Support de Cours
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SUPPORT DE COURS
TERMINALES G1 et G2
Réalisé par : KOUAME EMMANUEL
Année scolaire : 2013-2014
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE INTRODUCTIF
GENERALITES SUR LES CONTRATS
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Nous pouvons classer les contrats selon plusieurs critères (mode de formation, contenu, temps, par
rapport au code civil... Nous les regrouperons dans un tableau selon des critères et nous ferons aussi
une classification en les opposant deux à deux.
A/ Le tableau de classification
Critères Types Caractéristiques Exemples
Contrat synallagmatique - Crée des
obligations
Obligations Ou bilatéral - Vente
réciproques à la
Crées charge des parties
Contrat unilatéral - Crée des
obligations à la
charge d’une seule - donation
partie
Contrats à titre onéreux - chaque partie retire - prêt à intérêt
un avantage
Avantages
retirés - une partie procure
Contrat à titre gratuit -donation, prêt sans
un avantage sans
intérêt
contrepartie
Contrat consensuel - se forme au seul - vente, CDI
échange des
Mode de
consentements
formation
Contrat formel ou solennel
- se forme par
l’accomplissement - contrat
de formalités d’assurance
Contrat à durée - la date d’expiration - contrat à
déterminée est connue durée
Effet dans le
déterminée( C
temps
DD)
- contrat à
Contrat à durée - la date d’expiration durée
indéterminée n’est pas fixée indéterminée(
CDI)
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Ici, l’une des parties impose les clauses qu’elle a établies à l’autre. C’est un contrat dans lequel
l’une des parties propose à l’autre un acte qu’elle a établit elle-même.
Exemple : contrat d’abonnement d’eau ou d’électricité, le contrat de transport où le prix est imposé…
c- Le contrat unilatéral, le contrat synallagmatique
1- Le contrat unilatéral
C’est un contrat qui crée des obligations à la charge d’une seule des parties.
Exemple : la donation
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Dans ce cas la pollicitation ne peut pas être retirée avant l’expiration dudit délai. Sinon cela constitue
une faute pouvant conduire au paiement de dommages-intérêts en faveur du bénéficiaire de l’offre.
Selon la jurisprudence, une telle offre doit être maintenue durant une période raisonnable.
L’appréciation de ce caractère raisonnable est laissée au juge.
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La caducité de l’offre
L’offre devient caduque en cas de l’écoulement du délai, du décès de l’offrant ou de son incapacité
intervenue après l’offre et ce avant l’acceptation.
2- L’acceptation
L’acceptation est l’agrément pur et simple de l’offre par son destinataire. Elle doit respecter des
conditions pour être valable.
2-1- Les conditions de validité de l’acceptation
L’acceptation doit être pure et simple et intervenir à temps.
L’acceptation doit être pure et simple
Cela signifie que l’acceptation doit être conforme à l’offre. L’acceptant doit adhérer à l’offre sans rien
modifier. En cas de modification envisagée par l’acceptant, il n’y aurait plus acceptation mais plutôt
une contreproposition.
L’acceptation doit intervenir au moment opportun
L’acceptation doit intervenir avant la caducité ou la rétractation de l’offre sinon elle est inopérante.
Une fois le bénéficiaire de l’offre l’accepte, le contrat se forme. Mais que se passe-t- il si l’acceptant
garde le silence face à l’offre ? Cela pose le problème de la valeur du silence en la matière.
2-2- La valeur du silence en matière d’acceptation
Le principe
Normalement le silence du destinataire de l’offre ne vaut pas acceptation. Le silence empêche
donc la formation du contrat. Toutefois, il y a des exceptions.
Les exceptions
Si les parties conviennent que leur silence vaudra acceptation, alors le silence signifie acceptation.
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Aux termes de ce texte, il y a acceptation par tacite reconduction quand le bailleur ne lui donne
pas congé et qu’il demeure dans les lieux loués à l’expiration du bail. La tacite reconduction est le
renouvellement du contrat entre les parties a l'arrivee du terme du seul fait de la poursuite ou du
maintien des relations contractuelles preexistentes.
B / La capacité
La capacité est l’aptitude à avoir des droits, à en jouir et à les exercer. En principe, toute personne
peut contracter si la loi ne l’a pas déclarée incapable.
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- L’incapacité de jouissance est l’inaptitude à avoir des droits. Ainsi le droit de vote est retiré à
toute personne qui est condamnée pour crime ou délit.
- L’incapacité d’exercice est l’inaptitude d’une personne à mettre en œuvre elle-même ses droits.
C’est le cas d’un enfant mineur non émancipé pour qui le père a ouvert un compte à la banque.
Les fonds sont sa propriété, mais il ne peut pas faire lui-même d’opération bancaire sur ledit
compte.
Pour contracter, il convient de ne pas être un mineur non émancipé ou un majeur incapable.
Toutefois la loi prevoit des cas où l’incapable, assisté, peut conclure. Notamment le mineur de 16 ans
peut conclure un contrat de travail avec l’assistance de son représentant légal.
C/ L’objet
Il convient de distinguer l’objet du contrat de l’objet de l’obligation.
- L’objet du contrat est l’opération juridique que les parties ont voulu effectuer. Exemple : une
vente, une location…
- L’objet de l’obligation est la prestation ou la chose que chaque partie s’est obligée à fournir.
Exemple : une somme d’argent, une montre, un portable…
L’objet doit exister et être licite
a- L’existence de l’objet
Cela signifie que l’objet doit être déterminé ou déterminable. En clair l’objet doit exister au moment
de la conclusion du contrat ou simplement qu’il doit existés des indices permettant de le déterminer.
Ainsi, un contrat peut-il porter sur une chose future. Exemple : une récolte à venir, une table à
confectionner…
b- La licéité de l’objet
Lorsque l’objet est illicite le contrat est invalide. L’on dit que l’objet est illicite quand il est prohibé
par la loi ou contraire aux bonnes mœurs. Exemple : la vente de stupéfiant ou d’attributs du corps
humain.
D/ La cause
La cause doit exister et être licite
a- L’existence de la cause
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La cause de l’obligation du débiteur est la raison immédiate et directe qui le pousse à conclure, à
s’engager. Elle se distingue du motif qui est le mobile personnel, la raison lointaine et subjective.
La cause est toujours la même pour chaque type d’acte. Exemple : pour les contrats
synallagmatiques la cause de l’obligation d’une partie est l’obligation de l’autre partie, pour les contrats
à titre gratuit la cause est l’intention libérale.
b- La licéité de la cause
Pour parler de licéité, c’est le motif qui est retenu. C'est-à-dire les mobiles personnels qui poussent
à contracter. Lorsque le motif est illicite et déterminant le contrat est nul.
Exemple : contrat de bail en vue d’exercer le proxénétisme.
Paragraphe 2 : Les conditions de forme
Il existe un principe assorti d’exceptions.
A/ Le principe : le consensualisme
Aucune forme particulière n’est exigée pour la validité des contrats. Cela signifie que le seul
échange des consentements suffit pour former le contrat. Toutefois, des exceptions existent.
