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Module L2 Entomologie Agricole UAM - Dakar-Compressed

Le document présente une introduction à l'entomologie agricole, qui étudie l'impact des insectes sur l'agriculture, en détaillant leur classification, leur anatomie et leur développement. Il met en avant les insectes d'intérêt agronomique, tels que les pucerons et les cochenilles, en décrivant leur reproduction, leur comportement et les dommages qu'ils causent aux plantes. L'importance des insectes dans les écosystèmes agricoles est soulignée, ainsi que leur rôle dans la pollinisation et la régulation des ravageurs.

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Module L2 Entomologie Agricole UAM - Dakar-Compressed

Le document présente une introduction à l'entomologie agricole, qui étudie l'impact des insectes sur l'agriculture, en détaillant leur classification, leur anatomie et leur développement. Il met en avant les insectes d'intérêt agronomique, tels que les pucerons et les cochenilles, en décrivant leur reproduction, leur comportement et les dommages qu'ils causent aux plantes. L'importance des insectes dans les écosystèmes agricoles est soulignée, ainsi que leur rôle dans la pollinisation et la régulation des ravageurs.

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Module: Entomologie agricole

Les insectes et l’agriculture

Enseignant: Dr. Arfang M. SONKO


Ph. D Sciences Agronomiques
Spécialité: Production et Protection des Végétaux (UCAD/FST/ Biologie Végétale)
E-mail: [email protected]
Tel: +221772384455
Introduction

ü L'entomologie est la branche de la zoologie dont


l'objet est l'étude des insectes.
ü Composé de l'élément préfixe: entomo* et du
suffixe: Logie* du grec entomos: coupé et logos:
science.
q L'entomologie agricole est une branche de l'entomologie qui

se consacre aux insectes qui ont un impact positif ou négatif

en agriculture.

q Exemple: les insectes pollinisateurs, les ennemis naturels

des ravageurs (prédateurs ou parasitoïdes) et les espèces

nuisibles, telles que les insectes ravageurs des cultures et

des denrées agricoles ou les insectes vecteurs de maladies

des plantes.
•Plus d’un 1,5 million d’espèces
décrites
•Trois fois plus nombreux que les
autres animaux combinés
•Nombre d’espèces estimé entre 6 et
10 millions
•Représentent potentiellement plus de
90 % de la diversité animale
•Les insectes sont présents dans tous
les habitats, excepté les océans
•Multitudes de rôles écologiques
Capacité d’adaptation inégalée
Ø Les insectes sont présents sur terre depuis 350 millions d’années
(comparativement à 2 millions pour l’être humain) (Tripelhorn & Johnson, 2005)
Ø Évolution morphologique et comportementale incroyable
I. Les insectes
1. Description
Le corps comprend fondamentalement 3 parties ou tagmes:

ü la tête

ü le thorax

ü l'abdomen
Ø Une tête portant une paire d’antenne de forme variable, des yeux composés
(ommatidies), des yeux simples (ocelles) et les pièces buccales.
Ø Un thorax portant trois paires de pattes articulées, et deux paires d’ailes chez l’adulte.
Ø Un abdomen ne portant pas d’appendices articulés (à l’exception des cerques chez la larve et
l’adulte) et des appendices génitaux liés à la reproduction appelés gonopodes ou génitale. Ils
participent à la ponte ou à l’accouplement tels que l’oviscapte (Appareil saillant à l'extrémité de
l'abdomen des femelles de certains insectes comme les sauterelles, etc…) qui leur sert à enfouir leurs
œufs dans le sol, dans le corps d'un hôte, etc…
2. Pièces buccales et leurs adaptations

q L’architecture buccale fondamentale est la même pour tous les insectes : labre (lèvre
supérieure), labium (lèvre inferieure), mandibules, mâchoires (maxilles).

q Les variantes sont multiples quant à leur morphologie et à leur développement. Elles sont
fonction du régime alimentaire spécifique à l’espèce.

Chez les uns, la lèvre inférieure a engendré une trompe, chez d’autres, l’allongement des
mâchoires a formé une gouttière. Cette harmonie entre le régime alimentaire, la forme et la
disposition de l’armature buccale constitue l’adaptation.
q Appareil buccal broyeur : Criquet, Cafard
q Appareil buccal broyeur-Lécheur : Abeille
q Appareil buccal Suceur-Maxillaire : Papillon
q Appareil buccal piqueur-suceur : Moustique femelle Appareil buccal Suceur-Labial: Mouche
3. Développement post-embryonnaire chez les Insectes

Ø La métamorphose est une caractéristique importante dans le développement des insectes.

Ø Elle s’effectue de diverses manières et a lieu généralement après éclosion de l’œuf, selon des
modalités et à des degrés variés.

-Stade Larvaire : plusieurs stades, et diverses appellations: chenille, Asticot.


-Stade Nymphal (stade de repos), plusieurs appellations: Nymphe libre, chrysalide, pupe.
-Stade Imago ou jeune adulte.
3.1. Développement sans métamorphose ou Amétabolie (Insectes amétaboles)
Œuf Eclosion Imago
Jeune de + en + grand mais semblable à l’adulte (mue imaginale)
3.2. Développement avec métamorphose incomplète= Hétérométabole (Insectes
hétérométaboles)

A)-Hétérométabole paurométabole

La larve diffère de l’imago par sa taille,


l’absence des ailes et par l’immaturité de
l’appareil génital.
*Cas des Orthoptères et des Dictyoptères.
B)-Hétérométabole hémimétabole

La larve a une écologie différente de celle


de l’Imago par son habitat et son mode de
vie.

*Cas des Odonates : larve aquatique et


adulte aérien.
*Cas des Homoptères (Cigale) : la larve
vit sous terre, et l’adulte est arboricole.
3.3. Développement avec métamorphose complète= Holométabole
(Insectes holométaboles)

Ø L’imago est très différent de la larve (forme et régime


alimentaire).
Ø La mue nymphale, est caractérisée par les
phénomènes d’histogénèse (développement des
organes spécifiques à l’imago), d’histolyse (destruction
des organes larvaires) et de remaniements (organes
communs à la larve et à l’imago).
Ø *Cas des Lépidoptères : larve- chrysalide-imago
(larve éruciforme)
Ø *Cas des Hyménoptères : larve-nymphe-imago
Ø *Cas des Diptères : Asticot -pupe-imago
II. Bases de la classification des hexapodes
1. Systématique des Insectes aptérygotes
2. Systématique des Insectes Ptérygotes
Ø Classe: Insectes
Ø Sous- classe: Ptérygotes (Présence de 2 paires d’ailes)
III. Insectes d’intérêt agronomique
1.Ordre des Homoptères
Ils sont caractérises par leurs ailes antérieures entièrement membraneuses,
comprennent les familles suivantes:

q Cicadidae ( Cigales, Cicadelle....)


q Psyllidae ou psylles
q Aphididae ou pucerons
q Coccidae ou cochenille
q Aleyrodidae = aleurodes ou Mouches blanches)

Ces quatre dernières Familles comptent parmi elles les plus


redoutables ennemis des plantes cultivées.
qFamille des Aphididae

Noms communs: Puceron, pou des plantes

On connait plus de 4 000 espèces de


pucerons dont 250 sont des ravageurs de
plantes. Ils colonisent une grande variété
de plantes ornementales et potagères.

