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La RSE : enjeux et état au Maroc

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept qui englobe les pratiques volontaires des entreprises pour respecter les principes du développement durable, en équilibrant les intérêts de toutes les parties prenantes. Ce mémoire explore les définitions, origines, enjeux et instruments de la RSE, ainsi que son état des lieux au Maroc. Il souligne l'importance de la RSE dans la gouvernance d'entreprise et son rôle face aux défis sociaux et environnementaux contemporains.

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La RSE : enjeux et état au Maroc

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept qui englobe les pratiques volontaires des entreprises pour respecter les principes du développement durable, en équilibrant les intérêts de toutes les parties prenantes. Ce mémoire explore les définitions, origines, enjeux et instruments de la RSE, ainsi que son état des lieux au Maroc. Il souligne l'importance de la RSE dans la gouvernance d'entreprise et son rôle face aux défis sociaux et environnementaux contemporains.

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net/publication/353403926

La responsabilité sociale des entreprises (RSE)

Thesis · June 2021


DOI: 10.13140/RG.2.2.20586.39364

CITATIONS READS

0 3,831

2 authors:

Abdelhamid Bouhakkaoui Salima Bouhamidi


Université Moulay Ismail Université Moulay Ismail
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All content following this page was uploaded by Abdelhamid Bouhakkaoui on 23 July 2021.

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Mémoire de fin d’étude

Pour l’obtention du diplôme de la Licence Fondamentale


« Science Economiques et Gestion »

Sous le thème :

La responsabilité sociale des


entreprises

Réalisé par : Sous l’encadrement de :

BOUHAKKOAUI Abdelhamid Mr BENCHEKARA

BOUHAMIDI Salima Mohamed

Année Universitaire : 2020-2021

1
« Le passé se conjugue au présent et
le présent se conjugue au future »
Pr BENCHEKARA Mohamed

2
Remerciements

Nous remercions tout d'abord Dieu le tout-puissant de nous avoir


donné la force, la volonté et la connaissance pour réaliser ce travail.

Nos remerciements vont tout particulièrement à notre encadrant


le Professeur BENCHEKARA Mohamed pour ses précieux
conseils.

Enfin, nos remerciements vont aussi à nos familles surtout nos


très chers parents, d’avoir été à nos côtés pour réaliser ce travail et à
tous nos professeurs, enseignants et toutes les personnes qui nous
ont soutenus jusqu’au bout.

À vous tous MERCI BEAUCOUP !

3
Liste des abréviations

RSE : responsabilité sociale des entreprises


DD : développement durable
PP : parties prenantes
ONG : organisation non gouvernementale
SNDD : stratégie nationale du développement durable
CGEM : confédération générale des entreprises du Maroc
IMANOR : institut marocain de normalisation

Résumé

La RSE est un concept protéiforme qui se développe dans toutes les régions du
monde, elle regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le
but volontaire de respecter les principes du développement durable (sociaux,
environnementaux et économiques) pour créer un environnement bien équilibré entre
toutes ses parties prenantes, on réalisant ses objectifs et dépassant ses enjeux.

Mots clés : RSE, développement durable, parties prenantes, théorie, ISO26000.

4
Sommaire

Introduction générale ………………………………………..…………………………………………………………………………..6


Chapitre 1 : La RSE D’origine jusqu’à aujourd'hui…………………………………………………………………...8
Section 1 : Définitions, origines et approches de la RSE ………………………………………………….…..9
Paragraphe A : Définitions de la RSE………………………………………………………………………………..9
Paragraphe B : Origine de la RSE…………………………………………………………………………………….11
Paragraphe C : Approches théoriques de RSE…………………………………………………………………12
Section 2 : La RSE et Le développement durable………………………………………………………………...18
Paragraphe A : Définition et origine du DD…...………………………………………………………...19
Paragraphe B : Les dates clés du développement durable…………………………………….………..19
Paragraphe C : La complémentarité de la RSE et du DD………………………………………….……22
Chapitre 2 : Autour de la RSE (enjeux, instruments et certificats)…………………………………………...24
Section 1 : Les enjeux et les instruments de la RSE………………………………………………………….....24
Paragraphe A : les enjeux de la RSE…………………………………………………………………………….….25
Paragraphe B : les instruments de la RSE…………………………………………………………………….….25
Section 2 : Les certificats RSE ................................................................................................ 29
Paragraphe A : L’ISO26000 norme universelle RSE ...................................................... 29
Paragraphe B : le label RSE de CGEM ............................................................................ 31
Chapitre 3 : Etat des lieux de la RSE au Maroc .......................................................................... 34
Section 1 : Initiatives RSE au Maroc.......................................................................................35
Paragraphe A : le rôle de la SNDD .................................................................................... 35
Paragraphe B : le rôle de l’IMANOR ................................................................................ 37
Paragraphe C : la COP 22 ................................................................................................... 38
Conclusion generale ………………………………………………………………………………………………….………40

5
Introduction générale
Depuis la seconde guerre mondiale notre planète a vécu beaucoup de changements et
cela est dû à la propagation industrielle, dès les trente glorieuses jusqu'à l’extension des
firmes multinationales. Malheureusement ça ne nous a pas apporté que du positif, mais
elle nous a causé beaucoup des externalités négatives que ça soit sur le niveau social
(dégradation des droits de l'Homme, pauvreté,..), économique ou environnemental
(pollution, réchauffement climatique,..). Dans ce cadre viens le rôle de la responsabilité
sociale des entreprises qui est un concept basé sur la préoccupation volontaire des
entreprises des aspects sociaux, économiques et environnementaux dans ses politiques et
activités. Et dans ce même ordre en 2021 les entreprises luttent contre les impacts de la
crise sanitaire par la RSE. Cela nous pose devant la problématique de notre mémoire
« La RSE : quoi, pourquoi et comment ? » qui nous amène à poser d'autres questions
subsidiaires suivantes :
 Comment est apparu le concept de la RSE ?
 Quelles sont les phases d’évolution de la RSE ?
 Comment fonction la RSE ?
 Quelles sont les approches théoriques de la RSE ?
 Comment la RSE rend ce qui est macroéconomique microéconomique ?
 Quels sont les acteurs de la RSE ?
 Quels sont les enjeux de la RSE ?
 Quels sont les instruments de la RSE ?
 Quelle est l'état des lieux de la RSE au Maroc?

Essayant de répondre à ces questions on a divisé notre projet à 3 chapitres, les 2


premiers chapitres contient deux sections et le dernier contient une seule section.
Le premier chapitre c'est la RSE d'origine jusqu'à aujourd'hui ,dans ce chapitre
on va traiter deux sections la première c'est Définitions, origines et approches de la
RSE qui va contenir les différentes définitions de la RSE et son origine plus ces trois
principales approches (approche néoclassique, la théorie des parties prenantes et
l’approche néo-institutionnelle) . Et la deuxième section c'est la RSE et le
développement durable qu’elle va nous donner une idée sur l'origine du DD, la définition
du DD , et bien sûr les objectifs de DD , pour finir par la complémentarité de la RSE et le
développement durable sous le Triple Bottom Line.

6
Autour de la RSE (enjeux, instruments et certificats) est le deuxième chapitre sa
première section est les enjeux et les instruments de la RSE et sa deuxième section c’est
les certificats de la RSE. Dans la première section on va parler des enjeux et des
instruments de la RSE. La seconde section on va traiter la norme ISO 26000 qui est la
référence universelle de la RSE et on va étudier le label RSE du CGEM comme exemple
des labels RSE.

Notre dernier chapitre c'est état des lieux de la RSE au Maroc son unique section
est l’initiative de la RSE au Maroc qui explique le rôle de la stratégie nationale du
développement durable et l'Institut national de labellisation et surtout COP 22 comme
acteur de l’initiative de la RSE au Maroc.

7
Chapitre 1
La RSE D’origine jusqu’à
aujourd'hui

Introduction du chapitre

Depuis les trente dernières années, la gouvernance des entreprises a pris un nouveau
visage qui est la RSE, on peut la définir comme une stratégie dans laquelle les entreprises
respectent plus l’environnementale et le sociale dans leurs activités ce qui est bénéfique
pour l’entreprise et pour ses parties prenantes. Le concept RSE a créé des débats relatifs
entre différents théoriciens notamment Milton Friedman, Freeman, Carroll,…. . Le
développement durable (DD) est le fait de satisfaire les besoins de la population actuelle et
améliorer son niveau de vie à travers la réalisation des 17 objectifs annoncés par l’ONU,
sans compromettre la capacité des générations futures à la satisfaction de leurs besoins. La
RSE est la notion microéconomique qui permet aux entreprises de réaliser la notion
macroéconomique qui est le développement durable.

