Cours
Cours
Classe de Seconde
- Deuxième trimestre –
PROGRAMME DE MATHEMATIQUES
Classe de Seconde
7. Equations et inéquations
Avec des valeurs absolues
13
Systèmes d’inéquations
Signe du produit
8. Géométrie repérée
15 Repérage dans le plan
Mileu d’un segment
9. Les valeurs
Définition ; rappels
17 Addition de vecteurs
Produit d’un vecteur par un réel
Vecteurs colinéaires
En fin de fascicule :
▪ Les corrigés des exercices non à soumettre
▪ puis les énoncés des devoirs à soumettre
CHAPITRE 6
L’ORDRE DANS R ; INTERVALLES ET VALEUR
ABSOLUE.
▪ ORDRE STRICT ET ORDRE LARGE
▪ COMPARAISON ET ENCADREMENT
▪ INTERVALLES
▪ REUNION ET INTERSECTION D’INTERVALLES
▪ VALEUR ABSOLUE ET DISTANCE
▪ VALEURS APPROCHEES
SEQUENCE 11
I) Ordre strict et ordre large
Les quatre signes usuels pour indiquer l'ordre de deux nombres sont :
< : qui se lit : "strictement inférieur à" ou "strictement plus petit que".
On utilise ce signe dans le cas de valeurs constantes clairement définies : 5 < 12
Ou pour définir les valeurs que peut prendre une variable en excluant la valeur supérieure :
x < 10 indique que x peut prendre toute valeur plus petite que 10, 10 étant exclus.
≥ : se lit : " supérieur ou égal à" ou " plus grand ou égal à ".
Il est recommandé de s'habituer à lire les inégalités dans "les deux sens".
▪ a < b ou b > a sont des écritures équivalentes.
▪ a ≤ b ou b ≥ a sont des écritures équivalentes.
II) Comparaisons
1) Comparaison à 0
Il faut s'habituer aux différentes manières équivalentes de situer une quantité par rapport à 0 :
Il est équivalent de dire (et d'écrire) :
▪ A est positif
▪ A est supérieur à 0 (A ≥ 0)
▪ Le signe de A est + d'une part, et
▪ A est négatif
▪ A est inférieur à 0 (A ≤ 0)
Comparer (au sens de l'ordre) deux nombres réels a et b, c’est déterminer quel est le plus grand
(ou s’ils sont égaux).
a < b équivaut à a – b < 0.
ou encore :
Propriété :
a < b si et seulement si a + c < b + c
(Ajouter (ou soustraire, car soustraire, c'est ajouter l'opposé) un même nombre à chaque
membre d’une inégalité ne change pas le sens de l’inégalité.)
Démonstration :
▪ Si a < b , alors (a – b) est négatif. Or (a – b) = (a + c) – (b + c).
Donc, [(a + c) – (b + c)] est négatif et ainsi a + c < b + c.
▪ Réciproquement, si a + c < b + c, alors [(a + c) – (b + c)] est négatif.
Or, [(a + c) – (b + c)] = a – b , et ainsi a – b est négatif, d'où a < b.
Exemple d'utilisation :
Si x – 7 < 11, alors x < 11 + 7
Si x + 6 > – 5, alors x > – 5 – 6
Propriété :
Si a < b et c < d, alors a + c < b + d.
Si a > b et c > d, alors a + c > b + d.
On dit que l'on peut ajouter deux inégalités "membre à membre".
Démonstration :
Si a < b, alors a + c < b + c (en application de la propriété précédente)
De plus, si c < d, alors b + c < b + d .
Les trois nombres (a + c) , (b + c) et (b + d) sont donc rangés en ordre croissant.
On en déduit que : a + c < b + c < b + d .
Exemple d'utilisation :
Si x < 15 et y < – 7, alors x + y < 15 – 7
Propriété :
a b
Si a < b et c > 0, alors ac < bc et < .
c c
a b
Si a < b et c < 0, alors ac > bc et > .
c c
Autrement dit, multiplier (ou diviser) chaque membre d’une inégalité,
▪ par un même nombre strictement positif, ne change pas le sens de l’inégalité.
▪ par un même nombre strictement négatif, change le sens de l’inégalité.
Démonstration :
Supposons a et b deux nombres tels que a < b.
Et c un troisième nombre dont nous discuterons le signe par la suite.
Il s'agit de comparer les produits de a et b par c.
C'est à dire d'étudier le signe de la différence (ac – bc).
Or ac – bc = c(a – b).
Du fait que a < b, on sait que (a – b) est négatif.
Le signe du produit dépendra donc du signe de c.
▪ Si c est négatif, c(a – b) est un produit de deux négatifs, et est donc positif. La différence
(ac – bc) étant positive, ac > bc.
▪ Si c est positif, c(a – b) est un produit de deux nombres de signes contraires, et est donc
négatif. La différence (ac – bc) étant négative, ac < bc.
Exemples d'utilisation :
x
Si < 3, alors x < 3 × 7
7
12
Si – 4 x > 12, alors x <
–4
Propriété :
Si a, b, c et d sont des réels positifs tels que a < b et c < d, alors ac < bd.
Démonstration :
Si a < b, alors ac < bc car c > 0.
De plus, si c < d, alors bc < bd car b > 0.
Il en résulte que ac < bc < bd. On en déduit : ac < bd.
Exemple d'utilisation :
Si a < 10 et b < 7, alors ab < 10 × 7
V) Encadrements
Soient a, b et x trois nombres réels. On dit que a et b encadrent x lorsque a x b.
L'écriture a x b est appelée un encadrement de x.
a b
amplitude
rayon rayon
centre
VI) Inégalités sur les carrés, les racines carrées, les inverses
Propriété :
a et b étant deux nombres positifs distincts, a < b si et seulement si a² < b².
Deux nombres positifs sont rangés dans le même ordre que leurs carrés.
Démonstration
a² – b² = (a – b)(a + b).
a et b étant positifs, (a + b) est aussi positif.
On en déduit que (a – b) et (a² – b²) sont de même signe.
D’où :
▪ si a < b, alors a – b < 0 donc a² – b² < 0 et a² < b².
▪ si a² < b², alors a² – b² < 0 donc a – b < 0 et a < b.
Conséquence :
Deux nombres positifs et leurs racines carrées sont rangés dans le même ordre :
a < b si et seulement si a < b.
b. Passage à l’inverse
Propriété :
1 1
a et b étant deux nombres strictement positifs, a < b si et seulement si > .
a b
Deux nombres strictement positifs sont rangés dans l’ordre contraire de leurs inverses.
Démonstration
1 1 1 1 1 1 b–a
> équivaut à – > 0. Or – = et ab > 0, car a > 0 et b >0.
a b a b a b ab
1 1
Donc – et (b – a) sont de même signe.
a b
1 1
Donc – > 0 équivaut à b – a > 0 , c’est à dire a < b.
a b
Propriété :
a est un réel strictement positif.
1. Si a > 1, alors a3 > a² > a ;
2. si a < 1, alors a3 < a² < a.
Démonstration
▪ Si a > 1, on déduit d’une part que a2 > a (on multiplie les deux membres par a > 0) et
d’autre part que a3 > a2 (on multiplie par a2 > 0). Donc a3 > a2 > a.
▪ Si 0 < a < 1,
a3 – a2 = a²(a – 1). a² est positif et a < 1 implique que (a – 1) est négatif. Donc le produit est
négatif et a3 < a².
a² – a = a(a – 1) a est positif et a < 1 implique que (a – 1) est négatif. Donc le produit est
négatif et a² < a.
Remarque :
a = a2 = a3 si et seulement si a = 0 ou a = 1, (quand a est positif).
VIII) Intervalles
Les intervalles sont des parties de IR.
Dans le tableau ci-dessous, a et b sont deux réels tels que a b.
a b
[a;b[ ax<b
a b
]a;b] a<xb
a b
]a;b[ a<x<b
a b
]–;b] xb
a b
]–;b[ x<b
a b
[a;+[ ax
a b
]a;+[ a<x
Remarques :
Les deux réels qui délimitent un intervalle sont appelés bornes de l'intervalle.
On utilise la notation x I pour signifier que x est un nombre contenu dans l'intervalle nommé
I.
Par exemple, si I désigne l'intervalle [– 5 ; 8[, x I signifie que x est compris entre – 5 (au sens
large) et 8 (au sens strict).
Ce qui peut se traduire par l'encadrement : – 5 ≤ x < 8
Exemple :
Si I = [4 ; 10] et J = [7 ; 15], Illustrons cette situation :
0 4 I 10
Les nombres contenus dans I sont dans la partie
hachurée \
0 7 J 15
Les nombres contenus dans J sont dans la partie
hachurée /
7 10
Les nombres contenus dans l'intersection de I et J
sont dans la partie hachurée dans les deux sens
Cas particuliers
▪ I et J peuvent n'avoir qu'un seul nombre en commun :
Par exemple : ] – ∞ ; 3] [3 ; 7] n'a qu'un élément, le nombre 3. On écrit alors :
] – ∞ ; 3] [3 ; 7] = {3}
▪ I et J peuvent n'avoir aucun nombre en commun. on dit alors qu'ils sont disjoints. On dit
aussi que leur intersection est vide. On utilise alors la notation .
Par exemple : [– 2 ; 5[ [12 ; + ∞ [ = .
EXERCICES TYPE
Exercice 1
Soient a et b deux nombres réels, comparer a² + b² et (a + b)².
Solution
Pour faire la comparaison, on étudie le signe de la différence.
D = (a + b)² – (a² + b²) = a² + 2ab + b² – a² – b² = 2ab.
Le signe de D dépend des signes de a et de b.
Si a et b sont de même signe, D est positif et donc (a + b)² > (a² + b²)
Si a et b sont de signes contraires, D est négatif et (a + b)² < (a² + b²)
Si a ou b est nul, D = 0 et (a + b)² = (a² + b²)
Vérification :
Si a = – 3 et b = 7 : a² + b² = 9 + 49 = 58 et (a + b)² = 4² = 16.
Si a = – 5 et b = – 3 : a² + b² = 25 + 9 = 36 et (a + b)² = (– 8)² = 64
Exercice 2
Soit x un réel vérifiant x > 2.
1 1 1
Préciser dans quels intervalles se trouvent : ; x² ; ; .
x x+1 x–2
Solution
1 1 1 1 1
Pour : x étant positif, > 0 et x > 2 est équivalent à < . Donc x ]0 ; [
x x x 2 2
Pour x² : Les carrés étant rangés dans le même ordre, x² > 4. Donc x ]4 ; + ∞[
1 1 1
Pour : x > 2 donc x + 1 > 3 puis x + 1 > 3 et enfin < .
x+1 x+1 3
1
d'autre part, x + 1 est strictement positif, donc aussi.
x+1
1 1
Donc ]0 ; [
x+1 3
1 1 1
Pour : x > 2 donc x – 2 > 0 et > 0 donc ]0 ; + ∞[.
x–2 x–2 x–2
Exercice 1
Comparer les nombres deux à deux :
1 2 8 96
a) et b) et c) 5 7 et 6 d) 8 et 3 7
4 5 3 36
Exercice 2
a) Comparer 5 – 1 et 6–2 5
1
b) Comparer 2 – 1 et
2+1
c) Comparer 1 + 7 et 2 7 + 8.
Exercice 3
Soient x et y deux nombres réels.
Comparer (x + y)² et 2xy en étudiant le signe de la différence.
Exercice 4
a+b 2ab
Soient a et b deux réels strictement positifs. Comparer les nombres A = et B =
2 a+b
Exercice 5
Soient a et b deux réels positifs. Comparer les nombres A = a + b et B = 2 ab
Exercice 6
A est un nombre strictement négatif. Comparer dans chaque cas a et b.
5A 3A 5 3 2 5
1. a = et b = 2. a = – A et b = – A 3. a = et b =
12 8 12 8 3A 6A
Exercice 7
Dans chaque cas, a et b sont deux réels strictement positifs. Comparer A et B en étudiant le
signe de A – B.
1. A = ab + 1 et B = (a + 1)(b + 1)
a b
2. A = + et B = 2.
b a
Exercice 8
x désigne un nombre réel tel que x 2.
