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Matrices Changement de base Exercice 44.
Soit 𝑓 l’application de ℝ3 dans ℝ3 définie par
Exercice 42.
Soit E un 𝕂-espace vectoriel de dimension 3 et ℬ = (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) une base de E. On considère (𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟼ (2𝑥 − 𝑦, 𝑦 − 𝑧, −𝑧 + 2𝑥).
les matrices
4 −2 −2 ⎞ 0 0 0⎞ 1. Calculer la matrice M de 𝑓 dans la base canonique (𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ) de ℝ3 .
⎛
⎜ ⎟ ⎛
⎜ ⎟
A = ⎜ 1 0 −1 ⎟ et D = ⎜ 0 1 0 ⎟
⎜
⎜ ⎟
⎟ ⎜
⎜ ⎟
⎟ 2. Prouver que la famille ℬ′ définie par
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ 3 −2 −1 ⎠ ⎝0 0 2⎠
𝑓1 = 𝑒2 − 𝑒3 , 𝑓2 = −𝑒1 + 𝑒3 , 𝑓3 = 𝑒1 + 𝑒2
Soit 𝑓 l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base ℬ est A.
est une base de ℝ3 .
1. Montrer qu’il existe une base 𝒞 = (ε1 , ε2 , ε3 ) de E telle que la matrice de 𝑓 dans 𝒞 soit
D. 3. Calculer la matrice P = mat(ℬ → ℬ′ ) et son inverse.
2. Déterminer une matrice P de GL3 (ℝ) telle que A = PDP−1 . Calculer P−1 . 4. Calculer la matrice M′ de 𝑓 dans la base ℬ′ de ℝ3 .
3. Calculer A𝑛 pour tout 𝑛 ∈ ℕ. 5. Quel est le lien entre M, M′ et P ?
4. En déduire le terme général des suites (𝑥𝑛 )𝑛∈ℕ , (𝑦𝑛 )𝑛∈ℕ et (𝑧𝑛 )𝑛∈ℕ définies par : Exercice 45.
⎧𝑥0 = 1 ⎧ 𝑥𝑛+1 = 4𝑥𝑛 − 2(𝑦𝑛 + 𝑧𝑛 ) On note 𝑓 l’endomorphisme de ℝ4 dont la matrice dans la base canonique vaut
{
{ {
{
⎨𝑦0 = 0 et ∀𝑛 ∈ ℕ ⎨𝑦𝑛+1 = 𝑥𝑛 − 𝑧𝑛
{ { ⎛ 1 2 7
4 ⎞
{
⎩ 𝑧0 = 0 {
⎩ 𝑧𝑛+1 = 3𝑥𝑛 − 2𝑦𝑛 − 𝑧𝑛 ⎜
⎜ ⎟
⎟
⎜
⎜ 1 −1 1 1 ⎟⎟
M=⎜
⎜
⎜
⎟
⎟.
Exercice 43. ⎜
⎜ −1 1 −1 −1 ⎟
⎟
⎟
⎜ ⎟
Soient E = ℝ2 , 𝑢 = (1, 1), 𝑣 = (1, −1) et ℬ = (𝑢, 𝑣). ⎝ 1 0 3 2 ⎠
1. Justifier que ℬ est une base de E. 1. Déterminer Im(𝑓 ), Ker(𝑓 ) et Im(𝑓 ) ∩ Ker(𝑓 ).
2. Donner les matrices de passage entre ℬ et la base canonique ℬ0 de E. 2. Soit la famille ℱ = (𝑓1 , 𝑓2 , 𝑓3 , 𝑓4 ) de vecteurs de ℝ4 définie par
𝑓1 = (1, 0, 0, 0), 𝑓2 = (1, 1, −1, 1), 𝑓3 = (3, 2, 0, −1)
et 𝑓4 = (7, 4, −4, 5). Vérifier que ℱ est une base de ℝ4 .
3. Déterminer la matrice de 𝑓 dans la base ℱ.
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Matrices Représentation des applications linéaires Exercice 50.O
Soient 𝑛 ∈ ℕ, E𝑛 = ℝ𝑛 [X] et T𝑛 l’application définie sur E𝑛 par
Exercice 46.
SOient E = ℝ2 [X] et A = 𝑎 + 𝑏X + 𝑐X2 un élément de E. On définit l’application 𝑓 par : T𝑛 (P) = (𝑛X + 1)P + (1 − X2 )P′ .
∀P ∈ E, 𝑓 (P) = (AP)″ 1. Prouver que T𝑛 ∈ ℒ(E𝑛 ).
