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Enquête sur Alimentation et Styles de Vie

L'enquête menée par René Patesson examine les comportements et styles de vie liés à l'alimentation en Belgique, en mettant l'accent sur le surpoids et l'obésité. Les résultats, basés sur un échantillon de la population belge âgée de 18 à 55 ans, visent à établir des corrélations entre les habitudes alimentaires et le poids corporel. Ce rapport, qui s'inscrit dans le cadre du Plan national 'Nutrition-santé', ne prétend pas déterminer les causes de l'obésité mais plutôt analyser les styles de vie associés.

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Enquête sur Alimentation et Styles de Vie

L'enquête menée par René Patesson examine les comportements et styles de vie liés à l'alimentation en Belgique, en mettant l'accent sur le surpoids et l'obésité. Les résultats, basés sur un échantillon de la population belge âgée de 18 à 55 ans, visent à établir des corrélations entre les habitudes alimentaires et le poids corporel. Ce rapport, qui s'inscrit dans le cadre du Plan national 'Nutrition-santé', ne prétend pas déterminer les causes de l'obésité mais plutôt analyser les styles de vie associés.

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Enquête sur les comportements et styles de vie associés

à l’alimentation
René Patesson

To cite this version:


René Patesson. Enquête sur les comportements et styles de vie associés à l’alimentation. 2006. �hal-
00133595�

HAL Id: hal-00133595


[Link]
Submitted on 26 Feb 2007

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Université Libre de Bruxelles

CREATIC/CPSO
50, avenue [Link] – CP124
B-1050 Bruxelles
+32 475 890 39 56
rpatess@[Link]

Enquête sur les


comportements et styles de
vie associés à l’alimentation
RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE

RAPPORT FINAL

Janvier 2006

Professeur [Link]

- 1 -
1 Table des matières

1 Table des matières 2

2 Avant-propos : objet et limites de ce rapport 4

3 Fiche enquête 6
3.1 Période de l’enquête 6
3.2 Enquêteurs 6
3.3 Technique d’enquête 6
3.4 Échantillon 7
3.5 Confiance statistique – marges d’erreur 8
3.6 Traitement des données 8
3.7 Remarques concernant l’analyse des données dans le rapport 8

4 La construction du questionnaire et les limites de l’enquête 10


4.1 Modèle adopté 10
4.2 La construction du questionnaire 12
4.3 Limites de l’enquête. 12

5 Répartition de la population interrogée 15

6 L’indice de masse corporelle et l’obésité 16


6.1 Analyse de l’IMC dans l’échantillon étudié : IMC Total 17
6.2 Analyse de l’IMC dans la population étudiée : répartitions selon différents critères 18
6.2.1 Selon le sexe et l’âge 18
6.2.2 Selon les autres indicateurs 19

7 État général des personnes 20


7.1 Perception de son poids 20
7.2 Perception de son état de santé 22
7.2.1 État de santé 22
7.2.2 Stress 22
7.2.3 Sommeil 23
7.3 Comportements et événements associés 24
7.3.1 Se peser 24
7.3.2 Suivre un régime 25
7.3.3 Présence d’événements ayant eu une influence sur le poids 26
7.3.4 Se nourrir en suffisance 27
7.3.5 S’informer sur les risques du surpoids et de l’obésité 28
7.3.6 L’attitude des parents dans l’enfance 29
7.3.7 L’externalité, l’internalité et le contrôle social 29
[Link] Internalité/externalité générale : le locus of control 30
[Link] Le contrôle social 30

8 Styles de vie 32
8.1 Styles alimentaires 33

- 2 -
8.1.1 Les aliments que l’on consomme. 34
8.1.2 Les repas 36
[Link] Nombre de repas par jour 36
[Link] Repas principaux 37
[Link] Lieu des repas 38
[Link] Le moment des repas 39
[Link] Le temps consacré aux repas 39
[Link] La durée de la prise des repas (quel que soit le lieu) 40
[Link] Le temps consacré à la préparation des repas (à la maison) 41
8.1.3 Les repas dépendant de la restauration 41
[Link] Les repas pris dans les snacks et restaurants rapides 42
[Link] Les repas préparés commandés pour le bureau ou la maison 44
[Link] Les repas et plats préparés achetés dans les grandes surfaces et commerces de détail 45
8.1.4 Les repas pris ou commandés tard le soir 47
8.1.5 Le grignotage et ce qui l’accompagne 48
[Link] Le grignotage en général 48
[Link] L’impatience devant les sensations de faim. 50
8.2 Le tabac et l’alcool 52
8.2.1 Le tabac 52
8.2.2 L’alcool 53
[Link] Consommation en général 53
[Link] Quantité consommée 54
8.3 Les activités physiques 56
8.3.1 La pratique d’un sport 56
8.3.2 Les promenades 57
8.3.3 La marche à pieds 58
8.3.4 L’usage des escaliers. 59
8.3.5 Usage d’un vélo pour les déplacements (autres usages que sportifs). 60
8.4 Les autres loisirs 61
8.4.1 Les hobbies 61
8.4.2 Les loisirs hors domicile 62
8.4.3 La télévision 63
[Link] Caractéristiques de l’usage de la télévision 63
[Link] La consommation d’aliments et la télévision 64
8.4.4 Les consoles de jeux. 67
8.4.5 L’usage d’Internet 68

9 Opinions 70
9.1 Les causes du surpoids et de l’obésité. 70
9.1.1 Causes présentes à l’esprit : réponses libres. 70
9.1.2 Causes selon les items proposés 71
9.2 Les remèdes au surpoids et à l’obésité. 74
9.2.1 Remèdes présents à l’esprit : réponses libres. 74
9.2.2 Remèdes selon les items proposés 75
9.3 Opinions concernant certains aspects de l’alimentation 77

10 Conclusions 80

11 Bibliographie et documents consultés 84

12 Annexe 1 : questionnaire en français 86

13 Annexe 2 : questionnaire en néerlandais 108

- 3 -
2 Avant-propos : objet et limites de ce rapport

L’obésité gagne progressivement la population belge, en particulier les enfants et


adolescents. On considère aujourd’hui que plus de 32%1 des personnes présentent
un surpoids. Des risques pour la santé en découlent, telles les maladies cardio-
vasculaires, diabètes (en particulier de type 2) et résistance à l’insuline,
dyslipidémies, hypertension, cancers,… qui conduisent le ministre de la santé à s’en
préoccuper, ne fut ce que par le coût qu’elles représentent dans son budget2.

L’obésité résulterait en grande partie des modifications des modes de vie des
personnes, mais aussi d’une évolution des comportements alimentaires des
consommateurs. L’OMS parle d’une alimentation devenue trop riche en graisse et en
sucre, donc en calories, alors que parallèlement, l’individu bouge de moins en moins.

À côté de ces facteurs nutritionnels incriminés dans le surpoids, d’autres relevant des
styles de vie sont aussi à considérer et à examiner. Ils peuvent être vus comme des
leviers par lesquels on doit pouvoir agir pour limiter le problème mais aussi, en
corollaire, il importe d’examiner leur contribution au surpoids.

L’étude se justifie aussi dans la perspective du Plan national « Nutrition-santé »


(PNNS) amorcé par le conseil des ministres en mai 2004, qui devrait voir le jour en
2006, les groupes de travail mis en place dans ce cadre ayant amorcé leur mission
récemment. La stratégie belge étant ici de s’aligner sur les recommandations
internationales, en particulier sur les aspects nutritionnels de la stratégie de l’OMS et
le projet Eurodiet de 2000.

La FEVIA qui appuie cette étude veut, pour sa part, mieux comprendre les différents
facteurs qui contribuent au surpoids en vue de l’élaboration d’une stratégie destinée
à ses affiliés pour lutter contre ce problème. En tant que porte-parole des industries
alimentaires, elle cherche à montrer que ses affiliés sont aussi préoccupés des
problématiques de la santé liée à l’alimentation que ne le sont les autorités sanitaires
du pays. Par là, elle tend à assumer ses responsabilités devant la mise en cause des
industries alimentaires. Ceci d’autant plus qu’un certain nombre de personnes
averties attribueraient l’accroissement des problèmes à l’industrie agro-alimentaire et
à sa « machine publicitaire ».

Dans cet esprit, l’enquête menée par le CPSO de l’ULB a donc pour objet l’examen,
par questionnaire et sondage, de certaines caractéristiques des styles de vie des
personnes en relation à leur poids corporel, en particulier dans le cas du surpoids et
l’obésité.

Ce rapport reprend les résultats de l’enquête par sondage menée en 2005 auprès de
la population belge de 18 à 55 ans.

1
Selon la « grande enquête belge de santé publique - 2002 » et en fonction de la valeur seuil de l’IMC (BMI) retenu. Cette
enquête mentionne 12% d’obèses. D’autres auteurs considèrent que le surpoids affecte 30% des adultes nord-américains (IMC
≥ 28) et 12% sont obèses. En Europe, d’autres chiffres apparaissent comme celui de 20% (IMC ≥ 28) dans le Nord de la
France. L’étude produirait des données utilisables sur ce plan.
2
Le coût s’élèverait en 2000 à 600 millions d’€, soit 6% du budget de l’INAMI.

- 4 -
L’enquête menée selon une méthodologie scientifique rigoureuse vise à explorer,
dans la population étudiée, différentes facettes des styles de vie pour les corréler
avec le poids corporel et procéder à une analyse de leurs interactions.

L’enquête doit dès lors être considérée comme une photographie des habitudes et
comportements étudiés en rapport avec l’alimentation et le poids. Elle n’est pas une
étude des causes du surpoids et de l’obésité telle qu’une étude épidémiologique
longitudinale pourrait l’établir.

Les résultats doivent être lus comme un examen comparatif des styles de vie en
fonction d’une catégorisation du poids des personnes (IMC).

Ce rapport n’est donc pas une étude sur l’obésité en Belgique, mais bien celle des
styles de vie, dont le style de vie alimentaire, en relation avec l’IMC.

Pour faciliter la lecture des résultats de l’enquête, le rapport a été structuré autour
des différents thèmes présents dans les questionnaires.

Étude réalisée d’avril 2005 à janvier 2006


par le CREATIC / CPSO de L’Université Libre de Bruxelles
Avec l’appui de la Fédération de l’Industrie Alimentaire (FEVIA)

- 5 -
3 Fiche enquête

3.1 Période de l’enquête


L’enquête auprès de la population belge s’est déroulée du 27 avril au 29 mai 2005.

3.2 Enquêteurs
Au total 23 enquêteurs professionnels ont été mobilisés (14 néerlandophones et 9
francophones). L’âge des enquêteurs se situait entre 25 et 55 ans. Il n’a pas été fait
appel à des étudiants de l’Université (comme c’est habituellement la norme dans
notre centre de sondage travaillant avec des enquêteurs professionnels) mais bien à
des enquêteurs familiarisés avec les techniques d’enquête en face à face. Ils ont été
sélectionnés sur la base d’un dossier et de leurs expériences. La majorité avait déjà
travaillé avec nous, certains travaillant par ailleurs pour d’autres organismes de
sondage (dont l’INS).

Il y a eu 3 briefings collectifs avec les enquêteurs dont le premier s’est déroulé le 25


avril 2005.

Chaque enquêteur a été débriefé ce qui nous a parmi d’avoir leurs impressions sur la
manière dont l’enquête s’est déroulée et de recueillir certains autres commentaires.

3.3 Technique d’enquête


Les enquêtes se sont déroulées en face à face.

Cette technique est adaptée à la fois à la nature de l’enquête et à la fois à la


longueur du questionnaire (74 questions).

Du fait que l’enquêteur est face à la personne chez elle, celle-ci peut être plus
facilement mise en confiance, l’enquêteur étant « visible », en relation directe. La
personne interviewée peut facilement vérifier son identité, la crédibilité de l’enquête
et du commanditaire, de même elle peut s’assurer de la confidentialité effective ce
qui n’est réalisable au téléphone. L’enquêteur peut également tenir compte du
contexte et de l’environnement dans lequel se déroule l’enquête (présence de tiers,
d’enfants, distractions,…), ce qui est impossible par téléphone. Par ailleurs
l’enquêteur peut observer directement les réactions (non-verbales, changements
d’attitudes, mimiques,…) de la personne interrogée et en tenir compte dans le
questionnement. On s’aperçoit de cette manière des difficultés de compréhension
d’une question ou d’un item, l’embarras éventuel causé, et l’enquêteur peut apporter
les précisions ou adaptations voulues et passer plus de temps selon le cas.

Dans ce contexte l’enquêteur peut produire d’autres documents que le


questionnaire : fiche reprenant la liste de certains items sur lesquels le questionné
aura à se prononcer (l’enquêteur disposait d’un jeu de 25 fiches).

De même l’enquêteur pourra plus facilement recueillir les commentaires qui étayent
les réponses structurées. Dans ce contexte, les personnes interrogées traduisent

- 6 -
souvent le fait qu’une enquête menée de cette façon offre l’avantage (l’opportunité)
de pouvoir s’exprimer sur un sujet qui les concerne. Les digressions en cours de
questionnement sont d’ailleurs fréquentes tout comme les exemples auxquels
pensent les personnes sondées.

L’enquêteur disposait d’une attestation de l’ULB et d’une carte d’enquêteur avec


photo.

Ces différents éléments sont de nature à permettre des réponses beaucoup plus
fiables que par des enquêtes téléphoniques. Par exemple, l’identité de l’enquêteur
est invérifiable par téléphone et on note une méfiance plus grande , de fréquents
abandons en cours d’enquête, des réponses plus standardisées, ainsi qu’une
lassitude plus rapide, ce qui dans le cas de cette étude aurait constitué un biais
important.

Cette technique du face à face et la méthode d’échantillonnage adoptée minimise les


taux de refus de participer à l’enquête, qui sont inférieurs à 3%.

3.4 Échantillon

L’échantillon de 610 personnes a été sélectionné selon la méthode des quotas.

Le nombre de personnes interrogées se répartit comme suit :

Province nombre
Province d’Anvers 100
Brabant flamand 60
Flandre orientale 80
Flandre occidentale 70
Limbourg 40
Brabant wallon 20
Hainaut 70
Province de Liège 55
Luxembourg 15
Province de Namur 25
Bruxelles-Capitale 75
Tableau I : répartition des personnes interrogées selon les provinces

Les échantillons représentatifs des sous-populations visées (Région wallonne,


Région flamande et Bruxelles) ont été déterminés ensuite selon trois autres critères
distinctifs à partir des statistiques les plus récentes de la population des ménages
belge (données INS « Composition des ménages et noyaux familiaux au 1er janvier
2004 »). Les critères de sélection suivants étaient : l’âge, le sexe et la taille du
ménage.

Méthode des quotas : chaque enquêteur disposait d’une feuille de route spécifiant le
nombre de personnes à interroger et ses caractéristiques de base : classe d’âge,
sexe, taille du ménage, langue et commune.

- 7 -
Un enquêteur interviewait entre 20 et 30 personnes.

3.5 Confiance statistique – marges d’erreur


La marge d’erreur statistique dans un échantillon de 610 personnes (échantillon
total) avec une confiance statistique de .9545 (probabilité de ne pas se tromper)
peut être évaluée de la sorte :

Si un caractère « dichotomique » est présent (résultat chiffré) dans une


proportion de 10%/90%, l’intervalle de confiance autour de la valeur sera de
+/-2,43%.
Si un caractère « dichotomique » est présent (résultat chiffré) dans une
proportion de 30%/70%, l’intervalle de confiance autour de la valeur sera de
+/-3,51%.
Si un caractère « dichotomique » est présent (résultat chiffré) dans une
proportion de 50%/50%, l’intervalle de confiance autour de la valeur sera de
+/-4,05%.

Exemple : 44,4% des personnes déclarent pratiquer un sport. La proportion réelle


dans la population totale pourrait se situer entre (environ) 48,05 % et 40,35% % avec
une probabilité de se tromper de .0455 (statistiquement faible). La probabilité de se
tromper signifie donc que la proportion réelle de personnes pratiquant un sport dans
la population ne serait pas dans cet intervalle avec environ 5 (mal)chance sur 100.

D’une manière générale on calcule la marge d’erreur d’un sondage en prenant le %


d’erreur sur une proportion de 50% avec une confiance de .95, soit dans ce cas-ci,
environ 4,05% (sur 610 personnes et qui serait donc la marge d’erreur la plus forte)

3.6 Traitement des données

Les données ont été encodées avec le logiciel EXCELL et traitée avec SPSS
(Statistical Package for Social Sciences), version 11.0. sur Macintosh.

3.7 Remarques concernant l’analyse des données dans le rapport

La quantité de données et d’informations issues du questionnaire est très importante.

Pour les analyses contenues dans ce rapport nous nous sommes limités aux
résultats significatifs ou parlants en rapport avec l’objectif de l’enquête. De même
seuls les chiffres intéressants ont été repris dans le texte. Il aurait été fastidieux de
présenter, même en annexe, tous les traitements des données effectués (plusieurs
centaines de pages et milliers de tableaux en petits caractères issus de SPSS).

D’autres résultats sont donc disponibles mais non-développés ici.

- 8 -
Pour certaines variables (ou réponses à certaines questions du questionnaire) des
regroupements de réponses ont été effectués selon le cas. Ceci pour obtenir des
effectifs marginaux suffisant pour que les tests statistiques soient valides (dont le χ2
de Pearson afin qu’il satisfasse aux conditions de Cochran, concernant les
fréquences attendues (peu ou pas d’« expected » inférieures à 5) dans les cellules
des tableaux).

- 9 -
4 La construction du questionnaire et les limites de l’enquête

4.1 Modèle adopté

Un questionnaire d’enquête par sondage, loin d’être un filet de pêche, est un


instrument de mesure construit pour vérifier une ou plusieurs hypothèses et/ou
quantifier dans une population déterminée l’importance de la présence ou de
l’absence d’une caractéristique, d’un comportement, d’une attitude, d’une opinion, ….

Pour ce questionnaire, nous nous sommes documentés sur les questions de société
renvoyant à l’obésité. Plusieurs ouvrages ont été consultés et plusieurs autres
enquêtes menées en Belgique ont également servi de référence (Dargent, 2005.
Fondation Hodie Vivere, 2002. Gisle L, Buziarsist J. & all, 2002. ISP, 2004. OMS,
2003.).

Sur cette base nous avons développé le modèle qui sera abordé dans le
questionnaire.

Potentialité de
changements
Style de vie, sédentarité, activité physique, loisirs,…

Comportements é
ev
Choix alimentaires, moyens, él
habitudes, goûts,.. Alimentation

Problèmes familiaux,
professionnels, … Contexte
Poids

Éducation, culture familiale, … Attitudes


Vis-à-vis nourriture (édonisme,…)
Vis-à-vis de la prise de poids,…
le
ib
fa
Terrain
Génétique, hérédité,
pathologies, âge, ….

Graphique 1 : modèle systémique des facteurs influençant le poids corporel

Le poids corporel est déterminé par 5 groupes de facteurs, qui l’influencent tous dans
des proportions variables. En d’autres termes, le poids ne dépend pas uniquement
de l’un d’eux. Ce modèle est systémique dans la mesure où ces facteurs
interagissent, le poids corporel pouvant lui-même modifier l’importance de l’un ou de
plusieurs (par exemple : une prise de poids peut modifier l’attitude que l’on a à
l’égard de l’activité physique et entraîner un accroissement (ou une diminution) de
cette activité).

- 10 -
Tout d’abord le terrain. Il est constitué principalement des éléments génétiques,
l’hérédité, certaines pathologies et l’âge. Il s’agit d’éléments constitutifs sur lesquels il
est difficile agir. La potentialité de changements touchant ce facteur est donc faible.

L’OMS (OMS 2005) considère d’ailleurs que le facteur « terrain » est déterminant
dans le développement de l’obésité : « Le développement de l’obésité est en
grande partie conditionné par des facteurs génétiques. Une prédisposition
héréditaire à l’obésité est un facteur largement répandu dans la population. Chez
les individus génétiquement prédisposés, des facteurs liés au mode de vie (tels
que régime et exercice physique) et les facteurs sociaux, comportementaux,
culturels et résultant de l’appartenance à une communauté déterminent
l’apparition ou non de l’obésité ».

Puis les attitudes. L’attitude, construite par les expériences et l’éducation, est l’état
dans lequel l’individu se trouve lorsqu’il reçoit un signal, un stimulus, une sollicitation
et qui le pousse à donner une réponse orientée dans un certain sens et donc
modulant ou influençant son activité et ses comportements observables. En psycho-
sociologie, il s’agit d’une disposition interne qui sous-tend les réponses favorables ou
défavorables de l’individu à un objet ou à une classe d’objets du monde social.
L’expression verbalisée d’une attitude est une opinion. L’aspect évaluatif de l’attitude
serait central. On considère généralement que ce qui distingue les individus dans
leurs comportements différents face à une même cause, serait l’attitude. Les
attitudes résultent donc à la fois de l’éducation mais aussi des expériences
rencontrées dans la vie. Les attitudes sont construites sur des fondements qui,
éprouvés par les individus, seraient considérés comme correspondant à des bases
cognitives relativement stables et donc plus difficiles à modifier (même si cette
hypothèse trouve ses contradicteurs, notamment Wilson en 1987). On pense par
exemple à l’attitude face au tabac qui paraît souvent malaisée à modifier chez les
fumeurs même avec des arguments scientifiques étayés.
Un questionnaire est donc aussi un instrument de mesure directe ou indirecte des
attitudes, notamment au travers de certains comportements déclarés. En particulier
dans le questionnaire, on s’intéressera aux attitudes vis-à-vis de la nourriture et de
l’alimentation, mais aussi des loisirs, de la prise de poids, etc.

Ensuite le contexte. Il est constitué d’un certain nombre d’événements et/ou de


contraintes sur lesquels l’individu à peu de prises : les difficultés ou les contraintes
professionnelles (par exemple : le stress, la nécessité des rencontres au
restaurant,…), les difficultés ou pratiques familiales (mésententes, divorce (voir plus
loin), santé, réunions et visites fréquentes,…), les déplacements professionnels ou
touristiques, etc.

L’éducation à l’alimentation et les pratiques alimentaires constituent ensuite un


groupe de facteurs qui vont déterminer le poids : la valeur hédonique de
l’alimentation et de la nourriture, les choix alimentaires et les types d’aliments
favorisés, les manières de se nourrir, les goûts, les habitudes culinaires, …. . Ces
facteurs sont plus susceptibles d’être modifiés. Pour, par exemple, perdre du poids,
on pense généralement qu’il sera un peu moins difficile d’agir à ce niveau.

Enfin, les comportements. Nous avons vu que les comportements sont, pour la
plupart, conditionnés par des attitudes moins faciles à faire évoluer. On pense
néanmoins que certains comportements peuvent être rapidement et plus facilement

- 11 -
modifiés. À titre d’exemples simples : prendre l’escalier à la place de l’ascenseur
pour monter un seul étage, se garer au fond du parking du supermarché, plutôt que
se battre pour la place près de l’entrée du magasin, aller chercher le pain ou le
journal à pieds, ne pas prendre systématiquement un snack dès la moindre
sensation de faim, ne pas se resservir, etc.)

4.2 La construction du questionnaire

Différentes questions se rapporteront aux principaux facteurs développés dans le


modèle, mais selon une traduction adaptée au questionnement et à la représentation
concrète ou quotidienne que peuvent en avoir les personnes. Et aussi selon une
terminologie appropriée.

Concrètement :

• Une première retraduction « opérationnelle » des données de la littérature a été


effectuée et un canevas d’enquête mis au point.

• Puis une version de base (version 1) a été soumise à différentes personnes


« experts » du problème.

• Ensuite plusieurs adaptations en fonction des remarques des personnes (5


itérations, soit 5 versions successives du questionnaire).

• L’avant dernière version a été prétestée sur 8 personnes. Le prétest est destiné à
évaluer la compréhension des questions et des termes, l’enchaînement des
questions, les difficultés éventuelles d’émettre une réponse dans le cadre fixé, la
longueur et le temps moyen de passation,…

• Traduction du questionnaire en néerlandais.

• Le questionnaire définitif3 comporte 74 questions soit 322 unités d’informations


récoltées au maximum par questionnaire (double tableau Excel de 322 colonnes).

4.3 Limites de l’enquête.

Comme toute enquête par questionnaire destinée à récolter des informations en


interrogeant des personnes au hasard, les données recueillies sont de type
déclaratives.

Elles font appel à la subjectivité4 des interviewés, c’est-à-dire qu’elles consistent en


données qui ne peuvent être pratiquement pas récoltées autrement qu’avec leur

3
La copie des questionnaires français et néerlandais est jointe en annexe du rapport.
4
En psychologie la subjectivité renvoie à ce qui n’est pas observable par une instrumentation appropriée directement de l’extérieur du
sujet. C’est ce qui appartient en propre au sujet qui doit le communiquer et n’est donc pas mesurable (selon un critère de faisabilité) par
d’autres dispositifs particuliers que dans ce cas-ci le questionnement direct. Le terme ne signifie donc ni partial, ni aléatoire, ni même
hasardeux, douteux ou flou. La psychologie a mis au point diverses méthodes éprouvées de mesure de la subjectivité (comme les
méthodes de Thurstone, Likert ou Guttman, pour ne citer que celles-là), utilisées dans les questionnaires et qui permettent
d’ « objectiver la subjectivité ».

- 12 -
participation volontaire, consciente et introspective.

La valeur des réponses doit être appréciée selon ce critère. À titre d’exemple : la
question concernant le grignotage montre que les personnes en surpoids et obèses
grignoteraient moins que les autres. Plusieurs interprétations doivent être envisagées
et recoupées : le grignotage est-il compris de la même manière par tous ? La
quantité d’aliments grignotés par épisode de grignotage est-elle comparable ? Les
aliments grignotés sont-ils de valeur nutritionnelle égale ? Certaines personnes ont-
elles honte de grignoter et répondent-elles en fonction d’une norme qu’elles
idéalisent ? Ces différents aspects du grignotage doivent alors être considérés, ce
qui montre que le problème est loin d’être simple et les méthodologies qui
permettraient d’objectiver au mieux la question du grignotage sont lourdes et
délicates à mettre en œuvre. Dans le cas de notre étude, et comme cela se fait
généralement dans les études comparables, on considérera que toutes les choses
sont égales par ailleurs.

Les grandes enquêtes sur la Santé des belges menées, par exemple par l’ISP (Gisle
L, Buziarsist J. & all, 2002. ISP, 2005. etc. ), même de nature épidémiologiques5, ne
font pas appel à d’autres méthodes de récolte des données de base que celles,
subjectives, utilisées dans cette enquête-ci. D’ailleurs certaines de nos questions
sont identiques dans leur forme et leur contenu avec celles de ces enquêtes, dans
un but d’uniformisation et de comparaison des données6.

Même si elle s’en rapproche, nous considérons que notre enquête ne peut être
qualifiée de strictement épidémiologique, dans la mesure où d’une part, elle ne se
répète pas et surtout d’autre part, elle n’est pas assortie de mesures et examens
cliniques de recoupement tels qu’on les pratique dans des enquêtes habituelles de
ce type. Par exemple, l’IMC (Indice de masse corporelle) dont il sera question plus
loin est calculé sur la base du poids et de la taille des personnes. Nous avons du
nous contenter de la déclaration de ces valeurs par la personne interviewée, même
face à l’enquêteur. Il n’y a donc aucune vérification des déclarations des personnes
interrogées (pas de balance, pas de toise, etc.). En effet on imagine mal un
enquêteur non médecin pratiquer directement des mesures sur le corps des
personnes comme cela se ferait dans une enquête épidémiologique menée avec
rigueur. L’enquêteur avait été formé pour néanmoins évaluer la justesse des valeurs
déclarées et contrôler, avec la personne, si une discordance le faisait douter.