A = (x – 1)² et B = (x – 2)².
a) Factoriser la différence A – B.
b) En déduire le signe de A – B et comparer alors A et B.
Exercice 9 x
40
Encadrement dans un problème de géométrie :
La figure représente une pièce métallique percée. (On a enlevé les
deux disques de diamètre x et 5x). La somme des périmètres des 5x
deux cercles intérieurs est entre 187 mm et 190 mm.
1. a) Exprimer la somme des périmètres P(x) des deux cercles en fonction de x.
b) Exprimer l’aire A(x) de la pièce métallique en fonction de x.
2. a) Déterminer un encadrement de x par deux décimaux d’ordre 1 (c’est à dire avec
un chiffre après la virgule).
b) Encadrer l’aire par deux entiers.
Exercice 10
Soient a et b deux réels strictement positifs. Démontrer que a + b < a + b.
Exercice 11
On donne 1,414 < 2 < 1,415 et 1,732 < 3 < 1,733
Donner un encadrement des nombres :
3 +2 3– 2 6 2–4 3
Exercice 12
Soit x un nombre réel strictement positif.
1
On note A = x + et B = 2. Comparer A et B.
x
Exercice 13
Soient m et p deux nombres réels strictement positifs tels que : m < p.
1 1
1. Comparer et .
m+3 p+3
m+1 p+1
2. Comparer et .
5 5
Exercice 14
b est un réel tel que : 2 < b < 3
2 – b²
1. Donner un encadrement de .
5
2. On se donne de plus le réel a tel que : 1 < a < 2.
Donner un encadrement de b – 2a.
Exercice 15
Ranger les nombres a, a2, a3 dans l’ordre croissant dans les deux cas suivants :
1. a = 2 – 1
3+ 3
2. a =
3
Exercice 16
Représenter sur un axe puis écrire à l'aide de la notation des intervalles l'ensemble des
réels x vérifiant la ou les inégalités données
2≤x≤5
–2<x≤1
7≤x
–3<x<1
2≤x<4
x<–3
–1≤x<3
x>5
–2≥x
Exercice 17
Dans chacun des cas suivants, I est un intervalle, a est son centre, r son rayon.
Compléter les éléments manquants.
I = [ – 1 ; 2] ; a = ………. ; r = ……….
I = [….. ; ……] ; a = 2 ; r = 1
I = ] 5 ; ….[ ; a = ……. ; r = 2
I = ] …… ; – 4 [ ; a = – 6 ; r = …….
Exercice 18
Déterminer les ensembles suivants en utilisant la notation des intervalles.
[–1;5[]2;+[
[ – 3 ; 0 ] [ 0,5 ; 4 [
[–1;5[]2;+[
] – ; 7 [ ] 5 ; 15 [
[ – 3 ; 0 ] [ 0,5 ; 4 [
] – ; 7 [ ] 5 ; 15 [
Exercice 19
Représenter les intervalles I et J sur un axe puis déterminer les ensembles I J et I
J en utilisant la notation des intervalles.
I = [–2 ; 4], J = [–3 ; 2[
I = [–2 ; +[, J = ]1 ; +[
I = [–3 ; 2], J = [–1,4 ; +[
I = ]– ; 2], J = ]3 ; +[
I = ]–4 ; –1], J = [1 ; 3[
3
I = ]– ; –4], J = ]– ; 6[
2
I = [1 ; 7[, J = ] 2 ; 5]
Exercice 20
Ranger dans l’ordre croissant a, a² et a3
2– 2
pour a =
2
1
pour a = 1 + .
1
1+
1+1
Exercice 21
x désigne un nombre réel tel que 0 < x < 1.
Comparer les nombres (1 – x) et (1 – x)3.
Exercice 22
x est un réel tel que – 1 < x < 2. On pose B = – 2x – 3. Donner un encadrement de B.
Exercice 23
1
x est un réel tel que 2 < x < 5. Donner un encadrement de A = x + .
x
Exercice 24
x est un réel tel que 3 < x < 4. On pose A = 4 – x. Comparer les nombres A, A2 et A3.
Exercice 25
Comparer les nombres suivants :
a) 5 – 2 et 9–4 5
b) 5 – 3 et 14 – 6 5
c) 2 5 – 5 et 45 – 20 5
En déduire une écriture simple de 45 – 20 5.
Exercice 26
Soit x un nombre réel. Donner le meilleur encadrement des expressions proposées :
x
Si 2 x 8 , encadrer –
2
Si – 3 x 2 , encadrer 3x
Si –1 x 1, encadrer – 3x + 2
Si 5 2x + 3 8 , encadrer x
•••••
SEQUENCE 12
X) Valeur absolue et distance
a. Distance à 0
Définition :
La distance à 0 d'un réel a est un nombre positif. C'est le nombre a lui-même si a est positif.
C'est l'opposé de a si a est négatif.
On appelle valeur absolue de a cette distance à 0 et la note |a|.
Exemple :
– 5 et 5 sont deux nombres situés à 5 unités de 0.
On dit que 5 est la distance à 0 de – 5 et de 5.
On dit que 5 est la valeur absolue de – 5 et de 5.
On écrit : |– 5| = |5| = 5
C'est à dire que deux nombres opposés ont la même valeur absolue.
Pour des nombres écrits avec des chiffres, la valeur absolue peut être comprise comme le
nombre privé de son signe.
Définition :
Dans les écritures littérales, le signe est "caché" dans l'écriture, c'est pourquoi il faut retenir :
x lorsque x 0
|x| =
– x lorsque x 0
Exemples :
|5| = 5 car 5 est un nombre positif.
|– 3|= 3 car – 3 est un nombre négatif.
Si x est un nombre réel, x²= x² car x² 0.
Propriétés :
1. |x|= 0 équivaut à dire que x = 0.
2. |– x|= |x|.(deux nombres opposés ont la même valeur absolue)
3. |x|= |y| équivaut à dire que x = y ou x = – y. (Deux nombres qui ont la même valeur absolue
sont égaux ou opposés).
Définition :
La distance entre deux réels x et y est la différence entre le plus grand et le plus petit.
Si x < y , cette distance est y – x.
Si y < x cette distance est x – y.
Il est donc cohérent avec la définition précédente de la valeur absolue que cette distance soit
notée |x – y| ou encore |y – x|. En effet la distance entre x et y est bien sûr la même que la
distance entre y et x.
|x – y| se lit « valeur absolue de x moins y ».
On désignera par d(x ; y) la distance entre x et y.
Exemples :
d(3 ; 5) = |3 – 5 = 5 – 3 = 2. C'est la distance entre les réels 3 et 5.
d(– 2 ; – 3) = |– 2 – (– 3) = – 2 – (– 3) = 1. C'st la distance entre les réels – 2 et – 3.
Interprétation graphique de |x – y|
Sur une droite graduée d’origine O, M est le point d’abscisse x et N le point d’abscisse y.
|x – y| est la distance entre les points M et N, c’est à dire MN.
i. La troncature :
Elle consiste à couper le nombre à un certain rang sans se soucier des chiffres qui suivent.
Si par exemple l'écriture du nombre a commence par 4,768076…, la troncature de a au centième
est 4,76.
Donner la troncature d'un nombre au centième entraîne une incertitude de l'ordre de un
centième (0,01). En effet tous les nombres compris entre 4,76 et 4,77 (au sens strict) ont la
même troncature égale à 4,76.
ii. L'encadrement
L’encadrement permet d'indiquer dans quel intervalle se situe le nombre.
Par exemple, on peut donner du nombre 5 des encadrements.
Un encadrement à l'unité : 2 < 5 < 3
Un encadrement au dixième (ou à 0,1 ou à 10– 1 ) : 2,2 < 5 < 2,3
Un encadrement au centième (ou à 0,01 ou à 10– 2 ): 2,23 < 5 < 2,24
Mais, attention, pour une précision donnée, il existe une infinité d'encadrements :
Au dixième, par exemple, on peut avoir :
L'écart entre les deux valeurs qui encadrent 5 est de 0,1 dans chaque cas.
Bien sûr, on utilise plus souvent l'encadrement 2,2 < 5 < 2,3
S'il s'agit d'une situation où un nombre est une donnée pour laquelle on ne connaît qu'un
encadrement, comme une mesure de longueur donnée avec une incertitude due à la mesure,
donner une valeur approchée à la précision 10–2 ou approximation au centième près signifie
que la mesure peut prendre toute valeur dans un intervalle d'amplitude deux centièmes.
On dit que a vaut 3,46 à la précision 10– 2 ou à 10– 2 près, ou avec une incertitude d’un centième,
et l’on note : a 3,46 à 10– 2 près, lorsque 3,46 – 10– 2 < a < 3,46 + 10– 2
C’est-à-dire que l’écart entre a et 3,46 est au plus de 10– 2. soit : 3,45 < a < 3,47.
L’amplitude est donc de : 0,02 = 2 × 10– 2.
3,45 3,47
2 × 10 – 2
10 – 2 10 – 2
iii. L'arrondi 3,46
Pour une précision donnée (on nomme p cette précision), il existe un encadrement particulier
(voir ci-dessus) plus "simple" que les autres.
Si on appelle t la troncature de a à la précision p, a est encadré par t et t + p.
L'arrondi de a à la précision p est des deux nombres t et t + p celui qui est le plus proche de a.
Exemples :
Si a = 29 (dont l'écriture décimale commence par 5,38516)
précision p troncature t t+p encadrement l'arrondi
Unité p = 1 5 6 5 < 29 < 6 5
dixième p = 0,1 5,3 5,4 5,3 < 29 < 5,4 5,4
centième p = 0,01 5,38 5,39 5,38 < 29 < 5,39 5,39
millième p = 0,001 5,385 5,386 5,385 < 29 < 5,386 5,385
EXERCICES TYPES
Exercice 1
Trouver tous les nombres x tels que |x + 1|= 3.
Solution
A et M sont les points d’abscisses respectives – 1 et x sur une droite graduée :
AM = |x – (–1)| = |x + 1|
Trouver tous les nombres x tels que |x + 1|= 3 revient donc à trouver les abscisses des points
M de la droite graduée tels que AM = 3. C'est à dire les nombres situés à 3 de – 1.
−4 −3 −1 +3 2
M2 A M1
Exercice 2
Donner une écriture de ces expressions sans les notations en valeur absolue :
1
A = |2x – | et B = |3x – 5| – |x + 4|
3
Solution
Exercice 1
Traduire à l'aide de la valeur absolue.
x est l'abscisse d'un point M d'une droite graduée.
Les points A, B, C de cette droite graduée ont pour abscisses respectives 3, – 3 et 5.
Traduire chacune des phrases suivantes à l'aide d'une valeur absolue et placer sur la
droite les points M correspondants. (Faire une figure par question).
a) La distance OM vaut 5.
b) La distance OM est inférieure ou égale à 1.
c) La distance AM vaut 7.
d) La distance CM vaut 3 et AM est inférieur (strictement) à 2.
e) BM est strictement inférieure à 8 et AM est supérieure ou égale à 2.
Exercice 2
Compléter ce tableau. (Sur une ligne les écritures ont la même signification)
intervalle(s) inégalité(s) représentation valeur absolue
]– ; 3[]5 ; +[ x < 3 ou x > 5 AM > ….. x – 4 …..1
–2x2
x + 3 < 0,01
1 4
x– ou x
3 7
Exercice 3
Autres propriétés des valeurs absolues :
Soient x et y deux nombres réels.
x x
Justifier les égalités |xy| = |x| × |y| et y = .
y
On pourra pour cela discuter en fonction des signes de x et y.
Exercice 4
Justifier les égalités suivantes :
a) (2 – 5)² = 2 – 5= 5 – 2
b) 4 – 2 3 = 1 – 3 = 3 – 1
Exercice 5
Donner une écriture de ces expressions sans les notations en valeur absolue :
A = |x – 3|
B = |x + 5|
C = |2x – 7|
D = |x + 3| + |2x – 1|
E = 3|x + 4| – |x – 1|
Exercice 6
Inégalité triangulaire :
Soient x et y deux réels, M et N les points d’abscisses x et – y sur la droite numérique (O étant
l’origine).