B/ Les exceptions
a- La publicité
Certains actes doivent faire l’objet de publicité pour être opposables aux tiers. Exemple : le
transfert de droit réel immobilier
b- L’enregistrement
C’est une formalité fiscale. L’enregistrement est imposé pour certains actes en vue de la
perception d’impôt. Exemple : le testament, vente de fonds de commerce…
c- Les actes solennels
Il s’agit d’actes qui requièrent certaines formes pour leur validité.
Exemple : acte de mariage, donation, reconnaissance d’enfant naturel…
d- La publication
Elle est un mode de publicité requis pour quelques actes pour faire connaitre leur existence à
travers des moyens de communication de masse ou par l’insertion dans un recueil officiel (journal
officiel : constitution de société)
Le contrat produit des effets à l’égard des parties, des tiers et à l’égard des ayants cause
Paragraphe 1 : Les effets obligatoires à l’égard des parties
Conformément à l’article 1134 du code civil « les conventions légalement formées tiennent lieu de
loi à ceux qui les ont faites ». Autant dire que les contrats s’imposent à ceux qui ont participé à leur
conclusion.
Paragraphe 2 : Les effets relatifs à l’égard des tiers
Les tiers au contrat sont les personnes qui n’ont pas pris part à sa formation. En principe « les
conventions n’ont d’effets qu’entre les parties contractantes ; elles ne nuisent pas aux tiers… ». Car les
tiers n’ont pas décidé de se lier et nul ne peut lier autrui par sa seule volonté. Mais le contrat peut
profiter aux tiers.
- La stipulation pour autrui : dans un contrat d’assurance, l’assuré peut cotiser au profit d’une
autre personne qui n’est pas partie au contrat et sera bénéficiaire
- La promesse de porte-fort : c’est un engagement pris par une personne d’obtenir d’un tiers
l’exécution d’une obligation résultant d’un acte auquel elle n’est pas partie.
- Les contrats collectifs : ce sont des contrats conclus entre deux groupes professionnels.
Exemple : le vendeur d’un bien d’une succession s’engage que le mineur n’attaquera pas la vente
lorsqu’il deviendra majeur.
Paragraphe 3 : Les effets à l’égard des ayants cause
Un ayant cause est une personne qui tient son droit d’une autre personne appelée auteur ou une
personne qui bénéficie d’une prestation du fait de ses liens avec l’assuré (conjoint, enfant…).Le terme
ayant droit est utilisé comme synonyme. Il existe différents degré d’ayant cause.
- L’ayant cause à titre universel est celui qui reçoit une fraction du patrimoine composée de droits
et d’obligations. Les contrats portant sue cette fraction s’imposent à lui.
- L’ayant cause universel est celui qui recueille tout le patrimoine. Il est tenu de l’ensemble des
dettes de son auteur.
- L’ayant cause à titre particulier est une personne qui acquiert de son auteur un ou plusieurs
droits déterminés. Exemple : l’acquéreur d’un bien
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La partie qui n’exécute pas ses obligations peut y être contrainte : on parle d’exécution forcée.
On peut également engager sa responsabilité contractuelle, opposer l’exception d’inexécution ou la
résolution s’il s’agit de contrat synallagmatique.
Paragraphe1 : La responsabilité contractuelle
La responsabilité contractuelle est l’obligation de réparer les préjudices résultant de
l’inexécution d’un contrat.
A/ Les conditions pour retenir la responsabilité contractuelle
La responsabilité contractuelle est engagée en cas de faute contractuelle ayant causé
directement un préjudice à l’autre partie.
a- La faute contractuelle
La faute est dite contractuelle lorsqu’elle résulte d’un contrat. Il peut donc s’agir d’une inexécution
totale de l’obligation contractuelle, d’une exécution partielle, d’une exécution tardive ou défectueuse.
b- Le préjudice
Il s’agit du dommage subi par l’autre partie
c- Le lien de causalité entre la faute et le préjudice
Cela signifie que le dommage doit émaner directement de la faute, être la conséquence directe.
Lorsque les conditions sont remplies, cela donne lieu à réparation.
B/ La réparation du préjudice
La partie contractante qui a commis la faute peut être obligée à verser des dommages et intérêts
compensatoire en cas de défaut d’exécution des obligations ou des dommages et intérêts moratoires
en cas de retard dans l’exécution des obligations.
Paragraphe 2 : L’exceptio de non adeplenicontractus : l’exception d’inexécution
Elle consiste pour l’une des parties à ne pas exécuter sa prestation tant que l’autre partie n’aura pas
exécuté la sienne.
Paragraphe 3 : La résolution
Les parties peuvent décider de mettre fin au contrat en cas d’inexécution par l’une des parties de
ses obligations en restituant les prestations déjà reçu
SECTION 5 : LA NULLITE DES CONTRATS
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La nullité est une sanction prononcée par le juge contre les actes qui ne respectent pas les
conditions d validité. La nullité peut être relative ou absolue en fonction de l’imperfection. Lorsque la
nullité est prononcée, l’acte est censé n’avoir jamais existé. Toutefois, pour les actes successifs, la
nullité ne retro agit pas.
Paragraphe 1 : La nullité relative
Elle est éditée en vue de la protection de l’intérêt privé. Elle est prononcée en cas de vice du
consentement ou d’incapacité et est susceptible de confirmation. Elle se prescrit par 5 ans.
Paragraphe 2 : La nullité absolue
Elle est protectrice de l’intérêt général. Elle est requise en cas de :
- Absence de consentement
- Objet inexistant, illicite, indéterminé
- Défaut de forme des actes solennels
Elle se prescrit par 30 ans
CHAPITRE I
LE CONTRAT DE VENTE
Les hommes ont toujours eu des besoins à satisfaire. Mais comment y parvenir ? Autrefois,
étaient échangés sur les marchés des biens contre des biens. Ainsi, la personne qui a par exemple du
manioc et qui veut de la banane se rend au marché avec une certaine quantité de manioc et l’échange
contre de la banane : on parle d’échange ou de troc. Aujourd’hui, une personne physique ou morale
qui veut s’approprier un bien doit se rendre sur le marché avec une somme d’argent en vue d’acquérir
le bien en question qui lui est proposé par un autre agent économique. On parle de vente. Qu’est ce
que la vente ? Comment se forme- t-elle ? Quels sont ses effets ?
Section 1 : La notion
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La vente doit satisfaire aux conditions de formation de tout contrat. Selon l’article 1108 du code
civil, quatre conditions sont essentielles pour la validité des contrats. Mais avant il faut signifier que
selon les termes de l’article 208 de l’acte uniforme portant droit commercial, « le contrat de vente
commerciale peut être écrit ou verbal… »
A/ Le consentement
Le consentement doit exister, être intègre. Aussi convient-il de noter qu’il peut être affecté de
modalités.
a) L’existence du consentement
Le consentement dans la vente suppose une offre et une acceptation.
