80.etude Socio Economique Reghaia Alg
80.etude Socio Economique Reghaia Alg
Le texte de la présente publication peut être reproduit, à des fins éducatives ou non lucratives, en tout ou en
partie, et sous une forme quelconque, sans qu’il ne soit nécessaire de demander une autorisation spéciale au
détenteur des droits d’auteur, à condition de faire mention de la source.
CAR/ASP – PNUE/PAM. 2013. Étude socio-économique de l’activité de pêche et identification des mécanismes
de participation des acteurs locaux concernés par l’AMP pilote de Réghaia (Est algérois). Par Samir GRIMES. Ed
CAR/ASP Projet MedMPAnet, Tunis : 56p + annexes.
Ce document a été réalisé dans le cadre du ‘Projet régional pour le développement d’un réseau méditerranéen
d’Aires Protégées Marines et Côtières (AMP) à travers la création et l’amélioration de la gestion des AMP’
(Projet MedMPAnet).
Le projet MedMPAnet est mis en œuvre dans le cadre du PNUE/PAM‐FEM MedPartnership avec le soutien
financier de: CE, AECID et FFEM.
Note
La présente étude est réalisée en perspective du Plan Côtier de Réghaia et de la Stratégie Nationale
de la Gestion Intégrée des Zones Côtières en Algérie. Ces deux opérations sont menées avec
l’accompagnement et le soutien du Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM) à travers le Centre
d’Activités Régionales pour le Programme d’Actions Prioritaires (CAR/PAP) ainsi que le support du
Partenariat Stratégique pour le Grand Ecosystème Marin de la Méditerranée (MedPartnership).
Le Centre d’Activités Régionales pour les Aires Spécialement Protégées (CAR/ASP) participe à ce Plan
Côtier de Réghaia à travers une action pilote visant la création, la planification, le zonage et le
développement d’une aire marine protégée dans la zone de Réghaia. La présente étude intitulée
« Etude socio-économique de l’activité de pêche et identification des mécanismes de participation des
acteurs locaux concernés par l’AMP pilote de Réghaia »s’insère dans ce cadre.
Remerciements
3
Table des Matières
Introduction 9
I. Contexte législatif et réglementaire.............................................................................. 11
1.1. Loi - Littorale...................................................................................................................
11
1.2. Loi - Pêche.......................................................................................................................
11
1.3. Loi - Aires Protégées.......................................................................................................
12
1.4. Processus de classement de la zone du PCR...................................................................
15
II. Zone du Plan Côtier de Réghaia.................................................................................... 16
III. Structures portuaires, techniques, et zones de pêche dans la zone marine du PCR....... 18
3.1. Analyse des forces motrices de la pêcherie Est Algéroise.............................................. 18
3.2. Techniques et engins de pêche...................................................................................... 18
3.3. Zones de pêche de l’Est algérois.................................................................................... 19
3.4. Analyse de la production halieutique............................................................................ 22
3.4.1. Évolution de la production du port d’Alger par groupes zoologiques (2005 -
2009) ................................................................................................................... 23
3.4.2. Évolution de la production (tonnes) de la flottille des chalutiers par groupe
zoologique............................................................................................................ 23
3.4.3. Évolution de la production (tonnes) de la flottille des petits métiers par
groupe zoologique............................................................................................... 23
3.4.4. Évolution de la production (tonnes) des chalutiers en fonction des années
(2000-2011) et par groupe zoologique................................................................ 24
3.4.5. Évolution de la production des senneurs (2005-2009) en fonction des années
et par groupe zoologique..................................................................................... 24
3.4.6. Production halieutique au niveau du port d’Alger.............................................. 25
3.4.7. Production halieutique au niveau du port de Tamenfoust.................................. 26
3.5. Analyse de la flottille de pêche dans les ports d’Alger et de Tamenfoust........................ 27
3.5.1. Flottille de pêche dans le port d’Alger.............................................................. 27
3.5.2. Évolution de la flottille du port d’Alger............................................................. 28
3.5.3. Flottille de pêche dans le Port de Tamenfoust................................................. 29
3.5.4. Évolution de la flottille du port Tamenfoust..................................................... 29
3.6. Immobilisations de la flottille de pêche........................................................................... 30
3.7. Infractions à l’activité de pêche........................................................................................ 30
IV. Enquête dans le secteur Est Algérois............................................................................. 31
V. Biodiversité marine du secteur Est algérois................................................................... 32
5.1. Description de la biocénose et du biotope de la biodiversité marine du secteur Est
Algérois.......................................................................................................................... 34
5.2. Patrimoine de la biodiversité marine du secteur Est algérois....................................... 34
VI. Acteurs de la pêche...................................................................................................... 42
VII. Prochaines étapes de la participation........................................................................... 45
VIII. Références Bibliographiques............................................................................................ 49
Annexes
4
Liste des figures
5
Liste des tableaux
Tableau 1: Catégorie de classement selon la Loi sur les aires protégées dans le cadre du
développement durable
Tableau 2 : Évolution de la production Totale de 2007 à 2012 et par groupe d’espèces (DPRH, 2013)
Tableau 3 : Récapitulatif des caractéristiques des flottilles de port d’Alger (DPRH, 2013)
Tableau 4 : Évolution de la flottille du Port d’Alger de 2003 à 2012 (DPRH, 2013)
Tableau 5 : Récapitulatif des caractéristiques des flottilles de port de Tamenfoust (DPRH, 2013)
Tableau 6 : Évolution de la flottille du Port d’Alger de 2003 à 2012 (DPRH, 2013)
Tableau 7 : Taux d’immobilisation des chalutiers et petits métiers du port d’Alger en 2010 (DPRH,
2013)
Tableau 8 : Description de la biocénose et du biotope des transects 1 à 4
Tableau 9 : Description de la biocénose et du biotope des transects 5 à 7
Tableau 10 : Description de la biocénose et du biotope des transects 8 et 9
Tableau 11 : Description de la biocénose et du biotope des transects 10 à 12
Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est algérois
(suite 1) Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
(suite 2) Tableau 12: Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
(suite 3) Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
Tableau 13 : Description des acteurs et leurs roles dans le mécanisme de participation pour l’AMCP
de Réghaia
6
Liste des abréviations et acronymes
7
PME Petites et Moyennes Entreprises
PMI Petites et Moyennes Industries
PNUE Programme des Nations Unies pour l’Environnement
POS Plan d’Occupation des Sols
RNI Réserve Naturelle Intégrale
SDAL Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral
SN Stratégie Nationale
SNGC Service National des Garde-côtes
STEP Station d'Épuration
USTHB Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene
ZEST Zones d’Expansion et Sites Touristiques
8
Introduction
La zone du Plan n’est pas considérée comme une zone de pêche à fort potentiel halieutique, par
contre elle se situe dans un segment de la côte algérienne représentative de l’ensemble des enjeux
environnementaux qui se posent en Algérie. A ce titre la zone du Plan Côtier de Réghaia (PCR)
constitue une zone « test » par excellence pour engager un processus participatif autour d’une
approche GIZC sur une échelle maîtrisable du territoire.
La stratégie nationale de GIZC, qui doit être également un engagement sur la durée, exprime une
vision nationale partagée, consensuelle et claire pour le développement durable de la zone côtière.
Cette stratégie s’appuie sur une gouvernance qui recherche l’intégration et l ’harmonisation
des intérêts multiples dans les zones côtières à travers l’identification des enjeux et des priorités
ainsi que le cadr e, les méca nismes et les moyens de parvenir au développement durable du
littoral.
L’élaboration d’un Plan Côtier de la zone de Réghaia nécessite également une connaissance des
différents écosystèmes naturels et compartiments socio-économiques. C’est dans cette optique que
le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement a initié une étude de
caractérisation écologique de la zone marine comprise entre Réghaia et El Marsa dans le but de
mettre en évidence la valeur patrimoniale de cet espace, d’une part, et d’autre part de souligner les
interactions entre la partie marine et littorale de cette zone qui est considérée, en outre, comme
représentative des problématiques environnementales qui se posent dans la zone côtière nationale.
Aussi, le présent rapport s’appuiera sur les principaux résultats de cette étude pour mettre en relief
le patrimoine de biodiversité marine de cette zone.
1
Programme d’Aménagement Côtier de la zone algéroise.
9
Enfin, il ya lieu de rappeler que le présent rapport s’inscrit comme appui du Centre d’Activités
Régionales pour les Aires Spécialement Protégées aux points 1 et 2 de la partie marine du Plan :
« Descriptif et état général des lieux de la zone marine (sites bio stratégiques, état général des faciès
sédimentaires, nature des fonds, aperçu sur l’hydrodynamique côtière, développement des espèces
benthiques, et pélagiques et pollutions et impacts physique et biologique ».
10
I. Contexte législatif et réglementaire
Dans les articles 7 et 8 définit les parties marines « … Le littoral englobe l'ensemble des îles et îlots,
le plateau continental… » 2 . Il est aussi précisé que le littoral renferme une zone spécifique
appelée« zone côtière ». Celle-ci « …fait l'objet de mesures de protection et de valorisation, et
comprend le rivage naturel, les îles et les îlots, les eaux intérieures maritimes, le sol et le sous-sol de
la mer territoriale… ».
L’activité de pêche comprend la pêche maritime et l’aquaculture. Elle est soumise à des règles
générales et des conditions déterminées dans l’article 3 de la Loi 01-11 du 3 juillet 2001 relative à la
pêche et à l’aquaculture, qui considère le seuil maximum du stock pêchable dans le temps, la période
d’exploitation, le contrôle des produits de pêche, les caractéristiques de l’outil de production et les
mesures financières et fiscales.
