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Classifications des impôts en droit fiscal

Le document traite des différentes classifications des impôts selon trois critères : l'assiette, la liquidation et le recouvrement. Il distingue notamment les impôts directs et indirects, réels et personnels, ainsi que les impôts sur le revenu, le capital et la consommation. Enfin, il aborde les phases de l'établissement de l'impôt, incluant l'assiette, la liquidation et le recouvrement, tout en soulignant l'importance de la technique fiscale dans l'application individuelle de l'impôt.

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Classifications des impôts en droit fiscal

Le document traite des différentes classifications des impôts selon trois critères : l'assiette, la liquidation et le recouvrement. Il distingue notamment les impôts directs et indirects, réels et personnels, ainsi que les impôts sur le revenu, le capital et la consommation. Enfin, il aborde les phases de l'établissement de l'impôt, incluant l'assiette, la liquidation et le recouvrement, tout en soulignant l'importance de la technique fiscale dans l'application individuelle de l'impôt.

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CHAPITRE I : LES DIFFERENTES CLASSIFICATIONS DES IMPOTS

Les impôts sont nombreux. Ils sont classés traditionnellement en fonction


de trois critères : l’assiette, la liquidation, le recouvrement.

Section1 : La classification en fonction des modalités d’assiette ou


de la matière imposable

La question est très discutée en doctrine. Dans les méandres des


discutions doctrinales, il convient de retenir les classifications les plus
opérationnelles.

Paragraphe1 : Impôt direct et impôt indirect

La distinction impôt direct, impôt indirect est la division majeure du droit


fiscal. On la retrouve dans la plupart des textes fiscaux et elle est même à
la base de l’organisation de l’administration fiscale. De même, le
contentieux en la matière est attaché à cette distinction. Par exemple, en
France, le contentieux des impôts directs relève de la juridiction
administrative tandis que le contentieux des impôts indirect relève du juge
judiciaire.

Deux critères permettent de distinguer les impôts directs des impôts


indirects : le critère juridique et le critère économique.

A- Le critère juridique

Il tient à l’existence ou l’absence d’un rôle. Le rôle est la liste des


contribuables avec indication de leur cotisation individuelle. Les impôts
perçus en vertu d’un rôle sont des impôts directs. Par contre, l’impôt
indirect est celui perçu sans établissement de rôle. Il est perçu
instantanément. Ce critère n’est pas satisfaisant.

B- Le critère économique

Ce critère pose le problème de l’incidence de l’impôt qui consiste à


déterminer qui supporte réellement la charge de l’impôt.

Les impôts qui restent à la charge du contribuable légal, sans subir une
translation, sont des impôts directs. Par contre, les impôts que le

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contribuable légal peut répercuter sur un contribuable réel sont des
impôts indirects.

Paragraphe2 : Impôt réel et impôt personnel

L’impôt réel frappe directement la matière imposable sans égard à la


personne qui le paie : par exemple : les timbres fiscaux.

L’impôt personnel ne frappe pas directement les personnes, mais est


établi en fonction de leur situation personnelle : par exemple l’IRPP avec le
système du quotient familial, tient compte des personnes à la charge du
contribuable.

Paragraphe 3 : L’impôt sur le capital, l’impôt sur le revenu et


l’impôt sur la consommation ou la dépense.

L’impôt étant un prélèvement sur la production nationale, il s’agit de


savoir en quel lieu ou à quel moment l’effectuer; doit-on imposer le revenu
au moment de sa naissance, au moment où il est dépensé ou au moment
où il est capitalisé ?

A- L’impôt sur le revenu :

Depuis son apparition en Grande Bretagne en 1799 (IN COME TAX), il est
adopté par la majorité des pays (France 1914), le Congo n’est resté en
marge de cela car pour faire vivre ses institution, l’administration a imite
les méthodes du colonisateur. L’impôt sur le revenu frappe le revenu du
contribuable lors de son acquisition (de sa formation ou constitution).

B- L’impôt sur le capital

L’impôt sur le capital frappe la richesse acquise c'est-à-dire l’ensemble du


patrimoine d’un individu. On l’appelle aussi l’impôt sur la fortune où
l’impôt sur le patrimoine : il est ainsi de :

 Des droits de successions


 Des droits d’augmentation du capital social
 De l’impôt sur des grandes fortunes

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C- L’impôt sur la dépense ou la consommation

Il frappe les emplois du revenu ou du capital au moment de l’acquisition


des biens et services. Les dépenses considérées sont tant les dépenses
d’investissement que les dépenses de consommation. Exemple d’impôt
sur les dépenses : les Taxes sur les chiffres d’affaires, les droits de
douanes, la T.V.A .

Section2 : La classification en fonction des modalités de


liquidation

Deux séries de classifications peuvent être retenues : l’impôt de


réparation et l’impôt de quotient, l’impôt progressif et l’impôt
proportionnel.

Paragraphe1 : Les impôts de répartition et les impôts de quotité

L’impôt est dit de répartition lorsque le produit global est connu à


l’avance, puis est ensuite réparti entre les contribuables (taxe d’habitation
en France).

An contraire l’impôt est dit de quotité lorsque le produit global n’est pas
connu à l’avance, mais le taux de l’impôt est déjà déterminé par le
législateur. C’est le cas de l’impôt sur les sociétés.

Produit
Impôt de répartition= =Taux
Baseimposable !

Paragraphe2 : Les impôts proportionnels, les impôts progressifs

L’impôt proportionnel est un impôt à tarif constant quel que soit la


quantité de la matière imposable. Exemple : impôt sur les sociétés.

L’impôt progressif, au contraire, repose sur un taux qui progresse


parallèlement à la base imposable : exemple IRPP.

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Section3 : La classification en fonction des modalités de
recouvrement

On distingue les droits au comptant des droits constatés, l’impôt en nature


de l’impôt en argent.

Paragraphe 1 : Les droits au comptant et les droits constatés

Si la recherche de la matière imposable et le paiement de l’impôt sont


simultanés, l’exigibilité et le règlement se font au comptant : exemple : le
droit des douanes, droits d’enregistrement et le timbres.

Par contre, s’il Ya décalage entre l’assiette et le recouvrement de l’impôt,


l’exigibilité est différé et le règlement se fait au vu des titres administratifs
(rôles) en fonction des droits constatés.

Paragraphe2 : L’impôt en nature et l’impôt en argent

L’impôt en nature est quasiment inexistant. Le mode normal de


règlement de l’impôt est la monnaie sous diverses formes : espèces,
chèques, mandats etc…

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CHAPITRE II : LES PHASES DE L’ETABLISSEMENT DE L’IMPOT

L’application individuelle de l’impôt requiert en toute hypothèse


l’exécution de trois opérations successives : l’assiette, la liquidation et le
recouvrement.

