revanche, on a toujours

⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 2.


Donc soit x + y < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1, auquel cas ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1, et donc ⌊x + y⌋ = ⌊x⌋ + ⌊y⌋.
Soit x + y ⩾ ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1, et alors

⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1 ⩽ x + y < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 2


si bien que ⌊x + y⌋ = ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1.
Dans tous les cas, on a bien

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⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y ⩽ ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1.


Alternative : rappelons que ⌊x + y⌋ est le plus grand entier inférieur ou égal à x + y.
Puisque ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ x + y, on a donc ⌊x⌋ + ⌊y⌋ ⩽ ⌊x + y⌋.
Et puisque x + y < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 2, ⌊x + y⌋ < ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 2, si bien que ⌊x + y⌋ ⩽ ⌊x⌋ + ⌊y⌋ + 1.

Corrigé de l’exercice 14
1. Vrai. En effet, si ⌊a⌋ = ⌊b⌋ = n, alors n ⩽ a < n + 1 et n ⩽ b < n + 1.
Donc −1 − n < −b ⩽ −n et alors en sommant les inégalités,

−1 < a − b < 1 ⇒ |a − b| < 1.


2. Faux. Par exemple si a = 12 et b = 1, alors |a − b| = 12 mais ⌊a⌋ = 0 et ⌊b⌋ = 1.
3. Faux. On a −2 ⩽ 1 et (−2)2 > 12 .
4. Faux. Si a = 2 et b = −1, alors |a| = 2 et |a + b| = 1.
5. Vrai. Si a ⩽ 0, alors |a| = −a, de sorte que a + |a| = 0.
En revanche, si a > 0, alors |a| = a de sorte que a + |a| = 2a ̸= 0.
Et donc on a bien a + |a| = 0 ⇔ a ⩽ 0.
6. Faux. Si a ̸= 0 et b = −2a, alors |a + | = | − a| = |a| alors que b ̸= 0.
7. Faux. Si x = − 21 , alors |⌊x⌋| = | − 1| = 1, alors que ⌊|x|⌋ = 0.
On notera en revanche que la formule est vraie si x ⩾ 0, mais aussi si x est un entier naturel
8. Faux. Par exemple si x = 1, ⌊x⌋ = 1, donc ⌊x⌋ 1
2 = 2 , qui ne peut pas être une partie entière puisque ce
n’est pas un entier.

Corrigé de l’exercice 15
1. Puisque −4 ∈ Z, ⌊x − 4⌋ = ⌊x⌋ − 4 = n − 4.
 on a 2n − 1 ⩽ 2x − 1 < 2(n + 1) − 1 ⇔ 2n − 1 ⩽ 2x − 1 < 2n + 1.
De même,
- Si x ∈ n, n + 12 [ , alors
 2n1 ⩽ 2x < 2n + 1 et donc 2n − 1 ⩽ 2x − 1 < 2n, de sorte que ⌊2x − 1⌋ = 2n − 1.
- En revanche, si x ∈ n + 2 , n + 1[ , alors

2n + 1 ⩽ 2x < 2n + 2 ⇔ 2n ⩽ 2x − 1 < 2n + 1 ⇒ ⌊2x − 1⌋ = 2n


2. Supposons que x soit une solution de l’équation, et soit donc n = ⌊x⌋.
- Si x ∈ n, n + 12 [ , alors d’après ce qui précède, on a


⌊x − 4⌋ = ⌊2x − 1⌋ ⇔ n − 4 = 2n − 1 ⇔ n = −3.
Donc les réels x tels que x − ⌊x⌋ < 21 et qui sont solutions de l’équation sont ceux tels que
 
⌊x⌋ = −3 −3 ⩽ x < −2
⇔ −3 ⩽ x < − 52 ⇔ x ∈ −3, − 25 [ .

1 ⇔ 1
x < ⌊x⌋ + 2 x < −3 + 2
- Si x ∈ n + 21 , n + 1[ , alors


⌊x − 4⌋ = ⌊2x − 1⌋ ⇔ n − 4 = 2n ⇔ n = −4.
Comme précédemment, ceci prouve que les réels x tels que x − ⌊x⌋ ⩾ 12 et qui sont solutions de l’équation
sont ceux tels que
 
−4 ⩽ x < −3 7 7
1 ⇔ − ⩽ x < −3 ⇔ x ∈ − , −3[.
x ⩾ −4 + 2 2 2

On7en déduit
  que l’ensemble des solutions de l’équation ⌊2x − 1⌋ = ⌊x − 4⌋ est
− 2 , −3 ∪ −3, − 52 = − 72 , − 25 [.
 

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Corrigé de l’exercice 16
1. Prouvons
√ n par récurrence
√ sur n ∈ N∗ la propriété P(n) : ”il existe deux entiers naturels an et bn vérifiant
(2 + 3) = an + bn 3 et 3b2n = a2n − 1 ”.
Pour n = 1, il suffit de prendre an = 2 et bn = 1, donc P(1) est vraie. √ √
Supposons P(n) vraie, et soient an et bn deux entiers naturels tels que (2+ 3)n = an +bn 3 et 3b2n = a2n −1.
Alors
√ √ √  √  √
(2 + 3)n+1 = (2 + 3)n (2 + 3) = an + bn 3 (2 + 3)

= 2an + 3bn + (an + 2bn ) 3
Donc si on pose
√ an+1 = 2an + 3bn √et bn+1 = an + 2bn , nous avons là évidemment deux entiers naturels,
tels que (2 + 3)n+1 = an+1 + bn+1 3.
Et de plus, on a alors

3b2n+1 = 3 (an + 2bn )2 = 3a2n + 12an bn + 12b2n = 3a2n + 12an bn + 4 a2n − 1 = 7a2n + 12an bn − 4


et

a2n+1 − 1 = (2an + 3bn )2 − 1 = 4a2n + 12an bn + 9b2n − 1


= 4a2n + 12an bn + 3 a2n − 1 − 1 = 7a2n + 12an bn − 4


et donc 3b2n+1 = a2n+1 − 1.