La pêche côtière est pratiquée à l’intérieur des six (6) milles marins, (Arrêté du 15 août 2004 fixant
les caractéristiques techniques des navires de pêche intervenant dans les zones de pêche (jauge
brute : n’excédant pas 90 tonneaux ; longueur hors-tout : inférieure à 24 m ; puissance du moteur :
inférieure à 370 kW. La loi définit également les autorisations de pêche pour les navires3 battant
pavillon algérien autorisés à intervenir dans les eaux sous juridiction nationale.
2
… ainsi qu'une bande de terre d'une largeur minimale de huit cents mètres (800m), longeant la mer et incluant : (i) les versants de collines
et montagnes, visibles de la mer et n'étant pas séparés du rivage par une plaine littorale ; (ii) les plaines littorales de m oins de trois
kilomètres (3 km) de profondeur à partir des plus hautes eaux maritimes ; (iii) l'intégralité des massifs forestiers ; ( iv) les terres à vocation
agricole; - l'intégralité des zones humides et leurs rivages dont une partie se situe dans le littoral à partir des plus hautes eaux maritimes;
(v) les sites présentant un caractère paysager, culturel ou historique ».
3
Navires acquis en toute propriété par une personne physique de nationalité algérienne où morale de droit algérien où à crédit et
notamment en crédit-bail où affrétés, sont tenus pour l’exercice de la pêche à l’obtention d’une autorisation de pêche délivré e par
l’autorité chargée de la pêche conformément à l’article 12 du Décret exécutif n° 03-481 du 13 décembre 2003 fixant les conditions et les
modalités d’exercice de la pêche.
Selon le même décret (article 13), il est soumis à l’obtention d’une autorisation de pêche, l’exercice : (i) de la pêche commerciale maritime
et continentale ; (ii) de la pêche à pieds, récréative et en plongée. Elle est délivrée à l’armateur pour chaque navire alors que pour la pêche
à pied, elle est délivrée au pêcheur (article14).
11
Le Décret exécutif n°03-481, et plus particulièrement sonchapitre5 qui se rapporte au régime relatif
aux moyens de pêche, détermine les catégories4 d’engins de pêche et leur utilisation légale dans les
eaux sous juridiction nationale.
L’opportunité, la mise en place, la gestion et le suivi des aires marines et côtières protégées en
Algérie sont réglementés essentiellement par les dispositions contenues dans la Loi n° 11-02 du 17
février 2011 relative aux aires protégées dans le cadre du développement durable dite « loi des aires
protégées ». Cette loi a pour objet de « classer les aires protégées et de déterminer les modalités de
leur gestion et de leur protection dans le cadre du développement durable conformément aux
principes et aux fondements législatifs en vigueur en matière de protection de l’environnement»
(Art.1).
Dans son Art. 4, la oi des aires protégées, en se basant sur leurs caractéristiques écologique5, les
classe en sept (7) catégories : Parc national, Parc naturel, Réserve naturelle intégrale, Réserve
naturelle, Réserve de gestion des habitats et des espèces, Site naturel, Corridor biologique. Une
mention particulière est soulignée par cette loi pour les zones humides 6 (Art. 14) qui peuvent être
classées en l’une des sept catégories précédemment définies.
Le Décret présidentiel n° 06-405 du 14 novembre 2006 portant ratification du protocole relatif aux
aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée (Protocole ASP/DB), signé
à Barcelone le 10 juin 1995, fixe des mesures clés pour la conservation.
- Les parties gèrent les espèces animales et végétales dans le but de les maintenir dans un état de
conservation favorable.
- Les parties identifient et inventorient, dans les zones soumises à leur souveraineté ou juridiction
nationale, les espèces animales et végétales en danger ou menacées et accordent à ces espèces le
statut d’espèces protégées.
4
Ainsi, les engins de capture sont classés en quatre catégories selon leur utilisation : (1) pêche côtière ; (2) pêche au large ; (3) grande
pêche ; (4) pêche récréative, à pied ou en plongée.
Les engins de première catégorie autorisés à la pêche côtière sont : (1) Filets tournants (avec ou sans coulisse) ; (2) Sennes (halées à terre
ou halées à bord) ; (3) Chaluts (semi pélagiques et pélagiques) ; (4) Dragues (à la main ou remorquées par bateau) ; (5) Filets soulevés (à la
main ou mécaniquement) ; (6) Engins retombants ou lancés (éperviers) ; (7) Filets maillants ; (8) Pièges de type : casiers, nasses, verveux ;
(9) Lignes et hameçons ; (10) Engins de pêche par accrochage ou par blessure ; (11) Engins de récolte, de ramassage et de cueillette ;
Les navires opérant à l’aide d’une senne de surface petits pélagiques sont autorisés à utiliser des dispositifs lumineux destinés à attirer et à
concentrer le poisson. Lors des actions de pêche à la lumière, il est interdit de se servir de plus d’un canot porte-lampe par navire
(article44).
D’autre part, on note que l’usage des engins de pêche cités ci-dessous est interdit (Décret n°04-187 du 7juillet 2007) :Les dragues
mécanisées ; Les pompes ; Les croix de Saint-André ; Les appareils générateurs de décharges électriques ; Les substances toxiques et
corrosives ; Les engins explosifs et armes à feu ; Les filets maillant dérivants de longueur supérieure à 2,5Km ; Les filets maillant dont la plus
petite maille étirée est inférieure à 24 mm ; Les filets flottants dont la plus petite maille étirée est inférieure à 130 mm ; Les chaluts de
fonds dont la plus petite maille étirée est inférieure à 40mm ; Les chaluts pélagiques dont la maille étirée est inférieure à 20 mm ; La
fixation de dispositifs permettant d’obstruer les mailles d’un filet ou d’en réduire la dimension.
5
Ces caractéristiques mises en évidence par l’étude de classement selon les standards et les protocoles reconnues et validés
scientifiquement,font l’objet d’une délibération de la Commission nationale des aires protégées en cas d’avis favorable pour la demande
de classement (Art. 23).
6
La zone humide se décompose en trois (3) zones : le plan d’eau, la plaine d’inondation et le bassin versant sur lequel s’appliquent des
régimes de protection différenciés.
12
- Les parties réglementent et, au besoin, interdisent les activités nuisibles à ces espèces ou à leur
habitat et mettent en œuvre des mesures de gestion, de planification et autres pour en assurer
un état de conservation favorable.
- En ce qui concerne les espèces végétales protégées et leurs parties et produits, les parties
contrôlent et, si nécessaire, interdisent toute forme de destruction ou de perturbation, y compris
la cueillette, la récolte, la coupe, le déracinement, la détention, le commerce, le transport et
l’exposition à des fins commerciales de ces espèces.
- réglemente ou gère les ressources biologiques présentant une importance pour la conservation
de la diversité biologique à l’intérieur comme à l’extérieur des zones protégées afin d’assurer leur
conservation et leur utilisation durable ;
- favorise la protection des écosystèmes et des habitats naturels, ainsi que le maintien de
populations viables d’espèces dans leur milieu naturel ;
- remet en état et restaure les écosystèmes dégradés et favorise la reconstitution des espèces
menacées moyennant, entre autre, l’élaboration et l’application de plans ou autres stratégies de
gestion.
Selon les éléments en notre possession le niveau de protection le plus pertinent pour la zone du PCR
serait l’une des trois catégories suivantes (Tableau 1):
13
Tableau 1: Catégorie de classement selon la Loi sur les aires protégées dans le cadre du
développement durable
14
1.4. Processus de classement de la zone du PCR
La figure 1 ci-après illustre les différentes étapes du processus de classement de la zone du PCR:
15
II. Zone du Plan Côtier de Réghaia
Cette approche permettra de considérer les liens entre les différentes composantes et dans une
seconde phase elle permettra de proposer un Plan de suivi et de veille écologique qui sera cohérent
et qui intégrera les interactions écologiques et biologiques spatiales de la zone.
La zone d’étude se caractérise par une bathymétrie relativement douce et régulière sur sa partie Est
et une zone Ouest légèrement plus abrupte. Cela coïncide également avec la nature des fonds qui
sont dominés par des substrats meubles, essentiellement des sables et des sables légèrement
envasés à l’Est et une partie plus rocheuses avec un coralligène plus étendu dans le secteur Ouest de
la zone d’étude.
16
Cette distinction dans le profil des fonds marins du secteur Aguelli – Sandja va déterminer la
longueur des transects d’échantillonnage et le nombre de stations par transect. Cette configuration
prédisposera de la valeur patrimoniale du site, car généralement les fonds rocheux hébergent des
espèces et sont le siège de processus écologiques plus remarquables alors que les substrats meubles
sont plutôt monotones et sont souvent le siège d’une biodiversité assez « courante ».
Figure 3 : Bathymétrie de la zone d’étude. Figure de gauche : l’ensemble de la zone d’étude. Figure
de droite : zoom sur la partie marine contiguë au lac de Réghaia
(source AMIS SMAP III/ APPL-CIRSA, 2008)
17
III. Structures portuaires, techniques, et zones de pêche dans la zone
marine du PCR
Il est difficile de distinguer la pêcherie Est algéroise de la pêcherie de la Wilaya d’Alger. En effet, il est
essentiel de souligner que le port de pêche d’Alger fournit l’essentiel de l’effort de pêche de la wilaya
et reçoit la quasi-totalité des débarquements.
Toutefois, le port de pêche de Tamentfoust (Est de la Wilaya d’Alger) est un port réservé aux petits
métiers qui fréquentent la zone comprise entre le Cap Matifou jusqu’au secteur de Zemmouri, soit à
l’Est de la limite entre la Wilaya d’Alger et la Wilaya de Boumerdès.
