Module L2 Entomologie Agricole UAM - Dakar-Compressed
Module L2 Entomologie Agricole UAM - Dakar-Compressed
en agriculture.
des plantes.
•Plus d’un 1,5 million d’espèces
décrites
•Trois fois plus nombreux que les
autres animaux combinés
•Nombre d’espèces estimé entre 6 et
10 millions
•Représentent potentiellement plus de
90 % de la diversité animale
•Les insectes sont présents dans tous
les habitats, excepté les océans
•Multitudes de rôles écologiques
Capacité d’adaptation inégalée
Ø Les insectes sont présents sur terre depuis 350 millions d’années
(comparativement à 2 millions pour l’être humain) (Tripelhorn & Johnson, 2005)
Ø Évolution morphologique et comportementale incroyable
I. Les insectes
1. Description
Le corps comprend fondamentalement 3 parties ou tagmes:
ü la tête
ü le thorax
ü l'abdomen
Ø Une tête portant une paire d’antenne de forme variable, des yeux composés
(ommatidies), des yeux simples (ocelles) et les pièces buccales.
Ø Un thorax portant trois paires de pattes articulées, et deux paires d’ailes chez l’adulte.
Ø Un abdomen ne portant pas d’appendices articulés (à l’exception des cerques chez la larve et
l’adulte) et des appendices génitaux liés à la reproduction appelés gonopodes ou génitale. Ils
participent à la ponte ou à l’accouplement tels que l’oviscapte (Appareil saillant à l'extrémité de
l'abdomen des femelles de certains insectes comme les sauterelles, etc…) qui leur sert à enfouir leurs
œufs dans le sol, dans le corps d'un hôte, etc…
2. Pièces buccales et leurs adaptations
q L’architecture buccale fondamentale est la même pour tous les insectes : labre (lèvre
supérieure), labium (lèvre inferieure), mandibules, mâchoires (maxilles).
q Les variantes sont multiples quant à leur morphologie et à leur développement. Elles sont
fonction du régime alimentaire spécifique à l’espèce.
Chez les uns, la lèvre inférieure a engendré une trompe, chez d’autres, l’allongement des
mâchoires a formé une gouttière. Cette harmonie entre le régime alimentaire, la forme et la
disposition de l’armature buccale constitue l’adaptation.
q Appareil buccal broyeur : Criquet, Cafard
q Appareil buccal broyeur-Lécheur : Abeille
q Appareil buccal Suceur-Maxillaire : Papillon
q Appareil buccal piqueur-suceur : Moustique femelle Appareil buccal Suceur-Labial: Mouche
3. Développement post-embryonnaire chez les Insectes
Ø Elle s’effectue de diverses manières et a lieu généralement après éclosion de l’œuf, selon des
modalités et à des degrés variés.
A)-Hétérométabole paurométabole
La plupart sont propres à une espèce végétale, mais certaines espèces de pucerons s'attaquent à
une grande variété d'hôtes.
Ø une tête soudée au thorax comportant :
une paire d'antennes de longueur variable.
un rostre qui porte les pièces buccales de
type piqueur-suceur.
Ø Un thorax avec:
trois paires de pattes grêles.
deux paires d'ailes membraneuses, le cas
échéant.
Ø un abdomen se terminant par une cauda et
comportant une paire de cornicules chez
plusieurs espèces.
q Reproduction des pucerons
Ø Les pucerons vivent habituellement sur la face inferieure des feuilles ou à l’extrémité des
branches ou des nouvelles pousses, ou à l’intérieur des galles (puceron gallicole).
Ø Ils ne se déplacent guère et forment ainsi des colonies denses.
Ø Les individus ailés peuvent effectuer des migrations sur de longues distances grâce aux courants
aériens.
Ø Les pucerons ingèrent la sève des plantes, liquide
pauvre en acides aminés et riche en sucre.
Ø Pour combler leur besoin en acides aminés, ils en
consomment une grande quantité et excrètent
l’excédent de sucre par leur anus sous forme de
miellat.
Ø Cette substance claire et collante sert de nourriture
aux fourmis, notamment.
Ø C’est d’ailleurs ce qui explique le mutualisme qui
existe entre ces deux espèces.
Ø Les fourmis protègent les colonies de pucerons contre
leurs ennemis naturels afin de préserver cette source
de nourriture.
q Dommages des pucerons
Ø Les pucerons causent des dommages aux plantes par le prélèvement de la sève et de ce fait des
éléments nutritifs ainsi que par l’action irritante et toxique des piqures et de la salive injectée.
Ø Des dommages, tels que le dessèchement, la décoloration, le rabougrissement, la chute prématurée
des feuilles et l'avortement des fleurs, la formation de galles, sont principalement observés.
Ø Par leur mode d'alimentation, les pucerons peuvent transmettre des agents pathogènes aux plantes,
essentiellement des virus.