8
Section 1 :
Définitions, origines et approches de la RSE

Introduction de la section
La définition de la responsabilité sociale de l’entreprise a évalue au cours des
années et elle continue de se modifier au rythme du développement de la société. La plupart
des définitions proposées ont un dénominateur commun : c’est que l’entreprise doit se baser
sur le DD dont sa gouvernance, donc la RSE trouve son origine dans la gouvernance de
l’entreprise, la RSE été développé avec plusieurs approches telles : l’approche néoclassique,
la théorie des paries prenantes et la néo-institutionnelle.

Paragraphe A : Définitions de la RSE

La RSE est un concept en vertu duquel l’entreprise prend en compte les


préoccupations sociales et écologiques dans ses politiques et activités commerciales ou
industrielles. Il s’agit d’un dispositif qui permet d’améliorer l’impact que celle-ci peut
avoir sur la société. C’est pour cette raison qu’on évoque la notion de triple Botton line :
une bonne performance doit alors intégrer les trois dimensions économiques,
environnementale et sociale.
Autrement dit, l'entreprise qui applique ce mode de gouvernance, met l’accent sur
l’importance de la création de la valeur économique, sociale et écologique sur une base
volontaire.
On trouvera ci-après quelques définitions de la RSE, données par les principaux
organismes internationaux :
Dans son livre vert intitulé « Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité
sociale des entreprises », la Commission Européenne définit la responsabilité sociale des
entreprises (RSE) …. « Aller au-delà de la loi et investir davantage dans le capital humain,
l’environnement et les relations avec les parties prenantes. Les entreprises pouvaient
accroître leur compétitivité ainsi que s'ouvre une voie permettant de gérer le changement et

9
de concilier le développement social et la compétitivité accrue.»1.

L’Organisation Internationale du Travail définit la RSE comme la suite : « La RSE


traduit la façon dont les entreprises prennent en considération les effets de leurs activités sur
la société et affirment leurs principes et leurs valeurs tant dans l’application de leurs
méthodes et procédés internes que dans leurs relations avec d’autres acteurs. La RSE est une
initiative volontaire dont les entreprises sont le moteur ».2

Dans les travaux préparatoires du futur standard 26 000, on trouve la définition


suivante «Actions d’un organisme pour assumer la responsabilité de l’impact de ses
actions sur la société et l’environnement pour autant que ses actions soient cohérentes avec
les intérêts de la société et du développement durable, fondées sur un comportement
éthique, le respect de la loi en vigueur et les instruments gouvernementaux, et intégrées aux
activités habituelles de l’organisme. » 3

De ces définitions citées et d’autres, la CGEM donne les Caractères suivants de la


RSE4 :

 Les actions réalisées doivent être volontaires, inspirées par des considérations éthiques.
 Elles ne se confondent pas avec les obligations légales de l’entreprise et viennent dans
leur prolongement.
 Elles s’intègrent dans le fonctionnement régulier de l’entreprise et ne constituent pas des
pratiques occasionnelles ou périodiques.
 Elles expriment une intention de prévenir et de réparer les conséquences dommageables
de son fonctionnement sur le milieu environnemental ainsi que sur les différentes
composantes de la société, notamment les actionnaires, les travailleurs, les clients, les
fournisseurs et les autres parties prenantes.

1
Commission Européenne (2001), Le livre vert, pour promouvoir un cadre européen pour la responsabilité
sociale des entreprises, p 7.

2
http://ec.europa.eu/employment social/soc-dial/csr/greenpaper.fr.pdf

3
CAPRON Michel & QUAIREL-LANOIZELEE Françoise (2007) La responsabilité sociale d’entreprise,
Paris. La découverte, Collection - Repères, p23 .

4
CGEM, La Responsabilité Sociale des Entreprises : les aspects relatifs au travail, disponible sur :
http://rse.cgem.ma/upload/250400358.pdf

10
Quelles que soient les définitions, l’objectif reste le même à savoir mettre en
avant la responsabilité de l'entreprise vis-à-vis de la société.

Paragraphe B : Origine de la RSE

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est souvent vue comme une nouveauté
des vingt dernières années. Or, l’idée de la RSE s’inscrit en effet dans un courant de
recherche qui vise à étudier les relations entre l’entreprise et la société (business and society)
qui s’est constitué dans les années 1950 au Etat Unis et l’économiste Howard R. Bowen est
souvent désigné comme le père fondateur de ce champ d’études Par son livre Social
Responsibilities of the Businessman (SRB). 5

La RSE est une notion récente c'est la dernière forme de la gouvernance d'entreprise,
d'après le rapport de Cadbury” la gouvernance d'entreprise et le système par lequel les
entreprises sont dirigées et contrôlé”6.

La base du concept de gouvernance de l'entreprise est la théorie de l'agence (1979).


C’est une théorie qui remet en cause la vision représentant l’entreprise comme un acteur
unique pour mettre l’accent sur les différences d’intérêts potentielles entre les divers
partenaires (dirigeants et actionnaires, par exemple). Le comportement de l’entreprise résulte
dès lors d’un processus complexe d’équilibrage qui occasionne un certain nombre de coûts
appelés « coûts d’agence » ; ceux-ci sont nécessaires pour que les dirigeants adoptent un
comportement conforme à l’intérêt des actionnaires qui les ont mandatés. La théorie de
l’agence, en son temps, a permis de légitimer une vision de l’entreprise qui ne doit rendre de
comptes qu’à ses actionnaires.7

5
JBARA Nejla (2017). Perspective historique de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Revue
multidisciplinaire sur l'emploi, le syndicalisme et le travail . Volume 11, Number 1,, pp. 1-102

6
BENCHKARA Mohamed (2019). théorie économique contemporaine. Meknès ,Sijelmassa .p83

7
Pierre CABANE (2018), manuel de gouvernance d’entreprise ,2eme édition, Paris, eyerolles,p33

11
La théorie de l’agence est parmi les théories sur lesquelles s’appuient les travaux des
principaux auteurs de la théorie des parties prenantes 8 . La théorie des parties prenantes
s’appuie sur la prise en considération de tous les acteurs socioéconomiques susceptibles
d’être touchés de manière directe ou indirecte par les activités et les décisions de l’entreprise,
et leur effet sur le patrimoine économique, culturel, environnemental et social (Ernult et
Ashta, 2007)9 . La RSE n’est qu’une traduction concrète et volontariste de la théorie des
parties prenantes.

Paragraphe C : Approches théoriques de RSE

Afin de mieux comprendre l’ambiguïté du concept de la RSE et les divers facteurs qui
poussent à son intégration dans la stratégie des entreprises, il est essentiel d’analyser les
dispositifs de sa mise en œuvre sous l’éclairage des différentes théories qui se présentent ci-
dessous sous différents angles de vue regroupées, et selon trois niveaux de lecture10.

Le premier niveau est basé sur une approche classique, économique et libérale de la
firme : la responsabilité de l’entreprise est définie par les relations avec ses actionnaires
mais aussi la responsabilité de l’entreprise est dépendante à l’égard de ses ressources (acteurs
externes, fournisseurs de ressources pour son activité).
Le deuxième niveau est basé sur la théorie des parties prenantes qui place l’entreprise au
centre d’un réseau de relation avec l’ensemble des parties prenantes.
Le troisième niveau utilise les bases des théories sociologiques néo-institutionnelles
qui mettent l’entreprise au sein d’un champ social et affilie ses décisions stratégiques dans
une recherche de légitimité et de conformité aux valeurs dominante de la société.11

8
Fatima Ez-Zahra Taoukif (2014). Analyse perceptuelle des déterminants de l’engagement sociétal des
entreprises marocaines labellisées RSE : de la performance au développement durable - cas du Maroc.
Thèse Gestion et management. Université de Toulon; Université Moulay Ismaïl , p 44

9
MUSTAPHA BETTACHE (2015), RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES
MIRAGE OU RÉALITÉ ? , Québec : Presses de l’Université Laval,p10
10
Michel CAPRON&Françoise QUAIREL-LANOIZELEE La responsabilité sociale d’entreprise, La
découverte, Collection - Repères , 2007, p 93

11
SERIR Nassima (2012), LA RESPONSABILITE SOCIALE ENTREPRISE, MEMOIRE DE MAGISTER
EN MANAGEMENT UNIVERSITE D’ORAN (Oran, Algérie) p30.

