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Ce document présente un projet de fin d'études sur la reproduction et la gestion sanitaire de la daurade royale 'Sparus aurata' dans le cadre de l'aquaculture en Algérie. Il souligne l'importance de la maîtrise du cycle de reproduction pour améliorer la qualité des alevins et aborde les risques sanitaires associés à l'élevage aquacole. L'étude met en avant le développement de l'aquaculture comme un outil de croissance économique et la nécessité de plans de prophylaxie pour protéger les poissons des maladies.

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Ce document présente un projet de fin d'études sur la reproduction et la gestion sanitaire de la daurade royale 'Sparus aurata' dans le cadre de l'aquaculture en Algérie. Il souligne l'importance de la maîtrise du cycle de reproduction pour améliorer la qualité des alevins et aborde les risques sanitaires associés à l'élevage aquacole. L'étude met en avant le développement de l'aquaculture comme un outil de croissance économique et la nécessité de plans de prophylaxie pour protéger les poissons des maladies.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Institut des Sciences Université Saad


Vétérinaires- Blida Dahlab-Blida 1-

Projet de fin d’études en vue de l’obtention du


Diplôme de Docteur Vétérinaire

REPRODUCTION ET GESTION SANITAIRE DU CYCLE D’ELEVAGE DE LA


DAURADE ROYALE « Sparus aurata »

Présenté par

Abbed wafa et Mesbahi wissem

Devant le jury :

Président : LOUNES A MCB ISV BLIDA

Examinateur : DAHMANI H MCB ISV BLIDA

Promoteur : MOKRANI D MCB ISV BLIDA


Directrice de la ferme de
Co-promoteur : FERHANE djamila CNRDPA
CNRDPA

Année : 2020
Remerciements

En premier lieu, je remercie Allah le Tout-Puissant de m'avoir aidé durant toute ma vie, et
durant ce travail car sans lui ce manuscrit n'aurait pas pu voir le jour

Je tiens à remercier, chaleureusement et vivement, mon directeur de thèse, Monsieur Mokrani


Djamal, pour ses précieux conseils, sa détermination, sa rigueur, sa patience et sa confiance, et
qui reste le meilleur des meilleurs.

Je resterai, éternellement, reconnaissante envers mon père ABBED Abderrahmane le directeur


de la pêche de la Wilaya de chlef, qui m'a aidé énormément et à qui je dois une fière chandelle
au plus haut point; car sans son aide ce travail n’aurait pas pu être achevé. Je lui exprime une
autre fois toute ma gratitude.

Je tiens aussi à adresser mes sincères remerciements à Mme Ferhane Djamila directrice de la
ferme expérimentale et son équipe technique du CNRDPA de nous avoir accompagné et assisté
durant le séjour de visite au niveau du CNRDPA.

Enfin, je remercie tous mes enseignants qui ont contribué à ma formation universitaire et
postuniversitaire.
Dédicaces

Je dédie ce travail à mes chers parents


qui m’ont
soutenu tout le long de mes études
À ma sœur et mes frères
À mes amies et à tous ceux qui m’ont
toujours encouragé.
Résumé

Afin de minimiser les risques sanitaires dans les élevages aquacoles il est nécessaire de créer
des plans de prophylaxie pour préserver les poissons des maladies et des contaminants qui
menacent les élevages.

Au niveau méditerranéen, l’aquaculture s’est développée à un rythme soutenu et avec une


tendance à la diversification des espèces d’élevage qui facilite la croissance du secteur. Elle est
considérée comme un outil de développement important, au cours de ces dernières années,
l’aquaculture est devenue une révolution dans la production d’aliments et qui contribue de plus
en plus au développement économique national.

Des diverses législations mondiales relatives au bien-être animal s’intéressent également aux
poissons. Dès lors que les consommateurs commencent à s’intéresser au niveau de bien-être
observé dans les élevages industriels de poissons, le secteur ne peut plus ignorer cette
question.

L’Algérie a adopté des stratégies de développement de cette activité en exploitant le littoral par
l’élevage des nouvelles espèces tel que la daurade royale et d’autres espèces.

La daurade royale « Sparus aurata » est un poisson marin particulièrement apprécié sur tout le
pourtour méditerranéen et d’une valeur commerciale très élevée, est nouvellement élevé en
Algérie dans les cages flottantes, les étangs ou dans les bassins.

La maitrise du cycle de la reproduction de cette espèce fournit un point essentiel pour


poursuivre l’élevage, notre étude permet de montrer les notions de base de la reproduction
chez la daurade royale en maitrisant le cycle sexuel et la maturité des individus afin d’avoir une
meilleure qualité des alevins et de poissons grossis dans les élevages.

La production nationale a enregistré un taux important en daurade royal, et la Wilaya de CHLEF


en tête comme leader.

Le risque sanitaire des pathologies de poissons présente un problème considérable sur le


cheptel d’élevage aquacole. Il cause des pertes biologiques sur la qualité des individus et
économiques pour les investisseurs.
Notre recherche a été sanctionnée par une visite au niveau du CNRDPA pour enrichir cette
étude.

Notre travaille démontre la croissance de l’aquaculture dans le monde comme une ressource
d’aliment et comble le déficit en aliment et en nutrition, et en Algérie comme une nouvelle
activité lucrative.

Mots clés : Daurade royale, reproduction, gestion sanitaire, CNRDPA


‫ملخص‬

‫ٌشهد االستزراع السمكً على مستوى البحر األبٌض المتوسط تطورا ملحوظا و كدا نحو تنوٌع اصناف اسماك التربٌة المائٌة‬
‫من أجل تطوٌر القطاع ٌعتبر أداة تنمٌة مهمة ‪ ،‬فقد أصبح االستزراع المائً فً السنوات األيخٌرة وورة فً ننتا الذاا‬
‫وٌساهم أكور فأكور فً التنمٌة االقتصادٌة الوطنٌة‪.‬‬
‫ٌوضح بحونا نمو تربٌة األحٌا المائٌة فً العالم كمورد غاائً وسد الفجوة الذاائٌة والنوعٌة‪ ،‬وفً الجزائر كنشاط جدٌد و‬
‫مربح‪.‬‬

‫اعتمدت الجزائر استراتٌجٌات لتطوٌر هاا النشاط من يخالل استذالل اليخط الساحلً بتربٌة أنواع جدٌدة مول الدنٌس‬
‫واألنواع األيخرى‪.‬‬

‫سجل اإلنتا الوطنً نسبة كبٌرة فً الدنٌس البحري و على راسها والٌة شلف كمتصدر‪.‬‬

‫الدنٌس البحري » ‪ « Sparus aurata‬هو سمكة بحرٌة تحظى بتقدٌر يخاص فً جمٌع أنحا البحر األبٌض المتوسط واات‬
‫ً‬
‫حدٌوا فً الجزائر فً أقفاص عائمة أو أحواض ‪.‬‬ ‫قٌمة تجارٌة عالٌة ً‬
‫جدا ‪ ،‬تم تربٌتها‬

‫ٌوفر نتقان الدورة التناسلٌة لهاا النوع نقطة أساسٌة الستمرار التكاور‪ ،‬تسمح دراستنا بإظهار المفاهٌم األساسٌة للتكاور‬

‫فً الدنٌس البحري من يخالل نتقان الدورة الجنسٌة والنضج لألفراد من أجل الحصول على جودة أفضل للقلً والسمك‬
‫المتضيخم فً المزارع‪.‬‬

‫تشكل الميخاطر الصحٌة التً تتعرض لها أمراض األسماك مشكلة كبٌرة فً قطٌع تربٌة األحٌا المائٌة‪ٌ .‬تسبب فً يخسائر‬
‫بٌولوجٌة على نوعٌة األفراد واالقتصادٌة للمستومرٌن‪.‬‬

‫وتعنى قوانٌن رعاٌة الحٌوان العالمٌة الميختلفة باألسماك‪ .‬بمجرد أن ٌبدأ المستهلكون فً االهتمام بمستوى الرفاه الاي لوحظ‬
‫فً المزارع السمكٌة الصناعٌة ‪ ،‬لم ٌعد بإمكان القطاع تجاهل هاا السؤال‪.‬‬

‫من أجل تقلٌل الميخاطر الصحٌة فً مزارع تربٌة األحٌا الما من أجل تقلٌل الميخاطر الصحٌة فً مزارع تربٌة األحٌا‬
‫المائٌة ‪ ،‬من الضروري وضع يخطط وقائٌة لحماٌة األسماك من األمراض والملووات التً تهدد المزارع‪.‬‬

‫تمت الموافقة على بحونا من يخالل زٌارة نلى ‪ CNRDPA‬إلورا هاه الدراسة‪ ،‬من الضروري وضع يخطط وقائٌة لحماٌة‬
‫األسماك من األمراض والملووات التً تهدد المزارع‪.‬‬

‫تمت الموافقة على بحونا من يخالل زٌارة نلى ‪ CNRDPA‬إلورا هاه الدراسة‪.‬‬
Abstract
At the Mediterranean level, aquaculture has developed at a sustained pace and with a trend
towards diversification of livestock species which facilitates the growth of the sector. It is
considered an important development tool, in recent years aquaculture has become a
revolution in food production and which contributes more and more to national economic
development.