Section 1 : L’assiette de l’impôt


L’assiette de l’impôt est l’ensemble des opérations destinées à la
détermination de la matière imposable et l’évaluation des bases de
l’imposition.
Asseoir l’impôt c’est définir ou plutôt délimiter la matière imposable puis
l’évaluer. C’est en quelque sorte tracer le périmètre des bases
individuelles de l’imposition puis en calculer la surface de la matière la
plus exacte possible.

Paragraphe 1 : La détermination de la matière imposable

La détermination de la matière imposable soulève plusieurs questions que


le législateur doit résoudre.
Faut-il créer un impôt unique assis sur une seule matière imposable ?
C’est le problème de l’unicité et de la pluralité de l’impôt.
Faut-il ne tenir compte dans l’établissement de l’impôt que la matière
imposable ? Ou faut-il également prendre en considération la situation
individuelle du contribuable ?
C’est le problème du choix entre l’impôt réel et l’impôt personnel.
Faut-il opérer le prélèvement lorsque la richesse entre dans le patrimoine
du contribuable ou saisir la richesse déjà constituée et consolidée dans le
patrimoine du contribuable ou encore frapper la richesse au moment où
elle sort du patrimoine du contribuable ?
C’est le problème du choix entre l’impôt sur le revenu, l’impôt sur le
capital ou l’impôt sur la consommation.
Enfin, le législateur doit choisir entre deux techniques juridiques
d’imposition. C’est le problème du choix entre l’impôt direct et l’impôt
indirect.

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Paragraphe 2 : L’évaluation des bases d’imposition

Une fois la matière imposable (revenu, capital ou dépense) déterminée ou


délimitée, il reste le problème de son évaluation.
De ce point de vue, la base imposable peut se définir comme la quantité
d’éléments imposables. Il s’agit en général des données monétaires. Mais,
il arrive que des éléments imposables soient des éléments matériels qui
peuvent être mesurés ou dénombrés.
Aussi, les impôts spécifiques sont établis en fonction du poids, du volume
ou des dimensions de la matière imposable (droit de timbres).
Les impôts ad valorem sont assis sur une évaluation monétaire de la
matière imposable : exemple : impôt sur les sociétés. Dans ces conditions,
le problème de méthodes d’évaluation ne se pose que pour les impôts ad
valorem.
Le choix des méthodes de constatation et d’évaluation des bases
d’imposition a une importance primordiale. Il est la clé tant de la justice
fiscale que du rendement et de la neutralité de l’impôt.
En pratiques, les procédées employés sont la méthode indiciaire,
l’évaluation administrative, le forfait et la déclaration contrôlée.

A- L’évaluation indiciaire

L’évaluation indiciaire consiste à évaluer la matière imposable en se


fondant sur un certain nombre de signes apparents ou indices. La
méthode indiciaire repose sur une présomption. On retient généralement
certains éléments du train de vie :
 La disposition d’une résidence principale et secondaire
 Un domestique
 Une voiture automobile
 Un bateau de plaisance
 Un avion de tourisme ou un cheval de course
La méthode indiciaire est commode, notamment dans les pays en voie de
développement.

B- L’évaluation administrative

La méthode de l’évaluation administrative est utilisée par l’administration


fiscale à titre de sanction lorsque le contribuable, tenu de rédiger une
déclaration, s’est abstenu de la produire ou à fournir des renseignements
inexacts (c’est le cas de la taxation d’office ou de rectification d’office).

C- L’évaluation forfaitaire

L’évaluation forfaitaire est assez proche de l’évaluation indiciaire. Dans les


deux cas, le fisc renonce à saisir la matière imposable dans son montant

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exact et se contente délibérément d’une évaluation forfaitaire. Dans le cas
de l’évaluation forfaitaire le fisc s’attache à un élément de la matière
imposable ; par exemple : le chiffre d’affaires.

D- La déclaration contrôlée

La méthode d’évaluation par la déclaration contrôlée comporte deux


modalités;
- La première consiste à exiger du contribuable lui-même une
déclaration qui comporte, outre divers renseignements,
d’indication du montant ou des éléments de la base
d’imposition
- La seconde consiste à demander aux parties la déclaration
des sommes qu’elles ont payées au tiers au cours d’une
période donnée. Le système de la déclaration contrôlée
permet au contribuable de procéder lui-même à la
détermination de la base d’imposition. Ce procédé repose
sur une déclaration de bonne foi.
Section 2 : La liquidation de l’impôt

La liquidation de l’impôt a pour objet de déterminer le montant de la dette


fiscale par application à la base imposable d’un tarif (c’est-à-dire d’un taux
et éventuellement des abattements, déductions, réductions ou
majorations). C’est l’opération qui suit l’assiette et précédé le
recouvrement. La liquidation permet de préciser le montant des droits à
payer. La liquidation incombe en principe à l’administration. Mais le
contribuable procède parfois lui-même à la liquidation de l’impôt et
l’administration se borne alors à une vérification.

Paragraphe 1 : La liquidation par l’administration

Les modalités de liquidation sont fonction de la nature de l’impôt.


En matière de droit au comptant, la liquidation est faite lors du dépôt de la
déclaration du redevable en principe par l’agent chargé du recouvrement :
exemple : droit d’enregistrement.
En matière de droit constatés, la liquidation est faite postérieurement à la
constatation par un agent qui peut être différent de celui qui est chargé du
recouvrement lequel est opéré ultérieurement. Il en est ainsi des impôts
recouvrés par voie de rôle.

Paragraphe 2 : La liquidation par le contribuable lui-même

Ce procédé est notamment employé en matière de taxe sur le chiffre


d’affaires, de TVA. Mais, il tend à se développer en matière d’impôt sur le
revenu, tel est le cas de l’impôt sur les sociétés qui est payé
spontanément par les contribuables. Ceux qui procèdent eux-mêmes aux

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régularisations requises enfin d’exercice. Dans ce cas, le rôle n’apparait
plus nécessaire, sauf lorsque le redevable n’a pas accompli spontanément
ses obligations.
Section:3 : Le recouvrement de l’impôt
Le recouvrement est l’ensemble des procédures financières par lesquelles
l’impôt passe du patrimoine du contribuable dans les caisses du Trésor. Le
système utilisé est le système de la régie ; l’impôt est assis et recouvré
par des fonctionnaires publics. D’où l’appellation Régies financières.