1- L’offre ou pollicitation
Elle émane du vendeur en principe ; elle peut être générale et impersonnelle (marchandises
exposées dans une vitrine, envoi de catalogue…) ou à personne déterminée.
La pollicitation doit préciser la nature du bien et le prix.
2- L’acceptation
L’acceptation doit intervenir dans un délai raisonnable. Les délais sont fonction des usages
professionnels et locaux.
En cas d’acceptation dans le délai, le vendeur est obligé de vendre. Toutefois, il pourra refuser
dans les cas suivants :
b) L’intégrité du consentement
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La vente n’est valable que si le consentement des parties est intègre, non vicié. En cas de vice
du consentement (erreur, violence, dol), la vente sera frappée d’une nullité relative. En matière de
vente d’immeuble par exemple il existe une autre cause de vice de consentement appelée lésion :
c’est un important défaut d’équivalence entre les prestations au moment de la conclusion de la vente.
c) La rencontre des consentements
Si les parties sont en présence l’une de l’autre, la vente est formée au moment de l’échange des
consentements. Le problème se pose en cas d’accord donné par correspondance ou par téléphone.
- Le système de l’expédition
Dans ce système la vente est censée être formée le jour où l’acheteur a expédié la lettre contenant
son acceptation.
- Le système de la réception
Dans ce système la vente est considérée être formée le jour où l’offrant reçoit la lettre de l’acheteur.
La jurisprudence semble consacrer la théorie de l’émission.
2- La vente par téléphone
Le contrat est formé au lieu où se trouve celui qui accepte.
d) Les modalités pouvant affecter le consentement
Les modalités peuvent affecter le contenu du consentement, l’échange des consentements ou son
expression.
1- Les modalités affectant le contenu du consentement
La vente se forme au moment de l’échange des consentements. Mais le problème se pose en cas
de promesse de vente, de vente avec dédit ou avec arrhes et de vente à réméré
- La promesse de vente
La promesse synallagmatique de vente vaut vente s’il y a accord sur la chose et sur le prix.
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C’est un contrat unilatéral par lequel l’acheteur prend l’engagement d’acquérir un bien au cas où
son propriétaire consentirait à le vendre.
La vente avec dédit est celle dans laquelle les parties introduisent des clauses permettant à l’une
des parties ou aux deux de se dédire en payant une somme d’argent.
Les arrhes sont une somme d’argent que l’acheteur doit verser au moment de la formation de la
vente avec dédit et que celui-ci doit perdre s’il n’exécute pas le contrat. A l’inverse, le vendeur doit
restituer le double de cette somme si l’inexécution lui incombe.
Les arrhes se distinguent de l’acompte. En effet, l’acompte est une fraction du prix que l’acheteur
verse au vendeur. Ce montant ne donne pas la possibilité de dédit
Dans une vente à réméré, les parties introduisent une clause permettant au vendeur de reprendre
la chose vendue à certaines conditions. La durée du réméré ne doit pas excéder 5 ans.
2- Les modalités affectant l’expression du consentement
Les consentements recherchés dans la vente sont ceux des vendeur et acheteur. Mais la
représentation existe en matière de vente.
Dans cette vente, un acquéreur apparent se réserve la faculté de communiquer, dans un certain
délai après la conclusion du contrat, l’identité du vrai acheteur ; faute de quoi, il aura acheté pour son
propre compte
- La promesse de porte-fort
Elle s’analyse en un engagement par lequel une personne affirme qu’un tiers accomplirait une
prestation (vente). Elle ne lie pas le tiers ; seul le porte-fort est engagé.
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- La vente à l’essai
C’est une vente dont la conclusion est soumise à la réussite de l’essai ; c’est-à-dire lorsque la
chose va s’avérer apte à l’usage auquel on la destine.
- La vente à la dégustation
La vente à la dégustation est une vente dans laquelle l’acheteur doit goûter la chose avant la
conclusion du contrat.
Avant la dégustation, il n’y a pas de vente. Mais le vendeur doit mettre à la disposition de
l’acheteur les moyens de déguster la chose. L’acheteur est tenu à la dégustation.
Après la dégustation, l’acheteur garde la liberté de conclure ou de ne pas conclure le contrat. S’il
accepte, alors il y aura formation du contrat.
Pour la formation de cette vente, le vendeur doit livrer une chose conforme à l’échantillon. Si la
chose est conforme, l’acquéreur doit l’accepter
B/ La capacité
Tous ceux à qui il est interdit de faire le commerce ne peuvent pas réaliser la vente commerciale.
En effet, en matière commerciale la capacité s’acquiert à 21 ans accomplis. Toutefois le mineur
émancipé ayant 18 ans révolus qui a l’autorisation de ses parents peut faire le commerce.
C/ La cause et l’objet
a) La cause
C’est la raison pour laquelle les parties se sont engagées. Dans la vente commerciale, la cause pour
le vendeur est le prix de la chose et la chose pour l’acquéreur. La cause doit être licite
b) L’objet
Il est constitué :
1) Pour l’acheteur, par la chose achetée
L’objet doit être déterminé ou déterminable et aliénable
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La chose doit être indiquée. S’il s’agit d’un corps certain (une maison, une voiture …), la
détermination se fait par désignation ; pour les choses de genre, la détermination se fait en désignant
l’espèce et la quotité (1kg de riz)
- Le prix doit être sérieux : le prix ne doit pas être dérisoire ; il doit donc refléter la valeur de la
chose
- Le prix doit être réel : le fixé doit être celui qui est payé effectivement. Un prix fictif est dépourvu
du caractère sérieux.
NB : le prix est en principe discuté par les parties. Mais il peut être fixé par les pouvoirs publics ( riz…)
ou par l’acheteur seul (vente aux enchères) ou par le vendeur seul (vente dans les grandes surfaces.
Paragraphe 2 : Les conditions et clauses particulières à la vente commerciale
A / Les conditions particulières à la vente commerciale
Lors d'une vente commerciale, il y a consentement valable s'il y a un accord entre les parties :
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
La vente légalement formée conduit au transfert de propriété et des risques et impose des
obligations aux parties.