Ensuite il faut rappeler que le principe de cette enquête est celui d’une participation
volontaire de la personne à l’interview. Notre taux de refus est faible, de l’ordre de
5%, et pourrait constituer un léger biais. Toutefois la technique des quotas utilisée ici
permet de récupérer ce biais. Il demeure qu’une fraction de la population est
résolument réfractaire à ce genre de collaboration. On retrouve donc, quelle que soit
l’enquête menée et le commanditaire, des personnes qui refusent systématiquement
de participer. Réfractaires aux enquêtes, on ne peut non plus connaître leurs
caractéristiques qui conduiraient à en tenir compte dans les résultats, par exemple
en appliquant des redressements adaptés. On parlera dans ce cas de « biais
irrémédiable » que la technique des quotas permet néanmoins de contourner en
grande partie.

5
Discipline étudiant les différents facteurs qui interviennent dans l’apparition des maladies, leur fréquence, leur mode de
distribution, leur évolution et la mise en œuvre des moyens nécessaires à leur prévention.
6
Au moment de la rédaction de ce rapport nous ne disposons pas encore des résultats chiffrés et détaillés qui nous auraient
permis une comparaison des réponses entre les études item par item.

- 13 -
Ce qui rend d’autant plus comparables nos résultats avec d’autres enquêtes
confrontées aux mêmes biais qui peuvent être considérés comme identiques partout.

Pour des questions pratiques et économiques, notre échantillon est restreint à la


population adulte des personnes de 18 à 55 ans. Une étude sur les jeunes est
spécifique et ne peut être abordée avec le même outil. Ce segment étudié constitue
également une cible importante pour des actions ou recommandations éventuelles
en considérant que les personnes plus âgées auraient plus de difficultés à s’adapter
malgré que le fait de l’obésité est plus critique au delà de ces âges (tant au niveau de
l’accroissement de l’obésité avec l’âge, que celui des conséquences sur la santé).
Néanmoins les recommandations que l’on peut extraire de nos résultats sont aussi
applicables à des personnes plus âgées.

Enfin la représentativité tout en étant satisfaisante pour les objectifs de l’enquête


(soit une étude générale des styles de vie associée au poids corporel) reste limitée :
ne figurent pas dans la population de référence les personnes institutionnalisées
(prisons, hôpitaux, structures d’accueil), les communautés (abbayes, couvents,
pensionnats,…), les SDF, les clandestins, les réfugiés, … .

- 14 -
5 Répartition de la population interrogée

Type d’habitat Maison 69,8


Appartement, chambre, studio 28,4
Autre cas 1,8

Sexe du répondant H 53,0


F 47,0

Langue de base du répondant Français 43,0


Néerlandais 55,5
Autre 1,5

Age du répondant 18 - 19 ans 4,6


20 - 24 ans 11,5
25 – 29ans 12,1
30 – 34 ans 13,9
35 – 39 ans 15,7
40 – 44 ans 14,3
45 – 49 ans 15,6
50 – 55 ans 12,3

Nombre de personnes du 1 personne 19,2


ménage
2 personnes 24,9
3 personnes 20,8
4 personnes 20,0
5 personnes 8,9
6 personnes et + 4,3
Sans réponse 2,0

Activité professionnelle OUI 81,0


NON 18,5
Sans réponse 0,5

Situation familiale Marié 38,2


Vit en couple 23,0
Célibataire 27,7
Veuf 1,1
Séparé, divorcé 9,3
Sans réponse 0,7

Niveau des revenus mensuels Jusqu’à 1250€ 14,8


De 1251€ à 2500 € 34,4
Plus de 2501€ 19,5
Refus de répondre 13,4
Pas de revenus 1,6
Ne sait pas / sans rép 16,2

- 15 -
6 L’indice de masse corporelle et l’obésité
L’indice de masse corporelle (IMC – en anglais : BMI – Body Mass Index) ou indice
de Quetelet (1835), est aujourd’hui l’indicateur le plus couramment adopté (dont par
l’OMS) pour établir le degré de poids relatif de l’individu en rapport avec sa taille.

Il se calcule en divisant le poids exprimé en kilos, par la taille en mètres élevée au


carré :

IMC = P/T2

Par exemple, un adulte de 75kg mesurant 1,75m aura un IMC de :

IMC = 75/(1,75)2 = 24,5 kg/m2 (7)

L’obésité est souvent définie comme une accumulation anormale ou excessive de


graisse dans les tissus adipeux, pouvant engendrer des problèmes de santé .

On considère néanmoins que l’IMC reste une mesure grossière (mais utile) de
l’obésité notamment parce qu’elle ne tient pas compte de la répartition de la masse
grasse dans l’organisme considérée également comme un facteur de risque. L’IMC
ne permet pas non plus de différencier le rapport entre masse grasse et masse
musculaire, ce qui complique son interprétation et les comparaisons entre
populations différentes. On y adjoint alors l’indication du périmètre abdominal
(surtout pour les hommes) et/ou du rapport entre le tour de hanche et le tour de taille
(surtout chez les femmes).

Les études épidémiologiques menées depuis plus de cent ans par des compagnies
d’assurance américaines (notamment les études de la Metropolitan Life Insurance
Company) mettent en évidence une corrélation entre les degrés d’obésité et une
surmortalité.

Classification IMC Risque de morbidité associée


Dénutrition
Grade V < 10 Risque de problèmes cliniques
Grade IV 10,0-12,9 Risque accru d’autres problèmes cliniques
Grade III 13,0-15,9 Risque accru d’autres problèmes cliniques
Grade II 16-16,9 Risque accru d’autres problèmes cliniques
Insuffisance pondérale ou Grade I 17,0-18,5 Faible (mais risque accru d’autres problèmes cliniques
Éventail normal 18,5-24,9 moyen
Surpoids - préobèse 25,0-29,9 Accru
Obésité ≥ 30
Grade I 30,0-34,9 Modéré
Grade II 35,0-39,9 Important
Grade III 40,0 Très important

Tableau II : classification des adultes selon l’IMC (source : OMS 2003)

7
Par simplification, comme cela se pratique habituellement, nous mentionnerons les valeurs de l’indice par leur nombre sans
2
spécifier à chaque fois qu’il s’agit de kg/m .

- 16 -
Remarquons ici que l’OMS considère que la relation entre l’IMC et le risque de
morbidité associée tel que présenté dans ce tableau est « simpliste » dans la mesure
ou ce risque peut-être modifié par toutes sortes de facteurs, notamment la nature du
régime alimentaire, le groupe ethnique et le degré d’activité. Elle insiste sur le rôle de
la répartition de la masse grasse comme un des facteurs déterminant les risques.

6.1 Analyse de l’IMC dans l’échantillon étudié : IMC Total

Rappelons ici que l’enquête ne vise pas à étudier l’obésité dans la population belge
mais bien explorer les rapports existants entre certains aspects des styles de vie en
fonction d’un « indicateur » du surpoids et de l’obésité.

Comme nous l’avions déjà évoqué, l’enquête n’est pas non plus une étude
strictement épidémiologique. Une étude épidémiologique porte sur des maladies.
L’obésité ou le surpoids sont-ils considérés aujourd’hui comme tels ? Pas par tous.
L’épidémiologie se réfère généralement à un dénombrement des cas et à un
diagnostic médical. Les études actuelles concernant l’obésité sont statistiques et
axées sur la technique des sondages menées par des enquêteurs non-médecins.

Nous nous en sommes tenus à confronter les styles de vie à l’indicateur IMC, le plus
usité, malgré les défauts et limites qu’il comporte8. Il s’agit d’ouvrir des pistes
permettant de mettre en relation ces deux aspects des comportements (styles de vie
et poids corporel) et l’IMC est apparentée ici à une variable intermédiaire9.

L’IMC est calculé ici à partir des réponses données par les personnes interrogées
aux questions 30 et 31 du questionnaire. C’est donc bien après d’autres questions
concernant des aspects des styles de vie que la taille et le poids sont demandés.

Graphique 2 : valeur des IMC10 dans l’échantillon étudié

8
Par exemple ce indice ne tient pas compte de la répartition entre masse musculaire et adipeuse. Il ne tient pas compte, non
plus, d’un typologie des morphologies.
9
Une variable intermédiaire n'est pas un phénomène en soi, mais un concept qui a pour but d'établir une relation entre deux ou
plusieurs phénomènes. S'apparente au rôle d'une fonction en mathématique, dont le rôle est d'établir une relation logique entre
un domaine et un co-domaine. Notons également la tendance chez de nombreux auteurs à réifier certaines variables
intermédiaires, c-à-d à les traiter comme s'il s'agissait d'un phénomène en soi.
10
Pour la suite du rapport nous adoptons la dénomination IMC1 pour les valeurs < 18,5, IMC2 valeurs comprises entre 18,5 et
24,9, IMC3 entre 25 et 30 et IMC4 >30 ; soit IMC1 : personnes maigres ou en sous-charge pondérale, IMC2 personnes de
poids normal, IMC3 personnes en surpoids et IMC4, personnes obèses.

- 17 -
L’indice moyen de masse corporelle calculé sur l’échantillon total est de 24,02
(population de référence : belges de 18 à 55 ans). L’enquête Santé, Belgique (1997)
établissait un indice moyen pour la population belge de 24,7 (belges ≥18 ans).

L’échantillon montre que 37,2% des personnes interrogées sont en surpoids (28,2%)
ou obèses (9%).

Une comparaison avec d’autres données récentes obtenues par des enquêtes
comparables11 effectuées en Belgique donne des résultats voisins :

Enquête de Santé par Interview – Belgique 2001 :

IMC moyen dans la population belge de plus de 18 ans 24,9


Surpoids 33%
Obésité 12%
Tableau III : valeurs de l’IMC dans l’enquête de Santé par Interview – 2001

6.2 Analyse de l’IMC dans la population étudiée : répartitions selon


différents critères

La répartition des différentes catégories de l’IMC dans la population étudiée est-elle


aléatoire ou certaines particularités apparaissent-elles selon différents segments
sociodémographiques ?

Nous avons examiné la répartition de l’IMC selon le sexe, l’âge,

6.2.1 Selon le sexe et l’âge

Sexe IMC Intervalle de Min Max


moyen confiance (95%)
Femme 23,31 23,85 - 23,78 15,62 42,56
Homme 24,81 24-36 - 25,26 17,24 40,09
Total 24,02 23,69 - 24,36 15,62 42,56

Âge IMC Intervalle de Min Max


moyen confiance (95%)
18 à 19 ans 21,80 20,79 – 22,81 16,51 28,13
20 à 24 ans 22,12 21,27 – 22,98 17,51 40,55
25 à 29 ans 23,31 22,22 – 24,39 15,78 42,56
30 à 34 ans 23,62 22,75 – 24,48 17,04 34,52
35 à 39 ans 24,05 23,28 – 24,82 15,99 37,35
40 à 44 ans 24,38 23,66 – 25,09 15,76 34,41
45 à 49 ans 25,35 24,42 – 26,28 15,62 40,09
50 à 54 ans 25,60 24,62 – 26,59 17,36 38,47
Total 24,02 23,69 – 24,36 15,62 42,56
Tableau IV : valeurs de l’IMC selon l’âge et selon le sexe des personnes interviewées

On observe une augmentation constante de l’indice de Quetelet selon l’âge (F. sign.
<.001). De même une différence moyenne significative (t sign.<.001) entre hommes
(24,81) et femmes (23,31). Cette différence croît significativement en fonction de
l’âge. Les hommes plus âgés devenant plus « lourds » que les femmes.

11
Adoptant une méthodologie de questionnement comparable pour recueillir la taille et le poids : soit des questionnaires
administrés en face à face (par exemple : partie questionnaire oral - par interview - de l’enquête de santé par interview 2001 ) et
réponses personnelles consignées par l’enquêteur, sans autre forme de vérification.

- 18 -
Moyennes
Hommes Femmes
30

29

28

27

26

25

24

23

22

21

20
18 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 34 ans 35 à 39 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans

Graphique 3 : valeurs de l’IMC selon l’âge et selon le sexe dans l’échantillon étudié

6.2.2 Selon les autres indicateurs

L’examen de l’IMC selon un indicateur du niveau socio-économique (le revenu


mensuel équivalent du ménage), le niveau d’instruction, la langue (combinant les
régions), l’exercice d’une activité professionnelle, la taille du ménage montrent de
légers écarts.

Niveau socio-économique IMC Intervalle de


(revenu équivalent) moyen confiance (95%)
< 1.250€ 23,77 22,80 – 24,74
1.250 – 2.500 € 24,40 23,83 – 24,97
2.500 € et + 24,47 23,75 – 25,20
Niveau socio-culturel
(degré d’instruction)
Primaire 23,84 20,95 – 26,72
Secondaire inférieur 24,74 23,78 – 25,71
Secondaire supérieur 24,05 23,50 – 24,60
Supérieur (non universitaire + universitaire) 23,66 23,19 – 24,12
Refus de répondre 25,50 20,39 – 30,61
Ne sait pas 30,97 22,42 – 39,53
Activité professionnelle
Oui 24,20 23,84 – 24,56
Non 23,29 22,47 – 24,10
Langue (Région)
Néerlandais 24,22 23,77 – 24,67
Français 23,79 23,30 – 24,28
Taille du ménage
Une personne 23,70 22,91 – 24,49
Deux 23,98 23,34 – 24,61
Trois 23,99 23,22 – 24,75
Quatre 24,65 24,00 – 25,30
Cinq 23,69 22,55 – 24,83
Six et plus 24,43 22,10 – 26,76
Tableau V : valeurs de l’IMC selon différents indicateurs socio-démographiques

Au niveau de notre échantillon les différences (légères) observées selon le niveau


socio-économique, le niveau d’études, la taille du ménage et la langue sont non
significatives (Anova). Seule la différence entre actifs et non actifs est significative (t
sign.03).

- 19 -
7 État général des personnes

7.1 Perception de son poids

Synthèse

♦ Plus de personnes maigres pensent plus souvent avoir un poids normal.


♦ De même, plus de personnes obèses pensent seulement être en surpoids.
♦ Cette mauvaise auto-perception de son poids dans les classes extrêmes (IMC1 et
IMC4) pourrait être un facteur renforçant les comportements inadaptés.
♦ Il peut aussi exister un écart entre la perception de son poids et la perception qu’on
pense que les autres en ont, ou allo-perception. Ainsi, par rapport à la moyenne, plus
de personnes en surpoids pensent que les autres les considèrent comme obèses.
L’image de son poids sur les autres pourrait donc être un facteur complémentaire
pour éviter les dérives pondérales.

Les personnes ont-elles une perception de leur poids en rapport avec les indicateurs
définis ci-dessus ?

53,1% des personnes pensent avoir un poids normal, 34,3% être en surpoids, 2,5%
être obèse, 6,9% avoir un poids au-dessous de la normale.

En comparant avec l’indice IMC, on obtient les résultats suivants :

Pensent IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Avoir un poids normal 60,5 71,3 30,6 5,5 53,1
Être en surpoids 2,3 18,3 62,9 69,1 34,3
Être obèse 0,0 0,0 1,8 21,8 2,5
Avoir un poids au dessous de la 32,6 7,7 1,2 0,0 6,9
normale
Ne pas savoir 0,0 2,7 3,5 3,6 3,2
Tableau VI : auto-perception de son poids selon les catégories de l’IMC

Les personnes obèses et les personnes maigres ont une mauvaise perception de
leur poids : les unes s’estiment plus souvent en surpoids (qu’obèses), les autres
pensent plus souvent avoir un poids normal.
Par contre les personnes en surpoids auraient une meilleure perception (et
conscience) de leur poids malgré le fait que 30,6% pensent avoir un poids normal.

Donc :
• Une majorité d’obèses auraient une mauvaise perception de leur poids ;
• Tout comme les personnes « maigres » ou personnes en insuffisance
pondérale qui en ont, en général, également une mauvaise perception ;
• Seule une majorité des personnes en surpoids auraient une bonne
perception d’eux-mêmes sur ce point.
• Il est à remarquer également que certaines personnes de poids normal se
considèrent en surpoids.

Une partie de ces résultats pourraient s’expliquer par une mauvaise information chez
un bon nombre de personnes concernant les classes de poids, surtout sur l’obésité
elle-même.

- 20 -
Pourtant l’image qu’en ont les autres devrait permettre, parfois, d’ajuster ses propres
perceptions.

On a examiné en quoi les auto-perceptions du poids correspondaient à l’image que


leur renvoyait les autres : ainsi une personne se considérant en surpoids peut être
vue comme obèse ou comme de poids normal par les autres. Dans le premier cas
elle sous-évalue pour elle la perception qu’en ont les autres et dans l’autre cas elle la
surévalue pour elle-même. Une personne se considérant de poids normal peut être
considérée comme maigre par les autres. On considérera que dans ce cas là
également elle surévalue pour elle-même son propre poids. Il y a donc surévaluation
par soi-même quand on se place dans une classe inférieure à celle dans laquelle les
autres vous classent et sous-évaluation par soi-même quand on se place dans une
classe supérieure.

Pensent IMC1 IMC2 IMC3 IMC4


Que leur poids correspond à ce 62,8 64,4 62,2 70,8
qu’en pensent les autres
Sur-évaluation 0,0 11,5 18,6 9,1
Sous-évaluation 23,3 16,8 12,2 12,7
Ne savent pas 13,9 7,3 7,0 7,4
Tableau VII : surévaluation ou sous-évaluation de son poids par rapport à l’opinion qu’en
aurait les autres

On constate que c’est surtout parmi les personnes d’IMC1 (maigres) qu’il y a le plus
grand écart en terme de sous-évaluation. Plus de personnes (23,3%) étant maigres
se considèrent comme « de poids normal » alors qu’elles sont effectivement vues
comme maigres par les autres. De même, 18,6% des personnes en surpoids (IMC3)
se considèrent de poids normal alors que les autres les trouvent en surpoids.

Plus de personnes obèses semblent avoir une perception de leur poids plus souvent
en harmonie avec celle qu’en ont les autres.

En résumé donc, ce serait parmi les personnes d’IMC1 et IMC3 qu’il y aurait un plus
grand nombre de personnes qui sous-estimeraient la perception qu’ont les autres de
leur apparence pondérale.

Cette perception par les autres de son propre état pondéral et la manière dont la
personne concernée en tient compte pourrait donc constituer un élément intéressant
de lutte contre le surpoids et l’obésité.

- 21 -
7.2 Perception de son état de santé

Synthèse

♦ Ce sont les personnes de poids normal qui sentent le plus souvent en meilleur état
de santé.
♦ Plus de personnes obèses évaluent leur état de santé moins bon que la moyenne.
Ce résultat traduirait chez elles la conscience de la relation entre les deux : obésité et
santé.
♦ Dans la perception qu’en ont les personnes, il n’y aurait pas de facteur systématique
reliant le stress au poids.
♦ Les personnes obèses déclarent dormir moins en rapport avec la moyenne observée.
Ce résultat confirme le lien connu entre obésité et manque de sommeil ainsi qu’entre
le « bon-poids» et le sommeil équilibré.

7.2.1 État de santé

La perception de son propre état de santé, globalement et selon l’indice IMC est
reprise dans le tableau suivant :

Pensent que leur santé est IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL
Excellente 11,6 12,4 8,1 1,9 10,2
Très bonne 25,6 37,6 28,5 20,4 32,6
Bonne 46,5 46,2 56,4 66,7 50,9
Médiocre ou mauvaise 16,3 3,8 7,0 11,1 6,2
2
Tableau VIII : perception de son état de santé selon les classes d’IMC (χ sign. <.001).

Ce sont surtout les personnes d’IMC2 qui se sentent le plus en meilleure santé.

Par contre plus de personnes d’IMC4 ont une perception un peu moins bonne de leur
santé que la moyenne. On remarquera également une proportion de 16,3% des
personnes d’IMC1 ayant un sentiment de santé médiocre ou mauvaise (dans
certains cas une perte de poids peut-être la conséquence d’un mauvais état de
santé, mais l’objet de notre étude ne nous permettait pas d’aborder la santé sous
tous ses aspects).

7.2.2 Stress

La perception de l’état de stress par le répondant est la suivante :

Êtes-vous quelqu’un de stressé IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Tout le temps 16,7 10,1 9,9 10,9 10,6
Souvent 52,4 39,7 44,2 36,4 41,6
Rarement 28,6 39,1 34,9 43,6 37,6
Jamais 2,4 11,0 11,0 9,1 10,3
2
Tableau IX : perception de son état de santé selon les classes d’IMC (χ non sign.).

Il n’y a pas, dans notre échantillon, de différences significatives selon les classes
d’IMC.

Pourtant la corrélation directe ou indirecte est souvent établie dans ce domaine.


Certaines personnes maigres attribuant leur maigreur au stress, certaines personnes
en surpoids aussi, ou certaines personnes obèses justifiant des grignotages
- 22 -
immodérés à cause du stress. Si des cas précis tels ceux évoqués ici sont observés
et confirmés, nous ne mettons pas en évidence ici de facteur systématique.

Il n’y aurait donc pas de facteur systématique reliant le stress au poids, alors que les
effets du stress sur le poids pourraient jouer indirectement selon les cas et d’une
manière non linéaire.

7.2.3 Sommeil

Plus de 6 personnes sur 10 (61,2%) dorment 7h et plus par nuit.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Moins de 6h 9,3 8,0 11,0 7,3 8,9
De 6h à moins de 7h 44,2 26,0 30,8 40,0 29,9
De 7h à moins de 8h 27,9 43,1 34,9 45,5 39,9
Plus de 8h 18,6 23,0 23,3 7,3 21,3
Tableau IX : proportion de personnes déclarant dormir d’une durée moyenne par nuit
2
précisée dans le tableau selon les classes d’IMC (χ sign. =.04).

Les personnes ayant des poids situés dans les classes extrêmes (IMC1 et IMC4)
dormiraient significativement moins (χ2 sign. =.04) que les autres.

D’une manière générale plus l’IMC croît, moins les personnes dormiraient (Anova
[Link]. = .04).

On constate aussi que les hommes en surpoids et obèses dorment moins (χ2 sign.
=.02) que les femmes des mêmes catégories.

Les personnes obèses, déclarent donc dormir moins souvent que 8 heures. Ce
résultat montre et confirme le lien entre l’obésité et le manque de sommeil ainsi
qu’entre le « bon-poids » et le sommeil équilibré.

- 23 -
7.3 Comportements et événements associés

Synthèse

♦ Les personnes obèses vérifient leur poids moins souvent que la moyenne et les
personnes maigres plus souvent.
♦ Les personnes obèses et en surpoids ont, en général, déjà suivi un régime
alimentaire pour perdre du poids. Cela se traduirait par la conscience chez elles
d’une forme d’anormalité ou même de morbidité liée au surpoids.
♦ Toutes choses étant égales par ailleurs, ce sont surtout les femmes qui suivent ou
qui ont suivi un régime. L’homme en surpoids ou obèse s’ignore-t-il ? S’accepte-t-
il ou se résigne-t-il ?
♦ Près de la moitié des personnes interrogées déclarent qu’il leur est arrivé dans
l’existence un événement identifiable ayant eu un effet significatif sur leur poids. De
plus la prise de poids ou la perte de poids lié à cet événement aurait été plus
conséquent pour les femmes.
♦ Les personnes en surpoids et obèses estiment – et ont donc conscience – qu’elles
mangent trop. L’hypothèse d’une augmentation progressive et involontaire du poids
par des aliments aux calories cachées est donc contredite par ce résultat.
♦ En corollaire ce sont les personnes de poids normal qui estiment le plus souvent
manger normalement.
♦ Pratiquement tout le monde (86,5%), que ce soit dans les classes à risque ou non,
déclare avoir déjà été informé des risques et conséquences du surpoids et de
l’obésité.
♦ Si une grande majorité des personnes (80,3%) estime que leurs parents étaient
stricts sur le déroulement des repas et prises alimentaires en dehors de ceux-ci,
aucune différence significative n’apparaît entre les classes d’IMC. Donc les
personnes en surpoids ou obèses ne semblent pas – dans leurs souvenirs – avoir été
soumis à un contrôle parental plus ou moins strict que les autres.
♦ Les personnes en surpoids et obèses auraient un moins bon contrôle de leur
alimentation par des signaux internes (sensation de faim ou de satiété) et seraient
plus souvent dépendantes de signaux externes (abondance des aliments mis à
disposition, comportements des autres, socialisation des repas). L’image du bon
vivant, enveloppé, mangeant par plaisir et par convivialité autant ou plus que par
faim, trouverait donc ici une forme de vérification.

7.3.1 Se peser

Vous pesez-vous IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Régulièrement, tous les jours 60,5 43,0 45,3 37,0 44,4
Rarement 18,6 43,6 43,0 46,3 41,9
Jamais 20,9 13,4 11,6 16,7 13,7
2
Tableau X : fréquence de vérification de son poids selon les classes d’IMC (χ sign.= .06).

Un peu moins d’une personne sur deux vérifie régulièrement son poids. Cette
fréquence est moindre chez les personnes obèses et supérieure chez les personnes
maigres.

Elle est surtout beaucoup plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (χ2
sign. <.001) et est indépendante de l’âge.

- 24 -
7.3.2 Suivre un régime

Plus de 3 personnes sur 10 déclarent avoir déjà suivi un régime alimentaire pour
perdre du poids.

Déjà suivi un régime alimentaire IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


OUI 19,0 26,1 36,1 57,4 31,2
NON 81,0 73,9 63,9 42,6 68,8

Suit actuellement un régime 2,4 3,9 13,6 18,5 7,8


Tableau XI : régime déjà suivi pour perdre du poids selon les classes d’IMC
2
(χ sign.<.001).

Il existe une relation linéaire entre l’IMC et le fait d’avoir fait un régime : plus l’IMC est
élevé plus on trouve de personnes ayant fait régime. Cette même relation est
constatée pour les personnes effectuant un régime au moment de leur interview
dans le cadre de l’enquête.

Ce sont les personnes en surpoids et obèses (près de 6 sur 10) qui ont le plus
souvent déjà suivi un régime alimentaire. Actuellement 18,5% parmi les obèses
suivent un régime et 13,6% parmi les personnes en surpoids.

Ce sont surtout les femmes qui sont concernées par les régimes alimentaires :
46,1% d’entre elles en ont déjà suivi un contre 14,5% des hommes (χ2 sign. <.001).
L’âge de la personne interviewée ne jouerait pas12.

Femmes Hommes Autres cas


Déjà suivi un régime alimentaire IMC3 IMC4 IMC3 IMC4
OUI 57,7 76,0 17,6 41,4 25,3
NON 42,3 24,0 82,4 58,6 74,7

Suit actuellement un régime 24,4 32,0 4,4 6,9 3,7


Tableau XII : régime déjà suivi pour perdre du poids selon le sexe et les classes d’IMC3 et
2
IMC4 (χ sign.<.001).

En rapport avec l’indice d’IMC : 3 femmes obèses sur 4 ont suivi un régime (près de
la moitié moins pour les hommes). En outre les femmes en surpoids suivent plus
souvent un régime (57,7%) ce qui n’est le cas pour les hommes de cette classe
d’IMC où l’on n’observe que 17,6% de régimes.

Les résultats concernant les personnes qui suivent actuellement un régime sont
également parlants sur ce point : à côté d’une faible proportion de personnes en
surpoids ou obèse qui suivent actuellement un régime et qui interpelle, la différence
homme/femme est très importante : une plus grande proportion d’entre elles
accusant un surpoids suivent une régime (de 24,4% à 32,0%); la proportion
d’hommes restant faible (de 4,4% à 6,9%). L’ homme en surpoids ou obèse s’ignore-
t-il, s’accepte-t-il ou ne fait-il rien ?

12
la question de savoir à quel âge le régime (ou le premier régime) entrepris a été réalisé n’a pas été posée.