CHAPITRE III : LA TECHNIQUE FISCALE

Dès lors que le législateur a choisi entre les différentes bases


économiques du système fiscal (impôt sur le revenu, le capital ou la
dépense) et choisi la manière dont les impôts vont frapper les matières
imposables retenues (impôt direct ou indirect), le problème qui se pose est
celui de l’application individuelle de l’impôt c’est-à-dire la répartition de la
charge fiscale entre les différents contribuables. Pour réaliser l’application
de l’impôt à chaque individu, le législateur dispose de plusieurs procédés ?
La technique fiscale définie comme l’ensemble de ces procédés, a une
importance primordiale. D’elles, dépendent le rendement de l’impôt et les
réactions du contribuable face à l’impôt.
Dans le cadre de l’étude des grands impôts congolais, on retiendra :
l’imposition des revenus des personnes physiques, l’imposition des
bénéfices des sociétés et autres personnes morales, l’imposition de la
dépense.

Section 1 : Généralités

Il convient de revenir sur des notions de personne imposable, de fait


générateur.

Paragraphe 1 : La personne imposable

On n’entend par personne imposable, le contribuable légal au nom de qui


l’imposition est juridiquement établie.
L’impôt est évidemment toujours supporté par une personne physique ou
morale: le contribuable. Mais la personne du contribuable peut ne pas
être prise en considération dans l’établissement de l’impôt : celui-ci est
alors dit réel. L’impôt est par contre personnel soit lorsque lorsque la
personne du contribuable est considérée comme matière imposable soit
lorsque la situation du contribuable est prise en compte.

Paragraphe 2 : Le fait générateur de l’impôt

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L’impôt est un phénomène économique. Le fait générateur est donc le
plus souvent une opération ou une situation économique ou financière qui
se rattache aux biens. Parfois c’est un acte juridique.
Mais l’impôt est aussi un phénomène juridique ; c’est pourquoi le fait ou la
situation doit être juridiquement qualifié.
Le fait générateur peut se définir comme l’enlèvement, juridique ou
matériel qui donne naissance à la dette fiscale ou encore le fait pour
lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires pour l’exigibilité de
l’impôt.
Le fait générateur peut être l’accomplissement d’un acte juridique. Il s’agit
par exemple de l’acte juridique de vente, d’échange ou de de donation
dans le cas de droits de mutation de biens entre vifs à titre onéreux ou
gratuit.
Le fait générateur peut être l’existence à une date déterminée d’une situation
juridique : par exemple la réalisation au cours d’une année ou la mise à la
disposition du contribuable d’un revenu en matière d’impôt sur le revenu. De
même, le fait de disposer dans une commune d’une habitation rend le
contribuable passible de la taxe d’habitation.
Le fait générateur est souvent un fait matériel : le décès en matière des droits
de succession, le passage des marchandises à la frontière pour les droits de
douane. En matière d’impôt sur la dépense, le législateur retient souvent la
livraison des biens, l’encaissement des prix des services ou l’exécution même
du service ou son utilisation. En matière des droits sur les boissons, le fait
générateur est tantôt la mise en circulation tantôt la mise à la consommation.
Le fait générateur engendre l’impôt. Il donne naissance à la créance d’impôt.

Section 2 : L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)

Il est établi au Congo un impôt sur le revenu des personnes physiques. Cet
impôt frappe le revenu net global du contribuable. Ce revenu net global est
constitué par le total des revenus nets des catégories suivant :
- Revenus fonciers ;
- Bénéfices industriels, commerciaux et artisanaux ;
- Traitements, salaires, indemnités, émolument, pensions et
rentes viagères ;
- Bénéfices des professions non commerciales et revenus
assimilés ;
- Revenus des capitaux mobiliers ;
- Plus-values réalisées par les personnes physiques et
assimilées ;
- Bénéfices de l’exploitation agricole

Les personnes imposables

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Sont imposable, les personnes physiques de nationalité congolaise ou
étrangère ayant leur domicile fiscal au Congo ou y résidant
habituellement. Le domicile fiscal se confond dans la plupart des cas avec
le lieu de résidence effectif. Mais il peut être simplement le centre
principal des intérêts professionnels du redevable.
Les membres d’une même famille qui recueillent chacun des revenus ne
sont pas pour autant des personnes imposables. L’imposition à l’IRPP
s’effectue dans le cadre du groupe familial : c’est la règle de l’imposition
par foyer. Ce qui veut dire qu’une seule imposition est normalement
établie au nom du chef de famille qui assure, en fait la direction de la
famille.
Cette imposition porte sur les revenus de l’année recueillis par les
différents membres du foyer.
La composition du foyer familial au sens fiscal s’entend :
- Le chef de famille
- Son conjoint, quel que soit le régime matrimonial dès
l’instant où les conjoints cohabitent.
Les personnes considérées comme étant légalement à sa charge sont : les
enfants nés de l’union (légitimes) ou adoptés de moins de de 21 ans s’ils
ne poursuivent pas les études, de moins 25 ans s’ils sont étudiants et sans
limite d’âge s’ils sont infirmes. Les enfants qui ont placés sous la
protection du contribuable dans le cadre familial et dans la mesure où il
subvient à leurs besoins notamment en les accueillant dans son foyer, leur
nombre ne peut être supérieur à 2. Chaque année, le contribuable devra
fournir au service des contributions directes à domicile. Ces enfants
ouvrent les mêmes droits que les enfants ‘’légitimes’’ sous les mêmes
conditions d’âge. Mais, la règle de l’imposition par foyer comporte deux
dérogations : l’une facultative, l’autre obligatoire.

- La dérogation facultative : elle est celle qui offre la


possibilité au chef de famille de demander l’imposition distincte d’un ou
plusieurs de ses enfants légalement à la charge lorsque ceux-ci
bénéficient de revenus propres.

- La dérogation obligatoire : Elles traduisent l’imposition


séparée de la femme mariée dans les cas suivant :

1- Lorsqu’elle est bénéficiaire de revenus salariaux uniquement ;


en ce cas, elle est considérée comme mariée avec les enfants
dont elle a la charge ;
2- Lorsqu’elle est séparée des biens et ne vit pas avec son mari ;
3-Lorsqu’étant en instance de séparation de corps ou de divorce,
elle réside séparément de son mari ;
4-Lorsqu’ayant été abandonnée par son mari ou ayant
abandonnée elle-même le domicile, elle dispose de revenus

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distincts de ceux de son mari ; dans ce cas, chaque époux st
considéré comme célibataire ayant à sa charge les enfants dont
il a la garde
5-Lorsqu’en vertu des conventions internationales les revenus de
son mari ne sont imposables au Congo et que ses propres
revenus ne sont pas compris dans les revenus globaux dans
l’autre État contractant. Dans ce cas, l’intéressée est
considérée comme célibataire sans enfant.
6-La femme mariée bénéficiaire de revenus autres que salariaux
est en outre personnellement imposable sur les revenus dont
elle a disposé pendant l’année de son mariage jusqu’à la date
de celui-ci.
Pour les femmes, lorsqu’elles sont célibataires ; divorcées, veuves ou
mariées bénéficiaire de revenus uniquement salariaux, la garde ou la prise
en charge des enfants doit être justifiée par une décision de justice.
Enfin, il faut dire que la femme peut être regardée comme chef de famille
si le mari est interdit, hospitalisé dans un asile psychiatrique ou en état
d’absence.
L’IRPP est dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus, produits ou
profits de toute nature que le contribuable réalise ou dispose au cours de
la même année.