Paragraphe 1 : Le transfert de propriété et des risques
A/ Le transfert de propriété
Il existe un principe assorti d’exceptions
a) Le principe : le transfert solo consensus
Normalement, le transfert de propriété se fait dès l’échange des consentements. C’est ce qui
ressort de l’article 1583 du code civil « la vente est parfaite entre les parties et la propriété est acquise
de droit à l’égard du vendeur dès qu’on est convenu de la chose et du prix ». Le vendeur perd ses
prérogatives de propriétaire dès l’échange des consentements au profit de l’acquéreur.
b) Les exceptions
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SUPPORT DE COURS
Obligations Contenu
Il doit mettre le bien à la
disposition de l’acheteur B / Les
Obligation de délivrance obligations
soit par sa tradition soit par
la remise des documents de
qui représentent la chose. l’acheteur
L’ac C’est la certitude pour
hete l’acheteur d’utiliser le bien
ur Garantir l’acheteur contre sans être gêné par le
s’obli l’éviction vendeur (garantie du fait
ge à personnel) ou un tiers
paye (garantie du fait des tiers)
r le
Obli
Obligation
stipu de garantie Le vendeur garantit le bien
gati vendu contre les défauts
lé
on qui n’auraient pas été
selo Garantir l’acheteur les vices
de décelé au moment de la
n les cachés
paie vente et qui empêcheraient
mod
men par la suite, une bonne
alité
t du utilisation de la chose.
s et
prix
les
Le vendeur doit livrer une
délai Obligation de garantir la
chose conforme à celle
s de conformité
décrite dans le contrat.
paie
ment Le vendeur doit donner les
prév informations et les conseils
us nécessaires à l’usage de la
Obligation de conseil et d’information chose
Obli L’ac
gati quér
on eur
de s’en
retir gage
eme à
nt pren
dre
poss
essi
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SUPPORT DE COURS
on
du
bien,
à
venir
cher
cher
la
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e.
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE III
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SUPPORT DE COURS
LE CONTRAT DE TRANSPORT
Dans la société, les hommes sont souvent appelés à se déplacer eux-mêmes ou déplacer des
biens d’un lieu à un autre. Ces exigences les obligent généralement à conclure des contrats. Ce
contrat qui aura pour objectif de déplacer une personne ou un bien d’un endroit à un autre est appelé
contrat de transport.
En effet, le contrat de transport est un contrat par lequel un transporteur professionnel s’oblige,
moyennant un prix, à déplacer d’un lieu à un autre, par un mode déterminé, soit des personnes, soit
des marchandises. C’est un contrat consensuel, à titre onéreux, synallagmatique, commutatif et
généralement d’adhésion.
Il ressort de cette définition qu’il existe deux types de contrat de transport qui se réalisent à travers
plusieurs modes.
- Transporter le voyageur sain et sauf dans le délai prévu dans les conditions de sécurité jusqu’à
destination.
- Respecter l’obligation de sécurité
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SUPPORT DE COURS
Il faut envisager la définition, les obligations qui lient les parties et la question de la responsabilité
du transporteur de marchandises
Paragraphe 1 : Définition
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SUPPORT DE COURS
Le contrat de transport de marchandises est un contrat par lequel un voiturier s’oblige à déplacer
des marchandises d’un endroit à un autre, par un mode déterminé, moyennant une rémunération.
Paragraphe 2 : La formation du contrat
Trois éléments constituent le contrat de transport.
A/ Les éléments constitutifs du contrat de transport de marchandises
a- L’objet
Il s’agit de déplacer des marchandises d’un lieu à un autre.
b- La prise en charge de la marchandise par le transporteur
La marchandise est à la charge du transporteur. Il est libre de choisir son itinéraire tout en
respectant les conditions et les délais prévus par le contrat.
c- La rémunération
Le transporteur doit recevoir le prix du transport
B/ La formation proprement dite
Le contrat de transport obéit aux conditions habituelles de formation des contrats. Mais des
règles lui sont particulières.
a) L’écrit
L’écrit n’est pas une condition de validité du contrat de transport de marchandises. C’est un
élément qui facilite la preuve de l’existence du contrat et son contenu en cas de litige.
Cet écrit porte plusieurs noms selon le mode de transport.
1- Les documents (titres de transport) pour le transport routier ou terrestre (par route)
Ici l’écrit est une lettre de voiture ou un récépissé.
La lettre de voiture est un document qui contient les indications relatives à la marchandise
transportée, au délai, à l’expéditeur, au transporteur et au destinataire alors que le récépissé est un
reçu des marchandises remis au transporteur par l’expéditeur.
2- Les documents (titres de transport) pour le transport ferroviaire (par chemin de fer)
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SUPPORT DE COURS
L’écrit st une déclaration d’expédition qui comporte des informations sur les marchandises
transportées, les parties au contrat, le délai et le prix à payer. On utilise aussi le récépissé à l’intérieur
et la lettre de voiture à l’extérieur.
3- Les documents (titres de transport) pour le transport fluvial (par fleuve)
L’écrit est une convention d’affrètement ou une lettre de voiture ou un connaissement
4- Les documents (titres de transport) pour le transport aérien (dans l’espace aérien)
On utilise à l’intérieur la lettre de voiture ou le récépissé et la lettre de transport aérien à l’international.
La lettre de transport aérien est rédigée d’après la déclaration d’expédition.
5- Les documents (titres de transport) pour le transport maritime (par mer)
Le document utilisé est la charte partie ou le connaissement.
Le connaissement est un écrit par lequel le capitaine d’un navire reconnaît avoir reçu à son bord
les marchandises qui y sont énumérées. C’est un titre représentatif des marchandises.
La charte-partie est un écrit qui constate un contrat d’affrètement.
c- La remise de la marchandise
La formation effective du contrat de transport de marchandises exige la remise des marchandises
au transporteur. En effet, c’est l’élément matériel qui détermine le consentement des parties.
d- Le contenu du contrat
Le contenu du contrat est librement déterminé par les parties en se conformant aux règles en
vigueur en la matière.
Paragraphe 3 : Les obligations des parties
Il convient de distinguer les obligations du transporteur de celles du destinataire et de l’expéditeur.
Les parties au contrat sont le transporteur et l’expéditeur.
A/ Les obligations du transporteur et sa responsabilité
a- Les obligations
Le transporteur de marchandises est tenu de :
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SUPPORT DE COURS
- Transporter les marchandises en bon état au lieu déterminé dans les délais
- Assurer la garde et la conservation des marchandises.
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SUPPORT DE COURS
B/ Les obligations
Il a diverses obligations telles que :
- Se conformer au mandat qui lui a été donné (vendre, faire transporter, acheter…)
- Rendre compte au commettant (être en mesure de prouver qu’il n’a tiré aucun profit personnel
en dehors de sa commission)
- Tenir secret le nom du commettant
C/ La rémunération
Sa rémunération est constituée par la différence entre la somme qu’il reçoit de l’expéditeur et le
prix qu’il doit payer aux transporteurs. En cas de non payement, il dispose du droit de rétention et du
privilège sur les marchandises prises en charge.
D/ La responsabilité
Il est garant :
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE III
LE CONTRAT DE LOCATION ET DE CREDIT BAIL
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SUPPORT DE COURS
Le bail est dit à usage d’habitation lorsqu’il porte sur les maisons à habiter, les locaux pris par les
personnes publiques pour y installer leurs services, les locaux utilisés par les associations reconnues
d’utilité publique et ceux des syndicats professionnels.
Le contrat de location est un contrat synallagmatique, à titre onéreux, consensuel, réel, individuel
et successif.
En général le terme location est utilisé pour les meubles et celui de bail pour les immeubles. Dans
tous les cas, il s’agit du contrat de louage.