1. Montrer que |x + y| |x| + |y|.
2. Que signifie géométriquement l’égalité : MN = MO + ON ?
En déduire que l’égalité |x + y| = |x| + |y| n’a lieu que lorsque x et y sont de même signe.
Exercice 7
Calculer la valeur absolue des nombres suivants :
A = 10–4 – 10–3 B = 9 10–3 – 10–2 C=–4 D = 13 – 4
E=–2– 2 F=– 2– 3
Exercice 8
Donner une valeur approchée par excès à 10 – 3 près de .
22
Donner la valeur de n pour laquelle ( – ) < 10 – n
7
20 203
Est ce que est une valeur approchée de 2 à 710 – 5 ?
14 285
Exercice 9
Trouver les réels x satisfaisant à la condition indiquée.
a) x – 3= 2
b) 3 – x= 3
Exercice 10
Caractériser à l’aide de la notation valeur absolue l’ensemble des réels x satisfaisant à
la condition indiqué :
a) x [2 ; 12]
b) x ]–2 ; 9[
•••••
CHAPITRE 7
EQUATIONS ET INEQUATIONS
SEQUENCE 13
I) Avec des valeurs absolues
a. L'équation |x – a |= r
Les nombres x solutions de cette équation sont les nombres situés à la distance r de a.
Si r < 0 , il n'y a pas de solution. Une distance ne peut pas être négative.
Si r = 0, il y a une seule solution x = a
Si r > 0, il y a deux solutions a – r et a + r
Remarque :
Une équation du type |x + a| = r est bien sûr du même type.
b. L'équation |x – a|= |x – b|
Soient A, B et M trois points distincts d’une droite graduée. On note a, b et x les abscisses
respectives des points A, B et M.
L’égalité |x – a| = |x – b| se traduit par MA = MB, avec A, B et M alignés :
cela signifie que M est le milieu du segment [AB].
a+b
La seule solution est donc le centre de l'intervalle [a ; b] (si a < b) ; c'est à dire
2
c. L’inéquation |x – a | r
Les nombres x solutions de cette inéquation sont les nombres situés à une distance inférieure
ou égale à r de a.
Propriété
a est un réel, r est un réel strictement positif.
|x – a | r équivaut à x est un nombre de l’intervalle [a – r ; a + r]. [ | x
] a—r a a+r
Démonstration
|x – a | r signifie que la distance de x à a est inférieure ou égale à r, c’est à dire que x appartient
à l’ensemble représenté en rouge sur la figure ci-contre.
Donc |x – a | r équivaut à dire que x appartient à [a – r ; a + r] donc équivaut à dire que a – r
x a + r.
Si r < 0 , il n'y a pas de solution. Une distance ne peut pas être négative.
Si r = 0, il y a une seule solution x = a
Si r > 0, les solutions sont les nombres de l'intervalle [a – r ; a + r]
Conclusion
Si r < 0 , il n'y a pas de solution. Une distance ne peut pas être négative.
Si r = 0, il y a une seule solution x = a
Si r > 0, les solutions sont les nombres de l'intervalle [a – r ; a + r]
d. L’inéquation |x – a |≥ r
Les nombres x solutions de cette inéquation sont les nombres situés à une distance supérieure
ou égale à r de a.
Si r < 0 , Tout nombre est solution. Une valeur absolue est toujours plus grande ou égale à
n'importe quel nombre négatif.
Si r = 0, Tout nombre est solution. Une valeur absolue est toujours plus grande ou égale à 0.
Si r > 0, les solutions sont dans la réunion d'intervalles ]– ∞ ; a – r[ ]a + r ; + ∞[.
e. L’inéquation |x – a | |x – b|
Si a, b et x les abscisses respectives des points A, B et M.
L’inégalité |x – a| ≤ |x – b| se traduit par MA ≤ MB ; cela signifie que M est plus proche de A que
de B.
Le nombre situé à égale distance de a et de b est le centre de l'intervalle [a ; b] (si a < b) ; c’est-
a+b
à-dire . a+b
2 2
M est plus près de A que de B si x est un nombre de a b
a+b
l'intervalle ] – ∞ ; ]
2
f. Cas général
On peut traiter tout type d'équation ou d'inéquation en commençant par exprimer les écritures
sans les barres de valeur absolue.
On est alors amené à résoudre des équations ou des inéquations qui ne sont à envisager que
pour certaines valeurs de x.
Il faudra donc comparer les solutions obtenues aux conditions initiales et ne conserver que les
solutions qui respectent ces conditions. (Voir exercice type)
EXERCICES TYPE
Exercice 1
Résoudre |x + 3| + |2x – 1| ≥ 5
Solution
Soit D = |x + 3| + |2x – 1|. On donne une écriture de D sans barres de valeur absolue.
Si x ≥ – 3 , x + 3 ≥ 0 et |x + 3| = x + 3
Si x ≤ – 3 , x + 3 ≤ 0 et |x + 3| = – x – 3
1
Si x ≥ , 2x – 1 ≥ 0 et |2x – 1| = 2x – 1
2
1
Si x ≤ , 2x – 1 ≤ 0 et |2x – 1| = 1 – 2x
2
Il y a donc trois écritures différentes de D selon les valeurs de x.
Si x ≤ – 3, D = – x – 3 + 1 – 2x = – 3x – 2
1
Si – 3 ≤ x ≤ , D = x + 3 + 1 – 2x = – x + 4
2
1
Si x ≥ , D = x + 3 + 2x – 1 = 3x + 2
2
Il faut donc résoudre trois inéquations différentes ; chacune ne pouvant être envisagée que
dans des conditions particulières pour x.
1er cas : Pour x ≤ – 3
|x + 3| + |2x – 1| ≥ 5 est équivalente à – 3x – 2 ≥ 5
7
Cette inéquation a pour solutions x ≤ – . Mais les seules solutions à conserver sont celles qui
3
respectent la condition initiale, c'est à dire x ≤ – 3.
7
Tous les nombres inférieurs à – 3 sont inférieurs à – .
3
Donc tous les nombres inférieurs à – 3 sont solutions de cette première inéquation.
Exercice 2
Résoudre le système suivant, composé de deux inéquations simultanées d'inconnue x.
3x – 4 < 5x + 2
4x + 5 ≤ 7x – 1
Solution
L'inéquation a pour solution x > – 3, c'est à dire l'intervalle I = ] – 3 ; + ∞[
L'inéquation a pour solution x ≥ 2, c'est à dire l'intervalle J = [2 ; + ∞[
Les solutions du système sont les nombres qui sont à la fois dans ces deux ensembles de
solutions ; c'est à dire I J = [2 ; + ∞[
Exercice 3
(x – 1)(3 + x)
Dresser le tableau des signes de l'expression E(x) =
2x – 3
Le signe de E(x) dépend des signes de chacune des trois expressions
A(x) = x – 1; B(x) = 3 + x et C(x) = 2x – 3
Dans un premier temps, il faut déterminer les valeurs de x autour desquelles chacune
de ces expressions change de signe, que l'on appellera les valeurs "pivot".
Pour A(x) la valeur pivot est 1.
Si x < 1 A(x) < 0 ; Si x = 1 A(x) = 0 et si x > 1 A(x) > 0
Pour B(x) la valeur pivot est – 3.
Si x < – 3 B(x) < 0 ; Si x = – 3 B(x) = 0 et si x > – 3 B(x) > 0
Pour C(x) la valeur pivot est 3.
2
3 3 3
Si x < C(x) < 0 ; Si x = C(x) = 0 et si x > C(x) > 0
2 2 2
3
Les trois valeurs "pivot" sont dans l'ordre : – 3 ; 1 et . Il y aura donc 4 intervalles différents qui
2
vont apparaître dans le tableau :
x –∞ –3 1 3 +∞
2
A(x) – | – 0| + | +
B(x) – 0| + | + | +
C(x) – | – | – 0| +
E(x) – 0| + 0| – +
0| indique que l'expression est nulle.
indique que l'expression n'est pas définie (division par 0).
A partir de ce tableau, on peut conclure que :
3
E(x) > 0 pour x ]– 3 ; 1[ ] ; + ∞[
2
E(x) = 0 pour x = – 3 et pour x = 1
3
E(x) < 0 pour x ]– ∞ ; – 3[ ]1 ; [
2
Exercice 1
Résoudre les équations et inéquations suivantes :
a) x – 2 1
b) x + 3 2,5
c) x – 3 = 2
d) x + 2 – 1
e) x + 5 > 0
f) 2x + 1 = 5
Exercice 2
Résoudre les équations et inéquations suivantes :
1) x – 3 = x + 1
2) x – 3 = |x|
3) x – 2 < 5 – x
4) x + 4 ≥ – x – 3
Exercice 3
Résoudre les équations et inéquations suivantes :
1) x – 3 + 2x + 1 = 11
2) x – 3 – 4 × |x| = – 2
3) x – 2 + 5 – x ≤ 4
4) x + 4 – – x – 3 < – 3
Exercice 4
Résoudre dans IR les systèmes d'inéquations suivants :
x + 5 ≤ 5x – 7
1) 4x + 1 ≤ 2x + 6
5x + 2 ≤ 3x – 4
2) 7x – 1< 4x + 2
9x – 2 < 6x + 1
3) 8x + 1 ≤ 3x + 5
2x – 3 < 1 + 5x
4) x – 4 ≤ 5x – 13
5x – 2 > 3x – 1
Exercice 5
Résoudre les inéquations suivantes. On donnera l'ensemble des solutions en utilisant
la notation des intervalles.
1) 2(x – 5) – 3(2x – 1) ≤ x + 3
2) 3(8x – 9) – 2(3x – 5) – 6(1 + 2x) < 1
3) 7(4x – 2) – 4(6x – 1) > x – 1
4) 2(9 + 7x) ≤ 3(6x +2) – 4(x – 5)
5) 2(3x – 1) – 5(x + 3) ≥ x + 7
6) 9(5 – 4x) – 5(6x – 2) ≥ 8(2 – 7x) – 1
4x – 1 5x – 1
7) – ≥2
2 3
6x – 1 4x – 7
8) –x<1+
2 3
x–2 x–1 x–3
9) > –
4 2 5
4x + 9 x + 5 5x + 4
10) – ≤
3 2 6
Exercice 6
En utilisant le tableau de signes ci-dessous :
x – –3 1 +
signe de f(x) – 0 + 0 –
11
1) Déterminer le signe de f(3) ; f(– 2) ; f – et f(1).
3
2) Résoudre les inéquations : f(x) > 0 et f(x) ≤ 0.
Exercice 7
x – 1 3 +
signe de f(x) + ║ – 0 +
On considère le tableau ci-dessus.
a) Déterminer le signe de f(2) ; f(–4) ; f(3,2) ; f(0).
b) Résoudre l’inéquation f(x) ≥ 0.
Exercice 8
Étudier le signe de chacune des expressions suivantes :
a(x) = 3x – 6
b(x) = – 2x – 1
c(x) = – 5x + 7
d(x) = 2x
Dresser les tableaux de signes de chacune des expressions suivantes :
E1(x) = (3x – 6)(– 5x + 7)
(3x – 6)(– 5x + 7)
E2(x) =
2x
(3x – 6)(– 2x – 1)
E3(x) =
– 5x + 7
2x(3x – 6)(– 5x + 7)
E4(x) =
– 2x – 1
(3x – 6)(– 5x + 7)
E5(x) =
2x(– 2x – 1)
Exercice 9
1) a) Dans un tableau, faire apparaître le signe des expressions :
E(x) = – 4x + 7, F(x) = 3x + 5 et P(x) = (– 4x + 7)(3x + 5).
b) Résoudre l’inéquation (– 4x + 7)(3x + 5) ≥ 0.
2) a) Dans un tableau, faire apparaître le signe des expressions :
3x + 2
A(x) = 3x + 2, B(x) = 7x – 3 et Q(x) = .
7x – 3
3x + 2
b) Résoudre l’inéquation < 0.
