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Inconscient et Psychanalyse selon Freud

Le document présente l'hypothèse de l'inconscient psychique selon Freud, qui postule que le psychisme humain est composé d'une partie consciente et d'une partie inconsciente, cette dernière étant essentielle pour comprendre la formation des pensées et des symptômes psychiques. Il souligne que la psychanalyse remet en question la notion de libre-arbitre et propose que les mécanismes de refoulement et de résistance jouent un rôle clé dans l'élaboration des rêves et des névroses. Enfin, il aborde la pratique thérapeutique de la psychanalyse, où l'analysant interprète son propre matériel psychique dans un cadre de neutralité bienveillante.

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Inconscient et Psychanalyse selon Freud

Le document présente l'hypothèse de l'inconscient psychique selon Freud, qui postule que le psychisme humain est composé d'une partie consciente et d'une partie inconsciente, cette dernière étant essentielle pour comprendre la formation des pensées et des symptômes psychiques. Il souligne que la psychanalyse remet en question la notion de libre-arbitre et propose que les mécanismes de refoulement et de résistance jouent un rôle clé dans l'élaboration des rêves et des névroses. Enfin, il aborde la pratique thérapeutique de la psychanalyse, où l'analysant interprète son propre matériel psychique dans un cadre de neutralité bienveillante.

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Monique Pillant, lycée Thiers.

TL 17-18
TL. Fiche synthèse 6.

L’hypothèse de l’inconscient psychique.


Psychanalyse : une théorie et une pratique fondées toutes les deux sur l’hypothèse de
l’inconscient psychique.
Le psychisme est, selon Freud, constitué de la conscience et de l’inconscient : “La
conscience n’est qu’une partie du psychisme, une toute petite partie.”
Freud une utilise une métaphore, la métaphore de l’iceberg : l’inconscient est la partie immergée
ou invisible de l’iceberg qui constitue le psychisme humain.
L’inconscient n’est pas la qualification d’un état de manque de conscience ou encore ne désigne
pas un mécanisme physiologique inconscient (automatisme) mais est un lieu psychique producteur de
pensées, source d’élaboration de pensées qui ont un sens.
Cela implique une rupture avec la pensée cartésienne (pour laquelle toute pensée est consciente
c’est-à-dire accompagnée de conscience, même si cette pensée est une passion qui résulte d’un
mécanisme corporel)1
Premières conséquences :
- Texte : extrait de l‘Introduction à la psychanalyse, “les trois humiliations”…
- La psychanalyse nous inflige une blessure narcissique : « le moi n’est seulement pas maître
en sa propre maison. »
- Une pensée, une représentation, possède bien un sens conscient mais le sens de cette
représentation ne se réduit pas au sens qu’en donne la conscience. Lorsque la
conscience croit être le seul moteur de l’activité psychique, elle s’illusionne car elle
néglige le rôle de l’inconscient c-à-d le rôle des mécanismes psychiques inconscients
qui président à la formation de la pensée.
- Le libre-arbitre, le libre usage de sa volonté, la maîtrise par la conscience de ses pensées, sont
des illusions qui méconnaissent le rôle de l’inconscient dans la formation des pensées du sujet
conscient.
- Ces illusions sont le produit d’une mégalomanie infantile, d’un désir d’occuper une place
centrale dans la réalité ; désir que contredit la science.
Comment se justifie l’hypothèse d’un inconscient psychique ?
- Texte extrait de Métapsychologie, Freud.
- L’hypothèse de l’inconscient psychique est nécessaire et légitime :
Nécessité de l’hypothèse : elle permet d’expliquer ce qui ne l’était pas encore : elle est heuristique
Légitimité de l’hypothèse : elle est confirmée par l’expérience, la pratique thérapeutique confirmant la
théorie : elle est opératoire, efficace.
- Nécessité : elle permet de rendre raison de tout un ensemble de symptômes qui affectent tant
l’humain en bonne santé que le malade : actes manqués (lapsus) autant que phénomènes
compulsionnels, dont l’origine est l’inconscient.
- La psychanalyse explique donc par l’inconscient ce que la psychiatrie n’explique pas par la
physiologie (mécanismes nerveux).
- Postulat de la psychanalyse : un phénomène psychique possède un sens irréductible au sens
vécu par le sujet conscient. “ Le sens d’un acte psychique, c’est l’intention qu’il sert et la
place qu’il occupe dans le psychisme ”.
- Conséquence théorique : mise en question de la distinction entre le normal et le pathologique ;
entre la vie psychique « normale » et celle considérée « malade », il n’y a qu’une différence
de degré et non de nature.
- Conséquence pratique : « Nous sommes tous plus ou moins névrosés. »
Quels sont les mécanismes d’élaboration des symptômes psychiques ?
Pour comprendre ces mécanismes, analysons le rêve ; en effet “ le rêve est la voie royale de l’inconscient
psychique ”, selon Freud.
- Texte extrait des Cinq leçons sur la psychanalyse.
Le rêve est la réalisation d’une intention, d’un désir, sur le mode imaginaire : il a un sens.

