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PARTIE 2

Notion et Sources du Droit du numérique

Introduction

La question de l’élaboration des concepts et des définitions est sans


doute l’une des tâches les plus complexes dans le domaine juridique.
Cette mission a, depuis toujours, été confiée à la doctrine et à la
jurisprudence, notamment si l’on considère que le législateur ne
s’occupe pas de formuler des concepts et des définitions.

Soft Law : Ensemble de règles de droit non obligatoires et dont,


pour autant, les effets juridiques ne sont pas inexistants. Encore appelé
« droit mou », il est opposé à la « Hard Law » constituée de règles
normatives.

Le droit du numérique est une discipline transversale, en plein essor. Il


s’agit aussi d’une matière aux sources nombreuses et éparses. Cela
explique qu’elle soit souvent abordée par les juristes sous des angles
précis et variés et moins dans son ensemble.
Le droit numérique est une branche juridique moderne qui s'intéresse
à la réglementation des activités et des opérations qui se déroulent par
des moyens électroniques, y compris l'Internet, et les réseaux de
communication, et cette branche comprend de nombreux domaines
juridiques tels que la protection des données personnelles, le commerce
électronique, la lutte contre la cybercriminalité et la propriété
intellectuelle numérique,

1
Le droit électronique vise à fournir un cadre juridique clair et
organisé qui contribue à la réalisation de la justice et à la protection
des droits dans l'environnement numérique, car ce domaine est
relativement nouveau par rapport aux lois traditionnelles, mais il est
devenu nécessaire avec le développement de Technologie.
Du fait de l’impact du numérique sur tous les secteurs d’activités et
leur omniprésence dans la vie quotidienne, cette branche du droit tend
à s’appliquer à des objets variés, telle la propriété intellectuelle, le
commerce électronique, les droits fondamentaux, les données
personnelles, les services financiers et bancaires, la presse, le sport en
ligne, la criminalité informatique, les contrats, le travail à distance, la
gouvernance électronique, etc.
Le droit numérique se réfère à l'ensemble des règles juridiques
qui régissent les activités et les transactions électroniques, ainsi que
l'utilisation des technologies numériques dans divers domaines du
droit. Ce champ du droit est en constante évolution, compte tenu de la
rapidité de l'innovation technologique et de la digitalisation
croissante de la société.
I. Définition et caractéristiques du droit
numérique 1 – définition du droit du
numérique

Le droit numérique est une branche du droit qui traite d'Internet, des
technologies informatiques et des questions juridiques associées. Il est
crucial car il régit l'utilisation des technologies numériques et d'Internet,
qui sont des aspects essentiels de la vie moderne.

Le droit numérique couvre une large gamme de questions juridiques,


telles que la protection de la vie privée, la propriété intellectuelle, les
cybercrimes et le commerce en ligne. Il est essentiel de comprendre le

6
droit numérique pour naviguer dans le paysage juridique complexe de

6
l'ère numérique et pour protéger les droits et les intérêts des individus
en ligne.

Le droit numérique est un ensemble de règles et de législations qui


régissent les comportements numériques, les transactions en ligne et
les technologies numériques en général.

L'objectif du droit numérique est de protéger les utilisateurs et leurs


droits en ligne, de réguler les pratiques commerciales numériques et
de veiller au respect des normes éthiques et des lois juridiques dans
le monde numérique.

L'importance du droit numérique réside dans la protection des


utilisateurs et des entreprises contre la fraude, en garantissant un
environnement sûr et conforme aux normes légales dans l'espace
numérique.

Le droit numérique fait référence aux principes et régulations légales qui


régissent l'utilisation de la technologie et d'Internet.

Il couvre un large éventail de questions, notamment la propriété


intellectuelle, la vie privée, la cybersécurité et la protection des données.
Le droit numérique est un domaine en constante évolution, car la
technologie continue de progresser et de créer de nouveaux défis et
opportunités pour la régulation légale.