- 25 -
Régime et état de santé

On constate également que ce sont les personnes qui déclarent un état de santé
médiocre ou seulement « bon » qui ont le plus souvent suivi un régime (44,7%).

Mais aussi les personnes les plus stressées : 51,6% (χ2 sign. <.001). Est-ce à dire
que certaines personnes en surpoids et obèses qui, parce que non stressées,
accepteraient leur état et n’entreprendraient rien pour l’éviter au contraire des
personnes stressées. L’état de stress de la personne serait alors, dans ce cas, une
variable pouvant déclencher une réaction de prise en charge de son surpoids. Les
liens entre stress et surpoids méritent donc une attention particulière.

7.3.3 Présence d’événements ayant eu une influence sur le poids

46,4 % des personnes estiment qu’il leur est arrivé dans l’existence un événement
qui a eu une influence sur leur poids. 24,9% ont grossi, 18,7% maigri et 2,8% grossi
et maigri selon l’événement. Parmi les événements qui font grossir ou maigrir le plus,
la palme revient au « divorce-séparation », cité le plus souvent par une personne sur
trois.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


OUI - grossir 4,8 19,1 35,5 42,6 24,9
OUI - maigrir 47,6 20,6 13,4 1,9 18,7
OUI – les deux 45,2 57,9 48,3 50,0 53,6
NON 2,4 2,4 2,9 5,6 2,8
Tableau XIII : occurrence d’un événement dans l’existence ayant eu pour effet une
diminution ou un accroissement du poids

La corrélation entre le poids et l’évocation des événements ayant une influence sur
ce poids est importante (χ2 sign. <.001).
Au cours de la vie, on peut grossir ou maigrir pour différentes raisons, mais ce
résultat montre que le vécu émotionnel (joie, peine, stress, tristesse,…) associé à
une événement déterminé joue un rôle clé dans la variation de poids.

Faut-il penser l’accompagnement psychologique éventuel (psychiatrie,


psychothérapie, …) de certains états pénibles de la vie en termes des conséquences
sur le poids ?

Ainsi l’impact d’un événement chez les personnes obèses (IMC4) serait très fort (χ2
sign. <.001). et aurait pour près de la moitié influencé leur poids.

Plus particulièrement ce seraient les femmes obèses et en surpoids qui


encaisseraient le coup de l’événement par une prise de poids : 51% des femmes en
surpoids et obèses contre 24,4% des hommes (χ2 sign. <.001).

D’une manière plus générale d’ailleurs, la prise de poids ou la perte de poids chez
les femmes (respectivement 31,2% et 23,3%) lié à un événement serait beaucoup
plus importante que chez les hommes (respectivement 17,8% et 13,6%).

- 26 -
7.3.4 Se nourrir en suffisance

Il importe de connaître dans le cadre de cette étude le sentiment que peuvent avoir
les personnes sur les quantités de nourriture qu’elles absorbent. En effet on attribue
parfois le surpoids à des aliments énergétiques dont les calories cachées seraient
absorbées sans que la personne ne s’en aperçoive ce qui expliquerait l’augmentation
de son poids sans qu’elle ne s’en sente responsable. Remarquons aussi que cette
hypothèse des calories cachées et subies pourrait être abordée d’une autre manière
que dans cette étude-ci.

Toutefois nos résultats ne la confirment pas en première approximation comme on


l’examine ci-après.

Les personnes estimant le plus souvent manger normalement et en suffisance sont


aussi celles dont l’IMC correspond à la normale (IMC2 : 62,1%).

C’est parmi les personnes en surpoids et obèses qu’on observe une majorité de
celles qui estiment manger trop. Ces personnes attestent donc ici de leur conscience
de trop manger en relation avec leur statut pondéral (χ2 sign. <.001).

Estimez-vous IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Manger normalement et en 53,5 62,1 49,4 32,7 55,2
suffisance
Manger trop 2,3 9,7 27,9 38,2 16,9
Manger trop peu 18,6 2,9 2,9 0,0 3,8
Manger des quantités irrégulières, 25,6 25,3 19,8 29,1 24,1
parfois trop, parfois pas assez
Tableau XIV: perception de la quantité de nourriture absorbée selon les classes d’IMC
2
(χ sign.<.001).

Remarquons aussi qu’une personne obèse sur trois estime manger normalement (au
moment du questionnement) et une sur deux parmi les personnes en surpoids.

Les différences selon le sexe sont non significatives. Autant d’hommes que de
femmes estiment manger trop (17,8% / 16,1%), normalement ou trop peu.

En relation avec l’état de santé, les personnes stressées comptent aussi celles qui
déclarent plus souvent (37,5%) manger des quantités irrégulières % (χ2 sign. =.001)
tandis que les personnes non-stressées sont celles déclarant plus souvent manger
normalement et en suffisance (63,7%).

La corrélation entre la perception de son état de santé et la quantité de nourriture


absorbée est également révélatrice (χ2 sign. =.05):

État de santé Excellent Très bon Bon Médiocre, TOTAL


mauvais
Estimez-vous
Manger normalement et en 69,4 55,1 55,0 34,2 55,2
suffisance
Manger trop 14,5 16,7 15,5 31,6 16,8
Manger trop peu 0,0 4,0 4,5 2,6 3,8
Manger des quantités irrégulières, 16,1 24,2 24,9 31,6 24,2
parfois trop, parfois pas assez
Tableau XV : corrélation entre l’état de santé estimé et la quantité de nourriture
absorbée (χ 2 sign. =.05)

- 27 -
Ce sont les personnes estimant leur état de santé médiocre ou mauvais qui
présentent le plus d’irrégularités par rapport au profil moyen de l’échantillon : elles
estiment moins « manger normalement » que les autres, plus que les autres
« manger trop ou en quantités irrégulières ».

7.3.5 S’informer sur les risques du surpoids et de l’obésité

À la question de savoir si les personnes ont déjà été informées des risques et
conséquences du surpoids et de l’obésité, 86,5% répondent « oui ». Aucune
distinction n’apparaît globalement entre les classes de l’IMC. Les groupes à risque
semblent donc être tout aussi informés que les autres.

De même, 86,8% pensent qu’il est utile d’être informé des risques. Ici aussi,
globalement, aucune différence significative entre les classes de l’IMC n’apparaît.

Avez-vous déjà été informés … IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


OUI 88,4 85,6 86,6 90,6 86,5
NON 11,6 14,4 13,4 9,4 13,5
Estimez-vous utile d’être
informés …
OUI 85,7 86,9 88,4 81,5 86,8
NON 14,3 13,1 11,6 18,5 13,2
Tableau XVI : Proportion des personnes ayant déjà été informées et estimant utile
d’être informées sur les risques du surpoids et de l’obésité

Néanmoins, il apparaît une différence dans la classe IMC4 entre le fait d’avoir été
informés et le fait qu’il est utile d’être informé. Plus de personnes IMC4 estiment
inutile d’être informé des risques. Pour ne plus devoir penser à leur problème …ou
connaissent-elles trop bien les conséquences des risques liés à leur embonpoint ?
La différence est minime mais significative.

Par contre en comparant le point de vue des hommes et des femmes, des
différences apparaissent. Une plus forte proportion de femmes (92,9%) que
d’hommes (79,4%) déclare déjà avoir été informée (χ2 sign. <.001). Les résultats
vont dans le même sens en ce qui concerne l’utilité de cette information : 93,1% des
femmes la pense utile contre 79,7% d’hommes (χ2 sign. <.001).

Le surpoids et l’obésité semblent aussi plus préoccupants pour une plus grande
proportion de femmes que d’hommes concernés directement par le surpoids et
l’obésité (χ2 sign. =.008).

La pression culturelle ou sociale joue sans doute ici un rôle important. L’image de la
femme mince est plus développée dans la publicité et véhiculée dans les médias que
celle de l’homme mince, même si on assiste à une évolution sur ce plan, vers un
homme plus attentif à son apparence physique. On pense par exemple au courant
« métrosexuel » 13.

13
Métrosexuel (de l'anglais metropolitan sexual) est un terme désignant un homme (souvent hétérosexuel) qui adopte les codes vestimentaires des homosexuels
(extravagant, classé ou chic). On utilise ce terme pour qualifier des personnes qui font très attention à elles, prennent soin de leur corps, de leur alimentation, etc. Ce
qualificatif est donné à de nombreuses personnalités telles que David Beckham ou Robbie Williams. Métro = par rapport à l'homme mé[Link] = l'homme (dans
le contexte de séduction et d'attirance sexuelle).

- 28 -
7.3.6 L’attitude des parents dans l’enfance

Une hypothèse, notamment selon Birch en 1994, serait que le contrôle parental le
plus fort sur les prises alimentaires (obligation de ne manger qu’à table, de finir son
assiette, etc.) entraînerait une moindre sensibilité des enfants à la densité calorique
des aliments. L’enfant est capable de réguler la quantité d’aliments qu’il consomme
en fonction de leur densité énergétique et de ses besoins (Birch et Fisher, 1998). De
plus, selon les mêmes auteurs, un contrôle trop strict des parents, destiné par
exemple à favoriser la consommation de fruits et de légumes et à limiter celle des
sucreries, peut avoir l’effet inverse.

Pour éprouver cette hypothèse, nous avons posé une question dans ce sens.

80,3 % des personnes estime que leurs parents étaient stricts sur le déroulement
des repas. Par contre 51,8% estime que leurs parents ne permettaient pas de
manger sans attendre l’heure du repas, alors que pour 48,2%, ils le permettaient.

En relation avec l’indice IMC, aucune différence significative n’apparaît globalement.


Les personnes en surpoids ou obèses d’aujourd’hui ne semblent pas avoir été plus
soumises, dans leurs souvenirs, à un contrôle parental plus strict que les autres. Il en
est de même en ce qui concerne la liberté de manger avant l’heure des repas.

Une seule différence (χ2 sign. =.01) apparaît, entre hommes et femmes : un peu plus
d’hommes (57,4%) en surpoids ou obèses que de femmes (47,6%) auraient pu plus
facilement avoir été autorisés à manger avant l’heure du repas.

7.3.7 L’externalité, l’internalité et le contrôle social

Une autre hypothèse testée aussi par Birch en 1994, portait sur le fait qu’on
considérait qu’une forte norme d’internalité, c’est-à-dire la capacité de reconnaître
facilement les signaux biologiques envoyés par son organisme, entraînait une bonne
adaptation aux sensations de faim et de rassasiement conduisant à n’entamer le
repas que lorsque la faim apparaît et le terminer lorsque qu’on éprouve la sensation
d’être repu.

Sur ce plan DARGENT (2005) souligne : « comme de nombreux mécanismes


physiologiques , la satiété est tributaire de facteurs déclenchant ou signaux :
réplétion gastrique, neurotransmetteurs agissant sur des centres nerveux centraux,
etc. Chez l’obèse, tout ou partie de ces signaux ne fonctionne plus. »

Dans ce modèle, l’externalité entrainerait que la quantité d’aliments ingérée serait


largement conditionnée par des signes extérieurs aux repas comme des pressions
sociales, culturelles ou le contenu même de l’assiette, les aliments appréciés étant
consommés même en l’absence de sensation de faim.

- 29 -
[Link] Internalité/externalité générale : le locus of control

Nous examinons au préalable l’internalité /externalité générale appelée « locus of


control ». Cette notion est due à J.B Rooter (1966). La cause d’un événement
agréable ou désagréable est recherchée par certains sujets à l’extérieur d’eux-
mêmes (sujets externes) et par d’autres surtout en eux-mêmes (sujets internes). On
pense alors dans ce modèle que les personnes en surpoids ou obèses estimeraient
plus que les autres « subir » leur sort et leur poids (externalistes) tandis que les
personnes de poids normal, plus souvent le maîtriser par eux-mêmes (internalistes).
Ce modèle pourrait aussi être mis en correspondance avec certaines attributions du
surpoids : une des causes du surpoids serait, entre autre dans cette vision des
choses, le résultat de calories surnuméraires cachées dans les aliments sans que les
personnes ne s’en sentent responsables. Les personnes attribueraient alors plus
facilement leur surpoids ou leur obésité à des causes qu’elles subiraient (externalité).

L’internalité/externalité générale est mesurée ici, en première approximation, avec un


test que nous avons développé par ailleurs et se matérialisant par les questions
suivantes et aboutissant au calcul d’un score d’internalité (de 0 à 3) et d’externalité
(de 0 à 3). Le total des deux scores obtenus étant toujours égal à 3.

Voici 6 idées concernant la réussite dans la vie.


Choisissez les trois avec lesquelles vous êtes le plus d’accord

1. Dans la vie ceux qui sont arrivés ont été aidés EXT.
2. On est toujours responsable de ce qui nous arrive dans la vie INT.
3. Pour réussir dans la vie il faut surtout avoir de bonnes relations EXT.
4. Avec de la volonté on arrive toujours à réussir INT.
5. Dans la vie on n’obtient que ce qu’on mérite INT.
6. Celui qui ne réussit pas dans la vie, c’est la faute à pas de chance EXT.

Tableau XVII : questions posées pour la mesure de l’internalité/externalité

En corrélant le score combiné avec l’indice IMC, on n’obtient pas de différences


significatives (Anova). La proportion d’internaliste/externaliste étant comparable
quelle que soit la valeur de l’IMC.
À ce stade, ces hypothèses (surpoids ou obésité plus souvent « subi », poids normal
plus souvent « maîtrisé») ne seraient donc pas vérifiées.

[Link] Le contrôle social

Le contrôle social tel que décrit plus haut en termes de signaux, dans une
perspective proche de la notion d’internalité et d’externalité de Rooter, présente dans
le modèle de Birch est abordée par les questions suivantes :

- 30 -
Parmi les situations suivantes est-ce toujours, souvent, rarement, ou jamais le cas ?
Toujours Souvent Rarement Jamais

1. Quand je suis en compagnie d’autres j’ai tendance à moins bien


4 3 2 1
contrôler ce que je mange et me laisser emporter
2. Je ne mange que quand j’ai vraiment faim, même aux repas 1 2 3 4
3. J’ai tendance à toujours finir mon assiette, quelle que soit la quantité
4 3 2 1
servie
4. Je ne me refuse jamais un dessert même après un repas copieux 4 3 2 1
5. Quand j’ai sous la main des aliments que j’aime, j’ai tendance à les
4 3 2 1
consommer même si je n’ai plus faim
6. Quand je sens que je n’ai plus faim, je m’arrête de manger même si
1 2 3 4
peux continuer ou qu’on me propose d’autres plats
7. Quand c’est l’heure du repas je mange, quel que soit mon appétit ou ma
4 3 2 1
faim

Tableau XVIII : questions posées pour la mesure du contrôle social(les chiffres


mentionnés dans les cases reprennent la pondération appliquée aux réponses)

Le score14 obtenu en termes de signaux extérieurs auxquels répondrait ou non la


personne est calculé selon la grille ci-dessus. Un sujet qui obtient 28 est dominé par
des signaux externes et 7 par des signaux internes. Nous avons ensuite ramené le
score en 3 catégories : de 7à 14, de 15 à 21 et de 22 à 28.

Score contrôle social IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


7 à 14 (faible) 32,6 21,8 13,4 10,9 19,2
15 à 21 (moyen) 65,1 69,1 76,2 74,5 71,3
22 à 28 (fort) 2,3 9,1 10,5 14,5 9,5
Tableau XIX : proportion des personnes ayant obtenu un score donné à la mesure du
contrôle social selon leur IMC

L’hypothèse de Birch est vérifiée ici (χ2 sign. =.02) : les personnes en surpoids et
obèses auraient un moins bon contrôle de leur alimentation par des signaux internes
et seraient plus souvent soumis aux signaux externes. Le résultat est indépendant du
sexe (χ2 non sign.).

On trouve aussi une confirmation par le calcul moyen de l’IMC (Anova F. sign. =.002)
dans ces trois catégories.

L’image du « bon vivant », bien enveloppé, mangeant par plaisir et par convivialité
autant, ou plus, que par faim trouverait donc ici une forme de vérification.

Ce résultat rejoint en partie les résultats obtenus par Birch sur une population
d’enfants.

14
Dans ce cas le score est compris entre 7 et 28, mais on peut lui appliquer une transformation linéaire pour, par exemple, le
faire varier de 0 à n sans que cela ne change les résultats.

- 31 -
8 Styles de vie
Nous examinerons à partir d’ici les relations qui existent entre l’IMC et différents
indicateurs subjectifs des styles de vie, dont principalement :

• Les styles de vie alimentaires

• L’usage du tabac et la consommation d’alcool

• Les styles de vie reliés aux activités physiques et aux loisirs

- 32 -
8.1 Styles alimentaires

Synthèse

♦ Les personnes obèses et en surpoids se différencient sur la consommation de


certains aliments : plus de viande, fromages et aliments frits chez les personnes en
surpoids mais moins d’aliments frits, chips et snacks salés, biscuits et boissons aux
sucres ajoutés chez les personnes obèses. De même ces dernières consomment
moins de fruits et légumes. Elles consomment plus de chocolat (et produits
chocolatés), friandises et bonbons, charcuteries mais aussi plus de boissons et
produits lights, édulcorants artificiels, poissons et fruits de mer.
♦ On constate que les personnes maigres et de poids normal prennent en moyenne
plus de repas par jour que les personnes en surpoids et obèses. Cela appuierait
l’hypothèse selon laquelle les obèses et surtout les personnes en surpoids sautent
des repas. Chez elles c’est le repas du matin et/ou du midi qui est le plus souvent
sauté.
♦ Les personnes obèses sont également celles qui prennent plus souvent leur repas du
midi à la maison ou, lorsqu’elles le prennent ailleurs, c’est moins souvent sous la
forme de sandwichs et encore moins souvent dans des cafeterias extérieures aux
entreprises ou dans des fast-foods. Ces personnes prennent donc plus souvent le
midi des repas chauds traditionnels et complets.
♦ La régularité ou l’irrégularité horaire dans la prise des repas n’est corrélée avec
l’IMC.
♦ Les personnes obèses seraient aussi celles qui, quel que soit le repas pris au cours
de la journée, estimeraient avoir le plus souvent suffisamment de temps pour le
prendre. En d’autres termes, elles passeraient plus de temps que la moyenne pour
prendre un repas.
♦ La préparation des repas différencie aussi significativement les personnes selon les
classes de l’IMC. Plus celui augmente, plus on consacre du temps dans le ménage à
la préparation des repas. En corollaire, on cuisine plus souvent qu’on achète et
consomme des plats déjà préparés chez les personnes en surpoids et obèses.
♦ Les maigres s’alimenterait-ils plus souvent sans se faire plaisir ? Peut-être pas mais
ces résultats mettent néanmoins l’accent sur la satisfaction recherchée par
l’alimentation et l’importance accordée aux repas et à ce qui les entoure que leur
attribueraient plus souvent les personnes en surpoids et obèses.
♦ La fréquentation, en général, des snacks et restaurants rapides ne distingue pas les
personnes selon les classes de l’IMC. On trouve donc les mêmes proportions de
personnes fréquentant ou non ce genre de restaurants dans toutes les catégories de
poids. En d’autres termes, et contrairement à ce qu’on aurait pu croire, les personnes
en surpoids ou obèses ne sont pas plus adeptes que les autres de ces restaurants
rapides.
♦ Certaines différences apparaissent en termes des fréquences de fréquentation : le
nombre de restaurants rapides fréquenté par mois diminue selon les classes de
l’IMC. Ce sont les personnes de la classe IMC1 qui fréquentent le plus souvent ces
restaurants.
♦ De la même manière on n’observe pas de différence selon l’IMC en ce qui concerne
le recourt au « take home » ou au « take away ». Cette pratique se distribue
uniformément dans la population.
♦ Concernant plus généralement l’usage de plats « tout préparés » (achetés en grande
surface ou dans le commerce de détail) on constate aussi une distribution uniforme
dans la population, aucune classe d’IMC n’étant plus adepte de ce mode de repas.
♦ Une différence apparaît concernant la fréquence du recours à cette pratique : elle est
plus fréquente chez les personnes d’IMC1 que d’IMC4. Ce résultat recouperait celui
concernant la préparation à domicile des repas plus importante lorsque l’IMC croît.

- 33 -
♦ Une hypothèse sous-jacente serait aussi que les plats confectionnés à domicile sont
plus consistants et copieux que ceux achetés tout préparés. Dans le premier cas on
se resservirait et/ou on viderait les plats pour éviter les gaspillages.
♦ Indépendamment des remarques formulées précédemment concernant la difficulté
d’aborder sous tous ses aspects la question du grignotage, on ne différencie pas sur
cette pratique les personnes en fonction des classes de l’IMC à part le fait que celles
de la classe IMC1 s ‘y adonneraient un peu plus souvent. En d’autres termes le
comportement de grignotage n’apparaît pas ici comme caractérisant spécifiquement
les personnes en surpoids ou obèses.
♦ On constate aussi que l’éducation dans l’enfance jouerait un rôle chez certaines
personnes dans la pratique du grignotage à l’âge adulte.
♦ Le grignotage est aussi associé aux sensations de faim. On constate que la maîtrise
de ses sensations de faim avant le repas n’est pas corrélé avec l’IMC mais
dépendrait plus de l’éducation dans l’enfance. On voit aussi que plus de personnes
en surpoids qui éprouvent des sensations de faim avant le repas, semblent plus
souvent l’attendre et évitent de grignoter ce qui peut être interprété comme une forme
d’attention ou de vigilance vis-à-vis de leur poids. Ce serait moins vrai pour les
personnes obèses.

8.1.1 Les aliments que l’on consomme.

Les aliments consommés permettent-ils de distinguer les personnes selon leur IMC.
En d’autres termes, certains aliments sont-ils plus ou moins consommés selon le
niveau de poids. Rappelons ici que cette enquête est une photographie et non une
étude des relations de cause à effet. L’aliment consommé aujourd’hui, analysé selon
le poids, ne peut être considéré comme une cause du poids actuel. Il est plus
intéressant d’examiner, selon le poids actuel, quelles sont les habitudes de
consommation d’aliments. Surtout si l’on se réfère aux clichés qui entourent
habituellement les attributions alimentaires en fonction du poids apparent comme :
« les gros mangent trop de frites et de matières grasses », « ils consomment trop de
sucre », etc.
Tous les jours ou Un jour sur deux Un jour par Jamais
presque semaine

mangez-vous des légumes crus ou préparés 77,8 18,4 3,4 0,3


mangez-vous des fruits 47,2 31,1 18,7 3,0
mangez-vous des aliments complets (riz, blé, pâte, pain,…) 65,3 18,9 10,9 4,8
mangez-vous du poisson ou des fruits de mer 4,1 25,3 64,4 6,2
mangez-vous des charcuteries 34,9 33,6 21,7 9,9
buvez-vous des boissons aux sucres ajoutés (sodas, thé sucré, 47,0 13,8 15,9 23,3
café sucré,…)
buvez-vous des boissons « light » 23,6 11,9 13,2 51,3
consommez-vous des produits « light » (allégés) autres que des 18,8 14,0 17,9 49,3
boissons
utilisez-vous des édulcorants artificiels 12,9 3,0 7,9 76,3
buvez-vous des boissons alcoolisées (bière, vin, alcool,…) 27,5 23,0 34,5 15,0
mangez vous des aliments lactés (yaourts, fromage blanc, 44,1 27,2 20,8 7,9
actimel,…) autres que des fromages
mangez vous des fromages 45,9 35,0 15,8 3,3
mangez vous des aliments frits (frites, croquettes, poissons panés, 6,6 25,0 64,8 3,6
…)
consommez-vous du chocolat ou des produits chocolatés 28,7 27,4 34,7 9,2
consommez-vous des chips et autres snacks comme des 6,4 18,4 56,4 18,6
cacahuètes, etc.

- 34 -
consommez-vous des friandises et bonbons. 12,2 19,4 41,8 26,5
consommez-vous des biscuits, gaufrettes, pain d’épices, etc… 22,7 28,9 35,7 12,7
mangez-vous de la viande 63,8 28,1 5,9 2,1
ajoutez-vous du sel à vos repas 42,6 9,9 8,6 39,0

Tableau XX: proportion des personnes consommant l’aliment en fonction de la fréquence


de cette consommation

D’une manière générale, une majorité de personnes déclarent manger chaque jour
ou presque des légumes crus ou préparés (77,8%), des aliments complets (65,3%)
et de la viande (63,8%). Un peu moins des fruits (47,2%). On mange relativement
peu souvent du poisson.

Par contre peu d’entre eux déclarent manger régulièrement des aliments frits, des
chips, des friandises et des bonbons.

Nous avons examiné en rapport avec les objectifs de l’enquête quelles sont les
réponses qui différencient significativement les personnes selon les classes d’IMC.

plus que la moins que la


moyenne moyenne
mangez-vous des légumes crus ou préparés IMC4
mangez-vous des fruits IMC1
IMC4
mangez-vous des aliments complets (riz, blé, pâte, pain,…) IMC1
mangez-vous du poisson ou des fruits de mer IMC1
IMC4
mangez-vous des charcuteries IMC4 IMC1
buvez-vous des boissons aux sucres ajoutés (sodas, thé sucré, IMC4
café sucré,…)
buvez-vous des boissons « light » IMC3 IMC1
IMC4 IMC2
consommez-vous des produits « light » (allégés) autres que des IMC1
boissons IMC4
utilisez-vous des édulcorants artificiels IMC4
buvez-vous des boissons alcoolisées (bière, vin, alcool,…) IMC3
mangez vous des aliments lactés (yaourts, fromage blanc, IMC1
actimel,…) autres que des fromages
mangez vous des fromages IMC3
mangez vous des aliments frits (frites, croquettes, poissons panés, IMC3 IMC4
…)
consommez-vous du chocolat ou des produits chocolatés IMC4
consommez-vous des chips et autres snacks comme des IMC1
cacahuètes, etc. IMC4
consommez-vous des friandises et bonbons. IMC4 IMC1
consommez-vous des biscuits, gaufrettes, pain d’épices, etc… IMC4
mangez-vous de la viande IMC3 IMC1
ajoutez-vous du sel à vos repas IMC1

Tableau XXbis: consomment significativement plus ou moins que la moyenne

En résumé, par rapport à la moyenne,

les personnes de IMC1 consomment :

- 35 -
Moins de fruits, de charcuteries, de boissons lights, d’aliments lactés,
de chips et snacks salés, de friandises et bonbons, de viande.

Plus d’aliments complets, de poissons et fruits de mer, de produits


lights (autres que boissons), de sel ajouté.

Les personnes de IMC2 consomment moins de boissons lights.

Les personnes de IMC3 consomment :

Plus de boissons lights, de boissons alcoolisées, de fromages,


d’aliments frits et de viande.

Les personnes de IMC4 consomment :

Moins de légumes crus ou préparés, de fruits, de boissons aux sucres


ajoutés, d’aliments frits, de chips et autres snacks salés, de biscuits,
gaufrettes, etc.

Plus de poissons et fruits de mer, charcuteries, boissons lights,


produits lights, édulcorants artificiels, chocolat et produits chocolatés,
friandises et bonbons.

8.1.2 Les repas

Les modes selon lesquels les repas sont pris ou préparés seront examinés sous
plusieurs aspects :

• Le nombre de repas par jour


• Le lieu où les repas sont pris et la forme
• Le moment des repas
• Le temps consacré à la prise des repas
• Le temps consacré à la préparation des repas

[Link] Nombre de repas par jour

D’une manière générale, une majorité de personnes prennent de 3 à 4 repas (ou en-
cas) par jour (38,3% - 30,0%). 13,0% ne mangent que deux fois et moins, tandis
18,6% prennent plus de 5 repas ou en-cas.

