UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
COUR 1 : LES SOURCES LUMINEUSES
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
Les sources lumineuses
Tout corps qui émet de l’énergie rayonnante soit par une surface ou un volume.
Source primaire Source secondaire
quand elle transforme une énergie quand elle modifie par réflexion, par
en rayonnement lumineux ; elle transmission ou par absorption le
peut être naturelle (le soleil, les rayonnement reçu d’une source
étoiles et les astres), ou artificielle primaire ; elles peuvent être naturelles
(les lampes électriques, les (la lune, les planètes, les nuages) ou
ampoules, les tubes fluorescents). artificielles (un bâtiment).
La source principale : le soleil
La planète terre tourne autour d’un axe définissant les pôles nord et sud du
globe en 24 heures ce qui permet de générer l'alternance du jours et de la
nuit. Ainsi, la trajectoire de la terre autour du soleil constitue une ellipse de
très faible excentricité, effectuée en environ 365 jours. L’inclinaison de
l’axe des pôles terrestre par rapport au plan de l’écliptique est constante et
égale à 23°27; elle est l’origine du phénomène des saisons.
La position du soleil est définie par sa hauteur (angulaire) et son
azimut :
La hauteur (H) du soleil est l’angle formé par la direction du soleil et le plan
vertical, elle se compte de 0° à 90° à partir de l’horizon vers la voute céleste.
L’azimut (A) est l’angle que fait le plan vertical du soleil avec le plan méridien
du lieu qui se mesure à partir du Sud (= 0°) vers l’Est ou vers l’Ouest.
Le rayonnement solaire
Le rayon lumineux est la direction que suit la lumière en se propageant.
Environ 35% du rayonnement solaire capté par l’atmosphère est réfléchi vers
l’espace. Au cours de sa traversée de l’atmosphère, une partie du rayonnement
solaire subit une diffusion au contact de molécules d’air, d’aérosols et de
particules de poussière. D’autre part, la vapeur d’eau, le gaz carbonique et
l’ozone de l’atmosphère absorbent 10 à 15% du rayonnement solaire.
L’épaisseur d’atmosphère que le rayonnement solaire doit traverser permet
d’évaluer la quantité du rayonnement solaire qui atteint la surface de la terre.
Angle d’incidence du rayon solaire
Est l’angle qui sépare les rayons du soleil de la normale d'une surface qui
détermine le pourcentage de lumière directe interceptée.
Dans le bâtiment, l'angle d'incidence caractérise l'incidence avec lequel les
rayons solaires frappent une paroi : c'est l'angle entre la normale à la paroi et
le rayon solaire à l'instant considéré.
La densité énergétique que
reçoit une surface est
l’angle que forment les
rayons du soleil avec cette
surface.
durant l'année
23° 27'
P
été
1.
mi-saison
2.
hiver 3.
en
hémisphère
nord EP1>EP2 >EP3
Le même flux éclaire différentes surfaces
Le même flux traverse différentes épaisseurs de la masse d'air
Le niveau d'éclairement perpendiculaire au rayonnement solaire varie avec
L’EPAISSEUR DE LA MASSE D’AIR
point A -angle d'incidence petit :
-le même flux éclaire une petite surface
-petite épaisseur de la masse d'air
point B -angle d'incidence grand :
-le même flux éclaire une plus grande surface
-plus grande épaisseur de la masse d'air
B EA>EB
L’éclairement solaire global
Le rayonnement émis par le soleil constitue un spectre continu
allant des ultra-violets à l'infrarouge en passant par le visible où il
émet le maximum d'énergie. En traversant l’atmosphère, le
rayonnement solaire incident se décompose en une composante
directe, qui atteint la surface terrestre sans modifier sa trajectoire
et une composante diffuse, qui atteint la surface après absorption
et réémission dans l’atmosphère. Donc, le rayonnement solaire
global est la somme du rayonnement solaire diffus, du au ciel et
du rayonnement solaire direct, du exclusivement au soleil selon la
formule suivante :
[G=I .cos (Z+D)]
Éclairement en deux points du même plan à l'intérieur
du local
rayonnement direct du soleil rayonnement diffus du ciel
fentes
plan A B
A B
intérieur
EA = EB
EA = EB
à un instant donné . . .
L’éclairement énergétique
L’énergie solaire disponible est évaluée par l’éclairement
énergétique ou par l’exposition énergétique.
L’éclairement énergétique est le flux énergétique solaire reçu
par unité de surface : il s’exprime en Wh/m² ou en J/cm².
Cette quantité d’énergie solaire reçue en un lieu varie suivant le
jour, l’heure, les conditions météorologiques et le niveau de
pollution de l’air
Soleil: étoile : la source de molécules d’ozone, d’oxygène, d’azote, de gaz
lumière et de chaleur carbonique, de vapeur d’eau, poussières, fines
gouttelettes d’eau en suspension dans l’air, etc.
forment l'atmosphère
le soleil est visible
sur la voûte céleste
la voûte céleste seule (le soleil est invisible)
ciel avec soleil visible
ciel sans soleil visible
Les sources secondaires
la voute céleste
En traversant l’atmosphère, le rayonnement solaire subit des modifications
spectrales et directionnelles. Des phénomènes d’absorption et de diffusion
sont générés par les particules atmosphériques, si bien que la lumière connait
une redistribution spatiale donnant lieu à une source de lumière secondaire
constituée de l’hémisphère céleste au-dessus de l’horizon. Cette nouvelle
donne de la lumière naturelle conduit à considérer deux contributions en
provenance du ciel : une partie directe caractérisée par le rayonnement solaire
non dévié et une partie diffuse relative à la lumière provenant du reste du ciel.
Le tout constitue la contribution globale de la lumière du ciel.
Elle représente la partie visible de la sphère céleste, A cause du mouvement
continu de la terre autour d’elle-même et autour du soleil, la voûte céleste
subit, à chaque moment, des changements différents en matière de
composantes en matière de qualité, comme par exemple la variation de la
couleur entre le lever et le coucher du soleil sont constatés.
Les nuages
Les nuages, par leur composition et leur quantité, modifient le rayonnement
solaire de façon notable et particulière et ils jouent un rôle important dans la
caractérisation spectrale et directionnelle du gisement de lumière naturelle. Ce
sont des formations d’amas de vapeur, de gouttes ou de corps solides à base
d’eau créés, soit par refroidissement des masse d’air en altitude, soit par
condensation d’air ascendant.
A l’exception de quelques nuages spéciaux comme les nuages nacrés, nuages
nocturnes lumineux…etc.), les nuages sont groupés en trois étages : supérieur
(haut), moyen et inférieur (bas) comme on peut avoir des nuages à
développement vertical. Le tableau ci-dessous montre la classification des
nuages selon les régions:
Famille Régions polaires Régions tempérées Régions tropicales
Nuages supérieurs 3 à 8 km 5 à 13 km 6 à 18 km
Nuages moyens 0,5 à 5 km 0,5 à 9 km 0,5 à 12 km
Nuages inférieurs 0 à 2 km 0 à 2 km 0 à 2 km
Nuages à développement (0,5) à 8 km (0,5) à 13km (0,5) à 18 km
vertical
La quantité de nuages couvrant la voute céleste est caractérisée par la
nébulosité N ; c’est l’angle solide dessiné par la couverture nuageuse en
prenant comme unité le huitième d’angle solide du ciel visible (c’est-à-
dire : 2π/8 = 0,78 sr pour un site parfaitement dégagé).
La nébulosité varie de N=0 correspondant à un ciel sans aucun nuage à
N=8 correspondant à un ciel totalement couvert. La valeur N=9 peut
être définie pour le cas de brouillard empêchant toute observation.
Les nuages hauts sont souvent minces et pas très réfléchissants, ils
laissent entrer la plupart de l’énergie solaire, ils sont aussi très
hauts dans le ciel où il fait très froid, donc ils n’émettent pas
beaucoup de chaleur et, en moyenne, ont tendance à chauffer la
planète alors que les nuages bas sont souvent épais et réfléchissent
une grande partie de l’énergie solaire vers l’espace, ils sont aussi
plus bas dans l’atmosphère et émettent donc plus de chaleur et
comme conséquent, ils vont refroidir la planète.
Autrement dit, la nébulosité est l’angle solide dessiné par la couverture
nuageuse en prenant comme unité le huitième d’angle solide du ciel
visible.
Le schéma ci-dessous illustre les effets des nuages sur les
rayonnements solaires qui arrivent sur la terre ainsi que leurs
caractéristiques :
Solaire Solaire
Infrarouge
Infrarouge
Nuages hauts
Nuages bas
Surface de la terre
Un angle solide est l'analogue tridimensionnel de l'angle plan. Pour
trouver l'angle solide couvert par un objet, on considère une sphère
centrée au point d'intersection de l'objet. Ensuite, on mesure la superficie
de la partie de la sphère qui est contenue dans l'objet, et on la divise par
la surface totale de la sphère.
Les angles solides sont mesurés en radians carrés (rad2) ou en degrés
carrés. L'unité du système international de l'angle solide est le stéradian
(symbole sr).
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
COUR 2 : LES SOURCES LUMINEUSES
(SUITE)
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
Le ciel
La division 3 de la Commission Internationale de l'Eclairage (CIE) a
depuis longtemps repris les modèles isolés à chaque type de ciel et
travaillé sur une généralisation en un modèle unique [CIE110,1994],[CIE
CL114,1997]. Richard Pérez a également établi deux modèles.
Le premier souvent nommé «Perez-ASRC» consiste en une interpolation
des modèles spécifiques aux ciels sans nuage, couvert et intermédiaire
(les trois modèles CIE et celui de Nakamura) [PEREZ, 1990]. Le second,
appelé «Perez» ne tient plus compte des modèles précédents mais est
construit empiriquement à partir de 3 millions de points de mesures pour
des conditions d’ensoleillement variées sur le site de Berkeley en
Californie [PEREZ, 1993-1].
Le modèle de Perez et al est paramétré à l’aide des 2 coefficients ε et Δ,
le premier traduisant le degré de pureté du ciel, le second sa luminosité (ε
et Δ sont les indices de clarté et de luminosité du modèle de Perez
Ces coefficients permettent de déterminer l’éclairement énergétique
diffus sur un plan horizontal De et normal direct Se.
[De= Δ. E0e. (α’/m)] (W/m²) [PEREZ, 1993-1]
[Se= De.( ε-1)(1+1,041.Z³)] (W/m²) [PEREZ, 1993-1]
où :
-ε et Δ sont les coefficients du modèle (indices de clarté et de
luminosité respectivement),
-E0e la constante solaire (1367 W·m-2),
-α’ le coefficient d’excentricité, m la masse d’air optique,
- Z l’angle solaire zénithal (Z = π 2− h).
En 2002, la CIE soumet une nouvelle version proche de la formulation
unique de Pérez. Lors de cette étude, cette version est finalement
approuvé par les comités nationaux de la CIE pendant l’année 2003.
Elle reprend l’étude menée par Richard Kittler et Richard Pérèz. Les
premiers ont été développés pour des types de ciels bien limités :
-Parfaitement couvert (le ciel Moon and Spencer retenu par la CIE en
1955),
-Sans nuage (un ciel formulé par Kittler est adopté par la CIE en 1973),
--Intermédiaires (en particulier le ciel proposé par Nakamura
[NAKAMURA, 1983][NAKAMURA, 1985][NAKAMURA, 1987]).
Puis après, les chercheurs ont essayé de composer un modèle unique
reprenant les diverses catégories de ciel comme Kittler [KITTLER, 1986],
Perraudeau [PERRAUDEAU, 1990].
Quinze ciels standards sont référencés, contenant 5 types de ciels clairs,
5 intermédiares et 5 types couverts, couvrant tout les spectres des ciels
qu’on peut trouver d’habitude dans la nature. Ces types du ciel sont
référencés et rassemblés en une formule unique.
Nous retrouvons dans la formulation mathématique générale la
luminance en fonction de la luminance au zénith selon l’équation [f(x)].
[CIE 110, 1994]
Le tableau ci-dessous montre les 15 types de ciels ainsi que les
indicatrices de diffusion et de gradation notons que : a, b, c, d et e sont
des coefficients dont les sont définies dans la publication de la CIE [CIE
S011, 2003] pour les 15 types de ciel standard :
Type Caractérisation Graduation Indicatrices
a b c d e
1 Ciel CIE Standard Overcast Sky. Forte graduation de la luminance
vers le zénith. uniformité azimuthale. 4 - 0.7 0 -1 0
2 Ciel couvert. Forte graduation de la luminance vers le zénith.
Luminosité légèrement supérieure vers le soleil. 4 - 0.7 2 -1.5 0.15
3 Ciel couvert. Graduation zénithale modéeée. uniformité azimuthale. 1.1 - 0.8 0 -1 0
4 Ciel couvert. Graduation zénithale modéeé[Link] légère vers le 1.1 - 0.8 2 -1.5 0.15
soleil.
5 Ciel couvert. Uniformité totale. 0 -1 0 -1 0
6 Ciel partiellement nuageux. Graduation zénithale nulle. Graduation
légère vers le soleil. 0 -1 2 -1.5 0.15
7 Ciel partiellement nuageux. Graduation zénithale nulle. Zone
circumsolaire plus lumineuse. 0 -1 5 2.5 0.3
8 Ciel partiellement nuageux. Graduation zénithale nulle. Couronne 0 -1 10 -3 0.45
solaire distincte.
9 Ciel partiellement nuageux. Le soleil est totalement masqué. -1 - 0.55 2 -1.5 0.15
10 Ciel partiellement nuageux. Zone circumsolaire plus lumineuse. -1 - 0.55 5 -2.5 0.3
11 Ciel bleu laiteux. Couronne solaire distincte. -1 - 0.55 10 -3 0.45
12 Ciel CIE Standard Clear Sky. Ciel bleu sans nuage faiblement pollué. -1 - 0.32 10 -3 0.45
13 Ciel CIE Standard Clear Sky. Ciel bleu sans nuage fortement pollué. -1 - 0.32 16 -3 0.3
14 Ciel sans nuage. Large couronne solaire. -1 - 0.15 16 -3 0.3
15 Ciel sans nuage bleu laiteux. Large couronne solaire. -1 - 0.15 24 -2.8 0.15
Un seizième ciel est repris dans la recommandation. Il s’agit en fait du
modèle de Moon and Spencer, modifié par Fritz qui a été formulé pour
des ciels couverts en tout point de la voûte céleste par des nuages denses
dont le disque solaire ne doit pas être détectable.