12
1. L’approche néo-classique (Théorie des Shereholders)

Milton Friedman, économiste néoclassique et chef de l’Ecole de Chicago lauréat du


prix Nobel, connu pour sa position dans le débat sur la RSE : il s’agit d’une position
radicale, qui est en cohérence avec la pensée économique libérale. Monétariste par vocation,
il devient par la suite le leader de la doctrine néolibérale dont le Credo est «le profit est le
seul critère de toutes les valeurs ». Dans le livre «Capitalism and Freedom »(1962), il a
sévèrement critiqué, la nouvelle tendance à ce que la responsabilité sociale soit incluse dans
la stratégie des corporations, tout en affirmant que les managers de cette façon démolissent
les bases d'une société libre. Selon lui, les managers devraient penser à « make as much
money for their stockholders as possible ».pour Friedman dépenser de l'argent sur quelque
chose qui donne des résultats douteux n'était absolument pas dans l'intérêt des entreprises.
En conséquent telles affaires ne sont pas fair- play envers les actionnaires.
En 1970, M. Friedman citait son propre livre et disait : « L’entreprise a une et une
seule responsabilité sociale - utiliser ses ressources et s’engager dans des activités
susceptibles d’accroître ses profits, à la seule condition de respecter les règles du jeu c’est-à-
dire de s’engager dans une concurrence libre et ouverte, sans tromperie ni fraude » 12 Ce qui
veut dire que pour lui la responsabilité sociétale de l’entreprise, au-delà de ses
responsabilités légales, ne s’exerce que par les seules décisions destinées à l’augmentation
de profit et l’amélioration de sa performance financière.
Donc les entreprises doivent être profitable et réalise le maximum de la rentabilité
financière à ses actionnaires (Shereholders) comme une contrepartie de leur investissement.

2. Théorie des parties prenantes (Stakeholders)

Définition et origine de la théorie de PP

Au début des années 80, la théorie des parties prenantes « STAKEHOLDER


THEORY » a vu le jour et s’est peu à peu imposée comme un cadre de référence visant à
définir les groupes vis-à-vis les quels l’entreprise devrait exercer ses responsabilités
sociales. Cette théorie inscrit l’entreprise au cœur d’un ensemble de relations avec des

12
Milton FRIEDMAN, «The social responsibility of business is to increase its profits», New York Times
Magazine, 13 September 1970, pp. 32-33. Cet article est également disponible sur le lien
http://www.colorado.edu/.../friedmansoc-resp-business.html

13
partenaires qui ne sont plus uniquement les actionnaires (shareholders) mais également des
« parties prenantes » ou des « parties intéressées »13
Employé pour la première fois en 1963 au sein du Stanford Research Institute. Le
terme de stakeholder provient d’une volonté délibérée de jouer avec le terme de
stockholder (qui désigne l’actionnaire) afin d’indiquer qu’il y a d’autres parties ont un
intérêt (stake) dans l’entreprise 14. Toutefois le concept de PP ne s’est véritablement
imposé dans la littérature en management qu’avec la publication de l’ouvrage de
FREEMAN : Strategic Management : A Stakeholder Approach (1984). Ce dernier lui
donne un sens très large et le définit comme : « tout groupe ou individu qui peut affecter ou
être affecté par la réalisation des objectifs de la firme».
le modèle des parties prenantes (socio-économique) , vise à amender, dépasser le
modèle actionnarial (classique) et cherchent ainsi à redéfinir l’identité des entreprises
.Néanmoins, il convient de souligner que le modèle socio-économique coïncide avec le
modèle classique en ce qui concerne la réalisation de bénéfices, car c’est l’une des
responsabilités de l’entreprise: l’entreprise a besoin de générer des bénéfices pour survivre,
c’est pourquoi, nous pouvons assurer que dans le modèle socio-économique, « la
responsabilité et la rentabilité sont inséparables », ainsi ce modèle suppose que l’entreprise
doit se fixer des objectifs de type économique et bien sûr, d’autres de type social.

Le modèle de performance sociale de CARROLL

Dans l’objectif d’appréhender ce concept de RSE, Carroll(1991) a proposé son


modèle qui fait partie des modélisations les plus utilisées de la RSE. Ce modèle a l’objectif
d’établir une nouvelle conceptualisation de la responsabilité sociale des entreprises sous la
forme d’une pyramide, comme présente la figure suivante :

13
SERIR Nassima (2012), LA RESPONSABILITE SOCIALE ENTREPRISE, MEMOIRE DE
MAGISTER EN MANAGEMENT UNIVERSITE D’ORAN (Oran, Algérie) p20.

Samuel Mercier (2014), L’éthique dans les entreprises, Paris, La découverte, Collection -
14

Repères, p 11.

14
Figure 1 : pyramide de CARROLL (1991)

 Responsabilités économiques liées à la satisfaction des besoins des différentes


parties prenantes de l’entreprise (les actionnaires, les employés, les consommateurs, l’Etat)
car le principal objectif de l’entreprise est de satisfaire la demande des consommateurs en
proposant des produits et services. La firme a pour rôle de dégager un bénéfice afin
d’assurer la pérennité de son activité.
 La responsabilité légale signifie que les entreprises opèrent conformément à la loi
(Carroll, 1991). Dans ce sens, il apparaît important de respecter les lois qui sont
représentées pour un processus de codifications des valeurs morales présentes dans la
société (Crane et Matten, 2004). Dans cette perspective, la société exige à l’entreprise de
poursuivre ses objectifs économiques tout en restant conformes au cadre légal15 .
 Les responsabilités éthiques. Les entreprises sont obligées de tenir compte de ces
responsabilités, c'est-à-dire, faire ce qui est bon, juste et honnête même sans contraintes ou
dispositions légales16.
 Les responsabilités philanthropiques constituent le quatrième niveau de la
responsabilité sociale et figurent au sommet de la pyramide de Carroll (1991). Cet auteur a
inclus cette dimension dans son modèle dans le but de prendre en compte les actions

15
Fatima Ez-Zahra Taoukif (2014). Analyse perceptuelle des déterminants de l’engagement sociétal des
entreprises marocaines labellisées RSE : de la performance au développement durable - cas du Maroc.
Thèse Gestion et management. Université de Toulon; Université Moulay Ismaïl (Meknès, Maroc) p 58.

16
idem

15
entreprises par la firme afin d’améliorer la qualité de vie des salariés, de la communauté
locale ou de la société (Crane et Matten, 2004)17.

En définitive, la RSE recouvre « (...) les perspectives économiques, légaux, éthiques et


volontaires de la société en ce qui concerne les organisations à un moment donné » (Carroll,
1991, p.45). Ces composants ne sont pas autonomes mais ils sont en relation Comme le
soulignent Capron et QuairelLanoizelée (2007) : « Chacun de ces niveaux dépend de celui
qui lui procède »18.

Typologies des parties prenantes

Afin de mieux cerner le concept de la RSE et faciliter l’identification des PP,


plusieurs auteurs en proposent des typologies il est possible de distinguer notamment

Parties prenantes primaires les PP primaires (c'est-à-dire celles qui sont impliquées
dans le processus économique et ont un contrat explicite avec la firme: propriétaires,
employés, fournisseurs et clients)

Les parties prenantes secondaires.les parties prenantes secondaires ont des


relations volontaires ou non avec la firme, dans le cadre d’un contrat plutôt implicite
ou moral: comme les medias, consommateurs, groupes de pression, gouvernements,
concurrents, public et société [CARROLL, 1989].

Parties prenantes volontaires ou involontaires [CLARKSON, 1995] : parties


prenantes volontaires qui acceptent en général (contractuellement) d’être exposées à
certains risques, les parties prenantes involontaires subissent le risque sans n’avoir
noué aucune relation avec la firme.