Our work demonstrates the growth of aquaculture in the world as a food resource and fills the
food and nutrition gap, and in Algeria as a new lucrative activity.

Algeria has adopted strategies to develop this activity by exploiting the coastline by breeding
new species such as the sea bream and other species.

The national production recorded a significant rate in sea bream, and the Wilaya of CHLEF at
the head as leader.

The sea bream “Sea beam” is a marine fish particularly appreciated all around the
Mediterranean and of a very high commercial value, is newly raised in Algeria in floating cages,
ponds or in basins.

The mastery of the reproductive cycle of this species provides an essential point for continuing
breeding; our study allows showing the basic notions of reproduction in sea bream by
mastering the sexual cycle and maturity of individuals in order to have better quality of the fry
and of enlarged fish in the farms.

The health risk of fish pathologies presents a considerable problem on the aquaculture
breeding herd. It causes biological losses on the quality of individuals and economic for
investors.

Various global animal welfare laws are also concerned with fish. Once consumers start to take
an interest in the level of well-being observed in industrial fish farms, the sector can no longer
ignore this question.

In order to minimize the health risks in aquaculture farms it is necessary to create prevention
plans to protect the fish from diseases and contaminants that threaten the farms.
Our research was sanctioned by a visit to the CNRDPA to enrich this study.

Keywords: Sea bream, reproduction, health management, CNRDPA


Table des matières :

Remerciements

Dédicaces

Résumés

Table des matières

Liste des tableaux

Liste des figures

Liste des abréviations

Introduction …………………………………………………………………………………………………………………………. 1

Chapitre 1 : L’AQUACULTURE ; DEFINITION, SITUATION MONDIALE ET


NATIONALE IMPORTANCE ECONOMIQUE

1. Définition de l’aquaculture ……………………………………………………………………………………….... 5

2. Situation mondiale ……………………………………………………………………………………………………... 7

3. Aquaculture en Algérie ………………………………………………………………………………………………... 9

Chapitre 2 : Reproduction de la daurade royale « Sparus aurata »

1. Présentation de la daurade royale « Sparus aurata »…………………………………………………… 12

2. La reproduction de la daurade royale ………………………………………………………………………… 14

3. Les différentes techniques d’élevage de la Daurade Royale ………………………………………… 19

3.1. Les écloseries ……………………………………..…………………………………………………………….. 19

3.2. Elevage en cage flottantes ……………………………………………………..………………….......... 21

3.3. Elevage en bassins ou étangs ………………………………………………….…………………………. 21

4. Production mondiale de la daurade royale ……………………………………………………………..…… 23


5. Production nationale : Exemple de Wilaya de CHLEF ……………………………………………… 24

Chapitre 3 : GESTION DES RISQUES SANITAIRES SUR LA REPRODUCTION DE LA


DAURADE ROYALE ET LE RESPECT DES BONNES PRATIQUES D’HYGIENE

1. Pathologies des poissons ……………………………………………………………………………………. 27

2. Risques sanitaires sur la reproduction …………………………………...…………………………… 30

3. Le bien-être de poissons ………………………………………………………….…………………………. 32

4. Prophylaxie …………………………………………………………………………….……….…………………. 34

Organisation d’une visite scientifique …………………………………………….……..……………. 39

Conclusion …………………………………………………………………………………………………………………...52

Références ………………………………………………………………………………………………………………… 54

Annexes ………………………………………………………………………………………………………56
Liste des tableaux :

Tableau 1 : Production, utilisation et commerce de la pêche et de l’aquaculture dans le


monde…………………………………………………………………………………………………………………………………8

Tableau 2 : Tableau des caractéristiques de la daurade royale…………………………………………14

Tableau 3 : Evolution de poids moyen de quelques espèces en écloseries : de la larve de


Juvénile [IFREME]……………………………………………………………………………………………………………..20

Tableau 4 : La production de la daurade à la Wilaya de CHLEF (2020) [DPRH CHLEF]…….….24

Tableau 5: les principales maladies de la daurade royale « Sparus aurata »


*ABBED.W+…………………………………………………………………………………………………………………………29
Liste des figures :

Figure 1 : l’aquaculture, la nouvelle industrie…………………………………………………………………………..5

Figure2 : Les différentes espèces d’élevage aquacole. …………………………………………………………….7

Figure 3 : Capture mondiale de la pêche et de la production aquacole…………………………………….9

Figure 4 : Production aquacole en Algérie………………………………………………………………………………10

Figure 5 : Morphologie externe de « Sparus aurata » (Photo prise par ABBED.W)……………………12

Figure 6 : Nourriture naturelle de la daurade royale……………………………………………………………..14

Figure 7 : Reproduction naturelle de la daurade royale…………………………………………………………17

Figure 8 : Reproduction semi-naturelle de la daurade royale………………………………………………..17

Figure 9 : Les œufs pondus de la daurade royale………………………………………………………………….18

Figure 10 : L’élevage de la daurade royale dans des cages flottantes ……………………………………21

Figure 11 : Etangs d’élevage de poissons ……………………………………………………….…………………… 22

Figure 12 : Bassins d’élevage en PVC …………………………………………………………………………………… 22

Figure 13 : Principaux pays producteurs de « Sparus aurata »……………………………………………. 23

Figure 14 : Production mondiale de la daurade royale……………………………………………………….24

Figure 15 : Santé et bien-être des animaux en aquaculture : un rôle à jouer pour les vétérinaires
…………………………………………………………………………………………………………………………………………….32

Figure 16 : Biosécurité des fermes aquacoles ………………………………………………………………………34


Figure 17 : Procédure d’hygiène type HACCP……………………………………………………………………….36

Figure 18 : diagnostic de terrains : Bilan de la visite. ……………………………………………………………38

Figure 19 : Le plan général du site de CNRDPA. ……………………………………………………………….....40

Figure 20 : Bloc administratif de CNRDPA………………………………………………………………………………41

Figure 21 : Bibliothèque de CNRDPA (bloc administratif). …………………………………………………….42

Figure 22 : Vu de littorale à travers la bibliothèque du CNRDPA…………………………………….......42

Figure 23 : La ferme marine expérimentale SEPM (station expérimentale de pisciculture


marine)……………………………………………………………………………………………………………………………..……43

Figure 24 : Les différents blocs de manipulation et d’élevage de poissons (daurade et loup)....43

Figure 25 : Bloc d’éclosion des œufs de la daurade royale…………………………………………………….44

Figure 26 : Bloc de sevrage de poissons ……………………………………………………………………………….44

Figure 27 : Salle de bassins réservoirs d’eau pour maintenir le système de circuit fermé……45

Figure 28 : Salle de prégrossisement de poissons ………………………………………………………………45

Figure29 : Unité de filtration de l’eau du système de circuit fermé de la salle de


prégrossissement………………………………………………………………………………………………………………..46

Figure 30 : Bloc du laboratoire de la ferme marine…………………………………………………………..…46

Figure 31 : Bloc de culture de Rotifères. ………………………………………………………………………….....47

Figure 32 : Bloc de culture des Microalgues………………………………………………………………………….47

Figure 33 : Le réservoir général de l’eau de mer……………………………………………………………………48


Figure 34 : Le filtre à sable et le filtre biologique du réservoir général de l’eau de mer…………48

Figure 35 : L’établissement du CNRDPA…………………………………………………………………………..…51


Liste des abréviations :

CNRDPA : Centre national de recherche t de développement de la pêche et de l’aquaculture.

DPRH : Direction de la pêche et de ressources halieutiques.

FAO : L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

IFREMER : Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la MER.

Kg : Kilogramme.

CM : Centimètre.

G : Gramme.

L : Litre.

M : Mètre.

G/L : Gramme par litre.

T : Tonne.

°C : Température Celsius.

PNDPA : Office National de Développement et de Protection Aquacole.

PVC : Polyvinyl chloride.

CAT : Conduite à tenir.

PCR : Polymerase Chain Reaction.

ATB : Antibiotique.

Trait: Traitement.
FSBI: Fisheries society of the British Isles.

HACCP: Hazard Analysis Critical Control Point.

Fig: Figure.

DDA: La Direction de Développement de l'Aquaculture


1
INTRODUCTION

L'aquaculture est le secteur de production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide
au monde est actuellement la principale source d'approvisionnement en poisson , est une
activité rentable qui joue un rôle assez important dans le développement du secteur
alimentaire d’une part et du secteur économique d’autre part, et qui affiche un taux de
croissance élevé dans ces dernières années, et l’Algérie tente depuis de nombreuses années de
diversifier sa production aquacole, en quantité et en qualité. La tendance actuelle est
probablement au développement de structures d’élevages de poissons marins, tels que la
Daurade royale « Sparus aurata » et autres espèces de haute valeur marchande.