Les distributions de luminances sont symétriques par rapport au zénith et
indépendantes de la position du soleil. Les luminances de l’horizon sont
trois fois plus petites que celle au zénith [MOON, 1942]. L représente la
luminance a l'horizon, Lz représente la luminance au zénith selon
l’équation suivante :
Vu la multitude des conditions météorologiques, quatre types de ciels
standards ont été établis pour les études d’éclairement. Chacun d’eu est
caractérisé par sa répartition de la luminance sur la voute céleste qui
varie en fonction de la latitude, de l’altitude, de saison et de l’heure.
•Ciel uniforme : c’est le modèle le plus simple, il
correspond à un ciel couvert d’une couche épaisse de
nuages laiteux ou à une atmosphère pleine de
poussières, ou le soleil n’est pas visible. Sa
luminance est indépendante des paramètres
géométriques : elle est constante en tout point du ciel
a un moment donné.
Ciel couvert(CIE) : Ce type de ciel avais été établi
par la Commission Internationale de l’Eclairage
(CIE), pour lequel la luminance en un point varie en
fonction de sa position sur la voute céleste, suivant
la loi :
[L= Lz *(1+2*sin Ө/3)] ]
Lz = la luminance au zénith
Ө = la hauteur de la zone du ciel considéré
La luminance au zénith est donc trois fois plus élevée que la luminance à l’horizon. Ce
type de ciel correspond à un ciel de nuages clairs cachant le soleil.
•Ciel clair : Ce type est caractérisé par des valeurs
de luminance qui varient en fonction de paramètres
géométriques et de la position du soleil.
•Il émet un rayonnement diffus qui dépend de la
variation de la position du soleil et exclu le
rayonnement solaire direct.
•Ciel clair avec soleil : Il prend en compte le
rayonnement global (direct+diffus) alors que les
trois modèles précédents ne fond intervenir que la
composante diffuse de rayonnement solaire. Il
correspond à un ciel serein ou le soleil brille.
•Le ciel clair avec soleil offre la possibilité
d’étudier les jeux d’ombres et de lumière ainsi que
les risques d’éblouissement dus à la pénétration du
soleil dans un bâtiment.
Remarque
Pour étudier l’éclairement à l'intérieur d’un bâtiment et
pour arriver a des résultats exactes, la Commission
Internationale de l’Eclairage propose de prendre comme
base de calcul un ciel couvert, car sa luminance est égale
en tout point du ciel a un moment donné donnant un
niveau d’éclairement de 5000 lux sur une surface
horizontale en site parfaitement dégagé.
L'albédo
L'albédo est une grandeur sans dimension, il représente le rapport de la
quantité de lumière réfléchie par un objet sur la quantité de lumière qu'il
reçoit. L'albédo est exprimé par un nombre qui va de 0 (aucune lumière
réfléchie) à 1 (toutes les ondes électromagnétiques sont réfléchie), ou bien
est exprimé en pourcentage.
La lumière blanche, émise par le Soleil, est en fait composée d'une
multitude de radiations différentes, de l'infrarouge à l'ultraviolet. Lorsque
cette lumière arrive sur un objet, certaines radiations sont absorbées, et le
reste est réfléchi. Les radiations réfléchies forment une certaine couleur,
que nous percevons comme étant la couleur de l'objet.
Ainsi, un objet blanc réfléchira toutes les radiations et un objet noir les
absorbera toutes. Le réchauffement de la
planète conduit à la diminution de l’albédo et, par conséquent,
l’augmentation de la température de la planète.
L'albédo
Le tableau suivant énumère quelques surfaces et leur albédo :
Matériau Facteur de réflexion moyen estimé (Albédo)
Foret sombre 3 – 5%
Champs verdoyants
Bâtiment 8 –15%
sable humide
rochers
Asphalte 15 – 25%
sol nu sec
Briques
herbes sèches 25 –40%
déserts
étendues de sel
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FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (AEZA)
MASTER I
Cour 3 : Les caractéristiques physiques de
la lumière naturelle
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
La lumière naturelle
Il est difficile de définir la lumière de façon exacte. On dit qu’elle
a une double nature. Elle est formée de particules d’énergie sans
masse (les photons). On dit également que c’est une onde
électromagnétique qui se déplace dans le vide et dans la matière
comme l’air, l’eau et le verre et visibles par l'œil humain, c'est-à-
dire comprises dans des longueurs d'onde de 0,38 à 0,78 micron
(380 nm à 780 nm).
Elle met les objets qu'elle rencontre et les surfaces qu'elle atteint à
deux phénomènes complètement différents; l'un objectif,
«l'éclairement », l'autre subjectif « la lumière » car, elle dépend du
psychisme de l’individu.
Le rayonnement électromagnétique
Un rayonnement électromagnétique désigne une perturbation des
champs électriques et magnétiques qui a comme vecteur le photon.
(l'un étant perpendiculaire à l'autre) en ligne droite à partir d'une
source constituée par un mouvement alternatif de charges électriques.
La décomposition du rayonnement électromagnétique selon ses
différentes composantes en termes de fréquence, d'énergie des photons
ou encore de longueur d’onde nous donne un spectre
électromagnétique, ou la lumière visible constitue une petite tranche
de ce large spectre .
La lumière se décompose en plusieurs ondes qui ont différentes
fréquences, et que l'œil l'aperçoit comme des couleurs : rouge, orange,
jaune, verte, bleue et violette. Ces ondes forment un faisceau de bandes
parallèles qu'on appelle le spectre lumineux.
Il existe deux principaux types de spectre lumineux, le premier, est appelé
le spectre d’émission qui est produit directement par la lumière émise par
une source. Le deuxième, c’est le spectre d’absorption qui est obtenu en
analysant la lumière blanche qui a traversée une substance gazeuse ou
liquide.
La lumière visible par l'œil humain est une partie infime de toutes les
vibrations du champ électromagnétique. Le spectre visible correspond aux
longueurs d'ondes situées entre 400 nm (vu par l'œil comme la couleur
violette) et 700 nm (la couleur rouge). Au-delà de ces longueurs d'onde,
l'œil ne détecte plus la lumière.
Nature de la lumière naturelle
Optique géométrique Optique quantique
Optique ondulatoire
1- Optique géométrique
C’est une branche de l’optique dans laquelle la lumière est définie
comme un ensemble de rayons formés de particules qui se déplacent en
ligne droite.
La loi de la propagation rectiligne de la lumière
Le principe du retour inverse de la lumière
Nature de la lumière naturelle
2- Optique ondulatoire
C’est une autre branche de l’optique dans laquelle la lumière est
considérée comme une onde électromagnétique se propageant dans le
vide avec une vitesse déterminée.
Nature de la lumière naturelle
3- Optique quantique
C’est une branche de l’optique dans laquelle la lumière est représentée
comme un flux discontinu de photons. Elle est considérée comme une
reformulation de l’optique ondulatoire dans laquelle le champ
électromagnétique est quantifié.
Les phénomènes de propagation de la lumière
Lorsque la lumière rencontre un obstacle, des interactions apparaissent
entre elle et la matière aboutissant à de nombreux effets qui sont mis en
évidence selon que la lumière est renvoyée, transmise ou absorbée et
selon la taille de l’objet rencontré. Ces interactions, qui transforment
la lumière, nous permettent de voir les objets.
La trajectoire de la lumière est rectiligne lorsqu'elle se propage
dans un milieu homogène où il n'y a pas d'obstacle
La propagation de la lumière dans un milieu transparent peut se faire de
deux manières différentes et complémentaires; soit en terme de
propagation d'une onde lumineuse ou la lumière se propage dans un
milieu homogène dans toutes les directions sous forme d'une onde
lumineuse sphérique, et en ligne droite , de la source de lumière vers
l'objet éclairé si le milieu de propagation est homogène et transparent;
soit en terme de rayons lumineux.
Les phénomènes de propagation de la lumière
1-L’interaction avec des surfaces étanches à la lumière
1-1-Absorption
L’absorption est un phénomène correspondant à la capture de photons
par la matière ; lorsque la lumière rencontre un objet ou bien une
matière, cette dernière absorbe l’énergie contenue dans les photons
constituants la lumière.
L’absorption varie en fonction des propriétés du corps/matière
maximale partielle minimale
Les phénomènes de propagation de la lumière
Dans tous les cas, elle se traduit par l’échauffement de la masse de cette
matière ou par production d’un courant électrique.
La lumière est porteuse de l'énergie qui peut être absorbée sur des objets
matériels. Certains corps absorbent juste quelques fréquences du spectre
électromagnétique. Les couleurs qu'on voit ne sont pas contenues dans
les objets mais dans la lumière à l'aide de laquelle on les voit (une
feuille). Les corps qui absorbent de petites quantités de lumière visible
sont dits transparents. L'absorption constitue le phénomène par lequel
tout matériau atténue toute onde électromagnétique le traversant,
l'énergie absorbée est alors convertie en chaleur (Effet Joule).
1-2-Réflexion
Un autre phénomène se produisant au moment de l’interaction entre la
lumière et la matière ; la réflexion consiste à faire redistribuer dans
une ou plusieurs directions et dans le même côté, l’énergie d’un rayon
reçu par une surface plus au moins opaque.
Les phénomènes de propagation de la lumière
la réflexion obéit aux lois de Snell-Descartes et dépend de la qualité de
l'interface. Elle peut être spéculaire ou bien diffuse :
La réflexion est dite spéculaire lorsque la lumière est renvoyée selon un
angle de réflexion égal à l'angle d'incidence du rayon lumineux.
Le deuxième mode dite la réflexion diffuse qui intervient sur les
interfaces irrégulières, la lumière est réfléchie dans un grand nombre de
directions et l'énergie du rayon incident est redistribuée dans une
multitude de rayons réfléchis.
Les phénomènes de propagation de la lumière
1-3-Réfraction
Le phénomène de réfraction est le changement de direction lorsque le
rayon lumineux traverse obliquement la limite séparant deux milieux
avec différentes vitesses de propagation de lumière c’est-à-dire, la
déviation d'une onde lorsque la vitesse de celle-ci change.
Ces changements de direction obéissent aux lois de la géométrie
optique de Snell-Descartes.
Les phénomènes de propagation de la lumière
l’indice de réfraction du Le rapport constant entre le
second milieu traversé sinus de l’angle d’incidence et
par rapport au premier le sinus de l’angle de réfraction.
2- Autres phénomènes optiques
2-1- Diffraction
C’est un autre phénomène optique se produisant au moment de
l’interaction entre la lumière et une matière qui n’est pas complètement
transparente.
La diffraction consiste à faire dévier la trajectoire rectiligne des ondes
lumineuses lorsqu’elles rencontrent un obstacle sous forme de lames
pointues ou contenant des fentes étroites dont les dimensions sont de
l’ordre de grandeur de la longueur d’onde.
Chaque point de l’obstacle diffuse l’onde qu’il reçoit. La
diffraction d’une onde lumineuse dépend du rapport entre sa
longueur d’onde et la taille de l’obstacle.
2-2- La polarisation
La lumière qui émane directement d’une source possède la symétrie de
révolution et ses ondes lumineuses vibrent normalement dans les trois
dimensions.
La polarisation consiste à faire orienter les vibrations des ondes
électromagnétiques selon une direction privilégiée. Elle se produit après
réflexion simple ou double réfraction de la lumière en lui faisant perdre
sa symétrie de révolution, ce qui permet à ces ondes de ne vibrer que
dans deux dimensions.
Cependant, la polarisation totale peut être obtenue selon trois
formes ;
1- La polarisation rectiligne dans laquelle l’extrémité du
champ électrique E en un point donné de l’espace décrit
un segment de droite ;
2- La polarisation circulaire
3- La polarisation elliptique, qui décrit une ellipse.
L’utilisation de la polarisation permet de supprimer les
réflexions lumineuses indésirables.
2-3- La dispersion
Est la variation de l'indice de réfraction de la substance en fonction de la
longueur d'onde. Lorsqu'un rayon lumineux monochromatique traverse
deux milieux d'indice de réfraction différents, sa trajectoire sera déviée
suivant la loi de Snell-Descartes. Chacune des couleurs qui composent
la lumière blanche sera déviée suivant son indice de réfraction dans
l’ordre de réfrangibilité, le violet, l’indigo, le bleu, le vert, le jaune,
l’orange et le rouge.
2-4- La diffusion
La diffusion est le phénomène par lequel un rayonnement, comme la
lumière est dévié dans de multiples directions par une interaction avec
d'autres objets. La diffusion peut être également répartie dans toutes les
directions (isotrope) ou obéir à un patron de réémission bien particulier
selon le milieu traversé (anisotrope).
La diffusion peut avoir lieu à la rencontre d'une interface entre deux
milieux (dioptre), ou à la traversée d'un milieu.
2-5- La transmission
La lumière traversant un corps translucide peut être partiellement absorbée par
celui-ci et partiellement ou totalement transmise par cette matière. Dans un milieu
homogène, la lumière se transmet en ligne droite. Si le milieu n’était pas
homogène, et si la lumière le traversait dans une direction oblique aux surfaces de
séparation des parties homogènes, nous verrons bientôt que le rayon changerait de
direction à chaque passage d’une partie homogène dans la suivante.
La transmission lumineuse est aussi une propriété variable en fonction de
l’épaisseur d’un matériau. Le coefficient de transmission lumineuse (Tl) est le
pourcentage de rayonnement solaire visible transmis au travers d’une paroi
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FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCES POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
MASTER I
Cour 4 : Les grandeurs photométriques
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
La photométrie
La photométrie est la science qui étudie le rayonnement lumineux du
point de vue de la perception par l'œil humain.