2. Ecrire la matrice M𝑛 = mat ℬ𝑛 (T𝑛 ) de T𝑛 dans la base canonique de E𝑛 .
1. Montrer que 𝑓 est un endomorphisme de E.
3. Dans le cas où 𝑛 = 3, déterminer des bases de Ker(T𝑛 ) et de Im(T𝑛 ).
2. Donner la matrice M de 𝑓 dans la base canonique de E.
3. Déterminer une condition sur A pour que 𝑓 soit bijective. Exercice 51.O
Soient
4. On pose A = X2 + 1. Déterminer M−1 et M𝑛 pour tout 𝑛 ∈ ℕ dans ce cas. 1 2 ⎞
A=⎛
⎜
⎜ ⎟
⎟
Exercice 47. ⎝ 2 4 ⎠
Soit 𝑓 ∶ P ∈ ℝ3 [X] ↦ P(X + 2) + P(X) − 2P(X + 1). et φA l’application de 𝔐 2 (ℝ) dans 𝔐 2 (ℝ) définie par
1. Montrer que P est un endomorphisme de ℝ3 [X]. φA ∶ M ⟼ AM − MA.
2. Déterminer la matrice de 𝑓 dans la base canonique de ℝ3 [X]. En déduire Ker 𝑓 et Im 𝑓.
1. Prouver que φA est un endomorphisme de 𝔐 2 (ℝ).
⎛
⎜
0 0 1 0⎞
⎟ 2. Déterminer le noyau et l’image de φA .
⎜
⎜ ⎟
⎜0 0 0 1⎟
⎟
3. Déterminer une base de ℝ3 [X] dans laquelle la matrice de 𝑓 est ⎜
⎜
⎜ ⎟.
⎟ 3. En déduire que le commutant de A, ie l’ensemble des matrices de 𝔐 2 (ℝ) qui commutent
⎜
⎜ 0 0 0 0⎟
⎟
⎟ avec A, est un sous-espace vectoriel de 𝔐 2 (ℝ) dont on donnera une base.
⎜ ⎟
⎝0 0 0 0⎠
Exercice 52.
Exercice 48. Soient E = ℝ2 [X] et 𝑓 l’application défine sur l’espace E par 𝑓 (P) = P + P′ .
ℳ𝑛 (ℝ) ⟶ ℳ𝑛 (ℝ) 1. Prouver que 𝑓 est un endomorphisme de E.
Soient A, B ∈ ℳ𝑛 (ℝ) et 𝑓 ∶ { .
X ⟼ X + tr(AX)B
2. On note ℬ0 la base canonique de E. Déterminer la matrice M = mat ℬ0 (𝑓 ).
1. Montrer que 𝑓 est un endomorphisme de ℳ𝑛 (ℝ).
3. Etablir que 𝑓 est un automorphisme de E et calculer M−1 .
2. Déterminer des conditions nécessaires et suffisantes sur A et B pour que 𝑓 soit une symé-
trie. 4. En déduire la solution P de P + P′ = X2 + X + 1.
3. Déterminer la base et la direction de 𝑓 dans ce cas.
Exercice 49.
Soit 𝑓 un endomorphisme d’un espace vectoriel E de dimension 𝑛 ∈ ℕ∗ . Montrer que Im 𝑓 =
Ker 𝑓 si et seulement si 𝑛 est pair et il existe une base de E dans laquelle la matrice de 𝑓 est
⎛ 0𝑝 I𝑝 ⎟
⎜ ⎞ avec 𝑛 = 2𝑝.
⎜ ⎟
0
⎝ 𝑝 0 𝑝 ⎠
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Matrices Exercice 53. Exercice 55.
Soit 𝑓, un endomorphisme de ℝ3 , admettant pour matrice relative à la base canonique la matrice Soit 𝑓 l’application de ℝ𝑛 [X] dans ℝ[X], définie en posant, pour tout P(X) ∈ ℝ𝑛 [X],
suivante :
0 1 2⎞ 𝑓 (P(X)) = P(X + 1) + P(X − 1) − 2P(X).
⎛
⎜ ⎟
⎜
A=⎜ 0 0 1⎟
⎟ .
⎜
⎜ ⎟
⎟ 1. Montrer que 𝑓 est linéaire et que son image est incluse dans ℝ𝑛 [X].
