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S1 Textes TC

Le document présente quatre extraits littéraires de différents auteurs. Emile Zola décrit un voyage dans les mines de charbon, Paul Valéry critique les musées, Paul Verlaine exprime des sentiments de mélancolie, et Molière met en scène une dispute entre Sganarelle et Martine. Chacun de ces textes illustre des thèmes variés allant de la nature à la critique sociale et aux émotions humaines.

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MOHAMED EL MAHFOUDY
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Professeur : EL MAHFOUDY MOHAMED

Texte 1
Le narrateur évoque le voyage du personnage principal qui se rend dans les mines de charbon.
Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d'une obscurité et d'une épaisseur d'encre, un
homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant
tout droit, à travers les champs de betteraves. Devant lui, il ne voyait même pas le sol noir, et il
n'avait la sensation de l'immense horizon plat que par les souffles du vent de mars, des rafales
larges comme sur une mer, glacées d'avoir balayé des lieues de marais et de terres nues. Aucune
ombre d'arbre ne tachait le ciel, le pavé se déroulait avec la rectitude d'une jetée, au milieu de
l'embrun aveuglant des ténèbres.
Emile ZOLA, Germinal, 1885.
Texte 2
Paul VALERY exprime un jugement sur les musées.
« Je n’aime pas trop les musées. Il y en a beaucoup d’admirables, il n’en est point de délicieux.
Les idées de classement, de conservation et d’utilité publique, qui sont justes et claires, ont peu de
rapport avec les délices. Au premier pas que je fais vers les belles choses, une main m’enlève ma
canne, un écrit me défend de fumer. […] L’âme prête à toutes les peines, je m’avance dans la
peinture. Devant moi se développe dans le silence un étrange désordre organisé. Je suis saisi d’une
horreur sacrée. Mon pas se fait pieux. Ma voix change et s’établit un peu plus haute qu’à l’église
[…]
Paul VALERY, « Le problème des musées », 1923.
Texte 3
Paul VERLAINE, poète lyrique, exprime ses sentiments intérieurs.
Il pleure dans mon cœur
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Paul VERLAINE, Romances sans paroles, 1874.
Texte 4
ACTE I, SCÈNE I. - SGANARELLE, MARTINE
Paraissant sur le théâtre en se querellant.
SGANARELLE: Non, je te dis que je n'en veux rien faire, et que c'est à moi de parler et d'être le
maître.
MARTINE: Et je te dis, moi, que je veux que tu vives à ma fantaisie, et que je ne suis point mariée
avec toi pour souffrir tes fredaines.
SGANARELLE: O la grande fatigue que doit d'avoir une femme! et qu'Aristote a bien raison,
quand il dit qu'une femme est pire qu'un démon!
MARTINE: Voyez un peu l'habile homme, avec son benêt d'Aristote!
SGANARELLE: Oui, habile homme: trouve-moi un faiseur de fagots qui sache, comme moi,
raisonner des choses, qui ait servi six ans un fameux médecin, et qui ait su, dans son jeune âge, son
rudiment par cœur.
Molière, Le Médecin malgré lui, 1666.

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