C’est un domaine de la physique appliquée dédiée à la mesure
psychophysique de la sensation visuelle produite par le spectre
électromagnétique.
Elle permet de quantifier les grandeurs relatives au rayonnement
lumineux perçu par l’œil humain.
La plupart des appareils de mesure en photométrie, qui ne font pas
intervenir directement l'œil en tant qu'élément sensible, sont étalonnés
en fonction de la courbe de sensibilité relative de l'œil humain qui a été
établie par la Commission Internationale de l'Éclairage (CIE) à partir
d'un grand nombre d'individus : qui représente la variation de
l’efficacité lumineuse en fonction de la longueur d’onde.
La photométrie
La photométrie permet d’évaluer quantitativement les performances d’un
éclairage ; elle est un domaine de la physique appliquée, dédié à la mesure du
rayonnement visible. Les unités utilisées en photométrie sont dérivées des
unités utilisées en physique. La base de ces unités est la courbe de sensibilité
spectrale de « l’observateur de référence CIE ».
les valeurs de la fonction varient pour des valeurs non-nulles, pour des
longueurs d’onde allant de 0,38 à 0,78 Цm, en dehors de cet intervalle, les
valeurs sont nulles et le maximum de la fonction est situé vers 0,555 Цm en
éclairage photopique (diurne) et aux environs de 0,5 Цm en éclairage
scotopique (nocturne).
Les notions de base de la photométrie
Il est difficile de parler objectivement de l’éclairage sans rappeler les quatre
notions de base de la photométrie qui sont : l'intensité, le flux lumineux,
l'éclairement et la luminance.
Ces quatre facteurs sont liés entre eux comme ceci :
1. Le flux lumineux
Le flux lumineux d’une source est l’évaluation, selon la sensibilité de
l’œil, de la quantité globale de lumière rayonné dans toutes les
directions de l’espace par cette source. Il s’exprime en lumen (Im).
Le flux lumineux décrit la puissance lumineuse totale fournie par une
source lumineuse. Cette puissance peut être systématiquement saisie
dans l'unité Watt comme énergie fournie.
1. Le flux lumineux
L'effet optique d'une source lumineuse n'est cependant pas décrit
correctement de cette manière, car le rayonnement fourni est saisi sans
faire de différence dans l'ensemble de la plage de fréquence, et que la
sensibilité spectrale différente de l'œil n'est ainsi pas prise en compte.
En considérant la sensibilité spectrale de l'œil, on obtient la valeur
Lumen. Un flux de rayonnement de 1 W fourni au maximum de la
sensibilité spectrale de l'œil (diurne, 555 nm) produit un flux lumineux
de 683 lm. Par contre, le même flux de rayonnement dans des plages de
fréquence de moindre sensibilité produit des flux lumineux plus petits.
Le flux énergétique visible est la puissance qu’une source émet sous
forme de rayonnement visible. Ce flux énergétique visible est quantifié
par l’œil sous forme de flux lumineux. Et par la connaissance de la
valeur de ce flux énergétique, nous pouvons calculer son flux lumineux
pour les longueurs d’ondes est déduire le flux totale rayonné
2. L’intensité lumineuse
L’intensité lumineuse est le flux lumineux émis par unité d’angle solide
dans une direction donnée.
Elle est utilisée pour les calculs d’éclairement ponctuel, représentée par
un vecteur en vue de sa dépendance de la direction d’émission et
exprimée en candela.
La candela (cd) est l’intensité lumineuse, dans une direction donnée,
d’une source qui émet un rayonnement monochromatique de fréquence
540.1012 Hz et dont l’intensité énergétique est de 1/683 [Link]-1.
Le quotient du flux lumineux (dF) quittant la source et se propageant
dans un élément d’angle solide (dω) contenant la direction donnée par
cet élément d’angle solide représente l’intensité lumineuse (I) d’une
source dans une direction:
I= df/dω
2. L’intensité lumineuse
2. 1, L’angle solide
C’est l’angle sous lequel une source située au centre d’une sphère voit une
surface, découpée par un cône, de cette sphère.
Pour trouver l'angle solide couvert par un objet, on considère une sphère centrée
au point d'intersection de l'objet. Ensuite, on mesure la superficie de la partie de
la sphère qui est contenue dans l'objet, et on la divise par la surface totale de la
sphère.
Ω= S
R2
Ω = symbole de l’angle solide (Sr)
S = symbole de la surface (m²)
R²=symbole du rayon (m)
3. L’éclairement lumineux
L’éclairement d’une surface est le rapport du flux lumineux reçu à l’aire
de cette surface. Son unité est le lux, équivalent à 1Im/m².
C’est la mesure donc la densité de lumière reçue, soit par un point
(éclairement ponctuel) ou par une surface (éclairement d’une surface),
cela d’une manière horizontale ou verticale.
La mesure de l’éclairement dépend donc de :
- La densité de la lumière émise par la source,
- La distance entre la source lumineuse et la surface éclairée
- L’inclinaison de la surface
La mesure de l’éclairement :
- Permet une appréciation objective de l’ambiance lumineuse d’un espace,
- Aide à faire une comparaison entre espaces éclairés entre eux.
3. L’éclairement lumineux
Source lumineuse Eclairement (Ix)
Plein lune 0.2
Ciel couvert 5000 à 20 000
Ciel clair sans soleil 7000 à 24 000
Plein soleil d’été 100 000
E= df/dA
dF : quotient du flus lumineux
ω= A/d²
dA : élément de surface contenant le point par l’aire
E= I/d²
ω/ élément d’angle solide
E= I*cosӨ/d²
4. La luminance
La luminance qualifie l’impression reçue par l’œil d’un observateur
regardant, dans une direction donnée, une source lumineuse, qu’elle soit
primaire ou secondaire et selon qu’elle émet la lumière directement ou
par réflexion. Elle s’exprime en cd / m2.
Elle dépend de :
- L’éclairement de cette surface, de son coefficient de réflexion et de
sa brillance.
- Les conditions météorologiques (temps sec, pluie, etc.) et elle varie
suivant la position de l’observateur.
La luminance est la seule grandeur photométrique réellement perçue par
l’œil humain.
La luminance n’est pas liée à la taille de la surface lumineuse et
n’importe quel rayon unique et très fin transporte toute la luminance.
4. La luminance
La luminance d’une source est le rapport entre l’intensité lumineuse
émise dans une direction et la surface apparente de la source lumineuse
dans la direction considérée.
L= dF/ dA*cosӨ*dΩ
Ө : angle entre la normale à la section et la direction de faisceau
dA : élément de surface contenant le point par l’aire
dΩ : angle solide
5. Le facteur de lumière du jour (FLJ)
Vu la variation importante de la qualité de la lumière naturelle pendant
la journée, un rapport de proportionnalité entre l’éclairement extérieur
et celui disponible à l’intérieur d’un espace a été introduit afin de
répondre aux exigences d’éclairement.
FLJ" ; c’est le quotient de l’éclairement naturel intérieur reçu en un
[FLJ = E intérieur/E extérieur] (%).
point (généralement le plan utile ou le niveau du sol) par l’éclairement
extérieur simultané sur une surface horizontale en site parfaitement
dégagé par ciel couvert. Il s’exprime en pourcentage
5. Le facteur de lumière du jour (FLJ)
Il permet une mesure de la quantité et de la qualité de la lumière
présente dans un espace en montrant l’efficacité d’une pièce et de sa
fenêtre en tant que système d’éclairage naturel, en donnant une bonne
indication de l’environnement lumineux intérieur tel que perçu par
l’œil humain et en décrivant la relation entre les espaces intérieurs et
extérieurs tout en indiquant le contraste entre les deux (plus le FLJ est
faible, plus le contraste est élevé).
Première estimation du Facteur de Lumière du Jour
moyen :
A défaut de simulation informatique, il existe des formules approchées pour
estimer le Facteur de Lumière du Jour moyen d'un local. Nous reprenons ci-
dessous celle proposée par le BRE :
[FLJ moyen = SF x TL x a / (St x (1-R x R))]
-Sf = surface nette de vitrage (= ouverture de baies moins 10% pour les châssis)
-TL = facteur de transmission lumineuse du vitrage, dont on réduit 10 % pour
saleté.
-a = angle du ciel visible depuis la fenêtre, exprimé en degrés.
-St = surface totale de toutes les parois du local, y compris celle des vitrages
-R = facteur de réflexion moyen des parois du local (prendre 0,5 par défaut).
Les instruments de mesure
Dans la technique d'éclairage, on utilise une série de valeurs afin de pouvoir
représenter quantitativement les propriétés des sources lumineuses ou leurs
effets d'éclairage. Comme l’œil ne perçoit que des luminances, la meilleure
évaluation de l’éclairage est la mesure des luminances, cependant, difficiles à
évaluer. En pratique, les valeurs de référence recommandées pour l’éclairage
sont celles de l’éclairement. L’instrument de mesure de l’éclairement en un
point donné est le luxmètre. C’est l’appareil de mesure le plus utilisé en
éclairage.
Voici quelques appareils de mesure de l’éclairage :
Mesure de flux lumineux : lumen mètre ou par une sphère intégratrice.
Mesure de l’intensité lumineuse : les récepteurs photométriques.
Le spectrophotomètre : qui détermine la distribution spectrale d’une source de
lumière. Cet instrument permet également de découvrir les facteurs de réflexion
ou de transmission spectrale des matériaux.
Les instruments de mesure
Mesure de l’éclairement : Le luxmètre.
C'est un appareil muni d'une cellule photoélectrique qui convertit l’énergie
lumineuse en signal électrique, qui est ensuite amplifié et offre une lecture
facile sur une échelle étalonnés de lux.
Cet appareil se compose d'une tête de faibles dimensions qui délivre une
tension électrique en fonction de la quantité de lumière reçue. Les têtes sont
reliées par câble au système d'acquisition qui donne la valeur de l'éclairement
mesuré. Il permettant de mesurer simplement et rapidement l'intensité
lumineuse sur les lieux de travail, les postes de dessin, les bureaux,
ateliers, halls d'exposition, stades etc.
Le luxmètre permet de vérifier au plan de travail le niveau d'éclairement. On
place la cellule de mesure au niveau des détails et des objets qui doivent être
vus pour que la tâche puisse être exécutée, le travailleur étant à son poste dans
sa position habituelle. Il permet aussi de déterminer l'éclairement moyen
général dans le local, qui correspond à la moyenne des éclairements relevés en
un certain nombre de points significatifs du local.
Les instruments de mesure
Mesure de la luminance : La luminance mètres
Un luminance mètres se présente
comme une caméra. Cet appareil
utilise un viseur, qui au moyen d'un
jeu de miroirs (pour la visée) et d'un
photomultiplicateur (pour la
mesure) permet de mesurer en
continu les valeurs de luminance en
tout point. Le luminancemètre est
placé à la hauteur des yeux des
travailleurs et orienté dans la
direction de la source lumineuse, du
reflet ou de la surface concernée,
pour mesurer la luminance.
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
MASTER I
Cour 5 : La stratégie de la lumière naturelle
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
La lumière naturelle et le bâtiment
La lumière naturelle joue un rôle essentiel sur la qualité du rapport
entre le bâtiment et son environnement. L’occupant est au centre de
cette interaction.
La stratégie de la lumière naturelle a pour but de répondre aux
exigences de confort des occupants.
L’utilisation intelligente de la lumière naturelle dans le bâtiment
permet, en outre, de réduire la consommation électrique consacrée à
l’éclairage.
La lumière naturelle reçue à l’intérieur d’un bâtiment est la résultante
de trois composantes : la lumière directe due au ciel et éventuellement
au soleil, déterminée par la partie de ciel visible à travers les
ouvertures, la composante lumineuse due aux réflexions de la lumière
sur les surfaces extérieures et, enfin, celle due aux réflexions à
l’intérieur du local. La stratégie de la lumière naturelle doit tenir
compte de ces trois composantes.
La lumière reçue dans un local = lumière directe + réflexions
intérieures + réflexions extérieures.
La stratégie de la lumière naturelle est aussi l’étude de la relation entre
la lumière naturelle et le bâtiment selon cinq concepts destinés à
favoriser la meilleure utilisation possible de la lumière naturelle dans le
bâtiment:
1- Capter, 2- transmette, 3- distribuer, 4- se protéger, 5- contrôler :
.
1. Capter la lumière
Capter la lumière du jour consiste à la recueillir dans le but d’éclairer
naturellement un bâtiment, ce qui nécessite de tenir compte de :
1.L’influence du type de ciel
2.L’influence du moment de l’année
3.L’influence de l’heure
4.L’influence de l’inclinaison de l’ouverture
5.L’influence de l’orientation de l’ouverture
[Link] nature et du type de paroi vitrée
7.L’influence de l’environnement.
La quantité de lumière captée dans un local dépend de la nature et du type de
paroi vitrée, de sa rugosité, de son épaisseur et de son état de propreté.
L’aménagement des abords peut aussi créer une barrière à la pénétration rasante
du rayonnement d’hiver ou d’été, tout en laissant une large ouverture à la
lumière du ciel. Inversement, des surfaces réfléchissantes au sol (dallage, plan
d’eau…etc.) peuvent contribuer à capter la lumière.
1. 1.L’influence du type de ciel
La lumière naturelle traduit les fluctuations de l’état du ciel. Elle est
composée de la lumière directe du soleil et de la lumière diffuse du ciel.
Les stratégies à mettre en place pour accroitre la luminosité intérieure d’un
espace doivent tenir compte de cette différence.
La lumière solaire directe dispense un flux considérable qui s’avère facile
à capter et à diriger. Elle présente une dynamique intéressante et peut être
utilisée en tant qu’énergie thermique. Par contre, le rayonnement solaire
direct est souvent une source d’éblouissement et parfois de surchauffe du
bâtiment. De plus, sa disponibilité est épisodique et dépend de
l’orientation des ouvertures.