Cette espèce noble est actuellement importée comme intrant pour les projets aquacoles en
Algérie et qui pénalise la réserve nationale en devise. Donc, l’idée de promouvoir la
reproduction de cette espèce localement est impérative.

A ce titre le centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture


a pris l’initiative de procéder à la reproduction de la daurade royale et le loup à titre
expérimentale. Les résultats de cette expérience sont très encourageants.

Cette innovation nous a motivé à visiter cet établissement pour atteindre les objectifs suivants :

_ S’informer sur le procès de la reproduction dans un milieu artificiel.

_ Les risques sanitaires qui menacent l’espèce.

_ Les mesures préventives adoptés pour éviter les maladies de poissons.

Ce travail est scindé en 03 Chapitres portant sur chacun des aspects de cette recherche une
visite scientifique. Le premier chapitre définie le secteur de l’aquaculture et envisage sa
situation mondiale et nationale. Le second chapitre présente la reproduction de la daurade
2
royale. Le troisième chapitre traite les risques sanitaires et leur impact sur le poisson et les
mesures prophylactiques.

3
4
CHAPITRE 1

L’AQUACULTURE ; DEFINITION, SITUATION MONDIALE ET NATIONALE


IMPORTANCE ECONOMIQUE

1.1. Définition :
Elle est définie, selon la FAO : "L'aquaculture consiste dans la culture d'organismes aquatiques,
y compris poissons, mollusques, crustacés et plantes aquatiques qui s’exerce dans les zones
côtières et continentales. Le terme «culture» implique une quelconque forme d'intervention
dans le processus d'élevage en vue d'améliorer la production, telle que l'empoissonnement à
intervalle régulier, l'alimentation, la protection contre les prédateurs, etc. Il s'agit
probablement du secteur de production alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide et
représente désormais 50 pour cent du poisson mondial utilisé pour l'alimentation ". (Fao, 1998)

Figure1 : L’aquaculture, la nouvelle industrie.

5
Synonymes : halieuculture, aquiculture.

_ Principales activités rencontrées en aquaculture :

1. Pisciculture = Elevage du poisson

 Salmoniculture = Elevage des salmonidés (truites, ombles, saumon ...)

 Trutticulture = Elevage de truites

 Esociculture = Elevage des ésocidés (brochet par exemple)

 Cypriniculture = Elevage des cyprinidés (carpes, carpes koï ....)

 Perciculture = Elevage des percidés

 Aquarioculture = Elevage des poissons tropicaux ou d'aquariums

2. Conchyliculture = Elevage des coquillages

 Mytiliculture = Elevage des moules

 Ostréiculture = Elevage des huîtres

 Vénériculture = Elevage des palourdes

 Perliculture : élevage des huîtres perlières

3. Carcinoculture = Elevage des crustacés

 Astaciculture = Elevage des écrevisses

 Crevetticulture = Elevage des crevettes

 Pénéiculture = Elevage des pénéidés (crevette marine)

4. Ranaculture ou Raniculture = Elevage des grenouilles

5. Algoculture = Culture des algues. (VETOFISH, 2010)

6
1.2. Situation mondiale :
La situation mondiale des pêches et l'aquaculture présente des mises à jour et vérifiées
statistiques du secteur et analyse les nouvelles questions et approches nécessaires pour
accélérer les efforts internationaux pour atteindre l'objectif de la pêche et de l'aquaculture
durables. On estime que la production mondiale de poisson a atteint environ 179 millions de
tonnes en 2018, avec une première vente totale valeur estimée à 401 milliards USD, dont 82
millions de tonnes, évaluées à 250 milliards USD, provenaient de la production aquacole, 156
millions de tonnes ont été utilisées pour la consommation humaine, équivalent à un
approvisionnement annuel estimé à 20,5 kg par habitant. Les 22 millions de tonnes restantes
étaient destinées à usage non alimentaire, principalement pour la production de farine de
poisson et l'huile de poisson. (FAO, 2020)

Figure2 : les différentes espèces d’élevage aquacole.


L'aquaculture représentait 46 % de la production totale et 52 % de poissons destinés à la
consommation humaine. La Chine a est resté un important producteur de poisson,
représentant pour 35 % de la production mondiale de poisson 2018. Hors Chine, une part
importante de la production en 2018 est venue d'Asie (34 %), suivie par les Amériques (14%),
l'Europe (10%), l'Afrique (7%) et l'Océanie (1%). La production totale de poisson a vu des
7
augmentations importantes sur tous les continents dernières décennies, sauf en Europe (avec
une diminuer depuis la fin des années 80, mais légèrement ces dernières années) et les
Amériques (avec plusieurs hauts et bas depuis le pic de milieu des années 90, principalement
en raison des fluctuations captures d’anchois), alors qu’il a presque doublé au cours des 20
dernières années en Afrique et Asie. (FAO, 2020)

Tableau.1: Production, utilisation et commerce de la pêche et de l’aquaculture


dans le monde.

8
Figure.3 : Capture mondiale de la pêche et de la production d’aquaculture.

1.3. Aquaculture en Algérie :


L’aquaculture est une nouvelle industrie du secteur de la pêche qui vise à combler le déficit du
poisson sur le marché nationale. Cette activité commence à prendre de l’ampleur sur le littoral
algérien à travers l’installation de plusieurs projets aquacoles privés pour l’élevage des espèces
marines notamment le loup et la daurade royale.

"Il s’agit d’un secteur qui suscite beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs. Quelques 71
projets sont déjà réalisés. La direction de la pêche et de l’aquaculture a cumulé 670 demandes
pour de nouveaux projets".

L’aquaculture reste un créneau d’avenir sur lequel la tutelle mise pour satisfaire les besoins
nationaux en poissons. Les perspectives sont prometteuses car, il est attendu d’atteindre
10.000 tonnes de produits aquacoles à la fin de l’année 2019, soit 8% de la production globale
en poissons.

A l’horizon 2025, la production aquacole devrait atteindre les 38.000 tonnes par an, soit 22% de
la production globale en poissons.

9
Néanmoins, "le financement reste un obstacle de taille pour le développement de ces projets,
dont la majorité ont été autofinancés par les investisseurs". (Radio algérienne, 2019)

Figure.4 : Production aquacole en Algérie.

10
11
Chapitre 2

REPRODUCTION DE LA DAURADE ROYALE « Sparus aurata »

1. Présentation de l’espèce :
La dorade royale, « Sparus aurata » est un poisson aux flancs gris argenté dont la taille
courante varie de 20 à 50 cm (70 cm maximum). Le corps est ovale, comprimé latéralement et
assez élevé, la tête est bombée. La bouche est basse avec des lèvres épaisses. Elle présente à
l'avant de chaque mâchoire 4 à 6 canines massives, puis 2 à 4 rangées de molaires.
On peut observer entre les deux yeux un bandeau frontal doré bordé de noir, ainsi
qu'une grande tache sombre et allongée sur le haut de l'opercule, au début de la ligne
latérale. L'extrémité de la nageoire caudale est bordée de noir. Une ligne noire peut aussi être
observée sur sa longue nageoire dorsale. De nuit, les juvéniles observés présentent une livrée
avec des rayures verticales. (Linnaeus, 2008)

La dorade royale se rencontre souvent, solitaire ou en petit groupe, à faible profondeur dans la
zone des brisants, ainsi que sur les herbiers de posidonies et les fonds sableux. Elle fréquente
aussi les zones saumâtres (estuaires des fleuves, lagunes). Les juvéniles ne dépassent pas 30 m
de profondeur, alors que les adultes peuvent descendre jusqu'à 150 m. (Océan vivant)

Figure.5 : Morphologie externe de Sparus aurata (photo prise par Abbed.W).


12
Position systématique :

Règne : Animalia

Embranchement : Chordata

Sous-embranchement / Division : Vertebrata

Super-classe : Gnathostomata

Super-classe : Pisces

Classe : Actinopteri

Ordre : Perciformes

Sous-ordre : Percoidei

Famille : Sparidae

Genre : Sparus

Espèce : Sparus aurata (IFREMER, 2017)

Synonyme :

- France : Daurade royale

- Grande-Bretagne : Gilthead sea bream

- Italie : Orata

- Espagne : Dorada

La dorade est un poisson essentiellement carnivore. Sa gueule pavée lui permet de broyer sans
coup férir les coquillages et crustacés, notamment les crabes, les moules, les couteaux et les
vers marins. Elle est vorace et un banc peut détruire le travail d’un conchyliculteur en un rien
de temps. Elle s’attaque aussi aux petits poissons si l’occasion se présente, ainsi qu’aux seiches,
calamars et poulpes (figure6).

