Behaviorisme
L’apprentissage est un processus de conditionnement : le comportement est appris par des
réponses à des stimuli externes.
Deux types de conditionnement sont particulièrement importants :
Le conditionnement classique (Pavlov) :
o Un stimulus neutre (cloche) est associé à un stimulus inconditionnel (nourriture)
jusqu’à ce que le stimulus neutre déclenche à lui seul la réponse (salivation du
chien).
Le conditionnement opérant (Skinner) :
o Les comportements sont renforcés ou découragés par leurs conséquences.
o Si un comportement est suivi d'une récompense (renforcement), il est plus probable
qu’il soit répété.
o Si un comportement est suivi d’une punition, il est moins probable qu’il soit répété.
Gestalt
"Le tout est plus que la somme de ses parties."
o Selon la Gestalt, notre cerveau tend à organiser l’information en formes globales,
plutôt que de percevoir les éléments séparés. Par exemple, lorsqu’on regarde un
tableau ou une scène, on perçoit d’abord l’image dans son ensemble avant de
distinguer les détails.
2. Lois de la Gestalt (principes d'organisation perceptive) :
Les psychologues de la Gestalt ont identifié plusieurs principes qui expliquent comment nous
regroupons les éléments pour former des ensembles cohérents :
Loi de la proximité : Les objets proches les uns des autres sont perçus comme un groupe. Par
exemple, des points rapprochés sont perçus comme une ligne ou un motif.
Loi de similarité : Les éléments similaires (en forme, couleur, taille) sont perçus comme
faisant partie d’un même groupe. Par exemple, dans un tableau où des formes sont
disposées de façon aléatoire, celles qui se ressemblent seront perçues comme étant liées.
Loi de la fermeture : Notre cerveau tend à compléter les formes incomplètes. Par exemple, si
un cercle est dessiné avec un petit segment manquant, nous le percevrons quand même
comme un cercle entier.
Loi de la continuité : Les lignes sont perçues comme suivant le chemin le plus fluide et
continu, même si elles sont interrompues.
Loi de la figure-fond : Nous avons tendance à distinguer une figure (l'objet principal) du fond
(l’arrière-plan). Par exemple, dans une image où une silhouette se détache d’un fond, nous
percevons la silhouette comme un tout distinct du reste.
3. Applications dans l'éducation :
La théorie de la Gestalt a des implications importantes pour l’enseignement et l’apprentissage :
Apprentissage global : Plutôt que d’apprendre des faits isolés, il est souvent plus efficace
d’enseigner les concepts dans leur globalité, puis de travailler sur les détails.
Perception de l’information : Les élèves regroupent naturellement les informations en
fonction des principes de proximité, similarité, et continuité. Il est donc utile de présenter les
informations de manière structurée pour faciliter leur compréhension.
Résolution de problèmes : La Gestalt met l’accent sur le "moment de compréhension" ou
insight. Cela se produit lorsqu’un élève comprend soudainement comment résoudre un
problème en voyant la situation dans son ensemble, plutôt qu’en essayant de décomposer
chaque étape.
4. Exemples en classe :
Lorsque tu montres une figure géométrique partiellement dessinée, les élèves la complètent
mentalement (principe de fermeture).
En disposant des mots similaires ensemble (par exemple, mots de la même catégorie
grammaticale), les élèves les regrouperont naturellement grâce au principe de similarité,
facilitant l'apprentissage.
Le constructivisme cognitif (Jean Piaget) :
o Piaget soutient que l'apprentissage se fait par des étapes de développement cognitif,
et que l’enfant construit sa propre compréhension à travers des interactions avec
son environnement.
o Selon Piaget, il y a deux processus clés dans l’apprentissage :
Assimilation : L’enfant intègre de nouvelles informations dans des schémas
ou structures de pensée existants.
Accommodation : L’enfant modifie ses schémas existants pour intégrer de
nouvelles informations.
o L’apprentissage se produit lorsque l’enfant passe par des phases de déséquilibre
(lorsque ses schémas ne correspondent pas à l’expérience) et de rééquilibre
(lorsqu’il ajuste ses schémas pour mieux comprendre le monde).