Parties prenantes urgentes, puissantes, légitimes sont, une catégorie permettant


d’identifier les facteurs de puissance, d’urgence, et de légitimité qui expliquent
l’intérêt donné par les managers à certains types de parties prenantes dans un contexte
de ressources en temps limité (Mitchell et al.(1997). Le pouvoir détenu par des
groupes d’acteurs est capable d’influencer les décisions actuelles et futures de la
firme. La reconnaissance et l’acceptation sociale d’un groupe forme la légitimité de
l’entreprise. Cette classification est déterminée selon les représentations que les

17
idem
18
Idem. p59

16
dirigeants se font du statut de « partie prenante »19

Table 1 : Typologies des parties prenantes

3. Théorie néo institutionnelle

L’approche néo-institutionnelle se focalise sur l’environnement institutionnel et par


institution on signifie: « un ensemble de règles durables, stables, abstraites et
impersonnelles, cristallisées dans des lois, des traditions, ou des coutumes et encastrées dans
des dispositifs qui implantent et mettent en œuvre par le consentement et/ou la contrainte,
des modes d’organisation des transactions »20.
Selon les institutionnalistes, il existe à l’extérieur des organisations, un ensemble de
valeurs, de normes et de modèles organisationnels qui vont influencer leurs structures et
leurs modes de gestion (Meyer et Rowan, 1977). Cette théorie postule que l’entreprise,
dans la recherche de sa légitimité, va chercher à répondre aux pressions réglementaires à
travers des comportements ou des structures approuvées par son environnement légal et
concurrentiel en matière de mimétisme interentreprises et d’adoptions des normes
différentes. Dans cette signification, la RSE est reliée au concept de la légitimité de
l’entreprise. La légitimité signifie « la perception générale que les actions d’une entité sont
désirables, convenables et adéquates par rapport à un système de normes, de valeurs et de

19
Fatima Ez-Zahra Taoukif (2014). Analyse perceptuelle des déterminants de l’engagement sociétal des
entreprises marocaines labellisées RSE : de la performance au développement durable - cas du Maroc.
Thèse Gestion et management. Université de Toulon; Université Moulay Ismaïl (Meknès, Maroc) p45

20
Claude Menard, Cahiers d'économie Politique, L'approche néo-institutionnelle : des concepts, une
méthode, des résultats 2003/1 (n° 44) disponible sur: https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-economie-
politique-1-2003-1-page-103.htm

17
croyances sociales » (Suchman (1995)21. En ajoutant que « la légitimité est socialement
construite, c'est-à-dire qu’elle est indépendante des observations individuelles mais reste
dépendante de l’audience collective ».
En conclusion, la théorie néo-institutionnelle met l’accent sur l’adoption, par
l’entreprise, de pratiques reconnues « normes de comportement » indépendante de l’utilité
intrinsèque de ces pratiques pour l’organisation, à savoir des pratiques institutionnalisées
par la société.

Conclusion de la section

On peut conclure disant que la RSE a passé plusieurs étapes pour enfin se
détermine comme la volonté des entreprises de rendre la vie de ses parties prenantes
plus vivable et équitable.

Section 2 :
La RSE et Le développement durable
Introduction de la section

Le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises sont deux


concepts qui opèrent à deux niveaux. Le premier concept renvoie à la vision
macroéconomique liée aux politiques de l'Etat, des institutions et des communautés locales,
tandis que le second concept opère au niveau microéconomique et traduit la stratégie, les
discours et les pratiques de gestion de l'entreprise. Mais ces concepts sont complémentaires
On peut dire que La RSE est l’intégration du développement durable dans la stratégie de
l’entreprise.

21
Fatima Ez-Zahra Taoukif (2014). Analyse perceptuelle des déterminants de l’engagement sociétal des
entreprises marocaines labellisées RSE : de la performance au développement durable - cas du Maroc.
Thèse Gestion et management. Université de Toulon; Université Moulay Ismaïl (Meknès, Maroc) p40.

18
Paragraphe A : Définition et origine du DD

Le durable développement durable (DD) est une notion récente de niveau macro-
économique est considéré comme un nouveau paradigme économique, social et
écologique qui a été mis en œuvre dans un environnement géopolitique de l’économie et
des relations internationales (Igalens et Joras, 2002)22. Dans les réflexions menées par les
milieux écologistes dans les années soixante-dix sur le thème de l’écodéveloppement, la
conférence de Stockholm est à ’origine de l’émergence de ce concept. Cette notion vise
une gestion raisonnable du patrimoine naturel tout en préservant les ressources à long
terme et en assurant une croissance durable.

Selon le rapport Brundltland (1987) (du nom de son instigatrice : premier ministre
norvégien ) propose une définition du développement durable, qui fait toujours référence
: « un type de développement qui permet de satisfaire les besoins du présent sans
compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs » et il peut
être aussi défini comme «La capacité des générations présentes à satisfaire leurs besoins
sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins». Cette
définition peut être complétée par la définition de Capron et Quairel-Lanoizelée qui
considère cette notion comme « un objectif qui a pour enjeu de subvenir aux besoins de
l’ensemble de l’humanité (rôle de l’économie), en préservant les conditions de
reproduction de la nature (préoccupation écologique), dans des relations sociales
d’équité permettant d’assurer la paix et la cohésion sociale (attentes sociales et
sociétales)»23. Ce qui se traduit également par les trois piliers du DD : économique,
social et environnemental.

Paragraphe B : Les dates clés du développement durable

22
Idem, p23

23
CAPRON Michel & QUAIREL-LANOIZELEE Françoise (2007) La responsabilité sociale
d’entreprise, Paris. La découverte, Collection - Repères, p15

19
Figure 2 : Les grandes dates du développement durable
1987
La Commission des Nations-Unies pour l’environnement et le développement a
adopté le rapport Brundtland qui indique le report des effets de certaines dégradations de
l’environnement (climat, déchets…) aux générations futures et prouve que les problèmes
environnementaux sont inséparables de ceux liés au bien-être humain et au développement
économique en général. Ce rapport soutient un autre type de développement, dit
«durable»24.
1992
« Sommet de la Terre » est la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le
développement (CNUED) de Rio de Janeiro a présenté un concept nouveau pour l’époque :
les facteurs sociaux, économiques et d'environnement sont interdépendants et évoluent
ensemble. Elle a aussi présenté le concept de développement durable comme indispensable
pour le maintien de la vie humaine sur la planète est un objectif à atteindre tant au niveau
local et régional qu’au niveau national et international. 25
2000

24
https://developpementdurable.wallonie.be/developpement-durable-les-dates-cles
consulté le 01/06/2021
25
idem

20
Le sommet du Millénaire est le plus grand rassemblement de chefs d’Etat et de tous
les temps, furent adoptés les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) :
 Réduire la pauvreté et la faim
 Assurer l’éducation primaire pour tous les enfants
 Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
 Réduire la mortalité infantile
 Améliorer la santé des mères
 Combattre les maladies
 Assurer un environnement humain durable
 Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
2002
Après dix ans de la conférence de Rio, le Sommet mondial de Johannesburg pour le
développement durable adopte une déclaration politique plus d’un plan de mise en oeuvre
porte sur un ensemble d'activités et de mesures à prendre pour d'aboutir à un
développement socio-économique qui tienne compte du respect de l'environnement.
2012
Une nouvelle Conférence des Nations Unies sur le développement durable à Rio ,
appelée « Rio +20 » Dans son rapport final, nommé « L’avenir que nous voulons », les
gouvernements présents se sont engagés à initier un processus en vue d’élaborer des
objectifs mondiaux de développement durable (ODD) à l’échéance 2030. Élaborés sur la
base de l’expérience des objectifs du millénaire pour le développement durable dont
l’échéance était prévue pour 2015, les ODD visent à mettre en commun les efforts et les
priorités politiques de tous les pays et à mobiliser toutes les parties prenantes pour prendre
des actions ciblées conjointes pour faciliter la transition vers le développement durable au
niveau mondial.
2015
En septembre 2015, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable
à New York, plus de 193 chefs d'État et de gouvernement ont adopté à l'unanimité un plan
mondial programme mondial ambitieux nommé : Transformer notre monde : le
Programme de développement durable à l’horizon 2030, un plan d’action poursuivant 17
objectifs du développement durable pour l’humanité, la planète et la prospérité

21
Figure 3 : Les 17 objectifs du développement durable
2019

La ville de New York a accueilli le 7e Forum politique de haut niveau sur le


développement durable. Des décideurs politiques du monde entier se réunissent ici pour la
première fois pour évaluer l’Agenda 2030 des 17 objectifs de développement durable
(ODD). À l’occasion de cet évènement, des scientifiques indépendants ont présenté un
nouveau rapport des Nations Unies, intitulé Le Futur c’est maintenant : la science au
service du développement durable. 26

Paragraphe C : La complémentarité de la RSE et du DD


(Triple Botton line)

La notion de Triple Bottom Line (TBL) en français triple performance, triple


résultat ou triple bilan est l'idée par laquelle le développement durable se traduit au sein
d’une entreprise. Ce concept « traduit la prise en compte, à l’échelle de l’entreprise, des
trois dimensions du développement durable » (Baret, 2006, p.2). Le développement

26
idem

22
durable dans les entreprises est souvent représenté par trois piliers« triple P »
correspondent à « people, planet, profit »27:

1. (people) social : conséquences sociales de l’activité de l’entreprise pour


l’ensemble de ses parties prenantes ;
2. (planet) environnemental : compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le
maintien des écosystèmes ;
3. (profit) économique ;

Figure 4 : les trois piliers du Développement Durable.