Paragraphe 1 : La détermination des bénéfices ou revenus nets


des diverses catégories de revenus
A- Les revenus fonciers
Sont compris dans les revenus fonciers : les revenus des propriétés bâties
maisons, appartements, usines, les installations commerciale ou installations
assimilables à des constructions, les revenus des propriétés non bâties de
toute nature y compris ceux des terrais occupées par des carrières, mines et
étangs.
Les revenus fonciers sont pour l’essentiel ceux provenant de la location
d’immeubles appartenant en propre aux contribuables ou aux membres de sa
famille dont les revenus sont imposables avec les siens.
Sont exonérés de l’IRPP, les revenus des immeubles ou partie de l’immeubles
dont le propriétaire se réserve la jouissance ou qui sont occupés à titre gratuit
par ses descendants ou ascendants en ligne directe, les revenus de propriétés
bâties compris dans les bénéfices d’une entreprise industrielle ou commercial,
d’une exploitation agricole ou d’une profession non commercial ; dans ce cas,
ils ont imposé au titre de l’activité professionnelle à laquelle ils se trouvent
rattachés. Le revenu net foncier imposable est égal, chaque année, à la
différence entre le montant du revenu brut foncier et le total des charges de la
propriété. Les règles à suivre sont en principe les mêmes pour l’ensemble des
propriétés qu’il s’agisse d’immeubles urbains ou des propriétés rurales.

Revenu net foncier=Revenu brut −Charges

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Les charges à déduire du revenu foncier brut sont celles qui ont été
effectivement acquittées au cours de l’année d’imposition à savoir : les frais de
gestion de la propriété (garde, gérance, frais d’assurance, grosses réparations,
frais d’entretiens, intérêt des dettes contractées, impôts (taxe immobilière,
taxe foncière) ou les dépenses incombant aux locataires mais acquittés par le
propriétaire pour leur compte : consommation d’eau, frais d’électricités, taxe
d’enlèvement des ordures ménagère par exemple.

Cas pratique :
Monsieur PAT est propriétaire d’un immeuble à Brazzaville qu’il donne en
location.
Les renseignements relatifs à cet immeuble, pour l’année 2009, sont les
suivants :
-loyers perçus : 9500000 francs
-frais de gérances : 300000 francs
-rémunération de la concierge : 200000 francs
-taxe foncière : 83000 francs
-intérêts d’emprunt : 700000 francs
-frais de gestion : 100000 francs
-recette tirées de la location d’un emplacement publicitaire : 100000
francs

Correction
Calcul du revenu brut :
-loyers perçu : 9500000 francs
-recettes publicitaires : 100000 francs
Total : 9600000 francs
Charges déductibles :
-frais de gérance : 300000 francs
-rémunération de la concierge : 200000 francs
-frais de gestion : 100000 francs
-intérêts d’emprunt : 700000 francs
Total : 1383000 francs
Calcul du revenu net foncier imposable : 9600000 – 1383000 =
8217000 francs

B) Les bénéfices industriels, commerciaux et artisanaux et les bénéfices


de l’exploitation agricole

I) Les bénéfices industriels, commerciaux et artisanaux(BICA)

Sont considérés comme industriels, commerciaux et agricole pour


l’application l’IRPP, les bénéfices réalisés par des personnes physiques et

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provenant de l’exercice de profession commerciale, industrielle et
artisanal. Il en ainsi des bénéfices réalisés par les concessionnaires des
mines et des carrières, les titulaires de permis d’exploitation des mines et
des carrières, des hydrocarbures et des forets.

1- Les bénéfices imposables


Sont imposables les bénéfices obtenus pendant l’année de l’imposition ou
dans la période de 12 mois dont les résultats ont servi a l’établissement
du dernier bilan.
Le bénéfice est établi sous déduction de toutes les charges c’est-a-dire :
frais généraux de toute nature, dépenses de personnel et de main
d’œuvre, le loyer des immeubles dont l’entreprise est locataire, les
amortissements réellement effectués par l’entreprise. Le code général des
impôts définit le bénéfice net comme le résultat d’ensemble de toute les
opérations réalisées par l’entreprise au cours de l’exercice quelque soit
leur nature.
Les charges à déduire doivent être nécessité directement par
l’exploitation. Elles doivent être comptabilisées dans les écritures de
l’exercice et justifiées.

Benefice net = (benefice brut exploitation + gains divers + plus value) – (frais divers + pertes diverses

Bénéfice brut d’exploitation + gains divers = Produit


Frais divers +pertes diverses = Charges
Si le produit brut réalisé est supérieur aux charges, l’entreprise aura
réalisé un bénéfice net. Si par contre le produit brut est inférieur aux
charges, le résultat net se soldera par une perte.
Dans les entreprises commerciales lorsqu’il s’agit d’opérations d’achat en
vue de la revente, le bénéfice brut s’obtient en retranchant au total formé
par le montant de la vente et la valeur du stock en fin d’exercice, le » total
formé par le montant des achats et la valeur des stocks au début de
l’exercice.
Bénéfice brut = (ventes + stock de sortie) – (achats + stock
d’entée)

Cas pratique
Un commerçant avait au 1 er janvier 2009 un stock de marchandises d’une
valeur de 3000000 francs CFA. Au cours de’ l’exercice 2009, il a acheté
pour 10.000000 francs CFA de marchandises et le montant de ses ventes
est égal a 12.000000 francs CFA de décembre 2009, son stock est
5.000000 francs CFA de marchandises.
Quel est le bénéfice réalisé au cours de l’exercice 2009 parce
commerçant ?