- 36 -
1 à 2 repas 3 4 5 repas et +

18,6 17,1 17,3 18,2


37,2
25,6
30 32,9 29,1

25,6

38,3 35,6 46,4 34,5

32,6

13 4,7 14,4 10,7 18,2

TOTAL IMC < 18,5 18.5 à 25 25 à 30 > 30


Graphique 4 : répartition du nombre de repas pris par jour, au total et en fonction de
2
l’indice IMC (χ sign. =.02 ).

On constate des différences significatives selon l’IMC :


• Le nombre moyen de repas pris par jour selon les classes d’IMC décroît
significativement jusqu’à IMC3 (Anova. F sign.=.03).

Il en résulte que :
o Les personnes « plus maigres » (IMC1) mangent plus souvent.
o Plus de personnes de poids normal auraient une tendance à prendre
un plus grand nombre de repas (IMC2).

Cela appuierait l’hypothèse selon laquelle les « obèses » sautent des repas. En
outre, les personnes en surpoids se démarquent significativement des obèses et
seraient celles qui sauteraient le plus souvent un repas.

Rappelons que nous ne disposons d’aucun élément précis permettant de connaître


la quantité de nourriture absorbée par repas mais nous avons vu plus haut que les
personnes en surpoids et obèses avaient de sentiment de manger plus que
nécessaire.

[Link] Repas principaux

En général :
• pratiquement tous les jours :
o 65,8% des personnes prennent un petit déjeuner
o 84,4% un repas de midi
o 94,8% un repas du soir
• sautent en moyenne un repas sur deux :
o 13,8% le matin
o 10,0% le midi
o 3,9% le soir
• ne prennent pas ou pratiquement pas de repas :
o 20,4% le matin
o 5,6% le midi
o 1,4% le soir

Le repas du soir est celui qui est le plus souvent « pris » ou plus rarement sauté.

- 37 -
Le petit-déjeuner est le repas qui est le plus souvent « sauté » par environ une
personne sur trois.

Prise d’un petit-déjeuner IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Jamais ou très rarement 16,3 20,7 18,6 27,3 20,4
Une fois sur deux 18,6 13,0 13,4 16,4 13,8
Pratiquement tous les jours 65,1 66,3 68,0 56,4 65,8
Prise d’un repas de midi
Jamais ou très rarement 2,3 5,6 5,8 7,3 5,6
Une fois sur deux 9,3 8,8 11,6 12,7 10,0
Pratiquement tous les jours 88,4 85,6 82,6 80,0 84,4
Prise d’un repas du soir
Jamais ou très rarement 0,0 1,5 1,7 0,0 1,3
Une fois sur deux 7,0 2,9 4,1 7,3 3,9
Pratiquement tous les jours 93,0 95,6 94,2 92,7 94,8
Tableau XXI : proportion des personnes prenant ce type de repas selon l’IMC

Même si une tendance se dessinerait conduisant à montrer que les personnes


obèses sauteraient plus souvent le petit-déjeuner que les autres personnes, les
effectifs sont insuffisants pour y accorder une confiance statistique.

On déduit de l’analyse de la fréquence des prises des repas principaux selon les
classes d’IMC (alors que nous avons vu que les personnes d’IMC3 et IMC4
sauteraient plus souvent des repas) que ce ne seraient pas systématiquement des
repas déterminés de la journée, mais des repas sautés selon le cas, le matin ou le
midi, plus rarement le soir.

En d’autres termes, on observerait plus souvent chez les personnes d’IMC3 et IMC4,
selon les circonstances, un repas sauté le matin ou le midi.

[Link] Lieu des repas

Les repas du matin, lorsqu’ils sont pris, le sont dans 86,5% des cas à la maison.

Les repas du midi :


• 34,0% le prennent à la maison
• 51,6% le prennent au bureau ou dans l’établissement d’enseignement dont
o 24,1% un repas chaud au restaurant de l’entreprise ou dans
l’établissement d’enseignement
o 27,5% sous la forme de sandwichs ou de plats préparés
• 14,4% ailleurs (cafeteria, fast food, sur le pouce et en marchant, …)

Le repas du soir est, pour une très large majorité de 94,5% des personnes, pris à la
maison.

L’analyse selon l’IMC montre une différence significative (χ2 sign. =.046 ) en ce qui
concerne essentiellement les repas du midi pris à la maison. Les personnes obèses
(IMC4) prennent plus souvent leur repas de midi à la maison ou, lorsqu’ils le
prennent ailleurs, c’est moins souvent sous la forme de sandwichs et moins souvent
dans les cafeterias extérieures aux entreprises ou dans des fast-foods.

- 38 -
53.8
TOTAL IMC4

34
27.5
24.123.1

15.4 14.4
7.7

IMC
à la maison au bureau : au bureau : ailleurs :
plats sandwichs cafeterias,
chauds fast-foods

Graphique 5 : comparaison entre l’échantillon total et IMC4 du lieu et de la forme principale


2
des repas de midi (χ sign. =.046 ).

[Link] Le moment des repas

Les repas sont-ils pris avec régularité (aux mêmes heures), ou non ?

La régularité des repas est observée chez 79% des personnes. Rarement régulier
pour 14,8% et d’une irrégularité permanente chez 6,2%.

Aucune différence significative n’est observée selon les classes de l’IMC15.

[Link] Le temps consacré aux repas


`
Les personnes mangent-elles « trop vite » ? Ont-elles suffisamment le temps pour
leurs repas ?

82,8
matin midi soir

5052,8

28,8
22,9 23,5
15,9
9,9
4,3 3,6 2,5 3
IMC
Suffisamment Juste le Trop peu de Variable
de temps temps temps

Graphique 6 : Estimation du temps disponible par l’ensemble de l’échantillon pour prendre


le repas en question selon le moment de la journée

C’est le repas du matin pour lequel le temps manquerait le plus, même si 72,9%
estiment avoir le temps, ou tout juste le temps, pour prendre ce repas. 15,9%, soit
une personne sur 6 n’aurait pas assez de temps le midi. Le repas du soir serait

15
Même si une légère tendance pourrait montrer, si elle est confirmée, une plus grande irrégularité dans la prise des repas pour
IMC4 ( 72,7%).Nous rappelons ici que le seuil de signification statistique est sensible à la taille de l’échantillon et/ou aux totaux
marginaux dans les segments considérés.

- 39 -
« récupérateur », la grande majorité des personnes y consacrant suffisamment de
temps.

Ici aussi, aucune différence significative n’est observée aux différents repas de la
journée selon les classes de l’IMC.

Globalement toutefois, les personnes de la classe IMC4, quel que soit le moment de
la journée, seraient celles qui auraient, selon elles, plus souvent « suffisamment de
temps » (70,3%) que la moyenne des autres (64,9%) (χ2 sign. =.02).

[Link] La durée de la prise des repas (quel que soit le lieu)

51,7% des personnes consacrent en moyenne moins d’une demi-heure par jour à la
prise du repas principal (le plus souvent le soir). 48,3% plus d’une demi-heure dont
7,3% plus d’une heure.

Idéalement, « seuls » 37,8% estiment qu’il faudrait y consacrer moins d’une demi-
heure, 41,1% entre une demi-heure et une heure et 7,3% plus d’une heure.

Plus spécifiquement, 34,5% pensent qu’il ne faut pas y consacrer plus d’une demi-
heure et n’y consacrent pas plus. 45,3% pensent qu’il faut y consacrer plus d’une
demi-heure et le font. 17,3% estiment ne pas y consacrer suffisamment de temps et
2,9% trop de temps. Ce sont aussi un peu plus souvent les personnes ayant des
enfants qui, plus que les autres, estiment ne pas consacrer suffisamment de temps à
la prise des repas (χ2 sign. =.06).

Le sens des résultats montre donc qu’une certaine proportion de personnes pensent
qu’elles ne consacrent pas suffisamment de temps à la prise des repas.

Toutefois, aucune différence significative n’est observée selon les classes de l’IMC.
En d’autres termes les personnes en surpoids ou obèses n’estiment pas plus ou
moins que les autres prendre leurs repas rapidement ou trop rapidement.

- 40 -
[Link] Le temps consacré à la préparation des repas (à la maison)

42,4 37,2 37,7


48,5
56,4

44,2 39,8
37,3
35,1 23,6

20,3 18,6 22,6 20


16,4

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

1/2h et moins de 1/2h à 1h Plus d'1h

Graphique 7 : temps consacré par le ménage à la préparation du repas principal selon les
2
classes de l’IMC ( χ sign. =.050 ).

42,4% des personnes consacrent, dans leur ménage, 1/2 heure et moins à la
préparation du repas principal, 37,3% de 1/2 heure à 1heure et 20,3% plus d’une
heure.

Le graphique montre que plus l’IMC augmente, plus on consacre du temps dans le
ménage à la préparation des repas. Les personnes plus « enveloppées » ont donc
tendance aussi à consacrer plus de temps à la préparation des repas ce qui peut
laisser entrevoir qu’elles se nourrissent aussi plus souvent de repas cuisinés dans le
ménage et donc de moins d’aliments tout fait comme nous l’examinerons plus loin.

Ce résultat renvoie à la question du plaisir de manger ? Il relierait l’hédonisme au


surpoids et à l’obésité : plaisir à manger et à cuisiner.

Les maigres s’alimenterait-ils plus souvent sans se faire plaisir ? Peut-être pas mais
les résultats précédents mettent l’accent sur la satisfaction recherchée par
l’alimentation et l’importance accordée aux repas et à ce qui les entoure
qu’attribueraient plus souvent les personnes en surpoids et obèses. Ceci rejoint
aussi les résultats observés concernant le contrôle social développés plus haut dans
ce rapport.

8.1.3 Les repas dépendant de la restauration

Plusieurs points concernant la prise d’aliments liés à la restauration sont abordés


dans l’enquête :

• La prise de repas dans des snacks et restaurants rapides


• Les plats préparés à l’avance
• Les repas commandés
• Les plats préparés et achetés

- 41 -
[Link] Les repas pris dans les snacks et restaurants rapides

À la question de savoir si les personnes fréquentent ou non les snacks et restaurants


rapides, un peu moins de 6 personnes sur 10 répondent « oui ».

Aucune différence n’apparaît selon les classes de l’IMC. On trouve les mêmes
proportions de personnes fréquentant ou non ce genre de restaurants selon leur
indice. En d’autres termes, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, les personnes
en surpoids ou obèses ne fréquentent pas davantage que les autres ce type de
restaurants rapides.

Oui Non
58,2 59,7 57,9
55,8
51,8
48,2
44,2 42,1
41,8 40,3

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 8 : proportion de personnes qui fréquentent des snacks et fast-foods selon


2
l’IMC (χ non sign.).

Une différence est néanmoins observée selon le sexe (fréquentent : hommes 66,3%,
femmes 58,2%) (χ2 sign. =.05) et surtout selon l’âge (χ2 sign. <.001).

84,6
80
80 75 73,2 72

57,5

50

35,6 36,1

20
18 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 34 ans 35 à 39 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans

Graphique 9 : proportion de personnes de la classe d’âge concernée qui fréquentent des


2
snacks et fast-foods (χ sign. < .001).

Plus on est jeune plus on fréquente les snacks et fast-foods. À partir de 40 ans, la
baisse de fréquentation serait très importante.

- 42 -
Parmi les personnes qui fréquentent ce type de restaurant et selon le type de snacks
fréquenté on trouve les résultats suivants :
10

0
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Mac do, Quick, friterie 2,15 2,91 3,83 2,71


pizzeria rapide 1,27 2,17 2,15 1,69
sandwicherie mode 4,22 3,2 2,34 2,18
sandwicherie de chaîne 7,43 3,97 4,47 2,76
sandwicherie classique 7,63 4,64 4,45 5,84
autre fast-food 2,25 3,22 1,68 2,65

Graphique 10 : nombre moyen de visites mensuelles des snacks et fast-foods parmi les
personnes qui les fréquentent.

Les snacks le plus souvent fréquentés seraient les sandwicheries.

Les plus classiques d’abord (traiteurs, boulangers, bouchers, petits commerces…)


puis les sandwicheries de chaîne (type Panos, Croissanterie, etc.). En troisième
position on trouve les fast-foods type Mac Donald, Quick, etc. Les sandwicheries
« mode » (type Exki, Tout-prêt) offrant des produits se qualifiant de lights ou
diététiques arrivent en 4ème position avant les pizzerias rapides.

On constate une répartition des fréquentations de ces snacks selon les classes de
l’IMC relativement homogène à l’exception des fast-foods (à hamburgers) un peu
plus fréquentés par les personnes en surpoids, les personnes obèses se retrouvant
dans la moyenne (Anova : F sign. = .042). Une autre différence apparaît en ce qui
concerne les sandwicheries de chaîne plus fréquentées par les personnes d’IMC1
(Anova : F sign. = .064).

Toutefois, le nombre moyen de restaurants ou snacks rapides fréquentés par mois


décroît significativement (Anova : F sign. = .001) selon l’IMC dans l’ensemble de la
population. Plus l’IMC est important moins les personnes fréquentent ce genre de
restaurants (voir graphique 11).

Par contre parmi les personnes qui les fréquentent, la fréquence mensuelle est
beaucoup plus importante pour celles de la classe d’IMC1 (t. sign. =.01 entre IMC1 et
les autres) et moins fréquente et homogène selon les autres classes d’IMC (Anova :
Non sign.).

- 43 -
15
12,98

10,47 10,68
10,19
10
7,55
6,77 6,46
5,82

Pénétration population / Fréquentation

0
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 11 : nombre moyen de visites mensuelles des snacks et fast-foods par classe
d’IMC dans la population (pénétration) et par personnes fréquentant un ou des snacks
et/ou fast-food(s).

Slow-food ?
Ce résultat et les précédents renvoient également à la notion récente de « slow
food16 », née en Italie il y une quinzaine d’années. Ce mouvement créé en opposition
aux fast-foods prône que tout ce que nous mangeons devrait être cultivé, cuisiné et
consommé tranquillement. Les personnes en surpoids et obèses seraient-elle dès
lors des adeptes du slow food ? On pourrait imaginer d’aborder cette question en
termes de relation de cause à effet.

[Link] Les repas préparés commandés pour le bureau ou la maison

Un peu moins d’une personne sur trois (29,2%) recourt au « take home » ou au
« take away » Aucune différence significative n’apparaît selon l’IMC, ou selon
d’autres critères tels l’âge ou le sexe. Cette pratique répandue se distribue donc
uniformément dans la population (selon les critères retenus).

Oui Non
77,8
73,8
70,8 71
67,3

32,7
29,2 29
26,2
22,2

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique12 : Proportion des personnes ayant recours au « take home » ou « take away »
selon les classes d’IMC

16
Voir bibliographie Carl Honoré (2005)

- 44 -
[Link] Les repas et plats préparés achetés dans les grandes surfaces et
commerces de détail

En général, près de deux personnes (61,4%) sur trois déclarent acheter des plats
préparés pour la maison (lasagnes, pizzas, plats complets surgelés, boîtes,…).
Aucune différence significative n’apparaît selon l’IMC, ou selon d’autres critères tels
l’âge ou le sexe. Ce mode d’achat se distribue donc uniformément dans la population
(selon les critères retenus).

On constate par rapport aux classes de l’IMC que cette pratique est d’autant plus
répandue que celui-ci est moins élevé : en moyenne 7,71 fois par mois pour les
IMC1 contre 4,44 fois pour les IMC4 (Anova : F sign. = .05). Ce sont donc les
personnes d’IMC1 qui sont les plus adeptes de cette pratique.

10

7,71

5,14 4,87
4,3 4,44
5
2,92 2,89
2,58

Pénétration population / Repas principal

0
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 13 : nombre moyen par mois de plats préparés achetés et consommés comme
plat principal selon les classes de l’IMC.

Ce résultat recouperait ce qui a été montré plus haut en ce qui concernait le temps
de préparation des repas, où l’on constatait que plus l’IMC croît, plus les personnes
passent du temps à la préparation. Il est clair que les repas tout préparés demandent
moins de préparation. On peut alors s’interroger sur les relations qui existent entre
les repas préparés à partir d’aliments de base et/ou ceux achetés tout préparés, et la
masse pondérale. L’hédonisme et le plaisir associés à la préparation seraient
corrélés avec l’appétit et la prise de poids.

Une autre hypothèse sous-jacente est celle des portions : celles-ci pourraient être
plus importantes, semblerait-il, en cas de préparation des repas et moindres en cas
de plats achetés déjà préparés. À titre d’illustration, certains sujets citent l’exemple
du chou-fleur. Dans les plats préparés comportant cette denrée, la quantité est
limitée à la portion. En cas de préparation à partir d’un légume de base entier,
généralement c’est tout le chou-fleur qui est préparé (souvent avec des sauces
riches) et qui sera consommé. La proportion de ce légume sur l’assiette sera
beaucoup plus importante, d’autant plus qu’on se resservira. Et peut-être même que
pour éviter le gaspillage, on videra le plat.

Remarquons aussi ici qu’en cas de plats préparés (notamment en portions


individuelles), on ne se ressert pas.

- 45 -
On peut penser également à une attitude plus générale traduisant chez certains la
moindre d’importance accordée aux repas, se marquant par l’achat de plats préparés
et rapidement consommés. Ce qui ne serait pas le cas lorsqu’on prépare ses repas à
partir de produits de base.

Toujours est-il que la corrélation entre l’achat et la consommation de plats préparés


avec l’IMC est inverse de celle à laquelle on aurait pu s’attendre si on accordait un
certain crédit aux rumeurs.

Les mérites et défauts de ces plats préparés ont été examinés dans l’enquête.

L’opinion d’une grande majorité des personnes (90,5%), comme on devait s’y
attendre, serait que ces plats sont plus faciles et plus rapides. On trouve aussi une
importante fraction qui ne pense pas que ces plats soient équilibrés (68,9%) ou
meilleurs (83,3%).

Échantillon total D’accord


D’accord Pas Ne sait Utilisateurs Non
d’accord pas utilisateurs
1. C’est plus facile, c’est plus rapide 90,5 3,9 5,6 97,1 80,3
2. C’est fait pour ceux qui n’ont pas le temps de 77,9 16,4 5,7 78,8 76,9
cuisiner
3. C’est équilibré 17,9 68,9 13,3 21,4 12,0
4. C’est meilleur 8,0 83,3 8,7 10,5 3,8
5. On grossit avec ce genre de nourriture 48,7 31,6 19,7 46,4 53,0
6. Cela s’adresse à ceux qui n’aiment pas cuisiner 68,9 23,4 7,7 63,8 77,8
7. On gaspille moins avec ce genre de plats 31,5 55,7 12,8 31,5 31,5
8. On mange moins avec ce genre de plats 20,2 65,2 14,6 21,7 17,9
9. Les enfants préfèrent 29,8 45,6 24,6 34,0 23,1
10. C’est moderne 58,5 29,8 11,6 60,1 56,8
11. C’est bon marché 10,7 76,7 12,6 14,2 5,1
Tableau XXII : proportion des personnes d’accord ou pas d’accord avec le mérite attribué
aux plats préparés achetés dans le commerce

Certains de ces résultats sont néanmoins surprenants si on les rapporte aux constats
précédents. On n’observe aucune différence significative entre les classes de l’IMC
quelle que soit la question. Tout le monde émet donc un avis allant plus ou moins
dans le même sens, alors que certains en achètent et en consomment plus que
d’autres.

Ceci renforcerait l’idée d’une dichotomie entre les « hédonistes » et les autres. Par
exemple, si dans toutes les classes d’IMC une même proportion de personnes n’est
pas d’accord avec le fait que ces plats sont meilleurs ou équilibrés, alors que dans la
classe IMC1 on en achète et on en consomme significativement plus que dans la
classe IMC4, c’est que dans la classe IMC1 on attache moins d’importance à ces
caractéristiques (organoleptiques notamment) de l’alimentation que dans le classe
IMC4.

- 46 -
8.1.4 Les repas pris ou commandés tard le soir

14,9% des personnes prennent fréquemment ou souvent un repas supplémentaire


tard le soir, par exemple après une émission de télévision. Pour 15,1 % cela leur
arrive rarement et 69,9% jamais.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Souvent 22,0 16,9 9,8 13,5 14,9
Rarement 17,1 12,7 15,9 26,9 15,1
Jamais 61,0 70,5 74,4 59,6 69,9
Tableau XXIII : proportion des personnes prenant fréquemment ou non un repas
supplémentaire tard le soir, selon les classes de l’IMC

Ce sont surtout les personnes d’IMC1 et IMC2 qui prennent ces repas
supplémentaires, celles d ‘IMC3 n’y recourant que rarement ou jamais. (χ2 sign.
=.04).

Cette pratique est plus fréquente chez les hommes (19,5%) que chez les femmes
(10,9%) (χ2 sign. =.006).

De même plus on est jeune, on y recourt (32,1% pour les 18-24 ans ; 7,1% pour les
50-55 ans - χ2 sign. =.001). L’âge charnière dans ce cas-là semble être 40 ans où la
chute de cette pratique diminue de moitié la proportion de ceux qui y recourent.

Quand on y recourt, dans 7,8% des cas ce sont des plats commandés à l’extérieur,
28,1% des plats déjà préparés et réchauffés et 49,7% des plats préparés au moment
même (sandwichs, pâtes,…). Sur ce plan, aucune distinction n’apparaît entre les
classes d’IMC ou selon d’autres critères.

- 47 -
8.1.5 Le grignotage et ce qui l’accompagne

[Link] Le grignotage en général

Les personnes étaient invitées à choisir l’une des quatre propositions formulées de la
sorte :

Je ne mange qu’aux repas, je ne grignote pratiquement jamais entre les repas 28,4%
Certains jours, il m’arrive de grignoter entre les repas, mais généralement je mange aux repas 51,8%
Je grignote sans cesse entre les repas, mais je mange normalement aux repas 17,0%
Je ne fais que grignoter et je mange peu ou pas du tout aux repas 2,8%

Tableau XXIV : proportion des personnes déclarant grignoter selon l’une des modalités
décrite

La majorité (71,6%) des personnes grignote mais selon des intensités variables.

Il est à remarquer ici la difficulté d’aborder la question du grignotage par des


enquêtes subjectives. En effet, même si le terme « grignoter » semble connu et
représenter une situation particulière de l’alimentation, tout le monde ne lui attribue
pas nécessairement le même sens. Par exemple, prendre quelques chips ou dés de
fromage avec un apéritif ne serait pas grignoter pour certains. Prendre une collation
entre les repas (un « dix heures » pour les jeunes) serait, au contraire pour d’autres
grignoter.

Nous avons pu nous rendre compte au travers des restitutions des enquêteurs
qu’une variable clé était la quantité de nourriture grignotée. Certaines personnes
déclarent grignoter lorsqu’elles mangent un ou deux chips, et d’autres lorsqu’il s’agit
de tout le paquet. La différence est importante. Une étude spécifique du grignotage
devrait comporter une mesure plus précise des fréquences et quantités
consommées, selon d’autres méthodes d’observation (par exemple par carnet).

En outre, si la personne se sent culpabilisée par le grignotage, il se peut qu’elle


l’« oublie » (entre la répression17 mentale et le refoulement d’un souvenir), le
minimise ou même n’identifie plus ce type de comportement alimentaire18.

Donc certains grignotent mais n’en ont pas, ou plus, conscience. D’autres grignotent,
mais en ont honte et mentent. Enfin, la quantité grignotée en une fois (accompagné
d’un sentiment de ne pas grignoter tout le temps) est importante et peut constituer un
repas supplémentaire. Pour mieux saisir la place du grignotage dans l’alimentation,
les diététiciens demandent souvent à leurs patients de noter tout ce qu’il mangent et
selon quelle quantité.

L’analyse de cette question du grignotage selon certaines variables d’identification,


montre qu’il n’existerait pas de différence entre les sexes : les hommes (70,0%)
déclareraient grignoter autant que les femmes (73,1%).

17
En psychologie de langue française, le terme est employé pour désigner « un rejet conscient et volontaire » d’une motivation
mais aussi d’un sentiment et d’un souvenir par opposition au « refoulement » entendu comme « un rejet inconscient et
involontaire ».
18
Par analogie, on pourrait parler d’une forme d’agnosie qui toucherait le grignotage.

- 48 -
Par contre le grignotage serait fortement corrélé avec l’âge (χ2 sign. =.001). 10,7%
des 18 à 24 ans déclarent grignoter rarement alors que 36,0% des 50 à 55 ans le
déclarent. La pratique du grignotage augmenterait donc avec l’âge. Ce pourrait
également être une question de génération ou d’évolution des pratiques alimentaires.

L’attitude des parents, dans l’enfance, semble exercer une influence sur ce
comportement. Deux questions (Q18 et Q19) sont posées en ce sens. L’une
concerne le caractère strict du déroulement des repas (heure fixe, tous ensemble,
finir son assiette), l’autre la permission de manger, en cas de faim de l’enfant, sans
attendre le repas.

Les résultats montrent une corrélation entre le grignotage et, d’une part le caractère
strict des parents sur le déroulement des repas (χ2 sign. =.008), d’autre part le
caractère permissif des parents sur la possibilité de manger sans attendre l’heure (χ2
sign. =.045).

Attitude des parents dans l’enfance Le déroulement des La permission de manger


concernant > repas avant le repas
Parents Parents Parents Parents non-
stricts peu stricts permissifs permissifs
Grignotage actuellement
Jamais ou rarement 28,3 29,2 26,6 30,2
Moyennement 54,3 41,7 49,5 54,0
Sans cesse 17,4 29,2 23,9 15,9
Tableau XXV : proportion des personnes déclarant la manière dont le déroulement des
repas et la permission de manger avant ceux-ci était de rigueur dans leur enfance

En d’autres termes, l’éducation dans l’enfance jouerait un rôle chez certaines


personnes sur le grignotage à l’âge adulte.

19,8 20,6 19,2 14,5


23,3

49,4 56,4
51,8 54,1
55,8

28,4 30 26,7 29,1


20,9

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

pas ou rarement moyennement sans cesse

2
Graphique 14: fréquence du grignotage selon les classes de l’IMC ( χ non sign.).

Par contre, l’analyse selon l’IMC ne montre pas de différences. Les personnes
obèses ou en surpoids ne déclarent pas plus grignoter que les autres. Les personnes
d’IMC1 auraient même une tendance à plus grignoter que les autres.

- 49 -
[Link] L’impatience devant les sensations de faim.

37,6% des personnes déclarent attendre le repas même si elles ont faim. Au
contraire, 23,7% mangent si elles ont faim, sans attendre le moment du repas. 34,6%
attendent ou non selon les circonstances.

La corrélation est très nette avec le grignotage (χ2 sign. <.001).

Impatience Attend Mange Variable Autres cas


toujours le même si le selon les
repas repas n’est circonstances
Grignotage pas prêt
Jamais ou rarement 53,9 10,4 11,9 36,0
Moyennement 39,9 46,5 68,6 52,0
Sans cesse 6,1 43,1 19,5 12,0
Tableau XXVI : proportion des personnes déclarant attendre ou non le moment du repas
lorsqu’ils ont de sensations de faim

53,9 % qui attendent le repas, même s’ils ont faim, déclarent également ne jamais
(ou très rarement) grignoter. Par contre ceux qui mangent même si le repas n’est pas
prêt sont aussi des grignoteurs moyens (46,5%) ou intenses (43,1%).

Le grignotage est donc associé fortement aux sensations de faim et surtout à leur
maîtrise par la personne. Dès lors peut-il être considéré comme une réponse
immédiate à la sensation de faim et à l’impatience de la combler.

L’éducation doit sans doute influencer cette pratique. L’analyse de cette question par
la question 19, où il est demandé aux personnes si dans leur enfance leurs parents
permettaient de manger sans attendre l’heure du repas, montre une corrélation
significative (χ2 sign. =.004).

L’effet de l’éducation est donc aussi sensible sur ce comportement de patience ou


d’impatience à combler la sensation de faim avant le repas.