⎝0 0 1⎠
2. Dans le cas où 𝑛 = 3, donner la matrice de 𝑓 dans la base (1, X, X2 , X3 ). Déterminer
1. Déterminer une base du noyau et de l’image de 𝑓. ensuite, pour une valeur de 𝑛 quelconque, la matrice de 𝑓 dans la base (1, X, … , X𝑛 ).
2. Déterminer une base du noyau et de l’image de 𝑓 2 . 3. Déterminer le noyau et l’image de 𝑓 pour 𝑛 ⩾ 3. Calculer leurs dimensions respectives.
3. Vérifier que Ker(𝑓 2 ) et Im(𝑓 2 ) sont supplémentaires dans ℝ3 . 4. Soit Q un élément de l’image de 𝑓. Montrer (en utilisant en particulier les résultats de la
deuxième question) qu’il existe un unique P ∈ ℝ𝑛 [X] tel que
Exercice 54.
𝑓 (P) = Q et P(0) = P′ (0) = 0.
Soit ℝ[X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels. Soient 𝑓, 𝑔 et ℎ les applications
de ℝ[X] dans lui-même définies par :
Exercice 56.
𝑓 (P(X)) = XP(X), 𝑔(P(X)) = P′ (X) et ℎ(P(X)) = (P(X))2 . Soit L ∶ ℝ3 → ℝ3 l’application linéaire définie par
1. Montrer que les applications 𝑓 et 𝑔 sont linéaires, mais que ℎ ne l’est pas. L(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥 + 2𝑦 − 𝑧 , 𝑦 + 𝑧 , 𝑥 + 𝑦 − 2𝑧).
2. Les applications 𝑓 et 𝑔 sont-elles injectives ? Surjectives ? Déterminer la dimension de 1. Ecrire la matrice associée à L dans la base canonique de ℝ3 .
leurs noyaux respectifs. Déterminer l’image de 𝑓.
2. Trouver une base et déterminer la dimension de chacun des sous-espaces vectoriels sui-
3. Soit 𝑛 ∈ ℕ. On désigne par 𝑓𝑛 et 𝑔𝑛 les restrictions de 𝑓 et de 𝑔 à ℝ𝑛 [X]. Montrer que vants :
l’image de 𝑔𝑛 est incluse dans ℝ𝑛 [X] et celle de 𝑓𝑛 est incluse dans ℝ𝑛+1 [X]. Ker(L), Im(L), Ker(L) ∩ Im(L).
4. Déterminer la matrice de 𝑔𝑛 dans la base (1, X, … , X𝑛 ) de ℝ𝑛 [X]. Déterminer la matrice 3. Déterminer L ∘ L = L2 et L ∘ L ∘ L = L3 en calculant leurs matrices dans la base
de 𝑓𝑛 relativement aux bases canonique. Quelle est la matrice de L16 dans la base canonique ?
ℬ𝑛 = (1, X, … , X𝑛 ) et ℬ𝑛+1 = (1, X, … , X𝑛+1 ).
Exercice 57.O
5. Calculer les dimensions respectives des images de 𝑓𝑛 et de 𝑔𝑛 . 1 2
Soit A = ( ). On considère l’application ϕ de ℳ2 (ℝ) dans ℳ2 (ℝ) définie par
3 4
ϕ(M) = AM.
1. Vérifier que ϕ est linéaire.
2. Montrer que ϕ est un isomorphisme. Donner une expression simple de l’isomorphisme
réciproque.
3. Déterminer la matrice de ϕ dans la base canonique de ℳ2 (ℝ).
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Matrices Exercice 58. Exercice 60.
On considère l’application Soient H1 et H2 deux sous-espaces supplémentaires de ℒ(ℝ𝑛 ) vérifiant la propriété suivante :
ϕ∶ ℝ3 [X] → ℝ[X] ∀(𝑓 , 𝑔) ∈ H1 × H2 , 𝑓 ∘ 𝑔 + 𝑔 ∘ 𝑓 = 0
P ↦ P(X + 1) + P(X)
1. Justifier qu’il existe (𝑝1 , 𝑝2 ) ∈ H1 × H2 tel que 𝑝1 + 𝑝2 = Id.
1. Montrer que ϕ est un endomorphisme de ℝ3 [X].
2. Montrer que 𝑝1 et 𝑝2 sont des projecteurs.
2. On note ℬ la base canonique de ℝ3 [X]. Déterminer la matrice de ϕ dans la base ℬ. On
notera M cette matrice. 3. Montrer que dim H1 ≤ (𝑛 − rg 𝑝2 )2 et dim H2 ≤ (𝑛 − rg 𝑝1 )2 .