Diverses techniques et engins de pêche sont utilisés par les pêcheurs de la région Est algéroise, qui
choisissent leur engin de pêche en fonction des espèces recherchées et de leurs habitats.
Le secteur entre îlot Sandja - île Aguelli est fréquenté par les trois principaux métiers (chalutiers,
senneurs et petits métiers). Ce secteur est également très prisé pour la pêche à la ligne et par les
chasseurs et les apnéistes sous-marins (harpons et fouines).
Pêcherie chalutière : Les chalutiers du port d’Alger pêchent occasionnellement dans les secteurs
îlot Sandja – île Aguelli et il est arrivé qu’ils se retrouvent dans des situations d’infraction (rares)
dans ce secteur par rapport à la limite bathymétrique de la pêche de 50 m de profondeur.
L’accroissement de la flottille chalutière (+100% entre 2001 et 2011) du port d’Alger, et la
concentration du chalutage sur les mêmes zones de pêche a fait baisser sensiblement la capture
par unité de pêche dans la région, alors que les frais engagés pour une marée ont fortement
augmentés. Une telle situation pousse instinctivement les pêcheurs et les armateurs à exploiter
des zones difficiles d’accès, et surtout plus profitables en matière de rendement, même si elles
sont interdites ou écologiquement fragiles comme la zone du [Link] convient de préciser que
durant la période d’ouverture de la pêche, l’exploitation se fait à l’aide du chalut de fond, qui
cible principalement les espèces démersales, et racle les fonds de la zone marine quand celles-ci
sont spoliées. L’usage du chalut GOV (grande ouverture verticale) a le même impact, car utilisé
dans des profondeurs entre 0 et -50 m de fonds, pour une ouverture verticale de 12 m, et calé à
des profondeurs de 30 et 40 m, réalise des pêches plurispécifiques (poissons démersaux et
pélagiques).
Senneurs : Comme pour les chalutiers les senneurs fréquentent également occasionnellement
les eaux situées entre l’îlot Sandja et l’île Aguelli mais très rarement à des profondeurs
inférieures à 50 m.
Petits métiers : Au-delà du fait que les petits métiers souffrent eux aussi de la pression des
grands moyens d’exploitation tel que les chalutiers ou encore des senneurs, ces derniers sont
cantonnés en nombre aux abords de l’îlot Sandja, en face de l’abri de pêche, autour des
flotteurs de conchyliculture et aussi autour de l’île Aguelli. Tous les engins usités sont en
fonction des espèces cibles et donc des saisons. Palangre flottante pour l’espadon ou
éventuellement les thonidés (thon) et scombridés (maquereau, bonite et thonine) ; palangre de
18
fond pour les petits poissons démersaux ; filets maillants pour les thonines, melva, bonite et
espadons ; trémail pour les rougets, marbrés, soles, sars, pagres, mulets et baudroies ; lignes
pour sépia et gros mé[Link] espèces les plus rentables pour les petits métiers de la zone Est
algéroise, sont les seiches, gros sars, dorades, limons, et bien sur les gros mérous et badèches.
L’identification et la délimitation des zones de pêche est une opération généralement difficile tant les
informations sur les zones en question ne sont pas communiqués par les professionnels pour des
raisons évidentes de « protection » des zones les plus « rentables ». Cette rétention de l’information
est également pratiquée entre les pêcheurs eux-mêmes et l’information prend un caractère
stratégique quand l’exploration de nouvelles zones de pêche par les professionnels est limitée pour
des raisons liées au manque de matériel performant, la non-maîtrise des nouvelles technologies de
localisation des stocks de pêche, le niveau de formation limité et/ou dépassé des pêcheurs et des
patrons de pêche.
Ce constat a été largement vérifié dans la zone marine du PCR. Toutefois le croisement de plusieurs
sources d’informations permet de dresser une carte approximative qui doit être affinée par des
sorties avec les pêcheurs en mer (Figure 4). Les principales sources d’information ayant permis
l’élaboration de cette carte sont :
Les chalutiers fréquentent de préférence le secteur le plus à l’Est à la limite entre la Wilaya
d’Alger et la Wilaya de Boumerdes et chalutent sur le plateau de toute cette côte qui va plus
à l’Est. Les chalutiers s’aventurent, par contre moins, dans le secteur Ouest de la zone du PCR
à proximité du Cap. Cela s’explique par la forte courantologie de cette zone, les fonds très
accidentés et la qualité des fonds qui sont sous l’influence des eaux de la baie d’Alger.
Les senneurs pêchent dans la masse d’eau de toute la zone du PCR sans préférence
particulière ou concentration précise même s’ils ont tendance, comme les chalutiers, à aller
plus vers l’Est vers les eaux de la Wilaya de Boumerdes.
Les petits métiers fréquentent toute la zone du PCR de préférence aux faibles profondeurs
mais par mer calme, les petits métiers n’hésitent pas à s’aventurer au-delà de l’isobathe des
50 m comme le montre la Figure 4.
Quatre secteurs sont prisés par les chasseurs – apnéistes : (i) les faibles profondeurs de l’île
Aguelli et de la zone la séparant de l’Oued Réghaia ainsi que toute la zone de l’embouchure
de l’Oued Réghaia,(ii) la zone de l’îlot Sandja, (iii) la zone de la Bordelaise, et (iv) le secteur
Ouest d’Ain Taya.
19
La pêche à la ligne (canne à pêche) est pratiquée dans tout le secteur Est de Réghaia (Réghaia
– Kaddous) et entre Ain Taya et El Marsa. De même que la pêche à la ligne est pratiquée par
beau temps à l’île Aguelli et l’îlot Sandja.
Constat
20
Figure 4 : Délimitation approximative des zones fréquentées par les différentes catégories de pêche dans le secteur Est algérois
21
3.4. Analyse de la production halieutique (voir Annexe II)
300
A partir du suivi chronologique 250
de la production totale (tous 200
Production (Tonnes)
métiers confondus) du port 150
d’Alger, on constate que la 100
production fluctue entre 150 et 50
280 tonnes, et le maximum de 0
production se situe en 2010. 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
chronologique. Le maximum 40
observé durant cette période se
situe en 2010 avec une 20
production de 67 tonnes.
0
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
150
montre deux phase : (1) de 2001
à 2005 avec une augmentation 100
des captures où la production est
50
passée de 83 à 141 tonnes en 4
ans, (2) entre 2005 et 2010 avec 0
une légère stabilisation de la 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
production aux alentours de 150
tonnes. Figure 8 : Évolution de la production des petits métiers du port
d’Alger (2001-2010)
22
3.4.1. Évolution de la production du port d’Alger par groupes zoologiques (2005 -2009)
3.4.2. Évolution de la production (tonnes) de la flottille des chalutiers par groupe zoologique
Les apports des chalutiers au niveau du port d’Alger sont majoritairement constitués de poissons
démersaux et de crustacé[Link] est dû aux types d’engins utilisés dans cette zone (chalut de fond et
chalut à Grande Ouverture verticale - GOV) (Figure 10).
Mollusques 127,19
Crustacés 867,04
G pélagique 4,948
petit pélagique 318,37
Démersaux 836,275
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Figure 10 : Evolution de la production (tonnes) de la flottille des chalutiers par groupe zoologique
3.4.3. Évolution de la production (tonnes) de la flottille des petits métiers par groupe
zoologique
La dominance des petits pélagiques et des poissons démersaux dans les captures des petits métiers
sont expliqué par l’utilisation des palangres de fond et [Link] grands pélagiques représentent
des parts non négligeables dans les débarquements des petits métiers (Figure 11).
23
Mollusques 105,42
Crustacés 0,73
G pélagique 185,84
petit pélagique 860,82
Démersaux 263,6
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Figure 11 : Évolution de la production (tonnes) de la flottille des petits métiers par groupe
zoologique
3.4.4. Évolution de la production (tonnes) des chalutiers en fonction des années (2005-2009)
et par groupe zoologique
Les groupes zoologiques les plus abondants durant la période allant de 2005 à 2009 sont les
crustacés et les poissons démersaux. La production la plus importante tous groupes zoologiques
confondus est enregistrée en 2008.
Durant l’année 2005, le groupe des crustacés a été prédominant, alors que pour l’année 2006 et
2007 se sont les poissons démersaux qui étaient les plus capturés. Pour l’année 2008 ce sont les
crustacés qu’on retrouve le plus dans les débarquements. L’année 2009 montre que les crustacés et
les poissons démersaux sont à part égale dans les débarquements. On remarque que le groupe
zoologique le moins pêché par les chalutiers est celui des petits pélagiques, des mollusques et que
les grands pélagiques sont très rares dans les captures de cette flottille (Figure 12).
800
700
600
500
400
300
200
100 276,16 241,245
163,91
70,24 84,72
0
2005 2006 2007 2008 2009
Figure 12 : Évolution de la production (tonnes) des chalutiers en fonction des années (2005-2009)
et par groupe zoologique
3.4.5. Évolution de la production des senneurs (2005-2009) en fonction des années et par
groupe zoologique
Le groupe zoologique le plus représenté durant la période allant de 2005 à 2009 et celui des petits
pé[Link] production la plus importante tous groupes zoologiques confondus est celle de 2008,
et celle de 2005 est la plus faiblement représentée (Figure 13).
24
900
800 Mollusques
700
600 Crustacés
500
400 G pélagique
300
petit pélagique
200
100
Démersaux
0
2005 2006 2007 2008 2009
Figure 13 : Évolution de la production des senneurs (2005-2009) en fonction des années et par
groupe zoologique
Pour les senneurs, les prises des petits pélagiques ont augmenté durant la période allant de 2005 à
2008. 2008 a été l’année la plus prolifique pour les senneurs du port d’Alger (Figure 14).