La lumière diffuse de ciel est disponible dans toutes les directions. Elle
suscite peu d’éblouissement et ne provoque pas de surchauffe mais elle
peut être considérée comme insuffisante dans de nombreux cas. En outre,
elle crée peu d’ombre et de très faibles contrastes.
1. 2.L’influence du moment de l’année
De l’été à l’hiver, le rayonnement solaire direct pénètre plus en profondeur
dans le local mais le niveau d’éclairement à proximité de la fenêtre diminue
progressivement.
1. 3.L’influence de l’heure
Par ciel avec soleil, la répartition lumineuse varie fortement d’une heure à
l’autre et d’un point à l’autre du local. La lumière disponible augmente jusqu’à
la mi-journée, puis diminue. Le rayonnement solaire direct induit une tache de
lumière qui évolue, au cours de la journée, depuis le mur ouest du local vers le
mur est.
1. 4.L’influence de l’inclinaison de l’ouverture
L’organisation spatiale d’un bâtiment devrait toujours être pensée en fonction du
moment d’occupation des locaux, de l’activité qui s’y déroule et de la course du
soleil. Il est préférable de placer les fenêtres de telle façon que le soleil puisse
pénétrer à l’intérieur d’un local au moment ou il est le plus utilisé
Dans l’hémisphère nord, l’apport de la lumière naturelle est maximum sur la
façade sud en hiver et en entre-saison. Par contre, en été, le rayonnement solaire
est plus important à l’est pendant la matinée et à l’ouest durant l’après-midi. Les
ouvertures orientées au sud offrent donc la meilleure situation puisqu’elles
captent un maximum de rayons solaires en hiver et durant l’entre-saison qu’en
été, il est plus facile de se protéger du soleil au sud puisqu’il est plus haut dans
le ciel
La façade sud apparait donc comme l’orientation privilégiée pour
capter au maximum la lumière naturelle.
Le bilan thermique d’une fenêtre classique peut en général être considéré
comme un capteur de chaleur au sud et une surface déperditive au nord. Il est
donc important de tenir attentivement compte de l’orientation d’un bâtiment
pour déterminer la surface des percements des différentes façades.
Lorsque le ciel est couvert, le rayonnement lumineux est diffusé dans toutes les
directions. Les baies vitrées verticales captent donc la lumière naturelle de
manière similaire, indépendamment de leur orientation. Par contre, lorsque le
ciel est clair, l’orientation de la baie vitrée influence directement la quantité de
lumière captée.
1. 5.L’influence du type de l’orientation de l’ouverture
Pour capter le maximum de rayonnement solaire direct, une ouverture doit être la
plus perpendiculaire possible aux rayons solaires. En revanche, par ciel couvert,
les performances d’une fenêtre sont avant tout liées à la portion de ciel visible
depuis l’ouverture.
Une ouverture horizontale couvre une partie de ciel plus importante qu’une
fenêtre verticale et apporte donc une plus grande part de lumière naturelle diffuse
dans le local qu’elle éclaire. De même, une fenêtre oblique tournée vers le ciel
offre déjà un flux lumineux diffus plus important que la fenêtre verticale.
La lumière pénètre latéralement dans les locaux permet de créer des situations
de contre-jour ou d’éblouissement à proximité des fenêtres. Cependant, les
fenêtres latérales en façade sud transmettent un maximum de rayons solaires en
hiver, ce qui favorise l’utilisation des gains solaires, tout en limitant les
pénétrations estivales et les surchauffe qu’elles induisent.
Les ouvertures zénithales s’ouvrent sur la totalité de la voute céleste;
elles induisent une large pénétration de lumière diffuse. De plus, la
lumière entre dans les locaux par le plafond, ce qui limite à priori les
phénomènes d’éblouissement. Par contre, par ciel serein, les ouvertures
zénithales captent mal les rayons solaires d’hiver alors qu’elles laissent
largement pénétrer le soleil d’été, ce qui implique un mauvais
comportement thermique.
Ciel couvert En été En hiver
En été
1. 6. Influence de l’environnement
Chaque lieu spécifique développe sa propre identité vis-à-vis de sa région
et de son climat général. La topographie, le relief de terrain, la
végétation, la nature et le coefficient de réflexion du so et l’urbanisme (les
constructions voisines) influencent entre autres les données
météorologiques d’un lieu : chaque site est caractérisé par un
microclimat.
Chaque site est caractérisé par un microclimat.
2. Transmettre
Transmettre la lumière du jour consiste à favoriser sa pénétration à l’intérieur
d’un local. La pénétration de la lumière dans un espace peut être influencée par
les caractéristiques de l’ouverture telles que ses dimensions, sa forme sa position
et le matériau de transmission utilisé ainsi que par les dimensions du local et son
aménagement intérieur.
La pénétration de la lumière dans un
bâtiment produit des effets de lumière très
différents non seulement suivant :
1. les conditions extérieures (type de ciel,
saison, heure du jour et dégagement du
site)
2. Les caractéristiques de la fenêtre : l’emplacement, l’orientation,
l’inclinaison, la taille et le type des vitrages. le matériau de transmission:
L’éclairage latéral fournit une lumière dirigée, qui souligne généralement le
relief, mais limitée en profondeur, contrairement à l’éclairage zénithal qui est
plus uniforme.
Surface de
vitrage (S1) [Link] (S2) [Link] [Link] [Link]
(S2) (S2) (S2)
[Link] (S3)
S S
[Link](S3)
[Link] (S3) 3 3
Les dimensions
de l’ouverture
La forme de l’ouverture
3. Distribuer/Répartir
La difficulté d'utilisation de la lumière naturelle par rapport à la lumière
artificielle réside dans la grande inhomogénéité des éclairements qu'elle induit
en général. La répartition de la lumière représente un facteur clé pour assurer un
bon éclairage.
Distribuer la lumière naturelle
consiste donc à diriger et à
transporter les rayons lumineux
de manière à créer une bonne
répartition de la lumière
naturelle dans le bâtiment.
La distribution de la lumière naturelle vise, selon les cas, la répartition uniforme
de cette lumière dans le local (grâce à la géométrie du local, à la couleur claire
des parois, à la largeur des baies vitrées) ou, au contraire, la focalisation de la
lumière en un point particulier
La lumière se réfléchit d’autant mieux sur l’ensemble des surfaces intérieures
des locaux que le rayonnement ne rencontre pas d’obstacles dus à la géométrie
du local ou au mobilier, et que les revêtements des surfaces sont mats et clairs.
Elle peut également être diffusée par le type même du vitrage utilisé
(translucide) ou par des systèmes de réflecteurs (lumière fonde )
Cette répartition peut être favorisée par différentes approches basées sur :
• Le type de distribution lumineuse (direct, indirecte),
• La répartition des ouvertures,
• L'agencement des parois intérieures,
• Le matériau des surfaces du local
• Les zones de distribution lumineuse
• Les systèmes de distribution lumineuse
4. Se protéger
Pour atteindre le confort visuel, il est essentiel de se protéger dans certains cas
de la lumière naturelle surtout si elle constitue une source d’éblouissement.
On se protège de la lumière
naturelle par l’utilisation des
protections solaire telles que
la végétation, les auvents, les
écrans mobiles ou les
vitrages spéciaux.
Une protection sert à arrêter partiellement ou totalement le rayonnement
lumineux lorsqu’il présente une source d’inconfort visuel pour les occupants et
gène les utilisations à l’intérieur d’un local.
Une protection solaire est tout corps empêchant le rayonnement solaire
d'atteindre une surface qu'on souhaite ne pas voir ensoleillée.
Pour que cette protection soit efficace il faut bien étudier leurs choix et leurs
emplacements. Son fonctionnement est basé sur des phénomènes physiques tels
que l'absorption (surplombs, mur de refends, ...), la réflexion (light shelves,
bright shelf, conduits de lumière ...), la réfraction (prismes, vitrages
directionnel...) et la diffraction (éléments holographiques, ...).
De nombreux types de protections solaires existent, elles sont classées de deux
manières différentes:
-soit en fonction de leur position par rapport au vitrage (intérieure, en interface
ou extérieure),
-soit de leur mobilité ; on distingue alors, les protections permanentes (vitrages
spéciaux, films autocollants), fixes (auvents, avancées architecturales), mobiles
(stores extérieurs, volets).
Le choix d’une protection solaire doit se faire en fonction de l’orientation de la
fenêtre. Si possible, elle maintiendra la possibilité de bénéficier d’une lumière
naturelle suffisante.
5 . Contrôler
Pour éviter la pénétration excessive de lumière naturelle dans le
bâtiment qui peut être une cause de gêne visuelle (éblouissement,
fatigue) il faut qu’elle soit contrôlé par la construction d’éléments
architecturaux fixes (surplombs, bandeaux lumineux ou light shelves,
débords de toiture, etc.) associés ou non à des écrans mobiles (volets,
persiennes ou stores) ou par des méthodes et des systèmes de gestion de
l’éclairage qui fonctionnent de manière automatique ce qui permet une
gestion intelligente de l’éclairage dans le bâtiment.
Le contrôle de la lumière naturelle consiste à gérer la quantité et la
distribution de la lumière dans un espace en fonction de la variation des
conditions climatiques et des besoins des occupants. La gestion de
l'éclairage dans le bâtiment permet, d'une part, de répondre à la variation
continue de la lumière naturelle et, d'autre part, d'adapter l'ambiance
lumineuse d'un local pour correspondre au mieux aux besoins de ses
utilisateurs.
On peut diviser les solutions de contrôle de l'éclairage naturel en trois
catégories: soit par l'utilisation de systèmes d'éclairage naturel
adaptables, tels que des éléments de contrôle amovibles, soit par le
zonage de l'installation d'éclairage artificiel en fonction de la lumière
naturelle disponible ou bien par la régulation du flux des lampes en
fonction de la présence de lumière naturelle.
6. Focaliser
Il est parfois nécessaire de focaliser l’apport de lumière naturelle pour
mettre en valeur un lieu ou un objet particulier.
Un éclairage zénithal - ou latéral haut - crée un contraste lumineux
important avec l’éclairage d’ambiance, moins puissant. Un atrium au centre
d’un bâtiment permet aussi à la lumière du jour de mieux pénétrer dans le
bâtiment tout en créant un espace de circulation et de repos attrayant.
Des bâtiments hauts et profonds peuvent ainsi recevoir la lumière naturelle
en leur cœur par le biais de conduits lumineux.
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (AEZA)
MASTER I
Cour 6 : Le confort visuel -1-
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
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Le mécanisme de la vision
La vision est le sens dédié à la perception de lumière, autrement dit, la
partie dite visible du rayonnement électromagnétique soit, pour l’œil
humain, les longueurs d’onde comprises entre 380 et 780 nm. La vision
fait intervenir de nombreux éléments, aussi bien des yeux que du
cerveau.
Le mécanisme de la vision est complexe et se fait en deux étapes : la
perception des rayons lumineux puis leur interprétation par le cerveau
qui reçoit les images, les analyse et les identifie.
Ce mécanisme met en jeu plusieurs phénomènes physiques (formation de
l’image sur la rétine), physiologiques (transmission de l’image formée en
signaux codés transmis au cerveau) et psychophysiologiques
(transformation des signaux codés en perception visuelle qui fait appel à
différents types de mémoires (vue, toucher, goût, odorat…)).
L'œil humain est composé d'un ensemble de composants optiques
comprenant la cornée, l'iris, la pupille, les humeurs aqueuses et vitreuses,
le cristallin et la rétine. Ces éléments travaillent pour former les images
des objets qui se situent dans le champ visuel de la personne.
L’œil perçoit les ondes émises par une source lumineuse. La vue
commence lorsque la lumière reflétée d’un élément extérieur entre dans
l'œil.
La cornée oriente ces rayons lumineux vers le centre de l’œil et les fait
pénétrer par la pupille. Son ouverture est grande de façon à laisser
pénétrer plus de lumière.
L’iris, en se rétrécissant ou s’agrandissant, contrôle la quantité de
lumière reçue : moins il y a aura de lumière, plus la pupille, l’orifice
central qui le perce, sera dilatée.
La lumière traverse le cristallin, une lentille biologique, qui nous assure
d’avoir une image nette au fond de l’œil
Puis après, l’image se forme sur la rétine au fond de l’œil qui focalise
la lumière et transforme les rayons lumineux en stimulations
physiologiques le long du nerf optique.
La rétine, membrane multicouche, contient des millions de cellules
sensibles à la lumière (cônes et bâtonnets):
-Des bâtonnets, pour distinguer les lumières de faible intensité (voire
nocturnes),
- Des cônes, pour percevoir les lumières vives et différencier les
couleurs primaires qui permettent la vision des détails, des couleurs et
des contrastes.
- La rétine agit comme un numériseur et transforme l’image en influx
nerveux. L’image est ensuite transmise au cerveau par le nerf optique.
Le cerveau l’interprète et nous permet de voir.
Trois facteurs commandent l’excitation de la rétine :
-La longueur d’onde : c’est la partie du spectre visible par l'œil humain
-L’intensité : pour qu’une lumière soit perçue, il faut que son intensité
lumineuse soit supérieure à un certain seuil limite.
-La durée : pour qu’un éclat lumineux soit perçu, il faut que sa durée soit au
minimum de un millionième de seconde.
La perception de la lumière
Le processus de la vision implique l'interaction quasi-simultanée des
deux yeux et du cerveau au travers d'un réseau de neurones, de
récepteurs et d'autres cellules spécialisées.
La première étape de ce processus est la stimulation des récepteurs de
lumière situés dans les yeux, la conversion du stimulus lumineux ou
des images en signaux et la transmission de ces signaux électriques
contenant l'information de la vision depuis chaque œil vers le nerf
optique. Cette information est traitée en plusieurs étapes pour atteindre
finalement le cortex visuel du cerveau.
La perception visuelle, c'est l'excitation de la matière rétinienne qui
met en jeu une réaction photochimique où le couplage se fait par
une interaction électrique entre l'onde électromagnétique et le
récepteur.
Le champ visuel
On ne peut pas parler de la perception visuelle sans parler du champ
visuel qui est la capacité de l’œil à saisir une information visuelle qui
dépend de sa position relative dans le champ visuel.