La plupart sont propres à une espèce végétale, mais certaines espèces de pucerons s'attaquent à
une grande variété d'hôtes.
Ø une tête soudée au thorax comportant :
une paire d'antennes de longueur variable.
un rostre qui porte les pièces buccales de
type piqueur-suceur.
Ø Un thorax avec:
trois paires de pattes grêles.
deux paires d'ailes membraneuses, le cas
échéant.
Ø un abdomen se terminant par une cauda et
comportant une paire de cornicules chez
plusieurs espèces.
q Reproduction des pucerons

ü Les pucerons ont deux modes de reproduction : la


reproduction sexuée et la reproduction asexuée ou
parthénogénétique.
ü Les femelles sexuées sont ovipares (qui pondent),
Dans ce cas, l'œuf fécondé est pondu à l'automne.
ü Il est en diapause et constitue pour l'espèce une
forme de survie durant les conditions climatiques
défavorables de l'hiver
ü L'éclosion de l'œuf se produit généralement en
même temps que le débourrage des bourgeons.
ü Alors que les femelles parthénogénétiques (division à
partir d’un gamète femelle non fécondé) sont
vivipares (qui larviposent, l’œuf se développe dans
l’utérus maternel), elles donnent naissance
directement à de jeunes larves, qui leur sont
génétiquement identiques, et capables de s'alimenter
et de se déplacer aussitôt produites.
ü La descendance d'une femelle parthénogénétique
constitue donc un clone.
ü Les pucerons sont plurivoltins ( plusieurs génération
par an) et peuvent avoir, selon les Conditions
climatiques, jusqu'à 20 générations par an.
ü Ils présentent une grande variabilité de cycles
biologiques.
q Cycle de développement

Ø Une des plus remarquables caractéristiques des


pucerons est leur polymorphisme, lié à leurs
cycles de vie souvent très compliqués, où
peuvent se succéder sur des plantes fort
différentes des formes aptères et des ailées, des
individus sexués (mâles et femelles) et
parthénogénétiques (femelles).

Ø Les pucerons sont dotés d’une capacité de


multiplication très élevée : 40 à 100 descendants
par femelle, ce qui équivaut à 3 à 10 pucerons
par jour pendant plusieurs semaines.
q Comportement des pucerons

Ø Les pucerons vivent habituellement sur la face inferieure des feuilles ou à l’extrémité des
branches ou des nouvelles pousses, ou à l’intérieur des galles (puceron gallicole).
Ø Ils ne se déplacent guère et forment ainsi des colonies denses.
Ø Les individus ailés peuvent effectuer des migrations sur de longues distances grâce aux courants
aériens.
Ø Les pucerons ingèrent la sève des plantes, liquide
pauvre en acides aminés et riche en sucre.
Ø Pour combler leur besoin en acides aminés, ils en
consomment une grande quantité et excrètent
l’excédent de sucre par leur anus sous forme de
miellat.
Ø Cette substance claire et collante sert de nourriture
aux fourmis, notamment.
Ø C’est d’ailleurs ce qui explique le mutualisme qui
existe entre ces deux espèces.
Ø Les fourmis protègent les colonies de pucerons contre
leurs ennemis naturels afin de préserver cette source
de nourriture.
q Dommages des pucerons
Ø Les pucerons causent des dommages aux plantes par le prélèvement de la sève et de ce fait des
éléments nutritifs ainsi que par l’action irritante et toxique des piqures et de la salive injectée.
Ø Des dommages, tels que le dessèchement, la décoloration, le rabougrissement, la chute prématurée
des feuilles et l'avortement des fleurs, la formation de galles, sont principalement observés.
Ø Par leur mode d'alimentation, les pucerons peuvent transmettre des agents pathogènes aux plantes,
essentiellement des virus.
Ø La présence de pucerons peut également occasionner des dégâts dus à l'excrétion de miellat.
Ø En plus de causer des dommages aux plantes, le miellat s'avère un milieu favorable au développement
de la fumagine, moisissure noirâtre.
Ø Toutefois, seule une infestation sévère peut causer des dommages importants aux arbres.
q Famille des coccidae ou cochenille
ü Noms communs: cochenille, pou des plantes
On en compte près de 8 500 espèces, réunies en 24 familles. Elles vivent dans une grande variété
d'habitats. Les cochenilles sont toutes parasites des végétaux.

Ø En les observant, on découvre que les mâles et les femelles d'une même colonie présentent

un dimorphisme sexuel très marqué, au point qu'ils semblent appartenir à deux espèces

différentes.
q Les femelles : sont toujours aptères et certaines sont apodes.
Le tégument mou porte le plus souvent des poils, des épines, dans
toutes les familles, des pores remarquablement diversifiés.
Dorsalement, tête, thorax et abdomen sont fusionnés
q Tous les stades de développement (1er stade, 2e stade, le “kyste”,
adulte femelle ou mâle), sont fondamentalement différents.
q Dans la plupart des cas, leur corps n'est pas visible, masqué par des
sécrétions qui leur confèrent des formes et des couleurs variées, ne
ressemblant en rien aux insectes que l'on a coutume d'observer.
q Les mâles : Les mâles adultes, contrairement aux femelles, sont pourvus
d'une tête, d'un thorax et d'un abdomen bien différenciés.
q Ils apparaissent grêles, délicats et de taille nettement plus petite que les
femelles.
q Ils sont parfois polymorphes, ailés ou aptères.
q Leur vol est à décollage rapide mais de courte distance.
q Le métathorax présente une paire de balanciers (hamulohaltères).
q Les antennes sont longues, filiformes, avec de nombreuses soies.
q Les pièces buccales sont absentes.
q Dépourvus de mandibules, ils sont incapables de se nourrir, ils ne vivent que
1 à 2 jours seulement pour le temps de s'accoupler.
q Le premier stade larvaire, toujours pourvu de pattes, assure la dispersion de
l'espèce.
q L’alimentation des coccidae
Ø Les Cochenilles, toutes phytophages, peuvent coloniser et
exploiter toutes les parties de leurs plantes hôtes : racines,
tronc, rameaux, feuilles, fruits.

Ø Les pièces buccales, de type piqueur suceur, sont adaptées au


percement des tissus végétaux et au prélèvement d'une
alimentation liquide, disponible dans les vaisseaux
conducteurs.

Ø Certains groupes s'alimentent dans le phloème transporteur de


sève élaborée (provient des feuilles), d'autres dans le xylème
transporteur de sève brute (provient des racines), et quelques-
uns ponctionnent le parenchyme (tissus).
Ø Certains groupes qui s'alimentent principalement dans le
phloème (Pseudococcidés, Coccidés,...) doivent absorber une
grande quantité de sève en raison d'une trop faible teneur de
celle-ci en certains éléments nutritifs.
Ø Le surplus est éliminé rapidement via la chambre filtrante, qui,
sur le parcours du tube digestif, fait court- circuit.
Ø Excrété goutte à goutte par l'anus, sous la forme d'une
substance visqueuse riche en sucre, il constitue le miellat, très
apprécié des fourmis.
Ø De ce fait, une association mutualiste s'est instaurée entre
cochenilles et fourmis, connue sous le nom de trophobiose,
basée sur l'échange miellat contre protection.
q La reproduction des coccidae

Ø La reproduction est généralement bisexuée:


toutefois la parthénogenèse est observée chez
de nombreuses espèces, tandis que quelques
cochenilles sont hermaphrodites.

Ø Les divers modes de reproduction peuvent


coexister chez une même espèce, formant des
lignées parthénogénétiques et bisexuées
comme chez la Cochenille virgule du pommier.
q La classification des coccidae

Ø Historiquement la classification des cochenilles est basée sur la morphologie des femelles.
Ø Les caractères morphologiques internes des larves et la carte génétique sont des outils précieux pour
l'identification des espèces.

Ø Ainsi trois grandes familles de cochenilles ont été constituées :

- les cochenilles à corps mou (farineuses) : les pseudococcidé


- les cochenilles à carapace : les coccidés
- les cochenilles à bouclier : les diaspididés
Ø Chez les pseudococcidae, les cochenilles à corps mou, les femelles
adultes sont caractérisées par une sécrétion farineuse blanche recouvrant
tout le corps.
Ø Les individus peuvent mesurer 5 mm.
Ø Après la ponte, le cycle biologique est de 3 stades larvaires pour la
femelle et 4 chez le mâle.
Ø Les œufs sont pondus dans une masse collante de filaments cireux
appelée ovisac .
Ø La femelle meurt après la ponte.
Ø Les larves de premier stade sont marron jaune.
Ø La plupart des espèces ont une à deux générations par an, mais peuvent
avoir jusqu’à huit générations dans les cultures sous serre où elles se
maintiennent en hiver.
Ø Chez les coccidés, cochenilles à carapace, ont 2 ou 3 stades
larvaires chez la femelle et 4 chez le mâle, avec une à deux
générations par an dans les régions tempérées et parfois six
générations sous serre.
Ø Dans la plupart des cas le premier stade colonise les feuilles
de la plante-hôte.
Ø Les femelles immatures continuent de se nourrir sur les feuilles
jusqu'à la fin de l'été ou le début de l'automne moment où elles
migrent vers les tiges ou les branches.
Ø Les diaspididés, cochenilles à bouclier, sont considérées
comme les plus évoluées.
Ø Les femelles adultes sont caractérisées par la présence d'un
abri, d'une protection qui n'est pas attachée au corps de
l'insecte et qui est constituée de sécrétions cireuses.
Ø Les œufs sont pondus sous le bouclier et une petite fente de la
partie postérieure permet aux larves de s'échapper.
Ø D'une biologie très diverse, elles comprennent une à six
générations par an, la période de repos pouvant apparaître
quasiment à tous les stades.
Ø Les diaspididae infestent les feuilles et les branches de leur
hôte, rarement les parties souterraines.
q Les dommages causés par les coccidés

ü Les cochenilles sont de sérieux ravageurs des plantes, souvent


difficiles à discerner, repérables seulement quand le niveau des
dégâts est très important.