Figure 14: Évolution de la production des senneurs (2005-2009) par groupe d’espèces (Données de
la DPRH)
Pour les chalutiers, la production des crustacés et des poissons démersaux a été importante entre
2005 et 2009 alors que 2008 reste également l’année la plus prolifique pour les chalutiers du port
d’Alger (Figure 15).
25
400 Démersaux petit pélagique G pélagique Crustacés Mollusques
350
300
250
200
150
100
50
0
2005 2006 2007 2008 2009
Figure 15 : Évolution de la production des chalutiers en fonction des années (2005-2009) et par groupe
zoologique (graphique conçu d’après les données de la DPRH)
L’examen de l’évolution de la production totale par groupes d’espèces combinée avec celle des
flottilles présentes à Tamenfoust (petits métiers), laisse apparaître une fluctuation plus ou moins
faible, à l’exception de l’année 2008 (Tableau 2).
La dominance des petits pélagiques et des poissons démersaux dans les captures des petits
métiers est expliquée par l’utilisation des palangres de fond et tramails. Les grands pélagiques
représentent également des parts non négligeables dans les débarquements des petits métiers.
En 2008 : La production totale a atteint sa valeur maximale en 2008, cela est justifié par
l’augmentation du nombre de sorties grâce au beau temps qui a dominé cette année.
De 2009 à 2012 : une fluctuation plus ou moins faible de la production totale du port a été
enregistrée (Figure 16).
Tableau 2 : Évolution de la production Totale de 2007 à 2012 et par groupe d’espèces (DPRH, 2013)
7
Dépend administrativement de la Direction de la Pêche de la Wilaya d’Alger
26
350,000
300,000
250,000
200,000
150,000
100,000
50,000
0,000
2007 2008 2009 2010 2011 2012
Figure 16: Évolution de la production totale du port de Tamentfoust de 2007 à 2012 par groupe d’espèces
(Données DPRH d’Alger, 2013)
L’Est algérois est une zone connue pour ses ressources et son potentiel naturel, elle attire les
chalutiers de tous les ports de la région centre (Alger, Tamenfoust, El Djamila, Zemmouri et
Cherchell). On va s’intéresser essentiellement à deux ports :le port d’Alger et le port de Tamenfoust,
vu que leurs navires sont actifs de façon majoritaire dans la zone.
Les unités de pêche activant dans la pêcherie Est, et dépendant du port d’Alger sont catégorisées en
trois types de flottilles :
(1) La flottille chalutière présente avec un effectif actif, en Août 2013, de 40 navires, pour une
capacité d’accueil de 15navires, et des âges compris entre 54 ans et 5 ans (âge moyen des navires de
20.07ans). La longueur moyenne est de 29 mètres, avec des valeurs variant entre 14 et 40 mètres, et
des largeurs entre 4 et 8.5 mètres pour une moyenne de 7 mètres. Les puissances motrices des
chalutiers du port de pêche d’Alger sont assez importantes : elles varient de 120 à 900 cheveux avec
une moyenne de 517.72 cheveux. Ces unités sont principalement armées en chalut de fond modifié.
(2) La flottille des sardiniers est composée de 51 unités dont 6 sont inactives en août 2013, pour une
capacité d’accueil de 39 navires. L’âge de cette flottille est compris entre 65 ans et 4 ans avec une
moyenne de 18.51 ans.
8
Par définition l’effort de pêche est « La capacité de pêche déterminée par les moyens de pêche mis en œuvre et l’efficacité des engins et
méthodes de pêche utilisés pour l’exploitation d’une ou plusieurs espèces halieutiques » (article 2 loi n°01-11, 8 juillet 2001). L’effort de
pêche correspond à l’ensemble des moyens de capture exercés, pendant un intervalle de temps, par les pêcheurs, sur un stock.
L’augmentation des unités de pêche et donc de l’effort de pêche, que devra supporter une ressource naturelle (ressource qui s e régénère)
se fait sur la base d’indicateurs de l’état des stocks et leurs capacités à soutenir le niveau d’exploitation prévu pour éviter les problèmes de
surpêche et de surexploitation, connus par la plupart des pêcheries mondiales.
27
Cette flottille a une longueur moyenne de 13.20 mètres avec des valeurs variant de 7.8m à 23.45m,
et une largeur variant de 1.96m à 6m pour une moyenne de 3.97m. Leurs armement est commun et
consiste en une senne tournante pour la plupart coulissante.
(3) La flottille des petits métiers est la flottille la plus représentée en nombre, car elle comporte des
unités de longueur variable de 4.1m à 14.8 m, la moyenne est de 6.86 mètres. Leur largeur varie
aussi de 1.6m à 3.33m avec une moyenne de 2.32 m. Cette flottille présente des armements
différents selon le type d’embarcation. Le phénomène de conversion des unités de plus de 6mètres
en sardiniers senneurs semble prendre une ampleur importante, mais reste néanmoins difficile à
distinguer. Plusieurs métiers découlent de la présence de cette flottille telle que la pêche aux
palangres, aux filets maillants de diverses dimensions, les lignes à main et les sennes.
Tableau 3 : Récapitulatif des caractéristiques des flottilles de port d’Alger (DPRH, 2013)
Effectif Longueur moyenne (m) Largeur moyenne Puissance moyenne (cv) Age
(m) (ans)
Chalutier 40 29 7 517.72 20.07
Sardiniers 51 13.20 3.97 246.57 18.51
Petits 104 2.32 2.32 53.55 21.62
Métiers
La flottille du port d’Alger est formée de 195 navires depuis l’année 2010, dont 62 navires sont actifs,
soit 32% de la flottille totale. Les petits métiers, pêchent dans la baie d’Alger, contrairement aux
chalutiers qui fréquentent essentiellement l’Est algérois (La pipe), dont seulement 14 sont actifs
(35%).
250
200
150
100
50
0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Chalutiers Sardiniers Petits Métiers Total
28
De 2003 à 2009 : l’évolution des effectifs est relativement stable et moyennement faible. L’effectif
passe de 138 unités en 2003 à 193 en 2009 pour une croissance de près de 40% en 6 ans. Cette
augmentation est liée aux nouvelles acquisitions (projets ANSEJ, CNAC et le FNDPA entre 2000 et
2005). Toutefois, aucune nouvelle embarcation n’a été enregistrée depuis 2010.
Les unités de pêche activant dans la pêcherie Est, et dépendant du port de Tamenfoust sont
catégorisées en deux type de flottilles :
(1) La flottille de sardiniers présente avec un seul navire actif depuis l’année 2008 pour une
capacité d’accueil de 15, ayant une longueur de 17.39 mètres (tableau 5). Cette unité est armée
en senne coulissante.
(2) La flottille des petits métiers représente plus que 92% de la flottille totale du port. Elle comporte
des unités de longueur variant de 4.1m à 8.72m avec une moyenne de 5.96m et une largeur
variant de 1.7m à 3m avec moyenne de 2.20m. Cette catégorie présente une puissance
moyenne faible 30.75cv avec un âge moyen de 16ans.
Tableau 5 : Récapitulatif des caractéristiques des flottilles du port de Tamenfoust (DPRH, 2013)
La flottille du port de Tamenfoust est formée de 14 navires en 2012 (Tableau 6). Vu sa faible
bathymétrie qui gêne les manœuvres des grands navires, le port de Tamanfoust ne compte aucun
chalutier. En ce qui concerne les sardiniers, il en existe un seul qui a commencé son activité dans ce
port en 2008 (Figure 18).
La faible capacité d’accueil du port de Tamenfoust se reflète sur l’évolution des petits métiers qui a
été de l’ordre d’une seule unité par an de 2003 à [Link] se stabilise à 13 unités de 2008 à 2011
(Figure 19).
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Chalutiers - - - - - - - - - -
Sardiniers - - - - - 1 1 1 1 1
Petits Métiers 8 9 11 12 12 12 12 12 12 13
Total 8 9 11 12 12 13 13 13 13 14
29
16
14
12
10
8
6
4
2
0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Le tableau 7 montre que le taux d’immobilisation est très important au port d’Alger (proche de 60%
pour les chalutiers et de 40% pour les petits métiers) : Ce taux reste stable d’une année à une autre.
Tableau 7 : Taux d’immobilisation des chalutiers et des petits métiers du port d’Alger en 2010
(DPRH, 2013)
L’immobilisation des embarcations et des navires de pêche est essentiellement liée au manque de
pièces de rechanges.
30
3.7. Infractions à l’activité de pêche
L’enregistrement des cas d’infractions à l’activité de pêche commence à partir de l’année 2001 qui
coïncide avec la création du Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques, ainsi que la « loi
cadre ». La figure 20 montre les différents cas d’infractions enregistrées par les garde-côtes dans la
Wilaya d’Alger entre 2001 et 2012.
On remarque que les cas enregistrés sont principalement : « La pêche dans la zone interdite » et « La
pêche des poissons n’ayant pas atteint la taille marchande ».
D’une manière générale, la pêche est interdite dans les zones protégées, les zones
d’expérimentation, les ports, bassins et zones de mouillage, à proximité des établissements
pétroliers et industriels et auprès des zones militaires (Décret exécutif n° 96-121, article 37).
La pêche des poissons n’ayant pas la taille marchande concerne beaucoup plus les petits pélagiques
vu que les engins de pêche utilisés dans cette catégorie ne sont pas sélectifs. Le Décret exécutif
n°04-86 du 26 Moharram 1425 correspondant au 18 mars 2004 fixant les tailles minimales
marchandes des ressources biologiques (voir Annexe III).
