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andrianarivoMiaryH SN M2 13

Ce mémoire de recherche présente une étude systématique des Brachiopodes, en particulier Terebratula subrotunda, du Coniacien inférieur de Mahatsinjo, Madagascar. Il aborde la stratigraphie, la morphologie et la reconstitution paléoenvironnementale des fossiles, tout en utilisant des méthodes qualitatives et quantitatives. L'objectif est de contribuer à la connaissance paléontologique de la région et d'analyser l'impact des facteurs environnementaux sur la morphologie des Brachiopodes.

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Ce mémoire de recherche présente une étude systématique des Brachiopodes, en particulier Terebratula subrotunda, du Coniacien inférieur de Mahatsinjo, Madagascar. Il aborde la stratigraphie, la morphologie et la reconstitution paléoenvironnementale des fossiles, tout en utilisant des méthodes qualitatives et quantitatives. L'objectif est de contribuer à la connaissance paléontologique de la région et d'analyser l'impact des facteurs environnementaux sur la morphologie des Brachiopodes.

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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

FACULTE DES SCIENCES

DEPARTEMENT DE PALEONTOLOGIE ET D’ANTHROPOLOGIE BIOLOGIQUE

MEMOIRE DE RECHERCHE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME D’ETUDES


D’ETUDE
APPROFONDIES (DEA) EN SCIENCES
SCIENCE DE LA TERRE ET DE L’EVOLUTION

Option : PALEONTOLOGIE ET EVOLUTION BIOLOGIQUE

Spécialité : PALEONTOLOGIE

Description systématique des Brachiopodes : Terebratula


subrotunda du Coniacien
oniacien Inférieur de Mahatsinjo, Centre
C Nord
Est du Bassin
B du Morondava

Présenté par

ANDRIANARIVO Miary Harimanana


Présenté publiquement le 30 mai 2013

Membres du jury:

Président: ANDRIAMIALISON Haingoson, maître de conférences

Rapporteur : RANDRIANALY Hasina, maître de conférences

Examinateurs : RASOAMIARAMANANA Armand,


Armand, maître de conférences

RAHANTARISOA Lydia Jeanne, maître de conférences

i
REMERCIEMENTS

Au terme de ce travail, je tiens à remercier à tous ceux qui m’ont prodigué leurs
aides, leurs soutiens, leur conseil et leurs amitiés.

Je voudrais exprimer mes vifs remerciements à :

Monsieur RAHERIMANDIMBY Marson, Professeur Titulaire, Doyen de la Faculté


des Sciences, qui a permis la soutenance de ce mémoire.

Monsieur RAKOTONDRAZAFY Amos Fety Michel, Professeur titulaire,


Responsable de la formation doctorale en Sciences de la Terre et de l’Evolution.

Monsieur RAKOTONDRAZAFY Raymond, Professeur, Responsable de la


formation en troisième cycle.

Monsieur ANDRIAMIALISON Haingoson, Maître de Conférences, Chef du


Département de Paléontologie et d’Anthropologie Biologique, pour avoir accepté de
présider le jury de ce mémoire, qu’il trouve ici l’expression de mon profond respect.

Madame RANDRIANALY Hasina Nirina, Maître de Conférences, mon encadreur,


qui m’a aidé précieusement en partageant ses connaissances et ses conseils.

Monsieur RASOAMIARAMANANA Armand, Maître de Conférences, Président du


Collège des Enseignants et Directeur du Laboratoire de Paléontologie et de
Biostratigraphie,, non seulement examinateur de ce mémoire mais aussi de m’avoir
proposé le sujet, me diriger et guider grâce à ses conseils et ses compétences, malgré
ses multiples occupations et responsabilité.

Madame RAHANTARISOA Lydia Jeanne, maître de conférences, qui a accepté de


participer à ce jury et examiner mon travail.

Toutes les équipes de Cretaceous of Morondava Project (KMP) pour la réalisation


des travaux sur terrain.

Tous les enseignants du département pour leur encouragement pendant la


réalisation de ce travail.

Tous les étudiants de la promotion Sapiens particulièrement à Mrs


RAKOTOARIVONY Rindra et RALAIVELO Hery qui m’ont toujours aidée et encouragée.

i
Tous les étudiants du DPAB, Personnels administratifs, mes amis ici ou ailleurs de
m’avoir encouragé et conseillé.

Un vif remerciement à ma famille en l’occurrence Dada sy Neny, qui m’ont toujours


soutenu moralement et financièrement pour réaliser ce mémoire, sans lequel ce travail
n’aurait pu être réalisé.

Mes deux frères et ma petite sœur, mes cousins et cousines de leurs conseils et
encouragements.

Sans oublier notre Créateur qui est le premier, DIEU tout puissant et miséricordieux
de m’avoir donné la vie, la bonne santé et la patience.

ii
SOMMAIRE

INTRODUCTION ...................................................................................................................1
PREMIERE PARTIE : GENERALITES ..................................................................................4
I-Cadre géographique et géologique .............................................................................5
I-1-Position géographique du secteur étudié ...............................................................5
I-2- Stratigraphie et géologie .......................................................................................7
I-2-1-Généralités sur le Crétacé ..................................................................................7
I-2-2-Le Crétacé Supérieur de la région étudiée .........................................................7
II-Généralités sur les Brachiopodes et terminologies .....................................................8
DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET METHODES ............................................................16
I-Matériels .....................................................................................................................17
I-1-Travaux de terrain ................................................................................................17
1-2-Levée de coupe ..................................................................................................17
II-Méthodologie d’étude au laboratoire .........................................................................17
II-1-Méthode qualitative .............................................................................................17
II-2-Méthode quantitative ou méthode biométrique ...................................................19
TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET INTERPRETATIONS...............................................24
I-Résultats et interprétations systématiques .................................................................25
I-1-Etude qualitative ..................................................................................................25
I-2-Etude quantitative ................................................................................................29
II- Etude biostratigraphique ..........................................................................................52
III- Essai de reconstitution paléoenvironnementale ......................................................55
QUATRIEME PARTIE : DISCUSSION ..................................................................................58
CINQUIEME PARTIE : CONCLUSION...................................................................................61
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBBOGRAPHIQUES ............................ 64

iii
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Signification du coefficient de corrélation r ......................................................................................... 21


Tableau 2: Paramètres statistiques du Morphe1 ................................................................................................... 29
Tableau 3: Paramètres statistique des indices de variables de Morphe 1 ....................................................... 30
Tableau 4: Matrice de corrélation Morphe 1 (L longueur ; l : largeur ; E : épaisseur ; F largeur frontale ; H
hauteur de VP ; L’ distance du crochet au largeur max. ....................................................................................... 32
Tableau 5 : Paramètres statistiques de Morphe 2 ................................................................................................ 35
Tableau 6: Paramètres statistiques des indices Morphe 2 ................................................................................... 35
Tableau 7: Matrice de corrélation Morphe 2 ........................................................................................................... 38
Tableau 8: Comparaison des deux morphes pour les variables dimensionnelles. t : test de moyenne de
STUDENT ; F : test de variance de STUDENT ; p : probabilité du test ; dns : différence non significative ;
ds : différence significative......................................................................................................................................... 43
Tableau 9: Représentation des valeurs propres et les pourcentages des variances des variables actives . 44
Tableau 10: Coordonnées des variables actives sur l’axe 1à 3........................................................................... 45

LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Carte de repérage des terrains sédimentaires du Crétacé entre le Manambolo et le Tsiribihina
(source : carte modifiée de Walaszczyk et al 2013) ................................................................................................ 6
Figure 2: Organisation générale d’une coquille d’un Brachiopode : A : vue brachiale (à gauche) et vue
latérale (à droite), B : vue de face (source : Treatise on invertebrate paleontology, part H, Brachiopod, vol
2, Moore) ........................................................................................................................................................................ 9
Figure 3 : Forme générale d’une coquille d’un Brachiopode (à gauche : vue brachiale et à droite vue
latérale)(source : GeoS 312 Brachiopod morphology) .......................................................................................... 10
Figure 4: Différentes positions de foramen chez les Terebratulidés (Treatise on invertebrate paleontology,
part H, Brachiopod, vol 2, Moore)............................................................................................................................. 11
Figure 5: Les différents types d’incurvation du crochet des Terebratilidés (Treatise on Invertebrate
paleontology, part H, Brachiopoda vol 2, Moore) ................................................................................................... 12
Figure 6: Diagramme montrant les commissures frontales des Terebratulidés (Treatise on Invertebrate
paléontology, part H, Brachiopoda Vol 2, Moore) ................................................................................................. 13
Figure 7 : Types d’ornementation chez les Brachiopodes (source : GeoS 312 Brachiopod morphology) .... 13
Figure 8: Différents types de brachidium chez les Brachiopodes. (Source : GeoS 312 Brachiopod
morphology) ................................................................................................................................................................. 14
Figure 9 : Caractères dimensionnels chez les Brachiopodes (DELANCE,1974) .............................................. 19
Figures 10A-K: Histogrammes de fréquence des caractères dimensionnels et indices, morphe 1. 11A : L (
Longueur max) ; 11B fréquence de F ( largeur frontale) ; E (épaisseur max) ; 11D (hauteur VP) ; 11E :
largeur max) ;11F : L’ (Distance du crochet à la largeur max) ;11G indice F/L ; 11H : lL ; 11I : E/L ; 11G :
A/L ; 11K L/L’ ............................................................................................................................................................... 31
Figures 11A : Droites de régression des variables l, E,L’,F en fonction de L .................................................... 34
Figure 12A-K: Histogrammes de fréquence des caractères dimensionnels et indices, morphe 1. 16A : L (
Longueur max) ; 16B fréquence de F ( largeur max) ; 16C :E (épaisseur max) ; 16D :L’ (Distance du
crochet à la largeur max) ; 16E :H ( Hauteur du VP) ;16F : F (Largeur frontale) ;16G indice H/L ; 16H : FlL ;
16I : E/L ; 16G : l/L ; 116 L’/L..................................................................................................................................... 37
Figure 13 : Droites de régression des variables l, E,L’,F en fonction de L ................................................ 39
Figures 14 A et B : Variation de l et E en fonction de L des 2 morphes ............................................................. 42
Figure 15 : Représentation des valeurs propres correspondantes ..................................................................... 44
Figure 16 : Projection sur l’axe factoriel F1-F2 des points variables de morphe 1et 2 de l’échantillon T
subrotunda. .................................................................................................................................................................. 46
Figure 17 : Projection sur l’axe factoriel F2-F3 et F1-F3 des points variables ................................................. 47
Figure 18: Nuage des individus sur le plan factoriel 1-2 ....................................................................................... 48
Figure 19: nuage des individus sur l’axe 2-3 et l’axe 1-3 ...................................................................................... 50
Figure 20: Coupe lithologique du Coniacien Inférieur de Mahatsinjo ................................................................. 52
Figure 22: Distribution verticale des fossiles du Coniacien Inférieur de Mahatsinjo ......................................... 54
Figure 23 : Illustration des faunes associées constituants le paléoenvironment du Coniacien Inférieur de
Mahatsinjo .................................................................................................................................................................... 57

iv
LISTE DES ABREVIATIONS

VP : valve pédonculaire
VB : valve brachiale
N : effectif total
L : longueur de la coquille
l : largeur
E : épaisseur
L’ : distance du crochet à la largeur maximale
F : largeur du front
H : hauteur de VP
M : moyenne
sx : erreur standard
V : variance
s : écart-type
V% : coefficient de variabilité
α1 : coefficient d’asymétrie
ϒ2 : coefficient d’aplatissement
r : coefficient de corrélation
Ds : différence significative
Dns ; différence non significative
ACP : Analyse en Composantes Principales
AFC : Analyse Factorielle de Correspondances
PAST : Paleontological Statistic

v
INTRODUCTION

1
Des rappels sur les recherches antérieures dans Le bassin de Morondava nous
permettent de savoir davantage l’importance de ses gisements fossilifères. Ce Bassin a
été depuis longtemps l’objet de plusieurs études :

DE 1900 à 1960, des chercheurs ont fait des études synthétiques des éléments
essentiels de la stratigraphie et de la paléontologie de ce Bassin, précisément de la
région de Menabe. Parmi eux, le Lieutenant BUHRER (1913), BARRABE(1923), BASSE
E. (1927 et 1931), HOURCQ V. (1930-1950), VENDEGIES A, (1958), COLLIGNON M.
(1930, 1932, 1938, 1948,1954, 1955), BESAIRIE H. (1936).