Attitude des parents face aux sensations de Parents Parents


faim de l’enfant permissifs non-
permissifs

Impatience actuelle
Attend toujours le repas 32,6 42,4
Mange même si le repas n’est pas prêt 27,8 20,1
Variable 33,3 35,4
Autre cas 6,2 2,2
Tableau XXVII : proportion des personnes déclarant attendre ou non le moment du repas
en fonction de la permissivité forte ou faible de leurs parents dans leur enfance

Ici aussi, et globalement, l’analyse selon l’IMC ne montre pas de différences


statistiquement significatives.

Certains indices conduiraient néanmoins à penser qu’une plus petite proportion de


personnes obèses déclarent attendre les repas si elles ont faim et développent plus
souvent des stratégies de contournement (parfois n’attend pas, autre cas,…).

- 50 -
Indice de l’IMC IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL
Impatience actuelle
Attend toujours le repas 34,9 35,8 44,4 29,1 37,6
Mange même si le repas n’est pas prêt 30,2 23,1 22,2 27,3 23,7
Variable 34,9 37,3 29,2 34,5 34,6
Autre cas 0,0 3,8 4,1 9,1 4,1

Tableau XXVIII : proportion des personnes déclarant attendre ou non le moment du repas
en fonction de l’IMC

Plus de personnes en surpoids (44,4%) semblent attendre le moment du repas


même si elles éprouvent des sensations de faim ce qui peut être interprété comme
une forme d’ « attention » ou de « vigilance » vis-à-vis de leur poids.

- 51 -
8.2 Le tabac et l’alcool

Synthèse

♦ On observe une différence statistiquement significative entre la valeur moyenne de


l’IMC des fumeurs et non-fumeurs, généralement quel que soit l’âge.
♦ Globalement les consommateurs de boissons alcoolisées se répartissent selon
toutes les classes de l’IMC, avec une très légère proportion moindre pour la classe
IMC4.
♦ En prenant en compte la quantité de boissons alcoolisées consommées (par
semaine) par classe d’IMC, les différences sont particulièrement frappantes. La
quantité d’alcool consommée semble donc être corrélée très fortement avec le poids
chez les consommateurs.

8.2.1 Le tabac

33,1% de notre échantillon (de 18 à 55 ans) fume actuellement.

L’IMC moyen des fumeurs est de 23,41 et des non-fumeurs, 24,30. La différence est
significative (t sign .=.01).

Cette différence pourrait être due au fait que plus de jeunes fument. Mais d’une
manière générale la différence entre fumeur et non-fumeur reste significative selon
l’âge (Anova : [Link]. <.001), une plus forte différence étant observée dans la classe
des 25 à 29 ans.

Moyennes
fumeur non-fumeur
30

29

28

27

26

25

24

23

22

21

20
18 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 29 ans 30 à 34 ans 35 à 39 ans 40 à 44 ans 45 à 49 ans 50 à 54 ans

Graphique 15: proportion des fumeurs et des non-fumeurs par tranche d’âge

La différence significative (Anova : [Link]. <.001) s’observe aussi selon le sexe :

Sexe fumeur non fumeur


Homme 24,21 25,18
Femme 22,46 23,63
Tableau XXIX: IMC moyen des fumeurs et non-fumeurs par sexe

L’usage du tabac est donc un facteur en corrélation avec le poids.

- 52 -
En corollaire de ce résultat, la proportion de non-fumeurs croît selon les classes de
l’IMC, jusqu’à IMC3, mais descend pour IMC4.

Fumeurs Non-fumeurs 74,1


67,3
64,4
55,8

44,2
35,6
32,7
25,9

IMC

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 16: proportion des fumeurs et des non-fumeurs par classe d’IMC

En examinant les résultats par rapport à l’ensemble des fumeurs, 8,9% d’entre eux
sont dans la classe d’IMC4 et 9,1% des non-fumeurs alors qu’ils sont respectivement
59,9% et 53,9% dans la classe d’IMC2. Ce qui pourrait signifier que
proportionnellement et relativement à la proportion des fumeurs classe par classe, un
plus de personnes fumeraient dans la classe IMC4 (χ2 sign. =.06).

8.2.2 L’alcool

[Link] Consommation en général

Près de 3 belges sur 4 consomment modérément ou régulièrement des boissons


alcoolisées. Globalement, on ne trouve pas de différences significatives (χ2 non
significatif) même si le graphique montre que moins de personnes obèses (IMC4) en
consommeraient. En comparant les personnes de IMC4 aux autres, la différence
devient significative avec un seuil élevé (χ2 sign.=.08).

- 53 -
Oui Non
77,5
74,1 74,7
67,4 65,5

32,6 34,5
25,9 25,3
22,5

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 17: des consommateurs d’alcool par classe d’IMC

La différence homme (84,1%) / femme(65,2%) est significative (χ2 sign.<.001).

La différence entre homme en surpoids et obèses (84,3%) et femmes en surpoids et


obèses (63,1%) est aussi significative (χ2 sign.=.001).

[Link] Quantité consommée

Mais quand les personnes consomment des boissons alcoolisées, la quantité est
beaucoup plus importante lorsque l’IMC croît (Anova : [Link]. <.001).

Pour l’ensemble des personnes d’IMC4 consommatrices d’alcool (soit environ 2 sur
3), on obtient une moyenne de 18,71 verres de boissons alcoolisées par semaine.

Cette tendance à consommer plus de boissons alcoolisés que la moyenne de


l’échantillon se retrouve aussi chez les personnes en surpoids (13,24 verres par
semaine).

18,71

13,24

10,91
9,38

4,91

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 18: nombre moyen de verres de boissons alcoolisées consommés par semaine
chez les consommateurs d’alcool par classe d’IMC

- 54 -
La différence entre homme (15,39 verres/semaine) et femme (6,27 verres/semaine)
est particulièrement importante ([Link]. <.001) et sans doute culturelle.

Elle se retrouve et s’accentue en valeur absolue ([Link]. <.001) lorsqu’on compare les
hommes en surpoids et obèses (19,93 verres/semaine) et les femmes en surpoids et
obèses (5,88 verres/semaine). En d’autres termes les femmes en surpoids et obèses
feraient plus attention à leur consommation d’alcool que les hommes.

La quantité d’alcool consommée semble donc être corrélée très significativement


avec le poids - chez ceux qui en consomment , c’est-à-dire en ayant néanmoins à
l’esprit que certaines personnes obèses ou en surpoids ne sont pas consommatrices
d’alcool (respectivement 34,5 et 22,5%).

- 55 -
8.3 Les activités physiques

Synthèse

♦ On observe que moins de personnes d’IMC3 et IMC4 pratiquent un sport ce qui


traduit une moindre activité physique organisée.
♦ Lorsqu’elles en pratiquent un, en moyenne il s’agit de sports moins durs ou intenses
(tels que peuvent l’être la course à pieds, le vélo, les sports de raquettes et de
ballon), au profit des sports plus doux comme l’aérobic, la danse ou la natation.
♦ L’activité de promenade est également moins importante que la moyenne chez les
personnes obèses.
♦ Par contre, la marche à pieds nécessaire (faire les courses, se rendre au travail, se
déplacer chez soi, …) ne présente pas de différences entre les personnes selon les
classes d’IMC.
♦ Pour gravir peu d’étages, l’usage des escaliers à la place de l’ascenseur peut être
une manière facile d’effectuer une activité physique. On constate que les personnes
en surpoids et obèses le pratiquent moins que les autres lorsque c’est possible.
♦ On n’observe pas de différence selon l’IMC dans l’usage de vélos pour des
déplacements (autres que loisirs sportifs).

8.3.1 La pratique d’un sport

Oui Non
67,3

57,9
55,6
51,2 53,1
48,8
46,9
44,4 42,1

32,7

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 19: proportion de personnes déclarant pratiquer un sport selon les classes
d’IMC

Un peu moins d’un belge sur deux (44,4% des 18 à 55 ans) pratiquerait un sport.

Ce sont plus de personnes d’IMC1 (48,8%) et IMC2 (46,9%) qui pratiqueraient un


sport. Par contre moins de personnes en surpoids (42,1%) et surtout obèses
(32,7%) en pratiqueraient un (χ2 sign.=.05).

L’âge est un facteur déterminant (χ2 sign.=.015): 63% des 18-24 ans pratiquent un
sport contre 33,7 % des 45-49 ans.

- 56 -
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL
2 Course à pieds, jogging, marche à pieds de type 14,0 14,7 12,2 5,5 13,1
sportive
9 Vélo, bicyclette, VTT, etc. (attention comme sport et 4,7 12,4 11,6 7,3 11,1
non comme moyen de déplacement)
5 Natation 4,7 8,8 12,8 14,5 10,2
3 Tennis, squash, badmington,… 11,6 9,4 7,0 3,6 8,4
12 Danse, aerobics, fitness 16,3 7,6 7,6 9,1 8,4
1 Gymnastique, taï chi, yoga, …. 14,0 7,4 5,2 5,5 7,0
7 Football, basket-ball, volley-ball, hand-ball et autres 2,3 7,9 4,1 1,8 5,9
sports de ballon
13 Autres sports : 0,0 2,4 3,5 1,8 2,5

6 Equitation 2,3 1,2 1,2 0,0 1,1


11 Sports de combat (type judo, karaté, haïkido, ….) 0,0 1,8 1,2 0,0 1,1
4 Golf, hockey,… 0,0 0,9 1,2 1,8 1,0
8 Armes (arc, chasse, tir,…), escrime, … 0,0 0,9 1,2 0,0 0,8
10 Rollers et autres sports « à roulettes » 0,0 0,6 0,6 1,8 0,7

Tableau XXX: proportion des personnes pratiquant le sport en question selon l’IMC

En ce qui concerne les sports pratiqués, les trois premiers selon la fréquence, sont
dans l’ordre les activités de course à pieds et de marche, le vélo et la natation.

• Le vélo trouve plus d’adeptes que la moyenne en IMC2 et IMC3.


• La course à pieds et la marche en IMC1 et IMC2.
• La natation serait le sport favorisé par les personnes en surpoids et obèses.
• La danse et l’aérobic en IMC1 et IMC4.

D’une manière générale, certains sports sont beaucoup moins souvent choisis par
les personnes d’IMC4 que la moyenne. Ils semblent correspondre à des activités
sportives aux efforts plus « violents » comme la course à pied (et la marche), le vélo,
les sports de raquette (tennis, badminton, squash) et les sports de ballon. Ceci au
profit des sports plus « doux » comme la natation, la danse et l’aérobic.

Dans cet ordre d’idées, les personnes d’IMC3, par contre, favorisent autant ou plus
que la moyenne plus de sports « durs » comme la course à pied et le vélo. Mais
aussi la natation qui semble favori.

Remarquons en outre sur le plan psychologique que la natation est un sport où il faut
se montrer presque nu ; malgré cela elle emporte la cote parmi les personnes plus
ou très enveloppées. Mais c’est aussi un des rares sports ou le poids n’est pas un
handicap.

8.3.2 Les promenades

Par promenade, nous entendons la marche sans autre but que celui d’aller dans
différents endroits pour le plaisir, se détendre, prendre l’air c’est-à-dire pour l’activité
de marche en elle-même. Nous différencions cette activité de la marche « utile » ou
nécessaire à la réalisation d’un objectif comme se déplacer à pieds pour faire ses
courses, pour se rendre au travail ou en visite, etc.

- 57 -
Oui Non
81,4

68,2 69,3 66,9

54,7
45,3

31,8 30,7 33,1

18,6

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 20: proportion de personnes déclarant se promener selon les classe d’IMC

Environ deux personnes sur trois effectuent des promenades.


Mais plus l’IMC croît, moins les personnes déclarent se promener (χ2 sign.=.04).
(Seulement) un peu plus d’une personne sur deux d’IMC4 pratique cette activité.

C’est surtout le week-end que l’on se promène (environ 37,5 % des cas WE et autres
jours – et uniquement le WE, 24,7%), deux à quatre fois par semaine (20,1%), une
fois par semaine (18,4%) et moins souvent (24,2%).

On n’observe pas de différences statistiques sur cet aspect des périodes de la


semaine choisies pour se promener selon les classes d’IMC.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Nombre moyen de minutes par semaine 160,61 123,95 116,28 108,97 123,76
Tableau XXXI:nombre moyen de minutes consacrées à la promenade par semaine selon
l’IMC

En moyenne les personnes qui se promènent le font deux heures par semaine. On
observe néanmoins une décroissance de la durée de promenade en fonction de
l’IMC. Les différences entre IMC1 et IMC4 et entre IMC1 et IMC3 sont significatives (t
sign.=.006). De même plus généralement entre IMC1+IMC2 et IMC3+IMC4 (t
sign.=.04).

Les personnes en surpoids et obèses, quand elles se promènent, le font donc pour
une durée moindre que les personnes d’IMC inférieur.

8.3.3 La marche à pieds

La marche à pieds est considérée dans l’enquête comme toute activité de marche
quotidienne incluant les déplacements finalisés, comme ceux vers le travail, sur les
lieux de commerce, pour les visites, etc. y compris les déplacements dans et à la
maison.

En moyenne les personnes déclarent se déplacer en marchant un peu plus de deux


heures par jour (132,85 minutes).

- 58 -
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL
Nombre moyen de minutes par jour 120,26 134,17 135,41 126,06 132,85
Tableau XXXII:nombre moyen de minutes consacrées à la marche à pieds par jour selon
l’IMC

Aucune différence significative n’apparaît entre les classes d’IMC, les personnes en
surpoids ou obèses ne se déplaceraient en marchant ni plus ni moins que les autres.

Une différence significative (t sign.<.001) apparaît entre hommes (117,99’) et


femmes (149,47’), ce qui correspondrait aux idées connues selon lesquelles celles-ci
passeraient plus de temps debout, notamment dans le cadre de la maison et des
tâches ménagères. Cette différence se répercute chez les personnes en surpoids et
obèses : pour les femmes de ces deux catégories, le temps de déplacement
quotidien (152,25’) est aussi très supérieur au temps de déplacement des hommes
(110,91’) - (t sign.<.001).

8.3.4 L’usage des escaliers.

Certains peuvent considérer que l’usage des escaliers à la place des ascenseurs
quand c’est possible, est préférable dans le cadre d’une activité physique
quotidienne, non « coûteuse » et facile.

Près d’une personne sur deux prend les escaliers lorsque c’est faisable.

51,2 52,1
47,5
44,4

25,9

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 21: proportion de personnes déclarant utiliser les escaliers chaque fois que
c’est possible à la place d’un ascenseur selon les classe d’IMC

Selon l’IMC, cette pratique diminue significativement (χ2 sign.=.005) surtout pour les
personnes d’IMC4 (χ2 sign.<.001). On trouve aussi une différence (χ2 sign.=.07)
entre les femmes en surpoids et obèses (44,2% utilisent l’escalier) et les hommes
(36,4%).

- 59 -
8.3.5 Usage d’un vélo pour les déplacements (autres usages que sportifs).

Plus d’une personne sur trois (34,1%) utilise un vélo pour des déplacements (hors
sport). Aucune différence significative n’apparaît entre les classes de l’IMC, cette
pratique semble répartie d’une manière homogène selon ce critère de segmentation.

- 60 -
8.4 Les autres loisirs

Synthèse

♦ Les personnes en surpoids et obèses pratiqueraient moins souvent un hobby que les
autres.
♦ Cela se marque surtout au niveau des loisirs « hors domicile » où les différences sont
importantes : les personnes d’IMC3 et IMC4 sortent moins que ce soit pour des
spectacles ou des visites.
♦ Par contre, et en corollaire, ces personnes passent aussi plus de temps devant la
télévision.
♦ On ne constate néanmoins pas de relation entre l’indice IMC et le fait de prendre ses
repas en regardant la télévision. Une hypothèse entendue selon laquelle on serait
« absorbé » par la télévision de telle sorte qu’on ne ferait plus attention aux quantités
consommées ne se vérifierait pas de cette manière ici.
♦ Le fait de consommer des « plateaux télé » en regardant la télévision n’est pas
caractéristique du surpoids ou de l’obésité. Ce serait même le contraire dans la
mesure où cette pratique serait plus répandue chez les personnes d’IMC1 et IMC2 et
rejoindrait ici un résultat précédent en rapport avec la préparation des repas.
♦ Il en est de même de la consommation des snacks et en-cas devant la télévision.
Ceux-ci seraient plus souvent consommés par des personnes maigres ou obèses, les
personnes de poids normal ou en surpoids y recourant moins.
♦ On constate néanmoins que le critère principal qui détermine la prise de boissons ou
d’aliments en regardant la télévision est le temps passé devant l’écran : manger
devant la télévision pour avoir le temps de la regarder.
♦ Ce résultat se retrouve en ce qui concerne Internet où le temps passé à surfer est
directement corrélé avec la consommation alimentaire indépendamment de l’IMC.

8.4.1 Les hobbies

Plus des 3/4 des personnes déclarent pratiquer un hobby.

88,4
78,4 81,3
73,4
67,3

TOTAL IMC1 IMC2 IMC3 IMC4

Graphique 22: proportion de personnes déclarant avoir un hobby selon les classe d’IMC

Selon l’IMC cette pratique est différente. Elle tend à diminuer significativement (χ2
sign.=.015) selon l’indice. Les personnes en surpoids et obèses pratiqueraient donc
moins souvent (χ2 sign.=.004) un hobby que les autres.

- 61 -
Si on n’observe pas de différences globales significatives entre hommes et femmes,
par contre les femmes en surpoids et obèses (67,0%) pratiquent moins souvent un
hobby que les hommes (76,3%) (χ2 sign.=.004). Peut-être que les femmes sont
aussi plus accaparées par des tâches ménagères, qu’elles ne considèrent pas
comme des hobbies, pendant que les hommes peuvent s’occuper à des activités de
ce type et les valoriser en tant que tels.

Cette pratique décroît également avec l’âge (χ2 sign.=.03)

Lecture 53,1
Musique 15,6
Autre(s) : préciser 8,0
Jeux vidéo/internet 6,7
Bricolage, réparation, réalisation de maquettes 4,6
S’occupe de : club sportif, association, scolaire, quartier,… 4,0
Membre actif d’une association, club sportif, scolaire, quartier,… (pétanque, carte, 3,8
…)
Dessin, peinture, sculpture… 2,9
Collections (timbres, etc.) 1,3

Tableau XXXIII:proportion de personnes déclarant avoir un hobby, selon le type de hobby.

Les hobbies les plus fréquemment cités sont la lecture (53,1%) et la musique
(15,6%). Remarquons que le bricolage (mais est-ce bien aujourd’hui un hobby ?) est
rarement cité en tant que loisirs (4,6%).

Les seules différences selon les classes d’IMC portent sur les clubs sportifs et autres
associations où l’on trouve une plus grande proportion de personnes d’IMC3 et IMC4
(influence des rapports sociaux et/ou des buvettes ?). Par contre les personnes de
ces classes seraient moins tentées par le bricolage.

8.4.2 Les loisirs hors domicile

D’une manière générale, 7% des personnes ne pratiquent aucun loisir hors domicile,
26,4% en pratiquent un au moins une fois par mois, 33,1% deux , 33,4% trois et plus.

Pas de loisirs HD
44,2 rare
souvent
très fréquemment
39,4
34,5 35,7
35,7
33,4
33,1 33,8
31,6
30,2
26,4
23,4
22,1
19,6
16,3

9,3 10,5
8,9
7
4,7

TOTAL BMI < 18.5 18.5 à 25 25 à 30 > 30

Graphique 23: répartition de la proportion des personnes pratiquant des loisirs hors
domicile selon la fréquence et les classe d’IMC

- 62 -
Ces loisirs se répartissent comme suit.

Au moins une fois Plus rarement Jamais


par mois
1. Théâtre, opéra 5,4 42,0 52,6
2. Cinéma 23,6 56,2 20,2
3. Visite expositions, musées, … 6,1 52,6 41,3
4. Tourisme rapproché 8,7 50,5 40,8
5. Soirée en ville, soirée au restaurant, 62,1 25,9 12,0
au café…
6. Sorties en boîte, etc. 13,8 22,1 64,1
7. Clubs de rencontre, de cartes, … 5,6 8,7 85,7
8. Visites familiales, chez des amis 83,4 12,3 4,3

Tableau XXXIV : Répartition de la proportion des personnes ayant des loisirs hors
domicile selon le type de loisirs

Les soirées et le cinéma semblent être les loisirs favoris.

La répartition selon les classes d’IMC montre des différences importantes en termes
de fréquence.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Pas de loisirs hors domicile 9,3 4,7 10,5 9,1 7,4
Au moins un loisirs hors domicile par mois ou plus 16,3 22,1 34,9 34,5 26,4
souvent
Au moins deux loisirs hors domicile par mois ou plus 30,2 33,8 31,4 36,4 33,1
souvent
Trois et plus de loisirs hors domicile par mois ou 44,2 39,4 23,3 20,0 33,4
plus souvent

Tableau XXXV: proportion des personnes ayant des loisirs hors domicile et leur
fréquence de selon l’IMC

Les personnes en surpoids et obèses ont beaucoup moins de loisirs hors domicile
que les autres (χ2 sign.<.001). Par exemple 23,3% et 20% d’ entre eux ont au moins
trois loisirs par semaine contre 39,4% des IMC2 et 44,2% des IMC1.

Alors que la différence hommes/femmes n’est pas significative globalement, celle


combinant le sexe et le surpoids + l’obésité, l’est. Ainsi ce sont surtout les hommes
en surpoids et obèses qui ont, en moyenne, moins de loisirs hors domicile que les
femmes de ces mêmes catégories d’IMC (χ2 sign.<.001). L’âge n’influence
qu’indirectement (Anova).

8.4.3 La télévision

[Link] Caractéristiques de l’usage de la télévision

Dans les ménages des personnes interrogées on en trouve 2,4% qui n’auraient pas
de téléviseur, 56,6% un seul, 28,9% deux et 12,2% trois et plus.

Aucune différence n’apparaît sur le nombre de téléviseurs par ménage selon l’IMC.

Elle est regardée dans les proportions suivantes par les personnes ayant répondu à

- 63 -
l’enquête :

Moins d’une heure 14,0


De une à moins de deux heures 37,8
De deux à moins de 3 heures 28,3
De trois à moins de 4 heures 12,2
Plus de 4 heures 7,8

Tableau XXXVI: Répartition du temps passé devant la télévision parmi ceux qui la
regardent

Et le plus souvent le soir :

Dans le living ou dans une pièce où se trouve la télé 86,2


Dans la chambre (dans le lit) 12,1
Autre cas : 1,7

Tableau XXXVII: Répartition des lieux où est regardée le plus souvent la télévision le
soir

Le temps moyen passé devant la télévision croît avec l’IMC (χ2 sign.=.001).
Les personnes d’IMC3 et IMC4 regardent plus la télévision que les autres (χ2
sign.=.005).

Cette différence est aussi significative pour les IMC4 par rapport aux autres. Ces
personnes d’IMC important passeraient donc plus de temps devant la télévision et
donc ils consacreraient moins de temps aux autres activités, dont les loisirs.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


Moins de deux heures par jour 51,3 57,6 45,2 37,0 51,8
De deux à quatre heures par jour 38,5 36,1 48,8 42,6 40,5
Plus de quatre heures par jour 10,3 6,2 6,0 20,4 7,8

Tableau XXXVIII: Répartition du temps passé devant la télévision selon l’IMC

Plus les personnes sont jeunes, plus elles semblent prendre l’habitude de regarder la
télévision le soir au lit. On passe ainsi de 30,8% chez les 18-24 ans, à 5,6% chez les
45-49 ans. Ce résultat est significatif (χ2 sign.=.003) .

Une petite différence apparaît dès lors en ce qui concerne la pratique de la télévision
le soir au lit entre les personnes d’IMC1 + IMC2 (13,7%) contre IMC3 + IMC4
(10,1%).

[Link] La consommation d’aliments et la télévision

Les repas à table

On constate que 50,3% des personnes qui regardent la télévision disent la voir en
prenant leur repas du soir. Ce serait aussi le cas pour 15,2% le midi et même 7,1%
le matin (pour mémoire : échantillon de personnes adultes de 18 à 55 ans).

- 64 -
Total OUI Souvent Parfois Jamais
dont >
Matin (100%) 7,1 2,8 4,3 92,8
Midi (100%) 15,2 4,4 10,8 84,7
Soir (100%) 50,3 22,0 28,3 49,7

Tableau XXXIX: Répartition des personnes regardant la télévision en prenant leur


repas, selon le repas pris.

Cette pratique semble être indépendante d’une relation avec l’IMC. Pas plus de
personnes d’IMC3 ou IMC4 ne prennent l’un ou l’autre, ou plusieurs, repas devant la
télévision que les autres. Cette pratique se distribue donc uniformément au travers
de toutes les classes, que ce soit globalement (le fait de manger à un moment ou à
un autre devant la télé allumée) ou repas par repas.

Une hypothèse entendue selon laquelle on serait « absorbé » par la télévision de


telle sorte qu’on ne ferait plus attention aux quantités consommées ne se vérifierait
pas ici de cette manière.

Les plateaux télé

Plus d’une personne sur trois (37,3%) déclare prendre un repas sous la forme d’un
plateau télé dans le fauteuil, ou dans le lit, en regardant la télévision.

Selon l’IMC, cette pratique serait plus fréquente chez les personnes d’IMC1 et IMC2
(40,7%) par rapport aux IMC3 et IMC4 (31,7%) (χ2 sign.=.02) . Le minimum
s’observe en IMC3 (30,1%).

Ce résultat est à mettre en correspondance avec certains résultats précédents. Les


plateaux repas sont souvent constitués de plats tout préparés, froids ou réchauffés.
Or on constate que les plats tout préparés sont plus souvent achetés et consommés
par des personnes d’IMC1 et IMC2. On rejoint ici une des conclusions déjà portée
sur l’hédonisme alimentaire. Ces plats ne sont pas ceux qui apportent le plus de
plaisir à être consommés. Or plus de personnes d’IMC1 accordent moins
d’importance à cet aspect de l’alimentation et sont donc plus enclines à y souscrire
ce qui permet de les consommer devant la télévision. Au contraire plus de personnes
d’IMC3 et IMC4 accordant plus d’importance à ce plaisir et cuisinant aussi plus
souvent leurs repas, les prendront sous une forme habituelle et donc moins souvent
sous celle d’un plateau repas.

Parmi les autres critères analysés, la différence selon l’âge est significative (χ2
sign.=.001) . Plus on est jeune, on souscrit à cette pratique : 50% des moins de 30
ans contre 27,8% des plus de 45 ans.

La consommation de snacks devant la télé

Près de deux personnes sur trois (63%) regardant la télévision déclarent consommer
des snacks pendant ce temps là. Très fréquemment (chaque fois) pour 14,1%, une
fois sur deux pour 24,3%, rarement (42,4%) et d’une manière variable pour 19,1%.

- 65 -
1. Chips, cacahuètes, autres salés du même type 53,5
2. Barres chocolatées, chocolats, autres sucrés 18,1

3. Fruits 14,5
4. Yaourts, crèmes, riz au lait, .et autres en pots 6,1
5. Pain, sandwichs,… 1,9
6. Gaufres, gaufrettes, biscuits, tartes, pâtisseries, … 2,5
7. Fromages, charcuteries, …. 1,9
8. Autre : 1,4

Tableau XL: Répartition de la proportion des personnes selon les snacks le plus souvent
consommés devant la télévision

Ce sont surtout les chips et autres snacks salés qui sont favorisés (53,5%) devant la
télévision.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL


OUI : snacks devant la télé 75,6 63,9 56,7 67,3 63,0
NON 24,4 36,1 43,3 32,7 37,0

Tableau XLI: Répartition de la proportion des personnes consommant des snacks devant
la télévision selon l’IMC

Les snacks et en-cas consommés devant la télé le sont surtout par les personnes
« maigres » (75,6%) et les obèses (67,3%) (χ2 sign.=.09). Les personnes en poids
normal (63,9%) et surtout en surpoids (56,7%) (χ2 sign.=.02) y recourent moins
souvent.