Donc P(n + 1) est vraie, et donc par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N∗ , P(n) est vraie.
Donc si on pose an+1 = 2an + 3bn √
√ n+1 et bn+1 = an + 2bn , nous avons là évidemment deux entiers naturels,
tels que (2 + 3) = an+1 + bn+1 3.
Et de plus, on a alors

3b2n+1 = 3 (an + 2bn )2 = 3a2n + 12an bn + 12b2n = 3a2n + 12an bn + 4 a2n − 1 = 7a2n + 12an bn − 4


et

a2n+1 − 1 = (2an + 3bn )2 − 1 = 4a2n + 12an bn + 9b2n − 1


= 4a2n + 12an bn + 3 a2n − 1 − 1 = 7a2n + 12an bn − 4


et donc 3b2n+1 = a2n+1 − 1.


Donc P(n + 1) est vraie, et donc par p de récurrence, pour tout n ∈ N , P(n) est vraie.
√ le principe

2 2 2
2. Puisque 3bn = √ an − 1, on a donc 3bn = an − 1.
En particulier, 3bn < an .
Par ailleurs, (an − 1)2 = a2n + 1 −√2an ⩽ a2n − 1
Et donc 3b2n ⩾ (an − 1)2 et donc 3bn ⩾ an √ − 1. √ 
Nous venons donc de prouver que an − 1 ⩽ 3bn < an , et donc que 3bn = an − 1.
 √ n  √  √ 
Et donc (2 + 3) = an + 3bn = an + 3bn = an + an − 1 = 2an − 1, qui est donc un entier impair.

Corrigé de l’exercice 17

Corrigé de l’exercice 18

Corrigé de l’exercice 19
1. On a doit avoir, en prenant x = y = 0, f (0) = f (0 + 0) = f (0) + f (0) = 2f (0).
Et donc f (0) = 0.
2. On a déjà f (0) = 0 = 0α et f (1) = α.
Il vient ensuite f (2) = f (1 + 1) = f (1) + f (1) = 2α.
Prouvons par récurrence sur n que pour tout n ∈ N, f (n) = nα.

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Prof.Mostafa Ftouhi MPSI 2

La récurrence est largement initialisée. Supposons donc que f (n) = nα.


Alors f (n + 1) = f (n) + f (1) = nα + α = (n + 1)α.
Par le principe de récurrence, pour tout n ∈ N, f (n) = nα.
3. Pour n ∈ N, le résultat a déjà été prouvé.
Soit donc n un entier négatif.
Alors f (n) + f (−n) = f (n + (−n)) = f (0) = 0.
Et donc f (n) = −f (−n). Mais −n ∈ N, et donc d’après la question précédente, f (−n) = −nα.
Et donc f (n) = nα.
4. Soit r = pq ∈ Q, avec p ∈ Z et q ∈ N. Alors f (2r) = f (r) + f (r) = 2f (r). Puis f (2r) = f (r + 2r) =
f (r) + f (2r) = f (r) + 2f (r) = 3f (r).
Une récurrence facile prouve alors que pour tout k ∈ N, f (kr) = kf (r). Et donc en particulier, f (p) =
f (qr) = qf (r).
Puisque p ∈ Z, nous savons que f (p) = αp, et donc f (r) = 1q f (p) = α pq = αr.
5.a. Nous pourrions prendre pour an l’approximation décimale par défaut de x, et pour bn son approximation
décimale par excès. Mais il nous faudrait alors prouver qu’elles convergent vers x. Ce n’est pas bien dur,
mais essayons autre chose.
Soit n ∈ N∗ . Alors l’intervalle ouvert ]x − n1 , x[ contient au moins un rationnel. Choisissons en un, et
appelons-le an .
On a alors, pour tout n ∈ N, x − n1 ⩽ an ⩽ x, de sorte que par le théorème des gendarmes, nécessairement
an −→ x.
n→+∞
De même, en choisissant bn rationnel dans ]x, x + n1 [, on construit une suite de rationnels, supérieure à x,
de limite x.
5.b. Si f est croissante, alors on a, pour tout n ∈ N, f (an ) ⩽ f (x) ⩽ f (bn ).
Mais an et bn étant rationnels, on peut leur appliquer le résultat de la question 4 : f (an ) = αan et
f (bn ) = αbn .
Donc αan ⩽ f (x) ⩽ αbn .
En passant à la limite, il vient donc f (x) = αx.
6. Nous venons de prouver qu’une telle fonction est nécessairement de la forme x 7→ αx, avec α ∈ R.
Inversement, pour α ∈ R, f : x 7→ αx vérifie bien

∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = α(x + y) = αx + αy = f (x) + f (y)


et elle est croissante si et seulement si α ⩾ 0.
Donc les fonctions cherchées sont les x 7→ αx, α ∈ R+ .

Corrigé de l’exercice 20

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