ü On peut les trouver sur toutes les parties de la plante-hôte, feuilles,


branches, tronc et racines.

ü Les dégâts sont causés par le prélèvement de sève, mais ils peuvent
aussi être provoqués par la transmission de pathogènes, de toxines et
par les effets de la production de miellat, avec un développement de
fumagine qui couvre la surface des feuilles, réduisant ainsi la
photosynthèse.
q La dispersion des coccidés
Comme la plupart des cochenilles diaspididae, la cochenille blanche est active que durant le stade
larve mobile qui est très court (36 à 48 heures).
Durant cette période, la larve ne parcourt qu'une faible distance de vingt à cinquante centimètres.
Seulement il y a des infestations qui sont grandes ; ces infestations se font par deux moyens.
q Voie naturelle
Le vent joue un certain rôle de propagation, mais seulement dans la limite des oasis.
Il n'agit qu'à faible distance et ne transporte que les larves neounatte.
Il y à aussi les oiseaux, surtout les moineaux qui parfois apparaissent en grand nombre dans les
oasis, contribuent aussi, problèmes de la propagation de la cochenille.

q Voie artificielle
L'agent de dissémination le plus actif est l'homme, notamment par le transport des rejets de
palmier dattier destinés à la transplantation (Ou bien en apportant des palmes infestées pour la
confection des haies acheter d'autres régions, favorise aussi la propagation des cochenilles
2.Ordre des diptères
ü Les Diptères constituent un ordre important, puisque plus de 110 000 espèces sont décrites, ils
présentent des biologies très variées, 29 % des espèces connues sont phytophages.
ü Ils sont caractérisés par la possession d'une seule paire d'ailes membraneuses (di deux ; ptères
ailes), Ailes postérieures réduites à un haltère : organe sensoriels et dynamogènes.
qFamille des Cecidomyiidae (cécidomyie)
ü Moucheron nuisible, qui provoque la formation de galles (cécidies) sur diverses plantes.
ü L'adulte est de petite taille et à longues antennes et ailes poilues (1).
ü Les larves sont jaunes à rougeâtres, à tête réduite et sans pattes (2).
ü La nymphe est enfermée dans un cocon ou un puparium.
ü Les larves peuvent être saprophages, zoophages (lutte biologique comme Aphidoletes aphidimyza )
ou phytophages (ravageurs) .
Ø Exemple: La cécidomyie du chou-fleur Contarinia nasturtii Kieffer

Ø Morphologie
longueur : 1,5 mm
•couleur : jaune verdâtre pâle
•tête noire
•pièces buccales de type piqueur-suceur
•ailes velues; longuement frangées, avec
peu de nervures
-1 sous-costale
- radiale
-1 anale bifurquée à l'extrémité
Ø Description de l’adulte
•très longues pattes et antennes
•18 articles simples chez la femelle
•articles étranglés au milieu chez le mâle sauf les 2
premiers.
•pattes : premier article du tarse beaucoup plus court que
le second
•abdomen de couleur jaune verdâtre allongé et aminci à son
extrémité
•orné dorsalement de bandes grisâtres
•présente 8 segments qui se terminent chez la femelle par un
oviscapte
Ø Description de la larve
•longueur : 2-4 mm
•couleur : jaune pâle transparente
•pièces buccales indistinctes, incapables de mastiquer
•sous le thorax: présence d'une pièce chitineuse très aplatie,
large et bilobée, nommée spatula

Ø Description de l’œuf
•translucide à blanc laiteux
•finement réticulé
•longueur : 0,3 mm et largeur : 0,08 mm •n'excède
pas 0,25 mm
q Symptômes et dommages
Résultat direct de l'alimentation des larves produisant une sécrétion qui détruit la surface des tissus et qui
liquéfie le contenu des cellules. variables selon :

Ø les conditions climatiques

Ø la plante-hôte (espèce et cultivar)

Ø le stade de développement de celle-ci

attention! les plants nouvellement ou

légèrement infestés peuvent être

asymptomatiques.
qFamille des Tephritidae
ü Diptères Cyclorraphes, connue également sous le nom de Trypetidae, dont les imagos sont des
mouches aux ailes marbrées et à l'oviscapte en forme de corne aplatie.
ü Les asticots sont phytophages endophytes (Se dit d'une larve d'Insecte ou d'un Nématode qui vit à
l'intérieur de l'organe d'un végétal, en y creusant une galerie, une mine ou habitant une galle), vivant
dans les fruits, les fleurs de Composées, les tiges ou les feuilles en mineurs ou en y faisant des
galles.

ü Parmi ces Téphritidés, les plus régulièrement


dangereux sont : la mouche de l'olive
(Bactrocera oleae),Bactrocera dorsalis,
Bactrocera invadens ( la mouche des mangues)
la mouche méditerranéenne des fruits (Ceratitis
capitata)
q Ceratitis capitata: la mouche méditerranéenne des fruits
Ø Adulte
ü L'adulte de la Cératite mesure environ 5 à 6 mm et est caractérisé
par un thorax noir luisant à bandes de pruinosité (poudre) argentées
ou grises portant des ailes à larges bandes jaunes serties de brun
avec dessin de traits et points noirs à la racine.
ü Les ailes sont tenues écartées perpendiculairement au corps, elles
sont marquées d'une bande transversale jaune salie de taches
grises estompées, une autre bande de la même couleur longe
l'extrémité de la marge supérieure.
ü L'abdomen élargi comporte des bandes transversales alternées
grises et rousses.
ü Chez la femelle il se termine par l'organe de ponte, l'oviscapte. Elle
s’attaque aux agrumes et aux fruits de rosacées.
Ø La larve

ü La larve qui est communément appelée asticot, est


acéphale, apode, lisse et de couleur blanc- crème.
ü La larve mesure environ 1 mm à l'éclosion, elle est
de forme effilée dans sa partie antérieure, elle est
subcylindrique dans sa partie postérieure.
Ø La pupe

ü Le troisième stade larvaire ne rejette pas son exuvie qui va lui servir d'une enveloppe à l'intérieur de
laquelle il se nymphose formant le puparium (enveloppe dure renfermant la larve de certains diptères).
ü La pupe a la forme d'un petit tonnelet (cylindre), lisse et résistant de 4 à 5 mm de longueur.
ü Il change progressivement de couleur pour devenir brun foncé.
qFamille des Syrphidae

Les Syrphes : ennemis naturels des pucerons*, les adultes sont considérés comme des insectes

pollinisateurs et les larves se nourrissent de pucerons.