Conclusion de la section
La durabilité, le point de rencontre des aspects sociaux, économiques et
environnementaux. Apparue la première fois en 1984 et dès cette date tout le monde se
basent sur elle dans leurs stratégies du développement et même les entreprises sont
engagées au DD par La RSE. le DD a évolue en économie verte, ça sera quoi l'évolution de
la RSE ?

Conclusion du chapitre
En guise de conclusion, ce chapitre nous a permis de bien comprendre la notion de la
RSE son émergence, c'est approche et sa relation avec le développement durable.

MUSTAPHA BETTACHE (2015), RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES


27

MIRAGE OU RÉALITÉ ? , Québec : Presses de l’Université Laval. p 22

23
Chapitre 2
Autour de la RSE (enjeux,
instruments et certificats)

Introduction du chapitre
La responsabilité sociale d’entreprises un mode de gouvernance qui apporte des intérêts
progressifs pour l’entreprise elle-même et pour l’ensemble de la société civile. La
responsabilité sociale des entreprises repose sur 2 types principaux des enjeux, qui sont les
enjeux stratégiques et opérationnels .L’entreprise à plusieurs instruments pour maitriser la
bonne gouvernance. Quand les entreprises appliquent le mode RSE et respectent ses chartes,
ils reçoivent des certificats et des labels auprès des organisations veulent encourager ce
mode de gouvernance. C’est le cas de la confédération générale des entreprises au Maroc qui
labellise les entreprises de territoires marocains qui respectent ses chartes.

Section 1 :
Les enjeux et les instruments de la RSE

Introduction de la section

Les entreprises en plusieurs instruments pour la mise en œuvre de la RSE que ça


soit par les codes de conduite, les normes et les labels RSE ou par les outils d'évaluation
comme l'audit social, le bilan sociétal et les rapports extra-financiers tous ces instruments
vont aider les entreprises à dépassé leurs enjeux par rapport à la RSE sur le plan
stratégique et opérationnel.

24
Paragraphe A : les enjeux de la RSE

Les enjeux de la RSE sont au même temps ses fruits, la société civile bénéficie
d’eux parce qu’elle joue un rôle primordial dans la réalisation de ce mode de
gouvernance. On peut distinguer entre 2 types des enjeux de l’entreprise qui sont :

1-Enjeux stratégiques, on peut citer à titre d'exemple :

◆ Valoriser l’image de l’entreprise et préserver la réputation de la marque.


◆ Bénéficier du label ou du certificat de la RSE
◆ Participer à la résolution des catastrophes écologiques.
◆ Offre l'opportunité d'avoir des nouveaux partenariats qui partagent les mêmes principes.
◆ Satisfaire et fidéliser la clientèle puisque la RSE est un mode qui garantit une qualité de
produit.
◆ Fabriquer des produits innovants.
◆ Accéder plus facilement aux marchés de capitaux.
◆ Assurer un climat favorable de travail.
◆ Dépasser les défis environnementaux et sociaux.
◆ Éviter le burn-out de ses salariés.

2-Enjeux opérationnels, qui sont réalisés généralement à une durée qui ne dépasse pas 2
ans.

◆ Garantir la confiance des salariés et des autres acteurs.


◆ Créer un climat favorable au sein de l'entreprise.
◆ Essayer les défis environnementaux et sociaux.
◆ Attirer la main d’œuvre de travailler au sein de l’entreprise.
◆ Loyauté des salariés envers l’entreprise ce qui va la permettre d’augmenter sa
productivité.

Paragraphe B : les instruments de la RSE

Les codes de conduite de l’entreprise


Dans le cadre d'une organisation, un code de conduite est une déclaration officielle
des valeurs et des pratiques au sein de celle-ci. Le code formalise un certain nombre de

25
principes d'actions et de normes en publiant son code de conduite, l'organisation s'engage à
observer ces normes et à les faire observer par ses éventuels partenaires. En entreprise, les
codes de conduite sont adoptés dans le cadre de stratégies du développement durable et
de la RSE 28. D’après la Commission de l’Union européenne les codes de conduite
constituent des instruments innovants importants pour la promotion des droits
fondamentaux de la personne et des travailleurs, de la protection de l'environnement et de la
lutte contre la corruption - notamment dans les pays où les pouvoirs publics ne font pas
respecter les normes minimales requises 29
Les codes de conduite ne remplacent pas la législation et les conventions collectives,
mais ils les complètent uniquement. Les principes qui figurent dans les codes de conduite
sont généralement basés sur les huit conventions fondamentales de l’OIT.

bilan sociétal
Les outils d’auto diagnostique ont également été conçus pour permettre aux dirigeants
d’apprécier leurs performances au regard de leur responsabilité sociétale et de définir des
objectifs d’améliorations. Parmi les référentiels les plus connus on peut citer le bilan
sociétal qui a été conçu en 1990 par le CJDES (Centre des jeunes dirigeants et acteurs de
l’économie sociale) dans une perspective de développement durable. Ce bilan est un outil
d’aide à la décision et à la concertation (faisant figure d’un support de dialogue entre les
différentes parties prenantes de l’entreprise) qui emprunte le modèle du bilan social en y
ajoutant une liste d’indicateurs sur les rapports à l’environnement physique, humain et
social. Il repose sur un outil d’auto-évaluation croisée ; il est demandé aux groupes d’acteurs
concernés par une action de répondre séparément à une grille de questions identiques
comportant 450 questions recouvrant neuf domaines qui seront par la suite évalués à l’aune
de quinze critères.30

28
https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_conduite , consulté le 01/06/2021

29
Communication de la Commission européenne. La responsabilité sociale des entreprises : une
contribution des entreprises au développement durable, p. 18.

CAPRON Michel & QUAIREL-LANOIZELEE Françoise (2007) La responsabilité sociale d’entreprise,


30

Paris. La découverte, Collection - Repères, p95

26
Il en ressort un profil sociétal global de l’organisme, un rapport de synthèse qui sera
présenté au dirigeant et qui lui permettra d’avoir une image de son organisation. 31

L’investissement socialement responsable (ISR)

L’ISR est fondé sur la conviction que la prise en compte des facteurs sociaux et
environnementaux d’éthique et de gouvernance assure la performance financière des
sommes investis à moyen et long terme compte tenu d’une meilleure appréhension des
risques et un meilleur management. L’investissement socialement responsable (ISR) se
veut plus que jamais responsable pour ses promoteurs. Et ces derniers se donnent
dorénavant les moyens de son développement. Utilisé à son origine comme un instrument
de boycott pour afficher son opposition, il est aujourd'hui un moyen pour les acteurs de la
finance d’afficher concrètement leur engagement en matière de RSE

Pour Carayon (2006) : « L’ISR est la déclinaison financière et spéculative du


développement durable ».Autrement dit l‟ISR se définit comme la composante du
développement durable par lequel l’investisseur au lieu de se préoccuper des critères
financiers (rentabilité), utilise dans sa décision d’investissement des critères extra-
financiers (éthique, gouvernance, social, environnementaux).

La majorité des investissements ISR est réalisée selon la méthode dite de «best in
class», c'est-à-dire de sélection selon des meilleures pratiques. Aucun secteur n'est exclu
d'office, mais les critères ESG (Environnement Social Gouvernance) s'ajoutent aux
critères financiers usuels32.