Ø La présence de pucerons peut également occasionner des dégâts dus à l'excrétion de miellat.
Ø En plus de causer des dommages aux plantes, le miellat s'avère un milieu favorable au développement
de la fumagine, moisissure noirâtre.
Ø Toutefois, seule une infestation sévère peut causer des dommages importants aux arbres.
q Famille des coccidae ou cochenille
ü Noms communs: cochenille, pou des plantes
On en compte près de 8 500 espèces, réunies en 24 familles. Elles vivent dans une grande variété
d'habitats. Les cochenilles sont toutes parasites des végétaux.
Ø En les observant, on découvre que les mâles et les femelles d'une même colonie présentent
un dimorphisme sexuel très marqué, au point qu'ils semblent appartenir à deux espèces
différentes.
q Les femelles : sont toujours aptères et certaines sont apodes.
Le tégument mou porte le plus souvent des poils, des épines, dans
toutes les familles, des pores remarquablement diversifiés.
Dorsalement, tête, thorax et abdomen sont fusionnés
q Tous les stades de développement (1er stade, 2e stade, le “kyste”,
adulte femelle ou mâle), sont fondamentalement différents.
q Dans la plupart des cas, leur corps n'est pas visible, masqué par des
sécrétions qui leur confèrent des formes et des couleurs variées, ne
ressemblant en rien aux insectes que l'on a coutume d'observer.
q Les mâles : Les mâles adultes, contrairement aux femelles, sont pourvus
d'une tête, d'un thorax et d'un abdomen bien différenciés.
q Ils apparaissent grêles, délicats et de taille nettement plus petite que les
femelles.
q Ils sont parfois polymorphes, ailés ou aptères.
q Leur vol est à décollage rapide mais de courte distance.
q Le métathorax présente une paire de balanciers (hamulohaltères).
q Les antennes sont longues, filiformes, avec de nombreuses soies.
q Les pièces buccales sont absentes.
q Dépourvus de mandibules, ils sont incapables de se nourrir, ils ne vivent que
1 à 2 jours seulement pour le temps de s'accoupler.
q Le premier stade larvaire, toujours pourvu de pattes, assure la dispersion de
l'espèce.
q L’alimentation des coccidae
Ø Les Cochenilles, toutes phytophages, peuvent coloniser et
exploiter toutes les parties de leurs plantes hôtes : racines,
tronc, rameaux, feuilles, fruits.
Ø Historiquement la classification des cochenilles est basée sur la morphologie des femelles.
Ø Les caractères morphologiques internes des larves et la carte génétique sont des outils précieux pour
l'identification des espèces.
ü Les dégâts sont causés par le prélèvement de sève, mais ils peuvent
aussi être provoqués par la transmission de pathogènes, de toxines et
par les effets de la production de miellat, avec un développement de
fumagine qui couvre la surface des feuilles, réduisant ainsi la
photosynthèse.
q La dispersion des coccidés
Comme la plupart des cochenilles diaspididae, la cochenille blanche est active que durant le stade
larve mobile qui est très court (36 à 48 heures).
Durant cette période, la larve ne parcourt qu'une faible distance de vingt à cinquante centimètres.
Seulement il y a des infestations qui sont grandes ; ces infestations se font par deux moyens.
q Voie naturelle
Le vent joue un certain rôle de propagation, mais seulement dans la limite des oasis.
Il n'agit qu'à faible distance et ne transporte que les larves neounatte.
Il y à aussi les oiseaux, surtout les moineaux qui parfois apparaissent en grand nombre dans les
oasis, contribuent aussi, problèmes de la propagation de la cochenille.
q Voie artificielle
L'agent de dissémination le plus actif est l'homme, notamment par le transport des rejets de
palmier dattier destinés à la transplantation (Ou bien en apportant des palmes infestées pour la
confection des haies acheter d'autres régions, favorise aussi la propagation des cochenilles
2.Ordre des diptères
ü Les Diptères constituent un ordre important, puisque plus de 110 000 espèces sont décrites, ils
présentent des biologies très variées, 29 % des espèces connues sont phytophages.
ü Ils sont caractérisés par la possession d'une seule paire d'ailes membraneuses (di deux ; ptères
ailes), Ailes postérieures réduites à un haltère : organe sensoriels et dynamogènes.
qFamille des Cecidomyiidae (cécidomyie)
ü Moucheron nuisible, qui provoque la formation de galles (cécidies) sur diverses plantes.
ü L'adulte est de petite taille et à longues antennes et ailes poilues (1).
ü Les larves sont jaunes à rougeâtres, à tête réduite et sans pattes (2).
ü La nymphe est enfermée dans un cocon ou un puparium.