Le droit numérique englobe plusieurs aspects, y compris :

 La protection des données personnelles : Règlementations


concernant la collecte, le stockage et le traitement des données
personnelles des individus.

7
 La propriété intellectuelle : Droits d'auteur, brevets numériques
et marques déposées qui s'appliquent aux œuvres créées dans un
environnement numérique.
 La cybercriminalité : Lois qui traitent des actes criminels
commis en ligne, tels que le piratage, le vol d'identité et la
fraude.
 Les contrats électroniques : Règles régissant la validité et
l'exécution des contrats signés électroniquement.
 La régulation des plateformes numériques : Législations
portant sur les obligations des plateformes facilitant les échanges
via Internet (réseaux sociaux, marketplaces, etc.).
2 -Les caractéristiques du droit numérique
Les caractéristiques du droit numérique comprennent plusieurs aspects
qui distinguent ce domaine juridique en raison de l'évolution rapide de
la technologie et de l'utilisation d'Internet.

Parmi les principales caractéristiques, on peut citer :

 Évolution technologique continue : Le droit numérique est un


domaine en constante évolution, les législations et les régulations
changent rapidement pour suivre les progrès technologiques, tels
que l'intelligence artificielle, la blockchain et d'autres technologies
récentes.

 Caractère transfrontalier : En raison de la nature globale


d'Internet, le droit numérique ne se limite pas à un seul pays, mais
couvre des aspects internationaux, traitant des questions liées au
commerce transfrontalier, à la protection des données et aux lois
relatives à la vie privée, nécessitant une coordination entre
différents systèmes juridiques.

8
 Protection des droits individuels : Le droit numérique est un outil
essentiel pour protéger les droits des individus dans l'espace
numérique, y compris les droits à la vie privée et à la protection
des données, en garantissant que les informations personnelles ne
soient pas utilisées de manière illégale.

 Régulation du commerce électronique : Le droit numérique


régule les activités commerciales en ligne, telles que le commerce
électronique, les contrats numériques, la protection des
consommateurs, ainsi que la prévention des fraudes numériques et
des crimes en ligne.

 Légalité des transactions numériques : Il établit des règles


concernant la validité des contrats numériques, les signatures
électroniques, et la régulation de la propriété intellectuelle dans
l'espace numérique.

 Lutte contre la cybercriminalité : Le droit numérique traite des


défis liés aux crimes en ligne tels que le piratage, le vol de
comptes, le vol d'identité et l'extorsion ‫االبتزاز‬numérique,
nécessitant des lois et des moyens de protection sophistiqués.

 Flexibilité et adaptation aux changements : Le droit numérique


se distingue par sa flexibilité et sa capacité à s'adapter aux
changements technologiques rapides grâce à des mises à jour
régulières des lois et règlements.

 Interaction entre la technologie et le droit : Le droit numérique


est étroitement lié à la technologie, travaillant à réguler l'utilisation
des technologies modernes dans divers domaines pour garantir un
équilibre entre l'innovation et la protection juridique.

9
Toutes ces caractéristiques font du droit numérique un domaine complexe
et multidimensionnel, nécessitant une interaction continue entre les
différentes parties prenantes juridiques et technologiques.

3- Caractéristiques de la règle juridique numérique :

La règle juridique numérique présente plusieurs caractéristiques qui la


distinguent des règles juridiques traditionnelles, en raison des défis
posés par la gestion des questions technologiques à l'ère numérique.
Voici les principales caractéristiques de la règle juridique numérique :

 Flexibilité :

La règle juridique numérique est hautement flexible en raison de l'évolution


continue des technologies. Elle doit s’adapter aux innovations
technologiques rapides et aux changements constants dans l’utilisation
d’Internet et des applications numériques.

 Universalité :

Étant donné qu'Internet est le principal moyen de communication à l’ère


numérique, la règle juridique numérique a une portée mondiale. Cela
signifie que son application dépasse les frontières géographiques et
politiques des États, nécessitant une coopération internationale pour
définir et réguler les questions numériques.

