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7 Deuxiu00E8me Partie Les Procu00E9dures Fiscales

Le document traite des procédures fiscales, qui se divisent en trois étapes : l'assiette, la liquidation et le recouvrement de l'impôt. Il aborde les méthodes de détermination de l'assiette, les principes de liquidation de la dette fiscale, ainsi que les modalités de recouvrement et les recours en cas de contentieux fiscal. Enfin, il souligne l'importance des recours administratifs et juridictionnels pour protéger les droits des contribuables.

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Le document traite des procédures fiscales, qui se divisent en trois étapes : l'assiette, la liquidation et le recouvrement de l'impôt. Il aborde les méthodes de détermination de l'assiette, les principes de liquidation de la dette fiscale, ainsi que les modalités de recouvrement et les recours en cas de contentieux fiscal. Enfin, il souligne l'importance des recours administratifs et juridictionnels pour protéger les droits des contribuables.

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DEUXIEME PARTIE : LES PROCEDURES FISCALES

Les procédures fiscales renvoient à des étapes liées à la procédure, mais aussi à un
contentieux qui traverse la procédure.

Chapitre 1 : Les étapes de la procédure

Trois étapes caractérisent la procédure : ces étapes sont l’assiette, la liquidation et le


recouvrement de l’impôt.

Section 1 : L’assiette de l’impôt

L’assiette de l’impôt est considérée comme l’ensemble des opérations administratives


destinées à la détermination et à l’évaluation de la matière fiscale. L’assiette de l’impôt peut
aussi désigner la matière imposable retenue pour le calcul de l’impôt. L’Etat est demandeur à
l’impôt. Il devrait à ce titre établir l’existence et le montant de l’assiette. Mais la situation de
l’Administration fiscale rend cela impossible. Ce qui explique que l’établissement de
l’existence de la matière imposable et du montant de la matière imposable revienne
directement ou indirectement au contribuable. Ces deux éléments sont déterminés par
plusieurs techniques.

Paragraphe - I : La déclaration contrôlée

Elle est l’acte par lequel le contribuable fait connaître à l’administration fiscale l’existence de
la matière imposable, son montant et tous les éléments nécessaires pour calculer l’impôt
(situation familiale, charges déductibles etc.) La déclaration doit être détaillée, elle est
considérée comme une confession fiscale quand elle est faite par le contribuable. Cette
déclaration peut être faite par des tiers qui sont en relation avec le contribuable. Cette
déclaration par les tiers complète la déclaration du contribuable, du moins assure sa sincérité.
La déclaration par les tiers s’apparente à une dénonciation fiscale ou bien à une délation
fiscale. La déclaration est un acte de collaboration au service public des impôts. La
déclaration est un engagement du contribuable contre qui elle constitue une preuve. Elle n’a
qu’une valeur de présomption d’exactitude ; par conséquent, elle n’empêche pas le contrôle
de l’administration fiscale.
Paragraphe -II : La méthode forfaitaire

Par la méthode forfaitaire, la matière imposable est déterminée de façon approximative. La


méthode forfaitaire se justifie lorsqu’une évaluation exacte apparaît comme difficile ou
compliquée et lorsqu’une donnée moyenne est plus adaptée pour la détermination de la base
imposable.

Paragraphe - III : La méthode indiciaire

C’est une méthode qui permet aussi de saisir la matière imposable. Dans le cadre de la
méthode indiciaire, l’administration fiscale se fonde sur des signes extérieurs (par exemple le
nombre de fenêtres). La méthode indiciaire met le particulier ou le contribuable à l’abri de
toute inquisition. Aujourd’hui la méthode indiciaire ne joue que subsidiairement pour vérifier
la véracité de la déclaration du contribuable. La méthode est appliquée surtout pour les
contribuables dont le train de vie semble incompatible avec les revenus déclarés.

Paragraphe - IV : L’évaluation par l’Administration fiscale de la matière imposable

L’administration des recettes fiscales et même douanières peut procéder à des constatations
matérielles : par exemple des contrôles effectués dans les entreprises. Mais l’Administration
fiscale le fait surtout à titre de sanctions contre le contribuable qui se soustrait à ses
obligations fiscales.