ü Les larves peuvent être saprophages, zoophages (lutte biologique comme Aphidoletes aphidimyza )
ou phytophages (ravageurs) .
Ø Exemple: La cécidomyie du chou-fleur Contarinia nasturtii Kieffer
Ø Morphologie
longueur : 1,5 mm
•couleur : jaune verdâtre pâle
•tête noire
•pièces buccales de type piqueur-suceur
•ailes velues; longuement frangées, avec
peu de nervures
-1 sous-costale
- radiale
-1 anale bifurquée à l'extrémité
Ø Description de l’adulte
•très longues pattes et antennes
•18 articles simples chez la femelle
•articles étranglés au milieu chez le mâle sauf les 2
premiers.
•pattes : premier article du tarse beaucoup plus court que
le second
•abdomen de couleur jaune verdâtre allongé et aminci à son
extrémité
•orné dorsalement de bandes grisâtres
•présente 8 segments qui se terminent chez la femelle par un
oviscapte
Ø Description de la larve
•longueur : 2-4 mm
•couleur : jaune pâle transparente
•pièces buccales indistinctes, incapables de mastiquer
•sous le thorax: présence d'une pièce chitineuse très aplatie,
large et bilobée, nommée spatula
Ø Description de l’œuf
•translucide à blanc laiteux
•finement réticulé
•longueur : 0,3 mm et largeur : 0,08 mm •n'excède
pas 0,25 mm
q Symptômes et dommages
Résultat direct de l'alimentation des larves produisant une sécrétion qui détruit la surface des tissus et qui
liquéfie le contenu des cellules. variables selon :
asymptomatiques.
qFamille des Tephritidae
ü Diptères Cyclorraphes, connue également sous le nom de Trypetidae, dont les imagos sont des
mouches aux ailes marbrées et à l'oviscapte en forme de corne aplatie.
ü Les asticots sont phytophages endophytes (Se dit d'une larve d'Insecte ou d'un Nématode qui vit à
l'intérieur de l'organe d'un végétal, en y creusant une galerie, une mine ou habitant une galle), vivant
dans les fruits, les fleurs de Composées, les tiges ou les feuilles en mineurs ou en y faisant des
galles.
ü Le troisième stade larvaire ne rejette pas son exuvie qui va lui servir d'une enveloppe à l'intérieur de
laquelle il se nymphose formant le puparium (enveloppe dure renfermant la larve de certains diptères).
ü La pupe a la forme d'un petit tonnelet (cylindre), lisse et résistant de 4 à 5 mm de longueur.
ü Il change progressivement de couleur pour devenir brun foncé.
qFamille des Syrphidae
Les Syrphes : ennemis naturels des pucerons*, les adultes sont considérés comme des insectes
l’appellation « Microlépidoptères ».
ü Les papillons de jour sont généralement pourvus de couleurs vives et appliquent verticalement leurs
ailes au repos.
ü Les papillons de jour ne disposent pas de frein, Ils assurent le couplage de leurs ailes uniquement par
ü Nom d'une famille de papillons diurnes de taille moyenne, à ailes blanches, jaunes ou orangées
parsemées de taches noires, à dimorphisme sexuel assez marqué.
vLa piéride du chou (Pieris brassicae, Lépidoptère Pieridae)
ü La Piéride du chou est un papillon blanc marqué de noir au bord de l'apex des ailes antérieures, au
dimorphisme sexuel marqué: un point chez le mâle, deux chez la femelle.
ü Ce papillon est relativement grand (jusqu'à 65 mm d'envergure), et il est très largement répandu,
vPlantes hôtes et dégâts
ü Les chenilles sont censées se développer sur les Crucifères "sauvages" comme la moutarde des
champs (Sinapis arvensis), mais le chou est devenu la principale plante nourricière de l'espèce, avec
une relative préférence pour le chou pomme, le fleur, le rave, et le frisé.
ü Peu après leurs "premiers pas", les jeunes chenilles se regroupent, et c'est très étroitement accolées
qu'elles s'en prennent à la partie superficielle du feuillage.
ü Dès le second stade larvaire il y a début de dispersion, et formation de petits groupes de quelques
unités, les chenilles étant alors aptes à perforer et dévorer le feuillage dans toute son épaisseur.
ü Les dégâts sont bien sûr à la mesure de la taille des chenilles, mais aussi de leur nombre, et dans les
cas extrêmes il ne reste bien souvent que les grosses nervures des feuilles attaquées.
Cydia pomonella
ü Les oeufs : forme lenticulaire, très légérement bombés au centre, translucides, puis marqués d'un
anneau rougeâtre.
ü La taille est de 1,2mm x1mm.
ü Peu avant l'éclosion, la tête noire de la future larve (= chenille) est visible. 50 à 80 oeufs pondus sur
feuilles ou fruits
Cydia pomonella
Les chenilles (a)
ü Taille à la naissance est d’environ 2mm. L’aspect est blanchâtre avec une tête noire et une plaque
thoracique brune.