 Réactivité rapide :

En raison de la rapidité avec laquelle la technologie numérique évolue, la


règle juridique numérique doit pouvoir réagir rapidement pour suivre les
innovations et relever les nouveaux défis, tels que la cybercriminalité, la
protection des données personnelles et le commerce électronique.

 Spécialisation :

10
La règle juridique numérique exige une expertise approfondie dans
plusieurs domaines, tels que les technologies de l'information, Internet,
la cybersécurité, les droits de propriété intellectuelle, et d'autres
domaines techniques qui y sont liés. Ainsi, les règles juridiques
numériques nécessitent une expertise dans les domaines juridique et
technologique.

 Pluralité :

La règle juridique numérique se caractérise par sa pluralité de sources.


Elle comprend un mélange de législations nationales, d'accords
internationaux, de règles relatives aux transactions commerciales
électroniques, et parfois des principes directeurs émis par des
institutions numériques spécialisées.

 Intégration des différentes législations :

La règle juridique numérique repose sur l'intégration des différentes


législations, telles que les lois sur la protection des données
personnelles, les lois sur le commerce électronique et les lois sur la
propriété intellectuelle. Cette intégration vise à fournir un cadre global
régissant tous les aspects des activités numériques.

 Contrôle des données et informations :

La règle juridique numérique vise principalement à protéger les données et


informations, qu'elles soient personnelles ou commerciales, tout en
trouvant un équilibre entre la liberté d'accès à l'information et la
protection contre les usages abusifs.

 Surveillance et supervision :

11
Dans le domaine du droit numérique, un rôle important est attribué à la
surveillance et à la supervision des activités numériques, qu'il s'agisse du
commerce électronique, des services numériques ou des
communications, afin de garantir le respect des règles juridiques et
éthiques.

 Interaction avec la technologie :

La règle juridique numérique interagit continuellement avec la technologie,


que ce soit sous forme de systèmes et logiciels juridiques pour faciliter
la conformité ou pour traiter les cybercrimes qui résultent des usages
numériques.

 Innovation et prospective :

La règle juridique numérique se concentre sur le soutien à l'innovation et à


l'utilisation des technologies modernes pour résoudre des problèmes
juridiques complexes, y compris l'application de l'intelligence artificielle
en droit, le développement de lois pour suivre les évolutions
technologiques comme la blockchain, les monnaies numériques et
l'intelligence artificielle.

En fin de compte, l'importance de la règle juridique numérique réside dans


la protection des droits des individus et des entreprises dans l'espace
numérique d'Internet, tout en garantissant un équilibre entre
l'innovation et la protection de la sécurité personnelle et publique.

II. SOURCES DU DROIT DU NUMERIQUE

Envisagé comme l’ensemble des règles juridiques applicables à


l’environnement et à la technologie numérique, le Droit du numérique
comporte des sources foisonnantes et éparses tant au niveau national (1)
qu’au niveau supranational (2) Sources régionales (3)

12
Les sources du droit numérique comprennent un ensemble de sources
juridiques qui régissent et orientent les activités numériques et les
technologies modernes. Parmi ces sources, on peut citer les suivantes :

1 - Sources nationales
Au niveau national, on constate que les sources normatives (A) sont
nombreuses et que les sources non-normatives méritent attention (B).

 Sources normatives
Il faut remonter au minimum en 1990 pour trouver une législation
complète, ou presque, relative à l’informatique. En effet ; c’est à cette
époque-là que le Maroc adopte la loi relative à la régularisation de
l’espace numérique est la loi n°24-96 relative à la poste et aux
télécommunications, promulguée en 1997

Dans ce contexte, compte tenu de l’importance de créer un climat de


confiance numérique, le Maroc a essayé d’élaborer un cadre juridique
adéquat dès la fin des années 90 pour sécuriser les transactions
électroniques et de mettre en place des mécanismes de protection et
défense des systèmes d’information (SI) des administrations,
d’organismes publics et surtout d’infrastructures d’importance vitale ça
d’une part, d’autre part de sensibiliser les entreprises et citoyens sur les
différents enjeux et menaces informatiques.