Le champ visuel est l'espace délimité par la perception spatiale de l'œil,
sans bouger la tête. Sachant que le champ visuel est légèrement différent
pour chaque individu, la portée verticale des yeux couvre un angle
d’environ 130°; elle est limitée vers le haut par les arcades sourcilières et
vers le bas par les joues.
Le champ horizontal total des yeux est d’environ 180° lorsqu’ils sont
dirigés vers un objet fixe.
Chaque œil a un angle de vision d’environ 150°. A l’endroit où les
champs visuels se recouvrent, l’homme a une vision binoculaire; ils se
superposent dans la zone médiane où un même objet est vu
simultanément par les deux yeux mais sous un angle différent.
La capacité de l’œil à saisir une information visuelle dépend de sa
position relative dans le champ visuel.
Le graphe suivant montre en bleu le champ visuel perçu simultanément
par les deux yeux et en rose clair le domaine vu par chaque œil
séparément.
Les cercles concentriques délimitent la fovéa, l’ergonoma et le panorama.
La fovéa : est un champ visuel assez restreint de 2° qui nous permet de
percevoir les détails et plus nous nous éloignons de ce champ central, plus
les détails sont difficilement perceptibles.
L’ergonoma : est un champ visuel de 30° par rapport à l’axe de vue et il
nous permet de distinguer les formes.
Le panorama : est un champ visuel de 60° par rapport à l’axe de vue qui
nous permet de distinguer les mouvements.
La perception des couleurs
La couleur d’un objet dépend de la lumière qui l’éclaire : la couleur bleu
est une couleur froide (riche en radiations bleues) tandis la couleur
rouge est une couleur chaude (riche en radiations rouges)
Le système récepteur de lœil (la rétine) est formé d’un ensemble de cônes
et de bâtonnets : les premiers étant très sensibles à la lumière sont
responsables de la perception des couleurs (bleu, vert, rouge). Les
seconds, 100 à 500 fois plus sensibles que les cônes, nous permettent de
voir dans des conditions de faible éclairage.
L’œil voit les couleurs de façon différenciée, nous sommes très sensibles
au jaune et voyons mal les bleus et les rouges
La lumière est caractérisée par un facteur de réflexion qui varie d’une
couleur à l’autre. Ce facteur est le rapport entre la quantité de lumière L,
tombant sur une surface et la lumière l, réfléchie par cette surface. Il
s’exprime en %.
La nature de la lumière rend les couleurs visibles et elle est décrite par
deux mesures :
1. L’indice de rendu des couleurs IRC, exprimé en pourcentage, qui
représente la capacité d’une source à rendre fidèlement les couleurs
d’un objet (un IRC de 100 indique que la lumière considérée contient
100 % des couleurs existantes)
2. La température de couleur, mesurée en degrés Kelvin qui désigne
la teinte de la lumière émise par un corps en fonction de sa température
(plus elle est élevée, plus la lumière considérée contient de grandes
quantités de couleurs).
La performance visuelle
La performance visuelle est un taux d'évaluation du système visuel
utilisé pour quantifier les aptitudes d'une personne à détecter, identifier
et analyser les détails entrant dans son champ de vision en se fondant
sur la vitesse, la précision et la qualité de sa perception.
La performance visuelle dépend entre autre des caractéristiques propres
de la tâche à accomplir, de l'acuité visuelle de l'observateur, de la nature
de l'arrière-plan, des conditions d'éclairage,…etc.
la visibilité du détail dépend de :
-sa dimension angulaire et de sa forme,
-sa luminance et sa couleur,
-son contraste par rapport au fond immédiat,
-sa position dans le panorama visuel, la luminance d'adaptation,
- l’âge de l'observateur,
-le temps d'observation, etc...
Le confort visuel
Le confort visuel a plusieurs définitions : c’est une relation visuelle
satisfaisante avec l’extérieur ou bien un éclairage naturel optimal en
termes de confort et de dépenses énergétiques ; il peut être aussi un
éclairage artificiel satisfaisant et un appoint à l’éclairage naturel.
De façon générale, le confort visuel est une impression subjective liée à
la quantité, à la qualité et à la distribution de la lumière et représente sa
satisfaction devant l’environnement visuel qui nous procure une
sensation de confort quand nous pouvons voir les objets nettement et
sans fatigue, dans une ambiance colorée agréable
La sensation de confort diffère d’une personne à une autre ; on trouve
des personnes qui préfèrent un éclairage naturel, même inconfortable, à
certains éclairages artificiels assurés par des sources ayant une
caractéristique spectrale qui ne correspond pas à celle de la lumière
blanche.
La température de couleur est un élément d’appréciation du confort
visuel du à la qualité de l’éclairage. Le diagramme de Kruithof établit
les conditions du confort perçu pour différentes combinaisons
d’éclairement et de température de couleur.
Il montre que dans une ambiance peu éclairée (zone A), le confort est
associé à une lumière chaude alors que dans une ambiance fortement
éclairée (zone C), le confort est associé à une lumière trop froide. La
zone intermédiaire (zone B) est celle du confort.
La zone de confort.
Les critères du confort visuel
Le confort visuel peut néanmoins se mesurer à travers des critères
objectifs qui doivent être bien étudiés pour atteindre le seuil du confort :
-Le site, avec toutes ses contraintes.
-Le nombre d’ouvertures, leur taille, leur orientation.
-La quantité de lumière naturelle.
-La qualité de l’éclairage naturel.
-La qualité de l’éclairage électrique en termes de
confort et de dépenses énergétiques.
-La relation visuelle avec l’extérieur.
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (AEZA)
MASTER I
Cour 6 : Le confort visuel -2-
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
Les paramètres du confort visuel
1. Un bon niveau d'éclairement
Chaque activité nécessite un certain niveau d’éclairage dans la zone ou
se déroule l’activité. En général, plus la difficulté pour la perception
visuelle est importante, plus le niveau moyen d’éclairement devrait être
élevé. Un niveau d'éclairement minimum est nécessaire pour une vision
claire et sans fatigue. Toutefois, un éclairement trop abondant peut être
inconfortable.
L’éclairement moyen recommandé est généralement fixé selon la
fonctionnalité du local et la précision de la tâche visuelle qui doit y être
exercée.
Les recommandations sont souvent données en termes d’éclairement
plutôt que de luminance pour faciliter sa mesure. Comme la sensation de
luminosité est mieux représentée par la luminance, il faut tenir compte
du coefficient de reflexiondans le choix de l’éclairement d’une surface.
Plus il est faible et sa couleur est foncée, plus la vision s’avère difficile
et plus le niveau d’éclairement doit être élevé.
L’éclairement à une corrélation directe avec l’accommodation à la
distance et la profondeur du champ est meilleure lorsque l'éclairement
est élevé. Si l'on est amené à changer de distance de vision, il est
souhaitable que l'éclairement soit uniforme et élevé sur les deux
surfaces.
L’acuité visuelle est la capacité de l'œil à discriminer des détails spatiaux
proches. Elle est mauvaise lors du passage de la lumière à l'obscurité
(1% de l'acuité diurne) et s'améliore en 10 minutes pour atteindre 10%
qui seront faiblement dépassés pour un temps supérieur (accommodation
ou adaptation à la vision nocturne).
L'acuité est optimale lorsque l'éclairement est élevé sans être éblouissant
et lorsque la luminance de la zone étudiée et celle de l'entourage sont
proches.
la fatigue visuelle qui est liée à des facteurs multiples comme une
luminance insuffisante obligeant à des accommodations successives, un
excès de luminance des surfaces de travail, un fort contraste entre deux
zones de travail créant un éblouissement périphérique…etc.
2. Un rendu des couleurs correct et une lumière agréable
Les différentes radiations colorées composant la lumière naturelle apparaissent
aisément lors de leur réfraction et réflexion par des gouttes d'eau. Étant donné
que l'œil est conçu pour la lumière du jour, la lumière émise par les sources
artificielles devrait avoir la même composition spectrale que celle du soleil et du
ciel : c'est le seul moyen pour que ne soit pas altérée la vision des couleurs
Le système visuel regroupe les différentes radiations réfléchies et donne une
sensation de couleur. La couleur perçue est intimement dépendante du spectre
lumineux émis. Les objets qui ont des couleurs chaudes comme le rouge et
l’orange sont plus agréables lorsqu’elles sont éclairées par une lumière chaude
plutôt que par une lumière froide
Les couleurs chaudes seront de préférence utilisées dans des locaux de
dimensions importantes tandis que les couleurs froides seront choisies pour les
petits locaux. Les couleurs donc, peuvent contribuer dans une large mesure à
modifier la dimension apparente des surfaces et des volumes.
3. Une répartition harmonieuse de la lumière dans l’espace
Pour permettre à la lumière naturelle de se distribuer le mieux possible
dans le local, il est essentiel de placer le mobilier de telle sorte qu’il ne
fasse pas écran et de disposer les zones d’activité judicieusement.
Les plans de travail seront situés préférentiellement près des ouvertures
où la lumière naturelle est bien reçue.
En ce qui concerne l'uniformité de la luminance, la distribution de la
lumière dans un espace dépend de la répartition des sources lumineuses
et de la réflexion des parois. Elle est d'autant meilleure que les
réflexions de chaque paroi sont élevées et uniformément réparties.
L’uniformité de luminance doit être:
- D'une part, entre le champ visuel en position de travail (le plan de
travail) et au repos (les murs)
- D'autre part, entre les différentes surfaces de référence (éclairement de
la zone de travail et de la zone voisine).
4. Les rapports de luminance présents dans le local
La distribution lumineuse d’un espace doit être étudiée de telle façon que
les différences excessives de luminance soient évitées pour permettre aux
occupants de voir correctement (Des zones extrêmement sombres ou
brillantes ).
Le contraste
Le contraste est la différence de luminosité entre un objet et son
environnement ou entre les différentes parties d’un objet, faisant
ressortir l'un et l'autre.
La perception des détails d’une tâche Une grandes différences de
visuelle est facilitée par les contrastes luminance dans le champ
d e luminance et de couleur entre ces visuel conduit à l’inconfort
détails et l’arrière-fond visuel
L'équilibre des contrastes
Il convient donc de ne pas dépasser certaines valeurs de contraste entre
les différentes zones du champ visuel
Les valeurs maximales recommandées pour les
rapports de luminances sont les suivantes : 1/1 Imperceptible
1/2 Juste imperceptible
•Arrière-fond de la tâche visuelle/entourage, 1/3. 1/3 Très doux
•Arrière-fond de la tâche visuelle/champ visuel
1/5 Doux
(180°), 1/10.
•Sources lumineuses/surfaces contiguës, 1/20. 1/10 Peu fort
•Pour l'ensemble de l'espace intérieur, 1/40. 1/20 Fort
1/40 Très fort
Extrêmement fort
maximum entre deux surfaces sur
l’environnement périphérique 1/10
appliquer pour les fenêtres
max 1/20 et leur entourage aussi 1/20
maximum entre deux surfaces
dans le local complet 1/40
5. L’absence d’ombres gênantes
Lorsqu'un objet opaque est éclairé par
une source de lumière, certaines zones
situées derrière l'objet, ne reçoivent pas
de lumière et constituent l'ombre de
l'objet. On dit également que l’ombre se
produit quand un élément se trouve entre
la tâche visuelle et la source lumineuse.
L’ombre portée sur un objet éclairé prend deux zones :
- La première zone est située à l'opposé de la source lumineuse et elle ne
reçoit pas de lumière ; ceci s’appelle l’ombre propre.
- La deuxième zone est la région d'un écran, d’un mur, etc…, placé
derrière l'objet éclairé, qui ne reçoit pas de rayon lumineux (c'est la zone
non éclairée de l'écran) ; elle s’appelle l’ombre portée
La visibilité de l’objet change selon la source lumineuse ;
-Si l’arrivée de la lumière est directionnelle, cela va permettre
l’apparition d’ombres sur l’objet observé ce qui conduit à une
sensation de fatigue et d’inconfort visuel.
- Si l’arrivée de la lumière est non directionnelle, elle rendra difficile
la perception des détails de cet l’objet,
- Si l’arrivée de la lumière est latérale; elle permettra la perception
tridimensionnelle du relief et des détails des objets ainsi que leur
couleur. La pénétration latérale de la lumière est la meilleure.
La pénétration latérale de la lumière est la
meilleure.
6. La relation au monde extérieur
Les baies vitrées, par lesquelles la
lumière pénètre, offrent le double
avantage d’une communication
visuelle vers l’extérieur et d’une vue
au loin nécessaire au repos de l’œil
après une vision rapprochée.
Elles jouent aussi un rôle esthétique indéniable car elles font participer
les paysages extérieurs à l’ambiance visuelle d’un espace déterminé.
C’est l’éclairage naturel et l’accès aux vues qui constituent les aspects
les plus importants dans l’atteinte de la satisfaction d’un employé par
rapport à son espace de travail.
L’éblouissement
L'éblouissement est une sensation de gêne et d’inconfort qui peut même
diminuer la capacité visuelle d'une personne.
L’éblouissement résulte de conditions de vision dans lesquelles
l’individu est moins apte à percevoir les objets suite à des luminances
ou à des contrastes de luminance excessifs dans l’espace et dans le
temps.
L’éblouissement se produit quand une source brillante de lumière est
présente dans le champ visuel ; le résultat est une diminution de la
capacité de distinguer les objets et cela conduit à la fatigue visuelle.
En éclairage naturel, l'éblouissement peut être provoqué par la vue
directe du soleil, par une luminance excessive du ciel vu par les fenêtres
ou par des parois réfléchissant trop fortement le rayonnement solaire et
provoquant des contrastes trop élevés par rapport aux surfaces voisines.
Il est intéressant de noter qu'une plus grande ouverture à la lumière
naturelle cause moins d'éblouissement qu'une petite car elle augmente
le niveau d'adaptation des yeux et diminue le contraste de luminance
En éclairage artificiel, l'éblouissement peut être provoqué par la vue
directe d'une lampe ou par sa réflexion sur les parois polies des
luminaires, sur les surfaces du local ou sur les objets.