ü Au développement complet la couleur est rose clair avec une tête brun foncé et mesurant 1,5 à 2 cm.
La chrysalide (b)
ü La longueur de la chrysalide (= forme immobile) est de 9 à 10mm, de couleur brun-jaune à brun foncé.
Cette forme est la dernière avant l'éclosion de l'adulte
Dégâts
ü Les plantes-hôtes sont le plus souvent des rosacées : (pommier, poirier, abricotier, cognassier, parfois
pêcher et prunier), mais aussi le noyer (famille des juglandacées).
ü Au niveau du point d'insertion de la jeune larve, on observe une zone rongée (brun rouge), suivie d'une
galerie en spirale, prolongée par une galerie aboutissant directement aux pépins dévorés par la larve.
ü Les excréments produits par les chenilles sont refoulés dans les galeries creusées et émergent à
l'extérieur du fruit au niveau du point de pénétration sous formes de petites masses brunâtres
fréquemment envahies par les moisissures.
ü La présence de chenilles dans les fruits entraîne une chute prématurée des fruits. Le carpocapse peut
détruire des récoltes entières de pommes.
qFamille des Yponomeutidae
La Teigne de l’olivier Prays oleae
Morphologie :
ü Adulte mesure 6 à 7 mm de long et 13 à 14 mm d’envergure.
ü Les ailes sont de couleur argentées avec grande soie.
Oeuf de forme ovale, convexe blanc puis jaunâtre sensible à la hausse des températures et à la baisse
d’hygrométrie
ü Larve (5 stades) couleur variable, vert clair, blanc crème parfois tachetée de rouge mesure 6 à 8 mm au
dernier stade.
ü Nymphe avec cocon soyeux lâche de couleur blanc sale et mesure 5 à 6 mm.
Cycle de développement
Elle présente un cycle à 3 générations par ans
par larve
coque)
Morphologie
Ø Les œufs: Plus souvent de forme ovoïde avec une face aplatie et
une surface chagrinée.
Ø La coloration est variable, parfois rouge orangée ou jaune.
ü Les larves de l'insecte passe l'hiver dans les restes de grenages et des dattes.
ü La femelle après accouplement cherche à pondre tout d'abord sur grenadier (3 à 4 générations sur
grenadier).
ü À partir du mois de Septembre (maturité des fruits) les femelles déposent ses œufs sur la surface de la
datte (2 générations sur palmier dattier) de préférence à proximité de point d'attache du fruit et à
l'éclosion les larves pénètrent à l'intérieur des fruits où elles passent par 5 stades larvaires avant de se
nymphoser.
Ø Dégâts
Les dégâts sont généralement causés par les larves de cet insecte, et qui déprécient la qualité
des dattes.
Ils peuvent ainsi atteindre un pourcentage allant de 20 à 30 % de la production totale. Cela
peut avoir de graves conséquences sur l'ensemble du processus de commercialisation ; car les
normes d'exportation exigées sont de plus en plus sévères, notamment en ce qui concerne ce
déprédateur.
qFamille des Gelechiidae
Teigne de la pomme de terre Phthorimaea operculella
§ La teigne de la pomme de terre est le parasite le plus important de la pomme de terre aussi bien au
champ qu'en entrepôt de stockage.
§ Son activité est en étroite relation avec les conditions du milieu, est surtout avec la température.
§ La teigne de la pomme de terre est un parasite important dans les régions chaudes notamment sur le
pourtour méditerranéen.
Ø Description :
ü Adulte : C'est un micro lépidoptère de 10 à 14 mm d'envergure.
Les antennes sont fines et atteignent l'extrémité de l'abdomen, les ailes sont étroites et fortement
frangées.
ü Œuf : Il est de forme ovale, lisse de couleur blanc rosâtre, avec des taches irrégulières.
ü Larve : De teinte blanchâtre à gris verdâtre, la tête et prothorax de couleur brun noir.
Sur chaque segment on observe quelques points noirs avec un petit nombre de soies.
La larve du premier stade est d'une longueur d'environ 1 mm et de couleur blanche crème.
Il existe quatre stades larvaires dont le dernier mesure entre 9 et 11 mm.
La coloration des larves varie selon le type de nourriture.
ü Chrysalide : Généralement incluse dans un cocon de soie fusiforme au niveau du sol et sur les
parois des sacs ou carrément sur les tubercules infestés, elle est de couleur jaune argentée à brun
rouge. La taille de la chrysalide est comprise entre 7 et 10 mm, elle possède un corps pourvu de
ü L'hivernation se fait à l'état d'œuf, de chenille ou d'adulte, souvent dans les entrepôts de stockage de
ü Généralement, les papillons apparaissent d'avril à octobre mais, les générations étant
ü Une génération complète dure de 20 à 30 jours (à 30 °C) et il peut y avoir jusqu'à 10-12 générations
par an.