Concernant le cadre législatif, La première loi relative à la


régularisation de l’espace numérique est la loi n°24-96 relative à la
poste et aux télécommunications, promulguée en 1997.

Le cadre législatif désigne l'ensemble des textes législatifs et


réglementaires des lois, décrets, décisions qui concernent le domaine

13
numérique et ce qui lui est associé, et en raison de la nouveauté du
domaine numérique,

Le cadre législatif marocain nécessite des mises à jour, des


renouvellements, des modifications et des ajouts,

 Les textes et lois relatives à la réglementation numérique


▪ Les lois nationales :

Les sources du droit numérique au Maroc sont variées et comprennent


un ensemble de lois et accords locaux et internationaux visant à
réguler l'utilisation des technologies numériques et à protéger les
droits qui y sont liés.
Ces sources peuvent être classées en plusieurs catégories principales :
Il convient de rappeler que le Maroc a mis en place des textes
juridiques relatifs à la réglementation numérique, à savoir :

La Constitution de 2011 constitue la source fondamentale de toutes


les lois au Maroc. Elle contient des articles relatifs à la protection des
droits de l'homme, y compris le droit à la vie privée, un principe qui est
régulé dans le droit numérique.

1. La loi n° 07-031 : complétant le Code pénal pour les infractions


relatives au système de traitement automatisé des données « premier
texte de la loi marocaine »

2. La loi n° 53-05 : loi du décret n° 1-03-197 du 11 novembre


2003 relative à l'échange électronique des données juridiques et des
données

1 A été mise en œuvre en 2003 et modifiée en 2009 en mettant en place la loi 09-08 en créant la CNDP
6
Dahir n°1-09-15 du 22 safar 1430, loi n° 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard
du traitement des données à caractère personnel, 18 février 2009, BULLETIN OFFICIEL n° 5714-7 rabii I
1430 (5-32009), page 345, Article 1er: « toute information de quelque nature qu’elle soit et
indépendamment de

14
son support, y compris le son et l’image, concernant une personne physique identifiée ou
identifiable ».

14
du système des signatures électroniques, promulguée par le dahir n°
1- 07- 129 du 30 novembre 2007

3. La loi n° 09-08 : relative à la protection des personnes à l'égard


des traitements de données à caractère personnel, en 18 février 2009
par le dahir n° 1-09-15 du 22 Safar 1430 pour but de protéger les
personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère
personnel. Le législateur marocain adopte cette loi qui contient des
principes fondamentaux et les moyens de mise en œuvre de la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des
données personnelles en instituant la Commission Nationale de
contrôle de de la protection des données à caractère personnel
(CNDP).

4. La loi n° 2-00 : relative au droit d'auteur et aux droits voisins,


modifiée par la loi n° 34-05, contient des dispositions visant à lutter
contre le piratage informatique, notamment en incriminant le « cracking
» et la contrefaçon informatique, par le décret n° 1 Promulgué - 15
février 2000 00-20.

5. La loi 05-20 : relative à la cybersécurité qu'en vertu de laquelle le


gouvernement peut exercer à l'aide de l'agence nationale de la
cybersécurité un pouvoir de contrôle et de protection des systèmes
informatiques des établissement publics et organismes privés. Et pour
bien assurer cette mission deux institutions ont vu le jour la commission
stratégique de cybersécurité (CSC) dont la mission et de tracer les
grandes orientations de l'Etat en matière de cybersécurité, en outre,
l'autorité nationale de la cybersécurité (ANC) cette instance est référée à
la direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI)
qui a pour rôle de de mener des enquêtes techniques et lutter contre
Toute cyberattaque.
15
 La loi 43-20 relative aux services de confiance pour les
transactions électroniques