Le constructivisme social (Lev Vygotsky) :
o Vygotsky met l'accent sur le rôle des interactions sociales et de la culture dans
l’apprentissage.
o Selon lui, l'apprentissage se fait grâce à l'interaction avec d'autres personnes,
notamment des personnes plus compétentes (enseignants, pairs).
o Il introduit le concept de zone proximale de développement (ZPD) : c’est la
différence entre ce qu’un élève peut faire seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide
d’un adulte ou d’un pair plus compétent. L’enseignement efficace se situe dans cette
zone, où l’élève est soutenu (guidé) pour résoudre des tâches légèrement au-dessus
de son niveau actuel.
3. Caractéristiques clés du constructivisme :
L’apprenant est au centre du processus d’apprentissage : Il est actif et doit réfléchir,
explorer, expérimenter et découvrir pour construire ses connaissances.
Les connaissances ne sont pas passives, mais le résultat d'une interaction entre l'apprenant
et son environnement.
Importance du contexte : L’apprentissage est plus efficace lorsqu’il est contextualisé et lié à
des situations réelles ou authentiques.
Le rôle de l'erreur : Les erreurs sont vues comme des opportunités d’apprentissage, car elles
permettent aux apprenants de réajuster leurs conceptions.
Cognitivisme
Principe fondamental :
Le cognitivisme considère que l’apprentissage est le résultat du traitement de l’information
par le cerveau, comparable au fonctionnement d'un ordinateur. L'apprenant n'est pas une
simple répondeur à des stimuli (comme dans le behaviorisme), mais un être actif qui traite,
organise et stocke les informations.
L’apprentissage est un processus mental dans lequel les informations sont réceptionnées,
interprétées et reliées aux connaissances existantes.
2. Le modèle de traitement de l'information :
Le cognitivisme repose sur une métaphore informatique : le cerveau est comme un ordinateur,
qui reçoit, traite, et stocke les informations. Voici les étapes clés du traitement de l’information :
Encodage : L’information est perçue et transformée pour être comprise (par exemple,
l’attention est portée sur un stimulus).
Stockage : Les informations encodées sont placées dans la mémoire à court terme (ou
mémoire de travail), puis éventuellement dans la mémoire à long terme.
Récupération : L'information stockée dans la mémoire à long terme peut être rappelée pour
être utilisée.
3. Types de mémoire :
Mémoire sensorielle : C'est la première étape du traitement de l'information. Elle reçoit des
informations de nos sens (vue, ouïe, etc.), mais elle ne conserve ces informations que très
brièvement (moins d'une seconde).
Mémoire à court terme ou mémoire de travail : Cette mémoire est limitée en capacité et en
durée. Elle permet de traiter l'information active (environ 7 éléments à la fois) pendant une
courte période (15-30 secondes), sauf si l'information est répétée ou manipulée.
Mémoire à long terme : C’est là que les informations sont stockées de manière plus
permanente et illimitée. Les connaissances peuvent y être récupérées plus tard pour être
réutilisées.
4. Concepts clés du cognitivisme :
Schémas cognitifs : Ce sont des structures mentales ou des cadres utilisés pour organiser et
interpréter les informations. Les individus utilisent leurs schémas existants pour comprendre
de nouvelles informations. Par exemple, un enfant qui connaît déjà le concept de "chien"
pourra plus facilement intégrer la connaissance d'une nouvelle race de chien.
Charge cognitive : C’est la quantité d’effort mental nécessaire pour traiter l'information. Si la
charge cognitive est trop élevée (trop d'informations à traiter en même temps),
l'apprentissage devient difficile. Pour que l’apprentissage soit efficace, il est important de
gérer la charge cognitive, par exemple en simplifiant les tâches ou en décomposant les
informations.
Automatisation : Avec la pratique répétée, certaines tâches deviennent automatiques et
nécessitent moins de ressources cognitives. Cela permet à l'apprenant de libérer de l'espace
dans la mémoire de travail pour se concentrer sur des tâches plus complexes.