Paragraphe 2 : La formation du contrat de location
La location doit obéir aux conditions générales de formation de tout contrat (consentement, objet,
cause, capacité). En ce qui concerne la forme, il faut dire qu’on peut louer par écrit ou oralement : on
dit qu’il est un contrat consensuel dans la mesure où aucune forme n’est exigée. Aussi, le bailleur est
libre de louer ou ne pas louer son local, de le louer à qui il veut et de déterminer les modalités de
payement. Toutefois, il convient de signaler qu’il existe certaines particularités quant à l’objet, la
capacité et la durée
A/ La capacité
Les parties doivent être majeurs et avoir la capacité d’exercice.
B/ L’objet
L’objet du contrat de location peut être un meuble (chaises, voitures, motos…) ou un immeuble
(terrain, une maison…). Mais il doit s’agir d’une chose dans le commerce.
C/ La durée
La location est un contrat à durée déterminée en principe. Mais les parties peuvent lui conférer un
caractère indéterminé. Dans ce cas l’une des parties peut décider unilatéralement de mettre fin au
contrat en informant l’autre partie.
Pendant la durée du bail le bailleur doit faire toutes les réparations autres que locatives : on
parle généralement de grosses réparations.
Le locataire doit informer le bailleur de la nécessité d’entretien. Aussi, peut-il contraindre le
bailleur en justice aux réparations ou se faire autoriser à exécuter les travaux nécessaires aux frais
de ce dernier.
c- L’obligation de garantie
1- La garantie contre les vices cachés
« Le bailleur est garant de tous les vices et défauts de la chose louée même s’il ne les a pas
connus au moment de la conclusion du bail ». le bailleur est responsable de tous les dommages
qui résultent des vices rédhibitoires sauf cas de faute du locataire.
- User de la chose en bon père de famille : prendre soin de la chose et faire de la chose l’usage
convenu. Cela signifie qu’il ne doit pas commettre d’abus. Il est donc responsable de toutes
dégradations sauf s’il prouve que celles-ci ne sont pas dues par son fait. Il peut également
introduire chez lui les personnes de son choix à l’exception des aliénés dangereux ou les
personnes atteintes de maladies contagieuses.
- Payer régulièrement le loyer ainsi que les charges locatives (eau, électricité, téléphone…)
- Faire les petites réparations
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SUPPORT DE COURS
b- A la fin du bail
A la fin du bail ou de la location, le preneur est tenu de restituer la chose dans l’état où il l’a reçu
ou dans un état acceptable. Si un état des lieux a été fait, la chose sera remise telle que le locataire l’a
reçue sauf en cas de défaut liés à la vétusté ou à la force majeure.
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SUPPORT DE COURS
- La déspécialisation partielle
Elle consiste dans la création d’une activité connexe. Par exemple une personne menant une
activité de confection d’habits crée un rayon chaussure. Dans ce cas, le bailleur ne peut pas s’y
opposer.
- La déspécialisation totale
a- Les congés
La partie qui désire donner congé à l’autre doit le notifier dans un délai de six (6) mois avant
l’expiration du contrat en cours. Si le congé n’a pas été notifié dans le délai, le bail se poursuit au-delà
du terme fixé pour une durée déterminée. On parle de tacite reconduction.
b- La procédure de renouvellement
A l’expiration du bail, le locataire commerçant dispose d’un droit au renouvellement. Toutefois, ce
renouvellement ne s’opère pas de plein droit. En effet, le locataire qui souhaite renouveler son contrat
doit le notifier au bailleur dans un délai de 6 mois avant la fin du bail en cours. Ainsi, le bailleur a 3
mois pour répondre, faire connaître son avis. Il deux situations.
- Il donne sa réponse hors délai : il est considéré dans ce cas que le bailleur a accepté le
renouvellement
- Il donne une réponse négative dans le délai. Nous aurons deux cas.
Le refus est sans motif légitime : il doit versera une indemnité d’éviction au locataire
équivalent au préjudice subi. Le montant est déterminé par le juge en tenant compte de la
valeur marchande du fonds, des frais de déménagement, du manque à gagner, des frais
d’achat d’un autre fonds.
Le refus est fondé : en cas de motifs légitimes (défaut de payement, payement irrégulier,
défaut d’entretien, déspécialisation totale sans autorisation…), le bailleur ne versera pas
d’indemnité.
Section 2 : Le crédit-bail
Le crédit-bail est une source de financement pour les entrepreneurs aux moyens inexistants ou
insuffisants.
Paragraphe 1 : Définition
Le contrat de crédit-bail ou leasing est une convention par laquelle un crédit-bailleur acquiert
un bien mobilier ou immobilier sous la demande d’un client en vue de le donner en location à ce
dernier pour une période déterminée en contrepartie du payement d’un loyer.
C’est donc simplement un contrat par lequel un crédit-bailleur achète un bien et le met à la
disposition d’un crédit-preneur moyennant un loyer avec une promesse unilatérale de vente.
Dans ce contrat, le crédit-preneur bénéficie d’une promesse de vente. C’est pourquoi l’on dit
que le crédit-bail est un contrat de location assortie d’une promesse unilatérale de vente.
Il existe deux types de crédit-bail : le crédit-bail mobilier et le crédit-bail immobilier.
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
- Délivrer le bien au crédit-locataire : cette livraison est faite par le fournisseur au lieu et dans les
délais indiqués par le preneur.
- Garantir la chose :il doit assurer une jouissance paisible au locataire. En ce qui concerne la
garantie contre les vices cachés, le crédit-bail s’en dégage le plus souvent en transmettant ses
actions contre le fournisseur au locataire.
B/ Les obligations du crédit-preneur
Il est tenu :
En cas de faute en cours de contrat, il devra restituer le bien. S’il ne paye pas le loyer, il sera
condamné à payer les sommes dues, la totalité de loyer à venir TTC majorée de la valeur résiduelle
après la résiliation.
Paragraphe 6 : La fin du crédit- bail
A l’expiration du crédit-bail, trois situations se présentent.
A/ L’acquisition du bien
En raison de la promesse de vente à lui faite par le crédit-bailleur, le crédit-locataire peut acquérir
le bien à sa valeur prédéfinie dans le contrat en principe. Le crédit-bailleur ne peut pas s’opposer à la
volonté du locataire d’acheter le bien. Mais le locataire n’est pas obligé d’acheter.
B/ La remise de la chose
A la fin du contrat, le preneur qui ne désire pas acquérir le bien ou renouveler le contrat doit
restituer la chose en bon état de réparation.
C/ Le renouvellement du contrat
Dans ce cas un nouveau contrat est conclu avec des conditions différentes du contrat initial.
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SUPPORT DE COURS
C / Les inconvénients
CHAPITRE IV
LES GARANTIES DU CREDIT
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
En cas de plusieurs cautions simples, celle qui est saisie en vue de payer la totalité de la dette a la
possibilité de demander au créancier de saisir chacune pour sa part virile : on dit qu’il y a bénéfice de
division.
Si le cautionnement est solidaire, chacune des cautions est tenue de la totalité de la dette.