Des pupes sont alors formées sur les sacs, les tubercules, les feuilles ou les murs des locaux de
conservation.
ü La teigne se développe de préférence sur la pomme de terre et le tabac mais on peut aussi la trouver
o Sur feuillage : dégâts sur les feuilles et les pétioles par perforations et
forage de mines pouvant affaiblir les plantes. Feutrage gris en surface.
o Sur tubercule : les chenilles creusent des galeries superficielles dans les
tubercules, tapissées de fil de soie et les excréments noirâtres sont rejetés
vers l'extérieur. D'autres pathogènes peuvent s'installer dans ces galeries et
entrainer des pourritures de tubercules.
4. Ordre des Coléoptères
q Caractéristiques
(grec : koleoptéros, de koleos : étui et pteron : aile)
ü Insecte dont les ailes de la première paire, conformées en élytres coriaces et résistants, protègent les
ailes postérieures motrices.
ü L'ordre des coléoptères est le plus nombreux de la classe des insectes.
ü Selon les estimations, on retrouverait plus de 1 million d'espèces décrites et non décrites à travers le
monde.
ü Ce groupe constitue près de 25 % de la diversité animale. Près de 40 % des espèces d'insectes
décrites font partie de cet ordre.
ü Les familles de coléoptères les plus abondantes sont celles des Curculionidae (charançon) et des
Staphylinidae (staphylin).
Ø Appareil buccal
Pièces buccales de type broyeur avec mandibules bien développées.
Ø Cycle de développement
Les coléoptères présentent un développement post
embryonnaire Holométabole (Métamorphose
complète)
q Systématique
L'ordre des coléoptères se divise en deux Sous-Ordre, le Sous-ordre des Adephaga et le Sous-ordre
des polyphaga
Ø Sous-ordre des Adephaga
Du Grec adêphagos:glouton= Qui mange beaucoup et avec avidité, tous ont des antennes filiformes et
des tarses à 5 articles
ü Famille des Carabidae (Carabes, Ground Beetles)
C'est la troisième plus grande famille de coléoptères après les Curculionidae et les Staphylinidae.
q Caractéristiques
Larve et adultes prédateurs d'autres insectes, certaines espèces se nourrissent surtout d'escargots et de
limaces, vivent surtout la nuit au sol sous les pierres, les feuilles et les débris végétaux, volent rarement.
ü Famille des Cicindelidae (Cicindèles, Tiger Beetles)
Maintenant classés dans la famille des Carabidae par la plupart des auteurs (Sous-Famille des
Cicindelidae, prédateurs actifs de petits insectes, vivent le jour, on les rencontre généralement sur des
parfaitement.
Insecte très actif, volent bien, abondants dans la matière organique en décomposition, et aussi
Vaste groupe aux formes variées, antennes généralement filiformes ou moniliformes (Se dit d'un canal,
d'un cordon ou d'un filament anatomiques présentant alternativement des étranglements et des
dilatations, qui le font ressembler à un chapelet). Tarses de 5 articles aux pattes antérieures et médianes
la qualité de l'alimentation. La larve de dernier stade est cylindrique mesure environ 7 mm de long et 0,8
mm de large, sa couleur est d'un jaune pâle. Son corps presque glabre, se termine par deux paires
urogomphes (le prolongement fixe ou mobile fixé sur l'un des derniers segments de l'abdomen de
certaines larves).
Ø Régime alimentaire et dégâts
Le Tribolium recherche surtout les denrées amylacées pulvérulentes comme la farine, le son, ... etc. Les
adultes secrètent une substance nauséabonde, riche en quinones qui communique au lot infesté une
odeur particulièrement désagréable. Ils sont très polyphages, ce sont des cléthrophages ( se nourrit de
graines sèches) secondaires, car les larves et les adultes se nourrissent surtout de brisures, elles
attaquent les grains endommagés, escortent souvent les charançons ou parachèvent leurs dégâts.
ü Famille des Scolytidae (Scolytes)
Tête et thorax presque aussi long que l'abdomen.
La femelle creuse un tunnel dans le cambium sous l'écorce d'un arbre et y dépose ses œufs. Les larves se
creusent des tunnels à partir de ce tunnel.
ü Famille des Curculionidae (Charançons)
C'est la famille la plus vaste des Coléoptères, possédant des pièces buccales à l'extrémité́ d'un rostre plus
ou moins allongé, des antennes coudées et des tars à 4 articles.