7x – 3
•••••
SEQUENCE 14
IV) Problèmes du second degré
a) L'équation x² = a
Trois cas :
▪ Si a est négatif, l'équation x² = a n'a pas de solution, car un carré est toujours positif. Il est
équivalent de dire que l'équation x² + b = 0, où b est positif n'a pas de solution.
▪ L'équation x² = 0 admet la seule solution x = 0.
▪ Si a est positif, l'équation x² = a admet deux solutions, car un positif est le carré de deux
nombres opposés, qui sont a et – a
b) L'équation x² = b²
Si on sait que x = b, alors il est certain que x² = b².
Mais si on sait que x² = b², b² étant un nombre positif, il y aura toujours deux solutions, sauf si
a est nul.
Deux nombres opposés ayant le même carré, x et a peuvent être égaux ou opposés.
(C'est à dire x = b ou x = – b)
4) Produit nul
Principe de base : Si on sait que A = 0 ou si B = 0, alors le produit A B = 0
Réciproquement : Si on sait que A × B = 0, alors A = 0, ou bien B = 0.
On traduit cela par la phrase suivante :
Un produit est nul si et seulement si l'un des facteurs au moins est nul.
▪ Lorsque E(x) est factorisable mais n'est pas un carré, il y a deux solutions.
Exemple :
x² – 4x – 21 = 0 (exemple traité plus haut)
(x – 7)(x + 3) = 0
Un produit est nul si et seulement si l'un des facteurs au moins est nul.
Il y a donc deux possibilités :
x–7=0
et donc deux solutions : x = 7 ou x = – 3.
ou x + 3 = 0
EXERCICES TYPE
Exercice 1
1 4 2x
Résoudre l'équation : – =
x + 2 x – 2 x² – 4
Solution
Remarquons tout d'abord que cette équation n'a de sens que si les dénominateurs ne sont pas
nuls. C'est à dire si x – 2 et si x 2
On peut, dans un premier temps regrouper tout dans le premier membre :
1 4 2x
– – =0
x + 2 x – 2 x² – 4
Puis réduire au même dénominateur :
x–2 4(x + 2) 2x
– – =0
(x + 2)(x – 2) (x – 2)(x + 2) x² – 4
Puis simplifier :
x – 2 – 4(x + 2) – 2x
=0
x² – 4
– 5x – 10
=0
x² – 4
Ce quotient est nul si son numérateur est nul, c'est à dire si (– 5x – 10) = 0
La seule solution possible serait donc x = – 2.
Mais cette valeur annulerait le dénominateur ; elle est donc à écarter.
Il n'y a donc pas de solution pour cette équation.
Exercice 2
Résoudre l'équation : 5x² – 7x + 2 = 0
Solution
7 2 7 7 49
5x² – 7x + 2 = 5[x² – x + ] et x² – x = x – ² –
5 5 5 10 100
7 49 2
L'équation : 5x² – 7x + 2 = 0 devient donc : 5x – ² – + =0
10 100 5
7 9
5x – ² – =0
10 100
7 3
5 x – ² – ² = 0
10 10
7 3 7 3
5[x – + ][x – – ]=0
10 10 10 10
2 2
5x – (x – 1) = 0 qui a deux solutions : x = ou x = 1
5 5
Exercice 1
Les expressions suivantes contiennent le signe « = ». Dans quels cas s’agit-il d’une
équation ?
a) « Résoudre t² + 1 = 2t. »
b) « Démontrer que (a – 2)(a + 1) = a² – a – 2. »
c) « Soit f la fonction définie par f(x) = 2x + 1. »
d) « Déterminer les valeurs de x pour lesquelles f(x) = 5. »
e) « f est la fonction qui vérifie : pour tout x, f(x) = 5. »
f) « 1 + 3 – 5 = – 1. »
g) « Pour b = 1, b + 3 – 5 = – b. »
h) « L’égalité (y – 5)² = y² – 25 est-elle vraie ? »
i) « Par quoi faut-il remplacer y pour que l’égalité (y – 5)² = y² – 25 soit vraie ? »
j) « g(x) = x² + 2 »
Exercice 2
Déterminer le degré des expressions suivantes :
a) A(x) = 3(x – 1) + 7(2x – 5)
b) B(x) = (x – 2)(x – 3) + 5(x – 1)
c) C(x) = (x – 2)(x – 3) – x(x – 1)
d) D(x) = x(2x + 1) – (x + 1)²
e) E(x) = (x² + 1)(x – 2) + x²(x + 2)
f) F(x) = (x² + 1)(x – 2) – x²(x – 2) + 2x
Exercice 3
Pour chacune des équations suivantes, déterminer s’il s’agit d’une équation de degré
1 ou s’il s’agit d’une équation de degré supérieur ou égal à 2.
(E1) : 2(x – 2)² = x(x – 2) (E2) : 5(x – 4) – 3(2 + x) = 6
(E3) : x² – 2 = 0 (E4) : x² – 3x – (x – 2)(x – 3) = 1
(E5) : (x – 4)² = x²(x – 3) (E6) : (x + 1)(2x – 3)(x – 7) = 0
Exercice 4
Donner sans calcul les solutions.
(E1) : x + 2 = 2 + x
(E2) : 0x = 5
(E3) : 3x = 0
(E4) : x² = – 3
(E5) : x = 7
(E6) : 0x = 0
Exercice 5
Résoudre, en choisissant la méthode appropriée, les équations suivantes :
(E1) : 4(x – 5)(2x + 3) = 0
(E2) : (x – 5)(2x + 3) + 4(x – 5) = 0
(E3) : (x – 5)(2x + 3) – 2x(x + 1) = 0
(E4) : x² + 3x = 5x – 4
(E5) : x² + 3x = 3x + 9
(E6) : x² + 3x = – 3x – 9
(E7) : x² + 3x = x² + 6
(E8) : (4x + 1)(x + 2) – 2x(2x + 3) = 0
(E9) : 3(2 – x) + 7(x – 4) + 5x = 0
(E10) : x²(2x + 1) = 4(2x + 1)
(E11) : (x + 1)(6x – 1) + (1 + 2x)(–3x – 1) = 0
(E12) : (x² – 9)(x + 1) + (x + 3)(x² – 1) = 0
x+1 x–4 x
(E13) : + =
3 5 15
x – 3 2x + 6 11x – 9
(E14) : + =
2 7 14
(E15) : x² + 4x + 4 = (x + 2)(x – 1)
Exercice 6
Résoudre les équations suivantes :
4x – 1
(E1) : =0
5x
x² – 5
(E2) : =0
x+5
1 1
(E3) : + =0
x x+1
1 1 2
(E4) : + =
x x + 1 x(x + 1)
Exercice 7
(E1) : x² + 6x – 7 = 0
(E2) : x² + 4x + 10 = 0
(E3) : 2x² + 4x – 5 = 0
(E4) : – 3x² – 12x + 1 = 0
(E5) : x² – x + 3 = 0
(E6) : – x² + 4x – 7 = 0
(E7) : x² – 8x + 15 = 0
(E8) : x² + 4x + 4 = 5x – 11
(E9) : 4x² + 9x + 2 = 0
(E10) : 9x² – 5x + 8 = – 1
•••••
CHAPITRE 8
GEOMETRIE REPEREE
SEQUENCE 15
I) Repérage dans le plan
a. Repère du plan
Dans tout le travail proposé ici, on considère que le plan est muni d'un repère orthonormé (O,
I, J). C'est à dire que (OI) et (OJ) sont deux droites perpendiculaires et on décide que les
longueurs OI et OJ sont choisies égales à l'unité.
Par convention, (OI) désigne l'axe horizontal (axe des abscisses) et (OJ) l'axe vertical (axe des
ordonnées).
M yM
My
Mx
xM O I x
a. Expression du milieu
Si A a pour coordonnées (xA ; yA) et B a pour coordonnées (xB ; yB), le milieu M de [AB] a pour
coordonnées les moyennes des coordonnées de A et de B.
x + xB y + yB
C'est à dire : xM = A et yM = A .
2 2
b. Symétrie centrale
Si le point A (, ) est le centre de la symétrie et si M a pour coordonnées (xM ; yM), alors son
symétrique M' par rapport à A est tel que A soit le milieu de [MM'].
Pour exprimer les coordonnées de M' (x'M ; y'M) par rapport à celles de M, il suffit d'utiliser les
relations ci-dessus :
x + xM'
= M d'où : 2 = xM + xM' et puis xM' = 2 – xM.
2
De même pour les ordonnées yM' = 2 – yM
c. Parallélogramme
Étant données trois points A, B et C, rechercher le quatrième sommet D du parallélogramme
ABCD, c'est déterminer le symétrique de B par rapport au milieu de [AC]. On utilise en effet la
propriété des diagonales qui ont le même milieu.
x + xC yA + yC
Avec les notations habituelles, on aura : milieu de [AC] : A ,
2 2
Puis le symétrique de B par rapport à ce milieu :
x + xC
xD = 2 × A – xB = x A + x C – xB
2
y + yC
yD = 2 × A – yB = yA + yC – yB
2
SEQUENCE 16
III) Distance ; longueur d'un segment
a. Expression de la distance
Les parallèles à (Ox) passant par B et à (Oy) y
passant par A se coupent en M.
Le triangle AMB est rectangle en M.
Les coordonnées de M sont (xA ; yB) A
Sur les axes : les longueurs AM et BM yA
peuvent s'écrire :
AM = (yA – yB) et BM = (xA – xB)
En application du théorème de Pythagore :
AB² = AM² + BM².
On a donc: xB xA
AB = (yA – yB)² + (xA – xB)²
O x
B M
Remarque: yB
La distance est la racine carrée de la somme
des carrés des différences des coordonnées
de A et de B.
Il n'y a pas lieu de s'inquiéter de l'ordre dans
lequel sont faits ces calculs.
En effet, (yA – yB)² = (yB – yA)²
b. Cercle C, (A, r)
Le cercle de centre A ( ; ) et de rayon r est l'ensemble des points situés à la distance r de A.
C'est à dire que pour que M (x ; y) soit un point de ce cercle, ses coordonnées doivent vérifier
la relation : (y – )² + (x – )² = r
ou, en élevant tout au carré :
(y – )² + (x – )² = r²
d. Triangle rectangle
Les trois points A, B et C forment un triangle ABC rectangle en B si les longueurs des côtés
vérifient la relation de Pythagore.
Il suffit donc de calculer les carrés des longueurs des côtés, puis de comparer AC² et la somme
de AB² et BC².
e. Parallélogrammes particuliers
i. Le rectangle
Il suffit de vérifier que les diagonales ont la même longueur et le même milieu.
Pour montrer que ABCD est un rectangle :
Calculer AC et BD et les comparer.
Calculer les coordonnées des milieux de [AC] et [BD] et les comparer.
ii. Le losange
Il suffit de calculer les longueurs des quatre côtés et de les comparer.
Exercice 1
Déterminer les coordonnées du milieu I de [AB] dans les cas suivants :
a) A(1 ; 4) et B(3 ; 2)
b) A(– 1 ; 3) et B(5 ; 2)
c) A(– 2 ; – 3) et B(– 3 ; 3).
Exercice 2
Le quadrilatère ABCD est-il un parallélogramme ?
a) A(– 1 ; 3) ; B(– 3 ; –2) ; C(1 ; – 1) ; D(3 ; 4)
b) A(– 3 ; 2) ; B(3 ; 0) ; C(2 ; – 4) ; D(– 5 ; – 2)
Exercice 3
On considère les points A (– 3 ; 4) et I (2 ; – 4)
Déterminer les coordonnées de :
B tel que I soit le milieu de [AB].
C tel que A soit le milieu de [IC]
Exercice 4
Dans chacun des cas suivants étudier si le quadrilatère EFGH est un parallélogramme.
E F G H
Cas n° 1 (2 ; 3) (5 ; – 1) (1 ; – 2) (– 2; 2)
Cas n° 2 (– 2 ; 1) (3 ; 3) (2 ; – 1) (– 3 ; – 3)
Cas n° 3 1 1 9 7 13 (3 ; – 1)
( ; – 2) ( ; ) ( ; )
4 2 4 4 4
Cas n° 4 ( 2 ; 3) (2 2 ; 3 3 ) ( 2 ;2 3) (3 2 ; 3 )
Exercice 5
Dans chaque cas, préciser la nature exacte du triangle ABC.