L’insolvabilité de l’une des cautions est supportée par les autres. Si le créancier décide de diviser son
action, il ne pourra plus reporter l’insolvabilité de l’une des cautions solidaires sur les autres. Dans le
cautionnement solidaire, il n’a ni bénéfice de discussion ni bénéfice de division.
b- Les effets entre la caution et le débiteur principal
La caution peut se retourner contre le débiteur principal après avoir satisfait le créancier. Mais elle
perd ce privilège dans deux cas :
- Si la caution n’a pas averti le débiteur avant d’effectuer le payement et que ce dernier refait le
payement ou que le débiteur principal avait déjà effectué le paiement
La caution peut poursuivre le débiteur s’il ne fait plus face à son engagement ou quand elle est
poursuivie en payement.
c- Les effets entre les cofidéjusseurs
Les cofidéjusseurs sont les personnes qui se sont portées cautions d’une même dette. Ces
cautions peuvent être simples ou solidaires.
En cas cautionnement simple, chacune des cautions est tenue pour sa part.
Si le cautionnement est solidaire, la caution qui a payé pourra se retourner contre les autres
chacune pour sa part virile.
Paragraphe 2 : Le gage
A/ Définition
Le gage est une convention par laquelle un bien meuble est remis au créancier ou à un tiers
convenu entre les parties pour garantir le payement d’une dette. C’est le nantissement d’une chose
mobilière.
Le nantissement d’une chose immobilière est appelé antichrèse.
B/ La formation
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SUPPORT DE COURS
La formation du gage se fait par la remise d’une chose meuble et la rédaction d’un écrit. Cet écrit
doit mentionner le montant dû, l’espèce, la nature et la quantité des biens donnés en gage. La remise
doit être effective. Ainsi la remise des clés d’une maison contenant les meubles n’est pas la remise de
ceux-ci.
C/ Les effets du gage
a- Les droits du créancier gagiste
1- Le droit de rétention
Ce droit confère la possession de la chose et permet au créancier de refuser de s’en dessaisir tant
qu’il n’est pas payé.
2- Le droit de suite
C’est un droit permettant au créancier gagiste de saisir le bien gagé dans quelque main qu’il se trouve.
3- Le droit de préférence
C’est un droit qui permet au créancier gagiste d’être payé par préférence sur le prix de vente de la
chose gagée.
c- La réalisation du gage
A la fin du gage l’on peut se retrouver dans les situations suivantes :
- Le débiteur n’a pas payé : soit le créancier fait vendre la chose pour se faire payer sur le prix,
soit se faire attribuer la chose
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE I
HISTORIQUE ET SOURCES
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SUPPORT DE COURS
Le droit du travail est l’ensemble des règles applicables aux rapports individuels et collectifs entre
employeurs et employés.
Ce terme est d’utilisation récente. Il a été d’abord question de législation industrielle. Mais cette
appellation s’est avérée étroite dans la mesure où les règles ne régissent pas les seules activités
industrielles. Ainsi est on passé à l’expression droit ouvrier. Là encore, l’expression est aussi étroite
dans la mesure où ce droit ne concerne pas les ouvriers seulement même s’ils ont longtemps joué un
rôle important dans son développement. L’on va donc préférer à ce terme l’appellation droit social. Or
tout le droit est social. C’est pourquoi ce type de rapport s’appelle aujourd’hui droit du travail même si
ce terme n’est pas lui non plus satisfaisant car ne régissant pas tout le travail humain.
Les travailleurs n’avaient pas de droits. En effet, ceux qui travaillaient étaient des esclaves. La
révolution de 1789 n’a rien apporté. Bien au contraire elle a empiré la situation des travailleurs au
profit des patrons qui recherchaient le maximum de bénéfice.
En Afrique et particulièrement en Cote d’Ivoire il faut distinguer deux grandes périodes
- De la colonisation à la deuxième guerre mondiale : il n’y avait aucun droit du travail car
l’esclavage aboli a été remplacé par le travail forcé.
- Après la deuxième guerre mondiale : à partir de cette période, certains textes sont adoptés pour
améliorer la situation des travailleurs. Ainsi sera adoptée la loi du 15 décembre 1952 portant
code du travail des territoires d’outre-mer, abrogée par la loi n°64-290 du 1er aout 1964 portant
code du travail en Côte d’Ivoire qui, est modifiée par la loi n° 95-15 DU 12 janvier 1995.
Ce droit présente certains caractères :
B/ La loi
Il s’agit du code du travail n° 95-15 du 1er janvier 1995.
C/ Le règlement
Il est édité par le pouvoir exécutif. Nous avons le décret, l’arrêté.
D. La jurisprudence
Elle désigne l’ensemble des décisions rendues par les juridictions sur une question de droit donné.
En droit du travail, elle est caractérisée par sa multiplicité et son importance pratique.
E/ Le contrat individuel de travail
C’est la loi des parties. Il fixe les obligations des parties, leurs droits, les conditions de travail et la
rémunération.
F/ Le règlement intérieur
Il constitue un complément à la loi du travail. C’est la loi de l’entreprise. Il est rédigé par
l’employeur et précise les règles de discipline, les mesures de sécurité et d’hygiène et l’organisation
technique de l’entreprise. Il doit être soumis au délégué du personnel pour avis et à l’inspecteur du
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SUPPORT DE COURS
travail et des lois sociales pour autorisation. Il est obligatoire dans les entreprises qui emploient plus de
dix travailleurs.
G/ Les conventions collectives
La convention collective un accord relatif aux conditions d’emploi et de travail conclu entre les
représentant d’un ou de plusieurs syndicats ou de groupements professionnels de travailleurs et une
ou plusieurs organisations syndicales d’employeurs ou un ou plusieurs employeurs pris
individuellement. Elle ne doit pas être contraire la loi du travail.
CHAPITRE II
LE CONTRAT INDIVIDUEL DE TRAVAIL
SECTION I : NOTION
Paragraphe 1 : Définition
Le contrat de travail est une convention par laquelle une personne, le salarié met son activité
professionnelle au service d’une autre personne, l’employeur, qui a autorité sur elle et lui verse une
rémunération.
Paragraphe 2 : La formation ou conditions de validité
A/ Le consentement
Il ne doit pas être vicié. En raison du caractère intuitu personae du contrat de travail, l’erreur sur la
personne du travailleur est une cause de nullité à la différence de celle portant sur la personne du
patron car l’intuitu personae ne concerne que le salarié.
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SUPPORT DE COURS
B/ L’objet
Il doit être possible matériellement et juridiquement, licite et moral
C/ La capacité
En principe seuls les majeurs et les mineurs émancipés peuvent conclure un contrat de travail.
Mais en Côte d’Ivoire le mineur de dix huit ans non émancipé peut conclure et signer son contrat lui
seul. La femme mariée peut conclure librement un contrat de travail.
Paragraphe 3 : Les caractères du contrat de travail
C’est un contrat synallagmatique, à titre onéreux, commutatif, successif, nommé, consensuel(CDI)
…En plus de ces caractères, il découle de sa définition trois caractères essentiels.