Ø Description

ü Les adultes de 8 à 40 mm sont souvent ornés de


bandes jaunes et noires, parfois métalliques ou
entièrement noirs brillants.
ü Certaines espèces miment les bourdons comme
Volucella bombylans et Eristalis tenax, ou bien les
guêpes tel Episyrphus balteathus dont la migration
est un essaim dense.
ü Les adultes sont implantés dans de nombreux
écosystèmes, les plus communs sont visibles sur
les fleurs recherchant le pollen, source unique
d'alimentation.
ü Reconnaissables par leur vol stationnaire, les syrphidés ont deux ailes comme tous les diptères avec
cependant des critères propre à leur famille : la présence dans l'aile d'une vena spuria faisant un pli à
l'intérieur de la cellule radiale, d'une fausse marge (ou faux bord) formée par les nervations qui
longent parallèlement la marge postérieure.
ü Par ailleurs, leur face est bombée sous l'insertion antennaire, Les quelles antennes sont
généralement courtes et dirigées vers le bas.
qFamille des Agromyzidae
Ø Morphologie:

ü Petites mouches (0,9-6) mm, elles sont


généralement de couleur jaune et noire, ou parfois
complètement noires.
ü Généralement avec des ailes hyalines (plus ou
aussi longues que le corps).
ü Les femelles ont un ovipositeur fortement
sclérotinisé, qui leur permet d'insérer les oeufs
dans les tissus.
ü Les larves vivent dans le tissu vivant des plantes: plus de la moitié d'entre elles creusent des mines
dans les feuilles, d'autres creusent dans les tiges ou les racines.
ü La pupation a généralement lieu à l'extérieur de la mine.
ü Les larves sont généralement cylindriques.
Ø Comportement
ü Malgré qu'elles soient mieux connues en tant que mineuses de feuilles, les larves peuvent aussi se
développer à l'intérieur des tiges, graines, fleurs et racines des plantes.
ü La plupart des espèces sont très spécifiques dans leurs choix de plantes hôtes.
ü Mais certaines, comme par exemple la mineuse maraîchère (Liriomyza sativae), sont polyphages, c'est-
à-dire qu'elles s'attaquent à plusieurs plantes non apparentées.
ü Les agromyzides se nourrissent sur une multitude de plantes légumières (tomate, concombre, céleri,
haricot, poireau, etc.) et ornementales (chrysanthème, pétunia, dahlia, etc.)
ü Étant donné la grande spécificité de plusieurs espèces
d’agromyzidés, il est parfois possible d'identifier ces mouches
uniquement en identifiant la plante hôte sur laquelle la larve se
nourrit et en observant le type de mine causée par la mouche.
ü Les mines peuvent prendre différentes formes : linéaires,
serpentines (sinueuses), circulaires, etc.
ü De plus, l'emplacement de la mine est important dans
l'identification de l'espèce : la larve peut se nourrir suivant les
bordures des feuilles ou la nervure principale par exemple.
ü On peut habituellement voir les larves jaunâtres à travers
l'épiderme des feuilles, surtout lorsqu'elles arrivent à maturité.
qDégâts
ü Ce sont principalement les larves qui causent les dommages aux plantes, mais les femelles adultes
peuvent aussi endommager les plantes en perçant des trous avec leur ovipositeur pour y pondre un
oeuf ou pour y sucer la sève.
ü Les dommages causés par les agromyzides sont souvent d’ordre esthétique dans les jardins.
ü Une forte infestation peut par contre réduire le pouvoir photosynthétique de la plante, mais ne
compromet habituellement pas sa survie.
3. Ordre des Lépidoptères

Ø Les lépidoptères forment un ordre très vaste (plus de 100 000


espèces).
Ø Les lépidoptères (Lepidoptera) sont un ordre d'insectes dont la
forme adulte (ou imago) est communément appelée papillon et
dont la larve est une chenille.
Ø Ils se caractérisent à l’état adulte par trois paires de pattes
(comme tous les insectes) et par deux paires d'ailes
recouvertes d’écailles de couleurs très variées selon les
espèces.
Ø Les lépidoptères pondent des œufs qui donnent naissance à des chenilles.
Ø Ces dernières se transforment ensuite en chrysalides (s'abritant ou non dans un cocon préalablement
tissé). Il en émerge enfin l'imago, ou papillon.
Ø Leur cycle biologique se trouve donc composé de quatre stades distincts: œuf, chenille, chrysalide et
papillon.
Ø Ce sont des insectes à métamorphose complète (holométaboles) comme les Diptères et les
Coléoptères...
Ø Ce qui distingue le plus les papillons des autres insectes pollinisateurs, c’est leur trompe.
Ø Elle est constituée d’un ensemble de pièces buccales très bien adapté à la récolte du nectar.
Ø Au repos, elle est maintenue enroulée en spirale.
qSystématique des lépidoptères

ü Anciennement les lépidoptères sont divisés en deux sous-

ordres, Papillons de jour" Rhopalocères" et Papillons de nuit

"Hétérocères", cependant cette division est considérée

comme arbitraire, abandonnée par la plupart des auteurs,

mais encore utilisée pour des raisons de commodité.

ü Les lépidoptères les plus petits sont parfois regroupés sous

l’appellation « Microlépidoptères ».

ü Les familles se distinguent surtout par la nervation des ailes


A. Papillons de jour "Rhopalocères" en entomologie
ü Critère morphologique distinctif : antennes toujours terminées en « massues»

ü Les papillons de jour sont généralement pourvus de couleurs vives et appliquent verticalement leurs

ailes au repos.

ü Les papillons de jour ne disposent pas de frein, Ils assurent le couplage de leurs ailes uniquement par

un large recouvrement des ailes antérieures sur les ailes postérieures.


qFamille des Pieridae (Piérides)

ü Nom d'une famille de papillons diurnes de taille moyenne, à ailes blanches, jaunes ou orangées
parsemées de taches noires, à dimorphisme sexuel assez marqué.
vLa piéride du chou (Pieris brassicae, Lépidoptère Pieridae)
ü La Piéride du chou est un papillon blanc marqué de noir au bord de l'apex des ailes antérieures, au
dimorphisme sexuel marqué: un point chez le mâle, deux chez la femelle.
ü Ce papillon est relativement grand (jusqu'à 65 mm d'envergure), et il est très largement répandu,
vPlantes hôtes et dégâts
ü Les chenilles sont censées se développer sur les Crucifères "sauvages" comme la moutarde des
champs (Sinapis arvensis), mais le chou est devenu la principale plante nourricière de l'espèce, avec
une relative préférence pour le chou pomme, le fleur, le rave, et le frisé.
ü Peu après leurs "premiers pas", les jeunes chenilles se regroupent, et c'est très étroitement accolées
qu'elles s'en prennent à la partie superficielle du feuillage.
ü Dès le second stade larvaire il y a début de dispersion, et formation de petits groupes de quelques

unités, les chenilles étant alors aptes à perforer et dévorer le feuillage dans toute son épaisseur.

ü Les dégâts sont bien sûr à la mesure de la taille des chenilles, mais aussi de leur nombre, et dans les

cas extrêmes il ne reste bien souvent que les grosses nervures des feuilles attaquées.

ü Les jeunes mandibules consomment le plus tendre, d'où un effet "vitrail"


B. Papillons de nuit "Hétérocères" en entomologie
ü Critère morphologique distinctif : antennes diversement conformées ( filiformes, pectinées,
etc...),mais jamais terminées ... en "massues ». Les papillons de nuit sont généralement pourvus de
couleurs ternes et disposent leurs ailes au repos, à plat ou en toit.
ü Les papillons de nuit possèdent un dispositif, nommé frein, et qui rend les ailes antérieures solidaires
des ailes postérieures.
qFamille des Tortricidae
Petit papillon dont la chenille roule les feuilles en cornet en les liant avec des fils de soie, pour y vivre et s'y
nourrir. (Généralement nuisibles aux conifères forestiers, aux arbres fruitiers, à la vigne, les tordeuses
forment la famille des tortricidés.
exemple: le carpocapse (Petite tordeuse dont la chenille se développe dans divers fruits.)
Ø Carpocapse des pommes et des poires

ü L’adulte : un papillon crépusculaire de 16 à 18 mm d'envergure, aux antennes filiformes.


ü Les ailes antérieure : gris cendrées, striées de fines lignes brunes avec une tache brune à leur
extrémité, bordée de 2 liserés bronzés, métalliques .
ü Les ailes postérieures : brun rougeâtre, à reflets brillants dorés et ciliés sur leurs bordures.