Correction

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C’est une entreprise commerciale. Le bénéfice brut réalisé au cours de
l’exercice est le suivant :
BB = (ventes + stock de sortie) – (achats + stock d’entrée)
= (12.000000 + 5.000000) – (10.000000 + 3.000000)
= 17.000000 – 13.000000 = 4.000000
B.B = 4.000000 FCFA

Il faut noter que cette formule s’applique également aux entreprises


industrielles a cette différence qu’il faut tenir compte des frais de main
d’œuvre et de fabrication
Bénéfice = (ventes + stock de sortie) – (achats + stock d’entée + frais de
main d’œuvre et de fabrication)

Dans les autres entreprises c’est-a-dire celles de prestations de service ou


simples intermédiaire, le bénéfice brut se confond avec le montant des
recettes commerciales.

II) Les bénéfices de l’exploitation agricole

Sont considérés comme bénéfice de l’exploitation agricole pour


l’application l’IRPP, les revenus réalisés par des personnes physiques et
provenant de l’exercice d’une profession agricole tel que fermier, métayer
ou propriétaire exploitant eux même.
Ces bénéfices comprennent notamment tous ceux qui proviennent de
l’agriculture-ure, de l’élevage de l’apiculture, de la péché, pisciculture, et
de l’ostréiculture.
Sont exonérés de’ l’impôt : les revenus provenant de l’exploitation des
terres exclusivement affectés a des cultures vivrières et dont la superficie
cultivée est fixée arrêté conjoint des ministres en charges des finances et
de l’agriculture.
Les contribuables ayant des revenus agricoles bénéficient d’un
abattement de 40% pour la détermination du bénéfice imposable.

La fixation des bénéfices imposables obéis à des régimes.

III) Les différents régimes d’imposition

1- Le régime du forfait

C’est en 1996 par la loi n°5 /96 du 2 Mars 1996 portant lois des finances
pour 1996 qu’un nouveau régime du forfait a été institué sous le nom de :
impôt global forfaitaire (IGF)
L’impôt global forfaitaire est calculé en fonction du chiffre d’affaires
annuel hors taxe. Le taux de l’IGF est fixé à 10% du chiffre d’affaires
déclaré ou relevé.

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L’IGF est exigible selon les règles applicables à la patente. Le paiement de
l’impôt s’effectue en quatre versements égaux aux échéances suivantes
quel que soit son montant : le 31 mars, le 30 juin, le 31 août, le 31
octobre.
Les contribuables sont les entreprenants dont le chiffre d’affaires n’atteint
pas 5.000.000de francs à savoir: les vendeurs à l’étal (hormis les
exploitants de quincaillerie) et les tenants des kiosques.

2- Le régime des très petites entreprises


Les contribuables qui réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxes
n’accédant pas 25.000.000 de francs CFA sont soumis au régime fiscal des
très petites entreprises. Ils sont assujettis uniquement à la contribution de
la patente. Cette contribution de la patente est libératoire de l’impôt
global forfaitaire.

3- Le régime des petites entreprises

Les contribuables qui réalisent un chiffre d’affaire annuel hors taxe


supérieur à 25.000.000 de FCFA et n’excédant pas 100.000.000 de FCFA
sont soumis au régime fiscal des petites entreprises. Ils sont assujettisà la
contribution de patentes et l’impôt global forfaitaire. La base de calcul de
l’impôt global forfaitaire est fixée pour une année civile. Cette base de
calcul est connue chaque année entre 10 et le 20 février après le dépôt de
la déclaration.
Au cours de la première année d’exploitation, l’IGF n’est pas du a
condition de justifier d’une déclaration d’existence et de faire parapher par
le service compétent de l’administration fiscale les registres comptables
dans les 15 jours du début d’activité et à la fin de chaque trimestre de
l’année.

4-Le régime de l’imposition d’après le bénéfice réel

Sont soumis à ce régime, les contribuables dont le chiffre d’affaires est


supérieur à 100.000.000 de FCFA. Ils sont tenus de remettre à l’unité des
moyennes entreprises de la circonscription dans laquelle est situé le siège
de l’entreprise, une déclaration des montant de leur résultat, si le chiffre
d’affaire ne dépasse pas [Link] de FCFA. Pour les contribuables
dont le chiffre d’affaire est supérieur ou égal à [Link] de FCFA, la
déclaration est déposée à l’unité des grandes entreprises. C’est le régime
des grandes entreprises ; c’est-à-dire les contribuables ayant un chiffre
annuel hors taxe supérieur à [Link] de FCFA.
Ils sont tenus de fournir des documents et tableaux prévus par le système
comptable OHADA à savoir : le bilan, compte de résultat, tableau financier
des ressources et emplois (TAFIRE), etc.…

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Si l’entreprise set déficitaire, la déclaration du montant déficit est
produite.
L’inspecteur divisionnaire peut rectifier les déclarations et fixer la base
d’imposition.
Si le contribuable ne dispose pas de déclaration, il est taxé d’office.

5-Le régime d’imposition au réel simplifié

Les contribuables dont le chiffre d’affaire annuel est supérieur aux limites
fixés à l’article 26 du code général des impôts (100.000.000 CFA) sans
dépasser [Link] de francs sont soumis au régime du réel simplifié
d’imposition.
C’est le régime des moyennes entreprises c’est-à-dire des les
contribuables dont le chiffre d’affaires hors taxes est compris entre
100.000.000 et [Link] de FCFA.
Ils doivent tenir une comptabilité conforme au plan comptable OHADA.
NB : Sont exclus des régimes fiscaux des très petites et des petites
entreprises, quel que soit le chiffre d’affaire réalisé :
-les sociétés, quelle que soit leur forme juridique
-les professions réglementées
-les boulangers, les entrepreneurs des travaux les exploitant s de
quincaillerie, les grossistes, les importateurs.

C)Les traitements et salaires

Les traitements, salaires, pensions et rentes viagères constituent l’une des


catégories de revenus passibles de l’IRPP.
Les personnes imposables sont les salariés ainsi que les pensionnés sous
réserve de quelques exonérations.
Les traitements, indemnité, émoluments, et salaires sont imposables
lorsque le bénéficiaire est domicilié au Congo ou quand le bénéficiaire est
domicilié hors du Congo à la double condition que l’activité rétribuée
s’exerce au Congo et que l’employeur y soit domicilié ou établi.
Les pensions et rentes viagère sont imposables lorsque leur bénéficiaire
soit domicilié au Congo.
Les traitements et salaires sont toutes les rémunérations perçues à raison
d’une profession salariée publique ou privée. Leur dénomination, leur
forme, leur mode de calcul ou de versement sont sans influence à leur
égard. D’une manière générale possèdent la qualité de salarié tous ceux
qui sont lié à un employeur par un contrat de travail ou encore qui sont
tenus vis-à-vis de ceux qui utilisent leurs services par des liens de
subordination et d’étroite dépendance. On peut citer : le salaire des
ouvriers, les traitements des fonctionnaires, les soldes des militaires, les
gages des domestiques, le salaire d’un PDG d’une société anonyme etc.…

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Sont exonéré de l’impôt : les allocations familiales, les pensions ou rentes
viagère d’invalidité résultant des faits de guerre ou d’accidents de travail,
les pensions de veuve ou orphelins de guerre.
Le revenu imposable est constitué par l’ensemble des sommes et
avantages en nature que le contribuable a eu à sa disposition durant
l’année de l’imposition.