13
Figure.6 : Nourriture naturelle de la daurade royale

Le tableau 2 montre quelques caractéristiques de la daurade royale.

Taille moyenne adulte 65 cm pour 6 à 7 Kg

Mode de reproduction Hermaphrodisme protandre: mâle > fem

Période de reproduction d'octobre à décembre

Fécondité

Dorsale XI, 12 à 14

Anale III, 11 à 12

Pectorales 14 à 15

Pelviennes I, 5

Caudale env. 18, échancrée

Ligne latérale 75 à 85 écailles

Écailles Cycloïdes

Dentition hétérodontie, dentition puissante

Tableau.2 : Tableau des caractéristiques de la daurade royale.

2. Reproduction de la daurade royale :


La daurade est une espèce « hermaphrodite successive protandre », ce qui veut dire, plus
simplement, qu'une même daurade est d'abord mâle, puis femelle. Les pontes naturelles sont
facilement obtenues en captivité. Une femelle peut pondre 1 million d'œufs par kg chaque
année en plusieurs pontes successives. (IFEREM, 2017)

14
Les géniteurs sont placés à une charge de 2.5 à 4.5Kg/m3, et sont alimentés avec des granulés
et des aliments naturels. Pour le cas de la dorade, son hermaphrodisme, impose un taux de
renouvellement régulier de la classe d’âge la plus élevée du cheptel soit 20 à25% de celui-ci.
La reproduction a lieu en novembre-décembre en Méditerranée et en avril-mai dans le Golfe de
Gascogne sur des fonds de 30 à 50 m. (Aquaculture tunisienne)

Ponte éclosion sevrage stade 1g stade 5g stade 350g stade 700g

(-3j) (0j) (70j) (80g ) (110j) (2ans) (40mois)

Rapport gonado-somatique :

Il s’agit ici d’identifier les différentes phases du développement des gonades au cours du cycle
reproducteur de la dorade. Afin de suivre l’évolution de la gamétogenèse au cours du cycle,
nous avons exprimé le rapport gonado-somatique (RGS), il peut être considéré comme un
véritable coefficient de maturation.

Rapport hépato-somatique :

Le foie joue un rôle de réserve en périodes de reproduction car il intervient dans l’élaboration
des produits génitaux. Ce besoin se traduit par un apport important d’énergie lors de la
gamétogénèse, celle-ci a été stockée dans le foie sous forme de lipides au cours du cycle
biologique. Comme pour les gonades, le foie a été pesé au millimètre près et les résultats ont
été exprimés par le rapport Hépato-somatique (RHS).

La fécondité :

La connaissance de la fécondité d'une espèce est un facteur important de l'exploitation


rationnelle d'un stock de poissons. Elle est utilisée pour calculer le potentiel de reproduction
d'un stock et la survivance de l'œuf au recrutement. Dans les deux cas, il faut juger quel stock
minimum d'adultes est nécessaire pour maintenir le recrutement. Elle est aussi en rapport avec
le stock d'adultes qui est nécessaire, pour calculer la dimension du stock d'après les estimations
de la production annuelle d'œufs. Les problèmes de l'évaluation de la fécondité dépendent de
plusieurs facteurs : le nombre absolu d'œufs produits, si l'espèce est un reproducteur total ou

15
partiel ; du degré de différenciation qui existe entre la taille des œufs qui seront pondus cette
saison et les œufs immatures présents qui seront reportés à la prochaine saison de ponte.

Toutefois la fécondité peut être définie sommairement, selon les termes de Roule (1940),
comme étant la capacité féconde ou la puissance prolifique qui permet aux poissons de
pulluler. Il est apparu rapidement que la manière la plus commode d'apprécier ce pouvoir
reproducteur est d'évaluer l'importance quantitative de leurs produits sexuels, ovocytes et
spermatozoïdes. Mais devant la complexité de comptage et de mensuration des
spermatozoïdes, lesquels, de par leur nombre très élevé, ne constituent pas un facteur limitatif
de la reproduction, la fécondité a été limitée au seul nombre d'ovocytes destinés à la ponte
Bagenal (1966) définit la fécondité absolue comme étant « le nombre des œufs mûrissant chez
une femelle juste avant la ponte ». La méthode choisie pour cette étude est la fécondité
absolue individuelle qui se base sur l'échantillonnage par volume selon (Simpson, 1951 ;
Bagenal, 1968). Sept ovaires de femelles matures, au stade III et IV ont été échantillonnés
pendant les mois de septembre à janvier. Ces derniers examinés mesurent entre 26,5 et 57 cm
et pèsent entre 242 et 2120 grammes. Sur chaque ovaire, une fraction à est prélevée et pesée
au centième de gramme près. Elle est ensuite conservée dans une solution de formol à 5%. Ce
produit qui donne de meilleurs résultats par rapport au liquide de Gilson (Bouaïn, 1977),
permet de dissocier le tissu conjonctif de l'ovaire et d'isoler ainsi les ovocytes, indispensables
pour les comptages ultérieurs. Le milieu est renouvelé tous les 10 jours environ pour favoriser

la dissociation. Celle-ci peut être accélérée ainsi par un agitateur magnétique fréquent. Après
séparation du stroma, les ovocytes sont lavés à l'eau pour éliminer le formol et les détritus
concentrés dans le surnageant. Les œufs sont alors dilués dans un volume d'eau de 1 litre. Une
homogénéisation mécanique de la colonne liquide est nécessaire avant d'effectuer un sous
échantillon de 1 ml à l'aide d'une pipette graduée. Ce sous-échantillon est ensuite compté dans
une cuve de Dolfuss. La mesure du diamètre des ovocytes est réalisée à l'aide d'un microscope
muni d'un micromètre. Cette opération est reprise 3 fois pour un même prélèvement d'ovaire.

(OUDJANE, S. ,2017)

16
Figure.7 : La reproduction naturelle de « Sparus aurata ».

Figure.8 : La reproduction semi-naturelle de « Sparus aurata ».


La femelle pond des ovules de petite taille (1mm) et a une fécondité élevée de l’ordre de
500000 œuf/kg de femelle. L’ovulation nécessite une supplémentassions hormonale La
période de ponte peut être avancée ou retardée par manipulation de l’environnement
photopériode et température. [Aquaculture Tunisienne]

Les œufs (figure 9) viables sont récoltées en surface, et seront traités et mis en incubateurs
avec une densité de 5milles œufs/L. la qualité des œufs est très importante, naturellement il
faut des œufs de bonne qualité pour avoir une descendance à profit immunitaire important.
[Aqua tunisienne]

17
Le taux d’éclosion des œufs viables est de 80% en absences de problèmes sanitaires et surtout
de problème techniques. Le coté présomptif exige la satisfaction de deux axes pour déterminer
la qualité de la descendance : le régime alimentaire et les conditions d’élevage. [Aua
tunisienne]

Figure.9 : les œufs de la daurade royale.

18
3. Techniques d’élevage de la daurade royale « Sparus aurata »

En milieu terrestre ou marin, on peut distinguer 03 modes d’élevage :

• l’élevage extensif : faible densité d’animaux et pas (ou peu) d’apport alimentaire ;
• l’élevage semi-intensif : densité moyenne d’animaux et apport alimentaire ;
• l’élevage intensif : forte densité d’animaux et alimentation exclusivement sous forme
d’intrants associés à des moyens de gestion des risques élaborés.

Les espèces pouvant être élevées en mode extensif :


En eau douce : carpe, tilapia, mulet, sandre, black-bass, crevette.
En eau saumâtre : mulet, bar, sole, daurade.
Les espèces pouvant être élevées en mode semi-intensif à intensif en cages flottantes :
En eau douce : Carpe.
En eau de mer : Bar, daurade.
L’élevage intensif en bassins construits en dure et en mer ouverte (cages flottantes) :
Loup, daurade, turbot. (KARALI, A et ECHIKH, F, 2016)

3.1. Les écloseries

La disponibilité en jeunes poissons est un élément clé pour initier puis pérenniser ces
productions. La pêche de juvéniles dans le milieu naturel est aléatoire et ne s’inscrit pas dans
une démarche durable de l’activité piscicole. Les écloseries ont donc été développées pour les
produire. Ces outils sont positionnés à terre près du littoral et alimentés en eau de mer par
pompage. Ils sont gérés par un personnel à haut niveau de technicité, capable d’appliquer des
méthodes d’élevage élaborées. Les principales difficultés de cette phase d’élevage résident
dans la faible taille des larves à l’éclosion (3 à 4 mm) et la contrainte d’un nourrissage parfois
exclusif avec du plancton vivant lors des premières semaines de vie. Aujourd’hui, les écloseries
assurent aux exploitations de grossissement :

 Une qualité morpho-anatomique et zoosanitaire des juvéniles.