Les plus grands nombres d’infractions ont été enregistrés en 2012 avec 43 infractions, en 2005 avec
40 infractions et en 2006 avec 34 infractions.
Ce qui concerne les autres types d’infractions, un seul cas a été enregistré en 2007 de
« Transbordement en mer», ainsi que 6 cas de « La pêche sans l’inscription auprès de l’autorité
chargée de la pêche» ont été enregistrés en 2009.
50
Nombre d'infractions
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Figure 20 : Comparaison entre le nombre d’infractions commises au niveau des ports de pêche de
la Wilaya d’Alger entre 2001 et 2012 (graphique conçu d’après les données de la DPRH)
31
IV. Enquête dans le secteur Est Algérois
Nous avons effectué une enquête qui a couvert un total de 30 personnes qui ont un lien direct ou
indirect avec la pêcherie Est algéroise. Le sondage a consisté à interviewer les personnes
directement à l’aide d’un questionnaire, qui a permis de souligner quelques forces et certaines
faiblesses de l’activité de pêche dans le secteur Est Algérois.
L’enquête a été réalisée auprès de quatre Vu les différents types des poissons ciblés
structures : dans la zone, les techniques diffèrent :
32
e) Les zones de pêches fréquentées dans l’Est f) La gestion de la pêche dans la zone
algérois
Les personnes interrogées confirment
Toutes les réponses confirment que la pipe l’existence d’une communication et
est la zone la plus fréquentée dans l’Est concertation entre les différentes
algérois. D’autres zones sont également Antennes de pêche de la Wilaya d’Alger
fréquentées pour la pêche comme la baie et la Direction de la Pêche et des
d’Alger et l’îlot Sandja. Ressources Halieutiques, ainsi qu’une
bonne gestion entre les pêcheurs de
cette Wilaya à travers la création
d’associations.
Les espèces ciblées par la pêche dans la zone Un déclin des ressources halieutiques
sont multiples d’après les personnes dans la zone de l’Est algérois a été
interrogées vu la richesse de la zone. Parmi remarqué par les personnes interrogées
ces espèces on trouve : et cela est dû d’après eux à la surpêche
dans la zone.
Petits pélagiques : sardine, allache,
saurel, bogue.
poissons démersaux : pageot, rouget,
dorsale.
Crustacés : crevette, langoustine,
langouste.
Grands pélagiques : espadon, thon,
bonite.
33
V. Biodiversité marine du secteur Est algérois
5.1. Description de la biocénose et du biotope de la biodiversité marine du secteur Est Algérois
Cette analyse s’appuie sur l’inventaire réalisé par Nephrops pour le compte du Ministère de
l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (été 2013)
La description de la distribution des espèces et des principaux habitats vise à rechercher et à mettre
en relief les composantes les plus remarquables de la zone marine côtière située entre Réghaia et le
Cap Matifou. L’étude citée plus haut permet aujourd’hui de compléter l’état des connaissances
acquises, notamment l’état écologique de référence pour la partie marine de ce secteur. Ce dernier
permettra à moyen et long terme de mesurer l’évolution de la qualité du milieu et l’efficacité des
mesures de protections qui seront préconisées et mises en œuvre par les pouvoirs publiques dans
cette zone.
N° du transect Description
A 9 m de profondeur, le substrat est de la roche de différentes tailles plus ou moins arrondies avec
1 des crevasses incrustées de Paracentrodus lividus. Les roches sont nettement alternées
d’Asparagopsis sp. et de Cystoseira stricta. A 15-20 m de profondeur, les fonds rocheux sont
occupés par un herbier à Posidonia oceanica sur une pente relativement importante (9%). Très
éparses les touffes d’herbier se disséminent sur un fond de graviers et quelques fois sur du sable.
A l’Est de La pente devient plus raide et des touffes d’algues rouges alternent avec les feuilles isolées et sans
l’embouchure de grande densité de Posidonia oceanica. A cet herbier en mosaïque, s’associent les espèces signalées
l’Oued de Réghaia entre 20 et 33 m, notamment Centrostephanus longispinus et Lithophyllum incrustans.
dans l’axe de l’île
Aguelli. Cette
partie de la zone A 27 m de profondeur, le sable devient grossier et envasé par de nombreux endroits, nous
d’étude est sous retrouvons quasiment la même structure spécifique et taxonomique. A 30-33 m de profondeurs, le
l’influence direct substrat est du sable grossier et par endroits du gravier mélangé à du sable grossier. Ce substrat est
des rejets de riche en débris de coquilles, notamment de mollusques et de bryozoaires. La diversité spécifique
l’embouchure de est relativement importante à ces profondeurs et des espèces classées remarquables y sont
l’oued et donc du également rencontrées, notamment Cystoseira stricta, Lithophyllum incrustans, Spongia officinalis,
lac en particulier Parazoanthus axinella, Echinaster sepositus, Centrostephanus longispinus, Pinna nobilis. Des taches
par les vents d’Astroides calycularis, espèce classée thermophile sont également signalées à 33 m de
d’ouest. profondeur.
Caractérisé par un substrat de type « Sables Fins Bien Calibrés » (SFBC) qui couvrent les fonds situés
2 entre 30 et 10 m de profondeur. Cette tranche bathymétrique se caractérise par une granulométrie
de substrat relativement homogène et très fine caractéristique.
Aux profondeurs inférieures à 10 m se rencontrent les fonds d’éboulis et les tombants sur sable fin
A l’Ouest de
avec des touffes d’herbier à Posidonia oceanica qui devient plus important et plus dense à 4-7 m de
l’embouchure de
profondeurs. Au milieu de la Posidonie, sont rencontrées à ces faibles profondeurs, Corallina
le l’Oued Réghaia.
elongata, Dictyota dichotom, Lithophyllum incrustans, Spongia officinalis, Epinephelus alexandrinus .
10
Conformément aux dispositions contenues dans la loi sur les aires protégées dans le cadre du développement durable (17 février 2011).
34
Entre 20 et 30 m de profondeur, le fond est un sable vaseux, qui devient plus grossier aux faibles
profondeurs avec une pente très douce et l’absence totale d’algues macrophytes. A moins de 16 m
de profondeur les sables sont interrompus par des blocs de pierre et des roches éparpillées. A cette
profondeur, la flore et surtout la faune se diversifient (notamment Lithophyllum incrustans,
3 Dictyota dichotoma, Echinaster sepositus).
Ce transect est La pente s’adoucit encore plus vers 15 m et offre l’aspect d’un plateau de sable où la biodiversité se
positionné au stabilise. A 5 m de profondeur le paysage est constitué de gros cailloux et de galets avec absence
droit des totale de sable. Cette configuration offre plus de crevasses et donne un aspect extrêmement
ouvrages de irrégulier des fonds. Cependant et malgré la modification de la structure des fonds, la diversité des
protection situés espèces est relativement similaire à celle rencontrée entre 5 et 16 m de profondeurs. A ces faibles
à l’Est d’Ain Taya. profondeurs, l’ichtyofaune se diversifie particulièrement avec Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla,
Serranus scriba, Oblada melanura, Thalassoma pavo, Coris julis, Labrus bimaculatus, Symphodus
tinca, Mullus surmuletus.
Vers 30 m de profondeurs, un sable vaseux monotone sans diversité spécifique particulière est
rencontré ; celle-ci y est extrêmement faible. Cette tranche bathymétrique est caractérisée
également par un faciès du détritique côtier. La flore benthique est quasi inexistante. Le substrat
4 demeure grossier jusqu’à devenir du sable fin à 20 m de profondeur. Vers 15-17 m ces sables fins
sont en dessous de gros blocs de différentes formes géométriques. La biodiversité se diversifie
Le transect N°4 sensiblement, notamment en bryozoaires, en éponges et en cnidaires. Cette zone est très
est localisé en fréquentée par Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Oblada melanura, Mullus surmuletus, Chromis
face de la ville chromis, Epinephelus alexandrinus, Thalassoma pavo, Coris julis. Les fonds de moins de 6 m sont
d’Ain Taya. des sables fins bien calibrés typiques et caractéristiques, très pauvres en espèces.
35
Figure 22 : Description schématique de la biocénose et du biotope au niveau du transect 5
N° du
Description
transect
Ce transect est caractérisé par un substrat de sable gossier à très grossier entre 20 et 30 m avec
absence quasi totale de toute végétation,une pauvreté en espèces et une faible présence de
polychètes, de mollusques gastéropodes et de quelques crustacés amphipodes. Vers 15 m de
profondeur, de gros blocs de pierres alternent avec les fonds de sable moyen. Les blocs de pierres
sans être très élevées permettent l’installation d’une flore et d’une faune de substrats durs où
l’on retrouve des cnidaires caractéristiques de ce type d’habitats comme Parazoanthus axinellae,
Alcyonium acaule, Lophogorgia sarmentosa, Eunicella singularis, Astroides calycularis.