• Sitophilus oryzae
Description
a)L'œuf: L'oeuf est ovale ou piriforme, sa couleur est d'un blanc opaque et brillant. Il mesure 0,6 à 0,7
mm de longueur et 0,2 à 0,3 mm de largeur. Il porte une protubérance (bosse) à son extrémité qui lui
permet de se fixer au substrat.
b) La larve: La larve est blanche, globuleuse et se caractérise par sa forme ramassée. Au terme de son
développement, elle mesure 2,5 à 3 mm de long sans pattes. Le nombre des mues est à la fois constant
et peu enlevé de 3 à 4 stades larvaires.
c) La nymphe: La nymphe de forme cylindrique, mesure 3,75 à 4 mm de long, sa couleur passe du blanc
au brun à mesure qu'elle évolue. Elle subit la mélanisation et la sclérotinisation de la cuticule. Elle a
presque la taille de l'imago.
d) L'imago: L'imago est un petit coléoptère de 2,5 à 5 mm de longueur, caractérisé principalement par
deux grosses taches ocres sur chaque élytre, le rostre moins long que le pronotum, est peu arqué et
cylindrique dans sa partie antérieure.
Le mâle se distingue de la femelle par un rostre plus épais, plus court et plus profondément ponctué ,les
derniers sternites abdominaux sont plus courbés ventralement chez le mâle que chez la femelle
§ Biologie
ü S.oryzae est un charançon aux mœurs essentiellement nocturne, se montre plus actifs la nuit que le jour. Ils
peuvent vivre en permanence dans l'obscurité complète, ces déplacements sont relativement rapides, il peut
voler, d'où leur rapide dissémination dans un entrepôt. Les adultes s'accouplent peu après leur sortie des grains.
Une à deux semaines après l'accouplement, la ponte s'effectue à une certaine profondeur du grain.
ü Les observations, montrent que les femelles choisissent les grains avant de pondre. Elles sont
capables de déceler la présence d'un œuf ou d'une larve déjà en place. Elles ne pondent jamais dans
un grain déjà occupé. La femelle de Sitophilus oryzae (L.) taraude le grain et y dépose un œuf dans
chaque trou, par la suite elle bouche le trou de ponte avec du mucus sécrété par l'oviducte.
ü Au cours de sa vie, la femelle pond 300 œufs en moyenne avec un maximum, dépassant 500 œufs.
Dans les conditions favorables, l'insecte passe par trois stades larvaires en une durée d'un mois. La
larve du dernier stade aménage une sorte de chambre de nymphose où elle passe d'abord par un stade
ü Les charançons hivernent aussi bien à l'état adulte qu'à l'état larvaire. Au cours de cet état, ils ne sont
pas complètement actifs. Les adultes émergent à température de 28°C. Ces conditions sont
considérées comme étant optimales pour la croissance ; leur développement peut commencer à partir
d'une teneur en eau du grain supérieure à 9 %. Dans ces conditions la durée de cycle de
développement est de 25 jours. Leur longévité peut dépasser 4 mois.
§ Importance économique et Dégâts
Les charançons du riz représentent des ravageurs de premier plan pour les céréales emmagasinées sur
lesquelles ils provoquent des pertes pondérales, une détérioration de la qualité et permettent l'installation
d'infections cryptogamiques. Leur plat de prédilection est constitué par les grains de blé, d'orge, de maïs et
de riz. Parfois même ils fréquentent le millet, les châtaignes, les patates séchées, les figues sèches, le
tabac en feuilles ou manufacturé.
ü Famille des Coccinellidae
Cette famille comporte environ 3000 espèces dans le monde, possèdent la morphologie suivante :
Indépendamment du classement entomologique, on peut considérer les coccinelles en plusieurs
groupes selon leur type d’alimentation essentielle.
- Groupe des aphidiphages : ce groupe qui consomme les pucerons est celui qui comporte le plus
d'espèces. Certaines ne sont intéressées que par quelques espèces de pucerons, d'autres peuvent en
consommer une grande variété.
- Groupe des coccidiphages : ce groupe qui consomme les cochenilles est un peu moins important que
le précèdent en diversité́ d'espèces.
- Groupe des mycophages : ce groupe qui consomme les champignons de type mildiou ou oïdium sur les
végétaux n'est pas représenté par beaucoup d'espèces. Sa consommation de champignons parasites des
cultures n'est pas considérée suffisante pour en faire un auxiliaire.
5. Ordre des Orthoptères
q Morphologie générale
Les Orthoptères se caractérisent par des pattes postérieures adaptées au saut, par deux paires
d'ailes différenciées (les ailes antérieures droites et rigides appelées élytres, les ailes postérieures
sont membraneuses repliées en éventail au repos sous les élytres) et par des pièces buccales
broyeuses.
q Développement post-embryonnaire
Hétérométaboles paurométaboles, la larve diffère de l'imago par sa taille, l'absence des ailes et par
l'immaturité de l'appareil génital. Larves et adultes généralement phytophages.
q Systématique
Les orthoptères sont divisés en deux groupes distincts : les ensifères, qui regroupent les sauterelles et
les grillons, les caelifères, qui regroupent les criquets.