Les Brachiopodes ont fait l’objet de quelques études :

1949 et 1950, FABRE-TAXY S. a étudié les Brachiopodes du Crétacé de


Madagascar sur les faunes Néocomiennes et Albiennes.

1959, DOUDET a réalisé une étude de quelques Brachiopodes du Jurassique


moyen de Madagascar.

Récemment, RASOAMIARAMANANA A. (1985), RAZAFIMBELO E. (1987),


RANDRIANALY H .N. (1992,2002) ont contribué chacun dans leur spécialité respective à
la connaissance de ce bassin : Paléontologie, Stratigraphie et Géologie.

Longtemps négligés dans les terrains crétacés au profit d'organismes mieux connus
comme les Bivalves, les Oursins et les Ammonites, les Brachiopodes ont acquis, au fil de
leurs études systématiques et anatomiques, des intérêts pluriels. Ainsi ce présent
mémoire a été réalisé dans le but de :

faire l’inventaire des fossiles rencontrés dans le site étudié en particulier les fossiles
de Brachiopodes, nécessitant une connaissance préalable de la morphologie de ce
groupe.

Ainsi les objectifs spécifiques consistent à :

faire une étude stratigraphique en estimant l’âge relatif des fossiles par une
réalisation de coupe lithologique
faire une détermination systématique à l’aide de méthode qualitative et
quantitative.

reconstituer le paléoenvironnement à partir de la lithologie et des


constituants paléontologiques.
2
Tout l'intérêt du sujet de ce mémoire réside dans ces quelques points :

l’analyse morpho-biométrique permettant de mettre en lumière la systématique et la


stratigraphie des Brachiopodes du Crétacé de Madagascar. D'autre part, ces organismes
benthiques subissent l'influence des facteurs du milieu (nature du substrat,
hydrodynamisme, bathymétrie, turbidité, etc.) qui jouent un rôle déterminant dans leur
morphologie et leur distribution. Les brachiopodes sont donc susceptibles de fournir des
indications dans la reconstitution de l’environnement ancien du site.

Le plan du présent mémoire comprend :

Les première et deuxième parties englobent quelques généralités sur la zone


d’étude, le matériel étudié et la présentation des méthodes d’études adoptées.

Les Troisième et quatrième parties présentent les résultats de ce travail afin de


nous permettre de tirer une interprétation, une discussion et une recommandation.

3
PREMIERE PARTIE : GENERALITES

4
I-Cadre géographique et géologique

I-1-Position géographique du secteur étudié


I-1-1 Traits généraux du bassin de Morondava

Ce Bassin est le plus grand bassin sédimentaire de Madagascar. Il s’étend sur


1000km entre le Cap Saint André au Nord et le Cap sainte Marie au Sud. Il est limité par
la falaise de Bongolava à l’Est et le canal de Mozambique à l’Ouest. Cinq grands fleuves
traverses le Bassin: au Nord, le Manambao ; au centre, les Manambolo, Tsiribihina et
Mangoky; au sud l’Onilahy.

I-1-2-Localisation du site (fig.1)

Géographiquement, Mahatsinjo, la zone étudiée, se trouve dans la partie Centre


Est du Bassin entre le fleuve Manambolo au Nord et le Tsiribihina au sud. Mahatsinjo se
situe à 13km Est du village d’ Antsirasira et 12km Ouest d’Ampolipoly. Il appartient à la
commune rurale d’Andimaky Manambolo, District de Belo sur Tsiribihina, de la région de
Menabe.

Coordonnées géographique du site :

Minimal : S 19°23’45.7’’ et E 44°48’39.5’’,97m

Maximal : S 19°23’36.7’’ et E 44°48’48.0’’, 116m

Altitude : 19m

5
0 25km

Figure 1 : Carte de repérage des terrains sédimentaires du Crétacé entre le


Manambolo et le Tsiribihina (source : carte modifiée de Walaszczyk et al 2013)

6
I-2- Stratigraphie et géologie

I-2-1-Généralités sur le Crétacé

C’est le dernier système de l’ère secondaire allant du 140 à 65 MA. Ces formations
correspondent à des dépôts sous un climat chaud qui est favorable à la prolifération de la
vie terrestre et marine comme les Vertébrés, Invertébrés et des Végétaux (BESAIRIE H.
1957) Il est transgressif sur le Jurassique Supérieur. En général le Crétacé se subdivise
en deux : Crétacé Inférieur et Crétacé Supérieur comme suit :
Crétacé Inférieur : Berriasien à Albien
Crétacé Supérieur : Cénomanien à Maastrichtien
Ce mémoire intéresse le Crétacé Supérieur plus précisément le Coniacien (-88 à -
85MA).

I-2-2-Le Crétacé Supérieur de la région étudiée

Le Crétacé Supérieur du Menabe s’étend du Sud Manambolo (X765) jusqu’à la


rivière Andranomena (X674). Un affaissement de socle avait provoqué une avancée de
la mer, déposant des formations riches en fossiles d’Invertébrés.

Il affleure sur toute la bordure du bassin et présente une structure monoclinale à


pendage faible vers l’ouest et forme une dépression subméridienne. Il présente un faciès
gréseux parfois gréso-calacaire, caractérisé par une sédimentation marine riche en
Ammonites, rarement continentale dans ce secteur.

Sa particularité est le changement progressif de son faciès (variation latérale) et de


son épaisseur, cette dernière pouvant atteindre 1360m (Razafimbelo E. 1987).

D’après Bésairie H (1957) entre le Manambolo et le Tsiribihina, le Conianien


Inférieur forme une couche repère de marnes gris-jaunes avec des lits de grès calcaires
où abondent des Ammonites de grandes tailles avec d’autres de tailles normales ; le
niveau est épais d’une vingtaine de mètres. Le Coniacien Moyen et Supérieur est
représentés par des marnes généralement jaunes épaisses d’une trentaine de mètres.

Le Coniacien se subdivise en trois zones d’après Collignon (1966-1970)


Coniacien inférieur : zone à Peroniceras dravidicum et Gauthiericeras
Coniacien moyen : zone à Kossmaticeras theobaldi et Barroisiceras onilahyense
Coniacien supérieur : zone à Prionocycloceras guyabanum

7
II-Généralités sur les Brachiopodes et terminologies
Les Brachiopodes sont des animaux marins, solitaires. Ils possèdent une coquille
formée par deux valves inégales présentant une symétrie bilatérale : le plan de symétrie
est perpendiculaire au plan de séparation des deux valves, ce qui est un critère de
distinction avec les Mollusques Bivalves.

Depuis le Cambrien deux sous-classes sont connues : Les Inarticulés, qui ont des
valves reliées uniquement par des muscles, et les Articulés dont les valves sont reliées
par des charnières calcaires constituée par deux dents sur la valve pédonculaire.

Ce mémoire concerne surtout les Brachiopodes articulés, plus précisément les


Térébratules et les Rhynchonelles.

8
A

Figure 2: Organisation générale d’une coquille d’un Brachiopode : A : vue


brachiale (à gauche) et vue latérale (à droite), B : vue de face (source : Treatise on
invertebrate paleontology, part H, Brachiopod, vol 2, Moore)

9
Etude de la morphologie externe

La variabilité morphologique externe résulte des fluctuations de la forme générale,


et de ses éléments : la valve pédonculaire, la valve brachiale, les commissures des
valves, et l’ornementation.

1-Forme générale (fig.3)

La coquille des Brachiopodes présente des formes variables : ovoïde, globuleuse,


subsphérique, triangulaire, bilobée, circulaire, ailée.

Figure 3 : Forme générale d’une coquille d’un Brachiopode (à gauche : vue


brachiale et à droite vue latérale)(source : GeoS 312 Brachiopod morphology)

Elle peut être épaisse ou mince selon l’habitat. Elle est formée de deux valves
inégales : valve ventrale ou pédonculaire dans la partie postérieure et la valve dorsale ou
brachiale dans la partie antérieure.

10
2-Valve pédonculaire ou valve ventrale
La valve pédonculaire porte à son sommet un crochet ou un bec ou encore umbo
plus ou moins développé, généralement perforé par un foramen qui permet le passage
du pédoncule, lequel sert à la fixation de l’animal.

Chez les Articulés l’ouverture pédonculaire est typiquement constituée par deux
échancrures : le delthyrium à la VP et le notothyrium à la VB. Les formes plus évoluées
montrent une tendance à la restriction de ces ouvertures primitives par deux plaques
deltidiales pour le delthyrium et plaque chilidiale pour le notothyrium. Les deux plaques
deltidiales fusionnent en une plaque impaire ou deltidium (fig 2B).

Position du foramen pédonculaire


La position du foramen par rapport au crochet et au delthidium peut être
hypothyride, Mésothyride, permésothyride, épythyride.

Figure 4: Différentes positions de foramen chez les Terebratulidés (Treatise


on invertebrate paleontology, part H, Brachiopod, vol 2, Moore)

Hypothyride : l’ouverture pédonculaire se trouve en bas ou sur le bord dorsal du


crochet qui reste intacte.
Mésothyride : le foramen se trouve en partie sur l’umbo ventral et en partie sur le
delthyrium.
Permésothyride : le foramen se place principalement à l’intérieur du crochet.
Epithyride : l’ouverture pédonculaire se trouve entièrement au dessus du crochet

11
Position et degré de courbure du crochet ou bec
Le degré de courbure du bec (partie pointue ou recourbée de la coquille) est un
caractère important du point de vue morphologique, surtout apprécié dans un cadre
d’étude qualitative.

Figure 5: Les différents types d’incurvation du crochet des Terebratilidés


(Treatise on Invertebrate paleontology, part H, Brachiopoda vol 2, Moore)

3-Commissure des deux valves (cf. fig 2A)


Il s’agit de la ligne de séparation des deux valves .On distingue :

-La commissure cardinale : ligne qui sépare les deux valves dans la région
cardinale, appelée également ligne cardinale.