Cydia pomonella
ü Les oeufs : forme lenticulaire, très légérement bombés au centre, translucides, puis marqués d'un
anneau rougeâtre.
ü La taille est de 1,2mm x1mm.
ü Peu avant l'éclosion, la tête noire de la future larve (= chenille) est visible. 50 à 80 oeufs pondus sur
feuilles ou fruits

Cydia pomonella
Les chenilles (a)
ü Taille à la naissance est d’environ 2mm. L’aspect est blanchâtre avec une tête noire et une plaque
thoracique brune.
ü Au développement complet la couleur est rose clair avec une tête brun foncé et mesurant 1,5 à 2 cm.

La chrysalide (b)
ü La longueur de la chrysalide (= forme immobile) est de 9 à 10mm, de couleur brun-jaune à brun foncé.
Cette forme est la dernière avant l'éclosion de l'adulte
Dégâts
ü Les plantes-hôtes sont le plus souvent des rosacées : (pommier, poirier, abricotier, cognassier, parfois
pêcher et prunier), mais aussi le noyer (famille des juglandacées).
ü Au niveau du point d'insertion de la jeune larve, on observe une zone rongée (brun rouge), suivie d'une
galerie en spirale, prolongée par une galerie aboutissant directement aux pépins dévorés par la larve.
ü Les excréments produits par les chenilles sont refoulés dans les galeries creusées et émergent à
l'extérieur du fruit au niveau du point de pénétration sous formes de petites masses brunâtres
fréquemment envahies par les moisissures.
ü La présence de chenilles dans les fruits entraîne une chute prématurée des fruits. Le carpocapse peut
détruire des récoltes entières de pommes.
qFamille des Yponomeutidae
La Teigne de l’olivier Prays oleae
Morphologie :
ü Adulte mesure 6 à 7 mm de long et 13 à 14 mm d’envergure.
ü Les ailes sont de couleur argentées avec grande soie.
Oeuf de forme ovale, convexe blanc puis jaunâtre sensible à la hausse des températures et à la baisse
d’hygrométrie
ü Larve (5 stades) couleur variable, vert clair, blanc crème parfois tachetée de rouge mesure 6 à 8 mm au
dernier stade.
ü Nymphe avec cocon soyeux lâche de couleur blanc sale et mesure 5 à 6 mm.
Cycle de développement
Elle présente un cycle à 3 générations par ans

Sur les butons floraux

Sur les fruits

Sur les feuilles


Génération sur boutons floraux

Ø Apparition des adultes de début mars à début avril

Ø Ponte d'un œuf sur le calice du bouton foral -

Jusqu'à 200 œuf / femelle -30 à 40 boutons visités

par larve

Ø Nymphose : les fleurs desséchées sont

agglutinées par des fils de soie secrétées par les

larves (chute des pétales)


Génération sur fruits

Ø Vol des adultes début mai - début juin

Ø Ponte sur calice des jeunes fruits

Ø La larve pénètre dans l'olive et se nourrit de

l’amandon (graine après enlèvement de la

coque)

Ø Au terme de son développement, elle quitte le

fruit en creusant un trou de sortie près du

pédoncule et se nymphose dans le sol


Génération sur feuilles

Ø Début de vol des adultes en septembre-octobre

Ø Ponte sur la face supérieure de la feuille

Ø Les larves vivent en mineuses en creusant des

Galeries caractéristiques de chaque stade larvaire

Ø Hivernation sous forme larvaire

Ø Nymphose en mars entre deux feuilles ou dans les

crevasses des branches charpentières et du tronc


qFamille des Pyralidae
Pyrale des dattes Ectomyeloïs ceratoniae Zell

Morphologie

Ø Les œufs: Plus souvent de forme ovoïde avec une face aplatie et
une surface chagrinée.
Ø La coloration est variable, parfois rouge orangée ou jaune.

Ø Larves: éruciforme incolore ou grisâtre puis se teinte peu à peu


de rose claire, mesure de 12 à 18 mm de long.
Ø Chrysalide: son enveloppe chitineuse de couleur brune testacée mesure un centimètre de long et
généralement entourée par un fourreau de soie lâche tissé par la chenille avant sa mue nymphale.

Ø Adulte: La couleur de la surface dorsale de l'insecte varie


du blanc crème au gris foncé avec des mouchetures
sombres plus ou moins marquées sur les ailes
antérieures. Le bord postérieur du thorax est marqué par
une bande gris brun en forme de U plus foncé. La
longueur moyenne des mâles est de 9,32 mm et 10,35
pour les femelles. La forme du dernier segment abdominal
est diffèrent dans les deux sexes
Ø Cycle biologique:

ü Les larves de l'insecte passe l'hiver dans les restes de grenages et des dattes.

ü L'insecte reprend son activité au début du printemps.

ü La femelle après accouplement cherche à pondre tout d'abord sur grenadier (3 à 4 générations sur

grenadier).

ü À partir du mois de Septembre (maturité des fruits) les femelles déposent ses œufs sur la surface de la

datte (2 générations sur palmier dattier) de préférence à proximité de point d'attache du fruit et à

l'éclosion les larves pénètrent à l'intérieur des fruits où elles passent par 5 stades larvaires avant de se

nymphoser.
Ø Dégâts
Les dégâts sont généralement causés par les larves de cet insecte, et qui déprécient la qualité
des dattes.
Ils peuvent ainsi atteindre un pourcentage allant de 20 à 30 % de la production totale. Cela
peut avoir de graves conséquences sur l'ensemble du processus de commercialisation ; car les
normes d'exportation exigées sont de plus en plus sévères, notamment en ce qui concerne ce
déprédateur.
qFamille des Gelechiidae
Teigne de la pomme de terre Phthorimaea operculella

§ La teigne de la pomme de terre est le parasite le plus important de la pomme de terre aussi bien au
champ qu'en entrepôt de stockage.
§ Son activité est en étroite relation avec les conditions du milieu, est surtout avec la température.
§ La teigne de la pomme de terre est un parasite important dans les régions chaudes notamment sur le
pourtour méditerranéen.
Ø Description :
ü Adulte : C'est un micro lépidoptère de 10 à 14 mm d'envergure.
Les antennes sont fines et atteignent l'extrémité de l'abdomen, les ailes sont étroites et fortement
frangées.

ü Œuf : Il est de forme ovale, lisse de couleur blanc rosâtre, avec des taches irrégulières.
ü Larve : De teinte blanchâtre à gris verdâtre, la tête et prothorax de couleur brun noir.
Sur chaque segment on observe quelques points noirs avec un petit nombre de soies.
La larve du premier stade est d'une longueur d'environ 1 mm et de couleur blanche crème.
Il existe quatre stades larvaires dont le dernier mesure entre 9 et 11 mm.
La coloration des larves varie selon le type de nourriture.
ü Chrysalide : Généralement incluse dans un cocon de soie fusiforme au niveau du sol et sur les

parois des sacs ou carrément sur les tubercules infestés, elle est de couleur jaune argentée à brun

rouge. La taille de la chrysalide est comprise entre 7 et 10 mm, elle possède un corps pourvu de

petites épines qui se dégagent légèrement.


ü Environ 6 générations par an en zone méditerranéenne.

ü L'hivernation se fait à l'état d'œuf, de chenille ou d'adulte, souvent dans les entrepôts de stockage de

semences de Pomme de terre.

ü Généralement, les papillons apparaissent d'avril à octobre mais, les générations étant

chevauchantes, on rencontre simultanément tous les stades de l'insecte.


ü L'adulte pond des œufs dans les tiges, les germes, les tubercules ou dans le sol.

ü Une génération complète dure de 20 à 30 jours (à 30 °C) et il peut y avoir jusqu'à 10-12 générations

par an.

ü Les larves apparaissent en moyenne 8 jours après la ponte.

ü Le développement larvaire dure 14 jours en conditions favorables (températures autour de 25 °C).

Des pupes sont alors formées sur les sacs, les tubercules, les feuilles ou les murs des locaux de

conservation.

ü Ces pupes libèrent des adultes au bout d'une semaine.

ü La teigne se développe de préférence sur la pomme de terre et le tabac mais on peut aussi la trouver

sur d'autres Solanacées : tomate, aubergine...


