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Traction et Compression en Mécanique

Ce chapitre traite des sollicitations simples de traction et de compression dans les barres, en définissant les efforts normaux, les contraintes et les déformations. Il aborde également les effets thermiques sur les dimensions des barres et les conditions de dimensionnement pour garantir la résistance et la déformation appropriées. Les concepts clés incluent la loi de Hooke, le coefficient de Poisson et les coefficients de sécurité pour le dimensionnement des pièces mécaniques.
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Traction et Compression en Mécanique

Ce chapitre traite des sollicitations simples de traction et de compression dans les barres, en définissant les efforts normaux, les contraintes et les déformations. Il aborde également les effets thermiques sur les dimensions des barres et les conditions de dimensionnement pour garantir la résistance et la déformation appropriées. Les concepts clés incluent la loi de Hooke, le coefficient de Poisson et les coefficients de sécurité pour le dimensionnement des pièces mécaniques.
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CHAPITRE III : ETUDE DES SOLLICITATIONS SIMPLE :

TRACTION-COMPRESSION

Objectif : A l’issue de ce chapitre, l’apprenant devra être capable de :

- Savoir déterminer les efforts normaux dans une barre ou dans un système de barres
ainsi que les déplacements aux nœuds,
- Savoir déterminer des contraintes de traction/compression, les concentrations de
contraintes et la déformation dans les barres ou systèmes de barre,
- Savoir établir l’équation de la barre et savoir l’appliquer

1. Introduction

Ces deux sollicitations simples sont distinctes et un certain nombre de matériaux ont un
comportement différent en traction et en compression (fonte, béton…).

Cependant, dans les deux cas, nous arriverons aux même relations de contraintes et de
déformations.

Dans le repère (G,x,y,z) lié à la section, traction et compression se différencieront par le signe
de l’effort normal N > 0 traction, N < 0 compression.

2. Hypothèses et définitions
- Le solide est composé d’un matériau homogène et isotrope,
- Sa ligne moyenne est rectiligne,
- La section droite est constante sur toute la longueur,
- La résultante des actions extérieures au centre de gravité des sections extrêmes n’a
qu’une composante dirigée selon la ligne moyenne.

Dous Faustin MALONGA, Ingénieur en GC ASAC Année Universitaire 2021-2022


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3. Définitions

Une poutre est sollicitée à la traction simple lorsqu'elle est soumise à deux forces
directement opposées qui tendent à l'allonger et appliquées au centre de gravité des sections
extrêmes.

Dans ce cas, les forces de cohésion se réduisent à une composante normale N>0.

Une poutre est sollicitée à la compression simple lorsqu'elle est soumise à deux forces
directement opposées qui tendent à le raccourcir et appliquées au centre de gravité des
sections extrêmes.

Dans ce cas, les forces de cohésion se réduisent à une composante normale N<0.

4. Contraintes dans une section droite

Dans le cas de la compression, si les dimensions longitudinales sont trop importantes (par
rapport aux dimensions transversales), il y a risque de flambement (ou flambage).

Pour les deux sollicitations, traction et compression, elles s'expriment de la même façon :

Dous Faustin MALONGA, Ingénieur en GC ASAC Année Universitaire 2021-2022


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Chaque élément de surface ∆S supporte un effort de traction ∆f parallèle à la ligne moyenne.

Il y a répartition uniforme des contraintes dans la section droite. D’où :

σ : contrainte normale en [Mpa] ou en [N/mm2]

N : effort normal en [N]

S : aire de la section droite en [mm2]

En traction, N > 0 ; σ> 0.

En compression, N<0 ; σ < 0.

5. Etude des déformations


5.1. Déformations longitudinales

On se place dans le domaine élastique (petites déformations, réversibles), la loi de Hooke est
donc valable :

Comme nous l’avons vu précédemment, ε est l’allongement unitaire et vaut :

∆L : allongement de la poutre [mm]

L0 : longueur initiale de la poutre [mm]

Or on a :

Dous Faustin MALONGA, Ingénieur en GC ASAC Année Universitaire 2021-2022


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On obtient donc :

σ: contrainte normale en [MPa]

N : effort normal en [N]

S : aire de la section droite en [mm2]

E : module de Young en [MPa]

En traction, la poutre s’allonge, ∆L>0

En compression, la poutre raccourcit ∆L<0

5.2. Déformations transversales/latérales

Lorsqu’une poutre s’allonge dans la direction longitudinale sous l’effet de N, on observe une
contraction dans la direction transversale.

On a :

On constate une proportionnalité entre les déformations transversales (déformation latérale)


et les déformations longitudinales (déformation axiale).

Dous Faustin MALONGA, Ingénieur en GC ASAC Année Universitaire 2021-2022


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‫ט‬: Coefficient de Poisson (entre 0.1 et 0.5, 0.3 pour les aciers)

6. Contraintes et déformations d’origine thermique

Un changement de température engendre une modification des dimensions des


poutres/barres. Si la température augmente, la poutre/barre en général s’allonge (se dilate =
dilatation) et inversement (se contracte = contraction).

Le plus souvent, les dilatations ou contractions varient linéairement avec la température et


suivant la loi :

Avec

L: coefficient de dilatation thermique linéique en [K-1 ou °C-1 ],

L : longueur de la barre ou de la poutre en [m],

∆T : accroissement de température en [K ou °C].

Valeur du coefficient de dilatation linéique de quelques matériaux courants

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 Une barre d’Acier et une barre de Fer de même longueur soumise à un même
accroissement de température subiront une même dilatation.
 A longueurs égales, avec un même accroissement de température, l’Aluminium se
dilatera environ 3 fois plus que le verre et environ 2 fois plus que l’acier.

6.1. Déformations longitudinales


6.1.1. Effet thermique

Lorsqu’une poutre est soumise à une variation de température ∆T, elle subit une dilatation
thermique ∆LTH. Celle-ci est de la forme :

Avec :

a : coefficient de dilatation thermique linéique en [K-1 ou °C-1 ],

Lo : longueur initiale de la barre ou de la poutre en [m],

∆T : accroissement de température en [K ou °C].

Remarque :

Lorsqu’une barre est soumise à un effort normal N et à une variation de température ∆T,
d’après le principe de superposition, on a :

La déformation d’origine thermique est donnée par la relation :

La contrainte d’origine thermique est donnée par la relation :

Si la poutre est libre de se dilater, la variation de longueur se fait sans contrainte. Si la dilatation
est empêchée, il y a apparition d’une contrainte normale de traction ou de compression en
fonction du signe de ∆T.

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7. Dimensionnement
7.1. Condition de résistance

Afin de tenir compte d’incertitudes concernant les charges appliquées au solide, les conditions
d’utilisation ou les caractéristiques mécaniques du matériau, on introduit un coefficient de
sécurité s.

Le dimensionnement des pièces mécaniques se fera en limitant la valeur de la contrainte


normale à une valeur notée Rpe (résistance pratique à l’extension) définie par :

σe: Limite élastique à l’extension en [MPa]

s : Coefficient de sécurité [-]

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On doit ainsi vérifier l’inéquation (d’équarrissage) suivante :

En compression, on doit vérifier :

Avec, Rpc la résistance pratique à la compression :

σc : Limite élastique à la compression en [MPa]

s : Coefficient de sécurité [-]

7.2. Condition de déformation

Pour des raisons fonctionnelles, il est parfois important de limiter l’allongement à une valeur
∆Llim. On obtient donc l’inéquation :

Dous Faustin MALONGA, Ingénieur en GC ASAC Année Universitaire 2021-2022

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