3. a. Montrer que M est inversible et calculer M−1 . 4. Quel est le nombre de choix possibles pour le couple (H1 , H2 ) ?
b. En déduire que ϕ est un automorphisme de ℝ3 [X], et donner la matrice de ϕ−1
Exercice 61.
dans la base ℬ.
Soient 𝑝1 , … , 𝑝𝑛 des projecteurs d’un espace vectoriel E de dimension finie tels que 𝑝1 + ⋯ +
4. En déduire que l’équation P(X + 1) + P(X) = 4X3 − 2X2 + X − 1 admet une unique 𝑝𝑛 = IdE .
solution P ∈ ℝ3 [X], et donner cette solution. Montrer que Im 𝑝1 ⊕ ⋯ ⊕ Im 𝑝𝑛 = E.
Exercice 59. Exercice 62.
On considère l’espace vectoriel E = 𝒜(ℝ, ℝ) des applications de ℝ dans ℝ, et les fonctions
𝑔1 , 𝑔2 , 𝑔3 et 𝑔4 définies par : Soient 𝑢, 𝑣 ∈ ℒ(E) où E est un espace vectoriel de dimension finie. Déterminer le rang de
l’endomorphisme de ℒ(E) Φ ∶ 𝑓 ↦ 𝑣 ∘ 𝑓 ∘ 𝑢.
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑔1 (𝑥) = 𝑥𝑒𝑥 , 𝑔2 (𝑥) = 𝑥𝑒−𝑥 , 𝑔3 (𝑥) = 𝑒𝑥 , 𝑔4 (𝑥) = 𝑒−𝑥 .
Exercice 63.
On note F = vect(𝑔1 , 𝑔2 , 𝑔3 , 𝑔4 ).
ℂ ⟶ ℂ
Soit 𝑓 ∶ { .
1. a. Si 𝑎, 𝑏, 𝑐 et 𝑑 sont quatre réels tels que ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑎𝑥𝑒𝑥 + 𝑏𝑥𝑒−𝑥 + 𝑐𝑒𝑥 + 𝑑𝑒−𝑥 = 0, 𝑧 ⟼ 𝑖𝑧 + (1 − 𝑖)𝑧
montrer qu’alors 𝑥→+∞
lim (𝑎𝑥 + 𝑐)𝑒𝑥 = 0, puis que 𝑎 = 𝑐 = 0.
1. Montrer que 𝑓 est un automorphisme du ℝ-espace vectoriel ℂ.
b. Montrer que (𝑔1 , 𝑔2 , 𝑔3 , 𝑔4 ) est une base de F, qu’on notera ℬ1 par la suite. Quelle
est la dimension de F ? 2. Montrer qu’il existe une base du ℝ-espace vectoriel ℂ dans laquelle la matrice de 𝑓 est
2. a. Vérifier que 𝑔′1 et 𝑔′2 appartiennent à F. ⎛1 0 ⎟
⎜ ⎞.
⎜ ⎟
⎝ 0 −1 ⎠
b. Montrer que (𝑔 , 𝑔 , 𝑔 , 𝑔 ) est aussi une base de F, qu’on notera ℬ . Donner la
1 2 1
′
2
′
2
matrice de passage de ℬ1 à ℬ2 . 3. Construire le point d’affixe 𝑓 (𝑧) à partir du point d’affixe 𝑧.
3. Soit φ l’application définie sur F par φ(𝑓 ) = 𝑓 ′ .
a. Montrer que φ est un endomorphisme de F.
b. Déterminer la matrice M de φ dans la base ℬ1 .
c. En déduire que φ est un automorphisme de F.
d. Déterminer la matrice N de φ dans la base ℬ2 . Cette matrice est-elle inversible ?
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Matrices Exercice 64. Exercice 67.
On considère le sous-espace vectoriel F de 𝒞1 (ℝ) engendré par la famille ℬ = Montrer que
(sin, cos, sh, ch). F = {M ∈ 𝔐 2 (ℝ) | 𝑡𝑟(M) = 0}
1. Montrer que ℬ est une base de F. est un sous-espace vectoriel de 𝔐 2 (ℝ). Déterminer une base de F et la compléter en une base
de 𝔐 2 (ℝ).
2. On note D l’opérateur de dérivation. Montrer que F est stable par D. On notera 𝑑 l’endo-
morphisme de F induit par D. Exercice 68.