1 2 3 4 5 6
A (– 2 ; – 1) (4 ; – 2) (0 ; 6) (5 ; 9) (3 ; 7) 4
(– 4; )
3
B (5 ; 0) (2 ; 0) (– 6 ; 3) (0 ; 1) (– 3 ; 1) 4
( ; 0)
3
C (– 1 ; 2) (6 ; 2) (4 ; – 2) (8 ; 0) (1 ; – 3) (– 1 ;2)
Exercice 6
Quelle est la nature du quadrilatère EFGH dans chacun de ces cas ?
1. E : (– 4 ; 2) ;F : (1 ; 4); G : (– 1 ; – 1); H : (– 6 ; – 3)
2. E : (2 ; 2) ;F : (6 ; – 4); G : (3 ; – 6); H : (– 1 ; 0)
3. E : (2 ; 0) ;F : (6 ; 0); G : (0 ; 12); H : (0 ; 4)
4. E : (1 ; 3) ;F : (7 ; 4); G : (2 ; 0); H : (– 4 ; – 1)
Exercice 7
E : (– 4 ; 1) ;F : (2 ; 5); G : (4 ; 2); H : (– 2 ; – 2).
–4+4 1+2 2–2 5–2
Que calcule – t– on lorsque l'on calcule : ; ; ; ?
2 2 2 2
Exercice 8
Soit (C) le cercle de centre A (2 ; 2) passant par le point B (0 ; 5).
Calculer le rayon de (C).
Le point C (– 1 ; 0) est-il un point de (C) ?
Exercice 9
Les coordonnées de A sont (– 3 ; 5) ; celles de B : (1 ; – 2) et celles de C : (4 ; – 1).
Déterminer les coordonnées des points L, M et N tels que ABCL, ABMC et ANBC
soient des parallélogrammes.
Vérifier que A est le milieu de [NL], que C est le milieu de [LM] et que B est le milieu
de [MN].
Exercice 10
Soit A de coordonnées (– 1 ; – 2) et B : (5 ; 2). () est la médiatrice de [AB].
Établir une relation entre les coordonnées x et y d'un point M pour que M soit un point
de ().
Utiliser cette relation pour décider si les points suivants sont des points de () :
E : (6 : – 6) ; F : (– 2 ; 6) ; G : (0 ; 4) ; H : (4 ; – 3).
Exercice 11
(C) est le cercle de diamètre [AB] où A est le point de coordonnées (– 2 ; 2) et B celui de
coordonnées (7 ; 6).
Déterminer une relation entre les coordonnées x et y d'un point M pour que M soit tel
que AMB soit un triangle rectangle en M.
Déterminer les cordonnées d'un tel point M qui vérifie, de plus les conditions
suivantes :
▪ L'abscisse de M est un nombre entier.
▪ L'ordonnée de M est supérieure à celle de B.
▪ M est plus près de B que de A.
Montrer toutes les possibilités.
Exercice 12
A a pour coordonnées (2 ; 1) et B a pour coordonnées (8 ; 3).
Déterminer toutes les positions possibles du point M pour que le triangle AMB, isocèle
en M ait une aire inférieure à 10 unités.
•••••
Mathématiques - Page 50 – Séquence 16
Cours de Mathématiques Seconde
CHAPITRE 5
ARITHMETIQUE
ENSEMBLES DE NOMBRES
SEQUENCE 17
Mathématiques - Page 51 – Séquence 17
Cours de Mathématiques Seconde
I) Définitions; rappels
a. Caractérisation d'un vecteur
⎯→
Un vecteur AB est caractérisé par trois données :
▪ sa direction : la droite (AB)
▪ son sens : de A vers B
⎯→
▪ sa norme : la longueur AB. On note : ║ AB ║ = AB
c. Égalité vectorielle
→ → → →
u = v signifie que u et v ont les mêmes caractéristiques : la même direction, le même sens
et la même norme.
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AA' = BB' signifie que AA' et BB' sont deux représentants du même vecteur.
On peut dire aussi que cela signifie que A' et B' sont les images des points A et B dans la même
translation.
Ce qui se résume par le principe du parallélogramme :
⎯→ ⎯→
AA' = BB' est équivalent à AA'B'B est un parallélogramme.
A' B'
A B
d. Vecteur nul
→ ⎯→
On appelle vecteur nul le vecteur noté 0 dont des représentants sont de la forme AA .
C'est à dire qu'il est associé à une translation qui ne modifie pas la position des points (il s'agit
donc d'un cas extrêmement limite de translation).
Le vecteur nul a une norme nulle ; et il est bien délicat de parler de sa direction ou de son sens.
e. Vecteurs opposés
→ →
On appelle vecteur opposé au vecteur u , le vecteur noté (– u ) qui a :
→
▪ la même direction que u
→
▪ la même norme que u
→
▪ le sens contraire de u
⎯→ → ⎯→ →
Si AB est un représentant de u , BA est un représentant de (– u ).
⎯→ ⎯→
On note alors : BA = – AB
Pour passer d'un vecteur à son opposé, on échange origine et extrémité.
a. Relation de Chasles
On définit pour les vecteurs une addition :
À deux vecteurs, on associe le vecteur somme que l'on peut interpréter soit en terme de
translations, soit en l'illustrant sur des représentants :
→
Quand on fait agir successivement deux translations, la première de vecteur u et la suivante
→ →
de vecteur v , cela est équivalent globalement à une autre translation de vecteur w que l'on
→ →
définit comme étant la somme u + v
→
En partant d'un point A, si la première translation de vecteur u amène A en B et si la deuxième
→
translation de vecteur v amène B en C, alors globalement, le point A a été amené en C.
⎯→ ⎯→
On définit ainsi l'addition des deux vecteurs AB et BC (c'est ce que l'on appelle la relation
de Chasles) :
⎯→ ⎯→ ⎯→
AB + BC = AC
⎯→ → → →
AC est alors un représentant du vecteur w = u + v B
→ →
u v
A
→ →
u + v C
→ → → ⎯→ ⎯→ ⎯→
Vecteurs u + v =w représentants AB + BC = AC
L'addition des vecteurs peut être comprise (dans un premier temps) comme la fabrication d'un
chemin continu entre une origine et une extrémité).
Les vecteurs s'additionnent facilement tant que l'origine du suivant est l'extrémité du
précédent.
Par exemple : B
D
C E
A H
I
G
F
K
L
J M
⎯→
La somme de tous ces vecteurs est réductible au vecteur AN
À la condition que les vecteurs "se suivent correctement", seuls comptent l'origine du premier
vecteur et l'extrémité du dernier.
Ce qui signifie, entre autre, que des situations très différentes donnent le même vecteur
somme.
Par exemple :
K F Les trois chemins montrés ci-contre
correspondent à trois sommes toutes
H ⎯→
B égales au vecteur AB
C
→ Il est donc important de retenir que les
u A longueurs (les normes des vecteurs) ne
jouent aucun rôle dans la somme.
P
M
N
Dans les écritures (ce que l'on appelle le calcul vectoriel), le principe est le même : une somme
⎯→ ⎯→
se réduit dès qu'elle se présente sous la forme AM + MB .
Le point M est l'extrémité du premier vecteur et l'origine du deuxième.
b. Cas général
On peut additionner deux vecteurs qui ne sont pas dans la situation "idéale" évoquée ci-
dessous. Chaque vecteur ayant une infinité de représentants qui lui sont égaux, on peut choisir
les représentants à additionner pour être dans la situation de la relation de Chasles.
⎯→ ⎯→
S'il faut exprimer le vecteur somme de deux vecteurs AB et CD , on choisira deux
représentants tels que l'origine du deuxième soit le même point que l'extrémité du premier.
B
D
C
A
Il y a donc de nombreuses possibilités :
▪ Première possibilité :
⎯→ B N
On choisit un représentant de CD
⎯→
d'origine B. Appelons-le BN D
C
⎯→ ⎯→
A AB + CD
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB + CD = AB + BN = AN
▪ Deuxième possibilité :
⎯→ B
On choisit un représentant de AB
⎯→ D
d'extrémité C. Appelons-le MC C
A
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB + CD = MC + CD = MD
▪ Plus généralement :
⎯→
On choisit un point P n'importe où, puis un représentant de AB , d'origine P, que l'on appelle
⎯→ ⎯→ ⎯→
PI , et un représentant de CD , d'origine I, que l'on appelle IJ .
B
D
C
A
I J
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB + CD = PI + IJ = PJ
P
Un cas particulier : vecteurs de même origine
▪
⎯→ ⎯→ ⎯→
AF + AH = AG G est le quatrième F
sommet du parallélogramme AFGH.
A G
H
c. Soustraction
La soustraction des vecteurs est conçue sur le même principe que la soustraction des nombres
: soustraire, c'est ajouter l'opposé.
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB – CD = AB + DC
On se retrouve alors dans une situation d'addition étudiée plus haut.
a. Définition
→ →
Soit u un vecteur non nul et k un réel non nul, on définit le produit du vecteur u par le réel k
de la manière suivante :
→ →
C'est le vecteur w, que l'on note k u qui a les caractéristiques suivantes :
→
▪ même direction que u (on dit qu'ils sont colinéaires, voir plus bas)
→ →
▪ même sens que u si k est positif et sens contraire à u si k est négatif
→ →
▪ ║k u ║ = |k|║ u ║ (la norme est toujours positive)
b. Exemples
1→u
2
→
u
→
2u
→ →
−3u −1u
→ 3
u
c. Propriétés
On admet les propriétés suivantes qui sont comparables à celles que l'on utilise pour les
nombres :
→ → → →
▪ k( u + v ) = k u + k v
→ → →
▪ (k + k') u = k u + k' u
→ →
▪ k(k' u ) = (kk') u
→ → → →
▪ k u = 0 si et seulement si k = 0 ou u = 0
a. Définition
Deux vecteurs sont colinéaires lorsqu'ils ont la même direction.
→ → → → → →
u et v sont colinéaires si v peut être présenté sous la forme k u (ou u = k' v ).
→
On convient que 0 est colinéaire à tout vecteur du plan.
b. Parallélisme
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB et CD sont colinéaires est équivalent à AB et CD ont la même direction, c'est à dire
que (AB) et (CD) sont parallèles.
⎯→ ⎯→
On en conclut que (AB) et (CD) sont parallèles s'il existe un réel k tel que AB = k CD
c. Alignement
Deux parallèles qui ont un point commun sont confondues.
Donc si (AB) et (AC) sont parallèles, les points A, B et C sont alignés.
⎯→ ⎯→
Ce qui revient à dire que AB et AC ont la même direction, ou plus simplement sont
colinéaires.
⎯→ ⎯→
On en conclut que A, B et C sont alignés s'il existe un réel k tel que AB = k AC
EXERCICES TYPES
Exercice 1
Soit ABCD un parallélogramme de centre O et E tel que A soit le milieu de [EB]. F et I sont les
points d'intersection de (EC) avec (AD) et (BD). J le point d'intersection de (EO) avec (BC).
Démontrer que EACD est un parallélogramme.
Démontrer que les droites (FO) et (CD) sont parallèles,
Démontrer que I est le centre de gravité du triangle ADC.
⎯→ ⎯→
Déterminer le réel k tel que EF = k EI
⎯→
Déterminer le réel k' tel que = k' EJ
Démontrer que les droites (FO), (IJ) et (CD) sont parallèles.
Solution E A B
⎯→ ⎯→
A soit le milieu de [EB] donc EA = AB O
⎯→ ⎯→ F
J
ABCD un parallélogramme donc AB = DC
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ I
EA = AB et AB = DC donc EA = DC d'où
EACD est un parallélogramme. D C
O est le milieu de [AC] donc [DO] est une médiane du triangle ADC.
F milieu de [AD] donc [CF] est une médiane du triangle ADC.
(DO) et (CF) se coupent en I qui est donc le centre de gravité de ADC.
