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Descartes. Introduction

Le document présente des réflexions de Descartes sur la recherche de la vérité et la nécessité d'une approche méthodique. Il souligne l'importance de l'expérience personnelle et de la réflexion sur les événements réels plutôt que sur des spéculations théoriques. Descartes insiste également sur la nécessité de remettre en question les opinions reçues pour progresser dans la connaissance.

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Descartes. Introduction

Le document présente des réflexions de Descartes sur la recherche de la vérité et la nécessité d'une approche méthodique. Il souligne l'importance de l'expérience personnelle et de la réflexion sur les événements réels plutôt que sur des spéculations théoriques. Descartes insiste également sur la nécessité de remettre en question les opinions reçues pour progresser dans la connaissance.

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M-F. Pellegrin. L1S2. Histoire de la philosophie. CM.

Descartes : introduction

Néanmoins il n’est pas impossible, qu’un homme seul puisse découvrir un très grand nombre de vérités
cachées aux siècles passés : supposé que cette personne ne manque pas d’esprit, et qu’étant dans la solitude,
éloigné autant qu’il se peut de tout ce qui pourrait le distraire, il s’applique sérieusement à la recherche de la
vérité ; C’est pourquoi ceux-là sont peu raisonnables, qui méprisent la philosophie de M. Descartes sans la
savoir, et par cette unique raison, qu’il parait comme impossible qu’un homme seul ait trouvé la vérité dans
des choses aussi cachées que sont celles de la nature. Mais s’ils savaient la manière dont ce philosophe a
vécu ; les moyens dont il s’est servi dans ses études, pour empêcher que la capacité de son esprit ne fut
partagée par d’autres objets, que ceux dont il voulait découvrir la vérité ; la netteté des idées sur lesquelles il
a établi sa philosophie, et généralement tous les avanrages qu’il a eus sur les anciens par les nouvelles
découvertes ; ils en recevraient sans doute un préjugé plus fort et plus raisonnable que celui de l’antiquité,
qui autorise Aristote, Platon, et plusieurs autres.
N. Malebranche, De la recherche de la vérité, III, I, IV, Pléiade, p. 318-319.

« Car la constitution de notre nature étant telle, que notre esprit a besoin de beaucoup de relâche, afin qu’il
puisse employer utilement quelques moments en la recherche de la vérité, et qu’il s’assoupirait, au lieu de se
polir, s’il s’appliquait trop à l’étude, nous ne pouvons pas mesurer le temps que nous avons pu employer à
nous instruire, par le nombre des heures que nous avons eues à nous, mais plutôt par l’exemple de ce que
nous voyons communément arriver aux autres, comme étant une marque de la portée ordinaire de l’esprit
humain »
Descartes à Élisabeth, 6 octobre 1645 [pas dans AT]

« C’est pourquoi, sitôt que l’âge me permit de sortir de la sujétion de mes précepteurs, je quittai entièrement
l’étude des lettres. Et me résolvant de ne chercher d’autre science, que celle qui se pourrait trouver en moi-
même, ou bien dans le grand livre du monde, j’employai le reste de ma jeunesse à voyager, à voir des cours
et des armées, à fréquenter des gens de diverses humeurs et conditions, à recueillir diverses expériences, à
m’éprouver moi-même dans les rencontres que la fortune me proposait, et partout à faire telle réflexion sur
les choses qui se présentaient, que j’en pusse tirer quelque profit. Car, il me semblait que je pourrais
rencontrer beaucoup plus de vérité, dans les raisonnements que chacun fait touchant les affaires qui lui
importent, et dont l’événement le doit punir bientôt après, s’il a mal jugé, que dans ceux que fait un homme
de lettres dans son cabinet, touchant les spéculations qui ne produisent aucun effet, et qui ne lui sont d’autre
conséquence, sinon que peut-être il en tirera d’autant plus de vanité qu’elles seront plus éloignées du sens
commun, à cause qu’il aura dû employer d’autant plus d’esprit et d’artifice à tâcher de les rendre
vraisemblables. Et j’avais toujours un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir
clair en mes actions et marcher avec assurance en cette vie.
Descartes, Discours de la méthode, AT, VI, 9-11.

« En sorte que j’ai sujet de croire qu’ils me voulaient seulement avoir en France comme un éléphant ou une
panthère, à cause de la rareté, et non point pour y être utile à quelque chose. »
Descartes à Chanut, 31 mars 1649, AT V, 329.

« C’est le propre de la raison de considérer les choses non comme contingentes mais comme nécessaires »
Spinoza, Éthique, II, 44.

« Je ne m'étonne pas de ce que Votre Altesse ne trouve aucuns doctes au pays où elle est, qui ne soient
entièrement préoccupés des opinions de l'Ecole ; car je vois que, dans Paris même et en tout le reste de
l'Europe, il y en a si peu d'autres, que, si je l'eusse su auparavant, je n'eusse peut-être jamais rien fait imprimer.
Toutefois, j'ai cette consolation que, bien que je sois assuré que plusieurs n'ont pas manqué de volonté pour
m'attaquer, il n'y a toutefois encore eu personne qui soit entré en lice; et même je reçois des compliments
des Pères Jésuites, que j'ai toujours cru être ceux qui se sentiraient les plus intéressés en la publication d'une
nouvelle Philosophie, et qui me le pardonneraient le moins, s'ils pensaient y pouvoir blâmer quelque chose
avec raison. »
Descartes à Élisabeth, décembre 1646, AT IV, 591.
« …un livre, où j’ai voulu que les femmes mêmes pussent entendre quelque chose »
Descartes à Vatier, 22 février 1638, AT I, 560.

« Or pour ne pas rester dans une incertitude continuelle sur ce que peut notre esprit, et ne pas nous
consumer en efforts stériles et malheureux, avant d’aborder la connaissance de chaque chose en particulier,
il faut une fois en sa vie s’être demandé quelles sont les connaissances que peut atteindre la raison humaine.
Pour y réussir, entre deux moyens également faciles, il faut toujours commencer par celui qui est le plus
utile. »
Règles pour la direction de l’esprit, VIII.

« Il faut une fois en sa vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues auparavant en sa créance »
Lettre à Reneri pour Pollot, avril ou mai 1638, AT II, p. 35.

« Je crois qu’il est très nécessaire d’avoir bien compris, une fois en sa vie, les principes de la métaphysique,
à cause que ce sont eux qui nous donnent la connaissance de Dieu et de notre âme, je crois aussi qu’il serait
très nuisible d’occuper souvent son entendement à les méditer, à cause qu’il ne pourrait si bien vaquer aux
fonctions de l’imagination et des sens ; mais que le meilleur est de se contenter de retenir en sa mémoire et
en sa créance les conclusions qu’on en a une fois tirées, puis employer le reste du temps qu’on a pour l’étude,
aux pensées où l’entendement agit avec l’imagination et les sens. »
Descartes à Élisabeth, 28 juin 1643, AT III, 695.

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