Le reporting socialement responsable :

Le reporting socialement responsable ou comment rendre compte de sa responsabilité


sociale est devenu obligatoire dans nombre de pays. En France la loi relative aux
obligations économique en matière de reporting socialement responsable : « le dirigeant
d’une société dont les titres sont admis sur un marché réglementé devra indiquer dans
son rapport de gestion la manière dont la société prend en compte les conséquences

31
SERIR Nassima (2012), LA RESPONSABILITE SOCIALE ENTREPRISE, MEMOIRE DE MAGISTER
EN MANAGEMENT UNIVERSITE D’ORAN (Oran, Algérie) p48

32
CAPRON Michel & QUAIREL-LANOIZELEE Françoise (2007) La responsabilité sociale
d’entreprise, Paris. La découverte, Collection - Repères, p56-57

27
sociales et environnementales de son activité »33.
On peut citer trois types de reporting socialement responsable :
1- Rapports volontaires : Dans lequel l’entreprise souhaite informer le public, il est
employé comme un moyen de communication.
2- Rapports incités : Il s’agit de déclarations conditionnées à l’obtention de la
certification d’un système de management donné.
3- Rapports obligatoires ou règlementaires : Ils sont imposés par une loi nationale ou
régionale.

L’audit social :
Les parties prenantes considèrent qu’une bonne gouvernance, une gestion des risques
et un dispositif de contrôle interne constituent les éléments essentiels de succès et
durabilité de l’entreprise. La vérification et l'évaluation de l'efficacité du dispositif de
contrôle interne et de la gestion des risques, par un dispositif d'audit social, constitue une
assurance précieuse pour chacune des parties prenantes. 34
En 2006, l’Institut International de l’Audit Social (IAS) a produit un document qui le définit
ainsi : « Audit appliqué à la gestion, aux activités et aux relations des individus et des groupes
dans les organisations, ainsi qu’aux rapports de ces dernières avec leurs parties intéressées
internes et externes. » 35
L’audit social peut être interne : planifié et réalisé par des auditeurs salariés ou
externes (contractuels) dans ce cas la mission est confiée à un cabinet d’audit. Et on peut
citer trois niveaux d’audit social : L’audit de conformité, L’audit d’efficacité, L’audit
stratégique.

Conclusion de la section
En somme, la volonté des entreprises seule n'est pas suffisante pour appliquer la RSE
pour cela l'ensemble des instruments aide les entreprises à la mettre en œuvre et les
enjeux de la RSE ne sont que ses fruits.

33
Sallem, A. ,khelladi M. A. (2008), Le RSR, ou comment rendre compte de sa RSE aux PP, Revue
demanagement Gouvernance d’entreprise éthique des affaires et RSE. N°7 Avril p. 376

34
MANKOURI Ibtissem (2017), La contribution des auditeurs internes à l’application des codes d’éthique des
entreprises socialement responsables : Cas de l’Algérie, Thèse EN SCIENCES DE GESTION (Oran, Algérie),
p143

35
https://auditsocial.world/bibliographie/quest-ce-que-laudit-social/ , consulté le 01/06/2021

28
Section 2 : Les certificats RSE
Introduction de la section
Avant de parler des labels et certificats RSE il faut qu’on parle de la norme base de
tous ces labels c’est la norme ISO26000. Une norme est un texte formulé sur la base d’un
consensus après large. La norme est d’application volontaire, elle permet de faciliter les
échanges internationaux, de donner confiance aux parties prenantes de l’entreprise dans la
mesure où elle contient des engagements, elle fixe un cadre d’amélioration et de progrès.

Des normes telles qu’ISO 9001 concernant la qualité ou ISO 14001 relative au
management de l’environnement et ISO26000 la norme universelle de la RSE sont
également des référentiels et peuvent servir de base à un processus de certification
(Attestation que l’entreprise et son système sont bien conformes aux exigences). La
certification doit être régulièrement renouvelée 36.

Paragraphe A : L’ISO26000 norme universelle RSE

Novembre 2010 la norme ISO26000 était créée. C’est la seule norme internationale
qui vise à fournir aux organisations des lignes directrices en matière de responsabilité
sociale. Ce document a été rédigé par consensus, décrivant les principes et les thèmes que
la responsabilité sociétale, il propose une méthode d’appropriation et de mise en œuvre
dans une organisation. Elle donne un cadre international de comportement à tout type
d’organisation (entreprises, collectivités, ONG, syndicats…) Quels que soient leur taille et
leur champ d'action37.

36
https://www.cairn.info/revue-i2d-information-donnees-et-documents-2016-1-page-39.htm ,
consulté le 01/06/2021

37
https://iso.org/fr , consulté le 01/06/2021

29
Figure 5 : Les 7 questions centrales de la responsabilité sociétale (ISO26000)

La norme ISO 26000 pose sept questions centrales qui se traduisent en 7 principes :

■ Principe 1 : Redevabilité
■ Principe 2 : Transparence
■ Principe 3 : Comportement éthique
■ Principe 4 : Reconnaissance des intérêts des parties prenantes
■ Principe 5 : Respect du principe de légalité
■ Principe 6 : la prise en compte des normes internationales de comportement
■ Principe 7 : le respect des droits de l’Homme

La mise en œuvre d’ISO 26000 a plusieurs avantages citant entre eux :


• avantages concurrentiels
• la réputation
• la capacité à attirer et à retenir ses salariés ou ses membres, ses clients ou ses
utilisateurs
• Le maintien de la motivation et de l’engagement de ses employés, ainsi que de leur
productivité
• La vision des investisseurs, des propriétaires, des donateurs, des sponsors et de la

30
communauté financière
• améliorer sa relation avec ses parties prenantes.

Paragraphe B : le label RSE de CGEM

Un label est destiné à certifier qu’un produit ou un service est conforme à des
caractéristiques décrites dans un référentiel (« le cahier des charges ») et fait l’objet de
contrôles, cette similitude se matérialise par l’apposition d’un logo sur le produit qui
permettra aux consommateurs de s’informer sur les conditions de fabrication ou encore sur
le comportement des entreprises qui en sont dotées38.

Le label de responsabilité sociale d'entreprise CGEM est la reconnaissance par la


CGEM de l'engagement de l'entreprise en matière de responsabilité sociale d'entreprise et
de son intégration dans sa stratégie de gestion et ses opérations quotidiennes. C'est un
outil pour les entreprises qui souhaitent mesurer leurs engagements RSE, leurs progrès et
communiquer les progrès aux parties prenantes. Depuis l'adoption de la Charte RSE et la
mise en place du label de responsabilité sociale CGEM en 2006, l'Organisation
internationale de normalisation (ISO) a publié le Guide de responsabilité sociale ISO
26000, qui est un guide non certifié qui s'applique à toutes les organisations. Cette note
interroge sur l'adéquation de la charte CGEM et du label responsabilité.39

La charte se structure en 9 domaines d'engagement, chacun définissant des objectifs


stratégiques et des comportements de management précis. La charte RSE a été mise à
jour après consultation et elle a été approuvée par le Conseil d'administration de la
CGEM le 31 janvier 201740. Les 9 neuf axes d'engagement de la Charte RSE de la
CGEM sont :

1. Respecter les droits de l'homme.


2. Améliorer en continu les conditions d’emploi et de travail et les relations
professionnelles.

38
SERIR Nassima (2012), LA RESPONSABILITE SOCIALE ENTREPRISE, MEMOIRE DE MAGISTER
EN MANAGEMENT UNIVERSITE D’ORAN (Oran, Algérie) p53

39
http://rse.cgem.ma/label-rse.php , consulté le 01/06/2021

40
idem

31
3. Préserver l’environnement.
4. Prévenir la corruption.
5. Respecter les règles de la saine concurrence.
6. Renforcer la transparence du gouvernement d’entreprise.
7. Respecter les intérêts des clients et des consommateurs.
8. Promouvoir la responsabilité sociétale des fournisseurs et sous-traitants.
9. Développer l’engagement envers la communauté.

Table 2 : ISO 26000 est un guide pour toutes la charte RSE de la CGEM

Le label la RSE de la CGEM challenge les entreprises sur la transparence et


L’amélioration continue de leur démarche (engagements revus annuellement, soutenance
de la demande du Label devant un comité d’attribution composé de personnalités
indépendantes et qualifiées, plan de mesures correctives suite à audits). Il est renouvelable
chaque 3 ans41.