On sait que I est situé aux deux tiers de la médiane à partir du sommet, ce qui se traduit par
⎯→ ⎯→
FC = 3 FI
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ 1 ⎯→
F milieu de [EC] donc FC = EF d'où EF = 3 FI et FI = EF
3
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ 1 ⎯→
EI = EF + FI = 3 FI + FI = 4 FI ; ainsi FI = EI
4
⎯→ 1 ⎯→ 1 ⎯→ ⎯→ 3 ⎯→
Des deux égalités FI = EF = EI , on obtient EF = EI
3 4 4
⎯→ 3⎯→
Montrer que EO = EJ
4
⎯→ 3 ⎯→ ⎯→ 3⎯→
EF = EI et EO = EJ
4 4
⎯→ 3 ⎯→ ⎯→ 3 ⎯→
EF = EI donc FE = IE
4 4
⎯→ ⎯→ ⎯→ 3 ⎯→ 3 ⎯→ 3 ⎯→ ⎯→ 3 ⎯→
FO = FE + EO = IE + EJ = ( IE + EJ ) = IJ
4 4 4 4
⎯→ ⎯→
FO et IJ sont colinéaires, donc (FO) // (IJ).
On a d'autre part montré précédemment que (FO) // (CD).
Donc les droites (FO), (IJ) et (CD) sont parallèles.
Exercice 1
→ →
Dans chacun des cas, construire le vecteur d’origine A égal à la somme u + v
→ →
→ v v
u →
u
A
→ →
v u
→ →
u v
A
A
A →
→ A
u u
→
v →
v
→
v
→
u →
v →
u
A
A
→
v
→
u
→
A → v
u
A
Dans tous les exercices qui suivent, une figure peut être utile à la compréhension,
même si elle n'est pas demandée dans l'énoncé. La visualisation des situations aide
souvent à la résolution.
Exercice 2
O et A sont deux points distincts :
1. Placer les points M, N, P tels que :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 = 𝟐𝑶𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑵 = −𝟑, 𝟓𝑶𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑷 = −𝟕𝑶𝑨
2. Exprimer le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑶𝑵 en fonction de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑶𝑨.
Exprimer le vecteur 𝑶𝑷 en fonction de 𝑶𝑵.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice 3
Exercice 4
La droite d est graduée régulièrement et l’unité de longueur est le segment [OA] .
⎯→ ⎯→ ⎯→
1) Exprimez les vecteurs OB' et C'A en fonction du vecteur OC .
2) Simplifier les expressions suivantes sous la forme d’un seul vecteur :
⎯→ ⎯→ ⎯→ 1⎯→
2 D'C' + OC' ; – 3 BD + C'A ;
2
Exercice 5
Soient A et B deux points tels que AB = 5 cm.
⎯→ ⎯→
Soit M le point tel que MB = 3 AB .
⎯→ ⎯→
Déterminer le nombre k tel que AM = k AB ..
⎯→ 4 ⎯→ →
Soit N tel que 3 AN + NB = 0 .
3
⎯→ ⎯→
Déterminer le nombre k' tel que AN = k' AB .
⎯→ ⎯→
Exprimer le vecteur MN en fonction du vecteur AB .
Exercice 6
⎯→
Dans chacune des égalités suivantes, exprimer le vecteur AM en fonction du vecteur
⎯→
AB :
⎯→ ⎯→
4 MA = 5 MB
⎯→ ⎯→ →
3 MA + 2 MB = 0
Exercice 7
⎯→ ⎯→
Exprimer le plus simplement possible en fonction de AB et AC :
⎯→ 1⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
a) 2 AB – AC + BC ; b) BA + 3 CA – 2 BC .
3
Exercice 8
A, B, C, D sont quatre points. Démontrer que :
1. ⃗⃗⃗⃗⃗
AB − ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ − ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷 − (𝐴𝐵 𝐶𝐴) = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐷𝐴
2. AD + 𝐵𝐶 = 𝐴𝐶 + 𝐵𝐷
⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice 9
ABC est un triangle. Les points N et P sont tels que :
−3 −1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑁 = 4 ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐵𝐶 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 − ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝑃 = 2 ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 + 2𝐴𝐶
Exprimer 𝑨𝑷
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ en fonction de 𝑨𝑩
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝑩𝑪
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
En déduire un réel k tel que 𝑨𝑵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝒌𝑨𝑷 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Exercice 10
⎯→
ABC est un triangle. E est le symétrique de A par rapport à B, et le point D est tel que ED =
⎯→
2 BC . Montrer que A, C et D sont alignés.
Exercice 11
Soient N et P deux points définis par :
⎯→ ⎯→
3 AN = BN et P est le milieu de [AB] .
Démontrer, à l’aide de vecteurs, que A est le milieu de [NP] .
Exercice 12
ABC est un triangle et O un point quelconque. Le point I est le milieu de [AC] et P est le point
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
tel que : OP = OA – 2 OB + OC .
Montrez que les droites (OP) et (IB) sont parallèles.
Exercice 13
ABC est un triangle et I est le milieu du segment [AB].
⎯→ ⎯→ ⎯→
P est le point tel que AP = AB – 2 AC
Montrer que les droites (AP) et (IC) sont parallèles.
Exercice 14
Une unité de longueur est choisie. M, N et P sont trois points alignés dans cet ordre tels que
3
MN = et NP = 5.
2
⎯→ ⎯→
Exprimer MP en fonction de MN . Justifier.
⎯→ ⎯→
Exprimer NP en fonction de NM . Justifier.
Exercice 15
Soient A, B et C trois points non alignés.
⎯→ 1⎯→ ⎯→ 1⎯→
Les points D et E sont tels que CD = AB et BE = AC .
2 2
Démontrer que les droites (ED) et (BC) sont parallèles.
Exercice 16
ABCD est un parallélogramme. On place les points E et F tels que :
⎯→ 1 ⎯→ ⎯→ ⎯→
BE = AB et AF = 3 AD .
2
⎯→ ⎯→
Exprimer FE en fonction de EC
Que conclure quant aux points C, E et F ?
Exercice 17
Soit ABCD un parallélogramme.
⎯→ ⎯→ ⎯→ 1⎯→
Soient I et E les points définis par AB = 2 AI et IE = ID
3
⎯→ 2⎯→ 1 ⎯→
Montrer que AE = AI + AD
3 3
Montrer que A, E et C sont alignés.
Exercice 18
Construire deux parallélogrammes ACBD et AEBF ayant [AB] pour diagonale
commune.
⎯→ ⎯→
Montrer que CE = FD .
Exercice 19
⎯→ ⎯→ ⎯→
ABC étant un triangle, construire le point D tel que : AD = AB + AC
Exercice 20
⎯→ 2 ⎯→ 1 ⎯→
Construire le point C défini par OC = OA + OB
3 3
⎯→ ⎯→ ⎯→
Écrire le vecteur AC en fonction de AO et OB
En déduire que les points A , B et C sont alignés
Exercice 21
⎯→ 5 ⎯→ 2⎯→
O, A et B sont non alignés. Construire le point D défini par OD = OA – OB
3 3
⎯→ ⎯→ ⎯→
Écrire le vecteur AD en fonction de AO et OB
En déduire que les points A , B et D sont alignés
Exercice 22
⎯→
Dans chacune des égalités vectorielles suivantes, déterminer le vecteur AM en fonction
⎯→
du vecteur AB
⎯→ ⎯→ → ⎯→ ⎯→
a) MA + 2 MB = 0 ; b) MA = 3 MB
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ →
c) 4 MA = 5 MB d) – 3 MA + 2 MB = 0
Exercice 23
A, B et C sont trois points non alignés du plan.
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
M et N sont les points définis par AM = – 2 AB + 3 AC ; AN = 3 AB – 2 AC
Démontrer que les points M, N, C, et B sont alignés
SEQUENCE 18
V) Base et repère du plan
Une base du plan est formée de deux vecteurs non colinéaires. (C’est à dire dont les directions
ne sont pas parallèles).
→ →
En général on note ( i ; j ) la base choisie.
Un repère du plan est formé d'un point origine O et des deux vecteurs de base.
→ →
En général on note (O ; i ; j ) le repère choisi. On peut aussi le noter (O, I, J) si I et J sont les
⎯→ → ⎯→ →
points définis par : OI = i et OJ = j
→ →
Les directions de i et j peuvent être quelconques, mais il est plus fréquent de travailler dans
des repères dont les axes sont perpendiculaires.
le repère
→ →
(O ; i ; j )
→
j
O →
i
→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ → →
yj OM = OMx + MxM = OMx + OMy = x i + y j
⎯→
J On peut décomposer le vecteur OM en une
somme de deux vecteurs qui sont des produits de
→ chaque vecteur de la base.
j
→ →
On dit alors que x i et y j sont les composantes
I ⎯→
du vecteur OM
O → → Mx
i xi
⎯→
Et, par définition x et y sont les coordonnées de OM dans le repère (O, I, J).
B
By
A
Ay M
→
j
O → Ax Bx
i
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
AB = AM + MB = AxBx + AyBy
⎯→ ⎯→ ⎯→ → → →
AxBx = OBx – OAx = xB i – xA i = (xB – xA) i
⎯→ ⎯→ ⎯→ → → →
AyBy = OBy – OAy = yB j – yA j = (yB – yA) j
⎯→ → →
Donc AB = (xB – xA) i + (yB – yA) j
⎯→
On peut décomposer le vecteur AB en une somme de deux vecteurs qui sont des produits de
chaque vecteur de la base.
→ → ⎯→
On dit alors que (xB – xA) i et (yB – yA) j sont les composantes du vecteur AB
⎯→
Par définition (xB – xA) et (yB – yA) sont les coordonnées de AB dans le repère (O, I, J).
En résumé :
1) Il est équivalent de dire :
⎯→ → →
▪ OM = x i + y j
→ →
▪ M a pour coordonnées (x, y) dans le repère (O, i , j )
⎯→ x → →
▪ OM a pour coordonnées y dans le repère (O, i , j )
2) Si A a pour coordonnées (xA, yA) et B a pour coordonnées (xB, yB)
xB – xA ⎯→
▪ y – y sont les coordonnées de AB
B A
Remarque :
On utilise le même mot de coordonnées pour les points et pour les vecteurs alors qu'ils
désignent :
- la position absolue d'un point : à un couple de coordonnées de point ne correspond
qu'un seul point.
- la position relative de deux points : à un couple de coordonnées de vecteur correspond
une infinité de vecteurs : tous les vecteurs qui lui sont égaux (tous ses représentants).
(voir plus bas)
C'est pourquoi on a choisi ici de donner des présentations différentes des couples de
coordonnées : en ligne pour les points, en colonne pour les vecteurs.
a. Vecteurs égaux
Deux vecteurs sont égaux si et seulement si leurs coordonnées sont deux à deux égales.
→ a → a' a = a'
u b = v b' si et seulement si : b = b'
B
Exemple : 6
D
A : (1 ; 3), B : (3 ; 6), C : (2 ; 2) et D : (4 ; 5) 5
→ 3 – 1 2
AB 6 – 3 = 3
→ 4 – 2 2 3 A
CD =
5 – 2 3
C
→ → 2
AB et CD ont les coordonnées égales deux à deux.
Les vecteurs sont égaux.
→
j
O → 1 2 3 4
i
1) Si 𝑢⃗ : (𝑎𝑏). ‖𝑢
⃗ ‖=√𝑎2 + 𝑏 2
2) Si A a pour coordonnées (𝑥𝐴 , 𝑦𝐴 ) et B a pour coordonnées (𝑥𝐵 , 𝑦𝐵 )
(𝑦𝑥𝐵−𝑦
−𝑥𝐴
) sont les coordonnées de 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
𝐵 𝐴
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝐴𝐵 = √(𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )2 + (𝑦𝐵 − 𝑥𝐴 )²
‖𝐴𝐵
Pour calculer la norme d’un vecteur ou la longueur d’un segment (c’est équivalent), il est
pratique de commencer par le calcul des coordonnées du vecteur.
À retenir :
→ a → a'
Deux vecteurs non nuls u : b et v : b' sont colinéaires si et seulement si a'b – ab' = 0.
Exercice 1
1) Donner les coordonnées dans la base (𝒊; 𝒋) des vecteurs
⃗;𝒗
𝒖 ⃗;𝒘 ⃗ et 𝒚
⃗⃗⃗ ; 𝒙 ⃗ représentés ci-contre.