Plus l’angle α
augmente, plus
la sensation
d’éblouissement
commence.
Les facteurs impliqués dans l’éblouissement sont :
1-La hauteur de l’installation du système d’éclairage : plus l’installation
est élevé, plus on aura moins de risque d’être éblouit.
2- Les dimensions de la pièce : plus la pièce devient grande, plus on aura
besoin de plusieurs installation d’éclairage pour l’éclairer ; cela va
contribuer à l’éblouissement.
Les types d’éblouissement
1. L’éblouissement direct
Il est causé par la présence d’une source
lumineuse intense située dans la même
direction que l’objet regardé ou dans une
direction voisine, mesuré en candela/m².
Il est causé par la présence d’une source lumineuse intense située dans
la même direction que l’objet regardé ou dans une direction voisine,
mesuré en candela/m².
On peut distinguer deux types d'éblouissement direct ;
-D'une part, l'éblouissement d'inconfort qui résulte de la vue en
permanence de sources lumineuses de luminances relativement élevées.
Cet éblouissement peut créer de l'inconfort sans pour autant empêcher
la vue de certains objets ou détails.
- D'autre part, l'éblouissement invalidant qui est provoqué par la vue
d'une luminance très élevée pendant un temps très court. Celui-ci peut,
juste après l'éblouissement, empêcher la vision de certains objets sans
pour autant créer de l'inconfort.
2. L’éblouissement indirect
-L’éblouissement indirect provient d’une
réflexion perturbatrice des sources lumineuses
sur des surfaces spéculaires ou brillantes,
telles que le papier, une table ou un écran
d’ordinateur.
L’éblouissement indirect se présente sous deux formes:
- L’éblouissement par réflexion: ce type est produit par la réflexion ,sur
des surfaces brillantes ou spéculaires, de l’image d’une source de lumière
vers l’œil de l’observateur.
- L’éblouissement de voile : il apparaît lorsque des petites surfaces de la
tâche visuelle réfléchissent la lumière provenant d’une source lumineuse
et réduisent ainsi le contraste entre la tâche visuelle et son environnement
immédiat.
3. L’éblouissement perturbateur
il se produit quand la luminance atteint des valeurs extrêmes ou
quand le contraste devient trop important ; il entraine une perte
momentanée de la vision.
4. L’éblouissement inconfortable
Il entraine une diminution de la performance visuelle sans
atteindre le seuil de la douleur. Cet éblouissement est généré par
le contraste. Plus le contraste est faible, plus l’éclairement doit
être important.
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
MASTER I
Cour 8 : Les systèmes de réorientation de la
lumière naturelle
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
Les types de système de réorientation
Les systèmes de réorientation de l’éclairage naturel sont conçus pour régler
les problèmes de la répartition inégale de la lumière naturelle dans un espace
en réduisant les niveaux excessifs de clarté près des fenêtres et en les
augmentant dans les zones qui en sont éloignées, donnant ainsi naissance à
une lumière plus équilibrée et une distribution harmonieuse dans l’espace.
1. Système de puits de lumière
2. Les plafonds anidoliques
3. Les light shelf
4. Les light pipe
5. Les stores réfléchissants
6. Les vitrages spéciaux
1. Système de puits de lumière
Le puits de lumière est un nouvel outil d’éclairage naturel ; il permet
d’apporter de la lumière naturelle dans des pièces qui ne possèdent pas
d’ouvertures sur l’extérieur ou en complément d’une ouverture existante.
Il est constitué de : une coupole, un conduit de lumière et un diffuseur.
La quantité de lumière fournie par le système varie au cours de l’année.
une coupole
conduit de
lumière
un diffuseur
2. Les plafonds anidoliques
Le plafond anidolique est un
système de distribution intensif de
la lumière naturelle adapté au ciel
couvert. Il s'agit en fait d'un conduit
lumineux intégré dans un plafond
suspendu au milieu de la pièce.
ADS recueillent Typiquement un flux maximale de la lumière du jour à
l'extérieur du bâtiment et redistribuent en interne avec un nombre minimum
de réflexions. Ils sont spécialement conçus pour réduire le flux de lumière qui
atteint la zone à côté de la fenêtre et d'augmenter le flux de lumière à l'arrière
de la salle.
Éblouissement et les zones sombres peuvent être évités de cette façon.
Les composants de système anidoliques
Le plafond anidolique est un système d’éclairage zénithal composé de
deux miroirs de forme parabolique jouant le rôle de concentrateurs qui
captent le flux lumineux entrant et le redistribuent sur une zone plus large.
Les éléments anidolique sont placés aux deux extrémités du conduit
lumineux : à l'extérieur pour collecter la lumière du ciel et à l'intérieur
pour contrôler la direction de la lumière émise dans le local.
Les Les
éléments éléments
anidolique anidolique
(miroir) (miroir)
Conception de systèmes anidolique d'éclairage naturel se décompose en
trois parties essentielles:
• Un collecteur/un capteur de lumière zénithale pour capturer la lumière du
jour; situé à l’extérieur
• Un tube opaque de transport pour la collecte et la distribution de lumière
capturée optimale pour cibler des zones
• Un tube diffuseur situé à l’intérieur de l’espace
Un collecteur
Un tube opaque
de transport
Un tube diffuseur
Les avantages/roles de système anidoliques
Ce système présente deux grands avantages par rapport à une fenêtre
verticale normale:
1. le système blocs de grandes parties de la composante directe du flux de
la lumière du jour qui atteindrait la section de la fenêtre de la salle à
travers un vitrage vertical. Il réduit donc l'éclairement de plan de
travail ainsi que les luminances des objets et des murs dans ce
domaine. Cela contribue à réduire l'éblouissement risques et améliore
le confort visuel pour les occupants de travail à côté des fenêtres.
2. Le flux de la lumière du jour bloqué ne est pas rejetée, mais redirigé
vers le plafond blanc diffuse de la salle. De là, il est réparti
uniformément comparable au sein de la chambre. Les résultats
éclairements sur le plan de travail sont plus élevés dans le centre et
sections arrière (en profendeur) de la salle de bureau par rapport à la
fenêtre cas verticale standard.
Les matériaux de fabrication
-Eléments anidolique : Le déviateur, réalisé par translation du profil selon
une droite horizontale, est revêtu de tôle d'aluminium anodisée à haut
pouvoir de réflexion (ρr = 0.9), afin d'atteindre un rendement lumineux
maximal rattachés à des cadres en forme pour produire le contrôle optique
désirée. le prototype. Les cadres ont été faites de bois, mais, si les volumes
de production augmentent, un autre métal, le plastique, ou des matériaux
composites pourraient être utilisés.
-Capteur extérieurs : Double vitrage, Organique vitrage
-Protection estivale : store (Roller blind) Le store utilisable doit être
correctement intégré dans le système
-Light duct (conduit de lumière) :Les conduits sont enfermés par un vitrage
pour garder le nettoyage des surfaces réfléchissantes.
Les catégories de système
Deux catégories différentes de systèmes anidolique ont ainsi fait l'objet de travaux de
recherche et de développement à l'EPFL :
a) des dispositifs munis d'un collecteur anidolique zénithal en façade
b) des dispositifs intégrés à des stores ou à des double-fenêtres
Compte tenu du nombre élevé et de la diversité des critères de performances appliqués
aux dispositifs d'éclairage naturel, chaque catégorie possède des avantages et des
inconvénients:
Catégorie Avantages Inconvénients
-Performance très élevées par -Collecteur protubérant en façade
A ciel couvert et serein -Plus grande difficulté d’intégration
-Economies d’énergie architecturale
importantes par ciel couvert
-Performance élevées par ciel -Performance moyenne par ciel
B serein couvert
-Intégration architecturale plus
aisée
-Protection solaire intégrée
Les types de système
Anidolic plafond (L>2m):
-Réduction de la protubérance de collecteur sur la façade du bâtiment (amélioration de
l'intégration de systèmes)
-Une meilleure conception de l'élément interne dans la chambre (amélioration de
l'intégration architecturale)
-Réduction du risque d'éblouissement en raison de possibles luminances élevées de l'élément
interne (amélioration de l'acceptation des utilisateurs)
Système de anidolic intégrée (0,2 <L<2m):
- Intégration optimale du système de anidolic dans l'enveloppe du bâtiment (aspects
architecturaux)
-Processus de conception et de construction industrielle optimisée du système (réduction des
coûts)
- Amélioration de l'applicabilité du système pour la rénovation de bâtiments (simplification
de la construction)
Stores solaires Anidolic (L<0,2 m):
-La collecte de la lumière du soleil améliorée et redistribution (optimisation pour les climats
dominés par ciel clair)
- Mise en œuvre d'une journée et la saison basée sur la sélection angulaire de la lumière du
soleil (fonction aveugle solaire)
3. Les light shelves
Un light shelf est un dispositif conçu pour capter la
lumière du jour et la réorienter vers le fond de
l’espace par réflexion au niveau du plafond et cette
stratégie va entraîner une répartition plus uniforme de
la lumière.
Le light shelf divise la fenêtre en une partie inférieure,
qui sert à fournir une vue vers l’extérieur et une partie
supérieure très réfléchissante qui sert à rediriger la
lumière du jour vers le fond de l’espace.
Ce système permet d’apporter la lumière du jour au fond de l’espace et, par
conséquent, assure le confort visuel par l’obtention d’un niveau d’éclairement
uniforme et la réduction de la consommation d’électricité. Il permet aussi de
contrôler la lumière directe en réduisant le phénomène de l'éblouissement.
Ce système est plus performant dans les conditions de ciel clair.
Le principe de fonctionnement
Le système light shelf fonctionne comme suit : la surface supérieure du
système va capter la lumière du jour et la rediriger vers le plafond en
protégeant l'occupant des pénétrations directes du soleil. Le plafond à son
tour va diffuser la lumière profondément dans la pièce.
Le rôle de système light shelf
Eblouissement
Les éléments d’ombrage
Elément d’ombrage
situé à l’extérieur
Elément d’ombrage
situé à intérieur
Les types de light shelves
Ce système peut prendre différentes configurations : horizontales ou
inclinées, droites ou incurvées, situées à l'intérieur et/ou à l'extérieur de la
fenêtre, comme il peut être combiné:
4. Les light pipes
Le conduit de lumière est une stratégie visant à apporter la lumière du jour
au fond d’un espace ou aux étages inférieurs d'un immeuble.
La technique de conduit de lumière a pour but d’éclairer par la lumière du
jour des espaces qui n’ont pas un contact direct vers l’extérieur, comme
des sous sols, par exemple. Ce système permet aussi de rendre les
luminaires électriques offrant une lumière propre dont la source initiale est
la lumière naturelle
Un système light pipe est composé de :
1. Un capteur solaire qui rassemble la lumière du soleil (il peut être un
simple miroir fixe ou un système informatisé sophistiqué (Héliodon)
qui suit les mouvements du soleil).
2. Un concentrateur qui regroupe l'énergie solaire sur une petite surface .
[Link] système de transport. (il peut être une simple ouverture à travers
les différents étages d'un bâtiment comme il peut être un prisme)
[Link] système de distribution.
[Link] lumière est ensuite
transportée vers l'intérieur.
5. Les stores réfléchissants (les persiennes)
Les stores réfléchissants actuels ont une double fonction:
1. Réduire l’effet de l’éblouissement causé par la fenêtre
2. Rediriger la lumière naturelle vers le fond du local,
Les persiennes peuvent être conçues pour être statiques ou dynamiques ( contrôler
automatiquement de manière qu’elles puissent suivre le mouvement du soleil)
6. Les vitrages spéciaux
Les vitrages directionnels
Ce type de vitrage sert à rediriger très efficacement les rayons solaires directs
vers le fond d'une pièce. Ils peuvent aussi être employés pour rediriger la lumière
zénithale vers le bas d'un atrium ou vers une salle en sous-sol. Les panneaux de
vitrages directionnels peuvent être utilisés en configurations fixes et mobiles.
Les Holo-lux
Le holo-lux est un type de vitrage qui consiste à guider la lumière venant de
l’extérieur vers l’intérieur du local, de manière à éclairer une grande surface et à
obtenir un éclairage plus profond. Il peut être installé au niveau de la façade ou
en toiture (cas d’éclairage zénithal). Le holo-lux peut aussi être combiné avec
une protection solaire dans une façade à double peau.
Les vitrages prismatiques
Le vitrage prismatique est conçu pour changer la direction de la lumière et la
réorienter au moyen de la réfraction et réflexion. Le principe de fonctionnement des
vitrages prismatiques est le suivant : quand un rayon de lumière frappe le prisme, sa
direction est modifiée en raison de la réfraction. Une partie de celui-ci est alors
réfléchie vers le plafond et au-delà, vers l'arrière de la salle. En principe, le panneau
prismatique peut être placé dans la partie supérieure d'une fenêtre latérale.
Les vitrages prismatiques peuvent, soit rediriger la lumière naturelle plus
profondément dans le bâtiment, soit exclure la lumière d'un espace. Bien qu'ils soient
habituellement transparents, ils obscurcissent la vue vers l'extérieur. Il vaut donc
mieux les utiliser pour la partie supérieure d'une fenêtre afin de ne pas couper la vue
des occupants.
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCE POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
MASTER I
Cour 9 : L’ ambiance lumineuse -1-
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
Introduction
La lumière est un élément essentiel dans notre vie ; elle nous permet de
percevoir et de sentir le monde qui nous entoure.
Elle est caractérisée par trois facteurs : l’éclairement, la luminance et le
contraste. Quand ils se regroupent dans un espace architectural avec la
présence d’une activité, ils donnent une ambiance à cet espace.