La principale différence entre ces deux groupes est la taille des antennes : chez les ensifères elles sont
plus longues que le corps, et chez les caelifères elles sont rarement plus longues que la moitié du
corps.
ü Famille des Acrididae (les criquets)
C'est le nom par lequel on désigne différentes espèces d'insectes orthoptères de la famille des acridiens.
Les criquets vivent généralement dans les régions chaudes (Afrique, Eurasie, Inde).
Ces espèces se distinguent par leur forme allongée, leur taille relativement importante (15 à 55 mm selon
les espèces).
Ils se distinguent des Sauterelles ou des Ensifères par trois caractères morphologiques importants :
• les antennes, courtes et formées d'un petit nombre d'articles,
• l'organe de ponte, composé de valves robustes et courtes,
• l'absence d'appareil stridulatoire sur les élytres analogue à celui des grillons.
o Au cours de sa vie, le criquet passe par 3 stades biologiques: l’œuf, allongé et généralement
arqué est déposé par la femelle dans la terre ou dans les plantes.
o Après une incubation allant de quelques jours à 3 mois il en sort une larve qui effectue
immédiatement sa première mue; après 4 à 7 mues, il y a formation de l'adulte appelé imago.
o L'éclosion se fait généralement au printemps ou au début de l'été; ils s'accouplent et se
développent pendant la belle saison et disparaissent dès les premiers froids.
o Ces cycles biologiques se modifient en fonction de la météorologie et de la végétation.
Parmi les acridiens on dispose de 2 groupes :
• Les sautériaux qui ne présentent pas de phénomènes de transformations phasaires, à l'inverse du 2
ème groupe ;
• Les locustes: le criquet marocain (Dociostaurus maroccanus), le criquet pèlerin (Schistocerca
gregaria) et le criquet Migrateur (Locusta migratoria) qui sont des acridiens capables de se présenter
sous 2 phases; grégaire (migrateur) et solitaire (sédentaire) selon les conditions de l'environnement
(alimentation favorable) surtout pour une meilleure reproduction. Les criquets sont tous exclusivement
phytophages (se nourrissent de végétaux).
Ø Phases du criquet
Le phénomène de polymorphisme phasaire, c'est-à-dire la possibilité de développer des aspects variés et
réversibles, selon la densité des populations. Ces différents aspects sont désignés sous le terme de
phases. Schématiquement, on parle de:
Transparentes, jaune pâle, rosâtres ou rougeâtres. Jamais de tache ou de croissant brun ou noirâtre.
q Tubercule prosternal
Visible, placé sur la face ventrale, entre la base des pattes antérieures ; présent chez le Criquet pèlerin, le
Criquet rouge et les Criquets arboricoles ; absent chez le Criquet migrateur et le Criquet sénégalais.
q Reproduction
Le sperme du mâle est gardé précieusement par la femelle dans un réceptacle séminal.
La ponte peut avoir lieu quelques jours à plusieurs semaines après l'accouplement si les conditions de
milieu ne sont pas favorables, la femelle recherche un endroit sablonneux et frais, elle creuse le sol avec
son oviscapte jusqu'à environ 7 cm (il y a des records à 15 cm).
Les œufs sont fécondés au moment de la ponte. La femelle dépose une oothèque (une centaine d’œufs
agglomérés entre eux par une sécrétion gluante qui durcit à l'air).
La femelle peut être fécondée plusieurs fois et peut déposer jusqu'à dix oothèques dans sa vie. Une
femelle dépose en moyenne 3 à 4 pontes espacées de 6 à 11 jours.
q Biologie
Le criquet pèlerin va passer au cours de sa vie par les stades d’œuf, de larve, de nymphe et d'adulte.
L'incubation de l’œuf va durer une quinzaine de jours, ou parfois plus, car il faut des conditions
d'humidité particulières.
Les touaregs disent que les criquets naissent avec la pluie. Les criquets naissent souvent durant les
heures chaudes de la matinée. Les naissances sont souvent massives en raison des conditions
d'humidité requises.
maintiennent.
Le passage de la phase grégaire à la phase solitaire est beaucoup plus rapide et s'effectue souvent en
Des individus grégaires ou solitaires peuvent être obtenus à partir d'une même ponte simplement en
élevant les larves nouveau-nées les unes en groupe, les autres isolément.
Si les mêmes conditions de densité sont imposées pendant plusieurs générations successives, on peut
passer rapidement, via la phase transiens, de la phase solitaire type à la phase grégaire type ou
inversement.