5 D’autres espèces signalées précédemment y sont retrouvées comme Echinaster sepositus et
Paracentrotus lividus. L’ichtyofaune est globalement similaire à celle rencontrée entre 15 et 30 m
de ce secteur. A 10 m de profondeur, les fonds deviennent franchement durs avec l’apparition de
modestes touffes de Posidonies éparpillées mais présentant les signes d’une bonne vitalité de
Situé au droit
l’herbier, notamment la densité, la coloration et la hauteur des feuilles de Posidonia oceanica.
de la ville d’Ain
Cette station correspond à la biocénose des algues infralittorales. La diversité des algues à cette
Taya orienté,
station est la plus importante du transect où l’on signale la présence de Flabellia petiolata,
Sud Sud-Est,
Dictyopteris membranacea, Corallina elongata, Cystoseira stricta, Cystoseira barbata, Halopteris
Nord Nord-
filicina, Peyssonnelia sp, Jania rubens, Lithophyllum incrustans, Acrosorium uncinatum. Des
Ouest.
cnidaires remarquables sont également récoltés à cette profondeur, notamment Echinaster
sepositus, Paracentrotus lividus, Ophidiaster ophidianus.
Vers 5-7 m de profondeur, les substrats durs et les posidonies sont entrecoupés de taches plus ou
moins grandes de sable moyen à grossier.
36
acaule, Lophogorgia sarmentosa, Eunicella singularis, Astroides calycularis, Paramuricea clavata.
Parmi l’ichtyofaune remarquable de ce secteur, il ya lieu de signaler Epinephelus marginatus.
Sont également récoltés les échinodermes Echinaster sepositus et Paracentrotus lividus. A 15 m
Modification de de profondeur, la diversité des espèces s’amplifie avec l’apparition d’autres espèces d’algues
l’aspect général, macrophytes comme Cystoseira stricta, Cladostephus spongiosus et Sphaerococcus
Végétation coronopifolius.
luxuriante. Les
fonds durs, les Vers 10 m de profondeur, d’autres espèces remarquables font leur apparition comme
platiers rocheux Posidoniaoceanica, Ophidiaster ophidianus ou encore Asparagobsis armata. Entre 7 et 10 de
et profondeur, la biocénose des algues infralittorales est plus marquée avec la même diversité
l’hydrodynamis spécifique signalée plus haut mais avec une dominance des algues brunes et rouges. L’herbier à
me duCap Posidonie sur substrat rocheux est plus évident vers 4-6,5 m de profondeur et une fréquentation
Matifou plus importante de l’ichtyofaune. Cet herbier de faible profondeur est également accompagné
favorisent une par des espèces signalées sur ce transect à de plus grandes profondeurs.
diversité
spécifique,
taxonomique et
paysagère de ce
secteur.
Vers 25 m de profondeur, les fonds de sable et les petites pierres favorisent la diversification de
la faune et de la flore benthique (substrats meubles et durs), en particulier les algues
encroûtantes. Vers 15-17 m de profondeurs, apparaissent Flabellia petiolata, Lithophyllum
incrustans, Halopteris fillicina, Peyssonnelia squamaria, Jania rubens, Corallina elongata,
Chondrachantus acicularis, Acrosorium uncinatum, Stypopodium schimperi. Vers 10-13 m, en plus
7 de ces peuplements sur des tombants tapis d’algues, l’ichtyofaune se diversifie, notamment de
Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Oblada melanura, Mullus surmuletus. A ces profondeurs, la
végétation est constituée essentiellement de Flabellia petiolata, Corallina elongata, Cystoseira
stricta, C. barbata, Halopteris filicina, Stypopodium schimperi,Peyssonnelia sp., Jania rubens,
L’influence des Lithophyllum incrustans, Acrosorium uncinatum, Chondrachantus acicularis.
conditions
hydrodynamiqu Vers 7-9 m, les tombants rocheux offrent des opportunités à d’autres espèces pour s’installer
es du Cap avec une diversification encore plus importante des algues macrophytes et notamment
Matifou l’apparition de Sphaerococcus coronopifolius. La diversité de l’ichtyofaune y est encore
deviennent de légèrement plus importante (Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Oblada melanura, Mullus
plus en plus surmuletus, Chromis chromis, Thalassoma pavo, Coris julis). A 2 m de profondeur, la diversité
évidente dans végétale est encore plus importante (Flabellia petiolata, Lithophyllum lichenoides, Corallina
ce transect. elongate, Peyssonnelia sp., Jania rubens, Lithophyllum incrustans, Acrosorium uncinatum,
Sphaerococcus coronopifolius, Mesophyllum lichenoides, Chondrachantus aciculari, Asparagobsis
armata, Cystoseira stricta, Halopteris filicina, Cladostephus spongiosus).
37
Figure23 : Description schématique de la biocénose et du biotope au niveau du transect 6
38
Tableau 10: Description de la biocénose et du biotope des transects 8 et9
N° du Description
transect
Ce transect subit directement les influences
hydrodynamiques du Cap Matifou. Les fonds entourant l’îlot
Sandja présentent un substrat dur tapi d’un couvert végétal
où s’entremêlent herbier à Posidoniaoceanica et de
nombreuses algues macrophytes, constituées
essentiellement d’algues vertes comme Flabellia petiolata et
Codium coralloides, d’algues brunes comme Cystoseira sp.,
Halopteris fillicina et Stypopodium schimperi, mais surtout
d’algues rouges qui sont le groupe le plus diversifié
(Peyssonnelia squamaria, Jania rubens, Corallina elongata,
Chondrachantus acicularis, Acrosorium uncinatum,
Amphiroa rigida, Jania longifurca, Asparagopsis armata).
8 De nombreux cnidaires sont également à signaler dans ces
fonds, notamment Parazoanthus axinellae, Alcyonium
acaule, Lophogorgia sarmentosa, Eunicella singularis,
Astroides calycularis). Vers 5 m de profondeur, l’ichtyofaune
Face à la se diversifie (Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Mullus
ville d’El
surmuletus, Chromis chromis, Thalassoma pavo et Coris
Marsa, julis). A 10 m de profondeur, le paysage est dominé par des
orienté
fonds durs, un herbier à Posidoniaoceanica très éparse et
légèrement des algues rouges Peyssonnelia squamaria, Corallina
Sud Sud-
elongata et Asparagopsis armata. De petites touffes de
Ouest – l’algue brune Cystoseira sp. sont présentes à cette
Nord Nord-
profondeur.
Est et
traverse
A 17 m de profondeur, les tombants sont plus évidents et
l’îlot Sandja. sont quasiment recouverts d’algues rouges où Asparagospsis
aramata prend une part importante avec Peyssonnelia
squamaria, Jania rubens et Corallina elongata. Les autres
groupes taxonomiques maintiennent la même diversité
spécifique globalement. Les fonds abordent tout de suite
une pente relativement raide (13%) et les tombants
disparaissent à 7 m de profondeur mais la structure de la
biodiversité marine reste à peu près la même. A 4 m de
profondeur, le substrat est toujours dur et les espèces
signalées plus haut se maintiennent dans une large
proportion.
39
m de profondeurs où le paysage est le même avec une pente
qui s’adoucit au fur et à mesure du rapprochement de la
côte (-6, 5 et 4 % de pente aux trois dernières stations). A 3
m de profondeur, le fond devient plus raide et son allure
générale change avec plus de blocs où s’entreposent de très
nombreux oursins communs dans les crevasses en [Link]
structure et la diversité générale des espèces ne changent
pas globalement sur l’ensemble de ce transect y compris sur
les petits fonds de moins de 4 m de profondeur.
N° du
Description
transect
A 33 m, le fond est constitué de dalles et d’éboulis avec une prépondérance des cnidaires
(Parazoanthus axinellae, Alcyonium acaule, Lophogorgia sarmentosa, Eunicella singularis, Astroides
calycularis) et d’algues macrophytes, notamment Lithophyllum incrustans, Peyssonnelia squamaria,
Jania rubens,Cystoseira stricta, Halopteris fillicina. Stationfréquentée par les poissons (Diplodus
vulgaris, Serranus cabrilla, Chromis chromis, Oblada melanura).Elle est aussi le sièged’espèces
remarquables comme Pinna nobilis,Echinaster seposus et Cystoseira stricta.
C’est l’un des transects les plus riches en espèces dans la zone d’étude. A 25 m de profondeur, le
substrat est constitué de gros blocs et de dalles imposantes tapissées essentiellement
d’Eunicellasingularis et d’algues calcaires encroûtantes. Les algues macrophytes y sont représentées
par une algue verte (Flabellia petiolata), une algue bune (Halopteris filicina) et quelques algues
rouges (Lithophyllum incrustans, Peyssonnelia squamaria, Jania rubens, Lithophyllum lichenoides,
11 Phymatolithon calcareum). De même que la diversité des poissons rencontrées pendant cette
exploration révèle la présence de Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Serranus scriba, Chromis
chromis, Coris julis, Epinephelus marginatus, Epinephelus alexandrinus.
Ces deux dernières espèces sont considérées comme espèces patrimoniales. Cette station révèle
également une diversité taxonomique intéressante.
A 14 m de profondeur, on observedes fonds durs avec des taches d’Astroides calycularis marquées
par endroits et l’apparition de petites touffes d’Asparagopsis armata. Les autres espèces se
maintiennent. A moins de 11 m de profondeur, de très gros blocs de pierre parfois nus et parfois
encroûtés d’algues calcaires et de nombreuses espèces d’algues rouges ainsi que de gorgones
blanches offrent un paysage caractéristique avec une importante communauté ichtyologique (sars,
castagnoles, girelles, serrans,…). Aux autres algues rouges récoltées entre 10 et 30 m de profondeur,
s’ajoutent à cette station Corallina elongata, la phanérogame Posidoniaoceanica qui apparait
également sous forme de touffes modestes alternant parfois avec Cystoseira stricta et Dictyopteris
polypodioides.
40
A 8 m de profondeur, les fonds durs sont tapissés de Parazoanthusaxinellae, d’Eunicellasingularis et
de touffes d’Asparagopsis armata. Des touffes de Posidonie y sont également localisées ainsi que
deux espèces de Cystoseires (Cystoseira stricta et Cystoseira barbata). Les autres espèces signalées à
de plus fortes profondeurs de ce transect se retrouvent également à cette station.