L’ambiance est un phénomène subjectif car nous ne pouvons pas le calculer
et il dépend de la sensation de chaque individu. Il n’existe pas une
définition universelle pour l’ambiance lumineuse. En architecture par
exemple, pour la définir, nous devons combiner plusieurs dimensions pour
qu’elle couvre le champ sémantique du concept
Définition
Pour Augoyard [Amphoux et al. 2004] « Un ensemble de phénomènes
localisés peut exister comme ambiance lorsqu'il répond à quatre conditions :
- Les signaux physiques de la situation sont repérables et décomposables;
- Ces signaux interagissent avec la perception,
- Les émotions et l'action des sujets
- Les représentations sociales et culturelles;
Ces phénomènes composent une organisation spatiale construite et
enfin le complexe signaux- percepts - représentations est exprimable.
Pour Narboni [Narboni, 2006] pour lui une ambiance lumineuse est définie
comme étant « le résultat d’une interaction entre une ou des lumières, un
individu, un espace et un usage ». Cette interaction influence la perception et
le ressenti de l’espace illuminé.
De façon générale, l’ambiance lumineuse est l’interaction de phénomènes
physiques avec un environnement spatial, perçue par l’occupant de cet
espace qui est mise en avant.
Une ambiance lumineuse est un phénomène qui relève de points de vue
multiples. Elle renvoie à:
- Des phénomènes physiques (la propagation d’une onde, la réflexion et
l’absorption de la lumière par une matière…etc),
-Des phénomènes socio-humains (citons la capacité oculaire, le besoin de
lumière lié aux usages…etc),
- Des phénomènes sensibles et esthétiques comme les sensations liées à la
lumière, les émotions ressenties …etc.
Une ambiance lumineuse représentée : est le résultat d’une
interaction entre un individu, un usage, une lumière naturelle et un
espace.
Cette ambiance est le résultat de trois interactions :
concerne la qualité et la
LUMIERE quantité de la lumière. USAGE
AMBIANCE
concerne les effets + concerne les dispositifs
de la lumière INDIVIDU lumineux : les
configurations
formelles et spatiales
ESPACE
Comme toute ambiance physique, il faut considérer l’ambiance lumineuse
sous deux approches:
- Une approche spatiale tout d’abord qui peut établir des variations lors
des déplacements.
- Une approche temporelle en s’assurant de la reproductibilité des
mesures.
Ainsi, l’ambiance lumineuse peut être influencée par les cycles journaliers
ou saisonniers. L'ambiance d'un lieu et l'atmosphère qui s'en dégage
renvoient à des sensations subjectives et immédiates.
La perception de cette atmosphère nous donne la sensation de cet espace ;
par exemple, si nous comparons deux pièces ayant les même
caractéristiques géométriques mais se différenciant par le niveau
d’éclairement, nous allons remarquer que la pièce la plus éclairée semble
être plus large que l’autre. Ces perceptions et ces représentations s'appuient
sur l'expérience ordinaire des lieux où nous avons habité.
C’est la lumière qui donne le sens de l’ambiance lumineuse dans le projet
architectural, ce dernier peut avoir plusieurs lectures qui diffèrent selon la
configuration de l’espace et la quantité de lumière reçue.
Le projet du musée juif de Berlin de l’architecte Daniel LEBESKIND est
vu comme « une star de cinéma » qui change de nom dans chaque film et
attire l’attention de tout le monde autour de lui au moment de sa présence.
Mais ici, il ne s’agit pas d’un objet cinématographique mais d’un vrai
projet architectural. Il peut avoir des ambiances lumineuses différentes
dont chacune apporte aux visiteurs un sentiment particulier.
Dans les figures suivantes, nous constatons que chaque espace donne une
ambiance lumineuse particulière et un sens différent par rapport à l’autre.
L’escalier, la structure apparente, la texture et l’éclairement qui se dégrade
vers le sous sol, donnent aux visiteurs le sentiment de voyager à travers
l’histoire. Alors que l’obscurité de l’autre espace crée le sentiment de la peur.
Les type d’ambiance lumineuse
La lumière est un facteur prépondérant qui permet à l’être humain de sentir
le confort visuel et son bien être et génère des impressions psychologiques
et des sensations qui nous permettent de qualifier l’espace ou nous vivons et
que nous traversons chaque jour.
L’ambiance lumineuse d’un espace ne se produit pas par la présence de la
lumière seulement car elle engendre toujours l’un ou l’autre type
d’ambiance thermique, sonore, olfactive…etc, même lorsqu’elle n’est pas
volontaire, elle n’est jamais neutre. Et donc, il est indispensable de tenir
compte des implications sensorielles, symboliques et psychologiques de la
lumière.
On peut distinguer trois catégories fondamentales d’ambiance lumineuse.
Cette classification est faite selon le degré de la luminosité d’un espace :
Catégorie 1 : La pénombre, qui représente le dialogue entre l'ombre et une
lumière "solide" qui la transperce par endroits. Depuis quelques décennies,
la pénombre en architecture semble être devenue un langage de séduction
que de prestation technologique et environnementale. Les variantes
imposées au contenant produisent ainsi une éducation à des paysages
lumineux intermédiaires capables de moduler de nouveaux gradients
d’ombre et de lumière
Catégorie 2 : L’ambiance luminescente ou la clarté ambiante,
omniprésence d'une lumière qui tend à disparaître parce qu'elle est partout
Catégorie 3 : L’ambiance inondée qui est l’exaltation de la lumière qui
embrase tout l’espace, trop plein d’une lumière envahissante et parfois
écrasante, toutefois, chacun de ces types d’ambiances recouvre une grande
variété de manière d’admettre la lumière et une multitude de qualités de la
lumière
La sensation d’une ambiance lumineuse
La sensation d'espace n'est ni liée aux dimensions du lieu, au rapport de ses
proportions (longueur, largeur, hauteur) ni au traitement de son enveloppe
(matériaux, textures, couleurs…etc). L'absence ou l'abondance de lumière,
le choix et la position des sources lumineuses, jouent un rôle dans la
perception d'un lieu. Après la sensation de l’espace, nous recherchons la
sensation de confort avec un éclairage qui doit permettre de réaliser une
tâche déterminée sans entraîner de gêne pour les yeux.
Les paramètres suivants : un bon niveau d'éclairement nécessaire à une
vision claire et sans fatigue, un bon rendu des couleurs, une répartition
harmonieuse de la lumière, l'absence d'ombres gênantes et d'éblouissement
dû à une luminosité trop intense ou à un contraste lumineux trop important
participent à l’assurance du confort visuel. La vue à travers une fenêtre
permet de se situer par rapport à l'extérieur. Le cadrage des vues consiste à
orienter les ouvertures vers l'environnement extérieur présentant un certain
intérêt visuel. La possibilité de regarder à travers une fenêtre évite le
sentiment d'enfermement et de confinement et apporte une sensation de
clarté.
La perception de la lumière n'est pas seulement liée à l'importance de
l'intensité de sa source, ni à la quantité de lumière diffusée. On peut en effet
obtenir une sensation de clarté tout aussi importante en jouant sur le contraste
clarté-obscurité : dans un volume où règne la pénombre, la forme, la
répartition et l'emplacement des ouvertures, ou le choix de vitres teintées,
auront une influence sur la perception de l'espace, sur l'esthétique du lieu
L’ambiance lumineuse à l’intérieur de l'espace architectural
L’évaluation de l’ambiance lumineuse ressentie à l’intérieur d’un espace
architectural reste toujours subjective car elle dépend de plusieurs paramètres
comme:
la géométrie et la dimension du local, la couleur des parois ainsi que le
plafond et le sol, la quantité et la qualité de lumière reçue à l’intérieur,
l’aménagement intérieur, les matériaux utilisés…etc.
Par exemple, si nous comparons deux pièces ayans les mêmes
caractéristiques (la géométrie, le niveau d’éclairement,…etc) mais en
changeant la couleur des parois, on met dans la première une couleur chaude
et dans la deuxième une couleur froide. L’œil ne voit pas la même chose et
donc, chaque espace apporte une ambiance lumineuse particulière
Les paramètres influençant une ambiance lumineuse
Le rapport avec l’espace
Selon Luis Lozoya « L’éclairage est le seul aspect intangible de
l’architecture », «Les autres éléments sont matériels, on peut les toucher,
les sentir. La lumière est intangible et pourtant il s’agit de l’élément
architectural qui modifie la perception des espaces, leur donne une
dimension plus petite, plus grande, plus chaude, plus froide. Cette capacité
à modifier l’espace, ou à modifier la perception qu’on en a, c’est ce qui
fait à mes yeux l’attrait de l’éclairage.»
Dans le domaine de l’éclairage naturel, la définition d'un espace
architectural implique tout d'abord l'étude des différentes parois qui le
délimitent ainsi que le traitement des bords de l'enveloppe et des interfaces
lumineuses. La lumière peut relier différentes pièces ou les séparer ; cela
dépend du traitement des surfaces de rencontre entre l'intérieur et
l'extérieur qui permet de mettre en évidence leur relation ou leur
séparation.
L’idée de la lumière séparant ou reliant l’intérieur et l’extérieur diffère dans
sa signification et dans son interprétation, selon les époques et les cultures,
les matériaux locaux de construction, les méthodes de construction utilisées
et les conditions climatiques influencent le nombre, la taille et le type de
contacts entre intérieur et extérieur.
La lumière fait aussi partie des éléments qui nous permettent de différencier
l'intérieur de l'extérieur. Les ouvertures développent des axes, des cadrages
et des intensités de perception. La définition précise des dimensions des
ouvertures, de leurs rôles et de leur répartition dans le mur est un moyen de
composition qui se base sur le jeu des vides et des pleins, aussi bien pour
l'espace intérieur que pour l’extérieur, ce qui nous donne le sens de la
séparation ou de la relation visuelle avec l’extérieur ainsi que le type de
transition entre l’intérieur de la pièce et l’extérieur.
La lumière constitue aussi un moyen pour valoriser les proportions d'une
pièce ou en transformer leur perception, comme elle se révèle un instrument
utile pour promouvoir une orientation dans un bâtiment en accentuant une
direction, en développant une hiérarchie ou en suggérant un mouvement.
Le rapport avec la forme et la dimension de la pièce
La qualité de la lumière est liée, évidemment, à la structure de l’espace. Elle
est nette et directe dans l’espace clos, beaucoup plus diffuse dans l’espace
ouvert.
Si nous éclairons légèrement les murs, nous rendons perceptible l’échelle et
la géométrie du local. L’espace devient délimité par les murs qui sont
éclairés. En revanche, dans l’obscurité ou le noir, les limites des espaces et
des volumes disparaissent par absence de réflexion lumineuse. En effet, une
surface éclairée parait plus grande qu’une surface sombre et la perspective
fait croire qu’une surface plus grande est plus proche qu’une surface plus
petite.
La lumière influence aussi les proportions d’un espace et les réflexions
spéculaires de la lumière peuvent être utilisées pour élargir visuellement un
espace.
La perception des proportions de cette pièce est modifiée par les jeux de la
lumière sur ses parois.
Le rapport avec la structure
Lorsque nous choisissons la structure d’un édifice, nous décidons en même
temps de sa lumière. La relation entre toute structure et la lumière peut
paraitre évidente. Mais tantôt la lumière révèle l’importance d’une
structure, tantôt elle a dissimule ou semble même se substituer à elle.
Le rapport avec les matériaux et les couleurs
La perception d’un matériau se révèle parfois différente en fonction de
l’orientation de la lumière ou de la position de l’observateur par rapport à
l’objet analysé. La lumière et la matière dépendent l’une de l’autre. La
lumière n’est pas seulement ce qui nous rend les choses visibles mais elle
en est la substance même
Les matériaux présentent deux caractéristiques pour l’étude de la lumière :
leur finition et leur couleur.
Cependant, l’importance et le rôle de ces éléments dans une composition
varie selon le choix de la couleur, de la texture et du type d’éclairage.
La lumière naturelle joue un rôle capital dans la mise en valeur d’une
matière. C’est elle qui, selon son intensité, son angle d’incidence, sa qualité
et sa couleur va mettre en évidence la texture et la couleur de la matière.
Les couleurs ont aussi un effet considérable sur la sensation de l’espace et
sur l’ambiance lumineuse. Les radiations colorées émises par les objets et
l'environnement peuvent aussi produire certains effets psycho-
physiologiques sur le système nerveux. C'est ainsi que les couleurs de
grandes longueurs d'onde (rouge et orange) ont un effet stimulant tandis que
celles de courtes longueurs d'onde (bleu et violet) ont un effet calmant.
Les couleurs intermédiaires jaune et vert ont, de même que le blanc, un effet
tonique, favorable à la concentration. Les couleurs foncées et le gris ont par
contre une action déprimante. Enfin, les couleurs peuvent contribuer dans
une large mesure à modifier la dimension apparente des surfaces et des
volumes.
La couleur de la lumière artificielle à une action directe sur la sensation de
confort de l'ambiance lumineuse d'un espace. Une lumière de couleur
chaude est composée majoritairement de radiations rouges et oranges. Les
tubes fluorescentes standards génèrent une lumière froide composée
principalement de radiations violettes et bleues.
De plus, les couleurs chaudes des objets sont plus agréables lorsqu’elles
sont éclairées par une lumière chaude plutôt que par une lumière froide,
mais par contre, la lumière chaude tend à noircir les couleurs froides.
L'ambiance lumineuse ressentie par les occupants dépend de deux
paramètres indépendants de l’indice de rendu des couleurs IRC et la
température de couleur
UNIVERSITÉ MOHAMED KHIDER DE BISKRA
FACULTE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
MODULE : SCIENCES POUR L’ARCHITECURE (MAEZA)
MASTER I
Cour 11 : Outils de simulation et de
modélisation de l’éclairage naturel dans le
bâtiment
ENSEIGNANTE CHARGEE DU MODULE :
Mme DAICH Safa
ANNEE UNIVERSITAIRE 2014/2015
[Link] sur site
Les mesures sur site sont un outil facile et simple à exécuter et permet
d’étudier qualitativement et quantitativement la lumière dans un espace.
Elles permettent de caractériser l’ambiance intérieure et d’obtenir les vraies
valeurs d’éclairement, de luminance, etc... Pour effectuer des mesures sur
site, il faut qu’on soit équipés du matériel adéquat.
Cet outil offre la possibilité de combiner des études d’éclairage naturel et
des études d’éclairage artificiel.
