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Éducation selon Rousseau : principes clés

Rousseau présente Émile comme un élève modèle, privilégiant l'éducation d'un enfant riche, en bonne santé et isolé des influences corruptrices de la société. Il insiste sur l'importance du rôle des mères et des précepteurs dans l'éducation, qui doit débuter dès la naissance et se concentrer sur le développement physique et naturel de l'enfant. Dans les premières années, l'éducation doit être négative, visant à protéger l'enfant du vice et de l'erreur, plutôt que de lui enseigner des connaissances académiques.
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Éducation selon Rousseau : principes clés

Rousseau présente Émile comme un élève modèle, privilégiant l'éducation d'un enfant riche, en bonne santé et isolé des influences corruptrices de la société. Il insiste sur l'importance du rôle des mères et des précepteurs dans l'éducation, qui doit débuter dès la naissance et se concentrer sur le développement physique et naturel de l'enfant. Dans les premières années, l'éducation doit être négative, visant à protéger l'enfant du vice et de l'erreur, plutôt que de lui enseigner des connaissances académiques.
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Émile est le nom du jeune homme imaginaire dont Rousseau

se propose de faire un élève modèle. Rousseau veut que son


Émile soit riche : « Le pauvre n’a pas besoin d’éducation :
celle de son état est forcée » ; qu’il ait de la naissance : « ce
sera toujours une victime arrachée au préjugé » ; qu’il soit de
bonne santé : « Pourquoi un homme se sacrifierait-il à un être
fatalement impuissant ? Ce serait doubler la perte de la
société et lui ôter deux hommes pour un. » Émile doit être
mis entre les mains de son précepteur dès le berceau et n’en
sortir que pour se marier.

Premier livre : les deux premières années

Rousseau débute par cette affirmation : « Tout est bien


sortant des mains de l’auteur des choses. » C’est attribuer à
l’enfant une innocence et une bonté parfaites. Rousseau
ajoute : « Tout dégénère entre les mains de l’homme. » C’est
une attaque contre la société. Mais si les hommes sont
naturellement bons, comment peut-elle être corrompue ? Et
si elle l’est, ne faut-il pas reconnaître que chaque individu
porte en lui les germes du mal ?

Pour conserver à l’enfant la prétendue droiture originelle de


ses inclinations et le soustraire à l’influence corruptrice de la
société, que fait Rousseau ? Il l’isole. Mais est-il possible qu’il
grandisse et se développe en dehors de la première de toutes
les sociétés, celle de la famille ?
Viennent ensuite des vues générales sur l’éducation et sur le
but qu’elle doit poursuivre. « Or, dit-il, l’éducation nous vient
de la nature, ou des hommes ou des choses. » Dans l’ordre
naturel, les hommes étant tous égaux, leur vocation
commune est l’état d’homme. « Vivre est le métier qu’il veut
apprendre à son élève. »

Il faut que l’éducation s’empare de l’enfant dès le premier


jour de sa vie. Et alors un tableau, le plus souvent frappant de
vérité, des soins qu’elle exige : allaitement, pas
d’emmaillotage, hygiène, devoirs des pères et des mères. Et,
en même temps, des considérations sur les pleurs, los cris et
les gestes de l’enfant, sur leur utilité et leur signification ; sur
les nourrices, leurs qualités et leur nourriture, sur la manière
dont elles doivent parler aux petits enfants afin d’éviter, dès
l’âge le plus tendre, de leur faire contracter une
prononciation vicieuse et de leur inculquer dos Idées fausses.

Rousseau Insiste d’une manière particulière sur l’importance


du rôle des mères. « Point de mère, dit-il, point d’enfant…
Que les mères daignent nourrir leurs enfants, les mœurs vont
se réformer d’elles-mêmes, les sentiments de la nature se
réveiller dans tous les cœurs. » Comme la véritable nourrice
est la mère, le véritable précepteur est le père.

Si le père ne peut ou ne veut pas se charger de l’éducation de


son fils, il lui cherchera un maître. Rousseau le veut si parfait
qu’il l’appelle « un prodige ». Il lui donne un élève à part :
esprit ordinaire, soit, mais robuste, de condition aisée, fils
unique, orphelin pour n'être en rien gêné par la famille. Il le
nomme Émile. Il ne sortira pas « de ces risibles
établissements qu’on appelle collèges ». « Émile est un
enfant de la nature, élevé d’après les règles de la nature,
pour la satisfaction des besoins de la nature. »

Deuxième livre : de 2 à 12 ans

Nous voilà au second âge de l’éducation. On voit dans quelles


limites elle doit se développer. Le petit garçon va remplacer
le petit enfant. Au début, deux faits importants à signaler : 1°
« Un langage, dit Rousseau, est substitué à l’autre ». C’est le
langage articulé, ou la parole, avec ses signes conventionnels,
qui succède au langage naturel, aux sons inarticulés, cris et
pleurs, sourires, gestes instinctifs, inspirés par le besoin ou
par le bien-être, 2° L’enfant sent ses forces se développer.
Quelle éducation convient alors ? Ni précautions, ni punitions
excessives, mais des jeux bien choisis, propres à contribuer au
développement de l’être physique. C’est lui qu’il faut avoir en
vue. En respectant la liberté de l’enfant, et sans lui parler
d’obéissance, sans prétendre corriger en lui de mauvais
penchants, on l’habituera à se sentir dans la dépendance des
choses, plutôt que dans celle des hommes. C’est déjà un
conseil pour les maîtres de l’enfance. Elle ne sera ni esclave ni
despote, mais ils lui apprendront à reconnaître sa faiblesse et
la sphère d’action dans laquelle elle peut se mouvoir. On
laissera longtemps agir sa nature avant d’agir à sa place. On
ne lui donnera pas de leçons orales, on lui fera découvrir la
vérité. Beaucoup de leçons de choses. Un maître intelligent la
gouvernera sans préceptes. Elle observera beaucoup, et ses
maîtres, sans qu’elle s’en aperçoive, prépareront le milieu
dans lequel elle doit trouver une leçon, un enseignement.

Il n’y a pas à s’occuper encore de la culture intellectuelle de


l’enfant ; ni lecture et écriture, ni étude des langues, ni
histoire et géographie, ni exercices de mémoire ; point de
fables de La Fontaine. L'important est de savoir temporiser.
On ajournera également la culture morale. La première
éducation doit être purement négative, et elle « consiste, non
point à enseigner la vertu ni la vérité, mais à garantir le cœur
du vice et l'esprit de l'erreur ». On ne se hâtera pas « d'exiger
de l'enfant des actes de charité, honneur qui n'est pas de son
âge, on aimera mieux en faire en sa présence ». La culture
d'un petit jardin pourra lui Inspirer l'idée de propriété.
L'éducation la meilleure se fait à la campagne, et, avant tout,
l'éducation physique, gymnastique, natation, culture des
sens.

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