Pour la détermination de la base d’imposition, il est tenu compte du


montant net des traitements, indemnité, émoluments, salaires, pensions,
et rentes viagère ainsi que de tous les avantages en argent et en nature
accordé aux intéressés.
Les avantages en nature sont évalués comme suit :
-logement 20% du salaire brut
-gardiennage, domesticité 7% du salaire brut
-gaz, eau, éclairage 5% du salaire brut
-téléphone 2% du salaire brut
-nourriture 20% du salaire brut
Le produit net est obtenu en déduisant un certain nombre de charges
telles les cotisations sociales.
Pour diminuer la charge fiscale qui pèse sur les salaires, la loi a prévu un
abattement spécial calculé sur le revenu net. Cet abattement est de 20%
c’est-à-dire que les revenus nets de cette catégorie ne sont pas retenus
dans la base d’imposition qu’à concurrence 80% de leur montant.
L’abattement de 20% est applicable à tous les contribuables.

NB : Les contribuables soumis à l’IRPP, qui tirent leur revenu que de


l’activité de micro finance ou de l’exploitation d’une école privée,
bénéficient d’un abattement de 30% pour la détermination du bénéfice
imposable.
Cas pratique

Monsieur David est commandant du bord, pilote naviguant de la


compagnie air Ways il a bénéficié en 2016 des rémunérations suivantes :
-salaire = 420.000f x12 mois
-prime de bord = 150.000f
-prime de risque = 200.000f
-indemnité forfaitaire de séjour destinée à couvrir les frais de repas
et de couchage hors de sa résidence = 1.000.000f
En outre, il occupe à titre gratuit un logement mis à sa disposition par la
compagnie qui l’emploie. Par ailleurs, Monsieur David a supporté les
retenues suivantes :
-au titre de la retraite = 269.500f
-au titre de la CNSS = 97.000f

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Déterminer le montant des revenus net de la catégorie traitements et
salaire (T.S.)entrant dans le calcul de l’IRPP dû à Monsieur David au titre
de l’année 2016.

D) Les bénéfices non commerciaux (BNC)

Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non


commerciale ou revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux, les
bénéfices des professions libérales (médecins, avocats, conseil juridiques
et fiscaux, expert comptables, artistes-peintres) les charges et offices
(huissier, commissaire priseurs) dont les titulaires n’ont pas la qualité de
commerçant et toutes occupations, exploitations lucratives et sources de
profits ne se rattachent pas à une catégorie de bénéfice ou revenus.
Ces bénéfices comprennent : les produits des opérations de bourse
effectuées à titre habituel par les particuliers, les produits des droits
d’auteur (écrivains et compositeurs et les héritiers ou légataires), les
produits perçus par les inventeurs.
Les produits bruts sont constitués par les recettes encaissées (le résultat
étant calculé en principe à partir d’une comptabilité de caisse).
Les charges déductibles sont constituées par les dépenses acquittées
pendant l’année. Elles sont semblables à celle retenus pour les entreprises
industrielles et commerciale.

Il existe deux régimes d’impositions : le régime de l’évaluation


administratif et le régime de la déclaration contrôlée.

1-Le régime de l’évaluation administratif

Ce régime se caractérise par la fixation du bénéfice par le soin de


l’administration
Ce régime est semblable au régime du forfait. Relèvent de ce régime les
contribuables dont les recettes annuelles sont inferieurs au plafond fixé
par loi.
Les contribuables placés sous ce régime doivent tenir un document
donnant le détail journalier de leurs recettes professionnelles. Pour les
dépenses professionnelles, le contribuable aura intérêt à conserver ou à
inscrire dans un registre toutes les justifications de ces dépenses
professionnelles.
L’administration peut évaluer d’office le bénéfice non commercial du
contribuable qui ne présente pas de document de ses recettes
journalières.
Le B.N.C. devant servir de base à l’impôt est évaluer chaque année par
l’inspecteur des impôts.

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2- Le régime de la déclaration contrôlée

Les contribuables en mesure de justifier leurs bénéfices réels doivent


souscrire une déclaration détaillée et notifier leur choix à l’inspecteur
divisionnaire.
La déclaration doit comporter la nature et le montant des recettes et des
dépenses professionnelles, le montant du bénéfice imposable. Ces
contribuables doivent tenir un livre journal servi au jour le jour et
présentant le détail des recettes et des dépenses professionnelles. Les
professions ci-après sont obligatoirement soumises au régime de la
déclaration contrôlée : les avocats, les notaires, les experts comptables,
les promoteurs d’écoles privées.
Le bénéfice à tenir dans les bases de l’IRPP est constitué par l’excédant
des recettes totales sur les dépenses nécessitées par l’exercice de la
profession. Le bénéfice à retenir est celui qui a été réalisé au cour de
l’année civile.

Paragraphe 2 : Le calcul de l’IRPP

Pour le calcul de l’IRPP, il est tenu compte du montant total des revenus
de toutes espèces dont le contribuable a bénéficié au cours de l’année
d’imposition.
L’impôt est calculé d’après le système du quotient familial.
Le système dit du quotient familial consiste à diviser le revenu imposable
de chaque contribuable en un certain nombre des parts en fonction de sa
situation familiale (marié, célibataire, divorcé, ou veuf). Le quotient
familial a pour objet de proportionner le montant de l’impôt aux facultés
contributives de chaque foyer fiscal.
En d’autres termes, le revenu imposable arrondi au millier de francs
inferieurs est divisé en un certain nombre de parts fixé d’après la situation
et les charges de famille du contribuable.