-La commissure latérale : ligne qui sépare les deux valves latéralement.

-La commissure frontale (fig 6) : dans la partie antérieure de la coquille ou front, elle
correspondant à la zone d’ouverture maximale des valves.

Les caractères de la région frontale ont un intérêt biologique et taxinomique


important : la commissure frontale présente diverses formes facilitant plus ou moins la
canalisation et la séparation des courants nourriciers (ou inhalant) et excréteur (ou
exhalant), elle peut aussi matérialiser la présence d’une variabilité intra-spécifique au
sein d’une population.
La région frontale peut être : rectimarginée, sulquée ou sinuée, uniplissée,
sulciplissée, paraplissée, biplissée (fig 6)

12
4-Variation de la région frontale

Figure 6: Diagramme montrant les commissures frontales des Terebratulidés


(Treatise on Invertebrate paléontology, part H, Brachiopoda Vol 2, Moore)
5-Ornementation
Chez les Brachiopodes la surface des valves peut être lisse, costulée (ex :
Rhynchonellides), ornée des stries d’accroissement (ex : Terebratules, Strophomenides),
ou même épineuse (ex : Productidés) (fig 7). Chez les Terebratulidés les coquilles sont
en majorité lisses et leur unique ornement est fait par des stries d’accroissement qui
créent un relief à la surface de la coquille.

1cm
Figure 7 : Types d’ornementation chez les Brachiopodes (source : GeoS 312
Brachiopod morphology)
Etude de la morphologie interne
Valve brachiale et appareil brachial (fig 8)

Au niveau de la valve dorsale on trouve l’appareil brachial et la masse viscérale.

13
L’appareil brachial ou brachidium, est le support squelettique du lophophore qui est
un organe mou, filamenteux, cilié. Il est constitué de deux expansions disposées
symétriquement de part et d’autre de la bouche servant à la nutrition, à la respiration, et
à la vibration de l’animal grâce à la présence des cils. On a supposé autrefois que le
« brachia » pouvait être projeté à l’extérieur de la coquille et même servir d’organe
locomoteur d’où le nom de Brachiopodes. L’appareil brachial constitue le critère majeur
de la classification des Brachiopodes. De ce fait, les Brachiopodes inarticulés n’ont pas
d’appareil brachial tandis que les Brachiopodes articulés en possèdent souvent. Ainsi il
existe quelques types de brachidium qui correspondent aux grandes subdivisions des
Brachiopodes articulés.

Exemples : le brachidium se présente sous forme de : brachiophore (chez les


Orthida), crura simple (chez les Rhynchonella), en bandelette (chez les Térébratules et
Spirifers).

Figure 8: Différents types de brachidium chez les Brachiopodes. (Source :


GeoS 312 Brachiopod morphology)

Le corps proprement dit de l’animal entouré par le manteau comprend un système


musculaire, nerveux, digestif, ainsi que des organes excréteurs et des organes
reproducteurs. Il n’occupe qu’une très petite partie du volume délimité par la coquille :
c’est la masse viscérale. Seuls les deux feuillets, les lobes s’étendent jusqu’au bord
antérieur de la coquille, en délimitant une vaste chambre appelée cavité palléale.

14
Musculature

Chez les Brachiopodes il existe deux muscles antagonistes jouant un rôle important
dans les mouvements des valves. Les muscles adducteurs s’attachant directement sur
la paroi interne de la valve dorsale sont destinés à la fermeture des valves.

Les muscles diducteurs sont ancrés sur le mur de la valve ventrale ; ils sont
destinés à l’ouverture de la valve. Lorsque le muscle adducteur est en contraction et le
diducteur en décontraction, la coquille est fermée. Dans le cas contraire la coquille est
ouverte.

La charnière participe également à l’articulation des valves chez les Brachiopodes


articulés. L’articulation est rendue possible par la présence des dents sur la valve
pédonculaire, et des fossettes de forme complémentaire sur l’autre valve. Ce système
permet de garder les deux valves fermées lors de la mort de l’individu.

La variabilité de la charnière représente d’ailleurs un intérêt important en


systématique des Brachiopodes articulés.

Dimorphisme sexuel chez les Brachiopodes


Chez presque tous les Brachiopodes les sexes sont séparés (reproduction sexuée).
Ce dimorphisme sexuel a été confirmé chez de nombreuses familles de Paléozoïque et
du Mésozoïque, tandis qu’il est encore mal connu chez les Brachiopodes actuels.

Il est très fréquent quand on possède un grand nombre d’échantillons, de pouvoir


séparer deux groupes de formes, les unes plus épaisses et les autres plus plates
(DROT, 1964) : ce fait a été signalé à plusieurs reprises (VANDERCAMMEN, 1956,
1957, 1959). Ces formes entrent-elles dans les limites de variations intraspécifiques ou
peuvent-elles être envisagées comme un exemple de dimorphisme sexuel ?

15
DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET METHODES

16
I-Matériels
I-1-Travaux de terrain
Matériels utilisés sur terrain : GPS, cartes géologique et topographique, mètre pour
la mesure des couches, sac à échantillons contenant la date, le numéro, les
coordonnées géographiques, et les codes, marteau de géologue.

Matériels d’étude : fossiles de Brachiopodes et faunes associées.

1-2-Levée de coupe
Il s’agit d’établir la succession lithologique, l’identification de la nature des couches
et de la reconnaissance des groupes fossiles observés.

I-3-Prélèvement ou échantillonnage
L’échantillonnage concerne la collecte des sédiments et des matériels fossiles sans
tri qualitatif et quantitatif. Chaque échantillon est classé dans un sac à échantillons
accompagné d’une étiquette portant le niveau, le numéro, la date du prélèvement.

Remarque : les travaux sur terrain ont été faits en deux temps : 2010 et 2012

II-Méthodologie d’étude au laboratoire

Matériels utilisés au laboratoire : pied à coulisse pour la mensuration, logiciels


statistiques PAST et MICROSOFT EXCEL.

II-1-Méthode qualitative

Mode de détermination systématique

La détermination systématique est basée sur les descriptions morphologiques des


individus.

Rappelons les définitions des termes suivants avant de faire la détermination :

SYSTEMATIQUE : c’est la discipline qui étudie la diversité des êtres et toutes les
relations qui peuvent exister entre-eux afin de définir des groupes pouvant être connus
facilement. Elle fait l’inventaire des caractères communs de chaque groupe et repartit
les individus selon leurs degrés de ressemblances ou selon leurs affinités.

17
TAXINOMIE est une science de classification des êtres vivants ou fossiles. La
classification
lassification consiste à définir les catégories taxinomiques et les ordonne en système
hiérarchisé ascendant ou descendant.

GROUPEMENTS MORPHOLOGIQUES
Il s’agit d’une méthode
thode qualitative, se basant sur une observation morphologique et
sur l’étude de la variabilité et de l’homogénéité des caractères au sein d’une population
selon leur forme et leur taille.

Il comprend les étapes suivantes :

Analyse et description à l’œil nu :


grouper les échantillons suivant leur forme générale
(ovale, triangulaire, allongée, trapézoïde),

Distinguer les groupes selon leur degré de


ressemblances et de différences ( exemple:
l'articulation des valves grâce à des dents et fossettes
qui sont parallèles )

Faire la description et l’identification de chaque


individu, basées sur l’étude de la coquille:
La commissure frontale : rectiligne, plissée, biplissée,
paraplissée, épiplissée
La commissure latérale : droite, plissée
Le foramen : ouverture, forme, position
Le crochet : dressé, subdressé, incurvé ou courbé
L’ornementation : stries, côtes radiales, épines

Etudier la variation des caractères à l’intérieur de


chaque groupe : détermination s’il existe une
variabilité des caractères qualitatifs.

Déterminer les noms des familles, des genres, des


espèces auxquels appartiennet les groupements

18
II-2-Méthode quantitative ou méthode biométrique
L’analyse quantitative consiste à montrer l’homogénéité ou l’hétérogénéité de
l’échantillon. Les démarches se font à l’aide de la biométrie (ensemble des méthodes
appliquées aux êtres vivants et fossiles qui font appel aux mesures ou comptage et à
leur traitement statistique) qui consiste en premier lieu à mesurer les différents
paramètres à l’aide d’un pied à coulisse.

Chez les Brachiopodes il s’agit de :

La longueur (L) : distance du sommet du crochet au front


La largeur maximale (l) : la plus grande distance entre les commissures
latérales des valves
L’épaisseur maximale (E) : la plus grande distance des deux valves,
mesurées dans un plan perpendiculaire aux dimensions (L) et (l).
(L’) : la distance entre le sommet du crochet et la projection de (l) sur l’axe
antéropostérieur
La largeur frontale (F) : distance mesurée seulement dans le cas où le front
est suffisamment individualisé.
Hauteur de la valve pédonculaire (H).

Figure 9 : Caractères dimensionnels chez les Brachiopodes (DELANCE,1974)

19
L’étude quantitative des échantillons utilise trois démarches d’analyse statistique :

ANALYSE UNIVARIEE
C’est l’étude d’une seule variable qui a pour intérêt de fournir les paramètres
statistiques descriptifs d’un échantillon donné. Il s’agit:

de la moyenne (m) : un paramètre de position qui donne la valeur centrale de la


distribution.

de la variance (v) : un paramètre de dispersion qui indique l’étalement des autres


valeurs de distribution autour de la moyenne.

du coefficient de variabilité (V%) : c’est un paramètre relatif de la dispersion qui


nous permet de comparer facilement la variabilité des divers caractères.

de l’Ecart-type (s) : c’est un indice de dispersion autour de la moyenne. Il permet de


comparer une répartition à d’autres ou pour mesurer son amplitude de variation.

du Coefficient d ‘asymétrie (α1) qui donne la forme de la distribution, permet de


tester l’homogénéité des variables et voir la prédominance de stade de croissance.

Si α1≤0, on a une distribution asymétrique droite

Si α1=0, on a une distribution asymétrique gauche

Le coefficient d’aplatissement (ߛ2) : il correspond à une mesure d’aplatissement de la


distribution, il varie entre -2 et 2.

ϒ2=0, on a une distribution normale

ϒ2≤0, la distribution est plus aplatie que la distribution normale avec la même moyenne et le
même écart-type.

ϒ2≥0, la distribution est moins aplatie que la distribution normale avec la même moyenne et
le même écart-type.

L’histogramme de fréquence sert à la représentation graphique de la distribution.

20
ANALYSE BIVARIEE
C’est une étude de deux variables à la fois notées x et y à la fois. L’objectif est de
chercher des liaisons pouvant exister entre deux variables, et d’indiquer le degré de
corrélation qui s’exprime par le calcul du coefficient de corrélation « r ».

Valeurs de r positives ou négatives Signification

0.00 à 0.19 Très faible corrélation


0.20 à 0.30 Faible corrélation
0.40 à 0.69 Modeste corrélation
0.70 à 0.89 Forte corrélation

0.90 à 1 Très forte corrélation

Tableau 1 : Signification du coefficient de corrélation r


Dans la plupart des organismes les dimensions x et y de deux paramètres sont
liées par la relation d’allométrie, du type y=bxα. Si α=1, la courbe devient une droite et la
croissance est dite isométrique.