2) Exprimer chacun de ces vecteurs en fonction de 𝒊 et 𝒋.
Exercice 2
1) Tracer un repère orthonormal (𝑶; 𝒊; 𝒋).
2) Placer dans ce repère les points suivants :
A(2 ; 3), B(3 ; -1), C(0 ; -4), D(-1 ; 2), E(-2 ; 0) et F(-3 ; -1).
3) Exprimer ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑨, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑩, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑪, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑶𝑬 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑫, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑶𝑭 en fonction de 𝒊 et 𝒋.
Exercice 3
Lire les coordonnées des points A, B, C, D et celles des
vecteurs 𝒖⃗ ,𝒗
⃗ ,𝒘 ⃗.
⃗⃗⃗ , 𝒛
Exercice 4
Dans un repère (𝑂; 𝑖; 𝑗)
1) Placer les points A(4 ; 2), B(-2 ; 1), C(-3 ; 5).
2) Représenter le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑴 = 𝟐𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑨𝑪
⃗⃗⃗⃗⃗ .
3) Calculer les coordonnées des vecteurs 𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑨𝑪 𝑨𝑴 ;
Déterminer alors les coordonnées du point M.
Exercice 5
Dans un repère (𝑂; 𝑖; 𝑗), placer les points suivants :
A(5 ; 1), B(-4 ; 4), C(-3 ; -2) et D(0 ; -3).
Démontrer que le quadrilatère ABCD est un trapèze.
Exercice 6
On considère les vecteurs 𝑎(−2
4
3
), 𝑏⃗(−2 ), 𝑐(−2
1
) et 𝑑(03) une base (𝑖; 𝑗).
Déterminer les coordonnées des vecteurs 𝒖
⃗;𝒗
⃗;𝒘 ⃗ et 𝒚
⃗⃗⃗ ; 𝒙 ⃗ définis par :
3 1
⃗ = −3𝑎 ; 𝑣 = 𝑏⃗ + 𝑐 ; 𝑤
𝑢 ⃗⃗ = 2𝑐 + 3𝑑 ; 𝑥 = 2𝑎 − 4𝑏⃗ ; 𝑦 = − 2 𝑎 + 3 𝑑.
Exercice 7
On considère les points A(2 ; 3), B(1 ; -2), C(-3 ; -3) et D(0 ; 2).
1) Calculer les coordonnées des vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑩, ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑩𝑪 et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑨𝑪, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑫𝑪.
2) Calculer les coordonnées des vecteurs 𝑨𝑩 + 𝑨𝑪, 𝟐𝑩𝑪 − ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑫𝑪 et 3𝑨𝑩 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝟐𝑩𝑫
Exercice 8
Exercice 9
On considère les points A(2 ; 1), B(-2 ; 3) et C(-1 ; -1).
Déterminer les coordonnées du point M tel que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑩𝑴 = ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑩𝑨 .
𝑪𝑨 + ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Exercice 10
OIJK est un parallèlogramme.
1 1 3
A, B et G sont trois points tels que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴 = 2 ⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐼 , ⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝐾 et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐵 = 3 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴𝐵 .
𝐴𝐺 = 5 ⃗⃗⃗⃗⃗
Choisir un repère pour démontrer que les points O, G et J sont alignés.
Exercice 11
Exercice 12
On se place dans un repère (𝑂; 𝑖; 𝑗)
Placer les points A(3 ; 2), B(-1 ; 2), C(-3 ; 0) et D(1 ; -2).
Calculer les coordonnées des points I, J, K, et L, mileux respectifs de [𝑨𝑩], [𝑩𝑪], [𝑪𝑫]
et [𝑨𝑫].
Calculer les coordonnées des vecteurs ⃗⃗⃗ 𝑰𝑱 et 𝑲𝑳
⃗⃗⃗⃗⃗ .
Montrer que IJKL est un parallèlogramme.
Soit M(−𝟖; −𝟏), démontrer que les points I, J et M sont alignés.
Exercice 13
Soit (𝑂; 𝑖; 𝑗), un repère orthonormal.
1 −3
Soient A(-3 ; -1) ; B(2 ; -4) ; C(3 ; 2) ; D( 2 ; 3, 2) et M(1 ; 0).
⎯→ ⎯→
Calculer les coordonnées des vecteurs AB et DC . Le quadrilatère ABCD est-il un
parallélogramme ?
Calculer les coordonnées du milieu K de [AC] et du milieu K' de [BD]. Retrouver le
résultat de la question précédente.
⎯→ ⎯→
Montrer que les vecteurs AB et DC sont colinéaires. Que peut on en déduire pour
le quadrilatère ABCD ?
Montrer que les points A, M et C sont alignés.
Exercice 14
Soit ABC un triangle quelconque. I, J, K les milieux de [BC], [CA] et [AB].
On appelle G le centre de gravité de ce triangle.
On se propose de démontrer le théorème suivant :
⎯→ ⎯→ ⎯→ →
Dans un triangle ABC, de centre de gravité G, on a : GA + GB + GC = 0
De plus, G est le seul point du plan à vérifier cette égalité vectorielle.
⎯→ ⎯→
Faites une figure, représentez le point G et exprimer IG en fonction de IA
⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→ ⎯→
Montrez que GA + GB = 2 GI + IA + IB , puis que GA + GB = IG + IB
Donner la caractérisation vectorielle du milieu I de [AB].
⎯→ ⎯→ ⎯→ →
En déduire finalement que GA + GB + GC = 0
⎯→ ⎯→ ⎯→ →
Il nous reste à montrer que si un point du plan M vérifie MA + MB + MC = 0 , alors ce
point est le centre de gravité du triangle ABC. Soit M un tel point.
⎯→ ⎯→ ⎯→ → ⎯→ ⎯→
Sachant que GA + GB + GC = 0 , montrer que tout point N du plan vérifie 3 NG = NA
⎯→ ⎯→
+ NB + NC
Conclure.
Exercice 15
ABC est un triangle. O est un point extérieur au triangle. L, M et N sont tels que OABL, OBCM
et OCAN soient des parallélogrammes.
⎯→ ⎯→ ⎯→ →
a) Montrer que OL + OM + ON = 0
b) Que représente le point O pour LMN ?
Exercice 16
Soit ABC un triangle et G son centre de gravité.
Soient A’, B' et C' les milieux respectifs de [BC], [AC] et [AB].
⎯→ ⎯→ ⎯→ →
Démontrer que GA' + GB' + GC' = 0 .
En déduire le rôle joué par le point G dans le triangle A’B’C’.
Exercice 17
Soit ABC un triangle et G son centre de gravité.
Soit D le point tel que GBDC soit un parallélogramme.
Démontrer que G est le milieu de [AD].
CHAPITRE 10
LES DROITES DU PLAN
LES FONCTIONS AFFINES
SEQUENCE 19
→ →
Dans toute cette leçon, le plan est muni d'un repère orthonormal (O, i , j )
I) Droites du plan
a. Droites parallèles aux axes
Soit K (0 ; k) un point du plan. K est un point de l'axe des ordonnées.
⎯→ →
M (x ; y) est un point de la parallèle à l'axe des abscisses passant par K si les vecteurs MK et i
sont colinéaires.
– x ⎯→ 1 →
Les coordonnées k – y de MK et 0 de i doivent donc vérifier la relation de colinéarité : (–
x) × 0 – 1 × (k – y) = 0 qui se simplifie en k = y.
Conclusion 1 :
Toute droite parallèle à l’axe des abscisses admet une équation de la forme y = k où k est un
réel. Cette droite coupe l'axe des ordonnées en K (0 ; k).
Soit K' (k ; 0) un point du plan. K' est un point de l'axe des abscisses.
⎯→
M (x ; y) est un point de la parallèle à l'axe des ordonnées passant par K' si les vecteurs MK' et
→
j sont colinéaires.
Les coordonnées
k – x de ⎯→ 0 →
MK' et de j doivent donc vérifier la relation de colinéarité : (k
–y 1
– x) × 1 – 0 × (– y) = 0 qui se simplifie en x = k.
Conclusion 2 :
Toute droite parallèle à l’axe des ordonnées admet une équation de la forme x = k où k est un
réel. Cette droite coupe l'axe des abscisses en K' (k ; 0).
Conclusion 3 :
Toute droite sécante aux axes admet une équation (appelée équation réduite) de la forme y =
mx + p où m et p sont des réels.
Remarques :
▪ Dans ce cas m 0. Mais lorsque m = 0, on retrouve la forme y = p des droites parallèles à
l'axe des abscisses.
▪ Le réel m s’appelle le coefficient directeur (ou pente) de la droite.
▪ Le réel p s’appelle l’ordonnée à l’origine de la droite.
Exemples :
Si (D) admet une équation cartésienne du type : 3x – 4y + 12 = 0
On peut transformer cette égalité de la façon suivante :
3
4y = 3x + 12 puis y = x + 3
4
2 1
Si (D) admet une équation réduite du type : y = – x +
5 4
2 1
Une équation cartésienne de (D) est x + y – = 0
5 4
5
Ou encore : 2x + 5y – = 0
4
Ou encore 8x + 20y – 5 = 0 si on préfère n'utiliser que des coefficients entiers.
e. Pente de la droite
Pour la droite (AB) :
(y – yA)
La pente est m = B
(xB – xA)
Dans la pratique, on ne retiendra que la formule de la pente. L'ordonnée à l'origine se retrouvant
ensuite facilement.
Exemple :
Les coordonnées de A sont (5 ; – 4) et celles de B : (– 1 ; 3).
y – yA 3 – (– 4) 7
La pente de (AB) : B = =–
xB – xA – 1 – 5 6
7
L'équation de (AB) est de la forme y = – x + p.
6
Pour déterminer la valeur de p, il suffit de remplacer x et y dans cette équation par les
coordonnées de A ou celle de B.
Si on choisit A : x = 5 et y = – 4. On obtient :
7 35 11
– 4 = – × 5 + p soit p = – 4 + = .
6 6 6
7 11
L'équation réduite de (AB) est donc y = – x + .
6 6
Vérifions la "formule" proposée ci-dessus pour le calcul de l'ordonnée à l'origine.
x (y – yA) – yA(xB – xA) 5 × (3 + 4) + 4 × (– 1 – 5) 11 11
p=– A B =– =– =
(xB – xA) –1–5 -6 6
Influence de la pente :
yB – yA
m= . On suppose que A et B sont tels que xA < xB
xB – xA
yB B A yA
xA xB
xB xA
A yA yB B
Si yA < yB Si yA > yB
alors yB – yA est positif de même que xB – alors yB – yA est négatif, tandis que xB
xA. – xA est positif.
y – yA y – yA
m= B est donc positif. m= B est donc négatif.
xB – xA xB – xA
Quand la pente est positive, la droite est Quand la pente est négative, la droite
croissante. est décroissante.
f. Droites parallèles
Si (D) a pour équation y = ax + b, deux points de (D) : A : (xA ; axA + b) et B : (xB ; axB + b)
Si (D') : équation y = a'x + b', deux points de (D') : A' : (xA' ; a'xA' + b') et B : (xB' ; a'xB' + b')
⎯→ xB – xA et ⎯→ xB' – xA'
AB a pour coordonnées A'B' a pour coordonnées
a(xB – xA) a'(xB' – xA')
⎯→ ⎯→
(D) et (D') sont parallèles si et seulement si AB et A'B' sont colinéaires.
En appliquant le critère de colinéarité, on obtient :
On retiendra donc :
Deux droites parallèles ont la même pente.
Si (D) a pour équation réduite y = mx + p et (D') a pour équation réduite y = m'x + p' :
(D) // (D') si et seulement si m = m' ou si elles sont parallèles au même axe.
g. Signe de ax + b
b
−
a −b
a
h. Droites perpendiculaires
Soit la (D)droite d'équation y = ax et (D') la droite d'équation y = a'x.
Le point A (1 ; a) est un point de (D) et le point A' (1 ; a') est un point de (D').
⎯→ 0 →
Le vecteur AA' a pour coordonnées a' – a ; il est colinéaire à j . La droite (AA') est donc
parallèle à l'axe des ordonnées.