Revenu imposable
Quotient Familial(Q . F .)=
Nombre de parts

Le revenu correspondant est taxé par application d’un barème. L’impôt dû


est égal au produit de la cotisation ainsi obtenu par le nombre de parts.
Le nombre de parts à prendre en considération pour la détermination du
revenu imposable est fixé comme suit :
Nombre de parts

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Nombre
D’enfants

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Nombre de
Parts (situation
Familial)

Marié 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5 5.5 6 6.5 6.5

Veuf 1 2. 3 3. 4 4.5 5 5. 6 6.5 6.5


5 5 5

Célibataire 1 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5 5.5 6 6.5

Divorcé 1 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5 5. 6 6.5


5

En d’autre termes :
-célibataire, divorcé ou veuf sans enfants à charge : nombre de part 1
-marié sans enfant à charge : nombre de part 2
-célibataire, divorcé ayant un enfant à charge : nombre de part 2
-marié, veuf ayant un enfant à charge : nombre de part 2.5
-célibataire, divorcé ayant deux enfants à charge : nombre de part 2.5
-marié, veuf ayant deux enfant à charge : nombre de part 3
-célibataire ou divorcé ayant trois enfants à charge : nombre de part 3
-marié, veuf ayant trois enfants à charge : nombre de part 3.5
-célibataire, divorcé ayant quatre enfants à charge : nombre de part
3.5
Et ainsi de suite augmentant d’une demi part par enfant à charge du
contribuable jusqu'à un maximum de 6.5 part

Barème (article95 nouveau du C.G.I ; loi de finance pour 2010) :

Le revenu correspondant à une est taxé en appliquant le taux de :

-1% pour la fraction de revenu n’excédant pas 464.000fr


-10% pour la fraction de revenu comprise entre 464.001 et 1.000.000fr
-25%pour la fraction de revenu comprise entre 1.000.001 et 3.000.000fr
-40% pour la fraction au-dessus de 3.000.000f

Récapitulatif : les opérations à faire :

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1 : le revenu net global est divisé par le nombre de parts. Le résultat
obtenu représente le montant du revenu imposable correspondant à une
part (c’estquotient familial) : QF= revenu imposable divisé par le nombre
des parts.

2 : le revenu correspondant à une part est taxé en application des taux


progressifs du barème ;

3 : le résultat ainsi obtenu est multiplié par le nombre de part dont


bénéficie le contribuable. LE CHIFFRE OBTENU CONSTITUE L’IMPOT A
PAYER.
Exemple :
Mr Pedro, marié père de deux enfants mineur a perçu en 2016 des
revenus de l’ordre de 3.000.000 de francs au titre des salaires versés par
son employeur. Calculer l’IRPP dû par ce Monsieur.

Section 3 : L’imposition sur les bénéfices des sociétés et autres


personnes morales (impôt sur les sociétés)

L’impôt sur les sociétés (IS) est établi sur l’ensemble des bénéfices ou
revenus réalisés par les sociétés et autres personnes morales.
Sont passibles de l’IR quel que soit leur objet : les sociétés anonymes, les
sociétés en commandites per actions, les sociétés à responsabilité limitée,
les sociétés coopératives et leurs unions ainsi que les organismes de l’Etat
jouissant de l’autonomie financière, les établissements publics et toutes
autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des opérations
de nature commerciale, industrielle, artisanale ou agricole, les clubs et les
cercles privés pour leur activité commerciale et particulièrement celle
ayant trait au bar et la restauration.
En principe, les bénéfices soumis à l’IS sont déterminés d’après les règles
fixées dans l’établissement de l’IRPP catégorie BICA en tenant compte
uniquement des bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées au
Congo.
L’IS est dû chaque année en raison des bénéfices réalisés au cours de
l’année civile. Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d’après
le résultat d’ensemble des opérations de toute nature effectuées par
l’entreprise.
Paragraphe 1 : Les exemptions

Il faut distinguer les exemptions totales et les exemptions partielles.

A) Les exemptions totales

Sont exonérés de l’IS:

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- Les coopératives de consommation qui se bornent à
grouper les denrées, produits ou marchandises qui ont fait
l’objet de ces commandes ;
- Les syndicats agricoles et les coopératives
d’approvisionnement et d’achat ;
- Les coopératives agricoles qui se bornent à recevoir et à
vendre les produits d’exploitations de leurs membres ;
- Les offices publics d’habitation à bon marché;
- Les caisses de crédit agricole ;
- Les mutuelles scolaires, les sociétés de secours mutuel ;
- Les établissements publics pour leurs opérations de
lotissement et de vente de terrains leur appartenant.
- B) Les exemptions partielles
Les bénéfices provenant de l’exploitation d’une entreprise nouvelle
agricole agropastorale, de la pisciculture, de la pêche, jusqu'à la clôture du
cinquième exercice fiscal, son exonérés de l’impôt sur les sociétés.
Paragraphe 2 : les Obligations des personnes morales
Elles sont de deux ordres :

1 : elles concernent la déclaration d’existence ou de modification du pacte


social. Les personnes morales redevables de l’IS sont tenues de faire au
service des contributions directes une déclaration d’existence ainsi qu’une
déclaration des modifications du pacte social ou des conditions d’exercice
de leur profession dans les trois mois de leur constitution définitive.
2 : Elles concernent la déclaration . Les personnes morales sont tenues en
outre de souscrire les déclarations prévues pour l’assiette
De l’IRPP en matière de BICA. La déclaration du bénéfice ou du déficit
est faite dans les quatre mois de la clôture de l’exercice c'est-à-dire le 30
avril de chaque année.
En cas d’absence de déclaration ou de déclaration tardive la liquidation de
l’impôt est faite d’office et la cotisation est majoritaire de 25%.
EN même temps que leur déclaration de bénéfice ou déficit, des personne
morales imposable sont tenues de fournir outre les pièces prévues en
matière BICA (documents et tableau prévus par le système comptable
OHADA : bilan, compte de résultat, tableau financier des ressources et
emploi « tafire »), les documents suivant : les comptes rendu et extrait
des délibérations des conseils d’administrations ou des actionnaires, un
état indiquant les bénéfices repartis aux associés et actionnaire ainsi que
les sommes mises à leur disposition au cour de la période retenue pour
l’assiette de l’IS et présentant le caractère d’un revenu distribué, la
déclaration des sommes imposable à l’IRPP ;
Paragraphe 3 : le calcul et le paiement de l’Impôt
Pour le calcul de l’impôt, toutes fractions du bénéfice imposable inferieure
à mille Francs, est négligé.