1
Voir le texte extrait de la lettre à Chanut, de Descartes.
Monique Pillant, lycée Thiers.
TL 17-18
- Rêve du tout petit : réalisation non déguisée d’un désir insatisfait la veille et non refoulé
- Rêve de l’adulte : réalisation déguisée d’un désir insatisfait la veille et refoulé (cas exemplaire
du cauchemar qui ne ressemble pas du tout à la réalisation d’un désir)
- Pour expliquer le rêve, Freud fait l’hypothèse de mécanismes de censure (refoulement et
résistance) intérieurs à la vie psychique.
- Images de la salle de conférence, du conférencier, des perturbateurs et de leur expulsion hors
de la salle de conférence (lire les Nouvelles conférences sur la psychanalyse, de Freud, chez
Pbp.).
« Refoulement » et « résistance » sont donc des concepts élaborés par Freud pour comprendre le
fonctionnement psychique.
- Le refoulement se construit par intériorisation de la répression qui s’exerce de l’extérieur sur
les « pulsions asociales et perverses », c’est-à-dire le désir non encore normé du tout petit
enfant.
Cette répression sociale est selon Freud fondatrice de la société :
- elle est fondamentalement prohibition du meurtre et de l’inceste (sexualité dans la famille).
- Elle ne procède d’aucun instinct moral.
Les concepts de refoulement et résistance sont articulés à celui de sexualité infantile polymorphe :
- par sexualité Freud entend toute excitation ou désir orientés vers la recherche du plaisir. En
ce sens est sexuel le désir du nourrisson qui désire la tétée alors même qu’il n’a plus faim,
parce que le plaisir est cherché comme soulagement d’une tension intérieure, et
n’accompagne pas la satisfaction du besoin.
- Importance du Complexe d’Œdipe dans la structuration du psychisme de l’individu.
- Confusion du désir et de la réalité = source de culpabilité et de névrose.
Ces concepts conduisent Freud à élaborer la deuxième topique :
- « Moi », « surmoi », « ça », constituent et structurent le psychisme.
- Ces instances se forment au cours de la petite enfance, on ne naît pas avec un « surmoi », a
fortiori un « moi ». D’une certaine manière, seul le ça préexiste au langage et à la prise de
conscience de soi.
- Le moi correspond à la personnalité consciente.
- Le surmoi a une fonction protectrice du moi.
- Le ça contient l’énergie pulsionnelle et tout le matériau psychique refoulé.
- La vie de l’esprit ne se réduit donc pas à l’activité intellectuelle ou rationnelle sur les pensées
dont nous avons conscience, données perceptives, souvenirs, projets, réflexions,
imaginations.
- Caractère dynamique de la vie psychique : les pensées résultent de processus de compromis
ou de conflit entre les différentes instances psychiques.
Rôle fondamental de l’éducation dans la formation du psychisme et le destin des pulsions.
- Lors de l’éducation les pulsions sont réprimées (la névrose est inévitable…)
- Une trop grande répression conduit à la production de symptômes psychiques, troubles
psychiques.
- Mais les pulsions peuvent aussi trouver à s’exprimer en des activités valorisées socialement :
elles sont alors dites sublimées, ou encore soumise au processus de sublimation.
- Voir l’explication de texte jointe sur l’éducation, pour les notions de sublimations,
déplacement, et pour comprendre comment Freud rompt avec une représentation dualiste de
la nature humaine.
La psychanalyse comme pratique thérapeutique.
- La situation analytique : l’analysant est le patient, qui peut seul interpréter le matériel
psychique dont il fait état.
- Les règles de neutralité bienveillante et de libre-association.
- Etude d’un cas : le cas Aliquis, deuxième chapitre de Psychopathologie de la vie quotidienne.
- Mise en évidence du mécanisme de condensation.

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