Ce transect offre le même type de fonds vers 25 – 30 m de profondeur que celui globalement
observé dans le secteur Ouest de la zone d’étude, soit des fonds durs tapissés d’algues,
particulièrement des algues rouges et avec un faciès à Eunicellasingularis. Cette tranche
12 bathymétrique est également caractérisée par sa richesse spécifique. A 17 m de profondeur, les
fonds sont constitués de gros blocs de pierre et de roches couvertes d’un tapis de Lithophyllum
incrustans et d’Asparagopsis armata, alors qu’à 14 m de profondeur, apparait pour la première fois
dans ce transect Corallina elongata. Lithophyllum incrustans est également très présent à cette
station. A 8 m de profondeur, les fonds sontdominés par Asparagopsis armata et la diversité végétale
se renforce.
41
Figure 26 : Description schématique de la biocénose et du biotope au niveau du transect 11
42
4. La distribution des espèces et habitats remarquables de la zone d’étude révèle une organisation
en mosaïque avec une certaines connectivité entre ces « taches » patrimoniales. Ce type de
distribution rend la gestion et le suivi de ces composantes difficile et onéreuses car la
mobilisation des moyens et des ressources humaines doit être planifiée sur plusieurs segments
et parfois sur de faibles étendues spatiales.
5. Ce schéma de distribution en « patchs » est illustré par la figure 27qui montre clairement la forme
et la localisation de l’herbier à Posidonia oceanica dans l’ensemble de la zone entre l’île Aguelli et
l’îlot Sandja.
6. La figure de synthèse (Figure28) montre que pour l’ensemble de la zone explorée par les
différentes études, trois secteurs se singularisent : (i) la zone autour de l’île Aguelli (Extrême Est
de la zone du PCR) qui montre dans un espace relativement réduit et à des profondeurs situées
entre 7 et 25 m dans le périmètre immédiat de l’île, une concentration d’habitats et d’espèces.
Cela consolide le caractère remarquable de cet espace et la nécessité de le considérer dans la
zone de protection maximale. (ii) avec une moindre importance la configuration décrite autour de
l’île Aguelli est rencontrée sur une échelle plus réduite autour de l’îlot Sandja à l’extrême Ouest
de la zone du PCR. (iii) Entre ces deux zones et à l’Ouest de Ain Taya est rencontré le plus grand
herbier de la zone. Cette répartition des composantes marines les plus remarquables du secteur
Est de la Wilaya d’Alger doit être prise en considération dans le zonage de protection de la partie
marine.
43
Figure 28 : Patrimoine de la biodiversité marine du secteur Est algérois
44
VI. Acteurs de la pêche
Le tableau ci-dessous présente les différents acteurs qui influent d’une manière directe ou indirecte
la pêcherie dans l’Est Algérois. La cotation a été faite selon le degré d’influence de l’acteur sur
l’activité de pêche dans la zone.
Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est algérois
Avis
Institutions Missions en rapport Possibilités pour le PCR PCR
/AMP
L’Antenne de Aider et assister les marins et les Acteur local majeur auprès des +++ Favorable
pêche de armateurs ainsi que la production des pêcheurs. C’est le vis-à-vis direct de la sous
Tamentfoust données techniques. profession au niveau du port. réserve
Les statistiques et toutes les autres
données relatives à la pêcherie Est
algéroise sont produites par
l’Antenne de pêche de Tamenfoust
45
(suite 1) Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
Avis
Institutions Missions en rapport Possibilités pour le PCR PCR
/AMP
Ministère des Diminution des pertes, Assurer le traitement des eaux usées et le +++ Favorable
Ressources en amélioration de raccordement de la population de la zone au
Eau l’efficience dans réseau AEP et au réseau assainissement.
l’utilisation des ressources Veille au bon fonctionnement de la STEP de
et de la qualité des Réghaia et de l’ensemble du réseau à travers la
ressources en eau. direction de l’hydraulique de la Wilaya d’Alger.
46
(suite 2) Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
Avis
Institutions Missions en rapport Possibilités pour le PCR PCR
/AMP
Ministère de la Effet des pollutions sur la Atténuation des effets négatifs sur la santé +
Santé santé publique – publique dus à la mauvaise qualité des eaux du
identification des lac de Réghaia.
pollutions dangereuses et Participe à la sensibilisation au niveau des
définition des priorités centres de santé de la zone du PCR à travers des
d’intervention. affiches ou des campagnes menées
conjointement avec la DEW de la Wilaya et des
séances pour les enfants au centre pédagogique
du CCR.
47
(suite 3) Tableau 12 : Poids des différents acteurs qui influencent sur l’activité de pêche dans l’Est
algérois
Avis
Institutions Missions en rapport Possibilités pour le PCR PCR
/AMP
Commissariat Institué par la Loi n° 02-02 Restauration du cordon dunaire de Réghaia El +++ Très
National au du 05 février 2002 relative Kaddous. favorable
Littoral à la protection et à la Suivi de la conformité de la loi littorale dans la
(CNL) valorisation du littoral, zone du PCR.
cette institution sera Convention de partenariat avec le CCR.
l’instrument privilégié de
mise en œuvre de la
politique nationale pour le
littoral en tant qu’unité
d’exécution.
ENSSMAL Formation et recherche en Suivi scientifique et évaluation continue dans le +++ Favorable
sciences de la mer et en cadre de conventions de collaboration (03 ans
aménagement du littoral. renouvelables).
48
VII. Prochaines étapes de la participation
L’expérience récente a montré que durant tout le processus de mise en place d’une AMP en Algérie,
la phase la plus délicate et la plus difficile est celle de l’opérationnalisation de l’AMP. Cette phase est
intimement liée au processus de participation engagé après la finalisation de l’étude de classement.
La participation est donc au cœur du processus général de l’AMP, cette participation porte sur :
Pour une plus grande appropriation par les Ce processus a été engagé par le CCR dans le
acteurs (effectifs) de l’AMP, il est cadre du comité de pilotage des différentes
indispensable qu’ils prennent connaissance opérations qui ont été menées dans la zone du
des principaux résultats de l’étude de lac de Réghaia et dans son pourtour immédiat.
classement (inventaire des espèces et des
habitas, composantes espèces et habitats
patrimoniaux, recommandations pour la Concernant les études réalisées sur la partie
gestion et le suivi). marine, un partage des connaissances a été
réalisée en 2005 dans le cadre de l’opération
démonstrative du projet PAC Algérois (processus
L’identification du zonage et de la mené par le MATE). Les derniers travaux réalisés
réglementation spécifique associée à chaque pour le compte du MATE sur la partie marine
zone de protection à laquelle correspond un entre l’île Aguelli et l’îlot Sandja n’ont pas encore
niveau de protection. fait l’objet de partage.
De même que le zonage proposé pour l’AMP Le zonage marin n’est pas encore finalisé, il doit
(partie(s) terrestre(s) et/ou partie(s) être présenté avec le zonage général du PCR
marine(s)) doit faire l’objet de discussions avant la fin de l’année 2014. Ce zonage doit
entre acteurs opérationnels directs de la zone également faire l’objet d’une validation par les
de l’AMP. La cohabitation des activités socio- acteurs de la zone de Réghaia et de Heraoua.
économiques soulève souvent, dans le cas des
AMP, des conflits d’usages qui doivent être
négociés entre acteurs afin de produire un
zonage consensuel.
La phase la plus délicate de la participation est Les différentes institutions centrales et locales
la co-gestion, car même si l’AMP est portée dans la zone de Réghaia et de Heraoua ainsi que
par une institution, la gestion relève les collectivités locales (Wilaya et APC
généralement de plusieurs acteurs. L’AMP concernées) ont inscrit des actions dans le cadre
n’existera effectivement que grâce à la mise de leurs missions et prérogatives sectorielles (voir
en œuvre des mesures de gestion par les Plan d’action de l’activité analyse de durabilité du
différents secteurs (gardes côtes, pêche et PCR).
aquaculture, aménagement du territoire et
49
environnement, tourisme, agriculture, travaux Réglementation de la pêche : Service
publics, ressources en eau, éducation, etc.) National des Gardes Côtes et coordination
avec la Direction de la Pêche de la Wilaya
Cette mise en œuvre collective des mesures d’Alger/ Antenne de Tamentfoust.
de gestion d’AMP suppose également une
mobilisation des moyens des différents Réglementation aquaculture : Direction de
acteurs dans les limites de leurs prérogatives la Pêche de la Wilaya d’Alger (Antenne de
pour l’AMP. Tamentfoust).
Cette phase peut être largement facilitée si les Aménagements touristiques : Direction du
deux étapes qui la précèdent sont un succès. Tourisme de la Wilaya d’Alger et l’ANDT
pour l’étude d’aménagement qui doit se
conformer à la vocation du site.
50
conformité des concessionnaires des plages
au cahier des charges.
Suivi
Convention de partenariat et de
collaboration avec des institutions
spécialisées sur les problématiques et les
enjeux qui concernent la zone du PCR
(ENSSMAL, USTHB, APPL, INA, ENV,
ANRH, INCT, ASAL,…)
Evaluation
51
Tableau 13 : Description des acteurs et leurs rôles dans le mécanisme de participation pour la
future AMCP de Réghaia
Qui doit Deux acteurs majeurs Les deux communes Clôture de la zone de protection
porter le doivent porter le côtières de Réghaia et son balisage.
projet d’AMCP projet d’AMCP de et de Heraoua ainsi
de Réghaia ? Réghaia : que le leur tutelle, Inscription des locataires des
la Wilaya doivent logements précaires construits
1. Le Centre être parties illégalement aux alentours
Cynégétique de prenante de la immédiats et à l’intérieur du
Réghaia et sa proposition de périmètre de la zone humide
tutelle, la protection. comme prioritaires sur les listes
Direction d’attribution du logement (voir
Générale des L’appropriation de les différentes formules11
Forêts (Ministère cette opération par existantes).
de l’Agriculture et les deux
du collectivités locales
Développement directement
Rural) concernées par le
PCR est une
2. Le Commissariat condition
National du incontournable.