Ø Description des symptômes d’attaques en végétation

o Sur feuillage : dégâts sur les feuilles et les pétioles par perforations et
forage de mines pouvant affaiblir les plantes. Feutrage gris en surface.

o Sur tubercule : les chenilles creusent des galeries superficielles dans les
tubercules, tapissées de fil de soie et les excréments noirâtres sont rejetés
vers l'extérieur. D'autres pathogènes peuvent s'installer dans ces galeries et
entrainer des pourritures de tubercules.
4. Ordre des Coléoptères

q Caractéristiques
(grec : koleoptéros, de koleos : étui et pteron : aile)
ü Insecte dont les ailes de la première paire, conformées en élytres coriaces et résistants, protègent les
ailes postérieures motrices.
ü L'ordre des coléoptères est le plus nombreux de la classe des insectes.
ü Selon les estimations, on retrouverait plus de 1 million d'espèces décrites et non décrites à travers le
monde.
ü Ce groupe constitue près de 25 % de la diversité animale. Près de 40 % des espèces d'insectes
décrites font partie de cet ordre.
ü Les familles de coléoptères les plus abondantes sont celles des Curculionidae (charançon) et des
Staphylinidae (staphylin).
Ø Appareil buccal
Pièces buccales de type broyeur avec mandibules bien développées.

Ø Cycle de développement
Les coléoptères présentent un développement post
embryonnaire Holométabole (Métamorphose
complète)
q Systématique
L'ordre des coléoptères se divise en deux Sous-Ordre, le Sous-ordre des Adephaga et le Sous-ordre
des polyphaga
Ø Sous-ordre des Adephaga
Du Grec adêphagos:glouton= Qui mange beaucoup et avec avidité, tous ont des antennes filiformes et
des tarses à 5 articles
ü Famille des Carabidae (Carabes, Ground Beetles)
C'est la troisième plus grande famille de coléoptères après les Curculionidae et les Staphylinidae.
q Caractéristiques

Larve et adultes prédateurs d'autres insectes, certaines espèces se nourrissent surtout d'escargots et de

limaces, vivent surtout la nuit au sol sous les pierres, les feuilles et les débris végétaux, volent rarement.
ü Famille des Cicindelidae (Cicindèles, Tiger Beetles)

Maintenant classés dans la famille des Carabidae par la plupart des auteurs (Sous-Famille des

Cicindelidae, prédateurs actifs de petits insectes, vivent le jour, on les rencontre généralement sur des

terrains sablonneux et ensoleillés


Ø Sous-ordre des Polyphaga
Du Latin polyphagus, du grec poluphagos=polyphage, ont la forme des antennes et le nombre d'articles
de tarses variables.
ü Famille des Staphylinidae (Staphylins)
2ième plus grande famille des coléoptères, adultes et larves sont généralement prédateurs, certains sont
parasitoïdes (la femelle pond ses œufs dans le corps d'autres insectes, après éclosion de l'œuf la larve
dévore son hôte de l'intérieur.
Attention les plus gros peuvent infliger une morsure douloureuse. Les staphylins volent

parfaitement.

Insecte très actif, volent bien, abondants dans la matière organique en décomposition, et aussi

les fleurs et les champignons.


ü Famille des Tenebrionidae

Vaste groupe aux formes variées, antennes généralement filiformes ou moniliformes (Se dit d'un canal,

d'un cordon ou d'un filament anatomiques présentant alternativement des étranglements et des

dilatations, qui le font ressembler à un chapelet). Tarses de 5 articles aux pattes antérieures et médianes

et de 4 aux pattes postérieures (5-5-4).


• Tribolium brun de la farine (Tribulium confusum)
Description:
a) L'œuf: L'oeuf est oblong et blanchâtre, presque transparent
surface lisse recouverte d'une substance visqueuse qui lui permet
d'adhérer à la denrée infestée il mesure en moyenne 0.6 x 0.3
mm.
b) La larve: L'éclosion de l'oeuf donne naissance a une la larve
couleur blanche, de petite taille ne dépassant pas 1.4 mm.
Elle passe par plusieurs stades dont le nombre varie de 5 à 12 selon la température, l'humidité relative et

la qualité de l'alimentation. La larve de dernier stade est cylindrique mesure environ 7 mm de long et 0,8

mm de large, sa couleur est d'un jaune pâle. Son corps presque glabre, se termine par deux paires

urogomphes (le prolongement fixe ou mobile fixé sur l'un des derniers segments de l'abdomen de

certaines larves).
Ø Régime alimentaire et dégâts

Le Tribolium recherche surtout les denrées amylacées pulvérulentes comme la farine, le son, ... etc. Les

adultes secrètent une substance nauséabonde, riche en quinones qui communique au lot infesté une

odeur particulièrement désagréable. Ils sont très polyphages, ce sont des cléthrophages ( se nourrit de

graines sèches) secondaires, car les larves et les adultes se nourrissent surtout de brisures, elles

attaquent les grains endommagés, escortent souvent les charançons ou parachèvent leurs dégâts.
ü Famille des Scolytidae (Scolytes)
Tête et thorax presque aussi long que l'abdomen.

La femelle creuse un tunnel dans le cambium sous l'écorce d'un arbre et y dépose ses œufs. Les larves se
creusent des tunnels à partir de ce tunnel.
ü Famille des Curculionidae (Charançons)
C'est la famille la plus vaste des Coléoptères, possédant des pièces buccales à l'extrémité́ d'un rostre plus
ou moins allongé, des antennes coudées et des tars à 4 articles.
• Sitophilus oryzae
Description
a)L'œuf: L'oeuf est ovale ou piriforme, sa couleur est d'un blanc opaque et brillant. Il mesure 0,6 à 0,7
mm de longueur et 0,2 à 0,3 mm de largeur. Il porte une protubérance (bosse) à son extrémité qui lui
permet de se fixer au substrat.
b) La larve: La larve est blanche, globuleuse et se caractérise par sa forme ramassée. Au terme de son
développement, elle mesure 2,5 à 3 mm de long sans pattes. Le nombre des mues est à la fois constant
et peu enlevé de 3 à 4 stades larvaires.
c) La nymphe: La nymphe de forme cylindrique, mesure 3,75 à 4 mm de long, sa couleur passe du blanc
au brun à mesure qu'elle évolue. Elle subit la mélanisation et la sclérotinisation de la cuticule. Elle a
presque la taille de l'imago.
d) L'imago: L'imago est un petit coléoptère de 2,5 à 5 mm de longueur, caractérisé principalement par
deux grosses taches ocres sur chaque élytre, le rostre moins long que le pronotum, est peu arqué et
cylindrique dans sa partie antérieure.
Le mâle se distingue de la femelle par un rostre plus épais, plus court et plus profondément ponctué ,les
derniers sternites abdominaux sont plus courbés ventralement chez le mâle que chez la femelle
§ Biologie
ü S.oryzae est un charançon aux mœurs essentiellement nocturne, se montre plus actifs la nuit que le jour. Ils
peuvent vivre en permanence dans l'obscurité complète, ces déplacements sont relativement rapides, il peut
voler, d'où leur rapide dissémination dans un entrepôt. Les adultes s'accouplent peu après leur sortie des grains.
Une à deux semaines après l'accouplement, la ponte s'effectue à une certaine profondeur du grain.

ü Les observations, montrent que les femelles choisissent les grains avant de pondre. Elles sont
capables de déceler la présence d'un œuf ou d'une larve déjà en place. Elles ne pondent jamais dans
un grain déjà occupé. La femelle de Sitophilus oryzae (L.) taraude le grain et y dépose un œuf dans
chaque trou, par la suite elle bouche le trou de ponte avec du mucus sécrété par l'oviducte.
ü Au cours de sa vie, la femelle pond 300 œufs en moyenne avec un maximum, dépassant 500 œufs.

Dans les conditions favorables, l'insecte passe par trois stades larvaires en une durée d'un mois. La

larve du dernier stade aménage une sorte de chambre de nymphose où elle passe d'abord par un stade

prénymphal qui dure de 20 à 50 heures avant de se transformer en nymphe.