Dans l’étude de la croissance de la taille chez un individu, on prend x et y qui


caractérisent la forme d’un individu. Ainsi on peut contrôler le développement de ces
deux caractères. On représente graphiquement par un diagramme de dispersion les
caractères x et y. Ensuite on fait l’ajustement par une courbe logarithmique des nuages
des points obtenus par l’ensemble des points du diagramme. Cette méthode est la
représentation par un axe principal réduit (APR) ou une droite de régression (DR) dont
l’équation est du type y=axα+b (Lamotte 1962) et si α=1 l’équation de la droite devient
y=ax+b où :
a est le coefficient de pente de la droite, qui possède une signification biologique : il
correspond au taux de croissance.
b est la valeur de ce caractère à l’origine (lorsque x=0), c’est lui qui fixe la position
absolue de la droite.
Les valeurs de b sont nécessaires pour préciser la croissance des caractères
d’indice y/x en fonction de x.
Si b=0, y=ax, la croissance est harmonique c'est-à-dire que la forme ne se modifie
pas quand la taille augmente au cours de l’ontogenèse.
21
Si b≥0, y=ax+b, la croissance est disharmonique minorante c'est-à-dire y/x décroit
et x croit.

Si b≤0, y=ax-b, la croissance est disharmonique majorante c'est-à-dire y/x croit et x


décroit.

TESTS STATISTIQUES

Les tests statistiques ont pour but d’estimer un intervalle de confiance avec une
probabilité fixe pour confronter deux hypothèses : Ho ou hypothèse nulle et H1 ou
hypothèse antagoniste.

Dans le présent travail nous avons utilisé les tests paramétriques t et F de


STUDENT pour déterminer dans quelle mesure les deux échantillons proviennent-ils
d’une même population c’est à dire la différence présentée par les moyennes M1-M2 et
les variances v1-v2 ne sont pas significatives.

Généralement ces tests ont pour objectif d’estimer l’homogénéité de la distribution


d’une variable au sein d’une population et de décrire la variation morphologique de
chaque individu d’une même population.

H0 : il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes pour toutes les
variables considérées.

H1 : il y a de différence significative entre les deux groupes pour toutes les


variables considérées.
Seuil de signification 5% ou 95% de confiance.
ANALYSE MULTIVARIEE
L’analyse de plusieurs caractères à la fois à variables multiples, se fait dans un
même espace de dimension. Cette analyse a pour but de mesurer l’information contenue
dans les données sur un nombre réduit de dimensions reflétant au mieux les proximités
entre observations et/ou variables.
Dans ce cas on utilise deux méthodes : Analyse en Composantes Principales ou
ACP et Analyse Factorielle des Correspondances ou AFC.
 ACP c’est une technique qui permet de récapituler en deux ou quelques axes
synthétiques appelés les composantes principales, la majorité de l’information contenue
dans les variables initiales. L’ACP a pour but de :

22
montrer les variables plus actives responsables de la variance totale.
chercher les liaisons entre les variables, et entre les individus de mêmes
échantillons.
exprimer objectivement certains acquis de l’analyse morphologique.
mettre en évidence les morphes et les variants au sein d’un même échantillon.
évaluer les différences morphologiques conduisant à l’interprétation
taxinomique plus générale.
 AFC, ou une Analyse Factorielle de Correspondances simples. C’est une méthode
exploratoire de tableau de contingence. Elle a été développée essentiellement par J P
BENZECRI durant la période 1970-1990. (CARPENTIER, 2011)
Soient deux variables nominales X et Y, comportant respectivement p et q modalités.
Les valeurs de ces variables sur une population sont disposées dans un tableau de
contingence à p lignes et q colonnes donnant les effectifs conjoints c'est-à-dire les
effectifs observés pour chaque combinaison d'une modalité i de X et d'une modalité j de
Y. L'AFC vise à analyser ce tableau en apportant des réponses à des questions telles
que :

Y a-t-il des lignes du tableau (modalités de X) qui se "ressemblent", c'est-à-


dire telles que les distributions des modalités de Y soient analogues ?
Y a-t-il des lignes du tableau (modalités de X) qui s'opposent, c'est-à-dire
telles que les distributions des modalités de Y soient très différentes ?
Mêmes questions pour les colonnes du tableau.
Y a-t-il des associations modalité de X - modalité de Y qui s'attirent (effectif
conjoint particulièrement élevé) ou qui se repoussent (effectif conjoint
particulièrement faible) ? La méthode se fixe également comme but de
construire des représentations graphiques mettant en évidence ces
propriétés des données.

23
TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET INTERPRETATIONS

24
I-Résultats et interprétations systématiques
I-1-Etude qualitative
Ce présent mémoire est consacré à l’étude des genres Terebratula et
Rhynchonnella comme nous avons mentionné auparavant dans la méthodologie.

I-1-1-Etude du genre Terebratula


I-1-1-1-Position systématique
Règne : ANIMALIA (Linnaeus, 1758)
Embranchement : LOPHOPHORA (Huxley1869)
Classe : BRACHIOPODA (Duméril, 1806 et Huxley, 1869)
Sous-classe : ARTICULATA (Huxley, 1869)
Ordre : TEREBRATULIDA (Waagen, 1883)
Super-famille : TEREBRATULACEA (Gray, 1840)
Famille : TEREBRATULIDAE (Gray, 1840 et Rollier, 1915)
Genre: Terebratula (Lamarck, 1799 et Müller, 1796)
Espèce-type: Terebratula rotunda (Lamarck, 1799)
Espèce: Terebratula subrotunda (Sowerby, 1826)

I-1-1-2-Description du genre Terebratula


Le genre Terebratula présente une coquille de contours variés allant du plus
simples à des contours plus complexes ; de forme globuleuse ou circulaire parfois
triangulaire. La vue latérale de la coquille montre parfois une coquille biconvexe, umbo
court, massif légèrement incurvé ou recourbé. Le foramen est bien développé gros et
circulaire, permésothyride à mésothyride, à symphitium étroit.

Les valves sont réunies latéralement par une commissure latérale rectiligne sans pli
et dans sa partie antérieure par la commissure frontale rectimarginale, peut devenir
uniplissée à sulciplissée au cours de son développement.

Les deux valves sont ornées des fines stries d’accroissement qui ressortent plus
près du bord de la coquille.

25
I-1-1-3-Etude de l’espèce subrotunda
Le matériel étudié contenant plus de 130 exemplaires récoltés du site Mahatsinjo,
représente 116 individus mesurables se répartissant en deux paquets morphologiques
(Morphe 1et 2) d’après la méthode de groupement morphologique

I-1-1-3-1-Description de l’espèce subrotunda ( pl.I figs. 1et 2)

A l’échelle mondiale l’espèce subrotunda est connue depuis le Crétacé Inférieur à


actuel. A Madagascar elle est fréquente dès l’Albien au Santonien dans les terrains
sédimentaires (FABRE-TAXY S. 1949). Cette espèce est décrite par sa coquille de taille
très variée, petite à grande taille. La coquille est arrondie, peu globuleuse, à contour
biconvexe dont la VP (valve pédonculaire) est plus ou moins plate et la VB (valve
brachiale) est plus bombée.

Le crochet court, recourbé très proche de celui de la valve supérieure est percé
par un gros foramen arrondi de forme hypothyride à mésothyride.

La commissure latérale est droite non anguleuse mais légèrement plissée au cours
du développement.

La morphogénèse de la partie antérieure est caractérisée par une commissure


frontale rectimarginale typique.

La surface des deux valves est lisse avec des fines stries peu marquées dans la
partie antérieure

I-1-1-3-2-Analyse morphologique

Sur 116 échantillons étudiés appartenant à cette espèce, une étude morphologique
faisant intervenir l’observation directe des caractères a été effectuée. Ces caractères
sont : la taille de la coquille, l’épaisseur, la forme, la région frontale, ainsi que la hauteur
de la valve pédonculaire.

D’après l’analyse morphologique, les deux morphes 1 et 2 présentent les


caractéristiques propres à l’espèce Terebratula subrotunda.

Dés la première approche du groupement morphologique, notre échantillon a


montré une juxtaposition de deux formes.

26
Morphe 1

Le morphe 1 abondant dans ce site, 78 individus, présente une coquille de forme


plus ou moins globuleuse à circulaire dont la longueur est comprise entre 18mm et
27mm.

La commissure frontale est rectimarginale, parfois légèrement plissée ou ondulée de


taille de 10 à 20mm sur quelques individus.

Les deux valves sont bombées à allure biconvexe sur la vue latérale de la coquille.
Le crochet se recourbe avec l’âge : au stade jeune il est droit ou subdroit tandis qu’au
stade adulte il devient courbé (Müir-wood, 1935) et entre en contact avec l’umbo de la
valve brachiale masquant entièrement le symphitium. Ce crochet est pourvu de courte
crête très peu marquée sur quelques exemplaires, mais généralement recourbé. Il est
percé d’un grand foramen arrondi, mésothyride.

Sur la surface des valves, des fines stries d’accroissement peuvent apparaitre mais
en général la coquille est lisse.

Au plan de la structure interne, le collier pédonculaire est très développé. Le


symphitium résultant de la réunion des deux pièces deltidiales est masqué par le crochet
recourbé.

Morphe 2

L’échantillon du morphe 2 contient 38 individus mesurables de taille moyenne de


22.384mm, pouvant atteindre 21mm de largeur et 16.768mm d’épaisseur, et provient
toujours d’un même site que le précédent.

La morphologie de la coquille diffère du morphe 1 par son contour plus ou moins


triangulaire, de forme plus allongée à ovale. La valve pédonculaire et la valve brachiale
sont plus ou moins comprimées ou peu bombées par rapport à la première coquille. La
commissure frontale est rectimarginale.

Le crochet, est subdressé ou parfois recourbé, et masque le symphitium. Il est


percé par un gros foramen arrondi, toujours mésothyride.

La surface de la coquille est toujours lisse avec des fines stries d’accroissements.

27
I-1-2-Etude du genre Cyclothyris
I-1-2-1-Position systématique
Règne : ANIMALIA (Linnaeus, 1758)
Embranchement : LOPHOPHORATA (Huxley, 1869)
Classe : BRACHIOPODA (Duméril, 1806)
Sous-classe : ARTICULATA (Huxley, 1869)
Ordre : RHYNCHONELLIDA (Khun, 1949)
Super-famille : RHYNCHONELLACEA (Gray1846)
Famille : RHYNCHONELLIDAE (Owen, 1962)
Genre : Cyclothyris (M’coy, 1844)
Espèce-type : Terebratula latissima (Buckam, 1906)
syn Rhynchonella globata (Owen ,1962 et Rollier, 1917)/ Rhynchonella defformis
d’Orb. Var. globata

I-1-2-2-Etude descriptive du genre Cyclothyris (Pl.1 figs. 3a et 3b)


Le genre Cyclothyris est représenté par une coquille asymétrique à deux valves de
dimensions petites à moyennes, à contour subtriangulaire à triangulaire. La valve
brachiale est plus convexe que la valve pédonculaire. La valve pédonculaire présente un
fort sinus ventral très caractéristique. Le crochet est assez massif, non crêté, subdroit à
recourbé percé par un foramen petit et circulaire de position hypothyride à
submésothyride. La commissure latérale est droite parfois plus ou moins tranchante. La
commissure frontale est asymétrique et uniplissée. La surface de la coquille est ornée de
nombreuses petites côtes fines.