Conscient du développement de l'usage des technologies de


l'information, et soucieux d'instaurer un climat de confiance numérique,
de moderniser et de simplifier les procédures, et d'offrir aux citoyens et
aux entreprises des services administratifs plus efficaces et efficients
grâce aux technologies de l'information et de la communication, le
législateur marocain a mis en œuvre la loi 43 -20 avec des services
fiduciaires liés aux transactions électroniques après avoir été adopté à
l’unanimité par les deux chambres du Parlement et promulguée par le
Dahir n° 1-20-100 du 16 joumada I 1442 (31 décembre 2020) et avoir
été publié au bulletin officiel nº 6970 en date du 18 mars 2021( le texte
en langue arabe a été publié au BO le 11 janvier 2021).

Cette loi a pour objet de mettre en place un système qui s'applique aux
services de confiance pour les transactions électroniques, aux
moyens cryptographiques et les opérations réalisées par les
prestataires de services de confiance et les règles auxquelles ceux-ci
et les titulaires de certificats électroniques sont soumis.

Il précise également les prérogatives de l'Autorité nationale des


services nationaux de confiance des transactions électroniques, désignée
par voie réglementaire et appelée dans la présente loi par « Autorité
nationale »2.

2 Dahir n° 1-20-100 du 16 joumada I 1442 (31 décembre 2020) portant promulgation de la loi n°
4320 relative aux services de confiance pour les transactions électroniques, article 3 : Les
services de confiance consistent en : – la création de signatures électroniques, de cachets
électroniques, d’horodatage électronique ou des services d’envoi recommandé électronique ; –
la création des certificats relatifs aux signatures électroniques, aux cachets électroniques, à
l’horodatage électronique ou à l’authentification des sites internet ; – la validation de signatures

16
Il est clair que le développement numérique du royaume nécessite de
créer un climat de confiance propice à la prospérité des transactions
électroniques, tout en garantissant la nécessaire protection juridique du
système national d'identité numérique et en organisant les rôles des
différents acteurs3

La confiance des utilisateurs finaux sera certainement renforcée grâce


aux deux avantages majeurs offerts par cette loi, à savoir la
simplification des équipements, tels que la mise en place de plusieurs
niveaux plus adaptés aux enjeux de sécurité liés à chaque transaction
électronique Signatures électroniques et certification des identités
électroniques des prestataires de services de confiance qualifiés sous
plusieurs régimes4

Par ailleurs, la loi s'inscrit dans le cadre de la transformation


numérique du secteur exécutif marocain et constitue l'un des piliers de
la réforme administrative et de la simplification des procédures. De plus,
la pandémie de Covid-19 a mis en évidence la nécessité de la
transformation numérique du Royaume.

Ainsi, la loi n°43-20 promeut un climat de confiance qui profitera aux


acteurs économiques, aux pouvoirs exécutifs, aux institutions publiques
et aux citoyens qui se sentiront protégés pour effectuer de plus en
plus de transactions en ligne.

électroniques ou de cachets électroniques ; – la conservation de signatures électroniques, de


cachets électroniques ou de certificats relatifs à ces services.

3 A déclaré Amal Alaoui, Directeur Général Adjoint de NAPS, filiale M2M A du Groupe, spécialisée dans
les services de paiement électronique.
4 https://www.ecoactu.ma/encadrement-juridique-confiance-numerique-maroc/ , consulté lr 30 juin
2022 à 23 :08

17
De même, le texte de loi prévoit la mise en place d'un Service National
de Confiance pour les Transactions Électroniques (ANSCTE), vu
comme la police de la confiance numérique. L'agence sera chargée de
déterminer les normes et référentiels applicables aux services
fiduciaires, d'accorder l'agrément aux entreprises fournissant ces
services et de contrôler leurs activités Avec ces lois, des décrets
d'application ont été publiés, ainsi que des structures et des institutions
qui contrôlent l'application de ces lois, chacune dans son domaine, et
l'arsenal législatif continue de produire davantage de textes en réponse
aux transformations rapides de l'espace numérique, qui nécessitent un
cadrage législatif rapide et d'accompagnement, comme c'est le cas dans
le domaine de l'intelligence artificielle, dont on parle récemment, ainsi
que le cadrage des sites et des médias sociaux