ü Les charançons hivernent aussi bien à l'état adulte qu'à l'état larvaire. Au cours de cet état, ils ne sont
pas complètement actifs. Les adultes émergent à température de 28°C. Ces conditions sont
considérées comme étant optimales pour la croissance ; leur développement peut commencer à partir
d'une teneur en eau du grain supérieure à 9 %. Dans ces conditions la durée de cycle de
développement est de 25 jours. Leur longévité peut dépasser 4 mois.
§ Importance économique et Dégâts
Les charançons du riz représentent des ravageurs de premier plan pour les céréales emmagasinées sur
lesquelles ils provoquent des pertes pondérales, une détérioration de la qualité et permettent l'installation
d'infections cryptogamiques. Leur plat de prédilection est constitué par les grains de blé, d'orge, de maïs et
de riz. Parfois même ils fréquentent le millet, les châtaignes, les patates séchées, les figues sèches, le
tabac en feuilles ou manufacturé.
ü Famille des Coccinellidae
Cette famille comporte environ 3000 espèces dans le monde, possèdent la morphologie suivante :
Indépendamment du classement entomologique, on peut considérer les coccinelles en plusieurs
groupes selon leur type d’alimentation essentielle.

- Groupe des aphidiphages : ce groupe qui consomme les pucerons est celui qui comporte le plus
d'espèces. Certaines ne sont intéressées que par quelques espèces de pucerons, d'autres peuvent en
consommer une grande variété.

- Groupe des coccidiphages : ce groupe qui consomme les cochenilles est un peu moins important que
le précèdent en diversité́ d'espèces.

- Groupe des mycophages : ce groupe qui consomme les champignons de type mildiou ou oïdium sur les
végétaux n'est pas représenté par beaucoup d'espèces. Sa consommation de champignons parasites des
cultures n'est pas considérée suffisante pour en faire un auxiliaire.
5. Ordre des Orthoptères

q Morphologie générale
Les Orthoptères se caractérisent par des pattes postérieures adaptées au saut, par deux paires
d'ailes différenciées (les ailes antérieures droites et rigides appelées élytres, les ailes postérieures
sont membraneuses repliées en éventail au repos sous les élytres) et par des pièces buccales
broyeuses.
q Développement post-embryonnaire
Hétérométaboles paurométaboles, la larve diffère de l'imago par sa taille, l'absence des ailes et par
l'immaturité de l'appareil génital. Larves et adultes généralement phytophages.
q Systématique
Les orthoptères sont divisés en deux groupes distincts : les ensifères, qui regroupent les sauterelles et
les grillons, les caelifères, qui regroupent les criquets.
La principale différence entre ces deux groupes est la taille des antennes : chez les ensifères elles sont
plus longues que le corps, et chez les caelifères elles sont rarement plus longues que la moitié du
corps.
ü Famille des Acrididae (les criquets)

C'est le nom par lequel on désigne différentes espèces d'insectes orthoptères de la famille des acridiens.
Les criquets vivent généralement dans les régions chaudes (Afrique, Eurasie, Inde).
Ces espèces se distinguent par leur forme allongée, leur taille relativement importante (15 à 55 mm selon
les espèces).
Ils se distinguent des Sauterelles ou des Ensifères par trois caractères morphologiques importants :
• les antennes, courtes et formées d'un petit nombre d'articles,
• l'organe de ponte, composé de valves robustes et courtes,
• l'absence d'appareil stridulatoire sur les élytres analogue à celui des grillons.
o Au cours de sa vie, le criquet passe par 3 stades biologiques: l’œuf, allongé et généralement
arqué est déposé par la femelle dans la terre ou dans les plantes.
o Après une incubation allant de quelques jours à 3 mois il en sort une larve qui effectue
immédiatement sa première mue; après 4 à 7 mues, il y a formation de l'adulte appelé imago.
o L'éclosion se fait généralement au printemps ou au début de l'été; ils s'accouplent et se
développent pendant la belle saison et disparaissent dès les premiers froids.
o Ces cycles biologiques se modifient en fonction de la météorologie et de la végétation.
Parmi les acridiens on dispose de 2 groupes :
• Les sautériaux qui ne présentent pas de phénomènes de transformations phasaires, à l'inverse du 2
ème groupe ;
• Les locustes: le criquet marocain (Dociostaurus maroccanus), le criquet pèlerin (Schistocerca
gregaria) et le criquet Migrateur (Locusta migratoria) qui sont des acridiens capables de se présenter
sous 2 phases; grégaire (migrateur) et solitaire (sédentaire) selon les conditions de l'environnement
(alimentation favorable) surtout pour une meilleure reproduction. Les criquets sont tous exclusivement
phytophages (se nourrissent de végétaux).
Ø Phases du criquet
Le phénomène de polymorphisme phasaire, c'est-à-dire la possibilité de développer des aspects variés et
réversibles, selon la densité des populations. Ces différents aspects sont désignés sous le terme de
phases. Schématiquement, on parle de:

-Phase solitaire pour les populations de faible densité́


-Phase grégaire pour les populations de forte densité́ .
Le terme de transformation phasaire désigne le passage d'une phase à l'autre. II
existe d'ailleurs des formes intermédiaires dites transiens.
On parlera de
-Transiens congregans dans le cas d'une évolution de la phase solitaire vers la
phase grégaire
- Transiens degregans dans le cas inverse du passage de la phase grégaire vers la
phase solitaire.
Ø Schistocerca gregaria - Le criquet pèlerin
Sous-famille : Cyrtacanthacridinae
Le criquet pèlerin est un insecte qui habite normalement l'Afrique au sud du Sahara et l'Inde sur environ
16 millions de kilomètres carrés.
En cas de crise de la natalité il devient un insecte migrateur qui visite lors de ses migrations une soixante
de pays d'Afrique, d'Asie et d'Europe sur une superficie de plus de 29 millions de kilomètres carrés.
q Morphologie
C'est l'un des plus grands spécimens de criquet puisqu'à l'âge adulte il peut mesurer, le mâle : 60 à 75 mm
de long, la femelle : 70 à 90 mm (les chiffres variant selon les ouvrages).
Ø En phase solitaire, les ailés sont de couleur paille, grise, ou beige.
Avec l'âge, seuls les mâles matures présentent un léger jaunissement des ailes postérieures.
Les larves solitaires sont en général vertes ou brunes, sans pigmentation noire.
Ø En phase grégaire, les ailés possèdent une coloration qui change considérablement avec l'âge.
Les jeunes immatures sont d'une teinte générale rosée.
Si l'immaturité persiste (quiescence imaginale) du fait de conditions défavorables à la reproduction
(absence de pluies et/ou températures trop basses), les imagos deviennent progressivement rouge
foncé voire brun.
On peut le constater sur des populations de saison fraîche, en quiescence, en zone méditerranéenne.
Lorsque les conditions écologiques deviennent favorables à la reproduction, la maturation sexuelle
s'amorce.
Les individus prennent progressivement une teinte jaune vif très caractéristique. Pendant quelque
temps les populations peuvent être constituées d'un mélange d'individus rouges et jaunes.
Les larves grégaires sont d'une couleur très typique, à base de jaune et de noir. L'importance de la
pigmentation noire dépend du degré de "grégarisme" des individus et constitue ce que l'on appelle la
"maculature". Les populations dites transiens, intermédiaires entre les solitaires et les grégaires, ont une
maculature peu développée, alors qu'elle est très importante chez les populations grégaires type. Les
larves solitaires sont généralement vertes, à tous les stades de leur développement, sans aucune tache
noire. Des formes brunes existent mais sont plus rares. Les larves grégaires sont jaunes, maculées de
noir.
q Coloration des ailes

Transparentes, jaune pâle, rosâtres ou rougeâtres. Jamais de tache ou de croissant brun ou noirâtre.
q Tubercule prosternal
Visible, placé sur la face ventrale, entre la base des pattes antérieures ; présent chez le Criquet pèlerin, le
Criquet rouge et les Criquets arboricoles ; absent chez le Criquet migrateur et le Criquet sénégalais.
q Reproduction
Le sperme du mâle est gardé précieusement par la femelle dans un réceptacle séminal.
La ponte peut avoir lieu quelques jours à plusieurs semaines après l'accouplement si les conditions de
milieu ne sont pas favorables, la femelle recherche un endroit sablonneux et frais, elle creuse le sol avec
son oviscapte jusqu'à environ 7 cm (il y a des records à 15 cm).
Les œufs sont fécondés au moment de la ponte. La femelle dépose une oothèque (une centaine d’œufs
agglomérés entre eux par une sécrétion gluante qui durcit à l'air).
La femelle peut être fécondée plusieurs fois et peut déposer jusqu'à dix oothèques dans sa vie. Une
femelle dépose en moyenne 3 à 4 pontes espacées de 6 à 11 jours.
q Biologie

Le criquet pèlerin va passer au cours de sa vie par les stades d’œuf, de larve, de nymphe et d'adulte.