Le Cyclothyris est un Brachiopode à coquille asymétrique existant tout au long du


Crétacé, particulièrement au Crétacé supérieur partout dans les mers mondiales. Ici à
Madagascar, notre attention se porte sur les représentants de la formation Mahatsinjo :
Cyclothyris est connu depuis le Crétacé Inférieur jusqu’au Campanien.

Remarque

La description a été limitée par des observations morphologiques à cause de la


faiblesse de l’effectif de ce groupe de Rhynchonelles (N=12).

28
Les faunes associées (Pls.2,3 et 4)
Les Ammonites fragmentaire ou mal conservés sont représentés par les genres :
Mesopusozia, Pusozia, Scaphites, Bostrychoceras, Tetragonites et Kossmaticeras.
Les Nautiloides sont identifiés par le genre Cymatoceras
Les autres faunes benthiques sont aussi remarquables par quelques genres de
Lamellibranches : Inoceramus, Ostrea sp, Pinna sp, et de Gasteropodes : Gyrode et,
Phasianella sp
Les Serpules, les ossements de Vertébrés : ossement des Dinosaures, dents de
Requins et des dents de Raies ainsi que des Bois fossiles se retrouvent parmi les
faunes associées

I-2-Etude quantitative
Cette analyse suit le même principe fondamental de la méthode quantitative,
appliquée sur l’échantillon de l’espèce Terebratula subrotunda. Elle a été adoptée afin
de confirmer ou infirmer les résultats de l’analyse qualitative, c'est-à-dire voir l’existence
de la juxtaposition de 2 morphes au sein de la population.

I-2-1- Analyse biométrique du morphe 1

Cette analyse a été réalisée sur 78 individus récoltés à Mahatsinjo dans le niveau
Coniacien. Chaque échantillon est codé selon le point et la date de la prise de
l’échantillon au cours des travaux sur terrain.

Analyse univariee
Le calcul des paramètres de dispersion et de position est établi dans les tableaux
qui suivent :

L l L’ E F H
N 78 78 78 78 78 78
M 22.384 16.512 13.051 16.782 14.397 6.076
Max 27 21 17 19 20 9
Min 18 12 9 11 10 4
sx 0.245 0.201 0.237 0.201 0.257 0.141
v 4.707 3.162 4.386 3.159 3.177 1.552
s 2.169 1.778 0.094 1.777 2.275 1.245
V 9.689 10.767 16.044 10.588 15.801 20.409
α1 0.043 0.149 -0.780 0.270 0.598 0.595
ϒ2 -0.604 0.026 -0.665 -0.743 -0.056 0.055
Tableau 2: Paramètres statistiques du Morphe1

29
l/L E/L L’/L F/L H/L
N 78 78 78 78 78
Max 0.85 0.8 0.8 0.38 0.9
Min 0.6 0.47 0.5 0.19 0.61
M 0.733 0.580 0.640 0.267 0.744
sx 0.005 0.007 0.008 0.005 0.006
v 0.002 0.004 0.006 0.002 0.003
s 0.051 0.066 0.078 0.044 0.054
V% 6.96 11.37 12.18 16.41 7.25
α1 0.061 0.876 0.204 0.607 -0.047
ϒ2 -0.051 0.871 -0.937 -0.055 0.249
Tableau 3: Paramètres statistique des indices de variables de Morphe 1

L : longueur de la coquille N : nombre total d’exemplaire


L : largeur maximale de la coquille M : moyenne
E : épaisseur de la coquille sx : erreur-standard
L’ : distance du crochet à la largeur s : écart-type
F : largeur du front V : coefficient de variabilité
H : hauteur de VP α1 : coefficient d’asymétrie
ϒ2 : coefficient d’aplatissement
l/L, E/L, L’/L, F/L, H/L sont les rapports respectives de la largeur, l’épaisseur, L’, la largeur
frontale, la hauteur de VP sur la longueur.

D’après les tableaux 2 et 3, les calculs des Paramètres statistiques des variables et des
indices de variables montrent que :
Les coefficients de variabilité sont faibles, moins de 15% en moyenne sauf V de
H=20.409% (Tableau 2)

Les coefficients d’asymétrie et les coefficients d’aplatissement pour les caractères


bruts et les indices n’excèdent pas les valeurs -2 et +2 ce qui signifient qu’ils ne sont pas
significatifs marquant ainsi une distribution normale et homogène de la population de
l’espèce Terebratula subrotunda (cf. tableau 2et 3).

Toutefois, pour l’ensemble des caractères et les indices α1 ≥0, signifie une
asymétrie nette à gauche au niveau des caractères sauf α1 de L’ et α1 de l’indice H/L ≤0.
Ceci traduit une légère dominance d’individus jeunes au sein de la population.

Par ailleurs, les coefficients d’aplatissement montrant des valeurs négatives


confirment la présence d’individus à divers stades de croissance (L, L’, E, F, l/L et L’/L)

Chez le groupe « morphe 1 », les histogrammes de fréquences des caractères


dimensionnels et des indices donnent les résultats suivants :

30
27 27 27
24 24 24
21 21 21
Frequence

Frequence

Frequence
18 18 18
15 15 15
12 12 12
9 9 9
6 6 6
3 3 3
0 0 0
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 8 9.6 11.2 12.8 14.4 16 17.6 19.2 20.8 8.4 9.6 10.8 12 [Link].8 18
L F E
A B C

36 27
36
32 32 24
28 28 21
Frequence

Frequence
Frequence

24 24 18
20 20 15
16 16 12
12 12 9
8 8 6
4 4 3
0 0 0
3.2 4 4.8 5.6 6.4 7.2 8 8.8 9.6 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
H l
D E F L'

27
27 27
24
24 24
21
21 21
Freque nce

18
Frequence

Frequence

18 18
15
15 15
12
12 12
9 9 9
6 6 6
3 3 3
0 0 0
0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75 0.8 0.85 0.520.56 0.6 [Link].76 0.8 0.84 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75 0.8 0.85
F/L l/L E/L

G H I
27 27
24 24
21 21
Freque nce

Freque nce

18 18
15 15
12 12
9 9
6 6
3 3
0 0
[Link].210.240.27 0.3 0.330.36 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75 0.8 0.85 0.9 0.95
H/L L/L'
J K
Figures 10A-K: Histogrammes de fréquence des caractères dimensionnels et
indices, morphe 1. 11A : L ( Longueur max) ; 11B fréquence de F ( largeur
frontale) ; E (épaisseur max) ; 11D (hauteur VP) ; 11E : largeur max) ;11F : L’
(Distance du crochet à la largeur max) ;11G indice F/L ; 11H : lL ; 11I : E/L ; 11G :
A/L ; 11K L/L’

31
D’après les histogrammes de fréquences, il semble que les différentes variables et
indices présentent à première vue des variabilités relativement homogènes. Ainsi, Il
apparait que les proportions entre les caractères dimensionnels se modifient assez peu
avec la taille des individus

Analyse Bivariée

La matrice de corrélation montre que les variables sont liées entre elles, liées à la
croissance malgré quelques cas faiblement liés.

L l L’ E F H
L 1

l 0.772 1

L’ 0.721 0.644 1

E 0.766 0.693 0.578 1

F 0.626 0.709 0.734 0.496 1

H 0.584 0.597 0.645 0.500 0.547 1

Tableau 4: Matrice de corrélation Morphe 1 (L longueur ; l : largeur ; E :


épaisseur ; F largeur frontale ; H hauteur de VP ; L’ distance du crochet
au largeur max.

D’après le tableau 4 les corrélations des paramètres l, L’ et E en fonction de la


taille L sont fortes (r>0.70), alors qu’elles sont plutôt modestes avec les autres variables
(0.40<r<0.69). Ces derniers sont faiblement dépendants des caractères dimensionnels
au cours de la croissance et leur valeur diminue lorsque

32
Les droites de régressions ( cf figure 11)

La largeur maximale présente une corrélation forte avec la taille (r=0.77), elle
présente une croissance disharmonique majorante, avec une pente moins faible de la
droite de régression (l1=0.81L-1.83). La dispersion des points est moins importante
autour de la droite, elle traduit une petite variabilité de la largeur au cours de la
croissance, confirmé par la faible croissance de la largeur par rapport à la longueur.

La corrélation entre la longueur et l’épaisseur est positive et significative r=0.76.


Ces dimensions augmentent dans un même sens même s’il y a la différence de vitesse
de croissance (L augmente plus rapide par rapport à E).On a une croissance absolument
disharmonique majorante par l’équation de droite E1=0.68L-2.14.

La croissance de L’ montre une disharmonie majorante, L’1=0.84-2.13, on a une


faible dispersion des points autour de l’axe cela vérifie la forte corrélation positive liant L’
et L.

La croissance de la largeur frontale en fonction de la taille L est toujours majorante


(F1=0.65L-0.30). La liaison de F avec L est plus faible par rapport aux autres caractères
dimensionnels.

Remarque

Le taux de croissance entre les variables est à peu près identique tel qu’à un
certain moment les variables sur l’axe y (l, E, L’, F) restent constants alors que sur x (L)
augmente. La modalité de croissance se fait à peu près 1mm, c'est-à-dire L augmente
de 1mm, les variables sur y restent constantes à certain niveau de croissance.

En conclusion, les diagrammes de dispersion de l, E, L’, F en fonction de L


montrent des disharmonies de croissance majorantes, avec des pentes légèrement
faibles. Les corrélations sont positives et fortes à modérées.

33
E1=0.68L-2.14
l1=0.81L-1.83

L’1=0.84L-2.13 . F1=0.65L-0.30

Figures 11A : Droites de régression des variables l, E,L’,F en fonction de L

34
I-2-2-Analyse biométrique de la Morphe 2

L’échantillon du morphe 2 est formé de 38 exemplaires provenant de même site


que le précédent.

Analyse univariée (Tableaux 5 et 6)

L l L’ E F H

N 38 38 38 38 38 38
M 19.789 14.921 15.394 10.052 11.631 4.842

Max 27 23 21 14 16 7
Min 13 10 10 6 6 2

Sx 0.605 0.442 0.492 0.388 0.364 0.197


V 13.954 7.426 9.218 5.726 5.049 1.487

s 3.735 2.725 3.036 2.393 2.247 1.219

V% 18.874 18.262 19.721 23.806 19.319 25.175


α1 -0.147 0.324 -0.398 -0.290 -0.416 -0.247

ϒ2 -0.738 0.725 -0.845 -0.772 -0.044 -0.304


Tableau 5 : Paramètres statistiques de Morphe 2

l/L E/L L’/L F/L H/L

N 38 38 38 38 38

Max 0.87 0.77 0.8 0.3 0.74

Min 0.66 0.37 0.42 0.13 0.37

M 0.74 0.501 0.579 0.236 0.503

sx 0.007 0.011 0.011 0.006 0.011

v 0.002 0.005 0.005 0.001 0.005

s 0.047 0.071 0.072 0.038 0.707

V% 6.35 14.17 12.06 16.1 13.91

α1 0.367 0.193 0.799 -0.521 0.759

ϒ2 0.541 0.158 2.017 -0.021 2.119

Tableau 6: Paramètres statistiques des indices Morphe 2

35
L’ensemble des variables apparaît normalement distribué ainsi que les valeurs des
indices qui sont aussi faibles (tableau 5- 6). Les valeurs de V% sont peu élevées, en
moyenne 17.891% ; l’indice l/L qui n’atteigne pas 10%.