5. Applications en éducation :
Le cognitivisme met l'accent sur les stratégies qui aident à traiter l'information de manière plus
efficace et à la stocker en mémoire à long terme. Voici quelques implications pour
l'enseignement :
Organiser l'information : Présenter les informations de manière structurée, avec des
résumés, des graphiques, des schémas, ou des cartes conceptuelles pour aider les élèves à
organiser et à intégrer de nouvelles connaissances.
Répétition et pratique : La répétition est cruciale pour transférer les informations de la
mémoire à court terme vers la mémoire à long terme.
Activer les connaissances préalables : Il est essentiel de relier les nouvelles informations aux
schémas ou connaissances déjà présentes chez les élèves. Cela aide à faciliter l’encodage et
l’apprentissage.
Stratégies métacognitives : Enseigner aux élèves à réfléchir à leur propre processus
d'apprentissage (métacognition). Cela inclut la planification, la surveillance de la
compréhension et l’ajustement des stratégies d’apprentissage en fonction des besoins.
6. Exemples en classe :
Cartes conceptuelles : Utiliser des schémas qui montrent les relations entre différentes idées
peut aider les élèves à organiser l’information de manière plus efficace.
Pratique distribuée : Répartir les révisions sur plusieurs jours plutôt que tout réviser d’un
coup. Cela aide à mieux consolider les connaissances en mémoire à long terme.
Questionnement : Poser des questions aux élèves pendant la leçon pour les encourager à
récupérer des informations déjà apprises, renforçant ainsi la mémoire.
7. Théoriciens clés :
Jean Piaget (également lié au constructivisme) : Piaget a étudié le développement cognitif de
l’enfant et a mis en évidence comment les enfants construisent progressivement leurs
connaissances par stades (sensorimoteur, préopératoire, opératoire concret et opératoire
formel).
Jerome Bruner : Il a développé le concept de représentations mentales et a insisté sur
l’importance de structurer l’enseignement de manière à ce que les élèves puissent découvrir
et organiser activement les informations.
John Sweller : Connu pour sa théorie de la charge cognitive, il a montré que l’organisation
des tâches et la gestion de la charge cognitive sont cruciales pour un apprentissage efficace.
1. Étapes du développement selon Jean Piaget
Piaget a proposé une théorie du développement cognitif en quatre grandes étapes, chacune
caractérisée par des modes de pensée spécifiques :
1. Stade sensorimoteur (0 à 2 ans) :
o Caractéristiques : Les nourrissons apprennent à connaître le monde par leurs sens et
leurs actions motrices. Ils développent la notion de permanence de l’objet
(comprendre que les objets existent même lorsqu’ils ne sont pas visibles).
o Principales réalisations : L'enfant apprend à interagir avec son environnement, à
manipuler des objets et à développer des réflexes.
2. Stade préopératoire (2 à 7 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants commencent à utiliser le langage pour exprimer leurs
pensées, mais leur pensée est encore égocentrique et centrée sur eux-mêmes. Ils ne
peuvent pas comprendre les perspectives des autres.
o Principales réalisations : Développement de la mémoire et de l'imagination, jeux
symboliques, mais pensée illogique (pensée magique, animisme).
3. Stade des opérations concrètes (7 à 11 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants commencent à penser de manière logique et à
effectuer des opérations mentales sur des objets concrets. Ils comprennent des
concepts tels que la conservation (la quantité ne change pas même si la forme
change).
o Principales réalisations : Capacité à classer des objets, à comprendre des relations et
à résoudre des problèmes concrets.
4. Stade des opérations formelles (11 ans et plus) :
o Caractéristiques : Les adolescents développent la capacité à penser abstraitement, à
formuler des hypothèses et à envisager des situations théoriques.
o Principales réalisations : Pensée critique, raisonnement logique, et capacité à traiter
des idées abstraites et complexes.
2. Étapes du développement selon Sigmund Freud
Freud a proposé une théorie du développement psychosexuel, divisée en cinq stades :
1. Stade oral (0 à 1 an) :
o Caractéristiques : La satisfaction est centrée sur la bouche (sucer, mordre). Les
interactions sont souvent liées à la nourriture et à l'alimentation.
o Problèmes potentiels : Un sevrage difficile peut conduire à des traits de personnalité
oraux (dépendance, fumer, manger en excès).