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Les Sociétés bénéficiaires des conventions d’établissement sont exonérer
de l’IS et de la taxe spéciale sur les sociétés.
Le taux de l’IS est fixé par la loi. Il est de 30% (du bénéfice).
Par dérogation, le taux de l’Impôt sur les Sociétés est fixé à :
- 25% pour les sociétés se livrant à : une activité agricole ou
agropastorale, une activité de micro-finance, une activité
d’enseignement privé organisée en société.
L’IS est établi dans les conditions et sous les mêmes sanctions que l’IRPP
catégorie BICA. Le régime est celui du Bénéfice réel.
L’IS s’acquitte sans émission de rôle. Les redevables de l’IS sont tenues
d’effectuer de leur propre initiative le versement d’acomptes au cours de
chaque période d’imposition ; puis dès que la déclaration des bénéfices
de payer le solde de l’impôt liquidé par la déclaration à raison des
résultats de la période visée par la déclaration. Ce solde est connu quant
au montant au plutard au 30 Avril de l’exercice suivant.
Les accomptes sont calculées et versés par la société à la caisse du
receveur principal des impôts. Ils doivent être versés dans les Quinze (15)
1er jours des mois de février, mai, Aout et Novembre.
Chaque acompte est égal au quart de l’impôt calculé sur les 4/5 du
Bénéfice Imposable ou déclaré du plus récent exercice clos à la date de
son échéance ou lorsque aucun exercice n’été clos au cours de l’Année du
dernier bénéfice déclaré ou réalisé.

Pour les sociétés nouvelles, les acomptes sont fixés au quart de l’impôt
calculé sur le produit évalué à 5% du capital appelé.
Le montant du premier acompte d’un exercice est égal aux acomptes
échus au cours l’exercice précédent. Il est régularisé sur la base du
dernier exercice ou de la dernière période d’imposition lors du versement
du deuxième acompte.
La liquidation de l’impôt est faite par la société. Le résultat est arrondi a la
dizaine de francs la plus proche. Apres déduction des acomptes déjà
réglés, le solde de liquidation est versé sans avertissement à la caisse du
receveur principal, des impôts.
S’il ressort de la liquidation que l’impôt effectivement dû est inferieur au
montant des acomptes déjà réglés, l’excédant de versement est imputé
sur l’impôt relatif a l’exercice suivant : Si la société cesse ses activités,
l’excédant lui est alors remboursé.

Section 4 : La taxe spéciale sur les sociétés(TSS)

La base d’imposition par le chiffre d’affaire global et les produits et les


diverses réalités du dernier exercice clos. Par chiffre d’affaire global, on
entend les chiffres d’affaire brute réalisée sur toutes les opérations entrant
dans le cadre des activités de la société.

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Le taux de la TSS est de 1% quand les chiffre d’affaire est supérieur ou
égal à 100.000.000 francs de CFA avec un minimum de 1.000.000 de
francs quand le chiffre d’affaire est inférieur à 100.000.000 de francs CFA.
Ce minimum est ramené à 500.000 de francs quand le chiffre d’affaire est
inférieur à 10.000 de francs CFA. La date de paiement de la TSS est fixée
au 15 Mars de chaque année.

Cas pratique

La société ROX a déposé ses statuts le 15 Décembre 2012 en vue de


démarrer ses activités le premier janvier 2013. Son capital social s’élève a
50.000.000 FCFA. Le 31 décembre 2013, elle arrête les écritures
comptables concernant l’exercice. Le 15 mars 2014, la société estime
avoir réalisé un chiffre d’affaire de 11.000.000 de francs pour 2013. Le 30
avril 2014, la société dépose ses déclarations de résultats suivants :
-chiffre d’affaire réalisé au 31 décembre 2013 : 11.000.000 FCFA
-bénéfice fiscal : 2.500.000 FCFA

TAF : Calculez les acomptes et la taxe spéciale sur les sociétés pour les
exercices, 2013 et 2014

Section 5: l’imposition de la dépense

I / : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Il est institué sur les activités économiques exercer au Congo un régime


des taxe sur la valeur ajoutée (loi n°12 /97 du 12 mai 1997 telle que
modifiée par la loi N°17/2000 du 30 décembre 2000 et ses texte)
Sont soumise a la TVA les opérations révélant d’une activité économique
que constitue une importation, une livraison des biens ou une prestation
des services effectué a titre onéreux par un assujetti.
Sont activité économique : les activités industrielles, commerciales, non
commerciales, artisanales, agricoles, extractives ou forestières.

Pargraphe1 : les assujettis


Sont assujetti a la TVA, les personnes physiques ou morales y compris les
collectifs publique qui réalise des opérations imposable c’est-a-dire des
opérations révélant d’une activité économique. Aussi, les personnes de
droit publique ne sont pas assujetti à la TVA pour l’activité de leurs
services administratif, sociaux, éducatif, culturel, sportif.
Sont exonérées de la TVA : les ventes des produits du crû par les
agriculteurs, les éleveurs, les pécheurs et les chasseurs ; la vente des

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figurines postales ; l’impression et l’importation des journaux ; les œuvres
d’arts.

Paragraphe2 : fait générateur et base d’imposition

Le fait générateur de la TVA se définit comme étant l’événement qui


donne naissance a la créance d’état.
Le fait générateur se produit a :
-la livraison pour les ventes
-la mise a la consommation pour les importations et les produits
pétroliers
-la livraison des biens et marchandises
-l’exécution des services et travaux
La base d’imposition est constituée par toutes les sommes ou valeurs
perçues en contrepartie d’une opération imposable ; pour les importations
lors du passage du cordant douanier, par la valeur en douane augmenté,
des droits et taxes liquides par les douanes y compris les droits d’accises.
Sont exclu a la base d’imposition : les remises, rabais etc. consentis
directement aux clients ; les sommes perçus a titre de consignation lors de
livraison d’emballages identifiables, récupérable et réutilisable.
Paragraphe3 : Taux
Les taux de la taxe sur la valeur ajoutée sont :
-taux normal : 18% applicable a toutes les opérations taxables a
l’exclusion de celle visée ci-dessous.
-taux réduit : 5% applicable sur certains biens de consommation
courantes : huile végétale, viandes, poisson de mer, poisson salés,
tomates, sel de table, pâte alimentaire, savon de ménage, sucre ainsi que
le gasoil et les lubrifiants importés du Cameroun par les sociétés
forestières installer au Congo ;
-taux zéro applicable : aux exportations, aux transports internationaux et a
leurs accessoires, a la vente local du bois débité.
II / : Les centimes additionnels(CA)
La loi N°12/97 du 12 mai 1997 instituant la TVA a abrégé les dispositions
concernant la TCA a l’exception des dispositions relatives aux centimes
additionnels et aux droits d’accises.
Champs d’application des centimes additionnels : tous les biens et
services soumis à la TVA
Sont exonérés les biens et services a la TVA
Base imposable :
-TVA assise sur les biens et services
-taxe sur les jeux de hasard et d’argent
Taux : 5%
Exemple : soit un commerçant qui livre pour 1.000.000f de marchandises
a un client.
TVA : 18% - CA : 5%
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TVA : 1.000.000 x 18% = 180.000f
CA : 180.0000 x 5% = 9000f
Le client payera en définitive : 1.000.000 + 180.000 + 9000 = 1.189.000f

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