Les coefficients d’asymétrie négatifs α1≤0 signifient une asymétrie droite proche de
la normale. Exception les asymétries de l et de F/L sont asymétriques gauche.

Pour l’ensemble des caractères brutes et indices les coefficients d’aplatissement


sont positifs, distribution moins aplatie que la normale, sauf pour l et F/L.

Dans ces cas, la distribution est normale pour la population morphe 2 car les
valeurs des coefficients se situent entre -2 et 2.

Les histogrammes de fréquences des caractères dimensionnels ajustés nous


permettent d’avoir une vue d’ensemble ; une distribution normale des variables étudiées
même si quelques caractères et indices montrent une discontinuité avec une légère
asymétrie indiquant un manque de certains stades de croissance. Malgré cela les
caractères et indices sont distribués de façon homogène, Les courbes acceptent toujours
un ajustement de Gauss.

36
18
18 18
16
16 16
14
14 14
Freque nce

12

Freque nce

Freque nce
12 12
10
10 10
8
8 8
6
6 6
4
4 4
2
2 2
0
10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 0 0
0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 8 9.6 [Link] 16 [Link].4
L
l
A B C E

18 18 27
16 16 24
14 14 21
Frequence

Frequence
Frequence

12 12 18
10 10 15
8 8 12
6 6 9
4 6
4
2 3
2
0 0
0 3 6 9 12 15 18 21 24 27 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
1.6 2.4 3.2 4 4.8 5.6 6.4 7.2 8
L' F
H
D E F

18
18 18
16
16 16
14
14 14 Freque nce
12
Frequence

Freque nce

12 12
10
10 10
8
8 8
6
6 6
4 4
4
2 2
2
0 0
0 0.3 [Link].54 0.6 [Link].84
[Link].210.240.27 0.3 0.330.36 0.3 [Link].54 0.6 [Link].84
H/L E/L
F/L
G H I

18 18

16 16
14
14
Frequence

12
Frequence

12
10
10
8
8
6
6 4
4 2
2 0
0 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65 0.7 0.75
0.6 [Link].[Link].840.87 L'/L
l/L
K
J
Figure 12A-K: Histogrammes de fréquence des caractères dimensionnels et
indices, morphe 1. 16A : L ( Longueur max) ; 16B fréquence de F ( largeur max) ;
16C :E (épaisseur max) ; 16D :L’ (Distance du crochet à la largeur max) ; 16E :H (
Hauteur du VP) ;16F : F (Largeur frontale) ;16G indice H/L ; 16H : FlL ; 16I : E/L ;
16G : l/L ; 116 L’/L

37
 Analyse bivariée

L l L’ E F H
L 1

l 0.921 1

L’ 0.881 0.849 1

E 0.882 0.743 0.690 1

F 0.816 0.864 0.707 0.728 1

H 0.794 0.736 0.771 0.710 0.559 1

Tableau 7: Matrice de corrélation Morphe 2


La matrice de corrélation entre les diverses dimensions montre des liaisons fortes à
moyennement élevées entre elles: en moyenne les caractères dimensionnels l, L’, F, E,
et H sont fortement corrélés à L (r varie de 75% à 90%), en particulier le cas de l-
L(r≥90%) qui est très fortement corrélé c’est à dire les variables augmentent avec la
taille. Les corrélations entre les diverses dimensions brutes sont fonctionnellement
positives : les croissances se font dans un même sens même si l’on constate une
certaine « croissance constante » à un certain moment.

Les résultats de l’analyse bivariée montrent une disharmonie de croissance due à la


différence de stade de croissance des caractères des individus.

Sur des coquilles comme celle des Brachiopodes il est évident que la plupart des
variables ne sont pas indépendantes entre elles (H et F, r = 0,55 ; E et L’ r= 0,69).

38
L’2=1.08L+3.03 E2=0.56L-1.07

L’2=1.08L+3.03 F2=1.24L+5.28

Figure 13 : Droites de régression des variables l, E,L’,F en fonction de L

39
La droite de régression de l’équation du morphe 2 l2=0.60L+2.87 avec b≥0 indique
une croissance disharmonique minorante et présente une pente de la droite légèrement
faible (0.60) ; et la dispersion des points autour de la droite nous confirme que l est
fonction de L, donc les deux caractères varient proportionnellement au cours de la
croissance de l’individu, c'est-à-dire l/L décroît quand L croît.

Toujours des disharmonies de croissance minorante pour L’2=1.08L+3.03 et


F2=1.24L+5.28 mais par rapport aux autres droites régressions les pentes de ces deux
droites sont fortes : L’/L et F/L diminuent quand L augmente.

La droite de croissance E2=0.56L-1.07 avec b≤0 montre une croissance


disharmonique majorante, avec de pente faible (0.56), les deux caractères varient dans
un sens opposé c'est-à-dire E/L croît lorsque L augmente.

I-2-3-Analyse synthétique des deux morphes

Une analyse simultanée de deux morphes en analyse bivariée et multivariée (ACP


et AFC) est effectuée pour mettre en exergue une synthèse sur le parallélisme de
croissance et la juxtaposition de forme de deux morphes au sein de l’espèce Terebratula
subrotunda.

 Analyse bivariée

Les diagrammes de dispersions illustrent l’existence d’une variabilité morphologique


chez l’espèce Terebratula subrotunda ; elle se porte sur les dimensions l et son
épaisseur E (fig 14).

Le diagramme de dispersion (figure 14B) montrant la corrélation entre l et L avec


r=0.87, plus de 80% de la variation de l sont en liaison positive avec L et la régression
présente une disharmonie de croissance majorante d’équation l=0.76L-0.58, de pente
de la droite moins forte. On constate des ruptures de pente (cf fig 14B), elles peuvent
être traduites par le passage d’un stade ontogénétique à un autre (du stade jeune vers le
stade adulte).

On constate aussi que le morphe 2 se développe tôt par rapport au morphe 1. Les
nuages du morphe 2 se confondent avec ceux du morphe 1, comme le montre le
diagramme l=f(L), il semble donc dans ce cas qu’il y ait une tendance à une allométrie de
croissance de la taille rencontrée chez les deux morphes.

40
La figure 14A met en relief la croissance de l’épaisseur en fonction de la taille L qui
est d’une disharmonique majorante d’équation E=0.89L-5.49 et la corrélation est positive
plus modeste (r=0.52). Les 2 nuages correspondant aux 2 morphes sont distincts de
part et d’autre de la droite par l’épaisseur E : le morphe 1 est mince et de taille grande
par rapport au morphe 2 plus épais et de petite taille.

41
A

E=0.89L-5.49

Rupture de pente

l=0.76L-0.58

Figures 14 A et B : Variation de l et E en fonction de L des 2 morphes

42
 Tests statistiques

Comme nous avons énoncé dans la méthodologie l’application des tests t et F de


STUDENT au seuil de signification 5%. La comparaison des deux morphes a donné le
résultat suivant (Tableau 8) :

L l E L’ F H

t 4.367 3.773 -4.436 14.98 6.169 5.043

p 0.000 0.000 0.003 1.047 1.076 1.733

F 2.796 2.348 1.890 2.38 0.025 1.043

p 0.000 0.000 0.019 0.001 0.956 0.907

signification ds ds ds dns dns dns

Tableau 8: Comparaison des deux morphes pour les variables


dimensionnelles. t : test de moyenne de STUDENT ; F : test de variance de
STUDENT ; p : probabilité du test ; dns : différence non significative ; ds :
différence significative

D’après le tableau 8 pour les variables dimensionnelles de l’ensemble des 2


morphes, L, l et E montrent une différence significative la valeur de probabilité p
inférieure à 0.05 ; tandis que pour L’, f, H, il n’y a pas de différence significative avec une
probabilité p supérieure à 0.05.

 Analyse multivariée

Analyse en Composantes Principales (ACP)

L’analyse simultanée de deux morphes en ACP fait ressortir les nombreuses


caractéristiques de chaque morphe 1et 2 (tableau 9).

L’analyse réalisée sur 116 individus (dont 78 morphe 1 et 38 morphe 2) décrits par
six variables actives : L, l, E, L’, F, H, nous a permis de constater que les trois premières
composantes sont plus intéressantes parce qu’elles possèdent les plus grandes parties
de l’information initiale.

43
D’après le tableau 9, chaque valeur propre exprime une partie de la variance totale
de l’échantillon. Dans le cas présent les pourcentages de variance totale ressortant sur
chacune des valeurs propres sont :

Valeur % Variance %variance


Composantes propres cumulées
1 4.105 68.433 68.433

2 1.002 16.716 85.149

3 0.378 6.306 91.454

4 0.278 4.644 96.098

5 0.165 2.765 98.863

6 0.068 1.135 100

Tableau 9: Représentation des valeurs propres et les pourcentages des


variances des variables actives
L’ACP regroupe l’observation morphologique. La première composante est la plus
importante puisqu’elle représente 68.433% (tableau 9) de la variabilité totale, elle
correspond à la croissance de la taille de la coquille. La seconde composante n’est pas
négligeable elle occupe 16.716% de la variabilité, elle traduit la modification de la forme
de la coquille, de même pour la troisième composante 6.306%.

64

56

48
valeurs propres

40

32

24

16

0
0 1 2 3 4 5 6
Composantes

Figure 15 : Représentation des valeurs propres correspondantes


44
Variables F1 F2 F3
L 0.939 0.058 -0.07
l 0.925 0.04 -0.164
E 0.510 0.845 0.013
L’ 0.805 -0.525 -0.01
F 0.872 0.071 -0.249
H 0.834 0.046 0.532

Tableau 10: Coordonnées des variables actives sur l’axe 1à 3

Le Tableau 10 montre que les trois composantes extraites (F1, F2, F3) résument
l’information sur l’ensemble des variables.

D’après le tableau 10, figure 16 les nuages des points variables montrent qu’ils sont
regroupés dans le côté positif de l’axe factoriel F1-F2 avec des signes positifs.

Selon l’axe factoriel F1, la répartition des individus correspond à l’action de


croissance. Les individus sont groupés le long de l’axe F1 qui correspond par-dessus
tout à un axe taille (LAURIN B. 1972, 1974) ; le poids de cette première composante F1
est dû essentiellement aux variables L (0.939%) et l (0.925%). La variation ontogénique
de la coquille est très affectée par ces variables au cours de ces stades de croissance.

La deuxième composante F2 extrait 16.716% de la variance totale et celle de la


troisième composante F3, 6.305%. Le tableau 10 et figure 16 Correspond à la deuxième
et troisième composantes. La variable qui a le plus de poids et plus corrélée à F2 est E
(0.845%). Cette variable se trouve sur la position orthogonale par rapport aux autres
donc sa variation est indépendante de ces dernières. Elle traduit davantage de la forme.