A/ La prestation de travail
C’est l’activité professionnelle du salarié. Elle est l’obligation principale du travailleur. Il peut s’agir
d’une activité physique, intellectuelle, artistique ou de recherche. Elle est la propriété du patron
lorsqu’elle est accomplie.
B/ Le lien de subordination
C’est l’élément essentiel du contrat de travail. Il permet de le distinguer de certains contrats qui lui
sont proches. Cela signifie que le salarié travaille sous la direction, le contrôle et l’autorité du patron
(subordination juridique) mais aussi que l’employeur procure un salaire, des moyens de subsistance
(subordination économique).
a) Contrat d’entreprise
C’est un contrat par lequel l’entrepreneur s’engage moyennant rémunération à accomplir de
manière indépendante un travail ou un ouvrage au profit du maitre d’ouvrage.
L’indépendance et le libre choix des moyens par l’entrepreneur distinguent le contrat de travail du
contrat d’entreprise.
b) Contrat de mandat
C’est un contrat par lequel un mandant donne le pouvoir à un mandataire pour accomplir un ou
plusieurs actes en son nom et pour son compte.
Dans ce contrat, le mandataire n’est pas subordonné au mandant et le mandat porte seulement
sur les actes juridiques.
c) Contrat de société
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SUPPORT DE COURS
Dans ce contrat les associés ne sont pas subordonnés l’un à l’autre et personne ne procure à
l’autre aucun salaire. Ils partagent entre eux les bénéfices.
C/ Le salaire
Le salaire est le prix que l’employeur paye au salarié pour l travail fourni. Il se compose du salaire
minimum de base et de tous les avantages payés au salarié et qui ne sont pas constitutifs de
remboursement de dépenses mis à sa charge.
Le salaire peut être fixé :
Au temps : heure, journée, quinzaine ou au mois
Au rendement : à la tache ou aux pièces
Au chiffre d’affaire : au prorata du chiffre d’affaire
…
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SUPPORT DE COURS
L’essai peut être rompu à tout moment sans préavis, ni indemnités. Selon la convention collective
interprofessionnelle, lorsque le contrat a été renouvelé pour une période supérieur à un (1) mois ou si
le salarié a été déplacé par le fait du patron, la rupture donne droit à une indemnité de préavis égale à
celle de sa catégorie.
A/ Définition
Le travail à temps partiel est celui effectué de façon régulière et volontaire dont la durée est
inférieure ou égale à 30 heures par semaine ou 120 heures par mois.
B/ La forme
Il doit être stipulé par écrit. Avant son exécution, les horaires de travail et la liste des travailleurs
doivent être transmis à l’inspecteur du travail. Lorsqu’il n’est pas écrit, il est réputé définitif.
C/ La période d’essai
Cette durée peut être inférieure à celle d’un travailleur à plein temps de la même catégorie et jamais
supérieure.
D/ Les heures supplémentaires
Ce sont les heures effectués au-delà des heures normales. Le total des heures normales plus les
heures supplémentaires dans ce contrat doit être inférieur à la durée légale du travail.
NB : Le travailleur à temps partiel ne peut être délégué du personne que s’il travaille effectivement
30 heures par semaine ou 120 heures par mois et ne peut être électeur que s’il travaille 25 heures par
semaine ou 100 heures par mois. Il bénéficie d’une priorité d’embauche en cas d’emploi à plein temps
disponible dans sa catégorie. Il doit être déclaré à la CNPS
Paragraphe 5 : Le contrat à durée indéterminée(CDI)
A/ Définition
C’est un contrat dans lequel aucun terme n’est fixé. Il peut être rompu à tout moment par le salarié
et par l’employeur qui a un motif légitime. C’est un contrat consensuel. Toutefois, l’écrit est conseillé
dans la pratique.
B/ La suspension du CDI
La suspension est l’interruption momentanée de l’exécution du contrat de travail qui pourra à
nouveau reprendre.
Cette suspension peut être due au fait du salarié ou de ‘employeur
a) La suspension due au fait du travailleur
Les causes de suspension sont :
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SUPPORT DE COURS
C/ La rupture
C’est la cessation définitive du CDI. Lorsqu’elle émane du salarié, elle porte le nom de démission
et de licenciement quand elle provient de l’employeur. Mais il faut noter que le CDI prend fin en cas de
décès du salarié, d’accord partie ou de départ à la retraite.
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SUPPORT DE COURS
a) La démission
1- Définition
La démission est la rupture du contrat de travail par la seule volonté du travailleur. Elle doit être
claire (sans contrainte) et sans équivoque (sans doute sur la volonté de rompre le contrat)
2- Forme
La démission doit être notifiée par écrit à l’employeur. Elle ne se présume pas et il n’est pas
nécessaire pour le salarié de motivé sa décision car nul n’est condamné à se soumettre indéfiniment à
une autre personne.
3- Les obligations du salarié
Il doit :
b) Le licenciement
1- Définition
C’est la cessation définitive du contrat de travail décidée par l’employeur. Il est fait obligation au
patron d’avoir un motif légitime pour licencier. Il existe deux types de licenciement : le licenciement
pour motif personnel et le licenciement pour motif économique.
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SUPPORT DE COURS
C’est la période qui doit s’écouler obligatoirement entre l’annonce de la décision de mettre fin au
contrat et sa cessation définitive.
Ce délai permet au salarié d’avoir le temps nécessaire pour la recherche d’un nouvel emploi, de lui
éviter de quitter l’entreprise démuni, d’être brusquement congédié et permet à l’employeur de pourvoir
au remplacement du salarié pour éviter les perturbations dans le service.
La durée d préavis est fonction de l’ancienneté et de la catégorie professionnelle
Catégorie professionnelle Ancienneté Durée du préavis
Travailleurs payés à l’heure, à a journée ou à la 0 à 6 mois 8 jours
6 mois à 1 15 jours
Semaine ou à a quinzaine et classés dans les 5
an 1 mois
Premières catégories 1 an à 6 ans 3 mois
6 ans à 11 4 mois
ans
Au delà de
16 ans
Travailleurs payés au mois et classés dans les 5 Jusqu’à 6 1 mois
premières catégories ans 2 mois
6 ans à 11 3 mois
ans 4 mois
11 ans à 16
ans
Au-delà de
16 ans
Travailleurs classés à la 6eme catégorie et au-delà Jusqu’à 16 3 mois
ans 4mois
Au-delà de
16 ans
Travailleurs de toutes catégories frappés d’une Jusqu’à 6 Délai normal de
incapacité permanente ou partielle de plus de 40% mois préavis
Au-delà de 6 Deux fois le
mois délai normal
- Le licenciement sans faute : le travailleur peut être licencié alors qu’il n’a pas commis de faute.