2. Stade anal (1 à 3 ans) :
o Caractéristiques : Le plaisir est centré sur le contrôle des sphincters (apprentissage
de la propreté).
o Problèmes potentiels : Un contrôle excessif peut conduire à des traits de
personnalité obsessionnels (rigidité, perfectionnisme).
3. Stade phallique (3 à 6 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants prennent conscience de leur corps et de leurs
différences de sexe. C’est aussi le stade du complexe d’Œdipe (attirance envers le
parent du sexe opposé).
o Problèmes potentiels : Difficultés dans les relations ultérieures, avec des traits de
personnalité liés à la rivalité ou à l’angoisse.
4. Stade de latence (6 à 12 ans) :
o Caractéristiques : Une période de calme relatif où les pulsions sexuelles sont
réprimées. Les enfants se concentrent sur les compétences sociales et scolaires.
o Problèmes potentiels : Une difficulté à se socialiser ou à former des relations
amicales peut survenir.
5. Stade génital (12 ans et plus) :
o Caractéristiques : Maturation des pulsions sexuelles et début des relations
amoureuses. L'individu cherche des relations saines et équilibrées.
o Problèmes potentiels : Difficultés dans l'établissement de relations d’intimité si les
stades précédents n'ont pas été correctement résolus.
3. Étapes du développement selon Erik Erikson
Erikson a élargi la théorie de Freud en se concentrant sur le développement psychosocial, avec huit
stades qui couvrent toute la vie :
1. Confiance vs. méfiance (0 à 1 an) :
o Caractéristiques : Les nourrissons apprennent à faire confiance à leurs caregivers
lorsque leurs besoins sont satisfaits.
o Résultat positif : Confiance envers les autres.
o Résultat négatif : Méfiance et sentiment d'insécurité.
2. Autonomie vs. honte et doute (1 à 3 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants apprennent à devenir indépendants en explorant et en
prenant des décisions.
o Résultat positif : Sens de l'autonomie et de la confiance en soi.
o Résultat négatif : Hésitation et doute de soi.
3. Initiative vs. culpabilité (3 à 6 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants prennent l'initiative et apprennent à mener des
activités.
o Résultat positif : Sens de l'initiative et capacité à faire des choix.
o Résultat négatif : Sentiment de culpabilité et inhibition.
4. Travail vs. infériorité (6 à 12 ans) :
o Caractéristiques : Les enfants développent des compétences et cherchent à réussir
dans leurs activités.
o Résultat positif : Sentiment de compétence et de réussite.
o Résultat négatif : Sentiment d'infériorité et d’échec.
5. Identité vs. confusion des rôles (12 à 18 ans) :
o Caractéristiques : Les adolescents explorent leur identité et cherchent à comprendre
qui ils sont.
o Résultat positif : Sens d'identité et direction dans la vie.
o Résultat négatif : Confusion des rôles et incertitude.
6. Intimité vs. isolement (jeune adulte, 18 à 40 ans) :
o Caractéristiques : Les jeunes adultes cherchent des relations intimes et significatives.
o Résultat positif : Capacité à établir des relations saines.
o Résultat négatif : Sentiment d'isolement et de solitude.
7. Générativité vs. stagnation (40 à 65 ans) :
o Caractéristiques : Les adultes se concentrent sur la création et la contribution à la
société.
o Résultat positif : Sentiment de productivité et de contribution.
o Résultat négatif : Sentiment de stagnation et d’ennui.
8. Intégrité vs. désespoir (65 ans et plus) :
o Caractéristiques : Les personnes âgées réfléchissent sur leur vie et leur sens.
o Résultat positif : Sentiment d'intégrité et de satisfaction.
o Résultat négatif : Sentiment de désespoir et de regret.
1. Le vers
Un vers est une ligne dans un poème. Chaque vers a un certain nombre de syllabes, et ce nombre est
crucial dans la versification française.
Le mètre : C’est la longueur d’un vers, mesurée en syllabes.