De même pour F3 elle représente 6.305% de la variabilité totale, affectant H


(0.523%) indépendant de la taille, donc elle traduit la morphologie de la coquille surtout H
affecte la courbure du crochet pédonculaire.

45
Individus adultes

Individus jeunes

Individus jeunes Individus adultes

Figure 16 : Projection sur les axes factoriels F1-F2 des points variables de morphe
1et 2 de l’échantillon T subrotunda.

En combinant les axes factoriels F1, F2, F3 on peut déduire que :

l’homogénéité de deux morphes appartenant à T subrotunda est démontrée par le


chevauchement de leurs nuages des points individus sur toutes les figures 16, 17 et la
présence de formes juxtaposées.

Le morphe 1 est caractérisé par une coquille de grande taille et mince de forme
plus ou moins globuleuse ou circulaire.

Le morphe 2 par contre est caractérisé par une coquille épaisse, plus évasée,
contour ovalaire à légèrement triangulaire.

46
Figure 17 : Projection sur l’axe factoriel F2-F3 et F1-F3 des points variables

47
Analyse factorielle de correspondance (AFC)

Facteurs Valeurs % total % cumulés


propres
1 0.009 66.452 66.452
2 0.001 13.271 79.723
3 0.001 11.024 90.747
4 0.0008 6.594 97.341
5 0.0005 2.658 100

Tableau 11 : Contribution des facteurs de l’AFC


Cette analyse (AFC) a été réalisée sur 116 individus appartenant à l’espèce
Terebratula subrotunda renfermant les 2 morphes décrits précédemment par six
variables. D’après le tableau 11, on retient les trois premiers facteurs responsables de la
variabilité des individus ; le premier axe factoriel extrait 66.452% de la variance totale, le
second axe 13.271% et le troisième 11.024%.Cette analyse montre un nuage groupé de
part et d’autre de l’origine des axes factoriels 1-2 (figure 18) avec des variables L et l
corrélées sur l’axe 1 et E avec l’axe [Link] l’axe factoriel 2-3 les individus sont groupés au
centre .

Figure 18: Nuage des individus sur le plan factoriel 1-2


La distribution des nuages sur les plans factoriels 1-2 et 1-3 attire davantage notre
attention sur l’importance de la variable E plus active au cours de la croissance du
morphe 2 et L, l pour le morphe 1.
48
L’AFC montre une distinction nette entre les deux morphes : un morphe dominé par
les variables L et l incluant des individus généralement de grande taille et globuleuse et
un autre morphe à variable E représentant des individus à coquille épaisses et étroites.
Les individus à coquille épaisse correspondent au morphe 2 tandis que les individus de
grandes tailles au morphe 1.

49
Figure 19: nuage des individus sur l’axe 2-3 et l’axe 1-3
L’analyse synthétique des deux morphes par l’analyse bi et multivariée montre la
présence de variabilité intraspécifique entre les caractères. Sa variabilité confirme à la
présence de deux paquets morphologiques au sein de l’espèce. L’interprétation se porte
sur le dimorphisme sexuel chez les brachiopodes qui différencie les mâles des femelles
par la taille et l’épaisseur de la coquille (L, l, E) et le parallélisme des certains stades de
croissance.L’étude biométrique montre l’appartenance des deux morphes à une seule
population de l’espèce Terebratula subrotunda : Il n’y a pas de différence significative
des caractères L’, F, H même si la région frontale rectimarginale se plisse petit à petit
au cours de la croissance, et de la courbure du crochet par le développement de la
hauteur de la Valve Pédonculaire.

De tout ce qui précède, notre échantillon de distribution homogène appartenant à


Terebratula subrotunda présente sans aucun doute deux morphes, liés à dimorphisme
sexuel :

Morphe 1 : coquille de grande taille, plus ou moins globuleuse représentent les


mâles.

50
Morphe 2 : coquille épaisse, plus évasée, contour ovalaire représentent les
femelles. L’explication paraît logique parce que le morphe 2 soit épais pour permettre à
la production des œufs ; chez les Térébratules ils déversent les œufs entre le manteau et
la coquille, ce qui fait que la valve brachiale est bombée affectant l’épaisseur de la
coquille.

51
II- Etude biostratigraphique

Figure 20: Coupe lithologique du Coniacien Inférieur de Mahatsinjo

52
Dans cette localité de Mahatsinjo on a une alternance monotone des grès calcaires
jaunes.
Les données stratigraphiques du site Mahatsinjo, obtenues à partir d’une coupe
géologique (fig 20) offrent les successions suivantes de bas en haut :

N1 : Grès calcaires jaunes à gypse et des concrétions calcaires blanches, de 3.5m


d’épaisseur contenant des fossiles à savoir : Les Brachiopodes Térébratules à valves
séparées ou non, fragments des Ammonites et Nautiles, Gastéropodes, Bivalves,
Serpules, dents Requins et Raies, morceaux de bois fossiles. Ce niveau est très
fossilifère.

N2 : Grès calcaires jaunes d’épaisseur 6m, subdivisé en deux : la partie inférieure à


sédiments plus ou moins meubles renfermant des Ammonites de grandes tailles, et la
partie supérieure les sédiments durs deviennent lumachelliques contient des fragments
d’ammonite de grandes tailles et de tailles moyennes, des Ostrea. Ce niveau est
remarquable par sa richesse en faune d’Ammonites

N3 : toujours des Grès calcaires jaunes, épais de 4m renfermant des rares


Brachiopodes Térébratules et Rhynchonelles, des ossements des Dinosaures.

N4 : Grès sableux blancs, 1.5m d’épaisseur sans fossiles.

N5 : Grès calcaires jaunes épais de 3.5m renferment les mêmes fossiles que N1
mais les Ammonites sont de plus en plus rares ou même disparus.

53
Figure 21: Distribution verticale des fossiles du Coniacien Inférieur de Mahatsinjo

54
III- Essai de reconstitution paléoenvironnementale

La paléoécologie est une discipline qui étudie les relations entre les organismes
disparus et leur environnement dans lequel ils vivaient, c'est-à-dire les interactions
des êtres qui vivent dans un même milieu. Elle traite de l’histoire écologique des
écosystèmes, communautés, la quantification et la datation des restes biologiques à
des échelles temporelles souvent anciennes et vastes.

On considère différents facteurs qui conditionnent la vie des êtres fossiles tels
la température, la salinité, la dynamique des eaux, la profondeur, le type de
nourriture, climat, etc. L’objectif c’est d’aboutir à une reconstitution des
environnements anciens correspondants aux périodes successives étudiés.

D’après la coupe lithologique (fig 20), le site Mahatsinjo est formé par la
dominance de grès calcaires jaunes correspondent à une sédimentation marine peu
profonde permettant à la précipitation des calcaires et la formation des concrétions
calcaires. La formation des calcaires nécessite une température supérieure à 18°C,
ce qui confirme que la profondeur est inférieure à 50m donc milieu euphotique. En
plus la présence des gypses en N1 indique un milieu sursaturé peu profond.

Les grès à grains fins proviennent du continent et indiquent un milieu peu


calme à énergie modérée à faible.

Les fossiles sont en général en bon états de conservation grâce à un taux de


sédimentation plus élevé dans ce site.

Niveau N1, grès calcaire jaune à grains moyens à fins, très fossilifère. On
rencontre des Invertébrés, des Vertébrés et des morceaux de bois fossiles. En effet :

Les Gastéropodes sont des bons indices de faciès ; généralement on les


retrouve en milieu peu profond. Ils ont des coquilles épaisses et faiblement
ornementées comme le Gyrode et Phasianella vivant au fond des mers chaudes peu
profondes du littoral.

Les Lamellibranches (Ostrea) sont des mollusques marins rencontrés dans des
mers peu profondes.

55
Les Brachiopodes sont des groupes exclusivement marins, sédentaires. Ils
vivent dans des eaux biens oxygénées à salinité normale. Ils vivent généralement
fixés soit sur le fond rocheux, soit sur un substrat plus ou moins dur par
l’intermédiaire d’un pédoncule.

Les Térébratules ont des coquilles épaisses, souvent lisses. Ils occupent soit un
milieu de faibles tranches d’eau plus ou moins chaude et peu profonde (50m
maximum), soit dans des fonds des mers vers 200m de profondeur.

Les Ammonites et Nautiles sont des groupes exclusivement marins également,


nageurs et flottants vivant surtout à une profondeur comprise entre 50 et 250m et
occupaient des mers chaudes et pénétrées par la lumière.

Les Requins et Raies fossiles occupaient une bathymétrie peu profond (80 à
200m), et à faible énergie.

Les morceaux de bois proviennent du continent. Donc on peut conclure que ce


milieu est un milieu littoral pas loin de la côte.

Niveau N2, toujours formé des grès calcaires très riches en faune d’Ammonites
de grande taille. Dans sa partie inférieure il est formé de grès calcaire non induré
remarquable par la présence des gros Puzosia et sa partie supérieure marquée par
la zone à Ostrea formant une lumachelle à ciment calcaire dur confirme encore que
N2 est toujours exclusivement marin à faible profondeur et chaud. Dans le calcaire
lumachellique on trouve des gros morceaux d’Ammonites (Mesopuzosia) occupant
une bathymétrie environ 200m.

Niveau N3, grès calcaires jaunes à grains plus grossiers par rapport à N1 et
[Link] correspond à un milieu à énergie forte mais toujours de faible profondeur,
euphotique. N3 renferme des rares Térébratules et des Rhynchonelles fortement
costulés sur la surface de la coquille indiquant un milieu agité.

Les ossements de Dinosaure terrestre affirment que ce milieu se trouve proche


du continent.

Niveau N4 formé par de grès sableux blanc sans fossiles .Les conditions de
sédimentation ne permettent pas à la conservation des fossiles. Les sédiments sont
très fins, ce qui correspond à un dépôt plutôt calme, avec une énergie faible.

56
Niveau N5 contenant on a même faune que N1 mais les Ammonites sont de
plus en plus rares et à coquille fragmentée? (y avait-il un remaniement ou un
transport).On a un milieu toujours calme à énergie faible, basse profondeur.

Figure 22 : Illustration des faunes associées constituants le paléoenvironment


du Coniacien Inférieur de Mahatsinjo

57
QUATRIEME PARTIE : DISCUSSION

58
La détermination

Nous avons rencontré des difficultés sur la détermination systématique des


Terebratula de Mahatsinjo :

d’abord à cause de l’insuffisance de références bibliographiques sur les


Brachiopodes de Madagascar et sur l’espèce Terebratula subrotunda ;

les caractères internes n’ont pas été étudiés, faute de l’impossibilité de faire
des coupes sériée de la coquille, rendant difficile la détermination spécifique.

Un matériel représentatif pour des analyses morphométriques basées sur les


caractères externe de la coquille telles les dimensions et l’épaisseur a permis de
justifier l’attribution de ces Terebratules à l’espèce Terebratula subrotunda malgé
l’existence d’un polymorphisme et de sa grande affinité avec Terebratula ampulla
(Lamarck).

Etude biométrique
L’étude de la croissance des caractères dimensionnels montre une disharmonie
positive de la croissance de façon isométrique .Quelque fois on constate une
apparition d’une croissance de type allométrique si on regarde la dispersion des
points. Ce qui est d’ailleurs signalé par DELANCE (1974) que la croissance chez les
Brachiopodes n’est presque jamais isométrique mais plus ou moins nettement
allométrique.