Littoral et sa
tutelle, le
Ministère de
l’Aménagement
du Territoire et de
l’Environnement
Quels acteurs
Quatre catégories d’acteurs doivent être associées en priorité :
associer ?
Planification du développement
dans la Wilaya d’Alger (voir Plan
Stratégique de la Wilaya d’Alger
2050)
Wilaya d’Alger
1. Les collectivités
Collaboration à travers l’agence
locales
de la Wilaya (APPL) au suivi et à
la veille environnementale de la
zone humide de Réghaia.
Unité administrative
Daïra de Rouiba
intermédiaire entre la Wilaya
11
Un prêt exceptionnel avec 0% d’intérêt peut être concédé à ces personnes (explorer la faisabilité de cette option par rapport à la
réglementation en vigueur).
52
d’Alger et les deux communes
concernées. La Daïra de Rouiba
assurera la cohérence entre les
deux communes en question et
permet les opérations de
solidarités intercommunales
(gestion des déchets,
assainissement,…).
53
du développement durable, loi
littorale, loi APDD, instrument
de planification du
territoire,POS, SDAL,…,
Maitrise de l’urbanisation
autour de la zone humide de
Réghaia.
Elaboration et validation du
plan d’aménagement de la ZEST
Ministère du d’Ain Chorb
Tourisme et de
l’Artisanat (& ANDT) Intégration de la zone humide
de Réghaia dans le circuit
touristique
La zone industrielle
Le traitement des eaux usées
de Réghaia -Rouiba
industrielles.
54
Sensibilisation des touristes à la
préservation du site.
Les Hôtels
Utilisation de la zone humide de
Réghaia comme label pour les
hôtels de la zone.
Les associations de
protection de la Animation de la sensibilisation
nature « Les Amis du public.
du Lac de Réghaia »
Animation de la sensibilisation
des plaisanciers, des plongeurs
et des chasseurs sous-marins.
Organisation d’événements de
sensibilisation sur les zones
humides.
Autres associations
Sensibilisation.
à identifier
55
VIII. Références Bibliographiques
AMIS SMAP III, 2007. étude d’aménagement intégré de la zone côtière de la wilaya d’Alger. Projet
SMAP III/CE/ APPL (Algérie)-CIRSA/Université de Ravena-Bologne (Italie).
DPRH, 2013. Les données de la Direction de la Pêche et des Ressources Halieutiques- Alger (DPRH) en
2013.
Grimes, 2005/PAC algérois. Programme d’Aménagement Côtier (PAC) "Zone côtière algéroise".
Activité: Protection des sites sensibles naturels marins du secteur Cap Djinet au Mont Chenoua.
Actions pilotes : Plan d’Action et recommandations. CAR/PAP. 45p.
GRIMES S., 2012. Plan côtier de Réghaia. Phase 1 : Etat des lieux et diagnostic. CAR/PAP. 42p.
MATE-PAM, 2005. Programme d’Aménagement Côtier de la zone algéroise PAC Algérois (MATE-
PAM/2002-2005).
PAC, 2005. “Gestion intégrée des ressources en eau et assainissement liquide - tendance et
alternatives - Aménagement des communes côtières du marais de Réghaia – Phase II”.
PAM-MATE, 2005. “Gestion intégrée des zones côtières – Action pilote: Site du lac de Réghaia“.
56
Annexes
57
Annexe I : Questionnaire
Pour mieux comprendre la pêcherie dans la zone, une enquête a été faite sous forme d’un
questionnaire, qui était destiné aux acteurs directs et indirects de la pêche dans le secteur Est de la
Wilaya d’Alger (pêcheurs, inspecteurs de pêche, ingénieurs en halieutique, gestionnaires….).Il vise à
comprendre les forces motrices de cette activité et les conditions à réunir pour un processus GIZC
(Gestion Intégrée des Zones Côtières) dans cette zone.
Ce questionnaire nous aidera non seulement à collecter des informations concernant les techniques
et les engins de pêche utilisés dans la zone ainsi que les espèces ciblées, mais aussi à comprendre la
gestion de la pêcherie et son organisation dans l’Est algérois. Ce questionnaire permet aussi aux gens
interrogés de proposer des solutions et des suggestions pour améliorer le processus de concertation
entre les acteurs de la pêche algéroise.
Ce questionnaire est destiné aux acteurs directs et indirects de la pêche dans le secteur Est de la Wilaya
d’Alger ; il vise à comprendre les forces motrices de cette activités et les conditions à réunir pour un processus
GIZC (gestion intégrée des zones côtières) dans cette zone.
1- Nom de la structure (institution) :……………… 10- Les pêcheurs de la zone sont-ils organisés ? Si
oui, comment ?
2- Quelles sont les compétences de votre
structure (domaine d’intervention) : 11- Qui gère la pêcherie Est algéroise ?
7- Quelles sont les techniques de pêche utilisées ? 18- Quels sont les types d’aquacultures
développées dans la zone ?
8- Existe-il des engins de pêche ou des techniques
de pêche interdits ou non conventionnels 19- Quels sont les types d’aquacultures planifiées
utilisés dans cette zone ? dans la zone ?
12Questionnaire conçu par Samir Grimes dans le cadre d’un Master Aménagement du Littoral de l’ENSSMAL et mené sur le terrain par Sofiane Atrous
(Stagiaire – Master).
58
9- Quel est le type d’infraction à la pêche le plus 20- Quelles sont vos propositions pour améliorer le
fréquent dans cette zone : processus de concertation entre les acteurs de
la pêche de l’Est algérois ?
Pêche dans les zones interdites (petits
fonds et fonds d’herbiers)
Pêche durant la période de fermeture de
la pêche (repos biologique des espèces)
Non-respect des tailles marchandes
Utilisation de la dynamite
Utilisation des filets dérivants de grande
taille
59
Annexe II : Inventaire des espèces exploitées dans la zone
Centracanthidae Sphyraenidae
Penaeidae
Spicara maena (Linnaeus, 1758) Sphyraena sphyraena (Linnaeus, 1758)
Parapenaeus longirostris (Lucas,
Sphyraena viridensis (Valenciennes, 1829)
Clupeidae 1846)
Alosa fallax (Lacépède, 1803) Trachinidae
Sardina pilchardus (Walbaum, 1792) Squillidae
Trachinus araneus (Cuvier, 1829)
Sardinella aurita (Valenciennes,1847) Squilla mantis (Linnaeus, 1758)
Scophthalmidae
Engraulididae Lepidorhombus boscii (Risso, 1810)
Engraulis encrasicolus (Linnaeus, 1758)
Citharidae
Exocoetidae Citharus linguatula (Linnaeus, 1758) 3. Classe des
Exocoetus rondeletii (Valenciennes, 1846) Mollusques
Soleidae
Labridae
Synaptura lusitanica(Capello, 1868)
Coris julis (Linnaeus, 1758) Sepiidae
Xyrichthys novaculata (Linnaeus, 1758) Sepia officinalis(Linnaeus, 1758)
Serranidae
Peristediidae Epinephelus caninus (Valenciennes, 1843)
Peristedion cataphractum (Linnaeus, Epinephelus guaza (Linnaeus, 1758) Loliginidae
1758) Epinephelus alexandrinus (Steindachner, Loligo vulgaris(Lamarck, 1798)
1878)
Dactylopteridae
Serranus scriba (Linnaeus, 1758)
Dactylopterus volitans (Linnaeus, 1758)
Serranus cabrilla (Linnaeus, 1758)
Lophiidae
Lophius piscatorius (Linnaeus, 1758) Mullidae
Lophius budegassa (Spinola, 1807) Mullus surmuletus (Linnaeus, 1758)
Mullus barbatus (Linnaeus, 1758)
Ophidiidae
Ophidion barbatum(Linnaeus, 1758) Muraenidae
Merlucciidae Muraena helena (Linnaeus, 1758)
Merliccius merluccius(Linnaeus, 1758)
Scorpaenidae
Gadidae Helicolenus dactylopterus (Delaroche,
Phycis blennoides (Brunnich, 1768) 1809)
Sparidae Scorpina porcus (Linnaeus, 1758)
Diplodus puntazzo (Cetti, 1777) Scorpina scrofa (Linnaeus, 1758)
Diplodus cervinus (Lowe, 1838) Scorpina notata (Rafinesque, 1810)
Diplodus vulgaris (Geoffroy Saint Hilaire,
1817) Xiphiidae
Diplodus sargus(Risso, 1826) Xiphias gladius(Linnaeus, 1758)
Sparus aurata (Linnaeus, 1758)
Pagrus pagrus (Linnaeus, 1758) Zeidae
Pagrus auriga (Valenciennes, 1843) Zeus faber (Linnaeus,1758)
Lithognathus mormyrus (Linnaeus,1758)
Pagellus bogaraveo (Brunnich, 1768)
60
Annexe III : Annexe du Décret exécutif n° 04-86 du 26 Moharram 1425
correspondant au 18 mars 2004 fixant les tailles minimales marchandes des
ressources biologiques.
61
62
63
64