Section-II : La liquidation

Elle consiste à fixer le montant exact de la dette d’impôt en appliquant les différentes règles
fiscales de taxation prévues pour la matière imposable. Toutefois, la dette de l’impôt ne peut
apparaître que lorsqu’il est constaté l’existence du fait générateur. Le fait générateur est l’acte
matériel ou le fait juridique qui donne naissance à la dette fiscale. Par exemple en matière
d’impôt sur le revenu, le fait générateur est constitué par la perception du revenu, la clôture de
la période de réalisation de revenus. En matière d’impôt sur la dépense, le fait générateur est
constitué par la livraison de la marchandise, le franchissement des frontières par la
marchandise, etc. Les procédés utilisés pour la liquidation de l’impôt sont les techniques de
répartition, de quotité, de personnalisation, de discrimination, etc.
Section – III : Le recouvrement de la créance fiscale

Recouvrer l’impôt, c’est déposséder le contribuable d’une partie de ses richesses pour la
transférer au Trésor public. Le recouvrement est soumis à des principes généraux, mais aussi
à des garanties de recouvrement des créances fiscales.

Paragraphe - I : Les principes généraux régissant le recouvrement

Le recouvrement peut être soumis soit au principe des droits constatés, soit au principe des
droits au comptant.

Pour les droits constatés, il y a toujours un délai entre le recensement fiscal et le paiement de
l’impôt alors que pour le droit au comptant, il y a simultanéité entre les opérations de
constatation de l’assiette, de liquidation et de recouvrement.

Par ailleurs, l’impôt est versé au comptable public soit en espèces, soit sous forme de chèque
bancaire, soit sous forme de virement postal ; il est rarement versé en nature. L’impôt est
perçu soit par les comptables du Trésor public, soit par les comptables des administrations
financières.

Paragraphe - II : Les garanties du recouvrement des créances fiscales

Les recettes fiscales servent à couvrir les dépenses publiques. C’est pourquoi, les biens du
débiteur fiscal garantissent le paiement de la dette fiscale de sorte qu’en cas de défaillance, le
produit de la vente des biens du contribuable défaillant est reversé au Trésor public pour payer
aussi bien le principal de l’impôt que les pénalités servies. Les créances fiscales sont aussi
garanties par la mise en jeu de la responsabilité solidaire de certains tiers : par exemple,
chacun des époux peut être solidairement responsable de la créance fiscale des impôts.

Chapitre – II : Le contentieux fiscal

Le pouvoir fiscal dépasse le pouvoir administratif. Le fisc a des pouvoirs qui atteignent le
domaine des droits fondamentaux et des libertés essentielles. C’est pourquoi des canaux sont
aménagés pour permettre au citoyen contribuable de se protéger en cas de litige. Le
contentieux fiscal n’est pas seulement juridictionnel, il est aussi administratif.
Section - 1 : Les recours administratifs

C’est un recours formulé devant l’Administration fiscale qui gère ce contentieux. Ce recours
peut être gracieux ou contentieux.

Paragraphe - I : Le recours gracieux

Il porte sur des demandes de remise ou de modération d’impôts, droits, taxes et redevances.
Ces demandes ne sont soumises à aucune condition au regard des modalités de présentation.
Elles sont adressées au Ministre chargé des Finances qui délègue ses pouvoirs au Directeur
Général des Impôts et Domaines.

Paragraphe – II : Le recours devant les commissions paritaires

Ce recours est surtout noté en matière d’enregistrement. C’est un recours contentieux. Il est
fait contre les actes constatant la transmission d’un droit réel. La commission est présidée par
le Directeur chargé de l’enregistrement ou son délégué.

Section - II : Le recours juridictionnel

Il obéit à des principes généraux, mais aussi à une procédure.

Paragraphe - I : Les principes généraux

Le recours en justice n’est pas suspensif de l’exécution de la créance fiscale. Toutefois, il est
possible au juge régulièrement saisi d’accorder le sursis à la vente forcée, au recouvrement
immédiat des droits simples et des pénalités lorsque le contribuable donne des garanties
jugées valables et suffisantes.

Paragraphe – II : Les procédures devant les juridictions


Elles sont nombreuses, elles dépendent très souvent de la nature ou du moment du
contentieux.

Par exemple, le contribuable qui conteste le bien fondé d’une imposition peut former une
opposition dans les trois (3) mois dès la réception de la notification du titre de perception.
L’opposition est faite d’abord devant le tribunal régional du lieu du bureau chargé de la
perception.

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