La formation

Le Coniacien Inférieur est formé par une couche de marne gris-jaune (Besairie
H, 1957) avec des lits calcaires. Or au cours des travaux sur terrain, le Coniacien
Inférieur du secteur Mahatsinjo offre une dominance des grès calcaires jaunes.

D’après Collignon (1966-1970), Le Coniacien inférieur est caractérisé par la


zone à Peroniceras dravidicum et Gauthiericeras, mais l’espèce Peroniceras
dravidicum ne se rencontrent pas à Mahatsinjo mais plutôt on assiste à une
dominance des gros Mesopuzosia et des couches à Ostreidae très remarquables.
Ce qui nous amène à déduire l’existence d’une variation latérale de faciès.

59
Quant à la biostratigraphie, cette étude nous a permis d’apporter quelques
précisions sur la biozonation du Coniacien Inférieur dans le Centre Nord Est du
Bassin de Morondava.

La zone à Peroniceras dravidicum et Gauthiericeras (Collignon M.) est


caractérisé par :

des espèces de Brachiopodes : Terebratula subrotunda et Cyclothyris


des espèces d’Ammonites : genre Mesopuzosia
Plusieurs faunes associées riches en ossement de Vertébrés et Invertébrés.

60
CINQUIEME PARTIE : CONCLUSION

61
Aux termes de ce travail sur les fossiles rencontrés du site de Mahatsinjo nous
pouvons conclure sur les points suivants :

Analyse qualitative

Le groupement morphologique nous montre la richesse en faune et flore


fossiles telles que : Ammonites, Lamellibranches, Gastéropodes, brachiopodes,
Nautiles, dents des requins et Raies, ossements de Dinosaure, bois fossiles.

L’étude systématique nous permet de distinguer deux familles de Brachiopode


dans ce site :

Famille de Terebratulidae représenté par l’espèce Terebratula subrotunda,


distribuée en deux paquets morphologiques selon la taille et la forme de la coquille.

Famille de Rhynchonnellidae représenté par l’espèce Cyclothyris

Analyse quantitative

L’analyse univariée montre que les deux morphes observés en analyse


qualitative appartiennent en réalité à une seule population distribuée d’une façon
homogène. En effet les discontinuités décelées sur les histogrammes de fréquence
sont les résultats des variations liées à la croissance (variation ontogénique).

L’analyse bivariée met en évidence des modifications progressives affectant les


variables dimensionnelles telles que la longueur, la largeur, l’épaisseur. Les
caractères dimensionnels sont liés à la taille et les droites de croissance montrent
une disharmonie de croissance généralement majorante permettant de délimiter les
stades de croissance.

L’analyse synthétique des deux morphes par L’ACP et l’AFC donne les
résultats suivants : L, l, E sont les variables plus actives à la croissance de la
coquille. Cette analyse nous révèle la présence de dimorphisme sexuel caractérisé
par la différence de la taille et de l’épaisseur de la coquille.

62
Donc l’analyse biométrique démontre l ‘appartenance des deux morphes à
l’espèce Terebretula subrotunda. Ces deux morphes se distinguent par des
variations intraspécifiques liées au dimorphisme sexuel et au stade de croissance.

Stratigraphie

Concernant la stratigraphie du site étudié la biozonation du Coniacien Inférieur


à Peroniceras dravidicum et Gauthiericeras est caractérisée par :

une succession monotone de grès calcaire de couleur jaune à grains fins.


une formation sédimentaire datée du Coniacien Inférieur.
de nombreux fossiles d’Invertébrés (4 groupes), de Vertébrés, et des plantes
fossiles.

Paléoenvironnement.

Grâce à l’étude de l’association faunique, les données paléoécologiques nous


ont permis de supposer que le Coniacien Inférieur de Mahatsinjo constitue un
milieu marin à faible profondeur, calme à énergie faible pénésaline, dans une
zone côtière, sous un climat chaud.

63
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67
Planche 1

1-Terebratula subrotunda, Morphe 1


1a-vue dorsale
1b-vue latérale
1c-vue frontale
Niveaux : N1, N3, N5

2-Terebratula subrotunda, Morphe 2


2a-vue dorsale
2b-vue latérale
2c-vue frontale
Niveaux : N1, N3, N5

3-Cyclothyris
3a-vue dorsale
3b-vue ventrale
Niveaux : N1, N5

68
PLANCHE 1

1a 2a 3a

1b
2b 3b

2c
1c

69
PLANCHE 2

4-dent de Raie
Niveaux : N1, N5

5-dent de Carcharinus
Niveau : N1, N5

6-dent de Carcharodon
Niveaux : N1, N5

7-Gyrode, vue latérale

Niveaux ; N1, N5

8-Phasianella, vue latérale

Niveaux : N1, N5

9-Ostrea

9a-vue externe
9b-vue interne
Niveaux : N1, N5

10-Inoceramus
10a- vue externe
10b-vue interne

70
PLANCHE 2

4 5 6

7 8 9a

9b 10a 10b

71
PLANCHE 3

11-Pinna sp, vue interne


Niveau : N5

12-Cymatoceras, vue latérale


Niveaux : N1, N5

13-morceau de bois fossile


Niveaux : N1, N5

14-Bostrychoceras

Niveau : N1, N5

15-portion de Kossmaticeras, vue latérale

Niveau : N1

16-portion de Scaphite

Niveaux : N1, N5

17-Portion de Puzosia, vue latérale

Niveau : N2

72
PLANCHE 3

11 12 13

14 15 16

17

73
PLANCHE 4

19-Tetragonites
19a-vue latérale
19b-vue frontale
Niveau : N1

20-Mesopuzosia, vue latérale

Niveau : N2

74
PLANCHE 4

19b
19a

20

75
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : GENERALITES ................................................................................... 4
I-Cadre géographique et géologique...................................................................................... 5
I-1-Position géographique du secteur étudié....................................................................... 5
I-1-1 Traits généraux du bassin de Morondava ............................................................... 5
I-1-2-Localisation du site (fig.1) .................................................................................... 5
I-2- Stratigraphie et géologie .............................................................................................. 7
I-2-1-Généralités sur le Crétacé ...................................................................................... 7
I-2-2-Le Crétacé Supérieur de la région étudiée ............................................................. 7
II-Généralités sur les Brachiopodes et terminologies ............................................................. 8
DEUXIEME PARTIE : MATERIELS ET METHODES ........................................................ 16
I-Matériels ............................................................................................................................ 17
I-1-Travaux de terrain ....................................................................................................... 17
1-2-Levée de coupe ........................................................................................................... 17
I-3-Prélèvement ou échantillonnage ................................................................................. 17
II-Méthodologie d’étude au laboratoire ................................................................................ 17
II-1-Méthode qualitative ................................................................................................... 17
II-2-Méthode quantitative ou méthode biométrique ......................................................... 19
TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET INTERPRETATIONS ......................................... 24
I-Résultats et interprétations systématiques ......................................................................... 25
I-1-Etude qualitative ......................................................................................................... 25
I-1-1-Etude du genre Terebratula ................................................................................. 25
I-1-1-1-Position systématique.................................................................................... 25
I-1-1-2-Description du genre Terebratula ................................................................. 25
I-1-1-3-Etude de l’espèce subrotunda ....................................................................... 26
I-1-2-Etude du genre Cyclothyris .................................................................................. 28
I-1-2-1-Position systématique.................................................................................... 28
I-1-2-2-Etude descriptive du genre Cyclothyris (Pl.1 figs. 3a et 3b) ....................... 28
I-2-Etude quantitative ....................................................................................................... 29
I-2-1- Analyse biométrique du morphe 1 ...................................................................... 29
I-2-2-Analyse biométrique de la Morphe 2 ................................................................... 35
I-2-3-Analyse synthétique des deux Morphes ............................................................... 40
II- Etude biostratigraphique .................................................................................................. 52
III- Essai de reconstitution paléoenvironnementale ............................................................. 55
QUATRIEME PARTIE : DISCUSSION ................................................................................. 58
Etude biométrique................................................................................................................. 59
La formation ......................................................................................................................... 59
CINQUIEME PARTIE : CONCLUSION................................................................................ 61
Analyse qualitative ............................................................................................................... 62
Analyse quantitative ............................................................................................................. 62
Stratigraphie.......................................................................................................................... 63
Paléoenvironnement. ............................................................................................................ 63
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ET WEBBOGRAPHIQUES .................................. 64
Nom: ANDRIANARIVO Miary Harimanana
E-mail: miaryharimanana@[Link]
Encadreur: RANDRIANALY Hasina Nirina
Titre: Description systématique des Brachiopodes: Terebratula subrotunda du Coniacien
Inférieur de Mahatsinjo, Centre Nord Est du Bassin de Morondava
Résumé
Dans la région Ampolipoly Antsirasira, Centre Nord Est du Bassin de Morondava, des
études ont été connues surtout par sa richesse en Ammonites. C’est la raison pour
laquelle cette étude se consacre sur les Brachiopodes du site de la localité Mahatsinjo
dans la même région. Grâce à des effectifs considérables d’exemplaires de
Brachiopodes, ce travail a été fait et nous permet de distinguer deux groupes : des
Rhynchonelles, genre Cyclothyris et des Térébratules, genre Terebratula.
Des analyses morphométriques uni, bi et multivariées a permis de montrer l’existence
d’une variabilité ontogénique, d’une variabilité intra-spécifique et l’existence d’un
dimorphisme sexuel au sein de l’espèce Terebratula subrotunda est représenté
uniquement par l’espèce Terebratula subrotunda.
L’appartenance du site Mahatsinjo au Coniacien Inférieur correspondant au zone à
Peroniceras dravidicum et Gauthiericeras est confirmée par l’existence de Terebratula
subrotunda et Mesopuzosia dans la composition faunique.
L’étude de paléoenvironnement montre que le Coniacien Inférieur de Mahatsinjo était un
milieu marin calme, de faible profondeur sous un climat chaud.
Mots-clés : Brachiopodes, Terebratula subrotunda, Coniacien Inférieur, Systématique,
Stratigraphie, Paleoenvironnement, Mahatsinjo, Bassin de Morondava.
Abstract
Studies Ampolipoly and Antsirasira region center North East of Morondava Basin have
been well known by its richness Ammonites. This is the reason that this study focuses on
Brachiopods in this locality. Taking account to considerable number of Brachiopods
samples this work was done and we can distinguish two groups: group of Rhynchonellids
and group of Terebratulids.
Morphometrics analysis uni, bi, and multivariates show ontogenic variability, intraspecific
variability, and sexual dimorphism in Terebratula subrotunda species.
Lower Coniacian of Mahatsinjo site belongs to the Peroniceras dravidicum and
Gauthiaericeras zone. Due to species Terebratula subrotunda and Mesopuzosia.
The study shows that the paleoenvironment of lower coniacian of Mahatsinjo was marine,
calm, and shallow in hot climate.
Keywords: Brachiopods Terebratula subrotunda, Lower Coniacian, Systematic,
Stratigraphy, Palaoenvironment, Mahatsinjo, Morondava Basin.

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