 Une disponibilité pendant une grande partie de l’année.

19
 Une capacité à produire des cohortes importantes d’animaux calibrés.

 Une plus-value potentielle par la sélection génétique.

 Une relative diversité d’espèces en élevage (Bruno. Petton, 2012)

Après la collecte, les œufs viables sont dénombrés puis placés dans un bac d’incubation. Cette
phase correspond à la période du développement de l’embryon (embryogénèse) à l’intérieur
des membranes de l’œuf ; elle se termine à l’éclosion d’une larve vésiculée nageante. La durée
de l’embryogénèse est spécifique à chaque espèce. Elle est également dépendante de la
température du milieu d’élevage dans un intervalle également spécifique à chaque espèce.

Ainsi, la durée de l’incubation de l’œuf du turbot, espèce marine tempérée, est de 4 jours à une
température de 10°C et de seulement 24 heures pour l’ombrine ocellée et le paraha peue dont
les œufs se développent dans une eau de mer comprise entre 25 et 30°C. Une structure
adaptée à cette phase d’élevage ainsi qu’une densité optimale d’œufs par unité de volume
(1000 à 5000 par litre) associée à une qualité d’eau de mer du milieu de vie irréprochable
assurent de fortes survies à l’éclosion. (Bruno. Petton, 2012)

Le Tableau 1 présente l’évolution de poids moyen de quelques espèces en écloseries [


IFREMER]

Tableau.3 : Evolution de poids moyen de quelques espèces en écloseries : de la larve de


Juvénile.

20
3.2. Elevage en cages flottantes :
L'aquaculture en cage implique l'élevage de poissons dans les ressources en eau existantes tout
en étant enfermé dans une cage en filet qui permet la libre circulation de l'eau. C'est un
système de production aquacole composé d'un cadre flottant, de matériaux de filet et d'un
système d'amarrage (avec corde, bouée, ancre etc. ) avec un filet flottant de forme ronde ou
carrée pour tenir et peut être installé dans un réservoir, une rivière, un lac ou la mer. Sur le
plan économique, la culture en cage est une pratique agricole à faible impact avec des
rendements élevés et une activité émettant le moins de carbone. L'élevage de poissons dans un
plan d'eau existant élimine l'une des plus grandes contraintes de la pisciculture sur terre, la
nécessité d'un débit constant d'eau propre et oxygénée. Les cages sont positionnées pour
utiliser les courants naturels, qui privaient les poissons d'oxygène et d'autres conditions
naturelles appropriées tout en éliminant les déchets. (Fishes Extention and Training Center of
Banyuwangi, 2018).

La figure 2 montre un exemple d’une cage flottante d’élevage de la daurade royale

Figure.10 : L’élevage de la daurade royale dans des cages flottantes.

3.3. Élevage en bassins ou étangs :

Les étangs sont entretenus de manière à fournir un écosystème aux poissons et les ressources
nécessaires pour s’alimenter naturellement. Ce type d’élevage a un impact minime sur
l’environnement et permet une bonne gestion de la biodiversité. Il est également propice à la
polyculture (culture d’espèces différentes dont les régimes alimentaires sont exclusifs et/ou
complémentaires) et à une culture intégrée en la combinant avec l’agriculture ou encore
l’élevage de bétail ou d’animaux de basse-cour. (BILLARD. Roland, 2010)
21
Figure.11 : Etangs d’élevage de poisson.

Le système d’élevage en bassins offre des possibilités de contrôle du milieu et du bien-être du


poisson, mais requiert l’accès à des sites littoraux, des installations fixes avec des bâtiments,
des circuits d’eau alimentés par pompage d’eau de mer ou d’eau salée sous terraine et de
l’oxygène liquide. Ce système permet également une meilleure maitrise de l’emploi de produits
thérapeutiques et la lagune des eaux avant rejet en mer. Une utilisation de l’eau en circuit
fermé est parfois envisagée, ce qui permet un contrôle de tous les paramètres d’élevage tout
en limitant la consommation d’eau et l’impact sur l’environnement. (Deslous, P et all, 2002)

Figure.12 : bassins d’élevage en PVC.


22
4. Production mondiale de la daurade royale :

Depuis de nombreuses années, le rôle crucial de l’aquaculture dans le fait de contribuer au défi
mondial de nourrir une population qui doit dépasser les 9 milliards d’individus d’ici 2050 est
largement reconnu. Cette reconnaissance, fortement soutenue par les organisations sanitaires
mondiales majeures, est d’autant plus justifiée que les produits aquatiques sont un élément
essentiel à une alimentation saine et que plus de personnes devraient en consommer
davantage. Pour autant, il est universellement reconnu que les ressources marines sont limitées
et que les pêches sauvages ont atteint leur niveau maximum. [P2]

Le principal producteur était la Grèce avec 65.000 tonnes, suivie par la Turquie et l’Espagne
avec respectivement 48.000 et 16.231 tonnes. (Viggo, H., 2017)

Figure.13 : Principaux pays producteurs de Sparus aurata (FAO).

La production de bar et de dorade a significativement augmenté ces dernières années, avec la


Turquie qui est passée de 80.000 tonnes à 120.000 tonnes par an et devrait poursuivre sa
croissance dans les années à venir, et en 2017. Sur la même période, l’Espagne a augmenté sa
production de 33.000 tonnes à 40.000 tonnes environ » (Gustavo Larrazábal, ?]

23
Figure.14 : Production mondiale de la daurade royale

5. Production nationale :

Depuis qu’il a été érigé en Département Ministériel en 2000, le Secteur des pêches et des
ressources halieutiques en Algérie, a adopté une politique de développement intégré et
durable de ses activités économiques. (Sentissi.H, 2006)

Ce secteur, qui est favorisé par des conditions climatiques adéquates et par la bonne qualité
des eaux côtières, représente désormais une réalité incontournable. Les investissements privés
sont importants et destinés à augmenter grâce à un dispositif réglementaire de l’état. Les
avantages économiques fournis par les institutions afin de soutenir le développement du
secteur ont produit des résultats significatifs et de nombreuses entreprises sont désormais
opérationnelles. (FAO, 2016)

Sur tout le littorale algérien ; des wilayates ont lancé des projets d’investissement en
aquaculture afin d’augmenter la production des produits marins et de maintenir une gestion
durable des ressources halieutiques, une exploitation rationnelle, et diminuer les couts des
intrants.

L’aquaculture marine et continentale a enregistré une production de 5100 T en 2018, et de


4750 T en 2019; dont 60% est issu de l’aquaculture marine. [DDA.MPPH, 2020]

24
CHLEF : (Wilaya leader de l’aquaculture en Algérie)

C’est la wilaya leader de l’aquaculture en Algérie, sur une longueur de 129 km littoral, elle
occupe la première place nationale en aquaculture marine avec une production totale réalisée
depuis fin 2017 à Avril 2020 est de 3129 tonnes de daurade royale et loup.

* 70 cages flottantes installées sur son littoral.

* 03 fermes sont en phase de commercialisation et vente.

* 01 ferme est en phase de production.

* 02 fermes installées l’empoissonnement est prévu cet été 2020.

* 01 ferme d’élevage de moules. (Statistiques DPRH CHLEF, 2020)

25
26
Chapitre3 :

GESTION DES RISQUES SANITAIRES SUR LA REPRODUCTION DE LA DAURADE


ROYALE ET LE RESPECT DES BONNES PRATIQUES D’HYGIENE

1. Pathologies des poissons :


La surveillance et le suivi des maladies sont nécessaires pour prouver qu’une région ou un pays
est exempt d'une maladie ou d’un agent pathogène donné. Afin que les services vétérinaires ou
autres autorités compétentes puissent fournir la preuve de l’absence de maladies à déclaration
obligatoire, il est nécessaire de définir un programme national de surveillance et de
prophylaxie. Ce type de programme doit être prévu dans un cadre réglementaire. (Håstein. T,
1996)

La surveillance des maladies des poissons marins pourrait donc être définie comme suit : “ La
surveillance des poissons de mer consiste en l’examen constant d'une population donnée en
vue de déceler l'apparition des maladies devant faire l'objet d'une prophylaxie et pouvant faire
l’objet d’échantillonnages et de contrôles aléatoires de la population ”. (Håstein. T, 1996)

Le tableau 1 résume les principales maladies de la daurade royale en méditerrané

Type Maladie Agent Symptômes CAT

Viral Lymphocystis Iridovirus Retard de croissance Pas de trait


Nodules Elle se résorbe
blanchâtres/grisâtres toute seule
sur la face du corps
avec un aspect « chou-
fleur »

Nécrose Nerveuse Nodavirus Une nage erratique en PCR en temps


Virale-VNN spirale/cercles réel
Perte d’équilibre +
insatiabilité
Dilatation excessive de
la vessie natatoire
Congestion du cerveau
Ulcères sur la tête
Vacuolisation du SNC
+ la rétine