Tétrasyllabe (4 syllabes)
Pentasyllabe (5 syllabes)
Hexasyllabe (6 syllabes)
Heptasyllabe (7 syllabes)
Ennéasyllabe (9 syllabes)
Hendécasyllabe (11 syllabes)
o L'alexandrin : vers de 12 syllabes, très courant dans la poésie classique.
o Le décasyllabe : vers de 10 syllabes.
o L’octosyllabe : vers de 8 syllabes.
2. La césure et l’hémistiche
Dans les vers longs, il y a souvent une pause marquée appelée césure.
L'hémistiche : c'est la moitié d’un alexandrin (6 syllabes).
Exemple :
« Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie.
La césure est après « meurs » (6 syllabes de chaque côté).
3. Le compte des syllabes
En français, la règle du "e" muet s’applique pour compter les syllabes :
Le "e" muet ne se prononce pas à la fin d’un vers.
Il se prononce à l’intérieur d’un vers, s’il est suivi d’une consonne.
Il ne se prononce pas s’il est suivi d’une voyelle ou d’un "h" muet.
Exemple :
“Je vis dans ce désert aride et sans fin” (9 syllabes).
4. Les rimes
Les rimes sont essentielles à la musicalité d’un poème. Elles se classent selon plusieurs critères :
a) Selon leur disposition :
Rimes plates : AABB
Exemple : L'homme est bon / Il fait le don
Rimes croisées : ABAB
Exemple : Le jour s’efface / Un vent glacé / Le chant s’efface / Sur l’arbre blessé
Rimes embrassées : ABBA
Exemple : Sous le ciel gris / Le vent s'engouffre / Et dans l'ombre soufre / Le bruit des iris.
b) Selon leur genre :
Rimes féminines : terminées par un "e" muet (ex : "nature", "pure").
Rimes masculines : terminées par une autre lettre que le "e" muet (ex : "soleil", "merveille").
c) Selon leur richesse :
Rimes pauvres : 1 son commun (ex : "loup" / "fou").
Rimes suffisantes : 2 sons communs (ex : "parle" / "carle").
Rimes riches : 3 sons communs ou plus (ex : "belle" / "rebelle").
5. Le rythme
Le rythme est déterminé par la place des accents et des pauses dans le vers :
L'accent tonique tombe généralement sur la dernière syllabe non muette du vers.
Les poètes classiques veillaient à une régularité dans le rythme des vers, notamment dans
l’alexandrin, avec une césure médiane.
6. Les enjambements
Un enjambement se produit lorsque la phrase continue au-delà de la fin d’un vers, se prolongeant
sur le suivant sans pause.
Enjambement simple : la phrase se prolonge légèrement sur le vers suivant.
Rejet : un mot ou un groupe de mots très court se trouve repoussé sur le vers suivant.
Exemple : « La nuit est claire, et le ciel est plein
De voix mystérieuses. »
7. Les formes poétiques traditionnelles
La poésie française dispose de plusieurs formes fixes :
Le sonnet : composé de 14 vers (2 quatrains et 2 tercets), généralement en alexandrins, avec
des rimes embrassées dans les quatrains et des rimes variées dans les tercets.
La ballade : composée de trois couplets suivis d’un envoi, avec une structure de rimes
répétée.
Le rondeau : poème composé de 13 ou 15 vers avec des répétitions et une structure
spécifique des rimes.
Le haïku : forme poétique japonaise importée, en 3 vers, souvent 5-7-5 syllabes, très court et
évocateur.
La diérèse : consiste à prononcer séparément deux voyelles qui, dans le langage courant, forment
habituellement une seule syllabe. Cela permet d’ajouter une syllabe supplémentaire dans le vers.
Exemple : le mot « li/on » peut être prononcé en deux syllabes au lieu d'une dans le langage
poétique (li-on).
« Je suis un li/on en colère » (4 syllabes au lieu de 3).
La synérèse : au contraire, elle consiste à fusionner deux voyelles qui forment habituellement deux
syllabes pour n’en faire qu’une seule. Cela permet de respecter le mètre voulu par le poète.
Exemple : le mot « li/on » peut être prononcé en une syllabe (lion).
« Un lion dans la cage » (4 syllabes au lieu de 5).