Le choix de cet outil peut être compris entre deux limites:
-La première, c’est que ces mesures ne peuvent être réalisées qu’après la
construction du bâtiment,
-La deuxième, qu’elles dépendent des conditions climatiques.
2. Les méthodes de calcul simplifiées
Les méthodes de calcul simplifiées sont des outils qui permettent la
prédétermination de la lumière naturelle. Ces outils se présentent sous forme
d’algorithmes simplifiés, de tables, de nomogrammes, de diagrammes, ... et
sous forme informatique ou sous format papier.
Ces méthodes sont utilisées pour le calcul de l’éclairement, de facteur de
lumière de jour, etc... La commission internationale de l’éclairage à développé
à l’aide des formules et des abaques une méthode pour pouvoir estimer le FLJ
à l’intérieur d’un local sous des conditions de ciel couvert.
Ces méthodes sont généralement utilisées par les concepteurs dans la première
phase d’esquisse d’un projet d’éclairage car elles donnent des valeurs
approximatives d’éclairement dans un local, ce qui permet d’avoir une
première idée sur l’éclairage de cet espace.
Elles trouvent leurs limites dès que se présentent des besoins de visualisation
de l’ambiance intérieure et d’analyse du confort visuel ainsi que dans des
situations d’éclairage complexes. Ceci qui nous oblige de recourir à d’autres
outils de prédétermination.
3. Les logiciels informatiques
Les outils informatiques sont de deux catégories basés sur deux méthodes
de calcul différentes :
1. La technique de la radiosité et la méthode du lancer de rayon inverse.
La méthode de la radiosité traite des échanges radiatifs entre surfaces
parfaitement diffusantes formant un espace clos. Les logiciels basés sur
la méthode de la radiosité traitent des volumes simples, éclairés par des
ouvertures rectangulaires ou les calcules ne tiennent pas compte des
surfaces spéculaires ni de l’aspect spectral du phénomène lumineux.
Ainsi, ils sont généralement couplés à une base de données climatique.
2. La méthode du lancer de rayon inverse tient compte de tous les
phénomènes optiques qui peuvent être exprimé analytiquement par des
équations physiques. Elle peut intégrer des matériaux spéculaires,
semi-spéculaires, diffus, réfractant ou translucides. Cette méthode peut
simuler de manière efficace des textures non-homogènes et des
surfaces infiniment petites.
Le bon exemple de logiciel utilisant cette méthode de calcul de
propagation de la lumière est Radiance.
Les inconvénients de logiciels de simulation
- Ces programmes demandent en général un temps d'apprentissage assez
long et une certaine expérience. Ils sont donc réservés aux personnes
spécialisées dans le domaine de l'éclairage naturel.
- Ces logiciels requièrent également une description détaillée de tous les
éléments de l'espace à modéliser et ne sont donc pas applicables au stade
de l'esquisse ou de l'avant projet.
4. L'utilisation de modèles réduits
Le modèle réduit est un outil de design très simple, très didactique qui
peut être compris très facilement et qui permet de réaliser des études
précises avec un petit budget.
Les types de maquettes:
Ainsi, selon la phase de la conception, on utilise différents types du
modèle :
- Ds modèles de masse qui permettent d'étudier le soleil disponible en
fonction du site, de la localisation du bâtiment et de son orientation,
- Des modèles permettant d'étudier les performances du bâtiment, comme,
par exemple, la pénétration de lumière du jour et sa distribution, les
niveaux de luminance, l'éblouissement et les contrastes
- Des modèles étudiant les ouvertures, le vitrage, le système d'ombrage, les
éléments directionnels, etc….
Les avantages
-La possibilité d'étudier l'éclairage naturel dans un local ayant des formes
complexes
-La possibilité d’étudier les performances de nouveaux concepts en éclairage
naturel ainsi que les caractéristiques de nouveaux matériaux.
-La maquette peut servir à étudier la pénétration de la lumière dans le
bâtiment ainsi que l’ensoleillement.
-La possibilité de fournir des données qualitatives et quantitatives.
Les inconvénients
- Le choix des matériaux utilisés.
- La difficulté d’intégrer et de modéliser l'éclairage artificiel dans les
modèles réduits.
Echelle/Dimension du modèle réduit
des maquettes de des modèles étudiant les des maquettes à
masse (à l’échelle de performances des petites échelles de
1/200 ou à l’échelle bâtiments à l’échelle de 1/10 jusqu'à
de 1/100) 1/50 l’échelle réelle
L’intégration d’une caméra à l’intérieur de la maquette
Il faut penser au fait que le centre de la lentille doit se trouver à la hauteur de
l'œil, entre 1,5 et 1,7 m.
Il faut tenir compte de la taille des cellules de mesure d'éclairement ou de
luxmètres.
Pour prendre des photos, on utilise en général des objectifs macros dont la focale
est inférieure à 28 mm ce qui permet d’obtenir une image nette à une distance très
proche
Pour cela, il faut que la maquette prévoit une hauteur sous plafond au minimum
de 15cm et une profondeur minimale de la pièce de 30 cm.
La réalisation d’un modèle réduit
1. La modélisation des parois du modèle réduit
2. La modélisation des mobiliers
3. La modélisation des matériaux et des couleurs
4. La modélisation des ouvertures
5. La modélisation des obstructions extérieures
6. La disposition du matériel de mesure
Les types de simulateur
1. Le Mirror box
Le Mirror box est appelé aussi ciel à
miroir, c’est une boîte de forme
cubique de plus de 3 mètres de côté.
Il est composé des murs intérieurs
revêtus de miroirs très réfléchissants et
d'un plafond lumineux constitué de
101 tubes fluorescents masqués par un
matériau diffusant.
Les mesures s’effectuent à l’aide de luxmètres placés à l’intérieur et à
l’extérieur du modèle réduit. Une caméra équipée d’un objectif à grand
angle est utilisée pour visualiser les ambiances intérieures, et fournit à
l’utilisateur la représentation de la distribution lumineuse, comme s’il
était à l’intérieur même du bâtiment.
Les avantages de cet outil:
- Ce type de ciel offre plusieurs avantages, c’est un outil simple et
maniable pour simuler un ciel couvert, comme le définit la Commission
internationale de l’éclairage CIE. L’éclairement résultant sur le plan
horizontal situé à la base du cube est de 10.000 lux et présente une très
bonne uniformité.
- Le Mirror box permet aussi de tester différentes configurations de
façades et donne des résultats très précis.
- Il est très didactique et permet d'étudier des modèles relativement
grands dans une courte durée et avec moindre coût.
Le seul inconvénient d’un Mirror box, qu’il ne permet pas de simuler
différents types de ciel et ne tient pas compte de la composante directe du
soleil.
2. Le ciel artificiel à une lampe
Le ciel artificiel à une lampe un outil plus complexe et plus puissant,
destiné à simuler tout type de ciel, y compris celui qui fait intervenir la
composante directe du soleil.
Il repose sur un principe de
subdivision du ciel en 145
disques lumineux (distribution
théorique modifiée de Tregenza).
Ces disques lumineux sont
juxtaposés les uns aux autres, de
manière à assurer une couverture
complète du dôme (voir figure
suivante). L’intensité de leur flux
lumineux est adaptée pour
simuler les différents types de
ciels : ciel couvert, clair,
partiellement nuageux,
Le ciel artificiel à une lampe permet des mesures précises d'éclairage
naturel dans n’importe quelle heure et n’importe quel type de ciel choisis
dans une courte durée d'environ 70 minutes.
Ce type de ciel, et à l'opposé de la Mirror box ne permet pas de vue
directe des ambiances lumineuses atteintes à l’intérieure du modèle, mais
nous pouvons recomposer une vue de l'ambiance par la recomposition
informatique des images prises lors du positionnement aux 145 positions.
Le modèle doit être fixé sur un socle dur qui dépasse de 3 cm au moins
des parois du modèle et qu'il ait une hauteur maximale de 3 cm avant
d’être fixé sur le plateau tournant. Le mobilier aussi doit être fixé au
modèle, car la maquette va obéir différent rotation selon différents angles.
Le poids total de la maquette sera limité à 15 kg pour, d'une part
permettre à la table d'effectuer ses mouvements de rotation et, pour
d'autre part, ne pas gêner la manutention.
3. Le soleil mécanique
Le soleil mécanique est un outil didactique qui permet de visualiser
notre perception du mouvement du soleil.
Il est constitué d'une lampe mobile se déplaçant autour d'un modèle
réduit et décrivant le mouvement du soleil pour une latitude donnée.
Pour chaque simulation, le soleil décrit un cercle qui correspond à la
base d'un cône dont l'axe principal est incliné.
L'angle d'inclinaison de cet axe correspondant à la latitude du site
considéré. La longueur du côté du cône dépend du jour choisi. Sous ce
simulateur, aucune mesure n'est effectuée.
Il n'est utilisé que pour visualiser le déplacement du soleil et les ombres
ou taches solaires associées.
4. Soleil artificiel à une lampe
Le soleil artificiel à une lampe est un
simulateur qui permet une étude plus
détaillée que le soleil mécanique car il
combine observations et mesures.
Il se compose de 91 petites lampes
halogènes fixées au plafond. Son
mouvement relatif est réalisé par la
rotation de la maquette autour de deux
axes indépendants.
Il peut être utilisé pour évaluer l'aspect visuel induit par les rayons
solaires. Cette observation est directe. Elle doit cependant être
superposée aux valeurs obtenues lors des mesures sous ciel diffus, afin de
refléter la réalité obtenue par combinaison du ciel clair avec le soleil.
Les modèles sont fixés sur le plateau tournant via un système d'attaches
réglables en fonction de la taille du modèle.
Les types d’étude sur modèle réduit
Etude quantitative Etude qualitative
I. La validation expérimentale
I. [Link] réalisation du modèle réduit
Cette expérience consiste à réaliser un modèle réduit équipé d’un système light shelf type intérieur-
extérieur. Ce modèle est réalisé à une l’échelle de (1 /12) et porte les mêmes caractéristiques que celui
utilisé dans la simulation précédente.
Les éléments Eclairement Eclairement La réflexion La réflexion de
testés reçu (lux) réfléchie (lux) (%) la simulation (%)
Les parois 7540 3920 52 50
Le plafond 2100 2016 94 96
Le sol 12700 4953 39 40
Le light shelf 13100 10611 81 92
(carton blanc)
Le light shelf 13100 11790 90 92
(papier
aluminium)
34
[Link] résultats de l’expérimentation I. 4.1. Etalonnage des mesures de l’éclairement
Les Eclairement Les La Eclairement Eclairement
points intérieur de valeurs valeur étalonné intérieur
de modèle d’éclairement de du modèle obtenu par
mesure réduit extérieur référence réduit Ecotect 5.5
P1 4320 22300 31400 6083 4591
P2 3420 30800 31400 3487 3765
P3 2520 31500 31400 2512 2137
P4 1351 32800 31400 1293 1488
P5 1130 28600 31400 1241 1172
P6 992 29200 31400 1067 1038
P7 920 30400 31400 950 909
P8 850 40500 31400 659 869
P9 760 31900 31400 748 831
P10 620 31800 31400 612 794
P11 540 36700 31400 462 764
P12 490 30300 31400 508 752
35
II. [Link] qualitatif
Dans le but d’évaluer
La luminance des les effets du système light shelf dans l’espace architectural dans la ville
de deux
Biskra, nous avons procédé à une simulation sous "Radiance". Elle consiste à faire une
modèles
comparaison de un modèle de référence et un autre équipé par ce système. L’étude se base
entre
pendant le mois
juin à 10h sur l’analyse des luminances annuelles sur l’ensemble du modèle et de la
essentiellement
sensibilité de l’œil aux contrastes.
La luminance des
Ladeux modèlesdes
luminance
pendant le mois de
deux modèles
mars le
pendant à 10h
mois de
septembre à 10h
Le système des permet de réduire l’éblouissement qui provient de la fenêtre par la réflexion de la
light shelf
La luminance
lumière
deuxvers le plafond et par conséquent, réduit le contraste excessif. L’intensité de cette lumière
modèles
réfléchie
pendantdépend
le moisdes
desaisons ; elle est très forte durant les mois de septembre et mars.
décembre à 10h
En plus, ce système bloque la pénétration de la tache solaire à l’intérieur du local ce qui réduit le risque de
la surchauffe, surtout durant les mois d’été.
39
Les niveaux de la luminance pendant le mois de décembre Les niveaux de la luminance pendant le mois de juin
Mesure Luminance cd/m² Mesure Luminance cd/m²
1 5077.2 1 2749.4
2 7822.8 2 3072
3 6748.2 3 1141.2
4 4644.2 4 3440
5 390.4 5 192.2
6 471.7 6 315
7 611.1 7 671.8
8 852.9 8 682.5
9 771.2 9 1358
10 3077 10 910.2
Les niveaux de la luminance pendant le mois de mars Les niveaux de la luminance pendant le mois de septembre
Mesure Luminance cd/m² Mesure Luminance cd/m²
1 5740.9 1 2891.3
2 1874.3 2 4072.2
3 4437.2 3 1092.8
4 4345 4 3731.2
5 2184.9 5 229.5
6 471 6 327.2
7 274.7 7 784.7
8 656.7 8 596.1
9 848.1 9 3004.7
10 3863.2 10 1275.2
40
Le système light shelf permet une répartition
harmonieuse des luminances, car toutes les valeurs
obtenues entre les différentes parois du local sont
comprises entre 1/1et1/14 et donc, ne dépassent pas
les valeurs maximales recommandées pour les
rapports de luminance.
Le contraste entre déc mars juin sept Sensation relative aux
contrastes
grande fenêtre / 1.1 1.1 1.1 1.09 Imperceptible-juste
petite fenêtre imperceptible
Fenêtre / parois 14.3 9.2 10.9 11.4 Peu fort-fort
latérales
Fenêtre /plafond 1.5 1.6 1.1 1.4 Imperceptible-juste
imperceptible
Fenêtre/sol 6 5.1 5.1 4.7 Doux- peu fort
41