L’âge est également un critère de distinction : ce sont les personnes plus jeunes qui
consomment plus souvent des snacks : 80% des moins de 30 ans contre 52% des
plus de 45 ans (χ2 sign.<.001).

Lorsque des snacks sont consommés, la fréquence de consommation plus ou moins


importante selon l’IMC ne montre pas de différences significatives.

On n’observe pas de différences sur ce critère de l’IMC entre les types de snacks
consommés.

La seule différence significative (χ2 sign.=.001) est observée entre hommes et


femmes sur certains produits consommés : les femmes mangent plus souvent des
fruits (21,8% contre 6,4% des hommes) et les hommes des chips (58,5% contre
48,9% des femmes).

La consommation de boissons devant la télé

Près de neuf personnes sur dix (86,7%) qui regardent la télévision déclarent
consommer des boissons pendant ce temps-là. Très fréquemment (chaque fois) pour
41,4 %, une fois sur deux pour 28,8%, rarement (19,0%) et d’une manière variable
pour 10,9%.

- 66 -
1. Bière, vin et autres boissons alcoolisées 34,3
2. Sodas, boissons sucrées froides 29,9

3. Eaux non sucrées ou édulcorées 23,8


4. Café, thé 11,4
5. Lait, yaourt à boire, … 0,2
6. Autre 0,4

Tableau XLII: Répartition de la proportion des personnes selon les boissons le plus
souvent consommés devant la télévision

Ce sont les boissons alcoolisées (34,3%) puis les boissons sucrées (29,9%) qui sont
le plus souvent consommées. Les eaux et boissons non sucrées arrivent en
troisième lieu en termes de fréquence.

En général les boissons sont un peu plus souvent prises par les personnes maigres
(IMC1 : 92,7%) et obèses (IMC4 : 89,1%).

L’âge est aussi ici un critère qui différencie les pratiques : plus de 94% de jeunes de
moins de 30 ans prennent des boissons contre 77% des plus de 50 ans (χ2
sign.=.004).

Lorsque des boissons sont consommées, la fréquence de consommation plus ou


moins importante selon l’IMC ne montre pratiquement pas de différences
significatives. Seule la proportion de personnes d’IMC4 (53,5%) diffère des IMC3
(37,1%) pour la réponse « chaque fois que la télé est regardée » (χ2 sign.=.01).

Globalement on n’observe pas de différences sur le critère de l’IMC entre les types
de boissons consommées.

Par contre la différence hommes/femmes est très importante (χ2 sign.<.001) sur ce
plan. Les boissons alcoolisées sont préférées par 47,0% des hommes contre 23,2%
des femmes. C’est le contraire pour les eaux et boissons non énergétiques
(Femmes : 31,3% ; hommes 15,3%). Les catégories d’IMC accentuent ce
phénomène : la différence se marque encore plus dans le cas des personnes en
surpoids et obèses. Les boissons alcoolisées sont préférées par 47,6% des hommes
de ces classes d’IMC contre 17,2% des femmes. Pour les boissons non
énergétiques, les valeurs sont 12,6% pour les hommes et 40,2% pour les femmes.

Les prises alimentaires et le temps passé devant la télévision.

In fine, le temps passé devant la télévision détermine significativement la


consommation de snacks (χ2 sign.<.001) et de boissons (χ2 sign.=.003), et moins
(donc non significativement) dans le cas des plateaux repas (comme si c’était une
question de temps : manger devant la télévision pour avoir le temps de la regarder).

8.4.4 Les consoles de jeux.

Les mêmes questions exploratoires des comportements associés à leur usage que
pour celui de la télévision ont été posées pour les consoles de jeux.

- 67 -
27,1% des personnes interrogées déclarent détenir des consoles de jeux. Mais
seulement 7,4% les utilisent personnellement et parmi les plus jeunes.

Cet effectif est insuffisant pour procéder à des analyses détaillées et statistiquement
valides.

8.4.5 L’usage d’Internet

64,7% des personnes disposent d’une connexion Internet à leur domicile et 63,4%
l’utilisent personnellement.

Le temps quotidien d’usage d’Internet est le plus fréquemment de moins d’une heure
par jour (74,9%).

Moins d’un quart d’heure 41,3


De 1/4h à moins d’une heure 33,6
De une à moins de deux heures 14,7
Plus de 2 heures 10,3

Tableau XLIII: Répartition du temps passé quotidiennement sur Internet parmi ceux qui
l’utilisent

Parmi ceux qui utilisent Internet, 9,5% peuvent prendre un repas pendant ce temps-
là (soit 6,2 % de la population générale) et/ou des snacks (23,0% des utilisateurs ou
13,6% de la population générale). 46% des utilisateurs prennent des boissons.

Il est intéressant de remarquer l’absence de différences significatives concernant


l’usage général d’Internet (des différences apparaissent néanmoins selon la
fréquence et la durée). En d’autres termes cet usage général est réparti selon les
mêmes proportions dans les différentes classes d’âge, selon les deux sexes, ou
selon les catégories d’IMC. Internet ne serait donc pas à ce stade le privilège de l’un
ou l’autre de ces segments de la population.

En ce qui concerne ces différences évoquées, on constate d’une manière générale


que les femmes utilisent moins souvent Internet que les hommes (χ2 sign.<.001) et
pour des durées moins longues (moins d’une heure : 56,9% alors que les hommes
passent à plus 75,7% plus d’une heure). Il en est de même selon l’âge : les plus
jeunes passent beaucoup plus de temps sur Internet que les personnes plus âgées
(χ2 sign.<.001).

De ce fait, les femmes en surpoids et obèses utilisent aussi moins fréquemment


Internet que les hommes (χ2 sign.=.006)

On n’observe pas de différences dans la prise de repas pendant Internet selon les
classes d’IMC.

Par contre cela arrive significativement moins souvent pour les femmes (χ2
sign.=.06), ce qui bien entendu recoupe les résultats concernant à la fois la
fréquence et la durée : comme elles passent moins de temps sur Internet, il est
logique qu’elles prennent aussi moins souvent un repas.

- 68 -
Il en est de même selon l’âge, comme les plus jeunes passent plus de temps, ils
prennent aussi plus souvent un repas (χ2 sign.=.009).

Le temps passé sur Internet semble donc être le seul critère déterminant la prise
d’un repas dans ces conditions (χ2 sign.<.001).

Par contre aucune différence générale n’apparaît dans la consommation de snacks.

Elle n’est ni plus fréquente selon les classes d’IMC, ni selon le sexe. Mis à part l’âge.

Ici aussi la consommation de snacks est essentiellement déterminée (χ2 sign.<.001)


par le temps passé sur Internet indépendamment des autres critères. Comme les
plus jeunes passent aussi plus temps, ils sont aussi ceux qui consomment le plus
souvent des snacks sur Internet (χ2 sign.<.001).

Les résultats sont identiques ce qui concerne la prise de boissons. Pas de


différences selon l’IMC ou le sexe mais bien selon l’âge (χ2 sign.=.003) conditionnée
par le temps passé sur Internet (χ2 sign.<.001).

In fine, c’est donc, comme on pouvait le supposer, le temps passé sur Internet qui
est le seul élément déterminant la prise de repas, snacks ou boissons.

- 69 -
9 Opinions
Une partie de l’enquête porte sur les opinions concernant les causes et
conséquences du surpoids et de l’obésité, ainsi que sur les mesures appropriées
pour les combattre ou les éviter.

9.1 Les causes du surpoids et de l’obésité.

Synthèse

♦ D’une manière générale la majorité des personnes mettent en cause la responsabilité


individuelle des personnes en surpoids et obèses, à l’exception des cas
pathologiques. Il est rare qu’une opinion attribue cette responsabilité à une cause
externe (on pense ici par exemple aux calories cachées ou insidieuses qui ne sont
pratiquement jamais évoquées). Si les causes les plus fréquentes concernent les
déséquilibres alimentaires, on les attribue à l’exercice de la responsabilité
personnelle dans les choix: mauvais choix alimentaires, abus de certains aliments
faciles, trop grosses quantités absorbées, etc.

Deux questions ont été posées aux personnes interrogées : l’une « ouverte »,
préalable à la suivante « fermée » pour éviter les biais liés à l’énumération des
causes potentielles.

Dans la question ouverte, on leur demandait quelle(s) étai(en)t à leur avis les causes
du surpoids et de l’obésité chez les personnes atteintes.

Dans la question fermée, une liste de 19 items était proposée pour chacun desquels
les personnes avaient à se prononcer sur le fait que l’élément influençait ou non
(énormément, beaucoup, peu, pas du tout) le surpoids et l’obésité.

9.1.1 Causes présentes à l’esprit : réponses libres.

Les réponses libres ont été analysées selon leur contenu et regroupées en
différentes catégories. Nous reprenons ici les réponses émises par plus de 50% des
personnes et selon l’ordre d’importance déterminé par la fréquence des évocations. Il
est à noter que les personnes pouvaient donner autant de causes qu’elles le
souhaitaient. Toutes les causes évoquées ont été reprises dans les analyses.

On attribue le surpoids et l’obésité aux causes suivantes :

1) Causes les plus fréquentes (plus de 80% des répondants) :


a. la mal-bouffe
b. les mauvaises habitudes alimentaires
c. la mauvaise alimentation (manque de diversité)
d. le déséquilibre alimentaire

- 70 -
e. l’alimentation trop riche, trop grasse, trop sucrée (abus de… ) ou trop
importante (quantité).

2) Causes très fréquentes (plus de 75% des répondants)


a. Le manque d’activités physiques
b. la sédentarité
c. le manque de sport
d. l’abus de la télévision

3) Causes fréquentes (plus de 60 % des répondants)


a. La mauvaise éducation à l’alimentation
b. le manque d’informations et de connaissances sur les dangers de l’obésité
c. le manque de respect de son corps.

4) Causes fréquentes (plus de 50 % des répondants)


a. le mode de vie,
b. les difficultés de la vie (y compris l’état de santé, l’hérédité et la maladie)
c. le stress

D’une manière générale au travers des réponses enregistrées la majorité des


personnes mettent en cause la responsabilité individuelle des personnes en surpoids
et obèses, à l’exception des cas pathologiques. Il est rare qu’une réponse attribue
cette responsabilité à une cause externe (on pense ici par exemple aux calories
cachées ou insidieuses qui ne sont pratiquement jamais évoquées - 3 fois
seulement). Si les causes les plus fréquentes concernent les déséquilibres
alimentaires, on les attribue à l’exercice de la responsabilité personnelle dans les
choix: mauvais choix alimentaires, abus de certains aliments faciles, trop grosses
quantités absorbées, etc.

L’internalité au sens de Rooter (voir plus haut) dominerait donc les attributions faites
aux autres personnes des causes de leur surpoids.

9.1.2 Causes selon les items proposés

Les réponses influence « énormément » et « beaucoup » ont été regroupées dans ce


tableau.

- 71 -
IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL
4. Une alimentation déséquilibrée, trop riche 97,7 95,9 97,1 100,0 96,7
7. Manger trop de graisses et de produits gras 97,7 95,3 98,2 89,1 95,7
2. Le manque d’exercice 90,7 94,4 92,9 92,7 93,6
6. Manger trop de produits sucrés 79,1 89,3 89,5 81,8 88,0
10. Une mauvaise éducation familiale à la nourriture 76,7 82,2 79,4 83,6 81,2

Ci-dessus : plus de 75% des opinions

19. La publicité 67,4 70,4 75,7 76,4 72,2


1. Des problèmes génétiques, une nature propice à l’obésité 76,7 69,6 72,2 69,1 70,8
8. Des problèmes de santé, hormonaux, … 72,1 69,9 68,6 72,7 70,0
12. Trop de possibilités offertes de manger partout et tout le temps 58,1 65,8 70,0 63,6 66,2
14. Un manque d’action et d’informations à l’école ou au cours de la 67,4 61,7 61,4 60,0 61,9
scolarité
3. Des soucis, des problèmes personnels, familiaux, financiers,… 62,8 58,6 61,2 67,3 60,4
11. Un manque de connaissance des conséquences du surpoids 42,9 56,1 53,5 58,2 54,6
5. Un choix personnel de vie 55,8 52,1 45,5 63,6 51,6
16. Le stress au travail 48,8 47,9 51,8 61,8 50,3

Ci-dessous : moins de 50% des opinions

15. Manger trop de viande 44,2 33,4 40,0 34,5 36,1


13. Un manque d’actions concrètes des pouvoirs publics pour informer ou 44,2 32,6 34,1 34,5 34,1
contrôler
18 Un manque de législation concernant la composition des aliments 33,3 29,6 34,9 38,2 32,1
9. Des portions trop grandes dans les restaurants, 39,5 25,7 33,3 36,4 29,8
17. Une volonté de paraître bien portant et fort 18,6 16,7 18,5 29,1 18,4

Tableau XLIV: Proportion de personnes souscrivant à la cause selon l’IMC

Les causes premières au surpoids et à l’obésité sont attribuées par une large
majorité des personnes (de 81,2% à 96,7%) à l’alimentation (déséquilibrée, trop de
graisses, trop de produits sucrés), au manque d’exercice et à la mauvaise éducation
à la nourriture. On trouve donc une bonne convergence entre les opinions émises à
ce sujet sur la liste d’items préétablie et la présence à l’esprit (voir point précédent)
des causes du surpoids.

Ce sont également des items qui mettent l’accent sur les responsabilités et la
maîtrise personnelle de l’alimentation et de l’activité dans le poids corporel. Au
travers de ceux-ci transparaît le fait que l’opinion pense surtout : « on est
responsable de son poids ».

Par contre seule une minorité (de 18,4% à 36,1%) attribue une cause possible du
surpoids à la viande, au manque d’actions des pouvoirs publics (dont la législation
sur la composition des aliments), aux portions trop grandes dans les restaurants. Il
est à remarquer que ce sont des items qui, pour 3 d’entre eux, attribueraient le
surpoids à une cause extérieure et peu maîtrisable par les personnes.

Il est intéressant de constater la place accordée à l’item « un manque de législation


concernant la composition des aliments » par environ une personne sur trois
(32,1%).

- 72 -
Une législation forte sur la composition des aliments (on pense par exemple à son
pouvoir calorique aux 100gr ou par « portion », aux sucres qu’il contient, …) serait de
portée surtout qualitative (comparaison interne ou ipsative - l’un par rapport à l’autre
dans un même produit - des composants d’un aliment) et n’empêcherait pas, à qui
veut, d’en consommer des quantités plus importantes et donc dériver vers le
surpoids comme l’on rapporté plusieurs personnes lors de l’enquête. Cela montre
aussi (si on considère en plus les réponses à l’item : « un manque d’actions
concrètes des pouvoirs publics pour informer ou contrôler ») la considération
qu’accorde une minorité de personnes à la législation en regard des responsabilités
personnelles sur ce plan.

On peut trouver ici une relative bonne homogénéité des opinions dans la population,
notamment sur la base des critères de poids (Anova non sign.). On aurait pu
s’attendre à des différences selon que la personne est concernée ou pas,
notamment pour les personnes obèses qui pourraient avoir une autre vision des
causes que les autres.

L’analyse globale selon les classes de l’IMC montre une différence significative pour
un seul item : le stress (Anova : F. sign.=.049). Plus les personnes présentent un
IMC élevé, plus elles attribuent les causes du surpoids et l’obésité à ce facteur.

En affinant quelque peu les analyses on trouve 4 résultats partiels significatifs :

• Plus de femmes en surpoids et obèses attribuent une cause du surpoids ou


de l’obésité aux items :

o « soucis, problèmes familiaux, financiers,… » (71,8%) (χ2 sign.=.024).


o « trop de possibilités offertes de manger partout et tout le temps »
(76,0%) (χ2 sign.=.059).
o « le stress au travail » (65,0%) (χ2 sign.=.004).

• Plus de personnes obèses et en surpoids attribuent plus souvent (34,1%)


que la moyenne à l’item : « portions trop grandes dans les restaurants » une
cause du surpoids ou de l’obésité (χ2 sign.=.048). Ce sont surtout les
femmes de cette catégorie qui expliquent cette différence. Il est à remarquer
que la valeur totale de l’item reste faible puisqu’il est mis en cause par
environ une personne sur trois.

- 73 -
9.2 Les remèdes au surpoids et à l’obésité.

Synthèse

♦ La grande majorité des personnes pensent que le combat contre l’obésité et le


surpoids passe avant toute chose par l’éducation et l’information. Le rôle de
l’éducation serait primordial : on apprend à se nourrir correctement et à ne pas
grossir. Ceci met également l’accent sur le fait qu’on attend avant tout des
instruments pour renforcer l’exercice des responsabilités individuelles dans ce
domaine.
♦ Ensuite les activités physiques et sportives : les renforcer à l’école, les promouvoir et
les faciliter dans la vie quotidienne tant privée que professionnelle.

Ici aussi, deux questions ont été posées aux personnes interrogées : l’une préalable
à la suivante, ouverte, et l’autre fermée. Dans la question ouverte, on leur demandait
ce qu’il fallait faire à leur avis pour réduire le surpoids et l’obésité chez les gens.
Dans la question fermée, une liste de 19 items était proposée pour chacun desquels
les personnes avaient à se prononcer sur le fait que l’élément aurait une influence ou
non (Très grande, certaine, peu, pas du tout) sur le surpoids et l’obésité.

9.2.1 Remèdes présents à l’esprit : réponses libres.

Les réponses libres ont été analysées selon leur contenu et regroupées en
différentes catégories. Nous reprenons ici les réponses émises par plus de 50% des
personnes et selon l’ordre d’importance déterminé par la fréquence des évocations. Il
est à noter que les personnes pouvaient donner autant de remèdes qu’elles le
souhaitaient. Tous les remèdes évoqués ont été repris dans les analyses.

On pense que le surpoids et l’obésité pourront être réduits par :

1) Remèdes les plus souvent envisagés (par plus de 80% des répondants) :
a. L’éducation des enfants surtout à l’école
b. Campagne d’information pour tous (jeunes et grand public)
c. Des cours sur l’alimentation et les risques de l’obésité
d. Le développement des activités sportives tant pour les jeunes que pour les
adultes
e. La promotion de l’exercice physique

2) Remèdes souvent cités (par plus de 60% des répondants)


a. L’exercice physique milieu professionnel
b. Une meilleure information sur l’alimentation
c. Une information plus claire et mieux utilisable sur les aliments eux-mêmes

Il est clair que la grande majorité des personnes pensent que le combat contre
l’obésité et le surpoids passe avant toute chose par l’éducation et l’information. Le
rôle de l’éducation serait primordial : on apprend à se nourrir correctement et à ne
pas grossir. Ceci met également l’accent sur le fait qu’on attend avant tout des
instruments pour renforcer l’exercice des responsabilités individuelles dans ce
domaine.

- 74 -
Ensuite les activités physiques et sportives : les renforcer à l’école, les promouvoir et
les faciliter dans la vie quotidienne tant privée que professionnelle19.

9.2.2 Remèdes selon les items proposés

Les réponses indiquant une influence « très grande » et « certaine» ont été
regroupées dans ce tableau.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL

12. Plus de sport à l’école 90,7 90,3 88,8 89,1 89,8

5. Une promotion du sport et de l’exercice physique 90,7 86,1 80,5 80,0 84,3

15. Une information des enfants à l’école par affiche, dépliant ou 88,4 79,0 82,8 90,9 81,8
conférence
10. Des cours de diététique dans tous les enseignements 79,1 80,4 76,3 67,3 77,9

1. Une information du grand public 76,7 76,2 81,7 74,5 77,6

Ci-dessus : plus de 75% des opinions

8. Le développement d’activités physiques et sportives en milieu 69,8 75,7 63,9 83,3 72,7
professionnel (par exemple pendant les pauses)
6. Un remboursement partiel par la sécurité sociale du coût des activités 67,4 69,2 59,5 58,2 65,4
sportives
17. Des chèques sport distribués par l’employeur 72,1 64,5 54,2 69,1 62,6

11. Une législation limitant la publicité pour des produits caloriques ou qui 62,8 58,6 60,4 52,7 58,9
font grossir (comme pour le tabac)
14. Une réduction des taxes sur les produits peu caloriques (comme les 58,1 53,7 58,0 56,4 55,5
fruits, légumes, eaux minérales, …)
2. Une législation concernant la composition des aliments 44,2 48,7 57,4 54,5 51,3

13. Un meilleur étiquetage des produits alimentaires 55,8 47,1 54,4 49,1 50,0

Ci-dessous : moins de 50% des opinions

7. Un remboursement partiel par la sécurité sociale du prix des aliments 48,8 43,5 41,7 46,3 43,6
fonctionnels
16. Une prime ou un avantage financier accordé pour le maintien d’un 37,2 32,4 29,6 33,3 32,1
poids normal
3. Une réduction des taxes sur les produits allégés 20,9 30,4 32,0 29,1 30,0

4. Une augmentation des taxes sur les produits caloriques 27,9 24,3 26,0 25,5 25,1

9. Une taxation ou une pénalisation (comme l’assurance hospitalisation, 23,3 25,3 24,3 16,7 24,1
etc) du surpoids

Tableau XLV: Proportion de personnes souscrivant au remède selon l’IMC

Les remèdes au surpoids et à l’obésité attribués par une large majorité des
personnes (de 77,6% à 89,8%) concernent principalement l’éducation à l’école,
l’activité physique et l’information : la promotion du sport, de l’activité physique, le
sport à l’école, l’information des enfants et du grand public, notamment les cours de

19
Certains citent dans leurs commentaires, et pour exemple, certaines populations asiatiques (Vietnam, Japon, …) où le temps
consacré à l’exercice physique quotidien est intiment ancré dans les mœurs et se matérialise tant dans la vie privée que
professionnelle. On évoque par là l’image de peuples où le surpoids et l’obésité ne sont pas des caractéristiques physiques
moyennes et bien apparentes telles qu’elles peuvent l’être dans la société nord –américaine.

- 75 -
diététique. On trouve ici aussi une convergence importante entre les réponses libres
à la question précédente et la liste d’items préétablie.

Ce sont surtout des remèdes centrés sur l’éducation et l’information.

Par contre une minorité de personnes (de 24,1% à 43,6%) prend en compte ou croît
à l’efficacité des incitants financiers directs ou indirects comme des primes à
l’alimentation saine ou au maintien du poids normal, ou une taxation appropriée,
motivante ou dissuasive. Ces résultats recoupent les précédents en termes d’une
perception négative de l’influence possible des pouvoirs publics par des mesures
drastiques et réglementaires. Au contraire on interpréterait ici les résultats en y
voyant de la part de ces instances la mise en place de mesures pro-actives dans le
domaine de l’éducation et de l’information.

On observe également un résultat en ce qui concerne la composition des aliments et


l’étiquetage des produits, pour lesquels la moitié du public y croît.

On trouve ici aussi une très bonne homogénéité des opinions dans la population,
notamment sur la base des critères de poids (Anova non sign.). On aurait pu
s’attendre à des différences selon que les personnes concernées ou pas, notamment
les personnes obèses, auraient pu avoir une vision différente des remèdes compte
tenu de leurs expériences vécues.

L’analyse globale selon les classes de l’IMC ne montre donc aucune différence
significative quel que soit l’item.

En affinant quelque peu les analyses on trouve 4 résultats partiels significatifs :

• Un peu plus de personnes obèses pensent à un effet positif du


développement d’actions sportives et physiques dans le cadre professionnel
:
o Des chèques sport distribués par l’employeur (69,1%) (χ2 sign.=.041).
o Le développement d’activités physiques et sportives en milieu
professionnel (83,3%) (χ2 sign.=.01).

• Un peu moins de personnes obèses et en surpoids (59,2%) croient à l’effet


positif d’un remboursement partiel par la sécurité sociale du coût des
activités sportives (χ2 sign.=.017), en particulier les hommes (54,2%) qui
sont dans le cas (χ2 sign.=.012).

• Un peu moins d’hommes en surpoids et obèses (80,4%) croient à l’effet


d’ « une promotion du sport et de l’activité physique (χ2 sign.=.028).

• Un peu plus de femmes en surpoids et obèses (63,1%) pensent à l’effet


positif d’une législation concernant la composition des aliments (χ2
sign.=.027).

- 76 -
9.3 Opinions concernant certains aspects de l’alimentation

Synthèse

♦ On estime en majorité que le surpoids et l’obésité sont bien un problème pour notre
société et son avenir.
♦ L’item sur lequel les personnes manifestent le plus leur accord est celui par lequel
« les consommateurs sont responsables de leur alimentation et de leur style de vie ».
Sur ce plan, les personnes manifestent majoritairement (81,6%) que les choix
alimentaires et même le style de vie alimentaire doit rester libre et sous le contrôle de
la responsabilité personnelle.
♦ En parallèle on considère comme positif l’augmentation de l’offre alimentaire et sa
diversité qui doit permettre d’arriver à varier et à équilibrer son alimentation. Cela
rendrait aussi nécessaire dans ce contexte une information adaptée. Les produits
allégés n’étant pas nécessairement vus comme bons pour la santé.

Les opinions ont été demandées sur certains aspects généraux concernant
l’alimentation.

Les réponses tout-à-fait d’accord et d’accord ont été regroupées. Elles s’opposent au
désaccord avec la proposition énoncée.

IMC1 IMC2 IMC3 IMC4 TOTAL

12. Les consommateurs sont responsables de leur alimentation et de leur 83,7 91,8 94,2 90,9 91,8
style de vie
2. La publicité pousse les enfants à manger des choses qui ne sont pas 83,7 88,8 91,3 87,3 89,0
toujours bonnes pour la santé quoique fassent les parents
9. Le surpoids et l’obésité sont un problème pour l’avenir de notre société 97,6 90,2 86,0 83,6 88,9

14 L’augmentation de l’offre de produits alimentaires dans les magasins 86,0 88,5 88,8 87,3 88,3
nous permet de composer une alimentation variée et équilibrée
13. Le choix de nos aliments et de notre style de vie alimentaire doit rester 72,1 80,2 84,8 97,3 81,6
libre et les autorités ne doivent pas essayer de l’influencer
6. Les graisses et les produits gras sont mauvais pour la santé 76,7 75,6 77,9 72,7 76,1

7. Les restaurants fast food sont la cause de l’accroissement de l’obésité 79,1 75,0 73,5 77,8 75,1

Ci-dessus : plus de 75% d’accord

15. L’augmentation de l’offre alimentaire nous a poussé à manger plus que 72,1 71,6 78,2 61,8 72,6
dans le passé.
1. La publicité pour les aliments nous pousse à manger plus que 55,8 61,9 71,5 61,1 64,1
nécessaire
10. C’est l’industrie alimentaire qui est responsable de l’accroissement de 60,5 64,9 62,2 67,3 64,0
l’obésité dans notre société
3. Les distributeurs automatiques de boissons et d’en cas nous poussent à 44,2 66,5 64,9 60,0 63,9
manger et boire partout et tout-le-temps
5. Le sucre est mauvais pour la santé 48,8 54,4 58,7 63,6 56,1

8. Les aliments qui ne font pas grossir coûtent plus cher 46,5 49,6 54,7 56,4 51,4

- 77 -
Ci-dessous : moins de 50% d’accord

4. Les produits allégés sont bons pour la santé 23,8 36,5 43,5 43,6 38,2

11. Une augmentation des taxes sur les produits riches en énergie 14,0 15,5 18,8 14,8 16,3
empêcherait les gens de grossir

Tableau XLVI: Proportion de personnes marquant un accord avec la proposition selon


l’IMC

L’item sur lequel les personnes manifestent le plus leur accord est celui par lequel
« les consommateurs sont responsables de leur alimentation et de leur style de vie ».
Ce résultat rejoint pleinement ce qui a été observé dans les analyses précédentes et
portant sur l’idée d’une responsabilité personnelle de son poids. Sur ce plan, les
personnes manifestent majoritairement (81,6%) que les choix alimentaires et même
le style de vie alimentaire doit rester libre et sous le contrôle de la responsabilité
personnelle. Les autorités et pouvoirs publics ne doivent pas essayer de les
influencer.