Toutefois, la raison invoquée doit être réelle et sérieuse tel que la maladie rendant impossible la
continuation du travail, la détention, incapacité à s’adapter aux techniques nouvelles…
- Le licenciement pour faute : la faute est tout acte volontaire ou involontaire commis en violation
d’une prescription légale ou règlementaire. C’est aussi l’attitude d’une personne qui ne respecte
pas ses engagements contractuels. Lorsque la faute est lourde (vols et détournements,
abandon de poste…), elle ne donne pas lieu au préavis ni aux indemnités de licenciement.
La procédure : le patron doit notifier sa décision par écrit soit par lettre recommandée avec accusé de
réception soit par la remise au salarié de lettre contre reçu.
3-2 : Le licenciement pour motif économique
3-2-1 :Notion
c’est un licenciement opéré en raison d’une suppression ou transformation d’emploi consécutive à
des mutations technologiques, à une reconstruction ou à des difficultés économiques de nature à
compromettre l’activité et l’équilibre financier de l’entreprise. S’il porte sur un seul salarié, l’on parle de
licenciement individuel pour motif économique. S’il porte sur au mois deux travailleurs, il est
qualifié de licenciement collectif pour motif économique.
3-2-2 : Procédure
- l’établissement de l’ordre de licenciement en tenant compte des qualités professionnelles, de
l’ancienneté et des charges familiales
- consultation des délégués du personnel pour avis dans un délai minimum de 8 jours avant la
notification du préavis de licenciement
- soumission du licenciement à l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail qui doit faire
connaître sa décision dans un délai de 15 jours.
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SUPPORT DE COURS
Exercice
Un salarié licencié abusivement a un salaire global mensuel moyen au cours de l’année qui a
précédée son licenciement de 14 000 frs avec 16 ans d’ancienneté.
TAF : calculez l’indemnité de licenciement
Résolution
Calculons le montant de son indemnité
De la 1ere à la 5eme année…………30%
(140 000 × 30) × 5 = 42 000×5 = 210 000frs
100
De la 6eme à la 10eme année……………35%
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE III
LA DUREE DU TRAVAIL
- 40 heures par semaine dans le secteur non agricole soit 173,33 heures par mois. Une durée
inférieure peut être stipulée dans le travail à temps partiel
- 48 heures par semaine dans le secteur agricole soit 2400 heures par ans
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SUPPORT DE COURS
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE IV
LE REPOS DU TRAVAILLEUR
Le repos hebdomadaire du travailleur est fixé à 24 heures consécutives. Ce repos a lieu dimanche.
Mais quelques dérogations peuvent être apportées.
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SUPPORT DE COURS
- le lundi de pâques
- le lundi de pentecôte
- les lendemains des fêtes du 07 aout et du 1er mai s’ils tombent un dimanche
chaque fois que la fête nationale tombe un mardi ou un vendredi la veille ou le lendemain est,
selon le cas, considéré comme jour férié, chômé.
Pour les travailleurs payés au mois, ces heures sont compensées heures par heures dans les
jours suivants. Dans le cas contraire, elles sont rémunérées au taux normal en plus de la rémunération
habituelle.
Pour ceux payés à l’heure, elles sont payées avec une majoration de 100%
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE V
LES CONGES PAYES
Les congés payés sont institués pour préserver la santé physique, morale et intellectuelle des
salariés. Ils sont reconnus à tout salarié ou apprenti ayant un an (y compris les périodes d’absence
justifiée : permissions exceptionnelles, congé de maternité, accidents…) de travail effectif dans
l’entreprise.
- deux jours par enfant à charge (15 ans)si elles ont moins de 21 ans
- deux jours par enfant à charge à compter du 4eme si elles ont plus de 21 ans
Les salariés ayant la médaille d’honneur du travail ont un jour de pus et ceux logé dans
l’établissement ou à proximité ayant 24 heures de présence par jour ont un congé supplémentaire de
deux semaines. Aux jours ouvrables, il faut ajouter les dimanches et les jours fériés pour déterminer la
durée du congé en jours calendaires.
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SUPPORT DE COURS
Exercice
Un salarié a travaillé pendant 9 mois. Pendant cette période, il percevait en moyenne 300 000 francs le
mois. Calculez l’indemnité de congé
Résolution
- la durée du congé
9 × 2,2 = 19,8 jours soit 20 jours de congé
- l’indemnité
I= (300 000 / 30) × 20
= 10 000 × 20
= 2 00 000 frs
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SUPPORT DE COURS
CHAPITRE VI
LES ORGANES PROFESSIONNELS
Dans les rapports entre les salariés et leurs patrons, ceux-ci choisissent des représentants
Le délégué du personnel est un travailleur élu par ses pairs pour présenter leurs suggestions
et leurs revendications à l’employeur. Chaque délégué a un suppléant.
Le nombre de délégués est fonction de l’effectif. L’élection du délégué est obligatoire dans les
entreprises de plus de dix salariés.
De 11 à 25 travailleurs 1 1
De 26 à 50 2 2
De 51 à 100 3 3
De 101 à 250 5 5
De 251 à 500 7 7
De 501 à 1000 9 9
Au-delà de 1000 salariés, un délégué titulaire et un délégué suppléant en plus par tranche de
500 travailleurs
Les délégués du personnel ont pour mission :
de présenter à l’employeur toutes les réclamations concernant les conditions de travail et la
protection des travailleurs
de communiquer à l’employeur toute suggestion de nature à améliorer l’organisation et le
rendement de l’entreprise
de saisir l’inspecteur du travail des plaintes ou réclamations relatives à l’application des lois du
travail
de veiller à l’application des prescriptions relatives à l’hygiène et la sécurité s’il n’ y a pas de
comité à cet effet.
…
Ils sont reçus une fois au moins par mois par l’employeur
Le délégué du personnel est protégé. Ainsi, il ne peut pas être muté contre son gré, licencié sans
l’autorisation de l’inspecteur du travail. Sa fonction n’est pas un frein à l’augmentation de sa
rémunération ou de son avancement.
Le délégué pet être révoqué en cours de mandat sur proposition du syndicat qui l’a présenté, à
défaut sur pétition écrite signée de la majorité du collège électoral auquel il appartient et confirmée au
scrutin secret par la majorité de ce collège.
CHAPITRE VII
L’INSPECTION DU TRAVAIL
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SUPPORT DE COURS
C’est un corps de fonctionnaires assermentés chargé de veiller à la bonne application des lois et
règlements du travail. Les inspecteurs sont assistés des contrôleurs du travail et des médecins-
inspecteurs
Section 1 : Attributions
Pouvoirs Domaines d’intervention
Contrôle Veille au respect et à l’application
Du code du travail
Des conventions et accords collectifs
Conseil Informe les employeurs et les salariés sur la législation du travail
Conciliation Elle joue un rôle de conciliation ou d’arbitre en cas de conflits
individuels
Ou collectifs
Autorisations Donner son autorisation en cas de :
administratives
Licenciement de représentant du personnel
Licenciement collectif
Recours aux heures supplémentaires
Avant la mise en application du règlement intérieur
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SUPPORT DE COURS
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