Conclusion de la section
Finalement, il faut attirer l'attention sur le fait que l'application de la norme
ISO26000 et obtenir un certificat RSE est devenue indispensable pour la compétitivité
des entreprises.

41
Idem.

32
Conclusion du chapitre
Au Maroc, le modèle entrepreneurial est basé pour les PME en grande partie sur la
propriété directe. Au niveau des grandes entreprises, ce modèle est basé sur la propriété
indirecte, notamment à travers les réseaux des banques, des compagnies d'assurance, ou
d’organismes d’épargne. À cela s’ajoute un niveau élevé de propriété étatique et
d'investissement public dans les principales grandes entreprises. Quel que soit sa taille et
son mode d’actionnariat, l’entreprise marocaine a connu de profondes mutations en termes
de structure, d’encadrement et de moyens de travail. L’application de la RSE est
primordiale pour illustrer une bonne gouvernance et dépasser ses enjeux.

33
Chapitre 3
Etat des lieux de la RSE au
Maroc

Introduction du chapitre

La responsabilité sociale des entreprises est un élément de la compétitivité


nationale et International, la plupart des participants institutionnels, partenaires sociaux,
organisations non-gouvernementales, associations protectrice de l'environnement, les
droits de l'homme, les syndicats, les investisseurs ... et beaucoup plus. A joué un rôle
important dans le lancement de politiques de promotion de la RSE . D’où l’engagement
de l’État marocain aux niveaux législatif et normatif pour promouvoir la responsabilité
sociale des entreprises et encourager les entreprises à se conformer aux normes,
instruments et principes internationaux. Par conséquent, le rôle de la CGEM en tant
qu'association privée est considéré comme vital. Cette institution rassemble les
entrepreneurs du Maroc l’objectif est de promouvoir l’initiative privée, au niveau
national, notamment à travers son label RSE.

34
Section 1 :
Initiatives RSE au Maroc

Paragraphe A : le rôle de la Stratégie Nationale de


Développement Durable (SNDD)
.

Le développement durable nécessite de redéfinir un nouveau modèle de croissance


pour protéger l'environnement, renforcer la cohésion sociale et être basé sur une économie
responsable. Dans cette perspective, le Maroc a adopté une stratégie nationale de
développement durable conformément à sa constitution de 2011 et à ses engagements
internationaux. L’Etat a lancé un chantier pour identifier un plan d’action précis par
département ministériel pour décliner la stratégie nationale de développement durable et
construire les fondements d’une économie verte et d’un programme d’action pour le
climat capables de produire de nouveaux gisements de croissance 42 Conformément aux
dispositions de la loi cadre N° 99-12, une Stratégie Nationale de Développement Durable
(SNDD) pour la période 2015 – 2030 a été élaborée dans sa version finale en aout 2014, à
travers une large concertation avec l’ensemble des parties prenantes : le secteur public, le
privé et la société civile.

42
Omar BENAICHA (2017), La diffusion de la RSE dans les entreprises au Maroc : Facteurs
déterminants, rôles et interactions des acteurs. Thèse Gestion et management ISCAE (Casablanca,
Maroc) p24.

35
Figure 6 : Le lancement et l’évaluation de la SNDD jusqu’à l’horizon
2030

Cette stratégie est basée sur quatre principes fondamentaux43 :

Principe 1 : la conformité internationale. La Stratégie Nationale de Développement


Durable est en ligne avec les bonnes pratiques internationales.

Principe 2 : la conformité avec les principes de la Loi-cadre 99-12 portant la Charte


Nationale de l’Environnement et du Développement Durable à savoir : l’intégration,
la territorialité, la solidarité, la précaution, la prévention, la responsabilité et la
participation.

Principe 3 : l’engagement des parties prenantes .La SNDD est un processus continu qui
engage les acteurs pour modifier leurs comportements par rapport au développement
classique.

Principe 4 : une stratégie opérationnelle. C’est-à-dire que l’application de cette stratégie


ne cause aucune une rupture avec les autres choix opérés par le Royaume.

43
STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (SNDD) 2030 ,disponible sur :
https://www.environnement.gov.ma/PDFs/publication/Synthese-SNDD_FR.pdf

36
La dite stratégie est déclinée en 7 enjeux prioritaires :

1. Consolider la gouvernance du développement durable.


2. Réussir la transition vers une économie verte.
3. Améliorer la gestion et la valorisation des ressources naturelles et renforcer la
conservation de la biodiversité.
4. Accélérer la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le changement
climatique.
5. Accorder une vigilance particulière aux territoires sensibles.
6. Promouvoir le développement humain et réduire les inégalités sociales et territoriales.
7. Promouvoir une culture du développement durable.

Paragraphe B : le rôle de la CGEM et IMANOR

L’IMANOR (Institut Marocain de Normalisation) créé en 2010 pour mettre en phase


les entreprises marocaines avec les normes internationales. Cet institut est composé de
représentants de l’Etat, du secteur privé et des consommateurs. Il vient en substitution du
(Service de Normalisation Industrielle Marocaine) qui était rattaché au ministère chargé de
l’Industrie. À travers sa nouvelle position d'organisme doté d'une autonomie administrative
et financière, IMANOR a pour objectif de contribuer à l'amélioration de la compétitivité
des entreprises marocaines d'une part, et d'autre part, d'apporter un soutien aux politiques
publiques qui établissent les conditions de la concurrence économique et protègent les
consommateurs. , l'environnement et améliorer les conditions de vie 44

Le label RSE de la CGEM pour la responsabilité sociétale des entreprises, mis en


place en 2007, attestant la conformité des pratiques de gestion de l’entreprise aux objectifs
de la charte RSE élaborée par la confédération. Cette charte étant le principal référentiel
d’octroi du label, elle se matérialise par neuf axes inspirés des principes de la norme ISO
26000 et adapté à la législation marocaine en vigueur 45.

44
https://www.iso.org/fr/member/1931.html , consulté le 01/06/2021

45
http://rse.cgem.ma/ , consulté le 01/06/2021

37
Afin de lutter contre la crise sanitaire et pour renforcer les entreprises à continuer leurs
activités dans un cadre socialement responsable au 22 décembre 2020 le Président de la
(CGEM) et le Directeur de (IMANOR) ont signé une convention de partenariat en vue de
promouvoir le label TAHCEINE auprès des entreprises marocaines, cette initiative
s'inscrit dans la continuité des actions menées par la CGEM pour l’accompagnement et le
soutien de ses membres dans la gestion de la crise induite par le Covid-19, vise à assurer le
respect des mesures préventives et sanitaires prises par l'entreprise pour assurer la sécurité
maximale des employés et des autres parties prenantes et à permettre une relance
économique sereine46.

Paragraphe C : la COP 22
Lundi 7 novembre, la 22e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique
ou COP22 s'est ouverte à Marrakech, au Maroc. La présidence a un mandat d'un an, la
France a passé le relais au Maroc et ce dernier a promis de convoquer une "Conférence
africaine des Parties". Cette convention mondiale fournit un cadre global pour les
négociations sur le climat, reconnaît l'existence d'un changement climatique causé par
l'homme et donne aux pays industrialisés la responsabilité première de faire face à ce
phénomène47.

La conférence cop22 au Maroc a fourni une opportunité sans précédent de montrer la


compréhension des firmes africain des défis du développement durable, et ce moment
semble être un parfait indiqué pour augmenter la transparence on s'oriente vers un
reporting pertinent efficace dans le monde les gouvernements ont promu le reporting
extra-financière dans ce cadre GRI Data Partner pour le Maroc et la France publient, un
livre blanc du reporting RSE en Afrique. Cette publication se veut comme une
contribution des Leaders de la RSE (Maroc) et de Materiality Reporting (France) au

46
https://www.cgem.ma/fr/actualite-cgem/la-cgem-et--l-imanor-s-allient-pour-la-promotion-du-label-
tahceine-aupres-des-entreprises-2385 , consulté le 01/06/2021

47
https://www.lemonde.fr/conferences-climat/article/2016/11/07/tout-comprendre-aux-
negociations-de-la-cop22_5026432_5024922.html , consulté le 01/06/2021

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développement des pratiques de Reporting extra-financier en Afrique à l’aune de la
COP2248.

Conclusion du chapitre
Il résulte de ce qui précède que l'initiative de la RSE au Maroc dépend du secteur
public plus que secteur privé et ça nous amène à poser la question : est-ce que vraiment les
entreprises au Maroc sont des acteurs du développement durable ?