27
Bactérienne Pasteurellose Photobactérium Inflammation intense Mise en culture
damselae de la rate (des Antibiothérapie
subsp.piscicida granulomes si elle est oraux
chronique) Vaccination

Vb Listonella Congestion étendues Aliments


Riose anguillarum sur le ventre + tête médicaux
Splénomégalie + vaccination
congestion
Tenacibaculos_es/ Tenacibaculum Erosion des nageoires Immuno_stimul
Ex_Flexibactéri_os maritimum + ulcères sur la peau ation
es Tenacibaculum Accumulation de tissu vaccination
spp branchial nécrotique
jaunâtre
Tuberculose des Mycobacterium Lésions externes Eliminations
poissons spp hémorragiques et des sujets
ulcéreuses atteints
Perte de poids et (Zoonose)
granulomes sur les
organes externes

Nocardiose Norcardia Ulcères externes Elimination des


seriolae, Nocardia caséeuses sujets atteints
spp Ulcères internes
granulomatoses sur
tous les organes

Furonculose Aeromonas Congestion + ATB orale


Salmonicida hémorragie sur le
subsp. ventre
Inflammation de la
rate
Congestion de la
graisse périviscérale

Entérite à SFB Inflammation


bactéries Nécrose intestinale
segmentées
filamenteuses
(SFB)

28
Parasitaires Cryptocaryona Cryptocaryon Envahissement parasitaire Bains
externes se irritans désinfectants
Baisse de
salinité
Oodiniase Amyloodinium Envahissement parasitaire Thérapie par
bains à base de
cuivre
Vers Furnestinia Troubles respiratoires Désinfectants
monogènes echeneis Forte anémie Nettoyage
(Parasite exhaustif +
plathelminthes désinfection des
) filets
Parasites Vers Cardicola « Syndrome de la branchie Pas de
internes trématodes aurata blanche » traitement
sanguins

Myxidiose Enteromyxum « Syndrome du couteau » Pas de trait


intestinale Emaciation chronique

Mycoses Ichthyophonos Ichthyophonos Perte de poids Aliments


_e e hoferi Organes internes enkystés extrudés (pas
frais)

Saprolégnose Saprolegnia Arrêter


spp l’introduction
massive d’eaux
douce des
fleuves

Autres Syndrome de Stress soudain Opercules largements Pas de trait


la mort subite Pathologies ouverts Diminution des
cardiaques Branchies rouges facteurs de
stress
Syndrome des Inconnu Lésions externes Oxytétracycline
points rouges hémorragiques Alimentation
« rash skin spécidique
syndrome »

Maladies des Sursaturation Bulles sur les arcs + les Elimination des
bulles de gaz en Azote vaisseaux des branchies sursaturations
dissous dans en Azotes
l’eau
Lésions Mauvais temps Lésions propres /
mécaniques Manipulation
inadaptés

Tableau.5: les principales maladies de la daurade royale « Sparus aurata ».

29
2. Risques sanitaires sur la reproduction :

Pour connaitre les risques sanitaires sur la reproduction de poissons ; il faudrait d’abord
identifiés leurs origines pour pouvoir citer les risques. Les Origines possible sont :

• Milieu

_ Matières en suspension

_ Paramètres chimiques (auto-pollution)

_ Polluants

_ Autres animaux

• Personnes

• Structure d’élevage

• Poisson

_ Bio-agresseur (parasites, Bactéries, …)

• Alimentation

_ Lipides/vitamines

Lors d’un stress ou d’une contamination : Perte de l’EQUILIBRE de l’élevage = ETAT DE


MALADIE :

_ trouble des performances :

• Causes

Organisme biologique

Substance chimique en trop

Substance chimique en trop peu

Facteur physique

Combinaison de ces éléments

30
• Manifestations :

* Pertes économiques de transformation :

Conformation

Performances

Lésions

Mortalité au transport

Qualité de chair

* Pertes de temps et de débouché

_ Trouble de l’état de santé :

• Causes

Organisme biologique

Substance chimique en trop

Substance chimique en trop peu

Facteur physique

Combinaison de ces éléments

• Manifestations

Mortalité

Comportement anormal

Lésions macroscopiques. (DIVECO2, 2019)

31
3. Le bien-être de poisson : (un rôle à jouer pour les vétérinaires)
Le Bien-être ne peut se limiter à affirmer qu’un animal qui se porte bien physiquement est un animal
dont le Bien-être est respecté. Le Bien-être correspond tant au respect de l’intégrité physique de
l'animal, qu’à la prise en compte de ses émotions, et de son environnement. Luc Mounier, maître de
conférences à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, résume ainsi la pluralité du Bien-être à la fois
physique et émotionnel en affirmant que le Bien-être est l’« état de santé physique et mentale de
l’animal, qui prend en compte la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux et lui
assure un état émotionnel satisfaisant ». (Mathilde. D, 2018)

Les indicateurs du bien-être peuvent être de nature abiotique ou biotique. Parmi les facteurs abiotiques
figurent divers paramètres de qualité de l’eau tels que la teneur en oxygène, le pH, la salinité et la
température, mais aussi les procédures de gestion appliquées, les types de bassins et de cages utilisés et
certaines pratiques de manipulation et de tri du poisson. Les facteurs biotiques sont la densité de
poissons dans les élevages, l’alimentation, la génétique et l’état sanitaire (maladies).

Figure1.2 reflète les complications et le bien-être des animaux en aquaculture: un rôle à jouer pour les
vétérinaires.

Figure.15 : Santé et bien-être des animaux en aquaculture: un rôle à jouer pour


les vétérinaires
32
Le Concept du Bien-être a principalement été appliqué aux espèces ayant des capacités cognitives
développées et dont l’expérience de la douleur est reconnue depuis longtemps, comme les
mammifères. Le Bien-être des poissons par leur différence de milieu, de modes de communication et
leur absence de contact avec l’humain, a été d’autant plus compliqué à appréhender. En se basant sur
nos connaissances du Bien-être des mammifères, la FSBI (Fisheries Society of the British Isles) a redéfini
les cinq libertés présentées précédemment en les transposant aux conditions spécifiques de l’élevage
piscicole :

1) Les poissons doivent être nourris avec une alimentation complète, en adéquation avec les
exigences de leur espèce et de leur âge.

2) Ils doivent vivre dans une eau de bonne qualité avec un débit suffisant et avec une température
et une luminosité adéquates.

3) Ils doivent faire l’objet d’une attention particulière afin de prévenir l’apparition d’infections et de
maladies.

4) Ils doivent vivre dans un espace suffisamment grand pour leur espèce, afin d’exprimer leurs
comportements naturels. Ils doivent également être en contact avec des congénères dans le but
d’entretenir des liens sociaux, s’il s’agit d’une espèce vivant en banc. Le milieu d’élevage doit être
enrichi et adapté selon l’espèce.

5) Les conditions entraînant un niveau d’anxiété très élevé comme la peur, la douleur, la faim ou des
manipulations excessives doivent être minimisées. (Mathilde. D, 2019)

Comment assurer un bon niveau de bien-être Pour assurer un bon niveau de bien-être en pisciculture,
les poissons doivent recevoir une alimentation optimale en termes de contenu nutritif, de quantité et
d’attractivité pour l’espèce en question. Les conditions environnementales liées à la conception de la
ferme piscicole (bassins, cages, etc.), à la qualité de l’eau (teneur en oxygène, température, etc.) et à la
densité de poissons sur le site doivent convenir à l’espèce et à son stade de développement. Il est
également essentiel de mettre en œuvre de bonnes procédures de gestion pour prévenir les blessures
et les maladies (recours à la vaccination) et pour détecter et notifier rapidement les nouveaux foyers de
maladie. (Håstein. T, 2008)

33
4. Prophylaxie :

La prophylaxie correspond au maintien de l’équilibre d’élevage


Parfois l’équilibre est rompu, il faut alors procéder au traitement de la maladie.
Les enjeux majeurs sont toujours présentent dans les élevages donc il faut éviter :
* L’introduction des pathologies dans le pays ou le bassin versant
* L’introduction des pathogènes dans la ferme
* La transmission des pathogènes à l’intérieur de la ferme
* La multiplication des pathogènes et les contaminations dans les bassins
* Le développement des pathogènes sur et dans les poissons
* Règlementation sur l’importation
* Règlementation sur les transports et la zonification
* Quarantaine: est-ce réalisable en Aquaculture?
* Respecter les décisions sanitaires officielles d’urgence en cas de foyer de maladie
contagieuse (officielle). (DEVICO2, 2019)

Figure.16 : Biosécurité des fermes aquacoles.