 Autres sources
Les sources du droit du numérique autres que normatives sont,
naturellement, la jurisprudence, la coutume mais également et dans une
certaine mesure des règles déontologiques ainsi que de règles de soft
law. S’agissant de la jurisprudence, elle reflète l’éclatement des
sources normatives. Ainsi la jurisprudence relative au droit du
numérique émane aussi bien de juridiction intervenant en matière
de droit du travail, de droit civil, de droit pénal, de droit de la
presse, droit de la
propriété intellectuelle…
Au-delà de la jurisprudence, on peut relever l’existence de règles
déontologiques telles que la recommandation de l’Autorité de régulation
professionnelle de la publicité. Par ailleurs, en matière de données
personnelles.

18
4. La CEDEAO et l’OCI, qui renforcent la coopération dans le
domaine numérique.

Ces sources, combinées aux stratégies nationales marocaines,


contribuent à la construction d’un cadre juridique robuste pour
répondre aux défis du numérique à l’échelle régionale et internationale.

III. Autorités et organismes du numérique :


Pour assurer la protection de l'espace numérique et assurer
l'application des textes législatifs et de leurs décrets d'application,
a été créé un ensemble d'organismes et d'institutions dotés de
spécialisations en matière de surveillance, de contrôle et de
réglementation, pour veiller au respect des lois dans ce domaine,
en plus de la sensibilisation, du suivi et de l'élaboration de lignes
directrices et de procédures techniques et d'orientation, qui
entrent toutes dans le domaine de l'espace numérique et sont les
suivantes :
1 - Ministères et agences
 Le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de
la transition numérique et de la réforme administrative
Le Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de la
transition numérique et de la réforme de l'administration est
considéré comme le gardien du domaine numérique, après la
création de la Direction Générale de la Transition Numérique au
sein de sa structure administrative (Décret n°2.23.405 du 8 juin
2023). Cette Direction Générale, comme le précise l'article 1er du
décret, est chargée entre autres de :
 Préparer la stratégie nationale de développement
numérique et veiller à ce qu'elle accompagne et

39
accompagne les projets et mesures qui y sont associés et
suive leur mise en œuvre
 Coordonner et suivre les travaux conjoints avec les
organismes publics et internationaux dans le domaine du
développement numérique ;
 Préparer les projets de textes législatifs et réglementaires
liés au domaine du développement numérique, et veiller à
leur bonne mise en œuvre.
 Renforcer la vigilance juridique dans ce domaine
Cette Direction Générale est composée de trois directions : la
Direction de la Migration des Infrastructures et Services Cloud ;
Direction des Systèmes et de l'Entrepreneuriat Numérique ; Et la
Direction de l'Inclusion Numérique et du Développement des
Compétences Numériques.
La combinaison de la numérisation et de la réforme de
l'administration fait partie du projet visant à numériser les services
publics, à simplifier les procédures administratives, à réduire la
bureaucratie qui pèse sur les citoyens et l'administration, et à
adopter une nouvelle méthodologie centrée sur le service public,
qu'il soit citoyen ou entreprise.
 Le Comité National de Contrôle de la Protection des
Données Personnelles CNDP
Ce comité a été créé sur le fondement de l'article 27 de la loi n°
08-09 relative à la protection de la personne physique à l'égard
des traitements de données à caractère personnel. Il conseille le
gouvernement, Le Parlement et l'administration en matière de
protection des données personnelles. La commission assure
également un rôle de sensibilisation et d'éducation des personnes.