Ø Locusta migratoria
Sous-famille : Oedipodinae
Nom commun : le Criquet migrateur
Le Criquet migrateur est très largement répandu dans l'Ancien Monde. On le trouve en Afrique, au sud du
Sahara, dans la péninsule Arabique et Indo-Pakistanaise, en Europe ainsi que sur les bords de la
Méditerranée, en Asie orientale ainsi qu'en Australie.
Par contre, il est inconnu sur le continent américain. L'espèce migratoria comprend au moins une
douzaine de sous-espèces, chacune possédant des particularités bio-écologiques liées aux
caractéristiques écoclimatiques de leur domaine d'existence.
q Morphologie
Taille : mâle 42 à 55 mm de long, femelle 54 à 72 mm.
On notera chez les solitaires l'existence de deux formes pigmentaires : l'une verte et l'autre
brune.
En phase solitaire, les imagos sont généralement verts ou bruns plus ou moins parsemés
de taches noires, jaunes ou brunes. Les populations naturelles présentent des pourcentages respectifs
des deux formes vertes et brunes variables selon les saisons. Les formes vertes étant prédominantes en
saison humide et les formes brunes majoritaires en saison sèche.
En phase grégaire, les imagos possèdent une coloration unique jaune, avec une forte maculature noire.
Les larves grégaires sont jaunes, fortement maculées de noir.
Les larves du Criquet migrateur solitaires sont vertes ou brunes.
q Biologie
ü Le Criquet migrateur recherche la chaleur (optimum thermique autour de 20°-25°C), des milieux
moyennement humides (optimum pluviométrique de 50 à 100 mm/mois) et colonise des steppes ou des
savanes à faible couvert ligneux.
ü C'est un graminivore assez strict qui, en période d'invasion, peut occasionner des dégâts considérables
aux cultures céréalières et même aux plantations.
ü Au cours de l'année, l'acridien accomplit 3 à 5 générations dans des aires écologiques saisonnièrement
complémentaires.
ü La succession des états biologiques est alors très rapide en saison chaude et humide.
ü Il s'agit d'un locuste très sensible qui peut passer d'une forme solitaire à une forme grégaire dès que
la densité dépasse un seuil critique, seuil estimé à 2 000 ailés/hectare en zone subtropicale.
ü Le polymorphisme phasaire s'exprime par des différences morphologiques, anatomiques,
physiologiques, écologiques et comportementales.
ü Ainsi, les ailés solitaires présentent-ils un pronotum saillant et non selliforme, une taille nettement
plus grande chez les femelles que chez les mâles, un polychromisme vert/brun selon l'ambiance
hydrique saisonnière.
ü Chez les grégaires, mâles et femelles ont presque la même taille et sont très fortement mélanisés.
On compte 5 à 7 stades larvaires chez les solitaires et 5 chez les grégaires.
ü Ces derniers se développent plus lentement et accomplissent un nombre de génération inférieur à
celui des solitaires.
ü Les Criquets migrateurs sont de bons voiliers.
ü Les essaims volent de jour, plus loin et plus longtemps que les solitaires qui se déplacent en début de
nuit et suivant un système de vent diffèrent.
ü La transformation phasaire s'accomplit dans les foyers grégarigènes qui présentent plus souvent et plus
durablement qu'ailleurs des conditions favorables à la multiplication et à la densation des populations.
6. Ordre des isoptères ( termites)
Caractéristiques et biologie des termites
Les termites sont des insectes de petite à moyenne taille. Ils mesurent généralement quelques
centimètres mais peuvent atteindre une dizaine de centimètres
§ Cet ordre regroupe les divers espèces de termites appelées
vulgairement fourmis blanches.
§ Ils sont ailés ou aptères.
§ Les quatre ailes sont semblables d'où le nom de l'ordre, et ne
durent que le temps du vol nuptial.
§ Les termites se nourrissent principalement de la cellulose mais leur alimentation peut être variée: du
papier, toile ou du coton, corne, laine.
§ Leur régime alimentaire les range dans les insectes nuisibles ; elles causent des dégâts peu grave sur
les arbres, certains cultures comme le manioc
§ Ils s’attaquent aux tissus mais ils peuvent être graves sur les planchers et les occupants des maisons.
Rôle fonctionnel des termites
Dans les pays tropicaux, une bonne partie de la matière organique est recyclée par les
termites. Certaines espèces vivent en association avec des micro-organismes dans leurs
intestins. Ces termites mangent du bois grâce à des protozoaires symbiotiques. D'autres
termites vivent en association avec des champignons. Ils ont l'habitude de confectionner
dans leurs nids des rayons à champignons dont la taille varie de celle d'une noisette à
celle d'une tête humaine !!! Ils ont, généralement, l'aspect d'une éponge et sont composés
de boulettes de bois ou de feuilles mâchées. Les rayons constituent un milieu favorable au
développement des champignons qui sont consommés (Citation).