34
Il est essentiel de renforcer au maximum l'aptitude des espèces d’aquaculture marine à résister
aux maladies et de réduire autant que possible leur exposition aux agents pathogènes afin de
diminuer les risques de foyers de maladies. Ce dernier objectif est bien sûr extrêmement
difficile à atteindre avec des cages placées en eau de mer, en raison de la libre circulation de
l’eau (et des agents pathogènes véhiculés) entre les cages et l’eau libre. Outre le cadre
réglementaire applicable à la lutte contre les maladies, plusieurs facteurs inhérents aux
établissements sont essentiels pour la prévention des maladies :

- sélection des sites

- distance entre établissements d’aquaculture

- contrôles et certifications sanitaires

- certification des transports

- subdivision par classes d’âge

- isolement et mesures d’hygiène en présence d’un foyer

- régionalisation

- procédures d’abattage sanitaire

- désinfection/destruction des abats. (Håstein. T, 1996)

Les mesures prophylactiques et les traitements médicamenteux curatifs, il est aussi possible de
mettre en œuvre toute une série de mesures de prophylaxie telles que le prélèvement et la
destruction des poissons morts dans l’élevage, la désinfection des eaux usées/polluées par le
sang et des abats lors de l’abattage sur place ou dans une poissonnerie et la désinfection des
embarcations, des camions, etc. Le recul et la maîtrise de l’AIS observés en Norvège grâce à ces
mesures, illustrent bien l’efficacité de ce type de prévention. L’hygiène des établissements
revêt aussi une importance capitale et les précautions nécessaires pour lutter contre les
maladies doivent inclure la désinfection des conteneurs, des cages et de tout matériel employé.
L’hygiène du personnel et les procédures de travail doivent également faire l’objet d’une
attention particulière, de même que la désinfection des chaussures/bottes et de tout objet
susceptible de contribuer à la propagation des maladies. Certains pays comme la Norvège, ont
mis au point un système satisfaisant pour ces procédures afin de prévenir la propagation des

35
maladies contagieuses. Pour les pays qui ne disposent pas du cadre réglementaire nécessaire à
la prophylaxie des maladies en aquaculture, le Code sanitaire international pour les animaux
aquatiques et le Manuel de diagnostic pour les maladies des animaux aquatiques de l’OIE
peuvent servir de lignes directrices s’il n’existe pas de législation spécifique. (Håstein. T, 1996)

Figure.17 : Procédure d’hygiène type HACCP.


Lorsque l’équilibre de l’élevage est rompu on passe à l’état de maladie

– Détecter l’état de maladie

– Il faut faire un diagnostic

– Définir un traitement et le prescrire

– Vérifier sa bonne distribution et son efficacité

36
La détection des maladies = Rôle de l’éleveur :

• Détecter les changements de qualité d’environnement

• Détecter les changements de comportements des animaux

• Détecter la perte d’appétit

• Détecter la présence de signes externes de maladie

• Détecter les augmentations de mortalité. (DIVECO, 2019)

Le diagnostic est Effectué par le vétérinaire et l’éleveur doit faire appel à son vétérinaire
traitant en cas de maladie. La prescription d’un traitement sera faite par le vétérinaire.

37
Figure.18 : Diagnostic de terrain : Bilan de la visite.

38
39
Afin de d’enrichir notre travail PFE, une visite a été effectuée au niveau de la ferme du centre national
de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA) à BOU-ISMAIL (W. Tipaza)
pour savoir les missions et les objectifs de la ferme et les différentes opérations de reproduction qui ont
été réalisés. Le staff technique du CNRDPA nous a assisté durant la visite dans les différents blocs de la
ferme tout en nous expliquant la mission de chacun d’eux.

Figure.19 : Le plan général du site de CNRDPA.

40
Figure.20 : Le bloc administratif du centre de CNRDPA

41
Figure.21 : bibliothèque du CNRDPA (Bloc administratif).

Figure.22 : Vu de littorale à travers la bibliothèque du CNRDPA.


42
Figure.23 : La ferme marine expérimentale SEPM (station expérimentale de
pisciculture marine).

Figure.24 : Les différents blocs de manipulation et d’élevage de poissons (daurade et loup).

43
Figure.25 : Bloc d’éclosion des œufs de la daurade royale.

Figure.26 : Bloc de sevrage de poissons.

44
Figure.27 : Salle de bassins réservoirs d’eau pour maintenir le système de circuit fermé.

Figure.28 : Salle de prégrossisement de poissons.

45
Figure.29 : Unité de filtration de l’eau du système de circuit fermé de la salle de
prégrossissement.

Figure.30 : Bloc du laboratoire de la ferme marine.


46
Figure.31 : Bloc de culture de Rotifères.

Figure.32 : Bloc de culture des Microalgues.

47
Figure 33: Le réservoir général de l’eau de mer.

Figure.34 : Le filtre à sable et le filtre biologique du réservoir général de l’eau de mer.

48
Présentation de l’établissement :

Le CNRDPA est un établissement à caractère scientifique et technique créé en avril 2008 pour
succéder au Centre National de Développement de la Pêche et de l’Aquaculture CNDPA,
établissement existant depuis 1921 sous plusieurs formes juridiques.

La structure a été fondée en 1921 sous la dénomination de Station d’Aquaculture et de Pêche


de Castiglione. En 1964, elle devient Institut Scientifique et Technique des Pêches et
d’Aquaculture (ISTPA) puis est transformée, en 1980, en Centre de Recherche Appliqué et de
Documentation pour la pêche et l’Aquaculture (CERP). En 1993, le CNDPA voit le jour, sous la
tutelle du Ministère chargé de la Pêche et des Ressources Halieutiques. Il acquiert en 2008 le
Statut d’Etablissement Public à Caractère Scientifique et Technologique (EPST) et devient
l’actuel CNRDPA. (M. A, 2010)

Infrastructures, organisation administrative et scientifique :

Situé au 11 Boulevard Colonel Amirouche Bou-Ismaïl, le centre dispose :

1. d’un siège national : Le bâtiment est constitué d’un sous-sol abritant un aquarium
et un musée, d’un rez-de-chaussée abritant la bibliothèque et les laboratoires de contrôle de
qualité et d’un étage pour les services administration et finance.

2. d’une station d’expérimentation en aquaculture : constituée d’une écloserie


mobile, de bassins d’élevage larvaire et d’alevinage. En plus des structures centrales, le centre
dispose de cinq annexes qui lui permettent de prendre en charge les préoccupations du secteur
au niveau local. Ces annexes sont reparties comme suit : - Station Halieutique à Beni Saf (Ain
Timouchent) ; - Station aquaculture continentale à Hareza (Ain Defla) ; - Station des ressources
halieutiques naturelles à El Tarf ; - Station d’aquaculture saharienne à Ouargla. D’autres
stations sont en projet, à savoir : - Station de contrôle de qualité des produits de la pêche à
Oran ; - Station de crevetticulture à Skikda ; - Station de pêche artisanale à Béjaïa. Pour la
gestion administrative, financière et des équipements, le CNRDPA est structuré en quatre
départements : - Département des finances et de l’administration des moyens ; - Département
des ressources humaines et des relations extérieures ; - Département des moyens scientifiques,
techniques et de l’information ; - Département de la flottille. Pour la partie scientifique, le
Centre est constitué d’une unité de recherche (URDPA : Unité de Recherche et de

49
Développement de Pêche et de l’Aquaculture) et de deux divisions de recherche : (« Industrie
et Transformation » et « Ecosystème Aquatique ») ; L’équipe basée au centre est constituée
essentiellement de scientifiques (4 directeurs de recherche associés, 1 chargé de recherche, 3
chargés de recherche associés, 1 maître de recherche associé, 7 attachés de recherche
permanents, 28 attachés de recherche associés et 15 chargés d’étude) et de personnel
soutenant la recherche (8 techniciens supérieurs et 5 techniciens). (M. A, 2010)

Les missions du centre :

Le CNRDPA conjugue recherche scientifique et développement des procédés, en prenant en


compte les enjeux économiques et environnementaux, à l’échelle nationale et internationale.
Avec un engagement fort dans le domaine fondamental, le centre est chargé de contribuer à
l’élaboration et à la réalisation des programmes nationaux de recherche scientifique et le
développement technologique dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture.

Il est également chargé de:

• Réaliser les études nécessaires à l'évaluation des ressources halieutiques et des


capacités nationales en matières de pêche et d'aquaculture.

• Entreprendre des actions pilotes liées au développement de l'aquaculture, des viviers,


des madragues et autres établissements d'élevage et de pêche.

• Proposer les modalités de définition des zones de pêche en conformité avec la


réglementation en vigueur.

• Effectuer des études à caractère économique et social en rapport avec la pêche,


l'aquaculture et relative à l'organisation, au développement et aux conditions de vie et de
travail dans le secteur;

• Initier et mener des programmes de vulgarisation, en liaison avec les structures et


institutions concernées, en vue de contribuer au développement du secteur de la pêche;

• Définir les techniques de pêche les plus adaptées et expérimenter les engins de pêche ;

• Suivre, expérimenter et contrôler, dans le respect des prérogatives des autorités


concernées, les performances de l'armement des bateaux de pêche ;
50
• Identifier des zones propices à l'aquaculture. (M. A, 2010)

Figure.35 : L’établissement du CNRDPA.