40
Elle suit l'évolution des organismes publics et des institutions
privées dans ce domaine et dispose de l'autorité d'enquête et de
recherche qui lui permet de contrôler les personnes. Les
traitements de données visent à vérifier leur conformité aux
exigences de la loi 08-09 et de ses textes d'application. La
Commission Nationale étudie et analyse également les évolutions
et transformations technologiques, économiques, juridiques et
sociétales qui auront un impact sur la vie privée des individus et
leurs données personnelles. Au Maroc.
La protection des données personnelles dans l’espace numérique
s’inscrit dans le cadre du renforcement du climat de confiance
dans les services numériques et de la protection de la vie privée
des individus, en tant que droit humain numérique.
 Agence de Développement Numérique ADN
L’Agence de Développement Numérique est un établissement
public bénéficiant de la personnalité juridique et de
l’indépendance financière. Elle a été créée en application de la loi
n° 16-61 publiée au Journal Officiel n° 6604 du 14 septembre
2017.
Selon l’article 3 de cette loi, l’agence joue un rôle de conseil, de
suggestion, de contrôle et de suivi, et est chargée de mettre en
œuvre la stratégie de l’État dans le domaine du développement
numérique, d’encourager la diffusion des moyens numériques et
de développer leur utilisation auprès des citoyens, et développer,
dans le cadre des programmes d’e-gouvernement, des visions liées
aux projets d’administration électronique et au développement des
services publics numériques en assurant leur interopérabilité et
leur intégration en étroite coordination avec les autorités et

41
organismes compétents et en assurant leur mise en œuvre dans le
cadre de là les accords de partenariat avec les autorités et
organismes susmentionnés et d’autres tâches spécifiées à l’article3.

 Comité National pour le Développement du Numérique


CNDN
Ce comité a été créé en 2023 en application du décret n°
2.23.951 (publié au Journal Officiel n° 7251 du 27/11/2023),
devant le Premier Ministre et est chargé des attributions suivantes
:
 Exprimer des avis et soumettre des suggestions et des
recommandations concernant les grandes orientations
de la stratégie nationale de développement du
numérique ;
 Proposer diverses mesures nécessaires pour assurer
l’effectivité et l’efficience de la mise en œuvre de la
Stratégie Nationale de Développement Numérique ;
 Évaluation intermédiaire de la mise en œuvre de la
Stratégie Nationale de Développement Numérique.
Ce comité est composé du Premier ministre, des ministres en
tant que représentants du pouvoir exécutif, des représentants des
secteurs privé et public, ainsi que des professionnels et experts
dans le domaine de la numérisation.
Ce comité fait suite à l'expérience du « Conseil national des
technologies des médias et de l'économie numérique », créé en
2009 et dont la mission était : de coordonner et d'assurer le suivi
et l'évaluation de la mise en œuvre des politiques nationales visant
à développer les technologies de l'information. Et l'économie
numérique.
42
Le Comité national pour le développement du numérique a été
chargé de télécharger la « Stratégie numérique du Maroc 2030 ».

 L'Agence Nationale de Régulation des télécommunication


ANRT
L'Agence nationale de régulation des télécommunications a été
créé en 1998 (en application de l'article 27 de la loi n° 96-24
relative au courrier et aux télécommunications) pour
accompagner le développement des télécommunications au
niveau national.
L'agence dispose des pouvoirs de codification juridique
(élaboration des projets de lois, décrets et décisions ministérielles),
technique (élaboration des normes techniques) et économique
(surveillance du marché concurrentiel).
L'agence est également chargée de participer à l'élaboration des
textes législatifs et réglementaires qui le concernent. concernent le
secteur des télécommunications, car il dispose des pouvoirs
nécessaires pour élaborer, soit de sa propre initiative, soit à la
demande de l'autorité gouvernementale compétente, des
propositions visant à réglementer le cadre juridique, économique
et de sécurité dans lequel s'exercent les activités de
télécommunications, et dans le Dans le domaine de la
documentation, l'Agence nationale de régulation des
télécommunications publie des rapports annuels qui concernent
l'activité de l'agence et un aperçu complet du secteur des
technologies de l'information et de la communication.