Les droites (D) et (D') sont perpendiculaires si et seulement si le triangle AOA' est rectangle en
O.
C'est à dire si OA² + OA'² = AA'².
OA² = 1 + a² ; OA'² = 1 + a'² donc OA² + OA'² = a² + a'² + 2
et AA'² = (|a – a'|)² = (a – a')² = a² + a'² – 2aa'.
(D) et (D') sont perpendiculaires si et seulement si a² + a'² + 2 = a² + a'² – 2aa'.
C'est à dire si aa' = – 1
On retiendra donc :
Deux droites sont perpendiculaires si et seulement si le produit de leurs pentes est égal à – 1
EXERCICES TYPE
Exercice
Soit ABC le triangle dont les sommets ont pour coordonnées :
A : (3 ; 4) ; B : (– 3 ; 1) et C : (9 ; – 5)
Déterminer les équations des droites (AB), (AC) et (BC).
Puis déterminer les équations :
de la médiatrice de [AB]
de la hauteur relative à [BC]
de la médiane issue de B.
Solution
Toutes ces droites ont une équation réduite de la forme y = ax + b.
Pour la droite (AB) :
yB – yA 1 – 4 – 3 1
Recherche de la pente : a = = = =
xB – xA – 3 – 3 – 6 2
1
L'équation provisoire de (AB) est de la forme y = x + b.
2
1 1
Recherche de l'ordonnée à l'origine : y = x + b, donc b = y – x
2 2
Les coordonnées de A (on pourrait tout autant utiliser celles de B) vérifient l'équation, donc
1 5
quand x = 3, y = 4 : b = 4 – × 3 = .
2 2
1 5
L'équation de (AB) est donc : y = x + .
2 2
De la même manière, on obtient :
3 17 1 1
Pour (AC) : y = – x + et pour (BC) : y = – x –
2 2 2 2
Pour la médiatrice de [AB]
On pourrait reprendre la méthode utilisée au chapitre 8 (MA² = MB²).
On va ici utiliser le fait que cette médiatrice est perpendiculaire à [AB] en son milieu.
5
Le milieu de [AB] a pour coordonnées (0 ; ).
2
1
La pente de (AB) est donc toutes ses perpendiculaires ont pour pente – 2 (le produit des
2
pentes est égal à – 1).
L'équation provisoire de la médiatrice est de la forme y = – 2 x + b.
Recherche de l'ordonnée à l'origine : y = – 2 x + b, donc b = y + 2x.
5 5
Les coordonnées du milieu vérifient l'équation, donc quand x = 0, y = : b = .
2 2
5
L'équation de la médiatrice de [AB] est donc : y = – 2x + .
2
médiatrice de [AB] A
médiane issue de B
hauteur issue de A
Exercice 1
Donner, pour chaque équation, la forme réduite (y = ax + b) et une équation
cartésienne du type ux + vy + w = 0 (avec u, v et w entiers).
y = 3(x – 5)
6 – 3x
y=
2
y = (x – 3)² – x²
5 2 + 4x
y = (x – ) – 3( )
4 6
3x + 4y 2
=–
7 3
Exercice 2
Déterminer les coordonnées des points d'intersection de chacune de ces droites avec
les axes.
y = 3x + 5
3x – 2y + 11 = 0
3x + 4y 1
+5=–
7 4
Exercice 3
Déterminer l'équation réduite de chacune des droites passant par les points A et B :
A : (0 ; 5) ; B : (– 3 ; 0)
1 9
A : (0 ; – ) ; B : ( ; 0)
3 2
A : (0 ; 2 ) ; B : (– 3 2 ; 0)
Exercice 4
Déterminer la pente de chacune des droites passant par les points A et B :
A : (3 ; 5) ; B : (– 1 ; 2)
3 1 6
A : ( ; – ) ; B : ( ; – 2)
4 3 5
A : ( 3 ; 2 ) ; B : (– 2 ; – 3 )
A : (– 5 ; 5) ; B : (– 4 ; 7)
2 3
A : (1 – 2 ; – ) ; B : (1 + 2 ; )
7 5
Exercice 5
Déterminer la pente de chacune de ces huit droites.
Exercice 6
Déterminer une équation de la perpendiculaire à (AB) passant par C dans chacun des
cas suivants :
1) A : (1 ; – 2) ; B : (5 ; – 3) ; C : (– 4 : 0)
2) A : (0 ; – 3) ; B : (– 2 ; 3) ; C : (2 : 1)
3) A : (1 ; 1) ; B : (2 ; – 6) ; C : (– 1 : 3)
Exercice 7
Dans le triangle ABC, déterminer les équations des trois médiatrices.
A : (3 ; 7) ; B : (– 1 ; 2) et C : (5 ; – 4)
Exercice 8
Dans le triangle ABC, déterminer les équations des trois hauteurs.
A : (– 2 ; 2) ; B : (0 ; – 3) ; C : (4 ; – 5)
Exercice 9
Dans le triangle ABC, déterminer les équations des trois médianes.
3 5 7 11
A : ( ; – ) ; B : ( ; – ) ; C : (– 4 ; – 2)
2 2 3 3
SEQUENCE 20
II) Fonctions affines
1) Définition ; vocabulaire
Soient a et b deux réels donnés. Lorsqu’à chaque réel x, on associe le réel ax + b, on définit une
fonction affine f et on note f(x) = ax + b.
Exemple :
Les fonctions f et g respectivement définies sur ℝ par f(x) = 3x + 5 et g(x) = 2x – 7 sont des
fonctions affines.
Remarques
Lorsque b = 0, la fonction est linéaire, Exemple, f(x) = – 3x.
Lorsque a = 0, la fonction est constante, Exemple, f(x) = 3, pour tout réel x.
2) Représentation graphique
Dans un repère, la représentation graphique d’une fonction affine f : x ax + b est une droite.
On dit que cette droite a pour équation y = ax + b
• Dans le cas d’une fonction linéaire x ax, la droite d’équation y = ax passe par l’origine du
repère.
• Dans le cas d’une fonction constante, la droite d’équation y = b est parallèle à l’axe des
abscisses. L’image est constamment égale à b.
3) Variations
Théorème :
Soit f une fonction affine définie par f(x) = ax + b. Alors, pour tous u et v tels que u v,
f(u) – f(v)
= a. Ce rapport est appelé taux de variation de f entre u et v.
u–v
f(u) – f(v)
Réciproquement, f est une fonction définie sur ℝ et telle que les réels où u v, sont
u–v
tous égaux à un réel a. Alors f est la fonction affine définie par f(x) = ax + f(0).
Démonstration :
f(u) – f(v) f(u) – f(0)
Par hypothèse, pour tous u et v, u v, = a. donc en particulier, si u 0 et v = 0,
u–v u–0
= a d’où f(u) = au + f(0) (égalité encore vraie pour u = 0). Donc la fonction f est affine.
Théorème :
Si a > 0 alors f est croissante sur ℝ.
Si a = 0 alors f est constante sur ℝ.
Si a < 0 alors f est décroissante sur ℝ.
Exemple :
Soit f la fonction affine définie par : A
y
1
f(x) = y = – x + 4
2
La droite qui la représente passe (entre
autres) par les points : B
A : (– 8 ; 8) ; B : (0 ; 4) et C : (8 ; 0)
De l'équation : b = 7 + 2a
De l'équation : b = – 3 – 3a
Par identification des deux expressions on obtient :
7 + 2a = – 3 – 3a
Il suffit alors de résoudre cette équation pour trouver la
valeur de a : a = – 2
On remplace alors cette valeur de a dans l'une des équations ou . Par exemple, en
remplaçant dans : b = 7 + 2a = 7 – 4 = 3. On vérifie dans : b = – 3 – 3a = 3
On connaît donc maintenant l'application linéaire associée à (AB) : y = – 2x + 3
La relation y = – 2x + 3 vérifiée par les coordonnées des points de (AB) est aussi appelée
équation de la droite (AB).
Exercice 1
On a tracé quatre droites d1, d2, d3, d4
Retrouver l'application affine représentée par chacune de ces droites.
y
d1
d4
d2
d3
J x
O I
Exercice 2
Après avoir montré que les fonctions définies ci-dessous sont des fonctions affines,
tracer dans un repère orthonormal les droites représentant ces fonctions.
2x + 1
f1(x) =
3
x+5
f2(x) = –x
2
f3(x) = (x – 3)² – (x – 2)²
Exercice 3
Déterminer les fonctions affines ainsi définies :
f est telle que f(1) = 3 et f(6) = – 2
g(5) - g(3) 1 1
g est telle que = – et g(– ) = 1
2 2 4
h(2x) = 2h(x) et h(1) = 4
Exercice 4
Les "courbes" sont formées de morceaux de droites. Retrouver, pour chaque intervalle
concerné l'application affine représentée. On parle alors de fonction affine par
intervalles ou par morceaux.
y y
J x J x
O I O I
Exercice 5
Représenter graphiquement les fonctions suivantes affines par intervalles :
f(x) = x + 1 si x ≤ 2
1) f(x) = – x + 5 si x ≥ 2
f(x) = 12 x + 3 si x < 0
2) 1
f(x) = – 2 x + 3 si x ≥ 0
f(x) = 2x + 5 si x < – 3
f(x) = – x – 4 si – 3 ≤ x ≤ 2
3) 1 11
f(x) = – 4 x – 2 si x > 2
Exercice 6
f est la fonction définie par f(x) = |x – 3|.
Donner une expression de f(x) qui n'utilise pas les écritures de valeur absolue.
Tracer la courbe représentant la fonction f.
Exercice 7
f est la fonction définie par f(x) = |2x – 5|.
Donner une expression de f(x) qui n'utilise pas les écritures de valeur absolue.
Tracer la courbe représentant la fonction f.
Exercice 8
f est la fonction définie par f(x) = |x + 2| + |1 – 3x|.
Donner une expression de f(x) qui n'utilise pas les écritures de valeur absolue.
Exercice 11
Un artisan dispose d'un bloc de pierre ayant la forme d'un parallélépipède rectangle dont l'une
des faces est un carré. Il désire façonner ce bloc de pierre afin de réaliser un trophée, constitué
d'une pyramide régulière à base carrée posée sur un socle.
Les figures ci-après représentent le bloc de pierre avant façonnage (figure 1) puis le trophée
après mise en place du socle (figure 2).
Description de la figure 1
ABCDHEFG représente le parallélépipède rectangle de base carrée ABCD. Il est scié dans le
plan STUV parallèle à la base ABCD, ce qui dégage deux blocs :
Le bloc B1 qui est un H
parallélépipède rectangle G
ABCDVSTU à base carrée qui J
servira à tailler la pyramide
régulière ABCDM, E
V F
U
Le bloc B2 qui est un
parallélépipède rectangle M
STUVHEFG qui servira de
socle à la pyramide comme S
représenté par la figure 2. T
D C
A B
Les points I et J sont les centres respectifs des carrés ABCD et EFGH.
on admettra que (IJ) est parallèle à (AE), que IJ = AE et que le centre M du carré STUV est un
point du segment [IJ].
L’unité de longueur choisie est le cm et l'unité de volume est le cm3.
On donne AB = BC = 6; AE = 12, on pose MJ = x.
Première partie
1. On suppose que x = 1. Calculer pour cette valeur de x :
a) le volume de la pyramide ABCDM,
b) le volume du socle correspondant.
2. On suppose que x = 5. Calculer pour cette valeur de x :
a) le volume de la pyramide ABCDM,
b) le volume du socle correspondant.
Deuxième partie
Dans toute la suite, on considère que, pour des raisons esthétiques, x doit être compris entre 1
et 5.
Le but des questions qui suivent est de déterminer par deux méthodes s'il existe une valeur de
x pour laquelle la pyramide et le socle correspondant ont le même volume.
1. Calculer MI en fonction de x.
2. Exprimer le volume V de la pyramide ABCDM en fonction de x.
3. Exprimer le volume V'du bloc B2 en fonction de x.
4. Déterminer la valeur de x pour laquelle V = V'.
5. Tracer dans un repère bien choisi les droites représentant V(x) et V'(x).
•••••