3. On note M la matrice de 𝑑 dans la base ℬ. Calculer M𝑛 pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
On dit qu’une matrice M ∈ 𝔐 𝑛 (𝕂) est magique si les sommes des coefficients de M par ligne
4. Montrer que 𝑑 est un automorphisme de F. Écrire la matrice de 𝑑 −1 dans la base ℬ. et par colonne sont constantes. On note ℳ l’ensemble des matrices magiques et, pour M ∈ ℳ,
𝑠(M) la valeur commune des sommes.
5. On note 𝑓 = 𝑑 − Id. Déterminer l’image et le noyau de 𝑓.
1. Montrer que ℳ est une sous-algèbre de ℳ𝑛 (𝕂) et que 𝑠 ∶ ℳ → 𝕂 est un morphisme
6. On note 𝑔 = 𝑑 + Id. Déterminer l’image et le noyau de 𝑔 ∘ 𝑓. d’algèbres.
Remarque. Il s’agit de montrer que ℳ est un sous-anneau et un sous-espace vectoriel
de ℳ𝑛 (𝕂) et que 𝑠 est un morphisme d’anneau et une forme linéaire.
Matrices remarquables
2. Montrer que si M ∈ ℳ est inversible, alors M−1 ∈ ℳ.
Exercice 65.O
3. Montrer que ℳ est la somme directe du sous-espace vectoriel ℳ𝑠 des matrices ma-
Soient 𝑛 ⩾ 1, 𝒮𝑛 (ℝ) le sous-ensemble des matrices carrées symétriques d’ordre 𝑛 et 𝒜𝑛 (ℝ) giques symétriques et du sous-espace vectoriel ℳ𝑎 des matrices magiques antisymé-
le sous-ensemble des matrices carrées antisymétriques d’ordre 𝑛. triques.
1. Justifier que 𝒮𝑛 (ℝ) et 𝒜𝑛 (ℝ) sont des sous-espaces vectoriels de 𝔐 𝑛 (ℝ). Préciser 4. On note ϕM l’endomorphisme de 𝕂𝑛 canoniquement associé à M et on pose
leurs dimensions.
ℋ = {(𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ) ∈ 𝕂𝑛 , 𝑥1 + ⋯ + 𝑥𝑛 = 0} et 𝒦 = {(𝑥, … , 𝑥), 𝑥 ∈ 𝕂}.
2. Montrer que ces deux sous-espaces sont supplémentaires dans 𝔐 𝑛 (ℝ).
Montrer que M ∈ ℳ si et seulement si ℋ et 𝒦 sont stables par ϕM .
Exercice 66.O
Soit E le sous ensemble de 𝔐 3 (ℝ) défini par 5. En déduire la dimension de ℳ.
𝑎 0 𝑐⎞ Exercice 69.
⎛
⎜ ⎟
⎜
E = {M(𝑎, 𝑏, 𝑐) = ⎜ ⎟ ∣ 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ}. Soit A ∈ ℳ𝑛 (ℂ). On note ΔA = {M ∈ ℳ𝑛 (ℂ) | M + 𝑡M = tr(M)A}. On note respctivement
⎜0 𝑏 0⎟
⎜ ⎟
⎟ 𝒮𝑛 (ℂ) et 𝒜𝑛 (ℂ) les ensembles des matrices symétriques et des matrices antisymétriques de
⎝𝑐 0 𝑎⎠ ℳ𝑛 (ℂ).
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de 𝔐 3 (ℝ) stable pour la multiplication des 1. Montrer que ΔA est un sous-espace vectoriel de ℳ𝑛 (ℂ) contenant 𝒜𝑛 (ℂ).
matrices. Calculer dim(E).
2. Si tr(A) ≠ 2, montrer que ΔA = 𝒜𝑛 (ℂ).
2. Soit M(𝑎, 𝑏, 𝑐) un élément de E. Déterminer, suivant les valeurs des paramètres 𝑎, 𝑏 et
𝑐 ∈ ℝ son rang. 3. Déterminer ΔA dans le cas où A ∉ 𝒮𝑛 (ℂ).
3. Calculer (lorsque cela est possible) l’inverse M(𝑎, 𝑏, 𝑐)−1 de M(𝑎, 𝑏, 𝑐). 4. Déterminer ΔA dans le cas où 𝑡𝑟(A) = 2 et A ∈ 𝒮𝑛 (ℂ). On pourra remarquer que
ℳ𝑛 (ℂ) est la somme directe de 𝒮𝑛 (ℂ) et 𝒜𝑛 (ℂ).