51
Conclusion
L’élevage de la daurade royale; une espèce d’une valeur marchande importante, est devenue
une réalité en Algérie. Donc notre recherche consiste à mettre en évidence la reproduction qui
est une clé de réussite de cette activité pour la maitrise de la technicité du procès, s’ajoute à
cela la gestion sanitaire de « Sparus aurata » afin de rentabiliser les efforts des fermes
aquacoles et d’atteindre les objectifs du secteur la peche dans le domaine de l’aquaculture.

La situation mondiale a enregistré un progrès de cette activité dans les pays qui ont adopté
cette politique d’élevage marin, l’Algérie a rejoint cette dynamique en encourageant
l’investissement dans ce domaine et a obtenue des résultats satisfaisants.

La daurade royale « Sparus aurata », ce poisson hermaphrodite rentable quand les conditions
sont réunies notamment que le climat méditerranéen présente un environnement idéal pour
élever cet espèce dans les différents modes et techniques d’élevage.

La reproduction locale au niveau du CNRDPA de la daurade contribue à la disponibilité du


produit et la pérennisation des élevages. Donc notre étude a mis en exergue l’importance de
cette innovation qui permet de maitriser les paramètres de cette opération.

Les fruits de la reproduction seront expédiés dans les différents types d’élevage : en cages
flottantes, en étangs ou en bassins.

La production mondiale de la daurade royale ne cesse de s’accroitre notamment chez les pays
méditerranéens, dont l’Algérie vient de s’aligner avec ces derniers avec une production totale
en fin 2019 de 4750 T.

Les pathologies virales, bactériennes et parasitaires présentent un risque sanitaire sur les
élevages aquacoles ou le poisson perd ses performances biologiques avec des ulcères cutanés,
des congestions, des érosions des nageoires et des lésions externes et internes.

L’état de maladie du poisson lui rend incapable de se reproduire avec un retard de croissance
qui affaiblie la rentabilité du poisson et présente un stress biologique dans les fermes aquacoles
et un risque sur la santé public.

Le bien-être du poisson est devenu une exigence qui s’impose aux éleveurs en premier lieu qui
doivent réunir toutes les conditions adéquates d’élevage et aux vétérinaires qui sont chargés du
suivi sanitaire et de la préservation du cheptel de tout risque.
52
L’hygiène sanitaire des fermes aquacoles minimise les dangers des contaminants sur le poisson,

En appliquant le système HACCP dans les élevages de poissons.

La visite scientifique au niveau du CNRDPA avait comme but de découvrir le centre et les
missions attribuées à cet établissement.

53
Références
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Countries. Fishes Extention and Training Center of Banyuwangi, Banyuwangi Indonesia, 14P.

2. ABBED, W., 2019. Formation veto (DIVECO2). Initiation à la gestion des risques sanitaires et
au respect des bonnes pratiques d’hygiène et de biosécurité, CNRDPA+DIVECO2, CNRDPA, 79.

30.

3. ABBED, W., 2019. Formation veto (DIVECO2). Initiation à la gestion des risques sanitaires et
au respect des bonnes pratiques d’hygiène et de biosécurité, CNRDPA+DIVECO2, CNRDPA, 79.

4. Bruno, Petton. 2012. Les écloseries de poissons marins. Ifremer. Fiche Ifremer aquaculture,
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5. BILLARD, Roland, 2010. Derrière chez moi, y’a un étang : les étangs, textes d’hier, regards
d’aujourd’hui et de demain, Éditions Quae.

6. cloudfront.net. Aquaculture Tunisienne [cloudfront.netd1n7iqsz6ob2ad.cloudfront.net]


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7. FAO. LE DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE EN ALGÉRIE EN COLLABORATION AVEC LA


FAO – BILAN 2008-2016. [Le développement de l'aquaculture en Algérie en ...www.fao.or]
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54
12. Håstein, T., Surveillance et prophylaxie des maladies des poissons marins. Département des
maladies des poissons, Laboratoire Vétérinaire central, Olso, Norvège. OIE Scientific and
Technical Review (1996), 15, 252-255.

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14. Håstein, T., Surveillance et prophylaxie des maladies des poissons marins. Département des
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[Https://www.ifremer.fr/outils/code_sandre/pageHTMLFiche.php?nomReference=Taxon&code
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16. KARALI, A. ECHIKH, F., --. L’Aquaculture en Algérie. Mémoire : ingénieur en sciences de la
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19. M. A ., 2010. CNRDPA : Le Centre National de Recherche et Développement de la Pêche et


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20. Mathilde, D. , 2018. BIEN-ÊTRE DES POISSONS EN AQUACULTURE. Thèse : DOCTORAT


VÉTÉRINAIRE, LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL, 149.

21. Océan vivant. DAURADE (Daurade royale - Sparus aurata) - DORADE (Dorade grise –
Spondyliosoma cantharus).
[https://www.loceanalabouche.com/pages/poissons/poissons/daurade.html] (25/06/2020)

22. OUDJANE, S. ,2017. Ecologie et Biologie de la Sparus aurata (Linnaeus., 1758) du golfe

de Skikda et de la baie d’Annaba (Nord-Est Algérien).Thèse Doctorat : Doctorat en sciences.


Département Biologie, UNIVERSITE BADJI MOKHTAR ANNABA, 115 P.
55
23. Pechedorade.com. Vie et alimentation de la Daurade Royale.
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24. Radio algérienne. Production aquacole en Algérie : une croissance de plus de 20% à la fin
2019. [https://www.radioalgerie.dz/news/fr/article/20191016/181951.html] (24/06/2020).

25. Statistiques de DPRH CHLEF.

26. Statistiques du ministère de la pêche et de l’aquaculture (DDA).

27. VETOFISH, Aquaculture définition [https://www.vetofish.com/definition/aquaculture]


(23/06/2020)

28. Viggo, H., 2017. MARCHÉ DU BAR ET DE LA DORADE. SKRETTING 22, 1-12

56
Annexes

La Production nationale de la daurade à la wilaya de CHLEF (Leader de la production de la


daurade royale à l’échelle nationale) :

Année 2018 2019 2020 TOTAL


(Avril)
Entreprise

SARL El-Mokretar 514 T 1009 T 329 T 1852 T

EURL Zizou 409 T 340 T 248 T 997 T

SARL Med AquaFish / 80 T 200 T 280 T

TOTAL 923 T 1429 T 777 T 3129 T

57
Suivi d’élevage : Qualité milieu

Paramètres Qualité Fréquence Méthode de mesure


d’eau

Volume des bassins 1 fois

Vitesse de 1 fois
renouvellement d’eau

Oxygène 2 fois par jour Oxymètre

Température 1 fois par jour Thermomètre

Ammoniac Hebdomadaire, Quotidien si Colorimétrie ou Kits


système intensif eau douce ou
système fermé et espèces risqués

NItrate Hebdomadaire, Quotidien si Colorimétrie ou Kits


système intensif eau douce ou
système fermé et espèces risqués

Nitrites Hebdomadaire, Quotidien si Colorimétrie ou Kits


système intensif eau douce ou
système fermé et espèces risqués

pH Hebdomadaire pH-mètre ; Oxymètre, papier pH

Turbidité (Matières en 1 fois par jour Secchi Disk


Suspension)

Salinité Hebdomadaire Conductimètre ou réfractomètre

Anomalie du milieu Quotidienne Visuel.


Toute anomalie remarquée doit
être relevée.

58
Suivi d’élevage: performances et alimentation

Paramètre Fréquence de Méthode


mesure

Nombre d’animaux dans Quotidien Manuel


le bassin

Poids moyen Hebdomadaire Manuel avec balance précise

Biomasse (tonnes) dans Quotidien Calculé à partir de l’effectif et du poids


chaque bassin moyen

Mortalité en nombre de Quotidien Manuel


poissons

Mortalité en poids de Quotidien Pesée ou calcul à partir du poids moyen


poisson

Ration alimentaire Quotidien Evaluation avec des tables d’alimentation

Quantité effectivement Les personnes qui nourrissent chaque


distribuée bassin doivent calculer le poids d’aliment
restant s’ils n’ont pas distribué toute la
ration prévue

Nombre de repas Quotidien


quotidien

Distribution des poids Hebdomadaire


moyens sur 40 animaux

Évaluation de l’Indice de Hebdomadaire


Conversion

Comportement des Quotidien Tout comportement anormal (nervosité,


poissons léthargie…) ou signe extérieur d’anomalie
(blessure, « gros yeux, nageoires
abimées…)

59

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