L'incubation de l’œuf va durer une quinzaine de jours, ou parfois plus, car il faut des conditions

d'humidité particulières.

Les touaregs disent que les criquets naissent avec la pluie. Les criquets naissent souvent durant les

heures chaudes de la matinée. Les naissances sont souvent massives en raison des conditions

d'humidité requises.

Le passage de la phase solitaire à la phase grégaire demande en général plusieurs générations

successives (4 au minimum) au cours desquelles les conditions favorisant la transformation phasaire se

maintiennent.
Le passage de la phase grégaire à la phase solitaire est beaucoup plus rapide et s'effectue souvent en

l'espace d'une ou deux générations. Le principal facteur déclenchant est la densité.

Des individus grégaires ou solitaires peuvent être obtenus à partir d'une même ponte simplement en

élevant les larves nouveau-nées les unes en groupe, les autres isolément.

Si les mêmes conditions de densité sont imposées pendant plusieurs générations successives, on peut

passer rapidement, via la phase transiens, de la phase solitaire type à la phase grégaire type ou

inversement.
Ø Locusta migratoria
Sous-famille : Oedipodinae
Nom commun : le Criquet migrateur
Le Criquet migrateur est très largement répandu dans l'Ancien Monde. On le trouve en Afrique, au sud du
Sahara, dans la péninsule Arabique et Indo-Pakistanaise, en Europe ainsi que sur les bords de la
Méditerranée, en Asie orientale ainsi qu'en Australie.
Par contre, il est inconnu sur le continent américain. L'espèce migratoria comprend au moins une
douzaine de sous-espèces, chacune possédant des particularités bio-écologiques liées aux
caractéristiques écoclimatiques de leur domaine d'existence.
q Morphologie
Taille : mâle 42 à 55 mm de long, femelle 54 à 72 mm.
On notera chez les solitaires l'existence de deux formes pigmentaires : l'une verte et l'autre
brune.
En phase solitaire, les imagos sont généralement verts ou bruns plus ou moins parsemés
de taches noires, jaunes ou brunes. Les populations naturelles présentent des pourcentages respectifs
des deux formes vertes et brunes variables selon les saisons. Les formes vertes étant prédominantes en
saison humide et les formes brunes majoritaires en saison sèche.
En phase grégaire, les imagos possèdent une coloration unique jaune, avec une forte maculature noire.
Les larves grégaires sont jaunes, fortement maculées de noir.
Les larves du Criquet migrateur solitaires sont vertes ou brunes.
q Biologie

ü Le Criquet migrateur recherche la chaleur (optimum thermique autour de 20°-25°C), des milieux
moyennement humides (optimum pluviométrique de 50 à 100 mm/mois) et colonise des steppes ou des
savanes à faible couvert ligneux.
ü C'est un graminivore assez strict qui, en période d'invasion, peut occasionner des dégâts considérables
aux cultures céréalières et même aux plantations.
ü Au cours de l'année, l'acridien accomplit 3 à 5 générations dans des aires écologiques saisonnièrement
complémentaires.
ü La succession des états biologiques est alors très rapide en saison chaude et humide.
ü Il s'agit d'un locuste très sensible qui peut passer d'une forme solitaire à une forme grégaire dès que
la densité dépasse un seuil critique, seuil estimé à 2 000 ailés/hectare en zone subtropicale.
ü Le polymorphisme phasaire s'exprime par des différences morphologiques, anatomiques,
physiologiques, écologiques et comportementales.
ü Ainsi, les ailés solitaires présentent-ils un pronotum saillant et non selliforme, une taille nettement
plus grande chez les femelles que chez les mâles, un polychromisme vert/brun selon l'ambiance
hydrique saisonnière.
ü Chez les grégaires, mâles et femelles ont presque la même taille et sont très fortement mélanisés.
On compte 5 à 7 stades larvaires chez les solitaires et 5 chez les grégaires.
ü Ces derniers se développent plus lentement et accomplissent un nombre de génération inférieur à
celui des solitaires.
ü Les Criquets migrateurs sont de bons voiliers.
ü Les essaims volent de jour, plus loin et plus longtemps que les solitaires qui se déplacent en début de
nuit et suivant un système de vent diffèrent.
ü La transformation phasaire s'accomplit dans les foyers grégarigènes qui présentent plus souvent et plus
durablement qu'ailleurs des conditions favorables à la multiplication et à la densation des populations.
6. Ordre des isoptères ( termites)
Caractéristiques et biologie des termites

Les termites sont des insectes de petite à moyenne taille. Ils mesurent généralement quelques
centimètres mais peuvent atteindre une dizaine de centimètres
§ Cet ordre regroupe les divers espèces de termites appelées
vulgairement fourmis blanches.
§ Ils sont ailés ou aptères.
§ Les quatre ailes sont semblables d'où le nom de l'ordre, et ne
durent que le temps du vol nuptial.

§ Les termites sont de couleur blanche.


§ Leur corps est mou dont l'extrémité se termine par des cerques
courts.

§ La scléritinisation ne s'observe que sur la tête des soldats et


des imagos.
§ L'appareil buccal est de type broyeur formé de puissantes
mâchoires.
Les imagos de termites ont des yeux fonctionnels au début de leur vie, ils ont ou pas des ocelles.
Les termites sont originaires des régions tropicales
La reproduction des termites
• Les termites vivent en société dans laquelle on peut définir des castes.
• On distingue dans le cas le plus complexe des sexués, des sexués inutilisés, des soldats, des
ouvriers, des larves et des nymphes.
• Les Sexués vrais sont en général représentés par la reine et le roi. La reine est souvent transformée
en énorme machine à pondre, l'abdomen est distendu, le thorax et la tête ne touche pas la terre.
§ Le roi et la reine ont une longue durée de vie et peuvent vivre ensemble plusieurs années, jusqu'à
50 ans chez certaines espèces et s'accouplent fréquemment.
§ La reine peut atteindre 10 cm chez certaines espèces.
§ Les soldats sont munis des mandibules impressionnants ou des glandes à liquides toxique. Ils sont
aveugles et souvent peu nombreux.
§ Les colonies ont pour origine un couple de sexués qui va procréer dans une modeste logette.
§ Lorsque les ouvriers et les larves actives sont suffisamment nombreux, ils construisent une
termitière.
§ Une colonie peut contenir jusqu'à un million d'individus .
§ Il y a très peu de métamorphose chez les termites et la durée de développement varie selon les
castes.
§ Les soldats et les ouvriers peuvent vivre quatre ans.
Dégâts causés par les termites

§ Les termites se nourrissent principalement de la cellulose mais leur alimentation peut être variée: du
papier, toile ou du coton, corne, laine.
§ Leur régime alimentaire les range dans les insectes nuisibles ; elles causent des dégâts peu grave sur
les arbres, certains cultures comme le manioc
§ Ils s’attaquent aux tissus mais ils peuvent être graves sur les planchers et les occupants des maisons.
Rôle fonctionnel des termites

Dans les pays tropicaux, une bonne partie de la matière organique est recyclée par les
termites. Certaines espèces vivent en association avec des micro-organismes dans leurs
intestins. Ces termites mangent du bois grâce à des protozoaires symbiotiques. D'autres
termites vivent en association avec des champignons. Ils ont l'habitude de confectionner
dans leurs nids des rayons à champignons dont la taille varie de celle d'une noisette à
celle d'une tête humaine !!! Ils ont, généralement, l'aspect d'une éponge et sont composés
de boulettes de bois ou de feuilles mâchées. Les rayons constituent un milieu favorable au
développement des champignons qui sont consommés (Citation).

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