4. Donner une base de E formée de matrices inversibles et une autre formée de matrices de
rang 1.
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Matrices Exercice 70. Exercice 73.
Re(𝑧) − Im(𝑧) ⎞ Soit 𝑓 une forme linéaire sur ℳ𝑛 (𝕂) telle que 𝑓 (AB) = 𝑓 (BA) pour tout (A, B) ∈ ℳ𝑛 (𝕂)2 .
Pour 𝑧 ∈ ℂ, on pose M(𝑧) = ⎛
⎜
⎜ ⎟ ∈ ℳ2 (ℝ) et ℰ = {M(𝑧), 𝑧 ∈ ℂ}.
⎟ Montrer que 𝑓 est proportionnelle à la trace.
⎝ Im(𝑧) Re(𝑧) ⎠
1. Montrer que ℰ est un ℝ-espace vectoriel. Quelle est sa dimension ?
ℂ ⟶ ℰ Equations d’inconnue matricielle
2. Montrer que l’application M ∶ { est un isomorphisme de ℝ-espaces
𝑧 ⟼ M(𝑧)
Exercice 74.
vectoriels.
Soient A et B ∈ 𝔐 𝑛 (ℝ) telles que
3. Montrer que ℰ est un anneau commutatif et que M est un isomorphisme d’anneaux.
∀X ∈ 𝔐 𝑛 (ℝ), tr(AX) = tr(BX).
4. Montrer que ℰ est un corps.
Montrer que A = B.
5. Résoudre l’équation A4 = I2 d’inconnue A ∈ ℰ.
Exercice 75.
𝑎 −𝑏 ⎞
6. Pour (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 , on pose N(𝑎, 𝑏) = ⎛
⎜
⎜ ⎟ et ℱ = {N(𝑎, 𝑏), (𝑎, 𝑏) ∈ ℤ2 }. Montrer
⎟ On considère l’équation
⎝ 𝑏 𝑎 ⎠ X2 + X = A (E)
que ℱ est un anneau commutatif. Quels sont ses éléments inversibles ?
1 1⎞
d’inconnue X ∈ ℳ2 (ℝ) avec A = ⎛
⎜
⎜ ⎟
⎟ ∈ ℳ2 (ℝ).
Exercice 71. 1 1
⎝ ⎠
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ . On pose 𝒩𝑛 = {M ∈ ℳ𝑛 (𝕂) | tr(M) = 0}.
Pour (A, B) ∈ ℳ𝑛 (𝕂)2 , on pose [A, B] = AB − BA. On note ℒ𝑛 = 1. Déterminer une base de Im A et Ker A.
{[A, B], (A, B) ∈ ℳ𝑛 (𝕂)2 }.
2. Montrer que A n’est pas inversible.
1. a. Montrer que 𝒩𝑛 est un sous-espace vectoriel de ℳ𝑛 (𝕂) et déterminer sa dimen-
3. Soit X vérifiant (E). Montrer que X ou X + I2 n’est pas inversible.
sion.
b. Montrer que ℒ𝑛 ⊂ 𝒩𝑛 . 4. On suppose X non inversible.
2. a. Montrer que toute matrice de ℳ𝑛 (𝕂) semblable à une matrice de ℳ𝑛 (𝕂) de a. Montrer que Im A ⊂ Im X et Ker X ⊂ Ker A.
diagonale nulle appartient à 𝒩𝑛 . b. Montrer que Im A = Im X et Ker A = Ker X.
b. Montrer que toute matrice de 𝒩𝑛 est semblable à une matrice de ℳ𝑛 (𝕂) de dia- c. En déduire qu’il existe 𝑥 ∈ ℝ∗ tel que X = 𝑥A. Quelles sont les seules valeurs
gonale nulle. possibles de 𝑥 ? Quelles sont les matrices X correspondantes ?
c. En déduire que 𝒩𝑛 ⊂ ℒ𝑛 .
5. On suppose X+I2 non inversible. En posant Y = −(X+I2 ), se ramener au cas précédent.
Exercice 72. 6. En déduire toutes les solutions de (E).
0 I𝑛 ⎞
Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ . On pose J = ⎛
⎜
⎜ ⎟. On dit qu’une matrice M ∈ ℳ2𝑛 (𝕂) est symplectique
⎟
⎝ −I 𝑛 0 ⎠
si 𝑡MJM = J. Montrer que l’ensemble des matrices symplectiques de ℳ2𝑛 (𝕂) est un sous-
groupe de GL2𝑛 (𝕂).
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