43
 Le Comité Stratégique de Cybersécurité CSC
Et pour sécuriser l'environnement numérique qui entoure les
infrastructures contre les menaces internes et externes (piratage
de données, cybermenaces, cyberattaques.) Le Comité Stratégique
de Cybersécurité (anciennement Comité Stratégique de Sécurité
des Systèmes d'Information) a été créée, qui a été créée en
application de la loi n° 20-05 du 25 juillet 2020 relative à la
cybersécurité, et elle est l'organisme chargé de :
 Préparer les orientations stratégiques de l'État en matière
de cybersécurité et veiller à la solidité des instances ;
systèmes d’information (administrations de l’État,
collectivités territoriales, établissements et entreprises
publics et toute autre personne morale soumise au droit
public).
 Protéger les infrastructures et les prestataires d'importance
vitale (exploitants des réseaux de transports publics,
fournisseurs d'accès Internet, prestataires de services de
cybersécurité, fournisseurs de services numériques et
éditeurs de plateformes Internet)
 Réaliser une évaluation annuelle des activités de la
Direction générale de la sécurité des systèmes
d'information.
 Encourager la recherche et le développement dans le
domaine de la cybersécurité.

2 - Stratégies et plans numériques au Maroc

Le cadre stratégique vise à fixer une vision et des plans


stratégiques à moyen et long terme, concernés par les

44
transformations et évolutions en cours dans le domaine
numérique, et à élaborer un plan proactif pour absorber les
risques, les défis et les transformations dans ce domaine. Dans ce
cadre, le Maroc a élaboré un ensemble de plans et de stratégies,
entre les années 2005 et 2019, qui sont :
1. Le plan quinquennal 1999-2003 de développement du
secteur des communications et des technologies modernes
2. Le plan stratégique de l'administration électronique « Edarati»
2003-2007
3. Le Plan Maroc Numérique 2005-2010 (e-Maroc)
4. La Stratégie Maroc Numérique 2009-2013
5. Le Plan Maroc Numérique 2020
6. Orientations du développement numérique au Maroc à
l'horizon 2025
7. Stratégie Maroc Numérique 2030
La Stratégie Maroc Numérique 2030 est l'aboutissement de ces
plans et stratégies et dans la direction de développement,
d'amélioration et de dépassement des défauts. Cette stratégie
s'appuie sur des orientations générales représentées comme suit :
 Accélérer la numérisation des services publics,
 Impulser du dynamisme dans l'économie numérique
 Produire des solutions numériques marocaines, créatrices
de valeur et d'emplois
 Développer le secteur de la migration des services
 Construire un système pour les entreprises émergentes
 Et suivre le rythme de la numérisation des petites et
moyennes entreprises.
Conclusion

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Le droit du numérique, en tant que discipline moderne et
transversale, joue un rôle crucial dans la régulation des
interactions et transactions dans l’environnement numérique. Il
représente un cadre juridique indispensable pour protéger les
droits des individus, encadrer les activités économiques en ligne,
et lutter contre les abus technologiques tels que la
cybercriminalité.
Au Maroc, l’évolution rapide des technologies a imposé une
réponse juridique et institutionnelle adaptée. Les lois nationales,
telles que la loi 09-08 sur la protection des données personnelles,
ainsi que les initiatives stratégiques comme la Stratégie Maroc
Numérique 2030, illustrent l’engagement du pays à créer un
environnement numérique sécurisé et innovant.
Par ailleurs, l’intégration des normes internationales et
régionales, ainsi que la mise en place d’institutions dédiées,
témoignent d’un effort concerté pour accompagner les
transformations numériques mondiales. Cependant, des défis
subsistent, notamment en matière de mise en œuvre effective des
lois, de renforcement des infrastructures numériques et
d’harmonisation avec les standards internationaux.
En définitive, le droit du numérique est un levier stratégique
pour le développement socio-économique du Maroc, nécessitant
une collaboration étroite entre acteurs publics, privés et
internationaux afin de garantir une transition numérique
inclusive et durable.

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