Les personnes sont également majoritairement d’accord avec un rôle négatif attribué
à la publicité lorsqu’elle porte sur certaines choses destinées aux enfants et qui ne
sont pas considérées par les parents comme étant bonnes pour leur santé. Ce
résultat mettrait ici l’accent sur la nécessité d’une consultation préalable des parents
par les producteurs, ou du moins par les publicitaires, sur les messages destinés aux
enfants qu’ils diffusent et qui pourraient ne pas être en accord avec l’opinion des
parents. Un message construit uniquement à partir de l’impact marketing sur les
enfants montre ici ses limites. Les parents sont concernés et pourraient aussi être
appelés et consultés, par exemple lors des tests d’impacts des messages
publicitaires.

On estime aussi majoritairement que le surpoids et l’obésité sont bien un problème


pour notre société et son avenir. Cela traduit le niveau des préoccupations des
personnes et leur motivation à des actions pour le traiter.

On considère aussi majoritairement comme positif l’augmentation de l’offre


alimentaire et sa diversité qui doit permettre d’arriver à varier et à équilibrer son
alimentation. Cela rend aussi nécessaire dans ce contexte une information adaptée.

Enfin une majorité, en accord avec les diététiciens, considère que les graisses
(abus ?) sont mauvaises pour la santé. 3 personnes sur 4 pense que les fast-food
sont la cause de l’accroissement de l’obésité. Sur ce plan, malgré qu’on n’ait pas pu
examiner l’évolution des choses en terme épidémiologique sur une longue période,
ce qui aurait été la seule façon d’accorder une validité scientifique à cette allégation,
nous avons vu précédemment que la corrélation entre la fréquentation actuelle des
fast-foods et l’obésité n’est pas établie.

Les personnes marquent aussi leur désaccord (61,8%) avec l’idée que les produits
allégés sont bons pour la santé.

Enfin, pratiquement personne (83,7% de désaccord) ne souscrit à l’idée qu’une taxe


sur les produits riches en énergie pourrait empêcher les gens de grossir. Cette taxe
introduirait une ségrégation supplémentaire entre ceux ayant les moyens financiers

- 78 -
de supporter le surcoût et les autres, avec en corollaire le fait que cela n’empêcherait
personne de consommer la quantité qui lui plaît.

Remarquons dans cet ordre d’idée qu’on attribue souvent les causes de l’obésité aux
USA à une forme de discrimination alimentaire par laquelle les personnes de
condition sociale défavorisée se nourriraient plus souvent d’aliments standardisés et
moins coûteux qui sont aussi les aliments les plus riches en sucres et matières
grasses.

On mentionne aussi les automates distributeurs de boissons ou de snacks qui, pour


le service offert et la facilité, pratiquent des prix très supérieurs pour les mêmes
produits en regard de ce qu’ils coûtent dans le commerce, prix qui n’est pas dissuasif
pour les consommateurs, quel que soit leur IMC. Une taxe supplémentaire pourrait
rentrer dans un même schéma de pensée chez le consommateur.

L’analyse globale selon les classes de l’IMC montre une différence significative pour
un seul item : « les produits allégés sont bons pour la santé » (Anova : F.
sign.=.001). Plus de personnes présentant un IMC élevé (IMC3 + IMC4 = : 43,5%),
souscrivent à cette idée, ce qui paraît logique. Les personnes d’IMC1 le pensent
moins (23,8%).

En affinant quelque peu les analyses on trouve plusieurs résultats


partiels significatifs :

• Un peu plus de personnes en surpoids et obèses (69,0%) (χ2 sign.=.05), en


particulier plus chez les femmes concernées(78,1%) (χ2 sign.=.005)
marquent leur accord avec l’idée que la publicité pour les aliments les
pousse à manger plus que nécessaire.
• De même nous savons déjà qu’un peu plus de personnes en surpoids et
obèses (43,5%) (χ2 sign.=.04), en particulier plus chez les femmes
concernées (51,9%) (χ2 sign.=.007), marquent leur accord avec l’idée que
les produits allégés sont bons pour la santé. Ce résultat recoupe et affine le
précédent.
• Plus de femmes en surpoids et obèses (81,9%) (χ2 sign.=.05) marquent
leur accord avec le fait que les restaurants fast-foods sont la cause de
l’accroissement de l’obésité.
• Paradoxalement, moins de personnes de la classe IMC4 (81,1%) (χ2
sign.=.001) marquent leur accord avec le fait que le surpoids et l’obésité
sont un problème pour l’avenir de notre société. Sans doute ces quelques
personnes considèrent également que leur obésité n’est pas un problème
pour elles.
• Plus d’hommes en surpoids et obèses (85,4%) (χ2 sign.=.05) marquent leur
accord avec le fait que le choix de nos aliments et de notre style de vie
alimentaire doit rester libre et les autorités ne doivent pas essayer de
l’influencer.

- 79 -
10 Conclusions

Les objectifs de l’enquête menée par le CPSO de l’ULB avaient pour objet l’examen,
par questionnaire et sondage, de certaines caractéristiques des styles de vie des
personnes en relation à leur poids corporel, en particulier dans le cas du surpoids et
l’obésité.

Tout en confirmant certains résultats connus, l’étude met néanmoins l’accent sur la
dimension déterminante des styles de vie en rapport avec le surpoids et l’obésité
mais aussi sur l’origine des responsabilités que l’opinion publique attribue à ce
problème de société.

Personnalisation par le grand public de la responsabilité du surpoids et de


l’obésité.

Dans l’esprit du grand public, à l’exception des problèmes génétiques et de santé,


les causes attribuées à l’obésité sont personnelles. Les gens qui en souffrent
seraient responsables de leur surpoids et de leur obésité.

Les causes considérées comme principales seraient l’abus alimentaire, la


« malnutrition » et la sédentarité.

Dès lors, le surpoids et l’obésité seraient essentiellement une conséquence des


comportements individuels adoptés tant sur le plan de l’alimentation que sur celui
des styles de vie.

Cette opinion est renforcée par ceux qui en souffrent : les personnes en surpoids et
obèses sont conscientes et reconnaissent dans la plupart des cas manger trop et
faire trop peu d’activité physique.

Difficulté d’attribuer les causes du surpoids et de l’obésité à des facteurs


uniques.

La partie de l’étude portant sur les comportements et styles de vie, montre qu’il est
difficile de mettre en évidence un facteur unique expliquant le surpoids et l’obésité,
ou suffisamment corrélé avec le phénomène.

L’enquête montre les difficultés à distinguer sur le plan des styles et comportements
alimentaires certains qui seraient spécifiquement en relation étroite avec le poids,
ceci à l’exception de la quantité globale de nourriture absorbée. Pour certains obèses
ou personnes en surpoids, certains facteurs reliés aux comportements alimentaires
ne joueraient donc qu’un rôle aggravant et non déclenchant ou causal.

- 80 -
Absence de relations entre d’une part le surpoids et l’obésité constatée et
d’autre part certains facteurs mis généralement en cause.

Les personnes obèses ou en surpoids ne prennent pas plus de repas que les autres.
Ce serait même souvent le contraire ; elles auraient plutôt tendance à sauter un
repas et donc en moyenne en prendraient moins.

Ces personnes ont aussi plus souvent tendance à prendre des repas complets,
notamment le midi. Donc elles ne seraient pas particulièrement celles mangeant sur
le pouce, dans des sandwicheries ou fast-foods. La fréquentation de ce type de
restaurants ne différencie pas systématiquement les personnes selon leur poids
corporel, les personnes maigres déclarant s’y rendre même un peu plus souvent que
les autres.

Les personnes en surpoids et obèses auraient aussi plus souvent tendance à


soigner la préparation de leurs repas à domicile en y consacrant plus de temps et en
achetant aussi moins souvent des plats déjà préparés. En outre la confection des
repas pourrait être un facteur expliquant mieux une quantité plus importante de
nourriture absorbée que, par exemple, le consommation de portions achetées toutes
faites : on prépare plus, cette valeur ajoutée aux aliments préparés ferait qu’on
consomme plus et qu’on jette moins pour ne pas gaspiller.

Les personnes en surpoids et obèses passeraient aussi plus de temps à table.

Ces résultats sont à mettre en rapport avec la composante hédonique de


l’alimentation qui semble plus importante chez ces personnes que, par exemple,
chez les personnes maigres ou de poids normal.

Même si le grignotage est difficile à cerner avec précision (fréquence, moment dans
la journée, portée, quantités consommées, etc.) il n’apparaît pas dans l’enquête
comme caractérisant spécifiquement les personnes en surpoids et obèses. Ce
seraient même les personnes « maigres » qui y recourraient plus fréquemment.

Ces résultats montrent que certaines idées toutes faites concernant des causes de
l’obésité et du surpoids attribuées exclusivement à des formes particulières
d’alimentation ne trouvent pas une confirmation dans les comportements
alimentaires déclarés par les répondants.

Facteurs reliés au surpoids et à l’obésité mis en avant dans l’enquête.

Parmi les facteurs en relation avec le surpoids et de l’obésité constatée au moment


de l’enquête on épinglera surtout :

• Le manque de contrôle « personnel et/ou social » des personnes en


surpoids et obèses serait un facteur qui influence négativement le poids
(comme terminer son assiette, ne pas refuser un aliment ou un dessert,
manger quand c’est l’heure du repas quel que soit l’appétit, manger plus ou
ne pas pouvoir se contrôler quand on est en compagnie,…).

- 81 -
• La quantité d’alcool consommée serait un facteur très important
accompagnant l’obésité.

• La consommation de tabac serait plus importante chez les personnes en


déficit pondéral et/ou ayant un poids normal.

• Bouger : l’exercice physique (dont promenades, usage des escaliers, usage


de vélos pour certains déplacements…) et la pratique sportive sont
fortement reliés à un poids normal. Les personnes obèses ont une activité
réduite sur ce plan là.

• Se divertir : les loisirs hors domicile contribuent également à accompagner


un poids mieux adapté. En d’autres termes, les personnes en surpoids et
obèses seraient plus « sédentaires » sur le plan des loisirs et participent
donc dans une moindre mesure à des activités « hors domicile ».

• La télévision est un facteur qui influence négativement le poids. Par contre


la regarder dans son lit serait moins critique dans la mesure où les
grignotages qui y sont associés sont moins faciles et/ou le contexte de
consommation d’aliments moins évident.

• Le fait de consommer des aliments (plateau télé, snacks, …) et boissons


devant la TV n’est pas suffisant pour expliquer le surpoids et l’obésité. Ces
pratiques sont distribuées au travers de toutes les classes de l’IMC, un peu
moins chez les personnes en surpoids qui feraient plus attention.

• Internet n’est pas un facteur favorisant directement le surpoids. Les


pratiques alimentaires (snacks, repas,…) associées à l’usage d’Internet
montreraient un effet dans le sens contraire : ce seraient les personnes à
l’IMC moins élevé qui seraient plutôt consommateurs dans ces moments là.
En d’autres termes Internet entraînerait même une moindre consommation
de snacks et d’en-cas chez les personnes en surpoids et obèses. La
concentration nécessaire à l’activité et la motivation expliqueraient un effet
favorable chez ces personnes.

• C’est surtout le temps passé devant la télévision ou sur Internet qui


détermine la consommation d’aliments et de boissons lors de ces activités
plus que les caractéristiques du poids corporel, ce qui est logique.

Différenciation entre les personnes obèses et les personnes en surpoids.

Les personnes en surpoids seraient plus « attentives » à leur état que ne le seraient
les personnes « obèses » paraissant plus résignées.

Les premiers développent des stratégies d’évitement du rapprochement de la


barrière, les autres ne sont plus « à cela près ».

L’obésité serait perçue par la personne concernée comme un état « stable » tandis
que le surpoids serait un état instable. De ce fait, les obèses se distingueraient moins

- 82 -
dans leurs comportement alimentaires des personnes sans problèmes que celles en
surpoids adoptant des comportements d’évitement et d’attention.

Par là, l’étude montre que le surpoids ne serait pas nécessairement l’antichambre de
l’obésité.

Opinions concernant les mesures à prendre pour combattre le surpoids et


l’obésité.

Dans l’esprit du grand public, si des mesures doivent être prises, elles vont dans le
sens de l’information, de l’éducation et de la responsabilisation des personnes.

Viendraient ensuite et en dernier ressort des mesures politiques ou réglementaires.

Le public considère aussi qu’aucun règlement ou taxe n’empêchera une personne de


surconsommer des aliments.

La grande majorité des personnes pensent donc que le combat contre l’obésité et le
surpoids passe avant toute chose par l’éducation et l’information. Le rôle de
l’éducation serait primordial : on apprend à se nourrir correctement et à ne pas
grossir. Ceci met également l’accent sur le fait qu’on attend avant tout des
instruments pour renforcer l’exercice des responsabilités individuelles dans ce
domaine.

Ensuite les activités physiques et sportives : les renforcer à l’école, les promouvoir et
les faciliter dans la vie quotidienne tant privée que professionnelle.

- 83 -
11 Bibliographie et documents consultés
Birch LL. (1999) Development of food preferences. Annu Rev Nutr, 19 pp. 41-62

Birch LL, Fisher JO. (1998) Development of eating behaviors among children and
adolescents. Pediatrics, 101 pp.539-548

Dargent J. (2005) , Le corps obèse. Obésité, science et culture, Champs Vallon,


Seyssel (France), 265p.

Fondation Hodie Vivere (2004), Alimentation, obésité et nutrition. Rapport. 385p.

Gisle L, Buziarsist J, Van der Heyden J, Demarest S, Miermans PJ, Sartor F, Van
Oyen H, Tafforeau J. (2002) Enquête de Santé par Interview, Belgique, 2001.
Service d'Epidémiologie; Bruxelles. Institut Scientifique de Santé Publique, IPH/EPI
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Guiliano M. (2005), Ces françaises qui ne grossissent pas, Michel Lafon, Neuilly-sur-
Seine (France), 283p.

Honoré C. (2005). Éloge de la lenteur. Éd. Marabout.

ISP (Institut Scientifique de Santé Publique) (2004). Enquête de santé par interview,
Belgique. Service public fédéral économique, P.M.E., Classes moyennes & Énergie.
Questionnaires et documents de travail.

Nève J, Guggenbühl N. (2004) Plan national Nutrition – Santé Belgique (PNNS B)


2005-2010. Service public fédéral « santé publique » - document de travail.

Quetelet A.,(1835) Sur l’homme et le développement de ses facultés, ou essai de


physique sociale, Paris, Bachelier.

<OMS 2003> Obésité, prévention et prise en charge de l’épidémie mondiale, OMS


rapport Technique 894, Genève.

<OMS 2005> Rapport sur la santé en Europe 2005 – L’action de santé publique :
améliorer la santé des enfants et des populations, OMS – Bureau régional de
l’Europe, Copenhague, Dk, 158p.

Rotter, J.B., & Mulray, R.C. (1965). Internal versus external control of reinforcement
and decision time. Journal of Personality and Social Psychology, 2, 598-604.

Rotter, J.B. (1966) Generalized expectancies for internal versus external control of
reinforcement. Psychological Monographs, 80(1, Whole no. 609).

Ventura AK., Savage JS., May AL., Birch LL. (2006) Prédicteurs comportementaux,
familiaux et psychologiques précoces de la surcharge pondérale et de l’obésité. In:
Tremblay RE, Barr RG, Peters RDeV, eds. Encyclopédie sur le développement des
jeunes enfants [sur Internet]. Montréal, Québec: Centre d’excellence pour le
développement des jeunes enfants ;1-11.

- 84 -
Wilson E.O. (1987). La sociobiologie. Éd. du Rocher, Monaco. (traduction de
Sociobiology, The Belknap Press of Harvard University Press, 1975)

- 85 -
12 Annexe 1 : questionnaire en français
Université Libre de Bruxelles Questionnaire n° (A)
FEVIA
Version 6 – 21/4/05

Enquêteur : contrôle préalable Sexe Âge Taille du ménage Langue Activité Localisation
des quotas (code postal)
Numéro de l’unité à sélectionner F M 1 2 3 4 5 + NL FR Actif Inactif

1 2 1 2 3 4 5 6 1 2 1 2
B C D E F G H

Présentation de l’enquête à la personne interviewée : L’Université Libre de Bruxelles réalise une enquête
scientifique auprès des ménages en Belgique. Cette enquête concerne les habitudes alimentaires. Cette enquête n’est
pas réalisée pour un fabricant ou pour une marque d’aliment en particulier. Elle vise à connaître les habitudes générales
de la population sur cette question. Auriez-vous l’amabilité de répondre à quelques questions à ce propos ? Ce
questionnaire est confidentiel et l’ULB garanti que personne ne sera mis au courant des réponses que vous nous
donnerez. Aucun moyen n’existera après cette enquête pour retrouver éventuellement la personne qui aurait eu
l’amabilité de nous aider dans cette étude en répondant aux questions. Néanmoins nous précisons bien ici que cette
étude est une étude statistique pour connaître l’évolution en Belgique des questions concernant les habitudes des
personnes dans ce domaine et vos réponses personnelles ne seront utilisées que pour établir ces statistiques. Etes-
vous d’accord de répondre ?

1. À quelle fréquence ?
Tous les 5 à 6 fois par 2 à 4 fois par 1 fois par 1 à 3 fois par jamais
(enquêteur : fiche n°1) jours semaine semaine semaine mois
1 2 3 4 5 6 I
1. prenez vous un petit déjeuner le matin
1 2 3 4 5 6 J
2. prenez vous un dîner le midi
1 2 3 4 5 6 K
3. prenez vous un souper le soir
1 2 3 4 5 6 L
4. mangez-vous des légumes crus ou préparés
1 2 3 4 5 6 M
5. mangez-vous des fruits
1 2 3 4 5 6 N
6. mangez-vous des aliments complets (riz, blé,
pâte, pain,…)
1 2 3 4 5 6 O
7. mangez-vous du poisson ou des fruits de mer
1 2 3 4 5 6 P
8. mangez-vous des charcuteries
1 2 3 4 5 6 Q
9. buvez-vous des boissons aux sucres ajoutés
(sodas, thé sucré, café sucré,…)
1 2 3 4 5 6 R
10. buvez-vous des boissons « light »
1 2 3 4 5 6 S
11. consommez-vous des produits « light »
(allégés) autres que des boissons
1 2 3 4 5 6 T
12. utilisez-vous des édulcorants artificiels
1 2 3 4 5 6 U
13. buvez-vous des boissons alcoolisées (bière,
vin, alcool,…)
1 2 3 4 5 6 V
14. mangez vous des aliments lactés (yaourts,
fromage blanc, actimel,…) autres que des fromages
1 2 3 4 5 6 W
15. mangez vous des fromages
1 2 3 4 5 6 X
16. mangez vous des aliments frits (frites,
croquettes, poissons panés, …)
1 2 3 4 5 6 Y
17. consommez-vous du chocolat ou des produits
chocolatés
1 2 3 4 5 6 Z
18. consommez-vous des chips et autres snacks
comme des cacahuètes, etc.
1 2 3 4 5 6 AA
19. consommez-vous des friandises et bonbons.
1 2 3 4 5 6 AB
20. consommez-vous des biscuits, gaufrettes,
pain d’épices, etc…
1 2 3 4 5 6 AC
21. mangez-vous de la viande
1 2 3 4 5 6 AD
22. ajoutez-vous du sel à vos repas

- 86 -
2. Combien de fois mangez-vous en moyenne par jour ? (un repas et/ou un en-cas)
1 fois 2X 3X 4X 5X 6X Plus de 6 fois
1 2 3 4 5 6 7 AE

3. Où chacun des repas principaux de la journée sont-ils pris le plus souvent ?


1. À la maison 2. Au bureau 3. Au 4. À 5. À 6. Sur le 7. Autre
ou à l’école : bureau ou à l’extérieur : l’extérieur : pouce (en
cantine, l’école: snacks, fast restaurant marchant, en
(enquêteur : fiche n°2) restaurant tartines, food, friture, avec service à voiture, …)
d’entreprise sandwichs, self-service, table
plats cafétéria
réchauffés,…
1 2 3 4 5 6 7 AF
Matin
1 2 3 4 5 6 7 AG
Midi
1 2 3 4 5 6 7 AH
Soir

4. Sous quelle forme chacun des repas principaux de la journée sont-ils pris le plus
souvent?
[Link] [Link] 3. Repas à 4. Snacks 5. Autre
(enquêteur : fiche n°3) froid, plat chaud, plat base de pain (chips, barre
froid chaud (sandwich) protéinée,…)
1 2 3 4 5 AI
Matin
1 2 3 4 5 AJ
Midi
1 2 3 4 5 AK
Soir

5. Lorsque vous prenez vos repas principaux dans la journée et en semaine, avez-vous
suffisamment, juste le temps ou trop peu de temps?
Suffisamment Juste le Trop peu de Variable
de temps temps qu’il temps
faut
1 2 3 4 AL
Le matin
1 2 3 4 AM
Le midi
1 2 3 4 AN
Le soir

6. Vous prenez vos repas principaux toujours, souvent, rarement ou jamais aux mêmes
heures de la journée ?
1 AO
Toujours
2
Souvent
3
Rarement
4
Jamais

7. Pour prendre le repas principal de la journée, combien de temps pensez « qu’il est
normal » d’y consacrer chaque jour de la semaine en moyenne à table (pas
pour la préparation) ?

- 87 -
1 AP
Moins d’1/4h
2
De 1/4h à moins d’une 1/2h
3
D’une 1/2h à moins d’1 h.
4
Plus d’une heure

8. Dans la pratique et en moyenne, combien de temps consacrez-vous quotidiennement à


ce repas principal pendant la semaine ?
1 AQ
Moins d’1/4h
2
De 1/4h à moins d’une 1/2h
3
D’une 1/2h à moins d’1 h.
4
Plus d’une heure

9. Quel cas se rapproche le plus de vous ?


(enquêteur : fiche n°4)
1 AR
1. Je ne mange qu’aux repas, je ne grignote pratiquement jamais entre les repas
2
2. Certains jours il m’arrive de grignoter entre les repas, mais généralement je mange aux repas
3
3. Je grignote sans cesse entre les repas, mais je mange également normalement aux repas
4
4. Je ne fais que grignoter et je mange peu ou pas du tout aux repas
Enquêteur : Si la personne déclare « grignoter », demandez-lui ce qu’elle « grignote » ?

AS

10. Quel cas se rapporte le mieux à vous ?


(enquêteur : fiche n°5)
1 AT
1. Même si j’ai faim, j’attend le repas
2
2. Je mange quand j’ai faim, même si le repas n’est pas prêt
3
3. Quand j’ai faim, parfois j’attend le repas, parfois je mange avant le
repas
4
4. Aucun de ces cas

11. Estimez-vous ?
(enquêteur : fiche n°6)
1 AU
1. Manger normalement et en suffisance
2
2. Manger trop
3
3. Manger trop peu
4
4. Manger des quantités irrégulières selon les moments : parfois trop, parfois pas
assez

12. Vous arrive-t-il de lire les étiquettes ou informations sur les emballages des aliments
que vous achetez et/ou que vous consommez ?
1 AV
Toujours
2
Souvent
3
Rarement
4
Jamais (passez ensuite à la Question 14)

- 88 -
13. Si la personne n’a pas répondu « jamais » à la question précédente : Qu’est ce qui retient
le plus souvent votre attention sur ces étiquettes ?
(enquêteur : ne pas suggérer – écouter et cocher les réponses dans la catégorie de
réponse – possibilité de réponses multiples . Si la personne dit « tout », demander des
précisions comme le plus important, …)
1 AW
Prix AX
2 AY
Composition nutritionnelle (lipides, protides, glucides, valeur énergétique, calories, …)
3
Liste des ingrédients (pour additifs, allergies, interdictions,…)
4
Date de péremption
5
Marque
6
Provenance
7
Labels spécifiques (bio, …)
8
Autre :

14. Vous arrive-t-il de prendre des repas dans des snacks ou restaurants rapides de type
fast-food ?
1 AZ
Oui
2
Non

Si oui, lesquels et à quelle fréquence ?


1. 2. 3. 4. 5. 6.
Macdonald, Pizzeria rapide, Sandwicherie Sandwicherie Sandwicherie Autre fast-food
Quick, Pizza-hut « mode » type de chaîne de classique de
(enquêteur : fiche n°7) friterie,… EXKI, TOUT type Panos, type petit
PRÊT,… Croissanterie, commerce
etc boulangerie,
boucher,
1 1 1 1 1 1
Plusieurs fois par semaine
2 2 2 2 2 2
Une fois par semaine
3 3 3 3 3 3
Une fois tous les 15 jours
4 4 4 4 4 4
Une fois par mois
5 5 5 5 5 5

BA BB BC BD BE BF

15. Vous arrive-t-il de commander (par exemple par téléphone), pour vos repas au bureau
ou à la maison, des repas que l’on fait livrer ou des repas préparés à
l’avance et les emporter, pour les consommer ensuite ? (enquêteur :
s’assurer qu’on entend bien qu’il s’agit de « take home » ou « take
away ») ?
1 BG
Oui
2
Non

Si oui, où et principalement quel type de repas préparé ?


1. Repas chaud 2. Repas froids 3. Sandwichs 4. Pizzas 5. Autre
(enquêteur : fiche n°7 bis) ou à réchauffer (salades, plats (ou autre base
préparés) pain)
1 2 3 4 5 BH
Bureau
1 2 3 4 5 BI
Domicile

À quelle fréquence cela arrive-t-il ?

- 89 -
Plusieurs fois Une fois par Une fois tous Une fois par Moins d’une
par semaine semaine les 15 jours mois fois par mois
1 2 3 4 5 BJ
Bureau
1 2 3 4 5 BK
Domicile

16. Chez vous, vous arrive-t-il de prendre ou commander tard le soir un repas
supplémentaire ? (par exemple après 22hrs ou après la fin d’une émission
de TV)
1 BL
Fréquemment
2
Parfois
3
Rarement
4
Jamais (passez ensuite à la Question 14)

Si la personne n’a pas répondu « jamais » à la question précédente : de quel type de repas
s’agit-il le plus souvent ?
1 BM
Plat commandé à l’extérieur et livré à domicile
2
Plat déjà préparé (congelé, etc) et réchauffé
3
Plat préparé au moment même (type pâtes, sandwichs, …)
4
Autre :

17. Parmi les situations suivantes est-ce toujours, souvent, rarement, ou jamais le cas ?
(enquêteur : fiche n°8) Toujours Souvent Rarement Jamais
1 2 3 4 BN
1. Quand je suis en compagnie d’autres j’ai tendance à moins bien
contrôler ce que je mange et me laisser emporter
1 2 3 4 BO
2. Je ne mange que quand j’ai vraiment faim, même aux repas
1 2 3 4 BP
3. J’ai tendance à toujours finir mon assiette, quelle que soit la quantité
servie
1 2 3 4 BQ
4. Je ne me refuse jamais un dessert même après un repas copieux
1 2 3 4 BR
5. Quand j’ai sous la main des aliments que j’aime, j’ai tendance à les
consommer même si je n’ai plus faim
1 2 3 4 BS
6. Quand je sens que je n’ai plus faim, je m’arrête de manger même si
peux continuer ou qu’on me propose d’autres plats
1 2 3 4 BT
7. Quand c’est l’heure du repas je mange, quel que soit mon appétit ou ma
faim

18. Dans votre enfance, vos parents étaient-ils très stricts sur le déroulement des
repas : par exemple : heure fixe, tous ensemble, toujours finir son
assiette ?
1 BU
Toujours
2
Souvent
3
Rarement
4
Jamais

19. Dans votre enfance, vos parents vous permettaient-ils de manger quand vous aviez
faim sans attendre l’heure du repas ?