48
https://www.perspectivesmed.com/cop-22-on-parlait-rse/ , consulté le 01/06/2021

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Conclusion générale
Comme on avait vue la RSE et la traduction du développement durable dans un plan
microéconomique ça qui implique que la RSE se base sur trois piliers économique social et
environnemental ,même si la RSE est une notion récente elle a évolué avec plusieurs
approche commençant par l'approche néoclassique conduit par Milton Friedman qui se
base sur les actionnaires, après la théorie de parties prenantes guider par Freeman qui
implique tous les parties prenantes dans la responsabilité de l’entreprise et terminant par la
théorie néo- institutionnelle qui se passe sur l'institution et son bute c’est la légitimité de
l'entreprise .

Les acteurs de la RSE diffèrent et ses enjeux aussi que ça soit sur le plan stratégique ou
opérationnel, ces acteurs ont plusieurs instruments d'applications et de la RSE pour obtenir
une bonne mise en œuvre comme les codes de conduite de l'entreprise, les normes et les
labels environnementaux et sociaux ; pour l’évaluation de la RSE ils ont reporting
socialement responsable, l'audit social et le bilan sociétal. Comme on a déjà mentionné
tous les labels et RSE sont basés sur la norme ISO 26000 c'est la norme universelle RSE,
l'application de cette non n'est pas certifiée mais elle assure une bonne gouvernance qui
implique une meilleur performance pour l’entreprise, après appliquer l'ISO 26000 viens le
rôle des certificats prenant le label RSE du CGEM qui se base sur la charte de l’ISO26000
son rôle est d’améliorer la compétitivité des entreprise mais malgré ça seulement 105
entreprises sont labellisées RSE par le CGEM au Maroc à cette date. La cop22 était au
Maroc en 2016 et qui a couvrait généralement le problème du changement climatique et
elle a fourni le livre blanc du reporting extra-financière en Afrique. Et beaucoup d'autres
initiatives comme le lancement du label TAHCEINE pour la lutte contre covid-19 en
décembre 2020 par la CGEM et IMANOR. On peut dire que le Maroc est avancé en plan
d'orientation et d’application de la RSE au secteur public mais son application par les
entreprises marocaines reste encore modeste

Aujourd’hui mondialement et même au Maroc les stratégies du développement durable


ont évolué en économie vert, pour la RSE est-ce que l'économie circulaire va être sa
prochaine étape ?

40
Bibliographie
 Pierre CABANE (2018), manuel de gouvernance d’entreprise ,2eme édition, Paris,

(eyerolles).
 Samuel Mercier (2014), L’éthique dans les entreprises, Paris, La découverte, (Repères)

 Commission Européenne (2001), Le livre vert, pour promouvoir un cadre européen pour

la responsabilité sociale des entreprises,

 CAPRON Michel & QUAIREL-LANOIZELEE Françoise (2007) La responsabilité

sociale d’entreprise, Paris. La découverte, (Repères).

 BENCHKARA Mohamed (2019). théorie économique contemporaine. Meknès,

(Sijelmassa)
 MUSTAPHA BETTACHE (2015), RESPONSABILITÉ SOCIALE DES ENTREPRISES

MIRAGE OU RÉALITÉ ? , Québec : Presses de l’Université Laval.

 JBARA Nejla(2017). Perspective historique de la responsabilité sociale des entreprises

(RSE). Revue multidisciplinaire sur l'emploi, le syndicalisme et le travail . Volume 11,


Number 1, pp. 1-102

 Omar BENAICHA (2017), La diffusion de la RSE dans les entreprises au Maroc :

Facteurs déterminants, rôles et interactions des acteurs. Thèse Gestion et management


ISCAE (Casablanca, Maroc).

 MANKOURI Ibtissem (2017), La contribution des auditeurs internes à l’application des

codes d’éthique des entreprises socialement responsables : Cas de l’Algérie, Thèse EN


SCIENCES DE GESTION (Oran, Algérie).

 Fatima Ez-Zahra Taoukif (2014). Analyse perceptuelle des déterminants de l’engagement

sociétal des entreprises marocaines labellisées RSE : de la performance au


développement durable - cas du Maroc. Thèse Gestion et management. Université de
Toulon; Université Moulay Ismaïl (Meknès, Maroc).

41
 SERIR Nassima (2012), LA RESPONSABILITE SOCIALE ENTREPRISE, MEMOIRE DE

MAGISTER EN MANAGEMENT UNIVERSITE D’ORAN (Oran, Algérie).

 CGEM , La Responsabilité Sociale des Entreprises : les aspects relatifs au travail ,

disponible sur : http://rse.cgem.ma/upload/250400358.pdf

Webographie

 http://rse.cgem.ma/upload/250400358.pdf

 https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-economie-politique-1-2003-1-page-103.htm

 https://developpementdurable.wallonie.be/developpement-durable-les-dates-cles

 https://www.environnement.gov.ma/PDFs/publication/Synthese-SNDD_FR.pdf

 https://www.iso.org/fr/member/1931.html

 http://rse.cgem.ma/

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_conduite

 https://www.cgem.ma/fr/actualite-cgem/la-cgem-et--l-imanor-s-allient-pour-la-

promotion-du-label-tahceine-aupres-des-entreprises-2385

 http://ec.europa.eu/employment social/soc-dial/csr/greenpaper.fr.pdf

 https://www.lemonde.fr/conferences-climat/article/2016/11/07/tout-comprendre-aux-

negociations-de-la-cop22_5026432_5024922.html

 https://www.perspectivesmed.com/cop-22-on-parlait-rse/

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Tables des matières

Introduction générale ………………………………………..………………………………………………………………………..6


Chapitre 1 : La RSE D’origine jusqu’à aujourd'hui………………………………………………………………….8
Section 1 : Définitions, origines et approches de la RSE ………………………………………………….…9
Paragraphe A : Définitions de la RSE……………………………………………………………………………..9
Paragraphe B : Origine de la RSE………………………………………………………………………………….11
Paragraphe C : Approches théoriques de RSE………………………………………………………………12
a)L’approche néo-classique (Théorie des Shereholders)........................................13
b) Théorie des parties prenantes (Stakeholders)……...……………………….…..…………..13
Définition et origine de la théorie de PP…..…………………………………………..…13
Le modèle de performance sociale de CARROLL……….………………………….14
Typologies des parties prenantes………….…………………………………………….…...16
c) Théorie néo institutionnelle.……………………………………………………………………….....17
Section 2 : La RSE et Le développement durable………………………………………………………………..18
Paragraphe A : Définition et origine du DD…...………………………………………………….….…..19
Paragraphe B : Les dates clés du développement durable…………………………………….………..19
Paragraphe C : La complémentarité de la RSE et du DD………………………………………………22
Chapitre 2 : Autour de la RSE (enjeux, instruments et certificats)…………………………………………..24
Section 1 : Les enjeux et les instruments de la RSE ……………………………………………………………..24
Paragraphe A : les enjeux de la RSE……………………………………………………………………………….25
a) Enjeux stratégiques …….…………………………………………………………………………………………..25
b) Enjeux opérationnels...….……………………………………………………………………………………..…25
Paragraphe B : les instruments de la RSE……………………………………………………………………….25
a) Les codes de conduite de l’entreprise……….………………………………………………………….26
b) Bilan sociétal …….………………………………………………………………………………………………..…26
c) L’investissement socialement responsable (ISR) …….……………………………………..…..27
d) Le reporting socialement responsable .…………………………………………………………….27
e) L’audit social : ……...….…………………………………………………………………….………25
Section 2 : Les certificats RSE ................................................................................................ 29
Paragraphe A : L’ISO26000 norme universelle RSE ...................................................... 29
Paragraphe B : le label RSE de CGEM ............................................................................ 31

43
Chapitre 3 : Etat des lieux de la RSE au Maroc .......................................................................... 34
Section 1 : Initiatives RSE au Maroc.......................................................................................35
Paragraphe A : le rôle de la SNDD .................................................................................... 35
Paragraphe B : le rôle de l’IMANOR ................................................................................ 37
Paragraphe C : la COP 22 ................................................................................................... 38
Conclusion generale ………………………………………………………………………………………………….…….…40
Bibliographie……….…………….……………………………………………………………………………………….……..…41
Webographie……………………………………………………………………………………………………………….……..…42

44

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