- 90 -
1 BV
Toujours
2
Souvent
3
Rarement
4
Jamais

20. Avez-vous déjà été informé des risques et conséquences du surpoids ou de l’obésité ?
1 BW
Oui
2
Non

Si oui, par qui principalement ?


1 BX
émission de télévision BY
2 BZ
article dans une revue
3
association des consommateurs
4
diététicien
5
médecin
6
autre
7
ne sait plus

21. Estimez-vous utile d’être informé des risques et conséquences du surpoids ou de


l’obésité ?
1 CA
Oui
2
Non

22. En moyenne combien de temps dormez-vous chaque jour (chaque nuit) ?


1 CB
Moins de 6h
2
De 6h à moins de 7h
3
De 7h à moins de 8h
4
De 8h à moins de 9h
5
Plus de 9h

23. Dans l’ensemble, votre santé est-elle ?


1 CC
Excellente
2
Très bonne
3
Bonne
4
Médiocre
5
Mauvaise

24. Êtes-vous quelqu’un de stressé ?


1 CD
Tout le temps
2
Souvent
3
Rarement
4
Jamais

- 91 -
25. Au cours de votre vie avez-vous connu un événement à la suite duquel vous-vous êtes
mis soit à grossir, soit à maigrir. Et si oui, lequel ?
1 CE
Oui -
grossir
2
Oui -
maigrir
3
Non

(enquêteur : ne pas suggérer)


1 CF
Ne sait plus
2
Grossesse
3
Perte d’emploi
4
Autre problème
professionnel :……………………
5
Rencontre
6
Décès
7
Divorce, séparation
8
Mariage
9
Autre problème familial :
…………………………..
10
Dépression
11
Maladie
12
Autre problème de santé :
………………………...
13
Ennuis avec la justice
14
Ennuis financiers
15
Autres problèmes personnels :
…………………...
16
Vacances
17
Autre événement :
…………………………………

26. Voici 6 idées concernant la réussite dans la vie. Choisissez les trois avec lesquelles
vous êtes le plus d’accord
(enquêteur : fiche n°9)
1 CG
1. Dans la vie ceux qui sont arrivés ont été aidés CH
2 CI
2. On est toujours responsable de ce qui nous arrive dans la vie
3
3. Pour réussir dans la vie il faut surtout avoir de bonnes relations
4
4. Avec de la volonté on arrive toujours à réussir
5
5. Dans la vie on n’obtient que ce qu’on mérite
6
6. Celui qui ne réussit pas dans la vie, c’est la faute à pas de chance

27. Fumez-vous actuellement ?


1 CJ
Oui
2
Non

28. Consommez-vous actuellement des boissons alcoolisées ?

- 92 -
1 CK
Oui
2
Non
Si oui, un total de combien de verres par jour (semaine, mois) en moyenne ?
(bière, vin, alcool, apéritif, premix,…)
CL

< Verres par jour < Verres par semaine < Verres par
Ou > Ou > mois

29. Vous êtes quelqu’un de ?


(enquêteur : fiche n°10)
1 CM
1. Très prudent
2
2. Prudent
3
3. Qui calcule ses risques
4
4. Qui prend parfois des risques
5
5 Qui prend souvent des risques
6
6. Ne sait pas

30. Quel est votre âge ?


CN
ans

31. Quel est votre taille sans chaussures ?


CO
cm

32. Quel est votre poids sans vêtements et sans chaussures ?


CP
kg

33. Pour les autres membres de votre ménage (les personnes qui vivent régulièrement sous
votre toit) connaissez-vous leur taille et leur poids ? Combien ?
Entourer le nombre 1 2 3 4 5 6 CQ

total de personnes
Âge
Sexe (F ou M)
Taille en cm
Poids en kg
CR/CS/CT/CU CV/CW/CX/CY CZ/DA/DB/DC DD/DE/DF/DG DH/DI/DJ/DK DL/DM/DN/DO

34. Vous pesez-vous ?


1 DP
Tous les jours
2
Régulièrement
3
Rarement
4
Jamais
5
Ne sait pas

- 93 -
35. Avez-vous déjà suivi un régime alimentaire pour perdre du poids ?
1 DQ
Oui
2
Non
3
Sans réponse

Si oui, suivez-vous actuellement un régime pour perdre du poids ?


1 DR
Oui
2
Non
Combien de kilos avez-vous déjà perdu avec ce régime ?
DS
kg

36. Quelqu’un de votre ménage suit-il actuellement un régime alimentaire pour perdre du
poids ?
1 DT
Oui
2
Non
3
Ne sait pas, sans réponse

37. On pense de vous que vous êtes :


1 DU
Très gros
2
Un peu gros, un peu enveloppé
3
Ni gros, ni maigre
4
Un peu maigre
5
Très maigre
6
Ne sait pas

38. Pensez-vous :
1 DV
Avoir un poids normal
2
Etre en surpoids
3
Etre obèse
4
Avoir un poids en dessous de la normale
5
Ne sait, ne me préoccupe pas

39. Pratiquez-vous un sport ?


1 DW
Oui
2
Non
Si oui, - lequel ?
- à quelle fréquence ?
- dans quel cadre ?
- pendant combien de temps par semaine ?

- 94 -
Cocher si Tous les Uniquem 2 à 4 fois 1 fois par Moins Club Solo, Nombre
ce sport jours ent par semaine d’une fois associati d’heures
(enquêteur : fiche n°11) est le week- semaine par on famille par
pratiqué end semaine semaine
1 2 3 4 5 6 1 2 DX
Gymnastique, taï chi, yoga, …. DY
DZ
1 2 3 4 5 6 1 2 EA
Course à pieds, jogging, marche à pieds de EB
EC
type sportive
1 2 3 4 5 6 1 2 ED
Tennis, squash, badmington,… EE
EF
1 2 3 4 5 6 1 2 EG
Golf, hockey,… EH
EI
1 2 3 4 5 6 1 2 EJ
Natation EK
EL
1 2 3 4 5 6 1 2 EM
Equitation EN
EO
1 2 3 4 5 6 1 2 EP
Football, basket-ball, volley-ball, hand-ball EQ
ER
et autres sports de ballon
1 2 3 4 5 6 1 2 ES
Armes (arc, chasse, tir,…), escrime, … ET
EU
1 2 3 4 5 6 1 2 EV
Vélo, bicyclette, VTT, etc. (attention comme EW
EX
sport et non comme moyen de
déplacement)
1 2 3 4 5 6 1 2 EY
Rollers et autres sports « à roulettes » EZ
FA
1 2 3 4 5 6 1 2 FB
Sports de combat (type judo, karaté, FC
FD
haïkido, ….)
1 2 3 4 5 6 1 2 FE
Danse, aerobics, fitness FF
FG
1 2 3 4 5 6 1 2 FH
Autres sports : FI
FJ

40. Toutes activités confondues, combien de temps estimez-vous marcher à pieds chaque
jour ?
FK
minutes

41. Vous arrive-t-il de vous promener ?


1 FL
Oui
2
Non
Si oui, à quelle fréquence ?
1 FM
Tous les jours
2
Uniquement le week-end
3
2 à 4 fois par semaine
4
1 fois par semaine
5
Moins d’une fois par semaine

cela représente en moyenne combien de temps de promenade par semaine ?


FN
minutes

42. Avez-vous plutôt tendance à éviter de prendre les escaliers chaque fois que c’est
possible ou au contraire à prendre les escaliers même si vous pouvez
monter par d’autres moyens ?

- 95 -
1 FO
Évite les escaliers
2
Prend les escaliers
3
Dépend des cas
4
Ne sait pas

43. Vous arrive-t-il d’utiliser un vélo pour vos déplacements ? (attention usages non
sportifs – pour les usages sportifs voir plus haut) ?
1 FP
Oui
2
Non
Si oui, est-ce ?
1 FQ
Vers travail, bureau,…
2
Vers gare,…
3
Courses, commissions,
4
Visites, …
5
Pour tous les déplacements
6
Autre :

44. Avez-vous un ou des hobbies?


1 FR
Oui
2
Non
Si oui, lequel(s)

1 FS
Lecture FT
FU
2
Jeux vidéo/internet
3
Musique
4
Dessin, peinture, sculpture…
5
Collections (timbres, etc.)
6
S’occupe de : club sportif, association, scolaire, quartier,…
7
Membre actif d’une association, club sportif, scolaire, quartier,… (pétanque, carte, …)
8
Bricolage, réparation, réalisation de maquettes
9
Autre(s) : préciser

45. Parmi les loisirs hors de votre domicile, lesquels pratiquez-vous et à quelle fréquence?
Une fois De 3 à une De 2 à 6 Plus Jamais
par fois par fois par an rarement
(enquêteur : fiche n°12) semaine ou mois
plus
1 2 3 4 5 FV
1. Théâtre, opéra
1 2 3 4 5 FW
2. Cinéma
1 2 3 4 5 FX
3. Visite expositions, musées, …
1 2 3 4 5 FY
4. Tourisme rapproché
1 2 3 4 5 FZ
5. Soirée en ville, soirée au restaurant, au café…
1 2 3 4 5 GA
6. Sorties en boîte, etc.
1 2 3 4 5 GB
7. Clubs de rencontre, de cartes, …
1 2 3 4 5 GC
8. Visites familiales, chez des amis
1 2 3 4 5 GD
9. Autre(s) : préciser

- 96 -
46. Dans votre ménage, fait-on généralement les courses pour l’alimentation plutôt
rarement (par exemple une fois par semaine), 2ou 3 fois par semaine ou
plus fréquemment.
1 GE
Rarement, une fois par semaine
2
De 2 à 3 fois par semaine
3
Rarement, une fois par semaine

47. Est-ce plutôt dans les grandes surfaces ou dans les petits commerces ?
(enquêteur : fiche n°13)
1 GF
1. Pratiquement tout est acheté en grandes surfaces
2
2. Beaucoup est acheté en grande surface, mais certaines choses dans les petits
commerces
3
3. Peu d’achats en grandes surfaces, beaucoup dans les petits commerces
4
4. Pratiquement tout est acheté dans les petits commerces

48. Vous arrive-t-il d’acheter des plats tout préparés pour la maison.
Il peut s’agir de plats frais, congelés ou en conserve, généralement à
réchauffer (par exemple : lasagnes, pâtes préparées, pizzas, plats
complets et portions congelées, plats complets en boîte, …)
1 GG
Oui
2
Non
Si oui, - ces plats sont consommés comme repas principal ou comme en cas ?
- combien de fois consommez-vous ce genre de plats par semaine ?
Un ou plus 2 à 4 fois Une fois Une fois Moins
par jour par par par 15 d’une fois
semaine semaine jours par 15
jours
1 2 3 4 5 GH
Comme repas principal
1 2 3 4 5 GI
Comme en-cas

49. On dit parfois certaines choses concernant ces plats tout préparés. En ce qui vous
concerne êtes-vous tout-à-fait d’accord, d’accord, pas d’accord ou pas
du tout d’accord avec cela ?
Tout-à-fait D’accord Pas Pas du tout Ne sait pas
(enquêteur : fiche n°14) d’accord d’accord d’accord
1 2 3 4 5 GJ
1. C’est plus facile, c’est plus rapide
1 2 3 4 5 GK
2. C’est fait pour ceux qui n’ont pas le temps de
cuisiner
1 2 3 4 5 GL
3. C’est équilibré
1 2 3 4 5 GM
4. C’est meilleur
1 2 3 4 5 GN
5. On grossit avec ce genre de nourriture
1 2 3 4 5 GO
6. Cela s’adresse à ceux qui n’aiment pas cuisiner
1 2 3 4 5 GP
7. On gaspille moins avec ce genre de plats
1 2 3 4 5 GQ
8. On mange moins avec ce genre de plats
1 2 3 4 5 GR
9. Les enfants préfèrent
1 2 3 4 5 GS
10. C’est moderne
1 2 3 4 5 GT
11. C’est bon marché

50. Dans votre ménage, combien de temps consacre-t-on chaque jour de semaine en
moyenne à la préparation des repas (tous repas confondus)

- 97 -
1 GU
1/4h ou moins
2
de 1/4h à < 1/2h
3
de 1/2h à < 1h
4
Entre 1 et 2 heures
5
Plus de deux heures

51. De combien de postes de télévision disposez-vous à domicile ?


GV
postes

52. Qui, dans votre ménage regarde habituellement la télé et quand?


Vous-même Conjoint, … Enfants

1 1 1
Le matin
2 2 2
Le midi
3 3 3
Le soir
GW GX GY

Si vous regardez la télé : Combien de temps passez-vous personnellement en moyenne


chaque jour devant votre télé (y compris visionnage de DVD, Vidéo, etc). Pour mémoire,
un programme de soirée commence par exemple à 19 hrs et peut se terminer à 23hrs,
soit un total de 4 heures.
1 GZ
Moins d’une heure
2
De une à moins de deux heures
3
De deux à moins de 3 heures
4
De trois à moins de 4 heures
5
Plus de 4 heures

53. Si vous regardez la télé le soir est-ce le plus souvent


1 HA
Dans le living ou dans une pièce où se trouve la télé
2
Dans la chambre (dans le lit)
3
Autre cas :

54. Vous arrive-t-il de prendre un repas à table en regardant la télé ?


Souvent Parfois Jamais

1 2 3 HB
Le matin
1 2 3 HC
Le midi
1 2 3 HD
Le soir

55. Vous arrive-t-il de prendre un repas sous la forme d’un plateau télé ? (par exemple
dans le fauteuil devant la télé ou dans le lit)
1 HE
Oui
2
Non

Si oui à quelle fréquence en moyenne ?

- 98 -
1 HF
Tous les jours
2
De 2 à 3 fois par semaine
3
Une fois par semaine
4
Une fois tous les quinze jour
5
Tous les jours

56. Vous arrive-t-il de manger des snacks ou des en-cas en regardant la télé ?

1 HG
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 HH
Chaque fois que vous regardez la télé
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 HI
1. Chips, cacahuètes, autres salés du même type HJ
HK
2
2. Barres chocolatées, chocolats, autres sucrés
3
3. Fruits
4
4. Yaourts, crèmes, riz au lait, .et autres en pots
5
5. Pain, sandwichs,…
6
6. Gaufres, gaufrettes, biscuits, tartes, pâtisseries, …
7
7. Fromages, charcuteries, ….
8
8. Autre :

57. Vous arrive-t-il de prendre des boissons en regardant la télé ?


1 HL
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 HM
Chaque fois que vous regardez la télé
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 HN
1. Bière, vin et autres boissons alcoolisées HO
HP
2
2. Sodas, boissons sucrées froides
3
3. Eaux non sucrées ou édulcorées
4
4. Café, thé
5
5. Lait, yaourt à boire, …
6
6. Autre

58. Disposez-vous à domicile d’un console de jeux (playstation, X-box, …)

- 99 -
1 HQ
Oui
2
Non

Si vous disposez à votre domicile d’un console de jeux, y jouez-vous ?


1 HR
Oui
2
Non
Si vous y jouez, vous arrive-t-il de manger des snacks en utilisant la console de jeux?
1 HS
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 HT
Chaque fois que vous jouez sur la
console
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 HU
1. Chips, cacahuètes, autres salés du même type HV
HW
2
2. Barres chocolatées, chocolats, autres sucrés
3
3. Fruits
4
4. Yaourts, crèmes, riz au lait, .et autres en pots
5
5. Pain, sandwichs,…
6
6. Gaufres, gaufrettes, biscuits, tartes, pâtisseries, …
7
7. Fromages, charcuteries, ….
8
8. Autre :

Si vous y jouez, vous arrive-t-il de prendre des boissons en utilisant la console de


jeux ?
1 HX
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 HY
Chaque fois que vous jouez sur la
console
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 HZ
1. Bière, vin et autres boissons alcoolisées IA
IB
2
2. Sodas, boissons sucrées froides
3
3. Eaux non sucrées ou édulcorées
4
4. Café, thé
5
5. Lait, yaourt à boire, …
6
6. Autre

59. Disposez-vous à domicile d’une ligne Internet (ADSL ou modem) ?


1 IC
Oui
2
Non

Si vous disposez à votre domicile d’une connexion Internet, combien de temps passez-
vous en moyenne chaque jour à votre domicile devant Internet ?

- 100 -
1 ID
Moins d’un quart d’heure
2
De 1/4h à moins d’une heure
3
De une à moins de deux heures
4
Plus de 2 heures

Vous arrive-t-il de prendre un ou des repas pendant que vous êtes connecté avec
Internet ?
1 IE
Oui
2
Non

Vous arrive-t-il de manger des snacks en utilisant internet ?


1 IF
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 IG
Chaque fois que vous êtes sur Internet
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 IH
1. Chips, cacahuètes, autres salés du même type II
IJ
2
2. Barres chocolatées, chocolats, autres sucrés
3
3. Fruits
4
4. Yaourts, crèmes, riz au lait, .et autres en pots
5
5. Pain, sandwichs,…
6
6. Gaufres, gaufrettes, biscuits, tartes, pâtisseries, …
7
7. Fromages, charcuteries, ….
8. Autre :

Vous arrive-t-il de prendre des boissons en utilisant internet ?


1 IK
Oui
2
Non
Si oui à quelle fréquence en moyenne ?
1 IL
Chaque fois que vous êtes sur Internet
2
Une fois sur deux
3
Plus rarement
4
Variable
Si oui, quoi ?
1 IM
1. Bière, vin et autres boissons alcoolisées IN
IO
2
2. Sodas, boissons sucrées froides
3
3. Eaux non sucrées ou édulcorées
4
4. Café, thé
5
5. Lait, yaourt à boire, …
6
6. Autre

60. Etes-vous tout-à-fait d’accord, d’accord, pas d’accord, pas du tout d’accord avec les
idées suivantes ?

- 101 -
Tout-à-fait D’accord Pas Pas du tout
(enquêteur : fiche n°17) d’accord d’accord d’accord
1 2 3 4 IP
1. La publicité pour les aliments nous pousse à manger plus que
nécessaire
1 2 3 4 IQ
2. La publicité pousse les enfants à manger des choses qui ne sont pas
toujours bonnes pour la santé quoique fassent les parents
1 2 3 4 IR
3. Les distributeurs automatiques de boissons et d’en cas nous poussent à
manger et boire partout et tout-le-temps
1 2 3 4 IS
4. Les produits allégés sont bons pour la santé
1 2 3 4 IT
5. Le sucre est mauvais pour la santé
1 2 3 4 IU
6. Les graisses et les produits gras sont mauvais pour la santé
1 2 3 4 IV
7. Les restaurants fast food sont la cause de l’accroissement de l’obésité
1 2 3 4 FEUILLE B
8. Les aliments qui ne font pas grossir coûtent plus cher 2
1 2 3 4 C
9. Le surpoids et l’obésité sont un problème pour l’avenir de notre société
1 2 3 4 D
10. C’est l’industrie alimentaire qui est responsable de l’accroissement de
l’obésité dans notre société
1 2 3 4 E
11. Une augmentation des taxes sur les produits riches en énergie
empêcherait les gens de grossir
1 2 3 4 F
12. Les consommateurs sont responsables de leur alimentation et de leur
style de vie
1 2 3 4 G
13. Le choix de nos aliments et de notre style de vie alimentaire doit rester
libre et les autorités ne doivent pas essayer de l’influencer
1 2 3 4 H
14 L’augmentation de l’offre de produits alimentaires dans les magasins
nous permet de composer une alimentation variée et équilibrée
1 2 3 4 I
L’augmentation de l’offre alimentaire nous a poussé à manger plus que
dans le passé.

61. En ce qui concerne les distributeurs automatiques de boissons (sodas, café,…) ou d’en-
cas (barres chocolatées, chips, …) pensez vous qu’ils devraient être
totalement supprimés, autorisés mais limités, réglementés pour leur
contenu, autorisés librement dans les cas suivants :
1. 2. 3. 4. 5. Pas
Supprim Limités Régleme Autorisé d’avis
(enquêteur : fiche n°18) és ntation s
du
contenu
Distributeur de boisson type « sodas »
J
A l’école
K
Au bureau
L
Dans les lieux publics
(métro, magasins, rue, ..)
Distributeur de boisson type café, potage, …
M
A l’école
N
Au bureau
O
Dans les lieux publics
(métro, magasins, rue, ..)
Distributeur d’en cas, confiserie, …
P
A l’école
Q
Au bureau
R
Dans les lieux publics
(métro, magasins, rue, ..)

62. À votre avis, à quoi est du principalement l’obésité ou le surpoids chez les gens ?

- 102 -
63. On parle de différentes causes possibles de l’obésité et du sur-poids. Pour chaque
élément pensez qu’il influence énormément l’obésité, beaucoup, peu ou pas
du tout
Enormémen Beaucoup Peu Pas du tout
(enquêteur : fiche n°19) t
1 2 3 4 T
1. Des problèmes génétiques, une nature propice à l’obésité
1 2 3 4 U
2. Le manque d’exercice
1 2 3 4 V
3. Des soucis, des problèmes personnels, familiaux, financiers,…
1 2 3 4 W
4. Une alimentation déséquilibrée, trop riche
1 2 3 4 X
5. Un choix personnel de vie
1 2 3 4 Y
6. Manger trop de produits sucrés
1 2 3 4 Z
7. Manger trop de graisses et de produits gras
1 2 3 4 AA
8. Des problèmes de santé, hormonaux, …
1 2 3 4 AB
9. Des portions trop grandes dans les restaurants,
1 2 3 4 AC
10. Une mauvaise éducation familiale à la nourriture
1 2 3 4 AD
11. Un manque de connaissance des conséquences du surpoids
1 2 3 4 AE
12. Trop de possibilités offertes de manger partout et tout le temps
1 2 3 4 AF
13. Un manque d’actions concrètes des pouvoirs publics pour informer ou
contrôler
1 2 3 4 AG
14. Un manque d’action et d’informations à l’école ou au cours de la
scolarité
1 2 3 4 AH
15. Manger trop de viande
1 2 3 4 AI
16. Le stress au travail
1 2 3 4 AJ
17. Une volonté de paraître bien portant et fort
1 2 3 4 AK
18 Un manque de législation concernant la composition des aliments
1 2 3 4 AL
19. La publicité

64. À votre avis, que faudrait-il faire pour réduire l’obésité ou le surpoids chez les gens
?

AM

65. Parmi les mesures suivantes qui pourraient être prises pour éviter le surpoids ou
l’obésité, pensez-vous qu’elle aurait une très grande influence, une
certaine influence, peu d’influence ou pas du tout d’influence ?

- 103 -
Très grande Certaine Peu Pas du tout
(enquêteur : fiche n°20)
1 2 3 4 AN
1. Une information du grand public
1 2 3 4 AO
2. Une législation concernant la composition des aliments
1 2 3 4 AP
3. Une réduction des taxes sur les produits allégés
1 2 3 4 AQ
4. Une augmentation des taxes sur les produits caloriques
1 2 3 4 AR
5. Une promotion du sport et de l’exercice physique
1 2 3 4 AS
6. Un remboursement partiel par la sécurité sociale du coût des activités
sportives
1 2 3 4 AT
7. Un remboursement partiel par la sécurité sociale du prix des aliments
fonctionnels
1 2 3 4 AU
8. Le développement d’activités physiques et sportives en milieu
professionnel (par exemple pendant les pauses)
1 2 3 4 AV
9. Une taxation ou une pénalisation (comme l’assurance hospitalisation,
etc) du surpoids
1 2 3 4 AW
10. Des cours de diététique dans tous les enseignements
1 2 3 4 AX
11. Une législation limitant la publicité pour des produits caloriques ou qui
font grossir (comme pour le tabac)
1 2 3 4 AY
12. Plus de sport à l’école
1 2 3 4 AZ
13. Un meilleur étiquetage des produits alimentaires
1 2 3 4 BA
14. Une réduction des taxes sur les produits peu caloriques (comme les
fruits, légumes, eaux minérales, …)
1 2 3 4 BB
15. Une information des enfants à l’école par affiche, dépliant ou
conférence
1 2 3 4 BC
16. Une prime ou un avantage financier accordé pour le maintien d’un
poids normal
1 2 3 4 BD
17. Des chèques sport distribués par l’employeur

Profil du répondant

66. Quel est le niveau des études (diplôme) le plus élevé que vous avez terminé ?
Primaire 1 BE

Enseignement général > Secondaires inférieures terminées 2


Secondaires supérieures terminées 3
Enseignement technique > Secondaires inférieures terminées 4
Secondaires supérieures terminées 5
Enseignement professionnel Secondaires inférieures terminées 6
Secondaires supérieures terminées 7
Etudes supérieures non universitaires cycle court 8
Etudes supérieures non universitaires cycle long 9
Universitaires 10
Refus de répondre 11
Ne sait pas 12

67. Situation familiale actuelle ?


Marié 1 BF

Vit en couple 2
Célibataire 3
Veuf 4
Divorcé, séparé 5

- 104 -
68. Quelle est votre profession actuelle ?
01 BG
Sans profession
02
Manoeuvre, ouvrier non spécialisé
03
Ouvrier qualifié, contremaître
04
Technicien, cadre technique
05
Appointé du secteur privé employé de bureau
06
Cadre moyen
07
Cadre supérieur
08
Appointé du secteur public ou parastatal Agent de l'état, employé communal
09
Fonctionnaire
10
Militaire, gendarme
11
Enseignant du niveau inférieur (primaire)
12
secondaire (humanités)
13
supérieur non universitaire
14
universitaire
15
Commerçant, artisan, entrepreneur travaillant
à son compte propre
16
Profession libérale
17
Chef d'entreprise
18
Autre indépendant

69. Si pas de profession pour quelle raison n’exercez-vous pas une activité professionnelle
?
pensionné, retraité 1 BH

chômeur, sans emploi 2

malade 3

invalide 4

étudiant 5

rentier 6

autre 7

70. Quel est le montant des revenus mensuels nets de votre ménage (incluant tous vos
revenus, y compris allocations familiales)?
En FB En EURO BI

> 30.000 ≤ 750 € 1


31 à 50.000 751 à 1.250 € 2
51 à 80.000 1.251 à 2.000 € 3
81 à 100.000 2.001 à 2.500 € 4
101 à 150.000 2.501 à 3.000 € 5
> 150.000 ≥ 3.000 € 6
Refus de répondre 7
Pas de revenus 8
Ne sait pas 9
Ê

71. Etes vous propriétaire ou locataire de votre logement ?


Propriétaire 1 BJ

Locataire 2
Autre : 3

72. De quel type est votre habitation?


Chambre 1 BK

Flat, studio 2
Appartement vétuste 3
Appartement ancien 4
Appartement moderne 5
Maison mitoyenne 6
Maison 3 façades 7
Maison 4 façades, villa 8
Autre : 9

73. Avez-vous un jardin privé ?

- 105 -
1 BL
Oui
2
Non

74. De combien de voitures personnelles (Différencier voitures personnelles et de société)


dispose votre ménage ?
Personnelle Société
Aucune 0 0 BM
BN
Une 1 1
Deux 2 2
Trois 3 3

- 106 -
Fiche infos :

Date de l’enquête :
…………….…………….…………….…………….…………….…………….………….BO

Coordonnées de la personne
Nom et prénom : ……. …………. ………….
Adresse :

Téléphone et GSM : ……. ………….


………………………………………………………………………….BP

Nom de l’enquêteur :
BQ

- 107 -

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